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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-12-11, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 11 DECEMBRE 1988 L'ostéodensitomètre : une priorité pour la santé des os CAROLE TH IB AU DE AU envoyât spéciale Lu Presse A BALE, Suisse ¦ e m'étonne *'aP que les groupements féministes n'aient pas fait une priorité de la lutte contre l'os-téoporose.qui atteint le tiers des femmes à l'âge de 60 ans.a lancé le Dr Nordin au symposium international sur le calcium et l'os-léoporose, qui se tenait à Baie, en Suisse, il y a dix jours.Les femmes devraient exiger que les grands centres possèdent un os-teodensitomètre, cet appareil qui mesure la densité de l'os.» Le Dr Christopher Nordin.de l'Institut des sciences médicales et vétérinaires, à Adélaïde, en Australie, est d'avis que les gouvernements devraient instaurer et défrayer des tests de routine pour évaluer la densité de l'os, des l'âge de 35 ou 40 ans pour commencer, et ultimement chez les adolescentes.Il était appuyé en cela par pratiquement tous les spécialistes de la question, b:en au fait des souffrances et des coûts sociaux reliés à l'ostéoporose.«L'ostéodensitomètre permettrait non seulement de dépister les victimes d'ostéoporose et les personnes à risque, mais aussi de suivre, de six mois en six mois les effets du traitement», soutient la canadienne Patricia Seemann, chirurgien des os et responsable des licences chez, la multinationale Sandoz.Sandoz fait des recherches depuis une soixantaine d'années sur le métabolisme du calcium et son role dans l'ostéoporose.Elle a été une des premières à offrir des suppléments de calcium.Le symposium était tenu dans l'auditorium de son siège social, à Baie.Pitts de trois cents chercheurs et médecins de tous les coins du monde y ont participé.Ouand l'os disparait L'ostéoporose est une diminution de la niasse osseuse qui en-Iraine une fragilité des os, à un stade oii la moindre chute provoque une fracture.L'os n'a plus à ce stade qu'une densité d'environ 570 mgeentimètre cube, alors qu'un os sain peut avoir 580 mgec.L'ostéodensitomètre coûte S50 000.Il permet d'effectuer, sans se presser, quatre tests à l'heure.Le Dr Nordin l'utilise à ce rythme à sa clinique de Delay-la, en Australie.Il demande à ses clientes la somme de $25 pour ce test, somme qu'il estime raisonnable pour rentabiliser l'appareil.« Malheureusement, ces tests ne sont ni réglementés ni défrayés par les gouvernements, à travers le monde.C'est pourquoi certaines cliniques des États-Unis exigent S 150 a leurs clientes pour un test sur la densité osseuse.C'est dommage car ce test est indispensable pour évaluer la santé osseuse et les risques futurs d'ostéoporose.» «Il faudrait que le commun des mortels puisse avoir accès à l'ostéodensitomètre dans les grands centres, ou dans les hôpitaux où on a développé une expertise particulière sur l'ostéoporose».plaide le Dr Nordin.«C'est aussi important que de prendre le taux de cholestérol ou la pression sanguine.» La premiere étape selon lui est de faire du dépistage à l'âge moyen mais dans le futur, il faudra évaluer même les adolescentes.Beaucoup de travail reste à faire dans ce secteur: nous n'avons pas développé de normes de références pour les personnes de cet âge.Le seul outil valable L'ostéodensitomètre demeure le seul outil valable à date pour évaluer la densité de l'os, selon le Dr Patricia Seemann.La jeune femme affirme que sa compagnie travaille déjà au développement d'un test sanguin qui aurait le même rôle.Mais ce test ne sera pas disponible avant un certain temps.Quant aux rayons-X.si utiles pour révéler une fracture ou une malformation, ils ne montrent l'ostéoporose que lorsqu'elle est déjà avancée: 30 p.cent de masse osseuse perdue.Avec l'ostéodensitomètre, on peut déceler des changements aussi petits que 2 ou 3 p.cent de perte de densité de l'os.Selon Nordin, le gouvernement devrait rembourser environ $25 par test.A titre de comparaison, les clichés aux rayons-X valent aux États-Unis environ S I 50 (matériel plus honoraires professionnels), un scanning aux photons $ 175 et un scanning lombaire $225.Le coût du test à l'ostéodensitomètre se compare avantageusement à celui des clichés et les avantages sont bien supérieurs dans le cas de l'ostéoporose.Cliniques itinérantes Le Dr Seemann, de son coté, ne serait pas contre des cliniques itinérantes, sur le modèle de celles qui administrent des vaccins dans les écoles ou qui offrent le test PAP dans les milieux de travail.Le test PAP détecte les cellules pré-cancéreuses sur le col de l'utérus, et permet d'éliminer totalement cette maladie dans une population où est appliquée celte mesure de dépistage.«Ce serait une excellente idée, dit-elle, rentable à long terme.L'ostéodensitomètre serait facile à transporter dans un camion.Mais on n'en entend pas parler, le pense que nos gouvernements ne sont pas encore assez sensibilisés à l'aspect préventif de l'ostéoporose.» Pour Mme Seemans.on devrait faire un lest automatiquement lorsque la femme a trente ans, puis refaire le test aux six mois VOIR SANTE EN B 4 SMC '~iJR m* ¦i .W% fcU.- a.mm On voit ici le radius d'un jeune homme et celui celui d'une personne âgée.La comparaison est éloquente.La photo de droite illustre un cas assez extrême d'ostéoporose où il ne reste presque plus d'os spongieux.Malades.à l'os! CAROLE TH IBAUDEAU Soixante ans, ce n'est pas vieux.Et pourtant, a cet âge.une femme sur trois a les os trop fragiles, comme c'est le cas pour un homme sur cinq à l'âge de 70 ans.On glisse sur une marche mouillée, et zoup, survient l'irréparable: la fracture de la hanche, du poignet ou de la vertèbre.L'ostéoporose coûte $17 milliards en Irais médicaux chaque année aux États-Unis.Cela n'inclut pas le temps de travail manqué, étant donné que bien des femmes qui en sont affectées n'ont pas encore atteint l'âge de la retraite.La douleur du bas du dos occasionnée par le tassement des vertèbres peut faire manquer des journées de travail.Pour compléter le tableau, ajoutons qu'on s'attend à ce que le nombre des plus de soixante ans augmente de 50 p.cent d'ici l'an 2000.Les personnes souffrant d'ostéoporose peuvent représenter une lourde charge pour la société, en matière de soins médicaux, d'aide à domicile, de retraite anticipée, etc.De toutes les personnes atteintes d'ostéoporose.80 p.cent sont des femmes et 20 p.cent sont des hommes.La classique fracture du col du fémur, la où l'os de la jambe s'insère dans la hanche, est redoutée chez les personnes âgées, car elle entraine la plupart du temps un changement radical du mode de vie.Un tiers de ces patients devront passer plus d'un an à l'hôpital, un autre tiers deviendra irréversiblement dépendant de son entourage et chez 10 à 20 p.cent des personnes âgées, cette fracture entraînera la mort.Une telle fracture est pour le chirurgien d'une reconstruction difficile.Moins de fractures et longue vie Au symposium tenu il y a dix jours à Bâle sur le calcium et l'ostéoporose, le Dr Christopher Nordin a dévoilé les résultats d'une étude qui démontre que plus les os d'un personne contiennent de calcium, plus les chances de fractures sont réduites, même pour les individus dont les os sont en bonne santé.Il y a davantage de fractures du poignet chez les femmes de trente ans dont la densité osseuse est peu élevée que chez les autres.VOIR MALADES EN B 4 Sur la piste de la schizophrénie JEAN-PIERRE ROCEL collaboration spéciale La schizophrénie fait partie des maladies honteuses dont on ne parle pas.« Maladie mentale caractérisée par une dissociation de la vie psychique, avec transformation profonde de la personnalité», indique froidement le premier dictionnaire médical consulté.Nous voilà plongés dans l'univers du film Vol au-dessus d'un nid de coueous.La violence contenue, le chaos intérieur, la souffrance d'êtres emmures criant au secours.Les neuroleptiques à fortes doses, et les électrochocs destructeurs.C'est la folie profonde, celle dont personne ne veut, qui vous éclate au visage.Pour les chercheurs, la schizophrénie demeure une énigme.Elle n'est pourtant pas si rare: on estime qu'une personne sur 100 dans le monde en est atteinte, ce qui ferait à peu près 65000 malades au Québec.Certes, il est commun de dire que les travaux psychanalytiques ont marqué un progrès, du moins partiel, dans la compréhension de la maladie.Il est tout aussi vrai que la chimiothérapie moderne a permis de se dégager des thérapeutiques primaires de jadis.On ne traite plus les malades par des électrochocs massifs.On leur donne des «petites pilules qui soulagent» et quelques injections bien dosées de neuroleptiques et d'antidépresseurs.Mais n'importe quel chercheur en contact avec cette psychose vous avouera qu'on est loin de la solution de l'énigme et qu'on continue à improviser face à une maladie aux visages multiples et fuyants.Aussi est-ce avec beaucoup d'intérêt, mêlé toutefois à une pointe de méfiance, que les chercheurs spécialisés ont pris connaissance, il y a un mois, d'une nouvelle série de recherches concernant les causes possibles de la schizophrénie.Le défaut du chromosome 5 Cette fois, les hypothèses nouvelles viennent de la génétique humaine la plus pointue.Il y a seulement cinq ans, ces recherches étaient impossibles.\" Mais aujourd'hui, grâce à des techniques très avancées qui permettent d'examiner les chromosomes contenus dans l'ADN qui se trouve au coeur du noyau de chacune de nos cellules, on peut faire certaines observations très fines.Ainsi, une équipe dirigée par Hugh Curling et Robin Sherrington, de l'Université de Londres, annonçait dans la revue Nature du 10 novembre dernier que les 39 cas de schizophrénie relevés dans sept familles anglaises et islandaises étaient liés à l'existence d'une même anomalie génétique située sur le chromosome 5.Cela indiquerait donc la présence d'un gène fautif qui causerait la maladie.Dans le même numéro de Nature, toutefois, une autre élude suggère que la schizophrénie est peut-être trop complexe pour être causée par un seul gene.Le psychiatre lames Kennedy, de l'université Yale, n'a pas trouvé de défauts semblables sur les chromosomes 5 de 31 schizophrènes membres d'une même grande famille du nord de la Suède.Dans chacun des cas, c'est par une simple prise de sang qu'on a pu isoler l'ADN des personnes testées et «fouiller» dans les 25 paires de chromosomes.Les résultats des deux etudes ne sont pas contradictoires, ont fait observer plusieurs spécialistes a la suite de cette publication.«On sait maintenant qu'un gène du chromosome 5 est impliqué dans certains cas de schizophrénie, mais pas dans d'autres», a fait remarquer le Dr lames Kennedy, un Canadien établi à Yale depuis quelques années.En fait, plusieurs chercheurs s'attendent maintenant à ce qu'on démontre qu'un certain nombre de gènes \u2014 et non un seul gène \u2014 sont à l'origine de la schizophrénie.Il est possible aussi que ces recherches aident à distinguer entre diverses formes de cette maladie, certaines étant d'origine génétique, d'autres pas.«De manière générale, la recherche en psychiatrie s'oriente de plus en plus vers les causes biologiques des grandes maladies mentales, observe le Dr Yves Lamontagne, directeur du centre de recherches de l'hôpital psychiatrique L.-H.-Lafontaine.Si bien qu'on peut imaginer que d'ici dix ans, par exemple, on décrira la schizophrénie comme une maladie physique avec des dérèglements biochimiques précis».VOIR PISTE EN B 4 A TIRE D'AILE.Le projet Feederwatch cherche des volontaires du Québec PIERRE CINCRAS Le projet Feederwatch qui en était à sa première année d'existence l'an dernier, a connu un vif succès.La participation avait été limitée à 4 000 observateurs d'oiseaux en Amérique du Nord et l'objectif a presque été atteint.Cet hiver, la coordonnatrice du programme.Erica Dunn, compte recruter 10 000 amateurs, soit le nombre limite de participants pour assurer la bonne marche de l'étude sur tout le continent.Au Canada, c'est l'Ontario qui a répondu avec le plus grand enthousiasme au lancement du progamme puisque 550 amateurs ont envoyé le compte-rendu de leurs observations au centre de données.Cette popularité s'explique facilement car c'est cette province qui a été à l'origine du projet.Au Québec, on ne compte que 35 participants et seuls une dizaine d'cnlre-eux ont fait parvenir leur fiche d'observations dans les délais requis au printemps dernier.Selon Erica Dunn, cet échantillonnage n'est pas suffisant pour être valable.Aussi cspère-t-elle recruter cette année une centaine de participants chez nous.Mené conjointement par le Cornell Laboratory of Ornitho- logy, Ithaca.New York, et le Long Point Bird Observatory, en Ontario.Project Feederwatch.de son appellation anglaise, a pour but de dénombrer les espèces qui se présentent aux mangeoires au cours de l'hiver, de la mi-novembre à la fin mars, ainsi que de compter le nombre d'oiseaux présents lors de chaque observation.Les données recueillies au cours des prochaines années devraient permettre de suivre l'évolution des espèces durant la période la plus difficile pour les oiseaux, du moins dans ie nord du continent.Déjà la première compilation publiée dans le bulletin de liaison rédigé par les organisateurs du projet est fort intéressante.Par exemple, de l'avis de nombreux participants, les oiseaux étaient moins nombreux aux mangeoires l'hiver dernier que l'hiver précédent, une situation attribuée, selon plusieurs, à la température plutôt douce qu'on a connue.Il faut toujours avoir à l'esprit que le projet Feederwatch touche toute l'Amérique du Nord, de l'Alaska à la Californie et du Québec à la Floride.Le plus observé : le junco ardoisé Dans l'ensemble.244 espèces ont été observées aux mangeoires dont 19 espèces de rapaces attires par la perpective d'un repas intéressant.L'espèce la plus fréquemment observée l'hiver dernier sur le continent a été le junco ardoisé qui a visité 87 p.cent des mangeoires des participants.Si on se fie à la carte pré- sentée dans le Feeder Watch News, le junco était présent partout aux Etats-Unis sauf en Floride.On le retrouvait aussi en Alaska, en Colombie-Britannique et en Ontario.Toutefois, l'absence de données ailleurs au Canada empêchait de dire si l'oiseau était présent au Québec ou dans les Prairies même si on sait que le junco est répandu chez nous l'hiver.Les deux autres espèces le plus souvent aperçues aux postes d'alimentation sont le chardonneret des pins et le moineau.Dans l'ordre d'importance, voici quelques-unes des autres espèces signalées: la mésange à tète noire, le chardonneret jaune, le pic chevelu, l'étourneau sansonnet, le geai bleu, le rose-lin familier, le cardinal rouge, la tourterelle triste, le carouge.le roselin pourpré, le quiscale bronze, le bruant a couronne blanche, le gros-bec errant et le sizerin flammé.Quant au nombre de specimens par mangeoire, c'est le moineau qui remporte la palme avec une moyenne de 11.2 oiseaux par poste.Le chardonneret des pins est aux deuxième rang avec 7 spécimens par observation même si un participant à noté la présence continuelle de plus de 300 oiseaux chez lui.Des sizerins peu nombreux Dans le Nord-est du continent, comprenant l'Ontario, le Québec, les Maritimes ainsi que les Étals de la Nouvelle-Angleterre, la Virginie.l'Illinois et le Wisconsin de même que les Etats compris dans ces limites, la liste des espèces observées est.presque identique à celle réalisée à l'échelle continentale.Mais la frequence varie considérablement.Par exemple, dans cette région, le geai bleu a été observé à 93 p.cent des mangeoires, alors que la fréquence est de 87 p.cent pour le junco ardoisé, de 86 p.cent pour le chardonneret jaune et le pic chevelu, 80 pour le cardinal rouge et la mésange à tète noire ainsi que 79 p.cent pour la tourterelle triste.Selon l'ordre de fréqence les autres espèces étaient l'étourneau sansonnet, la sitelle à poitrine blanche, le moineau, le chardonneret des pins, le quiscale bronzé, le roselin familier, le roselin pourpré, lu mésange bicolore (un oiseau absent du Québec ).le vacher à tète brune.Pour leur part, les gros-becs errants et les sizerins flammés ont été aperçus respectivement à 53 et 28 p.cent des mangeoires.Les oiseaux rencontrés en plus grand nombre sont le moineau (9.8 spécimens par mangeoire), le roselin familier (7.1 ), le chardonneret jaune (b,7) et le chardonneret des pins (6.1 ).Si la participation était plus grande au Québec, nous pourrions avoir les même détails pour toute la province.Qui peut participer au projet Feederwatch?Tous ceux qui ont des postes d'alimentation et qui peuvent identifier correctement les oiseaux qui s'y présentent.Les observations doivent se faire a une ou plusieurs périodes de votre choix, toutes les deux semaines seulement.Les données et leur compilation sur fiches informatisées ne prendront que quelques minutes de votre temps.Les frais de participation sont de 59 (CAN), une somme qui sert à défrayer les fiches, la com- pilation des données ainsi que la publication de trois bulletins livrés aux participants.La documentation est en langue anglaise mais le texte est relativement facile à comprendre.On envoie un cheque pavable à Long Point Bird Observatory.P.O Box 160.l'ort Rowan.Ontario N0E I MO.Les gros-becs errants, (notre photo), et les sizerins flammés ont été aperçus respectivement à 33 et 28 p.cent des mangeoires, alors que le geai bleu a été observé à 93 p.cent des postes d'observation. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 DECEMBRE 1988 La Presse juUlxujjl lai Paul Desmarais nrpsidont du conseil ci administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adioint Marcel Desiardins, directeur de I information Alain Dubuc.pr1itori.ili',te en clu-f Les malaises à la STCUM La Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal ( STCUM ) a de sérieux ennuis.Accusés de toutes parts de mauvaise gestion sinon de laxisme, ses dirigeants, élus comme administrateurs, doivent se défendre a contre-courant.Pour le voyageur qui utilise l'autobus ou le metro, qu'il soit adulte, étudiant ou aîné, le service ne sera jamais assez bon et le coût du billet ou de la carte mensuelle sera toujours trop cher.Pour les municipalités membres de la Communauté urbaine comme pour le gouvernement du Quebec, qui sont les autres parties au financement du transport en commun, la facture est toujours trop élevée.La critique est parfois facile.imaginez maintenant quelle est la réaction de Laval et des municipalités de la Rive-Sud lorsque la STCUM leur demande tout de go de défrayer une part du déficit correspondant a l'utilisation du métro par les citoyens des deux rives.Et, en plus, quand le président du conseil de la Société, M.Robert Perreault, menace de retirer le service du métro à la station Longueuil.On crie facilement au scandale.La STCUM, dans son administration, est sur la voie d'une saine gestion.Meilleur climat de travail dans une entreprise jusqu'à récemment profondément marquée par les grèves, réduction sensible du taux d'absentéisme parmi les 8000 employés, diminution majeure des accidents de travail, amélioration du service à la clientèle dans certains secteurs, plus grande propreté et plus grande sécurité dans le métro (même si l'objectif est loin d'être atteint).Selon la présidente-directrice générale, Mme Louise Roy, «70 pour cent des actions prévues sont complétées».Tout n'est pas parfait, loin de là, comme l'ont démontré les articles récents de La Presse.Mais si ça va mieux à l'intérieur de la machine administrative et humaine, ce n'est pas la perception à l'extérieur.Quand il est question d'argent, la politique s'en mêle inévitablement.L'espèce de chantage invoqué par le conseil d'administration de la STCUM pour forcer Laval et la Rive-Sud à payer 12 millions de dollars pour les effets de débordement est inadmissible.Que le conseil soulève cette situation d'injustice et la dramatise, oui.Qu'il exige le paiement à des tiers qui n'ont pas leur mot à dire et qui ne peuvent même pas vérifier l'exactitude des chiffres parce qu'ils n'ont pas voix au chapitre à la STCUM, non.No taxation without representation.Plutôt que de rester butée sur son budget actuel, la STCUM doit accepter de se sacrifier et de le réduire pour 1989, question de bonne foi, et se reprendre en 1990 pour faire partager la note aux municipalités membres de la nouvelle superstructure régionale de transport promise par le ministre des Transports, M.Yvan Côté.Dans son projet de loi à ce sujet, le gouvernement devrait d'ailleurs imposer à la future commission régionale de transport l'obligation de générer elle-même au moins la moitié de ses revenus.La Toronto Transit Commission, qui gère le transport en commun de toute la région métropolitaine de Toronto, doit produire 70 pour cent de ses revenus.Le ministre des Transports doit lui aussi assumer sa large part de responsabilité face à la STCUM.S'il est en conflit avec l'administration de Montréal, et en particulier avec le vice-président du comité exécutif et en même temps président du conseil de la STCUM, M.Robert Perreault, parce que celui-ci a vertement dénoncé son plan de transport pour la région de Montreal, il ne doit pas en faire payer le prix à toute l'administration de la société de transport.Après tout, les fonctionnaires du ministère des Transports, comme partenaires financiers, sont tenus assidûment au courant de la situation financière de la STCUM.C'est peut-être à eux qu'il devrait s'en prendre si M.Côté juge qu'il y a des trous dans la gestion de la STCUM.Claude masson Arménie de malheur Si dimanche dernier, a cette heure-ci, quelqu'un avait prédit que le voyage du président Gorbatchev aux États-Unis prendrait abruptement fin à cause d'un immense malheur, on aurait pense a un attentat ou a un accident survenu à son avion.Mais qui aurait pu imaginer qu'un tremblement de terre en Arménie, qui fait des milliers de victimes, coïnciderait avec l'apparition du chef de l'URSS à la tribune des Nations unies à New York et que le sinistre aurait des proportions telles que le visiteur devrait immédiatement retourner chez lui?La communauté arménienne des États-Unis a immédiatement offert son concours aux autorités soviétiques, qui l'ont accepté.Les Arméniens de Montréal ne sont pas en reste.Les nations elles-mêmes, par les voies les plus officielles, ont envoyé des équipes spécialisées dans l'organisation des secours aux victimes de tremblements de terre.Le président Reagan a manifesté sa sympathie, en sorte que le malheur a provoqué un vaste mouvement de fraternité et de compassion.Ce n'est pas la première fois au cours de son histoire que le peuple arménien est frappé cruellement.Il a été pratiquement anéanti par les Turcs en 1915, au cours d'épisodes qui ont entraine la disparition d'un million et demi de personnes et qui sont restes dans l'histoire, comme un véritable génocide.Cruauté nouvelle: parmi les victimes du tremblement de terre se trouvent des Arméniens qui venaient de fuir le Haut-Karabakh, par crainte des Azéris de l'Azerbaïdjan.Les Arméniens du Haut-Karabakh demandent à être rattachés à l'Arménie, mouvement auquel s'opposent les Azéris.Les affrontements ont déjà fait des victimes.Ces territoires sont des républiques soviétiques.On dit que le président Gorbatchev considère avec sympathie la cause arménienne.Mais la question de l'Arménie et du Haut-Karabakh reste inséparable des autres phénomènes de désunion qui apparaissent dans l'ensemble de l'empire soviétique.En Estonie, en Lettonie, en Lituanie, en Géorgie et en Ukraine se manifestent des poussées autonomistes.Ces hardiesses trouvent leur inspiration dans la volonté exprimée par M.Gorbatchev lui-même de démocratiser le regime soviétique.Le président ne voudra pas être accusé de liquider l'empire.La décision annoncée aux Nations unies d'une reduction des forces soviétiques conventionnelles n'en est que plus saisissante.Guy cormier (QûAHv on se/24 GPtWb, Off Cou$T&/teA un Potirr Fcok FbUVoiR.*e &3biNt>ëe erAzûfiS, ON A a.u3 (Droits réservas) La boîte aux lettres Une chronique pour les riches Monsieur Denis Duquel, chroniqueur de l'automobile ¦ C'est avec de moins en moins d'intérêt que je m'attarde à lire votre chronique automobile publiée chaque lundi.D'ailleurs, c'est sûrement de moins en moins de lecteurs que vous rejoignez par les essais routiers que vous présentez.En effet, il me semble évident que vous éles très peu intéressé par les automobiles de production américaine et que vous tentez de prouver que les seules vraies et bonnes voitures sont les BMW.Audi.Mercedes, jaguar, etc.Cette tendance est confirmée, selon moi, par l'essai routier de la Lamborghini Countach du lundi 14 novembre dernier.Même à titre indicatif, ce reportage dépasse carrément le cadre d'intérêt d'une telle chronique.Des essais routiers de ce genre regorgent dans des revues comme Motor Trend.Car & Driver et Road & Track et sont, avouez-le, beaucoup plus poussés techniquement que le bref survol dont vous nous avez fait cadeau récemment et qui est moins qu'insuffisant pour décrire l'ensemble des performances et caractéristiques d'une voiture comme la Lamborghini Countach.Peut-être tentez-vous de nous montrer que vous êtes un grand connaisseur de ce genre de voiture ou encore, essayez-vous de nous ébahir devant leur prix astronomique.Alors, tant qu'à faire rêver, présentez-nous donc prochainement l'essai de la Benetton BI88 de l'écurie Benctton-Ford! Christian GARNEAU Saint-Bruno Un handicapé peut-il voter?¦ Non seulement ai-je dù multiplier les démarches pour me faire inscrire pour voter le 21 novembre (dans Hochclaga-Maisonneuve, bien des gens ont été oubliés lors du recensement), je n'ai même pu voter parce que je suis hanbicapéc.Pourtant, j'avais pris soin de vérifier auprès du président d'élections â deux reprises.«Bien sûr, madame, tous les bureaux sont accessibles».Donc, pas besoin de voter par anticipation.Le jour du scrutin, au retour d'une journée de travail et en route pour aller exercer mon devoir de citoyenne, j'ai rencontré.un grand escalier d'église.On a refusé de m'aider à le monter.On m'a invitée à aller voter au coin de Préfontaine et Ontario.Là-bas, c'est accessible.Environ trois milles de chez-moi ! De retour à la maison avec mon petit bonheur, je trouvai sur ma table de cuisine le feuillet d'Élections Canada avec le symbole des personnes handicapées, André Viger.Au bas c'était écrit: Élections Canada, au service de votre droit de vote.Francine LETENDRE Montréal Architecture médiocre?¦ En réponse à l'article de |ean-Claude Marsan intitulé « Architecture, c'est le règne de la médiocrité à Montréal » ( La Presse, 4 décembre ), je désire, en tant que rédacteur en chef de la revue Architecture-Québec ( AKQ) et praticien de l'architecture, présenter une opinion plus réaliste sur l'état de l'architecture â Montréal et un point de vue sur le rôle d'Héritage Montréal dans le futur développement de la ville.Le fauteuil d'un doyen d'université n'a rien de commun avec le tabouret d'un praticien.Il est aisé du haut de sa chaire d'idéaliser sa ville, surtout quand on ignore comment elle se bâtit.Laissez-moi seulement vous rappeler, Monsieur Marsan, l'impact de l'intervention des groupes conservationistes, dont vous faites partie, dans la définition formelle du futur agrandissement du Musée des Beaux-Arts de Montréal.Pris entre l'arbre et l'écorce en tant qu'un des responsables de la construction de la future annexe, vous avez fait appel à une multitude de praticiens pour chercher à promouvoir l'idée d'un nouveau musée.Vous étiez le premier à reconnaître les difficultés d'insertion de fonctions muséologiques derrière la façade «à conserver» du «New Sherbrooke».Ce rare bain de réalité que vous avez pris s'est conclu par un projet de musée hybride pour lequel, je l'espère, vous mériterez un jour votre prix citron bien à vous.Car.voyez-vous, le geste architectural contemporain ne relève pas seulement de l'architecte (en l'occurencc Moishe Safdic) mais aussi de son promoteur.Le geste part de l'intention et quand il est mutilé au départ, le reste suit.L'exemple du Musée des Beaux-Arts ressemble aux conditions quotidiennes de la pratique.Tant que ne se produira pas cette synergie de tous les intervenants, nous n'arriverons qu'avec grandes difficultés à produire une architecture valable.Et, croyez-le, ceux qui sont les plus mis en cause sont des organismes im-mobilisatcurs, réfugiés sous les couverts de la sainte protection, tels qu'Héritage Montréal.(.) Pierre MERCIER Montréal Où sont les monstres et les démons?L'article de Madame Francine Pelletier, paru dans cette page le dimanche 13 novembre sous le titre « Un monstre bien ordinaire», a déjà suscité de nombreux commentaires.Voici aujourd'hui un autre point de vue.L'auteur.Roch Coté, est journaliste à La Presse.¦ «Un monstre bien ordinaire», lisait-on le dimanche 13 novembre en titre de votre chronique dans La Presse.Vous parliez du «monstre de l'Acadie».assassiné à la prison Parthenaîs récemment.Un monstre?Un homme comme les autres, écrivez-vous.Et vous enchaînez sur «la violence institutionnalisée des hommes envers les femmes et les enfants» et sur «cette prérogative qu'ont les hommes de battre, semer la terreur».«Les hommes».Tous dans le même paquet et vogue la galère comme au beau temps des discours féministes les plus délirants.Il me semblait qu'on nous avait appris à ne pas écrire comme cela: «les Noirs» font ceci, «les Indiens» sont comme ça.sans oublier «les Arabes» qui ont tous le couteau entre les dents.J'ai l'impression, madame Pelletier, que si je reprends votre texte et que j'y change le mot «hommes» par le mot «Nègres» et le mot «femmes» par le mot «Blancs», je retrouve là la trame habituelle d'un certain discours.Vous voyez ça, dans la journal : «Un Nègre bien ordinaire»?Pourquoi se permet-on sur les hommes ce qu'on a appris à ne pas faire pour d'autres groupes?Et cette statistique incroyable: une fillette sur trois abusée sexuellement au Canada! Voyons donc ! Le tiers des femmes auraient été abusées sexuellement dans leur enfance! Les «monstres» sont partout.Faudra que je vérifie dans mon miroir.On prête croyance à des racontars comme ceux-là quand on a d'abord l'intention de confirmer à tout prix ses haines ou ses préjugés.Ce que je ne vois jamais dans vos statistiques, par contre, c'est cette constatation rendue publique par le ministère des Affaires sociales et selon laquelle la majorité des enfants maltraités le sont par des femmes.|e n'ai jamais lu de commentaire là-dessus dans la littérature militante.Un fuit encombrant, sans doute.Vais-je me trouver un bel exemple de mégère-bourreau-d'enfanls et faire le procès des femmes sous le titre: «Une femme bien ordinaire»?Non, on ne peut pas se permettre ça.Mais je vais peut-être réfléchir sur la violence.Penser, par exemple, qu'on n'aura probablement pas éliminé la violence en mettant tous les hommes en cage.Penser que les femmes, comme les hommes, sont capables du meilleur comme du pire, que si des hommes battent des femmes, des femmes battent des enfants et que des enfants maltraitent des animaux.Pourquoi?|e ne sais pas encore, je n'ai pas fini de réfléchir et comme je ne suis guère militant dans quoi que ce soit, je n'ai pas de réponse toute prête.En tout cas, je ne vais pas me contenter.Madame, de la tartc-à-la-crèmc du «pouvoir».Le «monstre de l'Acadie», dites-vous, a été victime de gars qui ont voulu «affirmer leur pouvoir, un point c'est tout».Et si ce n'était pas tout?Moi.je ne comprends pas que ces gars-là aient attendu ce moment-là et cet homme-là en particulier pour «affirmer leur pouvoir».Quelque chose m'échappe encore.|e vais tenter de réfléchir au-delà de votre «point c'est tout ».Savez-vous, madame Pelle- tier, je réfléchis aussi sur la guerre, l'ai beaucoup de livres sur la guerre, avec plein d'images.C'est impressionnant et même fascinant.Pas facile à comprendre la guerre, il y a beaucoup trop de choses là-dedans.|c sais aussi ce que les féministes en disent.Ça ressemble à votre article et ça ne m'a pas appris grand-chose : ça tourne un peu court.À force de regarder la guerre, j'en suis venu à penser que les femmes pourraient la faire aussi bien que les hommes, le suis incapable de m'expliquer la guerre en faisant appel seulement à ce qui relève du domaine habituel de la raison et des sentiments.Il y a des choses qui relèvent de la «déraison», une faculté qui a toutes les apparences de la raison et qui pousse les êtres humains à faire beaucoup de choses dont l'explication nous échappe.Des choses extrêmes.La guerre, c'est entre autres le triomphe de la «déraison» en marche.Cette étrange faculté a beaucoup fasciné Dostoïevski ( Les Démons).Descartes aurait pu en dire ce qu'il disait du bon sens: que c'est «la chose du monde la mieux partagée».C'est un partage, madame Pelletier, dont personne, ni homme ni femme, n'a été exclu.Roch CÔTÉ N.B.aT La Presse accorde priorité sous celte rubrique aux lettres qui foin suite a tics articles publié'- dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.I.'auteur doit être clair et cvncis.sigiièr son texte, donner son iu>ni complet, son adresse cl \u2022-on numéro de telephone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse.7.rue Saint-lucqucs, Montreal.112) IK1). LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 DECEMBRE 1988 B3 «4M-.SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 11 DÉCEMBRE 1988 La personnalité de la semaine L'homme derrière le Téléthon des Étoiles pour la recherche sur les maladies infantiles benoît chapdelaine Ja aime la vie, j'aime 7 les gens, j'adore les jeunes.» Ainsi se décrit Rolland Raby.maître d'oeuvre du Telethon des Étoiles, qui a rapporté S 3,5 millions le week-end dernier, un record depuis le premier Telethon en 1977.Dans l'ombre de Pierre Marcotte, de René et Nathalie Si-mard, et de toutes les stars qui défilent devant le petit écran pour amasser des fonds, c'est donc lui le grand patron.Un patron efficace, apprécié et.modeste: « |e suis géné, dit-il, d'être la Personnalité de la semaine.» Le Téléthon des Étoiles recueille des fonds pour la recherche sur les maladies infantiles.Il est organisé par le Conseil des clubs de service, une association des clubs Richelieu, Kiwanis.Optimiste, Lions et quelques autres de la région métropolitaine.Rolland Raby est depuis 1986 le président.du comité exécutif du Conseil.À ce titre, il est aussi l'organisateur en chef du Téléthon.«Ça fait plus de 30 ans que je fais du bénévolat», raconte cet homme de 58 ans, qui est aussi propriétaire d'une manufacture de bijoux, rue Sainte-Catherine, «l'ai commencé dans les années 50 en m'occupant des louveteaux, puis du mouvement scout, l'ai été administrateur du mouvement scout pour le diocèse de Montréal.» M.Raby a toujours aimé les jeunes.I! a été, par exemple, président du camp Saint-Clément pour le Club Richelieu de Montréal de 1970 à 1975.Ce camp situé près de loliettc reçoit encore aujourd'hui des enfants et adolescents de familles défavorisées.En 1980.Rolland Raby faisait un pas de plus vers le Téléthon des Étoiles en représentant le Club Richelieu auprès du Con- ^ seil des clubs de service.Mainte-nant à la tète de l'organisme, il A dit consacrer I 000 heures par année au bénévolat.Une expérience des maladies infantiles «Il y a deux ans.rappelle-t-il.mon fils a eu un enfant avec une valve du coeur mal fermée, un «bébé bleu» comme on disait autrefois.Depuis trois ans les médecins peuvent arranger cela facilement.Mon petit-fils est aujourd'hui en excellente santé.» ROLLAND RABY «L'avenir est aux enfants.Ils sont là, sans défense, mais ce sont eux qui formeront la société de demain.Pas nous!» Curieux hasard.M.Raby a été élu président du Conseil des clubs de service quelques semaines après l'opération de son petit-fils.«Le gouvernement n'aide pas tellement la recherche, lance-t-il de but en blanc.Pour trouver des solutions aux maladies de l'enfance, il faut de l'argent.Le Téléthon des Étoiles contribue au tiers de la recherche sur les maladies infantiles au Québec.» Le public et les entreprises donnent beaucoup plus facilement, selon M.Raby.En 1977, le premier Téléthon des Étoiles a rapporté $600 000.Ce montant a quintuplé depuis, le Téléthon devenant de plus en plus connu et jouissant d'une organisation de mieux en mieux ^ structurée.«On a 3 500 bénévoles à nour-rir le jour du Téléthon, explique Rolland Raby.et ils le sont tous gratuitement.Dans les trois semaines qui ont précédé le Téléthon, j'ai dû assister à au moins cinq réunions du Conseil et participer à une vingtaine d'événements comme des soupers, des visites dans les écoles et même à un gala de boxe!» «Lesgens ne voient pas tout le travail à l'extérieur du Téléthon.On a fait un bal à l'hôtel Reine-Elizabeth qui nous a rapporté 592 000.L'an dernier, on a envoyé 110 000 formulaires de demandes de dons, ça nous a coûté S70 000 de timbres-poste.» Les enfants d'abord «L'avenir est aux enfants, proclame M.Raby.Je trouve les enfants formidables.Ils sont là, sans défense, mais ce sont eux qui formeront la société de demain, pas nous.» Concernant la jeunesse d'aujourd'hui, le bijoutier considère «qu'elle a ses problèmes comme on avait les nôtres.Maintenant, c'est la drogue alors que nous c'était la boisson.» M.Raby est impressionné par le dynamisme qu'il rencontre chez les jeunes.«Nous, on va dormir sur notre gloire et des choses acquises.Un jeune arrive, il a de l'ambition, il va foncer.C'est pour cela qu'il faut mélanger l'expérience et la jeunesse.» Ce n'est pas sans raison que les dix employés de Rolland Raby ont presque tous moins de 30 ans.y compris son propre fils Stéphane, 29 ans, un géologue qui a pris goût.aux diamants.Pour M.Raby.il est clair que l'amour de la jeunesse, le plaisir du bénévolat et le goût du travail forment un «heureux mariage», comme il ledit lui-même.a Encore plus que du talent, de Vintelligence, même du génie, Vexcellence naît de Veffort.h au magazine m jour Réolisotrice-coordonnatrice: LOUISE B.TARDIF l\u20ac jour Avec Dominique Lajeunesse et Normand Harvey, On vous présente la personnalité îîfiït.Radio-Canada du lundi au vendredi.de la semaine, demain à 13 h 15 \u2022 Té,évision B 4* LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 11 DÉCEMBRE 1988 Demain l'an 2000 La grande bataille des petits écrans YVES LECLERC collaboration spéciale Les images qui nous viennent à l'esprit quand on parle de la télévision de Il'an 2000, sont aussi nombreuses que disparates.Ce peut être le téléviseur-bracelet qu'on porte comme une montre, ou le mur-écran mince comme un tableau mais saisissant de réalisme, ou encore l'image en trois dimensions créée par la magie du laser, ou enfin un appareil interactif avec lequel on dialogue comme avec une personne au lieu de le contempler passivement.Ce sont là effectivement toutes des dimensions qu'un peu partout à travers le monde des chercheurs et des groupes industriels explorent et qui risquent de parvenir dans nos foyers sinon en l'an 2000, du moins dans un avenir pas très éloigné.Le plus lointain est probablement le «tridivi» au laser cher à bien des auteurs de science-fiction: la science de l'holographie a besoin de faire quelques pas de géant encore pour le rendre pratiquement réalisable.Quant à la télé-bracelet, sa proche cousine la télé de poche existe déjà: des maisons comme Sony et Radio Shack l'ont lancée sur le marché il y a une couple d'années sans cependant obtenir un succès autre que de curiosité.Je soupçonne qu'à moins de se trouver une vocation et un attrait nouveaux, elle n'ira pus beaucoup plus loin dans un futur prévisible.La télévision interactive est assez près de se concrétiser.De fait, des sociétés américaines et.au Québec.Vidéotron (propriétaire du canal 10) et sa filiale Vidéoway possèdent la technologie pour en faire une réalité.Un projet expérimental était même prévu pour septembre prochain à Montréal.mais avec les récentes coupures de budget et de personnel à Télé-Métropole, on se demande si cela pourra se faire.L'idée est relativement simple: un lien bidirectionnel permet au téléspectateur d'intervenir de diverses façons en ta-pant sur un clavier (et éventuellement en parlant dans un micro) et, ce faisant, de modifier le cours de ce qui se passe sur l'écran.Dans la démonstration que j'ai vue le * printemps dernier, Leonard Nimoy (le Mr.Spock de Star Trek) répondait à mes questions et réagissait à mes opinions en temps réel de manière assez saisissante.L'illusion d'une norme universelle Reste l'écran plat à haute résolution.Sur le plan technique, on s'en approche tous les jours avec l'amélioration des divers systèmes d'affichage appelés à remplacer un jour la lampe-écran : cristaux liquides, électroluminescent, plasma, etc.C'est dans le domaine du choix d'un format universel de haute résolution qu'on s'accroche surtout les pieds.le ne reprendrai pas le détail de ce débat, qui a fait l'objet d'un article très clair dans La Presse il y a une semaine ou deux.|e me contenterai de noter qu'on aurait pu croire que l'industrie de la télévision dans son ensemble et les autorités nationales en particulier, auraient eu leur leçon avec la magnétoscopie grand public et surtout avec la télévision couleurs: il existe au moins trois normes \"internationales» incompatibles entre elles qui exigent une coûteuse duplication d'équipements et d'efforts de production, surtout à notre ère île transmission par satellite et de « village global » vidéo.Mais non, il aura fallu que le même genre de scénario se reproduise dans ce domaine pourtant prometteur au départ.D'une part, les laponais.de l'autre les Européens, ont proposé des standards incompatibles qui prétendent tirer le meilleur parti possible de la nouvelle technologie, et offrir un niveau de qualité d'image comparable a celui du cinéma.Le marché peut-il décider?\u2022 Et voilà que les Américains se lancent aussi dans la bagarre avec non pas un.mais trois ou quatre systèmes apparentés mais distincts.Une manifestation de plus de la mentalité «laissons le marché décider» qui est sans doute fort efficace dans d'autres domaines, mais qui provoque de l'incertitude et des regards dans un secteur qui a plutôt besoin d'unité et de consensus entre les différents partenaires a travers le monde.Pour compliquer encore le jeu, la FCC (commission américaine de réglementation des communications, équivalent du CRTC canadien) a décidé que le système accepté aux États-Unis devra conserver une compatibilité avec le NTSC existant.qui est considéré comme dépassé depuis longtemps par la plupart des experts, en comparaison des normes PAL et SECAM répandues en Europe.Cela signifie presque certainement que l'Amérique du Nord suivra un standard différent de celui du reste du monde, le Canada n'ayant pas d'autre choix que d'adopter la solution de son immense voi-sm, même si elle n'est pas la meilleure.En attendant, le premier effet de la déclaration de la FCC aura été de refroidir les ardeurs des promoteurs de la «supertélévision», en particulier les laponais qui ont commencé à expérimenter chez eux leur nouveau système appelé MUSE et les Européens avec leur norme D2-MAC dont ils viennent d'entreprendre la commercialisation sur une échelle réduite.Les Américains ont du retard: leurs systèmes ne sont encore qu'expérimentaux.Mais comme ils représentent le plus gros marché mondial et la plus grosse machine de production (via Hollywood), ils ne s'en font pas trop, car personne ne peut se permettre de les ignorer entièrement.Le résultat de tout cela risque bien d'être que le jour où lu «télévision de l'an 2000» verra le jour, ce sera sur un autre continent que le notre et sous une forme qui ne nous conviendra guère.et que ce jour-la l'an 2000 sera dépassé depuis belle lurette! Prévenir l'ostéoporose: sport et calcium Les sportives et l'ostéoporose CAROLE THIBAUDEAU ¦ beaucoup de jeunes femmes à l'heure actuelle sont en danger d'ostéoporose future car elles s'entraînent physiquement au point où leurs règles s'interrompent.L'aménhorrée ou cessation des règles chez une jeune femme est un phénomène connu depuis longtemps, qui survient parfois après de longs moins d'entraine-ment intensif.Ces jeunes femmes ne bénéficient plus du flux normal d'oestrogène et de progestérone.Elles perdent de la masse osseuse malgré qu'elles fassent de l'exercice, et leur bilan calcique est inférieur à celui des personnes qui ne font pas d'exercice et ont des règles régulières.«Il faut maintenir le cycle des oestrogènes normal au cours des jeunes années», maintient Mme Barbara Drinkwater.biochimiste au Pacific Medical Center de Seattle.Des études ont été faites sur des ballerines, joueuses de basketball et autres athlètes qui avaient perdu leurs règles.L'administration d'hormones de remplacement n'a pas provoqué le retour des règles.La meilleure chose que les médecins peuvent recommander à l'heure actuelle est de cesser l'en-trainement jusqu'au retour des règles.L'aménhorrée est un signe avertisseur de surentraînement.PI5TE Sur la piste de la schizophrénie SUITE DE LA PACE B 1 A ce stade-ci, il est trop tôt pour pointer du doigt un gène ou un groupe de gencs responsables ne serait-ce que d'un type de schizophrénie.Il existe en fait plusieurs centaines de gènes sur le chromosome 5.Lorqu'on aura identifié avec précision la zone du chromosome concerné, il faudra isoler le ou les gènes coupables.Puis, on étudiera les mécanismes biochimiques par lesquels ce gène cause les symptômes de la maladie.Dans un second temps, cela pourrait nous conduire à la mise au point de nouveaux médicaments pour le traitement de ce genre de schizophrénie.Enfin, dans un troisième temps, on pourrait imaginer dans un futur assez lointain des traitements de «chirurgie génétique», qui consisteraient à exciser les gènes fautifs et à les remplacer par des gènes normaux, au stade de l'embryon humain in vitro.Au bout du compte, cette solution, si elle est possible et socialement acceptable, ne réglera peut-être qu'une partie des schizophrénies.Mais elle marquera une victoire de la science sur une des maladies les plus cruelles qui soient.¦ Le calcium et le sport sont les meilleurs alliés d'une lutte contre l'ostéoporose.Ces dernières années, de plus en plus d'études démontre clairement le lien entre l'ingestion de calcium et l'ostéoporose.Le calcium, associé dans l'os au phosphore, constitue le matériau qui donne à l'os sa résistance à la compression.Le Dr Patricia Seemann, chirurgien orthopédiste et responsable de l'obtention des licences chez Sandoz, énonce ces quelques règles pour la prévention de l'ostéoporose.¦ Lduquer les filles à s'assurer un apport calcique suffisant toute leur vie, soit 800 à I000 mg par jour avant la ménopause et 1000 à 1500 mg par jour après la ménopause.¦ Pratiquer un exercice physique modéré mais régulier toute sa vie.¦ Les femmes au-delà de la ménopause doivent considérer la possibilité de prendre des oestrogènes, surtout si elles ont déjà des troubles ménopausiques ( bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, etc.).Elles gagneront ainsi sur le plan du confort et sur le plan de la santé osseuse.«Il est possible de compenser la carence hormonale par un apport artificiel d'oestrogène, sous contrôle médical, affirme Mme Barbara Drinkwater.biochimiste au Pacific Medical Center de Seattle.Mais on peut aussi faire quelque chose soi-même pour préserver la santé de ses os.» Lors du symposium qui a eu lieu il y a dix jours à Bàle.Mme Drinkwater recommandait particulièrement les sports suivants: la marche, le cyclisme et la natation.Selon le Dr Christopher Nor-din.tout le monde devrait consommer au moins 500 mg par jour de calcium, ce qu'on trouve dans deux grands verres de lait entier (120 mg^lOOg).À la méno- pause, il faudrait ingérer entre 1000 mg et 1500 mg.On atteint 1200 mg par jour en ajoutant à ses deux verres de lait une portion de yogourt nature au lait écrémé (257 mg) et un supplément de calcium en comprimé ou en sachet de 500 mg.L'alimentation influence le métabolisme du calcium non seulement de par sa teneur en calcium niais aussi par sa composition.Une alimentation trop riche en sel et en protéines animales ( typique en Occident) provoque une elimination excessive de calcium par les reins.Le café, la nicotine et l'alcool peuvent réduire le bilan calcique.On sait aussi que l'ingestion de fibres ou de phosphore en même temps que de calcium réduisent l'assimilation du calcium par l'organisme.C'est pourquoi on ne profite pas pleinement du calcium du lait si on le mélange à nos céréales.Cela doit être pris en considération dans le calcul des milligrammes de calcium qu'on a ingéré dans la journée.Dans certains cas d'hypertension, on peut bénéficier d'une augmentation de l'absorption calcique, le calcium pouvant faire compétition au sodium dans l'or- ganisme.Cela vaut surtout pour les gens qui sont vulnérables au sodium.Dans d'autres cas d'hypertension, le calcium peut nuire au patient davantage qu'aider.Enfin, certaines éludes, présentées par le Dr Harold Neumark, du Centre de cancérologie Memorial Sloan-Kettering de New-York, suggèrent que l'on pourait éviter le cancer du colon par l'ingestion de calcium.D'après l'état des connaissances actuelles, les scientifiques affirment que tous les suppléments calciques sur le marché (il y en a des centaines) s'équivalent.On recommande cependant aux personnes âgées de prendre la forme effervescente: l'estomac ne produit plus assez d'acide pour dissoudre tout le comprimé.La forme intermédiaire entre le comprimé et le sachet effervescent: le comprimé à mâcher.Le Dr Nordin suggère de prendre le supplément le soir.« La dissolution de l'os se fait continuellement, et le jour, elle est compensée par une arrivée de calcium, explique-t-il.En prenant le comprimé le soir, on procure à l'organisme un apport de calcium pour la nuit.» La meilleure façon d'éviter l'ostéoporose consiste à avoir un bon capital osseux de départ.À trente-cinq ans, tout le monde commence a perdre de la masse osseuse.Plus le capital de départ est élevé, plus tard on atteint la zone de fragilité excessive de l'os.SANTE L osteodensitometre: une priorité pour la santé des os SUITE DE LA PACE B 1 avec les femmes à risques, pour vérifier l'efficacité du traitement ou d'un meilleur régime de vie.«Actuellement, déplore-t-clle, la situation est telle que le médecin doit évaluer sa patiente au jugé, d'après un questionnaire portant sur son poids, sa taille, ses habitudes alimentaires, sa consommation de cigarettes et d'alcool, la couleur de ses cheveux, etc.Les éléments les plus accablants se trouvent chez la blonde de petite ossature qui fume, prend souvent de l'alcool, plus de quatre cafés par jour, ne fait pas d'activité physique et dédaigne les produits laitiers! L'ostéoporose est une maladie qui grandit en importance lorsque le ratio de personnes âgées augmente dans une population.La prévention devient alors aussi importante que dans le cas des maladies cardiaques ou du cancer.Gruger son capital Le test à l'ostéodensitomètrc permet d'évaluer la densité osseuse d'une femme ou d'un homme.Comme tout le monde perd régulièrement de l'os à partir de l'âge de 35 ans, il est important de savoir quel est notre «capital » de départ, pour voir si nous entrerons dans la zone de fracture au cours de notre vie.Les personnes à risques peuvent alors se protéger en prenant des suppléments calciques et des hormones de remplacement au moment de la ménopause.Le Dr Nordin fait état d'une étude qui démontre que les adolescentes possèdent déjà 96 p.cent de la masse osseuse de leur mère.Il ne leur reste que peu d'années pour compléter et maximiser leur capital.A 35 ans, le capital osseux entame sa pente descendante.MALADES Malades .a l'os SUITE DE LA PAGE B 1 Une étude réalisée sur 195 femmes, en Angleterre par J.M.Aitken, suggère que les femmes qui ont une masse osseuse plus importante vivent plus longtemps.Toutes ces femmes avaient subi une fracture fémorale à la suite d'un petit accident.24 p.cent d'entre elles moururent au cours des trois premiers mois.Celles qui ont passé le cap des trois mois avaient une masse osseuse signi-ficativement plus élevée que celles qui ont décédé.On perd de la matière osseuse surtout au niveau de l'os spongieux, cette zone interne de l'os constituées de travées et de plaquettes plutôt que de l'os compact, la partie la plus extérieure.L'os spongieux présente une surface d'absorption ou de résorption du calcium trois fois plus grande que l'os compact.Cela explique pourquoi l'ostéoporose se manifeste de façon plus évidente dans le tissu spongieux.L'os a l'air d'un matériau inerte mais en réalité, il est constamment le siège de réactions chimiques qui le font et le défont.L'organisme puise dans l'os le calcium nécessaire au bon fonctionnement des nerfs, du coeur, des muscles et de chaque cellule.Il prend dans l'alimentation le calcium nécessaire à la formation de l'os.Le taux de calcium dans le sang est réglé très étroitement.À l'âge de trente-cinq ans, l'os se défait plus rapidement qu'il ne se reforme, d'où une baisse graduelle de sa densité, qu'on peut mesurer au moyen d'un osteodensitometre.La femme est cependant plus menacée que l'homme par la fragilité des os: lorsque sa densité osseuse est à son meilleur, elle est encore au- dessous de celle de l'homme.Dès l'âge de trente-cinq ans.elle perd de sa capacité osseuse au même rythme que l'homme mais son capital de départ est moindre.Uc plus, au moment de la ménopause, la perte de l'os adopte un rythme accéléré pour une dizaine d'an- nées, avant de retrouver le rythme antérieur.Les médicaments On dit qu'une personne souffre d'ostéoporose stéroidienne lorsque la maladie est due à la prise de corticostéroïdes.Cette forme d'ostéoporose est de plus en plus diagnostiquée du fait que les maladies qui nécessitent une corticothérapie (allergies, asthme, rhumatismes) ne cessent d'augmenter.D'autres médicaments peuvent altérer l'assimilation du calcium par l'os, comme la tetracycline, les préparations anti-acides et les hormones thyroïdiennes.La reconstitution H existe un espoir de reconstituer l'os décalcifié, c'est l'administration de calcitonine.Cette hormone empêche la dissolution du cacium de l'os mais pas son assimilation.Le Dr |.Y Reginster, de Liège, a étudié un groupe de 113 femmes bien portantes.Après une année, celles traitées par un spray nasal de calcitonine montraient un accroissement de la masse osseuse de 1,4 p.cent alors que celles du groupe témoin accusaient une perte de 3 p.cent.Le Dr Reginster voit la calcitonine comme une possibilité d'éviter l'ostéoporose chez les femmes qui présentent un risque élevé et qui présentent des contrindications aux oestrogènes.Des études effectuées à la clinique Mayo de New-York démontrent que l'administration de fluorures peut avoir un effet renforcissant.Le fluorure reconstitue l'os à la place du calcium : il en résulte un os moins solide que l'os au calcium mais tout de même renforci par rapport à son état précédent.Quant à la vitamine D, elle n'a abolument aucun effet sur l'absorption de calcium par l'organisme.«À moins de souffrir de carence en vitamine D, ce qui est rare dans nos sociétés, la vitamine agit pratiquement comme placebo», explique le Dr Christopher Nordin, de l'Institut des sciences médicales et vétérinaires, en Australie du Sud.Médecine L'élixir des dieux et la gueule de bois W.CIFFORD-JONES ï collaboration spéciale 1 Le colonel Washington Cloud, un avocat de renom du « Deep South », rentrait un soir chez lui, en titubant quelque peu après avoir festoyé en compagnie de quelques amis, lorsqu'il croisa sur son chemin une amie de sa femme, qui lui reprocha vertement sa conduite, en lui disant finalement: «Si j'étais votre femme.Monsieur, je verserais du poison dans votre verre.» «Si j'étais votre mari.Madame, je le boirais», répondit sans hésiter le colonel.À l'instar de Washington Cloud, beaucoup de gens souhaiteraient peut-être, bien que pour une autre raison, que quelqu'un leur offre un verre de poison le matin, après une nuit de libations.Quelle est la raison de cette épouvantable sensation que l'on éprouve en s'éveillant, au lendemain d'une soirée passée à boire?Quels sont les alcools les plus nocifs à ce titre?Et quelle est la meilleure façon de prévenir ou de traiter la «gueule de bois»?La recherche a établi que nous avons tous tendance à faire comme les autres.La majorité des gens boivent à peu près la même quantité d'alcool, et à la même vitesse, à un party.Mais chacun de nous a une tolérance différente: d'aucuns auront la «gueule de bois» après un simple verre de vin, tandis que d'autres pourront en boire toute une bouteille sans rien ressentir de particulier.Les symptômes physiques qui sont responsables de cette terrible sensation sont un engorgement des vaisseaux sanguins dans le cerveau, qui étirent les terminaisons nerveuses.L'intensité de l'obnubilation est essentiellement déterminée par la quantité plutôt que par le type d'alcool consommé.Mais once pour once, certains alcools sont plus violents que d'autres.Certaines substances non alcooliques sont présentes dans la plupart des boissons alcooliques.Les fabricants s'en servent pour amplifier la couleur, le goût et l'arôme de l'alcool et du vin.Le vin blanc contient des préservatifs tels les sulfites, tandis que beaucoup de vins rouges contiennent de l'histamine, susceptible de déclencher une réaction allergique.En cette fin d'année, que ce soit à la réception du bureau, au déjeuner de Noël ou au party du Nouvel An, nous boirons tous notre verre favori.Mais si vous n'avez pas acquis un goût pour une boisson particulière, songez à celle des Russes, la vodka: sans couleur, sans saveur et presque sans odeur, sans la plupart des additifs habituels, c'est presque tout simplement de l'alcool éthylique et de l'eau.Le gin contient lui aussi peu de substances toxiques, mais il est par contre connu pour l'état dépressif qu'il provoque chez certaines personnes.Les Américains penseront toutefois très peu aux Russes durant la saison des Fêtes, car le bourbon dont ils sont friands contient le taux le plus élevé d'additifs, tout comme le cognac d'ailleurs.Ces alcools sont vieillis dans des fûts, et absorbent beaucoup de substances contenues dans le bois.Les amateurs de rhum feraient bien de s'en tenir au rhum blanc plutôt qu'au brun.Quant à l'élixir des dieux, les crus de Bourgogne pourront contenir jusqu'à dix fois plus d'histamine que les autres vins rouges et jusqu'à quinze fois plus que les vins blancs.Si l'on a le nez bouché après avoir bu un verre de vin rouge, cela peut être le fait de l'histamine.Par contre, les vins de grand cru contiennent moins d'additifs, et sont par conséquent moins susceptibles de provoquer des maux de tète.Peut-on prévenir la gueule de bois ou le sentiment d'être sur le point de passer de vie à trépas qui résulte parfois de libations trop généreuses?Les buveurs avisés savent que le fructose, l'un des édulcorants les plus communs, accroit le taux de métabolisation de l'alcool par l'organisme.Ils prennent ainsi un verre de jus de tomate, de raisin ou de pomme, riches en fructose, avant de se rendre à une réception.Ils tapissent aussi leur estomac d'aliments à haute teneur en protéines, tels le lait ou le fromage, pour aider à en prévenir l'irritation.Dans le courant de la soirée, ils mélangent à l'alcool une boisson contenant du fructose, ou à base carbonatée, comme le soda.Ils savent aussi que l'essentiel est de boire lentement, et surtout, ils connaissent leurs limites.Mais si toutes les bonnes intentions échouent, quelle est la meilleure façon de traiter la gueule de bois?Ne croyez pas trop au folklore: prendre un autre verre pourra apporter un soulagement temporaire, mais cela pourra aussi déclencher à nouveau le cercle vicieux.Et celui qui a inventé la recette de l'oeuf cru additionné de sauce Worcester était de toute évidence un masochiste.La meilleure façon, et la moins douloureuse, est sans aucun doute de dormir.Si c'est impossible, prenez une longue douche, puis appliquez-vous des compresses froides sur le front et la nuque, afin de contracter les vaisseaux engorgés du cerveau.La caféine contenue dans le café et le thé, de même que l'aspirine, redonneront souvent aux vaisseaux leurs dimensions normales.Allez faire une longue marche à l'air frais.Buvez beaucoup de jus de fruit ou d'eau, et à votre prochain repas, consommez des hydrates de carbone plutôt que des aliments lourds et gras.Chacun sait que l'alcool et la conduite d'un véhicule ne vont pas ensemble.Mais les automobilistes qui se sentent suffisamment sobres mais ne sont pas pour autant totalement rétablis, sont eux aussi dangereux.En 1983, une étude effectuée en Suède a établi que les facultés d'un conducteur ayant la gueule de bois étaient réduites d'au moins 20 pour cent.D'autres recherches ont confirmé que la mémoire, la concentration et l'aptitude à compter sont aussi en baisse après une nuit de libations.Et la Marine américaine souligne que 14 heures après avoir bu, les pilotes, même s'ils se sentaient en excellente forme, fonctionnaient moins bien sur les simulateurs de vol que 48 heures plus tard.l'ose espérer que celte rubrique épargnera aux lecteurs un terrible mal de tête au cours des Fêtes, ou, ce qui est beaucoup plus grave, une tragédie au volant.Et je profite de l'occasion pour vous adresser mes meilleurs voeux pour 1989. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 DECEMBRE 1983 \u2022 B5 ni LE SÉISME EN ARMÉNIE Bien habillé pour affronter le froid, cet homme transporte des owXàOiSKcwaCft vêtements et des couvertures qui seront acheminés aujourd'hui en URSS.La marchandise est triée, pliée et rangée dans des boites, qui sont ensuite identifiées.D'un côté les vêtements pour hommes, de l'autre ceux pour femmes et pour enfants.Des membres d'une famille transportent un cercueil contenant les corps d'un couple mort dans le tremblement de terre de mercredi en Arménie soviétique.PHOTO AP Carnet d'adresses des centres de secours lent ^\"populaUon PdéposeMes Des centaines de bénévoles se serrent les coudes au centre communautaire arménien de Montréal, dons dans l'un des centres sui- Les vêtements sont empilés dans le gymnase.va n.t s: ¦ École arménienne Notre-Dame-de-Nareg.I0085.rue Durham, à l'angle de la rue Sauriol.à Montréal.(388-2507) ¦ Centre communautaire arménien, 5401, rue Olivar-Asselin.Montréal.( 55I-5777) ¦ Centre culturel Tekeyan.825, rue Manoogian, Saint-Laurent.(747-6680) ¦ Centre Nor-Seround.I565, rue Dudemaine, Montréal.( 536-4448) ¦ Église arménienne catholique Notre-Dame-de-Nareg, 858 Côte-Vertu.Montréal.(748-6455) ¦ Église arménienne évangélique de Montréal.7290, rue Uloom-field.Montreal.(272-8570) ¦ Entrepôt de la ville de Montréal au 2275 est, boulevard Saint-loseph.à Montréal.¦ Le bureau de la Société canadienne de la Croix-Rouge, division du Quebec, est ouvert de 9h a I8h, au 2170 ouest, boulevard René-Lévesque, à Montréal.H3H-IR6.Le bureau de l'est du Québec est situé au 1205 ouest, boulevard Ce jeune Arménien de Montréal a tout juste la bonne taille pour travailler sans se cogner la tète au plafond.Des bénévoles font la circulation pour éviter les embouteillages dans les environs du centre communautaire arménien, rue Olivar-Asselin, â Cartierville.PH0T0S BERNA\"°BRAULT-u < B 6 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 11 DECEMBRE 1988 L'acouphène, une maladie malheureusement peu connue iinVï.-.u.» -:r.zz PHOTO LUC SIMON PERRAULT, Li Presse Normand Boisvert ¦ Maurice ;i 48 ans.Depuis trois ans il entend des bruits que les autres membres de sa famille n'entendent pas.Son médecin de famille lui a dit qu'il était victime d'hallucinations auditives, en d'autres mots qu'il imaginait des bruits et qu'il devrait peut-être consulter un psychiatre.Persuadé qu'il n'était pas fou.Maurice, qui demeure à Trois-Ri-viéres.a décide de venir consulter un oto-rhino-laryngologiste à Montréal.Le spécialiste a rapidement diagnostiqué le malaise dont souffrait son patient.Une ACAPULCO\t\t\t\tSPÉCIAL 15 DEC.\t AVION seulement\t\t349\t\t\t1 semaine ou 2 semaines SAND'S\t(déjeuners) 15 déc.1 sem.399\t\t\t\t -12-19-26 JANV.SUITES ALBA MARGARITA FLAMINGO CITY maladie qui est encore tré
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