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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
jeudi 30 juin 1988
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-06-30, Collections de BAnQ.

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[" D D' Informations nationales raw ova:-.: \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 30 JUIN 1988 L'Ontario devient la sixième province à ratifier l'intente constitutionnelle Presse Canadienne David Peterson TORONTO Lff Ontario est devenue hier la sixième province à ratifier l'Entente constitutionnelle du lac Mecch.La législature provinciale a approuvé l'accord par 112 voix contre huit, l'opposition venant de trois néo-démocrates et de cinq conservateurs.Tous les libéraux présents en Chambre se sont prononcés en faveur de l'entente, qui SONDAGE GALLUP \u2022 .'.if .Un Canadien sur quatre croit que le Canada sera assimilé par les É.-U, Pirèsd'un Canadien sur quatre (24 p.cent) pense que le Canada sera assimilé par les Etats-Unis dans le courant des 50 prochaines années.Soixante-neuf p.cent des Canadiens ne sont pas de cet avis, tandis que 8 p.cent n'ont pas d'opinion à ce sujet.L'accord de libre-échange envisagé par le gouvernement conservateur.soulève depuis un an environ une.vigoureusé controverse.Il vise à renforcer les liens économiques entre le Canada et les États-Unis, et ses adversaires soutiennent que la culture canadienne s'en trouvera érodée, et que le processus aboutira à l'absorption du Canada par son voisin.Analysés en fonction des penchants politiques actuels des repondants, les résultats démontrent que les partisans; du Parti conservateur sont sensiblement moins.enclins à penser que le Canada viendra à faire partie des États-Unis que ceux du Parti libéral ou du Nouveau Parti démocratique.Cette proportion est en effet de 18 p.cent dans le premier, cas, en comparaison de 26 p.cent et 31 p.cent pour le deuxième et le troisième.Ces données semblent indiquer que les partisans du Parti conservateur, partagent le point de vue du premier ministre Mulroney, selon quHa, souveraineté et l'indépendance canadiennes se1 trouveront renforcées par la croissance économique que le libre-échange engendrera à son avis.Parallèlement, le nombre; relativement plus élevé de partisans du PLC et du NPD qui entrevoient l'assimilation du Canada pensent peut-être que cette éventualité constitue précisément l'une des implications du libre-échange.II est intéressant, d'autre part, de noter que les Canadiens possédant un niveau d'instruction et un revenu élevés sont moins enclins a penser que le Canada sera'absorbé par les États-Unis au cours des 50 années à venir.Dix-neuf p.cent des répondants possédant un revenu de $40 000 ou plus prédisent l'assimilation du Canada, alors que cette proportion monte a 30 p.cent dans le.cas des revenus inférieurs à $20 000.De la même façon, 1 i p.cent seulement des répondants ayant reçu une instruction universitaire sont de cet avis, tandis que cette proportion est de 31 p.cent lorsque le niveau d'instruction se limite ù l'école élémentaire Le sondage s'est par ailleurs intéressé à la question' de : savoir si les répondants étaient ou non en fayeur.de l'assimilation du Canada par les États-Unis.Seuls 14 p.cent des Canadiens approuveraient une telle éventualité, alors que 81 p.cent la désapprouveraient et que 6 p.cent n'offrent pas d'opinion.L'approbation est de 14 p.cent en Colombie-Britannique et de 10 p.cent en Ontario, mais tombe à 6 p.cent dans les Prairies; Elle atteint 19 p.,ccnt .dans les provinces de l'Atlantique, et il est sans doute pertinent de noter à ce propos que cette région entretient depuis longtemps des liens économiques et culturels étroits avec la Nouvelle-Angleterre; de plus, les difficultés économiques sérieuses qu'ont toujours connues les quatre provinces de l'Est ont peut-être engendré, au sein de leur population, le désir.de voir s'opérer un changement radical.C'est au Québec qu'on semble le plus en faveur d'une fusion du Canada et des États-Unis, puisque près du quart des Québécois (23 p.cent) approuveraînt cette éventualité.On pourrait peut-être expliquer ce pourcentage relativement élevé par le fait que le Québec ne s'est jamais senti à l'aise au sein de la Confédération, et qu'ainsi, il n'a jamais.nourri un sentiment de loyaut&élevé envers le Canada.Il s'ensuit que beaucoup de ses habitants seraient peut-être disposés à envisager un accord politique différent.Les résultats du dernier sondage se/fondent sur I 022 interviews persorvnetloseffe'ctueosia.domicile, entre le 1er et le 4 juin, auprès de.Canadiens âgés de 18 ans et plus.Un échantillon de cette ampleur donne des résultats exacts à quatre p.cent près dans 19 cas.sur 20.La première question était la sùivartté: » r «Pensez-vous que le Canada deviendra partie intégrante des États-Unis d'Amérique dans le courant des 50 prochaines années?» NATIONALEMENT OUI 24% PAS NON D'OPINION 69% 8% Selon l'allégeance politique actuelle: PC \u2022'.18 plc 26 npd :.::r3i;: Selon le niveau d'instruction: École élémentaire École secondaire Université Selon le revenu: Moins de $20 000 De $20 000 à$29 999 De $30 000 à $39 999 $40 000 et plus 31 26 11 30 28 22 19 77 64 64 51 68 83 59 65 71 77 5 10 5 18 6 5: 11 7 8 4 La seconde question était la suivante: «Approuveriez-vous personnellement l'assimilation du Canada par les États-Unis?» NATIONALEMENT Selon la région: Atlantique Québec Ontario Prairies Colombie-Britannique OUI 14% 19 ' 23 10 6 14 NON 81% 72 69 87 87 81 PAS D'OPINION 6% 9 8 3 7 ' 5 Remarque: Les pourcentages ayant été arrondis, ils pourront ne pas totaliser 100 dans tous les cas.\u2022 «- .M*1 * ' .ra patrie, le,Québec .dans la Constitution, \"mais q*uclques-uns de - leurs collègues qui avaient émis des réserves, à,L'endroit de l'accord étaient absents au moment du vote.Le vote a cependant été retardé de quelques minutes quand une vingtaine de femmes, assises dans la galerie réservée au public, ont commencé à chanter en un geste de protestation contre l'accord.Lés manifestantes ont été accompagnées hors de la Chambre par des gardes de sécurité.Dans un discours d'une trentaine de minutes, le premier ministre David Peterson, un des auteurs de l'accord, a comparé la ratification à «un acte de foi dans notre pays».«Nous avons l'obligation morale d'approuver l'Accord du lac Meech », a déclaré M.Peterson, dont l'allocution a été applaudie par les membres des trois partis.Bob Rac, leader de l'opposition officielle néo-démocrate, de même que le leader intérimaire des conservateurs, Andy Brandt, ont également appuyé la ratification de l'accord, affirmant qu'il devait être endossé malgré ses lacunes.Colère des femmes À l'extérieur de la Chambre, la porte-parole du Comité ad hoc des femmes sur la Constitution a déclaré que ses membres étaient «extrêmement déçues et fâchées devant ce qui se passe».«Nous voulons exprimer notre colère au gouvernement et à l'opposition, qui n'écoutent pas la population», a continué Pat Hacker, Ce genre de critiques est revenu à plusieurs reprises au cours des audiences publiques sur l'accord organisées par un comité multipartite de la législature.Les opposants à l'Accord du lac Meech soutiennent que l'entente, qui reconnaît le caractère de société distincte du Québec et accorde aux provinces une plus grande marge d'intervention dans les programmes sociaux nationaux et dans la nomination des juges et des sénateurs, menace certains droits reconnus par la Charte des droits et libertés.À Victoria, pendant ce temps, la législature de la Colombie-Britannique entreprenait à son tour le débat sur une motion de ratification de l'Accord du lac Meech.Outre la Colombie-Britannique, Terre-Neuve, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba n'ont pas encore ratifié l'accord, qui doit, pour être valide, obtenir l'approbation du Parlement et des 10 provinces d'ici juin 1990.Le consulat \u20ac§'URSS en rénovation Un permis de construction a été affiché, hier, à la porte du consulat soviétique, à Montréal.Des rénovations ont été entreprises après qu'un incendie eut considérablement endommagé l'intérieur de l'édifice, en janvier 87.Des travailleurs recrutés directement en Union soviétique ont été assignés aux travaux de reconstruction.IASERPH0TO PC des jeunes libéraux à John Turner Carneau présente 18 recrues libérales Pierre April ' * de In Presse Canadienne OTTAWA Denis Codèrre, le président sortant dès jeunes libéraux du Québec, candidat libéral officiel dans la circonscription de Jo-liette, a changé son fusil d'épaule au cours des derniers mois pour devenir un ardent défenseur de John Turner, un homme à qui il avait demandé: de démissionner parce qu'il le croyait incapable de conduire ta troupe libérale à la victoire.! Hier dans la capitale, le bras droit de Turner au Québec, Raymond Garneau, a présenté 18 re-cruçs de la relève libérale M.Codèrre était l'une de celles-là.Après que M.Garneau eût affirmé avec satisfaction que toutes ces recrues appuyaient leur chef et ses idées, le nouveau candidat dans joiiette a cru bon faire-une déclaration dans laquelle il exprimait sa nouvelle loyauté en faveur de M.Turner.«|e ne serais pas candidat si je n'étais pas derrière mon chef.Avec les prises de position qu'il a annoncées, l'évolution du parti, la très bonne organisation, non seulement les jeunes du Québec, mais moi aussi comme président sortant, nous serons fiers de travailler derrière lui et de gagner enfin.» M.Coderre n'était pas le plus à l'aise de la brochette de nouveaux candidats, puisqu'il y a quelques mois à peine il avait déclaré lors d'une conférence de presse tenue à Montréal que les.libéraux ne pouvaient espérer gagner la prochaine bataille électorale avec à leur tête John Turner et exigeait sa démission immédiate.« Vous devez prendre en considération, a précisé le converti, que les sondages nous attribuent une majorité.Nous possédons une base solide au-delà de 35 p.cent des intentions de vote; nous avons une bonne situation financière, du moins au Québec, et au niveau des candidats nous sommes très bien organisés.» C'est surtout parce que le Parti libéral du Canada a précisé ses positions sur certaines politiques que M.Coderre est finalement i.Denis Coderre rentré dans le rang.Il y a, par exemple, la question des essais des missiles de croisière qui l'inquiétait et le parti les a condamnés.«Dans cette optique là, je suis inquiet concernant le libre-échange et la position du parti et de mon chef me satisfont amplement.|'ai vu qu'il y avait une évolution et d'emblée, je suis loyal à mon parti et à mon chef, il n'y a plus aucun problème.» On est d'attaque De son côté, Raymond Garneau et son caucus élargi ont dénoncé l'inaction du gouvernement Mulroney dans une série de dossiers économiques et sociaux d'importance pour le Québec.Trois sujets ont retenu l'attention des participant au caucus pendant deux jours et deviendront prioritaires.Il y a d'abord l'installation de l'Agence spatiale à Montréal, ensuite la remise sur pied du programme d'adaptation pour les travailleurs âgés et un traitement plus équitable pour les agriculteurs québécois.« Depuis qu'ils sont au pouvoir, a précisé M.Garneau, les conservateurs pénalisent systématiquement les agriculteurs québécois.» Selon les libéraux, au seul chapitre des céréales.le Québec est victime d'un manque à gagner de près de $200 millions depuis 1984.«L'entente commerciale Mulroney va aggraver dramatiquement ces injustices car la discipline qui caractérise l'agriculture au Québec risque fort d'être interprétée par les Américains comme une barrière aux échanges commerciaux.Lors de la prochaine campagne, a ajouté le porte-parole libéral pour le développement régional |ean Lapierre, un vote pour les conservateurs sera un vote contre les agriculteurs.» Dans le cadre de ce premier caucus du Québec entièrement consacré à la stratégie, les candidats libéraux ont participé à des sessions de préparation électorale traitant du programme politique, de communications et des finances du parti.L'ex-ministre du gouvernement Trudeau, Francis Fox, président de l'aile québécoise du PLC, assistait à la réunion du caucus, et n'a pas été en mesure, comme ce fut le cas pour le président national du parti, Michel Robert, d'annoncer dans quelle circonscription il briguerait les suffrages lors de la prochaine campagne électorale.Les nouveaux venus dans l'équipe libérale sont: Paul Vézi-na (Charlesbourg), Jean-Marc Fournier (Chateauguay), Laval Gauthier (Chicoutimi) organisateur du candidat Pierre Gimaiel défait dans la partielle de Lac St-Jean par le secrétaire d'Etat Lucien Bouchard, Jean-Claude Laga-cé (Drummond), Réal Patry (Frontenac), Gilles Desjardins ( Kamouraska-Rivièrc-du-Loup), Victor Drury ( Lachine-Lac-St-Louis) fils' de l'ancien ministre Bud Drury, Paul Martin Jr(Lasal-lc-Emard) la vedette montante dans le parti et candidat éventuel à la succession de John Turner, Serge Paquette ( Laurentidcs), Michel Dupuy (Longucuil), Bernard Patry ( Pierrefonds-Dol-lard), Paulin Plamondon (Port-neuf), Eva Côté( Rimouski-Témis-couata) députée défaite en I984, Gilles Dolbec (St-Jean), Claire Brouillet (Terrebonne), Maurice Robcrge ( Berthier-Montcalm ), Marc Assad (Chapleau) et Denis Coderre (Joiiette ).Il y a encore 30 candidats à choisir.¦\u2022it La GRC a enquêté sur un membre du bureau de Mulroney GUV TAILLEFER de la Presse Canadienne OTTAWA Le commissaire à la GRC Norman Inkster a révélé hier qu'un membre du bureau du premier ministre Brian Mulroney avait fait l'objet d'une enquête policière concernant une «possible violation de la loi», mais qu'aucune preuve d'irrégularité n'avait été découverte.L'enquête, a fait savoir le commissaire dans un communiqué émis en soirée, avait été ouverte au printemps 1986 et a pris fin l'automne dernier, «sans avoir révélé une conduite inappropriée ou illégale de la part de qui que ce soit ».Plus tôt dans la journée, la station de télévision CJOH, d'Ottawa, soutenait dans un bulletin de nouvelles avoir appris que la GRC avait enquêté sur la possibilité que le bureau du premier ministre ait fait pression sur le ministère des Travaux publics, afin que des contrats de location de bureaux soient accordés, à Québec et à Ottawa, à des propriétaires immobiliers d'allégeance conservatrice.A Ottawa comme au sein du gouvernement Bourassa à Québec, on aurait en outre fait obstacle aux efforts de la GRC qui désirait prendre des mesures additionnelles, ajoute CJOH.Dans son communiqué, M.Inkster a déclaré que «les allégations qu'une enquête menée par la GRC avait été bloquée sont fausses.«Il n'y a jamais eu d'ingérence dans quelque enquête criminelle menée par la GRC », a indiqué le commissaire, tout en précisant que le service policier ne menait «actuellement aucune enquête concernant la possibilité d'activités illégales par des employés du bureau du premier ministre».Aux Communes en milieu d'après-midi, le ministre de la Justice Ray Hnatyshyn, soumis au tir de l'opposition, avait déclaré qu'il n'avait «en toute candeur» jamais eu vent de la tenue d'une telle enquête.Tout juste avant que la période des questions ne prenne fin, M.Hnatyshyn intervenait à nouveau en Chambre pour nier formellement que la GRC mène actuellement enquête.au sein du bureau du premier ministre.«J'ai vient d'être inforrhe par le commissaire de lu GRC qu'aucune enquête n'est menée sur qui que ce soit au sein du bureau du premier ministre touchant des allégations d'irrégularités», a déclaré M.Hnatyshyn.Au bureau du premier ministre Mulroney, l'attaché de presse Marc Lortie a affirmé que le reportage de CJOH était «sans fondement».À Québec pendant ce temps, le porte-parole du premier ministre Robert Bourassa, M.Ronald Pou-part, se déclarait «étonné» d'entendre dire que le gouvernement québécois ait pu mettre, dans l'hypothèse où une enquête a bel et bien eu lieu, des bâtons dans les roues à la GRC.Ambiguïté À l'extérieur de la Chambre, le député libéral Don Boudria et le chef néo-démocrate Ed Broadbent ont tout de suite relevé une am-, biguïté dans les propos du ministre de la Justice.M.Hnatyshyn a nié qu'une enquête soit actuellement en cours, ont-il prudemment souligné, alors que CJOH faisait état d'une enquête qui est maintenant complétée.Pris en souricière, M.Hnatyshyn a soutenu devant les journalistes qu'il n'y avait au contraire aucune ambiguïté dans ses propos.\"Je ne joue aucun jeu\", a-t-il dit, affirmant ne disposer d'aucune autre information que celle qui lui avait été transmise par le commissaire de la GRC et dont il a fait lecture aux Communes. B2 _ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 30 JUIN 1988 Paul Desmarais Roger D.Landry Claude Manon Marcel Deilardtns directeur de i information president du conseil président et éditeur éditeur adjoint d'administration Jean-Guy Dubuc éditoriathte en chef Éditorial Un Canada pour qui?Al'heure du Lac Meech et du libre-échange, au moment où les Canadiens se préparent à aller aux urnes dans les mois à venir, nous célébrerons demain le 121e anniversaire de la Confédération et le septième anniversaire officiel de la fête du Canada.Au-delà des symboles, c'est l'occasion de se demander ce qu'est le Canada et ce que nous célébrons exactement le 1er juillet.Aux yeux d'un large public, surtout au Québec, ce jour constitue davantage un congé qu'une fête, d'autant plus qu'il survient en pleine période estivale.¦ La fête comme telle n'est pas spontanée.Elle est organisée de haut en bas, c'est-à-dire à partir des plus hautes autorités du pays, allant vers les corps constitués que sont l'armée et la marine, avec de généreux fonds publics, pour réussir à sensibiliser la population un peu partout dans les dix provinces par des spectacles, des remises de médailles, des feux d'artifice, etc.Mais que représente le Canada pour les citoyens qui y habitent?Au chapitre de l'appartenance nationale, les échanges et les voyages en Ontario, dans les Maritimes, dans les Prairies et dans l'Ouest canadien contribuent beaucoup plus à faire apprécier les richesses nombreuses et variées qu'offrent nos voisins canadiens que les éternels discours de politiciens fédéraux sur le bonheur d'habiter cette terre canadienne.Sur le plan politique, la fierté nationale n'émeut plus beaucoup de monde.Cet attachement s'amenuise.Les citoyens du pays deviennent davantage des régionalistes, des provincialis-tes.La prochaine campagne électorale pourrait peut-être permettre de ranimer quelque peu l'ardeur des « Canadians* du Québec et d'ailleurs.Cette opération-réanimation des Canadiens est importante car un pays qui ne fait plus vibrer les coeurs de ses habitants est en perte de vitesse.Cette corde sensible des individus ne ment pas: si elle se raidit, c'est que l'institution elle-même est en train de se disloquer.Il reste un espoir pour celles et ceux qui veulent solidifier ou reconstruire ce pays: c'est la sécurité qu'y retrouvent encore la majorité des citoyens.L'éprouvante expérience référendaire, le difficile rapatriement de la Constitution canadienne, les désaccords sur l'entente du Lac Meech et le « bargaining power* continuel entre les provinces démontrent que les diverses composantes de ce pays ne sont pas faciles à regrouper en un tout cohérent.Heureusement, la priorité actuellement donnée à l'amélioration des conditions de vie des gens et à l'essor de l'économie canadienne réussit à faire cause commune, au-delà des positions diamétralement opposées quant à l'avenir politique de ce pays.La prospérité économique que nous vivons est propice à une certaine paix politique souhaitée par le plus grand nombre.Car paix signifie sécurité.Cette sécurité est la plus grande vertu recherchée par tous les peuples, plus particulièrement par le nôtre, en cette période de notre histoire.L'économique est en train de sauver le politique.Claude masson ECU ou écu?Réunis pendant deux jours à Hanovre, les chefs d'État et de gouvernement des douze pays de la Communauté ont commencé à étudier la possibilité d'une monnaie commune et d'une banque centrale européenne.Au nom de la Grande-Bretagne, Mme Thatcher s'oppose à ce projet, qu'elle pense prématuré, mais ne fait pas obstacle à tous les travaux de recherche que nécessite une aventure aussi grande.En effet, la création d'une monnaie commune est en apparence simple mais entraîne un degré d'intégration politique énorme.Il existe déjà une unité de compte pour les besoins administratifs de la Communauté.L'ECU (european currency unit) est aussi utilisé dans le secteur privé pour faciliter la comptabilité d'entreprises multinationales.Mais il ne s'agit pas d'une monnaie car elle n'est émise par personne et tous les règlements financiers continuent à se faire en monnaie nationale.La Communauté songe maintenant à faire un écu de l'ECU , .une belle pièce de monnaie qui éliminerait les monnaies nationales.C'est là que les choses se corsent.j Pour frapper une monnaie et émettre des billets de banque, -il faut un institut d'émission \u2014 une banque centrale.Les banques centrales sont théoriquement indépendantes du gouvernement et rien ne s'oppose à ce que la Communauté en crée :une qui serait indépendante des 12 États membres.En pratique, toutefois, la banque centrale doit chercher à harmoniser ¦sa gestion avec les politiques financière et fiscale du gouverne-:ment.Ce dernier doit aussi adapter ses politiques aux besoins ¦impératifs de la banque centrale.: L'existence d'une Banque de l'Europe entraînerait donc la \u2022[création d'un véritable gouvernement européen supranational, \u2022car aucune banque ne pourrait mener un tel dialogue simultanément avec douze gouvernements nationaux dont les besoins \u2022risquent d'être très différents.A son tour, l'existence d'un \u2022gouvernement européen exigerait une fiscalité unie et une liberté totale dans le mouvement des personnes et des capitaux.L'Europe aurait alors tous les attributs d'un État fédéral :et l'on pourrait parler des États-Unis d'Europe.* On comprend Mme Thatcher qui pense qu'atteindre un tel \u2022but en deux ou trois ans serait aller un peu vite en besogne.; Mais l'enthousiasme dès Européens pour une intégration .-économique, financière et politique ne fait plus aucun doute; \u2022les autres pays ne peuvent pas l'ignorer.Même sans la création \u2022d'une monnaie unique, les pays industrialisés évoluent vers la ^création de trois blocs économiques: l'Europe, les États-Unis et île Japon.-.Cette évolution pourrait avoir des conséquences désastreuses si elle se faisait dans un esprit d'isolationnisme chauvin.Si, ¦au contraire, elle est accompagnée d'une plus grande coopéra- ¦ tion entre les blocs, elle peut aider à stabiliser l'économie mondiale.: L'intégration de l'Europe s'est faite avec une trop forte dose d'interventionnisme étatique, notamment dans sa politique ¦ agricole qui subventionne à l'excès les exportations.Le nouvel \u2022 élan dont elle fait preuve dans le domaine monétaire pourrait ; lui donner confiance dans sa force économique et l'encourager : à s'ouvrir davantage vers le reste du monde.Frédéric WACNIÈRB (Droitt risorvé») TRIBUNE LIBRE L'alcool qui abrutit ¦ La tragédie de Rivière-du-Loup, où un père alcoolique a tué deux de ses enfants en se suicidant, met au banc des accusés non pas un sale macho alcoolique mais l'ignorance de notre société sur les véritables méfaits de l'alcoolisme.À titre d'exemple, combien de gens savent que les neurologues du monde entier ont identifié, sans aucun doute sur la relation cause-effet, des atrophies de certaines zones du cerveau et du cervolet dues à l'alcool distillé ou fermenté: bière, vin, cidre.Les régions de l'encéphale se rétrécissent et disparaissent.C'est une partie de l'intelligence et du jugement qui s'en va à jamais; c'est la déchéance intellectuelle, puis de la démence alcoolique: à force de mariner (le verbe n'est pas trop fort) dans un sang alcoolisé, le cerveau subit le même sort que tous les.autres points vitaux du corps, notamment le foie qui se dessèche et devient tout ratatiné ( la cirrhose).Le problème de la démence alcoolique n'est pas nouveau.Le cas d'Alexandre Le Grand l'illustre bien.En 325 avant Jésus-Christ, il tue d'un coup d'épée son meilleur ami qui ose le contredire, Cléitos; et lorsqu'un autre de ses amis, Héphaltos, meurt d'avoir trop bu de vin, il fait crucifier le médecin «coupable» et bon nombre de ses compatriotes.De tels excès démontrent que son cerveau n'avait plus la profondeur de l'époque des conquêtes, qui d'ailleurs datent toutes des années 330.À une époque, on ignorait tout à fait que l'alcool était à l'origine de cette démence.Par contre, aujourd'hui, on sait à peu près tout sur le très lourd tribut que notre société doit payer à l'alcool (et à la drogue), sauf que cette information -ne circule pas.Il faut que les gens sachent à quoi exactement ils s'exposent en buvant.L'alcool distillé et fermenté est un produit hautement toxique et doit être étiqueté comme tel, avec tête de mort et tibias croisés, suivi d'une description explicite des conséquences à court, moyen et long terme.Chose certaine, l'étiquette devrait porter cet avertissement écrit en gros caractères gras: «L'usage de ce produit hautement toxique affaiblit l'intelligence et le jugement et son abus conduit à la démence».Bien informés, les gens y penseraient deux fois avant de prendre leurs deux ou trois petites bières quotidiennes.Lorsqu'on sait toute la violence dont est coupable notamment la bière, il est difficilement acceptable de voir certains brasseurs (Molson et O'Keefe) miser sur la violence au hockey pour maximiser leurs profits.Jacques MARTEL Montréal grille-horaire officielle du ministre, méritent mieux que ça! Le gouvernement du Québec a des surplus budgétaires; il baisse les impôts! Bravo! Votre gouvernement a l'argent, mais a-t-il la volonté politique d'améliorer la qualité de l'éducation au primaire en augmentant à 25 h/sein, le régime pédagogique des élèves et en affectant tous les spécialistes nécessaires pour que l'enseignement de ces.matières importantes se fasse d'une façon sérieuse?Paul-André DESCHESNES Montréal Un bols à protéger La pagaille au primaire ¦ À la dernière réunion des commissaires de la CÉCM, nous étions informés des piètres résultats de nos élèves du primaire en anglais; nous apprenions également que l'ensemble de la population scolaire ne reçoit que 95 minutes d'enseignement par semaine, soit 25 minutes de moins que ce qu'exige le programme officiel du MEQ; enfin, que 40 p.cent des enseignants(es) ne sont pas spécialistes et n'ont pas la formation adéquate pour enseigner cette matière.Monsieur le Ministre, cette constatation scandaleuse n'a rien de surprenant pour ceux et celles qui oeuvrent quotidiennement au primaire; ce n'est que la pointe de l'iceberg.Nous touchons ici tous le problème de l'enseignement des spécialités au primaire.Actuellement, à la CECM, l'enseignement de la musique et des arts plastiques est en train de disparaître complètement.Au 2e cycle, l'enseignement de l'éducation physique fait de plus en plus place à l'enseignement de l'anglais; et demain matin, l'arrivée de spécialistes en anglais au 1er cycle fera sauter à coup sûr d'autres spécialités.Monsieur le Ministre, ce n'est vraiment pas sérieux! Le régime pédagogique n'existe que sur papier! On fait sem- blant de l'appliquer.C'est connu de tout le monde (y compris des dirigeants qui font l'autruche): s'il n'y a pas de véritables spécialistes pour ensei- f;ner l'anglais, la musique, 'éducation physique et les arts plastiques, ça ne se fait pas! On ne peut pas demander aux titulaires dètre spécialistes dans toutes ces matières.Dans ce contexte on joue à la chaise musicale; d'une année à l'autre on change de spécialités: on passe de la musique aux arts plastiques ou de l'anglais à l'éducation physique et vice versa.Monsieur le Ministre, comment assurer la qualité de l'éducation quand dans une même école certaines classes reçoivent 60 min.d'éducation physique, d'autres 30 min.et quelques classes rien du tout?A la fin de chaque année scolaire c'est toujours la même question déchirante: quels spécialistes aurons-nous l'an prochain dans notre école?Qui sera sacrifié sur l'autel des normes administratives?Monsieur le Ministre, enseigner l'anglais, ce n'est pas faire «baragouiner» quelques mots à contretemps; 1 enseignement de l'éducation physique, ce n'est pas le ballon chasseur de temps en temps; l'enseignement des arts plastiques, ce n'est pas le bricolage pour passer le temps; l'enseignement de la musique, ce n'est pas une petite chanson par beau temps.Ces matières, inscrites dans la ¦ Le conseil municipal de Deux-Montagnes a décidé de changer le zonage actuel du boisé entourant la piste cyclable du boulevard Deux-Montagnes jusqu'à la 26e Avenue.Cette partie de la ville est très appréciée toute l'année par beaucoup de monde, car elle est un lieu de détente et de relaxation; en plus du vélo, la marche et le ski y sont pratiqués par les plus jeunes et les plus vieux.(.) Beaucoup d'enfants peuvent y voir de près la nature et apprennent à connaître les arbres et les fleurs, souvent accompagnés par des guides scouts, club 4H et autres organisations.Ce\" secteur est connu internationalement: des Français, des Anglais, des Américains et autres se souviennent de Deux-Montagnes après avoir apprécié ce lieu unique.Raser ce boisé est aussi grave pour notre ville que pour Montréal de déboiser sa montagne.(.) René UHL Deux-Montagnes L'auteur était Jules Lasalle ¦ Le mardi 24 mai dernier, paraissait dans La Presse un article de Louis-Bernard Robitaille intitulé «Roussil a moins de trois mois pour réaliser ses sculptures».Nous voulons vous faire part de notre mécontentement, puisque le nom de l'auteur de la sculpture (Jules Lasalle) qui apparaît dans l'article n'est en aucun endroit mentionné.Le crédit est encore une fois accordé au photographe et non au créateur de cette oeuvre.La Presse étant un diffuseur de la plus haute importance, nous nous attendons donc à ce que vous suscitiez ce respect et cette reconnaissance du créateur, et nous espérons que vous veillerez à ce que le droit d'auteur soit respecté dans les situations similaires à l'avenir.Louise PAGE présidente Conseil de la sculpture «Le cul de la province » ¦ Il y a deux ans on parlait d'un incinérateur temporaire de BPC à Senneterre, pour être détruit par la suite.Si on s'ouvre les yeux, il n'est plus question d'un incinérateur temporaire; tout se tripote en dessous.L'application faite à Québec, par Selenco, est pour un incinérateur général de produits toxiques, sans limite de temps.La Noranda, avec des procès par-dessus la tête pour la pollution qu'elle a faite a Noranda, brûlera à Senneterre les cochonneries importées de n'importe où qu'elle n'est plus capable de brûler à Noranda.Le plus grand succès de la rencontre de Mulroney avec Reagan c'est que la dépollution aux États, comme dans le sud de notre province, se fera sur notre dos.Dans sa dernière distribution de nanans, à la veille de l'élection, Mulroney n'a pas eu grand-chose pour l'Abitibi; c'est une région battue d'avance.(.) Il faut s'ouvrir les yeux; depuis les débuts, Québec est en-dessous de l'affaire.Il y a quantité d'endroits, entre Montréal et Québec, beaucoup mieux situés, qui auraient donné dix fois moins de frais de transport, dix fois moins de danger pour un désastre dans le transport, mais on ne l'aurait pas laissé construire dans le bassin du St-Laurent, c'est trop dangereux, Québec veut l'avoir à Senneterre, la tête des eaux coulant au nord.Senneterre est la dernière ville à l'est dans l'Abitibi; Dans notre région, la majorité des gros vents sont de l'ouest; c'est seulement quand les vents tourneront à l'est que la partie habitée se fera empoisonner.Mais la forêt, à l'est, notre présent comme notre avenir, dépérira comme les érables dans les Cantons de l'Est.Avant dix ans nos scieries auront un si fort pourcentage de bois malade qu'elles ne seront plus capables de supporter la concurrence.L'agriculture et le tourisme auront aussi un fort déclin.Pour Québec, Senneterre est le cul de la province, la tête d'une rivière descendant vers des régions sauvages.Il faudra surtout concentrer la lutte sur le fait qu'il en coûte beaucoup moins, avec beaucoup moins de danger pour un désastre dans le transport, de les envoyer dans un incinérateur, déjà construit, en Angleterre.Quand les autorités, à Québec, ont vu que les autorités de Senneterre n'avaient pas exigé que Sanivan endosse les responsabilités de Selenco, elles auraient dû le faire.Dans les conditions actuelles, si un désastre se produit, si Selenco se lance en banqueroute, les grosses compagnies (Sanivan, Noranda ), en arrière s'en laveront les mains.Edmond MARCOTTE Senneterre, Abitibi LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 30 JUIN 1988 B3 LIBRE OPINION Le pape, l'Autriche et les Juifs I e monde entier a suivi la visite ™de Jean-Paul II en Autriche avec un intérêt particulier, plus attentif que d'ordinaire.Car enfin, on s'est habitué aux voyages du pape: ils ne surprennent plus personne.Pourtant, ces quatre jours en Autriche étaient scrutés à la loupe par les observateurs politiques et religieux.Pourquoi?Pour un ensemble de raisons qui rendaient cette visite pontificale extrêmement délicate tant au plan politique que purement ecclésial.On se rappelle la pression que les milieux juifs internationaux ont exercée sur le peuple autrichien au moment de la dernière élection présidentielle.On identifiait M.Kurt Waldheim au nazisme et aux persécutions nazies par des photos et divers documents plus ou moins incriminants.On a ainsi ressassé certains souvenirs qui touchaient non seulement M.Waldheim mais également l'Église catholique de l'époque.Aujourd'hui, on reconnaît, même dans les milieux ecclésiastiques, que la hiérarchie catholique a mis beaucoup de temps à condamner le nazisme et à prendre le parti des persécutés.Or, l'Autriche est fort majoritairement catholique (85 pour cent de sa population).L'influence de l'Église y fut très forte; ses silences furent donc marquants.Ses gestes aussi: on rappelle que le cardinal Theodor Innitzer, alors archevêque, avait béni les troupes allemandes à leur entrée à Vienne.Son successeur, l'illustre cardinal Franz Konig, a récemment déclaré: «Avec le recul du temps, on peut sans aucun doute nous reprocher d'avoir trop peu fait pour aider les Juifs.» (Le Monde, 23 juin 1988).C'est dire l'importance donnée à la rencontre du pape et du président de l'Autriche et même à l'ensemble de cette visite.Tous les journaux ont publié la photographie du président recevant la communion du pape.Le président a reçu le pape chez lui, l'a accompagné dans plusieurs de ses déplacements, a tout fait pour paraître à côté du chef religieux et laisser savoir qu'il avait obtenu un entretien privé de quinze minutes avec lui.L'homme politique a bien su se servir du chef spirituel.Un événement a suscité une forte réaction de la communauté juive d'Autriche et d'ailleurs: lors de son passage à Mauthausen, où les nazis avaient eu un «camp de la mort», lean-Paul II a rappelé qu'en ce lieu, «des hommes, au nom d'une idéologie démente, ont mis en place tout un système se fon- dant sur la haine et le mépris.» sans mentionner l'holocauste explicitement.Pour les Juifs, c'était un affront qui s'insérait dans une suite déjà souffrante.Ils auraient pu comprendre que la dénonciation de l'idéologie était plus importante que la référence à leur situation propre, d'autant plus qu'ils ne furent pas les seuls à souffrir de la démence nazie.Non.Le prix Nobel de la paix de 1986, l'écrivain Elie Wiesel, considère que «le pape a voulu déjudaïser l'holocauste; c'est la seule explication à la conduite étrange et offensante de Jean-Paul H.» On voit que la susceptibilité juive demeure extrêmement vive face à cet événement important de l'histoire des Juifs.Le pape a tenté une réconciliation: il semble ayoir convaincu certains leaders de la communauté juive autrichienne dont le président a finalement déclaré: «Nous sommes persuadés que le Vatican comprend le sacrifice du peuple juif dans le contexte de l'holocauste.» In extremis, le pape a pu exécuter un rapprochement dont l'absence aurait eu des conséquences graves non seulement en Autriche mais tout autant dans la communauté juive mondiale.Par ailleurs, Jean-Paul II fait des visites pastorales: partout où il va, il adresse un message à ses fidèles.Or, l'Église catholique autrichienne connaît, depuis quelques années, une expérience qui peut ressembler, de certaines façons, à celle du Québec.L'Autriche est très majoritairement catholique, avons-nous dit.Or, les années qui ont suivi le dernier concile ont vu paraître des tendances théologiques plutôt audacieuses, un peu comme en Hollande.En même temps, une certaine tiédeur s'est fait sentir: la pratique religieuse a diminué, la morale-traditionnelle a été oubliée, la réflexion théologique a engendré des positions qui s'éloignaient de l'enseignement romain, au point que le cardinal fut identifié, dans certains milieux, comme un «archevêque rouge».C'est dire l'évolution de cette Église particulière.Rome a-réagi en nommant des évèques de type conservateur.L'Autriche vit présentement une «deuxième evangelisation»: on cherche une «identité catholique forte».C'est ce que Jean-Paul II est allé vérifier sur place.Et c'est ce qu'il veut poursuivre dans l'Eglise catholique de l'Occident d'aujourd'hui: une identité catholique forte.Marcel Adam mm.\\ Cette mystérieuse histoire d'espionnage Pendant une semaine le Canada et l'URSS se sont livré une guerre diplomatique au sujet d'une mystérieuse affaire d'espionnage soviétique au Canada.Je dis mystérieuse parce que le ministre des Affaires extérieures Joe Clark n'a pas voulu préciser de quoi il s'agissait.Il s'est simplement contenté de dire que des diplomates de l'ambassade soviétique avaient été expulsés parce qu'ils s'étaient adonnés à des activités inacceptables qui constituaient une menace à la sécurité du pays.Il semble qu'il s'agirait d'espionnage industriel.Récusant cette accusation, Moscou a réagi en expulsant à son tour des diplomates canadiens.Le Canada s'est cru obligé de répliquer.L'escalade a pris fin cette semaine après que 25 des 39 citoyens soviétiques employés à l'ambassade canadienne à Moscou dans des tâches de soutien plus ou moins importantes, eurent reçu l'ordre de leur gouvernement de ne plus se présenter au travail.De toute évidence c'est le Canada qui sort perdant de cette escarmouche puisque son ambassade à Moscou a perdu des professionnels de haut calibre difficilement remplaçâmes, en même temps que la majeure partie du personnel affec- té à l'intendance et sans lequel une ambassade perd toute efficacité.On sait peu de choses de cette histoire mais il semble bien que le Canada n'avait pas d'autre choix que d'expulser les diplomates soviétiques, comme tous les pays le font dans les mêmes circonstances.Mais il a commis une bévue majeure en relançant les Soviétiques dans le jeu des représailles: il se retrouve aujourd'hui avec une ambassade incapable \u2014 pour combien de temps?\u2014 de veiller adéquatement aux intérêts canadiens à Moscou.Il était écrit dans le ciel que ce conflit se terminerait par une coûteuse défaite pour le Canada.On se souviendra que l'an passé même la coriace Mme Thatcher avait dû baisser pavillon sous peine que la surenchère dans les expulsions conduise à la fermeture de l'ambassade britannique à Moscou.Vers la même époque les Américains eux-mêmes avaient dû piteusement mettre fin à une escalade de ce genre après que Moscou eut retiré de l'ambassade américaine plus de deux cents employés de soutien soviétiques.Dans ce genre d'affaire les Soviétiques ont généralement le dernier mot.Pourquoi?D'abord dans leurs ambassades \u2014 du moins dans celles des pays qui comptent pour eux \u2014 les effectifs diplomatiques' sont généralement supérieurs \u2014 et parfois de beaucoup \u2014 à la norme.Ce qui fait que dans le jeu des expulsions l'URSS est en mesure d'exténuer la partie adverse.Ensuite les ambassades soviétiques sont dotées d'un personnel de soutien soviétique, alors que, règle générale, les ambassades étrangères à Moscou embauchent des Russes.Or le Kremlin n'a qu'à ordon- .ner à ses ressortissants de ne plus travailler à telle ambassade pour la paralyser, alors qu'aucun autre pays ne peut lui faire le même coup.Dans une histoire de cette nature, écrivait hier avec raison le columnist de la Gazette William i Johnson, notre force c'est notre ouverture, c'est notre empressement à dire la vérité, quelle qu'elle soit.Le ministre Clark, plutôt que de faire appel à la raison et à l'opinion éclairée, s'est mesuré à l'Union soviétique eh usant comme elle du secret et de la force brute.Et il a perdu.Cette histoire comporte cependant une utile leçon pour ceux qui croient naïvement qu'à l'ère de la prétendue détente gorbatchévien-ne les méthodes soviétiques ne sont plus ce qu'elles étaient.Si les choses paraissent en train de changer à l'intérieur ce n'est pas encore évident au plan extérieur.Des experts affirment par exemple que les budgets militaires n'ont pas été réduits, que dans le domaine de l'espionnage ils ont même été considérablement accrus.Cela n'est paradoxal que pour ceux qui croient que la détente est pratiquée en URSS comme dans les démocraties occidentales.Alors que .nous avons tendance à désarmer et à relâcher notre vigilance, les Soviétiques en profitent pour faire du rattrapage ou consolider leur avantage militaire, et s'adonner frénétiquement à l'espionnage.Notamment dans le domaine industriel, comme ce fut le cas au Canada.Mais ce n'est pas grave, diront certains, puisque ces transferts de technologie faciliteront la restructuration économique que vise Gorbatchev et qui ne peut que servir la paix.Pour l'URSS l'espionnage militaire et industriel a toujours eu pour fin première de servir la politique étrangère par le renforcement de sa puissance de frappe.Rien n'indique que sous Gorbatchev l'espionnage soit devenu une mission de paix.PS: Cette chronique reprendra après mes vacances, le 2 août.La politique de radiodiffusion L'Institut canadien d'éducation des adultes (ICÉA), ayant analysé le récent rapport du Comité permanent des communications et de la culture sur la radiodiffusion canadienne, a fait part de ses commentaires dans une lettre au président du CPCC.M.John Gormley.En voici la teneur.¦ Le rapport final du Comité permanent des communications et de la culture (CPCC) constitue, selon l'Institut canadien d'éducation des adultes, une conclusion fort heureuse de cette vaste étude entreprise depuis trois ans sur la politique de radiodiffusion canadienne.Le comité parlementaire a su, à notre avis, traduire le consensus national qui s'est dégagé de la très large consultation ayant entouré le processus de révision de la politique sur la radiodiffusion.L'ICÉA n'espère plus qu'une chose, c'est que le projet de loi devant être déposé très bientôt soit fidèle aux grandes orientations et aux recommandations du comité.Si tel est le cas, nous aurons un système de radiodiffusion qui correspondra davantage aux besoins de l'ensemble des Canadiennes et des Canadiens et saura faire face aux défis de l'avenir, dont celui de préserver et de développer pour nous comme pour les générations à venir notre identité culturelle.Nous nous rejouissons de constater que plusieurs des recommandations du CPCC s'inspirent de principes et d'orientations aussi fondamentales que: \u2022 l'affirmation sans équivoque du statut de service public de la radiodiffusion qui se manifeste par la volonté de soumettre l'ensemble des radiodiffuseurs et des càblodistributeurs à des objectifs socioculturels; \u2022 La reconnaissance du rôle primordial joué tant par l'organisme de réglementation qu'est le CRTC que par le service national offert par Radio-Canada.Le CPCC ne s'est pas limité à définir de grands principes et objectifs, il a également proposé un ensemble de moyens cohérents pour canadianiser, améliorer et renforcer notre système de radiodiffusion.En général, ces recommandations concilient avec réalisme les objectifs socioculturels et les impératifs économiques reliés au financement dè ce secteur.Sans faire une analyse systématique de l'ensemble des recommandations contenues dans le rapport, certaines méritent toutefois d'être soulignées car elles contribueront à améliorer les services offerts au public et à favoriser l'exercice du droit à l'information.Le processus de consultation a révélé que la population canadienne souhaite un système qui reflète les diverses réalités sociales, culturelles et régionales.Le comité a considéré à juste titre qu'il fallait accepter d'en payer le prix.En conséquence, il propose notamment l'augmentation des budgets de Radio-Canada et du CRTC, un meilleur équilibre entre les budgets de production du réseau français et ceux du réseau anglais de Radio-Canada, de même qu'une amélioration des services offerts aux régions et aux communautés culturelles.Le comité considère de plus que les stations et les réseaux privés devraient consacrer une portion plus importante de .leur budget au financement d'émissions canadiennes.À cet égard, le CRTC est invité à intervenir avec plus de vigueur pour inciter les radiodiffuseurs à offrir un plus grand nombre d'émissions canadiennes de meilleure qualité.Au chapitre de la démocratisation, le CPCC propose que les membres du Conseil de la radiodiffusion et ceux du Conseil d'administration de Radio-Canada soient plus représentatifs des diverses régions et des différents groupes qui composent la population canadienne.En vue d'améliorer la représentation des femmes et des communautés culturelles sur les ondes, le rapport recommande au CRTC d'obliger les radiodiffuseurs, par le biais des conditions de licence, à mettre en place des programmes d'équité en matière d'emploi.Le niveau actuel de la concentration des entreprises de radiodiffusion représente également aux yeux du comité une question préoccupante, pouvant constituer une entrave à la libre circulation de l'information.Le comité propose donc que te CRTC en arrive au terme d'un processus d'enquête et de consultation à élaborer une nouvelle politique sur cette question.Notre principale réserve concerne les recommandations relatives à la création de deux nouveaux réseaux de télévision unilingues anglais: un troisième réseau exploité par le secteur privé et un nouveau service public non commercial mettant l'accent sur les productions régionales et sur des domaines délaissés par les réseaux traditionnels.Ces propositions suscitent certaines interrogations: \u2022 'Comment expliquer que le CPCC juge prioritaire l'amélioration des services existants et le renforcement du secteur public tout en recommandant la création d'un troisième réseau privé anglophone?\u2022 Pourquoi le rapport recommande-t-il l'implantation d'un nouveau service public non commercial uniquement pour les anglophones, les francophones devant se contenter, pour toute alternative, d'une augmentation du pourcentage de contenu canadien à l'intérieur de la programmation de TV-5?Rappelons que le canal TV-5 a déjà été présenté comme la contrepartie francophone au canal d'information unilingue anglais, le «AH News».Exception faite de ces réticences majeures, l'ICLA n'en demeure pas moins globalement satisfait des recommandations (.) RÉPLIQUE Les « tenants delà foi» sont-ils des fanatiques ?Le Mouvement scolaire confessionnel commente ici un article de la Presse Canadienne publié 'le 26 mai sous le titre «La CSN craint un «noyautage» du système d'éducation par les tenants delà foi».¦ À plusieurs reprises, certains de nos politiciens et surtout les groupes qui veulent imposer à tout le monde leur option pour un monde matérialiste et athée ont invoqué, pour justifier leurs attaques contre tout ce qui et catholique dans notre système scolaire, la séparation, nécessaire selon eux, de l'Église et de l'État.Rappelons que cette notion fut fabriquée de toutes pièces en France, vers 1903, sous l'influence du « petit-père Combes», pour servir les fins des anticléricaux au pouvoir.Cette séparation serait possible si l'État pouvait rester dans son domaine, ne pas le déborder et envahir celui de l'Église.Que César garde ce qui est à César, mais que César laisse à Dieu ce qui est à Dieu, c'est-à-dire le domaine spirituel et moral.Or, il faut se rendre à l'évidence que la neutralité de l'État et de ceux qui le dirigent est toujours factice, pour ne \u2022pas dire impossible.Tous les gestes qu'ils posent ont nécessairement des implications spirituelles et morales, surtout dans le domaine des lois favorisant ou restreignant la liberté des individus, la justice, les droits de la famille, la liberté d'enseignement, la dissolution des moeurs, l'avortement, le divorce, etc.De plus, dans la plupart des pays, et ici comme ailleurs, l'État, sous prétexte de progrès, a abandonné résolument sa neutralité et a opté pour l'idéologie et athée, de type capitaliste ou de type socialiste.Ici, il tente d'imposer son choix aux citoyens, dans l'école, très peu démocratiquement, par la force de la lot.Cette conscience qui habite tout homme, et toute femme, ne le laisse en paix tant qu'il n'a pas satisfait à l'obligation qu'elle lui fait de faire ce qui est bien et de lutter contre ce qui est mal, ou du moins ce qu'il perçoit comme étant le bien et le mal.Il a un besoin inné de combattre pour une cause, ne serait-ce que pour tranquilliser une conscience mal à l'aise et se justifier vis-à-vis d'elle.C'est sa façon de percevoir, bien souvent en refusant de se l'avouer à lui-même et quelquefois inconsciemment, il faut le dire, qu'il y a quelqu'un au-dessus de lui qui le juge et à qui il a des comptes à rendre.Lorsque l'homme refuse Dieu et la Foi qu'il propose, pour satisfaire cet inconscient, il se réfugie dans des succédanés que ne manquent pas de lui fournir les philosophies et les idéologies de certains idéalistes comme Jean-Jacques Rousseau, Engels, Marx et bien d'autres.« Les vérités que l'homme définit sont carcérales par essenL ce, car elles construisent des systèmes clos dont la prétendue ouverture sur le futur ne fait qu'étendre le cercle qu'enserrent leurs murailles.» (2) Voilà comment des peuples se sont enfermés dans le marxisme, le capitalisme libéral; ou leurs variantes, ou tout simplement dans un matérialisme athée qui se nourrit indifféremment de l'un ou de l'autre.L'exploitation de cette inconscience, pas toujours avertie, est un puissant levier utilisé pour manipuler les peuples.Nous devons nous demander si avant de se prononcer, la CSN a bien consulté tous ses membres, surtout ceux qui endossent la confessionnalité scolaire?Le Mouvement scolaire confessionnel Maurice Archambauît, pre;.(1) À la Commission sur l'éducation: Mme la député Blackburn, le Mouvement laïque québécois et, tout récemment, la CSN qui «craint un «noyautage» du système d'éducation».; «par des groupes fanatiques» de «tenants de la foi .«complètement coupés de la réalité sociale» (?).La Presse, 27 mais 1988.(2) |can Brun, Philosophie et christianisme.Éd.du Beffroi /l'Age d'homme, 1988.Cité par lean-Paul Desbiens, La Presse, 1-6-88.AVIS IMMEDIAT IMPORTANT ENCAN tenu par LA COMPAGNIE DE DEVELOPPEMENT DES ÉCHANGES CHINE-CANADA Liquidation de stock consigné par les agents de la République populaire de Chine Liquidation totale au plus haut enchérisseur, par voie d'encan public, peu importe le prix de revient ou la valeur.PIÈCES D'ART MOBILIER CHINOIS TAPIS PERSANS ET ORIENTAUX SCULPTURES EN PORCELAINE ET EN JADE Le chargement sera expédié et déballé, pour être vendu à l'encan, pièce par pièce à la MAISON CONTINENTALE 7000, avenue du Parc, Montréal LE VENDREDI 1er JUILLET, FÊTE NATIONALE DU CANADA À13 h PRÉCISE Inspection publique à partir de 11 h 30 \u2014 Les boîtes du chargement seront déballées \u2014Chaque pièce sera séparée et étiquetée séparément \u2014Toutes ventes finales et la marchandise sera emportée immédiatement après la vente.En stock- paravents de 6 et 7' de haut, laque de Coromandel et inscrustations, scènes de cour, oiseaux et fleurs.Mobilier de laque noire, fait main; coffres, tables de chevet, Incrustation de pierre douce, panneaux avec incrustation de nacre de perle, boîtes à bijoux, table à café, exceptionnel bureau en laque noire, sculptures sur liège, grandes 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service dans les grandes villes du Canada \u2022 Personnel qualifié.BIRKS* Affichage: la Cour suprême ne rendra pas son jugement avant la mi-juilllet Presse Canadienne OTTAWA ¦ C'est à la mi-juillet, au plus tôt, que la Cour suprême du Canada rendra son jugement sur la cons-titutionnalité des dispositions de la Loi 101 touchant la langue d'affichage, a indiqué hier le re-gistraire-adjoint du plus haut tribunal du pays, M.Eddy Bisson, démentant ainsi les informations voulant que la décision soit rendue publique aujourd'hui.Le registraire-adjoint a indiqué que la Cour suprême allait peut-être réserver quelques jours le mois prochain pour statuer sur différentes causes, dont celle sur l'affichage.« Mais on n'est pas encore tout à fait fixé», a-t-il dit.Si bien que rien n'exclut que le La Factorerie de Tapis i : «Tintai 11 de la FETE DU CANADA 14 JOURS SEULEMENT!i Économisez jusqu'à 50 Vo \"GLADIATOR\" \u2022 un tapis durable à boucles rases \u2022 fait de fibres résistant naturellement 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cour de leur décision sur la Loi 101.Le texte du jugement sera déposé au bureau du registraire, qui en assurera ensuite la distribution auprès des médias.Les journalistes, a assuré M.Bisson, seront avisés du dépôt du jugement plusieurs jours à l'avance.Lac-Saint-Jean, «le vrai sondage», dit Mulroney Le premier ministre fait peu de cas d'un sondage selon lequel son parti tire de l'aile Presse Canadienne Marx nie avoir perdu des plumes lors du remaniement Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Le Solliciteur général Herbert Marx nie qu'il soit en perte de vitesse à la suite du remaniement effectué par le premier ministre Bourassa la semaine dernière.« le suis fier et content d'avoir à m'occuper de la sécurité publique», a affirmé hier M.Marx lorsqu'il a rencontré la presse pour la première fois depuis les changements faits par M.Robert Bourassa.«C'est un dossier majeur avec un budget de $650 millions et j'ai une responsabilité importante.«l'ai toujours cru que le ministère de la Justice devait être divisé en deux.Ce que M.Bourassa a déclaré en conférence de presse est vrai, j'ai eu d'autres possibilités mais j'ai voulu avoir ce que j'ai.» On sait que le poste de Solliciteur général sera bientôt transformé en ministère de la Sécurité publique.M.Bourassa parlait de «ministère de l'Intérieur».Le Solliciteur général devra s'entendre avec le premier ministre pour déterminer ce qui se rattacherait Herbert Marx au nouveau ministère de la sécurité publique.M.Marx a indiqué toutefois que la police, la réforme des prisons, la sécurité routière, les drogues et la violence conjugale sont quelques-uns des dossiers qui devront être réglés.Les gens âgés auront droit à un revenu indexé Presse Canadienne OTTAWA ¦ Les prestations versées aux personnes âgées pauvres, au titre du supplément de revenu garanti, augmenteront en fonction du coût de la vie au mois de juillet.La Presse Canadienne a indiqué par erreur, le 23 juin dernier, que le montant maximum du supplément, auquel ont droit les personnes âgées les plus démunies, passait de $242.39 à $244.57.En réalité, le montant de $244.57 s'applique aux personnes mariées dont le conjoint touche également une pension de sécurité de la vieillesse et aux personnes dont le conjoint bénéficie du programme d'allocation au conjoint.Le supplément maximum passe de $372.16 à $375.51 pour les célibataires, ou pour les personnes mariées dont le conjoint n'a pas droit à une pension de sécurité de la vieillesse ou à l'allocation au conjoint.OTTAWA ¦ Le premier ministre Brian Mulroney a fait peu de cas hier d'un sondage qui montre que son parti tire encore de l'aile derrière ses opposants, affirmant que la victoire conservatrice dans Lac-Saint-Jean la semaine dernière est beaucoup plus significative à l'égard des intentions de vote de; Canadiens.«Les résultats dans Lac-Saint-Jean sont la plus récente indication de l'opinion de la population canadienne», a-t-il déclaré devant les journalistes hier à son arrivée à la réunion hebdomadaire du caucus conservateur.Le sondage, mené entre le 9 et le 27 juin par la firme Environics Research Ltd.et dont les résultats ont été publiés dans l'édition d'hier du Globe and Mail de Toronto, indique que le Parti libéral du Canada recueille 37 p.cent des intentions de vote, contre 31 p.ceiit pour le Nouveau Parti démocratique et 30 p.cent pour le parti au pouvoir.M.Mulroney a rappelé qu'un sondage publié juste avant l'élection complémentaire dans Lac-Saint-Jean annonçait une lutte serrée entre les trois candidats et que certains «experts commentateurs ont affirmé, en première page de nos journaux les plus sérieux, que M.Lucien Bouchard était en sérieuses difficultés.Alors vous voyez qu'il y a de quoi prendre avec un grain de sel ce qu'écrivent ces prétendus experts», a conclu le premier ministre.L'opposition satisfaite Les porte-parole de l'opposition ont accueilli avec satisfaction les résultats du sondage, qui confirment ceux du plus récent Gallup, tout en contredisant ceux d'une enquête de la firme Angus Reid selon laquelle les trois partis sont toujours nez-à-nez.Le leader libéral en Chambre, Herb Gray, s'est dit heureux de constater que son parti maintenait son avance devant les tories et les néo-démocrates.«Je suis content de voir que nous maintenons notre avance malgré les efforts considérables déployés par les conservateurs pour refaire leur image», dit-il.Selon le leader du NPD, Ed Broadbent, ce sondage confirme toutefois que les trois partis sont nez-à-nez et que les prochaines FELICITATIONS À NOS PORTEURS Vous recevez La Presse tôt le matin durant les vacances estivales ! Vous le devez à votre porteur qui sait persévérer durant cette période.Mais lorsqu'on est porteur de La Presse, le service passe avant tout ! La Presse est heureuse de publier les noms des porteurs gagnants d'une promotion réservée aux porteurs lève-tôt de la semaine dernière qui méritent chacun un laissez-passer d'une journée à l'Aquaparc.Si le nom de votre porteur y apparaît, n'hésitez pas à le féliciter de vous avoir assuré le même excellent service qu'au cours de l'année.L'AQUA PARC Robert Crochu David Huneault Eric Lockwell José Fatacciole Jocelyn David Ralph Sabbagh Jean-YvesGagnon Mireille Lachance Daniel Bolduc Carl Brown Olivier Daoust Stéphane Roy Jean-François Gagnon Martin Métivier Martin Legros Benoit Houle Nancy Landry Patrick Brault Francis Giguère Daniel Ricard Emmanuel Lafleur Frédéric St-Denis Julien Riel Salvatore Peter Johnson Mario Lacerte Montréal Montréal Montréal Montréal Montréal Montréal Montréal Montréal Montréal-Nord Dollard-des-Ormeaux Brossard Longueuil Boucherville Sherbrooke Côteau-du-lac Blainville Farnham Saint-Jean Carignan Trois-Rivières Léry Rosemère Montréal Montréal Sainte-Dorothée François Belisle Yves Trègouet Patrick Howe Marc Beaulieu Dominic Paré Martin Coderre Patrick Dubeau Cari Brisson Laval-des-Rapides Vimont Duvernay Anjou Lemoyne Boucherville Saint-Eustache Joliette Patrick Brault Saint-Louis-de-Terrebonne Isabelle Moreau David Faucher Pascal Gélinas Mathieu Gaboury Patrick Malo Michel Tavares Sylvain Leclerc Redouan Boudid Jean-François Paradis EricSavard Eric Chayer Zoltan Empress Mathieu Lafontaine Magalie Boileau Patrick Malo Patrick Rodrigue Varennes Saint-Jean-Baptiste Drummondville Nicolet Beloeil Montréal Montréal Montréal Montréal Montréal Repentigny Saint-Laurent Montréal Brossard Dollard-des-Ormeaux Pierrefonds Denis Bilodeau Sébastien Naud Simon Chaurest Gino Côté Stéphane Giroux Eric Pilon Remi Khouzam Paul Crevier Nathalie Pomminville Nicholas Bordeleau Christian Gratton Edith Desmarais Patrick Lacerte David Fethière Robert Lafleur Michel Goulet Alain Gravel Martin Coutu Sébastien Gasse Vincent Loick Isabelle Sauvé Julie Landry Brossard Longueuil Blainville Farnham Candiac Léry Laprairie Chambly Montréal Saint-Tite Montréal Riviére-des-Prairies Sainte-Dorothée Laval-des-Rapides Pont-Viau Vimont Anjou Pointe-aux-Trembles Greenfield Park Varennes Saint-Hyacinthe Beloeil Jean-François Millette Cowansville Eric Bellemare Shav.ïnigan Nord se joint à ses abonnés pour féliciter tous les gagnants de même que tous les lève-tôt ayant participé à cette promotion.Brian Mulroney élections pourraient être remportées par n'importe lequel d'entre eux.Montréal 8251 SAINT-HUBERT(nordde Jarry) 385-1777 laval: 3820 SAINT-MARTIN 0.(coin Labelle) 688-1001 DÉBUT DE LA VENTE DE LA PHASE II DU VILLAGE MONT ORFORD Le seul site d'hébergement situé au pied des pistes du mont Orford («SKI IN» et «SKI OUT») un télésiège quadruple desservira le village dès l'hiver 88 ¦ \u2022-¦\u2022S v.' 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® AIR CANADA \u2022r o> c I fi i B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 30 JUIN 1988 Deux membres de Greenpeace arrêtés lors d'une manif contre les sous-marins nucléaires Presse Canadienne OTTAWA ¦ Deux membres du groupe écojogiste Greenpeace ont été arrêtés hier après avoir manifesté de manière inusitée leur opposition au projet du gouvernement federal d'acquérir des sous-marins à propulsion nucléaire.Simon Waters.40 ans.de Vancouver et Nelson Sawyer, 29 ans.de Montréal, ont été cueillis par la police après avoir fixé sur le mur extérieur de l'édifice du ministère de la Défense à Ottawa, à l'aide d'échelles et d'équipement d'alpinisme, des banderoles portant des slogans hostiles au projet fédéral.Pendant que leurs collègues commençaient leur cavalière escalade, des militants de Greenpeace ont arrêté la circulation automobile à proximité de l'immeuble.\u2022 Les banderoles ont rapidement été enlevées par les pompiers d'Ottawa.Les policiers de la capitale fédérale ont attendu calmement que les alpinistes d'occasion redescendent pour les arrêter.Ils ont été accusés d'atteinte à la propriété privée puis relâchés sans conditions.Amusé par l'incident, le ministre de la Défense nationale, M.Perrin Beatty s'est dit plus tard heureux de constater que les militants de Greenpeace soient aussi «attachés» à son ministère, pour s'y frotter d'aussi prêt.Ce n'est qu'un début Un porte-parole de Greenpeace, M.Steve Shallhorn, a déclaré par la suite au cours d'une conférence de presse que le groupe écologiste allait continuer à s'opposer vigoureusement à l'acquisition par le Canada de 10 à 12 sous-marins a propulsion nucléaire.«Il ne s'agit aujourd'hui que du début des manifestations d'opposition de Greenpeace au ridicule projet du Canada de faire construire ces sous-marins», a-t-il dit.Le groupe invoque quatre raisons pour s'opposer au projet gouvernemental: ¦ le coût reel du programme frisera les $50 milliards plutôt que les $8 milliards estimés par le gouvernement, ce qu'a rejeté hier un porte-parole des forces armées, le capitaine Keith Nesbitt, chargédu programme pour la marine canadienne; ¦ l'acquisition de ces sous-marins ne permettra pas au Canada d'accroître sa souveraineté dans l'Arctique, puisque leurs opérations seront coordonnées avec celles des États-Unis, une affirmation pondérée par le même porte-parole, qui assure que les pays occidentaux coordonnent leurs opérations sous-marines depuis longtemps avec succès pour des raisons de sécurité, comme on contrôle le trafic aérien; ¦ la présence de cette flotte augmenterait les risques d'accident nucléaire dans les eaux territoriales canadiennes et en haute mer.une inquiétude que ne partage pas les militaires; ¦ et.l'acquisition de ces sous-marins serait en contravention avec un traité de non-prolifération, signé par le Canada,' qui limite l'utilisation de la technologie nucléaire.\u2022 Selon M.Shallhorn, le Canada aurait assez de 12 frégates et de quatre destroyers pour assurer sa défense maritime., Le capitaine Nesbitt affirme pour sa part qu'une marine ne disposant que de 16 bâtiments de surface mais d'aucun sous-marin devrait alors absolument compter sur d'autres pays pour défendre le territoire canadien de façon efficace.Le ministre du Développement technologique du Québec, M.Pierre MacDonald, a présenté hier un document préparé par son ministère en prévision du sommet de la science et de la technologie qui aura lieu les 12,13 et 14 octobre.On y propose un plan d'investissement quinquennal de $11,85 milliards, ce qui représente «une croissance en dépenses de recherche scientifique et de développement expérimental de l'ordre de 10 p.cent par année pour l'ensemble des intervenants de l'économie québécoise», a indiqué le ministre.LASERPHOTO PC Recherche: les Québécois devront investir $12 milliards en cinq ans SOLDE 'SOLDE * SOLDE - DE SO SO SO SO SO SO Fermé vend.1*r juillet, ouvert samedi.DE DE DE DE DE DE HQfll PRSTOM 1243.BOULEVARD LAIRD.VILLE MONT-ROYAL ANDRÉ BELLEMARE de la Presse Canadienne QUÉBEC ¦ La société québécoise devrait, au cours des cinq prochaines années, consacrer $11,85 milliards en recherche scientifique et en développement expérimental pour atteindre 2 p.cent du produit intérieur brut.Pour ce faire, le Québec aurait intérêt aussi à se doter d'un fonds technologique constitué d'une somme de $300 millions sur une période de cinq ans.Sans ce minimum de ressources, la maîtrise de notre avenir technologique risque d'être compromise.Ces propositions se retrouvent dans un document qu'a préparé le ministère du Commerce extérieur et du Développement technologique en prévision du sommet de la science et de la technologie qui aura lieu les 12, 13 et 14 octobre.«Ce plan d'investissement et de financement représente une croissance en dépenses de recherche scientifique et de développement expérimental de l'ordre de 10 p.cent par année pour l'ensemble des intervenants de l'économie québécoise», a indiqué hier le ministre du Commerce extérieur et du Développement technologique, Pierre MacDonald, en rendant public le document de 103 pages.«Cet objectif est ambitieux mais il n'est pas irréaliste, compte tenu que ce taux de croissance a déjà été réalisé dans d'autres pays», a-t-il ajouté.M.MacDonald a expliqué que le but sera atteint à la condition expresse que l'entreprise privée s'implique davantage financièrement et que le gouvernement fédéral accorde plus de contrats d'activités scientifiques et techniques au Québec.Somme toute le Québec mise surtout sur Ottawa et l'entreprise privée pour réaliser ses objectifs.À ce propos, le ministre a précisé que le fédéral devra notamment maximiser au Québec les retombées de l'Agence spatiale canadienne.Pour sa part, le gouvernement du Québec poursuivra et accentuera ses mesures de soutien dans le domaine de la fiscalité, du fai-re-fairc, de la valorisation industrielle de la recherche et de l'innovation.En somme.la répartition du financement de la recherche et du développement par intervenant, en pourcentage, devrait s'établir de la façon suivante en 1992: gouvernement fédéral, 30.9 p.cent (comparativement à 30 p.cent aujourd'hui); l'entreprise privée.48.5 p.cent (44.7 p.cent ); l'enseignement supérieur, 6,5 p.cent ( 6,4 p.cent ), le gouvernement du Québec, 7,1 p.cent ( 11 p.cent) et les autres, 6,9 p.cent (7,8 p.cent).Par rapport aux autres pays industrialisés, le Québec se situe au septième rang au chapitre des dépenses per capita et en pourcentage du PIB dans le domaine de la recherche et du développement technologiques avec 1,33 p.cent ($1,4 milliard).Les États-Unis y consacrent $152,5 milliards ou 2,83 p.cent de leur PIB, l'Allemagne, 2,66 p.cent, le lapon, 2,62 p.cent, la France, 2,31 p.cent, le Royaume-Uni, 2,33 p.cent, et le Canada, 1,36 p.cent.Si on réussit à atteindre l'objectif du 2 p.cent en 1992, le gouvernement du Québec pourra alors viser le 3 p.cent du PIB consacré au développement de la recherche scientifique.La part d'Ottawa «Un atteignant 2 p.cent, nous nous situerons parmi les cinq ou six premiers pays membres de l'OCDE.Il s'agira là d'une première étape qui sera réalisable si tous les intervenants travaillent très fort; il est d'une absolue nécessité que les entreprises soutiennent la concurrence pour assurer la survie de cette industrie de pointe», a dit le ministre Mac-Donald.Si celui-ci compte beaucoup sur le dynamisme du secteur privé, il espère aussi et surtout qu'un équilibre s'établisse dans la répartition des dépenses du gouvernement canadien dans ce.domaine, ce qui n'est pas le cas présentement.À titre d'exemple, le document signale qu'au chapitre des contrats fédéraux en activités scientifiques et techniques, le Québec n'obtient qu'environ 10 p.cent de la valeur totale en provenance d'Ottawa.Pour un dollar dépensé par le gouvernement québécois en 1985 en recherche et développement, le fédéral en consacrait $2.70 au Québec alors qu'il en consacrait $10.20 en Ontario, selon les mêmes proportions.Je l'ai pas manquée! TOUT L'ÉTÉ, DIRECT FILM VOUS OFFRE Non, je ne l'ai pas manquée! 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officielles vieille de 19 ans, dans le but d'accroitre la qua/itité de services bilingues offerts par le gouvernement fédéral.D'autres amendements ont été mis de l'avant par d'autres députés tories qui craignent que la nouvelle législation ne soit discriminatoire envers les fonctionnaires unilingues anglais.Les quelque 140 amendements s'ajouteraient aux 45 proposés par un comité parlementaire et appuyés par le gouvernement quand le projet de loi est revenu devant le Parlement lundi dernier.Le ministre de la justice, Ray Hnatyshyn a dit lundi qu'il s'attendait à ce que le projet de loi soit adopté aux Communes au début du mois de juillet, avant de prendre le chemin du Sénat.Les deux partis d'opposition appuient le projet, qui garantit notamment l'accès aux tribunaux autant en français qu'en anglais, et permet à un plus grand nombre de fonctionnaires de travailler dans la langue officielle de leur choix.D'autres dispositions du projet de loi prévoient l'instauration de nouveaux districts bilingues, dans lesquels le gouvernement fédéral devrait offrir ses services dans les deux langues officielles, et c'est entre autre contre ces dispositions qu'en ont les «dinosaures».La loi prévoierait la création de ces districts bilingues là où la demande serait suffisamment importante.Les députés opposés au projet de législation voudraient que ce concept soit clarifié dans le texte de loi.Il y a beaucoup d'emplois pour les étudiants Presse Canadienne QUliBLC ¦ Christine Poirier, 18 ans, n'a pas chômé longtemps.Le lendemain de son dernier examen au cégep, elle déniche un emploi de serveuse dans un restaurant à la mode de la Grande Allée à Québec.«Moi, les centres d'emplois pour étudiants, je n'y suis allée qu'une fois.Mes \"jobs\", je me les suis trouvées toute seule.» Christine Poirier n'est pas la seule à trouver facilement un emploi d'été.Pour la première fois, les offres d'emplois aux étudiants surpassent presque les demandes.Cet été s'annonce excellent pour les jeunes en quête de travail.Les centres d'emplois du Canada pour étudiants (CECE) et le Placement étudiant du Québec (PEC) comptent 53 000 étudiants inscrits, soit presque la moitié des années précédentes où il y en avait entre 60 000 et 100 000.Tout cela n'a rien de tragique en fait et ça représente une situation idéale pour les centres d'emplois pour les jeunes au Québec.Mme Sylvie Bourque, responsable au PEC, estime que cette année on a réussi à placer deux fois plus d'étudiants que l'an passé, soit 6 000 environ contre 3 000, et l'été ne fait que commencer.Depuis une semaine, les étudiants du secondaire qui ont terminé leur classe viennent augmenter les demandes.«Ça dépasse toutes nos espérances», lance Mme Bourque.«Les offres d'emplois et les placements surpassent ceux de l'été des Olympiques de 1976 où l'on avait battu tous les records.» 11 y a 56 000 emplois offerts comparativement à 43 000 l'an dernier, une' augmentation de 127 p.cent.«En 1982, le taux de chômage chez les étudiants dépassait les 16 p.cent, en 1986 cela tombait à 12 p.cent et cette année on l'évalue à 10 p.cent», raconte M.Robert Sencz, consultant régional à l'emploi pour le gouvernement fédéral, i LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 30 JUIN 1988 \u2022 B7 Le Musée des Beaux-Arts de nouveau étanche Presse Canadienne OTTA WA ¦ L'entrepreneur qui a posé les joints d'étanchéité au nouveau Musée national des beaux-arts, a dès le début de la semaine réparé les matériaux défectueux qui avaient laissé l'eau s'infiltrer dans l'édifice au cours d'un violent orage survenu durant la fin de semaine.Ces travaux n'ont rien coûté au musée ni aux contribuables, a précisé Mlle Helen Murphy, porte-parole du musée, en précisant que le nouvel édifice n'était pas un sas comme l'ancien.«N'oubliez pas que nous avons ici quelque chose comme deux hectares de fenêtres et l'équivalent de plusieurs kilomètres de joints.S'il y a eu des fuites à seulement trois endroits durant un violent orage accompagné de vents très forts, cela signifie pour moi que l'édifice est bien construit», a ajouté Mlle Murphy.«C'est un accident qui, nous en étions surs, devait survenir un jour ou l'autre», a-t-elle noté.Aucune oeuvre d'art n'a été endommagée dans le musée inaugurée il y a à peine cinq semaines.$400 d'amende à un juge du N.-B.Presse Canadienne MONCTON.N.B.¦ Un juge de la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick a été condamné hier à payer $400 d'amende, et a perdu son permis de conduire pour trois mois, pour avoir refusé de subir un alcootest.Le juge Paul Thériault a été arrêté à Moncton le 13 juin après avoir été vu, par trois témoins, essayant avec difficulté de pénétrer dans sa voiture.Les témoins ont tenté de persuader M.Thériault de ne pas utiliser son automobile.Comme il refusait, ils ont placé leurs véhicules devant le sien et ont appelé la police.M.le juge aurait ensuite refusé de se soumettre à un alcootest à deux reprises, sur les lieux dé l'incident puis au poste de police.L'avocat de M.Thériault, Me lames Letcher, a indiqué que son client avait dû s'abstenir de siéger en attendant que sa propre cause soit entendue.Il a ajouté qu'à sa connaissance M.Thériault devrait retourner bientôt sur le banc.BRANCHES-TOI SUR NOS VIDÉOS LE PLUS BAS PRIX VV£r WVOU LA DIFFEREHCEl/NSS s/ S jomeis vous trouve; un de nos crticles annoncé à moins cher aiiiours, nous serions prêts à égaliser ce prix.& ço se produisait dans les 15 jours survanl un achat chef nous: nous vous rembourserions la A A aiîlôrence.plus 25% sous forme de no'e w de credit.C est du vrai.Voyez les dotciis enmagosin.TECHNOVOX VIDÉO VHS Affichage à l'écran \u2022Convertisseur \u2022Télécommande infrarouge \u2022 HQ Haute Qualité d'Image \u2022Programmation 8 émissions / 14 jours I I ItCJI TDK Cassette Vidéo^JÎ 120 HS 5.99$:y ch VIDEO VHS it.\u2022Stéréo dolby \u2022Télécommande Infrarouge \u2022Programmation o I écran \u20226 émissions/ 1 an \u2022Nouveau format compact Amitsubishi VIDEO VHS HI-FI avec Affichage à l'écran RABAIS sur chaque : VIDEO j avec ce 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