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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Publiscopie. Spécial Agropur
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-10-22, Collections de BAnQ.

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[" Agropur, ça vous dît quelque chose?Mon?Et si on vous parle de Yoplait, de Québon, de Tour Eiffel, de Crino, d'Oka, d'Orange Maison?Ah! Ça oui, vous connaissez! Eh! bien ça, c'est Agropur et plus encore.Ça et 1 200 autres étiquettes distribuées dans les épiceries à la grandeur du Canada et même ailleurs.La Presse Hebdobec Publiscopie Montréal Samedi 22 octobre 1988 .» t.k.% Publiscopie m IL ETAIT 88 FOIS, À G RAN BY Agropur, c'est d'abord le lait.L'entreprise recueille, transforme et distribue chaque année un milliard de litres de lait, soit le quart de la production canadienne.Agro-pur, c'est donc plus de 250 millions de litres de lait de consommation vendus chaque année, sous forme de lait bien sûr, mais aussi de crème, de crème glacée, de friandises glacées, de fromage cottage, de crème sûre.Agropur, c'est aussi plus de 800 millions de litres de lait destinés à la transformation.C'est, notamment, 40 millions de kilogrammes de fromage cheddar, plus de 150 millions de petits pots de yogourt vendus à la grandeur du Canada, 400 millions de crèmettes et 55 millions de barquettes ou de micro-pains de beurre distribués dans les hôtels et les restaurants.Agro-pur, c'est aussi du lait concentré et du lait en poudre, et des fromages fins.Agropur, c'est depuis maintenant quelques années des jus de fruits, des char- cuteries fines et des plats cuisinés sous vide haut de gamme.Avec son chiffre d'affaires de plus de 800 millions, ses 2600 employés, ses 25 usines à la grandeur du Québec, ses 50 lieux d'activité au Québec mais aussi au Canada et aux États-Unis, Agropur est la plus importante coopérative laitière du Canada.Mais Agropur, c'est d'abord et avant tout 5000 sociétaires dynamiques et entreprenants, qui ont librement choisi de s'unir pour vendre leur production.Des producteurs laitiers bien implantés sur les deux rives du Saint-Laurent, de la frontière on-tarienne à la ville de Québec et de la frontière américaine aux Laurentides.Agropur, enfin, c'est un demi-siècle d'histoire.Une histoire marquée de quelques échecs, ces inévitables envers du risque, mais surtout jalonnée de brillantes réussites.Une histoire intimement liée à révolution du Québec.«A Monsieur le président, monsieur le curé, chers amis, je vous remercie d'être venus en aussi grand nombre à votre première assemblée générale.La coopération vous apportera ce que vous recherchez depuis longtemps.Ce soir, nous fondons officiellement la Coopérative agricole du Canton de Granby qui, je l'espère, aura longue vie!» C'était le 24 août 1938.L'agronome Alpha Mondou ne pouvait imaginer à quel point son voeu serait exaucé.Ni d'ailleurs la soixantaine d'agriculteurs, sur les 88 qui avaient signé leur contrat, réunis dans le sous-sol de l'église Notre-Dame à Granby.Ils sentent cependant que le moment est solennel.Certains croisent les bras en esquissant un sourire de fierté et de défi.D'autres, sourcils froncés, hochent la tête en tirant sur leur pipe.La crise sévit depuis près de dix ans.Ils ont mis dans cette coopérative leurs petites économies et leurs grands espoirs.Un échec serait fatal.Rolland Beaudry, maintenant âgé de 75 ans, est présent ce soir-là.«On n'avait pas le choix, se rappelle-t-il.Il fallait tirer des plans pour s'en sortir.Et on dit que l'union fait la force.» Ceux qui sont là ont confiance.Dans la formule coopérative, bien M.Rolland Beaudry était présent à rassemblée générale du 24 août 1938, au cours de laquelle fut fondée la Coopérative agricole du Canton de Granby qui deviendra, en 1979, Agropur.sûr, mais aussi dans les deux hommes qui sont là, sur l'estrade, et qui les ont convaincus de s'embarquer dans l'aventure: l'agronome Alpha Mondou et Orner Deslauriers, agriculteur comme eux.«Alpha Mondou inspirait la confiance, confirme Rolland Beaudry, autant en agriculture qu'en organisation.Deslauriers, lui.» Un silence.Dans les yeux bruns et perçants qui brillent sous les cheveux gris sagement couchés sur le côté, dans le soupir qui soulève la large poitrine, je sens passer un monde de souvenirs.«.C'était un homme sincère qui avait le tour de nous encourager.Il avait de la fougue.Dans la discussion, il ne lâchait jamais et.c'est toujours lui qui emportait le morceau», ajoute-t-il avec un sourire presque fier.En dix ans, des pas de géant «Longue vie.» L'agronome Alpha Mondou ne croyait pas si bien dire.La petite coopérative allait, au cours des années qui suivirent, se développer à un rythme que personne n'aurait même osé imaginer au moment de sa création.Les débuts sont néanmoins modestes.C'est avec un capital souscrit de $4000 et une encaisse d'à peine $1000, que la Coopérative se lance dans l'aventure.Le premier bilan financier révèle un trop-perçu (profit en langage coopératif) de $1200 à partager entre les 91 sociétaires.Cependant l'objectif premier d'une coopérative n'est pas de faire des profits mais de se donner un service de qualité.Les cultivateurs membres de la Coopérative sont d'abord des producteurs laitiers.La Coopérative a été créée surtout pour les Félicitations Publiscopie 3 approvisionner en grains et moulées de qualité et à moindre prix, ce qu'on appelle l'approvisionnement à la ferme.C'est réussi.Passons maintenant à autre chose, se disent-ils.Pourquoi ne pas s'intéresser à la transformation du lait produit dans nos fermes?C'est ainsi qu'en 1940, la coopérative étend ses opérations à la fabrication du beurre.En 1948, soit à peine dix ans après sa fondation, la Coopérative du Canton de Granby compte prés de 1 000 membres et ses ventes s'élèvent à plus d'un million de dollars.Sans frontières Au cours des années 50, quelques événements viennent marquer l'entrée définitive de la Coopérative dans les ligues majeures.Dès sa création, ses fondateurs l'avait voulue «sans frontières».C'est pourquoi on avait préféré un regroupement cantonnai au regroupement paroissial alors privilégié.Depuis 1950, La Coopérative du Canton de Granby occupe le premier rang des coopératives agricoles du Québec.Elle suscite intérêt et admiration, autant au sein des petites coopératives locales qu'auprès du gouvernement.En 1954, la Coopérative accepte l'affiliation d'une vingtaine de coopératives de l'extérieur de son territoire.La plupart alimentent l'usine que la Coopérative vient de faire construire à Notre-Dame-du-Bon-Conseil, un peu à l'est de Drummondville.En 1956, un projet souvent proposé mais chaque fois rejeté se réalise enfin.La Coopérative se lance dans la fabrication du fromage cheddar sur une grande échelle.Une entente avec la compagnie Kraft lui assure un débouché plus qu'intéressant.Elle est conclue par le nouveau directeur général Philippe Pari-seault.Un homme «plutôt austère», «assez autoritaire», mais que ses collaborateurs «respectent et admirent», si on se fie aux témoignages recueillis par Claude Beauchamp.Une forte personnalité qui incarne, en quelque sorte, la nouvelle image plus d'affaires de la coopérative.L'usine de Notre-Dame-du-Bon-Conseil fabrique 100 000 kilos de fromage par jour.Cet impérialisme de la coopérative inquiète bien un peu.Mais cette dernière ne s'en préoccupe pas outre mesure.Elle poursuit donc ses acquisitions tout au long des années 60 et s'ancre ainsi solidement dans plusieurs régions : coopératives de Joliette, Saint-Casimir de Portneuf, Coati-cook, Plessisville, la compagnie Crino à Sainte-Anne-de-la-Péra-de.En 1963, elle s'ouvre les portes du marché ontarien avec l'achat de la compagnie MIL-KO, et va même jusqu'à s'implanter en Chine nationaliste avec la construction d'une usine à Taïwan pour empaqueter le lait en poudre.En 1971, la Coopérative compte 8293 membres, 600 employés, et affiche un chiffre d'affaires de l'ordre de 80 millions.Un nouveau système de délégation, encore en vigueur aujourd'hui, assure la représentation équitable des régions.La Coopérative réussit à croître en taille et en démocratie.Elle est prête à franchir un nouveau pas.Elle en fera plusieurs.Un nouveau nom, symbole de diversification Le 22 juin 1979, la Coopérative agricole de Granby est rebaptisée Agropur, coopérative agroalimentaire.Un nouveau nom qui reflète mieux la nature de ses opérations et sa véritable dimension.C'est une reconnaissance du chemin accompli au cours des années 70.En 1971, le développement territorial est stabilisé.Pour croître, la Coopérative doit regarder du côté de la diversification.Elle s'y engage, avec l'obtention de la franchise Yoplait, auprès du groupe français Sodima.Ce sera un franc succès.La même année, elle commence à placer ses pions sur le marché du lait de consommation avec l'achat de plusieurs laiteries: Le-clerc, Poupart, Grenache, Saint-Alexandre.Deux ans plus tard elle fonde Québec-Lait, consolidation de certaines des laiteries acquises.En décembre 1973 elle acquiert, de la compagnie Low-ney's, sa division de crème glacée et, en 1976, J.J.Joubert, ce qui augmente substantiellement sa part de marché dans la région métropolitaine.SPECIAL AGROPUR Hebdobec/La Presse Directeur des cahiers spéciaux Manon Chevalier Textes Suzanne Lalande Photos Pierre Charbonneau, Gilbert Duclos, Raymond Martinot Graphisme Linda Wilson Montage Atelier La Presse Représentant publicitaire Jean-Claude Dumouchel Impression T.R.Offset Photo de la page couverture Réflexion Photothèque Hebdobec/La Presse 7, Saint-Jacques Montréal H2Y 1K9 Tél.: (514) 285-7299 à l'occasion de son 50e anniversaire! Dale-Parizeau inc.Dale & Compagnie Itée, Gérard Parizeau Itée courtiers d'assurances 1140, boul.de Maisonneuve Ouest.Montréal (Québec) H3A 3H1 Tél.: (514) 282-1112 Publiscopie Photo de famille.prise à l'issue de l'assemblée générale des sociétaires de la Coopérative agricole du Canton de Granby, en octobre 1947.En 1978, un an après la construction d'une fromagerie ultramoderne à Granby, la coopérative se lance dans un autre créneau, celui des fromages fins, avec l'achat des Fromagers réunis de Vaudreuil, fabricants de brie et de camembert.Viendront par la suite s'ajouter, en 1981 la Fromagerie d'Oka, en 1983 celle de Dalpé et Frères (Émenthal).Les années 80 sont marquées par de nombreuses acquisitions qui confirment sa place sur le marché du lait de consommation.Parallèlement, d'autres achats confirment la diversification : dans le transport avec l'achat en 1981 de Beaudry et Lacoste inc., dans les boissons avec l'acquisition, la même année, de Kik Cola, en 1982 de Orange Maison et enfin, en 1985, dans les charcuteries fines avec Charcuterie Tour Eiffel.En 1987, juste un an avant son cinquantième anniversaire, Agro-pur se voit contrainte de prendre une décision difficile.La division d'approvisionnement à la ferme a été un peu négligée et elle n'arrive pas à se relever de la crise de 1982.Réunis en assemblée générale spéciale, les membres-délégués doivent se résoudre, non sans regret, à adopter la proposition soumise par leur conseil d'administration: vendre la division à une autre coopérative, à créer.C'est maintenant chose faite, la nouvelle coopérative Excel exploite maintenant la meunerie, la quincaillerie et les autres services.La rupture n'a pas été sans laisser des marques.Rolland Beau-dry, le dernier des pionniers, choisit la discrétion.«Ça ne me regarde plus, maintenant, se con-tente-t-il de dire, avec un imperceptible haussement d'épaules.Je regarde aller le train maintenant.C'est sûr que ça m'a fait quelque chose.C'est avec ça qu'on avait commencé.Mais les choses ont tellement changé.» Il y a dans ce haussement d'épaules, dans ce sourire forcé, dans cette pudeur des mots et surtout dans ces silences lourds de secrets un peu d'amertume et toute la tristesse d'un rêve qui vient de prendre fin.But business must go on.Il le sait bien, malgré tout.Mais c'est dur, quand on a encore le bras solide et l'esprit alerte, de réaliser que le train continue sans nous.Malgré tout, c'est lui qui aura le mot de la fin.Un mot empreint de fierté et de confiance.«Je ne regrette rien, dit-il en se redressant.C'a été une belle aventure, qui nous a fait prendre conscience qu'il fallait prendre nos choses en main.On ne pouvait pas entrevoir que nos petites affaires deviendraient ce qu'elles sont devenues.C'est une belle réussite.Et j'espère que les jeunes vont continuer de suivre leurs affaires de près, comme on l'a fait!» ¦ UNE COOPÉRATIVE, C'EST QUOI?A gropur est une coopérative, comme une caisse populaire.Une coopérative est une entreprise privée.Ce n'est donc pas une entreprise d'État comme l'est Hydro-Québec.Ce n'est pas non plus une compagnie.La différence alors?Pour être membre (sociétaire) d'une coopérative, il faut utiliser les services de la coopérative.Comme il faut habiter un logement d'une coopérative d'habitation pour en être membre.Chez Agropur, qui est une coopérative agricole, il faut donc être agriculteur pour en être membre.Plus encore: il faut être producteur de lait et y livrer le lait de son troupeau.La coopérative rend alors le service à ses membres de livrer ce lait chez le consommateur sous forme de beurre, yogourt, fromage, lait liquide, crème glacée, etc.Pour être membre, il faut aussi prendre une part \u2014 $ 300 chez Agro-pur \u2014 et accepter de fournir sa quote-part pour financer la coopérative.On appelle cela du capital social.Une coopérative comme Agropur est une entreprise que possèdent et contrôlent ses membres.Et comme dans toute entreprise, il y a un président, élu par les membres du conseil d'administration, eux-mêmes élus lors de l'assemblée générale.À plus de 5 000, l'assemblée générale d'Agropur se compose de délégués élus par les membres de chacune des régions de la coopérative.Vous avez compris: Chez Agropur le président, les membres du conseil d'administration, les délégués, les sociétaires, tous sont des agriculteurs et produisent du lait.Comment alors, s'ils sont occupés à la ferme, peuvent-ils faire fonctionner la Coopérative au jour le jour?C'est simple: ils engagent des personnes à qui ils délèguent la responsabilité de faire tourner l'entreprise.C'est la loi qui le dit: le conseil d'administration d'une coopérative nomme un trésorier, un secrétaire et un directeur général, grand maître du fonctionnement quotidien de la coopérative.Et s'il s'agit d'une grosse coopérative comme Agro-pur, qui réalise des ventes annuelles de 800 millions de dollars?Eh bien, il y a un plus grand nombre d'employés, c'est tout: 2 600 chez Agropur, chacun et chacune répondant à son patron, celui-ci à son supérieur et ce dernier au directeur général en bout de ligne.Comme dans toute entreprise, quoi! Et comme toute entreprise, elle se doit d'être efficace, dynamique, compétitive.Agropur est-elle la seule coopérative agricole \u2014 ou agro-alimentaire comme on dit de plus en plus \u2014 au Québec?Que non, et c'est fort heureux! Il y en a plus d'une centaine, toutes autonomes mais affiliées à la Coopérative fédérée de Québec, qui est la fédération des coopératives agricoles québécoises.Et la Fédération des producteurs de lait du Québec (FPLQ) dans tout cela?Eh bien, la FPLQ regroupe, sur une base obligatoire, comme un syndicat dans une usine, tous les .producteurs de lait du Québec, qu'ils soient ou non membres d'une coopérative.Et comme tout syndicat, la Fédération revendique, réclame et parfois cause des problèmes, même à la coopérative.Comme on le voit, il s'agit de deux moyens différents d'améliorer son sort et chaque groupe pense que son moyen est meilleur que celui de l'autre.SINCÈRES FÉLICITATIONS AGROPUR (Le succès réside dans l'effort) Depuis 41 ans, I.A.I., chef de file dans un domaine connexe, est fier d'entretenir d'excellentes relations d'affaires avec Agropur et souhaite avoir contribué à son succès.Industries d'Acier Inoxydable Lfée Tél.: (514) 322-1431 Montréal, Canada Fabrication de produits haut de samme en acier inoxydable Automatisation de procédés de fabrication Érection de silos, évaporateurs, séchoirs Vente et installation de valves, raccords et tuyauterie sanitaire Services: Conception, fabrication, installation, réparation, entretien Publiscopie 5 LA COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC est heureuse de s'associer à l'une de ses coopératives affiliées, AGROPUR coopérative agro-alimentaire,pour célébrer le 50e ANNIVERSAIRE de sa fondation.La force et le dynamisme d'Agropur démontrent combien est vivante la coopération agricole au Québec.La Coopérative fédérée de Québec, fédération des coopératives agricoles, est également une entreprise industrielle et commerciale.Elle fournit aux agriculteurs, par le biais de ses coopératives sociétaires, les biens et services nécessaires à l'opération des entreprises agricoles et transforme et met en marché les produits agricoles tels le porc, la volaille, le lait et les fruits et légumes.FÉLICITATIONS A # agropur Alfa-Laval Limitée est fière d'avoir été un de vos fournisseurs d'équipement de procédé de transformation alimentaire durant vos 50 premières années et nous vous offrons nos meilleurs voeux à cette occasion.Nous anticipons être des vôtres pour fêter votre 100e anniversaire.OC ALFA-LAVAL Alfa-Laval Limitée, 6400 Avenue Auteuil, Suite 308, Brossard, Que.J4Z 3P5 Alfa-Laval Limited, 101 Milner Avenue, Scarborough, Ontario M1S4S6 6 Publiscopie AGRICULTEUR ET PRÉSIDENT I ichel Lemire, l'actuel président d'Agropur, est I membre de la Coopérative depuis près de trente ans.Dès 1967 il fait son entrée au sein du conseil d'administration et, en 1975, devient président.La Coopérative, il la connaît bien.Il a vécu, comme simple membre d'abord, comme administrateur ensuite et enfin comme président, les grands moments qui ont marqué son histoire.Fin politique, administrateur dévoué et co-opérateur convaincu, il n'en demeure pas moins, d'abord et avant tout, un producteur laitier.D'ailleurs il a le physique de l'emploi.Les épaules carrées, les mains comme des battoirs, il semble fait pour bûcher dur.C'est ce qu'il fait quand il s'est acquitté de ses tâches présidentielles.Il se retire avec plaisir à sa ferme, à Saint-Zéphirin.Une ferme acquise en 1966 et qu'il exploite maintenant avec sa femme Lise et ses fils Pascal et Mathieu.Je l'ai rencontré à Montréal, aux locaux de la Coopérative fédérée dont il est le premier vice-président.À mi-chemin entre Ottawa d'où il arrivait et Saint-Zéphirin où il repartait.À mi-chemin entre la politique et l'agriculture.Juste là où doit être le président d'une coopérative agro-alimentaire.Hebdobec.Agropur vient de se départir de sa division Approvisionnement à la ferme, qui avait été à l'origine de sa création, pour la céder à une nouvelle coopérative, créée dans ce but, Excel.Est-ce un signe des temps ?Est-ce que vous considérez que Le rôle de président d'Agropur n'abolit pas celui, premier, d'agriculteur.M.Michel Lemire à sa ferme de Saint-Zéphirin.la mission d'Agropur est néanmoins demeurée la même ?Michel Lemire C'est vrai.C'est cette division qui a mis Agropur sur pied.Parce que les agriculteurs de l'époque trouvaient que les commerçants de grains ambitionnaient.Le lait ne s'est ajouté que par la suite.C'est un secteur qui a certainement rendu de grands services.Mais l'agrandissement du territoire a fait que cette division, réservée aux producteurs de la région, a pris relativement moins d'importance.Ce qui a créé une certaine.indifférence ou, du moins, une baisse d'intérêt chez les membres.Depuis trois ans la situation était difficile.On a cru que la meilleure solution était de remettre ce secteur aux producteurs concernés, pour qu'ils se sentent plus proches, plus impliqués.La proposition du conseil d'administration à l'assemblée générale était dictée par le bon sens: redonner ce secteur aux producteurs en créant une autre coopérative, complètement autonome.Cette division nous avait mis au monde, nous avait donné les deux divisions de lait que nous exploitons maintenant.C'était normal de l'aider à repartir du bon pied.Ce que nous avons fait, même s'il reste des problèmes à régler.Hebdobec.Cette décision aurait pu constituer un pas vers la spé- cialisation dans le secteur laitier.Mais Agropur semble plutôt tendre vers la diversification avec des produits comme le jus Orange Maison ou les Charcuteries Tour Eiffel.Est-ce que la diversification va se produire?Et dans quels domaines ?Michel Lemire.Le lait est contingenté.La seule façon de prendre de l'expansion c'est de diversifier.On a déjà commencé, comme vous l'avez mentionné.On devra continuer.Dans quels secteurs?C'est un peu tôt pour le dire.Les membres ont déjà laissé savoir qu'ils voulaient qu'on privilégie l'agro-alimentaire.Ils nous formulent même parfois certaines suggestions.Hebdobec.Comme quoi par exemple ?Michel Lemire: Certains sociétaires nous ont même dit qu'on devrait s'intéresser à la margarine.Ils s'appuient en cela sur une grande coopérative laitière américaine qui produit de la margarine sous sa propre marque qu'elle distribue avec son beurre, contrôlant ainsi le marché.Les sociétaires qui pensent ainsi disent que de s'opposer à toute imitation, c'est en laisser le marché à nos concurrents qui prennent ainsi notre place.Si on avait fait ça dans le passé on serait peut-être moins vulnérable aujourd'hui.Il ne faut pas oublier que le consommateur demeure roi.Hebdobec.On parle beaucoup de mondialisation de l'économie, et plus particulièrement du libre-échange qui risque de changer Same Sonic, division des pétroles de la Coopérative fédérée de Québec, est heureux, en tant que fournisseur principal, d'offrir à tous les membres et au personnel d'Agropur ses sincères félicitations à l'occasion de son 50e anniversaire. Publiscopie 7 Le siège social d'Agropur, à Granby.considérablement les règles du jeu.Quelle est la position d'Agropur face au libre-échange ?Comment se prépare-t-elle à une telle éventualité ?Michel Lemire.Le libre-échange, ce n'est qu'une question de temps.On n'a pas vraiment le choix.Les agriculteurs ne représentent que quatre ou cinq pour cent des électeurs.Si la population vote en faveur, nous, on devra vivre avec.Quant à se le faire imposer, mieux vaut s'y préparer.Hebdobec.Comment?Michel Lemire.Il faut protéger nos acquis pour pouvoir traverser la période de transition.Dans le domaine laitier, le Canada et plus particulièrement le Québec sont réputés pour la qualité de leurs produits.En conséquence, on ne devrait pas trop craindre la concurrence.Par contre il ne faut pas oublier une chose.Les Américains n'ont pas attendu le libre-échange pour consommer.Il ne faut pas croire qu'ils vont nous ouvrir toutes grandes les portes de leur marché.Il va falloir être très «agressif».Hebdobec.Autre problème vécu de façon aiguë par Agropur: la question de la convention qui lie ses sociétaires à la Fédération des producteurs de lait.Pourquoi est-ce perçu comme un danger par les entreprises coopératives?Michel Lemire.La convention de 1985 a changé les règles du jeu.Avant, nos sociétaires livraient tout leur lait directement à la Co- opérative.Depuis, il y a un intermédiaire entre le sociétaire et sa coopérative et la Fédération dirige ailleurs une partie du lait produit par nos sociétaires.Cela remet en cause un principe coopératif de base.Dans une coopérative, en effet, les surplus d'opération sont distribués, proportionnellement, non pas selon le capital social détenu par chaque membre dans la coopérative, mais plutôt au prorata du volume d'activité qu'il lui confie.Si donc, comme la convention l'impose, un nouveau sociétaire ne peut livrer son lait directement à sa coopérative, on comprendra qu'il nous est difficile d'accepter de nouveaux membres.S'ils ne vient pas avec sa production, ce n'est pas tellement intéressant pour les sociétaires actuels.C'est grâce aux coopératives que le Québec a réussi à conserver tout près de 50 p.cent de tout le lait de transformation produit au Canada.Aujourd'hui, la Fédération fait tout pour promouvoir le secteur non-coopératif.C'est inéquitable et absolument inconcevable.Hebdobec.Que faire alors ?Michel Lemire.Je crois que c'est une question de volonté politique.C'est au gouvernement d'intervenir.Parce que si on ne change pas d'attitude, le contingente- ment de lait va baisser au Québec, et ce, au profit des autres provinces.Actuellement, le gouvernement donne l'impression qu'il favorise les intérêts individuels au détriment des intérêts collectifs.Hebdobec.Le financement d'une coopérative est basé sur le capital social.Est-ce suffisant pour assurer le développement d'une entreprise de l'envergure d'Agropur?Michel Lemire.Jusqu'à maintenant, Agropur a été majoritairement financée par le capital investi par ses membres.Aujourd'hui cela semble insuffisant.D'une part le nombre de mem- bres a diminué, à cause de la concentration.On a déjà été 9000.On est aujourd'hui 5000.Pour la même production.D'autre part, les besoins ont aussi augmenté.S'en tenir au capital social serait la solution idéale, mais c'est devenu impensable.Différentes solutions ont été envisagées.Augmenter les parts sociales, impliquer financièrement les employés, offrir aux retraités la possibilité d'investir, le recours au marché public.Mais rien n'a encore été arrêté.Hebdobec.Toute médaille a son revers.La démocratie, qui constitue la force du mouvement coopératif, peut aussi constituer une entrave à son développement: lourdeur décisionnelle, transparence qui limite la stratégie.Dans un contexte de grande concurrence, la coopérative de-meure-t-elle un moyen d'organisation privilégié ?Michel Lemire.J'ai déjà pensé comme ça.Que le système coopératif était trop lourd.Jusqu'au jour où quelqu'un d'une entreprise non coopérative m'a fait réaliser, sans s'en rendre compte, que ce n'était pas différent ailleurs.Il m'a dit: «Dans une coopérative, vous commencez par la base et vous faites monter la décision vers le haut.Ailleurs, la décision part d'en haut et descend vers le bas.Au bout du compte, on arrive au même point».Depuis ce temps-là, je n'ai plus de complexe! Hebdobec.À l'aube du 21e siècle, vous envisagez l'avenir d'Agropur avec optimisme ?Michel Lemire.Oui.Ça ne sera pas facile.Et personne ne peut prévoir la tournure des événements.Mais je suis convaincu que, comme cela s'est toujours fait, des gens vont se lever pour redresser les choses, pour aller de l'avant quand ce sera le temps.Et ce moment approche.* FELICITATIONS A LA DIRECTION D'AGROPUR ETA SON PERSONNEL POUR 50 ANNEES DE SUCCES P L A S TA L E N E 675 SIMONDS S.GRANBY, Qc, CANADA J2J 1C2 8 Publiscopie SOUS LE SIGNE DE LA DIVERSIFICATION Lait blanc et onctueux, frais comme la rosée du matin, fromage cheddar, doré et ferme sous la dent, yogourts crémeux aux saveurs exotiques, pâtés odorants et bries coulants, friandises glacées qui fondent dans la bouche.Agropur, coopérative agro-alimentaire, nous en met plein les yeux et plein la bouche: des centaines de produits vendus sous 1 200 étiquettes.La diversification a toujours fait partie intégrante du développement d'Agropur.Depuis que, à peine deux ans après sa création, la Coopérative du Canton de Granby décidait d'ajouter la fabrication du beurre à sa grainerie.Elle a vite compris que, quand on oeuvre dans un domaine aussi contingenté que celui du lait, la seule façon de croître c'est d'explorer d'autres secteurs.Aujourd'hui c'est plus d'actualité que jamais.Crème glacée, limonade sucrée.Agropur n'est arrivée que «sur le tard» dans le marché du lait de consommation, soit en 1973.Ce qui ne l'a pas empêchée de s'approprier une part importante du marché.Sous sa marque de commerce Québon, mais aussi sous plusieurs autres marques selon les régions (J.J.Joubert, Léveillée, Saint-Bruno, Victo, Granger, Choix-Unie, etc.), elle distribue annuellement plus d'un quart de milliard de litres de lait, près du tiers du marché provincial.Pour des raisons historiques plus M.Ken McCaughey et le bidon commémoratif scellé le 24 août dernier, jour du 50e anniversaire.On l'ouvrira en 2013.que techniques, la crème glacée se rattache au lait de consommation plutôt qu'au lait de transformation.Encore là, sous les marques Québon, Banquet, Cascade ou Miko, Agropur distribue plus du tiers de la crème glacée produite au Québec.Aux saveurs traditionnelles de fraises, de vanille ou de chocolat, Agropur a ajouté, au gré des caprices du roi-consommateur, des saveurs nouvelles de pistache, pina cola-da ou cerises noires.La consommation de crème glacée est restée la même depuis les vingt dernières années, soit une moyenne de treize litres par habitant par année.Changement des goûts, baisse de natalité.«Mais à l'intérieur de ce marché, fait remarquer Ken McCaughey, directeur des relations publiques chez Agropur, le segment haut de gamme est en croissance.» Il n'en fallait pas plus pour qu'Agropur décide de s'y engager.Les produits Miko, jusqu'à récemment réservés aux hôtels et restaurants, ont fait leur apparition sur les tablettes d'épicerie en même temps que les citrouilles, à la mi-octobre.La Coopérative a aussi lancé en 1979 les comptoirs laitiers Maître Québon.En moins de dix ans leur nombre a grimpé à 45, ce qui les classe au premier rang des comptoirs laitiers franchisés du Québec.Quant à la crème, la vilaine, elle a mauvaise réputation en cette époque de grande préoccupation sanitaire.La crème est riche, délicieusement riche.trop riche?Étalage de produits d'Agropur, dont «Variations», gamme de plats cuisinés sous vide lancés en cette année du cinquantenaire.En médaillon, des charcuteries fines signées Tour Eiffel.La nature fait bien les choses Le système N.A.S.(Neutral Aseptic System), conçu et breveté par Erca, consiste à conditionner un produit stérile sans agent chimique.Couplé à la machine S.R.S.(Sterilizing Regeneration System), ce système devient une usine qui produit et conditionne une grande variété d'aliments.Sa position de leader mondial dans son secteur, Erca la doit aussi au dynamisme de ses partenaires.Aussi Erca s'associe pleinement au 50e anniversaire d'Agropur et rend hommage à la vitalité de la société québécoise.Erca ZI.deCourtabœuf- B.P.5491942 Les Ulis Cedex - France.Tél.: (33.1) 69.07.44.08.Télex : 600531F.erca Les plus naturels des conditionnements, Publiscopie 9 Qu'à cela ne tienne, on l'appauvrira.Agropur vient de lancer sur le marché une crème à 15 p.cent qui a l'onctuosité d'une crème à 35 p.cent, la crème Champêtre.Shortcake aux fraises, me revoici! Du beurre au yogourt Le beurre, ce n'est pas d'hier que la Coopérative en fabrique.Ce qui fait qu'aujourd'hui Agropur est le plus important fabricant de beurre au Canada (17 p.cent de la production canadienne).En brique, en micro-pains ou en barquettes, sous les marques Qué-bon, Savourin, Crino ou une multitude d'autres marques.Agropur fabrique annuellement 40 millions de kg de fromage cheddar.C'est en 1956, au moment où la compagnie Kraft décide de lui confier en exclusivité la fabrication de son fromage, que la Coopérative décide de faire le pas.Pendant plusieurs années, tout son fromage prendra le chemin de la compagnie ontarienne.Encore aujourd'hui Kraft demeure son plus gros acheteur de fromage.C'est avec Yoplait, la fleur des yogourts, qu'Agropur a fait une entrée remarquée et remarquable dans ce domaine.En 1971, au Québec, on commence à peine à voir le yogourt comme autre chose qu'un médicament.La Coopérative obtient la franchise de Yoplait du groupe français Sodima.Le moment est bien choisi.Les fruits ajoutés au yogourt le confirment dans sa vocation de dessert.La campagne de publicité orchestrée autour du héros de l'époque, Guy Lafleur, connaît un succès retentissant.Depuis, on a inventé toutes sortes de variantes : Yop, le yogourt à boire, le yogourt Fruits dans le fond et de nombreuses saveurs nouvelles.Agropur produit annuellement plus de 20 millions de kg de yogourt.Avec Yoplait, la Coopérative entrait de plain-pied dans la voie de la diversification.Au cours des années 70 et 80, surtout par le biais d'acquisitions, elle allait s'ouvrir à de nombreux marchés.Pour fines bouches En 1978, cherchant toujours à multiplier les débouchés pour le lait de ses producteurs, et consciente de l'engouement des Québécois pour les fromages fins, Agropur, qui s'appelle encore la Coopérative de Granby, acquiert les Fromagers de Vaudreuil, fabricants de brie et de camembert.Le chemin est ouvert.Elle achète ensuite la fromagerie Oka, qui fabrique aussi du saint-Paulin, du gouda et du forêt-noire, et la Fromagerie Dalpé à Verchères, pour le suisse et l'émenthal.Plus récemment, pour compléter sa gamme et surtout s'assurer une place sur le marché d'importation, elle achète Froche, distributeur de plus de 360 fromages étrangers.Une fois installée dans les comptoirs de fromages fins, que reluquent les amateurs de dégustations vins et fromages, pourquoi ne pas ajouter les charcuteries fines?En 1985, elle acquiert la compagnie Tour Eiffel qui lui assure la part du lion sur les marchés québécois (75 p.cent) et canadien (65 p.cent) des charcuteries fines.Pour fêter son cinquantième anniversaire, Agropur lance deux nouveaux produits haut de gamme: les repas Variations, emballés sous vide, et les desserts surgelés Miko.Auparavant, l'entreprise avait fait deux incursions du côté des boissons.L'une avec succès, le jus Orange Maison, l'autre sans succès, la boisson Rivella.On ne peut gagner à tout coup.Une chance sur dix Qui ne risque rien n'a rien.Agro-pur a fait sien ce dicton.Tout au long de son histoire elle a pris des risques.Des risques calculés, bien sûr, il ne faut pas confondre audace et témérité.Mais des risques malgré tout.«Avant de lancer un nouveau produit, ou de s'embarquer dans une nouvelle branche, on fait des études de marché, on teste le produit, on évalue ses chances de réussite, explique Ken McCaughey.On l'a fait pour Yoplait, on l'a fait pour les plats Variations, les desserts surgelés Miko, on l'a fait pour Rivella.» Rivella, c'était une boisson gazeuse naturelle, faite à partir du petit lait de fromage.Un produit taillé sur mesure pour Agropur.« Neuf produits sur dix ne se rendent pas jusqu'à la tablette d'épicerie, affirme Ken McCaughey.Ils échouent à l'une ou l'autre étape.» Mais Rivella a traversé les analyses de laboratoire, les études de marché, les tests auprès des consommateurs avec succès.Lumière verte, on lance.Le concept était bon, mais pas la conjoncture.«C'était au printemps 1985, rappelle le directeur des relations publiques, exactement au moment d'un des épisodes de la guerre à finir entre Coke et Pepsi.En même temps, Orangina faisait son lancement et tout un tapage publicitaire.» Au milieu de la cacophonie, le tapage de Rivella n'a pas été entendu.Comble de malchance, les mois d'avril, mai et juin ont battu des records de pluie et de froid.Le destin était contre Rivella.On a donné la chance au coureur: deux ans.Puis on l'a retiré et on s'est débarrassé de Kik Cola, acquise surtout pour supporter la distribution du dernier-né.«Dans l'aventure on a perdu plusieurs millions, avoue Ken McCaughey, mais c'est la règle du jeu.Il faut dire que Agropur a connu plus de réussites que d'échecs.Et un seul Yoplait vaut bien quelques Rivellas.¦ Félicitations Gaz Métropolitain salue son partenaire pour un demi-siècle d'excellence.EGaz Métropolitain LA FORCE RGIE Emballage Portion Un membre du groupe Emballages Consumers 1875 O.Gagnon Lachine.Que.H8T 927 félicite Agropur pour cinquante années d'une réussite exeptionnelle fondée sur la compétence et le professionnalisme dans le domaine de la production laitière.Travailler avec une entreprise comme Agropur a toujours été pour nous un gage de succès.Nous sommes très heureux de lui souhaiter un avenir des plus prospères. 10 Publiscopie LA SOLIDARITÉ: SAVOIR-FAIRE DU QUÉBEC Agropur est un des fleurons les plus admirés et les plus exemplaires du coopératis-me agricole.C'est une aventure économique qui illustre de façon éclatante l'importance de l'entre-preneurship collectif comme facteur de prospérité.Mario Dumais, économiste et secrétaire général de la Coopérative fédérée de Québec, estime que le coopèratisme a joué un rôle primordial dans le développement agricole du Québec.Et que le succès incontestable d'Agropur prouve hors de tout doute que l'entreprise coopérative constitue «un outil intéressant de développement et un choix économique rationnel».Des racines culturelles Le coopèratisme a fait son apparition au Québec au tournant du siècle.C'est en 1901 que le Commandeur Desjardins fonde sa première caisse populaire et en 1903 qu'est créée la première coopérative agricole, la Coopérative d'Adamsville, à l'instigation de l'abbè Allaire.Une forme d'organisation qui s'inscrivait tout naturellement dans un Québec rural habitué a se serrer les coudes.«Le milieu rural québécois a eu recours à l'organisation collective sur une base plus régulière, plus continue et plus large que n'importe quelle autre province, affirme Mario Dumais.Et ça tient à la fois à la réalité économique du Québec et à une tradition culturelle d'entraide.» Selon Mario Dumais, l'Ontario plus prospère, notamment à cause d'avantages climatiques certains, ne sentait pas le besoin \u2022I Jr HT!- m) m I M.Mario Dumais, économiste et secrétaire général de la Coopérative fédérée de Québec.¦i ¦ \u2022 v ' de recourir à l'action collective pour tirer son épingle du jeu.«Les francophones du Québec n'avaient pas les vastes moyens financiers dont disposaient les anglophones, rappelle le secrétaire général.On se disait alors que ce qu'on ne pouvait faire individuellement, on le ferait collectivement.Dans le milieu rural, habitué aux corvées, cette façon de voir était encore plus présente.» Aujourd'hui le Québec compte plus d'une centaine de coopératives agricoles dont sept coopératives laitières.Ensemble elles totalisent des revenus de près de 2 milliards de dollars et emploient plus de 7 000 personnes.La Coopérative fédérée de Québec, créée en 1922, à la fois fédération et entreprise, affiche pour sa part un chiffre d'affaires de 1,2 milliard de dollars et compte 3 000 employés.Les coopératives constituent une force indiscu- table au sein de l'industrie agroalimentaire du Québec.La rentabilité coopérative «On parle beaucoup d'entrepre-neurship actuellement, mais dans le cas de PME.Comme si l'entre-preneurship n'était qu'individuel, déplore Mario Dumais.Pourtant l'entrepreneurship collectif qui se traduit notamment dans le mouvement coopératif est loin d'être négligeable.» Les entreprises coopératives sont rentables.Et bizarrement cela semble en inquiéter certains.Comme si la rentabilité entachait la pureté du coopèratisme.«Plusieurs voient les coopératives comme des entreprises sympathiques, mais folkloriques et pauvres, reproche l'économiste.Comme si pour être vraie, une coopérative devait être agonisante.» Pourtant le Québec ne manque pas d'exemples de coopératives en bonne santé financière et démocratique.Agropur en est un bel exemple.Tout en se rangeant parmi les grandes entreprises du Québec, elle a su maintenir intact son fonctionnement démocratique.Les clés du succès La réussite d'Agropur tient à plusieurs facteurs, estime Mario Dumais.« D'abord elle jouissait d'un environnement favorable.Granby est située au centre agricole du Québec, là où le terreau est particulièrement fertile.Mais elle n'était pas la seule.Elle a su simplement profiter des occasions.«Ensuite l'entrepreneurship collectif s'est incarné dans des individus de grande valeur, des gestionnaires et des aministrateurs d'une qualité exceptionnelle dont la clairvoyance et le dynamisme ont été déterminants.«Enfin, Agropur a su utiliser des méthodes d'organisation pertinentes à la nature coopérative de l'entreprise et capables de réaliser le potentiel coopératif.Son système d'animation unique démontre qu'on a compris que l'entrepreneurship devait se concrétiser dans des actes.«À cela s'ajoutent une grande capacité d'innovation, des liens étroits avec des spécialistes et des conseillers, et beaucoup d'audace et de ténacité.» Chaque médaille a son endroit Le mouvement coopératif est souvent remis en question dés qu'une coopérative atteint une certaine ampleur.Si on ne questionne pas sa pureté, c'est son efficacité qu'on questionne.«Le mouvement a des lacunes, c'est certain, reconnaît Mario Dumais.Sur le plan du financement, notamment.Les sociétaires sont aussi des entrepreneurs qui veulent réinvestir leurs capitaux d'abord dans leur propre entreprise.Il y a aussi le caractère de l'entreprise qui entraîne une certaine lourdeur et exige une transparence qui fait que souvent on doit discuter stratégie sur le perron de l'église!» Voilà pour l'envers de la médaille.Elle a aussi son endroit.«Dans une coopérative agricole, le propriétaire est également un usager, ou un client.Et cela est un avantage bien réel.De plus, la coopérative offre une stabilité, une continuité qu'une entreprise La Caisse centrale Desjardins du Québec 6e Publiscopie 11 détenue par un seul individu ne peut garantir.S'il meurt, l'entreprise va à la succession ou est vendue.La coopérative est moins vulnérable.«Depuis quelques années, c'est un problème réel et majeur que celui des entreprises qui s'endettent lourdement pour résister à une prise de contrôle.La coopérative a une large base et des racines financières nombreuses.Elle ne sera jamais à vendre.Plutôt que de s'inquiéter d'une possible perte de contrôle, elle peut se concentrer sur d'autres aspects.» Mario Dumais reconnaît cependant que les coopératives devront s'adapter.Et qu'il ne faut pas avoir peur de ces adaptations, qu'il ne faut pas craindre que cela émousse le sens coopératif.«Rien n'interdit à une coopérative d'avoir des activités à Panneaux de la centrale qui régit les opérations à la fromagerie de Granby.travers une filiale corporative tout en restant authentiquement coopérative.Plusieurs entreprises capitalistes se dotent de coopératives si cela présente un avantage !» Le mouvement Desjardins l'a fait.La Coopérative fédérée le fait depuis longtemps.Agropur y songe.C'est un mouvement qui semble inévitable et irréversible.Un autre aspect du corporatisme agricole dont il va falloir tenir compte au cours des prochaines années, c'est la réorganisation des fermes.De plus en plus de conjoints s'associent et forment une compagnie.Dans plusieurs cas c'est non seulement l'épouse mais les fils et les filles qui se retrouvent ensemble dans la même entreprise.Comment les impliquer sans remettre en question le principe de un membre, un vote?Si l'on crée une ouverture en ce sens, c'est la porte ouverte aux compagnies, prévient Mario Dumais.Pourtant, c'est vrai qu'il faut trouver une façon d'impliquer les associés.» On la trouvera probablement.« Le coopératisme est une formu- le qui a fait ses preuves, qui a des assises solides au Québec, qui a rendu et rendra encore de nombreux services, et qui continuera de se développer, conclut l'économiste.À condition qu'on lui insuffle la vigueur de l'entre-preneurship collectif, comme Agropur en a donné l'exemple.»¦ IPL Inc.s'associe avec enthousiasme aux célébrations du 50e anniversaire de fondation d'Agropur.Grâce à ses administrateurs dynamiques et innovateurs, tournés vers l'excellence et la qualité totale, Agropur a su se tailler une place enviable au fil des années dans le secteur agro-alimentaire québécois.Sincères félicitations pour toutes ces années de succès et meilleurs souhaits pour un avenir des plus prospères.^^^^^^^^ Leader canadien des produits de matière plastique moulés par procédés d'injection et d'extrusion.Spécialités: produits d'emballage et de manutention MERCURE: QUALITÉ TOTALE (grande entreprise) siffo POUR FAIRE ECLORE LA SAVEUR DE TOUS LES BONS ALIMENTS.LES SELS DESTINÉS À L'INDUSTRIE ALIMENTAIRE ET LE SAVOIR-FAIRE DE SIFTO TÉL.: BUREAU DE VENTE DU QUÉBEC (514) 259-4655 1-800-361-4767 GROUPE DES PRODUnS CHIMIQUES DOMTAR DIVISION DU SEL SIFTO 12 Publiscople Publiscopie 13 Campée sur le bord de la rivière Nicolet, à moitié dissimulée par les arbres, on la remarque à peine de la petite route qui traverse le village.Pourtant, la fromagerie de Notre-Dame-du-Bon-Conseil est l'une des plus importantes fromageries en Amérique du Nord: plus d'un million de litres de lait y sont acheminés chaque jour.De quoi remplir une piscine olympique en moins de quatre jours! Et il en ressort quotidiennement 100000 kg de fromage et.plus de 1 000 mètres cubes d'eau polluée.Mais la fromagerie de Notre-Dame-du-Bon-Conseil possède aussi une usine d'épuration unique.La première en Amérique du Nord à utiliser sur une base industrielle le procédé anaérobie, importé de Hollande.Combiné à d'autres mesures (contrôles préventifs, système d'étangs aérés) il permet de purifier l'eau à 98 p.cent.Et ce, pour la moitié du coût d'un système conventionnel de boues activées, tel qu'utilisé dans la plupart des municipalités du Québec.L'ingénieur Roeland H.Peters, un grand Hollandais aux grands gestes et aux grandes idées, est directeur de l'environnement et de l'automatisation chez Agro-pur.Ce système, c'est un peu son bébé.C'est avec une fierté et un enthousiasme peu communs qu'il me fait visiter les installations.Il m'aurait offert un cigare que je n'aurais pas été surprise! C'est au début des années 80 qu'on commence à se préoccuper sérieusement de pollution.Chez Agropur comme un peu partout ailleurs.Dans la majorité L'environnement UNE USINE D'ÉPURATION D'AVANT-GARDE Dans une usine d'Agropur, fabrication du fromage cheddar en procédé dit continu.des usines d'Agropur, à Granby par exemple, une entente sera signée avec la ville pour utiliser l'usine d'épuration municipale.Mais à Notre-Dame-du-Bon-Con-seil, la situation est particulière.La consommation d'eau de la fromagerie équivaut à celle d'une ville de 50 000 habitants.Cinquante fois la population du petit village où elle s'est installée! Le problème est de taille, la solution sera à sa mesure.«L'eau utilisée contient presque uniquement des résidus de lait», fait remarquer Roeland Peters.Ce n'est donc pas vraiment toxique, mais cela crée une importante demande d'oxygène.La norme est de 60 mg de DCO (demande en oxygène) par litre.Ici, ça peut monter à 3 000 mg ! » Du lit au lit Nous sommes dans l'usine d'épuration.Une bâtisse qui surprend par ses dimensions modestes et la simplicité apparente de ses équipements.Il stagne dans l'air une forte odeur de lait caillé.C'est ici que commence le long chemin que devra parcourir l'eau avant de retourner dans son lit, propre, propre, propre.L'eau évacuée par la fromagerie dans des égouts est pompée vers l'usine située en amont.Elle passe d'abord dans un tamis qui retient les plus gros morceaux, des grains de fromage.Ensuite elle coule à travers un filtre qui retient le sable.Puis elle est acheminée dans le grand bassin-tampon qui s'étend sous nos pieds, en dessous de l'usine.Une capacité de 800 mètres cubes.«Au début, le gouvernement exi- / \u2022 ' m f7/ mi
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