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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. La Presse Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-08-27, Collections de BAnQ.

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[" \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 AOÛT 1988 Plus L incinérateur de Senneterre pourrait éliminer de nombreux produits toxiques PIERRE GINGRJtS envoyé spécial de La Presse SENNETERRE Conçu pour éliminer des BPC à très haute température, l'incinérateur qui serait éventuellement construit par la compagnie Selenco à Senneterre pourrait aussi détruire une foule d'autres produits toxiques.Responsable de la bonne marche de ce projet à l'hôtel de ville de Senneterre, le conseiller municipal lean Roy, 31 ans, agronome, ingénieur et directeur de la grande scierie Normick-Pcrron, explique que les températures nécessaires pour éliminer les BPC sont tellement élevées \u2014 1 250 Celcius (2250 F) \u2014 que la plupart des substances toxiques d'origine organique (par opposition aux substances minérales, par exemple), pourraient être détruites par l'incinérateur de Senneterre, et ce, dans des conditions sécuritaires maximales.Si l'usine pouvait être utilisée à d'autres fins qu'à la destruction des BPC, chaque changement d'utilisation devrait d'abord faire l'objet d'audiences publiques, précise M.Roy.Le mot «sécuritaire» revenait comme un leitmotiv dans les propos des responsables de la ville ou ceux du personnel de la compagnie Selenco (une filiale de Sani-van), qui exposaient à La Presse le fonctionnement de cet équipement.«11 s'agit d'une technologie connue et éprouvée, explique à son tour Alain Sauriol, chargé de projet pour Selenco, au cours d'un entretien téléphonique de Montréal.Essentiellement, l'usine comportera un réservoir de mazout, un réservoir d'huile contaminée, un four rotatif et une chambre de post-combustion, des capteurs de gaz et une cheminée.Dans un premier temps, on se servira de mazout pour atteindre la température désirée \u2014 1000° C \u2014 et ensuite on alimentera le four rotatif avec les déchets toxiques.Cette grande «fournaise» permettra de traiter et de brûler divers objets souillés de BPC comme des vêtements, dés petits contenants en plastique ou en métal.Les gaz résultant de cette première combustion seront ensuite brûlés à une température de 1250° C.Leur passage dans la chambre de post-combustion durera 2,5 secondes, un.temps suffisant pour briser les molécules de BPC et rendre le produit de la combustion inoffensif.« À cette1 étape, affirme M.Sauriol, l'efficacité du procédé de destruction est de 99,9999 p.cent».Tous les sous-produits de chlore et de soufre résiduels seront alors interceptés par des capteurs spéciaux.En outre, la cheminée d'une hauteur de 13 mètres (40 pieds) sera dotée de dispositifs permettant l'élimination des particules solides.Pour plus de sécurité, les produits inorganiques récupérés dans le four rotatif, comme le métal par exemple, seront ensuite livrés à une usine spécialisée de type Stablex.«Des fours pouvant atteindre des températures plus élevées existent aussi sur le marché.C'est le cas dans les cimenteries.Mais tout notre équipement a été conçu spécialement pour éliminer les BPC», confie M.Sauriol.Et celui-ci de poursuivre : «Toutes les opérations seront supervisées par des ordinateurs qui analyseront constamment 70 paramètres.Un seul changement, et l'alimention du four avec l'huile contaminée sera immédiatement stoppée».Une mezzanine pour les visiteurs Attentif aux problèmes écologiques, M.facques Dion affirme lui aussi que toutes les installations actuellement en place sont les plus sécuritaires qui soient.Âgé de 30 ans, c'est lui qui est directeur du Centre de transfert, le nom officiel du site d'entreposage de.la filiale de Sanivan à Senneterre.Hier, au cours de la visite de l'entrepôt où l'on retrouve une centaine de barils, une demi-douzaine de gros transformateurs et quelques réservoirs vides, souillés par les BPC (en tout, 10 000 litres ou 2 000 gallons d'huile contaminée), M.Dion a insisté sur les mesures prises par AIRE DES Sas , ET DES SOLIDES COMTAJJHE6 277 m AWE DE RÉCEPTION i-ingUAHirrHiiQH ?nr,- \"': i': l CIRC Il AIRE DCS EQUIPEMENTS.canuitits m»J ARRANGEMENT INTÉRIEUR DE L'AIRE D'ENTREPOSAGE Les produits entreposés au Centre de transfert de la Selenco à Senneterre y resteraient seulement le temps nécessaire pour fes.ahalyser et les brûler.Théoriquement, l'entrepôt ne serait jamais rempli à pleine capacité.La façade de l'édifice est à droite.la compagnie pour éviter les émanations polluantes.Divisé en deux, l'entrepôt comprend un petit hall de réception de la marchandise et une grande surface d'entreposage.À chacune des extrémités, des réservoirs serviront à stocker les huiles polluantes, les plus inflammables étant placées dans d'immenses citernes entourées de murs de béton afin d'éviter la propagation d'un feu.Les barils seront classés selon leur composition chimique.Quand les opérations seront en cours, le temps d'analyse et de traitement des produits par l'incinérateur sera d'environ deux mois.La pression à l'intérieur du bâtiment est toujours négative afin d'empêcher l'émission de poussière à l'extérieur.L'air ambiant est filtré par deux appareils à haut rendement qui ont coûté $100000 pièce.Toutes les eaux utilisées dans l'entrepôt comme dans le bâtiment administratif (lavage des vêtements des employés, douche, lavage des contenants faiblement contaminés) seront également captées dans deux réservoirs afin qu'elles soient aussi décontaminées.À un étage supérieur, la compagnie a contruit une mezzanine, dotée de grandes baies vitrées afin d'y accueillir les visiteurs-«Nous n'avons rien à cacher», lance M.Dion.PHOTO OEMS COURVILIE, L3 Presse Avant, pendant, et après le drame de Saint-Basile Le mardi, 23 août 1988.Un entrepôt bourré de BPC flambe dans la nuit à Saint-Basile-le-Grand.Cette catastrophe est peut-être l'accident écologique qu'on redoutait le plus au Québec.Voici une chronologie des événements qui ont abouti à l'incendie de l'entrepôt de la municipalité de Saint-Basile: 1977.Des recherches scientifiques confirment que les BPC sont des produits dangereux pour la santé et l'environnement.Hautement toxiques, très stables, ils s'accumulent dans les tissus humains.' 1978.La production des BPC est interdite en Amérique du Nord.Le gouvernement canadien interdit leur utilisation dans le matériel électrique neuf.Les BPC qui se trouvent dans des équipements en fonction devront être retires du marché à la fin de leur vie active.Environnement Canada commence un inventaire des déchets aux BPC dans la région de Montréal.Un des fonctionnaires chargé de cet inventaire s'appelle Marc Levy.Alors qu'il est encore fonctionnaire, il se lance en affaires et dépose une demande de subvention auprès d'un ministère fédéral pour construire un dépôt de BPC.M.Lévy sera congédié peu de temps après pour des raisons de conflit d'intérêts.Cela n'empêche pas le ministè- re de l'Environnement du Québec d'accorder un permis d'entreposage des BPC à la firme Toxi-tec, propriété de M.Levy, pour un entrepôt à Shawinigan Sud.En contre-partie, M.Levy devait verser en fidéicommis la somme de $12 du gallon accepté, pour leur destruction éventuelle à ses frais.15 août 1979.Un autre entrepôt, situé à Saint-Basile-le-Grand et propriété à l'époque de Paul Alain, reçoit un permis d'entreposage de 1000 gallons de BPC, conformément aux nouveaux règlements et normes gouvernementales.13 mai 1980.Un nouveau permis d'exploitation est délivré à la firme Sorterc de Saint-Basile.La capacité d'entreposage passe à 20000 gallons de BPC.1981.Marc Levy présente au ministère de l'Environnement du Québec un projet d'incinérateur de BPC, qu'il veut construire à Shawinigan Sud.Les fonctionnaires jugent alors que la technologie proposée n'a pas encore fait ses preuves.Le projet achoppe aussi sur d'autres points, dont l'incapacité de M.Levy de présenter des garanties financières suffisantes.10 avril 1981.Les actifs de Sorterc sont transférés à une compagnie à numéros.Cinq jours plus tard, la compagnie à numéros adopte le nom de Sorterc (81 ) inc.Marc Levy en devient le propriétaire.Le vieux hangar de Saint-Basile est alors à moitié plein.À cette époque, Hydro-Ouébec devient le gros client de Marc Levy.En quatre ans, la société d'Etat lui confie plus de 700 pièces d'équipements contaminées, condensateurs et transformateurs.Louis-Philippe Roy, conseiller à l'Hydro-Québec, a confié hier qu'Hydro a donné «plusieurs milliers de dollars» à M.Levy pour qu'il débarrasse la société d'État de ses BPC.1983.De nouvelles normes, plus sévères, entrent en vigueur à Ottawa et Québec, quant a l'entreposage et au transport des déchets contaminés par les BPC.1985.Le candidat libérât de Chambly, Gérard Latulippe, réclame d'urgence au ministre, pé-quistc de l'Environnement quatre, mesures de sécurité pour l'entrepôt: une surveillance soutenue, des affiches, une clôturtfjèt la rénovation du bâtitnent.¦\u2022 24 mai 1985: Mârt^èvy! pré-! sente au ministère de l'Environnement du Québec' une demande de renouvellement du permis d'exploitation de l'entrepôt de Saint-Basile, permis qui vient à échéance le 10 avril 1986.15 octobre 1986.Le ministère refuse parce que l'entrepôt de M.Levy n'est pas conforme aux nouvelles normes.Pendant ce temps, les citoyens de Saint-Basile et le conseil municipal font aussi des pressions pour que la sécurité du site soit améliorée, mais en vain.L'entrepôt est plein au ras bord: plus de 1500 pièces contenant des huiles contaminées aux BPC, dans des barils ou des condensateurs.30 octobre 1986.Le ministère de l'Environnement du Québec émet un avis préalable contre la firme de M.Levy, afin qu'elle applique des mesures minimales de sécurité, dont l'inspection des barils, le transfert du contenu des contenants rouilles, l'entretien de la voie d'accès à l'entrepôt, l'installation d'une clôture, l'installation d'un système d'alarme relié à un poste de garde, et l'aménagement d'aires de circulation à l'intérieur de l'entrepôt.Entretemps, M.Levy diversifie ses intérêts dans trois autres compagnies, dont une de recyclage d'huiles usées et une de transport .de déchets toxiques.6 février 1987.'Un inspecteur.; du ministère procède à' ufje.pre-\"f mière inspection de l'entrepôt de.Saint-Busile.Il y retournera \\i\\2i février, le 5 mars et le 8 avril.¦ s Au même moment, des visi- ' leurs constatent que-les fils du système d'alarme pendent au plafond.Des oiseaux ont fait leur nid sous le toit.Des enfants peu-vent .pousser l'a porte et circuler dans le hangar.'.Septembre 1987.Bien que M.Lévy se soit conformé à la plupart des normes émises par Environnement Québec, il n'a toujours pas installé de clôture autour de son entrepôt.La raison qu'il invoque pour expliquer son inaction est la suivante: le conseil municipal de Saint-Basile veut exproprier une partie du terrain qui lui appartient.Le ministère refuse donc de lui émettre un nouveau permis.La situation de M.Lévy en est une de tolérance, a précisé le sous-ministre adjoint au ministère de l'Environnement du Québec, M.Michel Gognon.«On était obligé d'être tolérant», a-t-il déclaré.1987.M.Lincoln rend public un plan global de gestion des déchets aux BPC.Le groupe Sanivan construit un entrepôt de BPC à Senneterre, en Abitibi, et projette la construction d'un incinérateur, le tout au coût de $15 millions.1988.Le groupe Sanivan accepte des dépôts de BPC à compter de juillet.Mais le projet en en- .tienest paralysé par trois cultivateurs qui obtiennent une .injonction pour stopper toute la .construction, Les cultivateurs font valoir que la compagnie a .commencé ;'i construire l'inciné-' rateur alors que l'étude d'impact 'eiïvironnemental n'a pas été complétée et avant même la tenue d'audiences publiques.Sanivan en appelle de la décision de la Cour et affirmé qu'elle n'a pas commencé à construire l'incinérateur.31 juillet 1988.Un inspecteur à la direction du ministère de l'Environnement dans la Monté-régie inspecte l'entrepôt de Saint-Basile.11 ne relève rien de particulièrement inquiétant.Pourtant.22 août 1988.L'incendie éclate vers 20 h 30.L'alerte est donnée par un voisin, et non par le système d'alarme.Des explosions sont rapportées.D'épaisses fumées s'échappent.L'incendie n'est pas maitrisé avant 1 h 30.Plus de 3000 personnes sont évacuées d'urgence.Des taux de BPC de 22 fois supérieurs aux normes sont prélevés le lendemain dans le Domaine des Hauts-Bois, â Sainte-julie.Les coûts de décontamination sont inconnus.On sait qu'ils se sont élevés â $20 millions dans un édifice neuf de 18 étages qui a brûlé le 5 février.1981 à Bin-ghamton, dans l'État de New York.Plus de 700 litres de BPC ont flambé dans l'incendie.L'édifice est toujours fermé.25 août 1988.Le ministère émet un avis préalable contre M.Lévy en vertu de l'article 115.1 de la loi sur la qualité de l'environnement.M.Lévy est avisé de l'intervention sur les lieux du ministère de l'Environnement.«À défaut de votre part de prendre les responsabilités et les mesures justifiées pour nettoyer, recueillir et contenir les contaminants, prenez avis que le ministère a pris les mesures nécessaires, et qu'il vous réclamera les frais directs et indirects afférents à ses mesures», précise l'avis.Ce texte a été rédigé par Suzanne Colpron, avec la collaboration de fean-Pierre Rogel, de l'agence Science-Presse.La bataille tie Jérusalem .Jérusalem-Est vit a l'heure de Vintifadah, et le cabinet Shamir-Pérès a abandonne toute pretention d'y respecter la loi israélienne: là comme dans le reste des territoires occupes, c'est la -poigne de fer- rj t\\ ç qui prévaut.D w v w I ¦ IS Sous fe signe de la féminisation Dans les universités comme dans les cégeps du Québec, c'est sous le signe de la féminisation que s'est faite la rentrée.Dans presque tous les secteurs, les femmes se font de plus en plus nombreuses.B6 i< B2 LA presse, montreal, samedi 27 août 1988 \t\t\t Paul Desmarais president du conseil d administration\tRoger D.Landry president et éditeur\tClaude Masson éditeur adjoint\tMarcel Desjardins, directeur de l'information Alain Dubuc, éditorialiste en chef Éditorial Ce bill qui inquiète Le projet de loi C-136 sur la radiodiffusion a été l'objet de très sérieuses critiques cette semaine à Ottawa, devant le Comité législatif des Communes qui tient des audiences publiques sur cette législation.Les plus remarquées ont été celles formulées par le président du Conseil de la radiodiffusion et des telecommunications canadiennes (CRTC), M.André Bureau, et le président de Radio* Canada, M.Pierre Juneau.Les deux redoutent notamment que la nouvelle loi, si elle devait être adoptée telle quelle, érode dangereusement l'indépendance des deux organismes et les rende vulnérables aux ingérences politiques.; Le projet de scinder en deux le poste de M.Juneau \u2014 qui cumule les fonctions de président du conseil d'administration et de président-directeur général \u2014 menacerait l'indépendance de la société d'État face au gouvernement.Selon lui, elle la rendrait plus vulnérable aux pressions politiques internés ou externes, grâce à l'ambiguïté qui existerait au sommet.: Même si cette idée a été proposée par la commission Caplan-Sauvageau, il ne faut pas prendre à la légère les inquiétudes de M.Juneau.La formule actuelle a fait ses preuves: depuis vingt ans Radio-Canada a mécontenté les gouvernements qui se sont succédé à Ottawa, ce qui témoigne de son indépendance.- Quand le gouvernement décide de modifier la structure du pouvoir à Radio-Canada il faut se demander si, en bout de ligne, Cette réforme aura pour effet de consolider l'indépendance de la société d'État ou de l'assujettir aux influences politiques.\u2022 Savoir que Radio-Canada est l'objet de la detestation du gouvernement Mulroney comme elle l'a été du gouvernement Trudeau, aide à répondre à cette question.- Le danger est beaucoup plus évident dans le cas du CRTC.Son président André Bureau n'est pas le seul à redouter que le bill c-136 ouvre la porte à l'ingérence politique et amoindrisse l'indépendance relative dont jouit cet organisme en vertu de la loi actuelle.Des associations comme l'Institut canadien d'éducation des adultes et le Public Interest Research Center ont exprimé les mêmes inquiétudes.Le projet de loi transfère tellement de pouvoirs du CRTC au cabinet qu'à toutes fins utiles cet organisme de réglementation et de surveillance ne constituerait plus que l'avant-derniè-ce étape dans un processus d'arbitrage dont le gouvernement serait la dernière instance décisionnelle.' Sous prétexte que les élus ont la responsabilité d'élaborer les grandes politiques sur la radiodiffusion, le gouvernement exercera en fait un contrôle plus politique que démocratique sur cet organisme voué à régir l'usage des ondes dans l'intérêt public.| Le fédéral n'avait pas remanié sa législation sur la radiodiffusion depuis 1968.Il ne le fera probablement pas avant l'an 2000.Comme il s'agit d'une matière extrêmement imporian- i te, il faut donner à tous les intéressés lé temps d'étudier et de débattre à fond la nouvelle loi, afin qu'elle ne crée pas de problèmes plus graves que ceux qu'elle vise à résoudre.'\u2022 Déposée il y a seulement deux mois, il est inacceptable que le gouvernement la fasse adopter à la vapeur, avec toutes ses lacunes, en fonction de son échéancier électoral.Marcel adam Air Canada Inc.0 ttawa met Air Canada en vente.Le transporteur aérien vendra dans le public des actions qui seront cotées en bourse.Mais attention aux grands mots.Il ne s'agit pas vraiment d'une privatisation, mais plutôt d'une façon pour le gouvernement fédéral de passer le chapeau clans les chaumières canadiennes, d'aller chercher de l'argent dans nos poches pour renflouer sa compagnie., En gros, Air Canada vendra dans le public des actions d'une valeur de $300 millions.Cela équivaudra à 45 p.cent du capital de la compagnie.L'autre 55 p.cent, c'est le gouvernement fédéral qui le gardera et qui restera donc l'actionnaire majoritaire.Autrement dit, même si Air Canada ne sera plus une société de la Couronne, elle restera une société contrôlée par la Couronne.' Cela ne veut pas dire que l'opération est critiquable.Loin de iâ.Cette solution mitoyenne entre le statu quo et la vente de feu est probablement ce qu'il y a de mieux pour les passagers, les employés, la compagnie et même les actionnaires.Air Canada est une grosse société lourde et à la dette encore plus lourde, soit $1,2 milliard.Il lui faut plus d'argent, un autre $1,8 milliard pour acheter les trente-quatre Airbus qui lui permettront de renouveler sa flotte.D'ici dix ans, il en faudra encore plus.Toutes ces sommes auraient dû être fournies ou garanties par l'État d'une façon ou d'une autre.; Avec l'émission d'actions, Air Canada va chercher $300 millions.Ce sont des espèces sonnantes et trébuchantes qui, en plus, permettent d'emprunter davantage.En effet, le niveau des emprunts qu'une entreprise peut se permettre, si elle veut sauvegarder sa santé financière, dépend de l'argent qu'elle 'peut fournir de sa poche.C'est ainsi que les $300 millions des futurs actionnaires permettront d'aller chercher beaucoup plus.\u2022 Bien sûr, Air Canada doit donner quelque chose en contrepartie à ces actionnaires.D'abord, elle versera des dividendes, Mais ceux-ci sont beaucoup moins coûteux que des intérêts sur .des emprunts.En plus, la compagnie peut en interrompre le paiement si elle a des problèmes financiers.En outre, en échange de leurs épargnes, les actionnaires deviennent des copropriétaires de la compagnie.Cet avantage est toutefois symbolique.Comme les actions seront d'abord offertes aux employés d'Air Canada, qu'elles seront sans doute 'admissibles au Régime d'épargne-actions et qu'enfin, il sera '.interdit pour un actionnaire de détenir plus de 10 p.cent des '.titres, aucun de ces actionnaires n'aura le moindre contrôle sur ;ia compagnie.Les vrais patrons, ce seront les dirigeants actuels.Et même si Ottawa a promis de ne pas exercer son droit ;de vote majoritaire, il gardera toujours un outil de dernier re-\u2022cours pour influencer les décisions stratégiques de son ex-société d'État.> tout cela étant dit, on peut se demander si cela changera ^quelque chose.La réponse est oui.D'abord, chez le personnel, ;car le fait de posséder des actions «défonctionarise».Ensuite, \u2022Air Canada sera, jour après jour, jugée par le marché, sur des \u2022critères économiques plutôt que politiques.; Enfin, Air Canada aura des comptes à rendre à des actionnaires plutôt qu'à des députes, qui souvent, étaient surtout intéressés à savoir si la compagnie offrait des vins ontariens à ses -passagers.Alain dubuc vyfh i DROITS RESERVES TRIBUNE LIBRE Félix: qui dit vrai?¦ Dans La Presse du mercredi 10 août 1*988, Mme Monique Leyrac raconte: «Félix chantait alors à Bobino.Un jour, contrairement à ses habitudes, 11 s'est littéralement invité à ma maison de campagne.Il parlait du FLQ et se disait bouleversé par la mort de Pierre Laporte et la présence de l'armée au Québec.À un certain moment,.comme si au fond il n'était venu que pour ça, il a pris sa guitare et m'a proposé, presque timidement, d'écouter ce,qu'il avait composé un soir auparavant alors qu'il souffrait d'insomnie.C'était L'alouette en colère».(Paris, novembre 1970)' D'autre part, je lis dans FÉLIX LECLERC, LE ROI HEUREUX de Jacques Bertin, Édition Arléa, à la page 262: «l'ai eu honte de voir que, pour régler nos problèmes, il fallait appeler une armée de l'extérieur.Le même jour, j'ai écrit L'alouette en colère».Plus loin, à la page 264: «On retrouve le corps de Pierre Laporte.Le FLQ a tué Pierre Laporte.Félix est à Montmorency.On l'a vu, ce jour-là, sortir sur la galerie de la maison Mo-rin, les larmes aux yeux.Félix \u2014 «Le fruit est tombé de l'arbre le matin où Laporte a été trouvé assassiné dans la valise d'une auto, l'étais alors à Saint-Grégoire.J'ai dit: «Verrat! Qu'est-ce qui se passe?» Les Anglais arrêtaient les gens qui montaient la côte de T'ile.Ce fut un véritable coup de fouet au visage.La honte! l'ai eu peur, l'ai marché sur la grève et j'ai composé L'Alouette en colère.» (Dans QUÉBEC FRANÇAIS, mars 1979).Nous voici en face de deux versions sur les origines d'une des plus importantes chansons de Félix Leclerc.Peut-être que M.Claude Morin, qui a, parait-il, reçu le manuscrit de la chanson, pourrait éclairer notre lanterne?Jacques LAURIN Montréal Amnésie collective ¦ l'ai appris avec beaucoup d'intérêt et \u2014 disons-le tout de suite \u2014 avec beaucoup de regret, que l'on allait utiliser le terrain de M.Réjean Richard 1>our construire, à Saint-Char-es, une résidence pour personnes âgées.Ce terrain a urne importance historique majeure, puisque c'est là, autour de la maison des frères Chicou-Duvert, que s'est tenue le 23 octobre 1837 la fameuse Assemblée des six-comtés (6 000 personnes, l'équivalent de 100000 personnes aujourd'hui).Si nous avions toujours eu une population et des gouvernements soucieux de préserver les sites historiques, il y a longtemps qu'on aurait fait de ce terrain un parc ou un monument national.comme aux États-Unis et dans tous les pays aui se respectent.Hélas au ;uébec (dont la devise est «Je me souviens»), les sites historiques majeurs disparaissent les uns après les autres pour faire place aux «développements» modernes.Par exemple, à Saint-Denis comme à Saint-Charles, on n'a encore rien fait pour préserver et mettre en valeur les champs de bataille.Mercredi le 17 août dernier, j'ai eu honte quand sont venus ici 160 historiens militaires du monde entier pour voir les sites de nos deux batailles.On n'avait rien à leur montrer.Nous souffrons d'amnésie collective totale.Au moins, s'il est trop tard pour bâtir cette résidence ailleurs, pourriez-vous voir à ce qu'elle laisse assez d'espace en avant pour mettre un belvédère ou autre chose où l'on pourrait éventuellement commémorer cet événement.un jour quand la population du Québec aura repris ses sens! Pourquoi aussi ne pas donner à cette résidence un nom qui rappellerait cette grande journée qui a «mis Saint-Charles sur la carte»?Par exemple: «Résidence des Six-Comtés».Je vous remercie de l'attention que vous porterez à cette lettre.Je vous signale que le comité que je préside a été formé en 1977, justement par Fleurette et Réjean Richard, pour mettre en valeur le patrimoine historique et architectural des deux localités, Saint-Charles et Saint-Denis.Onil PERRIER Président, comité de la Fête des patriotes, Saint-Charles et Saint-Denis Inc.Les amateurs en archéologie ¦ Ces dernières semaines, fortes en émotions archéologiques, ont vu réapparaître un questionnement vieux de plusieurs années: la place à accorder aux amateurs en archéologie.Alors que l'épopée du «tombeau de Champlain» re- Erend de plus belle sur l'attri-ution politique d'un permis de fouille archéologique, il y a lieu de s'interroger sur le tableau de fond qui a sous-tendu cette mise en scène, la «démocratisation» de l'archéologie québécoise.L'archéologie, depuis les années 60, ne se contente plus du «ramassage» aléatoire d'objets qui l'avait caractérisée jusque-la.Il faut comprendre que l'évolution théorique qu'elle a suivie, c'est-à-dire la compréhension des comportements humains qui ont régi l'occupation des sites archéologiques (par l'analyse non plus des seuls objets mais du contexte occupationnel dans son entier), a entrainé d'inévitables changements dans la pratique qui est plus précise et rigoureuse.On peut d'ailleurs comparer le site archéologique à un livre, et les éléments le composant (artefacts, stratigraphie, fondations, foyers, etc.) à ses pages.Pour être en mesure de saisir l'histoire racontée, toutes les pages doivent être lues, aucune ne doit manquer.D'où une pratique qui fait montre de raffinements techniques et à laquelle participent maintenant d'autres disciplines (études des sols, des restes végétaux et animaux, datation du Cl4, etc.).Il n'est que normal que l'archéologie soit empreinte d'un professionnalisme réglementé qui origine d'une démarche scientifique.Comprenons bien qu'il ne s'agit pas d'isoler la discipline dans une tour d'ivoire comme plusieurs le craignent.Au contraire, l'archéologie a pour mandat d'écrire ou de réécrire plusieurs pages de l'Histoire et de ce fait, rend compte au public, à un moment ou à un autre, de ses découvertes et interprétations.(.) On ne peut renier l'apport de ceux qui ont amené une cons-cientisation de notre richesse archéologique alors qu'en 1964, on pouvait encore lire dans des ouvrages américains que le Québec ne possédait aucune culture autochtone connue.Depuis, cependant, notre archéologie s'est adaptée et ne peut aujourd'hui que loger à une seule enseigne: celle du professionnalisme, ceci devant d'ailleurs relever d'un choix de société.«Démocratiser» l'archéologie se révèle une attitude fallacieuse qui n'aura pour effet que l'augmentation du pillage pur et simple des sites archéologiques, nuisant grandement à l'acquisition des connaissances dont le grand public est friand.En bout de ligne c'est ce dernier qui y perdra.Le rôle de l'amateur d'archéologie devrait être de promouvoir la sauvegarde du patrimoine archéologique et non la désarticulation de son intégrité.Sa participation à des comités de protection, d'animation et même de pression est possible et souhaitable, la quête isolée d'objets et les actions sensation nalistcs dans le style de celles que venons de subir ne le sont pas.Verrons-nous le temps où le public intéressé à la chose médicale voudra «démocratiser» les salles d'opération de nos hôpitaux?Jean dumont archéologue Granby Attente de cinq heures ¦ Étant une cinéphile passion- née, je tenais à me procurer de bons billets pour le Festival des films du monde, qui se tient à Montréal du 24 août au 4 septembre 1988.Pour ce faire, j'ai dû attendre cinq heures samedi' passé.Je trouve aberrant qu'en 1988, avec tous les systèmes informatiques, le cinéma Parisien ne soit davantage organisé.j'espère que l'an prochain l'organisation modifiera leur formule.Josée LORTIE Montréal, P.Q.Cocktail auBPC ¦ Lorsque j'ai lu votre article sur l'incendie de l'entrepôt des BPC à Saint-Basile-le-Grand, j'ai été estomaqué de voir jusqu'à quel point la connerie humaine peut aller.Mais jusqu'à quelle catastrophe faudra-t-il aller pour faire réagir les politiciens, les dirigeants d'entreprise et surtout la population.En lisant l'article aujourd'hui (24 août), les larmes m'en sont presque venues aux yeux.Le seul point bénéfique dans tout ça, c'est que ça aurait pu être pire.Imaginer cet entrepôt sur l'île de Montréal ou alors des vents beaucoup plus forts en notre direction-Mais pour l'instant, je m'inquiète pour les gens des environs de Saint-Basile, ainsi que les pompiers qui travaillaient en compagnie de ces fameux dioxines.Qui dit qu'ils ne développeront pas des cancers ou des problèmes génétiques comme les animaux de laboratoire.Jusqu'à quel moment ou catastrophe faudra-t-il patienter pour nous sauver, nous les humains, lorsqu'on pense à toutes les cochonneries qui se trouvent dans nos sols, dans nos animaux et inévitablement dans nos systèmes.Les industries pollueuses estiment que le coût est trop élevé pour que leurs industries deviennent plus sécuritaires et moins pollueuses.Et le coût de la face humaine, lui.A quand un parti vert pour défendre notre environnement, notre santé ainsi que celles de nos futurs enfants.Antoine CLÉMENT étudiant, Montréal NB.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: Tribune libre, la Presse, 7.rue Saint-Jacques, Montréal.H2Y1K9. L'Irak sous la main de fer de Saddam Hussein CILLES PAQUIN envoyé spécial La Presse À BAGDAD ?1 n'y a que deux quotidens dans la capitale irakienne.Chaque matin, ils publient en guise de manchette, sur trois colonnes à la une, la photo du président Saddam Hussein.Cette répétition maladive de l'image du chef de l'État afflige aussi les informations de la télé, les immeubles publics et les routes du pays.Saddam est omniprésent, sinon dans le coeur, à tout le moins dans l'esprit de ses compatriotes.Depuis 18 ans, l'Irak vit un culte de la personnalité sans égal dans les autres pays arabes.Saddam Hussein y dirige, avec une main de fer, le parti unique, le Baas, et ne tolère aucune opposition.Ses services secrets, forts de 40 000 hommes, les moukhabarats, étendent leur emprise à l'ensemble du territoire pendant que les cadres du parti dirigent l'appareil gouverne; mental.Selon Paul Balta, un spécialiste du Moyen-Orient, il n'est pas une unité de l'armée, une école, un village, voire une mosquée, ou ne soit implantée une cellule du Baas.L'appartenance au Baas, la voie arabe vers lé socialisme, est d'ailleurs pratiquement indispensable pour toute promotion., À partir du coup d'État qui a porté le Baas au pouvoir en 1969, Saddam Hussein multiplie les purges sanglantes pour s'imposer.Cette époque lui vaudra d'ailleurs de porter depuis le surnom de « boucher de Bagdad ».La disparition opportune de ses adversaires enfermés dans la prison de Bagdad poussera les gens à la désigner sous le nom de «palais de la fin ».Des dirigeants chiites, des chefs de file communistes et même des membres de son propre parti sont exécutés sans autre forme de procès pour décourager les autres.Encore récemment, peu après l'annonce du cessez le feu au début du mois d'août, trois généraux qui lui portaient ombrage ont été tués dans un «accident» d'avion.Censuré partout Pour maintenir son emprise sur la population, le gouvernement de Saddam Hussein pratique une censure rigide de l'information, restreint l'entrée des étrangers et limite sévèrement leurs déplacements à l'intérieur du pays.Il exige de même un visa de sortie dé ses propres citoyens, faveur rarement consentie disent les diplomates en poste ici.Pour les quelque 180 journalistes venus des quatre coins du monde rendre compte de l'arrivée des casques bleus de l'ONU et de l'entrée en vigueur du cessez le feu, la censure s'applique également.Il est interdit de filmer ou de photographier les édifices et services publics, les ponts et, bien sûr, tout ce qui de près ou de loin relève de l'appareil militaire.Défense également Un convoi canadien arrivant à Bagdad avec les forces de l'ONU de sortir de la capitale sans être accompagné d'un tuteur du ministère dit de l'Information.Fatigués d'attendre cette permission qui ne venait pas, un groupe de journalistes a manifesté son intention de sortir quand même de Bagdad en empruntant un taxi.«Si vous faites ça, nous vous capturerons et nous vous mettrons à bord du prochain avion en partance vers votre pays», a lancé le garde chiourme du ministère.De nombreux contrôles le long des routes imposent le respect de cette règle.Au moment de transmettre les re- Saddam Hussein est omniprésent.portages par télex ou satellite, le censeur doit tout lire et écouter.Il exige donc que tous les textes lui parviennent en arabe ou en anglais, seules langues comprises des fonctionnaires.Que les japonais.Français ou Brésiliens frustrés se débrouillent.Curieusement, lès appels téléphoniques vers l'étranger sont tolérés, pendant 10 minutes, lorsqu'il est possible d'obtenir une ligne le même jour.Quelques mois plus tôt, un plus petit nombre de journalistes avaient, avec consternation, vu le télex et le téléphone s'arrêter.Plaintes aux ministères et protestations ne changent rien.«Si rien ne marche plus, pourquoi restez-vous ici?» a demandé le fonctionnaire chargé de leur surveillance.« Nous avons compris que le temps était venu de quitter la terre de Saddam Hussein et nous sommes partis le lendemain», a raconté le correspondant d'une grande agence de presse.Pour obtenir des interviews avec les membres du gouvernement, on loge une demande au même ministère et on attend.En cette époque de réjouissance, il y a peu d'espoir de réussir.«C'est comme ça, je n'y peux rien », dit le bureaucrate, impassible, en levant à peine la tête.«Revenez demain!» Devant un tel climat de méfiance et de crainte, il n'est pas étonnant que la force d'observation des Nations Unies éprouve quelques difficultés à déployer son système de communication aux frontières de l'Irak.Bagdad n'a pas l'habitude d'ouvrir toute grande la porte aux étrangers.Le vrai visage de Suzanne Biais-Grenier GILBERT LA VOIE 0m uzanne Biais-Grenier rompt ^9 avec le Parti conservateur comme elle l'a fait avec son employeur précédent: dans la chicane et la controverse.Dur échec pour cette mère de famille de 52 ans, dotée d'un dossier académique et professionel qui ferait l'envie de bien des hommes et femmes de la même génération, mais dont la carrière politique se termine sur une sortie spectaculaire et peut-être lourde de conséquences.«Congédiée de son dernier emploi, Suzanne Biais-Grenier n'a pu ensuite trouver du travail dans sa profession», titrait La Presse dans son édition du 28 février 1985.On y apprenait que la nouvelle ministre de l'Environnement réclamait $160 000 de l'Association paritaire de prévention pour la santé et la sécurité du travail, pour avoir été congédiée injustement.Elle réclamait aussi $ 120 000 de la FTQ et de M.Emile Boudreaù, co-président du comité, l'accusant d'avoir orchestré une campagne lui attribuant un comportement hystérique, d'avoir falsifié les procès-verbaux de certaines séances, d'avoir fait preuve d'incompétence et de malhonnêteté intellectuelle.La cause est encore pendante.En 1985, cette nouvelle a eu des répercussions à Ottawa.Six mois après son entrée au cabinet, la ministre était à couteaux tirés avec ses fonctionnaires, ses collègues du cabinet et la presse anglophone.Pendant un moment, elle s'est attiré la sympathie en criant à la persécution et en affirmant qu'on lui en voulait parce qu'elle ne répondait pas en anglais aux Communes.Mais son étoile a pâli très rapidement.Au mois d'août 1985, elle perdait son ministère de l'Environnement, devenant ministre d'État aux Transports.En janvier 1986, elle démissionnait du cabinet, invoquant la fermeture des raffineries de la compagnie Gulf, dans l'est de Montréal.Feuille de route chargée Suzanne Biais Grenier avait tout pour réussir.Doctorat eh sciences économiques, maîtrise en sociologie et maîtrise en sciences sociales, professeur à Laval, directrice de la Commission canadienne des droits de la personne, directrice géné- 7 Suzanne Biais-Grenier: on lui reproche son échec.raie des services sociaux à Santé et Bien-être, etc.Elle a immédiatement impressionné Brian Mulro-ney.À l'occasion, elle peut être charmante.Bon sens de l'humour, vivacité d'esprit, culture poussée, grande détermination, on l'a vue faire des miracles et se rallier des interlocuteurs hostiles à ses arguments.Mais ses collaborateurs des dernières années sont unanimes: impossible de travailler avec cette personne.Les anecdotes sur son passage au gouvernement Mulroney frisent la légende.¦ On l'a vue congédier son personnel politique une jdurnée, le réembaucher deux jours plus tard, et le congédier à nouveau le surlendemain.¦ On l'a vue humilier son sous-ministre (acques Gérin devant ses hauts-fonctionnaires.¦ On l'a vue refuser sans raison, à la dernière minute, de participer à un diner officiel à Washington où elle devait être l'oratrice invitée.¦ On l'a vue téléphoner à Don Mazankoswki, au lapon, après son assermentation comme ministre d'État aux Transports pour disputer ses fonctionnaires.¦ On l'a vue chambarder les plans de ses adjoints qui avaient invité un député, conservateur de l'Ouest à l'accompagner lors d'un séjour officiel dans un parc national de sa circonscription.«Une grande compétence technique, mais un manque total de jugement social et humain», disent d'elle ses ex-collaborateurs.«J'ai vu des fonctionnaires pleurer», ajoute l'un d'entre eux.«Son premier geste, après sa victoire, fut d'éliminer toute l'équipe qui l'avait fait élire.Elle ne se fiait à personne», ajoute-t-on.Ses frasques ont vite créé des remous dans l'entourage du premier ministre, surtout lorsque la presse anglophone l'a prise en grippe, dénonçant ses dépenses de voyage, ses compressions budgétaires à l'environnement, ses déclarations malhabiles.Dans un premier temps, on a blâmé son entourage, on a cherché à mieux l'encadrer.Mais petit à petit, elle a perdu tous ses appuis.Malgré la controverse entourant un voyage en Europe, personne ne doute de son honnêteté.C'est sa difficulté de communiquer avec les autres qui lui a attiré ses problèmes.Lorsque M.Mulroney l'a nommée aux transports, sous l'aile protectrice de Don Mazankows-ki, il l'a invitée à prendre le temps nécessaire pour apprendre le métier de politicien.Très rapidement, ses relations avec M.Mazankowski se sont détériorées.On lui a retiré progressivement tous ses dossiers.Lorsqu'elle préparait sa campagne de lutte contre les pluies acides, on lui a conseillé d'aller se chercher des appuis au cabinet auprès des loe Clark et compagnie.Elle a refusé.«Elle ne s'est jamais assurée de ses arrières sur le plan social et sur le plan politique», racontent aujourd'hui ses anciens collaborateurs.Or, la première loi en politique c'est de ne jamais s'isoler lorsqu'on veut livrer bataille.Personne ne reproche a Suzanne Biais-Grenier d'avoir défendu de mauvaises causes.On lui reproche tout simplement son échec.Lysiane Gagnon I- ¦ < \u2022or* La mode de demain ni y a belle lurette que je ne me risque plus à faire des prédictions sur les événements politiques.Quand le premier ministre Mulroney déclenchera-t-il les élections?Le règne de Robert Bourassa durera-t-il six ans?Quarante ans?Mille ans?L'erreur est la mère de la sagesse: je me suis assez souvent trompée pour savoir que les journalistes se fourvoient trois fois sur quatre quand ils essaient de devancer les firmes de sondage et de deviner ce qui mijote dans la tête des premiers ministres.Cela dit, connaissant le goût immodéré des Québécois pour les changements de cap radicaux, j'ai tout de même envie d'y aller d'une petite prédiction, sur laquelle je mettrais ma main au feu ou même dans un baril rempli de BPC.Les prochaines années, le Québec les vivra dans l'obsession environnementaliste.Comme d'habitude, les Québécois rattraperont leur indifférence passée avec un zèle excessif et une ferveur toute religieuse.* * * Ma prédiction n'a rien de téméraire.A chaque fois, c'est le même scénario.L'Etat: le Québec a mis 20 ans de plus que les autres sociétés industrialisées à découvrir le sens de' la fonction publique.Quand il s'y est mis, il a dépassé tous les records de la bureaucratisation, et il est devenu péché de travailler pour d'autres employeurs, que Notre Saint Père l'Etat.Le marxisme: le Québec a mis 40 ans de plus' que la France à prendre le marxisme au sérieux.Quand il s'y est frotté, ce fut la passion.Une fois sur l'air d'aller, emportés par l'enthousiasme, on a conti*.nué comme ça au moins une décennie après que la France eût enterré Pépé Marx et Tonton Engels sous les boules à r .ites.Le féminisme: les Québécois et les Québécoises ont mis dix an(née)s de plus(se) que les Canadien-Oie )s anglais(es) et les Américain(e)s à s'intéresser au féminisme, mais quand ils et elles s'y sont mist es), alors là, qu'est-ce qu'ils l'ont rattrapée), le (la) temp(e)s perdu(e)! On a tout chambardé: le' contenu et la contenue des manuels et des emma-nuelles scolaires, et surtout, surtout, la grammaire.L'économie: dernier objet de culte, l'économie.Ou, plus prosaïquement, la comptabilité: comment faire de l'argent, beaucoup d'argent, et son premier million avant l'âge de 30 ans.Après l'avalanche des sociologues, vint l'orgie des «MBA».Après les nobles déités du Monde de la Pensée Désintéressée, vinrent les nouveaux dieux du Merveilleux Monde des Affaires.Plus un homme d'affaire est cynique, inculte, obsédé par le profit, plus on le trouve formidable.* * * Et maintenant?Après un été empreint de réflexions sur la couche d'ozone, l'effet de serre et la pollution des plages, et après le drame de Saint-Basile.just watch us, comme dirait Trudeau! Avec un scepticisme, faut-il dire, bien latin, le Québec a longtemps résisté au romantisme environnementaliste qui a transformé l'Amérique protestante, l'Allemagne, la Scandinavie et l'Australie en séminaires voués à la conservation de toutes les espèces sauf l'espèce humaine.Il y a des années que nos voisins anglophones ramassent vertueusement, derrière eux, toutes leurs cannettes de bière, qu'ils considèrent les pesticides comme la version moderne de la peste, et passent des nuits blanches à s'inquiéter de l'avenir des éléphants en écoutant la pluie acide battre aux carreaux.Pendant ce temps, insouciants et légers, nous menions joyeuse vie, mais croyez-moi, nous nous apprêtons tous \u2014 ici on évolue toujours en groupe \u2014 à effectuer l'un de ces virages un U dont nous avons le secret.Bientôt, où que vous alliez, vous n'entendrez plus parler que de recyclage des déchets, de dioxines et de furanes.Nos prochaines super-stars seront des toxicologues.* ?* Sombre perspective.Les gens dans mon genre, pour qui les lettres B, C et P n'ont jamais désigné autre chose qu'une agence de publicité, que les sermons écologiques ont toujours fait périr d'ennui, et qui préfèrent disserter sur les cîiarmes subtils de l'Accord du lac Meech plutôt que sur les perfides attributs du mercure, vont se voir brusquement forcés de se recycler dans la chimie.Qu'est-ce qu'un BPC?Est-ce liquide?Solide?Noir?Vert pomme?Et la couche d'ozone?Où est-elle?Sous les nuages?Au-dessus?La transperce-t-on quand on est en avion?Et les pluies acides?Est-ce vraiment de la pluie ou une figure de style?11 y a pire.Pire parce que c'est plus.concret.Les trucs pourris.Les restes alimentaires, les restes humains, les seringues, les viscères, le linge souillé, bref, ce qui passe par la tuyauterie des cuisines et des WC, ou ce que les hôpitaux ne peuvent pas donner aux éboueurs dans des sacs Glad.Les déchets: leur genèse, leur destin, leur destruction.On n'a pas fini d'en entendre parler.Pitié! |e lis mes journaux au petit-déjeuner, et au petit-déjeuner, j'ai l'estomac fragile.Je veux bien qu'entre le jus d'orange et les céréales, on m'entretienne de la pourriture du processus électoral ou de la dégénérescence du régime sénatorial.Mais qui veut commencer sa journée avec des descriptions de poissons morts, ou des considérations sur l'état des égoùts et l'itinéraire détaillé du contenu des WC de ses compatriotes?En plus, qu'est-ce qu'un chroniqueur peut bien écrire sur ces sujets-là?Il n'y a pas de controverse, et c'est intellectuellement sans grand intérêt.Les PBC, c'est épouvantable.D'accord.Qu'on dispose des déchets dégueula «ses, bon, très bien.Mais où?Pas chez moi, pas chez vous, pas dans l'océan, pas dans l'Un-gava à cause de l'écologie arctique et de la culture, inuit; alors où?Et comment?C'est là, franchement, un problème d'ingénieur.Y a-t-il un ingénieur dans la salle?\u201e ,., * * * J'ai l'air de mauvaise humeur?Ça s'explique.Cet été, je suis allée au bord de la mer.Erreur fatale, j'avais dans ma valise un numéro de Newsweek qui contenait un grand dossier sur la pollution des eaux, en Amérique.Un texte cruellement précis et parfaitement dégoûtant, dont je vous épargne les détails.Tant mieux pour vous si vous ne l'avez pas lu.Au large des côtes, toute la mer est une «dompe» infâme: New'York, Boston, le Maine, le Mass.Puget Sound, le Golfe du Mexique.Le St-Laurent et les Grands Lacs?Encore pire.La mer était belle mais je pensais à ce qu'il y avait dedans.A table, je contemplais poissons et crustracés d'un oeil soupçonneux.Qu'est-ce qui m'a pris de lire ce dossier-là?l'étais bien plus heureuse quand je ne savais rien. B4 Plus LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 AOÛT 1988 ffvÊp devant ta terreur La révolte inîenne JOONED KHAN envoyé spécial La Presse À JÉRUSALEM-EST, Cisjordanie occupée Jérusalem serait, depuis 1967, la «capitale réunifiée » d'Israël, mais c'est une fiction: 21 ans plus tard, Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville sainte, reste territoire occupé, au même titre que la Cisjordanie et la bande de Gaza.Pour qui arrive de Montréal, où le jazz venait de rassembler durai! i des nuits des citoyens de tous âges et de tous les coins du monde avec un service d'ordre minimal, Jerusalem fait cité schizophrène, où les juifs mis à l'occidentale lèchent des glaces et sirotent du café dans le chic quartier Ben Yehouda, alors que les Aribes du Mont des Oliviers, enfermés chez eux, voient défiler des patrouilles armées et motorisées devant l'hôpital Makassed au rythme d'une à toutes les 30 secondes.* Les affaires de 9 à 12 seulement, les grèves générales strictement respectées, une économie de guerre, manifestations, barricades, drapeaux palestiniens et tir de pierres contre soldats et colons: lérusalem-Est vit à l'heure de Vintifadah.et le cabinet Sha-mir-Pérès a abandonné toute prétention d'y respecter la loi israélienne: là comme dans le reste des Territoires, c'est la «poigne de fer» qui prévaut.L'Esplanade du Dome du rocher et de la mosquée Al-Aqsa reste un point focal de l'affrontement, les juifs creusant sous le rocher à la recherche du 2e temple et les musulmans faisant corps avec ce 3e lieu saint de l'islam : les Bassam Shakaa, maire destitué de Naplouse, en Cisjordanie prières du vendredi y sont devenues un symbole de 1 intifadah.Choc de deux nationalismes Mais la bataille de Jérusalem n'est pas une bataille de religions; c'est une confrontation entre deux nationalismes, car la chrétienté palestinienne y participe aussi, et l'armée israélienne d'occupation intervient autant Via Dolorosa et après la messe à l'église du Saint-Sépulchre qu'au Haram-e-Charif.Le premier martyr de Vintifadah à Jérusalem fut chrétien, Ni-dal Rabadi, 17 ans, étudiant au Collège des Frères, abattu le 19 juillet alors qu'il se rendait à bicyclette chez un ami du quartier de Dahiyat al-Barid: un autobus de colons ayant été lapidé, un colon en descendit et fit feu avec un revolver.Des soldats s'en mêlèrent et, très vite, l'irréparable était fait.C'était moins de 24 heures après le meurtre à Beit Sahour du jeune Edmond Ghanem, 17 ans, chrétien lui aussi, mort le crâne fracassé par un bloc de ciment lancé d'un toit occupé par l'armée: la nouvelle de la mort de Rabadi se répandit comme une traînée de poudre \u2014 je l'appris moi-même dans les minutes qui suivirent dans une famille de Bethléem qui venait de m'accueillir à ma sortie de Beit Sahour.«Avant d'annexer jérusalem-Est en juin 1967, Israël en étendit grandement les limites, augmentant d'autant la population arabe et incluant même des camps de réfugiés; maintenant il découvre que l'annexion fut un poison», commente le père de famille, vétéran de la guerre de 1948 qui n'en tarit pas de dénoncer la trahison arabe.Arabes et juifs: coexistence morte «Le maire Teddy Kolek l'a reconnu: la coexistence entre juifs et Arabes à Jérusalem est morte», ,'it le vieux résistant qui a roulé sa bosse un peu partout dans le monde arabe avant de revenir dans sa Palestine natale.Au loin, un immense drapeau palestinien flotte sur la tour du monastère du Carmel, qui domine Bethléem.«C'est vous le responsable?».«Je suis trop vieux malheureusement, mais si j'avais pu le faire, je l'aurais fait, je vous le jure», répond-il avec un sursaut d'énergie, au grand plaisir de son épouse qui vient de préparer un vrai banquet pour l'étranger venu du Canada \u2014 hospitalité palestinienne oblige.En un rien de temps, le quartier de la vieille ville de Jérusalem où habite la famille Rabadi s'est transformé en zone de guerre, comme Beit Sahour, comme tous les villages et camps de réfugiés de la Cisjordanie et de Gaza \u2014 et le restera plusieurs jours durant: raids de l'armée contre la maison familiale en pleine veillée mortuaire, grenades lacrymogènes tirées dans l'assistance, brutalités, vandalisme.L'élite palestinienne de Jérusalem-Est figure en bonne place parmi les milliers de détenus politiques de Vintifadah, et le fait qu'ils soient techniquememt «israéliens» ne leur garantit non plus aucun traitement privilégié dans les prisons ou camps d'internement, soient-ils en Israël' ou dans les Territoires: Faisal Hus-seini, du Centre d'études arabes, et Moustapha Abou Zawwa, de l'Association des commerçants, en sont les plus récents pensionnaires.Rappel symbolique: dans le quartier de Mousrara, bordant Jaffa Road qui divisait autrefois la Manifestation des défenseurs du Mont du temple La mère, la fille et le fils de Mounira Saleh Daoud, la jeune femme enceinte du village de Beita, en Cisjordanie, qui est toujours détenue bien qu'un rapport de l'armée eut imputé la mort de la juive Tirza Porat à un gardien extrémiste, qui tua aussi le frère de Mounira ville, et où l'on prend le «service» \u2014 taxis collectifs \u2014 pour la Cisjordanie ou la Bande de Gaza, une rangée de commerces fermés durant l'après-midi sont encore frappés des numéros peints par l'armée au début de Vintifadah: ils refusèrent d'ouvrir et les soldats scellèrent les grandes portes de fer à l'aide de chalumeaux.Leur défi servit d'exemple.De Rafah, aux fins fonds de la bande de Gaza, à Djénine, au nord de la Cisjordanie, Vintifadah déferle comme un feu de brousse depuis huit mois, charriant une jeunesse impatiente, des réfugiés désespérés, des commerçants surtaxés, des ouvriers migrants surexploités, des femmes en mal de libération, un peuple en quête d'identi- Point d'observation de soldats israéliens té nationale étatique, uni derrière l'OLP dans un immense courant populaire que la terrible machine de guerre israélienne est incapable d'entamer.«La politique de la poigne de fer, avec ses mutilations, ses fractures, ses assassinats aveugles, ses punitions collectives et ses pillages, ses détentions et ses tortures, sa négation du fait national palestinien, sa volonté d'asphyxier notre vie collective, c'est 1948 généralisé, dit pourtant un vieux commerçant de Khalil.«À cette époque, poursuit-il.Begin et l'Irgoun, Shamir et le gang Stern, terrorisèrent les Palestiniens qui s'enfuirent avec le résultat que l'on sait: aujourd'hui, la tactique de Begin et de Shamir est devenue l'idéologie de l'État, une idéologie de la terreur pour faire fuir à nouveau les Palestiniens.Mais nous refusons de fuir.Nous sommes résolus de rester et de nous battre pour notre État palestinien à côté de l'État d'Israël.Voilà la différence avec 1948.» Le grand débat en Israël, exacerbé par la' fièvre électorale après quatre années de «paralysie nationale», comme l'écrit la presse, c'est d'ailleurs comment garder la plus grande partie, sinon la totalité, des Territoires occupés (et tout Jérusalem ), tout en se débarrassant des populations.Il n'y a pas que le fasciste rabbin Meir Kahane qui prêche la déportation des 1,7 million de Palestiniens des Territoires, voire des 700 000 Palestiniens d'Israël.La déportation: débat israélien Le «transfert» des Palestiniens fait l'objet de débats, de polémiques et d'articles de fond dans la presse hébraïque, textes patiemment traduits en anglais et commentés par le professeur Israël Shahak.Le sujet mobilise aussi des politiciens, d'ex-officiers lorgnant un recyclage en politique et des croisés expansionnistes, dans des colloques sur l'avenir des colonies juives et le « transfert humain » des Palestiniens.«Le Likoud et le Labour sont les deux faces de la même médaille, dit Bassam Shakaa, dirigeant palestinien transformé en cul-de-jatte par une bombe israélienne.Ni l'un ni l'autre ne veut vraiment la paix.Le Likoud le dit presque.Le Labour prétend le contraire, mais il refuse de parler de Jérusalem, il refuse de retourner aux frontières de 1967, il refuse de dialoguer avec l'OLP: ces deux partis entretiennent une culture politique oui incite à l'intransigeance et à 1 extrémisme».Dans ce Babel ethnolinguisti-que qu'est Israël, vivant d'une aide américaine de $10 millions par jour, cette culture politique s'accomode le soir du va-et-vient de soldats et de colons armés de mitraillettes dans les restaurants et discothèques de Jérusalem-Ouest, d'une image de société paisible le jour dominée aux arrêts d'autobus par le soldat, le pionnier et le touriste, et surtout de cette symbiose agissante et croissante entre l'armée nationale et les milices civiles israéliennes dans les Territoires occupés.Dans la mesure où les civils servent chaque année dans l'armée, l'ensemble de la société israélienne baigne dans cette culture politique, qui nie les crimes énormes commis chaque jour contre les civils palestiniens sans défense et qui, «confrontée aux faits, traite chaque atrocité comme un cas exceptionnel», écrit Yehuda Elka-na, de l'Université de Tel-Aviv.Avec Shahak et quelques autres, Elkana fait partie de cette minorité voyant l'occupation LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 AOÛT 1988 Plus B5 comme un cancer qui n'en finit plus de «nazifier» l'État d'Israël.«Israël a cessé d'être la patrie du peuple juif, une démocratie et même un Etat de droit.Il est devenu un système de domination violente d'un autre peuple, dont il nie les droits civils et politiques», écrit le professeur Yes-hayahu Leibovitz.Leibovitz parle de «l'hooligani-sation» et de la «nazification» d'Israël.Avant d'aller à Gaza, où je fus témoin d'un cas de figure, j'évoquais déjà avec un journaliste israélien à Jerusalem ce que je voyais comme la «macoutisa-tion» d'Israèl \u2014 ce rapport de rivalité et de complicité entre armée et milice contre la population civile.«Mais écris le, écris le.)», dit-il, troublé.C'est contre ce génocide appréhendé que se sont soulevés, comme un seul homme, les 1,7 million de Palestiniens des Territoires \u2014 «les otages de 41 ans d'occupation arabe et juive», dit un médecin de l'UNRWA \u2014 dans un intifadah où l'esprit de sacrifice ne le dispute qu'à la discipline exemplaire d'un peuple fier et gracieux.Le refus de la lutte armée «Les Israéliens brûlent pour qu'on utilise des armes à feu, afin de justifier les pires déchaînements de leur part.Mais notre sang a trop été versé: que les Israéliens rentrent chez eux et qu'ils nous laissent en paix», dit un épicier de Qabatiyah, village de Cisjordanie où un collaborateur arabe fut lynché après qu'il eut abattu un enfant de cinq ans avec sa mitraillette Uzi fournie par Israël.Au lendemain de l'attaque de civils armés contre le camp de réfugiés de Shatti, à l'entrée de la bande de Gaza, dans laquelle fut tuée la jeune Suhail Fouad Affa-nah, 13 ans, jeunes, femmes et vieux, rassemblés clandestinement en dépit du couvre-feu, discutaient de l'opportunité d'utiliser des bombes incendiaires.Tente fournie par la Croix rouge à une famille du village de Beita, en Cisjordanie, dont la maison a été démolie en guise de punition collective «Si on avait pu lancer des cocktails molotov, ces tueurs ne seraient jamais entrés dans le camp», affirmaient des jeunes, mais les aines demeuraient inébranlables: l'armée tire déjà à vue en prétextant avoir été la cible de bombes incendiaires; il ne faut pas inviter le massacre.Les villes, notamment en Cisjordanie où la société traditionnelle, stratifiée, est majoritaire, incluant jérusalem-Est, les camps de réfugiés, majoritaires dans la bande de Gaza, et les villages, nombreux, vivent tous au rythme de Yintifadah, devenu «comme l'air et l'eau pour nous, indispensable à notre avenir», selon le mot de Bassam Shakaa.Soumis jour et nuit à l'arbitraire d'un régime militaire qui fabrique ses raisons juridiques selon les besoins du moment et qui fait tout pour éloigner les médias, électroniques notamment, les Palestiniens, tout lien téléphonique coupé avec le monde extérieur, préparent le long terme.No Taxation Without Representation «Principe no 1 : No Taxation Without Representation.N'était-ce pas là le principe fondamental de la Révolution américaine?» demande un avocat de Gaza, l'un de cette poignée de conseillers juridiques appelés à défendre jusqu'à 20 000 détenus politiques devant «un système pipé d'à van- Hassan Abdel Rahman, avec sa mère, regagnant leur village d'Arura après une visite à l'hôpital de Ramallah.Hassan, jeune père de famille, survécut à deux attaques brutales de la part de soldats qui tentèrent une fois de l'ensevelir sous des pierres, et une autre fois de lui fracasser le crâne, mais il a perdu l'usage de la parole.ce»: il a d'ailleurs démissionné avec ses collègues.Le refus de payer des taxes au régime d'occupation entraine la saisie des cartes d'identité, sans laquelle le Palestinien est à la merci de l'armée, qui perquisitionne, fracasse, confisque et arrête.«C'est du vol pur et simple», affirme Riad, du camp d'Amari, qui a ainsi perdu son téléviseur et qui cache sa vieille Renault dans un cimetière d'autos! «Principe no 2: cessation de tout contact avec l'occupant israélien», dit Yasmine, enseignante à Rafah, à la frontière égyptienne: «Nos travailleurs cessent d'aller en Israël et les employés publics dans les Territoires, policiers notamment, démissionnent».Le principe no 3, la prise en mains des affaires des Territoires par les Palestiniens eux-mêmes, est le plus dur mais aussi le plus stimulant à réaliser.«L'économie' va mal depuis au moins deux ans, dit-on à Arura.Des travailleurs sont revenus en grand nombre du Golfe, où le boom est fini.En Israël même, il y avait des mises à pied.Nous devons donc développer notre propre économie, à commencer par l'autosuffisance alimentaire à la campagne».La prise en mains de la vie nationale Pas une maisonnette en effet où l'on n'élève de la -olaille et des lapins ; pas un potager où l'on ne cultive des légumes.Parallèlement, des comités lancent des cliniques de médecine préventive et des enseignants tiennent des classes clandestines pour permettre aux finissants d'obtenir leurs diplômes.Les Comités populaires, les Comités des femmes assurent le suivi.«Israël a jeté 20 000 Palestiniens en prison, et pense avoir décapité Yintifadah.C'est impossible.Les comités, la Direction unifiée, représentent tous les cou- Beit Sahour, en Cisjordanie, deux mères devant le mausolée érigé à Edmond Chanem sur le lieu même où il eut le crâne fracassé par un bloc de ciment lancé d'une hauteur de cinq étages.Le mausolée fut détruit par les soldats au lendemain de cette photo.rants politiques, et dès qu'un représentant est arrêté, un autre est désigné pour le remplacer», explique Marwan, entre deux caset-tes des «vidéos de Yintifadah» montés en Syrie et circulant sous le djelabiyeh dans les Territoires.«Chaque Palestinien porte en lui la mémoire du village de ses parents, mais nous avons renoncé à retourner, dit-il.Nous voulons un État en Cisjordanie et à Gaza, avec Jerusalem-Est comme capitale, sous le leadership de l'OLP, comme l'a dit Bassam Abou Sharif, le porte-parole d'Arafat».Chaque Palestinien se souvient aussi de ce que son peuple a subi aux mains de ses «frères» arabes, en fordanie, en Syrie et au Liban.À l'entrée du village de Beita, une vieille assise devant une tente dressée à côté de sa maison rasée au bulldozer ne sait rien de l'antisémitisme ni de l'holocauste, mais elle sait qu'elle a perdu des proches en Jordanie et au Liban, et elle se demande pourquoi les Israéliens ont détruit sa maison.«Le roi Hussein a enfin saisi le message de Yintifadah», dit Ahmed, un journaliste de Gaza.«IL faut qu'Israël le comprenne à son.tour et se retire».C'est vite dit.Les antagonismes sont si profondément enracinés des deux côtés de la «ligne verte»: \u2014 frontières de 1967 \u2014 qu'en' plus des scénarios de déportation' massive, des Palestiniens \u2014 et.des Israéliens \u2014 n'excluent pas la «libanisation» des Territoires,! avec bombardements aériens des populations civiles et intervention de chars d'assaut, surtout dans l'hypothèse de la victoire prévue du Likoud aux prochaines élections israéliennes.«Seule l'opinion mondiale peut nous sauver, nous et ies Israéliens, dit un notable du village d'Idna.Il faut que le monde, que les États-Unis, l'URSS et le Cana-,, da, fassent pression sur Israël.\" C'est notre seul espoir.Un Liban, c'est assez.Nous voulons la paix.|e souhaite que les Libanais trou-7 vent aussi la paix.» LES PRESIDENTIELLES AMERICAINES Malgré l'affaire Quayle, George Bush prend son envol JEAN-FRANÇOIS LIStfB collaboration spéciale WASHISGTON «L e naufrage mis à part, la croisière du Titanic fut un franc succès.» Ces jours derniers, l'univers politique américain a ressuscité ce vieux syllogisme.Dans quatre sondages, les électeurs ont donné leur verdict sur la convention républicaine tenue à la Nouvelle-Orléans, la semaine dernière.La catastrophe du choix de Dan Quayle mise à pert, la convention fut un franc succès.Les électeurs n'ont pas lésiné.D'un bond ils effacent l'avance de 17 p.cent accordée au démocrate Michael Dukakis, au lendemain de sa convention d'Atlanta, et donnent à Bush une avance variant entre trois et sept points.Tout se passe comme si les Américains avaient découvert George Bush, comme si l'aristo-, cratie avait attendu 64 ans pour enfin se présenter au «bal des débutants» politiques, pour épater la foule.Épater?«On s'attendait à si peu», explique le stratège républicain I oh n Sears, «qu'il lui était difficile de tomber plus bas».Son discours de clôture fut acclamé comme «le meilleur de sa carrière» \u2014 ce qui n'en dit pas très long sur son éloquence \u2014 mais c'était le premier de sa carrière où le «je» remplaçait le «nous».Ses promesses de façonner une société un tantinet plus juste, une sorte de «reaganisme à visage humain», semblent aussi avoir eu un impact.Le public n'attendait que ça pour faire remonter le vice-prési- dent dans son estime.Le plus inquiétant des indices statistiques, le taux d'opinions défavorables, donnait depuis des mois des maux de tête aux organisateurs de M.Bush.Avec 40 p.cent de «négatifs», son élection semblait menacée.Après tout, Walter Mondale en 1984, Jimmy Carter en 1980 et George McGovern en 1972 avaient perdu avec des «négatifs» de moins de 30 p.cent.Les sondages de cette semaine remettent tous les compteurs électoraux à zéro, faisant fondre le taux défavorable de George Bush à 25 p.cent, précisément celui de M.Dukakis.Qua vie?Sans importance! Cette nouvelle, bien plus que le renversement de la courbe des intentions de vote, qui devrait de toutes façons avoir des allures de montagne russe d'ici à l'élection de novembre, a de quoi assombrir les prévisions démocrates.Tubby Harrison, le sondeur de Dukakis, pense que ces données sont «prématurées».«On ne sait pas dans quelle mesure le scepticisme à I endroit de Quayle va saper l'appui donné à Bush », dit-il.Vraiment?Les sondés sont pourtant assez clairs sur le cas de Quayle.Oui, disent-ils, il a utilisé les relations familiales pour se soustraire à la conscription militaire.Oui, il a voulu échapper aux combats vietnamiens.Moins du quart le pensent apte au service présidentiel et, à deux contre un, ils lui préfèrent le candidat démocrate à la vice-présidence, Lloyd Bcntsen.Mais toutes ces considérations pèseront peu sur leur choix présidentiel, disent les Américains cette semaine.Les deux tiers d'entre eux croient que le passé militaire du sénateur Quayle ne devrait pas être un sujet important de la campagne.Le vrai combat est entre Dukakis et Bush, pas entre leurs doublures, si différentes soient-cl- Les deux candidats à la présidence des États-Unis, Michael Dukakis et George Bush, lors d'une rencontre à la télévision américaine les.M.Bush récolte peut-être ici le fruit de son propre effacement.S'il fut un joueur aussi bénin au cours des huit dernières années, pourquoi s'en faire sur l'identité, de son remplaçant.Aucun vice-président n'a dû prendre le pouvoir depuis l'assassinat de John Kennedy, il y a 25 ans, autant dire une éternité.D'ailleurs, raisonne le comédien Jay Lcno, ironisant sur les états de service de Quayle dans la Garde nationale d'Indiana, «le rôle de la Garde nationale est de ne rien, faire en attendant que quelque chose se passe.Si ce n'est pas là un bon entraînement à la fonction de vice-président, je me demande ce que c'est ! » Le fardeau de la preuve Maintenant que la saison des conventions est passée, le champ de bataille électoral se situe essentiellement chez un quart de j'électorat: les indépendants, les indécis et les «Démocrates de Reagan » qui avaient quitté le ber- cail pour donner un coup de pouce à la révolution conservatrice en 1980 et 1984.« Pour ces électeurs, le fardeau de la preuve vient de basculer» explique un sondeur démocrate.Peter Hart.Grâce à la convention de la Nouvelle-Orléans, «beaucoup d'aspects positifs de Bush ont été révélés, notamment son expérience et sa promesse de continuité» de la relance économique reaganienne.«Le défi de Dukakis est de trouver de meilleurs arguments pour le changement et prouver mieux que jamais ses qualifications», ajoute Hart.L'équipe Bush ne le laissera cependant pas faire.Depuis 10 jours, Dukakis est bombardé d'accusations, efficaces quoique démagogiques, sur deux dossiers chers aux «Démocrates de Reagan»: le patriotisme et le crime.D'abord, Bush accuse Dukakis d'avoir opposé son veto en 1977 à une loi du Massachusetts obligeant les enseignants à faire réciter «le serment d'allégeance» américain par les élèves.C'est vrai, mais la Cour suprême avait statué en 1943 sur l'inconstitu-tionnalité d'une telle mesure.Dukakis «se cherchait une raison» pour ne pas signer la loi, rétorque Bush.Il sait que les subtilités de jurisprudence font rarement .le poids lorsque le pro-américanis-me primaire est en jeu.Les républicains accusent aussi Dukakis de «mettre en péril la vie des Américains en laissant s'évader des meurtriers, des violeurs et des trafiquants de drogue».Ils mettent l'accent sur trois détenus du Massachusetts qui se sont échappés pendant leur permission de week-end et ont commis, au total, un meurtre, deux viols et deux attaques au couteau.En avril, le gouverneur Dukakis a mis un terme à sa politique de permission de week-end pour les meurtriers.Il se défend cependant en faisant valoir que 32 États et le gouvernement fédéral ont des programmes similaires et que le taux de criminalité a chuté d'au moins 13 p.cent dans son État depuis 1982.Là encore, ces arguments n'arrivent pas à réparer les dommages causés par l'accusation d'origine, que les républicains entendent répéter inlassablement.C'est là un avant-goùt, pour le moins acide, de la campagne d'automne.\u2022 B6 Plus LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 AOÛT 1988 Une rentrée sous le signe de la féminisation FRANÇOIS FOREST vec ses 35000 nouveaux étudiants admis pour les sessions d'automne, les universités du Québec accueilleront un moins grand nombre de nouveaux venus qu'au cours des dernières années.Dansj le contexte de stabilité économique que l'on connaît présentement, cette baisse est inquiétante.; ; Cette constatation de Richard Périisse, directeur de la Conférence] dès recteurs et principaux des universités du Québec ( CREPUC ) n'est'qu'une «première impression, dit-il, mais dans une économie forte comme celle que nous connaissons, les étudiants préfèrent le marché du travail.» À la veille de la rentrée 1988-89 et bien que toutes les données statistiques n'aient pu être encore analysées, M.Pérusse se réjouit de constater l'émergence des centres d'excellence dans les universités et la vocation modifiée de l'Université du Québec, autrefois connue pour ses concentrations en sciences humaines et qui attire cette année près de 50 p.cent de ses étudiants en sciences administratives et économiques.Comme plusieurs autres observateurs des tendances universitaires, il relève également l'omniprésence des femmes dans presque toutes les sphères d'études universitaires.À ce sujet, il précise que les femmes sont majoritaires cette année au premier cycle universitaire, qu'elles atteindront 50 p.cent au 2e cycle d'ici cinq ans et que leur représentation au niveau du doctorat sera importante dans 12 ans, si la tendance se maintient.Il est encore trop tôt, selon lui, et du «domaine des hypothèses» que de prévoir ce qu'entraînera la féminisation de certaines professions et le changement inévitable de pratique qu'elle entraînera.Cela dit, La Presse a rencontré cette semaine des membres de la direction de l'Université de Montréal pour qu'ils donnent un aperçu des grandes tendances étudiantes de l'institution, seule université francophone à ne pas être touchée par la stabilisation de sa population étudiante (une hausse annuelle de 1 à 2 p.cent) université qui comptera cette année une clientèle étudiante à 52 p.cent cpmposée de femmes.D'entrée de jeu cependant, le vice-recteur a l'enseignement et à la recherche, le Dr René Simard explique que le dossier scolaire du candidat est essentiellement ce qui guide les critères d'admission.«Quatre facteurs sont et deviendront de plus en plus importants pour être accepté et pour cheminer à l'Université.Il faudra avoir la connaissance du français, des mathématiques et des arts, il faudra avoir une conscience historique du Québec en Amérique du Nord, faire preuve du développement d'un esprit critique et avoir finalement une conscience suffisante des sciences pour éviter, par exemple, qu'un bachelier en philosophie ignore le code génétique.» Cette formation plus globale de l'étudiant et du futur citoyen est depuis quelques années exigée par les leaders de la communauté qui ne se sont pas gênés pour dé- noncer l'enseignement trop «pointu», trop spécialisé des diplômés qui, sur le marché du travail, manquent de polyvalence et de faciliter à apprendre sur une base continue.Dans cette perspective, le rec- teur Gilles Cloutier continuera de rencontrer les professeurs par petits groupes pour que la surspécialisation qui a marqué l'enseignement des dernières années diminue au profit d'une «formation générale en spécialité».Ainsi donc, au total et avant la compilation des inscriptions, l'UdeM a reçu cette année 33281 demandes d'admission, uniquement pour le premier cycle, admissions qui proviennent de ce-gepiens mais aussi d'étudiants déjà diplômés qui réorientent leurs études.Les demandes d'admission en sciences de la santé ont régressé sensiblement.Cela n'a rien d'inquiétant, semble-t-il, puisque toutes ces disciplines sont contingentées.Le domaine des sciences pures est également en baisse, ce qui est plus grave puisque les portes y sont ouvertes.Les sciences humaines (psychologie, droit, communication, criminologie, etc.) reprennent de l'attrait.Dans le courant qui a balayé les cégeps il y a quelques années, l'informatique se maintient avec plus de 800 recrues, surtout' des hommes.Les sciences de l'éducation retrouvent graduellement leurs lettres avec 2159 demandes d'admission.Dans cet amalgame d'orientations, plus d'une centaine, un phénomène permanent sembie s'installer: la féminisation de presque toutes les professions.C'est ainsi que cette année, les banquettes des classes de médecine seront à 60 p.cent occupées par des filles en première année.En optométrie, elles représentent 90 p.cent des élèves de 1ère année.Pourcentage majoritaire, également, en chirurgie dentaire, médecine vétérinaire et en psychologie.En montée croissante dan; les facultés de droit, de polytechnique, de sciences administratives, elles sont en véritable compétition avec les hommes.Ce phénomène est essentiellement du à la fameuse cote Z, basée sur le dossier académique du candidat qui fait que les filles réussissant mieux que les garçons au cégep, se trouvent les premières acceptées à l'université.«Plus nos règles d'admission sont strictes, plus il y a de femmes,» commente le Dr René Simard, vice-recteur à l'enseignement et à la recherche.Ce sont également les femmes qui, par leur dossier académique, retirent la majorité des fonds du programme de bourses.«On peut dire, indique Fernand Boucher, du service des admissions, qu'il y a plus d'hommes refusés à l'université que de femmes.Si un candidat se présente dans un programme qui est contingenté, il est habituellement de sexe féminin.C'est une réalité.» En fait, les bastions masculins non encore sérieusement investis par les femmes sont l'urbanisme, la chimie, la physique, l'informatique (contingenté), les mathématiques, la philosophie et l'éducation physique.À titre d'exemple, en 1987, 300 hommes et 900 femmes ont fait application pour étudier la psychologie: 28 hommes ont été acceptés et 150 femmes.Les sciences économiques ont retenu 143 hommes pour 500 demandes masculines et 81 femmes pour 300 demandes.La médecine dentaire et vétérinaire attire plus les hommes que les femmes, mais en vertu des critères de sélection, ce sont les femmes qui sont admises.La féminisation des professions ne constitue pas encore un débat public à l'université mais le Dr Simard affirme qu'au sein de certaines corporations, elle fait l'enjeu de plusieurs discussions.Les cégepiens veulent étudier plus longtemps MRj ourquoi les candidats au Di-plôme d'études collégiales (DEC) désertent-ils le secteur professionnel du cégep au profit de son secteur de formation générale?C'est la question sur laquelle devront se pencher les services de recherche du ministère de l'Éducation qui sait que le secteur professionnel des études collégiales ( trois ans d'études qui conduisent au marché du travail) connaîtra cette année une autre baisse du nombre d'élèves, même si le taux de placement des diplômés du professionnel est élevé.Le secteur professionnel qui, il y a sept ans, avant la crise économique, drainait 59 p.cent des étudiants du cégep, n'en attire plus cette année que 40 p.cent.« le ne sais pas si la tendance est bonne ou mauvaise, commente Pierre de Pàssillé, du Service d'admission dès cégeps de la région de Montréal (SRAM ), mais je sais que les services de placement fonctionnent bien, ce qui n'était pas lé cas dans les années 1982-83.Il y a même des secteurs (techniques physiques)qui sont à découvert.» Cette statistique démontre que les jeunes de 17 ans veulent accéder aux études universitaires, qu'ils veulent donc étudier plus longtemps.C'est donc un peu plus de 37 000 nouveaux étudiants qui fréquenteront les 24 cégeps de la région de Montréal.Les sciences ont encore attiré la majorité d'entre eux, avec une nette concentration pour les sciences humaines (23 p.cent des admis au secteur général).Suivent les sciences pures et appliquées et les sciences de l'udministration.«Il semble que plus on fait des sciences, plus on est valorise», in- dique Hélène Giguère, du Cégep d'Ahuntsic.Elle résume ainsi le goût des jeunes pour les sciences: «Les étudiants du secondaire visent plus haut qu'avant.D'une manière générale, ajoute-t-elle, les filles sont tentées par les orientations qui les mettent en contact avec les gens et les garçons se dirigent vers les sciences et techniques physiques.» Au total, plus de 135000 étudiants entreprennent ces jours-ci des études collégiales à travers le Québec.Près de 40 p.cent d'entre eux ne les termineront pas dans les délais prévus ou décrocheront, à un moment ou à un autre, même si cette année 90 p.cent des «recrues» étudieront dans la sphère de leur choix.La féminisation l.a rentrée qui a débuté le 22 août est également sous le signe de la féminisation des orientation autrefois dévolues aux hommes.La Fédération des cégeps relève des taux d'admission de 29 p.cent en architecture, presque 50 p.cent en chimie analytique.25 p.cent dans le secteur des bâtiments et des travaux publics.Bien sûr, les femmes monopolisent les places dans les sciences de la santé, mais elles investissent également, dans le secteur professionnel, les classes de techniques administratives (54 p.cent) et de loisir (48 p.cent).Elles occupent les pupitres des classes de lettres à 74 p.cent dans le secteur général, mais également ceux des sciences humaines et administratives dans 54 p.cent des cas.Au fait, les femmes représentent 52.3 p.cent des étudiants réguliers du cégep au secteur général et 57.2 p.cent au secteur professionnel.En 1986, elles constituaient 46 p.cent de la population cégepienne.«Après 20 ans, analyse M.Pastillé, le cégep a vraiment fait la preuve qu'il est accessible.le retiens que les femmes ont doublé leur représentation dans les études post-secondaires et qu'elles sont moins portées vers des études de courte durée.» La connaissance de l'informatique, longtemps considérée par les étudiants comme la direction de l'avenir, continue à attirer les hommes mais accuse aussi un moins grand nombre d'élèves.Autre donnée intéressante: les techniques policières n'attirent pas beaucoup les femmes, plutôt tentées par les techniques correctionnelles ou d'intervention en délinquance.Le pourcentage d'étudiants néo-québéçois, dans ces deux sphères, est également infime.À cet égard, le SRAM ne dispose d'aucune information permettant de connaître les orientations prises par les étudiants des groupes ethniques même si, d'ici à 1991.ils formeront la majorité des écoliers de Montréal.«Ce que l'on devra soigneusement compiler au cours des prochains mois, précise M.Pastillé, c'est le pourcentage d'allophones qui ont quitté les écoles secondaires francophones tel que le leur permet la loi 101 pour entreprendre leurs études collégiales en anglais.» Faut-il s'inquiéter pour l'actuel étudiant de secondaire IV ou V?«Absolument pas, affirme le secrétaire-général du SRAM.Nous avons connu le sommet démographique des 17 ans en 1977.Dans sept ou huit ans, quand ils auront complété leurs études, le marché du travail leur sera ouvert.» F.F.La rentrée qui a débuté le 22 août dans les cégeps est également sous le signe de la féminisation des orientations autrefois dévolues aux hommes.De plus en plus de gens vont chercher un complément de formation PIERRE GRAVEL eme au niveau universitaire, comment s'y retrouver?Faut-il parler de cours du soir quand certains se donnent à 17 heures?D'éducotion des adultes lors-que des étudiants réguliers, le jour, ont plus de trente ans et d'autres, le soir, à peine vingt?D'éducation «permanente» pour décrire un programme essentiellement basé sur des études à temps partiel?; Peut-on mettre sur le même pied; un cours de 18 heures sur I aCtde «connaître et déguster les vins» et un programme de 30 crédits menant à un certificat en in-halothérapie?L'ensemble de ces cours constitue-t-il une université à rabais?Une université parallèle?Ou plus exactement une façon pour les universités de mieux jouer leur rôle duns la société qui les fait vivre ?Pour y voir plus clair, le minis- tère de l'Education et les institutions universitaires ont établi un certain nombre de distinctions fondamentales.On considère, d'une part, les cours de caractère plus strictement culturel, ouverts à tous sans exigence académique préalable, ne comportant pas d'examen obligatoire et qui ne sont pas sanctionnés par des crédits reconnus.En règle générale, les institutions ne reçoivent pas de subvention pour ces projets qui doivent s'autofinancer par les frais d'inscription des étudiants.D'autre part, on englobe sous l'appellation de «programme de formation courte» les cours dits «crédités» régis par des normes académiques reconnues, s'inscri-vant dans la recherche d'un certificat et pouvant constituer une étape vers l'obtention d'un grade universitaire.Il s'agit, sauf exception, de cours dits de premier cycle, c'est-à-dire, pouvant conduire au baccalauréat.Un baccalauréat correspond à 3 certificats de 30 crédits chacun.On admet généralement qu'il faut compter, au minimum, une année à temps complet, ou trois années à temps partiel, pour terminer un certificat de 30 crédits.donc trois ou neuf années pour atteindre le baccalauréat.Le nombre total d'étudiants inscrits à ces programmes constitue un facteur important dans le calcul des subventions «per capita » versées par le gouvernement aux universités.C'est essentiellement cette dernière catégorie d'étudiants qui fait l'objet des statistiques utilisées ici.Selon un rapport publié par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), à la rentrée scolaire de 1987, sur un peu plus de 77000 candidats admis aux programmes de premier cycle, près de 27700 provenaient de ces programmes de formation courte.Un Avis du Conseil des universités au ministre de l'Enseignement supérieur et de la Science indique que «les activités de formation courte offertes par les universités québécoises accueillent un nombre grandissant d'étudiants.Selon les données de Statistiques Canada, en 1978-79, les inscrits dans les certificats représentaient 19,7 p.cent de la clientèle du premier cycle; en 1982-83, ils constituaient 25,2 p.cent du total.À la rentrée de 1985, indique le même document, cette catégo- rie d'inscriptions atteignait environ 30 p.cent de la population étudiante.«L'âge moyen de ces étudiants se situe au début de la trentaine.Il s'agit donc d'une clientèle nettement plus âgée que celle des programmes de baccalauréat (régulier, à temps complet).Il reste cependant qu'une fraction non négligeable est constituée de personnes qu'on s'attendrait de retrouver plutôt dans des programmes habituels de formation initiale.» Selon le doyen de la faculté d'Éducation permanente de l'Université de Montréal, M.Jacques Léonard, cet engouement pour les études à temps partiel au niveau universitaire s'explique de multiples façons.Dans bon nombre de cas, il s'agit d'une formation complémentaire à celle reçue préalablement dans une autre discipline.Ainsi, par exemple, un ingénieur pourra vouloir, tout en continuant a exercer sa profession, obtenir un certificat en administration ou en relations industrielles de façon à pouvoir accéder à un plus haut niveau dans l'entreprise qui remploie.Ou cet avocat ou médecin désirant se spécialiser dans des secteurs connexes \u2014 comme la fiscalité ou la gestion hospitalière \u2014 que sa formation professionnelle de base ne comportait pas au moment de ses études.Il arrive en outre souvent que des étudiants inscrits à ce type de programmes n'ont pas suivi le cycle complet menant naturellement à l'université.Comme, par exemple, des personnes dont l'expérience acquise sur le marché du travail pourra, après examen, être considérée comme une équivalence à un diplôme d'études collégiales.Deux tendances générales se dégagent de l'évolution de ce genre de cours: le déplacement des centres d'intérêt vers des secteurs bien déterminés et une intégration croissante au sein des universités.lusqu'à la fin des années soixante-dix, le gros des effectifs provenait du monde de l'enseignement.L'étudiant-type était un enseignant de niveau primaire, détenteur d'un brevet en pédagogie en quête d'un baccalauréat pour améliorer son sort et accroître ses chances d'enseigner au secondaire.Les besoins de cette clientèle ayant, semble-t-il, été satisfaits, ce fut ensuite la ruée vers des cours en gestion, administration ou informatique.Selon la plupart des responsables actuels, ce sont maintenant les programmes de formations para-médicales qui suscitent le plus d'intérêt.Quant à l'intégration au sein des institutions de ces étudiants à temps partiel, elle apparaît clairement dans l'importance proportionnelle qu'occupe cette catégorie par rapport à l'ensemble des inscrits au premier cycle.À l'École des HEC, par exemple, elle frôle les 70 p.cent, alors qu'à l'UQAM et à l'Université de Montréal, elle se situe autour de 40 p.cent.«Loin d'être une université à rabais ou une institution parallèle., affirme lacques Léonard, l'Education permanente et l'ensemble des cours du soir offerts par les facultés sont en passe de devenir une large porte d'entrée pour un nombre croissant d'étudiant.Et une façon de plus en plus populaire pour les institutions de donner à la collectivité les services qu'on est en droit de s'attendre d'elles.» i Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 AOÛT 1988 o B 7 £ L'URSS distribuera des terres aux paysans La politique stalinienne de collectivisation de l'agriculture est désavouée d'après AFP et Reuter MOSCOU n ans un geste historique, les autorites mtw soviétiques ont adopté le projet d'attribuer des terres aux paysans avec des baux individuels de location allant jusqu'à 50 ans, marquant une rupture avec la politique stalinienne de collectivisation de l'agriculture, tenue responsable de la mort de raillions de gens en 1928-30.L'agence Tass a annoncé hier que le Comité d'État agro-industriel (Gosagroprom) avait approuvé les mesures proposées par le numéro un soviétique Mikhail Gorbatchev le 29 juillet.Ces propositions ont été vivement débattues dans la presse, essentiellement en raison de leurs implications idéologiques, et malgré les affirmations répétées de M.Gorbatchev qu'il n'y avait là «rien d'antisocialiste».«La terre appartient au peuple et ne Ïeut être vendue», a souligné l'agence 888.L'annonce de ce projet coïncide avec la, Parution d'un long article dans la Pravda, organe du Parti communiste, qui expose en détail pour la première fois les effets désastreux de la collectivisation forcée de l'agriculture sous Staline de 1928 à 1930.Le journal accuse Staline d'avoir déformé la politique officielle dont l'objectif' était de transformer progressivement l'agriculture soviétique, tout en conservant des éléments d'économie de marché comme le préconisait Lénine.L'article de la Pravda est publié sous la forme d'une interview de l'historien V.Oanilov, de l'Institut d'histoire de l'Académie des sciences, et de l'économiste N.Teptsov, de l'Institut marxiste-léniniste, dépendant du Comité central.Il semble écrit en accord avec le Kremlin, les questions et réponses ayant été préparées conjointement avec l'Institut marxiste-léniniste.L'article souligne les différences entre Staline et Nikolai Boukharine, le théoricien du parti récemment réhabilité, qui avait été exclu de la direction en novembre 1929, puis exécuté en 1938 pour s'être opposé à la collectivisation forcée.Staline estimait que les problèmes de l'agriculture que mettait en lumière la famine de 1927-28, étaient causés par les «ennemis», alors que Boukharine notait les faiblesses de responsables du parti et leurs erreurs.Selon le journal, le projet de Boukharine consistait à «améliorer» le fonctionnement de la Nouvelle politique économique (NEP) de Lénine, qui avait permis à la libre entreprise de se développer.Le message de la Pravda est clair: le pays a pris un mauvais virage en choisissant la méthode de Staline plutôt que celle de Boukharine, décision que M.Gorbatchev tente apparemment d'inverser.La répression arbitraire du fait de la campagne «absurde et fatale» de collecti- visation est condamnée dans cet article qui remarque que non seulement les riches paysans (koulaks) mais aussi les plus pauvres ont été liquidés.La Pravda évoque également les vagues d'insurrections armées, désignées alors comme «anti-soviétiques», menées par les paysans en colère.Par ailleurs, un décret du Soviet suprême (parlement) vient de renforcer les pouvoirs des troupes dépendant du ministère soviétique de l'Intérieur, en leur donnant notamment le droit de pénétrer dans des habitations privées ou publiques en cas de menace contre l'ordre publique.Le décret stipule notamment que ces troupes peuvent «entrer dans des locaux d'habitations, ainsi que des entreprises, organisations et institutions, de façon à poursuivre des personnes soupçonnées d'avoir accompli des crimes, et également pour empêcher des crimes ou des violations (de la loi) menaçant l'ordre public ou la sécurité des citoyens».Walesa veut négocier d'après AFP.Reuter et UPI GDANSK Lech Walesa s'est déclaré hier disposé à participer à des négociations avec le pouvoir en Pologne sans aucun préalable, mais avec la participation de l'Église catholique.Cette proposition du président du syndicat dissous Solidarité a été faite à Gdansk, où M.Walesa et plus de 1000 ouvriers des chantiers navals Lénine sont en grève.Une vague de débrayages et de grèves paralyse la Pologne depuis la mi-août, et l'un des principales revendications en est la légalisation du syndicat dissous, fondé en 1980 par Lech Walesa.Répondant à cette offre de négociations, le ministre polonais de l'Intérieur, le général Czeslaw Kiszczak, s'est déclaré hier soir prêt à participer «à une table ronde avec des représentants de différents milieux», à l'exception de «ceux qui rejettent l'ordre constitutionnel ».Le ministre s'est déclaré disposé à discuter avec les employés qui étaient ou qui sont encore en grève «de leurs problèmes et de leurs revendications».Toutefois, le général Kiszczak n'a mentionné à aucun moment le nom de Lech Walesa.Il a cependant souligné qu'il ne posait aucun préalable quant aux personnes ni aux sujets des discussions.Un membre du bureau politique du Parti communiste polonais (POUP) avait établi jeudi un premier contact à Gdansk avec Lech Walesa par l'intermédiaire d'un membre du club des Intellectuels cL.holiques (KIK) de Varsovie.L'annonce de M.Walesa est intervenue alors que les évéques polonais, réunis hier à Czestochowa (sud), ont sévèrement mis en garde le pouvoir contre les «violations des droits de l'homme en Pologne» et l'ont appelé à instaurer le pluralisme syndical.Dans son ouverture face au pouvoir, M.Walesa a fait remarquer que la question de la légalisation de Solidarité est primordiale pour l'avenir du pays.Pour sa part, M.Adam Michnik, le théoricien de l'opposition mandaté par Lech Walesa pour représenter les grévistes à l'extérieur, a déclaré que le pouvoir avait fait «un premier geste réaliste vers un compromis et une entente avec les représentants authentiques de la société polonaise», sous-entendu le syndicat interdit Solidarité.Par ailleurs, l'ensemble de la Haute-Silésie, où une vingtaine de mines de charbon avaient débrayé au cours des derniers jours, était hier en voie de totale «pacification» à la suite d'actions de police parfois très musclées.Hier matin, trois centres d'extraction seulement demeuraient en grève.Les trois puits toujours occupés par les travailleurs sont tous situés dans la localité de lastrzebic.la principale place-forte de la contestation dans le sud de la Pologne.La Birmanie a-t-elle trouvé sa Corazon Aquino?d'après AFP et Reuter RANGOON Aung San Suu Kyi, fille du héros nationaliste birman Aung San, a réclamé, hier, devant des centaines de milliers de manifestants anti-gouvernementaux, la démission immédiate du gouvernement socialiste \u2014démission considérée comme inéluctable dans les milieux diplomatiques.Après Corazon Aquino aux Philippines, Benazir Bhutto au Pakistan, l'Asie, secouée par des tempêtes politiques, va-t-elle avoir recours, une fois de plus, à une femme pour sortir de la crise un autre pays, la Birmanie?Un discours passionné, prononcé à l'ombre des toits dorés du haut-lieu du bouddhisme birman, a propulsé Mme Aung San Suu Yi, la fille de l'architecte de l'indépendance du pays, au premier rang d'un soulèvement contre le parti unique, qui dirige depuis un quart de siècle, dans le secret et I isolement, ce petit État coincé entre les géants indien et chinois.Inconnue il y a encore un mois, cette femme de 42 ans est aujourd'hui comparée à la veuve de l'opposant assassiné Benigno Aquino, Portée en 1986 à la présidence des hilippines par le «pouvoir du peuple».Elle rappelle aussi le destin de Benazir, la fille du dirigeant pakistanais Zulfiquar Ali Bhutto, promue après la pendaison de son père figure charismatique de l'opposition.À part Suu Kyi, plusieurs personnalités susceptibles de jouer un rôle politique important dans l'avenir commençaient à se dégager.Parmi celles-ci, le général Tin Oo, ancien ministre de la Défense et jouissant d'un grand prestige auprès de l'armée et du peuple, a fait circuler une lettre ouverte dénonçant la brutalité des répressions et réclamant la formation d'un gouvernement intérimaire et le retour à la pluralité des partis.Israël courtise les médias américains et canadiens FRANÇOIS BERCER M e plus en plus pointé du l# doigt, y compris par ses alliés Américains, pour sa politique de répression dans les territoires occupés de Cisjordanie et Gaza, Israël lance maintenant une nouvelle offensive de charme qui vise, cette fois, les médias d'information des États-Unis et du Canada.Le principal porte-parole militaire israélien, le brigadier général Ephraim Lapid, termine ces jours-ci une tournée de deux se- maines en Amérique du Nord, qui l'a mené de Chicago à Montréal en passant par Saint-Louis, Cleveland et Ottawa.Venu «prendre le pouls» des Nord-Américains quant à leur perception des événements dans les territoires occupés, comme il l'a expliqué lors d'une entrevue avec La Presse, M.Lapid a profité de sa tournée pour rencontrer des journalistes et dénoncer ce qu'il appelle la «couverture incomplète» des troubles opposant l'État hébreu et les Palestiniens.Ancien membre des services de renseignements de l'armée israé- lienne, où il était notamment affecté à l'écoute des médias arabes au Moyen-Orient, le général Lapid, 46 ans, est un spécialiste des relations avec let médias.«Sans l'énorme couverture consacrée par les médias étrangers aux troubles, les manifestations palestiniennes n'auraient jamais eu l'impact qu'elles ont, justement», dit-il en accusant sans détour les médias, et plus particulièrement les grandes agences de presse occidentales qui diffusent à travers le monde, de faire le jeu des Palestiniens en ne retenant très souvent que leur photo reuter Un soldat israélien scrute l'horizon, à Naplouse, pour déceler les moindres mouvements hostiles.Yasser Arafat demandera à l'ONU de protéger les Palestiniens d'aprùs AFP.Reuter et UPI BAGDAD Yasser Arafat demandera demain à Genève au secrétaire général de l'ONU, M.|avier Perez de Cuellar, que l'organisation in-, ternationale adopte une résolution prévoyant «des mesures concrètes pour protéger les Palestiniens» des territoires occupés, a déclaré hier à Bagdad M.Bassam Abou Charif.conseiller du chef de l'OLP.M.Abou Charif a affirmé que depuis deux semaines, la population palestinienne est victime d'une campagne de «terreur organisée par le gouvernement is- raélien.«Cette rencontre (entre MM.Arafat et Perez de Cuellar) surviendra après deux semaines de violation systématique des droits des Palestiniens comme l'ont mentionné des rapports de la Croix Rouge et d'Amnistie internationale», a-t-il dit.M.Abou Charif a notamment cité «l'interruption de la distribution de l'eau et du ravitaillement» dans plusieurs camps palestiniens, et «l'internement de Palestiniens dans des conditions inhumaines».De source diplomatique occidentale à Bagdad, on indique que c'est lo secrétaire général de l'ONU qui a demandé à rencontrer M.Arafat à Genève.D'autre part, M.Yasser Arafat a été invité à s'adresser au National Press Club à Washington, au cas où il se rendrait aux États-Unis.Par ailleurs, deux Palestiniens, dont une fillette de neuf ans, ont été blessés par balles, hier en fin d'après-midi, au cours d'un affrontement entre manifestants et militaires israéliens à Naplouse.De plus, un jeune Palestinien de 14 ans a succombé, hier, à ses blessures.Il avait été atteint d'une balle dans l'oeil au cours de violents affrontements le 15 août près de Naplouse.Enfin , en Israël, les deux partis politiques de droite constituant le Likoud ont officiellement fusionné en une formation unique, dans la perspective des élections législatives du 1er novembre.seule version, sans donner l'opportunité à l'armée israélienne de nier ou rétablir les faits.M.Lapid (notre photo) parle de la «présence massive» des journalistes étrangers en Israël et en Judée-Samarie (nom que les Israéliens donnent à la Cisjordanie).« Israël (et les territoires occupés) est la région la plus 'couverte' par les médias, après les États-Unis et l'URSS», expli-que-t-il.Il estime à 700 le nombre de journalistes étrangers qui se sont rendus dans la région depuis le début des troubles en décembre dernier, nombre auquel il faut ajouter 200 journalistes étrangers en poste permanent à Jérusalem et 150 journalistes israéliens travaillant pour le compte de la presse étrangère.«Nous nous efforçons de donner le meilleur accès posssibie aux journalistes étrangers, nous les invitons même à venir dans les territoires occupes», déclare-t-il en clamant «les valeurs démocratiques pratiquées par Israël et le fait que les Israéliens ont également besoin des médias pour faire valoir leur propre version des événements».C'est précisément «la version israélienne» qui n'arrive pas, apparemment, à intéresser les médias, dit-il en donnant des exemples de reportages ne faisant état pratiquement que de la seule version palestinienne.Si les autorités israéliennes se veulent si ouvertes face aux médias, pourquoi alors l'armée a-t-elle fermé, le printemps dernier, les bureaux de l'Agence de presse palestinienne (ITS)?A cette question, le relationniste en chef de Tsahal donne la réponse classique voulant que PPS fût une entreprise de «camouflage pour les terroristes et les activistes» palestiniens.PPS permettait à ces gens de «gagner une immunité», pré-cise-t-il.M.Lapid s'en prend également «au jeu des chiffres» concernant le nombre de victimes palestiniennes depuis décembre dernier.Admettant qu'environ 200 Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne, dans des affrontements initiés par des manifestants, M.Lapid dénonce cependant «le manque de discernement» dans la diffusion de ce genre d'information.«S'il faut en croire les sources palestiniennes dont les médias étrangers se font l'écho, dit-il sur le ton de l'ironie, il n'y a plus de morts naturelles ni de morts accidentelles dans les territoires occupés, mais seulement des victimes des soldats israéliens».Le général Lapid indique par ailleurs que le déploiement des forces militaires dans les territoires occupés correspond à «seulement sept p.cent des effectifs globaux» de l'armée (il ne révèle toutefois pas leur nombre).Il admet d'autre part que 5 000 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, la moitié d'entre eux en vertu de la détention administrative (c'est-a-dire sans avoir comparu devant un tribunal).photos associated press Clyde Lee Conrad L'espion américain aurait reçu $1 million d'après AFP et UPI_ BONN ~ ' L0 ancien sergent de .l'armée américaine en Allemagne accusé d'espionnage au profit de l'Est a , touché plus de $1 million , pour avoir vendu des «secrets extrêmements importants», ont indiqué hier les autorités ouest-allemandes.;.Clyde Lee Conrad, 41 ans,\" .est soupçonné d'avoir trans- * mis durant dix ans d'importants secrets militaires ame- -'.ricains et de l'OTAN à Mos-\"*^ cou via les services dé renseignements hongrois, notamment sous forme de .\u2022 microfilms.Il a été arrêté le 19 août tandis que trois¦\" complices suédois, originaires des pays de l'Est, étaient interpellés mardi en Suède.Pour prix de ses services, l'espion présumé aurait touché deux millions de marks ($1,07 million), de quoi améliorer sa retraite mensuelle de 1 500 marks ($805).Parmi ces microfilms «top-secret», qui gagnaient l'URSS via Stockholm ou Vienne puis Budapest, figurent la liste des implanta- ' tions de missiles en RFA, les plans de protection des -oléoducs et ceux de mobilisation, a affirmé hier le quotidien populaire Bild.Durant ses sept dernières années dans l'armée américaine, l'espion présumé était responsable des documents secrets sur la base de Bad Kreuznach (centre de la RFA).Comme lors de la célèbre «affaire Guillaume» qui provoqua la chute du chancelier Willy Brandt, il faudra très longtemps pour évaluer l'ampleur des dégâts, estime-t-on dans les milieux proches du contre-espionnage ouest-allemand.Le gouvernement se refusait hier à tout commentaire, mais le procureur fédéral Kurt Rebmann a toutefois parlé d'une «affaire particulièrement grave».Le «super-espion» Guen-ter Guillaume, proche conseiller du chancelier Willy Brandt, dont les activités avaient provoqué la chute en 1974, était un fonctionnaire des services secrets est-allemands.En revanche, les motivations qui ont poussé Clyde L.Conrad, ancien combattant du Vietnam plusieurs fois décoré et admis en î 985 , à faire valoir ses droits à la retraite après vingt ans sous -la bannière étoilée, sem-'.'.blent plus financières qu'idéologiques, notent les observateurs à Bonn.Antje Conrad et le fils du couple, André B3« AVIS LÉGAUX SOUMISSIONS LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 27 AOÛT 1988 APPEL D'OFFRES-ENCANS CÉGEP DE SAINT-LAURENT APPEL D'OFFRRES PROJET: CÉGEP DE ST-LAURENT Remplacement partiel de la fenestration PROPRIÉTAIRE: CÉGEP DE ST-LAURENT 625.bout.Ste-Croix St-Laurcnt (Québec) H4L3X7 ARCHITECTES: DOUCHER.LANIEL.BARCELO.architectes 9S25.Christophe-Colomb Suite 4 Montréal (Québec) H2M2E3 Cégep de St-Laurent, propriétaire, demande des soumissions pour remplacement partiel de la fenestration à 6252, boul.Ste-Croix.Sl-Laurcnt (Québec) Seuls sont autorisés à soumissionner pour l'exécution des travaux, les entrepreneurs de construction au sens de la Loi sur la qualification des entrepreneurs de construction (I975, L.Q.chapitre 53) qui ont leur principale place d'affaires dans la province de Québec.Les plans, devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus au'burcau du propriétaire, contre un dépôt de cent dollars (100$) qui sera rembourse au soumissionnaire s'il remet les plans et devis en bon étal, dans les trente jours (30) qui suivent l'ouverture des soumissions.Les soumissions devront être accompagnées d'un chèque visé au montant de QUINZE MILLE dollars (15000$) à l'ordre du propriétaire.Cégep de St-Laurent.pu d'un cautionnement de soumission, établi au même montant et valide pour une période de soixante (60) jours de la date d'ouverture des soumissions.Cette garantie de soumission devra être échangée à la signature du contrat pour un cautionnement d'e-rxécution et un cautionnement des obligations pour gages, matériaux et services, chacun égal à cinquante pour cent (50%) du montant du contrat.Les soumissions (l'original et deux copies) dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné, seront reçues à Sl-Laurcnt.625.boul.Ste-Croix, local B-12.jusqu'à 14 heures, heures en vigueur localement, le 22 septembre 1988.pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.L'entrepreneur soumissionnaire a la responsabilité de s'assurer que les sous-traitants qu'il a choisis dans la spécialité ci-dessous mentionnée, lui fourniront, à leurs frais, un cautionnement d'exécution et un cautionnement des obligations pour gages, matériaux et services, chacun pour 50% du prix du contrat de la spécialité.SPÉCIALITÉ: FENESTRATION MONTANT DU CHÈQUE VISÉ OU DU CAUTIONNEMENT DE SOUMISSIONS: 10000$ FENESTRATION :.I0000S Les soumissions de ces sous-traitants seront accompagnées d'un chèque visé au montant stipulé ci-dessus, fait à l'ordre du propriétaire, ou d'un cautionnement de soumission établi au même montant, valide pour 75 jours de la date d'ouverture des soumissions.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumissions.Toutes les soumissions devront être faites conformément aux dispositions de l'arrêté en conseil 2380 en date du 7 décembre 1961.Le propriétaire ne s'engage pas ù accepter la plus basse ou quelqu'autrc des soumissions reçues.CLAUDE BOILV Directeur général lean Fonin & Associes Inc.S^nO'C de i«v'Me - AgpfM geiloinj'e , AVIS DE VENTE PAR SOUMISSIONS Des soumissions sont demandées, en lots séparés seulement, pour les biens suivants: l>.ins l'affaire de la faillite de: R.BEAUCHAMP \u2014 Lot no I Ford Escort 1983 P.MARTEL \u2014 Lot no 2 Dodge Charger 1985 INSPECTION Les lots no 1 et 2 pourront être vus au 50 Place Crëmazic ouest, 2e sous-sol.le mardi 30 août I988.de lOhà I5h.AVIS Les soumissions seront reçues au bureau du syndic, jusqu'au 9 septembre 1988.à I2h pour R.Beauchamp et jusqu'au 2 septembre 1988 à I5h pour P.Martel.Les soumissions ne seront pas acceptées ii moins d'être scellées et porter au recto de l'enveloppe et lisiblement inscrit SOUMISSION \u2014 R.BEAU-CHAMP ou SOUMISSION P.MARTEL 51 une personne désire soumissionner dans plus d'une faillite, prière d'utiliser une enveloppe distincte.Les soumissions doivent être accompagnées d'un cheque vise l'ait à l'ordre du s\\ndic et dont le montant représente au moins 15% de la soumission.Les soumissionnaires sont invités à assister .i une assemblée qui sera tenue au bureau du syndic soussigné, le 9 septembre 1988 à I2h pour R.Beauchamp et le 2 septembre 1988 a ISh pour P.Martel.Ces assemblées ont pour objet d'ouvrir et d'annoncer les soumissions reçues.CONDITIONS ET RÉSERVES Avis est donné que les conditions énoncées au paragraphe (8) de l'article 114 des règles régissant la faillite s'appliquent à la présente vente.Ces conditions font partie intégrante de la demande de soumissions.On doit en obtenir copie au bureau du soussigné.JEAN FORTIN ET ASSOCIÉS INC.50.Pince Crcmazlc.«422 Montréal.Québec II2P 2TI Tél.: (514)382-3260 Suite des Avis légaux, Appels d'offres, Soumissions et Encans en pages C 7 et H 11 DEMANDE DE SOUMISSIONS dans l'affaire de VITRERIE VITROBEC INC.Des soumissions scellées seront reçues pour l'achat des actifs suivants, en bloc ou en.lots séparés: LOT # 1: Composé de matières premières servant à la fabrication et à l'installation de vitres commerciales diverses, telles que verre, aluminium, acier, bois et autres fournitures diverses.Evalué à: 183 209 $ au coûtant LOT #2: Ensemble de scie à onglets de marque «Elumatic», comprenant deux (2) scies à onglets, deux (2) lames de scie 15\", 102 dents, lecteur digital, «Corner crimper» modèle E-120, 1 «punching machine» modèle ST225 et base.Evalué à: 29 430 $ au coûtant NOTES A- Cette vente est sujette à des conditions faisant partie intégrante du présent avis; la responsabilité de s'en procurer copie incombe à toute personne ou organisme intéressé.B- Un cahier d'inventaire et une liste des conditions seront disponibles le jour de la visite des actifs.C- Il serait à l'avantage des soumissionnaires de présenter une soumission séparée pour chacun des lots.VISITE DES ACTIFS Date: Le mardi 30 août 1988 Heure: De 10 h à 16 h Endroit: 1439, des Laurentides Laval, Québec RÉCEPTION DES SOUMISSIONS Date: Jusqu'au jeudi 1er septembre 1988 Heure: Midi (12 h) Endroit: Service de Recouvrement 500, Place d'Armes, 9e étage Montréal, Québec a/s de Marc Rodrigue Montréal, Québec Par: Marc Rodrigue, agent 514-394-8060 Dans l'affaire: VITRERIE VITROBEC INC.APPEL D'OFFRES Dans l'afTaire de la faillite de: 2322-5923 Quebec Inc.(«Dépanneur Servi Express») 541.boulevard Samson Sainte-Dorothée.Laval (Québec) Stanley Wcner, C.A., en sa qualité de syndic, demande par les présentes une offre d'achat pour l'actif décrit ci-dessous.Des soumissions cachetées, ponant clairement sur l'enveloppe la mention «SOUMISSION \u2014 SERVI EXPRESS» et accompagnées d'un chèque visé représentant 15% de la soumission, seront reçues au bureau du syndic, Zit-trer.Siblin & Associés Inc., 4115, rue Sherbrooke ouest, bureau 101.Montréal (Québec) H3Z IK9.jusqu'au jeudi 1er septembre 1988 à I4h, pour l'achat de l'actif suivant en bloc ou par lots.Loi I Stocks \u2014 Cigarettes, produits du tabac, nouveautés, confiseries, petits articles de bureau, boissons gazeuses, jouets, etc., avant une valeur approximative au détail de 27450$.Lot 2 Equipement de magasin \u2014 Caisse enregistreuse, réfrigérateur de plain-pied (21 pi sur 8 pi) avec un compresseur refroidi à l'eau, deux congélateurs d'accès facile, étagères de métal, étalages, etc.Lot 3 Système d'alarme VISITE DE L'ACTIF L'actif décrit pourra être examiné aux locaux de la société, au 541, boulevard Samson, à Sainte-Dorothée.Laval, le mardi 30 août 1988.entre lOh et 16h.Des copies de l'inventaire seront disponibles lors de la visite de l'actif.CONDITIONS DE VENTE Les conditions de vente seront fournies lors de la visite de l'actif ou peuvent être obtenues du bureau du syndic.Les conditions de vente font partie intégrante de chaque offre de soumission et la responsabilité en incombe à chaque soumissionnaire d'obtenir une copie des conditions de vente du syndic.Les conditions de vente telles qu'elles sont énoncées à l'article 114.paragraphe 8 des Règles régissant la faillite ont été modifiées.Pour des renseignements supplémentaires, veuillez communiquer avec Joanne Endman, au (514) 935-2860.OUVERTURE DES SOUMISSIONS Tous les soumissionnaires sont invites à assister à l'ouvcnure des soumissions au bureau du syndic, en présence du syndic et des inspecteurs, le 1er septembre 1988, a 14h.heure officielle de l'ouverture des soumissions.Stanley Wcner, C.A.Syndic ZnTRER-SBUN&ASSCXJÊS INC SYNDIC DE FAILLITE 4113.RUE SHERBROOKE OUEST MONTREAL QUEBEC H321K9 1514IM5-2860 Dans l'affaire de la faillite de: LES PRODUITS A.P.F.INC., corporation légalement constituée, ayant sa place d'affaires au 4105.Sir Wilfrid-Laurier.Sl-Hutxrt, Quebec J4T2R2 Faillie AVIS est par les présentes donné que LLS PRODUITS A.P.F.INC.a fait une cession le 16e jour d'août 1988 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 9c jour de septembre 1988, à 9:30 heures, au bureau du syndic.Ce 23e jour d'août 1988.Ris* Mime ROBERT STE-MARIE S} ih/ic S moquln.mértord.girou» du tomple inc SrNOlC DC FAlUtri CT GCSTIONNAtnC 8S.rue \u2022\u2022int-ctitifr« ouret.bureau 101.longueuK qu«b*c.J«H 3W7 (514) 679-7070 ¦ (SU) S75421S RETRAITÉS ET PRÉRETRAITES RÉSIDENCE mes Administré par: GESTION MULTI-COMPLEX et CAREX propriétairest VENEZ BIEN VIVRE en toute sécurité.Tous nos appartements sont munis de gicleurs automatiques, de détecteurs de fumée et de systèmes d'appel d'urgence.En plus, nous avons un service de gardiennage et la télévision en circuit fermé fonctionnant 24 heures sur 24.Enfin, il y a 3 ascenseurs pour mieux vous servir.LA VILLE A LA CAMPAGNE Située sur les rives de la rivière des Prairies Clinique médicale sur place et poste d'infirmerie avec service de 24 h sur 24 \u2014 chapelle \u2014 autobus privé pour transport hebdomadaire aux centres commerciaux \u2014 terrasse au bord de l'eau \u2014 piscine \u2014 bain tourbillon \u2014 saunas \u2014 salle de conditionnement physique \u2014 étage commercial \u2014 caisse populaire \u2014 dépanneur \u2014 pharmacie \u2014 optométriste \u2014 salle communautaire, etc.Salle à manger pour résidents et leur invités à compter de la fin septembre Moquette \u2014 cuisinière \u2014 réfrigérateur \u2014 antennes communautaires \u2014 câble de télé (en sus).Chaque logement comprend un balcon verrière avec fenêtres coulissantes, laveuse, sécheuse à chaque étage.Nous acceptons les mini-laveuses.2VA, 3!£ et 4V2 disponibles.Quelques unités encore disponibles à compter de 670 $/mois XLÎiti m m: Pour renseignements supplémentaires composer le ^Ç'J 4) 329*3821 W'* \\^ Heure» d'ouverture; Du lundi au vendredi de 9 h à 19 h, le samedi et le dimanche de 10 h à 17 h, jusqu'à 21 h sur rendei-vom.7095, boulevard Gouin est, Montréal AVIS LEGAUX-APPEL D'OFFRES-SOUMISSIONS - ENCANS lean Fortin G Associes Inc.Sffd't or »*'\"\u2022!« -Ageftl g* itarWûttv AVIS DE VENTE PAR SOUMISSIONS Des soumissions sont demandées pour les biens suivants: DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: GESTION 1LVTTF.M INC.(BumbergluT Enr.) \u2014 Lui no 1 Equipement ci ameublement complet de restaurant.INSPECTION Le lot no I pourra être vu au 3811, boul.St-Jcan.Dollard-des-Ormcaux, le mardi 30 août 1988.de 11 h à 14 h.Les soumissions seront reçues au bureau du syndic, jusqu'au 7 septembre I988.a II h.Les soumissions ne seront pas acceptées à moins d'etre scellées et porter au recto de l'enveloppe et lisiblement inscrit SOUMISSION \u2014 GESTION HATTEM INC.Les soumissions doivent être accompagnées d'un chèque visé fait à l'ordre du syndic et dont le montant représente au moins 15% de la soumission.Les soumissionnaires sont invités à as-siter à une assemblée qui sera tenue au bureau du syndic soussigné, le 7 septembre 1988 à II h.Cette assemblée a pour objet d îuvrir et d'annoncer les soumissions reçues.CONDITIONS ET RÉSERVES Avis est donné que les conditions énoncées au paragraphe (8) de l'article 114 des Règles régisant la faillite s'appliquent a la présente vente.Ces conditions font partie intégrante de la demande de soumissions.On doit en obtenir copie au bureau du soussigné.JEAN FORTIN ET ASOCTÉS INC.50.Place Crémazie, »422 Montréal, Québec H2P 2TI Tél.: (514) 382-3260 ooo ENCAN PUBLIC SURPLUS ST-LÉONARD 9176, rue Viau, St-Léonard Tél.: 328-8970 Mercredi 31 août à 10 h 30 Visite mardi 30 août de 9 h à 17 h GROSSE QUANTITÉ DE BIJOUX comprenant pierres du Rhin Ensemble collier, boucles d'oreilles et chaîne en argent valant approximativement 100000$ au détail.\u2022 200 tables de salon en laiton \u2022 100 chaises en laiton de très belle qualité \u2022 10 000 pots â tleurs \u2022 200 lampes No-veus \u2022 2 000 stores horizontaux décoratifs de couleur \u2022 Poignées do porte \u2022 Lampes \u2022 4 000 pentures en laiton \u2022 Grosso quantité de manches de hachette \u2022 1 000 grattoirs à peinture et glaces d'auto \u2022 1 000 flotteurs de chasse d'eau \u2022 700 vestons sport d'autorr.re \u2022 Ceintures pour femmes \u2022 Articles de plastique \u2022 verrerie de cristal \u2022 200 ensembles de parfaits \u2022 1 000 balais de rue 14-16-18-24-36 po \u2022 Gros lot de brosses \u2022 200 porcelaines \u2022 400 chandeliers en cristal \u2022 1 000 sacs sport \u2022 2 caisses enregistreuses dont une électrique \u2022 Armoires murales et beaucoup d'autres articles, trop nombreux pour les ènumérer tous.La marchandise ost de très bonne qualité.GEORGES GRAVEL encanteur/liquidateur tél.: (514) 436-1642 VENDU! 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