La presse, 5 décembre 1988, B. Informations nationales
[" SONDAGE GALLUP; t \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 5 DÉCEMBRE 1988 Les Canadiens sont divisés sur la meilleure orientation à donner au pays ¦m andis que le gouvernement conservateur du premier ¦ ministre Mnlroncy s'apprête à réunir le Parlement el à entreprendre son deuxième mandat, les Canadiens semblent divisés sur l'orientation que le premier ministre devrait donner au pays.Au milieu d'un accroissement des deficits gouvernementaux et de politiques fiscales en resserrement, aucun consensus ne se dégage au sein de la population quant à savoir si le premier ministre nouvelle* ment réélu devrait opter pour la gauche ou pour la droite dans son orientation idéologique.Bien que les conservateurs aient essentiellement fait campagne en faveur de la libéralisation des échanges avec les Etats-Unis, les Canadiens n'ignorent pas que M.Mulro-ney appartient essentiellement au centre droite en ce qui a trait aux politiques fiscales et aux dépenses.Malgré cela, un sondage d'opinion indique que 23 p.cent des Canadiens sont d'avis que le premier ministre devrait orienter le pays vers le socialisme.Trente-cinq pour cent ties repondants affirment qu'il devrait au contraire l'en éloigner, tandis que 23 p.c.préféreraient le statu quo et que 19 p.c n'ont pas d'opinion.Il est intéressant de noter que de moins en moins de Canadiens pensent que le socialisme doit être évité.Alors qu'en I985.55 p.c.de la population affirmait qu'il était correct pour le pays de s'éloigner de toute tendance socialiste, cette proportion a considérablement diminué depuis: en lc)84, elle n'était plus que de 4b p.c.tombant a 40 p.c.en 1987 el à 35 p.c.cette année.Si l'on examine les données présentes en fonction des préférences politiques des répondants, il n'est pas surprenant de constater que les partisans du Nouveau Parti démocratique, de centre gauche, préconisent un mouvement vers le socialisme 139 p.c.).De la même façon, seuls lb p.c.des partisans du Parti conservateur, à tendance droitiste, sont de cet avis.Eh même temps, 48 p.c.des partisans du Parti conservateur voudraient voir le Canada s'éloigner du socialisme, tandis que seuls 19 p.c.des partisans du NPD partagent cette opinion.ATTITUDES À L'ENDROIT DES INVESTISSEMENTS ÉTRANCERS ¦ Personne ne contestera que le libre-échange ait constitue le sujet essentiel de la dernière campagne électorale, et la similitude qui existe entre cette question et celle des investissements étrangers permet quelques comparaisons intéressantes.Soixante-deux pour cent des Canadiens soutiennent que le premier ministre devrait encourager les investissements étrangers en général, qu'ils proviennent des États-Unis ou d'ailleurs; 22 p.cent sont d'avis que le premier ministre devrait décourager ce genre d'investissements, tandis que 8 p.c.optent pour le statu quo dans ce domaine et que 9 p.c.ne formulent aucune opinion.Ces données sont demeurées remarquablement constantes au cours des dernières années, lin I985, 62 p.c.des Canadiens favorisa ten) l'encouragement des investissements étrangers, tandis que cette proportion était de 67 p.c.en I984 et de 62 p.c.en 1982.Il n'est peut-être pas surprenant, si l'on considère leur préférence pour le libre-échange, que ce soient les partisans du Parti conservateur qui sont les plus enclins à encourager les investissements étrangers (73 p.c).par rapport à ceux du NPD et du Parti libéral (62 p.c.et 57 p.c respectivement ).Les conclusions du sondage se fondent sur l 037 interviews effectuées entre le 12 et le 15 octobre I988 auprès de Canadiens âgés de I8 ans et plus.Un échantillon de cette ampleur donne des résultats exacts à quatre pour cent près dans 19 cas sur 20.La première question était la suivante: «Sans tenir compte de vos penchants politiques, quel est l'homme qui, selon vous, constituerait le meilleur premier ministre pour le Canada à l'heure actuelle: celui qui orienterait le Canada vers le socialisme ou celui qui l'en éloignerait?Orientation Éloignement vers le du Statu Pas socialisme socialisme quo d'opinion Nationalement: Aujourd'hui.23% 35% 23% 19% En 1987.28 40 14 18 En 1984.20 46 15 19 En 1983.17 55 13 15 Penchants politiques actuels: P.C.16 48 24 12 Lib.25 41 19 15 NPD.39 19 25 18 La deuxième question était la suivante: Le premier ministre devrait-il encourager ou décourager les investissements étrangers au Canada?Les Les Statu Pas encourager décourager quo d'opinion Nationalement: Aujourd'hui.61% 22% 8% 9% En 1985.62 19 9 9 En 1984.67 16 6 12 En 1983.62 20 7 11 Penchants politiques actuels P.C.73 13 8 6 Lib.57 27 8 9 NPD.62 26 8 4 Remarque: Les pourcentages ayant ete arrondis, ils pourront ne pas totaliser 100 dans tous les cas.Parizeau souhaite le respect intégral de la Charte de la langue française Sa position définitive ne sera connue que lors du jugement de la Cour suprême Ce n'est pas avant d'avoir étudié attentivement le jugement que la Cour suprême du Canada rendra sur la Loi I0I que le chef du Parti québécois fera connaître la position de sa formation politique.M.lacques Parizeau a toutefois laissé entendre hier qu'il souhaitait le respect intégral de la Charte de la langue française en ce qui concerne l'affichage.Le premier ministre Robert Bourassa avait rappelé, vendredi, que l'engagement du Parti libéral, «c'est le français prioritaire, sans interdiction d'une autre langue».«Comment définir 'prioritaire', c'est ce qu'on verra après le jugement», a-t-il indique.Le chef du gouvernement pourrait avoir besoin d'une certaine forme de collaboration de l'oppo- M.Jacques Parizeau sition péquiste aptes le 15 décembre, date où le jugement de la Cour suprême sera rendu public, pour combler le vide légal que pourrait créer le jugement.Hier, le chef péquiste n fait de l'ironie sur le fait que le premier ministre semble pas mal énervé par le jugement de la Cour suprême.Un appui de la CSN Par ailleurs, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a accueilli avec beaucoup d'intérêt le projet de loi déposé vendredi à l'Assemblée nationale par le député péquiste de Taillon.Claude I ilion.Ce projet de loi vise à renforcer certaines dispositions de la Loi 101, en particulier celles touchant la langue de travail.Selon le président de la centra- le.Cierald Larose.le projet de loi du depute I ilion a le grand mérite de rappeler que la langue recouvre de nombreux aspects en dehors de la question de l'affichage.Parmi les points positifs du projet, la CSN relève les dispositions touchant la langue du travail, soumettant les entreprises de dix employes et plus a un programme de francisation.Les articles visant à renforcer la capacité d'intervention du Conseil de la langue française sont également fort positifs, juge la CSN.Quant a la langue d'affichage, la CSN estime nécessaire, comme le fait le projet de loi FMion, de prévoir l'utilisation de la clause «nonobstant» dans le cas où la Cour suprême irait à rencontre de ce qui est prévu à la charte.Les trois porte-parole du Front commun des personnes assistées de Lotbinière et Fernande Brosseau, de Montréal, sociales du Québec, Marléne Jacob, de Québec, Thérèse Spénard, PHOTO JEAN-YVES IETOURNEAU.U Prtiit Trois femmes mènent un combat acharné contre Sa réforme de l'aide sociale JEAN-PAUL SOULIE (J/ ici la fin du mois de décembre, leur visage et leur voix vont nous devenir familiers.Selon leur expression, elles vont «tenir» jusqu'à la fin de la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 37 sur la réforme de l'aide sociale.Peut-être même plus longtemps, si le débat public qu'elles reclament leur est accordé.Les représentantes du Front commun des personnes assistées sociales du Québec sont généralement trois, mais des membres des groupes qui forment le Front peuvent se joindre à elles ou les remplacer pour diffuser de l'information, rendre publiques les positions des 28 groupes d'assistés sociaux de la province, ou monter une garde attentive pendant les travaux de la commission prlemcntaire.Thérèse Spénard, Marléne Jacob et Fernande Brosseau ont moins de trente ans.Si la première est une assistée sociale, chef de famille monoparentale, les deux autres sont des permanentes qui ne touchent pas de prestations de l'aide sociale.Le terme de permanence est quelque peu ambigu, si on considère que les maigres budgets dont disposent leurs associations respectives ne leur permettent de toucher un salaire qu'à peu près la moitié de l'année bien que leur action dure douze mois.Le cas de Marléne laeob et de son groupe, ROSE du Nord de Québec, est assez représentatif de l'ensemble des 28 groupes qui se qualifient «d'opposition galopante au projet 57».ROSE du Nord, c'est le Regroupement des femmes sans emploi du nord de Québec Marléne.une ancienne travailleuse de la restauration, s'est retrouvée un jour sans emploi.Militante au sein du groupe des femmes sans emploi, elle s'est rapidement retrouvée permanente, quatre jours par semaine.«Les femmes chefs de famille n'avaient pas assez de temps à donner à l'organisation, moi j'étais libre.Mon rôle, c'est essentiellement celui de la coordination.» Le processus de formation des groupes d'assistés sociaux, tout comme leur financement, est à peu près toujours le même.Les prestataires se retrouvent un jour ou l'autre regroupés, a l'occasion de cours, ou autour d'un CLSC, et une organisation prend forme.ROSE du Nord présente la particularité d'être composée de femmes.«Nous travaillons avec des groupes d'hommes, mais nous sommes un groupe de femmes.Généralement, quand une femme «tombe» sur l'aide sociale c'est à la suite d'un divorce ou d'une séparation, constate Marléne.Et le plus souvent, ça arrive à l'occasion d'une grossesse, ce qui accroît encore le besoin d'aide».Thérèse Spénard a connu cette expérience.Son fils a maintenant sept ans et demi.Fort active, porte-parole de son groupe de Montréal, elle souffre d'épilepsie et interrompra la conversation pour annoncer d'un ton enjoué qu'elle va «chercher sa pilule».Apte ou inapte, diront les fonctionnaires?C'est un thème que Thérèse connait bien.Prompte à lancer le débat.Thérèse reclame des emplois, et dénonce « l'inaptitude» de la société à en offrir.Le groupe ROSE du Nord dispose d'un budget de $25000 à S27000 par an.Cet argent provient du gouvernement fédéral, dans le cadre d'un projet de développement de l'emploi, et du Secrétariat d'Etal (promotion de la femme), pour un montant de Si I 500.Par aillcurs,$6000 viennent du ministère de l'Éducation du Québec, finançant un «organisme volontaire en éducation populaire», qui dispense une formation sur la loi d'aide sociale.Centraide contribue pour $3 500.et le reste est de l'autofinancement provenant d'un comptoir de linge.Certaines communautés religieuses apportent également une aide.Au chapitre des dépenses, il y a le loyer du local, des frais de transport, de garderie, et certaines activités.Ce genre d'organisation se retrouve dans la plupart des groupes.«Mais beaucoup de groupes en région ne disposent pas d'autant de revenus que nous», note Marléne lacob.Deux fois par année, les porte-parole des 28 groupes régionaux se réunissent en assemblée générale.Le Front commun possède son propre financement, qui provient de communautés religieuses, de syndicats et de dons divers.Mercredi dernier, quarante personnes, représentant vingt groupes étaient réunies en assemblée générale.Une salle avait été louée à la Maison Jésus Ouvrier, de Vanier, un centre tenu par des religieux, où une chambre à coucher ne coûte que $13 par personne, un petit déjeuner $2 et un repas $5.Tout de suite après la dernière réunion.Fernande Brosseau rassemblait ses membres de Montréal pour les ramener dans un minibus prêté par un parent.Claudette Brière, porte-parole d'un groupe de Mont-Laurier, allait demeurer à Québec pour deux ou trois jours encore, hébergée par Marléne lacob.C'est elle qui allait monter une garde vigilante à la commission parlementaire.Chef de famille depuis dix-huit ans, elle a trois fils et deux filles dans la vingtaine.Son mari n'a jamais eu les moyens de lui verser de pension alimentaire, et ses fils ont bien du mal à se trouver des emplois qui durent.«À Mont-Laurier, il n'y a pas de travail.» Pendant les deux heures que durera la séance de travail de la commission parlementaire, elle prendra des notes.Pour elle, chaque répartie de Louise Harcl.le député péquiste, et du ministre André Bourbeau, représentent un chiffre précis.«Hier, je bouillais sur ma chaise! Nous, on est quasiment sur le banc des accusés!» cilles Baril revient en politique L'usage du français dans les instances internationales aurait pu éviter des massacres l'resse Ciiniulii'iinc LW ancien député péquiste Gilles Baril veut effectuer, l'an prochain, un retour en politique.M.Baril a annoncé officiellement la nouvelle, hier à Montréal, en compagnie du président du Parti québécois, lacques Parizeau.et de linéiques membres de l'ancienne garde du parii.L'ancien depute considère que le nouveau débat de fond au sein du PQ.qu'il aurait souhaité quand il était députe entre 1981 et 1985, commence aujourd'hui.Presse Canadienne Cilles Baril l'A m s Al'occasion de la séance publique annuelle de l'Académie française, M.Maurice Druon, le secrétaire perpétuel de la Compagnie, a lancé lors de son discours sur l'état de la langue un vibrant appel pour le prédominance du français dans les instances internationales.Parlant de la situation de la langue d/yis les assemblées et organismes internationaux.M.Druon a notamment déclaré: «Le pourcentage de prise de parole en français, aux Nations-Unies, est en croissance régulière.Et ce n'est pas sans satisfaction que nous avons appris que le secrétaire général, M.Perez de Cuellar.qui utilise à la perfection notre langue, avait exigé, c'est son terme précis, qu'une version française fut établie de tous les documents de l'ONU.disposition sta-tulaire mais trop souvent oubliée».«Si la resolution 242 des Nations-Unies du 22 novembre 1%7 avait été rédigée en français, a poursuivi l'académicien, la déplorable ambiguïté autour du mot 'territories' aurait été impossible, et la brièveté anglaise fort utile dans l'ordinaire des jours, aurait du le céder à la précision française, hautement nécessaire dans les actes solennels».«Il aurait bien fallu dire s'il s'agissait des territoires, ou de territoires, et alors désigner lesquels.El depuis 20 ans, les parties adverses n'auraient pas pu prendre appui sur cctS pas la charge emotive de l'affichage commer-ÂTfr Ëm c'a1, ma's ses consePuences sont beaucoup f\\f J| | plus lourdes pour l'équilibre linguistique de la province et de la capacité de la majorité francophone de servir de pôle d'attraction.Lors de son congrès de la semaine dernière et dans un projet de loi déposé par son aile parlementaire vendredi, le Parti québécois a mis cette question sur la place publique.Mais le PQ n'a rien inventé.Le gouvernement libéral est beaucoup plus avance dans ce dossier que ne l'est l'opposition ; le ministre responsable, M.Guy Rivard, y travaille depuis des mois.Pourquoi ce projet est-il dans l'air?Les dispositions sur l'affichage commercial ont avant tout une valeur symbolique: elles changent le visage du Québec, et surtout celui de Montréal, mais elles modifient en rien la langue que les gens parlent et encore moins celle qu'ils adopteront.Pour amener au français les Québécois allophones, les dispositions portant sur la langue d'enseignement jouent un rôle fondamental.Mais, faut-il le rappeler, elles ne touchent que les jeunes et ne suffisent souvent pas à contrer la dynamique que ces écoliers retrouvent en revenant à la maison.Le choix linguistique d'une famille allophone dépendra essentiellement de ce qu'est la langue de l'argent: celle qu'il faut connaître pour trouver un emploi, se bâtir une carrière.Pour les francophones de souche, il ne fait pas de doute qu'il s'agit maintenant du français: on peut travailler, faire de l'argent et réussir en français.Mais ce n'est pas le cas pour bien des allophones.D'abord parce que leur horizon est souvent nord-américain mais aussi parce que, souvent, les emplois qu'ils trouveront ici exigent l'anglais et non pas le français.Les allophones, surtout les nouveaux venus, vivent dans la région montréalaise et trouveront des emplois dans de petites entreprises, de petits commerces.Or, les PME qui emploient moins de 50 personnes, ne sont pas soumises aux dispositions de la charte.En plus, dans la région de Montréal, un très grand nombre de PME ne sont pas dirigées par des francophones.Résultat: les immigrants se trouvent des emplois en anglais.En proposant maintenant des modifications à ce volet de la loi 101, le PQ profite du silence proverbial des libéraux dans le dossier linguistique.Les péquistes arrivent les premiers et gardent le leadership ; quand les libéraux proposeront des mesures pour franciser les petites entreprises, on aura l'impression qu'ils ont copié le PQ.Pourtant, c'est le genre de dossier qu'il est plus facile de traiter quand on est dans l'opposition, parce qu'il est d'une effroyable complexité ; à un tel point que le gouvernement Lé-vesque ne s'y est pas attaqué.Il touche de petites entreprises, souvent pas très riches, qui n'ont pas les ressources nécessaires à la francisation: il faudra les aider, techniquement et financièrement, éviter de les écraser par des règles qu'elles ne pourraient pas respecter.Enfin, ces entreprises ne comptent souvent aucun francophone.Peut-on vraiment franciser une PME dirigée par un Grec, qui a choisi l'anglais, qui embauche des Tamouls, parlant déjà anglais?Cette question et d'autres du même genre montrent à quel point, là aussi, il faudra doigté et délicatesse.Alain dubuc Le GATT bute contre un mur monétaire Quarante et un an après sa fondation, le GATT doit livrer sa premiere bataille contre le protectionnisme.Toutes les négociations qui ont précédé l'Uruguay Round avaient pour but de démanteler les tarifs douaniers et d'autres entraves au commerce international; la menace de nouvelles entraves n'était jamais trop sérieuse.La renaissance du protectionnisme aujourd'hui n'est pas une invention du diable, mais une réaction très naturelle de gens qui n'ont plus la même confiance qu'avant dans la possibilité de libéraliser le commerce.Cela vient peut-être de la volatilité excessive des taux de change qui complique à l'extrême les projets des exportateurs et importateurs.Il n'existe plus que trois monnaies importantes dans le monde: le dollar américain, le mark allemand et le yen japonais.Chacune est un point de référence dans sa propre sphere économique, ce qui donne l'impression que le monde est en train de se diviser en blocs exclusifs.Les fluctuations à peine croyables entre les monnaies clés renforcent le sentiment qu'il y a un antagonisme entre les blocs.Le système des taux de change flottants fonctionne assez bien à l'intérieur de ces blocs monétaires.Le dollar canadien est relativement stable par rapport au dollar américain et le franc suisse par rapport au mark.Mais d'un bloc à l'autre, il n'y a pas de stabilité, comme le montre la baisse de deux tiers du dollar canadien par rapport au franc suisse en 20 ans.Quand le volume des échanges entre deux pays est faible, ces fluctuations sont sans conséquence, mais quand il est important, elles deviennent un mur, surtout si elles sont imprévisibles.L'industriel qui a besoin d'un marché stable pour pouvoir planifier sa production aura tendance à délaisser les exportations pour se concentrer sur le marché intérieur.!! exigera aussi de son gouvernement une protection contre les étrangers qui le menacent dans ses derniers retranchements.Lors de la généralisation des taux de change flottants il y a 15 ans, on pensait qu'ils se stabiliseraient à des niveaux qui favoriseraient le plus possible les échanges commerciaux et les investissements à long terme.Or, cet équilibre n'a pas été atteint globalement.Des politiques contradictoires pour faire face a la crise du pétrole, l'endettement du tiers monde, des deficits budgétaires très élevés et, enfin, un esprit débordant de créativité dans les marchés financiers ont faussé le lien entre les taux de change et les échanges commerciaux.On a vu le dollar américain monter par rapport au mark et au yen, alors même que le déficit commercial américain se creusait.Les taux de change semblent davantage répondre aux flux financiers qu'aux besoins du commerce, et ces flux financiers sont de plus en plus engendrés par des mouvements à très court terme que par des besoins économiques.Dans ses négociations, le GATT doit tenir compte de cette instabilité monétaire.Ce n'est pas à lui de trouver des solutions; cela appartient au Fonds monétaire international ou à des groupes plus restreints dont le but est de faciliter les transactions financières et la stabilité du système monétaire international.Il ne sert à rien d'abaisser les tarifs douaniers et d'éliminer les autres obstacles si les exportateurs sont surtout inquiétés par les fluctuations excessives et imprévues des taux de change.Ils peuvent se prémunir contre des règles discriminatoires mais non contre l'inconnu.En fin de compte, le sort de l'Uruguay Round dépend d'une meilleure concertation monétaire entre les États-Unis, l'Allemagne et le Japon.Les autres pays ont, bien sûr, leur mot à dire, mais un rapprochement des trois grands dans leurs politiques monétaire et fiscale et, éventuellement, un contrôle plus strict de certaines activités financières pourraient déjà rassurer le monde sur l'avenir de la libéralisation du commerce.Frédéric WAGNIÈRE La fin des mutins I es forces armées argentines ont renoncé à exercer le pouvoir il y a cinq ans, mais elles ne sont toujours pas entière-Bon ment soumises au gouvernement.La dernière mutinerie montre qu'il y a encore des éléments qui pensent que l'armée est au-dessus de la loi, malgré la clémence du gouvernement à l'égard des officiers qui ont participé aux pages les plus sombres du regime militaire.Il serait bon que le gouvernement du président Raul Alfonsin soumette les mutins aux rigueurs de la loi et ne cherche pas à pacifier les forces armées avec des demi-mesures.Il y a encore des Argentins qui voient dans le militaire une sorte de garantie de Tordre et de la justice.Le gouvernement doit clairement faire comprendre que ces militaires sont des fauteurs de troubles, ce qu'une majorité des Argentins ont déjà compris.L'Amérique du Sud se remet péniblement d'une longue période de domination militaire.Le rétablissement d'un pouvoir entièrement civil au Chili l'année prochaine sera une étape importante dans la restauration de la démocratie sur ce continent.L'Argentine a maintenant l'occasion de montrer qu'il est possible d'écarter pour de bon les militaires du pouvoir politique.F.W.mmzM êmfm W'Mmmm en plu?IDroiiv rèservésl La boîte aux lettres Pas facile de changer un nom ¦ C'est avec peu d'étonne-ment que j'ai noté dans La Presse du 25 novembre le retour du terme odonymique Square Dominion («Incendie au Square Dominion», p.3).Il y a un an déjà que l'administration du RCM a changé le nom «Square Dominion» en «Square Dorchester », en même temps qu'elle a rebaptisé le «boulevard Dorchester » en «boulevard René-Lévesque».Douze mois plus tard, on constate que la plupart des Montréalais continuent de parler du boulevard Dorchesler et que personne n'appelle le Square Dominion autrement que par ce nom.Avant que la Ville de Montréal procède au retrait des enseignes indicatrices du boulevard Dorchester, pourquoi ne considérerait-on pas la possibilité d'une double désignation pour cette artère principale de Montréal?Celte approche est souvent utilisée dans d'autres villes nord-américaines, incluant la ville de New York.Cela nous permettrait à la fois de respecter notre patrimoine municipal, d'honorer la mémoire du regretté premier ministre et de laisser en paix l'ancien cimetière, appelé Square Dominion depuis 1873.Robert WILKINS Montréal L'Oscar du narcissisme ¦ En démarrant ma voiture l'autre samedi, j'ai reçu en pleine figure une rafale de rots venant de ma radio: rot de Sel Eno, rot numéro b, rot numéro 7! Pierre l'ouï:;,mit, Marie-France Bazzo et un troisième comparse, si j'ai bien distingué les éructations, s'amusaient comme des petits fous à faire un concours de rots.À nos frais en plus puisque c'était sur les ondes de Radio-Canada.|e ne sais pas quel était le prix ni qui fut le gagnant, parce que j'ai vite changé de poste, dégoûtée.Mais je suis prête à leur décerner l'Oscar du narcissisme éhonté! Quand on croit que le moindre souffle qu'on exhale mérite de passer en ondes, quand on pense que les auditeurs sont ravis de recevoir une bordée de rots dans leur cuisine ou leur auto, eh bien, on est mûr pour ce prix.À quand le concours de pets?Avant Noel, j'espère.Johanne LEDOUX Montréal On ne reconnaît plus le PQ ¦ l'approuve totalement les commentaires de Lysiane Ga-gnon sur le congrès du PO à Saint-Hyacinthe ( La Presse, 29 novembre ).La confusion qu'amène le «néo-radicalisme-étapiste» est totale! On ne rc-connait plus le Parti québécois.lamais le PQ n'aura favorisé autant le parti de Robert Bou-rassa, en faisant de lui le seul choix des Québécois qui sont majoritairement satisfaits du fédéralisme actuel, lamais option n'aura été aussi visiblement suicidaire parson radicalisme qui va à rencontre du sentiment populaire, lamais également n'aura-t-on assisté à une prise de position aussi troublante que celle de vouloir éliminer toute radio ou toute télévision anglophone.Tout ça fr6lc l'absurde.Et comment ensuite parler d'ouverture sur le monde?l'aimerais bien voir qu'elle aurait été la carrière de Jacques Pari-zcau si on l'avait contraint, lui, N.B.V La Presse accorde priorité nous celte rubrique nus lettres qui font suite a des articles publics dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.I.'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.¦\\dresser toute correspondance comme suit: La boite aux letiies, La Presse.7.rue Saint-Incques.Montreal.112Y IK9.a subir la mesquinerie et la contrainte de ne parler que le français et ne jamais avoir de contact avec lu langue de Shakespeare dont lui-même se pique d'en avoir l'accent d'Oxford.M.Parizeau, vous en décevez plusieurs par votre manque de réalisme.Vous venez de donner prise à la création d'un troisième parti provincial qui, lui, nous offrira au moins une solution de rechange au parti de monsieur Bourassa, sans pour autant nous lancer sur la piste sans retour de votre option souverainiste.Le temps et le bon sens populaire se chargeront de vous faire constater votre égarement, car vous n'êtes plus du tout, mais alors plus du tout, 1c fils spirituel de René Lévesque.Jacques LAURENDEAU Saint-Sauveur Beaucoup de mots pour peu ¦ Isabelle Courville, ex-présidente du Comité national des jeunes du Parti québécois, nous livre enfin le fond de sa pensée {La Presse.28 novembre, La face changeante du nationalisme québécois).Il s'apit peu-étre d'un «conflit de j?énéra- lion».mais j'ai l'impression de n'avoir jamais vu quelqu'un dire si peu en autant de mots.(.) Apres tout le chichi qu'elle nous a fait lors de l'«avènement» de lacques Parizeau à la direction du Parti québécois, j'aurais bien aimé qu'elle nous dise c'est quoi, au juste, la différence entre ce qu'elle exprime dans les deux derniers paragraphes publiés par La Presse et les positions de celui qu'elle voulait naguère brûler en effigie sur la place publique?Ou bien qu'elle nous dise ce qu'elle faisait dans cette galère du lenips de lohnson si ce sont tous les paragraphes précédents qui expriment sa pensée?N'aurait-ellc pas été beaucoup plus à l'aise en compagnie de Bourassa?Emile BOUDREAU Montréal Lunettes style « fast-food » ¦ |e voudrais donner mon point de vue sur l'article de Lambert Gingras de vendredi dernier ( 18 novembre) sur les lunettes.Étant moi-même technicien en optique lunetterie depuis 17 ans.je regarde ce genre de « fast-food » que sont «les lunettes en une heure», avec un oeil plutôt perplexe.Heureusement qu'au Québec, le consommateur peut choisir de consulter différents spécialistes pour la réalisation de ses lunettes (.) Ainsi, les intérêts étant divisés, le consommateur est assure de la meilleure qualité possible des soins et services professionnels.Chose qui n'est pas très évidente dans un système où tout est élabore sous un même toit et eri moins d'une heure.Claude CIROUX \\' Montreal LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 DÉCEMBRE 1988 Opinions La Semaine du prisonnier FRANCE PARADIS La liberté, c'est souvent le seul choix des chaînes.(Paul Valéry) La Semaine du prisonnier vient de se terminer.Après l'Année des sans-abri, quelque part entre le festival de la gourgane et le carnaval de Québec, avec, au milieu, la lournée mondiale du sida.Du coté aéré des barreaux de leur prison, on se colle le nez à la fenêtre une fois l'an, pour renifler les odeurs viciées de l'exclusion.Ces hommes et ces femmes à qui l'on a retiré la parole, mais sur qui on continue de se pencher pour tenter d'apprivoiser le silence.On se les imagine tous tailles du même bois: visage en lame de couteau, cicatrices, les mains comme des madriers, le front bas et les pu- pilles dilatées sous des paupières lourdes.Les prisonniers et les ori-sonnières sont pourtant loin de correspondre à une seule définition, même élargie.Ils et elles, sont tous issus de nos familles.Le malheur, c'est qu'on préfère souvent le mythe à la banale réalité.Il faudra bien pourtant trouver une troisième voie qui ne soit pas celle du «pauvre-détcnu-victime-de-la-vie», ni celle du «méchant-méchant-cas-désespéré».On camoufle des êtres humains derrière «les prisonniers».(On vient seulement de permettre à ces êtres humains de protéger leur vie en leur distribuant des condoms!) L'imagerie populaire leur distribue des vertus qu'ils n'ont pas, comme ce code d'honneur du crime qui n'est en fait que le mode d'emploi de la survie.On trouve même, sans se l'avouer vraiment, quelque chose d'audacieux dans cette liberté qu'ils se sont accordée, de bafouer la loi une fois dans leur vie.|e parle des petits mépris de la loi.Parce que les gros, c'est autre chose.Personne ne saurait où tracer la frontière entre les deux, mais on fait la différence entre David Smith, emprisonné pour n'avoir pas payé ses contraven- tions, et Adrien Pelletier qui assassine son ex-femme après l'avoir séquestrée.Ils partagent peut-être, pourtant, des cellules voisines.C'est le même système qui les a jugés et condamnés, avec la même échelle critériée et les mêmes objectifs de réhabilitation.Vraiment?Sans aucun doute, cette Semaine du prisonnier doit permettre de soulever un coin du voile de l'ignorance, comme l'a fait Bruno Bisson dans La Presse toute la semaine dernière.Mais peut-être n'est-ce pas suffisant pour secouer notre bonne conscience collective.N'est-il pas temps de s'interroger sur les objectifs de notre système pénitentiaire?Ne sommes-nous pas rendus à prendre la parole qu'on a l'habitude de laisser aux criminologues, aux policiers, aux avocats et tous les autres bureaucrates de la justice?Non pas qu'ils ne fassent pas leur travail convenablement, mais en leur laissant tout le fardeau de la justice, le bon peuple se retire du processus de la réflexion et n'assume pas ses responsabilités.C'est la société qui condamne, pas seulement ses fonctionnaires.Les êtres humains sont tous liés les uns aux autres parce qu'ils partagent le même territoire.Il n'y a que les chaines qui ne soient pas les mêmes.Il est grand temps de se demander ce que l'on fait de tous ces hommes et toutes ces femmes qui ne respectent pas les règles.Nous ne sommes plus à l'époque où on les enfermait à double tour pour aussitôt jeter la clé.Si l'on parle de réhabilitation, il serait peut-être bon de trouver quelle est la part du contrat que chacun d'entre nous doit remplir, et pas seulement quelle est la leur.Pour cela, il faut sortir le débat des cours de justice et des officines de criminologues.La violence et la promiscuité n'ont jamais aidé personne à se construire une nouvelle échelle de valeurs.On ne leur rend pas leur liberté si, en franchissant la porte, on ne leur offre pas le choix de leurs chaînes.Si c'est la réhabilitation que notre société privilégie, alors elle doit exiger les moyens adéquats pour en faire une réalité.Sinon, qu'elle revienne aux galères et aux clés perdues.On aura raison alors de se coller le nez sur les barreaux du zoo en faisant comme si ceux qui y vivent n'étaient pas nos semblables et comme si ces barreaux n'étaient pas aussi les nôtres.Le syndrome des macoutes La question des mesures de contrôle mises de l'avant par le ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu a été largement évoquée dans les médias au cours des dernières semaines.Dans cet article, le ministère responsable de ce dossier, monsieur André Bourbeau, fait état de sa position sur cette question, notamment en regard des visites à domicile effectuées par les agents de l'aide sociale.ANDRE BOURBEAU Au cours des dernières semaines, les médias ont largement fait état des visites à domicile effectuées par les agents de l'aide sociale.Ces reportages ont contribué, je pense, à répandre une impression incorrecte du travail accompli par ces agents.Il m'apparait donc important de situer les visites à domicile dans leur véritable contexte et de préciser les tâches qui sont dévolues aux agents affectés à ces opérations.Dans certains milieux, on laisse en effet sous-entendre qu'une armée d'enquêteurs harcelleraient les clients de l'aide sociale en ayant recours à des techniques s'apparen-tant bien plus à l'inquisition qu'aux contrôles administratifs.Pour déterminer notamment si quelqu'un est en situation de vie maritale, les agents visiteurs pousseraient l'indiscrétion jusqu'à s'enquérir de l'activité sexuelle des bénéficiaires.Cette image, pour ne pas dire cette caricature, ne correspond aucunement à la réalité.Un modeste contingent Sur les 2 535 employés du Réseau Travail-Québec chargés principalement d'administrer le régime d'aide sociale et le budget d'environ deux milliards $ qui lui est dévolu pour l'année I988-1989, on compte à peine 200 agents visiteurs à la grandeur du Québec.Ces agents ne sont investis d'aucun pouvoir particulier.Il y a donc 200 fonctionnaires affectés plus spécifiquement à des vérifications administratives auprès d'une clientèle potentielle de 358 000 prestataires, ce qui représente un agent visiteur pour l 790 clients de l'aide sociale.Et on imagine qu'avec un ratio comme celui-là, et une semaine de travail de trente-cinq heures, on a les moyens d'harasser les gens qui dépendent de l'aide sociale?Il ne faudrait tout de même pas cultiver le syndrome des macoutes! Si la fonction d'agent visiteur présente des particularités, c'est que l'aide sociale constitue en soi un régime particulier.L'aide sociale vise en effet à assurer aux ménages un revenu fondé sur la différence entre ses ressources et ses besoins essentiels.Or, il peut être difficile d'évaluer la pertinence d'une aide financière de l'État à l'égard d'un ménage en se cantonnant dans un bureau, d'autant plus qu'en vertu de la loi, il faut tenir André Bourbeau compte de la valeur des biens de toute personne bénéficiant de l'aide sociale.On ne peut pas non plus se fermer les yeux sur des cas d'utilisation incorrecte des fonds publics par crainte d'être pointé du doigt.La nature humaine étant ce qu'elle est, tout laxisme reconnu ou tout relâchement perceptible des contrôles dans l'administration d'un programme ou d'une entreprise conduit inévitablement au gaspillage et à une certaine déviation des fonds de leur fin première.Il s'agit d'une évidence reconnue aussi bien à l'aide sociale qu'à l'impôt, la Commission de la santé et de la sécurité au travail et de toute entreprise publique ou privée.Les clients de l'aide sociale se comportent à cet égard ni mieux ni pire que les autres citoyens du Québec.|e suis le premier à reconnaître l'intégrité de l'immense majorité des personnes qui ont recours à l'aide sociale.D'ailleurs, 8I,l p.cent des visites à domicile se soldent par le maintien intégral des prestations.Ce n'est pas une raison pour abandonner des mécanismes de vérification destinés à la fois à détecter les abus, à corriger certaines erreurs commises de bonne foi et à dissuader les fraudeurs potentiels.Au nom de la compassion et de la générosité, on n'a pas le droit de succomber à l'incurie administrative.Le respect de la vie privée Pendant la période où il reçoit des prestations, le client de l'aide sociale, n'a pas remisé sa dignité.Les contrôles administratifs doivent donc être clairement subor- LA PRESSE est publiée par LA PRESSE, LTEE, 7, rue Saint Jacques, Montreal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de >LA PRESSE- et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves.'Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.- Port de retour garanti.RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT 205- Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a I8h.RÉDACTION 285 PROMOTION 285 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285' Annonces classées 285' 6911 7070 7100 6892 6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National.Telé-Presse 285-7306 Vacances, Voyages 285-7265 Carrières et professions.nûrrilnstlons 285-7320 donnés au respect des clients de l'aide sociale et à leur droit à l'inviolabilité de leur vie privée.C'est la raison pour laquelle nul n'est chez soi un agent visiteur.Ces agents sont particulièrement sensibilisés aux droits de la personne et aux limites que ces droits imposent à leur travail de vérification administrative, ils ont reçu une formation spéciale à cette fin, ils suivent un guide méthodologique et sont soumis à un code d'éthique.Pour dissiper l'impression qu'il s'agit d'une brigade masculine, il est bon de rappeler que 41 p.cent des agents visiteurs sont des femmes.Bien sûr, la détermination de l'état de vie maritale est sans contredit la notion la plus complexe et la plus délicate soumise aux agents visiteurs.Elle représente un critère très important dans l'allocation des prestations d'aide sociale parce que, compte tenu des réalités de la société québécoise, les personnes mariées, de fait ou de droit, pratiquent un secours mutuel nettement reconnu.Or, si une personne dépendante de l'aide sociale vit maritalement avec quelqu'un qui a les moyens de pourvoir aux besoins financiers du couple, l'aide sociale, en tant qu'assistance de dernier recours, ne se justifie pas.Il ne faut tout de même pas s'imaginer que la vie maritale représente une sorte d'obsession au ministère: 80 p.cent de cas d'annulation de l'aide sociale survenant à la suite d'une visite à domicile sont at-tribuables à des motifs autres que le statut de vie maritale.l'avoue ne pas comprendre l'objection de principe soulevée par certains groupes sur cette question.En vertu de quelle règle d'équité devrions-nous traiter différemment les personnes officiellement mariées de celles qui cohabitent en situation implicite de mariage?Il est d'ailleurs paradoxal de constater que ceux qui revendiquent cette indépendance de conjoints de fait aux fins de l'aide sociale réclament souvent par ailleurs la reconnaissance de liens financiers entre ces mêmes conjoints aux fins du partage des biens lors d'une séparation.Mais comment déterminer la situation de vie maritale?La cohabitation n'implique pas nécessairement une situation de conjoint de fait.Le partenaire peut être pensionnaire ou locataire ou entretenir avec la personne concernée une relation toute autre que celle qui est généralement associée au mariage.Concrètement, l'agent visiteur doit pouvoir démontrer, dans la mesure du possible, que le couple répond à la définition légale du «secours mutuel», ce qui implique notamment que la liaison entre les personnes dure depuis plusieurs mois.Même si cette notion de secours mutuel peut prêter à interprétation, il n'est pas nécessaire de s'introduire dans les chambres à coucher pour étayer la vérification.En dépit des précautions extraordinaires qui entourent ces opérations, il peut arriver certains accidents de parcours.Mais je suis convaincu qu'il s'agit de situations exceptionnelles que nous ne cautionnons d'aucune façon.D'ailleurs, depuis que les agents effectuent des visites à domicile (mai 1986), la direction du ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu n'a reçu que quelques rares plaintes relativement au comportement d'un agent visiteur.Pourtant, à chaque visite, l'agent remet à la personne un formulaire très simple qui lui permet d'adresser au ministère son appréciation du travail de l'agent.Le bénéficiaire n'est même pas tenu de signer le document.Si les agents visiteurs étaient aussi agresseurs que d'aucuns le prétendent, nous serions inondés de plaintes.Les dénonciations formulées à l'endroit de ces agents m'apparaissent donc intempestives.Le Protecteur du citoyen, dans son rapport 1987, abonde dans le même sens: «Malgré ce qui a pu être dit ou écrit à rencontre de cette opération», soutient-il, «nous avons reçu peu de plaintes la concernant (.).Nous devons conclure qu'il semble que ceux qui furent chargés de mener ces enquêtes s'en sont tenus strictement, de façon générale, au mandat qui leur était confié en tentant de minimiser le plus possible les inconvénients que leur visite pouvait causer aux citoyens.» Le recours La personne qui reçoit des prestations d'aide sociale et qui s'estime lésée par le comportement d'un agent visiteur possède de multiples recours pour faire valoir son point de vue et ses droits.Elle peut d'abord s'adresser au directeur du centre Travail-Québec local qui est le supérieur hiérarchique de l'agent.II lui est également possible de formuler ses griefs au sous-ministre ou au ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu.Si elle préfère les voies externes au ministère, elle peut déposer une plainte au Protecteur du citoyen ou à la Commission des \u2022 droits de la personne.Dans les cas où il y a réduction des prestations de l'aide sociale, la procédure d'appel peut s'effectuer en deux temps.Le plaignant s'adresse d'abord au bureau régional du Ministère où l'on procède à une révision administrative du dossier.Si cette démarche ne satisfait pas l'appelant, il peut se faire entendre par la Commission des affaires sociales constituées d'assesseurs indépendants du ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu.La décision de la Commission est d'ailleurs exécutoire.Tant par leur nombre, leur formation, leur qualité professionnelle et l'encadrement qui leur est imposé, les agents visiteurs effectuent des tâches de vérification administrative qui ne devraient pas être associées à une intrusion dans la vie privée des gens.La nécessité de maintenir ce genre de fonction est maintenant démontrée hors de tout doute.Nous nous assurons cependant que ces interventions sont effectuées en conformité avec les règles d'éthique auxquelles sont soumis tous les agents et en privilégiant avant toute chose la dignité humaine.politique moderne François-Pierre Gingras est directeur du Département de science politique de l'Université d'Ottawa.Spécialiste en politique canadienne et en méthodes de recherche, il a observé d'un oeil critique la récente campagne électorale fédérale et livre aux lecteurs de La Presse quelques réflexions caustiques qu'elle lui a inspirées.FRANÇOIS-PIERRE GINGRAS n consommateur prudent, j'ai déjà acheté mes cadeaux de Noél, entre autres un de ces dictionnaires de la nouvelle génération où l'on trouve des choses qu'on n'aurait même pas osé y chercher.Mais, ils ne sont pas parfaits.' À preuve, la dernière campagne électorale a entraîné une redéfinition de certains termes et tout lexicographe un peu sérieux voudra sûrement incorporer les nouvelles acceptions à son vocabulaire.Je les livre donc en exclusivité aux lecteurs de La Presse, qui seront les premiers à pouvoir mettre leurs dictionnaires à jour.l'aurais aimé également inclure quelques noms «propres», mais il en reste si peu après une campagne électorale.\u2022 * * Aliénation politique: effet à long terme que les mirages entretenus par les partis exercent sur l'élec-torat; ne pas confondre, malgré les apparences, l'aliénation politique avec l'aliénation mentale.Campagne (électorale): entreprise politique mettant en oeuvre d'importants moyens de propagande; «maigrei eut une impression de vraie campagne en entendant les poules piailier» (Georges Simenon/ Débat télévisé: transmission par ondes électriques des mots et des images des chefs de partis politiques réunis dans une pièce avec quelqu'un qui est payé pour leur dire quand parler et quand se taire; «les débats télévisés constituent une contribution importante au processus démocratique» (\"mythe répandu).Démocratie: mot formé de la contraction de l'expression des mots suivie du terme grec crateia, gouvernement; système de gouvernement en vigueur au Canada et dans plusieurs pays occidentaux.Doctrine politique: ce qu'il faut croire et répandre quand on est militant; «Tesprit doctrinaire est souvent prétentieux et fanatique» (Gaston Bou-thoul).Indécis: nom du parti politique qui, s'il existait, récolterait la majorité des suffrages; aussi, synonyme de cauchemar pour les sondeurs.Libéralisme:doctrine politique souple; le Parti libéral du Canada se réclame du néo-libéralisme; «la pensée libérale est en désarroi » (André Vachet).Libre-échange: système qui préconise la suppression des droits de douane et la liberté des transactions internationales; idée mise de l'avant vers 1840 dans l'intérêt de l'Empire britannique et reprise périodiquement au Canada, tantôt par le Parti libéral, tantôt par le Parti progressite-conservateur.Marxisme-léninisme : doctrine philosophique, politique et économique issue de Marx et de Lénine; produit de consommation difficilement vendable aux électeurs canadiens qui préfèrent le bingo, le hockey, la poutine et le sirop d'érable.Mirage: phénomène d'optique ou de politique consistant en une apparence trompeuse qui séduit un court instant puis entraine la désillusion; voir aliénation.Néo-dèmocratisme: terme inusité; le Nouveau Parti démocratique du Canada n'est plus tellement nouveau et demeure un tiers parti malgré des sautes d'opinion publique.Parti: «parti politique»; groupement de personnes désireuses d'exercer le pouvoir; «grand parti»; groupement de personnes n'ayant en commun que le désir d'exercer le pouvoir; «parti idéologique»; groupement de rêveurs ou de fanatiques ayant en commun le désir de changer la société; «parti pris»; opinion politique d'un partisan; «parti pour la gloire»; se dit d'un candidat favorisé par les sondages; «parti pour Ottawa»; se dit d'un député d'une circonscription éloignée.Progressisme-conservatisme: doctrine politique souple; le Parti progressiste-conservateur du Canada se réclame du progressisme et du conservatisme; «progressiste est le contraire de conservateur » (Vocabulaire des sciences sociales).Rhinocéros: mammifère ongulé herbivore à la peau épaisse et coriace, cornu et cynique à l'endroit des partis politiques fédéraux.Soirée des élections: événement médiatique qui est à la politique fédérale ce que la diffusion des matchs de la Coupe Stanley est au hockey, les réclames de bière en moins.Tiers partis: le tiers monde de la politique fédérale; certains font parler d'eux, mais quand les grandes décisions se prennent, on les oublie.Tradition politique: constance des positions qui caractérisent un parti; ex.; en faisant abstraction de leurs positions sur le libre-échange, John Turner s'inscrit dans la tradition libérale de Wilfrid Laurier et Brian Mulroney s'inscrit dans la tradition conservatrice de fohn A.Macdonald.Vert; couleur politique située en dehors du spectre traditionnel de la Chambre des communes; «Le vert est le fond de la nature » (Beaudelaire ).Vertige: sensation d'un manque d'équilibre dans les politiques en matière d'environnement.' Gérald LeBlanç La chronique de Gérald Le-Blanc ne parait pas aujourd'hui.Elle reprendra mercredi. Arts et spectacles B4 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 DÉCEMBRE 1988 Le disque de Noël de Dubois et le malaise de l'industrie québécoise Presse Canadienne QUÉBEC 4BRt uand le nouveau disque de i&qjp Noel de Claude Dubois a été lancé, il y a quelques semaines, un pari circulait abondamment dans les milieux proches de l'industrie de l'enregistrement musical: la version 33-tours serait-elle ou non en vente avant le jour de l'An ?met que sa compagnie a dû, malgré la complexité supplémentaire de l'opération, faire fabriquer hors Canada les exemplaires vi-nylc du dernier enregistrement du très populaire groupe Dire Straits.La grogne Par contre, c'est chez les producteurs québécois, qui passent nécessairement des commandes Claude Dubois Vérification faite chez une demi-douzaine de disquaires, ces derniers jours, le microsillon «cadeau» est bel et bien arrivé pour prendre sa place à côté de la cassette et du disque compact (CD) du même titre.En fait, il semble que les retards subis par les distributeurs dans leur approvisionnement en .disque de vinylite (résine de viny-le) soient à peu prés résorbés.Mais l'inquiétude qui reste chez les producteurs québécois de disques populaires est celle de faire maintenant face au monopole d'un seul propriétaire d'usine de pressage de disques en vinyle au Canada.En fermant sa propre usine de pressage à Toronto, au mois d'août, la compagnie CBS a laissé tout le marché canadien entre les mains de sa rivale torontoise CINRAM.\u2022C'est la date de cette fermeture qui a provoqué un mouvement de panique, puisque selon des chiffres vérifiables chez Statistique Canada pour 1987, 44 p.cent des livraisons de l'industrie se font dans les quatre derniers mois de l'année.Le porte-parole d'une grande multinationale du disque à Mont-¦ réal, M.Dieter Radeckl, vice-président (production et marketing) de la compagnie Polygram, considère qu'il s'agit d'un «problème à court terme découlant d'une erreur qui nous a pris par surprise», il se dit cependant sans inquiétude face à l'avenir, même s'il ad- moins volumineuses, que la grogne est généralisée.Seule la compagnie Audiogram semble ne pas avoir éprouvé de difficulté majeure, cet automne.Pour sa part, le directeur de l'étiquette Trafic, |ohn Dufour, a été obligé de retarder deux fois le lancement du premier disque de Luc de Larochellière, notamment parce que le premier pressage a été raté.Lors d'une récente conversation téléphonique, il s'inquiétait encore de la date de livraison du nouveau disque de Demis Roussos.Ce qui ulcère André di Cesare, président de l'Association du disque et de l'industrie du spectacle et de la vidéo ( ADISQ ) mais parlant à titre de propriétaire de la compagnie Star, ce n'est pas tant le délai de deux mois qu'il a subi dans la livraison du dernier disque d'André Gagnon, «Des dames de coeur», que les pressions exercées sur les créateurs québécois pour qu'ils confient à CINRAM non seulement le pressage de leurs disques de vinylite, mais aussi la fabrication de leurs cassettes audio et de leurs CD.«Un monopole du vinyle est une menace pour notre industrie», proteste Richard Bélanger dont la compagnie montréalaise RBS est spécialisée dans la fabrication de cassettes.Les producteurs d'enregistrements doivent se soucier non seulement de la disponibilité des disques sur support de «plastique» mais aussi de la qualité des pressages offerte aux petits clients par une entre- prise qui peut faire tout ce qu'elle veut sans concurrence.Selon plusieurs personnes interrogées, il était fréquent que, avant la fermeture de l'usine CBS, les créateurs québécois fassent presser leurs disques à cette usine, qu'ils fassent copier leurs cassettes chez RBS et qu'ils fassent fabriquer la version CD à l'usine Disque Americ, à Drum-mondville.Le déclin du vinyle Tout le débat autour de l'avenir du microsillon a pour point névralgique le remplacement à plus ou moins long terme de ce format de musique enregistrée par le disque compact.Certaines des personnes consultées entrevoient une stratégie visant à accélérer le déclin du vinyle, puisque la compagnie Sony, qui fabrique des disques et des lecteurs audio-numériques, est aussi propriétaire de CBS qui a fermé son usine de pressage sur résine vinylique.Cependant, les diffuseurs des disques québécois veulent satisfaire leur marché en tenant compte d'une mise au rancart des tables tournantes conventionnelles beaucoup moins rapide ici que dans l'ensemble de l'Amérique du Nord.Des données de Statistique Canada ont déduit que la pénétration du CD est moins directe dans l'ensemble du Canada qu'aux Etats-Unis.Et l'économiste Robert Pilon, directeur général de Media Culture, qui en fait l'analyse pour le compte de l'ADlSQ ( l'association monte un dossier étoffé sur la question) est convaincu que la moyenne canadienne d'enregistrements sur vinyle qui est passée de 38 p.cent en 1985, à 19 p.cent pour les cinq premiers mois de 1988, devrait être rajustée à la hausse pour le marché québécois.Il estime par ailleurs que l'existence d'un monopole du vinyle est un facteur qui amplifie artificiellement la tendance à la baisse des livraisons de 33-tours.Pour sa part, M.Di Cesare des disques Star croit que la moyenne québécoise est beaucoup plus près de 30 p.cent.C'est dans cette proportion qu'a été vendu à plus de 200 000 exemplaires, depuis juillet 1986, le «Quand on est en amour» de Patrick Norman.Des chiffres compilés cette semaine par le personnel de l'ADISQ sont par ailleurs frappants: 32 p.cent de plastique pour la dernière oeuvre de Michel Rivard; 38 pour celle d'UZEB; et plus récemment 28 p.cent pour Richard Séguin; 30 pour Gerry Boulet; 26 pour Mit-sou et 23 pour René et Nathalie Simard.«Quand on pense, dit M.Di Cesare, que la marge de profit des producteurs québécois de disques oscille souvent entre 15 et 20 p.cent.Ils ne peuvent se passer d'une telle proportion de leurs ventes sans perdre toute rentabilité et il faudra que les gouvernements provincial et fédéral participent au besoin à la protection de ce marché».Michel Rivard déçu par Toronto Presse Canadienne i MUSlCl Un grand Tchaikovsky CLAUDE CINGRAS ne affiche particulièrement attrayante \u2014 programme entièrement russe et Marc-André Hamelin soliste de deux oeuvres \u2014 a valu hier soir aux Musici de Yuli Turovsky une salle presque pleine, soit environ mille personnes, et, surtout, très attentive et très enthousiaste.En début et en fin de programme: deux oeuvres pour les cordes seules, que les musiciens ont jouées debout.Ils étaient neuf dans la Fugue d'Arcady ¦ Dubensky et ils étaient tous là, .soit quatorze, pour la célèbre Serenade op.48 de Tchaikovsky.La Fugue de Dubensky, violoniste et compositeur russo-.américain mort en 1966, est écrite pour neuf pupitres de premiers-violons, soit 18 instrumentistes.Elle a d'ailleurs été enregistrée sous le nom de «Fugue pour 18 violons».Hier soir, nous l'avons entendue dans une adaptation pour six violons et trois altos qui ne modifiait pas les lignes originales.Le résultat fut très honorable.Mais le Tchaikovsky fut le meilleur moment de la soirée.Turovsky adore visiblement cotte musique et il l'a dirigée avec une passion qui se communiquait à chaque instant à ses musiciens.La sonorité possédait une plénitude et une beauté extraordinaires, la fameuse Valse fut marquée de rallentandos pleins de charme, Y Élégie était émouvante et le Finale avait une grandeur et une expression inhabituelles.Le programme comportait deux premières aux Musici: le Dubensky et le Sextuor de Glinka, «agrandi» à 14 cordes.Certains unissons n'étaient pas d'une intonation très juste et l'oeuvre, de toute façon, est peu intéressante.Mais Marc-André Hamelin l'a jouée avec son professionnalisme habituel.Il disposait d'un sujet plus intéressant dans le premier Concerto de Chostakovitch et y montra, comme à Orford l'été dernier, beaucoup de brio et d'humour.Cette reprise nous rappelait que le Chostakovitch fut, en 1984, la première oeuvre enregistrée commercialement par les Musici.Ils y furent brillants hier soir.mais ils l'étaient déjà il y a quatre ans! Tout comme lames Thompson, qui reprenait son éblouissant solo de trompette déjà fixé sur disque.Très applaudis, les Musici jouèrent, en rappel, le célèbre Andante cantabilc du Quatuor op.11, de Tchaikovsky encore.Rappel À cause de l'occupation de la salle Wilfrid-Pelletier par l'Opéra de Montréal mercredi soir (avant-dernière de Fide-lio), le concert double de la série «Gala» de l'Orchestre Sym-piionique de Montréal a lieu ce soir et demain soir.Par ailleurs, le chef invité, Eliahu Inbal, ayant fait savoir jeudi qu'il était malade, le concert sera dirigé par le chef assistant de l'OSM, Richard Hoe-nich.Le pianiste Rudolf Firkus-ny jouera, tel qu'annoncé, le deuxième Cdncerto de Bonus-lav Martinu, mais le reste du programme est modifié.On entendra VOuverture du Festival académique, de Brahms, et la Symphonie du Nouveau Monde, de Dvorak.I MUSICI DE MONTREAL.Chef d'orchestre: Yuli Turovsky.Solistes: Marc-Andre Hamelin.pianiste, et James Thompson, trompettiste.Hier soir, salle Claude-Champagne de IUniversité de Montréal.(Radiodiffusion: CBM-FM, 8et 15 janvier, 20 h.) Programme: Fugue en la mineur (19î2>.Arcadv Dubensky Sextuor en mi bémol majeur, pour piano et cordes» 183?).Glinka Concerto no 1, en do mineur, pour piano et cordes, avec obbligato de trompette, op.3SI1933>.Chostakovitch Sérénade en do majeur, op.48 11880).Tchaikovsky TORONTO ¦ e connais les deux soli-\" wm tudes, affirme Michel Rivard, mais je ne veux pas prendre cela pour un fait, comme quelque chose qui ne peut changer».Ainsi l'homme dont les chansons magiques lui ont acquis le coeur des Canadiens d'expression française tente également de conquérir les anglophones du pays.La tache est sérieuse, et Rivard est le premier à l'admettre.Il reconnait que son album à succès «Un trou dans les nuages», publié en 1987, est presque introuvable à l'extérieur du Québec, où il s'est vendu à quelque 160 000 copies, une performance phénoménale.Il admet également que les médias anglophones de l'extérieur du Québec font rarement mention des artistes de la province, jusqu'à ce qu'ils deviennent tellement célèbres auprès des Québécois qu'il devient impossible de les ignorer.Enfin, le musicien de 37 ans reconnait, d'un air un peu las, que les Canadiens-anglais ont toujours su résister aux efforts des musiciens québécois.«Les auteurs-compositeurs québécois projetaient, à un certain moment, une image inquiétante pour le reste du Canada», a expliqué Rivard samedi, lors d'une entrevue précédant ce qui a été qualifié du premier important concert d'un artiste québécois à Toronto en 10 ans.«Je crois que le reste du Canada pensait que nous étions tous en quelque sorte des extrémistes et que nous étions racistes ou quelque chose comme ça, que nous ne voulions pas parler anglais», a déclaré Rivard.«Mais vous pouvez constater que je suis bilingue, a-t-il ajouté.|e peux m'exprimer en anglais et j'en suis heureux».Toutefois, l'ancien chanteur de Beau Dommage ne prévoit pas chanter en anglais parce que ses chansons ont «un feeling très français», impossible à traduire.Du reste, explique-t-il, pour- quoi devrait-il chanter en anglais pour plaire aux Canadiens de l'extérieur du Québec alors que les artistes anglophones sont acceptés par les Canadiens-français?«La situation est injuste, en autant que je sois concerné, estime le passionné chanteur.Nous écoutons des artistes anglophones et nous pouvons saisir l'essence, l'esprit des chansons.Pourquoi le reste du Canada ne peut-il faire de même?».Les compositions de Rivard sont empreintes d'un esprit qui transcende la langue.Néanmoins, si cet esprit fut évident lors du concert donné par le chanteur au Convocation Hall, la soirée fut surtout une affaire francophone pour un public à prédominance francophone.Vraisemblablement, le spectacle ne gagnera pas de nombreux fans anglophones à Rivard: aucun des trois quotidiens de la ville n'en fit la critique.Pour Rivard, «la vraie victoire sera lorsque je pourrai me produire devant une salle également divisée» entre francophones et anglophones.L'accompagnateur Richard Abel se paye un grand spectacle DENIS LA VOIE Le samedi 10 décembre, sera un jour de gloire et de consécration pour un jeune pianiste demeuré longtemps dans l'ombre des chanteurs populaires québécois qu'il a accompagnés.Pour sortir de l'ombre et voir briller son nom sur l'affiche, Richard Abel s'est en effet payé un spectacle à la Place des Arts.Comme tant d'artistes qui savent habilement divertir un public captif d'un événement mondain, ou qui ont roulé leur bosse dans les circuits mineurs, Abel veut faire aujourd'hui sa marque, figurer parmi ceux qui forment le petit monde des vedettes.Vedette d'un soir, il nous propose sa musique tous azimuts.Musicien de formation classique s'étant adonné à tous les styles, il s'est payé un grand orchestre, une des meilleures agences de promotion, etc.Abel a surtout le mérite d'offrir un produit accessible, un peu à la manière de Liberace.Il ne révolutionne rien, il est surtout versatile et divertissant.C'est ce qui fait sa force, car il sait aisément passer d'une pièce de Mozart à un boogie effréné, ainsi qu'il nous l'a précisé en entrevue.Rempli de gags, avec un sketch consacré à Mozart, et du ragtime, ce spectacle veut nous en mettre plein la vue et constituer un événement mémorable pour l'artiste qui a mis tout son coeur et son argent dans cet unique spectacle, présenté le 10 décembre au théâtre Maison-neuve de la Place des Arts.SPECTACLES À VENDRE ¦ Les spectacles sont des produits qui se vendent comme des petits pois, mais en passant par des intermédiaires qui sont des producteurs.Cette semaine, bon nombre de ces acheteurs de spectacle, en provenance de nombreux pays, se donnent rendez-vous à Montréal pour participer à un marché de spectacles.Ce Commerce international des arts de la scène (CINARS) réunira des artistes de tous styles, humoristes aussi bien que danseurs, et de différents pays.De Margie Gillis à André Gagnon, de l'afro-jazz-funk à la musique classique, ce sont 34 mini-spectacles qui seront présentés au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts et au Spectrum, du 6 au 9 décembre.Parmi les artistes qui présenteront un aperçu de leur talent dans le cadre de ce qu'on appelle communément dans le langage du showbiz un «showease», il y aura le groupe canadien Hart Rouge, (qui sera ultérieurement en vedette au Club So-da.le 14 décembre) et, mercredi, Patrick Norman que quatre importants acheteurs américains viendront voir spécialement.Marie Philippe et Pierre Flynn seront au programme le lendemain.On peut obtenir des lais-sez-passer pour cette série d'extraits de spectacles qui permet Richard Abel parfois de découvrir des artistes inconnus chez-nous.JUSTE POUR RIRE ¦ Aux Lundis Juste pour rire ce soir au Club Soda, l'animatrice Marielle Léveillée reçoit Sylvain-Claude Filion et son personnage d'Outremont, Ghys-lain Taschereau et son vieil habitant franco-ontarien, le duo de Mario Bélanger et de Georges Bray dans un numéro sur la dénatalité, Claire Jacques qui nous apprendra comment faire une crise, et Lise Dion avec un numéro surprise.RENO PLUS ¦ Comme on devait s'y attendre, on annonce déjà des supplémentaires au prochain spectacle de Ginette Reno.Après le théâtre Saint-Denis en mars, c'est dans la grande salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts qu'on pourra voir Ginette Reno à compter du 18 mai 1989.RIVARD GRATUIT H Michel Rivard, le plus populaire de nos auteurs-compositeurs, présentera exceptionnellement son spectacle une dernière fois à Montréal.Il s'agit du spectacle Bud du mois du Spectrum, qui aura lieu le jeudi 15 décembre.On peut se procurer des laissez-passer en consultant La Pressé et en synthoni-santCKOI.SÉPARATIONS ¦ L'année qui s'achève donne lieu à des séparations, la plus loufoque étant celle des quatre humoristes connus sous l'appellation des Monstres de l'humour : Michel Courtemanche (Spectacle solo en préparation), Claude Doyon (écriture d'un spectacle), Jici Lauzon (à Quatre Saisons dans 100 limites) ci Marcel Racine (projet pour la télé).La plus inattendue de ces séparations de fin d'année est par ailleurs celle de deux magnats de l'industrie du disque québécois.Gilbert Morin a en effet décidé de se départir de tous ces avoirs dans les disques Star, Morin et Di Cesare Management et diverses maisons d'édition.C'est son associé depuis dix ans, André Di Cesare, qui a racheté, devenant l'unique propriétaire de la maison de disque québécoise qui a contribué au succès de Patrick Norman, Edith Butler (deux disques platine et un or récemment), Renée Martel et Martine Saint-Claire.Gilbert Morin a décidé de se retirer du showbusiness après y avoir consacré plus de 20 ans de sa vie et avoir remporté huit trophées Félix et 87 disques or et platine, pour avoir contribué à faire vendre plus de 11 millions de disques, dont deux millions d'albums sur étiquette Star.FUTURES STARS ¦ Avis aux groupes rock qui désirent participer au concours L'Empire des Futures Stars.Vous devez vous inscrire au plus tard le 3 janvier.On se procure un formulaire de participation à CKOI, 211 avenue Gordon à Verdun, aux Productions Lysc George, 3575 boul.Saint-Laurent, bureau 408, ou dans les magasins de disques ou d'instruments participants.On exige aussi quatre copies d'une cassette audio de trois chansons, dont au moins deux en français, etc.Pour renseignements : Gilles Gariepy, directeur artistique, Ligne Info-Empire, 766-2474.RENAUD ¦ Avis à ceux qui n'en ont pas encore été informés: Renaud sera en spectacle à Montréal les 24, 25 et 26 janvier.Son spectacle au théâtre Saint-Denis sera précédé d'une première à Québec et d'une tournée.i c LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 DÉCEMBRE 1988 «B5 Les éditions Héritage eut ICUI vingtième anniversaire Un chiffre d'affaires de dix millions REGINALD MARTEL a Dans le monde de ledition, il n'y a pas si longtemps, célébrer un anniversaire, c'était faire la nique au destin.Et voilà que des maisons voguent allègrement vers leurs dix, quinze, vingt ou trente ans.Jeudi, les éditions Héritage avaient convoqué la presse à déjeuner, pour célébrer leurs vingt ans.Il y avait là le fondateur, M.Jacques Payette, qui au départ transforma en maison d'édition une imprimerie héritée de son père; il y avait le fils Luc, l'homme du marketing, et le responsable des relations publiques, M.Louis Lavoic.Le fondateur nous raconte qu'il a compris très vite que le secteur jeunesse au Québec était encore, il y a vingt ans, très peu développé.Les produits français et américains, souvent peu adaptés à nos besoins, avaient la voie libre.On a donné à Bobino et Bo-binette, vedettes consacrées, de nouveaux médias, coloriage et bande dessinée.Le succès a vite confirmé la justesse du diagnostic et les ventes ont atteint près d'un demi-million d'exemplaires.Plus tard, les collections Brindille, puis Pour lire avec toi, donnaient à des auteurs de chez nous l'occasion de collaborer avec une maison qui s'occupait de façon continue du livre jeunesse.Des noms bien connus aujourd'hui, dont ceux d'Henriette Major, Cécile Gagnon, Serge Wilson ou Bernadette Renaud.Après dix ans de production, la collection Pour lire avac toi était allée chercher, elle aussi, son demi-million d'exemplaires vendus.Le titre le plus connu et célébré, Emilie la baignoire a pattes, s'est vendu à lui seul à cinquante mille exemplaires.Succès considérables aussi dans l'autre volet d'activités d'Héritage, le livre pratique : au Canada, un foyer sur douze possède, en français ou en anglais, l'Encyclopédie illustrée de la cuisine au four à micro-ondes de la regrettée Je-hane Benoit.Aujourd'hui, la famille Payette et ses cinquante employés permanents visent des frontières plus lointaines.C'est d'ailleurs commencé, avec des achats et ventes de droits; des coéditions; des ententes de distribution au Canada avec Marcel Broquet et La Courte Échelle, pour leurs produits traduits en langue anglaise.La présence d'Héritage dans certains pays européens est déjà importante.Par exemple, une version adaptée de Hibou, le magazine des jeunes, a déjà 75000 abonnés en France.Beaucoup He projets encore, dont on nous reparlera peut-être, soutenus par les ressources d'une maison intégrée, qui donc s'occupe à la fois de l'im-pression, de l'édition, de la diffusion et de la distribution.Chiffre d'affaires?« Nous n'allions le dire que si vous posiez la question.Car nous sommes une entreprise familiale.Près de dix millions de dollars.» Le CRTC met sur pied un groupe de travail sur le doublage à ia télévision Presse Canadienne OITAWA ¦ Le CRTC a annonce vendredi la mise sur pied d'un groupe de travail sur le doublage d'émissions de télévision.Le président du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes), M.André Bureau, a indiqué par voie de communiqué que ce groupe de travail étudierait tout ce qui entoure la diffusion d'émissions doublées en français.Ce groupe de travail tentera de trouver des moyens réalistes d'améliorer la situation, de concert avec les personnes impliquées dans la production, le doublage, la distribution et la diffusion d'émissions de télévision, a-t-il déclaré.Le groupe étudiera notamment l'impact d'ordre culturel que risque de créer la présence dominante sur les ondes canadiennes d'émissions américaines traduites en France, a-t-il poursuivi.Dès le début de 1989, le groupe de travail entreprendra une série de consultations avec les artistes, les producteurs et les distributeurs québécois, les télédiffuscurs et les agences et ministères gouvernementaux.Le groupe de travail, présidé par Monique Coupai, une vice-présidente du CRTC, comprend également Micheline Charest, présidente de CINAR, une maison montréalaise de production et de distribution, et présidente de l'Association québécoise des industries techniques du cinéma et de la télévision, Michel Cham-berland, vice-président de la programmation à Télé-Métropole, et Michel Tremblay, directeur des politiques en télévision au CRTC.Le groupe devra remettre son rapport au Conseil au printemps 1989.Les parties intéressées pourront alors faire parvenir leurs commentaires sur ses recommandations au CRTC.Maazel dirige en un jour les 9 symphonies de Beethoven Renter LONDRES Lorin Maazel est devenu hier à Londres le premier musicien à diriger l'intégrale des neuf symphonies de Beethoven en une seule journée.À ces fins, Maazel, 58 ans, avait mobilisé pas moins de trois grands orchestres londoniens \u2014 Le Royal Philarmonic, le Philar-monia et le London Symphony Orchestra\u2014 pour accomplir ce tour de force en cinq concerts successifs au Royal Festival Hall, d'une durée totale de six heures et 40 minutes.Plus qu'une inscription au Livre Gtiiness des records, Maazel, qui est aussi directeur musical de l'Orchestre national de France et du Pittsburgh Orchestra, a accepté de se prêter à ce jeu pour une cause charitable: réunir des fonds pour différentes associations, dont la Fondation Beethoven pour les enfants sourds.Le Fonds Beethoven pour les Enfants Sourds, qui espère collecter 20 000 livres (26 800 dollars), est la seule association caritative britannique qui pratique la thérapie musicale auprès des enfants des écoles.Dali pourrait quitter les soins intensifs Agence France-Presse BARCELONE ¦ Le peintre espagnol Salvador Dali pourrait quitter aujourd'hui l'unité de soins intensifs de la clinique Quiron de Barcelone (Catalogne, nord-est de l'Espagne) où il est hospitalisé depuis lundi dernier, a indiqué hier un porte-parole de la clinique.L'évolution favorable de l'état de santé du peintre se confirme au fil des heures et des analyses et examens des derniers jours.Les médecins de l'équipe médicale qui soigne Salvador Dali doivent se réunir aujourd'hui et publieront un bilan de l'état de santé de leur patient.5,6 décembre Lun, mar,20h00 Billets: 33 5, 24$, 18$ et 7$ ç< disponibles.100 billets seioni vendus a 6 WS une heyre avant le concert les CONCERTS Gala ELIAHUINBAL, chef RUDOLF FIRKl'SNY, P.ano RAVEL: Albonda del çraciOiO MARTINI): Conccno pour piano no 2 BEETHOVEN: Symphonie no .VEroica' Commanditaire: le 5, les services oe paie Comcheq CÉSÔIB etDEMAE Salle Wilf rid-Pollotior Place des Arts Reservations téléphoniques 514 842 2112 Frais de service Redevance de 1S sur lout billet de plus de 7J Le peintre, qui est âgé de 84 ans, s'est levé hier matin à 10H00, et, après avoir subi les examens et analyses habituels, il a écouté assis de la musique jusqu'à midi, a indiqué le porte-parole de la clinique.Le maitre a reçu dans la matinée le président du gouvernement autonome catalan, M.lordi Pujol, le peintre An-toni Pitxot, un de ses amis intimes, son secrétaire Robert Des-chames et le maire de son village de Figueras, M.Mariano Lorca.Salvador Dali avait été admis lundi soir dans la clinique Quiron à la suite d'une pneumonie avec complications cardiaques.C'est la troisième fois que le peintre subit une grave atteinte a sa santé.Il avait été une première fois hospitalisé après avoir été grièvement brûlé en 1984 lors d'un incendie dans son château de Pubol, à Figueriras, et une deuxième fois en 1986 pour subir l'implantation d'un régulateur cardiaque.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL charlb dutoit COURS POUR DEBUTANTS TECHNIQUE NADEAU® i mardi 18 h 45 6déc.\u2022 jeudi 18 h 15 8déc.YOGA ANTI-STRESS lundi 13 h 45 5 déc.\u2022 lundi 18 h 45 12 déc.\u2022 jeudi 19 h 8 déc.9924, St-Laurent (métro Sauvé) 387-7221 ou 382-8755 Salvador Dali ~w miry n tiM~^nmn±,tic^ i>tt LmLS râèiims mjv RITZ-CARLTON Un prestigieux concours RADIO CITE \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 1er prix: UN REPAS GASTRONOMIQUE POUR 10 CONVIVES CHEZ VOUS Ce mémorable festin sera servi à la résidence même du gagnant par un chef, un maitre d'hôtel et deux garçons du RITZ-CARLTON.Le menu \u2014 tout à fait dans le ton des fêtes \u2014 est si ; élaboré qu'il nous faudrait toute la page pour vous le décrire dans ses moindres subtilités gastronomiques! Bien sur, vin et champagne couleront à flot tout au long de ce somptueux repas.Vous invités et vous n'aurez qu'à savourer longuement et à vous détendre.Mais au fait, qui inviterez-vous?2e prix: 4 INVITATIONS «PREMIÈRE CLASSE» AU RITZ-CARLTON POUR 2 PERSONNES.Vous débuterez la soirée par un diner en téte-à-tète au restaurant LE MARITIME.Ajoutez à cela une suite confortable pour y loger le soir même et un petit déjeuner le lendemain matin.Très Ritz, quoi ! règlements U\\ gagnants seront nommes a l'émission.«LES GIROl'FTTES DU M MIN» par ANDRE OIROt'N entre Tli .10 ci 8h.V)du \\ 2 au Ifc décembre.Ils devront rappeler as am *h pour r.vriler leur nrtv Le festin et les repas devront tire pris entre le ?6 et le 30 décembre inclusivement.La valeur des prix est de -4 500$.Reniements disponibles a RADIO CITF.-FM Le coupon de participation est publie tous les jours jusqu'au ') décembre.-I i'M _______t£J___ Concours NN LES FESTINS DU \\ / RITZ-CARLTON \\ / a/s RADIO CITÉ-FM \\ Casier postal 107, succursale B, Montréal H3B 3J5 \\ Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Raymond Bernât chez 20:00 O \u2014 Des Dames de Coeur Roger disparait et Gilbert engage une nouvelle partenaire.21:00 CD \u2014 Première ligne Magazine d'information animé par Dominique Payette.Le sujet ce soir : les victimes d'actes criminels.Cette année, au Québec, 40 000 personnes ont été victimes d'actes criminels.Pourtant moins de 1 p.cent d'entre elles demandent l'indemnisation du gouvernement.Pourquoi?21:50 Œ) \u2014 Concert Le Mormon Tabernacle Choir et la diva Shirley Verrett donnent un concert des fêtes en provenance du Tabernacle Choir de Sait Lake City.HORAIRE RÉVISÉ 24:00 03 \u2014 Just Add Water 00:30 03 \u2014 Benny Hill Specials 01:30 03 \u2014 Cinéma 12 03:35 03 \u2014 Double Feature 05:00 03 \u2014 Magnum (Cette émission est retiree dc i'horairc).05:30 03 \u2014 Gimme A Break \t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 0\tMontréal ce soir\t\tMa tante Alice\tRobert (Compagnie\tDes dames de coeur\t\tLa Loi de Los Angeles: le Droit au bonheur,\t\tLeTélèjoumal\tU Point (22h25)\tMétéo/Sports\tCinéma (23h20) \tThe News\t\tCBS News\tHollywood Squares\tSpecial: Rudolph the Red-Nosed Reindeer\t\tMurphy Brawn\tDesigning Women\tAlmost Grown\t\tThe News\tNight Court ©\tNews S\tNightly News\tUSA Today\tJeopardy!\tALF\tThe Hogan Family\tMom: \"Maybe, Baby\".\t\t\t\tNews S\tThe Tonight Show ; a\tNewswatch\t\tPeople First\tDanger Bay\tNewhart\tDegrassi Junior High\tThirtysomething (début)\t\tThe National\tThe Journal (22h22)\tNewswatch\tNewhart o\tLe Monde\tCharivari\tEntre chien et loup\t\tDynastie: la Révélation.\t\tL'Or du temps\t\tAdLib\t\tNouv.TVA/Fr.perter\tMonde/Sports (23hî5) Ql\tLe Monde\tCharivari\tEntre chien et loup\t\tDynastie: la Révélation.\t\tL'Or du temps\t\tAdUb\t\tNouv.TVA/Fr.parfef\tMonde/Sports(23h35| a\tNewsline\t\tEntertainment Tonight\tLive 11 Up\tMacGyver\t\tMurphy Brawn\tRoseanne\tAlmost Grown\t\tNational News\tNightfine ®\tIV8 News\tWorld News Tonight\tA Current Affair\tKali & Allie\tBilly Graham\t\tFootball: les Bears de Chicago vs les Rams de Us Angeles.\t\t\t\t\t \tEnEsIrie ce soir\t\tMatante Alice\tRobert! Compagnie\tDes dames de coeur\t\tLa Loi de Los Angeles: le Droit au bonheur,\t\tLeTélèjoumal\tLe Point (22h25)\tMétéo/Sports\tGrandes Gueutos(23h20 03\tIci Montréal\tCharivari\tEntre chien et loup\t\tDynastie: la Révélation.\t\tL'Or du temps :\t\tAdLib\t\tNouv.TVA/Fr.pjrfet\tlciMU/Sports(23h3S) (B\tPuise\t\tEntertainment Tonight\tLive I! Up\tMacGyver\t\tMurphy Brawn\tRoseanne\tAlmost Grown\t\tNational News\tPuise 03\tEn V a u ne id ce soir\tVivre à trois\tMatante Alice\tRobert & Compagnie\tDes dames de coeur\t\tLa Loi de Los Angeles: le Droit au bonheur.\t\tLeTélèjoumal\tLe Point (22h25)\tMétéo/Sports\t3randesGueules(23h2u OS\tPasse-Parlout\tAutrement dit\t\tL'Indice Plus\tNtl Geographic: les Étranges Noctambules.\t\tPremière Ligne: Victimes d'actes criminels.\t\tBioridi: L-P.Allaret\tL'Indice Plus (R)\tU Période de questions\t ED\tNewscenter 22\tWorld Newt Tonight\tWheel ol Fortune\tA Current Affair\tMacGyver\t\tFootball: les Bears de Chicago vs les Rams de Us Angeles.\t\t\t\t\t GD\tPolka Dot Door\tElephant Show\tRoots and Wings\tScience Edition\tCities Fit to Live In\t\tBeyond Utopie : Attitudes in Am.Arehitechjre.\t\tHistory of Canada\tComputerworks\tRockschool\tQuestion Period £3\tThe MacNeil /Lehrer Newshour\t\tBusiness Rcpcît\tVermont Report\tEvening st Pops: A Christmas ot Pops.\t\tJjrr.cs Gîhwy's CMttfflM Csrs! (20ft55)\t\tMormon Choir (21hS0)\tBelts of Xm«s(22h«)\tGreat Stir; Remembered: Bette Davis (23M0)\t \u20acB\tAction réaction!\tLa Maison Desehénes\tLe Défi Guinness\tCinéma: \"Une équipe de champions\".\t\t\t\tLe Grand Journal\tSurprise Party\t\tSports Plus\tL'Homme à la valise 32\t3-M Contact\tBusiness Report\tThe MacNeil'lehrer Newshour\t\tAn Evening of Championship Skating\t\t\tSongs from My Fair Udy\t\t\tBill Mover's\tNewshour 3D\tLe Petit Journal\tChiffres & lettres\tLe Journal A2\tL'Info 5\tSept sur sept\t\tChance aui chansons\tEau pour Tonoumasse\tParcours\t\tCarabine FM\tJournal A2(23h35) 03\tMusique Vidéo\t\tRock velours\t\tMusique Vidéo\t\tRock en bulle\tMusique Vidéo\tMusique Vidéo\t\tMusique Vidéo\t IB\tThe Young Magician\t\t\t\tHome Is Where the Hart Is\t\t\tSomeone to Watch Over Me (21M5)\t\t\t\tBarfry m\tDécouvrir\tStuH\t\t\tUn too, la n jit\t\t\t\tLe Fils du désert\t\t\t \u2022 Changement de dernière heure. 36 LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 5 DÉCEMBRE 1988 \u2022.CINÉMA^ \" - \u2022\u2022 ' J cadeau .* .LE CADEAU POUR yfc :.Dt NOEt IDÉAL! \u2022 *L+.INOcvH»^x^poHNON,QUf || Télévision g'L,'iHUHMimnn!ni.im?ignwmT: H BERRI St-OcnH A SUr-Cameflrv 2«e-ill'5 LA LECTRICE (14 ans) 311 ¦ 2:40 - 5 OS ¦ 7:15 - 9:25_ A BOUT DE COURSE (C) 12:30 - 2:-lb - S 00 ¦ 7:15 ¦ 0:30_ DANDIN (G).12:30 ¦ ?:*5 - 5:05 ¦ 7:20 \u2022 9:35 BAGDAD CAFÉ (G) Dolby Slereo 1:00- 3:00 - 5:00 ¦ 7:00 - 9:00_ JANE B.(G)/ 12:45 \u2022 3:00 - 5:30 - 7:45 - 9.45 BONAVENTURE ' : ' PKJC» Bonoventvn» Bol-2725^ THEY LIVE (14 ans) 7:15 ¦ 9:20 ÉlCCgM MerC.7 doc: 9:30 FACELESS (IB .ins) 7 30 - 9.35 Excoplc Mere.7 dec: 9:40 m BROSSARD Ma» Chôme**) *65-W06 MESSENGER OF DEATH (14 ans) '7 00 - 9:00 ROGER RABBIT (Fr.) (G)'7:00 2o dim: COCKTAIL 9 15_ PELLE LE CONQUERANT (G) Dolby Slorco Mardi: 6:40 - 9:30 Lun.\u2022 Merc, el Jeudi: 7:45 CARREFOUR.LAVAL 2330, Aut.des lauranrldei 68S-3644 ¦¦ A GAUCHE EN SORTANT DE L'ASCENSEUR (G) ; 7 00 - 9 10_ FRESH HORSES(G) 7-20- 9:35_ LES TISSERANDS DU POUVOIR (G) 7 15 ¦ 9:40_ LA LECTRICE (14 onj) 7:20-9:25 LAND nEFOIlfc TIME (G) Dolby Slereo 7:00 - 8:45_ COCOON-2 (G) Dolby Stereo 7:10-9:40 CENTRE-VILLE 200,1.Unirarml té Coin d.kUlsommi» M9-4516 '.LA DERNIERE TENTATION DU CHRIST (16 ans) / 2:00 ¦ 5:30 - 9.00_ BAGDAD CAFE (G) (v.anglaise sous-Mres français) 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:00 - 9:00_ SALAAM BOMBAY (G) (v.o.avec sous-lltres anglais) 1:00 - 3:15 - 5:30 - 7.45 - 10:00 1:15 ¦ 3:15 - 515 -715-515 UN HIVER AU SOLEIL (14 ans) 1 30 ¦ 3:30 ¦ 5:30 - 7:30 ¦ 9 30 STARLIGHT HOTEL (G) 1.15 - 3:15 - 5:15 - 7:15 - 9:15 DOMINICK & EUGENE (G) 1 30 \u2022 4:00 - 7:00 - 9:20 WINTER TAN (14 ans) 1:45 - 3:45 - 5:45 - 7:45 - 9 45 DIE HARD (14 ans) ' 1:05 \u2022 4:05 - 7:05 - 9:30 .'ÇRlMAZIE- .\u2022 iTJSl Si-Deni» « Oémoiie '3S8-4210 USU LES TISSERANDS DU POUVOIR (G) Mardi: 2:00 - 4:30 - 7:05 - 9:30 Lun.-Mcrc.et Jeudi: 7:05 - 9:30 COMPLEXE DESJARDINS Bottoir» 1 268-3141 ' CHOCOLAT (G) 12 45 - 3:00 - 5-15 - 7:30 - 9:45 SALAAM BOMBAY (G) 12:30 - 2:50 - 5:05 - 7:25 - 9:40 _ UNE AFFAIRE DE FEMME (14 ans) 12:30 - 2:40 - 5:00 - 7:10 - 9:25 LES PORTES TOURNANTES (G) 2:50- 5:00 - 7:10 - 9:20_ FINDING MARIE MARCH (v.o.sous-litres français) '12:40 LE DAUPHIN BocuDXKi prèl tflBtHVito- 721-4060 PELLE LE CONQUERANT (G) Dolby Slereo Mardi: 6:40 - 9:30 Lun.-Merc.cl Ji-udl 7 45_ LA BOHÊME (G) Dolby Stereo (v.o.avec sous-lltres lrançais)/7:15 \u2022 9:20 JEAN-TALON 2 ruoj à lest Oo Pie-IX 725-7000 LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST (18 ans)/8:00 ÉGYPTIEN 1455, rut FW 843-3112 ANOTHER WOMAN (G) 1:10 ¦ 3:10- 5:10 - 7:10 ¦ 910_ LAIR OF THE WHITE WORM (18 ans) 1:00 ¦ 3:00 - 5:00 ¦ 7:00 ¦ 9 00_ WITHOUT A CLUE (G) Dolby Stereo 12:45 \u2022 2:50 - 5:00 - 7:15 - 9:30 LE FAUBOURG 1416.*«vCo1rn»ln» O 932-2121 THE LAND BEFORE TIME (G) Dolby Slereo THX 112:00 - 1:45 - 3:30 - 5:15 - 7:00 - 8:45 MADAME SOUSATZKA (G) Dolby Slereo THX 12:00 - 2:20 - 4:45 - 7:05 - 9:25_ FRESH HORSES(G) 1:00 - 3:10 \u2022 5:15 - 7:20 - 9:30 Excepte Merc 7 dec: 1:00 - 3:10 ¦ 5:15 - 9.40 PELLE THE CONQUEROR (G) Dolby Stereo (v.o.avec sous-tllres anglais) 12:00 - 3:00 - 6:00- 9:00 LONGUEUIL [7jn Ploco longuouil 679-7451 .5 L3ZJ LES TISSERANDS DU POUVOIR (G) 7:00-9:15_ A BOUT OE COURSE (G) 7:05 - 9:20 PLACE ALEXIS NIHON : [7K1 NMrou du Métro AfwolOr 9354246 1 Vf I COCOON «2 (G) Dolby Slereo 70MM 12:15 ¦ 2:30 - 4:50 - 7-10 - 9:40_ ELVIRA MISTRESS OF THE DARK (G) Dolby Slereo 12:30 - 2:40 - 5:00 - 7:20 ¦ 9:25 MESSENGER OF DEATH (14 ans) 1:00 - 3:00- 5:10 - 7:30 - 9:45 PLACE DU CANADA - via Chateau Chcmpiam - 861-459$ MANNA'S WAR (G) 0:15 Excepte Merc.7 dec: Aucune représentation Centre 2000 - Boul St-Martin 687-5207 A BOUT DE COURSE (G) 7:15-9:25_ PIEGE DE CRISTAL (14 ans) 7:05 - 9:35 POINTE-CLAIRE .6341 Tran«con«««nri« 630-7286 WITHOUT A CLUE (G) Dolby Slereo 7:20 - 9 40_ ELVIRA MISTRESS OF THE DARK (G) Dolby Stereo'7:00 - 9:30_ MADAME SOUSATZKA (G) Dolby Stereo 7:00 - 9:10_ COCOON =2 (G) Dolby Slereo THX 7:10 - 9:40_ LAND BEFORE TIME (G) Dolby Slereo 7:00 - 8:45_ MESSENGER OF DEATH (14 ans) Dolby Stcreo/7:15 - 9:15 IWilftKI Centre Mo«i 2674ch.Chombty long.64 7-1122 PRINCE A NEW YORK (G) ¦ 7 00 - 9:15_ OUI VEUT LA PEAU DE ROGER RABBIT?(G) 7:30 ' 2e film : COCKTAIL / 9:30 POUR TOUT RENSEIGNEMENT CONCERNANT \\.rflLMSrHQRAIRrVCIhiÉMASET LOitÂjlOfel^^'-UN SEUL NUMÉRO: 849-FILM '\".* PARADIS : 821».- Hocti'elçioo 354-3110 & LES TISSERANDS DU POUVOIR (G) 7:30 ¦ 9:45_ CROCOOILE DUNDEE »2(14ans) 9:00 2e lilm : VENDRED113 (7c partie) 7:15__ PIEGE DE CRISTAL (14 ans) 7.00 - 9:30 SQUARE DÉCARIE Décode, sud de Jeontolon 341.3190 COCOON «2 (G) Dolby Slereo 7 00 ¦ 9:30_ LAND BEFORE TIME (G) 7:00 - 8:45 ST-DENIS 1590TWe-StDenis 8450222 1 A GAUCHE EN SORTANT DE L'ASCENSEUR (G)/ 12:30 - 2:40 - 4:50 - 7:00 - 9:15_ PIÈGE DE CRISTAL (14 ans) 1:10-4:00-7:10-9:45 IP ASTRE L St-Léonord.9480 loeordolre 327-SO01 COCOON M (G) Dolby Stereo 7:00 ¦ 9:10 THE LAND BEFORE TIME (G) Dolby Slereo 7:00 - 8:30 MESSENGER OF DEATH (14 ans) Dolby Slereo 7:00 - 8:45 COCCDN THE RETURN VERSION miseur.**,!- [Egg ORIGINALE .-! fftSr ORIGINALE ANGLAISE (wVH*crv.h.i-cwM.I' Sa ANdiN un film de Roger Planchon,\u2014B I Sri MIOU-MIOUj.» LA LECTRICE mm* MICHEL DE VILLE jj^g Les belles histoires des Pays d'en Haut.RAYMOND BERNATCHEZ Jfaurais bien voulu vous parler ce matin de ce que j'ai vu à la télévision samedi soir, mais samedi soir mon écran était gris, gris comme.un camion d'Hydro-Québec.Depuis quelques années, je partage ma vie entre la ville et la campagne.C'est un peu compliqué.Ma maison est située à Bré-beuf, un petit village localisé à huit kilomètres de St-|ovite.C'est magnifique Brébcuf.Il y a une rivière, une chute, des montagnes.Par dessus tout il y a le calme, la paix, le silence.J'aime bien cet endroit.Jusqu'à tout dernièrement, j'avais refusé de faire des concessions au modernisme.Chez moi il n'y avait pas de téléphone, pas de téléviseur.Ces inventions-là je les réservais pour l'appartement pied-à-terre de Montréal.L'appartement c'était le travail et la maison, un lieu de repos.Mais avec la chronique de télévision, ce bel équilibre a été rompu.Pour vous parler des émissions du week-end, il fallait bien écourter mes séjours dans les Laurentides puisque le téléviseur était à Montréal.Il y a un mois j'ai pris une grande décision.Puisque nous disposons maintenant d'un ordinateur qui nous permet d'acheminer un texte au journal à partir de n'importe quel point du globe, je me suis dit que le système fonctionnerait très bien à partir de mon village et qu'il suffisait, pour réconcilier travail et loisir, d'introduire les inventions de l'an 2 000 dans ma maison au bord de l'eau.Une telle chose aurait été impossible il y a un an à peine puisque tout ce qu'on pouvait capter sur un téléviseur à Brébcuf c'était Radio-Canada avec de la neige.Heureusement, depuis janvier dernier, Filion-Cà-ble Vision de Sl-Jovitc avait entrepris de câbler mon village.Allons-y pour le téléphone, le téléviseur et le câble.La semaine dernière l'installation a été mise en place et vendredi dernier je savourais d'avance mon premier week-end complet à Brébeuf en trois mois.Et vive le progrès! Samedi soir, j'actionne le commutateur du téléviseur et je m'émerveille.Je passe d'une chaîne à l'autre.L'image est belle et nette, comme au centre-ville de Montréal, lorsqu'on est câblé naturellement.Puis subitement l'éclairage vacille dans la maison et.il y a interruption de courant.À Brébeuf c'est de plus en plus fréquent depuis quelques mois.Ça part et ça revient.Il faut parfois attendre 45 minutes, comme mercredi dernier.Si vous avez vu le reportage de Radio-Canada aux nouvelles, la semaine dernière, sur l'état lamentable de l'équipement de Hydro-Québec à St-Jovite, vous n'avez pas besoin que l'on vous fasse un dessin pour comprendre les raisons du pourquoi.Lorsque les gars d'Hydro sont obligé d'éclairer une centrale avec une génératrice d'urgence on a vraiment atteint le fond du baril.Samedi soir, la perte de courant n'a durée que quelques secondes.C'est peu, mais comme dirait un câblodistributeur, ça suffit pour priver de service les pauvres abonnés qui sont desservis sur cette ligne.Donc mon écran est devenu gris et je n'ai retrouvé l'image qu'hier matin.l'ai voulu forcément savoir ce qui s'était passé.Si le câble saute lorqu'il y a une perte de courant, c'est parce qu'il y a un phénomène d'induction.Et c'est précisément plus fréquent sur la ligne de Brébeuf qu'ailleurs.Le réseau de Fi lion Câble-Vision est sem-ble-t-il plutôt fiable.Cette compagnie opère depuis plusieurs années de St-Faustin à La Conception et alimente 3 bOO abonnés sur 100 milles de ligne.Règle générale il n'y aurait pas d'ennuis.Sauf sur la fameuse ligne de Brébeuf, la mienne, où on a enregistré environ trois pertes de courant par semaine depuis janvier, les trois dernières semaines mises à part.Chaque fois, un «càblo-réparatcur» doit d'abord repérer le transmetteur victime du fameux phénomène d'induction et rétablir le système.À cette cadcncc-là, mon village figurera bientôt dans le Guiness pour le record des «pannes».Dans les Laurentides, les grandes chaines de télé ne peuvent acheminer leur signal adéquatement à cause des montagnes.Les gens paient, comme tous les contribuables, pour les services de Radio-Canada et Radio-Québec mais ils en sont privés s'ils n'installent pas une «soucoupe» sur le toit (ce qui implique un achat de $4 000 et un déboursé mensuel de $60 pour les services du satellite), ou le câble (nettement plus avantageux avec S65 pour l'installation et environ $22 par mois pour le service de base).Le plus cocasse dans cette affaire savez-vous ce que c'est?Il semble que l'on pourrait éviter au moins 75 p.cent de ces pertes de courant en élaguant correctement les branches d'arbres sur la ligne d'Hydro entre St-Jo-vite et Saint-Rémy d'Amherst.Or, dans les Pays d'en Haut, dans l'ancien fief du curé Labci-Ic, des bûcherons et des dra-veurs, Hydro-Québec serait parvenue à oublier le bon usage que l'on peut faire d'une simple scie.je ne suis donc pas en mesure de vous parler ce matin de ce qui s'est passé à la télévision samedi soir.Parce que mon écran était gris comme un camion de Hydro-Québec.Et chaque fois qu'il redeviendra gris, j'ajouterai un très bref épisode aux belles histoires de la télévision dans les Pays d'en Haut.FAMOUS PLAYERS Certificats Cadeaux, en vente dans tous nos cinémas ainsi qu'au siège social: 5887 Monkland (NDG) de 9 h à 5 h.5D0S Jours de semaine lundi à jeudi seulomenl dans LES CINÉMAS FAMOUS PLAYERS > .sauf les jours taries 4e SEMAINE OE RIRES! M GREENFIELD PARK BOUl TASCHtOtAU Tous les soin 7:10-9:10 Tcus les soirs 7:10-9:IS ErncSt saves Christmas rmtq prince àT7 repf* l'A^:T RQv.-.l r Vw^.-çJ COMING TO 0° AMERICA 5:15-9:20 LAVAL CENTPt lAv*L Version o.ongloisc b-^VERSAILLES © THE NAKED GUN HVaTT^T-l ' 1 VEQl Tout i |\"^~ I' I I > r H Mill 7:00-9 LOEWS © 1:15-3:15 S: 15-7:15 9:30 Vous avez vu l'an- G nonce, maintenant *^\"***1 voyez le film! Version o.ongloisc ¦ ST-JÉRÔME.3?/ST GEORGES apfragg?, Tous les soirs 7:00-9:20 Tous les soirs 7:00-9:30 Tous les soirs 9:20 Diane Keaton BONNE MÈRE MALGRÉ TOUT v.f.de: THE GOOD MOTHER U PARISIEN ® l4W bll r4SU ÇATMtP-hf tj tM t- FAIRVIEW Tous les solra 7:00-9:2S Canadien André Gagnon.Pierre Flynn.Margie Gillis.Pep Bou.Royal Winnipeg Ballet.Omnibus.etc., etc.\t\t\t\t CINARS INVITE LE PUBLIC À ASSISTER ^sarS™neONAL GRATUITEMENT AUX SPECTACLES En collaboration avec de musique / danse / théâtre / variétés / i»!^1?\"*! % humour/multi-médias, etc.\t6 au 9 décembre\t\t\tpour vous procurer des billcls.ÉCOUTEZ dtoj^ CFCUt.JF-XH \tE5\tThéâtre Maisonneuve ' Pface dès Arts\t\t \t\t\t(^^C^siMBts^sHsIsHsBsmjiLiisM\t Aîlïlûïlf Pc Haccppe LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 5 DECEMBRE 1988 B 7 INDEX DES RUBRIQUES 100 immobilier RESIDENTIEL Achat - Vente \u2022 Echange Visites, libres.100 Ile de Montreal.101 Laval, rive nord.103 Rive-Sud.105 Banlieue ouest.107 Banlieue est.109 Propriétés demandées.111 Condominiums, copropriétesl 13 Laurentidas.115 Cantons de l'Est.117 Extérieur de Montréal.119 Fermettes.120 Etats-Unis - Hors frontières .121 Maisons de campagne.122 Maisons mobiles.123 Chalets.125 Terrains.127 Prêts hypothécaires.128 Transactions immobilières diverses.129 Gestion immobilière.130 Location Centre-ville.131 Ile de Montreal.133 Banlieue ouest.137 Banlieue est.138 Laurentides.140 Laval, rive nord.141 Cantons de l'Est.142 Rive-Sud.143 Propriétés a louer.144 Extérieur de Montréal.145 Maisons de campagne.146 Etats-Unis \u2022 Hors frontières .147 On demande a louer.148 On demande à partager.149 Condominiums.150 Chambres, pensions.151 Maisons de repos, centres d'accueil.152 Chalets.153 Garages.154 Transactions immobilières diverses.155 Sous-location.156 Agence do location.157 INVESTISSEMENT COMMERCIAL INDUSTRIEL Achat - Vente - Echange Propriétés à revenus.160 Propriétés à revenus demandées.161 Propriétés commerciales, industrielles.162 Copropriétés.164 Fermes, terres.168 Commerces.170 Commerces demandés.171 Espaces commerciaux industriels.172 Gestion immobilière.175 Location Espaces commerciaux, industriels à louer.180 Commerces à louer.182 Entrepôts à louer.184 Bureaux à louer.186 Magasins à louer.188 Terrains à louer.189 On demande a louer.190 Location a temps partagés.191 A louer, divers.192 200 MARCHANDISES _ET SERVICES Marchandises Mobiliers, articles de ménage.202 Marché aux puces.203 Appareils électroménagers.204 Encans.205 Vente de garage.206 Vente de charité.207 Audiovisuel, téléviseurs.photo, magnétoscopes, stéréos, radios.208 Imprimerie.209 Instruments de musique.210 Machines à coudre.211 .Machinerie, outils.212 Effets de bureaux, magasins, restaurants.213 Équipements commerciaux .214 Vêtements.215 Fourrure.216 Le coin de l'ordinateur.217 Piscines, équipement, accessoires, entretien.218 Equipement à neige.219 Bois de foyer.220 Pépinières.221 Animaux.222 Matériaux de construction.223 Collections, monnaie, timbres.224 Antiquités, oeuvres d'art, Artisanat.225 Bijoux, métaux précieux.226 On demande à acheter.228 Perdu.237 Trouve.238 Marchandises diverses.239 Pèle-mèle.240 Services Entretien de la maison.251 Maitres électriciens.253 Entrepreneurs.255 Planchers.257 Portes et fenêtres.259 Peinture.261 Lavage murs et plafonds.262 Rembourrage.264 Paysagistes.265 Garderie.266 Traiteur.268 Entreposage.269 Transport, déménagement.270 Professionnels.272 Santé, esthétique.274 Rédaction, traduction.276 Services divers.280 Cabanes à sucre.285 300 OFFRES D'EMPLOIS Postes cadres et professionnels.301 Santé, services communautaires.306 Education.307 Bureaux.310 Informatique.313 Assurance.316 Vente, commerce.319 Clubs, restaurants.hôtellerie.322 Alimentation.323 Technique, métiers.325 Coiffure, esthétique.327 Industrie du vêtement.328 Industriel, manufacturier.329 Entretien, sécurité.331 Services domestiques.334 Musiciens, artistes.337 Mannequins, modèles.339 Emplois divers.340 Services d'emplois à l'étranger.341 Emplois divers à temps partiel.342 Emplois demandés .343 Preparation de curriculum vitae.346 Méthodes do recherche d emplois.348 COURS Education, instruction.350 400 services personnels Compagnes, compagnons .403 Agences do rencontres.404 Clubs de rencontres.405 Astrologie, cartomancie.410 Consultations.415 Activités sociales.420 Studios de massage.432 Autres.440 Souhaits.450 Naissance, fiançailles, mariage.455 500 transport et véhicules _automobiles TRANSPORT Tracteurs et machinerie agricole.501 Machinerie lourde.506 Remorques.510 Camions (achat, vente.location*.511 Autres véhicules.521 VEHICULES AUTOMOBILES Achat - Vente - Location Autos a vendre.550 Consignatairos d automobiles.551 Autos antiques.555 Achat, vente, location, échange.575 Entretien et reparations.530 Pieces et accessoires.585 Ferraille.590 600 plein air et véhicules _recréatifs PLEIN AIR Articles de sport.606 Articles de camping.608 Equipements de sports d'hiver.610 Bicyclettes.611 Chasse.612 Pèche.615 Ski.618 Camping.624 Goll.627 section économie 700 propositions _d'affaires Hypothèques.705 Occasions d affaires.710 Associes demandes.712 Franchises.714 Services financiers.715 Activités sportives.630 Villégiature, voyages.633 Camp de vacances.635 VÉHICULES RECRÉATIFS Motocyclettes.655 Bateaux-moteur.yachts, voiliers.658 Planches a voiles.659 Motoneiges.661 Véhicules tout terrain.664 Roulottes, tentes-roulottes et motorises.667 Avions.670 800 \"avis Avis légaux.801 Appels d oflres.802 Avis divers.80b Communiqués.810 décès, prières remerciements Remerciements, prières.995 Deces.997 Services spécialises.717 Argent demande.718 Expertises immobilières.720 Tenue de livres.declarations d impôt.725 Informatique, bureautique.726 Assurances.728 Equipement specialise.730 L immobilier.735 Entieprises diverses.740 IMMOBILIER 101 ILE DE MONTREAL i r.d.p.cottage, suoer 'u.ueu» - garage, pn> aevonde SW4.900.= \u2022 < réduit suj.W0.j*j.?2« t-.RfcABiE quartier, il SO, Cari-\u2022-\u2022 S150.000.J : plUS SOUS-SOl èt 3 .rritrûPIOTCrdOn, 184.4148 aubaine' CENT»f SUD, PME NU S2«,50(l, lu>ul\"ijx.CEAU-COUP OCÏtRA S2S-21SO a' RADIO canada, 0.0- .y-.ideal proprietotr* cet» oo'.a osent.r.DN,.;:ù^t.a ,5 .avilie» iraoe,2eû û-jûs.730-8218.DUPLEX -eut a rectenw \u2022\u2022 eony \u2022¦ itte-jr.3076Paul-Pou, DUVERNAY cottage senti de to-: .s .% se! fini, a vendre o*j o .:- m't immédiatement, -ou.' V ' jf, ?cham.l: \"es, aurûi\"».fowet :r>'m'.truc*iirr trc:uH.FIN Ol PROJET.Occu-r\"j!:On ir'.n't-dioît.Hab'îGliO'n t^oE^rt Bouchard Ltee, a^y&i?c ANDIûC, i Ca'.vin, J - ?etiam-bres, 'iU'ûgy oo'jûie.Tciain de '?,':ùli l>i Cûf- Cô^ùlC'S, J44-û4tS6.CHATEAUGUAY Ù-jWj» reiO-vé, S'?.û00.cemptan! î-,000.pour uerioivx qualifiée, 6*l*33i7 MONT ST-HILAIRE, grand bunga-lOA, c on'/ruction Pton'e & Cha-borinecu.iur niaan:fiaue terrain de ?t,0t'L) u' car.pavvac-rr, pom-rtlers, congees, etc.Pierre Va-ohel Crtr.en Inim.844-5961.PIVE SUD Mipe'b* auebeco^e et ccaat.tout brique, 1û fctiici ptecev.Lucien Lauce 4o7-irn TRUST GENERAL, COURTIER S T HUBE RT cohaqe nt-jt, 3 cham-b-ek-, aa;on & infrastructure m.ct.^.Occt,PC':?n inTred;a*e.Taui iJi\":rvct^arc.t; 11»* Jant-25ar,v 1 i 1.000 S.Hjt'tc4^-.', Robert chard Lîct, e*ô-ôî.'?ST-HUDERT, c iMûOC Si,r te-ram » laO.çovoy.: I?n 30, s SOI V.f.'., \\' piece\", dont ; sbain^ ?1 *.ea;;, chambre trcae, cabanon 1J> tô, ¦j?n\\-,'jstion lente, caronne, at-phOlfe.goutîittes, 1J5.O00S.6\"6-4635 107 BANLIEUE OUEST û PIGAUD, mogmhaue domaine, boid d»* leau, s-.jperbe cottage r.oimond en pitrr»\", tover, 10 pièces, \"laiton d'ir.vites piece sur pree : onroge double, prscine chouttee, plu», de ?00 arbres :Mu'i;r»:i, arondc ailée oa.'e-um, accenterats t:tionoe imnieu.,'e é5 rOûementi et plus en béton, centre coin merci ai, odttict a bureatj*.S:J-Ô41-1416, 335-WS5.PINCOURT vplrt nou.eau modcif, direct GO constructeur, 7j:-û1.1* «-Oir.45j-0443 jour.PINCOURT ILE PERR0T Pre*, autoroute ?0, bungalo.v ïem> détache.1965, impeccable, 7 pieces ?soub-sol tini, asphalte et pavsaqer, E?,000S seulement.453-1210 113 CONDOMINIUMS, COPROPRIETES ADJACENT OUTREMONT ensemble fle Is condoi, tout \"eut, insonorise, 1 ou ?ehomt'.es, io-dln superbe, eair> louib'llon, Près du i il., du neîro.quoil'ei en plein essor, \"i 0005 ei plus.AUSSI 4 LOUER - 276-6882 - AHUNTSIC, Bois-Uc-Bouloone.i .neut, location, oa.oge irrt., 601-531?AU CENTRE-VILLE, condos neufs a partir dr IS0S.pi caroorooe Inclus.?ehombres, 1 itxilns.937- 034] beams el ti iisl d'acier ac dlde-rentes lonoueurs ainsi nue slcel deck.646-Vllo.5?4-7»l LEHTRE-VILLE rue Lornc, condo récemment rénové, 4' ¦ pièces, lover, nalio, 7 mm.U.Me.OUI, Occupation immediate.445-9550 113 CONDOMINIUMS, COPROPRIETES CONDO O 544.v'Ooe Vont St.Sauveur, tout meuoie, sur lo piste c£ (le 1er du haut), ?cltanbres à couener, cojC'.c 6 oersonr-es, 2e e'cae, re'.: 3'l.»177.bur.: 37 i-6444 DtiTiaioer Or.Le^iere condo 4 ., iv.etro jeai-ToiO'., 53.000S auboine.?ro.«o43.DOMAINE Cite de 10 Santé, 4 &! 50O5, ?e etCiOe.670-537X f abbeville, CONOO 4' :, lover, ci' eiimotise, insoronse.F-ais: 405'IO'S.Sj.: 6*5.4fiSl, 47?-cV*c.ILE DES SOEURS \"Chateau Co-\u20220' '.iu'utu.coi'do de 7-3 et-.sm-t'ts a couct-er, o.ec cuisine sur mesure, ?sbom complete-.?espaces aoroot.1330 pi ccr., cono.tion impeccable.'sv-;S25 ile PATON DO.j tûu, 1.415CC ?\"Ces.oorogesi1 «0-IM7 plateau .Vt-RO'.al, COndO 85, cica-' belon, 74,0003, 4 .îover, -.'ationnement esterleur.5zS-0/3d.QUARTIER LATIN, ?nlveoj», ?chambres, l .sbotn, lover, ?balcons avec vue, poêle (noo, CO istructlon selon, 5550 per mois, csnibiutt a'acner*.d40-!«71 quebec.Ter.osse du Vleui Porl.Condo, sue superbe fleuve et chateau, sosfc soion, terrasse, 3 cnamu'es o couener.?sboms, stationnement intérieur.?6 5 0005.4l£.e48-U«5 ou 41S.6O4-03S6.ROSEMONT 3c50 OOul.St-JOSepr.F.Coraos luvueux, 1,360 pi co-.Béton, isolation, insonorisation ¦.upeneures.lover, ?OOicons, oianche.s.boiseries et portes de crene.ccv.'AindOA.povsoQenient professionnel, pro* imite Tampon, i OOrtir ce ni 500$.4as-«sS'' sherbrooke o.3i=, V .DétO!! 00'OOt1 int.rèô-Nà3, ô8ô-e655.st LAMBERT '.i.Oe'De, P'i.'e-doit, re.5 ùi-Mretis, ?255 chauffé, bon 3 mes & olui 33t-70'4 METROOUY ';\u2022\u2022'.'(.: : METRO SHERBROOKE ' .3 ,4 .s , t.jï'e aj'd'.'«.sjs du r*e\"o.co^ore^art tt-çc**.*», 34&0 Drûmmond (Sherbrooke) 845,.5J94 l5i!.'35S :jl 131 A LOUER CENTRE-VILLE metro Beau* /, 6 ., clor, reno-ve.5425.'tb-e 1er ianv.2*9-4335, MEUBLEES EXECUTIFS >uperbes matsors itt cops, sivie \u2022 çcut t.*out fourni, T a 12 nio-i.\u2022o: vaconce! 2: VIEUX MTL .'uO:ù 1 .reno.t-, niu' oriouet.ooee.«rte», lov-tec, I moi; .-'Olult, 5S70.661-1213 VIEUX MTL.> : v.c'Oril-n'., Ue cj-o-de auaiitê, fo.vr, terrasse, 0 '-.-i :t2-r:s, 2«?-o-ro m LE CHOMEDEY-MAISONNEUVE 1V2.3V2-4V2 Tûut inclus, piscine, sauna Location a court et long termes Meubles ou non meuùies 2055.SAINT-MATHIEU 932-5341 LE ROCHEFORT ALCÔVE - 31/2 Piscine, sauna.Location à court e; long termes.Meubles ou non meuDIes.Près Cu Montreal Children s Hospital et du metro Atwater.1225.SUSSEX 933-1185 TERRASSE EMBASSY 1V2 - ALCÔVE - 31/2 Tout inclus Piscine, sauna.Location a court et long termes.Meubles ou non mejoies 3440.DUROCHER 288-2317 LE BARCELONA 3V2 Tout inclus Piscine.Près université McGill.3 minutes du metro station Place-des-Arts.3465.HUTCHISON 288-0920 LE BELMONT 1V2-3V2 Meubles ou non meubles.Près université McGill.3433, DUROCHER 844-9226 CHATEAU LORNE IV2- 2V2 Tout inclus.Près de l'université McGil 3580, LORNE 844-4380 Appartements ÇA, C'EST MONTRÉAL! Prolili'2 de nos ~ pruuK.liuiis.compose/1.' 845-4173 3iu.niu Prince Arthur 133 A LOUER ILE DE MONTREAL A louer rut Voni-Po-ol, 3 : en-tiérement nieuu^, iove-vaissetle, la,.sec, four rr.rc-o-ondts, t.v.couleur, coblt, libre.A,ont 5'i: 5ÎI ¦.\"\"14 A AHUNTSIC.1 haut duole» Chauffé, c'irjmDie *err,iee, Iralv oemt, 54.JO.Acr-s te- t2*-tW.a ahuntsic ' '.' so.î.cwuo'i.netro.3?;-C^\"'5.Ut-SSU.a henri-BOURA5SA ., \u2022 etl : 3 :, eau*»e, rr.or» o.ufu't.e2:'-T54* a LOUER centre-Cit ; rénove frolï oemt.r.-cv-cn.esoate df stationnement, porc a tarnerc.e2l-3îî5 LA TOUR D'AUTEUIL IV2.2V2.3V2 Tout inclus.Piscine.Sauna.Meubles ou non meubles.| 2150, DE MAISONNEUVE OUEST 932-2016 LA TOUR DRUMMOND 1 Va -2V2-3V2 MEUBLÉS Tout inclus.Piscine.Location à court terme.Minimum 2 mois.Face au métro Peel.1500.Stanley, suite 210.842-4667 9 h .i 16 h 30 1315695» Ut CÔTE-DES-NEIGES 1,/2-2'/f.3V>-4,/j 258s à 467s A cinq minutes du metro pdr autobus.tSO-ieS.hôpitaux, cenlre a achats, parc Unive-rite de Montreal.Pcèie.frigidaire.153 A LOUER ILE DE MONTREAL A NOUVEAU BORDEAUX Avenue Peschomos 1 .électiloue îcS4'5 lore menoooe 'cit.337.503.'.A 5 LOUER orc-0 ; , i'fcre 1er arc, 1 mois fl'atuiî, 3S2-IÛ5 A ST-OENIi \"46) nrc-, .\".fro commercialioces \u2022 4 vî' 46'.toiî a * pas no'c Loforitâinc, ?., C'CufC.OQo'l-
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.