La presse, 24 janvier 1989, Cahier A
[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMÉRIQUE QUËRIN C mazDa § La metco Aujourd hufc Ensoleille en matinee quelques nuages par la suite Minimum - 14* Maximum 0' Demain: Ensoleille et froid DETAILS PACE A2 \u2022 MONTRÉAL.MARDI 24 JANVIER 1989 105» ANNEE N° 95 60 PAGES, 4 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine 45 cents Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ lies de La Madeleine 90 cents Aujounihui Dupras quitte la direction du Parti SS'assfc civique pour une question d'image Les Flames de Calgary ont fait subir hier au Canadien sa première défaite en 19 matches au Forum, l'emportant 3-1.On se serait cru en series éliminatoires tellement le spectacle a ete rapide et enlevant.Bl BOURASSA A l'issue d'un entretien de deux heures avec le président Mitterrand, le premier ministre Bourassa propose que la Francophonie et le Commonwealth s'allient pour déclarer la guerre a la pollution.A3 TRANSPORT Repondant au plan d'action propose par le ministre des Transports, les maires des 29 municipalités de l'île de Montreal disent privilégier une revision du dossier de l'autoroute métropolitaine.A8 ARGENTINE A l'issue de combats acharnes qui auraient fait plus de 20 morts, l'armes arfjentins reprend !e controls d'une caserne située prés de Buenos Aires, qu'une cinquantaine de civils avaient occupée a l'aube.Cl LA MODE Les styles forts des sous-vêtements masculins d'aujourd'hui permettent a ceux qui les portent d'exprimer leur personnalité secrète: tout le monde a désormais quelque chose a déclarer et plus rien à cacher.Sommaire Annonces classées immobilier.C4 4C6 marchandises.C6.C7 emplois.\u201e.\u2014.C71C9 automobiles.C9, C10 propositions d'affaires.B6 Arts et spectacles informations.A13 a A15 horaires.A15, A16 Bandes dessinées.C7 Bridge.A10 Décès.C11 Économie.B4 a B16 Éditorial.B2 Étes-vous observateur?.C4 Feuilleton.C5 Horoscope.C8 Le monde.A8à A10 Mots croisés.C10, S10 \u2022 Mot mystère».C9 Télévision.A13, A14 Tribune libre.B2 Vivre aujourd'hui la mode._.Cl aCS Très fier de l'élan qu'il a donné au Parti civique de Montréal.Claude Dupras en quitte pourtant la direction, persuadé qu'il n'a pas les atouts requis pour le porter au pouvoir aux élections de 1990.Très humblement, le chef démissionnaire reconnaît n'avoir pas le don de communication, ni l'image charismatique que récla- ment désormais les électeurs.«Il est temps que je me retire pour que le Parti civique prenne son envol», dit-il.Il démissionne donc essentiellement pour une question d'image.«Il faut être réaliste en politique.La politique, c'est aussi un commerce d'image et d'illusion », a-t-il déclaré.Il en est arrivé à cette décision difficile après diverses consultations, des sondages, des « focus groups*.«le n'ai pas la capacité de convaincre les Montréalais que je puisse gagner les élections, constate-t-il, même si je sais que je pourrais être un bon maire.» Il ne briguera pas non plus les suffrages lors des élections municipales dans Sault-au-Récollet.en avril.Mais il reste membre du parti et n'écarte pas la possibilité d'être candidat-conseiller aux elections de 1990.cembre, la préférence des Montréalais que dans une proportion de 21 p.cent, soit six points de plus qu'en février dernier, indi-que-t-il.«l'ai analysé ma performance et celle du Parti civique depuis deux ans et demi et je m'estime relativement satisfait», dit M.VOIR DUPRAS EN A 2 Le Parti civique n'avait, en dé- \u2022 B 2: Claude MaSSOn m.Claude Dupras Salvador Dali, le dernier génie du surréalisme, meurt à 84 ans JOCELVNE LEPAGE Parmi les millions de fans dans le monde qui pleuraient, hier, la mort, à 84 ans, de Salvador Dali, survenue vers 10 h 15, heure locale, a l'hôpital de Figueras.en Espagne, deux Québécois avaient des raisons particulières de méditer sur le décès du célèbre peintre surréaliste et du plus grand excentrique du siècle: le décoraleur et couturier Gilles Gagné, qui l'a bien connu, et |ean-Pierre Ferland qui s'apprête à présenter l'opéra populaire Cala, inspiré de l'histoire d'amour entre Dali et sa femme.Gala.«Ce matin, ça m'a fait mal, explique Jean-Pierre Ferland.même si la mort de Dali n'est pas une surprise.Ça fait quatre ans que je vis avec lui, pour preparer cet opéra.J'ai visité tous tes appartements que le couple a habités, j'ai lu tout Dali.C'était un superbe personnage, une des grandes 'boites' du siècle.Sa folie avait une grandeur inouïe.C'était un génie, aussi bien dans sa peinture que dans ses écrits, un artiste doté d'un sens de l'humour considérable, un homme très profond qu'il ne faut pas prendre à la légère.» Pour Ferland.Dali et Gala étaient des monstres, c'est vrai, des fous, mais ils ont créé cuire eux un amour «supé- VOIR OAU EN A 2 \u2022 A 13: Le génie le plus délirant Salvador Dali (1904-1989), photographié en 1979 Autre séisme en URSS: au moins 1000 morts Plusieurs villages engloutis sous un fleuve de boue d'après AFP.Reuter.UPIet AP_ MOSCOU n violent tremblement de terre s'est produit hier dans la république soviétique du Tadjikistan, engloutissant plusieurs villages sous un fleuve de boue et faisant au moins un millier de morts.Le séisme, le deuxième à survenir en URSS depuis celui du 7 décembre, qui avait fait 25000 victimes en Arménie, a déversé un mur de sable et de boue sur plusieurs villages de cette région montagneuse située près de la frontière afghane.«Le nombre des morts était estimé à 1000 au moins en fin de journée, a précisé l'agence Tass.mais ceci n'est encore qu'un chiffre provisoire, les f;Viltages recules des montagnes n'ayant pas encore élé inspectés.» Selon l'agence, la plupart des 150 maisons du village de Charora ont été détruites, et les routes sont entièrement ensevelies.De plus, les 70 maisons d'Okouli-Olou, un village voisin, se sont effondrées.Près d'un milliard de tonnes de boue auraient déferlé sur Charora, formant une couche qui dépasse 15 mètres de hauteur par endroits.Les lignes électriques ont été emportées sur des dizaines de kilomètres, ainsi que de nombreux ponts.Des milliers de tètes de bétail ont péri, et des centaines d'hectares de terres arables sont ensevelis sous la boue.Le mur de boue provoqué par le tremblement de terre mesure huit kilomètres d'est en ouest et a une largeur de 2,5 km, a précisé George Kochla-kov, vice-président du Conseil de la république, en soulignant que le séisme iui-mème, qui est survenu à 5 h du matin, avait duré 40 secondes.Le premier ministre tadjik, Izatoullo Khaeev, a déclaré que les premiers secours étaient arrivés deux heures après le drame.Il a souligné que la priorité, pour l'instant, était de sauver les personnes ensevelies qui pouvaient avoir survécu.VOIR SEISME EN A 2 Le juge Charles Gonthier, de la Cour d'appel, est nommé à la Cour suprême JOYCE NAPIER ettant un terme aux rumeurs qui circulaient dans les milieux judiciaires depuis plusieurs mois, le premier ministre, M.Brian Mulroney, a annoncé hier que les deux postes vacants à la Cour suprême seront comblés le Ier février, l'un par un juge de la Cour d'appel du Québec (le juge Charles Doherty Gonthier) et l'autre par un juge du plus haut tribunal de l'Ontario (le juge Peter de Carteret Cory).En choisissant ces deux juges pour combler le vide à la Cour suprême, M.Mulroney a préféré raviver la tradition qui veut que les juges du plus haut tribunal du pays viennent des hautes cours des provinces.Au printemps dernier, le premier ministre avait rompu avec la coutume, et, à la grande surprise des observateurs, avait nommé un avocat de Toronto, Me |ohn Sopinka, pour remplacer le juge willard Estey, qui avait démissionné au mois d'avril pour retourner à la pratique privée.Ainsi, hier, le premier ministre a annoncé la nomination du juge Charles Doherty Gonthier, 60 PHOTO P.-M.TALBOT.L> PrttSt Le juge Charles Gonthier ans, de la Cour d'appel du Québec depuis huit mois, en remplacement du juge québécois lean Beetz, qui a démissionné le 10 novembre pour des raisons de santé.Il était atteint d'un cancer.Le juge Peter de Carteret Cory, 63 ans, remplacera le juge Gérald Le Dain, qui a lui aussi démissionné pour des raisons de santé, le 30 novembre.Les deux juges entreront en fonction le Ier février, une semaine après l'ouverture de la session de la Cour suprême, qui, avec ces deux nominations, retrouve son effectif régulier de neuf magistrats.les nouvelles nomination?mit été accueillies avec grand soulagement par le juge en chef de la Cour suprême, M.Brian Dickson, qui, la semaine dernière, s'était vu forcé de remettre quatre causes en raison des deux postes vacants, en attendant d'avoir un tribunal complet.Dans une déclaration écrite, le juge Dickson a dit qu'il était très heureux de ces nominations, ajoutant que les deux juges sont parfaitement bilingues, ont tous deux de l'expérience en première instance et en appel, et ont montré dans leur travail «sagesse, dévouement, et intégrité».Tous deux sont «des juristes éminents du Canada, et mes collègues et moi-même sommes enchantés de les accueillir comme membres de notre cour».Le Juge Gonthier Lors d'une entrevue avec La Presse, à son bureau du Palais de VOIR JUGE EN A 2 Pas d'entente entre la FTQ et Frappier PAUL DURIVACE \u2022J e Fonds de solidarité de la mm réucfàiioiî ùc3 iiavdiilcuis du Québec (FTQ) et l'Institut Armand-Frappier n'ont pu en arriver à une entente, hier, concernant la relance des activités de production et de commercialisation du réputé centre de recherche en biotechno-logies.Les négociations, toutefois, se poursuivent.L'Institut et l'Université du Québec, dont il est une constituante depuis 1972, avaient fixé à 17h, hier, le délai pour parvenir à une entente avec le Fonds de solidarité, à défaut de quoi les négociations, déjà* très avancées avec la société ontarienne Connaught, reprendraient.Les discussions avec le Fonds de solidarité devaient cependant achopper, hier, sur la participation de la société torontoise Connaught Laboratories au projet de relance de la division des vaccins.L'Insti- tut veut que Connaught, à qui la vente de la division vaccins semblait acquise avant l'intervention du Fonds de solidarité de ia FTQ, eu soit ie maître d'oeuvre.Malgré l'ultimatum de l'Institut, le dossier est toujours ouvert, assure M.Louis Fournier, porte-parole du Fonds de solidarité.«Nous poursuivons nos démarches auprès de la direction de l'Institut ainsi qu'au niveau gouvernemental le plus élevé», lance-t-il, en évoquant une possible intervention du ministre Claude Ryan dans le dossier, qui s'en est bien gardé jusqu'à maintenant.Du côté de l'Institut, on promet d'ailleurs d'analyser attentivement la contre-offre du Fonds de solidarité (que l'on n'aurait reçue qu'à 18 h 30).Une décision est promise d'ici à vendredi, date d'échéance de l'offre; entre-temps, la vente à Connaught demeure suspendue.VOIR FTQ EN A 2 La destination par excellence 1 semaine à partir de 2 semaines à partir de 775$ 1099s $ Plus taxes Tarit spécial partir de 581 partir de824^ ***** Pour bénéficier du rabais, la réservation doit être faite au plus tard le 27 janvier., Consultez notre brochure disponible '£\",^jj\"J^g C^QICOS TPOUI*S chez votre agent de voyages.ES A 2 \u2022 LA PRESSfi, MONTREAL, MARDI 24 JANVIER 1989 SI 111.DE I A l M DUPRAS ; quitte la civique pour une SÉISME du Part dlmeee Dupras.Il rappelle avoir contribue à la naissance d'un vrai parti démocratique, avec une constitution, 2000 membres, un bulletin d'information, un premier congres d'orientation politique, un manifeste, un fonds électoral de $250000.etc.« Mais il faut au chef des atouts pour remporter la victoire aux prochaines élections.Comme je ne possède pas les qualités nécessaires, il est préférable que les destinées et l'orienf«tion du parti soient remises à quelqu'un d'autre.«Comment proposer des solutions aux Montréalais si les gens ne m'écoutent pas?le ne rends pas service à mon parti.Ça prend quelqu'un qui passe l'écran, qui va se faire Inviter à la télé.Ce que f: dis est peut-être cynique, mais en suis victime.» Le conseiller Auf Der Maur, porte-parole politique du parti, renchérit: «Trop souvent en politique, on voit le triomphe du sty le sur la substance, et c'est mal-heureux.Il est dommage que tes Montréalais n'aient pas su reconnaître les qualités de M.Dupras.» Celui-ci espère que son départ ouvrira la porte à un nouveau leader démocrate.«Quelqu'un doit se lever et se montrer capable de rallier les Montréalais pour remplacer l'administration Doré, coûteuse et sans gouvernail.» Il te montre sceptique quant à la possibilité que d'anciennes vedettes du PCM.comme MM.Pierre Lo-range ou Yvon Lamarre, soient sur les rangs.M.Dupras avait pris les rennes du parti à l'été 1986, quelques mois avant les élections municipales.Il avait alors été préféré à six autres candidats par le Parti civique d'alors (composé de 82 personnes, conseillers et ex-conseillers).Défait aux élections de novembre 1986 où il avait obtenu environ 30 p.cent des voix, M.Dupras s'était ensuite appliqué à faire du PCM un véritable parti démocratique.Il avait déjà joué ce rôle de pillier au Parti conservateur, sous MM.Standfield et Clark, «je sais ce qu'est la politique quand le chef a de la difficulté à communiquer.» La direction intérimaire du PCM est assurée par la vice-présidente.Me locelyne Ménard.Le congres au leadership du parti, qui réunira 700 délégués, n'aura lieu qu'après les élections partielles dans Sault-au-Récollet.en mai ou juin.De son côté, le maire lean Doré a rendu hommage aux efforts de M.Dupras pour moderniser et démocratiser son parti.Il a souligné la qualité de sa contribution à la vie démocratique montréalaise et il souhaite que M.Dupras continue à s'intéresser à la vie municipale, a Où donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants: \u2022 a Montréal: Centre permanent de la Croix-rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 9 h à20h; \u2022 à Montréal: université McGill, faculté du Génie, salle principale, édifice du Génie McConnell, campus McGill, entrée rue Milton à l'angle de la rue Université, de 10 h à 18 h; \u2022 à Montréal : paroisse Saint-|ean-de-Matha, sous-sol de l'église Saint-|ean-dc-Matha, 6821, rue d'Aragon (angle Allard), de 12 h 343 à 20 h 30; \u2022 à Montréal: université Concordia, campus Loyala, salon principale, 2e étage, 7141 ouest, rue Sherbrooke, de 10 h à 19 h.Autre saisine tn URSS: au motos 1000 Tass a fait savoir enfin que le barrage de Ragoun, le plus grand barrage en terre du monde, n'avait pas souffert, non plus que la capitale de la république, Douchanbé, dont les habitant* «en ont été quittes pour la peur».Comme l'Arménie, le Tadjikistan est victime de sa position au coeur d'une région à haute sismi-cité.Cette république soviétique, s'étendant sur le Pamir et limitrophe de la Chine et de l'Afghanistan, est située dans une zone où se retrouvent trois grandes plaques tectoniques; deux de ces plaques gigantesques, l'Afrique et l'Arabie, se déplacent vers le nord et le nord-est, venant heurter la plaque nord-asiatique.Ce mouvement, i l'origine de la formation de* montagnes d'Asie centrale, plisse les couches géologiques et les amène à se chevaucher, provoquant régulièrement des tremblements de terre.Le fait que ce* régions difficiles d'accès soient peu peuplées explique pourquoi la majorité des secousses ne provoquent pas de dégâts notables, alors que celles qui frappent des zones habitées prennent souvent des proportions cataclysm iques.Le Pamir \u2014 dont le sommet, Kongur Tagh.situé en Chine, atteint 77I9 mètres \u2014 forme un noeud monumental de montagnes rayonnant dan* tout le* sens.Cette ossature colossale comprend plus particulièrement le massif de l'Himalaya: selon certains spécialistes, le* tremblements de terre que connaît la région pourraient être également dus à la poursuite du soulèvement du «toit» de notre planète.?DALI Salvador Dali, la damier eéAJs du surréalisme, meurt * 84 ans rieur», un amour au delà du quotidien et de la possession.Il* étaient tous les deux de* artistes qui ont voulu changer le monde, dans les années vingt, et qui ont décidé de faire de l'argent, plus tard, pour ne pas être dépossédés comme bien des artistes par le* Rockfeller et compagnie.«On vit une nouvelle version du surréalisme aujourd'hui chez le* jeunes, dit-il.Mais c'est une version moins intellectuelle et plus légère.On cherche quelque chose qui' n'existe pas.» «Une époque de ma vie vient de prendre fin», dit pour sa part Gilles Gagné, lui-même un excentrique, qui, pendant une quinzaine d'années à partir de 1968, voyait régulièrement son «idole», en particulier à New York où le grand maitre vivait dans des hôtels de luxe.«Dali était aussi excentrique dans sa vie privée que dans sa vie publique, dit-il.Il aimait la publicité, mai* pas n'importe laquelle.Il refusait des entrevues si on ne lui donnait pas la couverture.C'était un vrai fou, un beau fou.le me souviens d'une chambre à coucher dans sa maison en Espagne, entièrement ta-pissée de peaUx de mouton de perse brun.«Dali aimait provoquer, 'shaker' le monde.Une fols, il nous avait emmenés, en limousine, à Précisions ¦ Notre édition de samedi dernier mentionnait qu'une épicerie Provigo avait écopé d'une amende de S 500 pour des rebuts à l'extérieur qui dégageaient des mauvaises odeurs.Il s'agissait du Provigo situé au 2300, rue Lu-cerne, à Mont-Royal.Par ailleurs, dans la photo qui illustrait hier l'article intitulé «C'est la fête chez les Roumains de Montréal », îonel Yucu niais bien jean-Constantin Bratîanu que l'on voyait debout, écoutant M.Aurel Manolescu raconter l'événement historique de l'Union des Roumains.LA MÉTÉO\t\t\t\t\t\t\t\t Québec\t\t\tAujixmrW\tÉtats-Unis\t\t\t\t Abitibi\t-29\t-12\tEnsoleillé\t\t\tHa.\t\tMn.Outaouais\t-14\t0\tEnsoleillé\tBoston\t-2\tS N.-Onëans\t3\t21 Laurentides\t-20\t-2\tEnsoleillé\tBuffalo\t3\t9 Pittsburgh\t-6\t13 Cantons oelEst\t-18\t0\tDégagement\tChicago\t1\t10 S.Francisco\tS\t13 Maurice\t-14\t0\ttniefiju.\tMiami\t12\t23 Washington\t-2\t12 Québec\t-18\t-1\tEnsoleillé\tNew York\t1\t9 Dallas\t8\t18 lac-Saint-Jean\t-25\t-10\tEfttfiii a\t\t\t\t\t Rrmouskl Gaspésle\t-18 -18\t-6 -6\tBtfoaSi Enjokai\tles capitales\t\t\t\t Baie-Comeau\t-22\t-9\tEaaoa i\t\tMa\tlex.\t\t Sept-lles\t-24\t-8\tEnsoleillé\tAiiistefUafll\t1\t3 Madrid\t-2\t12 Canada\tMr.\tUn.\t«gfoofM\tAthènes Acaputco\t3 21\t12 Moscou 30 Mexico\t0 7\t2 20 Victoria\t-3\t2\t\tBerlin\t-8\t2 Oslo\t-3\t5 Edmonton\t-17\t-6\t\tBruxelles\t3\t8 Parts\t0\tS Régine Wtnnipeo,\t-25\t-17\t\tBuenos Aires\t21\t24 Rome\t0\t\u2022 \t-20\t-11\t\tCopenhague\t-3\t3 Séoul\t2\t3 Toronto\t\t\t\tGenève\t1\t6 Stockholm\t-2\t2 \t-16\t0\t\tHcfig Kong\t10\t17 Tfjtwo\t3\t1 Halifax\t-8\t3\t\tLa Caire\t6\t17 Trinidad\t23\t30 Cnariottetown\t-14\t3\t\tLisbonne\tS\t15 Vienne\t3\t7 Saint-Jean\t-14\t9\t\tLondres\tS\t10\t\t La Quotidienne \u2022Tirage d'hier a trois chiffres 088 a quatre chiffres 3179 \u2014«-«- Une femme -jlorée est consolée par une compatriote après le séisme qui a dévasté hier une partie du Tadjikistan, tuant au moins 1 000 personnes.moroamn» 04-2-01 Mardi 24 Janvier 1989 l'inauguration d'une banque.Il avait été payé pour être présent, peut-être SI3000.Rendu sur place.Il a lancé une brique dans la vitrine.C'était sa signature.«Dali aimait être entouré, en particulier de jeunes, jolies et brillantes filles.Mais il aimait aussi les vieilles poudrées, comme Mae West et Zsa Zsa Cabor.Il avait une imagination sexuelle très spéciale.Il ne fumait pas, ne buvait rien d'autre que du Perrier et aimait le miel, qu'il collectionnait.«À New York, ii ne travaillait pas beaucoup et dormait souvent.S'il l'avait voulu, il aurait été un très grand peintre, ce qu'il n'a pas été, à mon avis.C'est le personnage qui l'a emporté.A moi, il a beaucoup appris.A ne pas me poser des questions Inutiles, à laisser vivre mon imagination.« Il n'y a pas de place, à Montréal, pour des fous comme lui.» Le dernier des trois grands peintres espagnols Salvador Dali, dernier des trois grands peintres espagnols qui ont marqué le XXe siècle avec Picasso et Miro, est mort hier d'un arrêt cardiaque à l'âge de 84 ans.Provocateur génial pour les uns, artiste dont la quête de publicité a dévoyé le talent pour les \u2022\u2022Utres D^îi s'est At0*nt flanc l'hA-pital de sa ville natale, Figueras.Il y avait été admis mercredi dernier, en raison de troubles cardiaques et d'une pneumonie.«Sa mort fut paisible et naturelle, a déclaré son avocat, il était conscient quelques secondes avant de mourir.» Dans un télégramme, le roi |uan Carlos, qui l'avait fait marquis, a déclaré que l'oeuvre de Dali resterait un point de référence unique dans l'histoire de la peinture.De France, le ministre de la Culture, lack Lang, a déploré la «perte d'un immense artiste, qui, par sa fascination pour l'invisible, est devenu visionnaire.» «il a marqué notre siècle comme peu d'autres l'ont fait.Une des plus grandes expériences de ma vie aura été de le connaître personnellement», a déclaré pour sa part la ministre de la Culture en Grèce, Mélina Mercouri.Le musée le plus kitesch au monde Dès l'annonce de sa mort, des groupes d'habitants se sont rassemblés devant l'hôpital de Figueras, petite ville tranquille qui a accédé à la célébrité mondiale grâce à son génial enfant Véritable mécène de sa localité, Dali a fait son plus beau cadeau avec un musée surréaliste, considéré par certains comme le musée le plus kitsch au monde, qu'il a conçu et qui fait tout naturelle- Comme l'Arménie, le Tadjikistan est victime de sa position au coeur d'une région à haute sismlcîté.Cette république soviétique, s'étendant sur le Pamir et limitrophe de la Chine et de l'Afghanistan, est située dans une zone où se retrouvent trois grandes plaques tectoniques.ment la part belle à ses oeuvres.Plus de 400000 visiteurs y défilent chaque année.W l|HI .TH.«.\u2014 \u2014 .\u2014 depuis plusieurs années, y sera inhumé sou* une pierre tombale anonyme, dans une crypte située dans la pièce principale.Les dra- Reaux espagnol et catalan qui ottent sur l'édifice ont été mis en berne.La dépouille a été exposée à la Tour Calatée, face au Musée, drapée dans un long linceul blanc et coiffée d'une couronne avant d'être embaumée.Son valet At> turo Caminada, n'a pu retenir ses larmes alors qu'il lissait les célèbres moustaches du maitre pour la dernière fois.Ha?et adulé Né le II mai 1904, Dali aura suscité autant de haine que d'adulation tout au Ions de sa carrière, dont le véritable déclic fut sa rencontre avec tes surréalistes, à la fin des années vingt, à Paris.C'est l'époque où Dali collabore avec Luis Bunuel à la réalisation de deux chefs-d'oeuvre du cinéma surréaliste: Un chien anda-lou et L'âge d'or.Sa rupture avec le mouvement lancé par André Breton, qui le baptisa un jour «Avida Dollars», d'après l'anagramme de son nom, ne sera Su'une péripétie sans lendemain ans une oeuvre marquée du sceau de la provocation et diversement appréciée.«je crois que Dali a été l'un des plus importants artistes surréalistes des années trente, mais qu'il n'a rien fait de significatif, artistiquement parlant, depuis lors», a ainsi déclaré le critique d'art new-yorkais Hilton Kramer, résumant ainsi un sentiment partagé pnr hirni Am professionnels.Mais son succès auprès du public ne s'est jamais démenti.Dali, qui ne pouvait plus peindre depuis cinq ans, laisse derrière lui une oeuvre importante, mais aussi des milliers de faux apparus sur le marché de l'art ces dernières années.Aussi discret que Dali était avide de publicité, le peintre surréaliste belge, Paul Delvaux, 91 ans, a toutefois rendu ainsi hommage au défunt: «il était convaincu de sa valeur, mais ça n'empêche rien.Sa valeur est là.Il est un grand artiste quelque soit ce qu'il pensait de lui-même.Il a fait des choses merveilleuses.» On évalue la succession de Dali, qui n'a jamais eu d'enfant, à quelque $87 millions.Une soeur lui survit, avec laquelle il n'avait plus de contacts depuis de nombreuses années, Ana Maria Dali, âgée de 80 ans.Le testament de Dali, selon les dernières volontés du peintre, ne sera dévoilé que quinze jours après sa mort.?JUGE Le luga Châtias Conthler, da la Cour d'appal, est nommé S la Cour suprême justice de Montréal, le juge Con-thier, père de cinq fils, s'est montré quelque peu étonné par sa nomination, «je pensais, jusqu'à tout récemment, que ma nomination à la Cour d'appel du Québec était la dernière étape de ma carrière, mais la maladie du juge Beetz a changé beaucoup de choses.» Visiblement ému, et encore sous l'effet d'une grande surprise, le juge Gonthier a expliqué qu'il devait encore se faire « psychologiquement à l'idée d'être devenu un juge du plus haut tribunal du pays».«C'est un poste d'influence, de grande responsabilité.C'est vraiment un grand défi», a-t-il ajouté.Le juge en chef de la Cour d'appel du Québec, M.Claude Bisson.a noté pour sa part, lors d'une entrevue, qu'avec cette nomination, le juge Gonthier va battre un record: il aura été le juge qui aura siégé le moins longtemps à la Cour d'appel du Québec, soit quelque huit mois seulement.Par ailleurs, le juge Bisson a fait valoir qu'il était difficile de tirer des conclusions sur l'orientation idéologique du juge Gonthier.Sera-t-il conservateur ou plutôt libéral dans ses décisions?Accor-dera-t-il une grande importance aux droits individuels?voudra-t-il Innover ou plutôt se ranger du côté de la tradition?Le juge Bisson a affirmé qu'il était impossible de mettre une étiquette sur le juge Gonthier.Son séjour à la Cour d'appel a été trop bref.Pour sa part, le juge Gonthier a également été vague à ce sujet: «Le rôle d'un juge est de décider sur I* base de ce qui lui est représenté».La nouvelle de cette nomination a surpris plus d'un observateur.On s'attendait à ce que le premier ministre nomme un expert en droit constitutionnel, étant donné les questions que cette cour sera appelée à trancher.Le juge Gonthier, qui a été pendant 14 ans juge à la Cour supérieure avant d'être nommé, en mai dernier, à la Cour d'appel, était spécialisé en droit commercial avant d'entreprendre une carrière dans la magistrature.Il a été élu président de la Conférence canadienne des juges, an août dernier.Civiliste de formation, il a travaillé dans le domaine du droit constitutionnel mais n'a jamais été considéré comme un ex- Jert en cette matière.«On a peut-ire cru qu'un généraliste qui a fait preuve de vision et de ponde* ration était un candidat valable», a dit le juge Bisson.Réactions La nouvelle de la nomination du juge Gonthier a été acueillie avec enthousiasme dans les milieux judiciaires et par ceux qui le connaissent.Le professeur de droit constitutionnel, M.Stephen Scott, de l'Université McGill, a qualifié le juge Gonthier de «très capable».«C'est une nomination qui se situe au centre du spectre politique.Le juge Gonthier est respecté tant par la magistrature que par le barreau.» Pour sa part, M.David Lank, président du conseil d'administration du Musée McCord, dont le juge Gonthier est membre, l'a qualifié de «fort et tranquille».Le bâtonnier du Québec, Me Guy Gilbert, a dit qu'il est un «grand juriste», et a souligné que cette nomination confirme «les grandes qualités que lui reconnaît la communauté juridique».Le juge Gonthier, fils de Georges Gonthier, Vérificateur général du Canada de 1923 à 1939, et l'un des fondateurs de l'école des Hautes Études Commerciales, est né à Montréal le 1er août 1928.Son grand-père maternel, Charles Doherty, a occupé le poste de ministre fédéral de la justice de 1911 à 1921.Quant au juge Peter Cory, père de trois fils, il est né à Windsor, en Ontario, le 25 octobre 1923.Il a été nommé en 1974 à la Cour suprême de l'Ontario, division de première instance, et à la Cour d'appel en 1981.11 avait commencé à pratiquer le droit au début des années 1950 après avoir servi dans l'armée canadienne pendant la Deuxième Guerre mondiale.\u2022 Le juge Bisson a dit hier que le juge Cory est un «grand amant du Québec», rappelant qu'il a décidé, de son propre chef, d'apprendre le français et de prendre régulièrement des cours d'immersion f » A.AL._____.J__.û longues années.?Pas d'cnterrta entra la FTQ et Frapptor Un communiqué de l'Institut, publié tard hier soir, précise que la proposition du Fonds de solidarité ne porte plus que sur la division des vaccins.Le Fonds visait jusqu'à récemment à acquérir toutes les activités de production, y compris la filiale Frappier Diagnostic.L'Institut a mis en vente sa filiale, ainsi que sa division de production de vaccins, l'automne dernier, en raison des importants déficits essuyés par celles-ci ces dernières années.Selon des rapports externes, les deux unités de fabrication de l'Institut ont perdu entre $34 millions et $4,5 millions au cours de chacune des trois dernières années, en raison de la forte concurrence, tant locale qu'internationale.La mise en vente des activités manufacturières de l'Institut Ar-mand-Frappier, qui se consacrerait dès lors à ses seules activités de recherche, soulève un tollé dans les milieux scientifiques ét syndicaux.Pour plusieurs, le maintien de la division commerciale est essentielle à la poursuite des travaux de recherche.Une centaine d'employés sur 350 sont touchés par ces décisions.?a LA PRESSÉ.MONTRÉAL, MARDI 24 JANWt 1989 \u2022 A3 Transports: une passe d'armes entre le «prince» Doré et le ministre Côté?La Commission parlementaire s'ouvre aujourd'hui et Montréal tentera d'y faire valoir ses propositions concernant le transport dans la métropole ANDRE PEPIN du bureau de LA PHtSSE QUEBtC ¦ Les élus municipaux de la grande region métropolitaine peuvent-ils encore forcer le gouvernement du Québec à modifier ses intentions pour améliorer la si- tuation du transport dans la métropole?La question se pose alors que débutent ce matin, à Québec, les travaux d'une commission parlementaire pour étudier le bien-fondé de la proposition gouvernementale d'investir près de $2 mil-liards dans la région métropolitaine, au cours des dix prochaines années.La réunion des élus debute dans un climat tendu puisque le maire lean Doré et les dirigeants de la Communauté urbaine de Montréal questionnent le plan du ministre des Transports, M.Marc-Yvan Côté.Les représentants de tous les élus pourront donc faire valoir leur point de vue, de même que le Laval aimerait bien avoir un monorail JEAN-PAUL CHARBONNI ¦ L'administration lavalloise croit qu'il serait beaucoup moins onéreux d'aménager un monorail sur une distance de 15 kilomètres pour le transport collectif Montréal-Laval plutôt que de prolonger le métro jusque dans l'île lé-sus.Amener le métro à Laval coûterait $50 millions du kilomètre, un investissement total de $750 millions.Selon le maire Lefebvre, la construction d'un monorail, faisant appel à la technologie québécoise et tel que pensé par la firme Bombardier, entraînerait une dépense de $13 millions du kilomètre.Selon le maire de Laval, un seul organisme régional devrait régir le transport en commun pour la Rive-Sud, Montréal et l'ile Jésus.D'après lui, le financement du transport en commun doit être réparti ainsi: 50 p.cent par les usagers, 20 p.cent par le gouvernement; 20 p.cent par les municipalités et 10 p.cent par diverses sources ( hausses du prix de l'essence ou des impôts).Pour ce qui est du monorail, le porte-parole de l'administration lavalloise explique que ce moyen de locomotion aurait une capacité de 20000 personnes à l'heure.Si jamais le ministre des Transports, M.Marc-Yvan Côté, acceptait la recommandation de Laval, il faudrait attendre au moins cinq ou six ans avant que le premier monorail, déjà baptisé du nom de «Le Régional», prenne son premier départ.Le tracé suggéré part du métro Henri-Bourassa, traverse la rivière des Prairies par le pont Viau et monte le boulevard des Laurenti-des jusqu'au boulevard Saint-Martin, puis se dirige vers l'ouest sur cette artère pour quitter l'île lesus par les boulevards Labelle et Chomedey, et, finalement le pont Cartierville.Il prend fin à la station de métro Bois-Francs.Pour l'usager, le monorail comporte un inconvénient par rapport au métro souterrain.En effet, avec un métro souterrain jusqu'à Laval, l'usager n'aurait pas PHOTO PIEWÏ McCANN.U Pmst M.Claude Lefebvre, maire de Laval, et la maquette du monorail.besoin de correspondance pour continuer jusqu'au centre-ville de Montréal, tandis qu'avec le monorail, l'usager doit changer de véhicule à la station Henri-Bourassa ou Bois-Francs.«Mais ce n'est qu'un détail, dit-on, car tout peut être pensé pour que le passager n'ait que quelques pas à franchir pour changer de wagon.» Ce métro sur rail peut être aménagé facilement, traversant les é-difices, passant sur les toits, tournant dans un faible rayon et s'adaptant aux fortes pentes.Les intempéries ne peuvent pas ralentir son allure.Il est climatisé, chauffé, anti-verglas et possède un système de déneigement à même les trains.Il ne cause pas de pollution, ne fait pas de bruit et laisse peu d'empreinte \\u sol.C'est le même genre de iK>norail que celui utilisé à Wai.vsney World.Le maire Lefebvre a expliqué qu'un mororail répondait bien plus aux besoins d'aujourd'hui qu'un métro.« Il faut trouver un moyen pour transporter les travailleurs et étudiants vers Montréal, tout en réduisant le nombre d'automobiles dans les rues.L'ile de Montréal importe 220000 personnes par jour: 170000 se rendent au centre-ville et les 50000 autres dans le West Island », précise-t-il.Ces 220 000 personnes ne proviennent pas toutes de Laval et de sa couronne nord, mais aussi de la Rive-Sud.Dans son mémoire, Laval demande également l'avancement de l'échéancier pour la construction du pont dans l'est de l'ile et pour le prolongement de l'autoroute 440.Alliance Québec: il n'y a pas eu de pressions politiques, disent les policiers JEAN-PAUL SOUI.IÉ ¦ Le premier front commun de toutes les associations de membres de corps policiers oeuvrant au Québec a connu hier, pour sa première conférence de presse, un baptême du feu houleux.En fait de feu, il s'agissait de celui d'Alliance Québec, et la houle était provoquée par les «fuites» largement publicisées concernant des pressions politiques qui empêcheraient le travail des enquêteurs d'aboutir à une ou des arrestations.Le président dé la Fraternité des policiers de la Communauté urbaine de Montréal, M.Yves Prud'homme, a été catégorique:-il n'y a eu aucune pression politique, aucune pression de la direction, sur le travail des enquêteurs.D'autre part, ce n'est pas un membre de la fraternité qui a transmis des renseignements, et.de toute façon, les informations divulguées par les médias sont fausses.«S'il y avait eu des pressions, nous les aurions dénoncées, a affirmé M.Prud'homme.On veut faire porter l'odieux de l'affaire sur les policiers.C'est de l'invention pure!» Si l'enquête interne qui a débuté aboutit à quelque chose, M.Prud'homme rappelle que la Fraternité représente l'ensemble des 4500 membres et qu'elle défendra ceux qui pourraient être accusés.Les représentants de quatre associations de policiers du Québec \u2014 SQ, CUM, polices municipales et GRC \u2014 s'étaient réunis toute la fin de semaine à St-Hyacinthe pour discuter de déontologie, de la nouvelle Loi 86, (qui doit entrer en vigueur bientôt) et du remplacement de la défunte Commission de police.À leur conférence de presse d'hier matin, à Montréal, submergés de questions sur les fuites dans l'af- PHOTO PIERRE McCANN.M Press» De gauche à droite, M.Jean-Guy Roch, président de la Fédération des policiers du Québec, M.Yves Prud'homme, président de la Fraternité des policiers de la CUM.M.Jocelyn Turcotte., président de l'Association des policiers provinciaux du Québec.faire d'Alliance Québec, les dirigeants des différentes associations de corps policiers du Québec ont déploré le fait qu'il n'y ait plus aucune autorité pour leur répondre, à l'échelon gouvernemental.Réclamant un Solliciteur général, ils affirment qu'il ne peut être que «le premier policier du Québec, .un emploi à temps plein qui ne saurait souffrir les distractions d'un second ministère».Actuellement, c'est le ministre de la justice.M.Gil Rémillard qui fait office de ministre de la Sécurité publique.À leur réunion de St-Hyaciri-the, en fin de semaine, la Loi 86, prévoyant une réforme de la déontologie et de la discipline policière a été le premier point à l'ordre du jour.Réclamant une justice uniforme, pour les policiers comme pour les simples citoyens, les dirigeants syndicaux policiers ont déploré le fait que des policiers soient traités diffé- remment des autres corporations professionnelles du Québec, et ils ont cité l'exemple d'un «avocat bien connu» qui n'est pas suspendu par sa corporation professionnelle et qui continue à bénéficier de la présomption d'innocence, alors que les policiers voient leur déontologie «administrée par des gens de l'extérieur».D'autre part, les représentants des corps policiers représentés se sont dit farouchement opposés à la désyndicalisation des sous-officiers.Promettant de rester vigilants dans le processus de réforme de la déontologie et de la discipline policière, les dirigeants syndicaux se sont engagés à ce que «la déontologie policière ne soit plus prise en otage par des petits groupes d'hystériques plus intéressés à promouvoir leurs intérêts personnels que les grands intérêts de la Justice».ministre qui.publiquement, a mis en doute les capacités financières et intellectuelle» du maire de Montréal, jeudi dernier.La publication, en août dernier, du fameux «plan de transport» n'a pas été aussi spectaculaire aue les annonces importantes faites à Montréal depuis 25 ans, comme par exemple celle d'y tenir une exposition universelle ou des (eux olympiques, mais les enjeux pour les Montréalais sont nombreux et fort importants.Les élus de l'Ile vont tout faire pour forcer le gouvernement à investir davantage dans le transport en commun, particulièrement pour desservir la clientèle de l'est, au moment où des études montrent que l'utilisation du transport en commun est en régression dans la région.Le maire Doré obtient des appuis de plusieurs groupes, en supposant au principe de l'étalement urbain.Les villes de banlieue, y compris les élus de la Montéregie.vont défendre l'idée de construire des voies de ceinture pour décon- gestionner les grandes artères de Montréal.Il s'agit de l'autoroute 30 sur la Rive-Sud et du prolongement de l'autoroute 25 vers la 440, au nord.Ce dernier prolongement suppose la construction d'un pont au-dessus de la rivière des prairies.Le maire de Montréal souhaite également une solution permanente à l'épineux dossier de l'autoroute Métropolitaine.Il propose de la construire carrément sous terre, ce qui lui a valu une gifle du bouillant ministre des Transport qui l'a qualifié de «prince».«Les services publics, égouts.gaz.électricité etc.passent sous la métropolitaine, du nord au sud.De plus, le transport des matières toxiques ou dangereuse est interdit dans les tunnels», soutient M.Côté, pour expliquer son impatience.Les discussions qui commencent aujourd'hui sont donc capitales pour l'ensemble des Montréalais puisqu'un blocage pourrait de nouveau retarder l'application des mesures correc- tives pour de nombreuses années.Ce qui a marqué ce débat depuis plusieurs mois, il est important de le souligner, c'est la rivalité qui marque les rapports entre le ministre Marc-Yvan Côté et les dirigeants de Montréal, de même que les responsables de la Société de transport de la région de Montréal.C'est maintenant un secret de polichinelle, le ministre reproche discrètement aux dirigeants de la métropole d'être issus de l'ère pequiste.Le débat risque donc d'être houleux au cours des prochains jours.Il sera également important de voir comment les dirigeants politiques de Laval, avec-un fort lobby, tenteront de profiter de la situation pour faire avancer deux projets qu'ils ont à coeur, soit le prolongement du métro jusqu'à leur île (ou bien l'aménagement d'un monorail) et la construction d'un nouveau pont au-dessus de la rivière Des Prairies.Curieusement, les députés de Montréal sont silencieux dans ce dossier, du moins jusqu'à maintenant.La CUM privilégie le transport en commun MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ La Communauté urbaine de Montréal invite le ministre des Transports à étudier en profondeur le dossier de l'autoroute Métropolitaine,' en plus d'accorder la priorité à l'expansion du réseau de transport en commun vers le nord-est et le nord-ouest de l'île et d'augmenter l'enveloppe financière réservée à la resolution des problèmes de transport dans la région montréalaise.Voilà les principales recommendations énoncées dans le mémoire que la CUM présentera à la Commission parlementaire sur le plan de transport du gouvernement du Québec, qui commence aujourd'hui à Québec.Rendu public hier en conférence de presse par le président de la CUM.M.Michel Hamelin, accompagné, entre autres, du maire de Montréal, M.Jean Doré, ce mémoire reprend les idées réitérées depuis août 1987 par les représentants de la CUM, sur les solutions à apporter aux problèmes de transport dans la région de Montréal.Répondant au plan d'action 1988-1998, proposé par le ministre des Transports, M.Marc-Yvan Côté, en août dernier, les maires des 29 municipalités de l'ile de Montréal privilégient «unanimement» une révision approfondie du dossier de l'autoroute Métropolitaine.La CUM ne «favorise pas de solution pour autant», a expliqué M.Hamelin, contrairement au maire Doré qui, la semaine dernière, s'est prononce ouvertement en faveur d'une autoroute périphérique en tranchée.Selon M.Hamelin, la simple réparation de l'autoroute, telle que proposée par M.Côté, ne serait «que rapiéçage à recommencer dans dix ans puisque le béton est rendu poreux et friable».M.Hamelin a de plus tenu à rappeler que l'autoroute Métropolitainre faisait partie de la Transcanadienne, et qu'il serait donc possible de demander la participation financière du gouverne- ment fédéral pour la réalisation d'une telle recherche.En plus de privilégier l'étude approfondie du transport routier périphérique, le mémoire propose en priorité l'amélioration du transport en commun vers le nurd-est et le nord-ouest de l'ile de Montreal.La CUM favorise donc la construction de la ligne 7 du métro, une ligne construite sur un axe nord-sud qui partirait des environs du parc Olympique, monterait vers le nord jusqu'à la rivière des Prairies et tournerait vers l'est à Montréal-Nord pour se rendre jusqu'au quartier Rivière-des-Prairies.La construction de cette ligne devrait se faire en même temps que le prolongement de la ligne 5 \u2014 qui traverse une partie de l'ile sur un axe est-ouest au nord de la montagne \u2014 vers Anjou, ainsi que la modernisation de la ligne 3, une ligne ferroviaire desservant le nord-ouest de l'ile, vers Deux-Montagnes.La CUM suggère aussi que l'enveloppe de $1,7 milliard proposées par le ministre Côté dans le plan d'action 1988-1998, «soit substantiellement augmentée».Les maires des municipalités de l'ile de Montréal croient que cette augmentation pourrait ; être financée à même les revenus de la taxe sur l'essence et aussi, si nécessaire, avec une partie des droits d'immatriculation.Quant aux voies de contournement de la ville, contrairement aux propositions du ministre Côté, la CUM ne croit pas qu'il faille accorder priorité à la construction d'un pont au bout de l'autoroute 25, ni aux autoroutes 30 et 440.A propos des problèmes de circulation dans le centre-ville, le maire Doré a tenu à faire savoir qu'un plan d'action serait rendu public sous peu afin d'apporter une solution au problème du stationnement en double sur les voies passantes, aux heures de pointe.Le maire a indiqué que des mesures serrées seraient instaurées pour empêcher les automobilistes \u2014 ainsi que les agents des forces de l'ordre qui leur donnent des contraventions \u2014 de se garer en double durant les heures de pointe.La saga de Royal Orr: tout le monde se défend et accuse.l'autre LOUIS FALARDEAU ¦ Le débat sur le traitement accordé par certains médias d'information au président d'Alliance Québec, M.Royal Orr, relativement à l'incendie des locaux de l'organisme qu'il préside, a continué de plus belle hier.Alors que le Conseil de presse annonçait qu'il se réunira d'urgence, demain, pour décider s'il accède à la demande de îa Fédération professionnelle des journalistes du Québec ( FPJQ) de créer un comité spécial pour enquêter sur cette question, les journalistes syndiques du Journal de Montréal dénonçaient le traitement accordé à l'affaire par la direction du quotidien.De son côté, M.Guy Crevier, le vice-président à l'information de Télé-Métropole, premier média à décrire M.Orr comme le principal suspect de l'incendie, a publié une longue déclaration pour défendre sa décision.La secrétaire-générale du Conseil de presse; Mme Micheline McNicoll, a annoncé hier que son organisme étudierait demain la requête de la FPJQ de «créer un comité spécial pour enquêter sûr le traitement par les médias des informations entourant l'incendie des locaux d'Alliance Québec» en statuant «concrètement sur l'application dans ce cas des principes qu'il a maintes fois défendus concernant la vérification des sources, la réputation des personnes et le droit à une justice pleine et entière».De leur côté, une quarantaine de membres de la section des journalistes du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal, après avoir discuté pendant plus de deux heures à huis clos, ont adopté une résolution dans laquelle ils «réprouvent le traitement fait depuis le 30 décembre par la direction de l'information des événements entourant l'incendie des locaux d'Alliance Québec» et décidé de déposer un grief basé sur le droit à la vie privée et le droit du public à l'information.Le syndicat appuie également la requête de la FPJQ, mais tient à ce que l'étude porte sur tous les médias.La présidente du syndicat, Mme Monique Richer, n'a pas eu la tâche facile en conférence de presse, après qu'elle eut précisé que la réprobation du syndicat n'englobait aucunement le journaliste (syndiqué) Guy Roy, auteur de l'article fort contesté de vendredi dernier dans lequel on disait que M.Orr était te seul suspect, mais que son arrestation était bloquée par «les autorités judiciaires et les procureurs de la couronne».Mme Richer déplore qu'«on ait jugé une personne avant même qu'elle soit condamnée», mais absout totalement M.Roy «qui a fait un travail professionnel».Seule la direction est coupabie selon elle.Elle n'était pas obligée de jouer la nouvelle en page 3, explique laborieusement Mme Richer.Elle pouvait lui accorder une importance moindre, elle a décidé de laisser un journaliste enquêter alors qu'il aurait peut-être fallu arrêter l'enquête.Elle n'en a pas contre la publication du nom de M.Orr, mais dit qu'on aurait peut-être dû le mettre moins en évidence.Mme Richer reconnaît qu'un syndicat ne peut condamner un de ses membres, mais soutient que le problème ne se pose pas ici, puisque M.Roy a fait un excellent travail.«Guy Roy a fait son travail, c'est à la direction que revenait la décision de publier ou non», a-t-elle dit.Pour sa part, le grand patron de l'information à Télé-Métropole, M.Guy Crevier, a publié hier une déclaration dans laquelle il affirme que le principe de la protection de l'identité d'un suspect avait déjà été violé quand Télé-Métropole a publié le nom de M.Orr.La Presse, explique-t-il, avait déjà parlé d'un «homme au nom à consonnance anglaise» alors que Le Devoir avait dit que le suspect était un employé d'Alliance Québec.M.Crevier fait l'éloge du journaliste Benoit Johnson, auteur du reportage, et rappelle que la responsabilité ultime de diffuser le nom de M.Orr appartenait à la direction de l'information.Enfin, le Conseil du patronat du Québec condamne lui aussi le «traitement fait à M.Royal Orr», qu'il juge inacceptable.Deux communiqués cinnPQ «Fin» H Des communiqués portant la signature du Front de libération du Québec ont été déposés hier devant les locaux de deux stations de radio à Montréal.Selon la police de la CUM, l'un des deux communiqués a été trouvé vers 20 h devant la porte d'entrée de l'édifice abritant le poste CKAC.En après-midi, un message semblable avait été placé près de la station CJMS.Les signataires du communiqué demandent à Radio-Canada de lire leur message dans les 48 heures et réclament que tous les commerçants affichant dans une autre langue que le français soient arrêtés immédiatement.Le texte était dactylographié sur une feuille blanche à l'effigie du Patriote, a indiqué un journaliste de CKAC.La police de la CUM fait enquête sur ces deux incidents.SAMEDI DANS LA MARIEE Un mariage est une foule de petites choses dans une grande; c'est pourquoi il doit se préparer de longue date.Véritable guide, le cahier aborde les problèmes que posent le choix de la robe, la liste de mariage, l'achat du diamant, la réception, la lune de miel, bref, tout ce qu'il faut savoir pour bien réussir cet événement important. A4* LA PRISSE, MONTREAL, MARDI 24 JANVIER 1989 ( Le maire de Lachine essuie la grogne des amateurs de pit-bulls ACNÉS CKUDA ¦ La saga des pit-bulls a connu de nouveaux rebondissements, hier soir à Lachine.Une centaine de citoyens ont pris d'assaut rassemblée du conseil municipal pour protester contre le règlement en vertu duquel les propriétaires de pit-bulls ont six mois pour se débarrasser de leurs chiens.Devant leur grogne, le maire de Lachine.M.Guy Descary, a accepté de former un comité qui écoutera les arguments des ama- teurs de pit-bulls et des experts qui les appuient.«le suis prêt à désigner quelqu'un, i la date que vous choisirez, pour s'asseoir avec vous et pour entendre ce que vous avez à dire», a lancé M.Descary à une salle très agitée.Même si le maire n'est pas allé jusqu'à promettre de réviser le règlement municipal, les défenseurs des pit-bulls se sont dits satisfaits de la tournure des événements.«le crois que M.Descary a lancé un message clair.Il a reconnu qu'il ne connaissait pas tout en matière de pit-bulls et a accepté de revoir la réglementation à la lumière des éléments nouveaux que nous pouvons lui apporter», s est réjoui un responsable de la SPCA, M.Louis McCann.Le porte-parole de ce mouvement de défense des pit-bulls.M.lose Madronero, propriétaire de deux « pi tous» qu'il garde pour sa protection personnelle, a pour sa part indiqué qu'il avait déjà entrepris des démarches auprès de l'aide juridique pour contester le règlement.«le ne suis pas contre l'objectif de protection visé par le règle- ment, mais contre les moyens que la ville a pris pour y parvenir», avait expliqué M.McCann plus tôt dans la journée.Ce dernier n'a pas pu intervenir publiquement, hier soir, mais joint plus tôt dans la journée, il a aualitie le règlement de Lachine de «coup d'épée dans l'eau».«En discriminant une race de chiens, on ne règle pas le problème, d'abord parce qu'il existe d'autres chiens potentiellement dangereux, ensuite parce que toute réglementation de ce type doit viser non pas les chiens, mais leurs propriétaires», a-t-il ajouté.Baisse des taxes pour les citoyens de Westmount FLOKIAN IIRNARD ¦ Deux contribuables sur trois profiteront d'une réduction de leur compte de taxes, cette année à Westmount, grâce à au budget à croissance zéro que vient d'adopter l'administration du maire May Cutler.Les dépenses liées aux activités locales s'élèveront à $23,8 millions en 1989, comparativement à $24.4 millions l'an dernier.Il s'agit d'une réduction de 2,7 p.cent.Le budget global de la ville, incluant la contribution à la Communauté urbaine de Montréal, sera de $40,8 millions.Le taux de la taxe passera de $ 1.70 à $ 1.40 par $ 100 d'évaluation foncière, soit une baisse de 30 cents.Ainsi, malgré une hausse moyenne de près de IS p.cent de l'évaluation, foncière.68 p.cent des propriétaires de maisons unifamiliales profiteront d'une baisse ou d'un gel de leur compte de taxes.La hausse sera inférieure à 3 p.cent dans le cas de 18 p.cent des propriétaires.Elle sera d'environ 7 p.cent pour les autres, soit 14 p.cent des propriétaires.Le directeur de la CIDEM quitte son poste ¦ Claude Piché.directeur et commissaire de la CIDEM, l'un des neuf services municipaux de Montréal, quitte son poste à la fin de la semaine.Avec le départ de M.Piché, il ne reste en poste que deux des 21 directeurs de service qui exerçaient ces fonctions à l'arrivée de la nouvelle administration, il.y a deux ans.Lors de la réforme administrative qui a secoué l'hôtel de ville, plusieurs directeurs sont partis et quelques-uns ont été relogés dans la structure administrative, sans diriger de service.M.Piché, 41 ans, était aux commandes la CIDEM (Commission d'initiative et de développement éco- nomique de Montréal ) depuis 1986.Il y était arrivé en 1979, comme commissaire au développement de l'industrie et du transport.Il devenait par la suite commissaire général adjoint au développement de l'entreprise.Auparavant, il avait été commissaire industriel à la Cl/M, à l'Office d'expansion économique.C'est M.Piché lui-même qui a annoncé son départ à son personnel, la semaine dernière.«Ce fut une surprise.Personne n'avait été préparé à ce départ», a-t-on indiqué.On ignore pour le moment les raisons de ce départ.Le RCM suspend l'exclusion des quatre conseillers dissidents MARIANS FAWRHAU ¦ Revirement au RCM où l'exécutif du parti considère maintenant que les conseillers municipaux Boskey, Goyer, Melançon et Rot rand sont encore membres du parti.Ils le resteront tant que le conseil général du RCM.ou le congrès, n'en aura pas décidé autrement.C'est ce qu'a fait savoir hier le conseil exécutif du RCM à la suite d'une réunion avec les quatre conseillers concernés.Ces conseillers ont démissionné récemment du caucus des élus du RCM à cause de divergences de vue* sur diverses questions.Ils siègent désormais comme indépendants au conseil municipal, tout en disant continuer à défendre le programme du parti.Le jour même de l'annonce de leur démission du caucus, le conseil exécutif du RCM avait décidé que ces conseillers n'appartenaient plus au parti.Ils s'étaient exclus d'eux-mêmes du parti en ne participant pas à une instance du RCM, expliquait le président.M.Jacques Desmarais.Cette interprétation, qui est maintenant suspendue, a soulevé la controverse dans les rangs du RCM, les associations RCM locales reconnaissant toujours ces conseillers comme membres de leur organisation.La décision de l'exécutif de garder ces conseillers au RCM jusqu'à ce que les instances ap-.propriées se prononcent, a des effets sur le financement des partis politiques par la ville, pour leurs dépenses de recherche et de secrétariat.En pratique, le Parti civique de M.Claude Dupras ne devrait donc pas se voir couper des fonds en raison de l'addition de quatre conseillers indépendants au conseil municipal.C'est d'ailleurs en réponse à une demande du greffier de la ville que l'exécutif a fait savoir qu'il faut compter les conseillers en cause comme membres du RCM.Le greffier voulait clairement savoir des dirigeants du parti si ces quatre conseillers émargeaient au budget du RCM ou à delui des conseillers indépendants.LA MACHINE A REMONTER LE TEMPS! 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Association des concessionnaires Mazda de la région de Montréal AIM Automobiles ltée Autonor Inc.3300, bouL Ste-Marte 2344, boul.Laoelte Mascouche 474-248Î/2 Ami Auto Inc.276,bouLd^njou Chateauguay 692-9600 Armand Quérin Automobiles liée 1530, bout.Chomedey Chomedey, Lavai 688-4787 Lafontaine 436-8211 Avo Auto Inc.4815, rue Buchan Montréal 737-7373 Chartes Careau Inc.10175, rue Papneau Montréal 381-3987 Dellsle Auto (1970) Ltée 2815, rue Sherbrooke Est Montréal 523-1122 Blondln Automobiles ltée Fabreville Auto Inc.6464, boul.Henri-Bourassa Est 4010, boul.Oagenais Montréal-Nord Fabreville 324-9100 622-3434 T 4) Fort Chambty Automobilss 830, boul.Péngny Ghambly 658-6623 Garage Blanchette inc.900, rue 5t-laurent Ouest Lcngueui! 677-6347 JdcAutolavaltrfe 65i,rueNotre-0ame lavaltne 588-4141 Jac Auto Ltée 3612, boni St-Jean Dollard-des-Ormeaux 626-8120 lachine Mazda 2895, rue Notre-Dame Lachine 637-1153 Lacroix Automobile Ltée 990, route il 7 val-David 322-3937 la Domaine De L'Auto PAT.ltée 12210, rue Sherbrooke Est Pointe-aux-Trembles 645-1694 Mazda de Blainville 738, boul labeiie Blainville 437-8000 Mazda 2-20 i, boul.Don Quicnotte îlePertot 433-7220 Mazda St-Hyadnthe 3190, rue Cusson St-Hyacmthe 774-1345 Qulntln Automobiles inc.490, rue Jacques-Cartier Sud St-Jean 346-9445/653-9042 St-Constam Auto Ltée 48,rueSt-Plerre St-Constant 632 0700 Taux iuit» i changement.BONI DE 1/4% Lorsque vous ferez une contribution à votre RÉER1988-89 sous forme de dépôt à terme allant d'un à cinq ans, chez Trust First City, vous mériterez automatiquement un BONI DE 1/4% sur notre taux d'intérêt affiché.Pour obtenir plus de détails, consultez le personnel de votre succursale Trust First City ou un agent autorisé.Cette offre est valide jusqu'au 1er mars 1989.* Le» dépota déjà faits et les framferb ne sont p*s admissibles peur ce boni.L'offre peut être annulée à n'importe quel moment.must Fmsicity Au service exclusif de Ifyargne-pLicetwit ixrsonndle Membre: Société J'a»urjnce-dépot du GinjAi i Montréal: 1125, boulevard de Maisonneuve ouest 284-2424 LA PRESSÇ MOWTlrtAX, MARDI 24 JAKVtfc* 1989 A5 La famille de Michel Cyr affirme que le camionneur est victime d'un coup monté CILLES ST-JEAN BINGHAMTON.New York ¦ Le camionneur Michel Cyr.31 ans, pourrait avoir été victime d'un coup monté si l'on en croit sa soeur et son beau-frère.Le jeune père de famille, domicilié à Mercier, sur la Rive-Sud, subit actuellement son procès à Binghamton.ville située à une centaine de milles au sud-ouest d'Albany, la capitale de l'État de New York, sous une accusation .de conspiration et 36 accusations d'avoir illégalement transporté autant d'immigrants clandestins aux États-Unis.Cyr.qui nie sa culpabilité depuis le début, aurait en effet accepté d'échanger la remorque qu'il devait conduire au New Jersey contre une autre destinée à Philadelphie.C'est dans cette remorque que les douaniers américains du poste de Champlain ont trouvé, dans la nuit du 19 octobre, les immigrants originaires de l'Inde, du Pakistan et du Bangladesh.L'échange aurait eu lieu sur le terrain d'une halte pour camionneurs située en bordure de l'autoroute 15, près des États-.Unis, avec un confrère qu'il connaissait.Les douaniers canadiens, sur la ! foi d'un appel anonyme, avaient appris qu'un camion transportant des immigrants clandestins passerait la frontière américaine cette nuit-là en provenance de Mont- real, et en avaient avisé leurs collègues américains.La soeur et le beau-frère (camionneur lui aussi) de Michel Cyr, étaient amers hier midi 1 Michel Cyr, à sa sortie du palais de justice de Binghamton, hier.quand le représentant de La Presse est allé les voir, dans la salle des pas perdus attenante au tribunal fédéral où Michel Cyr subit son procès.Ils en avaient contre les médias de Montréal qui, disent-ils, avaient ni plus ni moins condamné Michel Cyr à l'avance.Ils ne voulaient pas être photographiés, ni donner leur nom.Mais ils ont tout de même fait part de leurs soupçons quant au coup monté possible.une fois que Thomas \u2022Egan, l'interprète chargé d'aider Miohel Cyr, en eut parlé le premier.Ce M.Egan.un authentique Bostonnais de souche, exploite un atelier de carrosserie à Binghamton.une ville qui compte près de 250000 habitants si l'on tient compte qu'elle est jumelée avec lohnson City et Endicott, où la société IBM exploite une importante usine.M.Egan, qui est âgé de 25 ans, a passé sept ans en France et on le prend sans peine pour un vrai Français.Il croit en l'innocence de Michel Cyr.à la rescousse duquel il a été appelé dans la nuit d'hier, le «vrai Français» qui devait l'assister ayant dû se désister.Pour sa part, l'avocat de Michel Cyr, M.Fred Stanton Ackerman.qui exerce surtout à Albany, se dit convaincu lui aussi de l'innocence de son client.Hier, du moins, après que la soeur et le beau-frère de Michel Cyr eurent fait part des explications du camionneur en ce qui a trait au conteneur chargé de papier et d'immigrants illégaux, il était clair qu'il avait choisi sa ligne de tir pour la durée du procès présidé par le juge fédéral Thomas McAvoy.qui a l'air d'un bon grand-papa sous sa crinière blanche et ses verres en demi-lune.Interviewé à sa sortie du tribunal, logé dans le Federal Building de Binghamton, un monument au New Deal de Roosevelt, M.Ackerman a remarqué qu'il ne contestait pas la principale allégation du ministère public, à savoir que les douaniers ont trouvé 36 immigrants clandestins dans LOCATION TAPIS ROUGE 239 89* Utilisation 48 mois -¦CONTRAT \u2014 VOITURE DE COURTOISIE INCLUSE \u2014 3 ANS \u2022 Moteur 1,9 L à Injection \u2022 Manuelle 5 vitesses \u2022 Climatiseur \u2022 Essule^iace intermittent \u2022 Direction assistée \u2022 Siège pliant divisé en arrière \u2022 AM-FM \"III stéréo / cassettes \u2022 Deux rétroviseurs électriques à télécommande \u2022 Glaces teintées \u2022 Pneus 4 saisons 14\".\u2022 Transport, preparation et taxe en su».Sujet * approbation du crédit.Rabais Ford inclus.11885, SOUL.LAURENTIEN MONTREAL (au nord du bout.Henri-Bourasia) fflRK 331-4020 Les modèles 1989 viennent d'atterrir Et ils sont en montre! Les Saab 900,9000 et la nouvelle berline Saab, la 9000 CD.steme réseau Apple Talk de Apple.combine avec un logiciel comme InBoi lequel permettra à vous et v otre Macintosh de faire parvenir des mémos, des messages, du courrier, et même des rapports complets à tous les autres utilisateurs d'ordinateurs de votre entreprise ci d'en recevoir bien entendu! .El vous parlerez tout aussi aisément aux autres membres du personnel de voire bureau même si ces derniers n'utilisent pas un ordinateur Macintosh.parce que.avec les produits comme InBot PC et la carte Apple Talk PC.votre Macintosh peut aussi communiquer des informations aux utilisateurs d'ordinateurs utilisant le logiciel d'exploitation MS-DOS.Ce qui veut dire que votre bureau n'aura jamais été aussi efficace.Venez nous rencontrer et nous en parlerons peu.mais bien.de ces mojens que vous et !e personnel de votre entreprise aimeriez prendre pour communiquer d'une manière efficace.et alors, nous vous démontrerons comment Macintosh et les produits de communications pour le bureau de Apple peuvent vous aider à faire le tra* ail le plus efficacement possible.LescommunkationsinformatiquesApple La rencontre des idées I Le Centre Informatique Log simie Inc.1000-20.boul.St-Jean rofnte-Claire (Qc) H9R 5N9 (514)697-6184 FAX: 697-6188 10 l\"7 Ifjnmpml* Iff l|^»/i4«l'»*.l«|*.«»>«i»'Mrp»*l/H'l.»p»r.'.r »»->™»«ii»» fMmmr^Êré Mini éBwJhtflpMJfcl
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