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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-05-15, Collections de BAnQ.

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[" Sciences et techniques \"Imaginer, c'est hausser le réel d'un ton.\" Gaston EJoctxrian) LOCAUX COMMERCIAUX.INDUSTRIELS ET DE BUREAU DANS TOUT LE CANADA./Zf*4(o'/fafcsK 737-3344 Ah! les bel-les années des énergies nouvelles.vous souvenez-vous?La crise du pétrole ve-nait de nous frapper, on ne ju-rait plus que par ces formes d'énergies nouvelles, abondan-tes et renouvelables à l'infini: nous allions investir massive-ment dans la recherche, et ces formes d'énergie allaient nous tirer de l'impasse dans laquelle quelques cheikhs malveillants nous avaient mis.À l'époque, on parlait de dé-velopper aussi bien l'énergie renouvelable des rivières, l'hydroélectricité chère au coeur des Québécois, que l'énergie directement captée du soleil, par des panneaux so-laires.Ou encore l'énergie du vent, et l'énergie de la biomas-se contenue dans les végétaux.Qui, mais voilà, le scénario n'a pas fonctionné comme pré-vu.Les prix du pétrole, qui s'étaient mis à flamber en 1973, se sont bientôt stabilisés et ont même accusé des baisses sensibles.Par ailleurs, nous avons réévalué à la hausse nos réserves de gaz et de pétrole.De telle sorte que la recherche de solutions de rechange au pé-trole importé est devenue beaucoup moins attrayante.Cette histoire est connue.Elle forme la toile de fond des faillites de compagnies d'éner-gie solaire, et du désintérêt des gouvernements envers les énergies nouvelles.Cependant, si nous avons gagné un répit certain, les économistes souli-gnent qu'il faut préparer une transition vers ces formes d'énergie pour le prochain siè-cle, lorsque le pétrole et le gaz auront disparu.La carte maî-tresse, pour l'instant, c'est l'hydroélectricité, on le sait.Mais à long terme?Les sites où puiser cette énergie ne sont pas extensibles à l'infini, et le transport d'électricité coûte cher.L'énergie nucléaire, quant à elle, est suspecte dans l'opinion publique.Moulins à vent californiens Alors?Alors, tout cela nous ramène aux énergies solaires les plus «directes», le photo-voltaïque et l'énergie éolienne.Parce qu'entretemps, la recher-che à continuer sur ces sujets.Qn a construit plusieurs proto-types, et la base technologique de connaissances s'est considé-rablement élargie.On est en position d'imaginer des solu-tions plus fiables pour l'avenir.L'exemple le plus frappant de cette évolution est le cas des \u2022 éoliennes.Les années 1970 ont vu une débauche de recherches sur des prototypes de «machi-nes à vent».On pensait alors surtout au marché domestique, c'est-à-dire à alimenter en énergie des fermes isolées ou quelques maisons.On envisa-geait aussi de mettre ces mou-lins à vent modernes en série pour fournir de l'énergie à des populations éloignées, sur des îles par exemple.De fait, il y a eu toute une génération de petites éoliennes domestiques, à axe horizontal traditionnel comme les mou-lins à vent de Don Quichotte.On les a vues apparaître no-tamment en Californie dans la vague écologiste.Ici, au Qué-bec, on a eu quelques prototy-pes sur la côte Nord et dans la Beauce, chacun d'une puissan-ce modeste d'une dizaine de ki-lowatts.Mais une éolienne ne peut fonctionner que lorsque le vent souffle ni trop fort ni trop faiblement, et ce n'est pas pra-tique de tenir de gros accumu-lateurs â côté pour stocker l'énergie.Il faut donc un systè-me d'appoint pour doubler l'éolienne.De plus, on a dû fai-re face à des problèmes d'en-tretien et de vibrations: dure réalité de la mécanique! Aussi, il faut bien dire que ni les com-pagnies productrices d'électri-cité ni les gouvernements n'ont favorisé l'implantation des petites éoliennes domesti-ques.La seconde génération, celle des machines à vent de puis-sance de l'ordre de la centaine de kilowatts, s'est heurtée aux mêmes obstacles techniques, mais on a commencé à voir ap-paraître des prototypes mieux conçus et des machines à axe vertical, de type «batteur à oeufs».Hydro-Québec et le Conseil national de recherches du Canada ont notamment fi-nancé des recherches sur une éolienne de ce type.On pensait alors équiper d'éoliennes des communautés isolées, aux îles de la Madeleine par exemple.La montée en puissance On a alors franchi la troisiè-me étape.On en est arrivé aux «grosses machines», de l'ordre du mégawatt de puissance.«C'est l'éolienne du futur, celle qui peut répondre à des be-soins industriels», affirmait ré-cemment Tom Gray, de l'Asso-ciation américaine pour l'éner-gie dû vent.On parle de machines gigantesques de l'or-dre de 80 ou I0O mètres de haut, avec des turbines très so-phistiquées, capables de fonc-tionner en régime automati-que.Actuellement, il y en a seulement une demi-douzaine dans le monde.Ht voilà qu'on retrouve un prototype fabriqué au Québec clans cette «ligue des grandes éoliennes».Il se nomme Éolc, il est érigé à Cap-Chat, il est de type «batteur à oeufs».C'est un monstre de 110 mètres de haut, d'une puissance de 4 mé-gawatts, qui suffirait à alimen-ter un petit village.On en par-le peu ici, mais Eolc est l'objet d'une attention remarquable à l'étranger.C'est en effet la plus puissante éolienne au monde \u2014 hourra, nous pouvons don-ner libre cours à notre goût des records! \u2014 et si le modèle à axe vertical s'impose un jour, ce sera grâce à Éole.Inaugurée en septembre der-nier, l'éolienne se porte très bien depuis, ce qui contraste agréablement après la série d'ennuis techniques qu'on avait rapportés dans les trois dernières années.Hydro-Qué-bec s'est retirée du dossier il y a deux ans et ne songe plus à l'énergie du vent pour les îles de la Madeleine.Le nouveau propriétaire, La-valintech, filiale de Lavalin, est très satisfait.«Nous avons pro-cédé à de nombreux essais cet hiver, et depuis, Éolc tourne en automatique, à 98 p.cent de sa puissance», déclare Guy Laber-ge, président de Lavalintech.«Le défi est maintenant d'arri-ver à produire ces machines en série», ajoutc-t-il.M.Laberge se montre confiant: «Certains pays du tiers-monde, ou certai-nes iles assez riches, pourraient être tentés d'acquérir de telles machines dès que nos prix se-ront compétitifs».Une douce revanche?Il y a aussi un autre marché très intéressant, celui des gran-des entreprises industrielles oc-cidentales.Lavalintech est ac-tuellement «en pourparlers très avancés avec Dormier, un groupe industriel allemand, pour fabriquer un autre proto-type Eole», révèle M.Laberge, qui refuse pour l'instant d'en dire plus long.Il n'est pas diffi-cile cependant de spéculer qu'il s'agirait de la fourniture d'énergie pour une usine ou un grand chantier industriel en Allemagne.Pourquoi une ma-chine à vent?Très probable-ment pour des raisons d'assai-nissement de l'air.En couplant une grande éolienne à une source énergétique déjà en pla-ce, mais très polluante, comme une centrale au charbon, on di-minue la pollution de l'air de façon appréciable.Verra-t-on bientôt la «douce revanche» des éoliennes, à la fois des petites pour le marché domestique, et des grosses pour le marché industriel nord-américain ou.pour l'exporta-tion ?II est manifestement trop tôt pour le dire.Mais la situa-tion actuelle met en lumière le concept de «maturation tech-nologique».Certaines techno-logies peuvent prendre 20 uns avant d'être uu point et de dé-boucher sur le marché.Rien n'est joué, mais c'est peut-être ce qui se passera avec l'énergie éolienne.n généticien qui propose des stratégies pour la paix et la «sécu-rité réciproque» et un docteur ès let-tres qui plaide en faveur de «la science avec conscience», telles sont les deux notes philosophi-ques qui ont tinté cette semaine, dans le choeur des 1200 conféren-ces de l'Acfas, à l'Université de Moncton.En l'honneur de ces deux per-cutants conférenciers, l'Associa-tion canadienne française pour l'avancement des sciences avait ouvert au grand public les portes de son 56e congrès.Albert jacquard, ingénieur et généticien français, a tenu son auditoire en haleine en insistant sur la nécessité urgente de réin-venter l'homme, et d'en faire un être capable de régler ses conflits autrement que par la loi du plus fort.Antonine Maillet, celle que l'on a surnommée «l'étoile dans le firmament littéraire de l'Aca-die», portait le double flambeau de la rigueur scientifique et de l'intuition artistique.Une remar-que du directeur de l'ACFAS, M.' Guy Arbour, résume bien cette double appartenance: «C'est la seule scientifique de ce congrès qui a un imprésario!» Avec les intonations vibrantes de son savoureux accent acadien, Mme Maillet a incité les scientifi-Iques à faire des sciences de façon plus consciente, plus humaniste.Dans un langage plus imagé, ar-tistes et scientifiques sont comme des homards, «ces êtres qui peu-vent déployer leurs antennes là JACQUELINE GANIBLIN Agence France-Presse PARIS gg |pj ans abri, sans domici-^^le.», l'arbre dans la ville est en danger de mort.Le platane qui harmonise ou défigu-re le paysage français au hasard de tailles plus ou moins drasti-ques, est en train de mourir sous l'action d'un parasite virulent ap-pelé Ceratocystis fimbriata.Ce champignon qui provoque la maladie dite du «chancre colo-ré», a déjà entraîné dans la mort 10000 platanes de notre patri-moine harboricole qui se dégrade à une vitesse folle, après avoir été un des plus riches d'Europe dans les années 50.«On est arrivé à ger: «La mort d'un enfant sur deux avant l'âge de cinq ans, l'im-possibilité de procréer autrement que par l'accouplement d'un homme et d'une femme, par exemple».Pour Albert jacquard, l'être hu-main est au sommet de la pyrami-de de l'évolution et le seul capa-ble d'être conscient de l'univers.«S'il fallait donner une défini-tion de l'homme, je dirais que l'homme est l'objet, parmi les in-nombrables objets de la nature, qui est capable de regarder le monde, je m'émerveille de cela et je n'accepte pas ma disparition.» Même si beaucoup de person-nes estiment que, si l'homme s'autodétruit, plusieurs epèces vi-vantes feront «ouf!, notre princi-pal prédateur est disparu!», jac-quard croit, pour sa part, que le monde perdrait sa beauté si nous disparaissions, «puisque c'est l'homme qui a inventé la beau-té».« Maintenant que nous sommes capables de détruire l'humanité en quelques heures, de faire des «jumeaux» à des êtres humains à partir d'une simple cellule de son intestin, nous sommes en posses-sion de pouvoirs qui nous font peur.» « Il nous faut complètement ré-inventer le monde, poursuit Al-bert lacquard.On ne peut plus utiliser les mêmes mots qu'il y a 15 ans.Le mot bombe recouvre maintenant une réalité un mil-lion de fois plus puissante que la bombe de Hiroshima.Le mot guerre, cela peut évoquer pour nous Verdun, Stalingrad, l'oppor-tunité d'être intelligent ou coura-geux, mais on oublie qu'une guer-re nucléaire, ça n'a rien à voir avec ça.On n'aura même pas le temps de s'en apercevoir s'il y en a une.Avant, l'imagination cara-colait devant la réalité, mais, maintenant, la réalité a de loin arbres.Cousin de celui qui dévas-te actuellement nos ormes, il est apparu aux Etats-Unis dans les années 30, et en Europe vers la fin de la 2° guerre mondiale.Transporté dans les classes de matériels de guerre en bois de platane venant des États-Unis, c'est seulement en 1974 que le champignon a été mis en éviden-ce dans le sud-est de la France.De la décontamination à la destruction La lésion du chancre se pré-sente à la base de l'arbre comme un simple brunissement.Puis la zone s'allonge, l'écorcc prend un aspect de flammes bleues-violet-tes virant à l'orange en été, avec un pointillé qui permet l'identifi-cation presque certaine de la ma-ladie.Albert Jacquard: violence ».pris les devants sur l'imagina-tion.» Une absurde accumulation de gestes réalistes «11 nous faut réinventer le monde sinon c'est foutu, reprend lacquard.Regardons de près la réalité que nous nous sommes fai-tes, non pas par perversité mais par ignorance.On croyait que fai-re preuve de puissance réussirait à nous assurer une certaine sécu-rité.L'accumulation de gestes en ce sens, apparemment fondes sur une attitude réaliste, nous mène cependant à un résultat absurde: en termes de probabilités, on peut croire que, d'ici dix ans, une catastrophe nucléaire surviendra, par accident ou parce qu'un petit Napoléon aura décidé de faire acte d'autorité.» Selon Albert jacquard, il faut repartir à zéro et se demander: VOIR QUAND LES SCIENCES B 4 Le champignon grandit à rai-son de 1 à 2 mètres par an et se transmet de proche en proche.Les scientifiques de l'INRA (Insti-tut National de la Recherche Agronomique) n'écartent pas l'hypothèse d'un transport de dé-bris infectés par la masse des raci-nes énormes des platanes qui poussent les uns près des autres.«Ensuite les choses vont très vite» dit M.Vigouroux.Ingé-nieur au Laboratoire de Patholo-gie végétale de Montpellier, il constate qu'«en une seule opéra-tion, on peut contaminer et dé-truire tout un alignement.» Mais si la dissémination se fait naturellement par les contacts ra-cinaires souterrains et probable-ment par les eaux courantes, elle est aussi le fait de l'homme.Les Le j» LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 MA11988 Quand les sciences prennent sens et conscience Albert Jacquard, ingénieur et généticien français, et Antonine Maillet au congrès de l'Acfas à Moncton Des machines à vent pour l'an 2000 JEAN-PIERRE ROCEL collaboration spéciale où les yeux ne voient rien ».Alors que Mme Maillet a cité Rabelais en disant que «la science sans conscience n'est que ruine de l'âme», M.lacquard a renchéri en affirmant qu'elle était «sans au-cun doute la ruine de l'humani-té».Le généticien et la linguiste se rejoignent au moins sur un point: «Réveillons nous, soyons plus inventifs, plus créatifs! La paix sur terre M.jacquard a ouvert mardi le colloque «la paix comme projet de justice».A ceux qui objectent que la vio-lence est une composante natu-relle des rapports humains et qu'il est impossible de changer cela, le généticien rétorque que nous n'avons pas le choix et que nous avons par ailleurs réussi à éliminer bien d'autres choses qui paraissaient impossibles à chan- CAROLE THIBAUDEAU Dire non à la Antonine Maillet: «La fleur que le botaniste découvre, faisons en sorte qu'elle embaume le monde!» PHOTO OENISCYR.U Presse Le platane en danger de mort une situation telle, à l'heure ac-tuelle, qu'on est près de la catas-trophe» s'insurge M.Durand, res-ponsable scientifique de l'Arbore-tum des Barres.Inexorablement, la maladie dé-truit l'arbre dans un délai de trois à cinq ans.Si une politique de gestion appropriée n'est pas mise en place très rapidement dans certains départements français (Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes), «c'est en-tre 50 et 70 p.cent des arbres d'ornement qui disparaîtront dans les vingt ans», victimes non seulement du «chancre coloré», mais aussi de l'absence d'une vé-ritable chirurgie arboricole.Le «chancre coloré» du plata-ne est un parasite très particulier, qui ne se transmet pas aux autres VOIR LE PLATANE EN B 4 ^OTO MAIfTIAL OAS4YLVA 4 i Nice, printemps 1982, ce platane était encore hn bonne santé. Éditorial Celui qui remorque Bien peu de Montréalais ont dû se sentir attristés en ap-prenant la condamnation, la semaine dernière, de «Re-morquage québécois à vos frais».Même son propriétaire, M.Robert Salois, affichait un grand sourire après la décision de la Cour.Entouré de ses deux molosses, dans son château fort, avec bonne humeur, il a même dit: «Si je perds, en Cour suprê-me, je remorquerai plus d'autos pour payer l'amende.» Il ne regrette évidemment rien de ce qu'il a fait: il continuera d'agir de la même façon parce que son entreprise, c'est sa vie.Pourtant, il sait que des milliers de Montréalais lui souhai-tent tous les malheurs et que presque tous les autres lui repro-chent son attitude: les tactiques utilisées par ses employés relèvent beaucoup plus des moeurs barbares que des métho-des civilisées.Il a été trouvé coupable sous 29 chefs d'intimida-tion; et chacun sait que le mot n'est pas trop fort.Vraiment, la façon de procéder de cette entreprise qui est censée avoir remorqué 200 000 voitures en quelques années ne peut être défendue par personne, ou presque.Pourtant, «Remorquage à vos frais» compte des centaines de clients.Parmi eux, des entreprises privées; mais également des institutions publiques, des sociétés respectables, prétendu-ment respectueuses de la population, prêtes à la servir et même à la défendre.Pas nécessaire d'en citer: il suffit de voir l'affiche sur les murs de plusieurs institutions qui utilisent les services de l'entreprise, pourtant dénoncée depuis longtemps, sans trop l'avouer.C'est-à-dire en faisant l'autruche.Vraiment édifiant.C'est vrai que les terrains de stationnement risquent sou-vent d'être paralysés par des étrangers effrontés.Mais les automobilistes ne savent pas toujours où stationner, le soir, près d'un restaurant ou d'une salle de cinéma.Ils savent qu'ils peuvent se faire littéralement voler par des propriétaires de parkings qui demandent $2.25 la demi-heure (à côté de l'église Notre-Dame) ou $1.50 les 20 minutes (dans le centre-ville) à celui qui a fait l'erreur de s'aventurer jusqu'à eux.Le stationnement est devenu extrêmement profitable; la ville de Montréal le sait bien, elle qui vient de décider d'aug-menter les tarifs de ses parcomètres qui lui rapportent déjà 7$ millions par année.Ajoutez les profits des contraventions qui en découlent.La ville se trouve alors gênée de critiquer les propriétaires \u2022 privés qui abusent de la situation.Elle s'avouait même impuis-sante devant l'activité maintenant jugée coupable de la com-pagnie de remorquage.Heureusement qu'un regroupement de consommateurs a su se défendre et plaider sa cause: le pouvoir public semble ne pouvoir rien faire d'autre que profiter d'une situation pécuniairement avantageuse.Les clients de «Remorquage à vos frais», comme la ville de Montréal, profitent d'une situation abusive sans vouloir la dé-noncer.Pourquoi?Pas seulement à cause de l'avantage person-nel; également parce que le dossier n'est pris en main par per-sonne, parce que personne ne s'en préoccupe vraiment, parce que personne ne semble savoir comment s'y prendre pour trouver des solutions justes et équitables pour tous.Tant que les leaders s'abstiennent de jouer leur rôle, les pro-fiteurs se frottent les mains et continuent à faire de bonnes affaires sur le dos des victimes plus ou moins innocentes.Jean-Guy DUBUC Le mot du silencieux ALBERT BRIE collaboration spéciale lui une compagne».pour qu'il le soit davan- L'une des particularités de l'amour, c'est que les amants se sures-timent.\u2022 Quel à-propos dans cette formule de La Fontaine: «La tortue allait son train de sénateur.» \u2022 Vous pouvez vous attirer beaucoup d'amis, sans que ces derniers ne s'en fassent un de vous.\u2022 Les militaires sont soumis à un entraînement dur et ingénieux, de façon que s'il leur arrive d'être zigouillés, ils le soient au maxi-mum de leur parfaite condition physique.\u2022 Le progrés c'est ce qui pousse l'humanité en avant, rarement ce qui l'entraîne en haul.\u2022 La marche est, dit-on, la plus profitable activité physique.C'est ce qui explique qu'on s'en soit servi pour faire des escaliers! \u2022 La vérité sort de la bouche des enfants mal élevés.\u2022 Les machos n'admettent pas qu'il existe des femmes de tète; c'est qu'ayant la vue basse, ils ne regardent pas si haut.\u2022 Ce n'est pas parce qu'une fille est bien tournée qu'elle tourne mal.\u2022 «5 C'est uniquement la peur d'être pris qui fait que certaines per-sonnes se résignent à l'honnêteté., \u2022 La promiscuité naquit un jour de la proximité.\u2022 Le prophète est un visionnaire qui se souvient de ce qui sera.\u2022 Il faut qu'une parenthèse soit ouverte et fermée.\u2022 «Le capital le plus précieux d'un peuple, c'est sa matière grise.» Vous m'en voyez d'accord.Mais les faits parlent un autre langage.À matière grise, on a substitué métal gris.|e dois être raciste.Je méprise ceux des miens qui répudient les étrangers.\u2022 Le silence n'est pas de rester muet comme carpe, mais de ne pas tout dire.\u2022 Nous sommes négligents: il a fallu 40 ans avant de ressortir le Borduasdu «Refus global» des boules à mythes.\u2022 Si l'amitié vaut mieux que l'amour, pourquoi tant d'amants pour si peu d'amis?\u2022 Vieille fille.\u2014 Se dit d'une femme dont le mari est resté céliba-taire.I On les appelle columnists: ce sont les grands sages de la presse américaine.Après des carrières remarquées dans les salles de rédaction ou à l'université, on les gratifie d'un billet d'avion permanent leur permettant de bourlinguer à loisir sur les mers de l'actualité.On les lit en page édi-toriale ou dans la page voisine, appelée op ed, signant leurs articles depuis Washing-ton et New York bien sûr, mais aussi de-puis Moscou ou Tokyo, Londres ou Pékin, ou du fond de l'Amazonie ou de la Sibérie.Avec une préférence marquée pour Pa-ris.La capitale française exerce encore, sur ces sages américains grisonnants, une fas-cination sans égale.Et quand arrive l'élec-tion présidentielle, quoi de plus naturel que d'aller humer l'air des bords de Seine, à cheval sur avril et mai.Plusieurs s'y sont précipités.L'un d'entre eux, Richard Reeves, du Universal Press Syndicate, décrit avec grande humeur, dans le Herald Tribunéi son expérience du «duel» Mitterrand-Chi-rac.Le grand débat télévisé, entre les deux tours de scrutin, l'a fortement impression-né.Des larmes démocratiques lui ont monté aux yeux en constatant, par la Oue Mitterrand et Chirac puissent te-nir l'antenne pendant des heures dans un débat de haut niveau touchant aussi bien les questions nationales qu'internationales, voilà qui impressionne les coiumnists américains.Aux États-Unis, les deux principaux pré-sidentiables de l'heure, Michael Dukakis pour les démocrates et le vice-président George Bush pour les républicains, sont certainement capables d'une performance similaire.Leur entourage respectif toute-fois a d'autres préoccupations.Chez les démocrates, on s'arrache les cheveux pour amener le gouverneur du Massachusetts à s'extrovertir, à devenir «populaire», à quitter le grenier aux idées pour descendre sur le plancher des vaches.Et Dukakis s'y refuse obstinément.THE WALL STREET JOURNAL.Après un siècle d'une expansion in-dustrielle la plus phénoménale de l'histoire humaine, les États-Unis com-mencent à peine à ramasser les pots cassés.On soupçonne déjà le prix qu'il faudra payer pour empêcher la couche d'ozone de crever irréparablement ou encore pour enrayer les pluies acides.Et voilà que les entreprises américaines jettent un oeil horrifié sur la note que représente pour plusieurs d'entre elles le nettoyage des ter-rains industriels ordonné par l'EPA, l'agence américaine de protection de l'en-vironnement.L'EPA, note le Wall Street Journal, a déjà identifié 27 000 emplacements indus-triels à dépolluer de leurs résidus chimi-ques ou radioactifs, le coût moyen de cha-que opération s'élevant à $25 millions, certains nettoyages atteignant $100 mil- r \u2022 aV \u2022 \" WORLU REPORT U.S.News Dans la grande hantise du déclin de l'empire américain, un facteur re-monte régulièrement à la surface, celui des progrès soviétiques en matière spatia-le.Le U.S.News & World Report y consa-cre un volumineux dossier dans sa derniè-re livraison, soulignant les calamités qui frappent le programme spatial américain pendant que l'URSS poursuit sa conquête technologique de l'espace.Deux ans et demi après l'explosion d'un Challenger en plein vol, les Américains as-sistent avec dépit \u2014et non sans angois-se \u2014 aux progrès de leur concurrent dans le secteur, crucial pour l'avenir tant éco-nomique que militaire, de l'apprentissage de vivre et de travailler dans I espace.Au plan économique, c'est le futur de llic Economist L'article Des constructeurs anglais et français de sous-ma-rins nucléaires anticipent le gros coup.Des chantiers navals canadiens moribonds en sali-vent.Mais l'intention d'Otta-wa d'acquérir des sous-marins nucléaires pour sillonner l'Arc-tique n'impressionne pas The Economist.Les coûts réels du programme ne produiront pas 10 sous-marins à propulsion nucléaire pour $12 milliards, mais pas plus que quatre ou cinq.Le Canada, estime le ma-gazine, serait mieux avisé d'installer une division blindée en Allemagne, pour appuyer la petite brigade esseulée qu'il y entretient.Pour jouer un rôle utile et à sa mesure en Europe, le Canada devrait commencer par y multiplier par quatre ou cinq son dispositif terrestre et aérien.> fenêtre donnant sur un boulevard Saint-Germain déserté, que les fébriles Parisiens venaient de faire relâche ce soir-là, pour assister au grand combat des chefs.Cela pouvait-il se produire aux États-Unis?de se demander Reeves.D'une cer-taine manière oui, dit-il: lors du Super-bowl, ou encore, parfois, lors du dernier match de la Série mondiale.Ce qui chicote Reeves, c'est l'intérêt éle-vé que les Français portent à leur élection présidentielle, y mettant une ferveur égale à celle que les Américains consacrent au football professionnel.Une explication: des règles de marketing qui diffèrent.Les messages commerciaux des partis sont interdits à la télé en France, ce qui écarte la saturation.Survient le duel télévisé, les Français l'attendent avec d'autant plus d'impatience.Il y avait, ce soir-là, à Paris, de l'électricité dans l'air.Et en ondes.Et puis la presse est différente.Les jour-nalistes en France, constate Reeves, se re-gardent moins le nombril qu'aux États-Unis et portent davantage respect aux hommes politiques.Lors du «duel» télévi-sé, Mitterrand et Chirac ne faisaient guère de cas des journalistes animateurs.Ils Chez les républicains au contraire, George Bush a accepté, lui, de rejoindre le plancher des vaches.À tel point d'ailleurs que le célèbre columnist James Reston s'en offusque dans le New York Times.Voici, dit-il, un personnage fondamentale-ment sérieux et conformiste à qui on es-saie de faire jouer un rôle de meneur de claque.Bush aurait tort, selon Reston, de chaus-ser les bottes de Ronald Reagan.De toute manière, dit-il, il n'est pas capable, comme le fait si bien le chef de la Maison-Blanche, de saluer à grands gestes, pour les caméras, une foule en délire qui est effectivement absente.Ce qui inquiète particulièrement Reston, c'est qu'affublé de l'image «suc-cesseur-de-Reagan», cet homme intelli-gent qu'est Bush n'a pas encore produit, lions.Le directeur adjoint de l'EPA, M.Winston Porter, juge que la société améri-caine n'acceptera jamais de régler pareille addition, mais que les emplacements les plus dangereux devront néanmoins être obligatoirement nettoyés, ce qui coûtera entre $50et $ 100 milliards.Le journal note qu'une multitude d'épées de Damoclès se trouvent ainsi sus-pendues sur autant d'entreprises indus-trielles et observe avec grande inquiétude que ces servitudes, connues dans plusieurs cas, n'apparaissent dans aucun bilan fi-nancier de ces entreprises.Une compagnie comme Shell par exemple, qui exploite une usine de pesticides à Denver, a déjà dépensé $40 millions avec ses assureurs en procès contre l'EPA, pour finalement ac-cepter de nettoyer le terrain de l'usine, une opération qui lui coûtera $320 mil-lions dans un premier temps.Shell tente l'industrie des télécommunications qui est en cause: une compagnie américaine a déjà prévu un lancement de satellite sur fusée soviétique; Hugues Aircraft, pro-priété de General Motors, demande sem-blable autorisation.Et au plan militaire, l'enjeu n'est ni plus ni moins que la domi-nation de l'autre, en commençant par un dispositif de surveillance de l'appareil mi-litaire ennemi, en conformité des accords anti-nucléaires.L'an dernier, les Américains ont fait huit lancements dans l'espace; les Soviéti-ques, 95.Par contre, note le U.S.News, certaines de ces expériences procèdent d'une technologie dépassée, comme ces sa-tellites qui en sont encore à filmer la terre sur pellicule.N'empêche: un programme étaient face à face et remplissaient tout l'écran.Est-ce possible, se demande Ree-ves, que les Américains puissent s'intéres-ser davantage à ce que leurs présidentia-bles ont à dire qu'à ce que pensent Dan Rather ou Diane Sawyer?- Quand arrive le soir des élections, ce n'est pas Y anchorman qui monopolise le petit écran, mais les hommes publics.Ces gens-là parlent, parlent, parlent.Autre fait français qui a touché la fibre;, démocratique du columnist: 85 p.cent des Français se sont présentés aux urnes au se-cond tour.Aux Etats-Unis, on ferait la fête, (entre initiés) si ne serait-ce que 55 p.cent des citoyens allaient voter.La participa-tion à la présidentielle américaine, malgré\" l'enjeu, ne fait guère que 50 p.cent envi-ron.1 .I ll'MJ Finalement, Reeves explique à ses lec-teurs américains que le «socialiste» Mit-terrand est plutôt un «socio-démocrate».Un homme de consensus, rassemblant des Français de la gauche, du centre et de la 1 droite, tout à fait dans la tradition améri-caine, précise-t-il.Tiens: une sorte de Ri-chard Nixon! dit-il.en six mois de campagne, un seul discours substantiel.\u2022 1 Pourtant, dit Reston, le film Reagan est terminé.Les spectateurs ont changé, les problèmes aussi.La prochaine élection présidentielle, contrairement aux deux dernières, ne sera vraisemblablement pas' le produit d'un concours de personnalité ou d'un combat de spécialistes des rela-tions publiques.Ni Bush ni Dukakis ne correspondent aux modèles chers à Madison Avenue ou à Hollywood.Ni l'un ni l'autre n'ont la grâ-ce de soulever les foules, mais les deux hommes sont compétents, intelligents.1 modérés et rassembleurs.C'est précisé-ment ce dont la Maison-Blanche a besoin, selon Reston, après huit ans d'incompé-tence, d'atmosphère factieuse et d'idéolo-gie.maintenant de refiler la note à ses 300 as-sureurs.Westinghouse à son tour poursuit 150 assureurs pour le nettoyage de 80 emplace-ments industriels.United Technologies et 250 assureurs se battent en cour contre l'EPA à propos de 150 emplacements.Mais si les gros arrivent tant bien que mal à casquer, les plus petits sont souvent con-traints de déclarer faillite.Des banques vont même jusqu'à refuser tout règlement de faillite qui leur donnerait accès à la propriété de certaines industries, de peur de devoir assumer ultérieurement la note de dépollution.Ces terrains industriels, selon l'EPA, re-cèlent une panoplie de matériaux plus dangereux les uns que les autres, généra-teurs de cancer, de maladies coronarien-nes et nerveuses notamment.d'exploration de Mars est au point en URSS, même si toutes les ressources finan-cières et technologiques à ce moment-ci ne paraissent pas disponibles.Et d'ici quel-ques mois, la navette Kosmolyet pourra porter 66 000 livres dans l'orbite terrestre, la navette américaine se limitant pour l'instant à 45 000 livres.Prochain coup d'éclat attendu du côté des USA: lancement à l'été de la navette Discovery, mais surtout, positionnement en orbite, en 1989, au coût de $1,4 mil-liard, d'un supertélescope, le Hubble Spa-ce Telescope, sept fois puis puissant que tout ce qui existe sur terre, un appareil que la NASA considère comme «l'instrument scientifique le plus important jamais cons-truit» par l'homme.Cl Êl)c toasljinuton pos\\ \" Érotisme Rue Arbat, à Moscou, ré-putée pour son avant-gar-disme, on danse nu; place Ka-linsky, un magasin offre une collection printanière légère agrémentée de chaînes; à Le-ningrad, le clou de la saison théâtrale est une comédie sur la prostitution où le rideau s'ouvre sur huit lits et dans la-quelle se produisent, pour la première fois en URSS, des co-médiens nus.L'érotisme est la plus récente coquetterie autor-isée dans la mouvance du glas-nost.Les autorites, manifeste-ment, ont relâché les contrôles à ce niveau.Des protestations s'élèvent néanmoins, dans une société accrochée à ses tabous, une société où les homosexuels sont emprisonnés pour dévia-tion et où des passages de poè-mes de Pouchkine sont censu-rés.LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 MA11988 Paul Desmarais president du conseil d'administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Maison éditeur adjoint Réal Pelletier Marcel Desjardins directeur de I information, Jean-Guy Dubuc éditorialiste en chef LA PRESSE D'AILLEURS îicralb^Keribunc Leçons de sagesse française pour Américain ému L'épreuve de la tentation populiste chez Bush et Dukakis L'envers coûteux d'un siècle de prospérité industrielle tage.Toute vie est un voyage; chacun a son propre iti-néraire, tous ont la même destination.f^l '11 est Pas Don °.ue l'homme soit seul, faisons- Les USA s'inquiètent des progrès de l'URSS dans l'espace .S.New THE WALL STREET JOURNAL.Négritude Malaise Le maire de Burlington au Vermont n'entend pas à rire sur les questions de santé.Bernard Sanders, qui passe pour le seul maire socialiste des États-Unis, a décidé de flanquer une taxe municipale de $2,8 millions au Medical Center Hospital de cette ville, en invoquant que cette institu-tion privée n'offrait pas suffi-samment de soins gratuits aux malades démunis pour avoir droit à son exemption fiscale.L'hôpital a obtenu gain de cau-se en cour contre Sanders et Burlington en appellera devant la Cour suprême du Vermont.Le maire conteste le caractère d'«institution de charité» sur lequel s'appuie l'hôpital pour refuser la taxe.Le U.S.News suit cette affaire parce qu'elle témoigne d'un malaise natio-nal.La discrimination raciale, c'est une foule de petites choses, jamais drôles, parfois dramatiques.Aux États-Unis, les noirs comptaient pour 44,2 p.cent des personnes assassi-nées en 1986.A ces chiffres in-quiétants s'ajoute une statisti-que ahurissante: seulement 11 p.des noirs accusés du meurtre d'un autre noir ont fait l'objet d'une requête en peine capita-le, mais 49 p.cent des noirs ac-cusés du meurtre d'un blanc ont fait l'objet de semblable re-quête.Une autre étude dans une ville du Midwest indique que 17 p.cent des noirs accuses d'agression sexuelle contre des femmes noires ont écopé d'un emprisonnement de cinq ans ou plus mais que cette propor-tion grimpait à 50 p.cent dans le cas d'agressions contre des blanches.A LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 MA11988 La Presse B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 15 MA11988 La personnalité de la semaine Cet adversaire de Vasile pour les malades mentaux obtient le prix de VAssoeiation des psychiatres du Québec a réforme du système de santé mentale au Québec, cette petite révolution médicale pas trop tran-quille, est déjà vieille de 25 ans.Mais les psychia-tres québécois, eux, s'en sou-viennent.Pour la célébrer, pour marquer cette libération des ma-lades des asiles-prison d'antan, en quelque sorte, leur associa-tion a saisi l'occasion de la te-nue, à Montréal, du grand con-grès de la psychiatrie nord-américaine de cette semaine; ils ont décerné leur prix annuel au Dr Dominique Bédard.Le médecin-psychiatre est en effet devenu le troisième réci-piendaire du prix «Heinz E.Lull man n», décerné par l'Asso-ciation des psychiatres du Qué-bec.Le premier récipiendaire avait justement été le Dr Leh-mann lui-même, un praticien du milieu anglais.L'autre avait été le Dr Yves Lamontagne, de l'Hô-pital Louis-H.Lafontaine.Le Dr Bédard, est actuelle-ment directeur du département de psychiatrie à l'Hôtel-Dieu de Levis, un département fondé par le Dr Roger Parent.II a présidé, en 1962, lorsque «les fous criaient au secours», la fameuse commission d'enquête qui porte son nom sur la maladie mentale.Le rapport de cette commission a été le déclencheur du déman-tèlement des systèmes asilaires.C'est lui, surtout, à qui on a jus-tement confié la mission d'en-treprendre, au sein du ministère de la Santé, d'humaniser, de mo-derniser, de dédramatriser la cure psychiatrique.Qui d'autre, par conséquent, est mieux situé que le Dr Domi-nique Bédard, pour décrire l'état actuel de la santé mentale qué-bécoise?Le psychiatre a bien voulu faire, avec La Presse, un petit bilan mental; circonscrire cet état des choses de l'équilibre mental et moral national.Ce bi-lan «plutôt inquiétant» n'offre pas d'horizons très roses.Rappelons d'abord que les asi-les du bon vieux temps, Saint-|ean-de-Dieu à Montréal et Saint-Michel-Archange à Qué-bec, qui emprisonnaient \u2014le mot n'est pas trop fort \u2014 quel-que 6 000 malades chacun, ont été transformés.C'est en ces lieux qu'on parquait alors les malades en crise.Il n'existait alors, sauf pour le milieu anglais mieux nanti de Montréal, aucune clinique ex-terne.En milieu extérieur à Montréal et à Québec, par ail-leurs, on ne comptait, en 1962, que trois psychiatres ; il y en a 90 aujourd'hui.Neuf cents psychia-tres exercent dans tout le terri-toire aujourd'hui; il a donc fal-lu, pour les former, tout trans-former les systèmes d'enseignement de la psychia-trie et des services d'infirmerie connexes.Les deux grandes institutions, qui portent d'autres noms, (Louis-H.Lafontaine à Mont-réal) maintenant, ne comptent plus, largactyl aidant, que 2 500 clients chacun.Le Dr Bédard est toutefois fermement convaincu, comme il l'était auparavant, qu'il faut fermer ces deux grands hôpitaux.Même si elles ont été modernisés, il n'est pas possible, fait-il toujours valoir, de bien traiter des malades dans des ins-titutions qui comptent plus de 300 lits.La bureaucratie y de-vient trop envahissante.Il faut pousser la volonté gou-vernementale jusqu'au bout, dit-il.Cette volonté, exprimée par le Dr Bédard lui-même, dans les années 60, a permis au Québec de se conformer aux recomman-dations de l'Organisation mon-diale de la Santé.L'ONU suggé-rait alors aux gouvernements de réserver dix p.cent de leurs lits d'hôpitaux aux malades men-taux.C'est fait.Chaque hôpital Dr DOMINIQUE BÉDARD L'absence de valeurs se rapportant à la solidarité collective conduit les citoyens à une course à la performance et au rendement trop forte pour eux.québécois possède maintenant son département de psychiatrie.C'est dans ces départements, et dans de petites cliniques de 200 lits, comme la sienne à Levis par exemple, pas dans de grands im-meubles, qu'il faut justement traiter lès malades, les schizo-phrènes notamment.La mode, explique encore le médecin, est actuellement à la désinstitution.Cette pratique de ramener le malade «dans le mi-lieu», soumet-il par contre, «doit avoir des limites».Le mi-lieu, rappelle-t-il d'abord, n'est pas .si compatissant que cela; il est violent et stressant et cer-tains schizophrènes sont trop malades et ont besoin d'un enca-drement en clinique.Le psychiatre nous confie qu'il est lui-même «nostalgi-que» de cette époque de la révo-lution des années 60.Le gouver-nement d'alors, dit-il, identifiait mieux qu'aujourd'hui les res-ponsables des ses politiques; res-ponsables avec lesquels il était possible d'entrer en rapport et dont les décisions portaient fruit.Les responsables d'aujour-d'hui, dit-il, se défilent dans la masse des organigrames.Mais alors, qu'en est-il de cet-te fameuse santé mentale québé-coise?«On ne peut pas ne pas être inquiets», repond clairement le médecin des âmes.L'attidudc «individualiste» des citoyens ordinaires est ac-tuellement évidente; il indique que cela peut être « une cause de désespérer».Et ce fait, pour lui, ne parait pas être étranger à «de nouvelles maladies» qui appa-raissent en clinique.L'actuelle course à la consom-mation, qui n'a pas de rapport avec le bien de la collectivité, dont l'objet est la pure satisfac-tion de plaisirs personnels, \u2014et qui motive, en bien des cas, le travail des femmes à l'exté-rieur\u2014 produit un «stress trop lourd à supporter».L'absence de valeurs se rap-portant à la solidarité collective, d'autre part, conduit les ci-toyens à une course à la perfor-mance et au rendement «trop forte pour eux».Vue de son point de vue, de-puis sa clinique de Lévis, la so-ciété actuelle, selon le Dr Bé-dard, a des caractéristiques qui ne sont pas loin de ressembler à celles d'un creux de civilisation.Les citoyens, consciemment ou non, explique-t-il, se deman-dent à quoi le fait de reproduire la nation peut bien servir si le milieu ambiant, l'environne-ment sont voués à la contamina-tion.Ils se résignent, chacun dans leur coin, à prendre le plai-sir immédiat en passant.L'aug-mentation des allocations fami-liales, dans ce contexte, indique-t-il ressemble à poser des cataplasmes sur des jambes de bois, Pour tout dire le médecin-psy-chiatre a constaté qu'au-jourd'hui le milieu social «pro-duit des troubles mentaux spéci-fiques», et il a l'impression, vue la crise environnementale, d'en être réduit, dans sa clinique, à jouer le rôle de celui qui «répare les pots cassés ».Que faudrait-il faire pour ra-mener la bonne santé sociale?Tempérer peut-être le système économique actuel fondé sur la seule concurrence, certaine-ment ; mais pour cela, reconnaît-il, il faudrait que les hommes politiques actuels aient le coura-ge de déclarer «un état de guer-re à la surconsommation», et d'obliger ainsi les citoyens à se serrer la ceinture.«Mieux vaut se contenir actuellement, dit-il, que de le faire après.» Nous insistons! N'y a-t-il pas d'avenue sociale positive nou-velle qui s'annonce?Pas avec la philosophie actuelle qui prévaut en tout cas, celle qui fait que «la fin justifie les moyens».À bon entendeur salut! JEAN-PIERRE BONHOMME L Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.ALCAN La personnalité de ia semaine vous attend demain à 13h15 et à 23h20 au magazine saw i H| | H Il \u2022F Avec Dominique Lajeunesse et Normand Harvey, du lundi au vendredi.Réalisatrice-coordonnahïce: LOUISE B.TARDIF ij§5i.Radio-Canada igtr dans le journal lui-même, puisque Staline ne lisait pas le français(.) et que, de plus, ce quotidien ultra-catholique ne franchis-sait certes pas les frontières de l'URSS, pays cham-pion de l'athéisme conscient et organisé.Aprjs mille détours et explications toutes plus improba- bles ou absurdes les unes que les autres, notre homme en vint à la seule conclusion qui pouvait encore tenir debout dans son cerveau torturé: sans aucun doute possible, l'idée avait dû être refi-lée au dictateur rouge par un espion communiste basé en Angleterre et qui fréquentait une biblio-thèque publique abonnée à L'Action Catholique.Une fois cette explication trouvée, l'auteur de l'ar-ticle soulagé, se livra à des considérations généra-les et lénifiantes sur le fait que tout communistes qu'ils soient, les Soviétiques restent des hommes qui peuvent être animés de bons sentiments, sur-tout face aux beautés de la nature.Depuis ce temps-là, bien des fois j'ai raconte cette histoire en apparence farfelue, presque in-croyable, à nombre de gens qui l'ont accueillie avec un sourire mi-amuse, mi-incrcdule.Maie de mon côté, je persiste à croire dur comme fer qu'elle est authentique.Chose certaine, je n'ai in-venté ni le titre, ni le contenu de l'éditorial en question.Et puis, souvent, la rcnJitc ne depasset-ellc pas la fiction?collaboration spéciale B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 MA11988 «s- Ci VELO QUEBEC Leçon 6 Des vacances à vélo Après tout ce que nous avons appris dans les leçons pré-cédentes, il ne nous reste plus qu'à partir.Pour quelques heures, deux jours, une semaine ou plus, c'est à vous de choisir.Vous pouvez prendre l'avion, partir avec les vélos sur la voiture ou vous mettre à pédaler directement en sor-tant de chez vous : tout est possible ! Évidemment, on ne se prépare pas de la même façon pour une excursion d'un week-end au parc d'Oka et pour un voyage Montréal-Percè.L'équipement, la préparation phy-sique et l'expérience du cycliste sont différents pour cha-cune de ces aventures.Les préparatifs Les habitués et les habituées des vacances a velo com-mencent à rêvasser dès janvier ou février: on sort les caries, les atlas routiers et les magazines National Geogra-phic et Vélo Québec pour donner un petit coup de pouce à notre imagination.Les semaines passent et il faut songer à vérifier l'état de sa bicyclette, à effectuer les réparations ; qui s'imposent et à faire l'inventaire de son équipement.ne pouvez partir a laventure avec un vélo de ville ou avec un 6 ou 12 vitesses.Soyez toutefois conscient des limites de votre monture: à la longue, cela peut être très fatigant lorsque vous manquez de confort et que votre pèdalage est moins efficace.Voici quelques pieces d'équipement bien utiles lors d'un long voyage: \u2022 Les cale-pied: puis-qu'ils maintiennent conti-nuellement le pied en bonne position sur la pé-dale, ils sont indispensa-bles lorsque vous pédalez durant toute la journée.Sinon vous finissez par .pédaler sur les talons, ce qui est tout simplement épuisant.\u2022 Les garde-boue: à moins que vous ne possédiez des pouvoirs supra-naturels pour chasser les nuages, vous ne Les sacoches Comment organiser les bagages?Sachez d'abord que pour pédaler, le sac à dos est à bannir.En plus d'être in-confortable et chaud en été.le sac à dos risque de vous déséquilibrer.Les sacoches sont beaucoup plus pratiques.Pour une excursion d'une seule journée, le sac à guidon est suffisant.Vous pourrez y ranger votre goûter, votre coupe-vent et votre trousse de réparations.Choisissez des sacoches faciles à installer et solides.Les compagnies Connadale et Rhode Gear ont mis sur le marché des systè-mes d attache très efficaces.\u2022 Pour des excursions de plus dune journée, il vous faut au moins une paire de sacoches arriére.Là aussi, faites attention particu-lièrement à la qualité du système d'attache: les saco-ches doivent s'installer facile-ment et bien tenir en place, d'acheter, demandez à vo-tre vélociste de vous permettre de les essayer sur votre porte-bagages.Avec un sac à guidon et des sacoches, vous pouvez faire Vous avez de bonnes sacoches, mais il faut alors appren-dre à bien organiser votre chargement de façon à équilibrer les deux cotes du vélo et à répartir environ 60% du poids à l'arriére et 40% à l'avant.Si vous êtes très lourdement chargé, c'est la que les sacoches avant sont utiles.'On peut trouver un guide d'achat complet sur les sacoches dans l'édition de mars 1V88 du magazine Velo Quebec.Planification d'un itinéraire En route Le kilométrage quotidien Voici quelques suggestions de kilométrage quotidien établies selon votre forme et vos objectifs : \u2022 De 20 à 50 km si vous n'êtes pas très en forme ou si vous voulez commencer doucement un long voyage.\u2022 De 50 à 80 km si vous êtes en forme et si vous désirez profiter du paysage et des attraits régio-naux.\u2022 De 80 à 125 km si vous êtes en forme, si vous partez tôt et si vous êtes prêt à pédaler une bonne partie de la journée.Le ravitaillement En vélo, le carburant, c'est la bouffe! Restaurant ou cuisine en plein air, c'est selon vos goûts et selon le style de voyage que vous avez choisi de faire.Cho-se-certaine, votre choix aura un impact direct sur le poids de vos bagages.Pour la cuisine en plein air, il faudra transporter un réchaud léger, du carburant, des casseroles et des ustensiles.Quant au ravitaille-ment, il variera selon la région.Dans certains petits Comment transporter un vélo \u2022 En auto: le type de support à vélo que l'on fixe sur le pare-chocs arrière n'est vraiment bon que pour des déplacements courts et occasionnels; pour se rendre jusqu'à une piste cyclable, par exem-ple.Le support de toit sur lequel vous installez votre vélo à l'endroit est idéal pour les longs voyages.Thule et La Prealpina sont des marques de commer-ce à retenir.\u2022 En train: parmi les transporteurs publics ter-restres, le train est celui qui vous rend la vie la plus facile.Via Rail vend, dans la plupart de ses gares, de grosses boîtes pour faire voyager les vélos en toute sécurité.Vous n'avez qu'à enlever les pédales (avec une clé à molette) et tourner le guidon (avec une clé hexagonale) avant d'y instal-ler votre vélo.\u2022 En autobus: là aussi, votre vélo voyagera dans une boite.Chaque compagnie à ses exigences.Voyageur, par exemple, vend des boîtes qu'elle se procure chez les marchands de vélos, mais exige un supplément pour ce service.De plus, on ne vous assure pas d'avoir une place dans le prochain auto-bus.De quoi décourager les cyclistes d'utiliser ce mode de transport! Comment sortir de Montréal Même si l'île de Montréal est reliée à la terre ferme par de nombreux ponts, ces voies d'accès ou de sortie ne sont pas toutes cyclables.Là aussi, la carte du Québec cyclable peut vous être très utile, puis-qu'on y trouve tous les ponts et tous les services par lesquels vous pouvez sortir de l'île.Vous noterez que c'est la traversée vers la rive sud qui est la moins facile : seul le trottoir du pont Jacques-Cartier vous permet une traversée complète.Un autre moyen est de prendre un autobus de la STRSM (So-ciété de transport de la Rive-Sud) équipé de sup-ports à vélos, au centre-ville (Place Bonaventure), ou de prendre le métro à la station Radisson.Même si la circulation est assez dense dans la grande région de Montréal, on peut encore y trouver des petites routes tranquilles où l'on peut faire d'agréables randonnées de deux ou trois jours, en terrain plat.ce qui est idéal pour une première sortie.Si vous quittez la ville à vélo, voici quelques destina-tions bien aimées des cyclistes: \u2022 le Parc Paul Sauvé* (Oka), en passant par l'île Bi-zard, Laval-sur-le-Lac et la piste cyclable Deux-Monta- gnes/Oka.\u2022 le Parc de Côte-Sainte-Catherine*, en empruntant la piste cyclable de la voie maritime, à partir de I île des Soeurs.On peut y faire du camping.Votre bibliothèque cycliste Montréal et les alentours en vélo (1985) Eliot Katz, éd.Marcel Broquet'Vélo Québec.On vous propose une vingtaine d'itinéraires culturels ou naturels dans la région de Montréal.Partir à bicyclette (1981) Louise Roy.ed.Bellarmin-Desport Une série de parcours pour le tourisme a vélo au Que-bec.La bicyclette, aspects pratiques et médicaux (1978) François Piednoir, éd.médicales et universitaires, coll.Sport et Santé.Du bicycle à pédale au dix vitesses (1977) Jean-Paul Laberge et collaborateurs, éd.de L aurore.Volume difficile à trouver, mais il s'agit du premier volu-me québécois à traiter du vélo comme moyen de trans-port et comme véhicule récréatif.Le magazine Vélo Québec Tout sur le vélo.6 fois l'an.En vente au kiosque ou en abonnement (15S): 4545 Pierre-de-Coubertin, Montréal H1V 9Z9.(chaque conlorenco est donnée 2 lois) Coût: 3$ chaque conloronco Inscriptions a l avance \u2022 Acheter un vélo par Robort Trudel \u2022 let vacances à vélo par Michel labrecque President du Tour do the de Montreal \u2022 Le cyclisme urbain par Dominique Dovost \u2022 L'entraînement par Slephano Lebeau RvnsvijtttvnU'nh d insrrtptiolts 325-0150, # 2382 St'irt-ci'rxiinnt'C iHjr le College Marie-Victorin, vu tvlluhitrûtitm m nageant une salle de danse.L'édifice fut vendu une première fois en 1960, à un groupe dirigé par G.L.Gewurz, qui avait accepté de payer $400 000.Mais l'acquéreur se désista au dernier moment et perdit son dépôt de $10000.Trois ans plus tard, Mme Co-lin A.Gravenor l'acheta pour le même prix mais la SSJB dut en reprendre pos-session à la suite d'une interruption de paiements.La SSJB se départit finale-ment du vénérable immeuble en no-vembre 1971 quand un philanthrope en fit l'acquisition au montant de $350 000 pour l'offrir à l'École nationa-le de théâtre du Canada.Cette dernière l'occupe toujours et a repris les travaux de restauration de manière à ce que le monument national puisse célébrer ses 100 ans tout en beauté le 24 juin 1993.La SSJB y demeura néammoins jusqu'au 17 mai 1976, alors qu'elle déménagea dans l'ex-club de Réforme, désormais connu sous le nom de maison Ludger-Duvcrnay.Après avoir frôlé la démolition à cau-se du manque d'entretien imputable à la Société Saint-Jean-Baptiste qui cher-chait à s'en défaire depuis trop long-temps, le monument national a été clas-sé monument historique le 19 novem-bre 1976, en grande partie à cause des interventions robustes de Sauvons Montréal.L'inaction du gouvernement eut été regrettable car le monument na-tional est le dernier des grands édifices montréalais d'architecture dite «naïve».SOURCES: Parcs Canada, Inventaire des bâtiments historiques du Canada, Commission des lieux et mo-numents historiques du Canada: le monument natio-nal, par Marc de caraff e et Robert Hunter \u2014 sauvons Montréal: Le monument nationalet Proposition pour l'intégration du monument nationale la maison de la culture à Montréal \u2014 Ministère des Affaires culturel-les du Quebec: documents divers \u2014 Communauté ur-baine de Montreal, Service de la planification du terri-toire, Répertoire d'architecture traditionnelle: Lésé-dificespublics, et documents divers \u2014 Archives de la Ville de Montreal: documents divers \u2014 Perspectives: Le Monument national va-t-il retrouver sa splendeur dantan?, par Normand Desjardins.CUV PINARD A La façade du boulevard Saint-Laurent tel que projetée, selon un dessin publié dans La Presse du 24 juin 1893.À noter les tourelles qui s'élevaient dans les travées 2 et 6 et le parapet en fer forgé.PHOTOTHÈQUE U presse PHOTO RENE PICARD, La Presse PHOTO JEAN-YVES LETOURNEAU, Li Presse L'élévation du boulevard Saint-Laurent aujourd'hui.me étage.À cet étage, chacune de ces travées est dotée de fenêtres rectangu-laires à larges meneaux, et chacune d'elle est couronnée au troisième étage par un ensemble de fenêtres avec enca-drement de pierre cintré.Trois de ces sept travées comportent de grandes ou-vertures arquées avec de larges me-neaux, qui unissent le rez-de-chaussée au premier étage.Les quatre autres ira-vées sont dotées d'un ensemble de trois fenêtres.Chaque étage est séparé par une mini-corniche saillante, tandis que la corniche du sommet est inexistante dans les travées 2 et 6.À l'origine, on devait coiffer ces deux travées d'un en-semble comportant une tourelle enca-drée de pinacles; mais le projet a été abandonné en même temps que le para-pet en fer forgé, faute d'argent.On re-marquera également les entablements, les cartouches, les frontons et les clés de voûte proéminentes qui ne sont que dé-coratives.Le rez-de-chaussée a subi les pires transformations puisqu'il abritait jadis des boutiques, chacune avec porte individuelle.Mais l'entrée principale a conservé tout son charme avec ses por-tes à fenêtre ovée encadrées de pilastres surmontés d'une console.L'élévation de la rue Clark est moins spectaculaire mais ne manque pas d'étonner.Les architectes ont réservé la pierre de taille pour le rez-de-chaussée et un bandeau qui vient couper les fenê-tres du troisième étage à la base du cin-tre en pierre.Le reste de l'élévation est en brique rouge.Parmi ses autres carac-téristiques, on remarquera les encorbel-lements hauts de deux étages, les gran-des portes à décors au premier étage, les fenêtres cintrées regroupées et excen-trées, et l'avantage disproportionné des pleins sur les vides.On regrettera par ailleurs les disgracieux escaliers de se-cours et les fenêtres modernes du qua-trième étage.L'intérieur À l'intérieur, à l'exception du rez-de-chaussée aménagé en ateliers de décors, l'édifice se partage nettement en deux parties.La partie de 34 pieds de largeur la plus à l'avant de l'édifice loge essen-tiellement des bureaux à l'exception du troisième étage où on trouvait jadis une longue salle voûtée.Large de 82 pieds, la partie arrière loge la salle de théâtre sur trois étages.Cette partie comporte un quatrième étage où on peut aperce-voir la structure qui n'est pas sans rap-peler celle d'un pont, et qui a permis de construire une salle sans colonne (sauf sous le balcon ).On appréciera les mar-bres et les rampes en chêne des esca-liers, la cage à grille en métal ouvré de la billetterie, et les riches boiseries fine-men! sculptées qui abondent dans la maison.La salle de théâtre est évidem-ment la pièce de résistance.Son appa-rence d'aujourd'hui est celle de 1913 après les retouches de l'architecte Eugè-ne Payette qui modifia les corbeilles di-tes «baignoires» (on peut admirer les motifs végétaux qui environnent les let-tres « M » et « N » ) et la balustrade en fer forgé du balcon.On lui doit aussi la dé-coration du plafond en plâtre et, croit-on, l'abaissement du manteau d'Arle-quin.On remarquera que la forme en fer à cheval du balcon et les corbeilles sont typiques des théâtres du XIXe siè-cle.11 ne reste qu'un seul autre exemple au Canada, et on le retrouve également au Québec, plus précisément dans la salle d'opéra Haskell de Rock Island inaugurée en 1904.Les usagers Dès son ouverture au milieu des an-nées 50, le monument national s'impo-sa comme centre de création artistique dépareillé, en plus de loger la SSJB et ses créatures, comme la Caisse nationa-le d'économie, la Société nationale de fiducie, le Prêt d'honneur et les cours publics gratuits que l'ASJB s'était enga-gée à offrir (ce qu'elle fit dès 1896) en retour de la subvention de $10 000.Ses vieilles planches accueillirent les plus grands artistes et les plus célèbres orateurs, de Henri Bourassa à Lionel Daunais et Charles Goulet et leurs Va-riétés lyriques, en passant par Ignace Paderewsky (futur premier ministre de Pologne), David Ben Gourion (futur premier ministre d'Israèl ), les représen-tations cinématographiques d'Ernest Ouimet, la Société canadienne d'opé-rette d'Honoré Vaillancourt, les revues «Bleu et or» des étudiants de l'Univer-sité de Montréal, l'École des Beaux-Arts, des productions anglophones et juives, et les Fridolinadcs du plus célè-bre d'entre tous, Gratien Gélinas.Il ne faudrait pas oublier le musée Eden (précurseur du Musée de cire du chemin Qucch Mary) qui occupa le Le balcon en fer à cheval, dont il ne reste plus que deux exemples au Canada, tOUS deux au Quebec.PHOTO JEAN-YVES IETOURNEAU, U Presse Un poteau de marbre sculpté au pied du grand escalier.REPÈRES PHOTO JEAN-YVES LETOURNEAU, La Presse Nom: monument national.Adresse: 1182, boulevard Saint-Laurent.Métro: station Saint-Laurent, vers le sud boulevard Saint-Lau-rent.Une corbeille dite «baignoire» à orne-mentation sculptée.I "]
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