La presse, 1 décembre 1988, B. Informations nationales
[" LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 1er DÉCEMBRE 1988 L'incendie de Saint-Basile a coûté $31,5 millions DENIS LESSARD du bureau de La l'rcM- QUÉBEC LW incendie de Saint-Basile-le-Grand a coûté $31,5 millions au gouvernement du Québec a révélé, hier, le ministère des Finances, dans son évaluation trimestrielle des dépenses.Cette facture comprend ce que Québec a dû défrayer pour l'hébergement des 2 0Û0 personnes déplacées, les frais de decontamination, les pertes des agriculteurs et le surtemps des fonctionnaires.Quelques dépenses peuvent être encore à venir, mais le montant établi par le ministère, «est vraiment le plus gros de la facture», a expliqué un proche collaborateur de M.Gérard D.Levesque.Publiée à tous les trimestres, la Synthèse des opérations financières permet au gouvernement de rectifier son tir entre deux budgets.Les données d'hier montrent que Québec encaissera $39 millions de moins qu'il ne le prévoyait en mai dernier, au chapitre de la taxe de vente au détail.Aux Finances, on ne s'alarme pas outre mesure.La réduction de la consommation est souvent le premier frein appliqué par les consommateurs, qui approchent leur seuil maximum d'endettement.Ils sont plus hésitants qu'on ne le prévoyait à acquérir des items coûteux, comme une automobile.11 est encore trop tôt toutefois pour parler de récession.On reste confiant que la consommation va augmenter dès le printemps.Lors de l'opération des remboursements d'impôt, Québec retournera cette année environ $700 millions de plus aux contribuables, en surplus du $1,5 milliard habituel.La réforme de la fiscalité québécoise, conséquence de la réforme fédérale, ne se reflétera qu'à compter de janvier 89 sur les chèques de paye.En faisant leur prochain rapport d'impôt, les contribuables récupéreront le trop payé, entre le budget de mai et le 31 décembre 1988.On note aussi que les investissements non résidentiels sont encore très forts, en hausse de 20 p.cent sur l'an dernier.Aussi aux Finances, on s'en tient aux même prévisions quant à la croissance économique: 3.5 p.cent en 1988 et trois p.cent en 1989.On admet toutefois que les prévisions pour l'an prochain sont plutôt optimistes.Beaucoup d'économistes prévoient un ralentissement jusqu'à deux p.cent au Canada l'an prochain.Québec se base avant tout sur la croissance qui se maintient aux États-Unis.En outre, tout ralentissement chez nos voisins du Sud prend de six mois à un an à se répercuter au Québec.Le ministère maintient sa prevision de déficit pour 1988: $ 1,6 milliard.Les dépenses du gouvernement seront de $ 30,9 milliards pour des recettes de $29,3 milliards.Aux Finances on reconnait que l'économie québécoise «a passé à une autre vitesse», que la croissance sera moins forte que par les années passées.L'augmentation de l'emploi fera tout de même entrer $65 millions de plus dans les coffres de l'État en impôt des particulier et $46 millions en taxe aux corporations.Québec obtiendra $37 millions de moins en tranferts fédéraux, à la suite d'un changement du Produit intérieur brut, qui sert de base de calcul.Pas de nouveau ministre à Ottawa MANIE TISON de.la Presse Canadienne ÔrTAWA Le premier ministre Brian Mulroney annoncera d'ici quelques jours la composition de son cabinet.Il n'y aura cependant aucun nouveau venu, a déclaré hier l'attaché de presse de M.Mulroney, Marc Lortie.Le premier ministre se bornera à redistribuer à l'intérieur de son ancien cabinet les portefeuilles des ministres disparus dans la nuit du 21 novembre, a indiqué M.Lortie.Cette redistribution aura lieu d'ici la fin de semaine o» au début de la semaine Crochaine.a-t-il poursuivi, e cabinet se réunira pour la première fois mercredi matin.Le lendemain, ce sera au tour du puissant Comité des priorités et de la planification, qui comprend les ministres les plus importants, à se réunir.Le premier ministre entend effectuer un véritable remaniement ministériel au début de l'année prochaine, après l'adoption du nrojet de loi visant à implanter l'Entente sur le libre-échange.-Pas moins de six ministres, donc cinq importants, ont perdu leur siège lors des élections générales du 21 novembre.Une septième ministre, la présidente du Conseil du Trésor Pat Carney, avait annoncé avant les élections qu'elle ne participerait pas à cette campagne électorale pour des raisons de santé.Le premier ministre devra donc redistribuer parmi les 32 ministres restants le ministère des Communications, qui était détenu par Flora MacDonald.de l'Ontario, celui de l'Environnement, qui appartenait à Tom McMillan, de l'lle-du-;Prince-Edouard, le ministère de la justice, qui avait à .SSOéJè Ray Hnatyshyn, de la Saskatchewan, le poste de Solliciteur général, détenu par l'Ontarien lames Kelle-her,* le ministère des Travaux publics, qui appartenait à Stewart Mclnnes.de Nouvelle-Ecosse, le ministère d'État aux Forêts, qui était détenu par Gerry St.Germain, de Colombie-Britannique, et la présidence du Conseil du Trésor, qui était détenue par une autre députée de Colombie-Britannique, Mme Carney.Surchargé Déjà, à la dissolution de la'Chambre, des piliers comme Don Mazankowski étaient surchargés de titres.M.Mazankowski était à la \"fois vice-premier ministre, leader du gouvernement en Chambre, ministre de la Privatisation et ministre de l'Agriculture.Les nouveaux députés que les observateurs nommaient déjà au Conseil des ministres devront attendre encore au moins quelques semaines avant d'être fixés sur leur avenir.Au Québec, il était- surtout question du nouveau député de Langeiier Gilles Loisellc, qui a d'ailleurs re- riris la circonscription de 'ancien ministre Michel Côté, et du nouveau député Benoit Tremblay, élu dans Kosemont, la circonscription de la ministre conservatrice démissionnaire Suzanne Biais-Grenier.Libre-échange : Québec est en retard sur son agenda DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC Le gouvernement du Québec est en retard sur son agenda dans la préparation des programmes de transition au libre-échange.On n'est plus certain maintenant que tous les ministères concernés auront terminé leur travail pour la mi-décembre, comme prévu par le premier ministre Robert Bourassa.« Les ministères sont en relard, c'est un fait» a-t-on indiqué hier, dans l'entourage du premier ministre Bourassa.Hier, le comité ministériel de la planification et du développement économique (CMPDE), qui réunit tous les ministères à vocation économique a constaté que dans certains secteurs, l'énergie et les relations internationales notamment, l'évaluation des programmes n'était pas terminée.En conférence de presse.M.Bourassa, avait promis que toutes les mesures que comptait adopter le Québec pour réagir au libre-échange seraient annoncées, mi-décembre, avant la mise en application du traité, le premier janvier.Dans l'entourage du ministre de l'Industrie et du Commerce, responsable du libre-échange, Pierre MacDonald, on reconnait que certains ministères pourraient ne pas être prêts cette année.«Mais les plus importants le seront», a-t-on assuré.Le premier ministre Bourassa a déjà indiqué que les programmes d'adaptation pour le secteur agricole coûteront S 14 millions.Il semble évident toutefois que ceux qui s'attendent à des dépenses massives en mesures de transition seront déçus.« Il ne faut pas oublier qu'on a déjà pour $1,2 milliard de programmes d'adaptation de toutes sortes, auxquels il faut ajouter $200 millions en crédits d'impôt», rappelle un fonctionnaire.Les six ministères qui ont à prévoir des mesures d'adaptation pour le libre-échange sont l'Agriculture.l'Industrie Commerce, la Main d'oeuvre, le Travail, les Affaires internationales et l'Énergie.Les deux derniers n'ont pas terminé leur évaluation.Hier, le ministre des Affaires internationales, Paul Gobeil, a indiqué qu'à son ministère, l'adaptation au libre-échange signifiait davantage un changement d'attitude que des programmes coûteux.Paul Gobeil L'aspect libre-échange s'ajoute à une réévaluation générale du travail des délégations à l'étranger, qui, de toutes façons n'est pas prévu avant le printemps.La libéralisation du commerce pourrait nécessiter des campagnes plus «agressives» de promotion du Québec aux États-Unis.Aux États-Unis, le Québec a des L'UPA se soumet au choix des électeurs ANDRE BELLEIYIARE de la Presse Canadienne QUÉBEC n des organismes les plus fa-_ rouchement opposés au traité de libre-échange canado-américain, l'Union des producteurs agricoles (UPA), se plie volontiers à ia décision du peuple qui a réélu le gouvernement conservateur le 22 novembre mais «le gouvernement a aussi l'obligation de respecter un assez grand nombre de nos inquiétudes».Le président de l'UPA.M.Jacques Proulx, veut être beau joueur même si 56 p.cent des électeurs ont rejeté le libre-échange, «mais c'est maintenant à eux.à Ottawa, de livrer la marchandise et nous, de notre côté, sommes prêts à travailler sans amertume avec le gouvernement fédéral et à défendre les intérêts des agriculteurs».M.Proulx a apporté ces commentaires hier à i'ouverture du 64e congrès général de l'UPA (qui représente 40 000 membres) au cours d'une rencontre avec la presse.«Le libre-échange a donc été accepté comme on accepte l'hiver.par 44 p.cent de la population canadienne.Nous ne contes- Zonage agricole : le PO s'oppose aux amendements BERNARD RACINE de la Presse Canadienne QUÉBEC LW Opposition à l'Assemblée nationale s'opposera à l'adoption du principe du projet de loi amendant la Loi sur la protection du territoire agricole parce que cette loi contribuera au rapetissement et au ratatinement du territoire agricole.C'est l'avertissement qu'a donné le député (acques Brassard, whip et critique de l'Opposition en agriculture, alors qu'il participait au débat sur l'adoption du principe du projet de loi 100 amendant la Loi sur la protection du territoire agricole.Le député de Lac-Saint-|ean a commencé par rappeler que le Parti libéral s'était opposé «farouchement» en 1978 à l'adoption de la première loi sur.la protection du territoire agricole.Le ministre de l'Agriculture Michel Page, de son côté, a annoncé en septembre 1986 la création d'un comité de travail présidé par Me Lome Giroux et chargé de réviser la Loi sur la protection du territoire agricole.Deux ans plus lard, on ne connait pas encore le résultat des recherches du comité Giroux dont les travaux ont pourtant été financés par les impôts des contribuables québécois.Il était prévu dès le milieu de 1985 une révision du territoire agricole non plus sur la base du territoire d'une municipalité mais sur la base du territoire des municipalité régionales de com-te(MRC).Le ministre a fait connaître en septembre 1986 les éléments de la politique du gouvernement libéral en matière de revision du territoire agricole.Il a aussi émis des directives qui atténuent la rigueur de la loi.D'ailleurs, a affirmé le député, il n'existe aucune disposition dans la loi sur la protection du territoire agricole qui permette au ministre et au gouvernement de dicter des directives à la Commission de protection du territoire agricole (CPTA).M.Page a aussi pris soin, a-t-il dit.de nommer à la Commission de protection du territoire agricole de nouveaux commissaires «dont les allégeances libérales sont notoires et qui sont gagnés d'avance à la viston libérale de souplesse et de relâchement en matière de protection agricole».Lors des négociations avec les MRC, dans 17 cas sur 38 cas terminés, la CPTA a offert de dézo-ner plus de territoire que n'en demandaient les MRC.Par exemple, la MRC de l'Assomption demandait que soient dézonés 1288 hectares de terrain, la CPTA lui en a accordé 2329.c'est-à-dire 1000 hectares de plus qu'elle n'avait pas demandés.Il est difficilement compréhensible, a dit M.Brassard, que la CPTA qui a le mandat de protéger le territoire agricole, accepte de dézoner les terres agricoles sans même que cette exclusion soit réclamée par une MRC.«En agissant ainsi la commission non seulement va à rencontre de son mandat, mais elle joue un rôle supplétif d'aménagement du territoire qui n'est pas le sien », a souligné M.Brassard, qui a ajouté que, pour agir de la sorte, la commission s'appuyait sur les directives du ministre de l'Agriculture.tons nullement le choix de la démocratie, nous l'acceptons même», a dit plus tard M.Proulx devant les congressistes.«Mais qu'il soit clair qu'au cours de cette campagne électorale, des engagements précis ont été pris par les vainqueurs: que la gestion des approvisionnements ne sera pas remise en cause et donc que tous nos outils collectifs restent solides et efficaces; que d'autres outils, si nous le jugeons nécessaire, pourront être mis sur pied au Canada; que ce traité n'oblige pas le Canada à appuyer les Américains au GATT et, enfin, que ce traité peut être dénoncé et annulé s'il joue à rencontre des intérêts du Canada», a ajouté le président de l'UPA.Ce dernier a admis que plusieurs membres de l'UPA n'ont pas suivi le mot d'ordre et ont appuyé le PC et le libre-échange.Mais, après un décompte des votes dans les circonscriptions rurales ou semi-ruràies, il s'est avéré que les majorités des candidats conservateurs sont demeurées stables ou ont diminué, sauf dans deux comtés, a précisé M.Proulx.«Il ne faut pas oublier cependant que les producteurs agricoles ne forment que 2,5 p.cent de l'ensemble des électeurs.Personne né peut se péter les bretelles et affirmer bien haut que le message de l'UPA n'a pas été écouté par ses membres», a dit encore M.Proulx.Par ailleurs, le président de l'UPA n'a pas été tendre envers les pays industrialisés qui profitent indûment et égorgent même les pays du Tiers-Monde, selon lui.Au sujet des négociations du GATT qui auront lieu bientôt, M.Proulx a rappelé les trois exigences principales de son groupe: étendre aux pays membres l'exemple du Canada en ce qui regarde la discipline dans la production et l'élimination des surplus; l'adoption de politiques de soutien et de revenus agricoles et l'implantation d'une nouvelle politique de commerce international en réduisant les dettes énormes des pays en voie de développement.«Le commerce international est devenu une immense jungle: la troisième guerre mondiale est là et se déroule sous nos yeux.« Égorger les pays du Tiers-Monde comme les pays du nord le font c'est révoltant en plus d'être imbécile car qui paye la facture de la connerie?L'Africain dans sa brousse, l'agriculteur au Brésil.et nous-mêmes ici ».a poursuivi M.Proulx.Il dénonce surtout le gouvernement américain et son «libre marché» qui cause la pagaille dans la production.bureaux à New-York ( 35 personnes), à Boston (18), à Chicago ( 13), à Los Angeles ( 12) et à Atlanta (6).Il compte aussi deux bureaux plus petits à Washington et à Lafayette.«C'est pas évident qu'ils nous connaissent en Californie, dans l'État de Washington.Ils faut leur faire comprendre que nous ne sommes pas des resquilleurs», a dit M.Gobeil.Il est aussi important que nos représentants aux États-Unis restent vigilants pour ramener aux industriels québécois les renseignements qui leur permettront de percer ce marché, a-t-il expliqué.Les autres délégations du Québec seront aussi mise à profit.Il est important qu'en Europe, par exemple, le Québec puisse être vu comme une sorte de tète de pont, permettant aux industriels de mettre le pied sur le nouveau marché nord-américain libéralisé.«Le Québec est bien situé, point de vue géographique, on y parle deux langues, on a l'avantage de l'hydro-électricité», a souligné le ministre.Mais ce n'est pas avant le printemps qu'on réaménagera les délégations du Québec à l'étranger.Le ministre Gobeil réfléchit sur l'opportunité d'ouvrir un bureau à Dallas, qui travaillerait en collaboration avec Atlanta.Un récent rapport de l'ancien sous-ministre Marcel Bergeron sur le rôle du Ouébec à l'étranger, proposait un réaménagement en Europe.Le rapport suggérait notamment de fermer la Délégation de Rome, plus politique, pour regrouper toutes les opérations a Milan, un bureau qui depuis 1970 a une vocation économique.M.Bergeron proposait aussi l'ouverture d'une Délégation à Dûsseldorf.en Allemagne de l'Ouest et remettait en question les bureaux du Québec à Mexico.Caracas et Bogota.Pour M.Gobeil, il est trop tôt pour prendre une décision, mais il n'est pas question que le Québec boude l'Amérique du Sud.«|e n'ai pas l'intention de réduire la representation du Québec à l'étranger mais de l'augmenter», a-t-il dit.En Afrique, le Québec devra décider s'il ouvre un bureau au Sénégal et un autre dans un pays d'Afrique du Nord, comme l'avait indiqué le ministre des Affaires culturelles, Mme Lise Bacon.Les décisions pour l'Afrique ne seront pas prises avant le troisième sommet de la francophonie, fin mai.à Dakkar, a indiqué M.Gobeil.Une étude met en doute la fiabilité d'Hydro-Québec Presse Canadienne Le vieillissement des installations, une politique de vente agressive de l'électricité, une réduction des dépenses d'exploitation et une baisse de qualification des employés sont quelques-uns des éléments qui affectent la fiabilité du réseau de transport d'électricité d'Hydro-Québec.Un rapport d'un groupe de travail interne d'Hydro-Québec, dont Radio-Canada a obtenu copie, identifie ces facteurs et d'autres comme ayant eu une influence négative sur la fiabilité de son réseau.Le rapport de 15 pages est daté du 14 septembre 1988.Il analyse les faiblesses du réseau de transport et recommande des correctifs à court terme.Le rapport affirme que «l'agressivité de l'entreprise dans le domaine des ventes a augmenté le facteur d'utilisation du réseau de transport par rapport à ce qui était planifié.Ainsi, la capacité de transit a été étirée à son extrême au détriment des projets, des modifications et de l'entretien.Ceci a donc contribué à négliger la fiabilité du réseau de transport ».On ajoute que le veillisse-ment des équipements et leur utilisation au-delà des limites planifiées a amené certains d'entre eux à la limite de leur capacité.On donne pour exemple les lignes 120 kV Beauharnois-Les Cèdres.Par ailleurs, puisque le réseau est utilisé sur des périodes de temps plus longues, «en particulier à cause des programmes de vente», il est devenu de plus en plus difficile de retirer ce que les ingénieurs appellent les «appareils stratégiques», soit les compensateurs, lignes, disjoncteurs, etc.afin de faire leur entretien ou encore pour modifier les installations.Et puisque le parc d'équipement vieillit, il faut justement les entretenir plus régulièrement.Le groupe de travail affirme que «les objectifs d'accroissement des ventes doivent être harmonisées avec les capacités réelles du réseau d'Hydro-Qué- bec, en tenant compte particulièrement de la nécessité d'entretenir l'appareillage, ce qui suppose- que certains d'entre eux sont rendus «indisponibles» pour des périodes plus ou moins longues de temps.Automatismes Le rapport s'interroge aussi sur les mécanismes automatiques d'exploitation du réseau, comme le télédélestage.On indique que «la surveillance du comportement des équipements est déficiente dans plusieurs des installations» et que les appareils de surveillance subissent peu ou pas d'entretien.On ajoute que «la fiabilité des automatismes majeurs de réseau est à améliorer (comme le lélédéles'tage ).Il faut aussi signaler que le fonctionnement intempestif du télédélestage pourrait créer une panne majeure sur un réseau chargé».Le rapport affirme qu'il «est inadmissible que la qualité du service soit dégradée au point de délester les abonnés sur une simple contingence».Il mentionne que les automatismes majeurs de réseau doivent être revisés à court terme et qu'il est important que les critères de conception de ces automatismes répondent à un haut niveau de fiabilité et de sécurité.Déqualification Le rapport signale aussi que la politique de décentralisation et de mises à la retraite anticipée d'Hydro-Qucbcc ont entraîné une baisse de la qualification des employés.«On se retrouve avec des employés sans grande expérience et dépourvus devant les innovations technologiques», écrit-on.Les compétences ont été dispersés géographiquement et plusieurs spécialistes se sont vus confier d'autres taches.Conséquences: les compétences des spécialistes se perdent, les problèmes sont solutionnés localement, il y a accroissement d'erreurs humaines par manque de connaissances tandis qu'il y a eu «dévalorisation du titre de spécialiste». B2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1er DECEMBRE 1988 La Presse Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president el éditeur Claude Masson éditeur adioint Marcel Desjardins directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Aller au ciel sans mourir?Il y a loin du rêve à la réalite.Les Montréalais qui rêvaient d'un soulagement fiscal sensible, après deux ans de hausses consécutives des comptes de taxes, devront faire face a la musique: l'évaluation monte de 7 p.cent, alors que le taux de la taxe ne baisse que de 0,9 p.cent.En pratique, cela signifie que le compte de taxes augmentera, dans certains cas, jusqu'à 15 p.cent.En moyenne, la hausse dans le secteur résidentiel sera de 4,9 p.cent.Pour environ 45 p.cent des contribuables, heureusement, elle sera inférieure à 4 p.cent.Paie-t-on trop de taxes pour les services que l'on a?A-t-on assez de services pour les taxes que l'on paie?Et surtout, a-t-on besoin de tous les services municipaux qu'on a. chaque présentation de budget, ces questions se posent.Et la réponse n'est jamais simple.\u2022 La mort et les taxes sont inévitables.Mais on peut éviter d être taxe à mort.» Ainsi s'exprimait, il y a une dizaine d'années, Howard Jarvis, le père de la révolte des payeurs de taxes de Californie.A la lumière des premières réactions a la présentation du dernier budget de l'administration Doré-Fainstat, les élus montréalais pourraient ajouter ce couplet d'une chanson populaire: «Tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir.» Car tel est bien là le paradoxe auquel se heurtent les différents gouvernements : les contribuables non seulement ne veulent pas de diminution de services, ils exigent au contraire, bien souvent, des ameliorations.tout en refusant toute augmentation de l'assiette fiscale.La présidente du mouvement Taxe-Action, Mme Kathy Tou-chet, n'y est pas allée avec le dos de la cuiller.Pour elle, le budget déposé mardi par l'administration Doré-Fainstat rappelle ceux des années de grandeur de Jean Drapeau.Selon elle, il s'agit d'un budget qui se moque des contribuables et qui ne tient aucunement compte de la réalité économique des petits propriétaires.Le président de la Ligue des propriétaires de Montréal, Pierre Aubry, va même jusqu'à se demander,si les contribuables ne devraient pas faire comme ceux de la Californie il y a une dizaine d'années, eux qui, sous l'égide d'un retraité de 75 ans, Howard Jarvis, avaient fait adopter une proposition \u2014 la fameuse «proposition 13» \u2014 obligeant la législature de l'État à réduire ses dépenses de 50 pour cent.Ce que M.Aubry ne dit pas, c'est que les services ont été réduits d'autant.Car, qui dit réductions sensibles de taxes de façon aussi arbitraire et artificielle, dit diminution de services en conséquence.On ne peut réclamer piscines, bibliothèques, parcs et espaces verts, cueillette des ordures, déneigement, entretien des rues et des trottoirs, nouveaux lampadaires et meilleur service de lutte contre les incendies, par exemple, et vouloir en même temps que l'administration municipale réduise de façon sensible le compte de taxes.Rares sont les contribuables montréalais qui se disent en faveur d'une réduction de services.Dieu merci, la folie des grandeurs qui a quelquefois marqué l'administration précédente est bel et bien terminée.Mais on ne peut arrêter le progrès: le centre-ville est en pleine évolù-r tion, les nouveaux immeubles poussent comme des champignons, il faut refaire, rénover, ajouter.Tout cela coûte cher.Et puis, l'ancienne administration avait tellement négligé la réfection des rues, des feux de circulation, des conduites d'eau, etc'.' Le rattrapage qui s'impose est énorme.Le seul moyen efficace de réduire les taxes est de sabrer dans les services.Tant et aussi longtemps que les citoyens ne l'accepteront pas, ils devront payer.Comme au restaurant, comme au magasin, comme partout! Pierre vennat Savoir parler du sida CH est aujourd'hui la Journée internationale du sida.Pourquoi parler plus de cette maladie que, disons, du cancer du sein ou de l'infarctus du myocarde?C'est que le sida n'est pas une maladie comme les autres.D'abord, même s'il est grave et contagieux, le sida est très facile à éviter.En fait, il est plus simple de se protéger du sida que de la grippe, car le virus ne se transmet que par le sang ou les relations sexuelles.Contrairement aux oreillons, au rhume ou à la pneumonie, il suffit de faire attention.Autrement dit, la lutte au sida est possible par le simple biais de la prévention, ce qui n'est pas le cas du cancer.Et voilà pourquoi il faut en parler.En cette Journée internationale du sida, un quotidien peut jouer un rôle.On ne trouve ni biologistes, ni spécialistes en maladies infectueuses dans les journaux, mais des spécialistes des communications, essentiels dans toute campagne de prévention.Or, dans le cas du sida, la qualité de l'information est carrément douteuse.D'abord, il y a eu avalanche de faits contradictoires, de nouveaux remèdes, de solutions.Le tout a été présenté trop rapidement.Trop d'organismes se battaient pour des fonds limités.De plus, certains silences ont rendu impossible la compréhension du phénomène.Par exemple, la Commission des droits et libertés, citant un organisme haïtien, s'oppose au concept même de «groupes à risques».Ce serait discriminatoire, dit-elle, puisqu'on fait alors allusion à des groupes où la fréquence de la maladie est plus grande: homosexuels, haïtiens, hémophiles.Au surplus, d'autres organismes publics chargés de diffuser \u2022 des faits se sont lancés dans le sensationnalisme.Un exemple récent: un communiqué diffusé lundi par l'Association des hôpitaux du Québec, dont le titre était: « La population hétérosexuelle du Québec quatre fois plus touchée par le sida qu'ail-: leurs au Canada ».Pour en arriver là, on a déployé tout l'arsenal ;du tripotage des chiffres, comme le fait un ministre qui veut \u2022rendre sa mesure plus attrayante ou l'entreprise qui veut catcher ses déficits.Pourquoi?: Enfin, les médias, parce que le sida suscite crainte et fascination morbide, peuvent facilement laisser glisser la question dans la catégorie du fait divers, avec en prime la tentation du .sensationnalisme, plutôt que de traiter pour ce qu'il est: une ; maladie très grave qui pose un choix de société.\u2022 Pour en arriver à la rigueur nécessaire, pour que les campagnes de prévention jouent vraiment leur rôle, il faudra vraiment apprendre à parler du sida.Alain DUBUC Arafat, tais-toi! Yasser Arafat, chef de l'OLP, trouvera-t-il à Genève la tribune que lui refuse New York, siège des Nations unies?On sait qu'en vertu d'une décision «personnelle» du-secrétaire d'État Shultz, les États-Unis ont refusé un visa ;a M.Arafat, qui se proposait de prendre la parole devant l'Assemblée générale au début de ce mois.La décision américaine fait un joli bruit.Au siège des Nations unies, les délégations se demandent s'il faut «condamner» l'attitude des \u2022 MBÊM^ft États-Unis ou la «déplorer».Entre-temps, la ; iMM^ Commission juridique de l'organisme a de-¦^WÊÊjL mandé aux États-Unis de revenir sur leur deci-I^^MfcrMfc sion.M.Shultz et son monde persistent dans 'mm ^1 ]: leur refus.Si bien qu'il se pourrait qu'il ne res- l.lM ] te qu'un seul recours possible: transporter la ~* ^m tribune de l'ONU de New York à Genève, de : manière que le leader de l'OLP soit er.*\"ndu et la question pa-; lestinienne examinée par le conseil des i v.lions.Le refus américain a provoqué l'étonnement et l'irritation.Les alliés lés plus fidèles de Washington (France, Grande-Bretagne, Canada) ont dit leur désaccord.Le secrétariat d'État justifie son veto par la menace que représente Arafat pour la sécurité des Américains.L'argument emporterait peut-être l'adhésion s'il n'était pas noyé dans d'innombrables contradictions.Il existe un bureau de l'OLP à New York.On a tenté sans succès de le faire fermer.Si Arafat n'a pas le droit d'entrer aux États-Unis, d'autres délégués de l'OLP sont admis.En 1974, Arafat lui-même a pu prendre la parole à la tribune de l'ONU.Etait-il moins un terroriste à cette époque qu'il ne l'est maintenant?Un ancien ambassadeur de Washington à Tunis (M.Brown) fait observer que les États-Unis n'ont pas interdit leur territoire a M.Begin, au temps où celui-ci était premier ministre-d Israel, bien que M.Begin ait un passé de terroriste et que le rôle du chef actuel du Likoud, M.Shamir, dans l'assassinat de Bernadotte, en 1948, reste toujours une inconnue.Il n'est pas sans intérêt, en outre, de noter qu'à l'heure même où Arafat reste à la porte, l'organisation de la résistance iranienne à Khomeiny demande l'expulsion de l'ONU de la délégation de Téhéran, en raison du caractère «inhumain» du régime de l'ayatollah.Or, il n'a pas été donné suite à cette requête.«Par sa décision précipitée et mal inspirée, écrit le Yorkshire Post, Washington s'aligne servilement sur les positions destètes dures en Israël qui tournent en ridicule toute amorce d'un règlement négocié à la question palestinienne.» Le journal ajoute que la décision américaine est désagréable pour les «leaders arabes modérés».Elle plaira encore moins aux Européens, s'il est vrai que les États-Unis se proposent d'assister à la réunion de Genève.Comme si le «terroriste» Arafat pouvait s'essuyer les pieds n'importe où, sauf «in good old USA».CUV CORMIER S?/ f/lflit DROITS RESERVES La boîte aux lettres Encore le « Pussy Cat » ¦ Le cas du « Pussy Cat» et la publicité que lui ont consacrée certains journaux, notamment La Presse à,deux reprises, m'inspire ces quelques réflexions.D'abord, l'étonnement devant l'argument principal invoqué par un juge de la Cour municipale de Montréal pour blanchir les prévenus: les actes indécents commis dans l'établissement de ces derniers ne seraient pas répréhensibles aux yeux de la loi parce que ne dépassant pas le niveau moyen de tolérance attribué à nos contemporains.L'honorable juge eût été mieux inspiré en ne préjugeant pas, au moins implicitement, l'opinion de cette partie de la population qui se situe encore en deçà de ce niveau et entend s'y maintenir.Il y a encore.Dieu merci! des honnêtes gens pour qui un chat reste un chat et un bordel un bordel même baptisé «salon erotique».Ce qui s'y passe est de la débauche, si ingénieux que soient les artifices utilisés pour camoufler celle-ci sous d'autres noms.À force, de vouloir isoler la conscience humaine de ses sources chrétiennes et les lois civiles de la Loi naturelle sur laquelle elles se sont appuyées au cours des ans, notre société en est arrivée à tolérer, banaliser et glorifier les moeurs et les comportements les plus contre nature et des mentalités qui aujourd'hui se situent au seuil d'un nihilisme moral presque absolu.Et logiquement, ce sont alors ceux qui s'opposent à cette course à l'abîme qui deviennent «ces pelés, ces galeux dont venait tout le mal» et qui sont donc qualifiés de retardataires et d'intolérants.Autant pour le «pluralisme» de la société! Ces réfractaires sont cependant encore assez nombreux et respectueux d'un minimum de décence pour protester contre la complaisance de certains journalistes à nous conter jusque dans leurs détails les plus malpropres les actes qui se déroulent entre participants, au « Pussy Cat» ou en d'autres lieux du même acabit.À plus forte raison cette protestation s'adresse-t-elle aux éditeurs responsables de la teneur et de la présentation des écrits qui paraissent dans leur journal.En l'occurrence, cette responsabilité me parait en défaut pour avoir singulièrement surestimé le niveau de tolérance d'un vaste public à l'égard d'écrits avilissants qui ne devraient pas trouver place dans des publications qui se veulent sérieuses et seraient mieux à leur place dans des feuilles jaunes de bas étage.Le droit à l'information doit-il aller jusqu'au mépris du public?Pierre DERMINE Montréal ¦ Que le juge Pierre Fontaine sache qu'il y a au moins une personne qui s'indigne de son jugement favorable à l'activité des clubs genre « Pussy Cat».II surestime la tolérance de la société canadienne qui ne va pas, j'espère bien, jusqu'à accepter une telle dégradation de l'être humain.L'hôtel de ville de Montréal et la police de la CUM s'en étonnent, je les prie de ne pas cesser leur pression auprès du législateur concerné.C'est rendu que dans ce domaine, comme en d'autres d'ailleurs, ce sont les juges qui, à la faveur des «trous» dans les lois, décident de l'orientation à donner à notre peuple.René CLOUTIER ' Longueuil ¦ Le juge Pierre Fontaine vient d'acquitter le « Pussy Cat», établissement nouveau genre pour la prostitution.II faut bien se protéger du sida.Cet affreux juge base son jugement sur le niveau de tolérance du Canadien moyen.Eh bien, moi, Monsieur le |ugc, je suis une Canadienne moyenne et cela me dégoûte profondément \u2014 et votre jugement et les activités du « Pussy Cat ».Ne trouvez-vous pas que notre société est suffisamment corrompue?Pourquoi vous faut-il l'enfoncer davantage dans la corruption ?Ouvrez les yeux sur tous les maux qui découlent de cette forme de corruption.Je vous souligne seulement le mal causé aux familles.[c souhaite ardemment que la Ville aille en appel de ce sale jugement.(*).N.P.ROY Bourherville (*) NDLR \u2014 C'est déjà fait.Le bureau des procureurs a annoncé qu 'il y aura appel.Attitude trop complaisante ¦ En tant que citoyen responsable, je trouve inacceptable l'attitude complaisante que certains travailleurs sociaux ont envers les cas d'abus sexuels et tout particulièrement les pères incestueux.Lors d'un programme présenté à Radio-Québec le 4 novembre, dans le cadre de «Parler pour parler», les personnes invitées à discuter de i'inceste ont émis des points de vue tout à fait scandaleux.Leurs propos tournaient constamment autour des responsabilités de la mère et de l'enfant abusé; le père était en somme «excusé» à cause de son incapacité ( réel- N.B.É La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres; qui l'ont suite à des articles public* dans ses pages, cl se reserve le droit de les abréger.I.'un-leur doit être clair et concis',' signer son texte, donner son nom complet, son adresse',W ' son numéro de, telephone'.'.Adresser toute cortespondà'n-\" ce comme suit: Lu boite au\\ lettres, La Presse.7, rue Sainte1 lacques.Montréal, II2Y !K.' le ou factice, allez donc vérifier!) à manifester correctement son affection.Si ces propos avaient été tenus par des enseignants universitaires, ils auraient eu la belle excuse d'être ceux de «théoriciens à la recherche de la vérité».Mais tel n'était pas le cas.Il s'agissait de travailleurs sociaux oeuvrant sur le terrain auprès des victimes de l'inceste (et n'allez pas me dire que les pères incestueux sont des vlcti; mes, s.v.p.!).Ils ont pour mandat de protéger les victimes et d'élaborer des programmes de prévention.(.) Jacques COULOMBE Analyste de projets Montréal Précision ¦ Suite à votre intéressant article du 22 novembre concernant le don d'un char d'assaut soviétique au musée des arme?d'Ottawa, j'aimerais vous1'signaler que, à mon avis, la photo publiée n'est pas celle d'un T-34 mais plutôt d'un ISII.'Lo' T-34/76A est un char moyen» Le |Sll (46 tonnes) est un char lourd.(.) Thierry DANSEREAU Verchères Lysiane Gagnon B3 Opinions // ne faut pas censurer les sondages MARCEL ADAM gea aul-il interdire la publication des sondages durant les derniers milles de la course électorale?Cette question est posée et discutée après chaque scrutin.Ces jours-ci des voix se sont élevées dans les milieux politique et académique pour réclamer une législation à cet effet.Ça fait plusieurs années que la classe politi-que des deux niveaux de gouvernement flirte avec cette idée.Ce n'est pas étonnant.Les politiciens ailment bien user des sondages pour mieux influencer les électeurs, mais ils aiment moins que les sondages montrent à ces derniers le résultat de leur manipulation'.Il est plus difficile cependant de comprendre pourquoi beaucoup de sociologues et politologues réagissent comme les politiciens et réclament aussi une certaine censure de l'information véhiculée par les sondages.Ceux qui redoutent la mauvaise influence des sondages sur l'électo- rat ont sans doute vu non pas une simple coincidence mais une relation de cause à effet entre l'exceptionnelle instabilité de l'électoral et le nombre sans précédent de sondages publiés durant la campagne électorale.(À l'instar des présidentielles américaines, il n'y a jamais eu autant de sondages nationaux qu'au cours de l'élection fédérale de cette année.Il y en avait eu 11 en 1984.Beaucoup moins en 1980.Il y en a eu 33 au cours des sept semaines de la campagne, selon un décompte de La Presse).Il est certain que les sondages exercent une influence sur l'électo-rat.Il en est de cette information comme de tous les autres types d'information qui agissent plus ou moins sur les intentions de vote.La question qu'il faut surtout se poser n'est pas de savoir comment et dans quelle mesure les sondages agissent sur les électeurs, mais plutôt celle-ci: cette influence est-elle indue?Pour répondre dans l'affirmative il faudrait démontrer d'abord que dans une campagne électorale il y a des informations que les gens n'ont pas le droit de recevoir, ensuite que celle fournie par les sondages entre dans cette catégorie.|e ne vois pas comment on peut soutenir une telle argumentation dans une démocratie comme la nôtre.Pourquoi faire exception pour les sondages?Pourquoi ne pas interdire aussi les débats télévisés, la propagande partisane trompeuse, les slogans réducteurs, les reportages intimistes sur les chefs et leurs épouses qui n'ont rien à voir avec les enjeux électoraux, pourquoi pas enfin interdire les campagnes électorales elles-mêmes?On en arrive logiquement à cette absurdité quand l'argument de l'influence indue est poussé à sa limite.Cela étant dit, il faut néanmoins s'interroger sur l'influence des sondages sur le processus électoral.Non pas en vue de censurer leur diffusion, mais pour que ce genre d'information soit traité de manière à servir la démocratie plutôt qu'à la desservir.Autrement dit il faut mettre en cause le sens des responsabilités des maisons de sondage et des médias afin que de part et d'autre on s'autodiscipline.Tous les sondages ne sont pas d'une égale valeur scientifique, ni tous également exemplaires aux plans des méthodes de travail et même de l'éthique.Les sondeurs critiquent volontiers les médias dans leur façon de publier les sondages, mais l'autocritique n'est pas florissante dans ce milieu.Les médias ne sont pas tous respectueux des règles minimales qui doivent entourer la publication des sondages pour ne pas induire le public en erreur ou risquer de l'influencer indûment.Mais il y a plus que cela.Par exemple on s'interroge peu sur l'influence que les sondages exercent sur le comportement des médias.Parce que les maisons de sondage traitent les élections comme une course de chevaux, les médias s'ajustent d'autant mieux à cette approche que celle-ci exerce un très grand attrait sur leur clientèle et qu'elle s'accommode très bien avec la conception que se fait l'ensemble de la confrérie journalistique du processus électoral.Sans parler de l'influence des sondages sur les prises de position des journalistes à l'égard des partis en lice et qui n'est pas négligeable.Il faut mentionner enfin le fait que les sondages ont pris une telle place dans le paysage politique que les sondeurs professionnels sont devenus les grands gourous de la chose publique.Surtout dans les médias audiovisuels.Pourquoi?Parce qu'ils savent mieux que quiconque comment se comporte l'électorat, leur science est celle qui a le plus de valeur dans un contexte marathonien où la valeur des idées et des personnes compte à peu près pour rien.mm La boîte aux lettres Ne les juge-t-on pas trop facilement! Les itinérants de Montréal Monsieur Gérald LeBlanc.La Presse ¦ l'ai lu avec intérêt votre chronique sur le centre «Dernier Recours».Exprimant un jugement trop souvent exact au sujet des itinérants, le docteur Cartier, que vous citez, avoue: «lis ne veulent pas de boss, pas de travail trop régulier.ils veulent des certificats d'aide sociale.» De tels certificats, en effet, leur permettent d'être oisifs si d'aventure ils peuvent en obtenir.C'est ainsi qu'ils sont accusés de se vautrer dans la paresse et l'escroquerie, aux dépens des honnêtes payeurs de taxes que nous sommes.Hélas! ce jugement si répandu au sujet des assistés sociaux en général est trop sommaire.Au surplus, ce verdict n'a aucun effet sur le nombre d'itinérants, qui devient alarmant.S'il existait une chose nommée «plein emploi», si un toxicomane, si un aveugle, si un paraplégique, si mê^rhe un client de * Dernier Recours», au lieu d'être un assisté social était un travailleur utile, oui, si un travail utile socialement, sinon financièrement, assurait la survie obligatoire de ces gens \u2014 ramasser des .feuilles mortes, promener un enfant, dialoguer avec un vieillard, être compagnon d'un travailleur, réduire les heures de travail d'un autre, élever ses enfants \u2014 alors nous njaurions plus d'assurés-chômeurs 'et d'assistés sociaux, mais seulement des gens respectés et utiles, des gens d'autant plus heureux qu'ils n'auraient pas le choix d'être oisifs, des gens qui mériteraient salaire minimum et considération sociale.Seule condition: que le travail redevienne ce droit et ce devoir qu'il n'aurait jamais dû cessé d'être, au lieu d'être l'apanage des uns et le prétexte au mépris des autres.Telle est la solution que je revendique \u2014 le partage du travail entre tous et la disparition de tous ces expédients: dons de charité, aide conditionnelle, boubou-macoutis-me, campagnes de dénigrement, campagnes de prévention-suicide, etc.Qu'on rende l'oisiveté impraticable au lieu de culpabiliser le monde.S'il existe des oisifs, il en existe autant chez des millionnaires que chez les laissés-pour-compte de «Dernier Recours»., Hubert LEWIS Montréal-Nord ¦ Pourquoi, dès qu'il s'agit de pauvreté» des personnes intelligentes comme ce grand médecin de l'hô-Rilil,Saint-Luc, son infirmière, des journalistes comme ceux de l'équi-Rttydu Point ou d'autres médias, tombent dans des lieux communs vieux comme le monde?C'est ainsi qu'on entretient le mythe de l'itinérant heureux de coucher dehors, pour traiter les plus pauvres comme des bêtes, en espérant «allumer en eux le désir» de se comporter.en êtres humains.(.) Qui va enfin poser des questions sensées face à la misère et aux situations extrêmes auxquelles elle conduit?Qui est capable de dire ce que pense les plus pauvres eux-mêmes?Qui sait que le jeune de 27 ans présent au «Dernier Recours» et interrogé à l'émission Le Point le 8 novembre, a été placé à l'âge de 6 ans et qu'entre 6 ans et 18 ans, il a connu vingt-cinq placements en familles d'accueil.une moyenne de deux familles par an?Pourtant, apeuré par les caméras, il s'est conformé à l'image que l'opinion publique a de lui et il a dit: «Je suis alcoolique», et pire, «J'avais tout pour réussir».Après l'émission, il disait très lucidement à un animateur: «Devant la caméra, je n'ai rien pu dire».Mais, personne ne l'a su.Le plus grave pour les pauvres est que tout le monde peut dire n'importe quoi sur eux, sur leur vie.sans jamais se donner des vrais moyens de les consulter.Les plus démunis que nous connaissons \u2014 et les animateurs du «Dernier Recours» en sont la preuve \u2014 nous ont appris à ne jamais désespérer d'un être humain.Merci d'être allé vous-même passer une partie de la nuit rue San-guinet.Bernadette ROBERT Didier ROBERT Montréal L'autre côté de Saint-Luc m À lire ce qui s'écrit au sujet de l'école Saint-Luc (The Gazette, 12 et 13 octobre), on pourrait croire que les parents qui y envoient leurs enfants sont soit complètement in-c o n s - cients ou alors totalement irresponsables.En effet, il n'y en a que pour la violence, et la violence inter-racia-le.Or, nous du comité d'école, nous nous posons des questions.Pourquoi ne rapporte-t-on que les actes de violence de l'école Saint-Luc alors que nous savons tous qu'il y en a dans d'autres écoles de la région, francophones, anglophones, protestantes ou catholiques?Pourquyoi The Gazette souligne-l-elle systématiquement le caractère ethnique de ces actes de violence?Sûrement, la Gazette ne voudrait pas être qualifiée de raciste! Elle devrait informer correctement ses lecteurs en parlant des programmes d'accueil, de parrainage, de concours de poésie ethnique, tous des programmes destinés à intégrer les élèves d'ethnies différentes de la manière la plus harmonieuse possible.Toujours dans le but d'informer, elle donnerait quelques chiffres: il Le Parti québécois proteste La vice-présidente du Parti québécois, madame Pauline Marois, réagit ici à la chronique de madame Lysiane Gagnon parue dans notre édition de mardi.¦ «Le Néo-PQ»! Cette chronique de madame Lysiane Gagnon du 29 novembre laisse un arrière-goût amer, intolérable, qui appelle une réponse immédiate.Bien sûr, son interprétation du programme adopté par le congrès de Saint-Hyacinthe nous prête un radicalisme abusif, l'aurai bien des occasions et des tribunes pour rétablir les faits là-dessus.C'est mon métier d'agir ainsi comme c'est le sien d'écouter et d'interpréter notre discours.Et sans doute pouvons-nous nous entendre sur un comportement qui me semble essentiel: éviter désormais, autant que possible, de prêter quelque jugement ou comportement que ce soit à René Lévesque.Ce genre de recours à l'autorité, s'il sert à renforcer le discours, me semble en effet par trop lesté d'indélicatesse pour être correctement utilisable.Ce vice de forme auquel elle s'est prêtée dans sa chronique, madame Gagnon nous le reproche pour le spectacle du 20e anniversaire présenté samedi dernier.Et voilà l'intolérable.Nous aurions délibérément amené les quelques 1800 personnes présentes à huer le souvenir et la personne de Pierre-Marc Johnson.Non: le vidéo retraçant l'histoire du parti n'a pas été manifestement conçu dans cet objectif.Le scénario a été préparé avec soin, présenté et adopté par le Conseil exécutif du Parti.Il n'était pas question de taire le nom et l'importance de monsieur Johnson, de le présenter comme un «mouton noir» à sacrifier au bénéfice d'un quelconque exorcisme! Rappelons les faits: la course au leadership de 1985 a été rappelée en présentant certes chacun des candidats mais surtout en insistant sur la victoire de Pierre-Marc lohnson.La défaite électorale de 1985 fut mentionnée comme une perte de pouvoir pour le Parti, non pas comme un échec personnel de monsieur lohnson \u2014 qu'il ait ou non «sauvé les meubles».Nous avons tous entendu des huées.Elles n'étaient pas générales.Elles n'étaient surtout pas acceptables et elles ne sont pas acceptées.Ni par moi, ni par le président du Parti, monsieur Jacques Parizeau, ni par nos collègues de l'Exécutif national.En prêter l'origine à un sombre plan prémédité par les organisateurs de la fête, c'est sombrer dans un imaginaire qui frôle la paranoïa.Savez-vous, madame Gagnon, que cette photo projetée de Pierre-Marc Johnson lors du vidéo \u2014 «la plus négative qu'on ait pu déterrer dans les archives du parti, dites-vous, une photo où Johnson avait l'air croche d'un traître à la patrie» \u2014 était la photo officielle du Premier ministre lors de la campagne électorale de 1985?Celle-là même où vous lui reconnaissez d'avoir «sauvé les meubles».Sans doute l'avait-il approuvé lui-même.Ce n'est pas de gaieté de coeur que je fais cette mise au point.Mais elle s'impose comme une vérité.Contre cette idée insidieuse et maligne que le Parti québécois se prêterait à la méchanceté délibérée.D'un incident, on aura voulu faire une intention.C'est à se demander si l'on ne cherche pas tout prétexte pour exprimer un préjugé défavorable.C'est ce qu'on appelle faire flèche de tout bois.Pauline MAROIS Vice-présidente y a 1 550 élèves à Saint-Luc, dont 77 p.cent d'ethnies différentes (42 langues maternelles): elle parlerait de l'Harmonie de Saint-Luc, ces ensembles musicaux qui regroupent au-delà de 700 élèves multiethniques et que là, il n'y a pas de problèmes raciaux.(Cf.«Ecole: le défi de l'intégration des immigrants» dans Sélection du Reader's Digest, nov., 1988).Elle parlerait aussi du projet de «douane» (depuis septembre 1988) mis sur pied à la demande du mi-lieu-pour permettre aux enfants talentueux d'exploiter au maximum leur capacité d'apprendre.H y a tellement de choses intéressantes et positives qui se passent à Saint-Luc que lorsqu'un tel acte de violence, gratuit et grave se produit, un journal qui a le souci d'informer correctement ses lecteurs et qui prend son rôle social au sérieux essaierait de comprendre et de faire la part des choses plutôt que d'accuser et de blâmer.Cela pourrait éviter notre ultime question: quel est le vrai but recherché par The Gazette dans ce genre d'article à sensation ?Ah oui.nous oublions un détail : l'école secondaire Saint-Luc est francophone.Le conseil exécutif du comité d'école de Saint-Luc par: Chantai PELLETIER, v.p.Monsieur Michel Palaccio Président de la CÊCM ¦ En septembre dernier, dans la cour arrière de l'école secondaire Saint-Luc, un étudiant de 16 ans était poignardé à la jambe gauche.Le nerf sciatique était sectionné, ce qui lui causera une infirmité pour la vie.La direction de l'école a déclaré qu'il ne s'agissait là que d'un indi-cent isolé.Pourtant, au début de ce mois, une bagarre éclatait à la Polyvalente Louis-Joseph-Papineau.Le vendredi 18 novembre, même situation à la Polyvalente Lucien-Pagé où plus de 500 élèves sont intervenus, dont certains ont été arrêtés par la police.Deux étudiants blessés au couteau ont dû être hospitalisés.Face à la gravité de ces derniers faits, votre réponse a été évasive: «Tant qu'il n'y aura pas de preuves, nous ne pouvons crier aux conflits raciaux dans nos écoles.» Quelle preuve réclamez-vous encore sur une situation largement dénoncée par les organismes communautaires, les enseignants, les parents et même par les étudiants?Edward CONNOR Association latino-américaine de Côte-des-Neiges Cur un Wv«f Ml f spectacle Dans sa lettre publiée ci-contre, la vice-présidente du PQ, Mme Pauline Marois, me reproche d'avoir «prêté des jugements à René Lévesque».Sous-entendu, ce serait injuste et indélicat de ma part puisqu'il n'est plus là pour me démentir.C'est un reproche que je n'accepte pas.J'ai écrit que le PQ d'aujourd'hui me parait en complète rupture avec la philosophie de Lévesque sur quatre points: le volet manquant de «l'association» avec le Canada, le processus d'accession à l'indépendance, et les références, lors du congrès, aux droits scolaires des anglophones, aux Patriotes et à Bourgault.Sur tous ces points, les positions traditionnelles de Lévesque et du PQ d'avant-Parizeau sont archi-con-nues.j'en ai été témoin à maintes reprises comme journaliste, ayant assisté à tous les congrès nationaux (sauf deux) et à la plupart des conseils nationaux du PQ depuis sa fondation.Mon témoignage personnel n'a d'ailleurs aucune importance, car les positions personnelles de Lévesque et les positions officielles du PQ, sur ces questions, sont consignées en noir sur blanc dans les archives de tous les journaux.le ne conteste pas le droit du PQ de changer d'orientation.Le PQ est un parti démocratique qui reflète le voeu de ses délégués.Je ne crois pas aux idoles et il me semble normal qu'un parti évolue ou se transforme.Mais qu'on ne vienne pas prétendre que le PQ de Parizeau s'inscrit dans une continuité, dans la tradition instaurée par son père-fondateur! # * # Mme Marois me reproche également d'avoir écrit que le vidéo rappelant l'historique du parti, lors du spectacle du 20e anniversaire de samedi dernier, avait été «conçu dans l'objectif» de faire huer l'ancien chef Pierre Marc Johnson.Je reconnais volontiers qu'il s'agissait d'un procès d'intention et que j'aurais dû modérer mes propos.Cependant, quiconque a assisté à ce spectacle de deux heures ne pouvait pas ne pas constater que la référence à Johnson survenait comme un anti-cli-max, dans un vidéo jusque là très émotionnel, qui visait à susciter l'enthousiasme et la mobilisation.Il était incongru, donc significatif, que dans un survol historique où même les événements importants sont résumés ou omis, on mentionne les noms de tous les candidats au leadership de 85 alors que Johnson avait remporté la victoire haut-la-main, et semé ses adversaires loin derrière lui.Il était tout aussi incongru de présenter une photo fixe après avoir présenté d'autres politiciens en action (sur film), ou photographiés dans des poses dynamiques, avec des expressions inspirantes.L'effet général était si négatif que j'ai cru, a tort, qu'on avait choisi la pire photo possible.Si l'on avait voulu rester, à cette étape, dans le climat général de ce spectacle où tout ce qui concernait le PQ était présenté sous un angle positif, enthousiasmant ou optimiste, on aurait présenté une photo de lohnson victorieux à l'élection au leadership \u2014 tenue au suffrage universel des membres, ce qui était une première dans l'histoire des partis politiques \u2014, et l'on ne se serait pas contenté de résumer sa carrière au PQ par cette phrase unique: « Décembre 85: le PQ est défait aux élections générales.» (Un autre grand absent du spectacle: Claude Morin.qui a été pendant longtemps, ex-aequo avec Parizeau, le numéro deux du piîrti.) Quiconque connaît le domaine des communications sait que pareils choix, et pareilles omissions, ne sont jamais le fruit du hasard.D'ailleurs, mes impressions ont été partagées par d'autres journalistes qui assistaient au spectacle.Cela dit, sans doute ces choix étaient-ils plus inconscients que délibérés, encore qu'il soit somme toute assez compréhensible que le parti n'ait pas voulu se lancer dans l'éloge de Johnson: après tout, les chefs actuels du PQ ont tout fait pour le renverser, tant ils trouvaient son leadership catastrophique pour la cause de l'indépendance! (L'une des personnes qui a participé à la conception du spectacle m'assure qu'on n'a pas eu le choix du matériel, les documents visuels appartenant, pour l'essentiel, à des producteurs privés.Elle jure ses grands dieux que les concepteurs du spectacle n'avaient aucune arrière-pensée, et qu'ils ont été les premiers à être «horrifiés» en entendant les huées monter d'une partie de la salle.) Ce mini-débat doit être vu dans le contexte de ce qui l'a précédé, soit le renversement de Johnson par ceux-là mêmes qui sont aujourd'hui aux rênes du PQ.Rappelons que deux ans après avoir été élu à la téte du parti par l'écrasante majorité de ses membres, lohnson s'est vu acculé à la démission \u2014 ou à une interminable guérilla interne \u2014 par une mutinerie fomentée par un groupe de députés et de militants qui voulaient le remplacer par Parizeau, mutinerie dont ce dernier ne s'est jamais dissociée.( Il ne s'est même pas dissocié, dans ses interventions au congrès, des huées qui ont accueilli la mention de son prédécesseur, ce qui a particulièrement ulcéré les députés qui étaient restés loyaux à Johnson.) Cet épisode de l'histoire du PQ n'est pas un détail qu'on doit reléguer aux oubliettes, car il explique en partie la mentalité qui y prédomine maintenant.Une mentalité qui rappelle les croisades enflammées des années 60 davantage que la démarche politique classique.Une mentalité qui n'est pas totalement étrangère à l'idée que la fin justifie les moyens (pas tous les moyens évidemment, mais certains moyens), ni à l'idée que le respect des règles démocratiques, tout important soit-il, serait moins important, dans l'échelle des valeurs, que la réalisation d'un objectif qu'on perçoit comme une cause quasi sacrée.C'est cette mentalité qui est au fond de la stratégie actuelle du PQ pour en arriver à la souveraineté.Rien, dans ce cheminement, ne prévoit que les Québécois seraient consultés spécifiquement sur le principe de la souveraineté.Une fois le PQ élu en fonction de toutes sortes de considérations, il se jugerait habilité à mettre en branle le processus devant mener à la souveraineté.Ce processus \u2014 probablement constitué de tentatives avortées de négociations avec Ottawa, suivies de décisions unilatérales, etc \u2014 pourrait fort bien être irréversible, à supposer que les rapports fédéraux-provinciaux se soient suffisamment envenimés.Les Québécois se trouveraient pris dans l'engrenage sans s'être jamais expressément prononcés sur la question.Ils pourraient, dépendant des circonstances, être consultés par voie d'élection-surprise ou de référendum, sur des éléments partiels (exemple: le rapatriement des pouvoirs sur les communications, sur les politiques familiales, etc).mais ce sont des consultations illusoires et incomplètes, car il y a bien des gens qui voteraient en faveur de transferts partiels de pouvoirs sans pour autant vouloir rompre totalement avec le Canada.LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE 7 rue Saint-Jacques Montreal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE, et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves .Courrier de la deuxième classe - Enregistrement numéro 1600 ¦ Port de retour garanti RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT\t285-6911\tANNONCES CLASSEES\t LC icrvif r (tes 3b:no** rrwrm\t\tCommandes ou correction!\t285-7111 est ouvert du lundi m\t\tlundi au vendredi de 6h i 17h\t vendredi de 7 a 16h\t\tGRANDES ANNONCES\t REDACTION\t285-7070\tDétaillants\t285-7202 PROMOTION\t285-7100\tNational.Tele-Presse\t285-7Ï06 COMPTABILITE\t2E5-6892\tVacances.Vcuases\t285-7265 Grandes eooome»\t\tCarrures et professions,\t Annonces cltum\t285-6900\tnommât loni\t285-7320 B 4 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 1er DECEMBRE 1988 Coûts mis à part, le gouvernement a payé $75000 en réparations à Stornomay, résidence officielle du chef de l'opposition.Résidences officielles: limiter les rénovations aux « espaces personnels » Hreae Canadienne OTTAWA ¦ L'Organisme responsable des résidences officielles du Canada estime que les locataires devraient éviter de rénover à outrance et faire preuve d'un peu plus de retenue.Le Conseil des résidences officielles est d'avis que les premiers ministres, les leaders de l'opposition et les gouverneurs généraux \u2014.et leurs conjoints\u2014 devraient ne pouvoir rénover que les «espaces personnels» du 24 Sussex Drive.Stornowayet Rideau Hall.Le conseil est chargé d'aviser le gouvernement sur l'entretien et la bonne marche des trois principales résidences officielles ainsi que de celle du président de la Chambres des Communes \u2014 The Farm à Kingsme-re\u2014 et de la résidence d'été du premier ministre au lac Har- rington, de la maison où séjournent les liâtes du gouvernement à Rideau Gate, sans oublier La Citadelle, résidence d'été du gouverneur général à Québec.Le rapport du conseil, émis cette semaine, recommande des dépenses de l'ordre de $67 millions au cours des 10 prochaines années pour entretenir et réparer les six immeubles de la région d'Ottawa, fit qu'une somme de $ 5.4 millions soit allouée dans le cas de La Citadelle.Les autres résidences devraient être mises à l'abri des considérations politiques et des goûts personnels de leurs occupants, ajoute le conseil.Nouvelle maison?L'organisme est aussi d'avis qu'il faudrait trouver une nouvelle demeure pour le leader de l'opposition.«De sérieux et coûteux défauts structurels comme, par exemple, le manque d'isolation entraînant d'exorbitantes factures de chauffage, rendent nécessaire une évaluation adéquate afin de déterminer si Storno-way doit continuer à servir comme résidence officielle.» Hamilton Southam, qui président le conseil de sept membres, dit que l'organisme recommande de fortes dépenses pour les résidences et devrait en être tenu responsable.Il souhaite que le gouvernement présente une loi rendant le conseil entièrement responsable des résidences officielles de façon à ce que «les occupants ne soient point tenus de répondre aux questions légitimes des médias sur de telles questions».Les leaders politiques ont toujours été la cible des critiques du public portant sur les coûts de rénovation des résidences officielles, et ce, depuis l'époque où Pierre Trudeau était premier ministre.Garderies : le mérite reviendra à Ottawa, soutient Louise Hare! NORMAN DELISLE île ki Presse Canadienne OUI HIC ¦ Pratiquement la moitié de l'argent qui sera investi dans les garderies du Québec d'ici trois ans proviendra du gouvernement fédéral.«La ministre Gagnon-Trem-blay s'attribue un mérite qui reviendra au gouvernement d'Ottawa», a commenté la porte-parole de l'opposition péquistc.la députée de Maisonneuve Louise Harel en commentant hier le programme de développement des garderies rendu public la semaine dernière.Mme Harel a publié un tableau expliquant la façon dont sera financée la création de bOOOO nouvelles places en garderie au coût de $513,8 millions d'ici trois ans.De cette somme, $273,3 millions (53 p.cent) proviendront du Québec et $240.5 millions (47 p.cent) proviendront du gouvernement fédéral.Pour la première année du régime, soit 1989-90.l'effort du Québec dans l'augmentation du budget de l'Office des services de garde en provenance du gouvernement du Québec sera nulle, toute l'augmentation de fonds provenant du fait que la part d'Ottawa passera de $31,4 millions à $68,9 millions.«La ministre Gagnon-Trem-blay est comme la Perrette de la fable «Perrette et le pot au lait»: elle dépense l'argent des autres», a ironisé Mme Harel.Quant au depute de Lac-Saint-lean, le péquiste (acques Brassard, il a affirmé que la ministre Monique Gagnon-Tremblay avait pris des engagements basés sur de l'argent qui «n'est pas encore sûr».En effet, le calcul de Mme Gagnon-Tremblay est axé sur l'adoption du projet de loi fédéral C-144, lequel est mort a l'agenda de la Chambre des communes lors du déclenchement des der- Louise Harel nières élections générales, a souligné M.Brassard.Seule l'adoption intégrale de ce projet de loi pourrait permettre au Québec de toucher les sommes fédérales, selon le député de Lac-Saint-Jean.Faiblesses Le Parti québécois a également dénoncé plusieurs mesures qui constituent selon lui des faiblesses du programme de garderies.La députée de Chicoutimi.leanne Blackburn, a noté qu'en subventionnant désormais les garderies à but lucratif, le gouvernement instaure la notion de profit dans un service public, ce qui nuira à la qualité des services offerts à la population.Le député d'Abitibi-Ouest.François Gendron.a dénoncé de son côté le fait que seulement 40000 places existent dans les garderies en milieu scolaire pour desservir les 200000 jeunes enfants qui fréquentent l'école.SIMPLE COMME.SMITH CORONA.Êtes-vous un inconditionnel de la machine à écrire ?Ou pensez-vous qu'une machine de traitement de texte répondrait mieux à vos besoins ?Au diable les incertitudes! 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LA rktsst, MONiRtAL, JEUDI 1er DfcCfcMDkc laoo A ATARI (ht NOUS VOUS OFFRONS DÈS MAINTENANT i LES PRIX DE LIBRE-ÉCHANGE! 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mettant les choses au mieux, le gouvernement pourrait accorder un beau cadeau de Noel aux maires et conseillers municipaux mais il devrait AATARI ORDINATEUR MEGA ST2 \u2022 Lecteur à disque double côté \u2022 Clavier détachable \u2022 Mémoire 2048K (2 még) \u2022 Interface en série et en / : parallèle L-^Z \u2022 Souris, interface midi £ MONITEUR SM124/ \u2022 Moniteur noir et blanc à haute résolution \u2022 640 x 400 pixels LA PLACE DYNACADD CADD de qualité professionnelle a une traction du coût.Compatible avec format DXF.dessins 2 et 3D.Idéal pour dessin, architecture ou planche a dessin AATARI ORDINATEUR MEGA ST4 \u2022 Lecteur à disque double côté \u2022 Clavier détachable \u2022 Mémoire 4096K (4 meg) \u2022 Interface en série, en parallèle et midi \u2022 Souris IL MONITEUR SM124 \u2022 Moniteur noir et blanc à haute résolution À l'instar des députés, les élus municipaux disposeront bientôt d'un régime de retraite alors compter sur la bonne volonté de l'Assemblée nationale, c'est-a-dire de l'Opposition.Mais, selon toute vraisemblance, le PO ne mettrait pas de bois dans les roues dans le processus d'adoption du projet de loi.Son critique en la matière, le député de lonquicre Francis Dufour, ex-maire et ancien président de l'Union des municipalités du Québec (UMO), a déjà mené une lutte en faveur d'un tel régime de retraite en 1983.Le cas Drapeau Il a confié hier qu'il est entièrement d'accord avec le principe d'un régime de retraite aux élus municipaux mais qu'il reste à examiner les modalités, ce qui pourrait prendre un certain temps, selon M.Dufour.En tout cas, l'UMQ souhaite que les législateurs agissent avec diligence dans ce dossier.«Trouvez-vous ça normal que lean Drapeau reçoive un fonds de retraite de $24 000 par année après avoir consacré 29 ans de sa vie à la mairie de Montréal?», s'est exclamé le maire lean Pelletier de Québec au cours d'une rencontre avec la presse.Il y a cinq ans que les représentants des élus municipaux réclament du gouvernement une loi prévoyant l'instauration d'un régime de retraite, au même titre que les élus à l'Assemblée nationale on a la Chambre des Communes, et c'est l'un des sujets abordes par le president de l'UMO.M.Camille Rouillard.dans la tournée québécoise qu'il effectue auprès des dirigeants municipaux.I lier, le maire de Valcourt a rencontré ses collègues de la region de Québec.L'évalua- tion foncière triennale prévue dans le projet de loi 90 qui a pour but de prévenir les hausses brusques des taxes municipales, le débat autour du dé/.o-nage agricole, le régime de retraite, le développement économique régional comptent parmi les principaux sujets abordés par les maires dans cotte tournée de consultation.Il est inadmissible, a expliqué M.Rouillard.que les élus municipaux ne bénéficient pas comme les députés d'un régime de retraite équitable après avoir consacre une partie de leur vie a leurs concitoyens.Le maire Pelletier a alors apporté l'exemple de l'ex-maire lean Drapeau.«Le gouvernement du Quebec s'est engagé moralement depuis 1985 a garantir un tel régime de retraite, variant bien sur selon le nombre d'années et le temps que l'élu consacre aux affaires municipales», a-t-il dit.brother: IMPRIMANTE À IMPACT PAR POINTS LOGICIELS TIMEWORKS PUBLISHER Logiciels de mise en page \u2022 Compatible avec la plupart des traitements de texte, Word Perfect.Word Writer ST.First Word.First Word Plus et Ascii \u2022 Également compatible avec la plupart des programmes de graphisme: Degas.Neo-chrome.Easy Draw, Gem IMG \u2022 Versions française et an- PRIX glaise Là PLACE .UNE IMPRIMANTE QUI A PAS MAL DE CARACTÈRE(S) 240 CARACTÈRES PAR SECONDE PRIX LA PLACE $666.PRIX \u2022 640 x 400 pixels LA PLACE $2666.PÉRIPHÉRIQUES E3SM * Modem SX212 (1200 BAUD) s136.SF314 lecteur à disque double côté *296J \u2022 Megafile 30 (disque dur (¦ 30 meg) $866.\u2022 Imprimante au laser SLM 804» (300 DP) $1966: Prix valable uniquement à I achat d'un ordinateur ATARI Mega ST.modèle i ou 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déclaré hier Mme Denise Pothier, coordinatrice provinciale des programme de formation en techniques infirmières.Mine Pel land a publiquement critique la qualité de la formation des infirmières au niveau collégial.Elle a notamment affirme que les finissantes étaient incapables de relever le défi de la tache par manque de talent et de formation.Llle s'en est pris en outre au mode de sélection des étudiants.Selon elle, les dossiers académiques des candidats sont de moins en moins brillants et certains orienteurs incitent même les jeunes à choisir ce programme pour combler les quotas.Pour Mme Denise Pothier, le programme de formation des infirmières est non seulement adéquat, mais il a etc grandement améliore an cours des dernières .innées.«Or.a-t-clle précisé, jamais Mme Pelland n'a reconnu les efforts que nous avons faits.» Ce programme, expérimente depuis I982 dans trois cégeps (Saint-Félicien.Limoilou et 1 rois-Rivières).est en vigueur dans AI collèges de la province depuis le début de l'année scolaire.Le nombre d'heures de stage dans les hôpitaux a été augmente et l'accent a été mis sur la «formation fondamentale».Ainsi, les professeurs de français et de philosophie ont-ils été invités a tenir compte de l'orientation de leurs étudiants pour que les connaissances qu'ils leurs inculquent puissent être utiles dans leur milieu de travail.«Nous nous sommes battus pendant des années pour conce-\\oir et mettre en application cette nouvelle approche pédagogique dans le but d'améliorer et de garantir la qualité des soins, a souligné Mme Polhier.Aujourd'hui, nous sommes cites en exemple par le Conseil des colleges.Pourtant, nous n'avons jamais bénéficie du soutien de l'ordre et de Mme Pelland.» Mme Pothier ne croit pas que-la promotion des programmes de baccalauréat passe par la dévalorisation de la formation au niveau collégial.Mme Pclland s'est prononce a plusieurs reprises en faveur d'une plus grande accessibilité aux programmes de nursing pour les infirmières.«Nous savons l'importance de Les denturologistes répondent aux dentistes BENOIT CHAPDELAINE ¦ Les denturologistes ne sont pas responsables des bouches eden-tees des Québécois et ils ont toutes les qualifications nécessaires pour s'occuper des prothèses dentaires.C'est CC que lient a préciser l'Association des denturologistes du Quebec qui réplique ainsi aux dernières attaques de l'Ordre des dentistes du Quebec dont le président, le docteur Marc lîoucher.invitait les Québécois la semaine dernière à consulter leur dentiste avant d'avoir recoursa un dentu-rologisle.L'Association des denturologistes du Quebec représente plus de la moitié des quelque 900 denturologistes québécois.Les étudiants en denturologie ( niveau collégial ) ont I 200 heures de cours pour apprendre à fabriquer toute la gamme des prothèses dentaires, alors que le futur dentiste ( niveau universitaire) ne suit que 300 heures de cours en ce domaine, precise le president de l'association! M.Robert Perreatilt.«Un dentiste confectionne en moyenne 28 prothèses par année, contre 304 pour les denturologistes.ajoute-l-il.Si nous n'existions pas.les dentistes seraient duns une situation de monopole et vendraient leurs prothèses à des prix fous.» la formation continue pour nos infirmière1-, a reconnu Mme Pothier.M;*!*- ce n'es* p-,s pu dénigrant les étudiants et les enseignants qu'on encouragera les jeunes a poursuivre leurs etudes.Ce n'est pas notre faute si les effectifs en nursing sont fortement contingentés.» Les propos de Mme leannine Pelland ont ete généralement mal Les cégeps du Saguenay-Lac- faire de même, lous les direc- accueillis dans les milieux concer- Saint-lean, nommément visés par leurs des services pédagogiques nés.L'Association des ensei- les declarations de ia présidente des colleges de lu region sont aus- gnants en soins infirmiers des de IUIIQ.organisent une fronde, si mobilises, collèges du Québec (ALSICO) Mme Micheline Uoulay.coordon- s'appréte a réagir officiellement, natrice du département de tech- Une reunion des membres de niques infirmières du cégep l'ALSICQ aura lieu le 9 décembre d'Alma, a lait parvenir une lettre pour décider des mesures a pren- de protestation à Mme Pelland.dre dans ce dossier.Le cégep de lonquierc s'apprête à Denise Pothier PHOTO ARMAND TPOTTIER, U Prenc A M R I C A N E X R E S Pourquoi voudriez-vous régler vos achats autrement?Les titulaires qui achètent avec la Carte American Express* ne sont pas de simples acheteurs.Ce sont des clients avisés qui bénéficient dune gamme de privilèges que les autres cartes n'offrent pas.Comme l'absence d'une limite de dépenses pré-établie.Ou le plan de Protection-Achat\"0 qui ^-^ssSmt^\u20ac^ leur pemiet d'acheter en toute quiétude.Les titulaires de la Carte OPTIMA* achètent | -^p^l^S | avec une souplesse de remboursement.Et le plan de Garantie-Achat\"0 leur permet de faire leurs emplettes en toute sécurité.,v ' v ^ >: >1 iSlpÇ?! 1 11 Bret; nos membres font la tournée des magasins avecconfiance.Communiquez \\ ^Yàjj^%^.%& avec nous au 1-800-668-AMEX et nous vous donnerons tous les renseignements | vx )iilus sur le magasinage avec a >nfiance ou les modalités d'adhésion.Après tout, |;^^^|Pp^:' -nos membres n'ont besoin de rien d'autre pour faire leurs achats.^jiiii^\"^^^' Être membre a ses privileges: \"Oilvflv*j»**.itutp-VJti'dcv'Kjhilh'ti'.Tita*jjrv\u201e.u.iru'(\u2022 'if Oiîuv»'rnfi.rik'l*Jf-*-'JJ*.iuy_______________ Vienste faire faire UI1 priX (achat ou location) 2895, NOTRE-DAME (près de la 32e Avenue) LACHINE.637-1153 B8* LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 1er DECEMBRE 1988 Le sida dans le monde : dix millions de porteurs du virus CHRISTIANE BERTH I AU ME collaboration spéciale nés sont porteuses du virus du sida dans le monde, et l'Amérique du Nord sera témoin d'un ac-eroissement siRnificatif de cette terrible affection dans les quel- I Quelque 10 millions de person- ques années à venir.I f / c' c ! ' O n / 1} u û III CIHOMOU1 [ SCIENCE-FICTION HIER, RÉALITÉ AUJOURD'HUI! Le V idéo Télé Walkman , Science-fiction hier, Réalité aujourd'hui TÈLÉCOULEUR 3\" GV-8 1599.Autoroute 440 ouest 8390, Saint-Hubert \\ 77m/ .¦ (au sud de Métropolitain) li (a l'est de I autoroute des Laurentides) 388-1122 745-3321 Telle est la constatation peu reluisante qu'a faite hier, à la veille de la lournée internationale sur le sida.l'Organisation mondiale de la santé par la voie de son directeur général, le japonais Hi-roshi Nakajima.qui prévoit que plus d'un million de personnes auront contracté la maladie elle-même dans le monde d'ici trois ans.M.Nakajima précise que 500 000 nouveau-nés \u2014 pour la plupart des Africains \u2014 seront probablement atteints du sida d'ici au début des années 1990.et que la plupart d'entre eux succomberont à cette infection avant d'avoir atteint l'âge de 5 ans.Le directeur de l'OMS a évoque le projet, en Afrique, d'un dépistage systématique ciblé, mais qui n'utiliserait pas la contrainte.Il souligne de manière générale la nécessité de respecter les droits de la personne dans la lutte contre ce fléau.«La discrimination vis-à-vis des personnes affectées ou soupçonnées de l'être est dangereuse pour la santé publique, car elle handicape la prévention dans l'ensemble de la population», affirme-t-il, en faisant implicitement allusion aux mesures de contrainte prônées par les éléments conservateurs dans les pays occidentaux.Comment, en effet, informer largement les populations des dangers du sida sans ternir l'image du pays sur la scène internationale?Nombre de gouvernements de l'Afrique de l'Est semblent en proie à ce problème.Et face à l'impuissance de la science, les sociétés africaines se tournent de plus en plus vers la sorcellertie et les médecines traditionnelles pour tenter d'avoir raison du fléau.Le Dr Jonathan Mann, directeur du programme de lutte contre le sida de l'OMS, ne se montre guère plus optimiste.Selon lui, le nombre de cas de sida dans le monde aura probablement décuplé dans cinq ans.«Nous consta- tons présentement la présence du sida dans des pays où, il y a quelques années seulement, il n'existait pas», précise-t-il.en soulignant que l'infection se développe rapidement en Amérique du Nord, en Afrique, dans certaines régions des Antilles et de l'Amérique Latine, ainsi qu'en Europe de l'Ouest et en Australie.C'est ainsi qu'en Amérique du Nord, on estime qu'un million et demi de personnes sont porteuses du virus.Il y en aurait 50 000 au Canada, où 2 100 personnes ont contracté la maladie et où la moitié environ ont succombé.Selon le Centre canadien de lutte contre le sida, le Canada comptera entre b 800 et 10 800 sidéens en 1992.Néanoins, les campagnes de sensibilisation menées par l'OSM ont porté leurs fruits.Les comportements se sont modifiés.La ville de Genève, par exemple, distribue des condoms aux détenus des prisons.Parce que les homosexuels de San Francisco utilisent les condoms ou ont modifié leurs relations sexuelles, le danger de contamination au sein de cette population à haut risque est maintenant de moins de 1 pcent, alors qu'il était de 15 p.cent en 1983.« Même les drogués sont de plus en plus conscients des dangers qu'ils courent, note le Dr Mann.Ils sont prêts à participer à des programmes d'échange ou de stérilisation des seringues et a des cures de désintoxication.» Le médicament avant le vaccin On connait aujourd'hui le virus du sida mieux que n'importe quel autre.Malheureusement, il est complexe et versatile, si bien qu'il faudra encore au moins cinq ans pour lui trouver un vaccin.Les chances sont plus grandes qu'on trouve, avant la mise au point d'un vaccin, des médicaments qui permettront de traiter le sida.Une trentaine sont d'ores et déjà en voie d'évaluation.Le seul connu et capable de prolonger la vie.l'AZT (la zidovudine), coûte cher ($8 000 US annuellement par cas) et certains patients ne peuvent en supporter les effets secondaires.Mais les recherches se poursuivent.La recherche sur le vaccin du sida n'est plus le monopole des Erançais et des Américains.Des laboratoires se penchent sur la question dans tous les pays d'Europe de l'Ouest, ainsi qu'au Canada et en Afrique.Cinq laboratoires sont pratiquement prêts à faire des tests sur des animaux et même sur des personnes, mais pas encore sur le terrain.Les coûts des soins à donner à un sidéen s'avèrent moins élevés qu'on l'avait d'abord estimé: moins de S 50 000 US au lieu de $ 150 000.Les malades sont maintenant le plus souvent traités en dehors de l'hôpital, ce qui diminue les coûts et permet au sidéen de vivre le plus normalement possible.Même les campagnes de discrimination montrent des signes d'essoufflement: un seul pays, l'Irak, a donné suite à ses menaces de contrôle systématique des étrangers qui arrivent dans le pays.Dans le cadre des recherches constantes effectuées sur ce fléau, une réunion d'experts se penchera, en janvier prochain au siège de l'OSM à Genève, sur l'hypothèse que certaines maladies sexuellement transmissiblcs, telles la syphilis, le chancre mou et la gonorrhée, transportent le sida d'une personne à l'autre.«Il y a encore beaucoup à faire, conclut le Dr Mann.Le sida est un problème qui sera là pour le restant de nos jours».La cinquième conférence mondiale sur le sida se tiendra à Montréal du 4 au 9 juin 1989, sous l'égide de l'OMS, du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et du ministère canadien de la Santé et du Bien-Être social.VENTE FINALE DE FIN D'ANNEE § I 3 «5 5 NOS SUBARU 88 ONT 72 HEURES POUR VOUS SEDUIRE Elles partiront TOUTES Tout un événement dans l'histoire de l'automobile! Vous désirez une Subaru 88?Appelez-nous! 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transport et de préparation inclus Seule la taxe de vente provindale s'ajoute au prix de vente.PRENEZ LA SUBAROUTE via la ligne d'accès direct SUBARU : (514) 288-4699 Ces voitures sont en montre à l'une ou l'outre des dresses suivantes: Nous acceptons les frais d appel.QUANTITÉS LIMITÉES Montréal 4032, rue Sainte-Catherine ouest Montréal 4900, rue Paré Saint-Léonard 5550, boul.Métropolitain est Sainte-Anne-de-Bellevue 37, rue Sainte-Anne Laval 1430, boul.Saint-Martin ouest La Salle 7314, boul.Newmon Longueuil 465, boul.Curé-Poirier ouest Saint-Bruno 16, rue de la Rabastdiière Repentigny 761, rue Notre-Dame Varennes 1855, du Souvenir Jolietle 1238, rue de Lonaudière Saint-Jean 430, Jocques-Cartier sud Saint-Jérôme 2355, boul.Labelle LA QUALITÉ JAPONAISE Enquête sur la sexualité des jeunes au Canada Presse Canadienne OTTAWA ¦ Au Canada, le ministère de la Santé a l'intention de souligner la «journée mondiale du sida» en secouant ce qui peut rester d'indifférence chez les Canadiens, et en les mettant au courant des résultats d'une enquête exhaustive sur le comportement sexuel des adolescents.«Cherchez un brin de nouvelle rassurante dans cette enquête, il n'y en a pas», a remarqué le docteur David Walters, directeur de la campagne contre le sida de l'Association canadienne de la santé publique.«Au Canada, nous nous sommes cloisonnés contre les besoins de nos jeunes.Nous ne pouvons pas leur en dire trop, affirmons-nous, parce qu'ils vont le faire.Eh bien! ils le font même si nous ne leur en avons pas trop parlé.» On a pu connaître quelques chiffres découlant du sondage.Des jeunes ont des rapports sexuels aussi tôt qu'à 12 ans.La moitié des élèves des classes de I lème année visitées avaient des relations sexuelles.Quelque 30000 jeunes de 11 ans à 21 ans ont répondu aux questions des enquêteurs.Entre 15 et 20 pour cent des jeunes ayant des rapports sexuels se livrent à des relations anales.«Cette dernière indication nous a causé une surprise mais c'est seulement parce qu'auparavant personne n'avait posé de questions sur cet aspect des relations sexuelles», a remarqué le docteur Walters.«Le sida a toujours été une maladie liée à l'activité sexuelle», a affirmé le docteur Alastair Clayton, directeur général du Laboratoire de lutte contre la maladie.C'est dans la modification des moeurs sexuelles, particulièrement chez les jeunes, qu'on pourra mener une guerre fructueuse contre le syndrome de l'immuno-dé-ficience acauise, a-t-il ajouté.On a certes réalisé certains progrès depuis la découverte du sida chez les homosexuels au début des années 1980.Pourtant, les activistes gais, les travailleurs sociaux bénévoles, les enseignants et les professionnels de la santé répètent qu'il faut faire une effort immense pour combattre l'ignorance de la population à l'endroit du sida.Outre l'AZT.on met aussi à l'essai une drogue actuellement utilisée dans le traitement des infections pulmonaires chez les enfants.La drogue pourrait retarder la progression de la maladie avant la destructions du système immunitaire de l'organisme humain.Discrimation reliée au sida: le fautif doit verser $9000 Presse Canadienne TORONTO 9 La Commission ontarienne des droits de la personne a condamné hier le propriétaire d'un immeuble à bureaux à verser $9000 en guise de dommages pour avoir tenté d'annuler un bail après avoir constaté que le locataire pouvait recevoir la visite de porteurs du virus du sida.«Que quelqu'un puisse avoir le sida n'a absolument rien à voir avec la location d'une propriété.L'un n'a pas de rapport avec l'autre», a déclaré le président de la commission, M.Raj Anand.Dans sa décision, le tribunal a accordé $8000 au Comité du sida d'Ottawa et $ 1000 à la personne qui a déposé la plainte au nom du comité.On n'a pas dévoilé le nom du propriétaire.Après avoir loué un local au comité, le propriétaire avait changé d'idée en se rendant compte que le comité pouvait recevoir la visite de personnes sidatiques.C'est alors que le propriétaire a averti le comité que s'il voulait demeurer dans l'édifice, il devait installer des toilettes séparées et garantir qu'aucune victime du virus mortel ne ferait usage des toilettes publiques.Le comité avait trouvé un autre local puis avait déposé la plainte contre le propriétaire.Cl LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 1er DÉCEMBRE 1988 B9 La Journée mondiale du sida à Montréal et au Québec PHOTO ARMAND TROTTIER, iJ Prene Le docteur Alix Adrien souhaite que tes efforts se poursuivent après la tenue de cette première Journée mondiale du sida.Une jeune sidéenne livre son témoignage DANIELLE BONNEAU ¦ Dans le cadre de la premiere tournée mondiale du sida, plusieurs activités seront organisées a Montréal et à travers le Québec.Elles auront toutes un but commun: informer la population et la sensibiliser a la lutte qui est menée contre le syndrome.Tout le monde est touché, ont répété inlassablement les experts réunis hier dans un des locaux du Comité sida-aide Montréal.«Il y a plusieurs épidémies de sida dans différents segments de la population, a expliqué le docteur Catherine Hankins, consultante en épidémiologie au Département de santé communautaire (DSC) de l'Hôpital général de Montréal.Les personnes qui couraient le plus de risque auparavant, soit les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes, et les personnes qui ont des transfusions sanguines, contractent de moins en moins le sida.Leur nombre a baissé, grâce, dans le premier cas notamment, aux condoms.«Mais on retrouve de plus en plus de cas de sida chez les hétérosexuels, qui ne pensaient pas, il y a cinq ans pouvoir être infectés et n'ont pas pris de précaution, a-t-elle révélé, en précisant que la période d'incubation du virus varie de cinq n huit ans.On retrouve aussi une.plus grande incidence du sida chez les narcomanes.» Selon les statistiques du Regroupement des départements de santé communautaire du Montréal métropolitain, il y a, en date du 14 novembre, 2 225 personnes atteintes du sida au Canada.On en trouve 704 au Québec, dont 538 à Montréal.Pour savoir approximativement combien d'hommes et de femmes sont séropositifs (ils sont porteurs du virus VIH mais n'ont aucun symptôme), il faut multiplier ces chiffres par 15.Les experts estiment qu'il y a environ 13 000 personnes séropositives à Montréal.Au cours de la journée, des conférences seront données et des kiosques seront installés dans plusieurs hôpitaux, dont l'hôpital Sainte-)usline, l'hôpital de Montréal pour enfants.l'Hôlel-Dieu et Santa-Cabrini.Une équipe du CLSC Métro circulera dans un camion et s'arrêtera dans une dizaine d'endroits achalandés pour parler de sexe « protégé » et distribuer des condoms.Le Comité sida-aide Montréal, par ailleurs, aura une journée «porte ouverte» et sera l'hôte d'une conférence, à midi, qui aura pour thème «La spiritualité et le sida».Le comité organisera également, ce soir, à 19 h, au parc Lafontaine, une marche au flambeau.Le départ nuro lien en lace de In bibliothèque municipale de Montréal, a l'angle des rues Sherbrooke et Montcalm.Le Groupe haïtien pour la prévention du sida, en collaboration avec les médias haïtiens, fera quant à lui une campagne d'information.«Il y a eu ur- effort mondial ex- traordinaire pour préparer cette journée proclamée par l'Organisai ion mondiale de l.-t «an»é, a souligné le docteur Alix Adrien, coordonnateur du programme des maladies infectueusesau DSC de l'Hôpital général de Montréal, l'aimerais qu'après le 1er décembre, on parle encore du sida et que l'effort soit soutenu.» DANIELLE BONNEAU ¦ D'après les plus récentes statistiques, Louise est l'une des 69 femmes atteintes du sida au Québec.Lorsqu'elle raconte son histoire et parle de ses espoirs et de sa lutte pour survivre, elle dévoile toute une dimension que ne reflète aucun chiffre anonyme.La jeune femme de 31 ans, qui est hétérosexuelle et n'a jamais pris de drogue intraveineuse, a le sida depuis le mois d'août.Elle savait, depuis quatre ans.qu'elle était séropositive.Ses symptômes: elle a perdu beaucoup de poids, un virus attaque son estomac, sonoesophage et sa gorge et un autre virus lui donne la diarrhée.Elle prend des médicaments pour contrôler sa condition.Mais malgré tout, elle arbore un large sourire et est débordante d'énergie.«le suis une personne optimiste, dit-elle.Je ne me décourage pas.|'ai appris à vivre avec le sida.|'ai des hauts et des bas, comme tout le monde, mais je ne m'apitoie pas sur mon sort, l'ai décidé de vivre, et mon Dieu que la vie est belle!» Ses amis et sa famille l'ont encouragée spontanément dès qu'ils ont su qu'elle avait contracté la terrible maladie.Mais ce n'est pas le cas de son employeur, le ministère des Affaires sociales, qui l'a congédiée dès que sa condition a été connue.Elle a déposé un grief à la Commission des.droits de la personne en mars.À cause des multiples délais, rien n'a encore été réglé.Ce qui la choque profondément.«De la discrimination, du rejet et des faux espoirs, je n'en ai pas besoin, s'écrie-t-elle.l'ai plutôt besoin de compréhension et d'appui.» Ce qui la peine le plus?Constater l'ignorance des gens qu'elle rencontre et voir combien les femmes se sentent encore peu concernées par le sida.C'est pourquoi elle donne de multiples conférences et essaie de faire de la prévention.«Les 20 femmes séropositives que je connais sont hétérosexuelles et ne font pas usage de drogue, précise-t-elle.Elles sont âgées de 21 a 45 ans.Celle de 45 ans a eu une aventure après son divorce.C'est comme ça qu'elle a contracté le virus.On ne se protège jamais assez.Il ne faut pas oublier qu'il y a un grand nombre de bi-sexuels.l'ai hâte que les femmes comprennent qu'un condom, c'est aussi important qu'un rouge â lèvres.Il faudrait en trainer dans son sac à main.» Pour les autres Pierre-Luc.un homme grand et mince de 30 ans, a appris en août 87 qu'il était séropositif, lusqu'à présent, il n'a pas vraiment de symptôme.Son taux de globules blancs est peut-être moins élevé qu'il devrait l'être, mais rien pour paniquer, dit-il.Il soutient qu'il a bien accepté sa condition.Mais il a un regret: celui d'avoir pris un risque.«l'aurais dû le savoir, confie-t-il avec émotion.Muis on pense toujours que cela ne louche que les autres, l'aurais dù prendre des précautions et me protéger.» Pierre-Luc, qui est homosexuel, considère qu'il est privilégié.Ses amis et sa famille l'encouragent.Il n'a pas eu à voir la réaction de ses collègues de travail puisqu'il a quitté son emploi avant qu'ils ne le sachent (sa décision n'a pas du tout été motivée par sa maladie, précise-t-il; comédien de formation il préfère chercher activement du travail dans sa ligne).Mais ce n'est pas le cas de tous ceux qui sont atteints du sida, précisc-t-il.« Beaucoup sont rejetés et se retrouvent seuls.Ils doivent surmonter plusieurs émotions à la fois, comme le rejet, la peur de mourir, leur sentiment de culpabilité lorsqu'ils ont des relations sexuelles avec d'autres personnes, même s'ils sont protégés, et l'impression de devenir de plus en plus faibles et dépendants.» Les visites qu'il fait presque quotidiennement au bureau du Comité sida aide de Montréal, pour apporter du support aux autres personnes atteintes du même mal, sont pour lui un genre de thérapie.En aidant les autres, il s'aide lui-même, explique-til.«C'est triste, révèle-t-il avec simplicité.|e souhaiterais que les choses soient autrement.Mais tout ce que je peux faire, c'est réconforter les autres et leur donner un peu de chaleur humaine.» SOCIÉTÉ | CANADIAN CANADIENNE I CANCER DU CANCER I SOCIETY va*** DONNEZ GENEREUSEMENT Ordinateur XT 10 MHZ I Compatible IBM f 640 K f 2 lecteurs 360 K S Écran TTX14\" haute résolution f Clavier étendu 101 touches f MS-DOS 3.3 & GW-BASIC GARANTIE 2 ANS ID/LASER Disquettes KAO 360 K: 11.75$ (boite de 10) Disquettes KAO 720 K: 21.75$ (boite de 10) Souris Microsoft + Paintbrush: 124.75$ Imprimante CITIZEN 120 D (câble Inclus): 259.75$ M/croestion >^ 3 0 0 1 1800, LoCorbusier, s.130, Laval 682-9191 Spéciaux valide» 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