La presse, 28 janvier 1989, K. Arts et spectacles
[" Arts et spectacles Littérature Arts plastiques Disques et vidéos Restaurants Vins LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 28 JANVIER 1989 Avec Ça, King combat pes propres fantômes Le maître incontesté de l'horreur récidive ¦ISSON Les gens ont une bien curieuse façon de mourir à Derry.Maine.Les enfants surtout.Le petit George Den-brough ne s'attendait sûrement pas à se faire arracher un bras lorsqu'il a voulu prendre le ballon offert par un clown oui se tenait sous le\" trottoir de la rue witcham, les deux pieds dans un canal des égoùts municipaux.Et quand Eddie Cochrane a fui le domicile familial où son beau-père psychopathe le battait sans arrêt, il ne pouvait pas se douter que dans un petit parc tranquille rôdait un monstre grotesque et informe sorti tout droit d'un film d'horreur à deux sous.j «Tu.n'es pas.réel», souffla Eddie ep s'ètouffant; mais les nuages crépus- Ïlaires se refermaient sur lui, mainte-nt, et il se rendit vaguement compte due la Créature était bel et bien réelle.Apres tout, elle était en train de le tuer.» C'était il y a longtemps, tout ça.George Dcnbrough est mort à l'automne I957 et Eddie Cochrane disparut à tout jamais au cours de l'été 1958.Cet été-là, I27 enfants ont été portés disparus et , une dizaine d'autres trouvés affreuse- ' ment mutilés.Avec cette façon particulière qu'ont les petites villes d'enterrer leurs drames dans le silence, comme les chats qui se cachent sous les arbres ou les vérandas pour lécher leurs plaies ou disparaissent tout bonnement un jour pour aller mourir loin de ceux qui les ont aimés, Derry a oublié.Mais ça a recommencé.Ça est revenu.C'est pour cela qu'un soir de mai I985, un homme dans la quarantaine qui n'a jamais quitte Derry,-Mike Han-Ion, appelle six personnes et leur remémore un vieux serment.Une promesse si vieille que tous l'ont oubliée.Une promesse qui les a unis pour la vie alors qu'ils étaient encore des gamins de 10.Il ou 12 ans.À la fin de l'été 58, ils avaient presque réussi à tuer Ça.Presque- Maintenant, il va falloir tout recommencer.Et c'est cela que raconte Ça.le dernier roman traduit de Stephen King, reconnu comme le maître incontesté de l'horreur, de l'épouvante et du macabre.Un livre colossal: 1121 pages.Une histoire qui se déroule sur deux époques.1957 et 1985, et qui relate le passage de l'enfance à la quasi-quarantaine de sept gamins, six garçons et une fille, secoués dans une tourmente indescriptible, sans nom, et dont seule l'innocence, la liberté d'esprit et la conscience pure d'un enfant pouvaient avoir raison.Les sept jeunes héros de King ont cru en avoir fini avec Ça, en 1958.La force et la sincérité de leur amitié avait fait la différence contre cet ennemi aussi vieux que la nuit des temps.Le Mal lui-même.Puis, leur union s'est brisée malgré le serment.Leur esprit a vieilli.Peu à peu, ils se sont perdus de vue et leurs souvenirs se sont dilués.Chacun est parti de son côté avec sa petite part du mystère qui confirmait l'existence de Ça.Devenus des adultes responsables, respectés, engagés chacun à sa manière dans des histoires compliquées d'adulte, ils ont peu à peu perdu le sens du merveilleux.Et c'est dans cette conscience plus réfléchie du monde que la bande des Ratés de 1958 perdra l'avantage sur Ça.«À son réveil.Ça serait guéri, rajeuni, alors qu'eux auraient brûlé leur jeunesse comme se seraient consumées sept chandelles (.) Ils croiraient ù la télévision publique, à Cary Hart faisant de la course à pied pour lutter contre les maladies cardiaques et renonçant à la viande rouge pour éviter le cancer du côlon.Ils croiraient au Dr Ruth quand il s'agirait de bien baiser et au révérend lerry Falwell quand il s'agirait d'être bien sauvé.Et avec chaque année qui passait, leurs rêves deviendraient plus médiocres.» Depuis toujours, l'oeuvre de Stephen King se nourrit dans les zones grises et SUITE A LA PACE K 3 Mille ans de poésie française CILLES TOUPIN Plus qu'un livre, Y Anthologie de la poésie française de lean Orizct, publiée chez Larousse, est une somme; un prodigieux voyage au long des siècles qui remonte aux origines de la langue française pour s'abîmer merveilleusement dans les éclatements de la poésie contemporaine.En ces temps où les muses se seraient tues, où la poésie serait en état de «crise» \u2014 rareté des publications, faiblesse des tirages, solitude des auteurs\u2014 ne voilà-t-il pas qu'une oeuvre d'érudition rappelle «à la reconnaissance d'un art majeur ceux de nos contemporains attirés, séduits et distraits par trop de faux-semblants tapageurs, par trop de mots de peu de poids, par trop de voix criardes et de discours futiles».Le parcours offert par Jean Orizet, poète iui-mème, s'engage avec un Moyen Âge réhabilité dont il explore «la grande clarté».Le mépris que les hommes de la Renaissance avaient pour le Moyen Âge, mépris parfois repris par nos contemporains, ne saurait en effet résister à l'extraordinaire entreprise de rétablissement de la «profonde originalité» de cette époque.Toutes ces pages consacrées aux Guillaume d'Aquitaine, Bernard SUITE AU PACE K 2 Romeo et Juliette chez les vendeurs de crack Le New York inquiétant de Lou Reed ALAIN DE REPENTIGNV Ce New York dont vient de nous faire cadeau Lou Reed évoque de merveilleux souvenirs.D'abord celui, très vivace, d'un rocker dont les textes étaient aussi riches et évocatcurs ~que sa nrasnrue.- Le- souvenir ausst-d'un poète dont l'univers recoupait celui des films de Paul Morrisscy ( Trash, Flesh, Heat etc.) qui racontaient les allées et venues d'une sous-société de drogués, de travestis, de prostitué(e )s et de weirdos de toute sortes.Des films très urbains, crus, .insoutenables par moments, à la fois réalistes et romantiques.Ce n'était pas un hasard: comme Morrissey, à ses débuts avec le légendaire Velvet Underground, Reed avait été un protégé du prince du pop-art ncwyorkais, Andy Warhol.New York me fait également penser au show de Lou Reed à l'ancien théâtre Capitol, rue Ste- Cathcrine, en 1973.Lors du rappel, un Reed bardé de cuir s'était assis au bord de la scène pour chanter Rock V Roll, un hymne du Velvet.Avec toute l'énergie du zombie dont il avait l'air, Reed donnait le plus bel exemple de distanciation dont j'ai été témoin dans un show rock.Et pendant qu'il marmonnait, s'avançaient dans .les allees_d.es spectateurs costumés qui allaient former les plus étranges des couples pour danser\" aux pieds de la vedette.Une scène bouleversante.New York ranime enfin le souvenir de Transformer et Berlin, deux très grands albums des années 70.Transformer, réalisé par David Bowie en 1972, avait révêlé au grand public, surtout-grâce à Walk on the Wild Side, un conteur surdoué.L'année suivante, Berlin, avec ses histoires de laisscs-pour-compte, en aura fait som- SUITE A LA PACE K 5 Au Salon du livre de Québec Le changement par le vide ?REGINALD ï Au Salon international du livre de Ouébec (SILO) on tient beaucoup t la dimension internationale de l'événement.Le salon du printemps y perdra sous ce rapport, puisque la maison OMR a décidé de ne pas y participer cette année.De tous les exposants étrangers.OMR est certainement un des plus importants et prestigieux, car Il diffuse Gallimard, Denoêl, Mercure de France, La Table Ronde, Ramsay, Folio et une douzaine d'autres éditeurs.La décision n'a pas été prise de gaité de coeur, nous dit le directeur général de OMR, M.Rolf Puis, qui depuis plusieurs années souhaitait que le salon de Ouébec fut davantage préoccupé de littérature.Les représentations faites n'auraient rien donné.\u2022 Le salon n'a pas évolue, n'a pas changé.Il stagne, ce que le niveau de fréquentation semble démontrer.\u2022 C'est donc que les structures ne sont pas les bonnes.A Montréal elles sont différentes, puisque les divers intervenants du monde du livre font partie du conseil d'administration, écrivains, éditeurs, libraires, etc.Cet apport de tout le monde amène des idées et le salon se bonifie.À Ouébec, une seule personne décide de ce qu'il y a Heu de faire et cette personne rte peut faire plus que ce qu'elle fart.> Un homme déçu, peiné Le Salon international du livre de Ouébec est surtout l'affaire de son fondateur, M.Lorenzo Michaud.qui regrette la décision de DMR.\u2022 Ca me fait beaucoup de peine, dit-Il.J'ai fait tant d'efforts, depuis 18 ans, pour monter ce salon.Mais en 18 ans, on a le temps de se faire des ennemis, même si on ne l'a pas voulu.Il est difficile de contenter tout le monde et son pere.¦ Selon M.Michaud, M.Puis en a moins contre le SILO que contre son directeur général.Il déclare même, dans un mouvement d'humeur : - Je ne veux pas faire le salon a la manière de Rolf Puis.» Il ajoute qu'il a fait beaucoup de chemin pour le satisfaire, mais en vain, et que si certaines personnes trouvent que le salon n'est pas assez culturel, d'autres estiment qu'il l'est trop.La décision de DMR, Irrévocable pour cette année, sera revisée quand M.Puis jugera que le salon de Ouébec répond mieux à ses exigences: «Ouébec, dit-il, est une ville trop importante pour l'ignorer toujours.> La belle candidature Le Centre francophone canadien du PEN Club international vient de proposer != candidature de Mme Anne Hébert au prix Nobel de littérature.Dans sa lettre, le président M.Jean Éthler-Blals écrit que Mme Hébert « porte témoignage non seulement à la vérité la plus haute de la personnalité humaine, mais encore à la qualité perdurable de notre vision de monde.¦ Elle a su, avec une délicatesse poignante, analyser le comportement d'hommes et de femmes qui, héritiers de l'une des plus hautes civilisations de l'Occident, ont été soumis par l'Histoire a des contraintes culturelles qui ont fait d'eux une nation témoin, au niveau le plus élevé, de la dépossession.> À la Place aux poètes La Place aux poètes vit toujours de la ferveur de Mme Janou Saint-Denis.On y entendra D.Kimm et Diane Cardinale le 1 er février, Claude Desjardins et Ralph Mashats le 8, Janou elle-même le 15 et, le 22, les découvertes poésie-jeunesse 1389, Francine Sénéchal, France Bonneau, Monique Cill, Cérald Gau-dreautt, Jean-François Lafond et Michel Archambault.La poésie se dit et se fête à La Folie du large (1021, rue de Bleury) tous les mercredis a 21 heures. K2 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEOI 28 JANVIER 1989 LITTÉRATURE Robert Sabatier photothèque U Prtss* Un Sabatier.démesuré SUITE DE LA PACE K1 de Ventadour.Marie de France.François Villon, au Roman de la Rose et à La Chanson de Roland ainsi qu'à des dizaines d'autres poètes sont certes un des temps forts de cette anthologie.La confection de l'ouvrage est simple: de courts et percutants textes de présentation pour chacune des grandes époques de la littérature poétique française, un choix serré des poètes les plus imposants présentés par des textes choisis et de courtes notices biographiques et analytiques que le savoir et l'écriture du directeur de l'anthologie rendent lumineuses.Tout le reste est affaire de mise en page et d'illustrations.Là, l'éditeur n'a pas manqué de faire son travail et de nous en mettre plein la vue.Chacune des 640 pages de l'ouvrage dévoile des trésors d'originalité et de pertinence iconographiques: du monogramme de Charlemange à la photographie du vieux Verlaine attablé devant son verre en passant par les lavis de Victor Hugo et les tableaux de Nicolas de Staél, ce beau livre illustre aussi l'interdépendance esthétique des arts plastiques aux divers mouvements et écoles poétiques.Le soin mis par M.Orizet pour nous rappeler les grands textes de la Renaissance, du Baroque, du Classicisme, du Romantisme jusqu'à la modernité et ses diverses facettes n'exclue pas le regard critique.Par exemple, le lecteur trouvera quelques-unes des plus belles pages jamais écrites sur le romantisme et ses découvertes.II constatera que l'admiration qu'a M.Orizet pour un Larmartine n'est pas pour autant sans nuance.M.Orizet cite un Jules Lemaître qui, ébloui par les grands textes élégiaques que sont Le Lac, l'Isolement, et Le Vallon, n'en souligne pas moins «les développements peut-être parfois verbeux ».Le héraut des grands textes poétiques se fait ainsi et aussi le studieux analyste des valeurs transmises par chacune des époques explorées.Enfin, l'Anthologie de la poésie française ne se confine pas aux seuls poètes de France.Le chapitre consacré aux « Poésies de langue française» parcourt et cite les oeuvres des grands poètes de la Suisse romande, de la Belgique, du Ma-greb, de l'Afrique noire, des Antilles, de l'Océan Indien, du Proche-Orient et, bien sûr, du Québec.Trop succinte, la partie consacrée aux poètes du Québec nous donne à lire des textes d'Eudore Évanturel, d'Alain Crandbois, de Saint-Denys Garneau, d'Anne Hébert, de Claude Gauvreau, de Gaston Miron, de Jean-Guy Pilon, de Paul Chamberland, de Pierre Morency et de Marie Uguay.Comment concevoir l'absence d'un Paul-Marie Lapointe ou d'un Nelligan?Comment accepter que la parole de Saint-Oenys Garneau.dans le texte de présentation, soit réduite au langage des beatniks et que Paul-Marie Lapointe soit soudainement «le plus inspiré des amoureux de la nature canadienne»?Comment aussi imaginer qu'une présentation de la poésie québécoise n'ait pas un seul mot pour le foisonnement actuel engendré par des revues comme Les Herbes Rouges et La Nouvelle Barre du lour?Ce n'est certainement pas pour ce chapitre que le lecteur québécois lira cette anthologie qui, pour le reste, je le répète, est admirable, lean Orizet rappelle que «la richesse de la poésie française est incomparable: il n'est pas d'autre langue qui offre à travers les siècles une telle abondance et une telle hauteur d'inspiration, une telle variété de genres et de formes, exprimées par tant de génies éclatants».Le plus grand mérite de cette anthologie, outre le plaisir qu'elle nous donne à lire où à relire les plus grands textes poétiques de notre langue, c'est qu'elle contribue, comme le souhaitait son auteur, à la défense et au rayonnement du français dans le monde.le ne saurais passer sous silence une autre entreprise colossale mais cette fois moins heureuse que celle de M.Orizet: la parution du dernier volume, le neuvième, consacré à l'Histoire de la poésie française et écrit par M.Robert Sabatier de l'Académie Goncourt.L'ouvrage constitue le troisième tome de «La Poésie du vingtième siècle» et il est sous-titré «Métamorphoses et Modernité».|e ne saurais recommander ce livre à tout le monde.Il s'adresse aux mordus de la poésie, à ceux qui en sont si familiers qu'ils pourront faire eux-mêmes le travail critique que M.Sabatier à refusé de faire, se disant davantage «historien » que critique.Cet ouvrage «démesuré» regroupe ainsi des centaines de poètes contemporains de France, qu'ils soient bons ou mauvais, de genre mineur ou majeur.On y apprend certes ce qu'est la matière poétique contemporaine, de quoi causent ces bardes des temps modernes, mais on risque également de se perdre dans tine mer d'indifférenciation où les plus novateurs côtoient les plus mièvres.Pour lecteurs avertis seulement.ANTHOLOGIE DE LA POESIE FRANÇAISE, dirigée par Jean Orizet assisté de Serge Baudiffier et Jean-Marc Debenetti, Editions Larousse, ouvrage publie avec le concours du Cherche Midi éditeur, Paris, 1988, 640 pages.HISTOIRE DE LA POÉSIE FRANÇAISE, LA POESIE DU VINGTIEME SIECLE STELA COSMA du 27 janvier au 19 février 1989 L jrnste recevra le puW-c les 12 et 19 tevner i 15 r>.1395, boul.de la Concorde ouest, Laval MAISON DES ARTS DE LAVAL Heures d'ouverture: du mardi au vendredi de 13 n 30 a 16 h et de 19 h à 22 h Samedis et dimanches de 13 h 30 a 17 net de 19 h a 22 h Renseignements: 662*4440 Conférences sur l'architecture 31 janvier SANTIAGO CALATRAVA Between Architecture and Engineering 7 février WILLIAM PEDERSEN Recent Works of Kohn f\\dersen Fox 14 février LUCIEN KR0LL Architecture homéopathique et urbanisme animal 21 février HERMANN CZECH Meaning through Enrichment or Purification 28 février ANDREA BRANZI Le design dans la société postindustrielte 7 mars DAN KILEY The education of a Landscape Architect 14 mars PETER RICE Engineering in Architecture 21 mars FRANÇOIS CHASLIN Paris et la république des pharaons 28 mars ALVAR0 SIZA Recent Work 4 avril FRANK GEHRY Current Works Les c6hfêrênces\"auroat lieu à 18 hres à l'auditorium H.Noel Fieldhouse de l'Université McGill.Coordination: Peter Rose II, «Hlllll ALCAN 4 K 4 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 23 JANVIER 1989 DISQUES MINICRITIQUES Le 'Requiem» de Verdi VERDI: Messa da Requiem: Susan Dunn, soprano.Diane Curry, me^/o-soprano, ferry Hadley.tenor.Paul Plishka.basse + choeurs d'opéras.Orchestre Symphonique, d'Atlanta et Choeur, dir.Robert Shaw (Telarc.compact seulement, coff.2d.CD-80152).¦ Spécialiste des choeurs, Shaw avait préparé ceux du légendaire enregistrement de Toscanini (1951.chez RCA) et commande maintenant aux siens des nuances assez nouvelles.Cette qualité compense un quatuor de solistes et un orchestre sans particulière distinction.Un Requiem avant tout choral, avec, en plus-value, cinq populaires choeurs d'opéras de Verdi: Nabucco, Aida.Schoenberg7Bér'g7Wétfern SCHOENBERG: BretthLieder (1901); BLkG: Sieben fruhe Lieder (1905-08).Vier Lieder op.2 (1908-09), trois autres lieder; WEBERN: Acht fruhe Lieder (1901-04).Dorothy Do-row.soprano.Au piano: Rudolf lansen et Tan Crone (Etce- tera, compact seulement.KTCI05I).¦ Une collection de 30 lieder de Schoenbere (les huit Brettl-Lieder, ou «Chansons de cabaret») et de ses deux plus célèbres disciples (représentés par quinze «fruhe lieder».c.-à-d.de jeunesse).Est-ce la musique elle-même?Est-ce l'interprétation?Chose certaine, l'ensemble est d'une rare monotonie.Pour trompette(s) TELE M ANN: cina Concertos pour trompette(s).Hakan Har-denberger, trompettiste, et autres solistes.Academy of St.Martin-in-the-Fields, dir.lona Brown (Philips, compact, 420954-2; + 35-t.et cassette).¦ Ce deuxième disque du jeune trompettiste suédois de 27 ans groupe cinq concertos: un pour une trompette, un pour deux trompettes, un pour trois trompettes et deux hautbois, et deux\" pour\" une trompette et \u2022> -deux hautbois.Au total: 22 brefs mouvements, soit un lent, un vif, un lent, un vif, etc.suivant la formule caractéristique du baroque.Musique d'un intérêt fort limité, mais indéniable virtuosité du principal soliste.q q Le premier grand disque du Métropolitain CLAUDE CINCRAS J t vous garantis d* Lr Orchestre Métropolitain occupe presque seul la scène musicale montréalaise cette semaine.Il remplace l'Orchestre Sy m phonique de Montréal (actuellement en tournée) dans La Bohème, de Puccini, à l'Opéra de Montréal; il a même été invité par l'OSM à jouer dans l'une des séries de celui-ci.Et voici maintenant, après un disque de Noël et quelques réalisations au rayonnement, limité, ce que l'on peut considérer comme son premier enregistrement majeur, offrant un programme important et destiné à une large diffusion (jusqu'au magazine britannique Gramophone qui en annonce la parution).Cet enregistrement reprend intégralement, et dans l'ordre où il s'est déroulé, le programme de l'un des concerts les plus ambitieux et les plus réussis de la jeune existence du Métropolitain.Ce concert du samedi 14 mars 1987.salle Claude-Champagne, dirigé par Walter Boudreau et inscrit dans la quatrième saison de l'OM.était entièrement composé d'oeuvres québécoises, toutes données en création: Over Time, de |ohn Rea, terminé cette même année, Autour d'Ainola, de Michel Longtin, datée de l'année précédente, et Siddartha, de Claude Vivier, dont la composition remontait à 1976 mais qui n'avait jamais été jouée et que son auteur, mort en 1983, n'avait donc jamais entendue.Qualité des oeuvres, qualité des exécutions, qualité de la réception de la part d'une salle comble: ce soir-là.tous les éléments s'étaient conjugués pour créer un événement mémorable, événe- ment qu'on peut revivre maintenant grâce à l'excellent enregistrement qui fut réalisé immédiatement après le concert.La « mobilité» des masses et des couleurs, chez Rea ; la très longue et très personnelle évocation du monde de Sibelius, chez Longtin ( l'« Ainola » du titre est le nom de la maison du compositeur finlandais); l'obsession de la mort, chez Vivier: il y a la trois approches musicales différentes, en fait trois «programmes» différents, mais, en même temps, on note, chez les trois compositeurs, la même connaissance complète des possibli-tés orchestrales.Rea, Longtin et Vivier savent faire sonner un orchestre.Et Walter Boudreau, ici comme au concert, obtient du Métropolitain la sonorité massive et la richesse de détail d'une gran- Quinze airs de Mozart CLAUDE CINCRAS ¦ Le nom de Louis Hagen-Wil-liam est inconnu ici.Il s'agit d'un chanteur noir, du type «baryton-basse» (ou «basse chantante»), né a la Nouvelle-Orléans et faisant carrière en France.Son répertoire est assez varié: Méphisto, Sarastro, Bartolo, Porgy.Il vient d'enregistrer, en Belgique, un récital Mozart comprenant, justement, des airs pour basse et d'autres pour baryton.Il y a là le fameux «Air du catalogue» de Don Giovanni, mais surtout des raretés: l'air «Rivolgete a lui lo sguar-do» d'abord destiné à Cosi fan tutte puis remplacé (c'est l'air où le texte fait référence au Canada); l'air de concert avec contrebasse.Per questa bella mano, K.612; le chant de guerre allemand Ich mùchte wohl der Kaiser sein.K.539 (déjà enregistré, transposé, par Schwarzkopf sous le titre Mei-ne Wùnsche); deux extraits de l'oratorio Betulia liberata et trois de l'opéra bouffe La Finta semplice.Au total: 15 sélections.Le programme est inusité et intéressant, la voix est solide et les interprétations sont sincères.Même si le style n'est pas toujours très rigoureux et même si l'accompagnement orchestral est indifférent, il s'agit, pour l'ensemble, d'un bon disque.MOZART: 15 airs doperas, d oratorios et de concert.Louis Hagen-William.basse.Sinfonia d Anvers, dir.Walter Proost (Ouantum.compact seulement, 0V6896).de formation.On le sent d'ailleurs en totale communion d'esprit avec les oeuvres de ces musiciens qui sont ses collègues, ses compatriotes, ses amis.l'ai quelques réserves sur l'une des oeuvres: celle de Longtin.C'est la plus longue des trois (34 minutes, soit près de la moitié du disque entier, qui en fait 71 ) et.justement, on y est conscient de la durée, de certaines naïvetés aussi, et de certaines formules qui font davantage penser à Messiaen qu'à Sibelius.En revanche, je n'ai presque rien à redire sur les exécutions: ici, un unisson de cordes qui pourrait être plus précis; là.un trait de cuivres que l'on sent extrêmement difficile ajouer-.presque rien, en somme.Et l'enregistrement lui-même (j'ai écouté l'édition en compact) est une spectaculaire réussite technique.JOHN rea: Over Time (1987): michel longTIN AutourdAinott(1966); clauoe vivier: S'ddjrtf» (1976).Orchestre Métropolitain.Dir.: Walter Boudreau (Contredises Centredis-ques.compact.CMC-C03188; + cassette).VIDEOS Tampopo : une savoureuse soupe aux nouilles.à consommer! LE PALMARÈS *\t 1.Red Heat\t (Double détente)\t(D 2.Short Circuit 2\t (Coeur circuit 2)\t(2) 3.Young Guns (Les Princes\t de la gâchette)\t(5) 4.Bloodsport vo/vl\t(3) 5.Good Morning Vietnam\t (Bonjour Vietnam)\t(-) 6.Willow vo/vt\t(4) 7.Colors vo/vf\t(9) 8.Batteries not included\t (Piles non comprises)\t(7) 9.Above the law\t (Nico)\t(6) 10.La grenouille et la\t baleine\t(10) \u2022 Cette liste est établie avec la colla-\t boration du Club international video\t film Le classement precedent est indi-\t que entre parentheses.\t Nos cotes \u2022 Moche.Inutile de se déplacer au vidéoclub.* Potable.Emprunter la copie à la rigueur.+* Intéressant.Mais pas sans défauts.+** Remarquable.Se laisse voir avec plaisir.**?* Extraordinaire.À louer sans réserve.LES NOUVEAUTES ACTION Blue Jean Cop Crossfire Dead Pool Die Hard Le justicier braque les dealers Presidio vo'vf Skeleton Coast Tiger Warsaw AVENTURE ET ACTION Poursuite vers l'enfer COMÉDIE À chacun ses vacances Bull Durham vo/vf Folie à l'urgence Tampopo vf DOCUMENT A Thin Blue Line*»' DRAME D'hier à demain Les vrais durs ne dansent pas Where the Green Aunts Dream MOPREUR Cinq fois la mort Le Prince des ténèbres SCIENCE-FICTION Le Sixième Continent SUSPENSE Seven Hours to Judgment GENRE NON PRÉCISÉ Halt A Lifetime vf Dr.Hackenstein Over Indulgence Whiffs Big Deal Brain \u2022\u2022\u2022 Nos choix.LUC PERREAULT Le sujet est à la mode : la bouffe à la japonaise.Pas tant la haute gastronomie nippone, est-il besoin de préciser, qu'une certaine soupe aux nouilles qu'on avale en vitesse dans des bouis-bouis.Tampopo est le nom de la patronne d'un pareil bistrot.Elle reçoit un jour la visite de deux routiers.Ceux-ci commencent par faire la fine bouche devant sa soupe qu'ils trouvent tout simplement infecte.Mais, quand des bandits font mine d'attaquer la patronne, ils prennent hardiment sa défense.Devant ce geste de bravoure, Tampopo, prenant son courage à deux mains, va supplier Goro, l'un des deux camionneurs, de la guider dans l'apprentissage de la parfaite soupe aux nouilles.À partir de ce film conducteur, le réalisateur Juzo Itami va nous entrainer dans les méandres de la cuisine japonaise.A la fin, on n'ignorera plus rien des secrets de cette fameuse soupe.Itami ne craint pas d'épicer son histoire d'anecdotes culinaires variées.On a droit par exemple à un épisode erotique : un gangster du genre spaghetti-western vient faire son numéro qui ne passe pas inaperçu.Bref, ce film sympathique et plein de clins d'oeil est tout simplement savoureux.Dommage seulement que le dou- blage français nous prive de la truculence de la langue japonaise.»** TAMPOPO.de Juzo Itami.Japon.198.int.: Isutomu Yamazaki.Nobuko Miyamoto, Koji Yakusho.Ken Watanabe.Rikiva Yasuoka.Kmzo Sakura.Couleur.VF.Hi-fi mono.Ih44.Alliance vivafilmMCA Home Video.Hot to trot À fuir au galop ¦ Walter Sawyer n'a guère l'estime de son beau-père qui dirige une maison de courtage.À la mort de sa mère, Walter hérite de la moitié des actions et d'un cheval prénommé Don.Son prestige s'accroît lorsque Don, qui possède le don de la parole, se met à lui refiler des tuyaux utiles pour ses placements.' On se demande qui, du cheval ou du propriétaire, a le plus d'avenir.Le cheval parlant quant à lui réussit à se hisser au niveau de son maitre.Ce serait plutôt l'inverse dans le cas de Bob Goldthwait, cet acteur qui n'avait fait jusqu'ici que de brèves apparitions dans d'autres films et qui a la particularité de parler avec des accents discordants.Consacré depuis peu vedette, il parait ici tout simplement insupportable.H faut dire que tout le film est d'une pauvreté navrante.\u2022 HOT TO TROT, de Michael Dinner.E.-U.1983.Int.: Don.Bob Goldthwait, Virginia Madsen, Cindy Pickett, Jim Metzler.Tim Ka-zurinsky, Gilbert Gottfried, Dabney Coleman.Couleur.Hi-fi mono.1h32.Warner Home Video.Clint Eastwood dans Dirty Harry In the Dead Pool.Bruce Willis dans Die Hard.Die Hard La tour infernale ¦ Une veille de Noél à Los Angeles.Le policier new-yorkais John McClane (Bruce Willis) vient rendre visite à ses enfants et à sa femme dont il est séparé.Mais le party de travail auquel cette dernière participe vire à la violence : douze bandits qui se disent terroristes ont-cadenassé la tour ou.la fête se déroule, prenant tous les invités en otages.Ils cherchent à mettre la main sur les $600 millions entreposés dans le voûte de l'immeuble considérée comme imprenable.Mais c'est compter sans la présence du policier.Dissimulé dans l'édifice, il va tenter le tout pour le tout pour rétabiir la loi et l'ordre.Terriblement habile, ce film de McTiernan.11 vous force à prendre position face à la violence.Devant ces terroristes sans àme.le choix n'est guère difficile : malgré lui, le spectateur se voit forcé de s'identifier au policier.Je suis d'habitude allergique aux films d'action ayant pour héros des gros bras du genre Stallone ou Schwarzenegger.|e dois reconnaître que Bruce Willis rompt avec cette tradition.Il faut dire qu'il ne lutte pas seulement avec ses gros bras mais aussi avec son intelligence.Et puis ce film a su doser parfaitement la progression dramatique.La tension monte étage par étage.À la fin, le suspense atteint son maximum au sommet de la tour.Comme le film est américain, on n'a pas lésiné sur les effets spéciaux.?»* DIE HARD, de John McTiernan.E.-U.1988.Int.: Bruce Willis, Alan Rickman, Bonnie Bedelia.Reginald Veljohnson.Alexander Co-dunov.Paul Gleason.Couleur.Hi-fi stéréo.2 h 11.CBSFox Video.The Dead Pool Qui veut la peau de Harry ?¦ Spécialiste des films d'horreur fauchés, le réalisateur Peter Swan a établi une liste (dead pool) de noms de célébrités susceptibles selon lui de disparaître au cours de l'année en cours.Ce jeu qui fait fureur dans le monde du cinéma à San Francisco prend soudain un tour dramatique : trois des individus inscrits sur cette liste sont abattus.L'inspecteur Harry Callahan (Clint Eastwood), le prochain sur la liste, entreprend une enquête semée d'embûches qui le mène jusqu'à Swan.Ce dernier jure qu'il est innocent.Qui.donc alors serait le coupable ?Il faut aimer Eastwood et son personnage de Dirty Harry pour avaler toutes les couleuvres de ce scénario.À plusieurs reprises, l'inspecteur parvient à sortir indemne d'attentats meurtriers.Au premier, on se dit : ça va.Mais au bouf du -quatrième, c'en est trop.-Comme lui dit une journaliste de la télé qui a survécu à une attaque a ses côtés : « Même si on vous paye très cher, c'est pas encore assez pour le travail que vous faites.» A vaincre sans périls, comme disait l'autre, on triomphe sans gloire.** THE DEAD POOL, de Buddy Van Home.E.-U.1988.Int.: Clint Eastwood,'Patricia Clark-son, Liam Neeson, Evan Kim, David Hunt.Couleur.Hi-fi stereo.1 h32.Warner Home Video LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 28 JANVIER 1989 K5 Fonseca: 80 années de Moscatel en fûts! JACOUCS BENOIT I y a quelques f ¦semaines, il ¦ - elail question kdans celte page ata* du Dao Terras X M Allas 86 blanc.-V M $6.20.un vin CîXIH d'une qualité et d'une complexité inattendues pour un produit vendu à si bas priv l'ai goûte depuis les trois autres vins de la même maison \u2014 lose Maria da Fonseca.de Azei-tao, au Portugal \u2014 disponibles au Quebec, tous trots vendus $0,20 la bouteille également.Quoique moins expansif que le 1986, le Terras Altas 87 blanc offre lui aussi un excellent rap* port qualité-prix, avec sa texture moelleuse, ses odeurs et ses saveurs évoquant discrètement l'ananas.Les deux rouges, eux.les Dao Terras Allas 84 et 85.sont très différents l'un de l'autre.D'abord, à cause de ses tannins acerbes et de sa maigreur (il manque de matière, comme on dit i.'le 84 est à mon avis un vin à éviter.Le 85 \u2014 une grande année au Portugal \u2014 est au contraire d'un très bon rapport qualité-prix.Charnu et corsé en bouche, équi-' libre, on peut seulement lui reprocher une certaine austérité de saveurs et l'intensité réduite de son bouquet, quoique, à ce prix, il soit difficile de trouver mieux.Faisca et Moscatel Entreprise bien connue au Portugal, lose Maria da Fonseca fut la créatrice du fameux rqse Faisca \u2014 le cousin du Mateus rosé! \u2014, encore vendu au Que-bec.(Aux États-Unis, le vin est connu sous le nom de Lancers, et c'est une autre firme, lose Maria da Fonseca International, formée par Fonseca et l'un des grands noms internationaux du vin.Heublein.qui le produit.En 1985 toutefois.Fonseca a vendu sa participation \u2014 51 p.cent \u2014 à Heublein, et n'a plus rien à voir dans la production de ce vin.) Mais le vrai titre de gloire de Fonseca, comme j'ai pu m'en rendre compte à l'occasion d'une visite de ses installations d'Azeitao, en novembre dernier, est plutôt son Moscatel de Setu-bal, un vin de dessert éblouissant.Produit non loin de Lisbonne, mais de l'autre côté du fleuve ( le Tage).il s'agit d'un vin vine comme le porto, c'est-à-dire auquel on ajoute de l'eau-de-vie avant la fin de la fermentation, ce qui la stoppe et fait que le vin conserve une bonne partie de son sucre naturel.Une étonnante particularité de la méthode d'élaboration : pendant les mois suivant la fermentation \u2014 cinq à six mois chez Fonseca \u2014.et alors que le vin est toujours en cuves, on y laisse macérer les peaux des raisins, ce qui accentue les saveurs et le bouquet.Apres cela, le Moscatel est loge en fûts de 550 litres \u2014 des pipas, de la même contenance que pour les portos \u2014 où il peut vieillir des dizaines et des dizaines d'années! «Ici.dans ce chai, nous avons en fûts 80 millésimes de Moscatel».expliquait son président.M.Antonio Soares Franco.La photo, ci-contre, donne une idee de cette incroyable reserve.Deux Moscatel, bientôt Il y a huit ou dix ans.on trouvait toujours au Quebec au moins un Moscatel de Setubal, presque immanquablement de Fonseca dont la production représente environ 70 p.cent de la production totale.(Celle-ci, il faut dire, est très peu élevée, seulement 120 hectares étant plantés de Muscat dans la péninsule de Setubal.-qui en compte en tout 12000.) Néanmoins, et après avoir disparu pendant de nombreuses années, deux Moscatel feront bientôt leur apparition sur les tablettes, a savoir le 1985 et le 20 ans, un assemblage de vins de plusieurs millésimes dont «le plus jeune à 20 ans», aux dires de M.Soares Franco.l'ai goûte là-bas les deux vins ( le prix du 1985 devrait se situer a environ $12 et le 20 ans coûtera dans les $28).plus, tirés des futs.de vieux Moscatel fabuleux, 1970.1941.1920 et 1910.A quoi ressemblent ces vins?De la couleur d'un cognac, le 1985 a un bouquet intense, sucré et très marqué par les arômes du Antonio Soares Franco, président de Fonseca, et son frère Do-mingos Soares Franco, président du conseil et oenologue, qui est chargé de l'élaboration des vins, dans le chai où sont conserves de vieux millésimes de Moscatel.Muscat, avec en bouche des saveurs intenses et bien sucrées, mais plutôt tout d'une pièce, une texture moelleuse.Un peu plus foncé, le 20 ans déploie infiniment plus de subtilité, le caractère fortement aromatique du Muscat s'effaçant devant un large éventail d'odeurs ( fruits secs, miel, caramel, nuances boisées, notes florales, etc.).Riche mais sans lourdeur en bouche, elegant, c'est un vin splendide.Les autres, enfin (les 1970, 1941.1920 et 1910).que Fonseca n'embouteille qu'à la demande, sont des vins extraordinaires, dans le style du 20 ans mais en plus complexe encore.Légèrement rafraîchi, le Moscatel 20 ans.comme d'ailleurs le porto lawny, le vin santo d'Italie, les vieux amontillados, pulo cortado» et oloroso* d'Lspagne.les vieux rivesaltes et banyuls lie France, etc.ferai un merveilleux digestif, alors que le 1985.me semble-t-il.pourra être bu plus frais encore, a l'apéritif.Seul vin d'appellation contrôlée de la région de Setubal ( regia demarcada, dit-on en portugais ).le Moscatel a ce statut depuis 1907.Les autres vins Entreprise de bonne taille.Fonseca produit beaucoup d'autres vins, dont le Pasmados blanc, élabore avec 25 p.cent de Chardonnay et des variétés locales, fin et aux très belles saveurs, qui fermente (comme en Bourgogne ) en barriques de bois neuf.Puis en vins rouges, entre autres, un vin appelé également Pasmados.au bouquet de fruits bien mûrs, savoureux et dont j'ai goûté le 1982, plus la Quinta de .C'ar.'areie.du nom d'un des domaines de la firme, qui renferme 25 p.cent de Cabernet-Sauvi-gnon.Enfin, le Periquita.qu'on ne trouve malheureusement plus au Quebec, corsé, charnu, élabore surtout avec le cépage du même nom \u2014 nom qui était celui de la ferme où le fondateur de lu firme a commencé à faire du vin au siècle dernier.La famille Soares Franco possède 140 hectares de vignes dans la péninsule de Setubal et en a acquis 220 hectares en 1985 dans l'Alentejo (sud-est).«C'est une région qui peut nous donner des vins de qualité et la moins exploitée du Portugal», dit son président.DISQUES RESTAURANTS Du rock cru, presque minimal SUITE DE LA PACE K1 brer plusieurs dans une fabuleuse déprime.Un disque d'une rare intensité, un chef-d'oeuvre.Depuis lors, la production de ce poète newyorkais a été très inégale.Pour un Street Hassle intéressant, il y a eu plusieurs disques éparpillés, bâclés presque, qui à l'exception d'une ou deux chansons, étaient indignes de la légende de Lou Reed.C'était avant New York.Reed, le porte-étendard Avec New York, l'ex-grand-prétre du glam-rock et de la décadence met ses considérables talents de conteur au service de la dénonciation sociale et politique.Ces dernières années, on l'avait vu se joindre à Little Steven pour dénoncer l'apartheid en chantant Sun.City et participer a la tournée Conspiracy of Hope d'Amnistie Internationale.Le voici devenu porte-étendard de la cause écologique, pourfendeur de politiciens et de prédicateurs racistes.Le voilà qui dénonce l'hypocrisie, la misère, le crack et la violence envers les enfants avec un mordant qu'on ne lui connaissait plus.New York, son premier microsillon sous étiquette Sire, est un recueil de 14 vignettes de la mégalopole mais aussi de l'Amérique tout entière.Reed, qui s'est toujours vu comme un écrivain opérant dans le champ du rock, conseille d'ailleurs d'écouter son disque d'un trait comme s'il s'agissait d'un livre ou d'un film.En un peu moins d'une heure, vous ferez connaissance avec Romeo Rodriguez et Juliette Bell qui s'aiment pendant qu'autour d'eux \"s'affairent ley vendeurs de crack,-vous serez conviés à la mascarade annuelle des gays dans Greenwich Village où se retrouvent ceux que le Sida n'a pas fauchés, vous apprendrez à connaître Pedro qui se fait tabasser par son père parce qu'il est trop épuisé pour quêter à l'ombre de la «Statue of Bigotry ».ou ces enfants battus qui feront subir le même sort à leur progéniture.Dans cet Endless Cycle, Reed est d'un cynisme absolu: The truth is they're happier When they're in pain In fact that's why they got married Dans New York, le rock est cru.presque minimal.On dirait un enregistrement live.Pas de fla-fla: deux guitares souvent écorchées (Reed et Mike Rath-ke ), une basse ( Rob Wasscrmun ), une batterie (le co-réalisateur Fred Maher et Maureen Tucker, une ancienne du Velvet) et surtout la voix unique de Reed, dont les limites évidentes deviennent un atout précieux.Une voix monocorde qui trahit rarement les émotions: le dégoût, la révolte et la surprise y trempent dans le sarcasme et sont difficilement perceptibles sauf dans quelques chansons où Reed laisse passer la rage, dont Strawman.Dans les années 60, le Velvet Underground était le précurseur du punk.Vingt ans plus tard, Reed-le-quadragénaire réussit l'exploit de faire honneur à sa recette originale.Il s'inspire abondamment de son répertoire: la musique de Halloween Parade n'est pas sans rappeler Andy's Chest, de Transformer, tandis que Dime Store Mystery, son hommage à Warhol, est digne des hymnes hypnotiques du Velvet.En prime, quelques surprises comme Last Great American Whale, une fable écologique qui amène Reed à planter joyeusement ses compatriotes, et le blues jazzé de Beginning of a Great Adventure qui pousse à l'extrême le petit côté égocentrique de la paternité.Ou encore le country-rock de Sick of You que ne renierait pas |.|.Cale.De moins réussi, il y a Good Evening Mr.Waldheim dans laquelle, sous prétexte de dénoncer I anti-sémitisme, Reed s'en prend aussi bien au pape et à (esse lack-son qu'au chancelier autrichien.Pas très convaincant.Et sa Christ-mas in February, si bien intentionnée soit-elle, n'apporte rien de neuf au dossier de la difficile réinsertion sociale du vétéran du Vietnam qui n'avait déjà été dit dans Born in the U.S.A.de Springsteen.Que celui qui a déjà réalisé un film parfait lui lance la première pierre ! Lou Reed.NEW YORK, Sire.WEA.disque, cassette et disque compact.GURfcY JOE'S SIEâKS-POUUT-EHTRf COTES fRUITS DE MER SUPER SPECIAL Dim., lun.mai.seulement IUSQU A LA KEKMETURE Filet mignon incluant libruiervtte a noiiu bur à .ulado el Iruil'*.Jrcnv cho
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