La presse, 29 octobre 1988, Cahier spécial. L'enseignement privé une tradition d'encadrement
[" L'ENSEIGNEMENT PRIVÉ La Presse V. 2 Publiscopie LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 L'ENSEIGNEMENT PRIVÉ: UN HÉRITAGE À DÉVELOPPER Lenseignement privé est en croissance au Québec.Depuis une douzaine d'années, le nombre d'élèves qui préfèrent le secteur privé au secteur public augmente régulièrement.À peu prés mille par année, estime-t-on au Mouvement pour l'enseignement privé (MEP).Les plus récents chiffres publiés par le ministère de l'Éducation (MEQ) non seulement lui donnent raison, mais font état d'une augmentation encore plus substantielle.Selon un dépliant publié par le MEQ en 1987, entre l'année scolaire 1981-82 et l'année scolaire 1986-1987, leur nombre est passé de 87 759 à 96 981.Soit une augmentation annuelle moyenne de plus de 1 500 élèves.Bien sûr, le secteur privé demeure marginal.Et il le restera, tant que les difficultés financières et administratives ne seront pas réglées.«Tant qu'il ne recevra pas sa juste part des subventions de l'État et demeurera inaccessible à plusieurs parents», précise Yvon Robert, président du MEP.Mais il reste que cette augmentation des effectifs prouve hors de tout doute que le privé répond à un besoin réel et même grandissant chez les parents comme chez les enfants.«Ce que les parents choisissent, fait remarquer Yvon Robert, c'est un milieu diffèrent, des valeurs, un style d'enseignement qui ont toujours caractérisé l'enseignement privé.» Ces valeurs se résument en deux points: un enseignement de qualité et un encadrement de qualité.Et, dans plusieurs cas, un environnement chrétien, hérité des communau- tés religieuses qui, pendant des années, ont assumé presque seules l'instruction des jeunes Québécois.Un apport inestimable Les communautés religieuses vieillissent et la relève n'est pas au rendez-vous.Graduellement, elles doivent abandonner leurs écoles pour se consacrer à d'autres oeuvres.La plupart ont choisi de rester auprès des jeunes (pastorale en milieu scolaire, aide scolaire dans les quartiers défavorisés) ou dans le milieu de l'enseignement (cours à l'intention des immigrants).Mais leur apport à l'éducation des jeunes au Québec a été et demeure encore d'une importance capitale.Ce qu'elles ont apporté de plus précieux est profondément ancré dans l'histoire et transcende les époques et les modes: un dévouement inlassable qui a permis d'établir, au tout début de la colonie, les bases d'un enseignement hérité de France, mais adapté à ce nou- M.Yvon Robert, président du Mouvement pour l'enseignement privé (MEP).veau pays à bâtir.Des valeurs d'excellence et de respect qui sont encore bien vivantes aujourd'hui.«Cet héritage, note Louis-Philippe Audet dans son Histoire de l'enseignement au Québec, s'est également incarné dans tous les maîtres d'école, Récollets, Jésuites, Sulpiciens, ecclésiastiques du clergé régulier.Frères Charron, Ursulines, Soeurs de l'Hôpital général de Québec, Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, notaires, maîtres ambulants, qui consacrèrent le meilleur de leurs forces et de leur dévouement à l'enseignement élémentaire, à l'initiation aux métiers et même à une ébauche d'enseignement supérieur.» À cette époque, l'éducation était une affaire d'Église.Uniquement.L'État était alors très «discret» dans ce domaine.On a parfois reproché à l'Église son omniprésence dans le monde de l'éducation.Mais si elle n'avait pas, à ce moment, assumé un rôle que les pouvoirs publics refusaient de jouer, même si cet état de chose lui convenait, le peuple québécois serait longtemps demeuré dans l'ignorance.De la petite école à l'École normale Les premières «petites écoles» apparaissent à Québec vers 1635.L'initiative vient des Jésuites pour les garçons et des Ursulines pour les filles.Très tôt on leur adjoint des pensionnats, alors indispensables à cause des distances.À Montréal, c'est Marguerite Bourgeois qui fonde la première école en 1658.Plus tard ces mêmes communautés et bien d'autres prendront en charge tout l'enseignement primaire et secondaire.La presque totalité des grands collèges d'aujourd'hui ont donc été fondés par des religieux ou des religieuses.L'enseignement secondaire se fait d'abord au séminaire qui accueille les jeunes dès l'âge de onze ans pour leur apprendre les lettres et la philosophie et permettre l'éclosion de vocations sacerdotales.Mais l'Église, contrairement à la croyance populaire, ne s'en est pas tenue à cultiver les beaux esprits et à élever les âmes vers Dieu.Consciente de ses responsabilités au sein de la jeune colonie, elle a aussi oeuvré à former des artisans et des gens de métier.En 1670, relate en effet Louis-Philippe Audet, le séminaire de Saint-Joachim se scinde en deux.Une partie reste séminaire, l'autre devient l'École des arts et métiers.On y enseigne l'agriculture, mais aussi la menuiserie, la sculpture, la peinture.Une autre école du même genre sera fondée à Québec en 1678 et à Montréal en 1694.Vient alors s'ajouter l'apprentissage des métiers de charpentier, couvreur, cordonnier, couturier, maçon, forgeron.Et comme toujours, la sculpture et la peinture.Parallèlement, le séminaire de Québec fait une timide percée dans l'enseignement supérieur avec les mathématiques et l'hydrographie (topographie maritime).Les premières années du régime anglais sont difficiles.Les communautés manquent \u2014 l'histoire se répète \u2014 de ressources financières et de vocations.La Révolution française de 1789 force l'exil de plusieurs ecclésiastiques qui se réfugient au Canada.Leur action permettra à l'enseignement secondaire de survivre au Québec.L'arrivée des Frères des écoles chrétiennes, en 1837, va donner un nouvel essor à l'enseignement.Ils prennent en charge la première Ecole normale pour assurer une relève.Elle sera suivie de plusieurs autres.Les communautés religieuses reprennent leur place.Trop, diront certains.Dans un certain sens, c'est peut-être vrai, admet Louis-Philippe Audet.«Mais l'Église a joué, particulièrement en éducation, un rôle de premier plan.Elle a assumé à peu près seule, aux heures REMERCIEMENTS Nous remercions les institutions suivantes d'avoir eu l'amabilité de recevoir nos photographes: collège Laval, collège Lasalle, collège de Saint-Cèsaire, collège Ville-Marie, école Pasteur.Collège Regina Assumpta 1750, rue Sauriol est, Montréal, H2C 1X4 Établissement privé déclaré d'intérêt public par le ministère de l'Éducation et dirigé par les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame Cours d'études secondaires pour filles Services aux élèves douées et talentueuses Dates de l'examen d'admission pour les élèves qui seront en ire secondaire: Les samedis 26 novembre et 3 décembre 1988 Les formulaires de demande d'admission doivent être remplis à l'avance.RENSEIGNEMENTS: tél.: 382-4121 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Publiscopie 3 difficiles de l'histoire, des responsabilités et elle a pris des initiatives qui ont permis la survivance ri\" jroupe canadien-français au Canada.» L'Église fait sa marque dans l'enseignement primaire et secondaire et au niveau de ce qu'on appellera plus tard le collégial, par les collèges classiques surtout, mais scientifiques et commerciaux également, les écoles normales, les écoles d'infirmières et les instituts familiaux.En 1963, au moment du rapport SPECIAL ENSEIGNEMENT PRIVÉ Hebdobec/La Presse Directeur des cahiers spéciaux Manon Chevalier Textes Suzanne Lalande Photos Pierre Charbonneau et Gilbert Duclos Page couverture Les uniformes de Nicolas et Anne-Marie (agence Constance Brown) proviennent de la maison G.Lalongé, rue Saint-Hubert, et les accessoires de l'Emballerie +, à Saint-Lambert.Graphisme Linda Wilson Montage Atelier La Presse Représentant publicitaire Jean-Claude Dumouchel Impression T.R.Offset Hebdobec/La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1K9 Tél.: (514) 285-7299 Parent, le secteur privé catholique compte plus de 900 écoles de tous les niveaux qui reçoivent 104 000 élèves: 300 écoles primaires qui accueillent environ 4 000 enfants, 500 maisons d'enseignement secondaire où sont regroupés plus de 64 000 élèves et une centaine d'institutions qui se consacrent presqu'exclusive-ment au cours classique et reçoivent plus de 36 000 jeunes.De plus, comme le fait remarquer Louis-Philippe Audet, «pendant toute la première moitié du 20e siècle, l'instituteur religieux fut préféré à l'instituteur laïque pour diverses raisons : sa compétence parfois, sa meilleure formation souvent, son coût d'engagement moins élevé car les Québécois n'étaient pas d'enthousiastes payeurs de taxes scolaires.» Des racines profondes Les institutions d'enseignement privé ont donc des racines profondes, plus particulièrement celles qui ont été fondées par des communautés religieuses.Qu'on pense au couvent des Ursulines à Québec qui fêtera bientôt son 350e anniversaire, au petit séminaire de Québec qui a 320 ans cette année et au collège Marie-de-I'Incarnation de Trois-Rivières qui aura 300 ans en 1997.Si le collège Laval, dirigé par les Frères maristes, et le Mont-Saint-Louis fondé par les Frères des écoles chrétiennes et devenu depuis coopérative de parents, célèbrent cette année leur centenaire, plusieurs ont depuis longtemps dépassé la centaine: le collège de l'Assomption (156 ans), le collège de Lévis (135 ans), le séminaire de Chicoutimi (115 ans), le collège Notre-Dame (120 ans) et plusieurs autres qu'il serait trop long d'énumérer.Mais si les religieux ont longtemps occupé la scène, certains collèges laïques du réseau privé ont aussi des racines historiques.Parmi les plus anciens, des collèges commerciaux : le collège Bart, fondé à Québec en 1917, et le collège d'affaires Ellis, fondé à Drummondville en 1930.À Mont- Ce que les parents choisissent dans l'enseignement privé, c'est un milieu différent, des valeurs, un style d'enseignement.réal, le collège Stanislas fête cette année son cinquantenaire.Les écoles privées sont dépositaires de cette tradition.Une tradition que la révolution tranquille aurait eu bien envie de jeter pardessus bord.«Au nom d'une certaine révolution tranquille, on a tout lancé en l'air, déplore le président du MEP.On a refusé de tabler sur ce qui existait déjà.» Et c'est malheureux.Aujourd'hui on se rend compte qu'on est allé un peu trop vite.Que la tradition n'est pas nécessairement synonyme de conservatisme et qu'elle peut servir de tremplin à l'innovation.La tradition, à l'école privée, n'est pas synonyme de conservatisme; elle sert même de tremplin à l'innovation.C'est probablement ce qui explique la faveur grandissante du secteur privé.Aujourd'hui, ils sont près de 100000 jeunes à fréquenter, au primaire, au secondaire ou au collégial, des institutions privées.100000 jeunes qui ont décidé de faire confiance à une certaine tradition, à l'expérience qu'elle confère, aux valeurs qu'elle véhicule.¦ CAMPUS DU COLLEGE SAINTE-ANNE DE LACHINE 1250, Saint-Joseph Lachine Qc H8S 2M8 1979 Une vie en pleine croissance Examens d'admission: 16 novembre 1988 14 janvier 1989 Tél.637-3571 1861 Un héritage culturel Établissement dirigé par les Soeurs de Sainte-Anne pour FILLES et GARÇONS de lrc à 3e Sec.pour FILLES de 4e et 5e Sec.1988 Une promesse pour l'an 2000 Opération \"Portes ouvertes\" 9 novembre 1988 4 Publiscopie LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 LE PRIVÉ: DES SERVICES DE QUALITÉ À BON PRIX ((I a taille des classes, la scolarité des profes-¦¦iseurs, la structure administrative, le coût par élève n'ont à peu près aucun impact sur la performance des élèves.Ce qui joue, c'est l'esprit d'équipe qui règne dans une école.Un esprit d'équipe qui tient autant au leadership du directeur et à la confiance qu'il accorde à ses professeurs, qu'au sens de la mission qui les habite et qui n'est possible que si l'école est autonome.» Jean-Luc Migué, professeur d'économie à L'École nationale d'administration publique (ENAP) est catégorique.L'étude qu'il vient de réaliser sur «L'économique de l'éducation élémentaire et secondaire» prouve hors de tout doute que les facteurs sous-ja-cents à la qualité de la production scolaire reposent sur l'autonomie de l'école.Autonomie dans l'élaboration des programmes, dans le choix des manuels, les méthodes d'enseignement et d'évaluation, l'embauche du personnel, les règles disciplinaires, etc.En un mot, l'autonomie donne la possibilité de bâtir un projet éducatif cohérent.«C'est tout cela qui produit la performance!» insiste-t-il.Et l'autonomie est inconciliable avec le monopole d'État.C'est pourquoi le privé performe plus.Et c'est pourquoi la centralisation déjà très réelle dans le secteur de l'enseignement public et que la loi 107 tend à accentuer est néfaste à la productivité scolaire, poursuit Jean-Luc Migué.Elle amenuise les pouvoirs locaux et uniformise l'enseignement.» M.Jean-Luc Migué, auteur d'une étude sur «L'économique de l'éducation élémentaire et secondaire».L'étude réalisée par Jean-Luc Migué et son collègue de l'ENAP Richard Marceau n'est pas encore terminée.Mais les résultats préliminaires permettent d'en dégager les grandes lignes.Commandée par le MEP qui voulait vérifier le poids économique relatif du privé et du public, l'étude a bénéficié d'une collaboration financière des associations des collèges privés (ACQ), des institutions d'enseignement secondaire (AIES) et des établissements secondaires privés (ADESP).« La commande était trop modeste, fait remarquer M.Migué.Je leur ai proposé de faire une étude approfondie des secteurs privé et public dans l'enseignement et, comme sous-produit en quelque sorte, d'élaborer des perspectives d'avenir.» L'analyse est basée principalement sur des étu- des américaines, où l'école privée n'est ni financée, ni réglementée par l'État.La place des pouvoirs publics La réforme scolaire du milieu des années 60 a, à toutes fins utiles, nationalisé l'éducation.Les argu- C'est l'autonomie qui donne à l'école privée la possibilité de bâtir un projet éducatif cohérent.ments alors invoqués furent la démocratisation de l'enseignement, l'accessibilité pour tous, la nécessité d'un plan global pour assurer une certaine cohérence dans les programmes, ce que M.Migué qualifie pour sa part «d'homogénéité des connaissances», et la centralisation des pouvoirs pour des raisons d'efficacité et d'économie.Jean-Luc Migué démolit ces arguments un à un: «C'est à la classe moyenne que la réforme a bénéficié, comme d'ailleurs toutes les mesures sociales.Si on avait vraiment voulu rendre l'éducation plus accessible aux classes défavorisées, on leur aurait accordé une assistance financière directe.Le monopole étatique ne garantit en aucune façon l'accessibilité.» Quant à la prétendue nécessité d'uniformiser en quelque sorte l'enseignement, pour que certains ne partent pas plus partants que d'autres, il estime que c'est une «concession gênante à la supériorité de la concurrence!» Quant aux économies d'échelle invoquées alors et maintenant, il estime que ce n'est tout simplement pas pertinent.«Les économies d'échelle sont possibles quand d'importants montants d'argent sont nécessaires à la mise en place de grosses infrastructures.Dans le domaine de l'enseignement, 80 p.cent du budget va en salaires, à des postes qui jouissent de la sécurité d'emploi.Il n'y a pas beaucoup d'économie d'échelle à faire là!» Il reprend, à son tour, l'argument m 'OttLLJl VILLA MARIA Cours secondaire complet.Externat pour filles.À proximité du métro Villa-Maria.Établissement d'enseignement privé, déclaré d'intérêt public, dirigé par les soeurs de la Congrégation de Notre-Dame.SECTEUR FRANCOPHONE Date: 12 novembre 1988, secondaire I 10 décembre 1988, secondaires, I, II, V Heure: 8 h 30 a.m.Coût: 30 $ SECTEUR ANGLOPHONE Date: Secondary I, October 29th 1988 Secondary II, III, IV, January 21st 1989 Time: 8:45 a.m.Cost: $30.00 4245, boulevard Décarie, Montréal BUREAU DES ADMISSIONS: 484-4950 utilise au moment du rapport Parent par ceux qui s'opposaient à l'intervention de l'État dans l'éducation: la volonté de soustraire l'école au jeu des influences politiques.«Si le système public coûte cher, ce n'est pas à cause de l'incompétence des administrateurs publics, c'est que l'État poursuit d'autres objectifs que la seule éducation.Il fera construire une école, par exemple, pour, encourager le développement d'une région, ou il accordera des conditions salariales avantageuses.Cela fait aussi partie de la dynamique politique.» Et les coûts?Aux États-Unis, l'école publique coûte près de deux fois plus cher que l'école privée, démontrent certaines études.Et le taux d'insatisfaction à l'égard du secteur public est très élevé.Beaucoup plus élevé qu'ici même.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Publiscopie L'autonomie et l'esprit d'équipe présenta dans les écoles privées sont des facteurs déterminants de l'excellence académique.Au Québec, le coût réel est à peu prés identique dans les deux secteurs: $4321 par élève au public et, au privé, un peu moins, soit environ $4020.La différence réside surtout dans le fait qu'au public les parents n'ont rien à débourser.Au privé, la subvention accordée par enfant est de $2425, et c'est soit aux parents soit aux institutions religieuses, par le biais de salaires moindres, à assumer la différence de $1 600.«Les parents paient deux fois, in-siste-t-il.Ce n'est pas un slogan politique, c'est la réalité.Ils paient leurs impôts comme tout le monde et doivent repayer encore parce que la subvention ne couvre pas la totalité des frais.Ceux qui dénoncent le système privé devraient comprendre qu'il leur fait économiser de l'argent!» On parle beaucoup, depuis quelques années, de ce qu'on appelle en anglais le voucher, et qu'on a traduit ici par bon d'éducation, ainsi que du crédit d'impôt.Les deux formules ont ceci de particulier qu'elles s'adressent à l'individu et non à l'institution et laissent ainsi le champ libre à la liberté de choix, et en conséquence à une certaine concurrence dont les élèves ne peuvent que bénéficier.«Encore là, soutient le professeur de l'ENAP, cela représente une économie pour le contribuable.Si, par exemple, le gouvernement offre un montant de $ 500 et que 10000 parents s'en prévalent en transférant leur enfant au privé, cela crée, dans un premier temps, un alourdissement du fardeau fiscal de 5 millions.~ « i J'APPRENDS AVEC PLAISIR! A ; n COURS GÉNÉRAL COMPLET: 1\u201e à S.secondaire On mettre un COURS GEN 2e cyc,e.13.,e cno,x entre GOÛTS,MES APTITUDES.Ainsi JE DÉVELOPPE MES TALENTS, MES o \u201eèrud\u201ees».etc.ESS ^.S^SKSSS * me.Il \u2022 ~ -,E MICATIOM entre lewteo^ la ™g°,OIENNE OE L'ECOLE.» 8U'iL^ J^M^APPWE ^ SERVICES PROFESSIONNELS: récupération, afflS Per-ne-.M* etc HANDBALL avancé.THÉÂTRE, CONCOURS DE MATH, ETC.ÇA BOUGE À L'HEURE DU MIDI! TU CHERCHES TA PLACE?N.-D.-L., UNE PLANETE À DÉCOUVRIR Externat pour jeunes filles MAISON D'ÉDUCATION PRIVÉE CATHOLIQUE déclarée d'Intérêt public par le ministère de l'Éducation du Québec 845.Ch.TIFFIN, LONGUEUIL, QUÉBEC J4P 3G5 POUR UNE INSCRIPTION SUR RENDEZ-VOUS: SESSIONS D'ADMISSION 1raà 5e SECONDAIRE: \u202212 NOVEMBRE \u202219 NOVEMBRE \u2022 26 NOVEMBRE INSCRIPTIONS 1989-1990 Collège Mont-Royal 2165, rue Baldwin, Montréal (près du métro Honoré-Beaugrand) (Dans ta tradition des colleges privés.une icoie à dimensions humaines! Institution d'enseignement secondaire privée mixte -Déclarée d'intérêt public par le MEQ 1re, 2e, 3e, 4e, 5e secondaire ¦450 élèves- -Atmosphère calme et disciplinée propice à l'étude Examen d'admission 1989-1990 Le samedi 3 décembre à 9h pour 1 re et 2e SECONDAIRE se présenter dans les jours qui précèdent ou le jour de l'examen et remplir une demande d'admission.Pour 3e, 4e, et 5e SECONDAIRE Inscription après étude du dossier Pour renseignements: 351-7851 6 Publiscopie LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Le système privé instaure une concurrence scolaire qui ne peut que bénéficier à tous les élèves.«Par contre, 10000 enfants qui coûtent au contribuable $2425 plutôt que $4321, soit une différence de $ 1 896 par enfant, cela représente un allégement fiscal de prés de 19 millions.Une économie nette de 14 millions.» Parce que, encore là, d'autres personnes assument une partie des frais.» La qualité avant tout Mais ce qui semble ressortir de façon claire de l'étude, c'est la qualité de la performance du privé par rapport au public.«Les chiffres nous viennent surtout des États-Unis, admet M.Migué.Mais certains indices permettent de croire que la situation est similaire au Québec.» En d'autres mots, meilleur rendement pour un coût identique.«Jusqu'à récemment, poursuit Jean-Luc Migué, les études convergeaient toutes vers le même résultat: une meilleure performance au privé qu'au public.Mais on n'arrivait pas à décelé.les conditions qui lui confèrent cette supériorité.» Une étude américaine a enfin réussi à identifier l'autonomie et l'esprit d'équipe présents dans les écoles privées comme les facteurs déterminants de l'excellence académique.«Et les résultats quant à la supériorité du privé sur le public y sont probants et incontestables», soutient M.Migué.«La question qu'il faut se poser, ajoute-t-il, c'est pourquoi il n'y a pas plus d'écoles privées au Québec.Je n'ai pas de réponse définitive, mais j'ai la présomption que la réglementation sévère quant à l'ouverture de nouvelles écoles y est pour beaucoup.Même depuis la levée du moratoire il demeure très difficile d'ouvrir une nouvelle école.» Jean-Luc Migué se dit convaincu que si l'ouverture d'une école privée suivait la loi du marché et n'était pas plus réglementée qu'une autre industrie, et si l'accessibilité y était facilitée par une formule comme le bon d'éduca- tion, c'est à peine 25 p.cent de la clientèle étudiante qui se retrouverait dans les écoles publiques.Entre l'idéal et le réalisable M.Migué estime que les mesures prises à ce jour, les «réformet-tes», comme il les qualifie, ne vont pas dans le sens des exigences de la production.«On ajoute des dépenses, des exigences, des réglementations des matières, rien pour améliorer la performance.Et on centralise, ce qui est carrément néfaste!» L'idéal, selon lui, bien qu'il sache que ce soit utopique, c'est que le secteur public n'occupe qu'une place insignifiante.Que son rôle se limite à assister les personnes des milieux défavorisés.Le réalisable, c'est de faire place à la concurrence, via les crédits fiscaux.Mais encore là, il se demande si c'est réalisable.«Il y a des intérêts importants en jeu, ceux de la classe moyenne, des syndicats, des fonctionnaires.» ¦ Association des établissements scolaires privés College Charlcs-Lcmoync de Longucuil 3507, boul.Marie-Viclorin Ville Ste-Catherine (Québec) J01.1E0 900, boul.Tachereau l.ongueuil (Québec) J4K 2X3 (514)638-1282 Directeur général: M.Jean-Yves Ferland Collège des Eudistcs de Roscmont .1535, boul.Roscmont Montréal (Québec) H1X1K7 (514) 376-5740 Directeur général: M.Origènc Voisine Collège Français 1965 (inc) 185, rue Fairmount ouest Montréal (Québec) 1I2T2M6 (514) 495-2581 Directeur général: M.Louis Portai Collège Laval 275, rue Laval Ville de Uval (Québec) I17C1W8 (514)661-7714 Directeur général: M.Fabien Landry 1^' L'Ecole Progressive Inc.690, boul Crémazic est Montréal (Québec) I12P1E9 G14) 381-3945 Directeur général: M.Laurent Méthot Ecole Secondaire Let end rc 9615, rue Papineau Montréal (Québec) II2B 1Z6 614)389-3513 Directeur général: M.Caston Letendre Ecole Secondaire Saint-Paul de Varcnncs 235, rue Sic-Anne, CP.320 Varcnncs (Québec) JOL2P0 614)652-2941 Directeur général: M.Richard Doylc Ecole Secondaire Saint-Sacrement 901, rue St-I.ouis Terrebonne (Québec) J6W 1K1 (514)471-6615 Directeur général: Yves Lcmirc cm COLLEGE SMÏÏ Mt Càtf Saint.Jc«n.VUnncy M.Pierre Primcau: Directeur executif 1175, rue Bernard ouest, bureau 300 Oulrcmont (Québec) H2V 1V5 (514) 270-4524 Collège Mont-Saint-Louis 1700, boul Hcnri-Bourassa est Montréal (Québec) I12C1J3 (514)382-1560 Directeur général: M.Mathieu Girard Collège Rcgina Assumpta 1750, rue Sauriol est Montréal (Québec) H2C1X4 (514)382-4121 Directrice générale: Soeur Annette BeUavance Collège Sic-Anne de Lachinc 1250, St-Joseph Lachine (Québec) H8S2M8 (514) 637-3571 Directrice générale: Soeur Jeannine Serres Collège St-Jcan Vianncy 12630, boul.Gouin est Montréal (Québec) HIC 1B9 (514) 648-3821 Directeur général: M.Yves Bégin IMi-m.il Sacré-Coeur 330, Montée Lesage Roscmère (Québec) J7K4II4 (514)621-6720 Directeur général: M.Roger Mailloux LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Publiscopie 7 QUAND LES PARENTS PRENNENT LA RELÈVE ^^out autour la terre est fraîchement retournée. l'inté-I rieur, ça sent la peinture fraîche et le bran de scie, les murs sont nus et les pupitres sont dépareillés.Il manque encore des équipements dans la salle d'économie familiale et les classes ne sont pas toutes remplies, mais qu'importe.Elle est bien là cette école qu'on attend depuis maintenant six ans.L'académie Lafontaine, située dans la petite ville du même nom, près de Saint-Jérôme, a ouvert ses portes le 6 septembre dernier.Quand la réalisation de l'audacieux projet sera terminée, il comprendra une école primaire et secondaire, un pensionnat, une garderie, une piscine, un arena, un centre d'accueil, une chapelle et une salle de spectacle.Mais pour l'instant, on en est à la première étape: l'école primaire et secondaire.Il reste que, pour les quelque 400 parents qui ont mis temps et énergie dans ce projet qui leur tenait à coeur, le 6 septembre fut un grand jour.Dennis Geraghty, avocat de Saint-Jérôme, père de trois enfants dont deux d'âge scolaire et président de la corporation Académie Lafontaine était du nombre.«Au départ il s'agissait d'un projet d'école alternative au sein du réseau public, mais qui véhiculerait les valeurs et les principes en vigueur dans les écoles privées.Le projet a été refusé par la commission scolaire.En 1985, avec le petit noyau de membres qui restaient, on a décidé de bâtir un projet d'école privée.» L'école projetée desservira toute Me Dennis Geraghty, avocat de Saint-Jérôme, président de la corporation Académie Lafontaine.la région des Basses-Laurenti-des.Elle veut répondre au besoin légitime des parents de choisir une école de leur choix et ce, sans trop s'éloigner de leur milieu.Les démarches seront longues et ardues.Il faut présenter un projet étoffé au ministère: projet éducatif, programme académique, outils pédagogiques, appui du milieu, études de faisabilité.«une brique de 300 pages!» s'exclame M.Geraghty.Et ce n est pas tout.Il faut encore trouver le financement, faire les plans, recueillir des appuis, attendre les réponses du ministère, surveiller le chantier.Il se passera trois ans bien comptés avant que le rêve ne devienne réalité.Mais, à l'instar des autres parents, d'Yvon Robert, parent, directeur général de l'école et président du MEP, de Sr Suzanne Jacques, directrice du primaire, le président Geraghty estime que l'effort a été payé de retour.«C'est comme pour un athlète.S'il s'est entraîné pendant des années et qu'il gagne, il trouve que cela valait la peine.Je ne m'engagerais pas dans un autre projet semblable demain matin.Mais si je me retrouvais dans les mêmes conditions qu'il y a trois ans, oui je referais la même chose.» Un projet collectif Pour que ce projet se réalise, il a fallu que tout le monde y mette du sien.Pour manifester leur sérieux et constituer un certain fonds de roulement, les parents membres de la corporation ont accepté de donner chacun un montant de S1 000.payable à l'inscription de leur premier enfant.«C'est vraiment un don, tient à préciser l'avocat.Pas des frais d'inscription déguisés, comme cela s'est déjà fait.» Quand l'école sera remplie à pleine capacité, cela fera $500000.Mais on ne l'a pas encore.En attendant, la Caisse populaire Sain-te-Paule a consenti une hypothèque et, pour le reste, on a eu recours à une campagne de financement à laquelle la collectivité laurentienne a bien répondu, et à des prêts personnels qui seront remboursés en trois ans, à même les mille dollars payés à l'inscription.Les autres écoles du réseau ont aussi été mises à contribution.«Les cases des petits viennent d'un collège, les pupitres de plu- sieurs autres», me glisse le directeur général Yvon Robert en me faisant faire le tour du propriétaire.Les professeurs aussi ont fait leur part en acceptant une rémunération moindre.Martine Breault enseigne le français au secondaire.«Je viens de terminer mon cours et les places sont rares.Pour moi, c'est un bon moyen de prendre de l'expérience.Et comme c'est encore une petite école, les relations s'établissent facilement, le climat est agréable.» Pour André Lessard, le «prof de gym».il s'agit aussi d'une bonne occasion de faire ses preuves, et pour avoir travaillé dans une polyvalente pendant quelques mois, il apprécie à sa juste valeur la dis- COLLEGE MONT-SAINT-LOUIS ASSOCIATION COOPÉRATIVE 1700 est, boulevard Henri-Bourassa Montréal H2C 1J3 Établissement privé déclaré d'intérêt public pour garçons et filles COURS SECONDAIRE GÉNÉRAL Examens d'admission pour septembre 1989: \u2014 En lrosecondaire: 26 novembre 1988 - 3 décembre 1988 \u2014 En 2e.3°, 4l\" et 5l\" secondaire: sur rendez-vous Renseignements: 382-1560 COLLÈGE m Dirigé par les Frères Maristes PENSIONNAT-EXTERNAT POUR GARÇONS Reconnu d'intérêt .public par le ministère de l'Education Programme d'éiudes: Ire à 5e secondaire EXAMENS D'ADMISSION pour septembre 1989 Pour tous les élèves de 1\" à 5e secondaire le samedi 3 décembre 88, 9 h a.m.le samedi 10 décembre 88, 9 h a.m.Frais 10 $ Apporter une photocopie de ses bulletins scolaires 87-88 et 88-89 ^RENSEIGNEMENTS Réception du collège: 275, rue Laval Saint-Vincent-de-Paul Ville de Laval, Québec H7C IW8 Tél.: 661-7714 1 8 Publiscopie LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 cipline de l'école qui permet de faire du travail sérieux.Quant au musicien André Casault, c'est pour lui l'occasion rêvée de réaliser un projet d'enseignement de la musique.Même les enfants coopèrent à leur façon.Le midi, dans la cafétéria vieux rose qu'éclairent de grandes fenêtres, les grands servent les petits d'abord et mangent ensuite.Une page d'histoire Les communautés religieuses, qui pendant des années ont donné leur temps sans compter, doivent se retirer une à une des écoles qu'elles ont fondées, parce qu'il n'y a plus personne pour assurer la relève.Le mouvement amorcé avec la réforme, vers la fin des années 60, semble irréversible.Plusieurs demeurent au poste: la moitié des écoles privées sont encore administrées par des communautés religieuses ou des membres du clergé.Mais la moyenne d'âge est de 65 ans et les novices sont rarement plus de deux ou trois.Une page d'histoire est en train de tourner.Il reste que les valeurs que ces communautés ont toujours défendues ne se retireront pas avec elles.Les jeunes qu'elles ont formés et qui sont devenus parents à leur tour ont décidé de prendre la relève.M.Mathieu Girard, directeur du collège Mont-Saint-Louis.Jicadémie chèle-pnovost inc.Collège privé mixte reconnu d'intérêt public Primaire Secondaire Internat-Externat G Un collège du centre-ville sur le flanc du Mont-Royal.Cadre moderne, ambiance familiale, études sérieuses.) INSCRIPTION 89-90 DÈS MAINTENANT 1517, avenue des Pins Ouest, Montréal H3G 1B3 934-0596 HATEZ-VOUSL.encore quelques places disponibles rÉco(e Ste.-1{ita ck Ccuscia 5925 DccBrlo, Montréal H3W 3C9 \u2022 Maternelle 4 et 5 ans \u2022 Primaire 1re à 6e année Permis du M.E.Q.no 749-907 \u2022 Mixte \u2022 Internat \u2022 Externat \u2022 Enseignement personnalisé et individualisé de 20 élèves maximum \u2022 Cours de rattrapage \u2022 Informatique \u2022 Anglais \u2022 Espagnol \u2022 Judo \u2022 Gymnastique artistique \u2022 Autodéfense Plein air \u2022 Musique \u2022 Danse \u2022 Théâtre Dessin \u2022 Chant Tél.: 342-6076 M.Robert Brunette, ancien du collège Mont-Saint-Louis, est directeur de l'équipement et des achats à cette même institution.Si certains mettent sur pied de nouvelles écoles, d'autres proposent, comme c'est le cas au collège Sainte-Anne-de-la-Pocatiére, de partager la direction des écoles existantes avec les religieux.Les directions mixtes sont présentées dans 15 p.cent des institutions.D'autres (34 p.cent) mettent sur pied des corporations, regroupant des parents surtout, parfois du personnel enseignant, afin de racheter l'institution.La plupart du temps, les religieux demeurent associés à la direction, le temps d'assurer la transition.C'est ce qui s'est passé au collège Jean-de-Brébeuf il y a quelques années, à Montréal.C'est vraisemblablement ce qui va arriver au collège de Saint-Césaire, en Estrie.Mais le premier à avoir fait le pas, c'est le Mont-Saint-Louis, fondé par les Frères des écoles chrétiennes et qui célèbre cette année son centenaire.Et il l'a fait selon une formule originale dans le domaine de l'enseignement: la formule coopérative.Par la science et la vertu En 1969, c'est la création des premiers cégeps.Les Frères des écoles chrétiennes ont déjà des problèmes de recrutement.Le vieil édifice de pierres grises, situé rue Sherbrooke, sera cédé au cégep du Vieux-Montréal.L'édifice seulement.Pas le nom, symbole d'une façon d'éduquer résumée dans la devise du Mont-Saint-Louis, Virtute et Scienta, par la vertu et la science.Mais ce nom, comme la devise, sont condamnés à l'oubli, puisque le se- condaire doit disparaître dans l'opération.Les anciens réagissent: pas question de laisser perdre cette tradition.À leur tête, Raynald Loi-selle.Autour de lui, des parents qui tiennent à poursuivre l'oeuvre entreprise par les Frères.Mais où aller?Comment s'organiser?Comment financer le projet?Les problèmes se règlent un à un.Les Jésuites ont mis le collège Saint-Ignace en vente.La Fiducie du Québec accepte de financer le projet et, sans en faire une condition sine qua non, suggère fortement de former une association coopérative.Ce qu'ils font.Le 1er juillet 1969, le Mont-Saint-Louis prend possession de ses nouveaux locaux.En septembre il est prêt à accueillir les 800 élèves qu'amène la rentrée.La formule coopérative demande cependant une période de rodage.Robert Brunette, actuellement directeur de l'équipement et des achats, est alors directeur des services à l'élève.C'est un ancien du Mont-Saint-Louis où il a été d'abord professeur de latin puis adjoint au directeur.«Au départ, raconte-t-il, les membres étaient recrutés parmi les parents, la communauté, les membres du personnel et même les élèves.» On se rend vite compte des problèmes qu'un membership aussi disparate peut poser.«Les professeurs étaient à la fois patrons et employés et se retrouvaient constamment pris dans des conflits d'intérêt déchirants.» Quant aux élèves, comme ils de- J&nfirionnat beô Œrsiulmesi Dans les Cantons de l'Est à 120 km de Montréal et 50 km de Sherbrooke COURS SECONDAIRE 1 à V PENSIONNAT POUR JEUNES FILLES: - à la semaine - approfondissement de l'anglais - transport organisé Séances d'informations pour tous et examens d'admission pour 1rs secondaire: - dimanche, 15 janvier 1989 -dimanche, 19 février 1989 _- dimanche.9 avril 1989_ Pensionnat des Ursullnes 26, rue Dufferin Standead ( Québec) JOB 3E0 Tél.: (819) 876-2180 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Publiscopie vaient avoir 16 ans, seuls les finissants pouvaient siéger et ils ne demeuraient au conseil qu'un an.Pas assez pour comprendre les rouages complexes à la fois de la coopérative et de la direction d'un grand collège.«Ils venaient me voir désemparés », rappelle Robert Brunette: «Il y a des fois où on obtient la balance du pouvoir, où c'est notre vote qui va trancher en faveur des pour ou des contre et on n'a rien compris!» Il a fallu se réajuster.» Aujourd'hui, seuls les parents peuvent être membres.Ils paient une part sociale symbolique de $50 par année, qu'ils récupèrent quand leur enfant quitte l'école.Les membres du conseil d'administration sont élus pour deux ans afin ,de minimiser l'impact d'une rotation constante.La formule est-elle recommanda-ble?«Oui, estime l'actuel directeur du collège, Mathieu Girard.C'est une formule démocratique qui fait s'impliquer les parents.Si on avait à mener des opérations commerciales, ce serait différent, mais pour gérer un collège la formule ne pose aucun problème.» Aujourd'hui le Mont-Saint-Louis accueille 1400 élèves.Au fil des ans il s'est agrandi et transformé: un gymnase en 1972, une cafétéria et une salle de séjour en 1987.L'aile originale construite en 1852 et consacrée monument historique a été rénovée en 1982.Au fil des ans, il s'est adapté à l'évolution sociale et culturelle.Le collège est mixte, l'uniforme n'est plus obligatoire et les élèves ont le droit de dessiner sur les murs.Ce qu'ils font avec beaucoup de talent et d'imagination d'ailleurs.Leur journal aussi est impressionnant, autant par la variété des sujets abordés que par la qualité du traitement et de la langue.Les valeurs qui ont fait la réputation du collège se sont maintenues: qualité de l'enseignement, qualité de l'encadrement, respect des autres et de soi.Et c'est exactement pour cette raison que les parents avaient décidé de prendre la relève.¦ ÉTUDIEZ AU COEUR DE L'INDUSTRIE Mode Gestion hôtelière/restauration Tourisme/voyages Techniques de bureau (514) 281-1919 ou sans frais de l'extérieur au 1-800-363-3541 ?COLLEGE LASALLE 10 Publiscopie LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Depuis un an, la commission consultative sur l'enseignement privé a repris du poil de la bête.Son mandat s'est élargi, on lui a donné de meilleurs outils, et surtout le climat dans lequel les membres travaillent s'est considérablement amélioré.« On sent de la part du ministère une certaine ouverture d'esprit et une grande franchise dans l'interprétation du rôle qu'il attend de nous», se réjouit Pierre Pion, avocat, parent, fondateur du MEP et membre de la commission.Créée en 1967, dans la foulée du rapport Parent, la commission avait pour mandat, à l'instar des autres comités et commissions alors mis sur pied, d'« assurer le contact avec les organismes intermédiaires (.) afin que la vitalité religieuse, culturelle et économique de toutes les institutions bénéficie d'une entière protection ».«À l'époque, plusieurs parents et éducateurs s'inquiétaient de la UNE COMMISSION À LIMAGE DU RÉSEAU survie des valeurs véhiculées par le secteur privé, rappelle Pierre Pion.La commission, selon le discours de Paul Gérin-Lajoie, devait agir comme un chien de PENSIONNAT PRESENTATION-DE-MARIE 425, Claude-de-Ramesay Marlevllle JOL1J0 COURS SECONDAIRE: ireet 2e Pensionnat et externat pour filles EXAMEN D'ADMISSION à 9:30 les samedis 26 novembre et 28 janvier POUR RENSEIGNEMENTS: 460-4961 Me Pierre Pion, avocat, fondateur du MEP et membre de la commission consultative sur l'enseignement privé.garde pour préserver ces valeurs.» Mais au fil des ans son mandat s'est graduellement étiolé pour se réduire, à toutes fins utiles, à des recommandations pour l'octroi ou non d'un permis et de subventions à une nouvelle école.Ses recommandations sont suivies dans la majorité des cas, mais sa marge de manoeuvre est mince.Réagir à la menace En 1976, l'arrivée au pouvoir du Parti québécois vient raviver les inquiétudes des tenants de l'enseignement privé.«Jusque-là, se souvient Me Pion, nos inquiétudes ne s'étaient pas actualisées.» Mais le moratoire de 1976, gelant la création de nouvelles écoles, apparaît comme un premier signal d'alarme.«Malgré tout, encore là, on a décidé d'attendre.C'était tout à fait légitime, pour un nouveau parti au pouvoir, de vouloir faire un bilan avant d'agir.Mais la loi II, votée en 1981, venait confirmer la volonté du gouvernement pé-quiste d'étouffer l'enseignement privé en réduisant son financement!» C'est alors qu'il collabore, avec d'autres parents, enseignants et administrateurs, à la fondation du Mouvement pour l'enseignement privé (MEP).De son côté, la commission commence à réclamer, à partir de 1976, une révision de son rôle et des outils plus appropriés de fonctionnement.À ce moment, elle dépend des fonctionnaires de la direction de l'enseignement privé pour nourrir sa réflexion.Les deux instances remettent des recommandations distinctes.«Mais quand c'est la même analyse qui a servi à prendre la décision, les recommandations sont rarement divergentes», fait remarquer l'avocat.Jusqu'en 1985, la commission élèvera la voix à plusieurs reprises, sans résultat.Il faudra attendre 1987 pour qu'un changement se concrétise.Un nouveau rôle En octobre 1987, de nouveaux membres sont nommés à la commission.Des gens bien au fait des problèmes du privé et représentatifs du milieu.S'inscrivant dans la lignée de leurs prédécesseurs, ils se questionnent sur leur rôle et arrivent à la même conclusion: la nécessité d'un mandat plus large, ne serait-ce que pour des raisons de logique, et des moyens de travail plus appropriés.«Comment faire des recommandations pour l'ouverture de nouvelles écoles sans tenir compte des problèmes de financement?» questionne Pierre Pion.En réponse, le ministre soumet à la réflexion de la commission quelques sujets: les avenues de financement pour le secteur privé, le processus décisionnel qui mène à l'octroi de subventions, les critères de transfert de certains dossiers (cours de danse sociale, par exemple) à d'autres ministères et il lui a adjoint un secrétaire permanent, M.Jacques Marois.«Ce sont des premiers pas importants», reconnaît Me Pierre Pion.Pierre Pion demeure convaincu que le secteur privé doit être maintenu.C'est pour cette raison qu'il a contribué à la fondation du MEP.C'est pour la même raison qu'il siège aujourd'hui à la commission consultative.«C'est la seule façon de respecter la liberté de choix, de permettre une saine concurrence et de créer un stimulant.On ne vit pas dans une société monolithique, notre système d'éducation ne doit pas être monolithique.» ¦ COLLEGE VILLE-MARIE Ecole secondaire privée déclarée d'intérêt public par le ministère de l'Éducation pour garçons et filles 2850 est, rue Sherbrooke station de métro Préfontaine Montréal, Québec H2K 1H3 Tél.525-2516 Nécessaire de s'inscrire Examens d'admission pour la 1ere année du secondaire le samedi 28 novembre 1987 le samedi 5 décembre 1987 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Publiscopie 11 LE PRIMAIRE PRIVE: POUR PARTIR DU BON PIED Chaque matin, Danielle Le-febvre part de Lorraine, au nord de Laval, pour aller reconduire ses deux filles Julia et Marie-Pier à l'académie Lafontai-ne, située en bordure de l'autoroute des Laurentides, un peu passé Saint-Jérôme.Chaque soir, elle fait le même trajet en sens inverse.Une grosse demi-heure de route, matin et soir.Mais elle ne s'en plaint pas.«Je n'ai jamais vu mes filles aussi emballées.Elles ont adoré l'école, dès le premier jour.Pourtant ça leur fait de grosses journées! Mais il y a certainement quelque chose.Elles ont l'air tellement bien!» Elle ne regrette donc pas son choix, même si ce choix lui coûte $5000 par année.Puisque l'école ne reçoit aucune subvention.Comme toutes les écoles primaires qui n'ont pas de pensionnat.Les écoles primaires sont les mal-financées du réseau, ce qui les rend inaccessibles à plusieurs parents.Pour obtenir du financement, il faut être RFS (reconnu pour fins de subvention) ou, ce qui est encore mieux, DIP (déclaré d'intérêt public).La seule obtention d'un permis donne le droit d'exploitation mais aucune subvention.Au primaire, la seule façon d'obtenir le statut de RFS ou de DIP, c'est d'avoir un pensionnat.Ce n'est pourtant pas le besoin qui manque.Les listes d'attente sont longues et les parents doivent parfois attendre deux ou trois ans avant d'obtenir une place.Chaque année, l'Association des institutions de niveaux préscolaire et élémentaire du Québec (AIPËQ) distribue des milliers de répertoires.Un choix réfléchi Pourquoi des parents s'entêtent-ils à choisir l'école privée, malgré son inaccessibilité financière ou géographique et parfois les deux?«À cause de la façon d'enseigner, à cause de l'encadrement offert», répond sans hésiter Danielle Lefebvre.L'école était nouvelle, Danielle Lefebvre ne pouvait donc se fier aux années passées.Mais elle partageait les valeurs que les responsables du projet mettaient de l'avant, et on lui avait dit le plus grand bien d'un de ses fervents bâtisseurs, Yvon Robert, l'actuel directeur.«Il réalise toujours ce qu'il entreprend», lui avait-on assuré.\u2014 «Et c'est vrai!» soutient-elle à son tour.Jean-Sébastien Bourdages, lui, est en cinquième année à l'école Sainte-Anne dans le quartier Ro-semont.Il y est depuis la maternelle.«Quand le temps est venu de faire son inscription, l'école du quartier menaçait de fermer ses portes, se souvient sa mère.En plus, l'école n'avait pas très bonne réputation.» L'école Sainte-Anne, par contre, lui est très chaudement recommandée.Elle n'a pas été déçue.«C'est comme une petite famille», con-fie-t-elle.«On entend souvent dire que l'encadrement, c'est surtout important au secondaire, poursuit Mme Bourdages.Je ne suis pas d'accord.Les premières années sont aussi importantes, sinon plus.Si l'enfant a une base solide au primaire, ce sera beaucoup plus facile, rendu au secondaire!» En d'autres mots, ce que les parents apprécient des écoles pri- maires, c'est la qualité des apprentissages, la rigueur intellectuelle et le sens de l'effort qu'on exige des enfants, la discipline qui favorise la concentration et un climat chaleureux où l'enfant se sent en sécurité.Il semble que ce soit ce qu'ils trouvent dans les écoles privées.Ce que Mme Bourdages déplore, par ailleurs, c'est la rareté des subventions qui réduit l'accès ou force les parents à se priver.«Ce n'est pas vrai que c'est seulement pour l'élite, tient-elle à souligner.Tous les parents veulent ce qu'il y a de mieux pour leur enfant.Malheureusement, plusieurs parents doivent se serrer la ceinture et faire de gros sacrifices pour réussir à envoyer leurs enfants à l'école privée.» Des projets qui parlent Yvon Robert estime que la fermeture des écoles du quartier répète d'une certaine façon le phénomène tant décrié des polyvalentes.«On ferme des petites écoles, on regroupe, on refait des polyvalentes au primaire ! Les parents sont insatisfaits mais ils ne peuvent rien faire.Alors ils mettent sur pied leurs propres écoles.À mon avis, ils réagissent très sainement devant un système qui semble déconnecté de la réalité!» C'est exactement ce qui s'est passé à Sainte-Foy, en banlieue de Québec.Quand la commission scolaire a décidé de fermer la petite école implantée quinze ans plus tôt, les parents se sont d'abord battus pour la conserver.Devant le refus de la commission scolaire d'accéder à leur demande, ils ont décidé de mettre sur pied une école privée.Le projet est encore en cours.Depuis la levée du moratoire, on a vu naître de nombreux projets d'école primaire qui témoignent de l'urgence du besoin et de la volonté des parents d'y répondre.Certains ont vu leurs efforts couronnés de succès: l'académie Lafontaine dans les Laurentides, l'Académie laurentienne, le Centre éducatif Victor-Langevin à Aima, ou l'école Pasteur à Car-tierville.D'autres projets s'amorcent à Montréal, Québec, Saint-Hyacinthe.Chacun avec son histoire, sa raison d'être, ses objectifs propres, sa personnalité.Parce qu'ils se veulent le reflet fidèle de la collectivité où ils vont s'implanter.¦ SÉMINAIRE DU SACRÉ-COEUR 1042, Route 148 Pointe-au-Chêne, Qc J0V1T0 PENSIONNAT pour garçons et EXTERNAT mixte Cours secondaire complet Examens d'admission pour septembre 1989 3 et 10 décembre 1988 et 20 février 1989 Renseignements: (819) 242-0957 O L L E G E RIE-VICTORIN \u2022 Enseignement collégial (général et professionnel) Enseignement aux adultes Centre de formation des professionnels de la vente Centre d'activités physiques Formation sur mesure Galerie d'art Garderie Plein Soleil Résidences Services communautaires Marie-Victorin, Montréal (Québec) H1G 2J6 (514) 325-0150 12 Publiscopie LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 L'école Pasteur POUR FACIUTER L'INTÉGRATION Dans la cafétéria de la petite école de Cartierville, une cinquantaine d'enfants cassent la croûte en jacassant à qui mieux mieux.Des enfants ordinaires, turbulents et enjoués, qui profitent du repas du midi pour s'ébrouer un peu après un avant-midi de travail appliqué.Pourtant ce n'est pas tout à fait une école primaire.Si on prête l'oreille, on entend un léger accent qui ourle les mots.Si on regarde de plus près, on remarque des teints plus colorés, des cheveux plus sombres parmi les têtes blondes et brunes.Le pavillon K.Gibran, du nom d'un grand poète arabe, de l'école Pasteur se veut un lieu d'intégration, surtout pour la communauté moyen-orientale, particulièrement présente dans le quartier, ma'is ouverte à tous, sans distinction de couleur, de langue, de race ou de religion.Une école ouverte à tous, sans distinction de couleur, de langue, de race ou de religion.Garder sa culture et apprendre l'autre «Il y a au Québec des écoles françaises, des écoles juives, grecques ou musulmanes, fait remarquer le directeur Roger Evrard.Mais l'école Pasteur est la seule à recevoir à la fois les Moyen-Orientaux (Libanais, Syriens, Arméniens), dont les maronites, à qui appartient la bâtisse, et des Québécois.On veut éviter de former des ghettos.» C'est la raison pour laquelle Pierre Ahmaranian y envoie ses trois enfants, Philippe, Patrick et Jean-Marc.Libanais d'origine et Québécois d'adoption depuis maintenant dix ans, M.Ahmaranian tenait à ce que ses enfants s'intègrent à leur pays d'adoption sans pour autant perdre contact avec leur culture originelle.«Je ne voulais pas d'une école ghetto, refermée sur elle-même.L'école Pasteur permet aux petits Néo-Québécois de s'épanouir.» La langue, principal véhicule d'une culture, devait donc se retrouver au programme.C'est ainsi que l'école Pasteur offre, au choix, des cours d'arabe.Ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes.«La seule langue arabe universelle, c'est l'arabe littéraire.La langue parlée, elle, adopte une centaine de dialectes différents», explique M.Evrard.On en a retenu deux: le libano-syrien et l'égyptien.Aux autres petits Québécois, qu'ils soient de laine pure ou mixte, on offre des cours d'espagnol.L'école Pasteur a été fondée en 1956 par une éducatrice française qui voulait préparer les petits à entrer aux collèges Marie-de-France et Stanislas.Quand elle s'est retirée, l'école a été vendue.«Mais pour diriger une école, il faut un dévouement de vingt-qua- Collège Animation, pastorale et sports privilégiés.Patinoire avec glace artificielle, piscine, deux gymnases, nombreux laboratoires, plusieurs salons, etc.Transport organisé pour les fins de semaine.Enseignement de l'informatique.Garçons et jeunes filles Pensionnat - Externat dirigé par les Clercs de St-Viateur.Cours secondaire complet.Examens d'admission en 1re, en 2e ou en 3e secondaire: les samedis 21 novembre ou 9 janvier ou 23 janvier ou 12 mars, dès 9 h 30.téléphone: (514) 451-5785 Pour renseignements en 4e et 5e secondaire, téléphone: (514) 451-4716 tre heures par jour et de sept jours par semaine», insiste M.Evrard.Un peu négligée, l'école périclite pour atteindre un point critique, sur les plans pédagogique et financier.Ç est à ce moment que Roger Evrard intervient.Il rachète l'école, alors coincée dans deux duplex, rénove, agrandit, ajoute gymnase et cafétéria.Entretemps, la communauté maronite, avec laquelle il est en liaison, lui propose d'ouvrir un pavillon dans ses locaux.«Les maronites sont proches de la culture française puisque la France a longtemps été présente au Moyen-Orient.L'entente était qu'ils nous louent leur locaux et qu'en échange, on accueille leurs enfants, en leur accordant priorité jusqu'à 50 p.cent des effectifs et qu'on enseigne l'arabe.» En 1986, le nouveau pavillon ouvre ses portes.Mais rapidement L'école a ouvert un pensionnat de 80 places, dont l'originalité est de se trouver à une quinzaine de minutes de l'école.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Publiscopie 13 L'école Pasteur est la seule à recevoir à la fois les Moyen-Orientaux (Libanais, Svriens, Arméniens) et .des Québécois.,aut u\" Pensionnat, a la fois pour repondre a un besoin et obtenir des subventions.Mais les locaux sont remplis à pleine capacité, par l'école d'une part, par la petite chapelle maronite d'autre part.il apparaît impossible de maintenir les deux écoles.Les journées n'ont que vingt-quatre heures.«J'ai senti que notre avenir était ici, j'ai donc vendu l'autre pavillon, mais gardé le nom, symbole d'une tradition que je voulais maintenir.» Il faut dire aussi que, financièrement, ce sera plus facile ici.Un pensionnat à part L'originalité de l'école Pasteur ne s'arrête pas là.En septembre dernier, l'école ouvrait aussi un pensionnat de près de 80 places.Mais un pensionnat situé à une quinzaine de minutes de l'école.Surprenant, non ?« Pourquoi pas?dit M.Evrard.C'est comme si les enfants retournaient chez eux après l'école.Cela crée une coupure entre le travail et les loisirs.Une coupure qui me semble bénéfique.» À un tel point qu'il entend maintenir la formule.A l'origine, en effet, le choix du local reposait sur des questions d'ordre technique.Il C'est alors que la communauté grecque catholique propose de céder une partie du Centre communautaire Bois-de-Boulogne dont elle est propriétaire.C'est là que sont maintenant aménagés de tous nouveaux dortoirs propres et clairs, avec des lits flambant neufs, de petites armoires fonctionnelles et des couvre-lits aux couleurs de l'arc-en-ciel.Chaque soir, les enfants y sont amenés, après le souper, l'étude et les loisirs.Chaque matin, les petits autobus jaunes viennent les chercher pour le déjeuner.Pour l'instant, en effet, seuls les dortoirs sont aménagés.Les repas et les loisirs se prennent à l'école.Éventuellement on aménagera des espaces pour manger et relaxer.«Il s'agit d'un projet nouveau, original, reconnaît Roger Evrard, mais qui répond aux besoins de la communauté moyen-orientale autant que des Québécois.Un projet qui s'inscrit dans le sens de l'histoire.» ¦ Éiftiiiii»mi liitirtiiini MONT-LA-MENNAIS 664, rang Ste-Philomène, Oka, JON 1EO Établissement scolaire privé reconnu d'intérêt public dirigé par les Frères de l'Instruction chrétienne.Cours secondaire complet pensionnat pour garçons Etudes Options mathématiques et sciences.Excellente préparation au C.E.G.Ë.P.Nombre restreint d'élèves.Beaucoup d'attention individuelle.Vie étudiante Choix varié d'activités culturelles, sportives et religieuses.Accent sur l'orientation (profession,vocation chrétienne).Ateliers mensuels sur les relations parents-adolescents à l'intention des adultes.EXAMENS D'ADMISSION Date: 12 novembre, 10 décembre et le 2e samedi des mois suivants.Heure: 10h00 a.m.Frais d'examens: $10.00 Frais d'inscription: $25.00 Pour renseignements: appeler (514) 479-8325 Le Collège O'Sullivan EN VUE D'UN EMPLOI.?TECHNIQUES ADMINISTRATIVES \u2022 Marketing \u2022 Commerce international ?TECHNIQUES DE BUREAU \u2022 Juridique \u2022 Médical \u2022 Tourisme \u2022 Direction bilingue Au Collège O' Sullivan.votre avenir est notre priorité.Depuis 1916, la réputation d'excellence du Collège O'Sullivan lui est attribuée en raison du succès de ses diplômés sur le marché du travail.Leur récompense?L'indépendance financière et une qualité de vie supérieure.Notre récompense ?Partager la fierté de nos finissants pour du travail bien accompli.__COMPOSEZ: (514) 866-4622_ Collège O'Sullivan 1191, rue de la Montagne, Montréal H3G 1Z2 (Métro Peel) 14 Publiscopie LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 LE PENSIONNAT: UN SERVICE TOUJOURS ESSENTIEL i « ci, on n'est pas distrait par la famille ou par la télévision.On peut se concentrer sur nos études!» \u2014 «La première année, c'est plus difficile, il faut s'adapter.Mais une fois habitué.Tout est organisé, planifié, on n'a pas le temps de s'ennuyer.» \u2014 «C'est mon père qui a choisi pour moi le pensionnat en secondaire I.En secondaire II, il m'a donné le choix et j'ai décidé de rester.Je m'étais fait des amis, et j'aimais ça être au collège!» Les témoignages sont spontanés.Eric, Benoit et Guillaume ont l'air parfaitement heureux au collège de Saint-Césaire, dans les Cantons de l'Est.Comme d'ail- M.Robert Jette, directeur général du collège de Saint-Césaire.'Lcofi e Tasteur Ecole privée française Pavillon K.Gibran 12350 rue Frechette Montreal Quebec H4J2E1 Fondée en 1956 Etablissement subventionne parle ministère de l'Education PENSIONNAT - EXTERNAT Pour garçons et filles Secondaire, élémentaire, maternelle et prèmaternelle Programme renforce *n?lais: unhe période Par ',our- Option arabe ou espagnol: en langues une période par jour.Renseignements aux heures de bureau: (514) 331-0850 Messages en tout temps (514) 384-4929 leurs tous les élèves et les rares filles \u2014 elles ne sont que vingt externes et.choyées \u2014 que j'ai croisés dans les corridors, au gymnase, à la piscine, à la bibliothèque ou dans les salles de cours.Bien sûr, il y a toujours des petites choses qu'on aimerait voir changer.Pour certains c'est l'uniforme, pour d'autres la cigarette, ou l'heure du couvre-feu, ou encore la nourriture « pas comme celle de ma mère».Mais tous s'entendent pour dire que «c'est pas majeur» comme inconvénients.«Que ce soit le parent ou l'enfant qui choisit le pensionnat, ou les deux ensemble, il faut que l'enfant soit d'accord.Sinon on aura des problèmes!» fait remarquer Robert Jette, directeur général du collège.Le collège de Saint-Césaire a 120 ans cette année.Comme le collège Notre-Dame à Montréal.Les deux ont d'ailleurs été fondés et Le pensionnat propose un encadrement que le milieu familial n'est pas toujours en mesure d'offrir.sont encore administrés par les frères de Sainte-Croix.Les deux ont donc une longue tradition au service des jeunes et un style d'enseignement qu'ils ont peaufiné au fil des ans tout en demeurant fidèles aux valeurs qui ont fait leur réputation.Les deux offrent le pensionnat, parce qu'ils considèrent qu'aujourd'hui encore, il répond à un besoin bien réel.« Le pensionnat propose un encadrement que le milieu familial n'est pas toujours en mesure d'offrir, fait remarquer Robert Jette.Soit que les deux travaillent, ce qui est de plus en plus fréquent, soit que les parents sont séparés ou divorcés.» COLLEGE ANDRÉ-GRASSET ¦ Établissement privé de niveau collégial dirigé par les prêtres de Saint-Sulpice.¦ Pour un enseignement personnalisé, suivant une tradition de qualité^ 1001 est.boul.Crémazie Montreal (Quebec) H2M 1M3 - Métro Crémazie» Tél.: (514) 381-4293 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Publlacopie 15 On choisit le pensionnat pour goûter à la vie de groupe, pour se frotter à d'autres.Mais il y a aussi un autre facteur qui joue: la taille des familles.«Les familles de quatorze enfants n'existent plus, souligne le directeur.Aujourd'hui, quand on en a deux, c'est beau ! Et beaucoup sont enfants uniques.On choisit le pensionnat pour goûter à la vie de groupe, pour se frotter à d'autres.» La réponse à un besoin Le collège de Saint-Césaire ne fait pas exception à la règle.Le besoin de pensionnat est présent.Sur les 103 institutions que regroupe l'Association des institutions d'enseignement secondaire (AIES), plus d'une cinquantaine offrent le service de pensionnat et rejoignent ainsi plus de 8000 jeunes, garçons et filles.En juillet dernier, l'AIES rendait public un mémoire présenté au ministre de l'Éducation et portant sur le service de résidence-pensionnat.«Peur rendre plus accessible un service essentiel et relever le défi d'une réponse adéquate à des besoins sociaux nouveaux», peut-on lire en exergue sur la première page.Le mémoire se veut une alerte.Malgré la demande grandissante, la réponse est de plus en plus difficile à maintenir.«Non seulement la demande s'est maintenue, soutient le mémoire, mais dans l'ensemble elle a augmenté.» Et si le taux d'occupation descend parfois à 75 p.cent, ce n'est pas par manque de demande, mais bien par manque de ressources.Parce que les parents ne peuvent se payer ce service.C'est d'ailleurs là le noeud du problème.«Jusqu'à maintenant, rappelle le mémoire, le maintien d'un tel service a reposé essentiellement sur le dévouement des religieux.Force nous est cependant de reconnaître qu'il y a essoufflement et manque de ressources chez le clergé et les communautés.» Dans plusieurs maisons les frais de pension ne dépassent pas $1 200 pour 180 jours de classa, soit $7 par jour, logé, nourri et animé.Ce n'est pas cher! Mais les communautés ne seront bientôt plus en mesure d'assumer ce manque à gagner.«De plus, poursuit le document, les conditions d'existence actuelles d'un service de résidence-pensionnat rendent précaire une relève par des laïcs à ce chapitre.» En effet, ce n'est pas seulement une question d'argent.Il ne sera pas facile de trouver des laïcs prêts à dormir cinq jours sur sept au collège.Et des laïcs compétents et chaleureux, non seulement capables d'assurer la discipline mais qui pourront être tour à tour «père, mère, ami, confident, psychologue», la perle rare quoi! «On finit par en trouver», affirme Robert Jette qui a recours à des jeunes de la région, parfois des anciens.Mais il reconnaît que le problème est bien réel.Comme une famille Si pour certains, le pensionnat ç^ean-de-O&rébeuf ÉTUDES SECONDAIRES ÉTUDES COLLÉGIALES BACCALAURÉAT INTERNATIONAL 3200, chemin Sainte-Catherine Montréal, Québec H3T1C1 Tél.: (514) 342-1320 COLLEGE FRANÇAIS Av.Fairmount O - Montréal 1340 aie Nobert - Longueuil Tel: 495-2581 une formation - une pédagogie - un cadre de vie MATERNELLE et PRIMAIRE Annexe Montréal 5155 De Gaspé Annexe Cartierville 12349 De Serres Annexe Longueuil 1391 Beauregard (externat-pensionnat) SECONDAIRE Montréal 185 Fairmount O.Longueuil 1340 Nobert COLLEGIAL D.EC.EN 2 ANS OPTIONS - SCIENCES: Sciences Pures et appliquées Sciences de la santé - SCIENCES HUMAINES: avec ou sans mathématiques - SCIENCES DE L'ADMINISTRATION - LETTRES * PROGRAMME SPORTS-ETUDES - Le Collège Français, ayant opté pour les programmes SPORTS-ÉTUDES, propose à ses élèves du secondaire V et du Collégial: HOCKEY' \u2022 JUNIOR-MAJEUR aréna JEAN BÉLIVEAU Longueuil \u2022 TIER 2 (ex JUNIOR AA) aréna OLYMPIA Longueuil - FOOTBALL: COLLÉGIAL AA (Le CF.est à la recherche de bons joueurs pour la saison 1989-90) - TENNIS: COLLÉGIAL A ( Le plus haut niveau de tennis) - SOCCER: aux différents niveaux du secondaire (cadets.) et du Collégial LOISIRS CULTURE CAMP DE VACANCES un camp de vacances (120 places) dans les Appalaches \"Altitude 2.001\" *(Ste-Hélène, de Chester Prince-Ville) Renseignements et inscriptions: Richard Caisse (819) 382-2300 ou 2332 ACTIVITÉS CULTURELLES Le Collège Français possède 1 théâtre avenue Fairmount \"Le Mont-Royal\" et un auditorium.Informations spectacles dans la presse Servte des Prêts et Bourses du Ministère de l'Éducation du Québec SECONDAIRE - MONTRÉAL SECONDAIRE - LONGUEUIL 185 ouest, av Fairmount 1340 rue Nobert LE COLLÈGE FRANÇAIS de Longueuil contre les\" Olympique\" de Hull (7-3) Renseignements, dépliants, inscriptions: 495-2581 16 Publiscopie LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 \u2014> Des élèves studieux, attentifs.quand le photographe ne se fait pas prendre sur le vif.est un enrichissement à une vie familiale stable et chaleureuse, pour d'autres il représente en quelque sorte la famille d'accueil.Mais le service de résidence ne fait pas que suppléer à des lacunes provoquées par l'éclatement de la famille.C'est d'abord et avant tout un projet éducatif; pour plusieurs institutions, la pierre angulaire de leur mission, leur raison d'être.Le pensionnat, explique le mémoire, est une formule qui crée un environnement propice à l'épanouissement des jeunes: discipline, vie de groupe, autonomie, accès à des activités variées, disponibilité des éducateurs sont autant de facteurs qui jouent en faveur du pensionnat.L'accès à ce service parfois essentiel, souvent nécessaire, tou- jours utile, ne devrait donc pas être une «affaire de riches».«C'est une affaire de jeunes qui ont besoin d'encadrement et ce, peu importe le milieu économique ou géographique d'où ils proviennent», insistent les auteurs.Pourtant, cela risque de devenir effectivement une «affaire de riches» si on ne fait rien pour combler les lacunes et si le fardeau financier incombe aux parents uniquement.La relève institutionnelle Un peu partout, des gens, des parents, des éducateurs ont manifesté leur désir de prendre la relève des communautés.Mais pour ce faire, ils ont besoin d'aide financière.C'est pourquoi les institutions demandent l'aide du gouvernement.Elles suggèrent même des voies possibles.Cette aide pourrait se traduire de trois façons, propose en effet le mémoire: soutien aux résidences par le biais de montants alloués pour la rénovation des bâtisses souvent centenaires et l'amélioration des équipements; soutien aux services à l'élève sous forme d'un montant de base accordé à chaque pensionnaire et de bourses pour les éducateurs qui voudraient parfaire leur formation; et enfin, soutien aux parents via le crédit d'impôt.Ce sont là des ébauches de solution, reconnaissent les auteurs du mémoire, des pistes identifiées mais non encore explorées.Le but est de tenter de trouver des façons de poursuivre l'oeuvre amorcée, qui demeure pertinente.Cette année, les frères ont cédé leurs chambres aux finissants pour déménager dans une résidence un peu plus loin.C'est un signe des temps.Après 120 ans de dévouement, les frères de Sainte-Croix ont dû se résoudre à envisager le transfert des pouvoirs au collège de Saint-Césaire.Ce n'est pas encore fait, mais la chose semble inévitable.«Cela n'a pas été facile, dit Robert Jette.Et ils le font parce qu'ils savent qu'ils peuvent faire confiance aux laïcs pour maintenir leur héritage éducatif.» Et ils le feront.À condition de recevoir de l'aide.¦ ÎLLE6E DES EUDISTES DE ROSEMONT 3535, BOUL.ROSEMONT, MONTRÉAL H1X1K7 Établissement privé déclaré d'intérêt public, offrant le cours secondaire complet aux filles et aux garçons.Option: Danse professionnelle (Ballet contemporain).EXAMENS D'ADMISSION pour la 1re secondaire en 1989-1990 le samedi 26 novembre 1988 à8h30 età 14h; pour les 2e, 3e, 4e, et 5e secondaires en 1989-1990 le samedi 28 janvier 1989, à 9 h Ici élevés qui d'-i'-Tii je présenter à ces examens doivent communiquer avec le bureau des admissions en composant le numéro suivant 376*5740* wn A.I.E.S.Association des institutions d'enseignement secondaire L'A.I.E.S.regroupe 102 institutions privées du Québec que fréquentent environ 50 000 élèves.Une coopérative de services aux institutions et de promotion dè l'enseignement privé: représentation, animation, information, perfectionnement, développement institutionnel.CADRE Centre d'animation, de développement et de recherche en éducation Le CADRE offre aux membres de l'A.I.E.S.et au milieu général de l'éducation: \u2022 des publications: - 175 dossiers et monographies - la revue PROSPECTIVES \u2022 un service de recherche et de consultation, un centre de documentation sur l'enseignement privé, sur l'enseignement collégial et sur l'évaluation des établissements 1940, boul.Henri-Bourassa est Montréal H2B 1S2 Tél.: 381-8891 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Publiscopie 17 Le Collège Lasalle AU COEUR DE LA MODE, AU COEUR DE L'INDUSTRIE Le Collège Lasalle, c'est d'abord la mode.Mais pas la mode des grands soirs, celle des robes de lamé et des fourrures extravagantes.Une mode de tous les jours, celle de la petite robe prête-à-porter, de l'uniforme du chauffeur d'autobus ou de la serveuse de restaurant.Bien sûr, il y a aussi place pour la magie, la fantaisie, la folie, le glamour.«Mais la philosophie du collège est plus orientée vers la mode quotidienne, c'est de cela que l'industrie a besoin», insiste Louise-Marie Saint-Arnaud, directrice des communications au collège.Et le Collège Lasalle s'est fait une règle d'or de toujours demeurer branché sur l'industrie.Au coeur de la mode par vocation, au coeur de l'industrie par principe, au coeur du centre-ville Mme Michèle Boulanger-Bussière, qui dirige le programme de mise en marché de la mode au Collège Lasalle.par choix, au coeur de l'informatisation par défi, le Collège Lasalle est en train de se tailler une place au coeur de l'entrepreneurship québécois! Le Collège Lasalle a en effet le vent dans les.jupes.En 1983, il était identifié comme Centre spécialisé de la mode du Québec (CSMQ), le seul en Amérique du Nord à offrir ce genre de service aux entreprises.En 1986, il était nommé Centre québécois pour l'informatisation de la production du vêtement (CQIP), et, en juin dernier, il inaugurait une usine pilote informatisée, rattachée au Centre spécialisé.Ce n'est pas tout! À l'été 1990, il emménagera dans un building tout neuf, à l'angle des rues Du-fort et Sainte-Catherine.Un projet de 70 millions.Un complexe multi-usages qui abritera l'école (salles de cours, ateliers, bu- reaux), une tour d'appartements en copropriété et, en façade, des boutiques.Un projet que le Groupe Collège Lasalle a mené conjointement avec le promoteur Weloga Development et le constructeur Les Entreprises Magil.Construire au centre-ville, faut le faire.«C'est vrai, admet Louise-Marie Saint-Arnaud, mais pour nous c'est essentiel de demeurer au centre-ville, c'est là que ça se passe, là que les gens vivent, travaillent et consomment, là que naissent et meurent les modes.» C'est surtout là que sont concentrés les manufactures de vêtements, les boutiques, les ateliers.Le terreau dans lequel le Collège veut grandir.L'ancrage dans leurs milieux respectifs est d'ailleurs une des principales caractéristiques des collèges privés, qu'ils descendent COLLEGE DE MONTREAL Le premier collège de Montréal Institution privée déclarée d'intérêt public dirigée parles prêtres deSt-Sulpice COURS SECONDAIRE COMPLET EXTERNAT POUR GARÇONS EXAMENS D'ADMISSION POUR 1989-1990 Pour la 1 re année du secondaire les samedis 3 décembre 1988 à 8h45 10 décembre 1988 à 8h45 7 janvier 1989 à8h45 Apporter le bulletin de l'année en cours et celui de l'année précédente.Pour la 2e et la 3e année du secondaire le samedi 29 avril 1988 à 8h45.Apporter le bulletin de l'année en cours et tous les bulletins depuis le début du secondaire.Pour la 4e année du secondaire les vendredis 25 novembre 1988 13 janvier 1989 3 mars 1989 Apporter le bulletin de l'année en cours et tous les bulletins depuis le début du secondaire.N.B.Chaque séance d'examens a une durée de trois heures.Renseignements: 933-7397, poste 28 1931, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, H3H 1E3 COLLEGE DE SAINT-CÉSAIRE 1390, rue Notre-Dame, Saint-Césaire, Qc (Par l'autoroute des Cantons de l'Est, sortie 48) (Par la route 112, entre Rougemont et Saint-Paul) \u2022 Cours Secondaire Général (I à V ) \u2022 Sous la direction des Frères de Sainte-Croix \u2022 Institution d'enseignement privé déclarée d'intérêt public 118 ans d'EXCELLENCE PENSIONNAT POUR GARÇONS Grand choix d'activités sportives et socio-culturelles de QUALITE .piscine intérieure ¦ Gymnase Chambres: Sec.4 5 Dortoirs: Sec.1.2.3,4 EXTERNAT POUR FILLES ET GARÇONS .Unse^.*Pf5»'^ueraue,,X EXAMENS D.ADM«SSION ANNÉE SCOLAIRE 1989-1990 LES SAMEDIS 5,26 NOVEMBRE ET 10 DÉCEMBRE A 9 HEURES Fournir une photocopie du bulletin final de l'année précédente Fournir une photocopie du plus récent bulletin de l'année en cours Confirmer votre présence (si possible) Pour renseignements Tél.: 1-469-3143 ou ligne directe région Montréal 393-1951 18 Publiscopie LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Le programme de Techniques de bureau inclut le secrétariat et la micro-informatique.des collèges classiques, des écoles de métier ou des instituts techniques.Une vingtaine d'institutions qui, chaque année, préparent quelques milliers de jeunes au marché du travail ou aux études supérieures.Des institutions que la tradition a fait compétentes et que la concurrence fait dynamiques.De New York à Tokyo En 1974, Michèle Boulanger-Bus-sière est déjà dans l'industrie de la mode jusqu'au cou.«Depuis plusieurs années, confie-t-elle, j'étais impliquée dans l'organisation du Montréal-Mode, avec les Marielle Fleury, Jean-Claude Poi-tras, Léo Chevalier, tous issus de l'École des métiers commerciaux.On s'est soudain rendu compte que, depuis la fermeture de l'École en 1970, plus person- I collège n \u2022 beaubois r Institution privée déclarée d'intérêt public, sous la responsabilité de la Communauté des Frères de Saint-Gabriel, administrée par la société Gestion de projets en éducation Cassivi, Dion et associés Cours secondaire complet pour garçons et filles Pour une demande d'admission En première secondaire: se présenter au Collège à 8h30 le 26 novembre 1988 ou le 3 décembre 1988 pour les examens d'admission.En 2e' 3e, 4eet 5e secondaire: se présenter au Collège à 8h30 le 4 février 1989 pour l'ouverture d'un dossier et une rencontre d'information.Apporter une photocopie des bulletins de 1986-1987, 1987-1988 et de 1988-1989 V Renseignements: 684-7642 Transport: 'S.T.C.U.M.Autobus 68 (Plerrefonds) 'Canadien National: Deux-Montagnes à station \"A ma Baie\" \u2022Situé à 1,6 kilomètre à l'ouest de l'autoroute 13 ne n'offrait le dessin de mode.Il fallait assurer la relève!» Le Collège Lasalle, qui offre déjà un programme de mise en marché de la mode, décide de s'y lancer.Jean-Paul Morin, fondateur du collège, propose à Michèle Boulanger-Bussière d'en assumer la charge.«J'ai hésité, se rappelle l'actuelle vice-présidente aux relations extérieures et au développement de la mode.Mon travail d'alors m'ouvrait les portes du marché international.Pourquoi aller m'enfermer dans un petit collège?» Pourtant l'expérience la tente.Son employeur lui propose un congé sans solde: «Si ça ne marche pas, ta place est réservée ici.» Au bout de six mois, elle est complètement embarquée.Elle offrira ce qu'il y a de mieux.«On a fait les écoles de toutes les grandes villes: New York, Parisl Londres, Milan et même Tokyo.A chacune on demandait: si vous aviez à rebâtir votre école, que feriez-vous?On a pris le meilleur de chacune pour bâtir notre programme ! » Une douzaine d'années plus tard, elle estime que la relève est assurée.«La mode n'est plus à la griffe, fait-elle remarquer.On ne sait pas quel créateur se cache derrière les collections d'Esprit ou de Bedo.Mais nous avons plusieurs de nos finissantes dont la collection se vend dans les boutiques ou les grands magasins de Montréal.Je pense à Lise Spénard, à Debbie Schuchat, à Judy Freid.» Et surtout, les finissants du secteur mode, qu'ils aient été formés pour le dessin, la mise en marché ou la gestion de la production, trouvent facilement à se placer.«Dans les six mois qui suivent la fin de leurs études, il y a un poste pour chacun qui le désire ! » assure Mme Boulanger-Bussière.Le secret?Une formation théorique solide, une expérience pratique adaptée aux besoins du marché et une ouverture constante à l'innovation.Le Centre spécialisé de la mode (CSMQ) Les centres spécialisés sont des centres d'expertise au service de l'industrie.Le CSMQ, créé en 1983 et intégré au Collège Lasalle, est le seul qui soit lié à un collège privé.Les onze autres sont situés dans des cégeps.Ils ont tous la même mission : formation professionnelle, recherche appliquée, aide technique aux entreprises et information spécialisée.En 1986, le Centre québécois pour l'informatisation de la production (CQIP) désignait le Centre spécialisé comme laboratoire de l'industrie du vêtement et lui confiait le mandat de développer la production assistée par ordina- 9509 bout.Gouin ouest, Pierrefonds H8Y 1T7 \\ nie fite ! \\ H es Constructions Daniel Bélec fêtent cette année leur dixième anniversaire.En 1978.lorsque j'ai fondé cette entreprise, l'économie s'engageait dans une période très difficile.Tous les experts .s'accordaient pour dire que c'était le pire moment ~ pour se lancer en affaires.i ESa/gré (oui.grâce à l'enthousiasme et à la compétence de nos employés, grâce à ia confiance témoignée par nos clients, notre entreprise occupe aujourd'hui une place importante dans le monde de la construction commerciale, industrielle et institutionnelle.Hé profite de celte occasion pour remercier sincèrement nos clients, nos employés, nos professionnels, nos sous-traitants et nos fournisseurs, ainsi que tous ceux qui ont fait des Constructions Daniel Bélec une entreprise, dynamique, innovatrice et tournée vers l'avenir.L'avfcnir.c'est bâtir! Laissez-nous vous aider à bâtir votre avenir.Daniel Bélec M président-directeurgénéral .J|L w LES CONSTRUCTIONS DANIEL BÉLEC INC.123.Boul.Labelle.bureau 200.Rosemère.Qc J7A 2G9.tél.: (514) 437-2064.lax: 4372999 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Publiscopie 19 teur.C'est dans cette optique que s'ouvrait, en juin dernier, l'usine pilote informatisée du CSMQ.De la conception à la coupe en passant par la gradation des patrons, tout s'y fait par ordinateur.À la fois laboratoire de recherche, usine de production au service de l'entreprise et lieu d'apprentissage pour les finissants, le projet apporte une contribution unique à l'industrie de la mode et du vêtement.«Cette implantation représente une première mondiale dans le milieu institutionnel collégial, tenait à souligner le président du Groupe Collège Lasalle Jacques-A.Lefebvre, le jour de l'inauguration.Secrétariat: du maquillage à l'informatique Si le Collège Lasalle c'est surtout la mode, ce n'est pas que la mode.Au moment de sa création, d'ailleurs, c'est le secrétariat que propose le Collège à sa jeune clientèle, exclusivement féminine.À cette époque, la formation des secrétaires passait par.la séduction des patrons.En plus de la sténo-dactylo, «on leur appre- nait à se maquiller, à «marcher comme un ange», on leur disait même quel soutien-gorge porter», rapporte avec humour Louise-Marie Saint-Arnaud.Les temps ont changé, heureusement.Le programme de Techniques de bureau, qui inclut le secrétariat et la micro-informatique, est maintenant axé sur la consommation, l'organisation, la coordination et la maîtrise des outils informatiques.Hôtellerie: savoir gérer «Ici, lance en caricaturant un peu Mme Saint-Arnaud, si on montre à l'étudiant à faire de la soupe, c'est pour qu'il sache combien de carottes il faut acheter!» Ce qu'elle veut illustrer par cette boutade, c'est que le Collège Lasalle n'est pas là pour former de grands chefs mais plutôt de bons gestionnaires.Le talent, c'est le talent.Malgré la modestie des cours de cuisine offerts, il n'est pas impossible qu'un étudiant se découvre une vocation.Mais ce n'est pas l'objectif premier.Comment administrer un hôtel, organiser l'hébergement, superviser des achats, voilà plutôt ce qu'on veut leur apprendre.Tourisme: diriger et accueillir «Le tourisme, ce n'est pas seulement aider les gens à partir en vacances.L'industrie du tourisme c'est aussi l'accueil», tient à souligner la directrice des communications.C'est pourquoi, si on apprend à l'étudiant l'évaluation des besoins de la clientèle, l'élaboration d'itinéraires, la réservation de services ou la réalisation de documents d'information, on essaie, depuis quelques années, de lui inculquer aussi certaines notions sur le patrimoine et les structures d'accueil.Si on parle aujourd'hui du Groupe Collège Lasalle, c'est que depuis sa création, en 1959, le Collège s'est considérablement développé.Il offre aujourd'hui quatre programmes de formation en DEC ou en certificats, des séminaires pour l'industrie, il a son centre spécialisé, son usine pilote, et beaucoup de projets.Le Groupe Collège Lasalle chapeaute donc quatre sociétés: le Collège, Collège Lasalle-lndus-tries Inc., Collège Lasalle International Inc.et Les systèmes de productivité Devcom Ltée.Il symbolise aussi l'incroyable dynamisme de l'institution.¦ Ci fiche d'adhésion W (Veuillez écrire on lettres carrées) ?NOUVEAU MEMBRE ?RENOUVELLEMENT # CARTE DE MEMBRE: NOM(S): _ ADRESSE: CODE POSTAL: OCCUPATION: Tél.domicile: ( ) bureau : ( ) Usager de l'école privée: (St oui, indiquez le nom de l'établissement) À titre de: ?PARENT ?ENSEIGNANTE) ?PERSONNEL NON ENSEIGNANT ?ADMINISTRATEUR(TRICE) ?ÉTUDIANTIEI ?AUTRE: _ CORRESPONDANCE anglais ?français ?1 ENVOI PAR ADHÉRENT ?1 ENVOI PAR FAMILLE ?CI-INCLUS LA SOMME DE.$(3$ étudiant, 10$ adulte, 15$ famille) Les chèques ou mandats sont payables à l'ordre de «Mouvement pour l'enseignement privé».CETTE CONTRIBUTION DONNERA LIEU A L'ÉMISSION D'UNE CARTE DE MEMBRE________ VALIDE POUR UN AN Signature(s) Mouvement pour l'enseignement privé, 1940, boul.Henri-Bourassa est, Montréal H2B 1S2 - Tél.: (514) 381-8891 LE BON CIRCUIT ! Inventezdes solutions nouvelles.Découvrez les ressourcesde la technologie.Le monde du futur est à votre portée chez Teccart.Les programmes en électronique 243.03, en technologie de systèmes ordinés 247.01 et en technologie physique 244.01 (automatisation, robotiqueetcontrôlede procédés) vousouvrent les portes d'une carrière d'avenir.Teccart vous offre un D.E.C.complet, dans un milieu d'apprentissage unique, animé par des professeursexperts.Résultat:placementdesdiDlômésdans98% descas! Infonnez-voussurlescoursdejour.dusoiretdusamedi et sur laformation à distance Teccart.Demandez le prospectus.COLLEGE 20 Publiscopie LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 OCTOBRE 1988 Les Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie WiM&MÊËËfà [Mil m aliÊliliC m& -v,e m "]
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