La presse, 9 juillet 1988, K. Arts et spectacles
[" I Arts et spectacles f:; littérature Arts plastiques Disques et vidéos Bjestaurants Vins LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 9 JUILLET 1988 Jeanne d'Arc revisitée par Hubert Monteilhet JEAN BASILE collaboration spéciale ubert Monteilhet est un auteur de roman policier et un homme féru d'histoire.Ce curieux accord qui se réalisa chez Agatha Christie dans Meurtre sur le Nil, par exemple, s'harmonise potir Hubert Monteilhet dans Jeanne d'Arc, un énorme livre de huit cents pages intitulé naturellement La Pucelle'.On* sait que le sujet est inépuisable puisqu'il s'agit* d'un délire ou, si l'on veut, d'un mythe.Malgré les textes authentiques d'un procès odieux, personne ne peut dire vraiment qui fut cette jeune fille étrange qui représenta l'innocence, la pureté, le patriotisme, le courage et qui mourut écrasée par la médiocrité des hommes et 19' le poids des enjeux politiques pour lesquels se battaient les Français, les Anglais et les Bourguignons, f Comment expliquer l'inexplicable ?Hubert Monteilhet a choisi habilement la forme de l'enquête.Le narrateur de ce récit est un jeune Vénitien, Pietro Condulmer.Il est mandaté en France par le pape pour lui faire rapport des événements qui se passent en France au moment même où Jeanne d'Arc entend ses Voix qui lui disent, on le sait, de « bouter les Anglais dehors ».Pietro Condulmer, comme ambassadeur officieux du pape, s'introduira partout, fera même campagne au côté de la Pucelle, assistera à son procès et verra sa mort.11 rencontrera tout le » monde, Charles VU compris, mais aussi l'affreux Warwick.Gilles de Rais lui fera une passe.Cau-chon le confessera.Ce Pietro est d'ailleurs un jeune homme plein de charmes qui passe une bonne partie de son temps à tomber les femmes.Il a de l'humour, parfois de l'arrogance.En bon citoyen riche d'une République qui préfère la diplomatie et les traites à la.violence, il juge avec mépris la furie des forces combattantes.II trouve tout cela barbare et inutile.Venise, un peu encombrante dans le livre d'Hubert Monteilhet, devient en, quelque sorte le modèle politique et social d'une démocratie mercantile moderne dirigée par une ploutocratie intelligente et habile.Les Voix de qui?Hubert Monteilhet tient surtout à gommer au- \u2022 tant que possible l'image d'une jeune femme exaltée qui entend des Voix.Il n'y a pas de Voix pour Hubert Monteilhet.Jeanne d'Arc en entend mais ce ne sont pas des voix d'anges ou de saints.La magie est ailleurs, beaucoup plus réaliste et beau1 coup plus dangereuse.Pourtant Jeanne d'Arc n'était pas menteuse et elle les, entendait bel et bien ces Voix.Alors ?C'est là que le roman policier commence.Les explications très cartésiennes que nous donnent Hubert Monteilhet à travers son personnage de Pietro Condulmer sont étranges mais tout à fait acceptables.Des historiens les ont d'ailleurs évoquées.Si on ne les a pas retenues, c'est qu'elles ne faisaient l'affaire de personne, ni des Français qui avaient besoin d'une sainte, ni des Anglais qui ne pouvaient, accepter le rôle odieux d'un des leurs, ni de l'Église qui ne sort pas grandie de cette affaire.Hubert Monteilhet en profite pour remettre en question bien des idées reçues.Cauchon n'est plus tout à fait l'être infâme vendu aux Anglais que ' l'on a fait de lui.Il y a le portrait d'un inquisiteur f dominicain qui explique au narrateur ce qu'est vraiment l'Inquisition et c'est assez déconcertant.Hubert Monteilhet tient tout un discours sur Gilles de Rais, compagnon de Jeanne d'Arc et qui finit, on le sait, dans le meurtre de masse.Puisque les Voix divines ne sauvaient pas Jeanne d'Arc, se disait-il, pourquoi les voix du diable ne lui se voir Jeanne d'Arc en page K2 ^DIMANCHE Jazz LUNDI S.»-.: m Richard Bohringer Ce bouquin, c'est une déclaration d'amour, urfe confidence, un morceau de musique fait avec des mots très simples LUC PERREAULT Richard Bohringer a le visage ravagé de ceux qui ont beaucoup bourlingué.Son physique le destinait à incarner les personnages de durs.Quant à sa voix, rauque, cassée, inimitable, c'est celle feutrée d'un soliste de jazz.Normal puisqu'il une autre époque de sa vie, le jazz constituait son principal point d'ancrage.Pourtant, derrière cette masse trapue se cache un grand coeur.On l'avait deviné chez le Pelo du Grand Chemin.Avec C'est beau une ville la nuit, il donne libre cours à sa petite musique intime.Seulement cette fois, ce n'est plus l'acteur qui parle mais l'écrivain.« C'est un bouquin d'errance, de désespérance et d'espérance, dira-t-il.Tout est .vrai.Il n'y a pas un mot de mensonge.Simplement, les moments très durs ont été transcendés.Je n'ai pas voulu régler de comptes avec la vie.Je suis arrivé à un moment où je n'en vois plus la nécessité.C'est une perte de temps incroyable.D'autant que de régler des comptes ça empêche l'espoir de vivre.Ce bouquin, c'est une déclaration d'amour à la vie, c'est une déclaration d'amour à la femme, c'est une déclaration d'amour à ma fille et aux enfants à venir et à tous mes frères et mes soeurs d'errance.C'est une confidence, ce bouquin, un morceau de musique fait avec des mots très simples.» Ce livre, il dit le porter en lui depuis toujours.Une nouvelle écrite il y a vingt ans (Le Temps perdu) contenait déjà la phrase qui a donné son titre au bouquin.On en avait même fait un court métrage à l'époque.C'est beau une ville la nuit n'est pas une autobiographie.Les autobiographes, selon lui, ignorent le travail sur la langue, sur la musique des mots.Lui a voulu faire l'inverse.Non pas raconter sa vie mais réunir des fragments arrachés à sa vie.Le plaisir « C'est des bouts-lambeaux, explique Bohringer.Comme des nuages qui courent vite dans le ciel.» Il s'exprime far images.Mais qu'il s'agisse de la parole ou de l'écriture, c'est toujours le même cinéma, le sien.I T voir BOHRINGER en page k \u2022I | PHOTO ROBERT NAOON, LA PRESSE Lettre ouverte à Bob Dylan MARDI Littérature \\ Cinéma MERCREDI Rock M.Robert Zimmerman Aux soins du maître de poste États-Unis d'Amérique Cher Bob, Je sais que l'on peut aussi vous appeler Bobby, ou Zimmy, comme vous l'avez concédé dans Gotta Serve Somebody; je me contenterai de Bob.Par périodes, votre nom revient dans l'actualité; des retours sporadiques souvent accueillis par des haussements d'épaules de la part de ceux qui, il y a vingt ans, ne juraient que par vous; pire, par l'indifférence quasi-totale des plus jeunes, qui \u2014 comment pourrait-il en être autrement ?\u2014 ne seront jamais en mesure de vraiment saisir l'ampleur de la révolution déclenchée par Highway 61 Revisited, non plus que la charge d'émotion portée par la poésie de Blonde On Blonde ou de John Wesley Harding.Il reste les inconditionnels comme moi; ceux qui sont incapables de déambuler devant l'immeuble du Gerde's Folk City, sur la 4e Rue à New York, sans frissonner; ceux qui, de microsillon en microsillon, attendent.mais quoi, au juste ?Je sais bien qu'on a toujours trop attendu de vous.À notre décharge, avouez que vous avez toujours cultivé l'ambiguïté comme d'autres, les plants de tomates.Chcrche-t-on la Réponse \u2014 avec un grand R \u2014 dans les phrases que vous alignez ?Vous vous empressez de proclamer que vous n'êtes qu'un humble musicien essayant à la fois de vous amuser et de plaire au public; et vous entrez en studio avec Johnny Cash pour endisquer Nashville Skyline*.Espère-ton alors de nouveaux bijoux de mélodie et de musique comme il y en eut encore récemment sur Slow Train Corning ou sur Street-Legal?Vous revendiquez le droit à l'hermétisme, vous affirme/, la supériorité de la parole et vous prêchez, littéralement.N'avez-vous pas déjà dit : « Mon truc ne s'adressait qu'à un groupe de gens qui se trouvaient sur la même Ion- voir BOB DYLAN en page K4 JEUDI Théâtre LETTRES QUÉBÉCOISES Raymond Hé tu Pour guérir du mal de mere - récit ¦ ' Louis-Paul Béguin et Raymond Hétu A LIRE EN PACE K 3 VIDEOS Wall Street: les nouveaux rapaces A LIRE EN PAGE K5 CONCEPTION JEAN BRUNEAU iiaiiim m mnwniuii m muni h m i liTTHin ' i moquai: VENDREDI Groupies K2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 9 JuiLLtT ibBB LITTÉRATURE BOHRINCER Richard Bohringer SUITE DE LA PACE K1 Il parle du plaisir d'écrire.De ce plaisir palpable qui exige un effon mais aussi un rythme, presque un rituel.« |e ne peux pas écrire plus d'une heure et demie dans une journée, l'ai besoin d'une énergie physique pour écrire.J'ai besoin du moment où je suis plus près du bonheur d'écrire.Ce moment, il a besoin d'être fort.C'est pourquoi je n'écris pas à la main.I écris à la machine.|e tape avec un doigt.Il y a un effort physique.À cette vi- tesse, avant d'écrire un mot, je ais si je vais le garder ou pas.Et puis, il y a un objet qui est un objet ami avec sa forme et sa structure.C'est pas une machine électrique sophistiquée mais une vieille Underwood qui sonne au bout de chaque ligne.» Certains moments, de son propre aveu, furent laborieux.D'autres au contraire lui ont procuré d'intenses satisfactions.Parfois une page entière qu'il se relisait tout haut n'avait besoin que de fort peu de retouches.« Le livre, c'est une récompense en soi.Le livre en lui-même : l'épaisseur, la matière, l'objet.C'est d'abord ça.À d'autres moments, c'est l'intérieur, le coeur, tout ce qui puise bien.» L'errance Entre 17 et 35 ans, il a connu l'errance.Il a voyagé un peu partout à travers le monde.11 a croisé les derniers beatniks.Il a traversé l'histoire des mouvements musicaux, du jazz be-bop au jazz moderne, du free jazz à la pop-music.Pour gagner sa croûte, il fut tour à tour plongeur de restaurant ou conducteur de camions.Des boulots le plus souvent alimentaires, de courte durée.Il a fait alterner les métiers manuels avec d'autres plus intellectuels comme le journalisme et la littérature.Il compte d'ailleurs à son actif trois pièces de théâtre (dont deux ont déjà été montées) et une dizaine de scénarios de films.Ses amis n'étaient pas seulement musiciens mais peintres et artistes.« On pouvait découvrir des mois après que celui qui vous avait offert un café était un grand artiste, l'ai l'impression qu'aujourd'hui les \"artistes\" sont beaucoup moins généreux qu'avant, beaucoup moins curieux des anonymes comme j'étais.» Au milieu de ses errances, un jour, Andy Warhol l'invite dans son loft new-yorkais.« |'ai rien compris sur le coup.Pourquoi il filme un mec qui dort ?» L'existence pour lui à cette époque n'avait de sens que la nuit.D'où le titre de son bouquin qui n'est pas juste une métaphore.« Les villes étaient très maternelles avant, la nuit, dit-il.l'exis-tais.Le jour était fait de conventions, de schémas.|e ne pouvais pas y vivre.On a aussi des compromis la nuit mais ils me paraissent plus libres, plus à ma portée, le me déplaçais mieux la nuit.Mais maintenant, j'aime aussi le jour, j'aime le soleil.» Les cinq années les plus noires de sa vie ont été marquées par la drogue.« L'héroine, c'est abominable.C'est une vraie saloperie.La drogue ne m'a jamais rien donné.Elle m'a apporté la connaissance de ça, comme un ethnologue romantique et désespéré, mais elle ne m'a rien donné de vivant.Elle m'a transformé en algue et en algue morte, en gisant, en bois mort, en humanité morte.Elle m'a apporté le mensonge, la duplicité.|e crois même qu'elle m'a pris quelque chose d'irréversible.Aujourd'hui, il pourrait m'arriver les pires choses dans la vie, je sais que c'est terminé.Ce qui m'inquiète, c'est que ça prenne des proportions incroyables.Dans le monde, il y a maintenant une nation de junkies et dans cette nation de junkies, il y a des gens absolument magnifiques qui, au hasard de leur désespérance, n'en reviendront jamais.» Le timide « l'ai fait 120 films comme figurant, comme stagiaire à la mise en scène, comme aspirant à la régie, comme scénariste.Un jour, on m'a dit : tu voudrais pas ouvrir la porte ?|e ne pouvais pas ouvrir la porte.Et on me remplaçait, l'étais très mauvais.J'arrivais à rien faire.Une phrase : bonjour.C'était pas possible, l'oubliais le mot.l'avais des trous de mémoire.Puis, je suis monté sur scène avec le groupe rock que j'avais mis sur pied et, moi qui pensais ne jamais pouvoir monter sur une scène, je me suis laissé entrainer volontairement.|c ne savais pas ce qui allait m'arriver.De ce jour-là, c'a été mieux, l'avais déchiré une inhibition, une dérision tellement grande qu'elle m'empêchait de m'exprimer devant plus de deux personnes.« |e suis un grand timide.Tout est difficile pour moi.Mais je combats, l'étais incapable de me lever au restaurant, traverser la salle pour aller aux toilettes.C'était abominable.L'alcool m'a aidé à dire non.C'est pour ça que je suis resté longtemps alcoolique.Un ivrechoc Malgré la révolution féministe, le docteur Russianoff, psychologue américaine, a constaté que certaines femmes étaient encore très dépendantes de l'homme de leur vie.Elle n donc écrit le présent livre pour les aider à devenir libres de dépendance sexuelle et plus sûres d'elles-mêmes émotionnellement et financièrement, à apprivoiser leur solitude et a vivre des amitiés féminines et masculines plus enrichissantes.206 pages.la presse ¦ Vous pouvez commander par téléphone en utilisant votre une VISA ou MASTER- CARD.Vous pouvez recevoir ce livre Prix rcfuher d'abonné l°.05S I5.95S Au.«t imfr chez htihiuti Vous pouvez commander par telephone en utilisant votre carte VISA ou MASTERCARD.Vous pouvez recevoir ce livre Edition» La Pres»e, Ltée en remplissant et en retour- 44, Saint-Antoine Oo*«t nant ce coupon aux Montré»! (Queboe) H2T US Nom Adresse Ville \u2014 Province.Code postal.?Chèque ?Mandat Tél.(-)- ?VISA ?MASTERCARD N° _,__ Date d'expiration - Prière de noter que les échanges et les remboursements ne sont pas acceptés.Prix du livre _ ?frais de manutention 1,50S Montant total ci-joint - s s s LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 JUILLET 1988 K3 LITTERATURE Louis-Paul Béguin et Raymond Hétu JEAN ¦ASILE collaboration spéciale Louis-Paul Béguin n'écrit plus dans les journaux, hélas.On aimait ses chroniques de langue française parce qu'elles étaient raffinées mais simples.Il voyait le français comme une langue sure, solidement bâtie, une langue vivante.Il croyait que la littérature est sur quoi l'on .construit une langue, disciple par là même de Lit (ré qui fut maître de Robert.On lui doit des ouvrages techniques (un Vocabulaire correctif des assurances, par exemple), mais les.lettres sont sa passion.Son dernier ouvrage de littérature s'intitule Parcours parallèles !, Ce sont.des «pages de journal» comme on avait coutume d'en publier autrefois.On devine que ces «journaux» littéraires, ceux de Gide, de Léautaud, de Green, etc.,.sont des oeuvres de plein droit.On les écrit pour les publier.Louis-Paul Béguin a retenu pour l'heure une période allant de 1984 à 1986.C'est assez court.Mais le genre est souple, comme la correspondance.Louis-Paul Béguin a donc toute latitude pour commenter ad lib l'actualité sociale ou politique, que ce soit la visite à Montréal de Jean-Pau! II ou une apparition de Michael Jackson à la télévision.Il peut aussi évoquer ses souvenirs d'en- fance, quand il vivait en Picardie dont il est originaire, ou d'adolescence quand il tentait sa chance à New York avant de venir s'installer au Québec en 1964.On ne s'étonnera pourtant pas si Louis-Paul Béguin écrit beaucoup sur la langue et surtout sur les mots qu'il aime.Qu'il parle de hot dog, de raifort, de rémoulade, de cretons (Louis-Paul Béguin semble aimer la bonne table!), il le fait toujours avec clarté et humour.Parfois il est poète.Il faut lire le paragraphe consacré au mot «ajets», un mot qu'il trouve «très doux à prononcer».C'est adorable, amusant.On apprend en quelques lignes comment voyage un vocable, comment il se forme et se déforme.En général, il admet que «certains mots régionaux ont encore beaucoup de charme».Là encore il se situe dans la grande lignée de Littré.il ne faudrait pas croire que le discours linguistique de Louis-Paul Béguin est austère.Son expérience du journalisme, un bon sens profond, son amour évident de la langue comme vie, sa conscience lui font éviter au contraire tout pédantisme.Il n'oublie jamais que nous sommes au Québec, avec des spécificités.C'est ce qui rend ses commentaires si vivants, si convaincants.Une langue existe sur un territoire.Louis-Paul Béguin en tient compte s'il tient la littérature pour essentielle dans la formation et la conservation d'une langue; il sait aussi que la langue est BANDES DESSINEES Trois titres.difficiles à retenir PIERRE MUET collaboration spéciale Vous me direz que ce n'est pas tout le monde qui peut s'appeler Schtroumpf.C'est vrai.Mais de temps en temps, on dirait presque que les auteurs ou les éditeurs font exprès pour compliquer la tâche du pauvre critique \u2014 et du même coup de ses lecteurs \u2014 en donnant à certains albums des titres ou des pages couvertures absolument pas mémorables.C'est un peu le cas des trois albums de cette semaine, et c'est d'autant plus regrettable, car il s'agit de trois trucs excellents.Prenez Soda.Oui, Soda.C'est le nom de la série et c'est aussi le surnom du héros, ce qui à mon avis est loin d'être une trouvaille.Qui plus est, on a donne à cette série (deux tomes parus) une maquette de couverture franchement horrible.Parlant de «tome», c'est ironiquement le nom du scénariste.Les dessins, plutôt efficaces, sont de Warnant.je ne vous cache pas qu'à cause de ce titre et de cette allure, j'ai pris du temps à m'y mettre.Mais, ô surprise! ça valait l'effort.Bon.d'accord, comme pour le tiers des BD belges, ça se passe dans un Harlem que les auteurs n'ont jamais vu; mais cela dit, l'argument est intéressant.Un flic fait son métier déguisé en « clergyman ».Pour ne pas faire de peine à sa mère, chez qui il habite encore.Et dans le deuxième tome (de Tome!) Lettres à Satan ', ça se complique d'un dactylo hanté.Allez-y voir, quitte à recouvrir la couverture de papier brun.)'ai eu aussi un peu de difficulté à m'embarquer dans la suite des aventures de Théodore Poussin.En fait, c'est au troisième album, intitulé.Marie Vérité2, que j'ai véritablement découvert que c'était fort passionnant, et particulièrement bien dessiné.Encore que j'aimerais bien qu'on m'explique pourquoi les lunettes du héros reflètent toujours le même petit carré.Mais je ne vous conseille pas de faire comme moi: commencez plutôt par le début, Capitaine Stcene.C'est d^jà assez compliqué comme ça.Mais entre nous, Théodore Poussin, Marie Vérité, tout un beau programme.comme dirait l'autre.Enfin, une incursion dans la BD américaine.Cette fois-ci, c'est plutôt l'argument dont je me méfiais surtout.Les héros s'appellent Calvin et Hobbes, c'est de Bill Watterson, et l'album a pour titre Something Under the Bed Is Drooling^.On pourrait traduire par «Il y a quelque chose sous le lit et ça bave».Si j'y allais à reculons, c'est que ça raconte tout bonnement les aventures d'un enfant yuppie et de son tigre en peluche.A priori, tout un duo.Mais soyons sérieux, j'ai adoré ça.C'est plein d'imagination, très drôle, et ça évoque l'univers absurde et délirant que peut être le monde à travers les yeux d'un enfant.Yuppie ou pas.SODA 2.LETTRES A SATAN.Warnant et Tome, éditions Dudu;s.THEODORE POUSSIN 5.MARIE.VÉRITÉ, Frank Le Call et Varro, éditions Dupuis.SOMETHING UNDER THE BED IS DROOLING, par Bill Watterson.à tout le monde et qu'on la parle dans la rue.Il a ses opinions et les défend sans aucun souci du paraître.Il n'aime pas les phrases longues.Il déteste le «jouai », le dit et le redit.Il n'aime pas l'américanisation de la chanson.Ses deux grands hommes sont de Gaulle et René Lévesquc.Parmi les autres faiseurs de chansons qu'il respecte, il faut citer Claude Dubois, André Claveau.Ses écrivains sont Colette, Gide.Il polémique avec The Gazette.Il pense que la qualité moyenne du français s est améliorée au Québec.Son maître est Léautaud, dont il partage la passion pour les animaux et l'horreur pour tout ce qui est faux, composé, vulgaire.Il est d'ailleurs fondateur des Amis de Paul Léautaud.La mode ne l'impressionne pas, pas même les modes en linguistique.Il cite Saussure du bout des lèvres.Pas un mot sur Jakobson et autres.À d'autres les délires des langues! Louis-Paul Béguin croit fermement qu'il faut avoir les pieds sur terre.«Le langage, écrit-il drôlement, est tout un cinéma!» D'ailleurs on trouvera bien des choses dans ces «pages de journal ».Louis-Paul Béguin parle naturellement beaucoup de littérature.Les livres sont ses meilleurs amis.Mais il raconte aussi, se souvient, prend position.11 s'avoue féministe, dénonce la sodomie, il est plus ou moins anticlérical.Pourtant il aime l'abbé Mugnier, qui lui aussi tenait un journal.Bien entendu, Louis-Paul Béguin n'est ni moderne, ni postmoderne.Ces mots ne l'intéressent pas, encore moins ce qu'ils recouvrent de pincé et de froid.Ainsi, il ose parler d'opérette et de Ray-naldo Hahn dont il se souvient comme d'un jeune homme viril, latin et passionné.Ça ne l'empêche aucunement d'évoquer Mme dePompadour entre Elvis Presley et Lacan.En fait, il ose parler de tout sans apprêt, comme il le pense et l'entend.Ces «pages de journal» sont tout le contraire de traditionnelles.Louis-Paul Béguin s'y engage avec tout le charme dont il dispose, avec une vraie bonté qui le rend indulgent pour les fautes (sauf les fautes de français) et optimiste même s'il se définit dans son journal comme «pessimiste».Si ces «pages de journal» font partie d'un ensemble plus large, on espère bien le lire un jour.En attendant, il faudra se suffire de cet ouvrage policé, ouvert sur les MARCHÉ v \u2022 du Livre ACHETONS it VENDONS \"COMPACT DISC\" LIVRES B.D.DISQUES CASSETTES Neufs ou Usagés 455 est do Maisonneuve (tnal« Boni) 288-4342 DISQUES 288-4350 LIVRES L'ECHANGE ACHETE ET VEND AU MEILLEUR PRIX disques, lîvres,cas§eMes, compact dise usagés 3694 et St-Denis qualité 849-1913 MÉTRO SHERBROOKE 713 est Mt-Royal 523-6389 MÉTRO MT-ROYAL 1\t\t\t$7; SURPLUS DE MARCHANDISE SACRIFIÉ À DES PRIX INIMAGINABLES\t\t\t JUSQU'À 90% DE RABAIS SUR BEAUCOUP DE LIVRES EN MAGASIN\t\t1N V.- AN» 1».-.».¦ .\".\\>-l 'V «s 9269, RUE IAJEUNESSE 2 (COIN RUE CHABANEL) $%; 388-2362\t (STATIONNEMENT RÉSERVÉ POUR NOS CLIENTS.EN FACE ' DE LA LIBRAIRIE.A LA STATION - SERVICE CHAMPLAINI\t\t\t Des folios pour votre été Jeanne Boulin Le Grand Feu êtres humains, modeste, lucide sans jamais être cynique.Impertinent aussi par moment.Dans les lignes qu'il consacre au condom, Louis-Paul Béguin rappelle que Bossuet, qui prêcha devant Louis XIV, était évoque de Condom, une petite ville du Gers.Histoire de mère Il est toujours très difficile de s'apercevoir que l'on n'est pas aimé.Quand il s'agit de sa mère, ça fait mal.Raymond Hétu a décidé de prendre la vache par les cornes et publie Pour guérir du mal de mère2, un titre bien complaisant.Le récit vaut beaucoup mieux que ce jeu de mots.C'est l'histoire, vraisemblablement autobiographique, d'un homme qui, adulte, revit son histoire d'enfant au centre de laquelle se trouve la mère.Mais cette mère est odieuse.C'est une spécialiste du chantage, de la double contrainte.Elle a la main leste.Les mères haies ne sont pas rares en littérature.On songe à Hervé Bazin, a François Mauriac et surtout à Jules Renard.Qui ne se souvient pas de Poil de carotte et de son «tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin »?Mais Raymond Hétu, s'il intitule son livre un «récit», ne va pas jusqu'à l'outrage que la fiction, ce masque, permet.Le lecteur reste donc très près du sujet au fur et à mesure que l'auteur évoque ses souvenirs.Il y a aussi chez Raymond Hétu une tendance au sentimentalisme, tout à fait compréhensible dans la vie, moins bienvenue en littérature.C'est pourquoi on a l'impression que Raymond Hétu n'a pas toujours su choisir entre un livre qui serait un livre et une dissertation de psychologie.Du moins, il nous apprend que le conflit mère-fils peut être violent et que le fils n'a pas toujours tort.On le sait.Encore faut-il le dire.Et Raymond Hétu le dit bien, avec une élégance toute classique et un soin dans une vérité dont bien des hommes connaissent la valeur ambiguë quand ils évoquent leur mère.On a beaucoup parlé de la mère dominatrice et de l'absence du père dans la littérature québécoise.En voilà un autre exemple.1.PARCOURS PARALLELES, pages de journal, par Louis-Paul Béguin, 180 pages, éditions Janus.2.POUR GUERIR OU MAL DE MERE, par Raymond Hetu.récit, 124 pages, editions VLB.Raymond Hétu Pour guérir du mal de mère récit les best-sellers Fiction et biographies\t\t\t 1 L'épopée du buveur d'eau\tJohn Irving\tSeuil\t(3)' 2 Le corbeau et les renardes\tFrançoise Dorin\tFlammarion\t(21 3 Échine\tP.Djian\tBarrault\t(7) 4 Replay\tKen Grimwood\tSeuil\t(2) 5 Ne pleure pas, ma belle\tM.Higgins-Clarfc\tAlbin Michel\t(10) 6 Le premier jardin\tAnne Hébert\tSeuil\t(15) 7 La femme sous l'horizon\tY.Queffelec\tJulliard .\t(1) B Running Man\tStephen King\tAlbin Michel\t(2) 9 Les nouvelles confessions\tW.Boyd\tSeuil\t(1) 10 Présumé innoceni\tScott Turow\tAlbin Michel\td) Ouvrages généraux\t\t\t 1 Le défi alimentaire de la femme\tL.Lambert-Lagacé\tL'Homme\t(8) 2 Bibliothèque idéale\tBernard Pivot\tAlbtn Michel\t(1) 3 Guide des bons restaurants\tFrançoise Kayter\tGuèrin\t(6) 4 Ces femmes qui aiment trop (tome 2)\tRobin Norwood\tStankè\t(7) 5 Gourmandise chronique\tJ.Blanchette\tVLB\t(D Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Alire (Place Lonçueuil).Bertrand, Les Bouquinistes, Boyer (Valleyfieldi.Champigny, Ducharme, Flammarion.Hermès, Leméoc.Lirelire, Le Parchemin, Martin (Jolietlo).Montréaloiair, Raffin, Renaud-Bray, Sons et Lettres.-Ce chiffre indique la position de l'ouvrage la semaine précédente.\t\t\t VOUS PARTIZ EN VACANCES?AVISEZ VOTRE PORTEUR OU TÉLÉPHONEZ AU 285-6911 Le service à domicile de La Presse reprendra dès votre retour de vacances.BONNES VACANCES! SkIikt Shckktn\t Maîtresse\t du jeu\t \tt û ' - .\u2022 uJ ¦\t ï ;\t \t \t \tTV Rtscal QiiiipMitl Le salon du Wurtemberg Daniel rVnnac Au bonheur des ogres Marguerite Yxuunai LCEuvreàuNoir K4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 JUILLET 1988 LITTÉRATURE DISQUES Un carnet chargé pour la Pléiade Gracq, Ionesco, Queneau, Aymé, Kipling, les orateurs de la Révolution, les Japonais et Malraux réédité CHRISTINE POUCET de l'Agence France-Presse l'A RIS ¦ Julien Gracq va faire son entrée de son vivant dans la Pléiade et Ionesco devrait ne pas tarder.Marcel Aymé, Raymond Queneau et les orateurs de la Révolution française \u2014 bicentenaire oblige \u2014, suivront dans la foulée de I989.La prestigieuse collection sur papier bible des éditions Gallimard a un carnet bien chargé.L'édition des Oeuvres Complètes de Julien Gracq sera dirigée, en accord avec l'écrivain, par Bernhild Boié, universitaire d'origine allemande.Prévu pour avril prochain, le premier des deux tomes rassemblera son oeuvre chronologiquement il' Au château d'Argot (1938) à Préférences ( première édition : 1944), en passant par Un Beau ténébreux.Le Rivage des Syrtes, le pamphlet La Littérature à l'estomac, également republié : un erotique, Prose pour l'étrangère, dont l'édition originale ne dépassait pas 250 exemplaires.L'auteur du Roi pécheur, âgé de 78 ans, de son vrai nom Louis Poirier, rejoint le club très fermé des écrivains intronisés vivant sur papier bible comme René Char, Marguerite Yourcenar ou lulicn Green.Autre «monstre » de la littérature française à entrer de son vivant dans la Pléiade : Eugène Ionesco.Le théâtre complet de l'auteur des Chaises, sous la houlette d'Emmanuel lacquart, paraitra d'ici à deux ans en un seul volume.A André Gide revient l'honneur d'avoir été le premier, puisqu'il avait confié à Gaston Gallimard pour la Pléiade, fondée en 1931, son journal inédit en 38-39, «à cause du papier mince et du volume », a rappelé Robert Gallimard qui dirige la collection depuis 28 ans.« Cependant, c'est la tentation de tout écrivain d'en- Julien Cracq trer dans la Pléiade et il faut résister aux pressions les plus diverses ».Raymond Queneau, pourtant pilier de Gallimard et créateur de l'Encyclopédie de la Pléiade en 1956, sera publié, 23 ans après sa mort, et relié cuir de mouton.Dirigé par Claude Debon, le premier volume fin 1989 sera consacré à la poésie et le second aux romans et essais.Pour l'anglais Rudyard Kipling, quatre tomes sont prévus dans une traduction nouvelle \u2014 qui fera date, dit-on chez Gallimard \u2014 de l'universitaire Pierre Coustillas.Le premier volume de l'oeuvre du prix Nobel de 1907 sortira en octobre.Au sommaire : Trois hommes de troupe et autres récits, La Lumière qui s'éteint et Les Handicaps de la vie.En février 1989, Marcel Aymé fera également son entrée dans la Pléiade.Le premier des trois volumes ira de Brùlcbois à La Jument verte.Bien que le XIXe et le XXe siècles soient toujours représentés majoritairement sur les 350 volumes que compte la collection, Restif de la Bretonne et une anthologie de la poésie du XVIIe sont prévus à plus long terme.Pour 1989, sortira en mai des Orateurs de la Révolution française, en deux ou trois volumes, sous la direction de François Furet : Danton, Robespierre, Saint-Just rassemblés pour « la première fois», indique Robert Gallimard.En complément, l'album de la Pléiade sera consacré cette année aux « Écrivains de la Révolution » ou comment Beaumarchais, Chamfort ou André Ché-nier ont perçu la Révolution.Soucieux de « s'ouvrir davantage au domaine étranger et de l'ouvrir de plus en plus au patrimoine culturel mondial », selon son directeur, la littérature japonaise va faire son entrée avec Ta-nizaki suivi de Saikaku et Soseki et le théâtre Kabuki.Ecrits sanscrits, de la Mésopotamie, agnostiques, apocryphes.Dans quatre ou cinq ans, la Pléiade inaugurera une série sur la mystique juive, arabe, rhénane et espagnole.Enfin, une innovation qui fera figure de révolution.Pour Malraux dont on prévoit une nouvelle édition, des reproductions couleur sur papier bible sont prévues.Le bleu de Vermeer sera reconstitué.Eli* LU.VENDU! MOTOBAINES Vendez votre moto avec 2 lignes d'annonce!* 5 jours consécutifs pour 10,95$, soit seulement 2 19$ par jour.\u2022N.B.: Vu les conditions particulières de cette offre, aucun changement ne peut être apporté au texte orignal en cours de publication.On peut, d'autre part, se prévaloir du privilège d'annulation en tout temps à partir de la première publication, mais telle annulation n'altère en rien la facturation qui s'établira obligatoirement sur 5 jours de publication.285-7111 Interurbains sans frais : 1-800-361-5013 La bombe Gypsy KËngs Un effet comparable à Paolo Conte ou aux Rita Mitsouko ALAIN BRUNET Depuis la fin de l'hiver, les Gypsy Kings défoncent tout sur leur passage.Des rockeurs gitans qui s'ouvrent le ventre pour y étaler leur passion flamenca.Ces musiciens pourraient produire un effet aussi fort que Paolo Conte ou les Rita Mitsouko l'an dernier, et même plus encore.Des tripes, des énormes, ça saigne! Ça n'a rien à voir avec notre Italien favori ou avec le meilleur groupe rock de Paris, vous allez me dire.Seul le phénomène de consommation est semblable: il provient du public francophone au Québec, ce sont les acheteurs de vinyle importé qui les ont découvert, on en parle avec ferveur dans les chaumières câblées sur Radio-Canada, on danse même sur leur musique dans les bars.Bref, un bouche-à-oreille pas possible qui a tôt fait d'aboutir chez les décideurs du showbusiness québécois.La maison Trans-Canada, qui n'a pas 1 habitude de flairer ce genre de phénomène, a daigné presser le dernier disque des Gipsy Kings en copie domestique.Lors de leur premier passage au Spectrum en fin juillet, ce sera la folie avant même qu'ils ne montent sur les planches.Le bon chic bon genre s'appelle Gypsy Kings, inutile de l'ajouter.Idem en France, ils se sont vraiment imposé l'hiver dernier, cette contagieuse fièvre d'Arles se contracte partout.La fièvre des caravanes, celle de Gitans imperméables à l'assimilation française, un virus qui s'attrape une couple de fois par siècle.Gypsy Kings, c'est aussi la tradition anda-louse, la richesse du flamenco, brillamment interprétée par des romanichels qui bourlinguent en Camargue depuis une mèche, après avoir passé quelques générations en Espagne.Le leader Nicola Reyes chante à vous fendre l'âme, ses inflexions arabisantes (reppelez-vous que l'Espagne a longtemps été islamique) et l'craillement de sa voix vont droit au coeur; ses frères et cousins ( une véritable affaire de famille!) l'accompagnent brillamment à la guitare et aux ultra-rapides battements de mains; quelques percussions supplémentaires et un peu de basse électrique polissent le tout.Bien sûr, cet art est actualisé, on y a fait des rythmes forts et dansa-bles, on vous brasse la cage.On a même poussé la séduction jusqu'à faire un classique de Claude François, un Comme d'habitude plutôt racco-leur.Mais pourquoi la francophonie se remet au flamenco, un quart de siècle après que Manitas de Plata eut connu un succès de masse ?Parce que les Gipsy Kings représentent le plus fort noyau de cette pop culture depuis une mèche.Or au fond, ces fils de (osé Reyes, ex-chanteur de Manitas de Plata, grattent les guitares et chantent en exprimant simplement leur patrimoine.Ils ont commencé ça en 79, ça leur a pris une quasi-décennie avant de grimper au sommet.Ils en redescendront un jour (probalement plus vite qu'ils ont monté) et continueront certainement de faire leur musique, indépendamment des modes.CIPSY KINGS, Vanessa-Trans-Canada, TCD 8805, + compact et cassette ET DES Pour devenir un grand communicateur vous devez connaître les dessus et dessous de la communication: média, création, marketing, relations publiques.Pour en connaître davantage sur toutes les facettes de la communication, le Publicité-Club de Montréal vous offre le Programme des professionnels de la communication.Échelonné sur deux ans, à raison d'un soir par semaine, ceprogramme vous donnera tous les outils pour devenir un grand communicateur.POUR ET PAR DES PROFESSIONNELS Mis sur pied en collaboration avec le centre de perfectionnement de l'École des Hautes Études Commerciales, ce programme s'adresse aux gens oeuvrant déjà dans le domaine de la communication.Les cours sont essentiellement axés sur la pratique.Les professeurs sont des praticiens respectés du domaine de la publicité et des communications.4 MODULES DE SPECIALISATION Le programme est structuré de façon à permettre aux étudiants d'approfondir leur spécialité.MODULE PUBLICITE Pour comprendre les consommateurs, solutionner les problématiques de marketing et de publicité et réaliser des programmes efficaces de publicité.MODULE MEDIA Pour comprendre tes consommateurs, le fonctionnement des médias et les mécanismes de planification, de recherche et d'estimation en média.MODULE CRÉATION MODULE RELATIONS PUBLIQUES Pour comprendre les consommateurs, trouver les idées qui les influencent, devenir les meilleurs concepteurs publicitaires.FAITES VITE! Pour comprendre les techniques de la communication, résoudre des problématiques et réaliser des programmes efficaces de relations publiques.La date limite pour soumettre votre demande d'admission à la session d'automne 1988 est le 26 juillet 1988.Demandez la brochure explicative en composant le 340-6040.«A/ Société des relationnistes du Québec inc.École des Hautes Études Commerciales fmSGu 4p i 00 81?7 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 JUILLET 1988 K5 VIDEOS Wall Street Les nouveaux rapaces LUC PERREAULT Le triomphe de Platoon l'an dernier avec ses quatre Oscars a permis à Oliver Stone de prendre place parmi les metteurs en scène majeurs des années 80.Après un récit centré sur l'enfer vietnamien, Wall Street prend pour cadre une autre jungle, celle de la finance.Entre les deux films, un autre point commun: la volonté pour Stone de mettre bas les masques et de dépeindre l'humanité sans fard.Dans le rôle de Bud Fox, Char-lie Sheen incarne ici un jeune et ambitieux courtier en valeurs mobilières.Afin de brûler les étapes de sa carrière professionnelle, il s'acoquine avec un spéculateur rusé, Gordon Gekko (rôle qui a valu à Michael Douglas une précieuse statuette).Grâce aux informations dont lui fait profiter Fox, Gekko va acquérir à vil prix une petite compagnie d'aviation dont il voudra ensuite se départir, sans se préoccuper des conséquences sociales qu'un tel geste entraîne.Entre-temps, il aura placé Fox à la téte de cette entreprise.Ce fera de ce dernier le patron de son propre père (Martin Sheen).Aux prises avec un grave conflit moral* le jeune homme devra choisir son camp: celui des exploités ou celui des exploiteurs.; L'oeuvre de Stone est touffue, superbement interprétée et constitue un commentaire percutant sur l'appât du gain.Ce pourrait être la version moderne des Papacies (Greed) d'Erich von Stro-heim.À noter qu'entre sa sortie en- salles et cette réédition en vidéo, Wall Street a été amputé de près de vingt minutes.Le montage nerveux du film lui donnait déjà un rythme trépidant.Ainsi allégé, il ne s'en porte que mieux.*** WALL STREET, d'Oliver Stone Ê.-U., 1987.Int.: Charlie Sheen, Michael Douglas, Oaryl Hannah, Martin Sheen, Hal Holbrook, Terence Stamp.Couleur.Hi-fi stéréo.2h06.CBS^ox Video.Anguish ¦ \u2022 Mummy au Rex ¦ Une mère possessive (Zelda Rubinstein) incite par hypnose son grand garçon de 40 ans (Michael Lerner) à s'attaquer à des individus auxquels il prélève les yeux qui iront enrichir sa collection privée.Mais il ne s'agit que d'un film projeté au Rex.Les spectateurs de cette matinée auront droit ce jour-là à une double ration d'horreur, puisqu'ils deviendront la cible d'un fou sadique qui s'identifie au personnage projeté sur l'écran.On a l'impression que Bigas Luna (un autre de ces inconnus au bataillon ) a cherché à concocter.avec cette histoire tordue un nouveau classique de l'horreur.Mais on ne décide pas un bon matin de tourner un film culte (ou un «cuit movie», comme disent les Américains).Celui-ci le devient avec le temps.L'ensemble de son entreprise évoque Psycho sans hélas le génie de Hitchcock, ni même son talent.* ANGUISH, de Bigas Luna.Ê.-U.1987.Int.: Zelda Rubinstein, Michael Lerner.Talia Paul, Angel Jove, Clara Pastor.Isabel Garcia Lorca.Hl-fi stéréo.Couleur.1h25.CBS/Fox Video.Zone Troopers ET.vient au secours des G.I.¦ Pendant la Deuxième Guerre mondiale, quelques soldats américains perdus dans la zone ennemie découvrent les débris d'un vaisseau spatial.Ils croient d'abord à une nouvelle arme de guerre des Allemands.Mais la vision du pilote mort confirme leurs soupçons: il s'agit bel et bien d'un vaisseau extra-terrestre.Le co-pilote, indemne, va devenir la cible des SS.En attendant du secours venus de l'au-delà, ça va batailler ferme pour survivre.Le sous-titre a beau préciser qu'il s'agit de la guerre sous une autre dimension, il ne faut pas penser que ce typique film de série B brille par un excès d'originalité.La présence d'extra-terrestres parmi les G.I.américains ne change pas grand chose.Zone Troopers combine plutôt naïvement le gros drame de guerre et la science-fiction.C'est le genre de petit film sans trop d'effets spéciaux qui, s'il avait fait preuve d'un peu plus d'imagination, aurait pu être intéressant à découvrir.* ZONE TROOPERS \u2014 LA CUERRE SOUS UNE AUTRE DIMENSION (v.f.de Zone Troopers).de Danny Bilson.E.-U., 1985.Int.: TimTho-merson, Timothy Van Patten, Art Lafleur, Biff Manard.Couleur.1h26.Lightning Video International.RawHead Rex Un monstre païen ¦ Un historien américain, Howard Hallenbeck, parcourt l'Irlande avec sa femme et son enfant en vue de la préparation d'un nouveau livre.Ses recherches l'entraînent dans un petit village, Rathmore, où il découvre dans une église d'intéressants vitraux.L'un d'eux évoque la figure d'un monstre.Les gens du village refusent obstinément de renseigner le savant sur cette légende.Fort opportunément, le monstre baptisé Rawhead Rex va se charger lui-même de sa publicité.En labourant son champ, un paysan a brisé le sceau qui le retenait prisonnier depuis des millénaires.Le monstre reprend vie et arpente le pays, semant la mort et la désolation partout où il passe.Un historien ne sera pas de trop pour retrouver la clé permettant de le terrasser.Cousin éloigné du loup-garou de Londres, cette tête de brute royale (d'après son patronyme anglais) a de quoi épouvanter les coeurs sensibles.Une fois souligné l'effort qu'on a mis pour lui trouver une origine païenne, il reste cependant un monstre comme les autres dans un film de monstre bien ordinaire.Bud Fox (Charlie Sheen), jeune et ambitieux courtier, s'acoquine avec Cordon Gekko (Michael Douglas), un financier rapace, en vue de frapper un grand coup dans la jungle de Wall Street, du réalisateur Oliver Stone.* RAWHEAD REX, LE MONSTRE DE LA LANDE (v.f.de RawHeadRex).de George Pavlou.É.-U., 1986.Int.: David Dukes.Kelly Piper.Couleur.1 h 29.Vestron Video International.Nos cotes \u2022 Moche.Inutile de se déplacer au vidéoclub.* Potable.Emprunter la copie à la rigueur.** Intéressant.Mais pas sans défauts.*** Remarquable.Se laisse voir avec plaisir.| Extraordinaire.À louer sans réserve.AiAN'DE - -, ' ¦ \u2022\u2022 ., / ¦NATION TERRIFIANTE DU CE UVANTF, CUVE BARKER ; AlPiNéWMœr*t«Mi>»m»t* GftŒNMAN ^DUaiO^mWHEAD REX* *rc DAVID DUKESn KELLY UKR ^miMttMWwiwW IOHN METCALFE mjvqumCOLIN TOWNS kIsavom CltVB BARKER ««ou»*«m«owcriut AL BURGESS n fAUL GWYNN noovtmi KEVIN ATTEWn m \\ DON HAWKINS *Hwt**GEORG6I*VLOU LES NOUVEAUTES ACTION Le Jour d'avent Thunder Run ARTS MARTIAUX Justice Ninjas COMEDIE Doctor Takes A Wife Leonard Part VI Trouble With Spies Housekeeping DOCUMENT Joe Louis vf DRAME And I Alone Survived Bonjour tristesse Les Fantasmes de Mister H Hamlet High Tide Member of the Wedding My Little Girt Repetance Wall Street ENFANT/FAMILLE Death-A-Pop-A-Lon-Popples Marvelous Land of Oz Zoobilee Zoo 8 HORREUR Anguish Berserker Démon Rock Rawhead Rex, monstre de la lande POLICIER Police fédérale Los Angeles SCIENCE-FICTION Zone Troopers vf SPORT An Inside Look At the Game for A Lifetime Golden Greats of Golf Jimmy Connors 1 & 2 Nancy Lopez-Gold Made Easy Sports Illustrated Speed SUSPENSE Dark Age THRILLER The Housekeeper vl *** Nos choix.LE PALMARES * 1.Fatal Attraction/f,-)»» Attraction fatale 2.Dirty Dancing-'(-) Danse lascive 3.The Running Man/(-) Le jeu du défi 4.Full Metal Jacket (\u2022) 5.Nuts/(-) Toquée 6.Beverly Hills Cop II (-) 7.Can't By Me Love va et vf ( - ) 8.lnnerspace/(-) Interespace 9.Robocopvaet vf (-) 10.The Witches of Eastwlck/-) Les Sorcières d'Eastwick * Cette liste est établie avec la collaboration du Club international vidéo film.A cause de difficultés techniques, le palmares de cette semaine est le même aue celui de la semaine précédente.'\u2022 Classement précèdent.BOB DYLAN Lettre ouverte à Bob Dylan SUITE DE LA PACE K1 gueur d'onde que moi.Ce sont les médias qui m'ont gonflé hors de proportion » ?Ils se sont bien repris depuis! Et je ne sais pas quel sort ils vont réserver au concert que vous donniez au Forum, hier soir, et dont le compte-rendu sera publié dans l'édition du dimanche de La Presse (un quotidien local rédigé en français).Un 34e disque Mais venons-en au fait.On dit que vous en avez arraché avec votre dernière oeuvre, Down In The Groove, la 34e portant votre nom (en incluant les compilations et enregistrements live), que CBS vient de mettre sur le marché après des mois de tergi- versations.Il y avait des sceptiques, ajoute-t-on.Vous le premier, sans doute, qui avez revu trois ou quatre fois l'alignement des plages du microsillon pour écarter quelques pièces \u2014 trois, precise-t-on encore \u2014 et pour les remplacer par du neuf.Enfin, du neuf.Death Is Not the End, par exemple, n'est pas ce qu'on peut appeler du nouveau : la toune provient d'une session d'enregistrement du microsillon Infidels; elle colle aux navrantes bondieuseries que vous avez trimbalées pendant quelques années et qui s'empoussièrent encore dans un recoin de votre cerveau.Sur ce plan, votre interprétation du classique When Did You Leave Heaven ?ne nous enrichit guère non plus : If I kissed you Would it be a sin ?vous interrogez-vous sans la moindre trace d'humour.Peut-être, dans.Heaven, ai-je toutefois entendu avec une certaine émotion le son un peu grinçant de votre bonne vieille Stratocas-ter que, par quelque mystère récurrent, vous n'avez jamais su accorder comme tout le monde.Madelyn Quebec \u2014 comment ne pas remarquer cette jeune dame! \u2014, que l'on était habitué de voir au rang des choristes, fait également là-dessus un travail fort valable aux synthés, dont, c'est le moins qu'on puisse dire, vous n'avez jamais abusé.D'ailleurs, c'est entendu : votre plaisir, vous le prenez à la guitare et à l'harmonica.La toune d'ou-veriure.Let's Stick Together est un enchantement de guitare rau-que et de rythmes durs à la Paul Butterfield Blues Band, que l'on savourerait goulûment si clic ne faisait naître une bien triste arrière-pensée: Butterfield est mort, tout comme Mike Bloomficld, son guitariste et le votre aussi sur Like A Rolling Stone, vous vous souvenez ?.Les temps ont bien changé.Bob, n'est-ce pas ?Pareillement, j'aurais apprécié sans détour le touchant harmonica de Shenandoah si vous n'aviez déjà commis infiniment mieux, par exemple, dans ce véritable concerto qu'est What Can I Do For You ?.De grands noms Je sais bien qu'il ne faut pas faire continuellement référence au passé.Je sais bien que vous-mêmes essayez par tous les moyens de vous dégager de cet encombrant bagage.En vous ressourçant, comme on dit, auprès de Tom Petty and The Heartbrca-kers (il parait que la chimie de cette tournée a bien fonctionné) ou avec Grateful Dead (ça a été, n'est-ce pas, plus difficile ?).D'ailleurs, vous avez concocté Down In The Groove avec une pléiade de grands noms.S'ils ne comptent pas précisément parmi les plus jeunes, ils ont peut-être gardé une certaine fraîcheur bien utile.Et si l'intervention du guitariste Mark Knop-flcr (le petit génie de Dire Straits) est plus que discrète sur Death Is Not The End, le travail de Robert Hunter \u2014 et l'accompagnement vocal gracieusement fourni par les autres Dead, )erry Garcia et compagnie \u2014 est plus visible sur Silvio, toune dans laquelle CBS investit apparemment de grands espoirs mais qui, à mon sens, ne fait que détonner dans le décor de Down in The Groove.L'autre pièce issue du tandem que vous enfourchez avec Hunter, Ugliest Girl In The World, est plus amusante.Tout comme Had A Dream About You Baby, enregistrée avec Eric Clapton, qui n'est pas mal non plus avec son fond de Hammond et de rythmiques prévisibles mais efficaces.et qui a surtout le mérite de vous faire penser à autre chose qu'au bon Dieu! Néammoins, rien de tout cela ne fait oublier que votre Down In The Groove est fait de seulement quatre pièces originales, les six autres étant des versions, plus ou moins inspirées selon les cas, de classiques américains.Et on termine l'écoute dans l'attente, dans ce même état d'esprit qui nous animait au moment de déposer le disque sur la table tournante.Au concert Nelson Mandela, il y a un mois, Knopfler a chanté Sultans Of Swing, cette toune de Dire Straits qui vous ressemble tant, avec toute la subtilité, l'imagination et la profondeur que l'on attend d'un grand musicien; au Forum, il y a deux semaines, John Cougar Mellencump a interprété avec beaucoup de respect Like A Rolling Stone en y mettant l'énergie que l'on attend d'un grand rocker et d'un grand communicateur.C'est tout cela que, maigre des déceptions répétées, nous attendons toujours de vous.|c refuse encore de croire.Bob, que vous êtes vide.MARIO ROY Dob Dylan, DOWN IN THE GROOVE; CBS ; disque, cassette et disque compact.à î affiche de votre Club International vidéc hlm O WALL STREET Maintenant disponible partout ORS FOX Disponible bientôt m1 f un être »ukI demontaque ne meurt Unulil \u2022f CMAPITWVI JASON MORT-VIVANT _ 'Stiffs VfTt'on IrtnçMw tir juT^i) S>»V «lOATTMf U1MMMTVI W> v*iuo j»y>* uvn ' 1 ' ' * STEVEN SPIELBERG Lempire™ soleîl 4 Sortie simultanée J Anglais - Français Disponible $f bientôt K6 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 9 JUILLET 1988 LITTERATURE Un image des «Québécois» denadis EMMANUEL LE ROY LADURIE JEAN-PIERRE BONHOMME ¦I existe certains livres, pour certains peuples, qu'il est nécessaire de posséder.Ce sont eux qui donnent, au sujet de la situation physique et psychologique des collectivités, des intuitions de Tond, des explications de l'ordre mythique pertinentes.Le volume signé par l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie, L'État royal, 1460-1610, compte certainement parmi ceux-là.L'importance de l'oeuvre ne tient pas seulement au fait qu'elle donne au lecteur un bon résumé, une excellente relation synthéthi-que utile à toute l'humanité de la vie collective française du temps de la monarchie absolutiste.Elle donne aux Québécois une idée de ce qu'ils étaient eux-mêmes au début de leur établissement en terre américaine.Ce livre d'histoire par excellence, tout d'abord, est rédigé à la française, c'est à dire avec clarté et intelligence.L'ouvrage, également, est graphiquement exemplaire.La page est agréablement divisée verticalement pour permettre une intéressante disposition des légendes et des notes.Car les dessins et cartes, savamment choisis ont une grande place.Une place suffisamment attirante pour détourner le plus grand téléphage de son appareil.L'intérêt particulier pour nous tient au fait que les premiers Québécois à s'établir sur la côte de Beaupré, sont arrivés juste au moment où la relation s'arrête.Les nouveaux occupants de la vallée du Saint-Laurent, justement, ont hérité des structures sociales du temps du premier Bourbon, Henri IV, souverain sur la vie duquel L'État royal se termine.Et, puisque, comme on sait assez bien, la société d'ici n'a pas connu de radicale transformation révolutionnaire.Les premiers colons d'ici se sont établis en nombres notables L'ÉTAT ROYAL pendant la décennie 1630 et après.L'origine ne notre propre famille, par exemple, remonte à 1638, une année après la «révolte des nu-pieds», une sorte d'insurrection normande qui a suivi le règne d'Henri IV.C'est que, voyez-vous, si la gouverne du premier Bourbon ( 1589-1610) a été empreinte d'une ouverture économique et sociale certaine, il n'en a pas été de même sous l'empire de Richelieu par la suite.GALERIES D'ART Galerie d'art SERGE DUBREUIL NOUVELLE ADRESSE 20, rue des Lilas Ste-Marguerite-du-Lac-Masson (sortie 69 de l'autoroute 15) 1-228-4407 Vernissage MARCELLE HAMELIN jusqu'au 25 juillet CLASSES DE DESSIN ET DE PEINTURE Base, intermédiaire et avancé Aussi: Classes pour enfants 3623, St-Denis, Montréal (mé'r°Sherbrooke) Pe,mi5 843-6830 no 749502 GALERIE PIERRE-BERNARD EXPOSITION DES OEUVRES DE: Roger Alexandre U.Bruni, R.C.A.Roger Cantin F.lacurto, R.C.A.Arist Gagnon Pierrette Lavigne Pierre Philippoe Ron Simpkins Th.Tourigny-des Aulniers SAMEDI 9 JUILLET, de 12 h à 17 h JUSQU'AU 25 JUILLET 4611, rue SAINT-DENIS, MONTRÉAL (514) 285-6351 VENTE AUX ENCHÈRES Représentant des oeuvres d'artistes de renommée internationale dont: Beaulieu, R.C.A., Boulanger, Champagne, P.S.A., P.S.C.Cosgrove, R.C.A., Fecteau, *Fortin, R.C.A., Hornyak, lacurto, Little, R.C.A., Masson, Myers, ?Richard.*Roberts, R.C.A., Soulikias, Stromberg-Stein, Tanobé, Thomas, I.B.A., Tou-gas, Wertheimer, et plusieurs autres.DATE: Le dimanche 10 juillet 1988 HEURES: Exposition et préoffres de 15 h à 19 h 30 Vente aux enchères à à 20 heures ENDROIT: Hôtel Le Quatre Saisons PRIX DÉ PRÉSENCE: Une paire de billets d'avion avec Varig Lignes Aériennes Brésiliennes pour Rio de Janeiro.COMMISSAIRE-PRISEUR: Tom Masterman Tous les profits seront remis à: LA SOCIÉTÉ DE RECHERCHE SUR LE CANCER INC.JÉ FOYER DES\t f * 9e étage ^\t Expo-vente d'oeuvres d'artistes canadiens CENTRE-VTliE EATON\t DU DOMAINE Une rencontre avec l'Art dans un décor unique.à 30 min.du centre-ville 259, ch.des Patriotes Saint-Mathias \u2022 447-1746 Horaire d'été: Du mer.au dim., de 13 h à 17 h OEUVRES CHOISIES DE M.-A.Fortin L Ayotte R.Richard S.Cosgrove H.Masson P.V.Beaulieu A.L Archevêque A.Dumas Roger Cantin Bruno Coté Le Roy Ladurie nous explique que, sous Henri 1V, la France, devenue «nation», et vivant en paix, a connu une poussée démographique exceptionnelle.Le nombre des citoyens était passé à 20 millions en 1636.C'est en 1637, soit dit en passant, que le mais, blé d'Inde importé des Amériques par le chemin d'Espagne, fait son apparition en France.La politique fiscale d'Henri IV, dit l'auteur, a donné aux masses paysannes et aux employés, Une relative aisance par rapport à la situation de leurs prédécesseurs immédiats.Mais cela n'a pas duré trop longtemps.Au début du règne de Louis XI11 ( 1614), la misère des ruraux est décrite publiquement, aux États généraux par le Tiers-État.« Il suffira du reste, dit l'historien, que Richelieu appesantisse à nouveau le pressoir fiscal pour qu'aux années 1630 s'exprime encore une fois, vendange amère, le cycle du croquandage des Gascons».Faut-il voir, dans ces difficultés de vivre en France, longtemps après le Moyen Age, une cause de l'exil en terre difficile «canadienne» de nos ancêtres?Il revient à d'autres d'en disserter.Il convient de signaler, au delà de cela, que les gens d'ici sont redevables, pour leur personnalité à une France «henri-cienne».Une France d'époque intermédiaire, «une période pacifique et rustique qui est l'âge d'or des gentislhommes campagnards, qui prennent tranquillement leur part des richesses rustiques crées en quantité croissante.Ils cultivent les vertus, occupations et valeurs qui forment à elles toutes le point d'honneur de la vie privée.Ils sont attentifs et même attentionnés à leur parente nombreuse, branchuc.De pair à compagnon, de supérieur à inférieur, ils pratiquent le clientélisme, l'hospitalité généreuse, et surtout l'amitié, contrebalancée pourtant par d'inexpiables vendettas.Des éducateurs, l'autre jour, se disaient en peine de choisir des cadeaux à offrir aux élèves méritoires.Il nous semble, qu'avec des ouvrages du type de cette collection historique Hachette il ne devrait pas y avoir de problème.L'ETAT ROYAL, 1460-1610.d'Emmanuel Le Roy Ladurie.collection Histoire de France Hachette, 350 pp.Le même auteur publie la suite intitulée L'Ancien Régime dans la même collection.L'euvre d'Umberto Saba en français MICHEL CASTEX de l'Agence France-Presse PARIS Il aura fallu attendre un peu plus de trente ans après sa disparition.L'oeuvre intégrale de Umberto Saba, l'un des plus grands poètes italiens de tous les temps, mort en 1957 à Trieste, est enfin disponible en français, sous le titre 'Il canzo-niere', paru aux éditions de l'Age d'homme.Un monument et un événement.Quelques rares traductions de poèmes avaient bien paru en français dans des revues, ainsi qu'une anthologie :\u2014 Trieste, une ville, un poète, en 1977 chez Seghers \u2014 depuis longtemps introuvable.Côté prose, un roman autobiographique (Ernesto, au Seuil) et des nouvelles ( Couleur du temps, chez Rivages).Mais, hormis un cercle restreint d'initiés, peu de gens connaissaient en France l'oeuvre de Saba, que les plus grands dans son pays ( Monta-le, Quasimodo, Ungaretti, Pa-solini) considéraient pourtant comme un génie poétique, voire le plus grand depuis Lco-pardi.Il faut écouter par exemple ce jugement d'Eisa Morantc: « La plus grande poésie italienne, celle-là même qui, parlant de ses rares voix à travers les siècles aux Italiens, a sauvé pour eux les valeurs de la vie, doit à Saba de pouvoir continuer aujourd'hui, d'une voix unique et nouvelle, son discours.» Et c'est vrai que tout au long des 620 pages de poèmes du Canzoniere, la «voix» de Saba est unique, alliant la plus grande simplicité à la plus grande profondeur.Les choses de la vie Saba parle tout simplement des choses de la vie, de son bonheur-malheur d'être au monde.D'un café de Trieste où il tient une librairie de livres anciens, d'un troupeau de moutons qui traverse la Ville au milieu des tramsways, de l'amour pour sa femme et sa fille, de ses désirs et de ses peines, des rues qu'il affectionne» d'un restaurant populaire où il aime à manger la polenta, d'une partie de football.-.\u201e Et chaque fois, le miracle se produit.De ces «choses» qui pour beaucoup seraient d'un prosaïsme affligeant, de ces êtres de chaque jour, faussement banals, Saba «décolle» toujours vers une émotion universelle, avec une écriture «a plat» dont la pureté formelle est si grande qu'elle finit par devenir invisible, comme l'eau de source.Saba écrivait d'ailleurs de son oeuvre: «Les plus beaux vers de Saba sont ceux qu'on ne remarque pas.» Restaurante ,uB0*Aeï 1 ' FINEÇl'ISINEFRANÇAISE jusqu'à 22 h Après 22 h du (eu.au s* m.une vraie boire é chanson» tut tes traces de B roi.Félix.Trenet.CE SOIR, SYLVIE BERNARD 14 juillet.10 artistes Invitee 1 S-16-22 juillet rf>ût-pour-ftre» y&Btstoo cf autoejois Réservai tot r«r.1229, rue St-Hubert 842-2808 VENEZ CELEBRER NOTRE 10* ANNIVERSAIRE AVEC NOU?Possibiliit de gagner un voyage 1 - Spécialité* msvo«*MS*ifeW/tàQtfr* \u2022 Couscous \u2022 Tajines \u2022 Pastilla \u2022 Méchoui Table d'hôte ; Traiteur pour toutes occasions «Meilleur restaurant*- , \\f, \\ CauiieiMrlWu Pa/tunq a l'arriére du rp^iaurant DANSEUSES DU VENTRE .EN SPECTACLES 3464, rjo Soint-Deni: oinrrt tun W tom r*iii,joj? \u2014StrtomtemtiitBiarbnt £ Réservations: (514)324-2900 < 5872, bout.Léger, Morrtréal-M«* B LA CABANE! GRECQUE S ta a a a a a a a ?a a a a ia La première et la meilleure brochetterie à Montréal.APPORTEZ VOTRE VIN Spécialités: langoustines, crevettes, steaks, fruits de mer et brochettes.FESTIVAL DU HOMARD J-ft incluant I» soupo du |Our 1 tJf hl-Jkesursirnnstften 13 *s**3| Bo I ¦ 1 heeurf it povkl s»ru«M * l'cfifM 13'^ fQI IM-tnssjsfdrtrtrtesMriottslOsem \"13*** Tous les plats sont servis avec salade César ou sa-',|U| lade du chef, nz et patates maison._____ fill Réservations: 849-0122 ou 844-4025>\" tyztçms.'Ouvert tous les soirs dès 18 h TABLE D'HÔTE 4466, rue Marquette \u2022 .in^lo Mont-Roy.ll Reservations: (514) 524-7989 RESTAURANT* >olrJ>l.nwn«lï\"^ iqoitTonomlquVi SPÉCIAL DU MIDI TA Bir.D'HÔTE TOUS LES SOIRS Ftfim- pour 1^ »*»ncn du 17 juillet »u 7 amit 65, rue Saint-Zottque est Lgj Rés,: 273-7734 1} Jrï'lï 1K« î 486.1ère Rue, Richelieu Tél.: (514) 658-6689 FONDUE CHINOISE À VOLONTÉ EN TABLE D'HÔTE Fmt ctnsm A pmx popuùmEs Salle de reception,cap, 6 é 20 personnes ?HetfŒrotô r anternetf PETITS SALONS PRIVÉS Cuisses de grenouilles 14ASS à volonté lé.Salade César et café ,6218, rue St-Denis Sur réservation 276-9971 RESTAURANT FRANÇAIS ÉLÉGANT PIANO BAR TOUS LES SOIRS SOUPERS.DANSANTS Vendredi et samedi/ soirs h\\ F Animé par SHELDON KAGAN JEUDI 14 JUILLET, venez fêter la prise de la Bastille.Menu spécial 16*95$ à partir de IV Ambiance parisienne.Soirée dansante Stationnement au sous-sol 801, boul.de Maisonneuve Ouest Réservations 849-6331 fiRestaurant Le Pièmontds Cuisine italienne et française Nous sommes en vacances jusqu'au 31 juillet inclusivement et serons de retour pour encore mieux vous servir le 1er août é 11 h.1145 A, rue De Bullion 861-8122 \u20ac1 Membre de l'A RQ (Association des Restaurateurs du Quebecl anni Pour les soupers dansants du mercredi au dimanche avec Enrique Barrozo, chanteur-organiste FESTIVAL DE Deux (2) homards frais de la mer, bouillis ou grillés, servis avec riz,beurre < 095$ ,i l'ail cl notre superbe IV .salade César ou potage ; du jour RÉSERVATION: 527-4141 901, rue Rachel est .Facilités pour groupés' Licence complète SPECIAL DU MOIS Scalopini de veau sauce à votre goût ^m-t* Soupe du jour H| et dessert I £m TABLE D'HOTE du dimanche \"775$ au vendredi à partir de f Spéciaux du samedi ^ 095S à partir de I a£ - | SALLE DE RÉCEPTION DISPOHIBLE | KéumHm-521-0194-527-8313 3132, Sherbrooke est CVISINE FRANÇAISE FAITE PAR LES PATRONS gavroche, 2098, rue Joan-Talon (»(l«n.fcl«aMr) 726-9077 TtMe d hôte tous les soirs.Groupes lusqu'a 50 personnes Ouvert tous los jouit de 11 h 6 23 h Samedis et drmooches de 17 h à 23 h f orme le lundi.CHAQUE SOIR LA FOLIE DES TARTARES jusqu'au 31 juillet 1988 Tartare traditionnel au Cognac, Calvados au Whisky, et cinq créations exclusives autour de notre Beefsteak Tartare préparées fraîchement à notre Bar, et servies avec pain brioche et frites.Hôtel !Aaiffl)EïXE 410 rue Sherbrooke ouest, coin Bleury Tél.: 844-8851 É ENFIN À MONTBÉAlA RIEN NE VAUT NOTRE DINER DE BIFTECK BIFTECK DE CÔTE D'UNE LIVRE, MARQUE ROUGE, GRILLÉ SUR CHARBON, AVEC GARNITURE 11,95$ Ceci comprend évidemment ce qu'aucun autre restaurant en ville n'offre, c'est-à-dire le plus grand et le meilleur comptoir à salade, hors-d'oeuvre, pâtes et fruits frais, où vous vous servez à volonté, à partir de 17 h tous les jours.Autres offres spéciales de table d'hôte FACILITÉS DE BANQUET 7385, bOUl.DéCarie (nngle JonnTnlon) RESTAURANT SAUCISSES EUROPEENNES ET BIERES IMPORTEES 4182, boa!.Saint-Laurent, Mil 846-4554 1310, boul.de Maiionneure est, Mtl S28-88S2 (COIN VISITATION, GRANDE TERRASSE) LA cfORtlflRIMfl Typique cuisine régionale italienne PIZZA AU FOUR À BOIS Rés.: 271-1741 Salle de reception de 40 à 70 personnes L'équipe Paco, Manolo et notre chef Carmine, de l'ancien restaurant Le Resto de la rue Jean-Talon, est rendue à la Forna-rina.Nous aimerions revoir notre ancienne clientèle.S825,BWl.Sl-Ulitàr/ Steak frites voua fvwfioôe>nt Salade Choix de 3 coupes de steaks 6 sauces d'accompagnement Frites à volonté Sélection de vins d'importation privée Desserts gastronomiques Nos forfaits comprennent salade maison, steak, sauce d'accompagnement et frites à volonté.Sa çfômftlicité cudvemairf iy/m/mt/i>
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