Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
I. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (13)

Références

La presse, 1988-08-13, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" c\u2014?Arts et spectacles Littérature Arts plastiques Disques et vidéos Restaurants Vins LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 AOÛT 1988 Les vérités de Mavis Gallant Le pessimisme limpide du plus français des auteurs canadiens-anglais FULVIO CACCIA collaboration spéciale 1 PARIS m 1 y a des personnes dont la vie est tou-I jours contraire à l'opinion qu'on peut s'en faire.Mavis Gallant est de celles-là.L'itinéraire et lu carrière littéraire de la plus grande nouvelliste canadienne de langue anglaise sont une suite de paradoxes dont elle a d'ailleurs tiré le meilleur de ses douze recueils de nouvelles et romans.« Américaine a Paris » pour les Français, exilée irlandaise pour les lecteurs du New Yorker \u2014où elle écrit depuis 35 ans\u2014, Mavis Gallant est née tout bonnement à Montréal en 1922.Envoyée enfant dans un couvent catholique pour apprendre le français, elle devait très tôt faire l'expérience douce-amère des deux solitudes.« D'aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours perçue comme quelqu'un parlant deux langues.» Position de l'entre-deux qui n'est étrangère ni à son exil parisien, ni à son oeuvre, peuplée de personnages cosmopolites et dont l'action se déroule indifféremment des deux côtes de l'Atlantique.Bien qu'aujourd'hui, Mavis Gallant soit encensée par les meilleurs critiques des deux continents, reçue chez Pivot, elle a pourtant failli traverser incognito la capricieuse culture d'un pays qui désespère d'en avoir une.« l'étais horrifiée, il y a dix ans, à l'idée de mourir sans laisser de traces.Je n'avais alors en circulation qu'un livre cartonné et deux petits livres de poche d'ailleurs introuvables; le reste n'ayant pas été réédité.Une phrase du capitaine Dreyfus me hantait: «Voilà où m'a mené une vie de travail ».La lumière d'un été incertain inonde son appartement du 6e arrondissement.11 y règne un délicieux confort bourgeois qu'égaillent deux bouquets de fleurs coupées.Les murs sont ornés de gravures et d'eaux-fortes dont une de Jean-Paul Le-mieux, un vieil ami.Mavis Gallant rayonne en gloussant comme une jeune fille, surprise de voir la vie la combler de cadeaux.Aujourd'hui son oeuvre complète est entièrement rééditée et les éditeurs de plusieurs pays se disputent ses droits.Après la France où les éditions Tierce ont fait paraître ses Chroniques de Mai 68, écrites durant les fameux Événements pour le New Yorker, il est question d'une traduction italienne de Rue de Lille, publié chez le même éditeur, dont le titre original est Overhead in a Balloon, son SUITE A LA PACE 12 Les femmes et la révolution : prendre la plume et le fusil.JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale f&yi uand elles faisaient la ré-tyyjt volution, itfs femmes n'avaient pas 'froid aux' yeu\\ (seulement?me souffle quelqu'une): Ces deux lu.en torn cas.n'y allaient pas dé main morte.Reconnaissant d'abord l'injustice sociale, ne se contentaient pas de la dénonciation, prenaient le fusil d'une main ci la plume de l'autre, situation fort inconfortable mais au moins complète, l'une et l'autre étant des armes de guerre de pareille efficacité.La première de ces femmes est la plus moderne, c'est Simone Weil dont Gabriella Fiori a écrit une biographie sous le litre Une femme absolue.Elle le fut sans aucun doute.Sa courte vie, trente-quatre ans (morte en 1944) fut une aventure de spiritualité.Juive et cherchant le christianis- Les intellectuels à'avant-garde entretenaient avec Simone Weil une correspondance parfois, un échange de pensées souvent, qui firent d'elle une sorte de témoin de l'esprit me de toutes ses forces, déjà, ce n'était pas rien.Publiée par Albert Camus.Des titres qui ont marqué toute une génération de philosophes et de politiques: La pesanteur et la grâce, Les cahiers.L'enracinement, et des poèmes aussi, que Paul Valéry prisait.Chacun des intellectuels d'avant-garde entretenait avec Simone Weil, jeune el passionnée, une correspondance parfois, un échange de pensées souvent, qui firent d'elle une sotte île témoin de l'esprit.Jusqu'en Amérique où fut publié le seul recueil de ses lettres ( mais en 1965).Comme si le souvenir de cette femme ne pouvait s'éteindre.|'ai parlé de fusil.Aussi.Mais avant, elle fut ouvrière en usine, volontaire: elle voulait voir, savoir, connaître ce qu'elle allait dénoncer.Puis s'engagea comme milicienne durant la guerre d'Espagne.Je vous assure que ce n'était pas de tout repos, et avec les plus durs: les anarchistes.Ouf! Se faisant passer pour journaliste, mais l'arme à la main.Gonflée, la petite Weil.Le social, c'est le spirituel.Pas SUITE A LA PACE 13 LOUISE MICHEL BANDE DESSINÉE ¦ Bien sur, il est un peu tôt pour en parler: ces albums ne sont peut-être pas encore en librairie.Mais prenez de l'avance! Soyez super-branchés! Soyez capables de parler de ce qui SERA à la mode demain ! Pierre Huet traite de quatre albums européens de Régis Franc, Bob de Moor, Hugo Pratt et de 23 autres dessinateurs.C'est chez Casterman, l'un des éditeurs dont la production est d'une grande qualité.En page 12 VIDÉO ¦ Après avoir si bien réussi à parler de l'enfance dans E.T.l'extraterrestre (dont la sortie en vidéo est enfin prévue pour octobre), Steven Spielberg se tourne résolument depuis The Color Purple vers les adultes.Dans Empire of the Sun, désormais disponible sur vidéocassette, il met en scène un enfant qui se transforme, sous les pressions du moment, en un être sans scrupules pour qui seul comptera désormais sa propre survie.En page 14 RESTAURANTS ¦ Le Faubourg, c'est celui que l'on avait baptisé « à la m'lasse » et qui est en train de devenir un deuxième Plateau.tout en rénovations.Dans ce milieu, le Coeur du Faubourg n'a rien changé de son décor.C'est grand, propre et frais, sans aucune prétention, chaleureux et accueillant.Une petite terrasse en bordure de trottoir et bien isolée de la rue prolonge le restaurant.La table, dit Françoise Kayler, n'est plus la même, correspondant plus au nouveau qu'à l'ancien faubourg.En page 16 i i I % I Voulez-vous entendre Ravel diriger son Boléro?ILIPS RAVEL conducts RAVEL Bolero \u2022 Chansons madécasses PROKOFIEV conducts PROKOFIEV «Romeo and Juliet» Suite No.2 Historical recording \u2022 Historische Aufnahme 1932 Intéressant.même si Ravel disait: « Mon chef-d'oeuvre, le Boléro ?Voyons! Malheureusement, il est vide de musique! » CLAUDE GINCRAS n g un des documents sonores les plus Bas intéressants que nous possédions d'une oeuvre interprétée par son auteur est assurément le célébrissime Boléro de Ravel enregistré par l'Orchestre Lamoureux, de Paris, sous la direction du compositeur, pour la marque Polydor, en 1928, peu de temps après la création.La gravure originale tenait sur quatre faces de 78-tours.Ravel faisait son Boléro en 15 minutes, 25 secondes, soit un minutage très confortable pour des faces pouvant contenir chacune environ quatre minutes de musique.Repris plus tard en 33-tours, l'enregistrement fut disponible en Amérique sur un disque Turnabout (TV4256) complété par d'autres oeuvres de Ravel où on entendait celui-ci également comme interprète: il jouait deux pièces pour piano et dirigeait, du piano encore, l'ensemble instrumental et le soprano Madeleine Grey dans les Chansons madécasses.Avec l'avènement du disque compact, l'histoire se répète.Plusieurs marques offrent maintenant, en lecture au laser, des enregistrements historiques d'abord réalisés en 78-tours et repiqués une première-fois en 33-tours.Ainsi, la marque Philips vient de lancer une collection, « Legendary Classics », où sont repris, en compact seulement, des enregistrements d'il y a vingt ans et plus.À ce jour, une quinzaine de titres ont paru, celui qui m'a le plus intéressé étant le Boléro de Ravel par Ravel, justement.On connaît cette interprétation par le repiquage Turnabout.Mais il faut d'abord parler de minutage et de certaines « contradictions » chez Ravel.L'auteur parlait d'« une oeuvre de 17 minutes », qu'il faisait en 15 minutes et demie.La pochette Turnabout indiquait 15 minutes, 20 secondes, mais le disque lui-même, visiblement réalisé à partir d'une bande tournant un peu lentement, donnait 16 minutes, 7 secondes.Il semble que le compact Philips ait restitué le minutage original.Par ailleurs, l'indication métronomique de la partition (72 à la noire) ne correspond pas tout à fait au tempo qui l'accom- pagne, soit « moderato assai » (c.-à-d.« très modéré»).C'est ce qui autorise tant de chefs à faire le Boléro à un chiffre métronomique inférieur.Déjà, l'enregistrement de Ravel lui-même correspondrait à 66 à la noire.À cet égard, Charles Dutoit (dans son enregistrement avec l'OSM ) se révèle assez proche de Ravel, avec un minutage de 15 minutes, 2 secondes correspondant à 69 à la noire.Cependant, certains chefs font le Boléro plus vite, d'autres plus lentement.J'ai devant moi les minutages de douze enregistrements.Bernstein, comme Dutoit, reste voisin du minutage de Ravel, Karajan prend presque 16 minutes.Munch en prend 17, et Barenboim et Previn dépassent les 17.À l'opposé, Ozawa se contente de 14 minutes et demie et Haitink, d'un peu plus.Intéressant également, le minutage de Toscanini, dont Ravel avait critiqué la «vitesse»: 14 minutes, 6 secondes (il s'agit d'un enregistrement pirate, le maestro n'ayant jamais enregistré commercialement le Boléro).Mais qu'aurait dit Ravel des lectures de Martinon, Paray et Maazel, SUITE A LA PAGE 14 MEUBLES MODE Mil H*»'¦\u2022\"'\u2022\"$ii' /*^\\\u2014VÉHICULES Z, m.W*#i^i PRODUITS: ?' .DESIGN,.'NEisisr ¦ de SPORTS et LOISIRS 1* Admission: 5$ fU>oi*'« mercredi au dimanche, jusqu'au 30 septembre de 10h à 22h au Vieux-Port de Montréal hangar #10, au bout de la rue St-Laurent LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED113 AOÛT 1988 LITTÉRATURE BANDES DESSINÉES Au nom du père et du fils Francine Ouellette Ce roman palpitant se déroule au XIXe siècle dans la rétrion des Hautes-Lnurentides.pays où l'amour s'oppose parfois à l'ignorance à la haine irraisonnée, à la cruauté.632 pages «507.Au nomdupèieefcdu fils roman Prandne Ouellette' Le Sorcier Francine Ouellette Suite de Au nom du père et du fils.Le Sorcier vous procurera à son tour des heures passionnantes de lecture.Un récit enlevant écrit par un des meilleurs auteurs de romans historiques québécois, 568pages »8lu.POUVOIR AMOUR PRESTIGE Avec l'argent des autres Michael Thomas Ce roman nous fait découvrir un milliardaire avide de vengeance, son épouse infidèle assoiffée de prestige, un négociant en oeuvres d'art et plusieurs autres personnages pour qui l'argent est la clé des portes du ciel et de l'enfer.624 pages «759.Scandale à Hollywood David McCiintick Voici l'histoire vécue de David Hegelman.chef très en vue des studios cinématographiques Columbia, qui.en 1977.avait contrefait la signature de l'acteur Cliff Robertson sur un chèque de 10000 $.Un ouvrage exceptionnel qui se lit comme un roman d'aventures.508 pages «712.de réduction aux abonnc(e)s de La Presse sur tous nos livres.No d'abonné Prix Prix regular abonné ?15071 19.95$ 15,95$ ?(8401 19,95$ 15,95$ ?(759) 19,95$ 15,95$ ?1712) 17,95$ 14.35$ la presse Vous pouvez commander par téléphone en utilisant votre carte VISA ou MASTERCARD.Vous pouvez recevoir ces livres en remplissant et en retournant ce coupon aux: 285-6984 Éditions La Ptmh, Lt*e 44, Saint-Antoine ouest Montréal (Québee) H2Y IJO Nom.Adresse.Ville_ Province.l'ays- Cudf postjl.?Chèque D VISA Tél.?Mandat ?MASTERCARD No.1.50 S Date d'expiration- Prière de noter nue les échanges ci les remboursements ne soin pas acceptés.Prix des livres + frais de manutention .Montant total ci-joint- Au»i vn \\t-nle chrz \\utrc ' \" l n1i -Mjr hjtbltud.Pour prendre un peu d'avance.Des albums qui, peut-on espérer, seront bientôt en librairie PIERRE HUET collaboration spéciale BB n août, les éditeurs, ou BS plutôt leurs distributeurs locaux, font à peu près relâche.C'est pourquoi il faut que je vous souligne que les albums dont il est question aujourd'hui, sauf un, sont parvenus directement de Caster-man, l'éditeur belge.Je le mentionne parce qu'il serait fort possible qu'au moment où vous lisez ces lignes, ils ne soient pas tous disponibles en librairie.Il serait donc préférable de vérifier auprès de votre libraire avant de vous déplacer.Donc, aujourd'hui, c'est la féte à Casterman.Remarquez que cet éditeur est un de ceux qui manifestent généralement le plus de qualité dans sa production, donc, ce n'est pas très grave.mu fiswc casterman Première sélection: Bonjour ma chérie de Régis Franc.À chaque fois que je me trouve devant un album de ce type-là, je me dis que celle fois-ci, il ne m'aura pas.Vous connaissez peut-être son univers bien particulier: son truc, c'est de mettre en smoking des animaux à l'air fat et prétentieux et de placer dans leur bouche des propos légèrement proustiens.À première vue, ce n'est pas évident.Ajoutez à cela que c'est un médiocre dessinateur, qu'il est fort brouillon (ses ballons sont écrits à la va-comme-je-te-pousse).Certains diront que c'est quand même un coloriste talentueux.À tort: ce n'est pas lui qui les pose, et comble de malheur, cet album-ci est seulement en noir, gris et blanc, avec des taches rouges ou roses ici et là.Alors verdict?J'ai encore une fois adoré ça ! Les propos alan-guis du couple BCBG qui est au centre de cet album m'onl fait bidonner.J'avoue que j'ai vaguement l'impression que la moitié du plaisir vient du fait que ça flatte mes sentiments anti-français.Vous souvenez-vous de Daniel Balavoine, ce chanteur français qui s'est tué en hélicoptère pendant le Paris-Dakar d'il y a deux ans?Il semblerait qu'on ait mis sur pied en sa mémoire une fondation qui cherche à ramasser des fonds pour les victimes de la sécheresse au Sahcl.Concrètement et en ce qui nous concerne, cela a donné un album de bd appelé Les magiciens d'eau (éditions Bandes Originales, distribuée chez nous, je pense, par Dargaud et non Casterman ).On y retrouve 23 dessinateurs et même la Fondation Hergé \u2014Bob de Moor à la manière d'Hergé\u2014 qui tous ont créé quelque chose sur le thème du précieux bienfait qu'est l'eau.Au programme, entre autres: Margerin, Tardi, Vuillemin.Parlant de Bob de Moor, si vous cherchez le genre d'album pour adolescents qui puisse vous faire sourire belge, faites un détour par Les cigarillos de la reine Thia, de l'auteur en question.De Moor, pour ceux et celles qui l'ignoreraient, est un dessinateur qui, en collaborant toute sa vie avec Hergé, a sans doute renoncé à une carrière prestigieuse.Mais sans doute que ce n'est pas là son ambition.Dans le fond, c'est peut-être justement ce manque d'ambition qui fait que cet album réussisse à garder autant de fraîcheur, qualité qui se fait de plus en plus rare dans la bel européenne.l'ai gardé pour la fin un de nies auteurs préférés.J'ai déjà eu l'occasion ici de vous dire lout le bien que je pensais du grand (et gros!) Hugo Pratt.Mais aujourd'hui ce n'est pas avec son Capitaine au grand L'ÎLE AU TRESOR n 1 coeur célèbre qu'est Corto Maltese qu'il navigue dans nos pages, mais bien avec un vrai pirate, le fameux Long John Silver de L'Ile au trésor de Robert Louis Stevenson.En effet, Pratt a adapté en bd ce fameux roman qui a fait ré-ver tout le monde, comme l'avait fait au cinéma Walt Disney.Vous devinez que la version Pratt est beaucoup plus sulfureuse que le film pasteurisé du père de Mickey.Mais c'est bien plus qu'une simple adaptation.On y trouve de magnifiques aquarelles des personnages principaux; ¦'-:.l.r.>.-.>.JL-_.Jt^l^.- .: Johan etsisphan LES CIGARILLOS REINÎTH1A une iconographie importante sur l'univers des pirates: des tableaux nous expliquant les différents types de haubans ou de voiliers.et même une liste des trésors engloutis et encore non récupérés, si jamais le coeur vous en dit.Mais évidemment le coeur de l'album, c'est la magnifique bd de Pratt, où l'amateur de cet artiste remarquera que celui-ci a ici favorisé une facture un peu plus hachurée, «malpropre», que celle en noir et blanc des albums de Maltese.Fait à remarquer: le format, plus carré que celui des albums de bd habituels.De toute beauté! Le plus « français » des auteurs canadiens-anglais SUITE DE LA PAGE 11 plus récent recueil privé à New York.Que s'est-il passé?«Rien.Je n'ai rien fait pour précipiter les événements; je me contentais d'écrire », explique Mavis.Elle marque une pause et se ravise.« Ce qui a peut-être influencé les choses, c'est qu'au Canada une nouvelle génération commençait à me lire.» II était temps.Des lecteurs qui auraient pu être ses enfants découvrent étonnés un écrivain racé, maniant l'ironie comme un scalpe] et qui peut aisément prendre sa place à la suite des Henry James, Tchékov, Katherine Mansfield, ses mai très.En 19 81.le prix du Gouverneur général couronne en Home Truths une oeuvre littéraire encore frémissante des derniers feux d'un empire échoué.Là réside peut-être une vérité, sa vérité, The Truth with a capital T, titre d'ailleurs de la dernière nouvelle du recueil.Cette vérité que la jeune journaliste cherche inlassablement à débusquer dans ce Montréal où elle est née et où elle retourne durant la guerre.« J'avais 18 ans.Je n'étais pas revenu à Montréal depuis mon enfance.J'ai téléphoné à des amis de mes parents dont j'avais trouvé le numéro dans le Red Book, l'annuaire téléphonique d'alors.Je leur ai dit: « C'est moi, j'arrive chez vous! » Quand j'y pense.Quel culot! J'avais une petite chambre et un petit déjeuner que je payais 2,50$ par semaine ».C'est un peu plus tard qu'elle devient journaliste au Standard Journal, l'ancêtre du Montreal Calendar.Un terrain d'observation privilégié pour cette fille curieuse, grande liseuse des classiques russes.Elle a 21 ans.La guerre amène un bon nombre de réfugiés européens; ceux-ci la familiarisent avec des auteurs contemporains comme Bretch.Déjà elle croque certains caractères qui deviendront les personnages fétiches de ses nouvelles.Le mouton noir de la bourgeoisie À cet égard, le Remittance Man britannique, tiré de la nouvelle Variety of Exile, est une pièce d'anthologie.Le portrait caustique qu'elle brosse d'un de ces « moutons noirs » de la bourgeoisie anglaise expédié aux confins de l'Empire moyennant « rente », est une magistrale étude de moeurs de la société coloniale du début du siècle.Pour venger son honneur blessé et celui de la mère-patrie, ce cousin du « Survenant » n'aura qu'à mourir à la guerre.Il aurait pu tout aussi bien noyer son ressentiment dans l'alcool ou l'exprimer superbement dans la littérature ou les deux \u2014 Malcom Lowry \u2014 à moins d'opter pour un décès prématuré et anonyme comme le fit d'ailleurs le propre père de Mavis.Entretemps, cette sorte d'« Albatros » baudelairien aura quand même réussi à transmettre un certain type de rapport à la culture d'origine dont l'influence se fait ressentir encore aujourd'hui.En ce début des années cinquante, la jeune journaliste ne se doutait pas qu'elle venait de saisir dans sa pathétique vacuité une figure archétypale de la littérature d'ici ; une autre question, plus triviale, la préoccupait: comment vivre de sa plume?Ni l'époque, ni la société n'étaient en mesure de lui fournir l'ombre d'un soupçon de réponse.Encore fallait-il publier?Un ami la défie d'essayer.Piquée au vif, la jeune Mavis envoie aussitôt une de ces nouvelles au New Yorker.La réponse est un refus.« mais on lui demande si elle aurait autre chose! » La porte est entr'ouverte.il n'y avait qu'à pousser.Paris, Paris I À 28 ans, après avoir publié ses premières nouvelles dans le prestigieux magazine, elle s'installe à Paris, comme sa consoeur Anne Hébert.Là, elle entreprend une ; oeuvre atypique en marge des courants littéraires nationaux.A lors que les écrivains de sa géné- ! ration ont les yeux rivés sur la ! Frontière sauvage et mystérieuse, * Mavis Gallant préfère plutôt le charme discret des vieilles villes : d'Europe.À l'espace américain, .elle choisit la mémoire européenne d'où elle extrait d'admirables tableaux: une bourgeoisie décadente, cosmopolite, y ressasse jusqu'à la dérision les souvenirs de sa grandeur déchue.« Pessimisme limpide », cette qualité qu'elle trouve chez Your-cenar, aurait pu fort bien lui convenir.À l'instar de l'auteur des Mémoires d'Hadrien dont on dit que la syntaxe dépouillée fait d'elle le plus « anglo-saxon » des auteurs français, cette puriste de la langue anglaise serait peut-être le plus « français » des auteurs canadiens-anglais.Ce renouvellement d'une langue au contact d'une autre n'est pas nouveau; mais on comprend qu'il ait pu, à l'époque, agacer les tenants anglophiles d'une culture « authen-tiquement canadienne » qui auraient préféré la voir émerger de' l'intérieur plutôt que du mariage incestueux avec une ancienne langue ennemie.Ce n'est pas là le moindre des mérites de Mavis Gallant.Plusieurs de ces nouvelles sont autant de chapitres du grand roman non-écrit de l'échec de l'empire britannique d'Amérique du Nord, reliée qui en recoupe un autre, plus familier: celui de l'empire français d'Amérique.chroniques de MAI 68, traduit par Françoise Barret-Ducrocq et RUE de LILLE, traduit par Pierre-Raymond Robert.Editions Tierce, Paris 1988.Ces livres sont disponibles chez Hermes et Olivieri a Montreal et Pentoute a Quebec.7 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 13 AOUT 1988 l 3 LITTÉRATURE Une histoire du cinéma québécois avec ses hauts, ses bas et ses.dessous! JEAN BASILE collaboration spéciale Yves Lever, qui vient de publier son Histoire générale du cinéma au Québec, a bien de la chance d'être né en 1942.Il avait dix-huit ans en 1960, âge auquel on est un cinéphile parfait, et qui coïncidait avec l'inévitable modernisation du Québec.Dans les années soixante, le cinéma était le cheval de bataille de la jeune génération.On sent encore chez Yves Lever le jeune cheval qui piaffe.Et quelle bataille! à commencer par la censure et les « cotes morales».Mais il ne faudrait pas croire, comme on le fait encore et très injustement, que le clergé entier en voulait au cinéma parce que ça se passait dans une salle obscure et que l'on y voyait l'ombre d'un sein.Le clergé en général, oui, mais pas tout le clergé.C'était le temps de la « nouvelle vague » et des frissons.On disait que, le cinéma était une forme d'art.Et comment! Yves Lever a décidé de tout faire d'un seul coup.Son livre, considérable, s'ouvre sur les balbutiements cinématographiques du début du siècle, se termine presque à nos jours.Une première remarque s'impose: la route a été longue, difficile mais stimulante.Yves Lever montre que le cinéma , québécois existe désormais, ce qui n'était pas sûr il y a vingt-cinq ans.Il existe comme un fait commercial.11 existe surtout comme un art, au moins comme expression.Naturellement, il manquera toujours au cinéma québécois des glandes oeuvres anciennes, en muet et en noir et blanc, qui ont l'ail la gloire de l'Allemagne, de la Russie, de la France, puis des États-Unis.Mais qu'y faire?Au fond, dégagé de ses adhérences sociales, le cinéma québécois contemporain est né comme un tout cohérent dans les années soixante, sous l'influence du «cinéma-verité» qui permettait des oeuvres souples, peu exigeantes techniquement et très proches de leur réalisateur.Très longtemps le cinéma québécois a été un cinéma YVES LEVER histoire générale du cmmA au québec V'V Iff i BOREAL à.d'auteur.Yves Lever le marque très bien.Mais le cinéma est d'un maniement difficile à cause de ses contraintes financières qui sont énormes, sans même parler des questions de distribution, difficiles elles aussi.L'ouvrage d'Yves Lever n'oublie pas toutes ces questions.Il les exagère même un peu car, par certains côtés, on aurait préfère un discours plus développé sur l'esthétique, ou sur l'analyse du contenu.Mais Yves Lever avait à affronter des paradoxes, comme toujours au Québec quand on parle d'art.Le premier et non le moindre est la dislance, parfois énorme, qui existe entre le souhait d'un cinéaste quand il réalise son film et le résultat que l'on voit à l'écran.Yves Lever a décidé de ne pas se gêner.Plutôt que de bénir un « cinéma local », plutôt que de P« encourager », comme on dit avec tant de fausse commisération, il a choisi de regarder les choses en face, au mieux de son jugement critique.Kamouraskal Ce n'est pas une grande réussite.Red non plus.Yves Lever montre aussi que bien des films que nos cinéastes ont tournés sont ternes et dépressifs, c'est pourquoi peu d'entre eux ont atteint le grand public qui cherche dans les salles obscures autre chose que des états dame.Le cinéma québécois a souvent été le cinéma d'un seul homme, le réalisateur.Cette tendance vient naturellement de l'école française avec Godard en tete qui fut, certes, l'influence majeure de bien des cinéastes ici et ce pour des raisons diverses allant de l'idéologie aux questions financières.Yves Lever parle beaucoup d'argent car sans argent, pas de film.Il nous explique comment __ QU AND+tT AI*UN DICTIONNAIRE ?TÊTE DE.REDUCTION > IK'lil Laimsse\t \t \t Petit Larousse illustré 1989 Ord.49,95 37 46 KOBBRT & COLLINS DICTIONNAIRE 3 \u2022\tCSSQ \t\t \t\tsynontmis\tDictionnaire des synonymes et antonymes Fides Larousse Maxi débutants\tg§\t\t Ord.19,95\t22\t\tOrd.19,95 1496\t53\t\t1496 |dictionnairÊ7| lou français!\t \t \tDictionnaire ¦\tfrançais plus \tOrd.49.95 m'\t3746 SISCHÊREUE U'ARÏDE : CONJUGUER L'art de conjuguer Ord.8,25 19 Offre valable jusqu'au I7 septembre I9H8 on finançait un film et comment on le finance aujourd'hui.Il analyse les diverses interventions gouvernementales dans le domaine, rappelle quelques rêves comme celui d'un « Hollywood montréalais », observe la marche et l'influence d'institutions comme l'ONF.À propos d'argent, quels sont les scénaristes les mieux payés?Roger Lemelin avec $250,000 pour Le Crime d'Ovide Plouffe; et Yves Bcauchemin pour le Matou : $ 300,000.Il fait une analyse serrée de la thématique du cinéma québécois qui est et se veut « national », qui veut représenter « le monde ordinaire », qui se propose de « déshabiller la Québécoise », qui est fait par et pour des jeunes adultes.C'est aussi un cinéma « athée par indifférence », un cinéma « à bibitte intime », etc.Les pages consacrées à cette analyse sont très intéressantes, trop courtes mêmes.Il s'intéresse aussi aux artisans et aux artistes, déplore comme tout le monde la médiocrité des scénario (?).C'est un travail au petit point.Il n'en reste pas moins que ce livre, si rempli, est un peu lourd sans jamais tomber toutefois dans le didactisme.Au fond Yves Lever ne peut dépasser son modèle, il se rendra compte que les grands succès commerciaux du cinéma québécois sont trop souvent des films sans intérêt, des films de fesses naturellement comme Valérie.Ou des films simplement amusants comme Deux femmes en or.Il devra admettre que les bons films sont rares ici comme ailleurs.Mais cela ne le désespère pas.Après tout il y aura toujours toutes sortes de films, ici et là.L'important est que le cinéma existe.|e regrette quant à moi que cette Histoire générale du cinéma au Québec s'en tienne trop rigoureusement au cinéma québécois, comme s'il existait en l'air, immobile comme un nuage au dessus de nos régions.Ce faisant Yves Lever tombe dans le panneau d'un isolationnisme asséchant.Les études comparatives sont parfois décevantes à cause de leur éclectisme.Elles ont du moins l'avantage de nous donner de l'oxygène, comme dirait Diane Dufresne.Ce livre est remarquable à son niveau.Je crois néammoins que toute cette matière dense, parfois aride par excès d'information, aurait été avantagée par un solide travail d'édition: plus de photographies pleine page, moins de mots et davantage de tableaux.Mais il en va des livres comme des films: pas assez de temps, pas assez d'argent, un public trop rare.etc.etc.Que nous sommes malheureux ! Histoire générale du cinema au Ouebec par Yves Lever.550 pages, editions du Bpreal.Les librairies- Flammarion Scorpion Place Montreal Trust 499-9675 \u2022 4380 St-Denis 284-3688 \u2022 Carrefour Angrignon 365-4432 \u2022 Centre Laval 688-5422 Galeries d'Anjou 351-876.1 \u2022 Galeries de Terrebonne 492-5688 \u2022 Mail Champion 465-2242 ACHATS, VENTES MANUELS SCOLAIRES D'OCCASION LIBRAIRIE GUÉRIN 4440, Saint-Denis Montréal, Que.H2J 2L1 843-6241 Louise Michel Des êtres d'exception SUITE DE LA PAGE 11 à sortir de là.Simone Weil, comme le Malraux de 1936, s'est battue toute sa vie pour cela.* * * * La seconde femme, ah bien là, c'est une des plus grandes révolutionnaires de la Commune, une poète chantée à son tour par Victor Hugo et Verlaine, précurseur du féminisme dans son aspect ouvrier, syndicaliste, anarchiste, institutrice d'école libre (fondée par elle), déportée en Nouvelle-Calédonie, écrivain d'amour \u2014 eh oui.Très grand écrivain.C'est un être d'exception.Peut-être ne convient-il pas de se faire pleurer en lisant sa biographie et en contemplant les superbes illustrations qui l'accompagnent.Peut-être est-ce du sentimentalisme confortable.|e sais bien, je sais bien.Tant pis.Voyez Verlaine: Elle aime le Pauvre âpre et franc Ou timide, elle est la faucille Dans le blc mur pour le pain blanc Du Pauvre, et la sainte Cécile, Et la Muse rauque et gracile Du Pauvre et son ange gardien À ce simple; à cet imbécile.Louise Michel est très bien.Et voyez donc Victor Hugo: Ton long regard de haine à tous les inhumains Et les pieds des enfants réchauffés dans tes mains Ce que fut La Commune, la première révolution prolétaire, vaut peut-être la peine d'être vu, et lu, dans cet album qui est une biographie mais aussi et surtout une somme.Une sorte de roman historique qui n'aurait pas les mièvreries et les joliesses habituelles du genre, parce que pour une fois l'héroïne dépasserait l'événement \u2014 tout simplement le faisant\u2014 et aurait une telle aventure qu'elle emporte le lecteur mieux qu'un roman.Tous les suspenses y sont.Une époque où l'on écrivait Pauvre avec majuscule et ange gardien en tout petit.C'est pas moi, ni sien, c'est Verlaine.Mais quel beau livre! Cabriella Fiori: SIMONE WEIL, UNE FEMME ABSOLUE, 240 pages avec photographies.Editions du Félin, Paris, 1988.Pierre Durand : LOUISE MICHEL, LA PASSION.172 pages grand format, avec nombreuse iconographie, Editions Messidor, Paris, 1988.F Fiction et biographies 1 Replay\tKen Grimwood\t\t(7)* 2 L'épopée du buveur d'eau\tJohn Irving\tSeuil\t(8) 3 Le boucher\tAlina Reyes\tSeuil\tW 4 Les corbeaux et les renards\tF.Dorin\tFlammarion\t(7) S Les nouvelles confessions\tW.Boyd\tSeuil\t(6) 6 Les filles de Caleb(')\tA.Cousture\tQuébec/Amérique\t(3) 7 Échine\tP.Djian\tBarrault\t(12) 8 L'été de Trapelline\tRuth Rendell\tCalmann-Lévy\t(1) 9 La grenouille et la baleine\tV.Julien\tQuébec/Amérique\t(2) 10 Les filles de Caleb(')\tA.Cousture\tQuébec/Amérique\t(D Ouvrages généraux 1 Le défi alimentaire de la femme L.Lambert-Lagacè L'Homme(13)\t\t\t 2 La bibliothèque idéale\tBernard Pivot\tAlbin Michel\t(D 3 Guide des bons restaurants\tFrançoise Kayler\tGuèrin\t(11) 4 La Bombe et l'orchidée\tF.Séguin\tLibre Expression\t(1) S Degas\tEn collaboration\tGallimard\td) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Aliro (Place Longueuil).Bertrand, Les Bouquinistes, Boyer (Valleylield), Champigny, Demarc, Oucharme.Flammarion, Hermès, Lemèac, Lirellre, Le Parchemin, Martin (Jolierte), Montréaloisir, Raffin, Renaud-Bray, Sons et Lettres.* Ce chiffre indique la position de l'ouvrage la semaine précédente\t\t\t Université de Montréal Faculté des arts et des sciences 1 quahle I,.Pour mieux écrire A r-ROVAL ¦ libraires demandé(e)s La Librairie Champigny est présentement en pleine effervescence.Nous sommes à la recherche de libraires d'expérience, de jour et de soir, afin de combler des postes de «responsables de rayons».Si vous possédez plus de deux ans d'expérience en librairie et désirez travailler auprès du public dans un librairie qui bouge, nous aimerions vous connaître.9 Mont-Royal 844-2587 OUVERT 7 JOURS JUSQU'À 21 H Librairie Champigny Inc.4474, rue Saint-Denis Montréal Champigny ÉilHËI Cours autodidactique de français écrit par correspondance Ouvert à tous Date limite d'inscription: le 22 septembre 1988 Frais d'inscription: 25 S (payables sur réception de la facture seulement) Renseignements: 343-7393 Veuillez m'envoyer votre dépliant Uom/Prenom Adresse Ville Code postal Relourncr ce coupon-répoose a CAFE Université de Montreal C P 6128 succursale A Montreal (Quebec) H3C 3Jr LA PRESSE, MONTREAL, SAMED113 AOÛT 1988 VIDÉOS Empira ©ff the Sun Steven Spielberg a placé l'enfance sous le regard froid de l'adulte LUC PERREAULT Apres avoir si bien réussi à parler de l'enfance dans E.T.l'extraterrestre \u2014 dont la sortie en vidéo est enfin prévue pour octobre \u2014, Steven Spielberg se tourne résolument depuis The Color Purple vers les adultes.Dans Empire of the Sun, il met en scène un enfant qui, ayant vécu jusque-là dans un milieu exceptionnellement protégé, se transforme, sous les pressions du moment, en un être sans scrupules pour qui seul comptera désormais sa propre survie.Un bon matin de I94l à Shanghai, l'invasion japonaise va faire basculer définitivement l'univers si rassurant d'un enfant de riche, |im Graham (Christian Baie).Coupé de sa famille, il va expéri- menter la peur, la faim, le froid, la violence et même la mort.Dans le camp d'internement où il se retrouve, à deux pas d'une base d'aviation japonaise, il va user de toute l'astuce dont il dispose pour survivre, se révélant indispensable à son entourage.Empire of the Sun est'un film dur, sans concessions, dirigé de main de maitre.Délaissant les séductions de l'enfance qui faisaient tout le charme de E.T., Spielberg porte ici sur l'enfance le regard'froid de l'adulte.Il décrit sans apitoiements l'évolution de son héros.D'un enfant choyé, il en fait un monstre impitoyable.La griffe du réalisateur se manifeste dès les premières images.L'ouverture, la seule partie tournée en Chine, est d'une rare virtuosité.La séquence de l'attaque japonaise, pour ne prendre qu'un exemple, donne lieu à des mouvements de foule d'une ampleur qu'on ne croyait plus possible.Malheureusement, le reste du film, entièrement tourné en Espagne, parvient mal à éviter les Ion- MOIJY RiNWAI.ll RANDALL BATINKOFF ?gueurs.Mais les longueurs de Spielberg sont belles à voir ! \u2022*** EMPIRE OF THE SUN, de Steven Spielberg.E.-U., 1987.Int.: John Makovich, Miranda Richardson, Nigel Havers, Christian Bale.Couleur.Hi-fi stereo.2 h 32.Warner Home Video.Traquée Suspense en suspens ¦ Une riche héritière de Manhattan, Claire Gregory, est le témoin d'un assassinat.Hélas pour elle, le meurtrier, un dénommé Ven-za, l'a reconnue.À partir de ce moment, la vie de cette femme se trouve menacée.Trois policiers sont chargés d'assurer sa protection à son domicile.L'un d'eux, l'inspecteur Mike Keegan, est irrésistiblement attiré par la beauté de cette femme.Mais il est marié et père d'un enfant.Ridley Scott promène sa caméra dans le chic beau monde de New York.Très vite, la question n'est plus de savoir si l'assassin parviendra à ses fins mais si le policier succombera aux charmes de son hôte.Ça nous vaut des détails croustillants sur certains à-côtés de la vie d'un policier new-yorkais.Scott hésite entre le suspense, qu'il laisse en quelque sorte en suspens, et le thème de l'infidélité conjugale, malheureusement pour lui traité d'une manière beaucoup plus efficace dans Fatal Attraction.Malgré ces réserves, Traquée se laisse voir avec plaisir.** traquée (v.f.de Someone To Watch Over Me), de Ridley Scott.E.-U., 1987.Int.: Tom Berenger, Mimi Rogers, Lorraine Bracco,.Couleur.Hi-fi mono.1h46.RCAColumbia Pictures Home Video.mm g§4 comédienne de la trempe de Molly Ringwald pour donner de la consistance à ce personnage d'adolescente enceinte.Elle s'y jette avec tout le talent qu'on lui connaît.Il faut pourtant quelques moments pour découvrir dans la version française que la mère de Darcy ( Miriam Flynn ) est d'origine française, ce qui nous donne droit à quelques clichés additionnels.** ET SI ON LE CARDAIT (v.f.de For Keeps), de John C.Avildsen.E.-U., 1987.Int.: Molly Ringwald, Randall Batinkoff, Kenneth fflars, Miriam Flynn, Conchata Ferrell.Couleur.Hi-fi mono.1 h 38.RCAColumbia Pictures Home Video.Mon père c'est mol ! La potion magique Et si on le gardait Deux jeunes et un bébé ¦ Darcy et Stan, deux adolescents de Kenosha, Wisconsin, s'aiment éperdûment.Elle rêve d'aller étudier le journalisme à l'Université du Wisconsin ; lui attend la réponse à sa demande d'inscription dans une grande école d'architecture de la Californie.Ces projets hélas se trouvent sérieusement compromis lorsque la jeune fille devient enceinte.Contre l'avis des parents (avec lesquels c'est la brouille), le jeune couple va décider de se marier et de garder le bébé.Avec un sujet pareil, il est difficile d'échapper aux clichés et au déjà vu.On se surprend pourtant à accrocher petit à petit à cette histoire qui traite finalement d'un problème plus fréquent qu'on ne le pense.Il fallait une ¦ Chirurgien prospère, le Dr Hammond (Dudley Moore) avale par accident quelques gouttes d'une drogue qu'un archéologue a trouvée chez des Indiens de l'Amérique du Sud.Aussitôt, son esprit se transporte dans le corps de la personne se trouvant en face de lui, en I'occrurrence son fils Chris, lequel occupera de son côté le corps de son père.Ce double transfert va susciter les situations les plus cocasses.Transporté dans un corps d'adolescent, le père redécouvre les joies de l'irresponsabilité.Tandis que son fils, dans un corps d'homme, se voit subitement aux prises avec des problèmes fort complexes.Le thème père-fils apprêté à toutes les sauces est populaire dans le cinéma américain qui cherche à réconcilier deux clientèles souvent aux antipodes, les ados et les adultes.Abstraction faite de l'invraisemblance du point de départ, on a droit à quel- le i N A U G U n ! mJÈÈ 'A MASTER PIECE/'j ques moments comiques avec un Dudley Moore hilarant quand il se prend pour le fils à qui tout est permis.Pour le reste, le film de Rod Daniel manque décidément de consistance.* MON PERE C'EST MOI I (v.f.de Like Father Like Son), de Rod Daniel.E.-U., 1987.Int.: Dudley Moore, Kirk Cameron, Margaret Colin, Catherine Hicks.Couleur.Hi-fi mono.1h41.RCAColumbia Pictures Home Video.Nos cotes \u2022 Moche.Inutile de se déplacer au vidéoclub.?Potable.Emprunter la copie à la rigueur.+?Intéressant.Mais pas sans défauts.?** Remarquable.Se laisse voir avec plaisir.?Extraordinaire.À louer sans réserve.LE PALMARES * 1.Fatal Attraction/ Liaison fatale (1)»* 2.Full Metal Jacket vovf ( 2 ) 3.Good Morning Vietnam (-) 4.Dirty Dancing/ Danse lascive (6) 5.D.O.A.(-) 6.The Untouchables/ Les Incorruptibles (5) 7.Wall Street (7) 8.Running Man/ Le Jeu du défi (4) 9.Baby Boom vova (-) 10.Missing in Action III (-) \u2022 Cette liste est établie avec la collaboration du Club international video film.\u2022\u2022 Classement precedent.LES NOUVEAUTES ACTION Further Advent.of Tennessee Buck Quiet Thunder ANIMATION Adventures of the Galaxy Rangers Heathcliff - The Catfather 12 Jayce and the Wheeled Warriors Le Proviseur AVENTURE ET ACTION From Hell to Victory COMÉDIE The Big Mouth Crocodile Dundee vi Cross My Heart Forever Lulu For Keeps/Et si on le gardait Mon père c'est moi ! Tanner 88 You Can't Hurry Love COMÉDIE DRAMATIQUE Pass the Ammo DOCUMENT Waldheim DRAME La Bataille d'Alger s.t.a.*** Bleakhouse Cowboys Don't Cry Empire of the Sun *** vovf The Glass Menagerie Groat Expectations Henry IV»** Mandela Meurtre dans l'objectif Oliver Twist Penitent Traquée \u2022\u2022* Walk on the Wild Side Written On the Wind*** Wuthering Heights GUERRE Behind Enemy Lines HORREUR Deadly Obsession From Beyond vf Hand vl Le Mystère de la baie Night Vision Transmutations vf MUSICAL A Chorus Line vf SCIENCE-FICTION Brain Damage THRILLER House of Death WESTERN Desperados White Apache **\u2022 Nos choix.DISQUES Ravel par lui-même: un document historique et sentimental, réservé aux collectionneurs SUITE DE LA PAGE 11 qui expédient son Boléro en 13 minutes et quelques secondes! Quant à la direction même de Ravel, elle est certes d'une absolue régularité, mais elle reste froide, impersonnelle et finalement monotone.On connaît son mot: « Mon chef-d'oeuvre?Le Boléro, voyons! Malheureusement, il est vide de musique.» Son enregistrement porte à croire qu'il ne s'agissait pas là d'une simple boutade.Ravel n'était pas un chef d'orchestre.11 n'est d'ailleurs aidé ni par l'orchestre, ni par la prise de son.Lamoureux en 1928 n'était pas un grand orchestre; il ne l'est d'ailleurs jamais devenu.S'il est intéressant d'entendre chez les bois cette sonorité pointue, caractéristique de l'école française de l'époque, on note aussi plusieurs imperfections de jeu, individuel et collectif.La sonorité des cordes n'est pas très belle non plus, mais la prise de son y est sans doute pour quelque chose.Il est manifeste que les techniciens du compact ont fait tout ce qu'il était possible de faire avec ce qu'ils avaient entre les mains.La lecture au laser n'a pu créer une sonorité de cordes qui n'était pas là, au départ.Mais, en même temps, elle a reproduit jusqu'aux bruits d'opération d'une face de 78-tours à l'autre ( les changements interviennent aux chiffres 5, 10 et 15 de la partition ), bruits qui étaient beaucoup moins perceptibles en 33-tours.Il ne s'agit donc pas là de la version à recommander au discophi-le moyen, mais plutôt d'un document historique et sentimental, pour collectionneurs.Le complément de disque est également fort valable.Après le Boléro, on entend la version déjà mentionnée des Chansons made-casses, qui était disponible non seulement chez Turnabout mais également chez EMI, dans la collection « Great Recordings of the Century » (COLC-152).Cette fois, le report en compact est une réussite sans mélange.Le relief absolument nouveau donné à la voix et aux instruments accentue la modernité de ces pages et l'interprétation de Madeleine Grey, qui articule et dramatise ces textes d'amour et d'insurrection comme peu de chanteuses ont su le faire après elle.Sans doute parce qu'on manque de documentation sonore sur Ravel, on a complété avec du Prokofiev: deuxième suite du ballet Roméo et Juliette (sept sélections), ici encore avec le compositeur comme chef d'orchestre (la Philharmonique de Moscou) et, ici encore, report d'un enregistrement déjà paru en 33-tours (également en Turnabout, TV4160).Si la sonorité orchestrale est assez quelconque, comme dans le Boléro, en revanche le document ré- vèle chez Prokofiev chef d'orchestre une puissance dramatique assez étonnante.le dois signaler, en terminant, quelques erreurs dans l'édition Philips.Pour le Prokofiev, on donne 1938 comme date d'enregistrement, le n'ai pu vérifier.Mais les dates des deux Ravel sont données dans un ordre inverse: le Boléro a été enregistré en 1928 (et non en 1932) et les Chansons madécasses, en 1932 (et non en 1928).Par ailleurs, l'interprète des Madécasses est prénommée « Madeline » et le traducteur des textes malgaches est Évariste Par-ny (et non « Parly »).RAVEL: Boléro: orchestre des Concerts Lamoureux, dir.Maurice Ravel; Chansons madécasses, pour voix, flûte, violoncelle et piano: Madeleine Grey, soprano, et ensemble instrumental, dir.: Maurice Ravel au piano; PROKOFIEV: Suite no 2 du ballet Roméo et Miette, op.64: Orchestre Philharmonique de Moscou, dir.: Sergei Prokofiev ( Philips, compact seulement, 420778-21.Maurice Ravel à raffiche de votre Club International vidéc hi_m 3 academy awards Disponible sur vidéo-cas-sette le 30 août 1988, Sortie simultanée (anglais-français).U \\n\ti\t\t \t\t\tii'iu Disponible le 31 août 1988.Sortie simultanée (anglais-français)., vtsiiion [ vwo* LE .SÛUFFLEPE LA ?E/J^ |VI d« 1M( WIND) ©MO5 Sortie simultanée (anglais-français) LQRJMAR -\u2014-,JO°___ 15\t\t ARTS PLASTIQUES\tRESTAURANTS\t\u2022 Paul-Emile Borduas Une première au MBA Borduas sur VH S JOCELYNE LEPAGE Le Musée des beaux-arts de Montréal a souligné mardi dernier le 40e anniversaire du Refus global, en présentant un vidéo consacré à Paul-Émi-le Borduas.Quelques signataires du manifeste et amis de Borduas étaient présents malgré l'heure matinale, notamment Marcelle Ferron, Françoise Sullivan, Maurice Perron, Charles Daudelin, Renée Borduas, Gilles Hénault et Henri Tranquille.C'est le 9 août 1948 que fut lance, à la librairie Tranquille, le fameux manifeste rédigé par Borduas.Quarante ans plus tard, ce pamphlet qui fait en quelque sorte le procès de la pensée peureuse et stagnante de l'époque, est devenu le symbole de l'ouverture du Québec à la modernité.Borduas est le premier vidéo produit par le MBA et les cassettes seront en vente ($24,95) à la boutique du Musée à compter de la semaine prochaine.Le document sera toutefois diffusé par l'un de nos réseaux cet automne, l'entente devait être finalisée cette ser maiiie.Réalisé par Jean Leclerc.le vidéo de 26 minutes laisse aux signataires de Refus global surtout et à l'historien François-Marc Gagnon le soin de nous présenter Borduas.Leurs témoignages, qui se recoupent, sont parfois touchants.Barbeau, Mousseau, Ferron, Arbour, Cormier, Daudelin, s'entendent pour parler des grandes qualités de pédagogue de Borduas, un homme proche des jeunes qui respectait leur individualité et leur liberté, et leur donnait confiance en eux-mêmes.Certains insistent sur le fait qu'ils ne pouvaient pas ne pas signer Refus global, que cela allait de soi, qu'il fallait faire sauter les barrières.Tous semblent avoir été profondément marqués par Borduas.Mais c'est le regretté Claude Gauvreau (extraits empruntés aux archives) qui va le plus loin en décrivant Borduas comme le «père idéal».Les témoignages sont entrecoupés de gros plans ou de superpositions d'oeuvres de Borduas (ce qui n'est pas très orthodoxe) qu'accompagne la voix de Serge Turgeon lisant les difficiles textes de Borduas.Dommage que l'on n'ait pas cru bon de préciser, au début du vidéo, qu'il s'agissait de textes de Borduas.Le peintre avait un style d'écriture un peu ampoulé et tortueux qui se prête mal à la lecture à haute voix.Il manque quelque chose au document, il manque Borduas lui-même.Il n'y a guère d'archives visuelles où puiser pour retrouver un Borduas en action.11 aurait été pourtant si bon de l'entendre dire lui-même à ceux qui l'ont puni d'avoir écrit Refus Global et lui ont fait perdre son emploi d'enseignant: «Vous y avez mis fin, soit.Mais je défie aucun pouvoir d'en effacer le souvenir et l'exemple.» L'exposition Borduas se poursuit jusqu'au 11 septembre au Musée des beaux-arts où elle a attiré, jusqu'à dimanche dernier, 67329 visiteurs.On espère qu'elle sera ensuite présentée à Paris comme le demandait récemment France Huser dans Le Nouvel Observateur.Borduas sera suivi par une grande exposition Chagall, du 28 octobre au 26 février.Y seront présentés 47 tableaux et une centaine de dessins et gouaches, des livres illustrés ainsi que des décors et costumes d'opéra, oeuvres pour la plupart cédées en dation à l'État français après la mort de Chagall.L'exposition Chagall a été présentée cette année au Centre Pompidou, à Paris, et; s'en ira au japon après être passée par Montréal.Il s'agit, selon le Musée, de la première grande manifestation canadienne consacrée à Chagall.GALERIES D'ART FOYER DES m 6e étage Expo-vente d'oeuvres d'artistes canadiens C£NTRE-VH1E EATON cours de dessin et technique de la peinture Selon la tradition des maîtres anciens.Atelier pour élèves débutants, intermédiaires et avancés.Jacques Lajeunasse 499-0365 TfBcote de Ceinture du Quebec ^r.^.,» DESSIN PEINTURE ?AQUARELLE «PASTEL «COULEUR \tPROSPECTUS\t.477\t¦91 50\t \tINFORMATIONS\t388\t02Bfl\tJ CLASSES DE DESSIN ET DE PEINTURE Base, intermédiaire et avancé Aussi: Classes pour enfants 3623, St-Denis, Montréal in^r2^Srbr0°ke) Perm,5cunu.0l 843-6830 no 749502 Restaurant Italien Terrasse 205.boul.Ste-Rosc y Ste-Rose.Laval, Que.625-4083 crustacés .1 ?'O''uh.l .i~Montf(-ji ê>oimar VENEZ CELEBRER NOTRE -10e ANNIVERSAIRE AVEC NOUS Spécialités marocaines authentiques \u2022 Couscous \u2022 Tajines \u2022 Pastilla \u2022 Méchoui Table d'hôte Traiteur pour toutes occasions Meilleur restaurant G.iu/1 or Millnu P.-wkmg a l'arriére du reslauffint 5 spéciaux au même prix 1095$| 1.Cuisses de grenouilles à la provençale Steak au poivre Brochette de crevettes Scampi grillés ciin\\Yi
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.