La presse, 17 novembre 1988, B. Élections 88
[" ! Le Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD117 NOVEMBRE 1988 **\u2022\"' - \"r\u2014~:-\u2014::~7~~:::.Mulroney lie la prospérité du Canada à l'élection des conservateurs Textes de PIERRE GRAVEL photos ROBERT NADON La prospérité et l'unité du Canada passent obligatoirement par l'élection d'un gouvernement conservateur, lundi prochain.C'est en tout cas la conviction du premier ministre Brian Mulroney qui, dans une entrevue accordée hier à La Presse, affirme que si, «par malheur, l'accord de libre-échange était battu et l'Entente du lac Meech sabotée, je vous assure qu'on vivrait des heures intéressantes au Québec et au Canada».Sans préciser en quoi la victoire du Parti libéral ou néo-démocrate compromettrait l'entente constitutionnelle à laquelle tous les partis ont souscrit, M.Mulroney lie spontanément les deux dossiers et affirme que l'enjeu du prochain scrutin consitue «une opportunité qui ne se représentera pas de sitôt».Ce lien entre l'unité nationale et le libre-échange paraît cependant s'imposer devant le fait que l'accord commercial divise carré-tant à faire adopter le libre-échange?Il s'en défend bien.«C'est bon que ça provoque une certaine tension; ça fait du bien.Ça suscite la Très vite au travail.Si les conservateurs sont maintenus au pouvoir lundi, les nouveaux élus doivent s'attendre à se mettre au travail dès le 12 décembre.11 s'agit, compte tenu des délais d'émission des brefs et des procédures d'assermentation des nouveaux élus, de la date la plus rapprochée à laquelle la Chambre des communes pourrait être amenée à siéger.Le premier ministre Mulroney a en effet indiqué hier qu'il compte bien mettre en branle au plus tôt le mécanisme de convocation des députés afin de procéder le plus rapidement possible à la ratification de l'accord, de libre-échange avec les États-Unis.«Ils vont se mettre à travailler sérieusement et immédiatement», a-l-il laissé tomber en parlant des nouveaux élus.Et au moins autant que la ratification formelle de l'accord, M.Mulroney se dit surtout pressé de s'atteler à la tâche de sa mise en application.Comme si, soulagé de pouvoir enfin entreprendre la réalisation d'un projet qui lui tient à coeur depuis longtemps, il n'avait de cesse que de le transformer au plus tôt en programme législatif.Quant à l'hypothèse de l'élection d'un gouvernement minoritaire, c'est une question qu'il refuse absolument d'envisager.De la même façon, il refuse absolument d'indiquer quelle suite il donnerait au projet de libre-échange dans cette éventualité et même d'esquisser ce que serait le mandat des délégués canadiens à la prochaine réunion du GATT qui doit se tenir à Montréal, le 5 décembre.En ce qui a trait à la reconnaissance officielle par le Canada d'un nouvel état palestinien créé cette semaine par l'OLP, M.Mulroney refuse pour l'instant de s'engager sur cette question.« Nos experts étudient la question et nous allons procéder à des consultations avec nos alliés» se contente-t-il d'expliquer.Malgré la proximité de ces échéances, ces questions prennent un caractère un peu irréel à quatre jours de la fin d'une campagne où plusieurs rebondissements peuvent encore survenir.Paraissant néanmoins encore en grande forme au terme d'une campagne épuisante, M.Mulroney n'a pas caché qu'il a hâte à dimanche afin de pouvoir s'envoler pour Baie-Comeau et y attendre avec sa famille les résultats d'une longue lutte dont l'issue paraît encore incertaine à tout le monde.Sauf à lui qui se dit fort confiant.Note de la rédaction ¦ Dès le début de la présente campagne électorale, la Direction de l'information de La Presse a sollicité des entrevues de fond de la part des chefs des trois principaux partis politiques fédéraux.Pour La Presse, il s'agit d'un excellent moyen de faire le point sur les grandes.questions soulevées dans le cadre de la campagne électorale actuelle.Le 9 novembre, une invitation écrite fut acheminée aux représentants des trois chefs politiques.MM.Broadbcnt et Turner ont décliné notre invitation.M.Mulroney l'a acceptée.Nous publions aujourd'hui, pour le bénéfice de nos lecteurs, l'entrevue qu'il a accordée à l'équipe de La Presse, hier, à nos bureaux.Marcel Desjardins Directeur de l'information réflexion et c'est utile pour bâtir une meilleure fédération».Mais surtout, il s'emploie à minimiser l'opposition que suscite ce projet en Ontario.«Vous dites que l'Ontario ne veut pas du librement l'Ontario et le Québec.Alors que ce projet de traité obtient l'appui enthousiaste des dirigeants politiques et de la plupart des milieux d'affaires québécois, tout indique qu'il provoque une réaction exactement contraire en Ontario.Se pourrait-il donc qu'après avoir été le champion de la réconciliation nationale par l'Accord du lac Meech, Brian Mulroney devienne le fossoyeur de cette unité retrouvée en s'entè-échange.Mais, attention! Il y a une marge énorme entre ce que prétend un politicien (le premier ministre David Peterson) et ce que décidera ultimement une population.On le verra lundi».Tout en refusant de reprendre à son compte le mouvement d'impatience de son ministre Lucien Bouchard qui dénonçait récemment les Ontariens pour leur refus de partager leur richesse avec le reste du Canada, M.Mulroney dit le comprendre.«D'autant plus que, souligne-t-il, même le quotidien torontois Globe & Mail lui a donné raison ».Se basant sur sa propre connaissance de l'Ontario, il se dit profondément convaincu de l'ouverture des Ontariens aux problèmes des autres provinces.«Moi, j'ai toujours pensé que les Ontariens ont d'abord et avant tout l'esprit pan-canadien dans le meilleur sens du mot».Sans aller jusqu'à reprocher à David Peterson son allégeance libérale, M.Mulroney estime que cette largueur de vues qu'il perçoit chez les Ontariens tire son origine de l'ex-premier ministre conservateur John Robarts.Selon lui, «la population ontarienne sait fort bien que sa prospérité provient des investissements qui ont été amenés en grande partie par le Pacte de l'auto».Un Pacte de l'auto, rappelle-t-il, dont l'adoption, il y a vingt-cinq ans, a suscité des objections identiques à celles que soulève aujourd'hui la question du libre-échange.«On disait alors que l'Ontario allait devenir une colonie américaine, perdre son identité, etc.Or aujourd'hui, 90 p.cent des exportations ontariennes vont vers les États-Unis et cette province n'a rien perdu de son indépendance ni de sa fierté».Et, d'affirmer à nouveau le premier ministre, il ne s'agit aujourd'hui que d'étendre à l'ensemble du Canada ce qui a été à ce point profitable pour l'Ontario depuis un quart de siècle.L'adoption du Pacte de l'auto a suscité les mêmes objections le libre-échange, dit Brian Mulroney que Le débat: « Turner abattu.Turner » Le chef conservateur Brian Mulroney reconnaît volontiers que les débats télévisés ont été le point tournant de la campagne électorale qui s'achève.Il nie toutefois avoir été défait par le chef libéral John Turner qui, esti-me-t-il, a remporté la victoire sur.l.John Turner! «Compte tenu de la situation assez difficile où il se trouvait à ce moment-là, il y avait en réalité deux débats: Turner contre Mulroney et Turner versus Turner.11 a gagné le dernier.Il faut se rappeler que, quelques jours auparavant, et c'était assez tragique au Parti libéral, le p'tit Lapierre organisait un putsch pour le débarquer».Affirmant n'avoir personnellement jamais cru les sondages qui indiquaient une déroute complète des libéraux, M.Mulroney dit qu'il n'a pas été surpris de voir re- monter la cote de popularité de John Turner après un débat d'où il ne pouvait sortir vaillistcs réclament la moitié des 10 sièges du ca-binet restreint, plus haute instance de l'exécutif.\u2022VI Meubles Pascal .CE FAUTEUIL EST GRATUIT! 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qui se morfond actuellement dans une prison de Delhi, a déjà inspiré quatre livres.Mais les auteurs de «L'ombre du Cobra» tiennent à dire que leur film est plus qu'un nouvel essai visant à démontrer là véracité de l'axiome suivant lequel le crime profite.du moins à quelqu'un.«Ce que nous essayons de montrer est que le mal est une force dont il faut tenir compte», affirme Art Malik, l'acteur d'origine pakistanaise (La route des Indes) qui tient le rôle de Sobhraj l'hypnotiseur.«Si nous y parvenons, cela justifiera le fait que tout le monde ici gagne de l'argent en faisant un film sur un homme qui a tué 13 ou 14 personnes», dit-il.Tandis que l'acteur, assis dans sa caravane, fume des Marlboro en buvant le lait d'un berlingot de carton, les équipes de cascadeurs préparent à l'extérieur la scène reproduisant le plus atroce des crimes dont est accusé Sobhraj: l'assassinat d'un couple de Néerlandais brûlés vifs.«Qui est-ce qui a un briquet qui marche», lance un technicien pendant que deux cascadeurs, arrosés d'alcool, se préparent à dévaler, dans les soubresauts de l'agonie, les pentes d'une colline couverte de buissons.En fait, la dramatique n'est pas centrée sur Sobhraj et ses actes maléfiques mais sur le conflit qui oppose un couple d'écrivains chargés d'écrire un livre sur le négociant international en pierres précieuses spécialisé en meurtres de touristes.Le résultat, à en croire les producteurs, est une démarche combinant la déontologie journalistique, la confrontation avec le mal et un message d'intérêt public: il ne faut jamais parler à des inconnus à l'étranger.«le ne pense pas que nous soyons en train d'oeuvrer à la gloire de Charles Sobhraj », affirme l'actrice Rachel Ward («Les oiseaux se cachent pour mourir») la vedette de cette mini-série en deux épisodes.«|e n'aurais jamais accepté aucun rôle dans ce film si cela avait été le cas», ajoute-t-elle.Né il y a 44 ans à Saigon, fils d'un riche tailleur indien et d'une franco-vietnamienne, Charles Gurmukh Sobhraj fut élevé en France avant de s'engager très jeune dans la voie du crime.Meurtre, trafic de drogues, vol à main armée, tout cela figure sur le casier judiciaire de l'élégant Sobhraj, recherché par toutes les autorités en Grèce, Turquie, Iran, Hong Kong, France et Thaïlande.Sobhraj purge pour le moment une peine de prison à vie en Inde, où il a été inculpé pour avoir assassiné un touriste israélien et drogué 20 étudiants français.Évadé de prison de manière spectaculaire en 1986, après avoir neutralisé ses gardiens en leur donnant de la drogue dissimulée dans des sucreries et des fruits, mais rapidement repris, il s'efforce actuellement d'éviter son extradition vers la Thaïlande où il risque la peine de mort pour les meurtres de cinq touristes.La vie et les crimes de Charles Sobhraj Mais la question demeure, lancinante: pourquoi a-t-il tué?Le motif qu'il avance lui-même \u2014 l'élimination de transporteurs de drogue \u2014 n'est pas crédible.Quant aux petites sommes d'argent dont il dépouillait ses victimes, ce marchand de pierreries bien nanti n'en avait guère besoin.«Je pense qu'il s'agissait d'une affaire de pouvoir», estime le producteur Ben Gannon.«C'était presque comme si il se considérait comme un être supérieur qui pouvait même se permettre de tuer».Le scénario est basé sur le livre «La vie et les crimes de Charles Sobhraj » des journalistes australiens Richard Neville et Julie Clarke, qui se sont mariés depuis.Ce n'est que dans la version télévisée que les auteurs occupent le devant de la scène et que les meurtres sont décrits en flash back.L'actrice britannique Rachel Ward joue le rôle de la journaliste qui voit son petit ami succomber au charme de Sobhraj et croire à ses histoires de vengeance contre la drogue et de malchance dans la vie., Charles Sobhraj, héros de la télévision.PHOTOTHÈQUE La Presse « Il s'adresse à votre ego, il vous flatte», dit l'acteur américain Michael Woods, qui interprète l'écrivain chevronné, mollissant au fur et à mesures qu'il se lie d'amitié avec M.Sobhraj au fil de leurs entretiens.Tableau illustrant l'arrivée de Colomb au Nouveau-Monde, sur une caravelle du même type que la Gallega.PHOTOTHÈQUE La Presse Où est la Gallega de Colomb ?d'après PC et Reuter HOUSTON ¦ À l'embouchure du vaseux rio Delen, au Panama, des archéologues poursuivent les recherches dans l'espoir de retrouverTes restes d'un navire sur lequel navigua Christophe Colomb lors de son dernier voyage dans le Nouveau-Monde.Les chercheurs prétendent avoir découvert des indices \u2014 qui ne sont toutefois pas authentifiés \u2014 que la Gallega, une caravelle que Colomb a dû abandonner lorsqu'elle s'est enlisée sur une barre sablonneuse, repose sous six à neuf mètres d'eau à l'embouchure du rio Belcn.«Nous avons sonde plusieurs emplacements et certains semblent prometteurs», affirme Denise Lakey, de l'Institut d'archéologie maritime de l'Université du Texas.La Gallega s'est perdue en 1503, lors du quatrième et dernier voyage de Colomb dans le Nouveau-Monde, qu'il avait découvert une décennie plus tôt.Il tentait de découvrir un passage vers l'Inde à travers l'hémisphère Nord lorsque son navire fit une brève escale à l'embouchure du rio Belen, sur la côte atlantique du Panama.On connait peu de choses de la Gallega, une caravelle qui navigua trop près de la rive et qui s'enlisa dans une barre de sable, selon Mme Lakey.Colomb abandonna le navire et chargea un certain nombre de ses hommes de demeurer en place pour aménager un poste de traite.Les Indiens, qui craignaient les Espagnols, attaquèrent le petit contingent et les hommes de Colomb s'enfuirent, réussissant à atteindre un navire et à gagner la haute mer.La Gallega fut abandonnée à jamais sur les lieux.; Témoignages La description du navire et les incidents entourant son abandon ont été relevés dans les rapports d'expéditions de Colomb et dans les documents sur les poursuites intentées par ses descendants pour obtenir une partie des richesses que la Couronne espagnole tira du Nouveau-Monde.Dans son témoignage, un homme qui avait participé à une expédition ultérieure vers le Nouveau-Monde affirma avoir aperçu les restes de.la Gallega, à moitié immergée, dans l'embouchure du rio Belen.«Ce témoignage est important en ce qu'il est la preuve que l'épave est demeurée sur les lieux un certain temps après avoir été abandonnée», de dire Mme Lakey.L'Institut d'archéologie maritime a annoncé, en 1985, qu'il lancerait une expédition pour retrouver la Gallega, mais n'a entrepris véritablement les recherches qu'en août dernier.Une équipe de chercheurs est en place à Panama et y demeurera au moins jusqu'à la fin du mois de novembre.On espère retrouver bientôt l'épave, de façon à marquer en 1992 le 500e anniversaire de la première expédition de Christophe Colomb vers le Nouveau-Monde, en 1492.L'épave pourrait aussi fournir des renseignements précieux sur les caravalles, des navires très utilisés par les explorateurs de l'époque mais dont on ne possède aucun plan.Navires populaires Leur excellente tenue en mer et leur faible tirant d'eau permettait aux explorateurs de faire naviguer les caravelles en des régions inabordables aux autres navires plus grands.Mme Lakey soutient toutefois qu'aucun plan détaillé d'une caravelle n'a été retrouvé.Il appert que les maîtres artisans de l'époque «possédaient les plans de mémoire» et ne se fiaient à aucun document.«Toute information sur la technologie de l'époque nous permettrait de mieux connaître la culture et la société qui créèrent des individus comme Colomb», soutient Mme Lakey.Il est trop tôt pour déterminer s'il est possible ou non de retrouver l'épave ou même de la retirer de son lit de sable, d'ajouter l'archéologue.Les chercheurs n'en sont pas moins optimistes, surtout que le fond vaseux du rio Belen pourrait avoir très bien préservé les bois du navire.Les recherches, à l'aide d'équipements sophistiqués qui mesurent, entre autres, les différences magnétiques du lit du rio Belen, requièrent beaucoup de patience et de méiieu-losité.Grâce aux documents historiques, l'équipe a restreint ses recherches à une zone de quelques kilomètres carrés seulement.Les équipements ont permis de déceler plusieurs endroits prometteurs.« Nous espérons découvrir bientôt l'épave, mais nous ne pouvons jurer de rien», de dire Mme i -akey.«Il n'est pas difficile de voir comment il appâtait ses victimes», dit-il.Ironiquement, alors que le film s'achève sur le réveil de l'écrivain qui finit par entendre les avertissements de sa petite amie, c'est, selon Miss Ward, le côté moralisateur du personnage qu'elle incarne qui pose de son côté des problèmes journalistiques.«II ne suffit pas toujours de faire le travail.La question est de savoir jusqu'où on peut aller pour avoir un sujet.Où tracer la limite», explique l'actrice.«L'ombre du Cobra», une coproduction de la compagnie australienne Viewfilms et des cinéastes britanniques Zenith, doit être achevé en mars.Elle a été vendue à une chaîne australienne ainsi qu'à la BBC et des négociations sont en cours pour la vendre aux États-Unis, en Europe et en Asie.Selon M.Gannon, le scénario a été tourné à Sydney et au Sri Lanka pour éviter les innombrables problèmes bureaucratiques au-quels sont confrontées des équipes étrangères en Inde.«La foule ne fait pas aussi dense qu'en Inde et nous seront donc obligés de l'étoffer un peu», dit-il des scènes tournées au Sri Lanka.La plupart des personnages sont inspirés du livre de Neville et Clarke, qui ont fait office de consultants pour le tournage.Personne n'a rendu visite à M.Sobhraj dans sa prison pour préparer le film, pas même M.Malik, qui l'incarne à l'écran et qui n'évoque le tueur que sous le nom de «Charles».«Je ne veux pas le rencontrer en personne», affirme M.Malik.«Un criminel est un criminel».Mais l'acteur ne peut réprimer un sourire ambigu quand on lui demande s'il accepterait d'échanger quelques mots avec le meurtrier: «Oh oui, il y a une partie de moi qui aimerait bien», avoue-t-il.Super Snoopy, le beagle au nez fin d'Agriculture Canada Agence France-Presse ¦ Haut comme trois pommes, un beagle au pelage blanc et brun, revêtu d'un petit manteau vert aux couleurs d' «Agriculture Canada» se faufile entre les passagers de l'aéroport de Vancouver qui attendent leurs bagages et, discrètement, il renifle sacs et valises.II s'anime soudain devant une valise puis s'assoit et lève les yeux vers sa maîtresse qui le tient en laisse.Celle-ci, Jane Boulton, inspecteur du ministère canadien de l'agriculture demande au passager d'ouvrir son bagage et le chien colle immédiatement son museau sur un salami enveloppé dans du papier aluminium.«Importation de nourriture interdite», explique l'inspecteur qui confisque le saucisson et donne au basset une boulette de viande pour le récompenser.Le limier s'appelle Angus.On l'a spécialement dressé pour dépister nourriture, animaux et plantes dont l'introduction est interdite au Canada.Avant même que les voyageurs n'aient passé la douane, il a déjà débusqué les fruits, sandwiches, fromages, conserves-maison etc.que beaucoup transportent avec eux, en vue de les consommer personnellement ou de les offrir.Angus flaire en moyenne 45 kg de viande par mois, dont la quasi-totalité ne correspond pas aux normes sanitaires particulièrement strictes du Canada.Un museau qui a de la valeur Le beagle est pour le moment le seul inspecteur à quatre pattes du ministère de l'agriculture.C'est peu pour un pays aussi vaste que le Canada.Et c'est dire si son museau a de la valeur.La tâche qui incombe au «Super Snoopy » peut éviter des pertes énormes à l'agriculture canadienne.Les produits qu'il détecte peuvent être porteurs de maladies pour la faune ou la flore qui sont répandues dans d'autres pays mais qui ont épargné jusqu'ici le pays de l'érable.«Agriculture Canada» a calculé qu'une épidémie de fièvre aphteuse se traduirait par des pertes de près de 1,8 milliard de dollars canadiens en exportations de bétail et par un manque à gagner d'environ 2,7 milliards pour les agriculteurs.En 1950, cette maladie avait atteint le bétail d'une province de l'ouest, la Saskatchewan.Elle avait été introduite sous le couvert d'une saucisse crue.Coût de l'ôradication : 800 millions de dollars canadiens.D'autres maladies sont redoutées par les autorités agricoles canadiennes comme celle de Newcastle, véhiculée par les pigeons «européens».La liste des produits interdits au Canada, ou objets de restrictions, est longue.Cela va des chrysanthèmes aux escag-gots, en passant par les pro-duits laitiers, les oeufs, les noix, les insectes vivants.etc.Une vedette internationale Du fait de cette volonté farouche des Canadiens de se protéger contre les mauvais virus \u2014 ils sont encore plus stricts dans ce domaine que les Britanniques \u2014, le petit « Snoopy » de Vancouver, mal-Cré son efficacité, est bien seul.Mais il est prévu qu'il aura bientôt des collègues.Question de temps et de budget.De l'autre côté de la frontière canadienne, les autorités américaines disposent déjà de chiens semblables dressés pour les mêmes taches.«Les beagles sont les meilleurs pour tenir ce rôle», explique le docteur Bryan Peart, vétérinaire et directeur de programmes pour la santé animale au ministère de l'Agriculture.«Ils ne sont pas méchants, ne sont pas impressionnants, aiment les enfants et surtout ont un flair ultra-dé-veloppé», poursuit-il.Selon lui, les labradors utilisés pour la recherche de la drogue ne pourraient faire le travail d'Angus en raison de leur taille.De plus, ajoute-t-il, on ne peut dresser un chien à flairer trop de choses différentes.En attendant d'être secondé, le «Super Snoopy » attire sur lui tous les feux des projecteurs.À l'occasion des Jeux Olympiques d'hiver de Calgary, il est devenu une vedette internationale.Des reportages lui ont été consacrés dans le monde entier.Les athlètes canadiens ont épingle sur son manteau vert des dizaines d'insignes de leurs clubs.Quel itinéraire professionnel pour un beagle qui avait été placé dans un refuge parce qu'il se sauvait trop souvent.pour aller renifler un peu partout! Inutile de dire qu'il est maintenant surveillé de très près.Jane Boulton, d'ailleurs, l'a pris avec elle, à son domicile.Quand on demande à l'inspecteur ce que fait son chien en dehors des heures de travail, elle répond: «Il mange, il dort et il renifle l'appartement ».Sans doute pour ne pas perdre le nez. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD117 NOVEMBRE 1988 B 11 \\ A UNE NOUVELLE i Les nouveaux concessionnaires les plus expérimentés, les frères Emile et Lionel Cousineau sont fins prêts à vous accueillir dans leur toute nouvelle concession.Profitez donc de leurs 32 années d'expérience dans le domaine de l'automobile.Venez admirer la gamme complète de voitures et camions Ford dans une atmosphère des plus chaleureuses.De plus, vous pourrez voir à l'oeuvre la solide équipe de vente de Cousineau Ford.Si vous recherchez un service après-vente hors pair, vous serez conquis par le service de qualité offert par leur équipe de techniciens spécialisés et leurs 35 baies de service.Arrêtez donc aujourd'hui même à l'enseigne de l'expérience, là où la qualité passe avant tout! m Emile Cousineau Lionel Cousineau Cousineau Ford.10 200, boul.St-Laurent, Montréal.Tél.: 384-4000 B 12 LA PRESSE, MONTREAL, JEUD117 NOVEMBRE 1988 LE GRAND SOLDE NATIONAL M SIMMONS'BEAUTY DE FIN D'ANNEE OFFRE POUR UN TEMPS UMITÉy â SIMMONS -MC Ct '.^'.li'u DISPONIBLE CHEZ TOUS LES MEMBRES .DE L'ASSOCIATION DES MARCHANDS SIMMONS RABAIS 30% SUR NOTRE ASSORTIMENT COMPLET! 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appartenaient au Regroupement des détaillants et des travailleurs et des travailleuses opposés à l'ouverture des épiceries le dimanche.La manifestation constituait l'un des trois éléments du programme qu'ils ont mis au point lundi et qui comprenait aussi l'envoi d'un télégramme au premier ministre et la signature d'une pétition.Le député de Bertrand [can-Guy Parent, porte-parole de l'Opposition dans ce dossier, s'est adressé aux manifestants et leur a rappelé qu'il ne s'agissait pas simplement de savoir si les magasins ouvriraient une heure ou deux, mais qu'il s'agissait bien d'un débat de société.«Au Québec, on veut être capable de conserver le dimanche comme une journée sacrée, sacrée pour la qualité de vie.» M.Parent leur a rappelé que l'Opposition ne gagnera pas la bataille à elle seule, qu'elle a besoin du support du Regroupement.À la suite de l'assemblée d'une heure et demie tenue lundi par le Regroupement, des médias avaient souligné le fait que le mot «consommateur» n'avait même pas été prononcé et que l'expression «qualité de vie» référait seulement aux employés des épiceries.Le président du Regroupe- ment Gérald Lord avait même déclaré carrément qu'il ne croyait pas qu'une femme doive magasiner le dimanche étant donné qu'il y a tant d'autres choses à faire ce jour-là.Le Regroupement a évité cette situation .hier, en invitant un représentant à venir parler aux manifestants.Ce représentant des consommateurs a admis que « c'est vrai qu'il y a un certain besoin d'accès plus grand aux biens de consommation».«Mais on dit: le dimanche, ce n'est pas la solution.Il y a d'autres solutions qui sont plus intelligentes.» Le dimanche est une journée réservée à la maison, aux loisirs, aux relations avec les parents, a crié l'orateur.«Et au sexe», a crié un manifestant.Les manifestants en voulaient évidemment à Provigo, qui n'a pas adopté le point de vue du Regroupement.Au premier rang des manifestants, on voyait une tête de porc, piquée au bout d'un bâton.Sur un air rendu populaire au temps des manifestations géantes au Québec, les manifestants chantaient: «Provigo, Provigo, Provigo, mange de la m.répondit l'écho».En Chambre, à M.Parent qui le questionnait sur ce dossier, le ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie Pierre MacDo-nald a déclaré que la manifestation allait «de pair avec des dizaines et je dirais même des centaines de télégrammes que j'ai reçus de personnes qui favorisent l'ouverture des magasins d'alimentation le dimanche».M.MacDonald a mis l'Opposition au défi de présenter une formule plus équitable que celle qu'il avait proposée.«Vous n'en avez pas, vous n'en avez jamais présentée», a-t-il déclaré.Louise Harel décrie les enquêtes menées à l'insu des assistés sociaux SUZANNE DANSEREAU Presse Canadienne.QUÉBEC ¦ Un type d'enquête apparemment pratiqué depuis mai 1988 par les enquêteurs du ministère des Affaires sociales auprès des assistés sociaux serait contraire à la Charte canadienne des droits et libertés, accuse l'Opposition péquiste.Cette enquête, qui consiste à évaluer « la conformité réelle des dossiers de l'aide sociale» à la situation d'un bénéficiaire est décrite dans deux documents internes du ministère que la critique péquiste Louise Harel a obtenus et rendus publics hier.L'enquête consiste à choisir au hasard \u2014 à partir d'un échantillonnage informatisé \u2014 des dossiers de bénéficiaires et de vérifier les informations auprès de tiers: dépanneurs, employeurs, voisins etc.Dans ce genre d'enquête, on ne va plus au domicile du bénéficiaire, on ne l'informe même pas: on va «tout simplement à la pêche» et on joue au policier qui interroge des témoins de la vie quotidienne des bénéficiaires, a expliqué hier la députée péquiste.L'opération est effectuée par des enquêteurs de l'aide sociale, à ne pas confondre avec les agents visiteurs, dénommes boubou-ma-coutes.Ces enquêteurs sont habituellement chargés de s'occuper uniquement de cas douteux.Pour l'Opposition, le fait d'enquêter systématiquement sur quelqu'un sur qui on n'a aucun soupçon ct le fait d'aller interroger des tiers, plutôt que de s'adresser directement à la per- sonne, est contraire aux articles 4,5 et 10 de la Charte.«Je suis très troublée par le régime d'inquisition mis en place par le ministère, a déclaré hier en conférence de presse Mme Harel.Ces méthodes d'enquête auprès de l'entourage et du voisinage décrites dans le document violent carrément la confidentialité et le respect de la vie privée auxquels ont droit aussi les personnes bénéficiaires de l'aide sociale».La députée prétend s'être entretenue au téléphone avec l'un de ces enquêteurs qui, tout en requérant l'anonymat, lui aurait dit être forcé de poursuivre ces enquêtes de conformité au détriment d'enquêtes régulières portant sur des soupçons de fraude.«L'enquêteur doit délaisser les enquêtes habituelles sur les dossiers fournis par la banque régionale de cas douteux car trop occupé ô épier pour le compte du ministère», signale-t-elle.Mme Harel a demandé a la Commission des droits de la personne de se pencher sur ce genre d'enquête.De son côté, le ministre Bour-beau, après avoir nié les informations de Mme Harel, les a confirmées en disant qu'il s'agissait là de contre-expertises nécessaires pour assurer la qualité du travail effectué au ministère.«Nous n'avons pas de problèmes avec cela», a-t-il déclaré hier à sa sortie du Conseil des ministres.Si, cependant la commission des droits de la personne recommande de mettre fin à ce genre d'enquête systématique, le ministre avisera.En Ontario, les enquêtes systématiques ont récemment été dénoncées par la commission d'étude Thompson.H i "]
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