La presse, 12 septembre 1988, Cahier A
[" La météo Aujourd hui: Ensoleille Minimum 11 - Maximum'^\"-' Demain: Averses details pace a2 DELAVAL 4010, Boul.Dagenais, Fabreville 622-3434 .3\tMONTREAL, LUND112 SEPTEMBRE 1988\t104e ANNÉE N° 319\t66 PAGES, 4 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Quebec: 50 cents ¦ iles de La Madeleine: 90 cents\t35e \tBHH9H WSSÊSBÊÊBBÊB/BKBÈBBÊÊBÊÊÊBÈ\t\t\t\t¦¦M I .f Vl.?Aujourd'hui GUY LAFLEUR Guy Lafleur fait un tabac a Trois-Rivieres, avec un premier but au camp d entrainement des Rangers.Belle preuve que son idee de revenir au jeu n'avait rien de farfelu.A10 BOURSE Air Canada prend son envol a la Bourse.Si vous voulez embarquer, choisissez de preference un petit vol, pour pouvoir redescendre en cas de grosses turbulences.1 GALLUP Les deux villes rivales, Montreal et Toronto, arrivent pratiquement nez a nez dans un sondage Gallup destine a mesurer leur popularité auprès de la population.î HONDA CIVIC Une caisse plus aérodynamique, un moteur plus puissant et une suspension plus raffinée militent en faveur de la Civic 88.Un point contre: sa finition plus légère.5 JEAN-PAUL II Le pape Jean-Paul II, qui vient d'entreprendre un voyage en Afrique australe, a lance un appel a la communauté internationale en faveur des réfugies dans le monde.Sommaire Annonces classées immobilier.B4 a B8 marchandises.B8 emplois.B8, B9, C13, C14 automobiles.C14-C15 propositions d'affaires.A12 Arts et spectacles informations.A13 a A18 horaires.A17 Bandes dessinées.B7 Décès.C15 Economie.A10 a A12 Editorial.B2 Etes-vous observateur?.B4 Feuilleton.B5 Horoscope.B6 L'auto.C1 a C9 Le monde.A8, A9 Loteries \u2014 résultats:.A9 Mots croisés.B9 \u2022 Mot mystère».B8 Ouoi faire.C10, C11 Télévision.A13, A14 Tribune libre.B2 Bell: la grève se poursuit YVES BOISVERT Les I9 500 téléphonistes et techniciens de Bell Canada, en grève depuis le 24 juin, ont rejeté dans une proportion de 52,2 p.cent les dernières offres patronales.Aussitôt le résultat du vote connu, hier soir, les porte-parole syndicaux n'ont pas caché leur satisfaction.« Nous nous attendions ù ce résultat», a déclaré à La Presse M.Rene Roy.vice-président du syndicat des travailleurs en communication et en électricité du Canada, section Québec.M.Roy a ajouté qu'avec un taux de participation de 83 p.cent, le vote était sans équivoque et donnait au syndicat un «mandat fort».Lors du premier vote de grève, lin juin, les travailleurs avaient voté en faveur de la grève à 51,3 p.cent.M.1 red Pomeroy, président du syndicat, n'avait pas recommande d'accepter les offres, qu'il jugeait insatisfaisantes.Le syndicat avait toutefois accepte de les soumettre à ses membres car les représentants patronaux refusaient de retourner à la table de négociation tant que les offres n'auraient pas été présentées aux travailleurs.Le principal objet de mécontentement du syndicat demeure l'indexation des pensions, précise M.Roy.Viennent ensuite la limitation du nombre d'employés à temps partiel et de sous-traitants, de même que la réduction du nombre d'heures de travail des téléphonistes que l'on voudrait voir passer de 7 heures à 6 '/-* heures par quart de travail.Bell offrait de majorer l'indexation annuelle de la pension à 50 p.cent de l'inflation (IPC), jusqu'à concurrence de 4 p.cent par année.La compagnie proposait de «reclassifier» à temps plein 900 employés à temps partiel \u2014 il y en a plus de 3000 \u2014 et de réduire la durée des quarts de travail, sauf pour ceux de jour où travaillent la plupart des téléphonistes.« Avec des offres comme celles-là, le conflit n'est pas prêt de se régler, déclarait M.Roy.L'employeur n'a pas pris la grève au sérieux et a attendu 10 semaines pour faire une offre nettement insuffisante.» Du coté de Bell, le porte-parole Rod Donney s'est déclaré «décu» du résultat du vote puisque, à son avis, il y avait «une bonne offre sur la table».La compagnie prendra un certain temps pour «évaluer la situation ».at-il ajouté.Par ailleurs, la compagnie a signalé 475 actes de sabotage con- VOIR BELL EN A 2 Sourire de lune PIERRE FOGLIA envoyé spécial Lii Presse A SÏOÙY Apres 24 heures de voyage et cinq aéroports.Dorval, Toronto, Chicago.1 okyo el Seoul 011 j'arrivais enfin, j'avais forcément l'impression d'être tendu 1res très loin.le sors de l'avion, le fais quelques pas.|e levé les yeux et qu'est-ce que je \\oisV |c vois mon nom sur une pancarte que brandissait une jeune daine, coréenne évidemment.Apres les courbettes d'usage, la dame m'explique en anglais que non non non ce n'est ni une erreur, ni un traitement de faveur.Tous les membres de la «famille» olympique auront droit a cet accueil personnalise.LHe m'a ensuite accompagne jusqu'à une limousine qui m'a depose au village de presse ou je fus dûment accrédite et où je loge, depuis.I 1 voilà comment la machine olympique m'a happe et bouffé tout rond des mon arrivée.l'avais pourtant dans l'idée de me trouver un petit hôtel en ville mais bon.il y avait cette hôtesse, celle limousine.Et surtout je savais que je trouverais au village de presse tous les services que je ne trouverais pas en ville, et je n'ai pas pu résister.Vous allez dire c'est quoi le FOGLIA.À SÉOUL ex© problème?C'est ce que je vous explique: sous le grand chapiteau du cirque olympique, il n'y a jamais de problème.Tout est parlait.Les sentiers sont traces et courus par I 5000 journalistes qui raconteront la même chose pendant trois semaines.lout est à portée de la main, transport, bouffe, banque, etc.Il v a même quelqu'un pour faire mon lit le malin.Pas de problème, vous dis-je.Sauf un: tout cela n'a rien à voir avec rien.La réalité ne traverse pas la toile du chapiteau.C'est le plus schizo des rêves.|e vous écris d'une tristounet te tour de béton de 25 étages.La tour 107, du village de presse, à 15 kilometres au sud de Séoul, mais au coeur même du «complexe» olympique.Pourtant, croyez-le ou pas.s'il arrivait quelque chose a Séoul à l'instant, manifestation ou attentat, vous le sauriez avant moi.Il est autour de minuit et sur le toit du hall de presse, juste en dessous de moi, un soldat en tenue de para guette la nuit, garde le rêve.|e lui envoie la main.Il me rend mon salut en levant sa mitraillette.Une lune d'Halloween.mince tranche de citrouille, éclaire tout ça d'un sourire jaune.Il y a de quoi.?SEPT ENFANTS, PAR.PHOTO PIERRE McCANN.U PTCiiO CONVICTION NATIONALISTE ! René Mayer, 36 ans, et Sylvie Allard, 35 ans, voulaient faire leur part «pour le pays » quand ils se sont mariés, il y a 13 ans: ils ont donc eu sept enfants! Louis Falardeau raconte l'histoire pas banale de leur grosse famille en page A 7.L'immigration n'est pas ia solution Le Québec ne garde pas la moitié des immigrants qu'il reçoit LOUIS FALARDEAU 3D Pour-¦ quoi inciter les Québécois a faire des enfants, alors qu'il y a des millions de personnes dans le monde qui ne demandent pas mieux que de venir remplacer nos « berceaux vides», pour reprendre l'expression du démographe lacques Henripin?La solution immigration esi en effet la plus simple en apparence.Il suffit d'augmenter le nombre d'immigrants pour compenser le déficit annuel de naissances cause par notre taux de fécondité trop bas.Mais la question se complique des qu'on constate l'ampleur du déficit à combler.Il s'établit présentement a 3500U naissances (un taux de fécondité de 2,l produirait 120000 naissances alors qu'il y en a a peu près 85000), mais augmentera très vite pour atteindre bOOOOdans I5ans.Toutes les personnes qui ont étudié de prés la question s'en-icndenl pour dire qu'il est tout simplement impensable de combler un tel déficit par la seule immigration.« La question ne se pose même pas», selon Michel Paille, démographe au Conseil de la langue française.«On ne peut parler d'aller chercher 35000 ou 40000 immigrants de plus par année alors qu'on n'arrive même pas à garder ceux qu'on recoii actuellement.» Marc Termote, économiste a l'INRS.écrit dans le numéro special de \\'Action Nationale consacre a la dénatalité, qu'il faudrait «tripler, voire quadrupler le niveau actuel d'immigration » pour combler le déficit des naissances.Or, poursuit-il.«même un objectif qui consisterait à doubler le nombre annuel d'immigrants internationaux doit déjà être considère comme illusoire, voire utopique».Regardons un peu les chiffres.Le Québec a reçu environ 22000 immigrants l'année dernière, ce qui représentait une augmentation importante suites années précédentes.La moyenne des dix dernières années est inférieure à 20000.en raison notamment du creux (Ifcô74 en S3.I464I en 84) qui a suivi la crise économique.La moyenne sur 25 ans (Sl-8b) est de 24000.mais depuis les années 70, ce niveau n'a été atteint que quatre fois, entre 73 et 7b.Il faut retourner aux années bO pour trouver une époque où le Quebec accueillait en VOIR SOLUTIOnTnXz SUITE DES INFORMATIONS EN A 7 Le PO n'appuiera aucun parti fédéral lors des élections ANDRÉ PÉPIN tlu bureau de La Presse QUEBEC ¦l ne suffit pas d'affirmer qu'on peut vivre avec l'option souverainiste, il faut la faire vivre, notamment en dénonçant vigoureusement et sans relâche les aspects négatifs du regime fédéral, soutient le president du Parti québécois.M.lacques Parizeau.«Fonçons!», a lance M.Parizeau a ses troupes, hier, au ternie d'un conseil national marqué par des débats vigoureux et au cours duquel le nouveau chef a réussi a rétablir l'unité entre modères et orthodoxes.Comme premiere mesure concrete pour «prendre ses distances» du régime fédéral, une résolution a été adoptée pour qu'aucune instance du parti, ni aucun officier, n'appuie l'un ou l'autre des partis fédéraux lors de la prochaine campagne électorale.Une proposition également adoptee interdit la diffusion des listes des membres du Parti québécois, afin d'éviter qu'une formation fédérale ne s'en serve pour solliciter îles appuis.«Cela ne veut pas dire que nous n'allons pas nous impliquer.Si nous sommes attaques, nous allons nous défendre.Mais voulez-vous nous dire ce que comme Par- ti québécois, nous irions faire dans celte galère?Si des enormi-tés sont diles en pleine campagne, il n'y a cependant pas île raison pour qu'on les laisse passer», a expliqué M.Parizeau.«Cette fois-ci.le beau risque, ce sera de nous taire», a pour sa part déclare le chef de l'aile parlementaire.M.Guy Chevrette, faisant ainsi allusion à l'appui donne aux conservateurs de Brian Mulro-uey.en I984, par l'ancien chef René Lévcsque.Fidèle supportcur de lu liberalisation des échanges commerciaux VOIR P0 EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN B 1 Massacre macoute pendant la messe du père Aristide La Presse.UPI.AP.AFP et Renter PORT-AU-PRINCE ne centaine de macoutes armés de fusils, de revolvers, de machettes et de batons ont attaqué et incendie, hier matin, l'église Saint-Jean-Bos-co, dans le quartier archipau-vre de La Saline, à Port-au-Prince, ou le père |ean-15cr-trund Aristide célébrait la messe en presence de quelque 2000 fidèles.Selon des témoins oculaires, dont une journaliste étrangère qui assistait à la messe et qui a requis l'anonymat, des soldats stationnés non loin de l'église ont refusé d'intervenir.Les bilans faisaient état, hier soir, de cinq morts et 70 blessés, mais des sources jointes par des Haïtiens de Montréal ainsi que des témoins laissent craindre un bilan plus lourd.Au moins une femme enceinte a été eventrée.La cible des agresseurs, vêtus de bleu et portant des brassards rouges, semble avoir été le pére Aristide.35 ans, bouil-lani champion de la théologie de liberation en Haïti, l'un des pays les plus pauvres au monde.De source proche de l'Égli- V0IR MASSACRE FrJTz tarifs en v igueur pour le» voyages effectués iumiu .m 16décembre 1988, et entre le 5 et le Jl janvier 1989 Les billets doit em cire achetés au moins- J.\\ jours .n.ml le dépari Dis conditions de séjours minimal cl maximal cl autres s'appliquent Le nombre de places t m limité.I es uriis sont m>us réserve de modification, sent (7) jour- après Ij date de publication uv cette annonce.Pour tous les détails, appelez v otre agent de vovagesou \\ir i anada dés aujourd'hui \"1393.3333.AirCanada A2 LA PRESSE, MONTREAL, LUND112 SEPTEMBRE 1988 SUITE DE LA UNE photo p.-h.talbot.U Presse Michel Paillé, démographe au Conseil de la langue française SOLUTION L'immigration n'est pas la solution moyenne 30000 immigrants par année.Une légère amélioration depuis quelques années Mais encore faudrait-il que ces immigrants restent.Or, la majorité ne sont ici que de passage, souvent en route vers les États-Unis.Entre 6l et 86, a calculé Marc Termote, 17 000 immigrants en moyenne sont partis, pour un gain net annuel d'à peine 7000.Notons quand même que la moyenne a dépassé 10000 au cours des dernières années.Mais ce léger gain de 7000 personnes se transforme en perte si on tient compte des relations migratoires du Québec avec le reste du Canada, qui se sont soldées par un déficit annuel de 18 000 personnes au cours de la période 81-86.On obtient donc un solde négatif moyen de 11000 personnes par année.C'est dire que les 11U00 premiers immigrants internationaux additionnels ne serviraient qu'à combler la perte duc aux migrations interprovinciales.Michel Paillé a calculé qu'il aurait fallu 58500 immigrants plutôt que 14600 en 84 (43900 de plus) pour compenser la baisse de la fécondité: 38500 pour les naissances en moins, mais aussi 7700 pour remplacer les emigrants internationaux et 12 300 pour combler le solde intcrprovincial négatif.Et encore, combien faudrait-il d'immigrants pour qu'il y en ait 43900 de plus qui restent?On pourrait penser à combler une partie du déficit seulement par l'immigration, quitte à s'en remettre pour le reste à une politique nataliste qui hausserait notre taux de fécondité à 1,8, celui de la France.Mais on l'a vu, Termote juge qu'il est ulopique de viser seulement le doublement du nombre d'immigrants pour le porter à 40000.Il note que le Québec n'a atteint qu'une seule fois ce pla- teau, en 1967, alors que les conditions économiques étaient très favorables.Il ajoute qu'un tel nombre représenterait un peu plus de 6/10 de un p.cent de la population Québécoise.En termes relatifs, le Québec accueillerait sept fois plus d'immigrants que la France! L'accord du lac Meech garantit au Québec un nombre d'immigrants proportionnel à sa part de la population canadienne et lui permet de dépasser ce chiffre de cinq p.cent pour des raisons démographiques.Il a donc droit, grosso modo, à 30 p.cent de l'immigration canadienne.C'est un pourcentage qui n'a jamais été atteint depuis I960.La part du Québec a même toujours été inférieure à 20 p.cent entre entre 1970 et 1984.Pour que le Québec ait droit à 40000 immigrants par année, il faudrait que le Canada en accueille 133OO0.C'est beaucoup plus que la moyenne des 10 dernières années.Michel Paillé estime que «le seul espoir à long terme est que.par une politique de francisation, on réussisse à garder un plus fort pourcentage des immigrants qu'on reçoit déjà».Mais il s'agit d'une gageure, car on ne sait pas très bien pourquoi tant d'immigrants quittent le Québec.On sait quand même que les francophones quittent moins que les anglophones.Paillé pense donc que si on francisait les immigrants, si on les incitait s'installer d'abord quelques années en région, on pourrait peut-être en garder un peu plus.Mais il ne se fait pas d'illusions.En période de crise économique, les francophones quittent aussi.Le déplacement de l'activité économique vers l'ouest touche tout le monde.«La première chose à faire, dit-il, serait d'accueillir plus d'immigrants francophones, ou facilement intégrables comme les hispanophones.Le Québec peut accorder beaucoup plus d'importance à la connaissance du français dans ses critères de sélection.Il devrait le faire.» Dans un avis sur la question publie en 1986, le Conseil de la langue française recommandait justement, entre autres mesures pour favoriser l'immigration francophone et l'intégration des arrivants à la majorité, que le gouvernement envisage la possibilité de doubler le nombre de points alloués à la connaissance du français dans sa grille de sélection des immigrants.Pour des raisons démographiques justement, le gouvernement Bourassa a décidé d'accueillir plus d'immigrants.Il vise à porter ce nombre à 35000 dans deux ans.Cette politique, combinée à l'essor économique que connait la province, a déjà eu de bons effets.On l'a vu, le solde migratoire est positif depuis trois ans et il dépassé 13000 l'année dernière.Mais qu'en sera-t-il lorsque l'économie marquera des signes de fatigue?Politique nataliste ou politique familiale ?BELL Bell: la grève se poursuit tre ses installations depuis le début du conflit.M.Roy a dit déplorer ces gestes «qui n'ont jamais aidé notre cause» et a tenu à en dissocier le syndicat.Interrogé sur l'atmosphère générale dans les rangs des grévistes, M.Roy a toutefois prévu un net durcissement du climat sur les piquets de grève.«On n'est plus au mois de juin ! » Environ 12000 des travailleurs en grève travaillent en Ontario, 7000 au Québec et quelques centaines dans les Territoires du Nord-Ouest.Nul ne sait pour l'instant quand reprendront les pourparlers.?MASSACRE Massacre macoute pendant la messe du pere Aristide se.on assure qu'il a échappé aux agresseurs et qu'il est en lieu sur.«Selon nos informations, les assaillants ont fait irruption dans l'église vers 6h30 du matin, mitraillant, découpant et frappant sauvagement, et ils ont ensuite encerclé le bâtiment qu'ils ont incendié au lance-flammes», a déclaré Jean-Claude Icart, du Bureau de la Communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal (BCCHM).«Nous ignorons combien de personnes, prises au piège à l'intérieur, ont pu être brûlées vives», a-t-il dit.Quant aux blessés, il a précisé que beaucoup d'entre eux n'iraient certainement pas à l'hôpital, de crainte d'être repérés par les macoutes, qui pourraient facilement les achever.Quelque 250 Haïtiens de Montréal, réunis au BCCHM à l'appel du «Comité Initiative Urgence Solidarité» avec Haiti (CIUS), dé- Gù donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants: \u2022 à Montréal.Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de lOh à 18h; \u2022 à Montréal, Centre hospitalier Sainte-Jeanne-d'Arc, salle communautaire, entrée principale, 3570 rue Saint-Urbain.de lOhà I6h; \u2022 à Marieville.Sivaco Quebec et Infasco, salle de l'Âge d'or, 400 rue Dr Poulin (angle Edmond-Guillet), de I2h30à I9h30: \u2022 à Sainte-Anne-de-Belle-vue, Hôpital Sainte-Anne, auditorium, 305 rue Saint-Pierre, de 10 h a 16 h 30.cidaient hier soir d'alerter, par télégramme, téléphone et télex les autorités politiques et ecclésiastiques de Montréal, du Québec et du Canada, ainsi que le secrétariat-général des Nations unies, leur demandant de dénoncer et de condamner les massacres d'hier et de déployer des efforts urgents pour assurer la protection des survivants.« Divers comités ont été mis sur pied», a indiqué M.Icart, expliquant qu'un comité devait prendre contact avec l'archevêché de Montréal en vue d'organiser une veillée à la mémoire des victimes, et qu'un autre formulerait des demandes précises afin que le Canada prenne des initiatives concrètes contre le régime militaire haïtien.L'attaque coïncidait avec une «journée de défense de la Constitution» organisée par une partie de l'opposition démocrate, qui avait demandé aux Haïtiens de s'habiller en blanc pour commu-niquer au régime militaire du général Henri Namphy leur attachement à la constitution démocratique adoptée par référendum, en 1987.Le général Namphy, homme fort d'Haïti de février 86 à février 88 et qui s'est réinstallé au pouvoir en juillet, avait mis en garde jeudi dernier les Haïtiens qui avaient l'intention de porter du blanc, hier, précisant qu'il verrait cette attitude comme un défi lancé aux autorités militaires.Samedi, il avait accusé les animateurs de celle «journée de la Constitution» de vouloir «gâter» la journée nationale de vaccination, décrétée par le régime.Selon jean-Claude Icart, la résidence du Dr Louis Roy à Pétionville avait été mitraillée vendredi soir: le Dr Roy fut l'un des principaux animateurs de l'Assemblée qui élabora la Constitution de 1987.La violence sanglante des massacres d'hier, et l'impunité dont ont joui les assaillants, rappellent la tragédie des élections avortées du 29 novembre 1987, au cours desquelles l'attaque d'un bureau de vote de Port-au-Prince par des bandes armées macoutes accompagnées de soldats avait fait 24 morts et 74 blessés.Le régime organisa un nouveau scrutin en janvier 1988, mais les principaux partis politiques ainsi que l'Eglise appelèrent à son boycottage en le qualifiant de «mascarade».Leslie Manigat, proclamé élu par le régime, fut lui-même chasse du pays le 19 juin dernier, date à laquelle l'armée reprit le pouvoir.Apres l'attaque contre l'église Saint-lean-Bosco.les macoutes armés se sont répandus dans les rues de Port-au-Prince et au moins deux bandes ont attaqué les locaux du Parti agricole et industriel national (PAIN) et du Parti démocrate-chrétien (PDCH), deux formations de l'opposition démocrate.?LA METEO Québec\tMm.\tMai.\tAurou'd h-ji Abiïibi\t7\t15\tAverses Outaouais\t9\t12\tNuage'ji Uu'enodss\te\t18\tNuageux Cantons de 1 Est\t9\t21\tNuageux Mau'ioe\t10\t20\tNuageux Québec\t8\t20\tEnsoleille Lac-Samt-Jean\te\t16\tEnstfefle Rimouski\t8\t16\tEnsoleillé G3sposie\t8\t15\tEnsole'llc Baie-Comeau\t7\t16\tEnsoiei'io Sepi-Hes\t7\t16\tEnsolei'le Canada\tMin.\tMil.\tAujcurd hui Victoria\tS\t21\tCiel da
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