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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-07-10, Collections de BAnQ.

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[" Sciences et techniques LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JUILLET 1988 Contre l'astrologie, le scepticisme ! JEAN-PIERRE ROCEL collaboration spéciale Agence Science-Presse cène «350 vécue, clans une clinique de Montréal.Une femme âgée sort du bureau du médecin, secoue la tété et s'adresse à sa compagne qui l'attendait: «|c savais bien qu'il n'y aurait pas de problèmes aujourd'hui.Mon horoscope me l'avait prédit!» Derrière elle, le médecin, décontenancé, s'apprête à dire quelque chose.Mais il se ravise et dit doucement: «Vous avez bien raison, madame.Allez, à la prochaine!.» Ce genre de confrontation muette est fréquent.L'astrologie prétend décrire les relations spécifiques qui existeraient entre des configurations planétaires et des activités humaines.Cette prétendue science existe depuis la nuit des temps, mais la science moderne expérimentale, apparue depuis le 18e siècle, a fait éclater les prétentions de l'astrologie à être autre chose qu'un art divinatoire de divertissement, un discours comme un autre.Pourtant, la popularité de l'astrologie est extraordinaire dans nos sociétés modernes, dites rationnelles.Beaucoup de gens «croient aux signes» de façon assez vague, affirmant qu'il existe des facteurs inexpliqués dans nos comportements, qu'on devrait étudier de plus près.À ce niveau très général de discussion, les scientifiques sont plutôt d'accord, ou ne voient pas d'objection fondamentale.La science n'a pas la prétention de tout savoir! Mais certains vont beaucoup plus loin.Ils affirment que des événements de la vie publique ou privée peuvent être essentiellement déterminés par la position des astres le jour de la naissance d'un individu en un lieu précis.C'est à la naissance, sous l'action des astres, que s'effectuerait la programma-lion responsable de la destinée d'un individu.Par ailleurs, l'analyse de la position des astres dans le ciel permettrait de prévoir des événements collectifs de l'humanité, ou des catastrophes naturelles.Des effets planétaires contestés Voilà qui est simplement inadmissible pour la science moderne.L'existence d'un type inconnu de forces, qui ne serait pas mesurable, qui n'affecterait qu'une partie de la population à une période de temps très précise et qui déterminerait de façon exclusive des comportements individuels ou des phénomènes naturels, n'est tout simplement pas réconciliable avec ce que nous savons des lois physiques qui règlent l'univers, ou aveci les facteurs régissant les com-' portements humains.Certains astrologues modernes ne sont pas arrêtés par ces arguments.A leur tour, ils empruntent à l'astronomie quelques principes et ils invoquent des forces invisibles «déclenchantes», comme les radiations ou les ondes radio.Mais finalement, rien de tout cela n'est convaincant.Les forces électromagnétiques venant des planètes sont beaucoup trop faibles au niveau de l'individu pour avoir une quelconque action.N'empêche.Se pourrait-il que certaines variations saisonnières dans les rythmes lunaires et solaires, par exemple, affectent le développement des foetus, au point où tous les individus nés le même jour au même endroit partageraient les mêmes caractéristiques?Les scientifiques seraient prêts à admettre cette hypothèse.Mais ils répondent que nous sommes chaque jour soumis à tant de facteurs physiologiques et environnementaux influençant nos comportements qu'on peut difficilement admettre que ces effets astraux soient prépondérants.Par ailleurs, une bonne centaine d'études statistiques n'ont pas réussi à confirmer a posteriori la valeur des prédictions des astrologues.On a essayé de voir, par exemple, si on ne retrouvait pas, dans une population donnée, un plus grand nombre de célébrités sportives d'un signe zodiacal particulier, afin de confirmer un supposé «effet Mars».Peine perdue: les résultats ne sont pas convaincants, l'effet Mars est inexistant.Des sceptiques au Quebec En fait, la cause est entendue.Parmi les scientifiques, on ne trouve personne pour vouloir se lancer dans des diatribes contre l'astrologie.«Vraiment, pourquoi parler de l'astrologie, cela n'a rien à voir avec la science!», m'ont spontanément répondu quelques chercheurs à qui j'ai téléphoné en préparant cette chronique.Le sentiment dominant, c'est que l'affaire est réglée et que cela ne vaut pas la peine de faire un drame pour si peu.Seuls quelques militants de la pensée rationaliste enfourchent d'ailleurs le cheval de bataille anti-astrologie.Aux États-Unis est né en 1977 un Comité pour l'examen des phénomènes paranormaux (CSICP), qui a des «chapitres» dans plusieurs grandes villes.Ses animateurs éditent un bulletin mensuel et s'en prennent en fait beaucoup plus aux partisans de la télékinésie ou des soucoupes volantes qu'aux astrologues.Ils réclament toutefois qu'on fasse précéder toutes les chroniques d'astrologie dans les journaux et les magazines d'une mise en garde, avertissant que, comme la cigarette, ce genre de consommation peut être nuisible et créer une dangereuse accoutumance pour l'esprit.Depuis 14 mois, un équivalent québécois de ce groupe existe, sous le nom «Les Sceptiques du Québec».Selon son président, M.Raymond Char-lebois, de loliette, il regroupe une centaine de membres, issus de milieux très différents, mais tous préoccupés d'éducation populaire.Le but des Sceptiques est d'ailleurs plus pédagogique que scientifique: «Nous voulons inciter les gens à développer une vision critique des phénomènes paranormaux, à pratiquer le doute pour éviter les illusions.» Les Sceptiques veulent aussi dénoncer le charlatanisme.Dans une province où les statues pleurent à Sainte-Mar-the-sur-le-Lac, un «comité de veille» n'est certainement pas une mauvaise idée.Quan» à l'astrologie, elle n'a pas particulièrement fait l'objet récemment de dénonciations dans le petit bulletin des Sceptiques, mais on promet de s'en occuper bientôt! Informer, éduquer.Le seul drame, évidemment, est de voir que des gens investis d'autant de responsabilités que le président Reagan pourraient fonder leurs décisions sur les principes de l'astrologie, comme on l'a appris récemment.Pour un scientifique, voilà qui est profondément choquant.Mais selon M.Charlebois et ses amis, c'est par l'information et par l'éducation seulement, et non par des procès ou des actions d'éclat, qu'on aura finalement raison de ces croyances aberrantes.Comme la modération, le scepticisme a bien meilleur goût.i Shad Valley est un antidote éprouvé à l'ennui des étudiants surdoués et blasés CAROLE THIBAUDEAU Ce n'est pas drôle d'être trop doué quand on a cinq années de secondaire à faire, puis deux de cégep avant d'entrer à l'université! Les surdoués s'ennuient à l'école, c'est bien connu.Et comme ce n'est pas tellement d'eux que viennent les problèmes, on oublie qu'ils ont eux-mêmes un gros problème: la mort à petit feu de leur motivation, de leur créativité, de leur enthousiasme, et même de leur talent.Pour la première fois en milieu francophone cet été, 48 jeunes « holies » auront la possibilité de se donner au maximum, au sein de la première expérience en milieu francophone de Shad Valley, un programme estival destiné aux adolescents les plus prometteurs en sciences.L'Université de Sherbrooke accueille cet été pendant un mois ces finissants du secondaire, 26 filles et 22 gars.Ces petits génies en herbe sont tous des abonnés aux notes supérieures à 90.Ils sont curieux, intéressés non seulement par les sciences mais aussi par la musique, une vie sociale bien remplie, le sport.Ce premier stage sera suivi d'un autre de quelques semaines dans une des 112 entreprises qui parrainent les stagiaires.Beaucoup d'entreprises donnent à ces jeunes des responsabilités importantes: étudier le marché pour un nouveau produit, mettre au point un nouveau matériau, participer vraiment au processus de recherche et de développement.Ces entreprises, parmi lesquelles on peut citer Bcll-Northern Research, Lumonics, Proctor & Gamble, Gandalf Technologies, paient un montant de $ 3 200 par étudiant parraine.« Pour ces compagnies, il ne s'agit pas d'un don de charité, souligne Anne-Marie Bourgeois, une petite brune très déterminée, qui fait le stage à Sherbrooke.C'est plutôt un investissement dans le talent.L'étudiant parrainé a de bonne chances de demeurer dans l'entreprise une fois ses études terminées.» L'Université de Sherbrooke s'est toujours distinguée des autres universités québécoises' par son régime coopératif: «Nos programmes intègrent des stages dans les entreprises en alternance avec les cours académiques, explique Pierre Lemieux, professeur de génie mécanique.Cette expérience de collaboration avec l'entreprise nous destinait donc parfaitement à accueillir le programme Shad Valley, qui mise depuis ses débuts sur le duo université-industrie.» Science intéressante et payante Le but de Shad Valley: ragaillardir la petite flamme de la motivation, comvaincre les jeunes qu'ils peuvent faire au Canada une carrière scientifique intéressante et payante.Et s'il n'y a pas assez d'entreprises de haute technologie pour faire travailler tous ces universitaires?«Qu'importe, ils créeront leurs propres entreprises, rétorque le Dr Derek Lane-Smith, physicien et fondateur du program- Dans la soufflerie de l'Université de Sherbrooke, la stagiaire Julie Lassonde participe aux tests d'aérodynamique sur les ailes d'avion.Le profilé que l'on voit est percé de 48 minuscules trous de 15 millièmes de pouce de diamètre, par lesquels on mesure la pression exercée par le vent sur le profilé.me Shad Valley il y a huit ans.C'est justement pour cela qu'on veut qu'ils développent au maximum leur sens de l'initiative.» Ce que vise à long terme le Dr Lane-Smith, en plus de permettre l'épanouissement du plein potentiel des jeunes, c'est de favoriser le développement d'entreprises de haute technologie vraiment canadiennes et prospères, «ce «Ça n'a pas tardé, l'esprit de groupe est devenu très fort, affirme un autre étudiant, Martin De-lage.Tout le monde ici est énergique, décidé, avide d'apprendre.» Les jeunes stagiaires sont de toutes les origines: coréenne, allemande, polonaise, indienne.Ils viennent de Colombie-Britannique, du Nouveau-Brunswick, de «Notre but, ce n'est pas d'endoctriner ces jeunes, c'est plutôt de leur donner tous les outils pour s'exprimer ensuite socialement de la façon qu'il leur plaira.S'ils veulent partir une entreprise, ils sauront qu'ils en sont capables.S'ils veulent faire de l'action sociale, ils en seront aussi capables.» dont dépend de plus en plus notre survie économique».«La plupart d'entre nous sommes intéressés à toutes les sciences, explique François Provcn-cher, un des stagiaires.|e le suis aussi, et particulièrement en physique quantique.Ici, nous avons passé plusieurs soirées à parler de physique.Quel plaisir de se retrouver entre gens qui ont les mêmes intérêts!» Le vocabulaire de ces jeunes est truffé de termes scientifiques appartenant à la fine pointe de la recherche: on parle à table de télédétection, de supraconductivité, etc.l'Ontario, bref de partout au Canada.«Nous avons ici un grand mélange des cultures, poursuit François Provencher, et cela nous fait réaliser, surtout au cours des débats, combien les façons de penser sont différentes d'une culture à l'autre.» Sortir du Tiers-Monde Les jeunes inscrits au programme de Shad Valley sont très conscients de la remontée que nous avons à faire en matière de recherche scientifique.«Le Canada est un des pays de l'OCDE qui consacre la plus petite part de son produit intérieur brut (1,2 p.3 Michel Thibaudeau démoule une pièce de béton très résistant qu'il a appris à fabriquer sous les regards de ses compagnons de stage Marc Théberge et Normand Picard.cent) à la recherche, rappelle François Provencher, un des stagiaires.L'industrie investit peu et les gouvernements moins encore.Nous ressemblons de plus en plus en cela à un pays du Tiers-Monde.Il faut remonter la pente et en arriver à consacrer environ 3 p.cent de notre P.I.B.à la recherche et au développement pour contrer l'exode des cerveaux.» Pour cela, François Provencher rêve d'établir des technopoles, c'est-à-dire des villes universitaires axées sur l'industrie de pointe.« Et chaque fois qu'on entend parler d'un nouveau projet de recherche à l'université, comme ce fut le cas en biotcchnologie dernièrement, on se demande s'il n'y aurait pas moyen de former une compagnie pour trouver une application à ces recherches.» De math et d'eau fraîche Les journées de Shad Valley sont chargées, le plus souvent de huit heures du matin à onze heures du soir.On les remplit par par des cours, des activités sportives, des laboratoires, des débats et la poursuite d'un projet à long terme.Les cours se donnent le matin, et n'ont d'académiques que le nom.Des professeurs exposent d'une façon non magistrale les développements les plus récents en génie, en informatique, en mathématiques dans une atmosphère détendue et humoristique.Suivent des laboratoires durant lesquels on fabrique du béton, on tranfère des gênes d'une bactérie à l'autre, on étudie des matériaux supraconducteurs, etc., exactement comme le font les scientifiques à la fine pointe de la technologie! Est-ce que cet enscignenment est complété par une réflexion sur l'éthique du métier?C'est une chose que d'apprendre à manipuler des gênes et c'en est une autre que de décider si on s'en sert pour créer de nouvelles bactéries ou pour avoir un enfant aux yeux bleus.Les nombreuses questions éthiques que ne pourra éviter de se poser la nouvelle génération, sur la course aux armements par exemple qui fait vivre beaucoup de chercheurs, la pollution, les manipulations génétiques, font partie des préoccupations de ces jeunes, sans qu'on cherche à les leur inculquer.«Les jeunes mèneront leurs propres combats, explique M.Lane-Smith.Nous ne les poussons pas spécifiquement vers telle option éthique ou telle autre.Il y a au cours du stage de nombreuses pauses consacrées à des débats sociaux.Notre but, ce n'est pas d'endoctriner ces jeunes, c'est plutôt de leur donner tous les outils pour s'exprimer ensuite socialement de la façon qu'il leur plaira.S'ils veulent partir une entreprise, ils sauront qu'ils en sont capables.S'ils veulent faire de l'action sociale, ils en seront aussi capables.» B2 \u2014* ~ \u2014» ' ' \" \u2014ww \u2014 \u2014 .- .w w w \u2014 .\u2014 -w___t_________\t\t\t\t Paul Desmarais président du conseil d'administration\tRoger D.Landry président et éditeur\t\tClaude Masson éditeur adjoint\tMarcel Desjardins directeur de l'information Jean-Cuy Dubuc editoritliste en chef Editorial Pourquoi dézoner?Sous prétexte de développement économique, est-on prêt à rafler des milliers d'hectares de terres zonées agricoles?Sous prétexte de développement agricole et d'autosuffisan-ce alimentaire, est-on prêt à interdire les développements immobiliers sur d'immenses espaces actuellement réservés aux zones vertes?Il y a là un dilemme qui est loin d'être résolu.Le Québec, comme d'autres provinces ou États américains, est pris au piège.Les fervents de la terre préconisent la protection du territoire agricole.«Quand on sait que moins de 3 p.100 du territoire au Québec est propice à l'agriculture, il n'y a pas de folie à faire», déclare le président de l'Union des producteurs agricoles, M.Jacques Proulx.Constructeurs d'habitations, agents immobiliers, spéculateurs favorisent l'expansion économique: «Le zonage a créé une rareté des terrains, ce qui a fait grimper les prix de façon incroyable.Il était temps que ça change», de répliquer M.Orner Rousseau, vice-président de l'Association des constructeurs d'habitations du Québec.C'est là un choix de société.Que faire?En pareille matière, l'équilibre n'est pas facile à maintenir.L'instructif dossier publié samedi sous la plume de notre journaliste André Noël exprime bien les tensions qui existent et le besoin de définir ce que veut notre société.Alors que le gouvernement du Parti québécois avait réussi, en 1978, à faire adopter une sévère loi du zonage agricole et avait formé un organisme de surveillance connu sous le nom de Commission de protection du territoire agricole, voici que l'actuel gouvernement démembre petit à petit les effets de cette législation par l'utilisation abusive des décrets de dézonage.Il est vrai que la Commission, à ses débuts, faisait preuve de dogmatisme plus que de réalisme.Mais il fallait donner un coup de barre pour protéger les zones vertes dans les diverses régions du Québec.Aujourd'hui, le gouvernement Bourassa agit de façon diamétralement opposée.Quelque peu hypocritement, il dézone à grands coups, à grands espaces, souvent plus que le client n'en demande.Dans certains cas, les spéculateurs ont nettement repris le dessus.Dans d'autres situations, la transformation de «terres vertes» en «terres blanches» est justifiée.Mais, au-delà du cas par cas, le ministre responsable, M.Michel Page, doit avoir le courage d'avouer publiquement ses intentions face à la protection du territoire agricole.Dézoner quelque 100,000 hectares ou 250,000 acres n'est pas mince.C'est un changement majeur d'orientation et de politique gouvernementale.Pour vraiment faire la lumière sur ce qui se passe actuellement, le débat doit être élargi en convoquant au plus tôt une Commission parlementaire pour soumettre la question à tous les groupes intéressés.Les agissements actuels ne laissent pas voir une très grande transparence ni du gouvernement ni même de la présumée indépendante Commission de la protection du territoire agricole.Ça commence à sentir la spéculation à plein nez.Claude masson Touriste à Montréal Montréal n'est pas Disneyland et il ne faut pas qu'il le devienne.Il faut cependant trouver le moyen d'attirer les touristes qui font vivre une importante industrie.Comme l'a révélé La Presse, le nombre de touristes à Montréal baissera cette année pour la première fois en cinq ans.Il y a des raisons â cela, comme la hausse du dollar canadien, le fait que les Américains ont davantage tendance à rester chez eux pendant une année électorale, les Jeux olympiques de Séoul et j'en passe.Tout cela n'est pas très grave et la situation est loin d'être dramatique.Il faut toutefois se poser des questions sur cette stagnation du tourisme dans une période de prospérité économique.L'industrie du tourisme fait vivre des milliers de gens à Montréal et ils doivent pouvoir s'attendre à une expansion de leur activité quand l'économie se porte bien.Montréal offre beaucoup aux touristes: de bons hôtels, d'excellents restaurants et une activité culturelle extrêmement variée pour une ville nord-américaine.Montréal va de festival en festival pour célébrer le cinéma, le jazz et le rire.Il s'éblouit avec les plus beaux feux d'artifices du monde.Toute la grande région de Montréal \u2014 du Mont-Orford à Lanaudière et de Do-rion à Drummondville \u2014 organise des activités culturelles de grande qualité avec des artistes de renommée mondiale.Apparemment, cela ne suffit pas.On peut se demander si les touristes américains et européens emportent une si belle image de Montréal.Ils sont, après tout, les meilleurs agents de propagande que l'on puisse souhaiter.Des gens qui reviennent émerveillés d'une ville donnent à leurs amis l'envie d'y passer plusieurs jours à leurs prochaines vacances.Des récits ternes ou le silence complet rayent cette ville dans l'esprit des gens.La stagnation du tourisme à Montréal reflète peut-être le fait que nous ne sommes pas aussi accueillants que nous voulons bien le croire.Le touriste doit vraiment être un amateur de terrains de stationnement pour se promener de la Place Ville-Marie au Vieux-Montréal.Il sera, du reste, comblé s'il va ensuite à pied jusqu'à la rue Saint-Denis.Malheureusement, nous sommes trop habitués à cette laideur qui sépare les points d'intérêt pour y prêter attention; mais le touriste, lui, s'en souviendra.Le touriste dans une grande ville ne veut généralement pas faire bande à part.Il veut profiter de tout ce que la ville offre à ses propres habitants.Le mont Royal, le Stade olympique et la Ronde n'ont pas été aménagés pour attirer les touristes autant que pour faire plaisir aux Montréalais.Mais, ne connaissant pas la ville, le touriste aura plus de peine à visiter tout ce qui l'intéresse.On pourrait, par exemple, lui simplifier ses déplacements si la STCUM offrait à un prix raisonnable, des cartes d'un jour à parcours illimité.Nous devons apprendre à regarder notre ville avec l'oeil critique du touriste et ne pas manquer une occasion pour la rendre plus belle et plus accueillante.Une ville aussi vivante que Montréal n'a pas besoin de se donner en spectacle pour attirer les touristes.Frédéric wacnièrb LA PRESSE D'AILLEURS Réal Pelletier Vu du Japon, le «déclin des USA» est une réalité Arrive le 4 juillet aux États-Unis, c'est l'occasion, pour la grande presse, de ressasser l'histoire bien sûr (le 125e anniversaire de la bataille de Gettysburg était à l'honneur cette année), mais aussi de réévaluer la position américaine dans le monde.Un exercice de circonstance d'autant plus pertinent que la question du «déclin de l'empire» est carrément posée à la conscience américaine, sur la lancée du livre de Paul Kennedy, «L'Ascension et la chute des grandes puissances».On ne s'étonnera guère du fait que, spontanément, tant le New York Times que le Washington Post ont fait, à l'occasion du 4 juillet, la même démarche, cherchant à savoir comment les Japonais voient l'évolution des États-Unis; et que les deux journaux en sont arrivés à des titres presque identiques, affirmant pour l'essentiel ceci: «Les Japonais constatent le déclin des États-Unis.» Le sentiment général au japon, note le New York Times, c'est que la montée du lapon et le déclin des États-Unis sont le pile et face d'une même pièce.Fiers d'un yen puissant \u2014rendu tel d'ailleurs de par la volonté américaine pour une bonne part \u2014 les Japonais ne peuvent qu'inter- préter comme signes de déclin non seulement la faiblesse du dollar, mais l'énormi-té des déficits commercial et budgétaire des USA.Le Japon ne se prend pas pour un autre pour autant, continuant à respecter l'énorme puissance militaire américaine, à admirer I 'affluence qui règne dans le pays et à envier sa puissance économique dans le monde et surtout l'abondance de ses richesses naturelles.Par contre, les Japonais croient déceler de plus en plus de failles dans cet empire et, chez les jeunes surtout, forment discrètement le projet de prendre la relève des Américains, au plan économique, mais aussi politique et militaire.Le reportage du Washington Post va dans le même sens.Dans l'un des best-sellers actuels du Japon, le manager d'une usine d'automobiles en difficulté aux États-Unis décide carrément de fermer l'entreprise.«Mais, vous êtes fou!» intervient un conseiller japonais, qui entreprend patiemment d'expliquer au manager américain comment il doit s'y prendre pour rentabiliser son entreprise, en s'ins-pirant du génie et du sens du travail japonais.Des scènes du genre, dit le journal, sont monnaie courante dans les médias japonais et témoignent d'une identification des États-Unis comme société en déclin.«De nos jours, affirme l'éditorialiste en chef du grand journal Asahi Shimbun, les laponais comparent les États-Unis à un oncle malade et de mauvaise humeur, aux prises avec des problèmes financiers et familiaux, et qui ne fait pas attention à sa chasteté et sa discipline.» La classe politique partage ce sentiment général, mais sans esprit de supériorité marqué.Au contraire, plusieurs souhaitent ouvertement le maintien, par exemple, de la supériorité militaire américaine comme gage de sécurité dans le monde, à commencer par celle de l'Asie.Reste qu'un livre comme celui de Paul Kennedy est tombé en terrain fertile au Japon, note le journal.Non seulement lesja-ponais sont-ils à même de constater qtie leurs produits battent de plus en plusses produits américains sur les marchés kflhh-diaux, mais des événements de l'hisjjoire récente ont semé le doute sur l'invulnérabilité des États-Unis, nommément:.Aa guerre du Vietnam, la prise d'otages, de Téhéran et, en 1986, l'explosion en plein vol de la navette spatiale Challenger.\u2022.\u201e The Economist îljc ÎUosIjinjton $osi Un texte d'un proche d'Arafat relance l'espoir de paix n simple article d'opinion, publié en langue arabe et qui a circulé au sommet des pays arabes à Alger il y a un mois, continue d'animer les conversations dans les cercles qui s'intéressent aux affaires du Moyen-Orient.L'article, écrit par Abu Sharif, proche collaborateur du chef de i'Organisation de libération de la Palestine, Yasser Arafat, a été.salué par de nombreux observateurs comme l'amorce, si-nor d'un virage, du moins d'une clarification de la position de l'OLP par rapport à de très problématiques négociations de paix au Moyen-Orient.M.Sharif, un ancien dur de la faction FPLP de Georges Habash, agit depuis 16 mois comme porte-parole officiel de M.Arafat et personne ne doute que ce dernier ait approuvé la publication du texte.Abu Sharif préconise des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens, à la faveur d'une conférence internationale, en même temps qu'il approuve les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies reconnaissant à Israël le droit d'exister.Les autorités américaines ne sont pas demeurées insensibles aux propos de M.Sharif.Le Département d'État a noté le «ton constructif » du document, pendant que la Maison-Blanche a salué sa modération, tout en déplorant que l'article n'émane pas d'un niveau plus autorisé au sein de l'OLP.Pour sa part, le columnist Anthony Lewis, qui traite régulièrement des affaires du Moyen-Orient dans le New York Times, n'hésite pas à qualifier le texte de M.Sharif d'«un des documents les plus importants de l'histoire tourmentée des rapports entre Israéliens et Palestiniens».Jamais jusqu'ici, dit-il, des Palestiniens de ce rang n'avaient endossé de manière aussi explicite et articulée la thèse de deux États, l'un palestinien, l'autre israélien, vivant en paix côte à côte.Plus cynique, The Economist soupçonne Yasser Arafat d'avoir simplement voulu lancer un ballon d'essai en autorisant in-formellement la publication du texte de M.Sharif.Néanmoins, dans ce climat d'espoir feutré qu'a fait naître la déclaration de M.Sharif, une voix juive éminente s'est fait entendre la semaine dernière à l'appui de la coexistence, non seulement pacifique, mais constructive des communautés israélienne et palestinienne.Le célèbre artiste Yehudi Menuhin, âgé de 72 ans, a troque le violon pour la plume en préconisant, dans le Washington Post, la formation, dans la région, d'un régime fédéral inspiré du modèle suisse.;¦*'.',' M.Menuhin donne libre cours à une.yl-sion généreuse en affirmant que la fédération projetée pourrait servir de modèle, non seulement au Moyen-Orient, mais au monde en général.Elle pourrait, dit l'artiste, constituer l'amorce d'une communauté d'États élargie au Moyen-Orient.C'est uniquement à l'intérieur d'un système de ce type que Jerusalem peut trouver sa justification de capitale.Dut-elle être une capitale strictement israélienne, Jerusalem ne saurait être un gage de paix, mais au contraire une menace constante à la paix mondiale, conclut le violoniste.financial times Au pays de Carmen Quintana, les affaires marchent n politique, le crime peut payer.Au ES pays de Carmen Quintana, les affaires marchent.Arrivé au pouvoir par un coup d'État sanglant, le dictateur Augusto Pinochet peut aujourd'hui affirmer que la croissance du Chili dépasse celle de tous les autres pays d'Amérique latine et que le Chili est sur le point de quitter la famille des pays sous-développés, note le Financial Times de Londres.La discipline imposée au pays par l'armée, estime le général Pinochet, s'est révélée la condition préalable de la croissance du Chili.C'est dans l'ordre que les emplois et la prospérité voient le jour.Un certain nombre d'expériences de dictatures militaires pourtant sont là pour contredire la thèse de Pinochet, comme on l'a vu en Argentine, au Brésil ou en Uruguay.Dans ces pays, la férule militaire a freiné la croissance politique, divisé la société, sapé l'autorité morale des chefs, tout ça finalement sabotant la croissance éco- nomique.Alors pourquoi Pinochet, lui, a-t-il réussi?Le dictateur s'attribue le mérite d'avoir largement déréglementé l'économie, stimulant de ce fait l'investissement privé.L'économie chilienne est effectivement en croissance constante depuis quatre ans, l'inflation ayant été repoussée \u2014pas banal en Amérique latine\u2014 sous la barre des 15 p.cent.Autre indice qui ne trompe pas: la baisse du chômage, dans un pays incidemment où la règle syndicale a été cassée et où les procédures d'embauché et de mises à pied sont les plus souples du continent.L'indice actuel du chômage est comparable à celui du Québec, après avoir atteint près de 25 p.cent lors de la grande récession de 1982.À côté de Pinochet, Margaret Thatcher est une pâle artisane des privatisations.À peu près tous les services vont y passer au Chili, y compris les aqueducs et les égouts.C'est déjà fait pour tous les services de santé.L'une des clés du succès de l'économie chilienne, c'est l'émergence de PME orientées vers les exportations.Elles étaient 200 il y a 15 ans, elles sont 2 800 aujourd'hui.Alors que le Québec s'éveille à peine à la commercialisation du saumon d'élevage par exemple, le Chili deviendra d'ici quelques années le plus grand exportateur mondial de cette denrée.Par un vaste programme de diversification de son économie, le Chili a fait en sorte que le cuivre ne compte plus que pour environ 40 p.cent de ses exportations, alors que ce métal occupait 75 p.cent du décor il y a quelques années à peine.La critique entendue contre Pinochet dans le pays porte sur le mépris des droits de la personne, quand ce n'est pas sur le mépris des personnes elles-mêmes.Rarement portent-elles sur les inititatives économiques du dictateur.(Tlfc ifostott ©lobe The Christian Science Monitor L'Afrique comme dépotoir des sociétés industrielles Les gens les plus pauvres dans nos sociétés font les poubelles.Les pays les plus pauvres d'Afrique s'en remettent aux déchets aussi pour s'assurer quelques revenus.Le Boston Globe évoque quelques cas: ¦ la Guinée a accepté sur son territoire 15 000 tonnes de cendres hautement toxiques, venues de Philadelphie, qui ont sérieusement endommagé l'environnement; ¦ le Bénin a accepté de recevoir des déchets nucléaires de France en échange d'une assistance économique ; ¦ près de 4 000 tonnes de déchets toxiques et nucléaires d'Italie ont été enfouis en secret dans le sud du Nigeria; ¦ la Guinée-Bissau vient de signer des contrats qui lui feront acquérir, sur cinq ans, 15 millions de tonnes de déchets divers, venus de Detroit, pour $600 millions US, soit l'équivalent de quatre fois le PNB du pays; ¦ des sociétés italiennes projettent d'enfouir des déchets nucléaires sur la côte de l'Ethiopie; ¦ d'autres pays africains comme le Liberia, le Sénégal, le Gabon et la Somalie envisa- gent d'absorber des déchets des pays industriels en échange de monnaies fortes., Un porte-parole de Greenpeace, cité dans le Christian Science Monitor, affirme que depuis un an, plus de 50 programmes d'acheminement de déchets américain» et européens vers le tiers-monde ont pu é\\re identifiés.L'avantage?Le traitement de certains types de déchets dans une société industrielle peut coûter plusieurs centaines de dollars.Dans le cas sus-mentionné de la Guinée-Bissau, le coût tombait à $40 la tonne.L'économie en jeu à terme: des milliards de dollars.SbcJîcUriJorkShncjï Bois franc Tout en se servant du tiers monde comme dépotoir, les sociétés industrielles, affamées d'un bois franc de plus en plus rare chez elles, grugent de plus en plus ses forêts tropicales.Cette fois cependant, c'est le propre environnement des sociétés industrielles qui risque d'être touché à terme, puisque la destruction des forêts tropicales encourage la formation d'oxyde de carbone dans l'atmosphère, contribution première à l'effet de serre.D'où la rencontre de 10 jours que viennent de tenir à Rio 42 pays, producteurs et consommateurs, impliqués dans le commerce du bois franc issu des forêts tropicales.SI)ctottSl)inQton jJost Nourriture éme sans tenir compte de la vague de sécheresse actuelle en Amérique, le bilan mondial de l'alimentation passe dans le rouge, grugeant les réserves: l'an dernier, la production s'est révélée inférieure à la consommation et la situation devrait s'aggraver cette année.L'Inde par exemple, qui avait triplé sa production de blé entre 1965 et 1983, voit cette production stagner depuis cette date alors que la population augmente.En Chine, l'expansion industrielle en cours restreint l'aire cultivable.Un peu partout, y compris d'ailleurs aux USA, l'érosion des sols s'accentue sous l'effet de l'agriculture intensive.LE FIGARO Golf m 1 y a 20,2 millions de gol-G feurs aux États-Unis, deux fois plus qu'au Japon, et le Canada se classe troisième avec 1,8 million d'amateurs, plus que le Royaume-Uni, inventeur du jeu, avec 1,3 million de golfeurs.Le Canada est en troisième place aussi au chapitre du nombre de parcours avec I 600, contre 2 020 en Grande-Bretagne et 12 500 aux USA.Quant à la France, elle ne compte encore que 120 000 joueurs de golf, mais ce chiffre est trois fois plus élevé qu'il y a six ans.Et d'ici 1992, le nombre de parcours français, actuellement de 195, doublera.Sur la Terre, on compte 50 millions de golfeurs.financialtim.es Iconoclastie Comme diraient les partisans de Staline et de Mao, certaines vedettes de l'histoire font de drôles de chutes.Exemple: Christophe Colomb, fleuron de l'aventure espagnole en terres d'Amérique, chancelé sur son socle espagnol depuis qu'un historien a cru établir que le découvreur ne travaillait pas pour Isabelle de Castillc, mais plutôt comme espion pour le grand rival espagnol que constituait alors le Portugal.Si les prétentions de l'historien s'avèrent justes, ce serait comme révéler que Cham-plain, ici, travaillait pour le roi d'Angleterre.On chercherait peut-être moins fébrilement son tombeau. ¦I SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ ltW*4< ANDRÉ PRATTE me Lorraine Page apporte à la présidence de la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ) un mélange de charme, d'intelligence, de sensibilité et de pragmatisme qui donnera à cette-organisation syndicale une image et une orientation nouvelles.Son élection à la téte de la CEQ et de ses 110 000 membres lui vaut d'être choisie pour une deuxième fois en trois ans Personnalité de la semaine de La Presse.Elle l'avait été le 16 juin 1985 à la suite de son élection à la présidence de l'Alliance des professeurs de Montréal, le plus important syndicat affilié à la CEQ.C'est à ce titre qu'elle s'est fait connaître de la population, notamment par la qualité de ses interventions sur les dossiers de la Loi 101 et de l'enseignement ¦dïFFrançais.C'est là aussi qu'elle s'est fait aimer des enseignants, à un point tel que dès l'annonce de sa candidature, on la savait imbattable.Personne n'a osé se présenter contre elle.Proche de la base Les profs se reconnaissent en Lorraine Page parce que, leader syndical, elle a su rester enseignante, rester proche de «la base».«À l'Alliance, dit un ami, les gens l'adorent.» En 1985, elle avait promis de débureaucratiser le syndicat montréalais.Depuis, elle s'est imposée et a imposé à chacun des membres SEMAINE DU 10 JUILLET 1988 La personnalité de la semaine Elle devient la première femme à diriger une grande centrale syndicale au Québec de son exécutif de visiter les profs d'au moins une école par semaine.Elle promet maintenant de débureaucratiser la CEQ, de sortir les dirigeants des «instances», des interminables assemblées et réunions, pour les rapprocher des membres.« le ne pourrai pas employer la même formule, je ne pourrai pas passer deux heures chaque semaine dans une école.Il va falloir inventer d'autres moyens.Ce n'est pas vrai que je vais me transformer en bureaucrate syndicale; pour moi ce serait un échec.» Proche des enseignants, Lorraine Page a vu que les syndicats, trop occupés à rêver de grands changements sociaux, s'éloignaient des préoccupations quotidiennes de leurs membres.«Il vaut mieux être réformistes, nombreux et progresser que révolutionnaires, seuls et reculer», écrivait-elle dans un magazine syndical en 1985, résumant sa pensée par une de ces formules dont elle a le don et qui la rendent très efficace dans les assemblées syndicales et dans les médias.Les membres d'abord La nouvelle présidente de la CEQ propose de donner priorité aux problèmes des membres, sans abandonner la lutte pour le changement social.Deux pôles de l'action syndicale qui sont, estime-t-elle.indissociables.«Quoi que je dise sur la transformation des rapports entre les hommes et les femmes, si les femmes qui enseignent au primaire n'essaient pas dans leur travail de tous les jours de changer les rapports entre les petits gars et les petites filles, j'ai beau mm $m là LORRAINE PAGE «Je suis assez forte pour occuper cette fonction-là mais assez sensible pour la rendre humaine.» tenir le meilleur discours du monde, je n'aurai rien changé.» Sous la présidence de Lorraine Page, la CEQ s'occupera plus que jamais de pédagogie, comme elle a déjà commencé à le faire en tenant dans ses rangs des débats sur l'enseignement du français et sur la douance (les services destinés aux enfants doues).Mais le syndicalisme réformiste, terre-à-terrc qu'elle propose n'exclut pas les grèves.Lors de la dernière ronde de négociations, l'Alliance des professeurs de Montréal a été un des seuls syndicats de la CEQ à obtenir un mandat de grève.La nouvelle présidente de la CEQ est une femme dynamique, jamais fatiguée, jamais malade.«Ma mère me dit toujours que les microbes ne peuvent pas m'attraper parce que je marche trop vite.» Une femme qui travaille dur, mais qui sait ménager du temps pour ses amis, ses deux filles, l'homme qu'elle aime.Du temps aussi pour sortir, pour faire deux voyages par année, pour lire, pour visiter des expositions.Une femme qui aime les beaux vêtements, les bons repas, le confort.Une femme qui «aime la ouate», selon l'expression de Mme Leblanc.Mais en même temps une femme qui s'implique depuis longtemps pour aider les enfants des milieux défavorisés.«Il n'y a pas de contradiction, explique Mme Page.«11 y a peut-être même un lien : j'aimerais que tous les Québécois aient accès à ça, puissent profiter des belles choses.» Aimée et.contestée Adorée par beaucoup de profs.Lorraine Page n'est pas aimée par la «gauche» de la cen- trale.Quatre des sept membres sortants du bureau national, l'exécutif de la CEQ, se sont présentés cette année en se dissociant publiquement de ses idées, en déplorant sa tendance à «faire la morale» et en mettant en doute sa capacité de travailler en équipe.Ces quatre personnes ont été réélues, et la nouvelle présidente se retrouve en minorité au bureau national.Lorraine Page a été très affectée par les déclarations de la «bande des quatre».«Si vous aviez vu dans quel état elle était», raconte un ami.«Son vrai problème, c'est qu'elle est très, très sensible, vulnérable.S'ils lui font la vie dure, il vont la faire pleurer souvent.» «Lorraine va être touchée par ce genre de choses mais en même temps, les situations difficiles la stimulent», note cependant Mme Mona Leblanc, une amie intime.La principale intéressée confirme: «Sur le plan personnel, j'ai trouvé ça très difficile, parce que ce n'était pas véritablement à mes idées qu'on s'attaquait, c'était plus une question d'affinités de caractère.Ensuite, j'ai vu ça comme un défi de plus.» Femme forte, femme sensible, laquelle l'emportera?«|e suis assez forte pour occuper cette fonction-là mais assez sensible pour la rendre humaine», répond la nouvelle présidente de la CEQ.Mais, pour l'ami déjà cité: «La meilleure chose qui puisse arriver à la CEQ, c'est que Lorraine Page soit présidente.La pire chose qui puisse arriver à Lorraine Page, c'est d'être présidente de la CEQ.» Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.ALCAN Les gens d'hier 1788-1988: la Bourgogne à l'heure de Buff on CYRILLE FELTCAU collaboration spéciale En Amérique du Nord, continent relativement neuf, avouons-le, on manque de bicentenaires.Alors qu'en Europe.Tenez, en France, en Bourgogne, plus précisément, on féte le bicentenaire de la mort de Buffon; et l'an prochain, ce sera au tour de la Révolution française! En fait d'anniversaires prestigieux, ces gens-là sont vraiment gales! .Deux siècles après, en Amérique, on a un peu oublié ce Buffon, grand aristocrate de l'Ancien Régime, auteur d'une Histoire naturelle en 36 volumes (qui eut un immense succès de librairie) et inventeur d'une formule-choc qui l'a fait passer à la postérité: «Le style, c'est l'homme même».Il parait que devant lui, un jour, Rousseau se mit à genoux.L'auteur des Confessions admirait sans réserve son style et disait de lui: «C'est la plus belle plume de son siècle.» Grand seigneur, Georges-Louis Leclerc.comte de Buffon, fut l'ami de son jardinier comme de l'impératrice de Russie.Il fut à la fois littérateur, homme de sciences et maitre de forges, petit-bourgeois et grand commis de la monarchie fran- çaise.Entré très jeune à l'Académie des Sciences (à 26 ans), Buffon partagea son temps entre Paris et sa province de Montbard, où il fonda d'abord une pépinière puis beaucoup plus tard des forges.En 1739, choisi parmi divers candidats, il devint intendant du Jardin et du cabinet d'histoire naturelle du roi.Il dirigea pendant presque 50 ans ce qui est aujourd'hui le Muséum national d'histoire naturelle et son lardin des Plantes.En somme, Buffon fut au Siècle des Lumières l'équivalent de notre Frère Maric-Victorin, au XXe, à Montréal! C'est ce personnage historique considérable, à la fois typique, exemplaire et hors de son époque, que la France honore cette année comme elle sait si bien le faire pour ses grands hommes.Avec une dizaine de journalistes québécois gracieusement invités par les Services officiels du Tourisme français à Montréal, je m'estime heureux et privilégié d'avoir pu participer, les 18 et 19 juin derniers, aux fêtes officielles et aux manifestations populaires tenues à Montbard, en Bourgogne, pour célébrer le bicentenaire de la mort de cet illustre personnage.Dans l'après-midi du samedi, 18 juin, Buffon lui-même, réincarné sous les traits de l'acteur lacques Dacqmine, fit son entrée solennelle dans sa ville natale, en carrosse, aux applaudissements d'une foule enthousiaste, en costumes d'époque.Il était attendu à l'hôtel de ville, ou son discours fut écouté dans un silence religieux.Plus tard, en début de soirée, il en prononça un autre à la grande féte populaire qui eut lieu dans le parc Buffon, féte suivie d'un banquet en plein air de 450 convives et couronnée par un feu d'artifice.Le lendemain matin, dimanche, 19 juin, au château de Buffon, nous étions invités à une manifestation franco-québécoise, à l'occasion de l'inaugu- ration et de la visite guidée des forges de Buffon, fondées au XVIIIe siècle par le grand Montbar-dois, et en cours de restauration depuis quelques années.Dans l'un des bâtiments rénoves pour l'occasion, on pouvait admirer des éléments d'exposition relatant de façon graphique une brève histoire des Forges du Saint-Maurice, à Trois-Ri-vières.qui purent se développer, au XVIIIe siècle, en bonne partie grâce à quelques dizaines d'ouvriers spécialisés venus tout droit de la Bourgogne du Nord, et donc, du pays de Buffon.Parmi les dignitaires qui prirent la parole ce jour-là lors de la cérémonie d'inauguration des forges, figurait le directeur de Parcs-Canada pour la région de Québec, M.Gilles Désaulniers.Rappelons, pour mémoire, que Parcs-Canada est le maitre d'oeuvre du grand travail de restauration des Forges du Saint-Maurice.Pour finir, une note personnelle.Peu auparavant, en visitant l'étrange petit musée franco-canadien de Sainte-Colombc-sur-Scinc, j'avais pu prendre connaissance de la liste à peu près complète des Bourguignons venus en Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe siècles.Quelle ne fut pas ma surprise d'y lire, entre autres, le nom d'un certain Antoine Desroches (!) et celui de Mme Marie-Barbe de Boulogne, épouse du gouverneur d'Aille-boust, mais aussi protectrice et témoin au mariage de ma première ancêtre française, une «Fille du Roy» du nom de Gillette Savare, originaire d'ile-de-Francc.Il n'y a pas à dire, les voyages forment la jcunesseUHl déforment les valises, comme disait Alphonse Allais.) B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JUILLET 1988 LA MÉMOIRE DE L'EAU D Bonne nouvelle pour les adeptes de l'homéopathie: la prestigieuse revue britannique Nature vient de publier la démonstration d'une activité biologique de substances diluées dans l'eau à doses infinitésimales.Cette publication plaide en faveur des principes de base de l'homépathie (traitement par administration de substances en quantités minimes).Mais elle remet surtout en cause des données classiques de la chimie et de la physique, en montrant que l'eau qui ne contient plus une seule molécule de la substance active diluée continue à montrer une activité spécifique.Pour le coordonateur de cette recherche, M.lacques Bcnveniste.de l'Institut national français de la Santé et de la Recherche médicale, « tout se passe comme si l'eau gardait la mémoire d'une molécule qu'elle ne contient plus.» «Sans le vouloir, il se pourrait que nous ayions mis le doigt sur un nouvel état de la matière, sur quelque chose de complètement nouveau qui peut changer notre approche des choses», a noté le chercheur.SEXE ET HYPERTENSION ¦ Des médecins mal informés peuvent détruire la vie sexuelle de leurs patients en les traitant pour des problèmes d'hypertension.Selon un spécialiste qui participait à la récente conférence sur l'hypertension et la sexualité, organisée par la Fondation québécoise du coeur, «les habitudes et la paresse portent certains mé- decins à prescrire les mêmes médicaments à tous leurs patients», sans se préoccuper de leurs problèmes particuliers.Or, les médicaments contre l'hypertension peuvent affecter les facultés sexuelles, en inhibant le désir.Une etude américaine démontre que huit p.cent de patients souffrant d'hypertension cessent le traitement en raison de problèmes d'ordre sexuel, entraînant souvent l'impuissance.Or, selon le Dr Marcel Boucher, il existe de nouveaux médicaments qui réduisent l'hypertension sans provoquer d'effets secondaires de ce genre.Il suffit donc parfois, de simplement changer la prescription.encore faut-il que le médecin soit attentif aux problèmes du patient et au courant des médications alternatives.VISEZ LA B-12.¦ Les personnes souffrant de certains problèmes neurologiques communs (des picotements dans les orteils aux pertes mémoires) manquent peut-être tout simplement de vitamine B-12, affirme un chercheur américain.Dans un article publié dans la dernière édition du New England Journal of Médecine, le Dr John Linden-baum affirme que contrairement à ce qu'on l'on croit généralement, une carence de cette vitamine peut provoquer un désordre neurologique sans que l'on détecte de signes d'anémie.Le médecin a étudié I4l patients qui ont tous bien répondu à une injection de vitamine B-12.A BIOLOGIE 1. détecter la présence de sucre; 2.Le pylore; 3.L'hormone prolactine; 4.Le radius et l'omoplate; 5.La progénie; 6.La « K » ; 7.Les viscères; 8.Le colon.B ARTS 1.Arc de triomphe; 2.L'impressionnisme; 3.Une fresque; 4.«La Joconde»; 5.Une aquarelle ; 6.Le «Manneken-Pis¦; 7.La Russie ; 8.Albrecht Durer.C VARIÉTÉS 1.Le macramé; 2.Whoopi Colberg; 3.Un luthier; 4.Le Royal Victoria de Montreal; 5.John Lennon; 6.La Russie (URSS); 7.Dwight Eisenhower; 8.La mantisse.D SPORTS 1.Bryan Trottier, en 1978-79; 2.Andre Dawson; 3.Jim Brown, avec 127; 4.Tiger Cats de Hamilton ; 5.James Braddock; 6.Bob Gainey; 7.Gaétan Boucher; 8.JeffReardon.E LITTÉRATURE 1.Hamlet; 2.Stendhal; 3.Jules Verne; 4.Yves Beauchemin; 5.Séraphin Poudrier; 6.En 1616; 7.Yann Queffelec; 8.En 1635; F VOCABULAIRE 1.Une faction; 2.Un foc; 3.Un fleuve; 4.Frechette (Louis); 5.Un forceps; 6.Le fisc; 7.Fermi (Enrico); 8.Une fronde.GAGNEZ UNE DANS LES ILES AVEC 50 DE VOS AMIS ! CKAC273 LA SUPERSTATION 1er PRIX Jouez au millionnaire et invitez jusqu'à 50 de vos parents ou amis à l'île Notre-Dame pour la FIESTA DE L'ÉTÉ, l'un des 4 samedis du mois d'août 1988.À votre disposition: planche à voile, voilier «Optimiste», canot, animateur, musique, méchoui et plus encore! 28PRIX Un cour de dériveur (9 heures).3e PRIX Un cours de planche à voile (6 heures).POUR PARTICIPER \u2014 L'attn&ution des pri» offerts se fera le lundi 18 |uillet entre 7 h et 8 h 45 dans I emission Boniour Champion a CKAC.animée par Guy Mongram \u2014 Les règlements sont disponibles a La Presse Remplissez le coupon de participation publie tous les tours dans La Presse lusquau io,i.\u2022\u2022 ! Les coupons de participation devront 6tro envoyés a I adresse mentionneo avant 17 heures le 15 |uillct La valeur dos prix ollerts est do 1 387 S .CONCOURS «FIESTA DANS LES ÎLES» I CKAC I CP.7570, Suce.«A» MONTREAL (Quebec) I H3C 3L4 petite pidH-dr I NOM:_ ADRESSE:.AGE:.APP.: Ouatre stagiaires de Shad Valley: Martin Delage, de Saint-Laurent, Anne-Marie Bourgeois, d'Ottawa, Michel Paradis, François Provehcher de Montréal.PH0T0 jEAN cowu- p*«sf Le talent, c'est comme les bactéries.CAROLE THIBAUDEAU ¦ Au collège de Saint-Andrew dans la petite ville d'Aurora, en Ontario, le Dr Derek Lane-Smith inaugurait en 1980 le programme Shad Valley, destiné à fournir un environnement stimulant à des jeunes très doués pour les sciences.Les abonnés aux 90 de moyenne pourraient enfin se rendre au bout de leurs possibilités, pendant un mois où ils se mettraient au courant des derniers développements de la science et travailleraient dans une entreprise de haute technologie.Encadres de quelques personnes ressources, ils se découvriraient beaucoup plus de talents encore: rentrepreneurship, la faculté d'aller vers les gens, de créer des ensembles musicaux, des manifestations sportives ou récréatives, de vivre au maximum, quoi! Pourquoi le nom de Shad Valley?Il existait le Shad Creek, près tlu collège, où M.Lane-Smith aimait faire du ski de fond ou se promener en pensant aux grandes possibilités créatrices des jeunes.Mais Shad Creek n'était pas un nom accrocheur.«Je me suis souvenu que tous les romans qui comportaient le mot vallée dans le titre devenaient des best-sellers; How green is my valley.The valley of the dolls, etc.Il n'en a pas fallu davantage pour que j'adopte Shad Valley.» Un vocable qui n'est pas sans rappeler la Silicone Valley, célèbre berceau californien de la haute technologie.Et du succès, Shad Valley en a recueilli, puisque le nombre d'inscriptions et d'entreprises qui parrainent a augmenté d'environ 50 p.cent par année.C'est 350 jeunes qu'elle encadre cette année, dans 7 universités dont une francophone.Permettre la naissance des Michel-Ange Le Dr Derek Lane-Smith a toujours été frappé du fait que très peu d'inventeurs et de génies se soient manifestés durant la pério- de de l'histoire.que l'on a nommée le Moyen-Âge.«Et poutant, quelques années plus tard, à l'aube de la Renaissance, se sont épanouis des Léonard de Vinci et des Michel-Ange, fait-il remarquer.«Qu'est-ce que ces deux périodes avaient de si différent sinon que l'une, obscurantiste, ne permettait pas le développement des individus créatifs et l'autre oui.|e pense que de tout temps il est né des êtres doués et des êtres qui l'étaient moins.Mais lorsque les conditions d'épanouissement sont absentes, les gens doués ne peuvent jamais émerger et faire profiter la société de leur talent.» «Le talent, c'est comme les bactéries, ça a besoin du milieu de culture adéquat pour survivre», résume si bien un des stagiaires.François Provencher.Le programme Shad Valley constitue un pas dans cette direction.II est organise par le Centre canadien de technologie créative, dont c'est l'objectif premier.Impact du programme La plupart des «survivants» de Shad Valley, comme ils se plaisent à les nommer, sont maintenant encore à l'université.Il faudra attendre une bonne dizaine d'années encore pour connaître l'impact réel de Shad Valley sur la situation économique du Canada.Mais la majorité des ex-stagiaires maintenant sur le marché du travail sont partenaires ou présidents de leur propre compagnie, au nom de Miotaur Software, Future-tech Software ou Tele-Byte Communications.Les autres sont demeurés à l'emploi des compagnies qui les avaient parrainés comme stagiaires, telles Northern Telecom et Telesat Canada.«Ils ont appris qu'il n'est pas nécessaire d'avoir été un dropout à l'école pour devenir un entrepreneur à succès», proclame un feuillet de promotion de l'organisme.«Ce fut pour moi une belle expérience, qui m'a ouvert l'esprit et les yeux», confie M.Richard Belshaw, un ex-stagiaire qui est maintenant coordonateur du programme Shad Valley a l'Université de Sherbrooke.M.Belshaw a fait partie de la cuvée 82.«|e terminais alors mon secondaire, et je voulais faire quelque chose de plus difficile, relever un défi qui en vaille la peine.|e n'ai pas été déçu.» Aujourd'hui, M.Belshaw est encore dans le domaine scientifique.Titulaire d'un bac en génie, il se lancera cet automne dans un programe de mai-trisc sur le design de prothèses auditives, à l'Université de Waterloo.D'ici quelques années, les universités québécoises bénéficieront à leur tour de cette moisson «Shad Valley», qu'on récolte des années plus tard.«l'espère qu'on va se revoir!», m'ont dit les jeunes à l'issue de l'entrevue.Mais oui, les jeunes, on va vous interviewer dans dix ans, quand vous aurez fondé votre entreprise! «Dix ans!, c'est bien trop long.J'aurai ma compagnie bien avant cela!», a lancé un petit brun sans aucune prétention, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.La chaleur peut vous tuer Prose Canadienne TORONTO ¦ Un été très chaud peut vous enchanter mais, attention, certaines personnes risquent de connaître de graves problèmes de santé quand le mercure grimpe trop.Il y a toujours un risque de souffrir d'hyperthermic.quand les températures demeurent trop élevées, rappelle Mme Gabrillc Savard, physiologiste de l'Université Queen's, de Kingston.L'hypertcrmic, associée d'abord à une forte fièvre, est le résultat de plusieurs malaises découlant de l'incapacité de l'organisme humain à régler la température interne du corps, défaillance qui à la limite peut entraîner des lésions au cerveau et même la mort.Une des réactions les plus extrêmes de la chaleur est la déshydratation, phénomène survenant habituellement après plusieurs jours de grandes chaleurs, surtout chez ceux qui effectuent des travaux à l'extérieur.La déshydratation, qui peut causer des crampes d'estomac, découle d'une perte du liquide et du sel, le plus souvent après une transpiration prolongée, a précisé Mme Savard.Le meilleur moyen de prévenir la déshydratation est de recourir au bon sens et d'absorber beau-coupde liquides.Quand un soldat perd conscience en étant à l'attention ou qu'un tel accident survient chez un travailleur qui attend un autobus de banlieue, il est tour probable que l'un et l'autre souffrent de ce que la médecine appelle une syncope de chaleur, a dit Mme Savard.Quand une personne demeure longtemps debout sans bouger, les veines des membres inférieurs se dilatent, a-t-elle expliqué, et avec le sang qui s'accumule dans le bas des jambes, une quantité insuffisante atteint le milieu du corps et le cerveau.Il y a alors une insuffisance d'oxygène au cerveau et la personne subit une syncope.« En fait, c'est un mécanisme de sécurité automatique.Quand une personne tombe de cette façon, sa chute permet au sang de remonter jusqu'à son cerveau.» Un trouble plus grave résultant d'une température extrêmement élevées est l'épuisement du à la chaleur car, dans un tel cas, le mécanisme de la transpiration cesse de fonctionner.Médecine fi VILLE:.I CODE POSTAL:.L_____ TEL.: L esprit de Pasteur au secours du sida ?W.CIFFORO-JONES collaboration spéciale __n a vie pourrait-elle être plus belle?», me demandais-je.Nous étions au mois d'avril, et, arrivant de Paris, je m'étais installé, pour écrire sans crainte d'être dérangé, dans une vieille ferme juchée sur une falaise bretonne.Un feu bien chaud brûlait dans l'àtre, la stéréo faisait entendre le merveilleux andante de la Neuvième Symphonie, et, pour faciliter encore l'inspiration, un muscadet venu tout droit des vignobles nantais me tenait compagnie.Qu'avais-je donc fait cette semaine-là pour mériter ce merveilleux bien-être, et surtout, pour mériter le titre ronflant de journaliste médical?J'avais passé plusieurs jours au fameux Institut Pasteur de Paris, en compagnie du non moins fameux Professeur Luc Monta-gnicr, l'un des plus grands spécialistes de l'heure sur le sida.Et tous deux, nous avions débattu la question de savoir si la science et l'esprit de l'immortel Pasteur réussiraient à surmonter ce désastre des temps modernes.J'ai rarement, au cours de ma longue carrière médicale, éprouvé un sens plus aigu de la destinée que dans le laboratoire du Professeur Montagnier, situe à quelques pas de la tombe souterraine du grand Pasteur.Sur le mur, un immense tableau noir, recouvert de formules toutes plus complexes les unes que les autres, et sur les bureaux, une masse de documents scientifiques, témoignaient du travail incessant du chercheur, qui, j'en était persuadé, devait trouver dans les merveilleuses réalisations de Pasteur une source d'inspiration constante.Né à Dole, dans le |ura, en 1822, Louis Pasteur bouleversa la médecine par ses travaux sur les maladies infectieuses et contagieuses, découvrant les vaccins contre le charbon, contre le choléra des poules, et surtout contre la rage.La statue de Jean Jupille.à l'entrée de l'Institut, témoigne de l'une des réalisations les plus extraordinaires de Pasteur.Elle montre un jeune berger luttant contre un chien enragé, combat qui, sans Pasteur, aurait été fatal à l'enfant.Le savant découvrit en effet la présence du virus de la rage dans la salive des animaux enragés, et, en injectant directement le virus affaibli dans le cerveau de certains animaux, en tira un vaccin qui sauva Jean Jupille et, depuis, des millions d'autres êtres humains.En 1881, Pasteur fut mis au défi de prouver publiquement qu'il avait mis au point un vaccin contre le charbon, maladie infectieuse qui tuait sans merci le bétail et les moutons.Le 2 mai de cette année-là, il demanda aux fermiers d'amener 50 moutons au petit centre agricole de Pouilly-le-Fort.Il administra son vaccin à 25 des moutons, et deux semaines plus tard, les 50 bêtes étaient toutes inoculées à l'aide du virus du charbon.Le 2 juin, il demandait aux fermiers de ramener les mêmes bêtes au marché: celles qui avaient reçu son vaccin avaient survécu, toutes les autres étaient mortes.Le Dr Montagnier n'ignore pas qu'il est bien difficile de marcher sur les traces d'un tel géant.Le virus du sida a par ailleurs la propriété de se modifier, ce qui rend extrêmement difficile la mise au point d'un vaccin efficace.Mais le chercheur demeure persuadé que, tôt ou tard, l'homme trouvera un moyen de se protéger contre le syndrome mortel.Le fait que Montagnier ait été le premier chercheur de l'Institut Pasteur à se consacrer à la lutte contre le virus du sida ne l'a pas rendu extrêmement populaire, au début du moins, auprès de ses collègues, dont beaucoup soutenaient qu'il perdait un temps précieux à des recherches sur une maladie que l'on croyait alors limitée aux homosexuels.Mais les choses ont changé depuis, et aujourd'hui, cent chercheurs se consacrent exclusivement à cette maladie à l'Institut.l'ai demandé au Professeur Montagnier s'il s'imaginait jamais la façon dont Pasteur aurait attaqué le problème.«Souvent, a-t-il avoué.Pasteur aurait été intrigué par ce virus, et je suis persuadé qu'il aurait établi bien plus vite que nous qu'une certaine par-tic de celui-ci est stable et que par conséquent, la mise au point d'un vaccin se fera tot ou tard.» J'ai quitté l'Institut hanté par le souvenir de la tombe de Louis Pasteur.Ce genre de monument ne m'attire généralement pas, mais celui-là est très impressionnant: Pasteur repose au centre d'un caveau dont les murs portent des inscriptions témoignant de ses merveilleuses réalisations, qui sauvèrent tant de vies.On ne peut qu'espérer que l'esprit de ce grand génie touchera un jour Luc Montagnier et lui révélera le moyen de débarrasser l'humanité du fléau qu'est le sida. B5 Quoi faire ce dimanche Pour cette rubrique veuillez faire parvenir vos lettres à: «Quoi faire» LA PRESSE, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 au plus tard le lundi qui précède la parution LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JUILLET 1988 ARTS ET SPECTACLES Concert spécial ¦ Le Musée d'art de Saint-Laurent, 615, boulevard Sainte-croix, présente cet après-midi, à 14 h, un concert mettant en vedette Michel Déziel, à la basse, Chantai Larocque, mezzo-soprano, et Pierre McLean, au piano.Au programme des oeuvres de Christoph von Cluck, Bellini, Mozart, Brahms, Counod, Jacques Offenbach et Ambroise Thomas Quatuor baroque ¦ Dans le cadre de l'activité \u2022 De Cartier a Cartier», la Maison de Sir George-Etienne Cartier, 458 est, Notre-Dame, organise tous les dimanches de juillet et d'août, â 13 h 15 et à 15 h, des concerts d'époque présentés par le quatuor baroque Les Amériques.Au programme: des danses, des suites d'extraits d'opéra, des chansons et de la musique de chambre Le répertoire est composé de musique d'ici, du Régime français, du Régime anglais et de l'époque de George-Etienne Cartier Renseignements 285-2282 Concert de chant ¦ Un concert de chant sera donné par la classe de Denise Pelletier, ce soir, à 20 h, au 110 est, rue Ste-Catherine.Au programme divers extraits d'opéras de Mozart, Beethoven Counod, et bien d'autres L'Univers est-il infini?¦ Le Planétarium Dow de la Ville de Montréal offre, jusqu'au dimanche 14 août, un spectacle intitulé «L'Univers est-il infini?» L'horaire des représentations en fancais est le suivant : du mardi au vendredi à 13 h30 et 20h30, le samedi a 14h15, 16h30 et 20h30, et le dimanche a 13h, 15h30, 16h30 et 19 h 30 L entrée coûte S 3 pourles personnes de 18 a 64 ans, et $1,50 pour les personnes de 5 ans à 17 ans et de 65 ans et plus Le spectacle gratuit - Le ciel ce soir», a lieu tous les lundis, en français à 20 h 30, sauf les jours de fête.Le Planétarium (qui sera fermé du 14 août au 1er novembre) est au 1000 ouest, rue Saint-Jacques EXPOSITIONS Visite commentée ¦ Aujourd'hui, à 10 h 30, visité commentée d'une heure de l'exposition Paul-Émile Borduas, au Musée des Beaux-Arts de Montréal.Lieu de rencontre l'accueil du musée, 1379 ouest, rue Sherbrooke Tous les dimanches, par ailleurs, de 13 h a 16 h, jusqu'au 7 août, des animateurs seront présents dans la salle éducative Lismer Les visiteurs, enfants et adultes, qui veulent découvrir les possibilités illimitées d'une surface blanche, en s'inspirant des oeuvres de Paul-Émile Borduas, n ont qu'a se procurer un laissez-passer a l'accueil du musée, une heure avant I activité Renseignements 285-1600, poste 136 Une sévère pénalité ANDRÉ TRUDELLE ¦ On dit que la pénalité la plus sévère infligée en championnat du monde a été encourue par deux joueurs suédois, l'an dernier.La pénalité s'élevait à 2 800 points.Dans la main qui suit, en équipe de quatre, un joueur a réussi le contrat demandé, mais.Donneur: Est Vulnérabilité: tous Nord ?D9542
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