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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-01-29, Collections de BAnQ.

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[" Sciences et techniques LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 29 JANVIER 1989 Les voiliers de l'espace: une technologie réalisable CAROLE THIMUDMU Peter Pan voyageant sur un rayon de lune.Le petit Prince explorant le vaste monde et chutant sur une planète puis une autre.Fantaisie, aventure, poésie.Mais qu'est ce que la poésie fait dans une page de science?Scientifiquement parlant, comment imaginer qu'il soit un jour possible d'explorer l'espace sans carburant ni assistance mécanique?L'idée de se servir des rayons du soleil, plus précisément de la «pression de radiation solaire», comme force de propulsion dans l'espace a été lancée dans les années 20.La pression de radiation solaire est I une des plus importantes causes de perturbation affectant le mouvement des véhicules spaciaux.En captant cette force par d'immenses surfaces réfléchissantes, on peut concevoir un «voilier» de l'espace.Dans les années 60 et 70, la NASA a confié des études sur les exigences du vol à voile solaire à lerome Wright, du Battelle Memorial Institute, situé en Ohio.Curieusement, ce pionnier dans un domaine encore presque inexploré porte le même nom que les célèbres frères Wright, qui mirent au point le premier aéroplane, eh I903.En I977 et I978, le let Propulsion Laboratory de la NASA, à Pasadena en Californie, confie à Louis Friedman un projet de $4 millions : une étude de faisabilité d'un engin spatial mù par la pression de radiation solaire.À cette époque, la NASA cherchait un moyen de rendez-vous avec la comète de Halley, qui ne Casse près de la terre que tous les 6 ans.notamment en 1985.La comète se déplace à contre courant dans notre système solaire par rapport au mouvement des autres planètes.À cause de cette caractéristique, envoyer une fusée conventionnelle pour l'examiner de près parait un défi insurmontable.C'est alors que lerome Wright proposa le voilier solaire, qui pouvait en théorie réussir cet exploit.L'étude de faisabilité, poursuivie avec l'aide d'une demi-douzaine d'industriels sous contrat et de deux autres centres de recherche de la NASA, Ames et Langley, démontra la faisabilité de la voiîe-solaire en tant que technique de propulsion.Voiliers de l'espace Louts Friedman relate son expérience dans un livre disponible depuis deux semaines en librairie: «Voiliers de l'espace», aux éditions L'Étincelle.Lorsqu'il a pris connaissance du manuscrit, Robert Davies, du service d'édition, s'est empressé d'en faire exminer le contenu scientifique par un ingénieur en aéronautique: Ion Paraschivoiu, de l'Ecole Polytechnique.«Les voiles de l'espace sont techniquement faisables, confirme ce dernier.J'ai étudié à l'école le phénomène de la radiation solaire comme mode de propulsion.La NASA n'a pas réalisé de découverte scientifique en la matière, mais, elle a démontré la faisabilité de voyages par ce mode de transport.» Il ne s'agit pas de cerfs-volant mais bien de «voiliers de l'espace», conçus par des étudiants du Croupe pour l'astronautique de l'Observatoire de Prague.Les voiles de l'espace se gonflent non pas sous l'effet du vent solaire mais sous le choc des milliards de photons qui rebondissent sur leur surface brillante.Un photon est un petit «paquet» de lumière, porteur d'une certaine énergie.On sait que la lumière exerce une pression depuis que le physicien Clerk Maxwell a présenté sa théorie de l'électromagnétisme vers I860.Cette théorie a été prouvée par plusieurs expériences différentes dès le 19e siècle.Les premiers à suggérer l'utilisation de la pression de la radiation solaire comme force de propulsion furent des savants soviétiques, dans les années 20.La voile solaire fonctionne par «pression de radiation» du soleil, pression produite par la lumière lorsqu'elle rebondit sur une surface réfléchissante.Cette pression est de 1000 à 10 000 fois plus forte que celle produite par ce qu'on appelle le vent solaire, un phénomène à ne pas confondre avec la pression de radiation solaire.Le vent solaire est ce phénomène tenu pour causer des tempêtes magnétiques lorsqu'ils arrivent en contact avec notre atmosphère.Ces tempêtes nuisent à nos activités de communication, mais elles nous valent de splendides aurores boréales.Ce vent est constitué par des électrons et des protons, des particules à haute vélocité émises par le soleil à mesure qu'il brûle son oxygène.Bien que ces particules aient une certaine masse et une grande vitesse, leur énergie est plus faible que celle des particules de lumière.Il serait impensable d'utiliser le vent solaire pour naviguer dans l'espace.Naviguer à voile dans l'espace Comme l'explique Louis Friedman: «La voile solaire est un miroir à haut pouvoir réfléchissant.Lorsque les photons heurtent ce miroir, ils lui impriment une force et, partant, au véhicule.Si la voile est petite, il ne reçoit qu'une faible quantité d'énergie.En inclinant le miroir, ou la voile, dans M.Ion Paraschivoiu, du département d'aéronautique de Polytechnique.PHOTO PKintE COTÉ.U Pnae différentes directions, nous pouvons dirriger la force à notre gré, et donc piloter le vaisseau dans le système solaire.» La NASA estima cependant que les délais était trop courts avant le lancement d'un tel engin, qui aurait dû avoir lieu, à la fin de 1981, pour rejoindre la comète en 1985.«Ils n'ont pas eu tort, soutient M.Ion Paraschivoiu, professeur à l'Ecole Polytechnique de Montréal.Songez que les études pour réaliser le Concorde, premier avion de ligne supersonique, ont débuté en 1965 et que l'avion n'est sorti qu'en 1977.Il faut au moins dix ans entre la conception et sa réalisation d'une nouvelle technologie.» La NASA estima que la technologie de la voile solaire n'était pas assez mûre, et que jamais on ne réussirait à rencontrer le redoutable impératif de temps.En réalité, comme le rappelle M.Friedman, l'ensemble des capacités spatiales de la NASA prenait du retard à cette époque.y je* Poussées par la pression de radiation solaire, les voiles de l'espaces doivent être les plus lisses des miroirs.À quand la Transat Terre-Lune?en B 4 Des vaches clonées Une première mondiale au Canada JIAN-PIERRE KOCEL colUboradon ipéciale Agence Science- Prraur Le 17 août prochain, une ferme située en banlieue d'Ottawa attend une première mondiale: la naissance de deux veaux totalement identiques sur le plan génétique, ce qu'on appelle des clones.«Il ne s'agit pas de jumeaux naturels qui seraient issus de la division spontanée, ou même provoquée, d'un très jeune embryon dans l'utérus de la mère, explique sur un ton enthousiaste le Dr A.|.Hackett, du Centre de recherches zootechniques d'Ottawa.Non.ces veaux-là sont le résultat délibéré d'une technique toute nouvelle de manipulation génétique».Le 8 novembre dernier, les chercheurs du Centre \u2014 qui dépend du ministère fédéral de l'Agriculture \u2014 ont en effet réussi à féconder des vaches à l'aide d'une technique de clonage qui pourrait aider les éleveurs de bovins à faire la production de masse d'animaux génétiquement identiques.«A partir d'un seul embryon d'une vache génétiquement supérieure, inséminée avec le sperme d'un taureau de qualité, notre technique permet d'obtenir des veaux jumeaux en série.Le potentiel pour l'amélioration des troupeaux est énorme», explique pour sa part le Or jiro Nagai.le généticien de l'équipe d'Ottawa.Mieux que le clonage ¦ordinaire* Le clonage \u2014 ou, si l'on préfère, la multiplication en série des jumeaux \u2014 est un Vieux réve des chercheurs en génétique animale.Il a été tenté dans les années 60, mais a été un échec cuisant jusqu'ici, sauf sur les grenouilles.L'objectif immédiat est cependant du côté des animaux d'élevage.L'idéal pour un éleveur n'est-il pas en effet d'avoir un troupeau parfait, constitué par exemple d'excellentes vaches laitières, toutes jumelles identiques et parfaitement adaptées à leur environnement?La science moderne permet déjà un excellent contrôle de la qualité de reproduction, notamment grâce à l'insémination artificielle, aujourd'hui couramment pratiquée dans les fermes.Mais depuis quelques années, il est possible d'aller plus loin dans cette direction.La fécondation in vitro et le transfert d'embryons dans des vaches porteuses sont maintenant offerts sur une base commerciale.Aussi, on pratique déjà le clonage de certains animaux d'élevage.Les deux premiers chevaux clones, appelés Question et Answer, sont nés il y a déjà cinq ans dans une ferme de Colorado.Mais il s'agit dans ce cas d'un clonage par division physique d'un embryon aux tout premiers stades de développement.On récupère un embryon dans l'oviducte d'une jument ou d'une vache, puis on le coupe par micro-chirurgie et on réimplante les embryons ainsi formés chez une porteuse.«On se contente dans ce cas de mimer le processus naturel de formation des vrais jumeaux, en coupant physiquement en deux l'embryon, explique le Dr Nagai.Au mieux, on peut ainsi obtenir deux, ou quatre jumeaux identiques.Mais le procédé de clonage que nous avons mis au point permet quant à lui des duplications en série à volonté, à partir du même embryon».Le procédé des Dr Nagai et Hackett est très sophistiqué.Son principe fondamental est la fusion de noyaux de cellules, mais il s'appuie aussi sur d'autres techniques récentes.VOIR DES VACHES EN B 4 Le Dr Jiro Hagal, généticien au Centre de Recherches zootechniques à Ottawa.A TÏRK-D'AILE.La visite du cardinal PIERRE C1NCRAS oilà d'un plus mois Depuis l'automne dernier, les mésanges à tète noire visitent quotidiennement mes mangeoires.La photo s été réalisée par Armand Trottier de La Presse.Détails techniques: Lentille 500 mm à miroir; film Fuji 400 asa; 1/500 de seconde; f8.que je ne vous ai parlé de ne qui se passe à mes mangeoires.Comme vous, j'attends toujours les size-rins flammés, les gros-becs errants et les roselins pourprés.Mais j'ai eu la chance de faire quelques découvertes intéressantes.Ainsi, un magnifique cardinal mâle est venu nous visiter, quatre jours de suite, dans le temps des Fêtes.Tout un spectacle que de voir cette petite touffe de plumes rouge \"vif sur la neige.C'était la deuxième fois que je pouvais observer un cardinal chez moi.L'oiseau mangeait des graines de tournesol, par terre, en compagnie des tourterelles et des moineaux.Il est disparu la veille du |our de l'An, sans raison apparente.|e vous ai parlé à quelques reprises de la quarantaine de tourterelles tristes qui passent l'hiver chez moi, ainsi que des deux tourterelles rieuses accompagnant le groupe.Eh bien! les deux oiseaux de cage ont pris des vacances à la fin de décembre et ce n'est que mardi dernier que je les ai revus.Ils semblent toujours en pleine forme.Chaque hiver, des lecteurs inquiets me signalent la présence de cette espèce de tourtelles dans leur patelin, le vous rappelle que les oiseaux sont habituellement bien pourvus pour faire face à notre climat.Reste le problème de l'approvisionnement en nourriture.Sans source d'énergie, l'oiseau ne peut résister longtemps.Quant aux geais bleus, ils me choient cette année.Il faut dire que j'ai pris les grands moyens en leur fournissant tous les jours une bonne ration d'arachides en écale, un mets auquel il ne peuvent résister.Après 10 kg d arachides, ça marche toujours! Les petits oiseaux sont relativement rares.Un groupe de mésanges à tête noire passe toute la journée aux mangeoires, mais depuis un mois mais je n'ai vu qu'un seul chardonneret jaune et pas plus de cinq bruants hud-soniens.Heureusement, un morceau de suif attire régulièrement un couple de pics mineurs ainsi que trois ou quatre étournaux sansonnets.Quant aux moineaux, ils sont particulièrement nombreux cette année, et j'en compte souvent une trentaine à la fois.Ils ont d'ailleurs un comportement très intéressant.le ferme toujours l'entrée de mes cabanes pour éviter que les moineaux y logent durant l'hiver et qu'ils occupent la place au printemps, bien avant l'arrivée des hirondelles bicolores.Cette fois, ils ont résolu leur problème à leur façon: c'est l'occupation.Deux couples passent une bonne partie de la journée perchés chacun sur un nichoir, et chassent tout intrus.Tout près, un autre moineau, qui tient probalement à la compagnie des autres, a décidé, à défaut de cabanes disponibles, de surveiller avec le même zèle un nid de merle dans un bouleau même si le logis est recouvert d'une dizaine de centimètres de neige.Auront-ils la patience de soutenir leur siège jusqu'au printemps?te carnet d'observation en page B 4 B2 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 29 JANVIER 1989 La Prei Editorial Paul Desmarais or evident du conseil d odrmnistrjtion Roger 0.Landry president et éditeur Claude Maison éditeur jdiomt Marcel Desiardins flirpcteur de I inforrrvtricfi Alain Ou bue éditorialiste en crie» Secteur public : la fin du règne des bureaucrates Les négociations qui s'amorcent entre le gouvernement Bourassa et les représentants de ses 270000 employes syndiques des secteurs public et parapublic seront difficiles.Il n'y a lieu ni de s'en surprendre, ni de s'en alarmer: il est normal qu'il en soit ainsi.Apres tout, il s'agit des conditions de travail d'un quart de million de citoyens \u201410 pour cent de la main-d'oeuvre \u2014 qui se partagent une masse salariale de 11 a 12 milliards de dollars par année.Cela dit, sans sombrer dans I optimisme beat, il y a lieu de se réjouir que le ton qui règne, en ce début des pourparlers, soit raisonnable.Finis les discours enflammés de leaders syndicaux qui parlent de «casser le système», comme au temps du premier gouvernement Bourassa.Ou de ceux, non moins démagogiques, de son ministre de la Fonction publique d'alors, Oswald Parent.Sans vouloir le dire ouvertement, les deux parties ont compris que le véritable enjeu de cette négociation, c'est de trouver un moyen de redonner goût au travail à des milliers de personnes* plus ou moins démotivées, pour qui l'argent ne constitue plus, à lui seul, une incitation suffisante.Bien sûr, l'écart salarial qui sépare présentement les offres du gouvernement des demandes d'au moins deux centrales syndicales est important.Mais il en est toujours ainsi au début de toute négociation.Ce qui est relativement nouveau et qui était rare dans le passé, c'est que, dès le depart, on s'entend sur le diagnostic.Les reseaux québécois des affaires sociales et de I education font face a d'énormes problèmes; il faut repenser leur fonctionnement, mieux utiliser le personnel.Bien sûr, cela ne suffit pas pour que l'on s'entende sur les solutions.Mais, comme l'avait démontré, il y a quelques jours, une table ronde de La Presse réunissant, entre autres, des représentants de la puissante Federation des affaires sociales et de l'Association des hôpitaux du Québec, il existe plusieurs points sur lesquels les deux adversaires traditionnels s'entendent.Les états généraux de l'éducation, auxquels avaient participé conjointement le ministère de l'Éducation, la Federation des commissions scolaires et la Centrale de l'enseignement du Québec, il y a quelques mois, avaient également permis de dégager des consensus pour améliorer le système educationnel.Il s'agit maintenant de transposer dans les faits ces pieuses intentions.Et, justement, le gouvernement Bourassa semble vouloir entrebâiller la porte en ce sens.C'est ainsi qu'il a laissé entendre qu'il voudrait favoriser la decentralisation des prises de décision en permettant de plus en plus aux instances locales et régionales de signer des ententes avec les syndicats.Voila un pas dans la bonne direction.Il n'est pas vrai qu'une convention collective s appliquant a un gros hôpital comme Notre-Dame, à Montréal, convienne à un petit hôpital régional comme celui de Rouyn-Noranda, par exemple.Ou que la situation du cégep du Vieux-Montréal soit identique à celle de tel autre cégep en province.Dans le secteur privé, on laisse souvent à la direction de chaque filiale d'un consortium le soin de négocier localement les conditions de travail devant s'y appliquer.On voit mal pourquoi il n'en serait pas de même dans le secteur public, a l'intérieur d'un minimum de paramètres généraux a respecter.Si un directeur d'école et ses enseignants s'entendent, sans nuire à la qualité de l'enseignement ni aux élèves, sur un cadre de travail qui les satisfait mutuellement, on voit mal qui viendrait s'y opposer.Même chose dans un hôpital.À vouloir tout régler d'en haut, on a fini par transformer la fonction publique québécoise en monstre.Tant mieux si les présentes négociations permettent de la ramener à une échelle plus fonctionnelle où tous, administrateurs, personnels et usagers, y trouveront leur compte.Tel est le véritable enjeu des négociations.Pierre VIN NAT Gâchis gauchiste chez les gauchos Le danger pour la nouvelle démocratie argentine est toujours venu de la droite.Plusieurs mutineries dans les forces armées ont montré qu'on y trouve encore des nostalgiques de la dictature militaire.Jusqu'à la semaine dernière, l'opposition de gauche est restée dans les normes de la bienséance démocratique.Mais une cinquantaine de tètes brûlées gauchistes ont change tout cela.Leur attaque d'une caserne dans les environs de Buenos Aires rappelle l'anarchie des derniers / ik \u201e \"v mois de la présidence de Mme Peron.I 4 >ua Presence parmi les attaquants d'anciens m jfe*^ membres de l'Armée révolutionnaire du peu-tk *Wk^^^ pie ravive d'autres souvenirs.En effet, cette fl& JrfflBm organisation était devenue assez puissante dans certaines provinces pour que l'armée puisse justifier sa prise du pouvoir au nom de la défense de la constitution.Le coup d'éclat meurtrier n'aurait pas pu être mieux calculé par des militaires réactionnaires pour faire oublier leur règne peu glorieux.Il est maintenant impossible pour le président Alfonsin de dire à l'armée de ne pas se mêler de politique quand elle est elle-même la cible d'un attentat politique.Même le candidat radical aux prochaines présidentielles, M.Eduardo Angeloz, a dû exprimer son soutien à l'armée, «institution indispensable et irremplaçable de la vie argentine».Les Argentins espèrent que les derniers changements a la tète de l'armée imposeront plus de discipline aux militaires.En effet, si l'armée doit de nouveau être déployée contre une guérilla interne, il est important qu'elle soit entièrement soumise au pouvoir civil et ne soit pas un rassemblement de justiciers qui n'ont de comptes à rendre à personne.Il est difficile de penser que les gauchistes d'aujourd'hui aient d'autres buts que d'attiser l'arrogance de l'armée et de créer l'anarchie dans l'espoir d'en profiter un jour ou l'autre.Mais le gouvernement n'a guère le choix et doit s'appuyer davantage sur l'armée.Si l'attentat est plus qu'un cas isolé, le gouvernement risque de se trouver de nouveau coincé entre deux tendances, dont aucune n'offre le moindre espoir pour l'avenir de l'Argentine.Frederic WAaNiERE REPRISE DROITS RESERVES La boîte aux lettres Du toc, ce Tic Tac Soleil ¦ Les loteries sont une drogue pernicieuse très répandue et ancrée dans les moeurs et la «gratouille» est une maladie contagieuse qui s'attrape et fait des ravages.Il faut dénoncer les abus scandaleux de Loto-Québec qui en est rendue à prendre les Québécois pour des nouilles de l'illusionnisme.En effet, le dernier «gra-touilieux» instantané Tic Tac Soleil offre aux vrais gagnants les prix suivants: 20 prix de 10000$ chacun = 200000$; 120 prix de 5000$ chacun \u2022» 600000$; 6400 prix de 100$ 640 000$.Total: 1440000$.Quant aux autres mini-prix (57600 de 25$, 576000 de 5$.1920000 de 2$ et 4800 000 billets gratuits), Loto-Québec sait fort bien que la clientèle réinvestit cette multitude de prix insignifiants, ridicules, dérisoires, bidons, par l'achat d'autres billets de la gamme des lotos.Par conséquent, des montants-bidons qui reviennent ipso facto dans ses coffres.Comme Loto-Québec annonce dans son «Loto-Hebdo» de cette semaine des ventes totales de 28800000 billets à 1$ l'unité, Loto-Québec ne remet donc en réalité que 1440000$ sur 28800000$, soit un vingtième ou un taux de remise de 5% de prix inévitables qui ne reviendront pas immédiatement dans ses coffres.Ce qui revient à dire que, pour chaque dollar versé contre l'achat d'un billet Tic Tac Soleil, notre dollar ne vaut plus que 0,05$, et toc.En plus d'être surtaxés sur nos salaires, que d'entourlou-pettes pour nous soutirer ce qu'il en reste.Surtout lorsque l'on pense à prime abord que les gouvernements s'étaient approprié le commerce des loteries en vue de faire échec à la mafia qui en avait le contrôle et en tirait des recettes exhor-bitantes.Or, celle-ci n'aurait pu faire pire en fait de redistribution de prix.Il est temps que les contribuables québécois qui ne furent jamais consultés sur les modalités de redistribution des prix, s'ouvrent les yeux concernant cette soi-disant taxe volontaire surfaite et boycottent à l'avenir toutes les loteries jusqu'à ce que les gouvernements allouent des prix véritables, au minimum 70% sur chaque dollar misé.Les consommateurs québécois en veulent pour leur argent.(.) Réjean HINSE Laval L'humour québécois ¦ « (eux de cadavres», écrit M.Dufresne en parlant de la Liquidation des Fêtes de RBO dans sa chronique du 7 janvier intitulée «L'humour québécois».La formule est de bonne synthèse.La qualité de l'humour satirique, en effet, se mesure d'abord à l'aulne de sa cruauté; et ensuite, à sa capacité de traiter avec une cruauté égale toutes les forces en présence.Cela implique d'avoir la maturité nécessaire pour vitrioler ce qu'on aime.Cela suppose aussi qu'on comprend de l'intérieur ce ou ceux dont on parle.Le sketch du Bye-Bye sur les juifs Hassidim, par exemple était raté et gênant parce que ses auteurs ignorent tout de la culture juive.Prenons, par contre, ce sketch de RBO où l'on voyait Rhéaume en gardien d un camp de concentration pour anglophones, accompagné d'un Bourassa qui dit: «On pourrait pas les exterminer, euh.juste à moitié?» Degré de cruauté: au zénith.Ça fonctionne parce que les deux extrêmes sont varlopées simultanément.S'agit-il d'une critique de notre xénophobie à l'égard des anglos, ou d'une critique de la paranoia (xénophobe) des anglos à notre égard?Indéterminé.Et indéterminable! (.) Avant d'en finir avec RBO, vous réclamez la censure.Ou mieux, un «bouchon» pour éviter les débordements de vu I-garité et d'insolence.Qu'à cela ne tienne! Votre étoupe est prête?Alors Rabelais, qui fait pisser Pantagruel sur le tout-Paris et inventorie les meilleures manières de la torcher, ce n'est pas vulgaire, cela?Swift et ses recettes (par ailleurs succulentes) pour cuire et déguster les bébés irlandais, ce n'est pas méchant, cruel, inhumain, un «jeu de cadavres» bien pire que tout ce que RBO fera jamais?Et Pétrone?Chaucer?Goya?Ambrose Bierce et son «Club des parenticides »?Et l'atroce, l'insoutenable scène de la machine à manger dans Modem Times de Chaplin?RBO.dites-vous avec une ironie un peu lourde, va montrer «aux jeunes auditeurs à quelle vaillante et brillante race ils appartiennent».Mais parfaitement! Je suis fier, extrêmement fier même, d'appartenir à une culture qui a enfin N.B.M La Presse accorde priorité soûs cette rubrique aux lettres-qui font suite à dus articles publiés Juns ses pages et se réscr-\\ 0 te tirait de les abréger.I au-leur doit être clair et concis, signer *un texte, donner son nom complet, son adresse et sou numéro de telephone Adresser toute corresppndàri* ce comme suit: Lu boite uux lentes, La Presse.7.rue Sàint-bequo.Montréal.II2Y IK9.la maturité de se montrer à elle-même avec une telle morgue et une telle distance.C'est ÇA la maturité culturelle d'un peuple! Sur ces bases (et avec des thèmes bien pires que ceux de RBO!) l'Italie a fondé toute une culture, mieux: toute une civilisation cinématographique.Et la comédie italienne, affreuse, sale, méchante et pleine de régionalismes, a fait le tour du monde.(.) Marc PROVENCHER Montréal Génies pas très géniaux ¦ C'est avec étonnement et déception que j'ai pu constater le manque de rigueur de l'équipe-de Génies en herbe dans sa 300e chronique publiée dans La Presse du 15 janvier.Le chapitre sur les oiseaux était truffé d'erreurs scientifiques, une situation inadmissible dans une chronique qui se veut justement scientifique.«À quel ordre appartiennent les oiseaux suivants?», pouvait-on y lire.Or, on y parlait notamment de palmipèdes, de rapaecs.de grimpeurs, d'échas-siers ou encore de colombins (écrits indifféremment au singulier ou au pluriel ), même si aucun de ces termes ne correspond à la définition du mot ordre.Des lecteurs qui connaissent les oiseaux ont pu éprouver certaines difficultés à classer l'outarde, un échassier européen.Notre «outarde» porte le nom de bernache du Canada depuis belle lurette.Enfin, la photo illustrait bien un huard à collier, l'oiseau qui apparaît sur toutes les pièces de $1.La légende indiquait qu'il s'agissait d'un canard.La 300e de Génies en herbe.un canard plutôt boiteux! Pierre CINCRAS journaliste.Montréal Le monde des zôtres ¦ Marie, un sixième (Vt) de nos filles, et son père, lisaient Achille Talon, «le roi des zôtres».Achille Talon est le sage qui a résumé notre époque en un mot d'une pénétrante acuité: «Bof».Avec les «zôtres», Achille offre un co£**j»t d'analyse sociale méritant d'être exploité.Voilà notre source.Voici son usage.H existe un phénomène zoologique, dont nous sommes, qui échappe aux catégories analytiques des observateurs contemporains.Ce sont des originaux.Ils vivent leur vie entière avec un même partenaire et se le considèrent «conjoint».Ilscopulcnt sans condom, et cela même en période féconde.Ils ne charcutent pas l'oeuvre de cette insouciance.Pire, ils charcutent l'aptitude de la femelle à devenir fonctionnaire ou professionnelle de l'impersonnel monde du travail, en faveur de leurs petits.Oui, «leurs petits » est mis au pluriel.Non seulement sont-ils insouciants une fois, même deux fois, parfois ils continuent à perpétrer cet acte à plusieurs reprises.Il en est même qui semblent ne pas savoir arrêter.Ils n'ont pas la prudence de «mettre la clef dans la porte», malgré les conseils bienveillants et répétés de leurs parents et amis, de leurs professionnels de la santé et parfois même de l'occasionnel curé qui voudrait les voir plus actifs dans les comités paroissiaux.Ces gens ne sont pas déculpabilisés d'amener leur enfant en garderie pour l'essentiel de sa semaine et de sa vie( car ils ne ¦connaissent même pas la culpabilisation de n'être pas là quand l'enfant les réclame.Ce sont des gens d'intérieur.De savants anthropologues étudient les comportements humains à mille lieux de leur propre coeur.On comprend qu'ils veuillent classer ces étranges parmi les anciens, les l.traditionalistes, les gens d'hier.l> Mais ce ne sont pas des gens M d'hier.Car ils existent aujourd'hui.Ainsi, ce dernier Noël, il y avait treize enfants autour du sapin.L'aînée avait 20 ans et le | bébé n'en est plus un, car elle a déjà son année.On s'active à préparer le suivant.Ces enfants n'étaient pas des cousins et des cousines, ou une bande d'amis, ou des bénéficiaires d'un service d'accueil public.Ils étaient six soeurs dont chacune a sept frères.(Ça fait toujours treize).Ils n'étaient pas des nostalgiques des générations antérieures qui fêtent leurs derniers Noèls en nombre décroissant avant de sombrer dans la sollitude des prochaines années.Ils sont la jeunesse actuelle dont l'avenir est encore lointain.Comme à partir de quatre ans, chacun offre une carte, un cadeau ou un service à chacun de ses frères et soeurs de même qu'à leur père et mère, ils ont eu droit à une distribution de onze fois quatorze attentions: soit 154 marques d'affection exprimées en la veille de Noèl.Les cadeaux des parents ont été réservés au jour de Noèl, question de ne pas s'épuiser.S'ils étaient comme les gens d'hier, ils seraient comme les gens d'aujourd'hui.En.effet, les gens d'hier étaient de leur temps.Or les zôtres dont nous parlons, et dont nous sommes, ne sont pas des gens de leur temps.En fait, ils sont plutôt les gens de demain, vu que les gens d'aujourd'hui ne se donnent pas d'avenir.\u2022 Etranges, bizarres, «courageux», dingues, aujourd'hui il y a des gens impensables, inconcevables.En'effet, qui pense être comme eux?Qui conçoit être comme eux?Georges et Danielle ALLAIRE La Pocatière . SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 29 JANVIER 1989 La personnalité de la semaine Cinéaste et « organisateur-né », il a lancé les téléfilms, un mariage nouveau style entre le cinéma et la télévision DANIEL LE MAY ans la stricte relation de I \\ cause à effet, il faut dire ¦ que si Robert Ménard est 9 aujourd'hui la Person-m nalité de la semaine de La Presse, c'est parce que son film T'es belle, leanne a remporté mercredi soir six des sept trophées décernés par le public dans le cadre des Grandes Premières Stella Artois.Une promotion comme il y en a des dizaines: Radio-Québec a diffusé depuis octobre cinq téléfilms, les commanditaires ont organisé un concours et (6 000 répondants ont exprimé leur préférence: c'était T'es belle, leanne.Un hommage sympathique, certes, mais rien pour altérer le cours de l'Histoire.Le concours n'est que le prétexte, l'élément déclencheur.La Presse a choisi Robert Ménard parce qu'il est à l'origine d'un mariage nouveau style entre le cinéma et la télévision.«Comme cinéaste, mon but dans la vie, c'est de tourner.Les plus chanceux vont réaliser un long métrage tous les deux, trois ans.Moi, je me suis demandé pourquoi je ne travaillerais pas à longueur d'année.«Et j'ai eu le flash des téléfilms.Comme je suis un packa-geux (lire: organisateur), j'ai monté un projet.» Robert Ménard contacte d'autres producteurs, les Claude Bonin, Aimée Danis et Roger Frappier \u2014«des compétiteurs!»\u2014 et leur expose son plan: un consortium de cinq producteurs qui produiront chacun deux films pour la télévision.Dix films, dix réalisateurs; budget, temps de tournage et salaires égaux pour tout le monde.Une idée brillante L'accord est immédiat et le groupe Les Producteurs TV-films Associés voit le jour avec Les productions Vidéofilms (la maison de Ménard ), Vision 4, le Verseau et Cinéma Plus ; l'Office national du film complète les rangs.«Cinq producteurs indépendants et responsables.» Le groupe présente ses dix scénarios à Téléfilm Canada et l'agence fédérale accorde sans problème le maximum d'aide à la production, 49 p.cent du budget.sujet à la conclusion d'une entente de diffusion.Ménard présente son affaire à Radio-Canada.Brillante idée, dit-on à la Maison, mais pour ce scénario, on préférerait un tel réalisateur.Après six mois de négociations, le groupe décide d'aller voir ailleurs.«Notre conseil, explique Ménard, a décidé de s'en tenir au plan original, tout ou rien.Notre force, c'était le groupe.«|e pouvais me tromper mais je voulais qu'on me laisse me tromper.Si je n'ai pas droit à l'erreur, je n'ai pas droit au succès.» Le lendemain matin.Les Producteurs TV-Films Associés signent une entente avec Radio-Québec pour dix téléfilms.Budget total: $8460 000, $846000 par film et 18 jours de tournage.Ménard, Alain Chartrand, Jacques Wilbrod Benoit, Micheline Lanctôt et Anne-Claire Poirier pouvaient désormais se consacrer à leur métier: tourner des films.Et ils ont fait T'es belle, leanne.Des Amis pour la vie.Le Diable à quatre.Onzième spéciale et Salut Victor qu'on a vus depuis octobre à R.-Q.L'automne prochain, cinq autres téléfilms compléteront «la phase I» du projet : Gauguin, réalisé par Jean-Claude Labrecque; Bye! Bye! Love!de Michel Breault.Le Chemin de Damas de Georges Milaka, Coeur de nylon de Michel Poulette et le film de l'ONF que réalisera Johanne Prégent.Satisfaite du résultat, la direction de R.-Q.s'est déjà engagée pour une deuxième série de dix téléfilms.Ménard est content.«Nous avons fait travailler du monde, mais surtout nous avons ouvert un nouveau créneau pour le cinéma à la télévision.» \"Nous avons fait travailler du monde, mais surtout nous avons ouvert un nouveau créneau pour le cinéma à la télévision.» Et Ménard le packageux a des plans plein la moustache mais ne veut pas en parler tant que ce ne sera pas signé.Des affaires nouvelles, semble-t-il, comme son flash des téléfilms, comme son flash des unités de participation à la production qu il a été le premier à vendre dans les années 70, pour $ 5000.La piqûre Robert Ménard est arrivé dans le cinéma un peu par hasard.Fils d'épicier, il a grandi à Montréal, dans le coin de Rachel et Rivard.École des soeurs.Collège Notre-Dame, Mont Saint-Louis, Le Plateau; et puis Polytechnique, en génie civil.«Un jour, on a demandé des figurants pour un film de Louis-Georges Carrier, Faux Bond.Quand je suis arrivé sur le plateau, j'ai eu la piqûre, je me suis dit: c est ça que je veux faire.«l'ai tout lâché et je me suis cherché du travail dans le cinéma, l'ai été machiniste, j'ai transporté des kodaks, j'ai été photographe, monteur, l'ai fait tous les jobs.» En 1972.Robert Ménard fonde Les Productions Vidéofilms; le départ est lent: messages publicitaires, documentaires, courts métrages, radio.« J'ai mangé du beurre de pinottes pendant deux ans.» Au milieu des années 70, il est producteur délégué pour les Productions Mutuelles de Pierre David à qui on doit Mustang.Les Aventures d'une jeune veuve (1974).Parlez-nous d'amour ( 1976).En 1978.toujours avec David mais comme co-producteur cette fois, c'est Éclair au chocolat de Jean-Claude Lord, «un flop monumental!».À cette époque, Ménard travaille activement pour l'Association des producteurs de films du Québec, comme directeur, négociateur.Coup sur coup En 1979, c'est le boum! Ménard produit L'Arrache-coeur de Mireille Dansereau qui vaut à Louise Marleau le premier prix d'interprétation féminine au Festival des films du monde; L'Arrache-coeur est mis en nomination dans trois catégories des Canadian Film Awards.La même année, c'est L'Affaire Coffin de Jean-Claude Labrecque avec August Shellenberg et Micheline Lanctôt.d'après un scénario de notre confrère Jacques Benoit ; tout ce monde-là est en nomination aux Génies.Robert Ménard a réalisé son premier long métrage en 1980.Une tournée en taxi, avec Jean Yanne et Gilles Renaud; sept nominations à l'Académie canadienne du cinéma.Ont suivi Exit et Un Amour de quartier, une série de 13 demi-heures diffusée à Radio-Canada en 1985 et dont il a écrit le scénario avec Claire Wojas, sa compagne de vie.« Elle a un grand talent », dira-t-il en s'excusant presque.«Ce que je reproche à notre système de subventions, c'est de négliger les auteurs, les scénaristes.Nous avons plein de producteurs, de réalisteurs et de techniciens de talent mais on manque d'auteurs.Il faudrait investir plus dans le développement de scénarios afin de produire nos propres histoires.» Justement, Ménard, Wojas et Michel Côté viennent de terminer le tournage de Cruising Bar, une histoire de drague en tableaux avec Côté dans « les rôles principaux».Ça promet! Le trio a travaillé ensemble dans T'es belle, feanne, où Côté jouait Bert aux côtés de Marie Tifo; ils ont tous trois développé le scénario de Cruising Bar qui, parait-il, donne au grand sec de Broue tout l'espace pour exprimer les multiples facettes de son talent.«l'ai travaillé avec tous les grands comédiens d'ici, dira Ménard.Ce qui m'a toujours ébloui chez les comédiens, c'est leur capacité de cerner les personnages.Moi, je ne fais qu'ouvrir des portes pour les atder à aller plus loin.|e ne crois pas à la direction d'acteurs.C'est gens-là sont des forces de création.«Comme disait Félix, ils ont de gros bras mais ils font de la broderie.» Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.a Air Canada ALCAN au magazine AU JOUR Réalisatrice-coordonnotrice; LOUISE B.TARDIF Avec Dominique Lajeunesse et Normand Harvey, du lundi au vendredi.U JOUR On vous présente la personnalité de la semaine, demain à 13 h 15 Radio-Canada Télévision B4 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 29 JANVIER 1989 Demain I an 2000 fà Combien restera-t-il de médias?YVES IECLSRC collaboration spéciale Dans le monde où nous avons été élevés, industriel et «analogique», le journal est le journal, la télévision est la télévision, le cinéma est le cinéma.Mais à mesure que ces médias bien différenciés s'électronisent et s'informatisent, il commence à se passer un curieux phénomène: on ne sait plus où l'un commence et où l'autre finit.À partir du moment où la photocomposeuse, la caméra et le magnétophone se ressemblent, il est presque inévitable qu'ils se mettent à se connecter entre eux et à s'échanger leurs fonctions.C'est déjà commencé.Voyez l'interaction entre téléviseur, sélecteur, magnétoscope et ordinateur domestique, par exemple.On a d'abord branché l'ordinateur sur le téléviseur.Puis, un petit futé a «interface» son téléviseur avec l'ordinateur, ce qui lui a permis de «programmer» son téléviseur.Bonne idée, se sont dit les fabricants: ils ont intégré cette fonction duns le sélecteur, devenu «intelligent».La même opération s'est faite entre l'ordinateur et le magnétoscope, avec la même conséquence.En même temps, quelqu'un se disait: tiens, le magnétoscope ça peut enregistrer des programmes et des données! et il a fait un système qui permet au VCR de servir de mémoire de masse à l'ordinateur.Oui, mais pourquoi l'ordinateur ne traiterait-il pas des images?Sur I'Amiga de Commodore, il y a une «entrée vidéo» qui permet de saisir des images du téléviseur ou du magnétoscope, de les modifier, de les superposer à des images créées par l'ordinateur lui-même.D'un média à l'autre Et regardez ce qui arrive aux disques laser.D'abord conçus pour enregistrer des images, ils n'ont pas eu le succès escompté.Peu importe: on les a reconvertis dans l'audio sous le nom de disques compacts, et ils font un malheur.Tant et si bien d'ailleurs que les fabricants d'ordinateurs ont pensé: Tiens, tiens, voilà-t-il pas un beau média pour stocker des données?Et le disque compact, à peine modifié, se transforme en CED-ROM.On pourrait poursuivre ainsi presque indéfiniment, mais il me semble que la démonstration est suffisante comme cela: tous ces appareils dont nous pensions naïvement qu'ils avaient des fonctions bien différentes se trouvent aujourd'hui classés dans la même catégorie (c'est ce qui permet aujourd'hui qu'on les accouple et les combine comme on le fait): celle du «traitement d'information».À l'origine de ce grand regroupement des médias, il y a un phénomène souvent invisible, mais omniprésent: la numérisation.De plus, tout ce qui se communique se transmet, s'enregistre, est d'abord transformé en nombres: images, sons, formes, couleurs, textures, mots, valeurs, bientôt parfums, goûts, qualités et défauts.Or.alors que les mécanismes pour enregistrer et manipuler les différents signaux «réels» ou analogiques sont fort différents, ceux qui servent au numérique sont indentiques et interchangeables.On peut au choix prendre du son et le traiter comme couleur, prendre du texte et faire des opérations mathématiques dessus, prendre un mouvement et le transformer en instruction d'ordinateur (ne sursautez pas, cela existe).Fusion et collision Parfois la fusion prend plutôt l'apparence d'une collision, d'un véritable affrontement: la presse a d'abord été menacée par la radio, puis par la télévision, elle l'est aujourd'hui par les médias électroniques.Malgré cela, la prédiction de Ma-cLuhan sur la disparition de la «galaxie Gutenberg» est encore loin d'être réalisée: l'imprimé est en superbe santé, même s'il a dû s'ajuster pour faire face aux nouveaux défis.Et si c'était le cas.ce n'est pas malgré l'électronique, mais grâce à elle: l'affrontement est une forme un peu brutale d'interaction dont les effets ultimes peuvent fort bien être bénéfiques aux deux parties.Regardez ce qui est arrivé à l'imprimé sous l'impact de l'ordinateur.et à l'ordinateur sous l'impact des technologies plus anciennes, dont l'imprimé.Au cours des années I960 et 1970.première mutation dans les méthodes d'édition: la photocomposeuse et la saisie électronique des textes bouleversent les entreprises.mais ne changent pas grand-chose pour le public lui-même.Tout le processus demeure lourd et industriel.C'est l'ordinateur personnel, avec ses capacités de saisie, de stockage et d'impression remarquables pour le prix, qui est venu modifier la règle du jeu depuis cinq ou six ans.Et la venue de l'imprimante au laser, depuis quatre ans.est la cerise sur le sundae: l'édition légère, le «desktop publishing*, c'est l'abandon du processus «industriel» et massif de l'édition pour un retour à des méthodes qui sont, en fait, artisanales, mais avec une efficacité qui les rend compétitives et rentables.C'est peut-être la fin de l'édition (ou du moins de certains types d'édition) classique, mais ce n'est pas la fin de l'imprimé, au contraire: il est plus facile, plus économique que jamais de produire des imprimés de qualité sinon exceptionnelle du moins correcte.Pendant ce temps, en échange, les traditions des médias «du passé» influencent les nouvelles technologies bien plus qu'on ne le croit.L'ordinateur d'avant 1980 était une machine à chiffres et à codes: celui de 1989 est d'abord une machine à textes et à images.À quand la Transat Terre-Lune?Le carnet d'observation LE POSTER DU HARFANG ¦ Marguerite Quintal, de Lon-gueuil.demande où se procurer le poster du harfang des neiges dont je vous parlais récemment dans une chronique consacrée au photographe qui a réalisé cette affiche.On peut obtenir ce poster au prix de $4,31 à la librairie Les publications du Québec, au complexe Desjardins (673-6101 ).Les résidents de Laval peuvent aussi se procurer l'affiche chez un libraire qui vend également les publications du gouvernement, il s'agit de la librairie Le bouquin, 393, boulevard Cartier, Laval (688-6036).On pourra obtenir le même service à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud, à la librairie Le Fureteur.615, avenue Victoria, (465-5597).UN TOHI À FLANC ROUX A DRUMMUNVILLE ¦ Un lecteur de Drummond-ville.Gaétan Proulx, nous a écrit vers la mi-janvier pour signaler la présence du tohi à flanc roux dans son patelin.Cet oiseau que je n'ai jamais eu la chance d'observer jusqu'à maintenant, est relativement rare au Québec.Il vit beaucoup plus au sud.Avec son cou, son dos et sa queue noirs, ses flancs roux et des taches blanches de part et d'autre de l'extrémité de la queue, ce tohi est facilement identifiable.Chaque hiver, on en signale un ou deux sur le territoire québécois.LE PIC DE SAINT-HILA1RE ¦ |e vous ai signalé récemment la présence d'un pic à ventre roux.On m'a affirmé cette semaine que l'oiseau était toujours au mont Saint-Hilaire, où il se nourrit de suif aux postes d'alimentation entretenus par le centre d'interprétation, un endroit facilement accessible en voiture.Un coup d'oeil sur votre guide d'observation vous permettra de constater que cet oiseau, très rare chez nous, est magnifique.Il s'agit, me dit-on, d'un mâle dont les plumes de la tète et de la nuque sont entièrement rouges.CONCOURS DE PHOTOGRAPHIES ¦ L'Union québécoise pour la conservation de la nature invite le public à participer à son troisième concours annuel de photographies qui se termine le 13 février prochain.En plus de prix d'une valeur de plus de $3 000, tous les gagnants auront la chance de voir leur photo publiée dans le magasine Franc Nord.Les six thèmes du concours sont les suivants: la flore et la faune du Québec (gros plans); la flore et la faune dans leur habitat; les paysage du Québec; l'homme en harmonie avec la nature.Le jury décernera deux prix par thème et les participants doivent faire parvenir leurs diapositives (bien emballées) dans une enveloppe pré-affranchie à; l -i nature du Québec en images.Union québécoise de la conservation de la nature, 160 rue Est, Charlesbourg.Québec, G1H 7H5.Tel: (418) 628-9600.PIERRE GINCRAS CAKOLfi THIBAUDSAU ¦ Des groupes de scientifiques et d'amateurs se sont formés pour faire avancer l'idée des voiliers solaires.L'Union pour la promotion de la propulsion photonique (plus familièrement nommée IU3P).en France, et la World Space Foundation, aux Etats-Unis, ont dessiné plusieurs modèles de voiliers: des héliogyro.à plusieurs voiles reliées à un point central, ou encore des modèles à voile carrée.Le seul prototype ayant jamais été construit est celui de la WSP.à voile carrée.Cette voile, qui est en réalité un mince papier de polyethylene recouvert d'une couche d'aluminium, mesure environ 700 m1.La fondation espère obtenir la collaboration de la NASA pour tester une voile dans l'espace au cours des années qui viennent, dans le cadre d'un vol de la navette.Outre l'appui de la NASA pour le lancement, la WSP cherche le soutient de l'industrie pour les matériaux et les essais.Les fonds proviennent de dons de particuliers ou de certaines sociétés.L'U3P cherche également des commanditaires privés pour soutenir des projets de vaisseaux spa-tials à voiles solaires.Cette association a convaincu les autorités de la région de Mldi-Pyrénée de devenir sponsor d'une course à la lune en voiliers solaires, une sorte de Transat Terre-Lune, et d'offrir un prix au gagnant.On s'attend, comme cela se produit toujours, à ce qu'un concours pousse le développement de la technologie.Louis Friedman, qui a été responsable pour la NASA de l'étu- Le projet de voile française, imagine par l'Union pour la promotion de la propulsion photonique.de de faisabilité des voiliers solaires, estime que nos sorties dans le système solaire sont limitées par l'énorme durée des voyages entre les planètes et par la petite taille de la charge utile que les fusées peuvent emporter.«La navette américaine et le Proton soviétique, écrit-il, ne peuvent envoyer que cinq tonnes sur mars et deux tonnes sur Jupiter.C'est largement insuffisant.» De plus, les fusées ballistiques conventionelles sont foncière- PES VACHES Des vaches donees SUITE DE LA PACE B 1 Dans un premier temps, l'équipe a recueilli de quelques vaches plusieurs ovules matures, grâce à une stimulation hormonale.«Cette phase est bien ma it risée, mais nécessite une bonne coordination dans le temps», explique le vétérinaire Hackett.responsable de cette étape.En effet, il faut se préparer pendant ce temps à recueillir un embryon d'une autre vache, qui possède les qualités génétiques qu'on souhaite reproduire.Quatre jours plus tôt, l'équipe avait donc procédé à l'insémination artificielle de cette vache au moment de son ovulation.La fécondation a eu lieu in vivo le 3 novembre.Par chirurgie, l'équipe a ensuite recueilli un embryon au stade de huit cellules dans l'ovy-ducte de cette vache.On a malheureusement dù sacrifier dans l'expérience de novembre dernier (dans l'avenir, l'équipe pense pouvoir éviter l'abattage de la vache, évidemment très précieuse).C'est alors que le généticien I i ro Nagai est entré en action.Il a délicatement enlevé le noyau des ovules non fécondés issus des premières vaches, pour les remplacer aussitôt par une cellule du blasto-mère, c'est-à^iire de l'embryon au stade de huit cellules.« Il s'agit d'une micro-manipulation très délicate, explique le Dr Nagai.Le diamètre de ces cellules est de 130 microns, et il faut y aller tout doucement.On glisse la cellule du blastomère sous la membrane de l'ovocyte.Puis on provoque la fusion des deux par stimulation électrique, avec une petite machine».À ce stade, l'ovocyte dénudée puis fusionné devient capable de se développer, et il est génétique-ment identique au blastomère dont il provient.Mais il faut le mettre dans des conditions propices.Les chercheurs le déposent donc dans un cylindre d'agar-agar (une sorte de gelée naturelle), et ils insèrent le tout dans l'utérus d'une brebis, où il se développe bien, au chaud pendant cinq jours.« À la suite de quoi, on récupère l'embryon et le transfère dans l'utérus d'une vache porteuse, dont on a bien sur synchronisé le cycle de reproduction.Et le tour est joué!», explique A.].Hackett.Pour le profane, cette nouvelle technique ressemble à un exercice d'acrobaties génétiques et vétérinaires.Les chercheurs en sont conscients, mais ne s'en inquiètent pas.«Nous expérimentons encore, et tout cela est très neuf.Mais d'ici quelques années, nous aurons simplifié le protocole expérimental et ce clonage sera applicable commercialement», prédit le Dr Nagai.Déjà, son collègue Hackett évoque un «service de clonage» offert par des firmes qui auraient leur laboratoire mobile dans de simples camionnettes allant d'élevage en élevage.«On peut aussi songer à transporter les vaches de qualité vers les centres spécialisées, comme on fait pour les taureaux de choix», fait-il remarquer.En ce domaine de la reproduction animale, les percées sont spectaculaires, et les chercheurs semblent en fait galoper tout seuls, loin en avant des mentalités du grand public.Voilà que le clonage animal n'est plus une fiction.Lorsque tout ceci sera vraiment au point, nul doute que se reposera la grave question éthique du clonage chez les êtres humains.Un nouveau record: 305 espèces en un an ¦ Il y a deux ans, Jean-Pierre Ouellet, de Québec, avait réussi à noter les noms de 295 espèces d'oiseaux dans son carnet, résultat de centaines d'heures d'observation et de milliers de kilomètres parcourus à travers la province.C'était un record.Eh bien! Cette année, à l'âge de 45 ans, et après 10 années d'observation seulement, (Jean-Pierre Ouellet est une vocation tardive dans le domaine de l'or- m nithologie), il a dépassé la marque des 300.En 1988, ce professeur de philosophie au collège de Limoilou a pu observer les représentants de 301 espèces d'oiseaux en un an au Québec, un record qui est probablement établi pour longtemps.îi y a deux ou trois ans, j avais réussi a compiler les noms d'environ 125 espèces en faisant plusieurs excursions.Je me suis rendu compte à cette occasion que celui qui veut obtenir de bons résultats ne doit pas ménager ses efforts.Il doit y consacrer tous ses temps libres, être prêt à se déplacer partout au Québec dès qu'un oiseau rare est signalé, posséder un portefeuille assez bien garni et avoir la chance de \"on côté.Et c'est le portrait de Jean-Pierre Ouellet.«J'ai la chance de pouvoir partager cette passion avec ma copine, dit-il.Quand on nous signale un de ces spécimens rares, nous sommes toujours prêts à sauter dans la voiture pour partir à la découverte.» C'est en octobre dernier que l'ornithologue amateur réalise qu'un nouveau record est à sa portée.Sa liste annotée est déjà longue et de nombreux spécimens rares en font partie.La poursuite reprend de plus belle.Au cours de l'année, M.Ouellet a réussi à observer une vingtaine d'oiseaux qui n'apparaissent pas sur la liste des oiseaux signalés régulièrement au Québec.Ainsi, il est le premier a avoir pu identifier un bécasseau de Te-minck, un oiseau qui niche dans le nord de la Scandinavie et qui était observé pour la première fois dans l'est de l'Amérique du Nord.Il a aussi pu voir un huart du Pacifique sur le traversier Saint-Siméon-Matane.ainsi qu'un grèbe à cou noir, une espèce de l'Ouest canadien.C'était la deuxième fois seulement que ces oiseaux étaient signalés au Québec.Des projets pour 1989?« Me reposer un peu», répond-il spontanément.ment inadéquates pour le transport d'êtres humains, estime M.Friedman, car il faut toujours prévoir une grande quantité de carburant pour le voyage de retour.«Pour résoudre ces.problèmes, nous devons trouver les moyens de voyager dans l'espace avec moins de carburant, soutient-ii.L'une des solutions envisageables est celle de la voile solaire, qui n'en utilise aucun.» Propulsion douce Pour Ion Paraschivoiu, spécialiste en éoliennes autant qu'en aéronautique, la pression de radiation solaire peut être considéré comme une propulsion douce par opposition au moteur à hydrogène ou à propulsion ionique.«Nous avons intérêt à développer ces techniques douces, esti-me-t-il, comme nous avons intérêt à développer les énergies douces sur terre.N'oublions pas que si les éoliennes étaient fabriquées en série, elles fourniraient de l'électricité à un prix concurrentiel, comme c'est le cas au Nord du Danemark et en Californie, où des régions entières sont électri-fiées par éoliennes.C'est la même chose pour le transport par voiliers solaires.Ils pourraient s'avérer avantageux pour les missions interplanétaires, sur mars ou aux confins de notre système solaire.» De son côté.Louis Friedman estime que les priorités du nouveau programme américain d'exploration de l'espace sont mal choisies.«En trois ans, la voile solaire, les missions vers la comète de Halley, la recherche d'intelligence extra-terrestre, la poursuite de l'exploration de mars et les missions aux limites du système solaire, ont été abandonnées», dit-il.C'est pour renverser cette tendance que Louis Friedman s'est associé avec Cari Sagan pour fonder la Palanetary Society, en 1979.Cette société compte déjà 100 000 membres.Médecine L impuissance et la longévité W.GIFFORO-JONES collaboration spéciale Comment réagiriez-vous si.à l'occasion d'une visite à mon bureau, je vous demandais si vous êtes impuissant?Me répondriez-vous que ce n'est pas de mes affaires et que je me montre pas trop curieux?Et pourtant, c'est là une question médicale très importante, qui influe directement sur votre longévité: ce qui se produit dans le pénis peut également se produire dans le coeur.Dans un article publié par le Medical Post, le Dr John Mor-Iey, directeur de recherche ge-riatrique au Centre médical de Sepulveda, en Virginie, souligne qu'un homme de 40 ans sur trois souffre d'impuissance, et que l'impuissance peut souvent être considérée comme un signe précurseur d'affections coronariennes.En d'autres termes, si l'athérosclérose pénienne est suffisamment avancée pour provoquer l'impuissance, il existe une forte possibilité que vos artères coronaires soient elles aussi en mauvais état.Le Dr Morley a analysé l'afflux de sang au pénis de 130 hommes en utilisant l'effet Doppler: les globules rouges ont été bombardés à l'aide d'ultrasons durant leur déplacement dans l'artère pénienne, afin de déterminer l'état de celle-ci.Les résultats ont montré que les patients possédant un faible indice brachial pé-nien \u2014 indiquant la présence d'athérosclérose \u2014 couraient un risque sensiblement plus élevé d'accident cardiovascu-laire.En fait, 26 pour cent des patients à faible indice brachial ont subi un infarctus du myocarde ou une attaque d'apoplexie dans les deux années suivant le test.Par contre, seuls 5 pour cent de ceux dont l'indice brachial était élevé ont été victimes d'un accident car-diovasculaire.L'équipe du Dr Morley a ensuite comparé ses résultats avec ceux de l'épreuve d'effort souvent effectuée pour évaluer l'état du coeur: elle a constaté que le test portant sur l'indice brachial penien était tout aussi valable que l'épreuve d'effort pour prédire l'éventualité d'accidents vasculaires futurs.Cette étude n'est pas la pre- mière à souligner les rapports entre l'impuissance et l'athérosclérose.Un rapport publié en 1980 soulignait que 66 p.cent des patients qui avaient subi un infarctus souffraient d'impuissance.Des autopsies effectuées par ailleurs sur certains hommes morts de crises cardiaques ont permis de constater une athérosclérose de l'artère pénile.Devant cette situation, il semble essentiel que les médecins surmontent leur répugnance à discuter de questions d'ordre sexuel avec leurs patients.Et si un patient se déclare impuissant, le médecin fera bien d'approfondir la question.Tout cela ne veut aucunement dire que les personnes impuissantes soient pour autant menacées d'une crise cardiaque imminente.Chez la grande majorité des hommes, l'impuissance est due à d'autres causes.Les problèmes psychologiques arrivent en tète de liste.J'ai déjà mentionné, il y a quelque temps, l'incidence élevée d'impuissance parmi les dirigeants de grandes sociétés, due de toute évidence au stress considérable auquel leurs responsabilités les soumettent.Beaucoup d'hommes sont par ailleurs obnubilés par de soi-disant prouesses sexuelles qu'on leur vante dans les revues ou à la télévision et, incapables de les égaler, ils se considèrent comme des échecs dans le domaine sexuel et deviennent, par voie de conséquence, impuissants.D'autres pourront souffrir d'une insuffisance hormonale.Dans la plupart des cas, les hommes continuent de produire la testosterone, l'hormone mâle, souvent jusqu'à l'âge de 80 ans ou même plus tard.Mais il peut arriver que les testicules ralentissent ou même cessent la production de testosterone, ce qui peut engendrer l'impuissance.Dans d'autres cas, elle peut être due à des lésions nerveuses, au diabète ou aux médicaments utilisés pour combattre l'hypertension, l'anxiété, les ulcères d'estomac ou certaines allergies.Le sujet est sans aucun doute fascinant, mais j'entretiens des doutes sérieux quant à l'éventualité que le test concernant l'indice brachial pénien soit accepté de tous.Un homme n'aura généralement pas d'ob-iection à ce que ses amis sachent qu'il va subir l'épreuve d'effort pour vérifier l'état de son coeur.Mais qui avouera jamais qu'il craint de souffrir d'athérosclérose du pénis?. Le Monde LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 29 JANVIER 1989 B5 OLP Demande ¦ Le chef de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP).Yasser Arafat, a adressé une lettre au pape lean-Paul II, évoquant la situation des camps de réfugiés dans les territoires occupés et lui demandant d'intervenir en faveur d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies.Par ailleurs, dix Palestiniens ont été blessés par les tirs de soldats israéliens lors de divers incidents survenus dans les territoires occupés de Cisjordanie et Gaza.GRANDE-BRETAGNE Retrait ¦ La Grande-Bretagne va retirer plus de t 000 militaires de Gibraltar, sur un total d'environ 1 900, et fermer «un grand nombre» de ses bases militaires, a affirmé, hier, l'hebdomadaire Sunday Times.Un porte-parole du ministère de la Défense a qualifié cette information de «spéculative».D'après l'hebdomadaire britannique, la présence d'une garnison importante à Gibraltar ne se justifie plus à présent que l'Espagne est un membre à part entière a la fois de l'OTAN et de la CEE.FRANCE Interpellation ¦ Une dizaine de personnes soupçonnées d'avoir participé à plusieurs attentats contre des foyers d'immigrés, depuis 1985, dans le sud de la France, ont été interpellés hier sur la Côte d'Azur.Deux des personnes interpellées, dont les identités n'ont pas été révélées mais qui sont présentés par la police comme des militants d'extrè-me-d roi te, seront déférées aujourd'hui devant le Parquet de Grasse pour y être inculpées.Le dernier attentat anti-immigrés, contre un foyer de la Sonacotra, le 19 décembre dernier à Cagnes-sur-mer, avait fait un mort et 12 blessés.MAROC Démenti ¦ Brandissant la menace de poursuites judiciaires, le Maroc a démenti, hier, une information, reproduite par certains médias marocains, selon laquelle le roi Hassan II serait sur le point de présenter un plan de paix pour le Proche-Orient.« Le gouvernement du Royaume du Maroc dément catégoriquement de telles allégations qui sont dénuées de tout fondement» dit un communiqué du Palais.Selon cette information, Hassan II aurait eu l'intention de faire une déclaration-choc visant à accélérer le processus de paix, notamment en exhortant les pays arabes à recon-naitre Israël en échange de l'autodétermination des Palestiniens.BANGLADESH Incidents ¦ Des affrontements entre groupes rivaux munis d'armes à feu, de bombes et d'armes blanches, ont fait au moins quatre morts et plus de 200 blessés, dont un parlementaire, hier, lors d'élections municipales au Bangladesh, selon la police et des témoins.Les autorités ont indiqué qu'elles avaient suspendu les opérations électorales dans 75 bureaux de vote à cause de ces incidents, qui ont parfois amené la police à tirer des coups de semonce pour disperser les adversaires.PAKISTAN Revers S Le Parti Populaire Pakistanais (PPP) a essuyé, hier, un sérieux revers dans les élections partielles en perdant le siège vacant du premier ministre Benazir Bhutto au profit du principal rival de celle-ci, Nawaz Sharif, de l'Alliance démocratique islamique (ADI), candidat à Lahore, la capitale du Pendjab.Le PPP a perdu une autre bataille cruciale, dans la circonscription de Kot Addu, où l'ADI avait présenté Ghulam Mustafa latoi.Le PPP s'était d'ailleurs vivement opposé à l'entrée à l'assemblée nationale de latoi, ancien colaborateur du père de Benazir, qui, à la suite de divergences avec Ali Bhutto, avait fondé un parti dissident.CAMBODGE Accusation ¦ Le prince Norodom Sihanouk, le chef de la résistance cambodgienne, a accusé le Vietnam d'avoir menti et de n'avoir promis de se retirer du Cambodge d'ici septembre prochain que dans le but de tromper l'opinion internationale.Par ailleurs, le prince Sihanouk a affirmé qu'il ne pouvait pas être tenu pour responsable de bloquer la situation politique au Cambodge uniquement parce qu'il a décidé de se retirer des discussions intercambodgiennes d'ici à l'automne prochain.Le prince a annoncé qu'il ne participerait pas aux négociations sur le Cambodge jusqu'en octobre.Plusieurs pays non-communistes du sud-est asiatique lui ont demandé de revenir sur sa décision.Des convois de vivres pour Kaboul djpres AFF.Ueuter.UFI et AP KABOUL Lt Union soviétique a promis de poursuivre son soutien au gouvernement afghan après le retrait de ses troupes, le mois prochain, et des convois sont arrivés à Kaboul chargés de vivres, a annoncé Radio-Kaboul.« Les deux parties sont convenues que l'Union soviétique coopérerait avec les forces militaires afghanes», a rapporté la radio dans un compte-rendu d'entrretiens à Kaboul entre le ministre soviétique de la Défense Dimitri lazov et le président afghan Najibullah.Les deux hommes ont exprimé l'espoir que le Pakistan respecterait les dispositions des accords de Genève après la fin du retrait soviétique, prévue pour le 15 février.L'Afghanistan et le Pakistan, où sont basés un grand nombre de moudjahiddine anti-gouvernementaux, s'accusent mutuellement de violer les accords de Genève par lesquels ils se sont engagés à s'abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures de leur voisin.Inquiets de la dégradation des conditions de sécurité, la plupart des diplomates non communistes sont partis ou bouclent leurs bagages.Le journal soviétique Sovetskaya Rossiva a confirmé, hier, que les rebelles musulmans contrôlaient maintenant une grande partie de l'Afghanistan.Il précisait cependant que les troupes gouvernementales soutenues par l'URSS avaient toujours le contrôle des principaux centres stratégiques.Un avion cargo apporte sa cargaison de farine à la capitale afghane à court d'approvisionnements.PHOTO ASSOCIATED PRESS Pour sa part, le gouvernement aghan a dénoncé hier « la guerre psychologique» engagée, selon lui.par les pays occidentaux oui ont décidé de retirer leurs diplomates en poste a Kaboul.«Pendant neuf ans, ce sont les forces afghanes et non pas soviétiques qui ont assuré la sécurité des ambassades.Rien n'est arrivé, elles sont capables de continuer cette protection», a déclaré un porte-parole du ministère af- ghan des Affaires étrangères.Il a estimé que la décision des pays concernés vise à « persuader l'opinion publique mondiale que la sécurité n'est pas assurée à Kaboul, ce qui est faux».Hier, les ambassades des Etats-unis, de France, de Grande-Bretagne, d'Autriche ont poursuivi les préparatifs de départ.Selon de bonnes sources, les Américains partiraient entre le 1er et le 3 février, les Français le 6, et les Britanniques à une date non spécifiée au cours de la semaine prochaine.La trentaine de diplomates concernés devraient partir par voie aérienne régulière.Des contacts sont cependant en cours avec la compagnie afghane Ariana et la compagnie indienne Indian Airlines pour l'affrètement d'avions charters.Il apparaissait totalement exclu samedi qu'une évacuation par avions nationaux d'un des pays concernés puisse être autorisée.Entre temps, des «douzaines» de moudjahidine ont été tués durant les dernières vingt-quatre heures dans la région de la route du col de Salang, seule route reliant Kaboul à l'URSS, a rapporté hier l'agence Tass dans une dépêche datée de la capitale afghane.«Les troupes afghanes ont mené une opération de grande envergure contre les extrémistes des groupes commandés par Ahmad Shah Massoud » dans cette région, a précisé l'agence soviétique citant des informations de l'agence officielle afghane Bakhtar.Cette route \u2014qui va de Kaboul vers le nord et l'Union soviétique en passant par le tunnel de Salang\u2014 est empruntée par les colonnes de troupes soviétiques se retirant d'Afghanistan.L'une d'elles avait été bloquée ces derniers jours et avait dù engager le combat avec la résistance islamique, appuyée par l'aviation, selon les compte-rendus des journaux à Moscou.Des sources diplomatiques au Pakistan avaient fait état de centaines de civils tués dans ces opérations, lors de barrrages d'artillerie qui avaient rasé des villages entiers.Par ailleurs, un convoi de vivres et de carburant est arrivé à Kaboul après avoir essuyé une attaque dans laquelle cinq camions ont été détruits, selon Bakhtar.550 tonnes de farine et I 000 tonnes de carburant ont pu être livrés.Armes bactériologiques: Bonn était au courant de l'aide fournie à l'Irak d'après AFP et Reuter HAMBOURG (RFA) Le gouvernement ouest-allemand est, en dépit de ses affirmations, au courant de l'implication d'entreprises ouest-allemandes dans l'élaboration et la fabrication d'armes bactériologiques par l'Irak, selon des informations diffusées hier par l'hedbomadairc Der Spiegel de Hambourg (nord de la RFA).La société Sigma Chemie, installée à Oberhaching, près de Munich (sud), a vendu en 1987 à Bagdad 100 milligrammes de mycotoxine HT-2 et T-2, qui provoque la mort par simple contact cutané ou par inhalation, affirme l'hedomadaire dans son édition de cette semaine.L'intermédiaire dans cette vente d'une valeur de 60 000 DM (33 300 dollars) était M.Josef Kuehn.propriétaire de la firme Plato-Kuehn sise à Neustadt am Ruebenberge (nord).M.Kuehn, soupçonné d'être un agent des services secrets irakiens, a été interpellé et empri- sonné en septembre 1987 en RFA.affirme Der Spiegel.Il a alors révélé le trafic aux services de renseignements ouest-allemands (Bundesnachrichten-dienst, BND) et a été libéré en décembre 1987 puis condamné à une amende de 25 000 DM (14 000 dollars), selon le magazine.Par ailleurs, un sénateur américain.|ohn McCain (Républicain.Arizona) a violemment attaqué le gouvernement ouest-allemand hier à Munich (sud de la RFA) pour son comportement dans le scandale de Rabta, tandis que le ministre de la Défense de Bonn, M.Rupert Scholz, fournissait une nouvelle version des événements.Le sénateur John McCain a accusé le gouvernement du chancelier Helmut Kohi de n'avoir pas agi alors qu'il était au courant «depuis le début des années 80» que des firmes ouest-allemandes participaient à la fabrication d'une usine de gaz de combat en Libye.M.McCain, qui s'exprimait au cours d'un colloque international sur la po- litique de défense atlantique dans la capitale bavaroise, s'en est pris notamment au ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher.M.Scholz a défendu le gouvernement au cours du même colloque en soulignant que lui-même, le chancelier Kohi et M.Genscher avaient «réellement été choqués» lorsque l'ancien secrétaire d'État américain George Shultz leur avait fait part des soupçons à ce sujet le 15 novembre 1988 à Washington.«Pour nous, c'était tout à fait nouveau et nous avons immédiatement réagi», a-t-il dit.En soulignant que c'était «tout à fait nouveau» pour eux, le ministre de la Défense (Union chrétienne-démocrate CDU) a ainsi contredit apparemment le ministre à la chancellerie Wolfgang Schaeuble (CDU), qui avait déclaré en présentant la version officielle des événements devant le Bundestag (parlement) à Bonn que MM.Kohi et Genscher avaient été informés par leurs services avant d'aller à Washington.Le chancelier avait été personnellement informé des soupçons dès le 20 octobre, selon le ministre à la chancellerie.Quant à M.Genscher, il avait été informé le 11 novembre, toujours selon M.Schaeuble, bien que le chef de la diplomatie se soit ultérieurement déclaré incapable de dire quand exactement il l'avait appris.Selon le sénateur McCain, il «est devenu public que des compagnies ouest-allemandes et certains des plus importants responsables et ministres du gouvernement ouest-allemand devaient savoir depuis le début des années 80 que des compagnies ouest-allemandes contribuaient à la prolifération des armes chimiques et biologiques».Le gouvernement de Bonn «a commencé par démentir alors qu'il savait déjà que c'était la vérité», a ajouté M.McCain, faisant allusion à la politique d'information gouvernementale dans les jours qui ont suivi la révélation de l'affaire de l'usine de Rabta par le quotidien américain New York Times le 1er janvier.Lech Walesa entend démanteler les multiples monopoles du pouvoir d'après AFP.Reuter.UPI et AP VARSOVIE La « table ronde » prévue le 6 février entre les autorités polonaises et Solidarité devra lancer le processus de démantèlement des monopoles du pouvoir en Pologne, a estimé, hier, à Varsovie Lech Walesa, dirigeant du syndicat dissous.Walesa n'a pas caché son inquiétude devant les menaces de grèves et de manifestations.«Lech Walesa a peur.La situation dans le pays est très difficile.Chaque Polonais a une raison de se plaindre et dit qu'il en a assez», a déclaré le leader de Solidarité.«Nous avons répété bien des fois que la crise est causée par les monopoles \u2014le monopole du parti (communiste), le monopote d'un syndicat (officiel), le monopole économique et beaucoup d'autres.Nous devons démanteler ces monopoles, ou les détruire», a-t-il ajouté.Les autorités polonaises et le syndicat interdit Solidarité sont désormais au pied du mur: les deux parties se sont mises d'accord pour ouvrir le 6 février à Varsovie la «table ronde» pouvoir-opposition et disposeront alors de six semaines pour s'entendre sur les modalités de la reconnaissance du mouvement ouvrier.Au cours de sa conférence de presse, Lech Walesa a déclaré que son syndicat devait devenir «fort et exemplaire».Mais «de dures journées nous attendent et cela m'effraie un peu», a-t-il ajouté, faisant ainsi référence à l'apreté prévisible des futurs débats de la «table ronde».Auparavant, le leader syndical avait qualifié de «difficiles» les discussions qu'il a poursui- vies pendant plus de dix heures vendredi près de Varsovie avec le ministre de l'Intérieur, le général Czeslaw Kiszczak.Ces pourparlers, auxquels ont participé en tout une vingtaine de personnes, avaient pour but de régler les derniers litiges relatifs à l'organisation du déroulement de la «table ronde».Finalement, les deux délégations sont parvenues à un «compromis».Trots groupes de travail ont été mis sur pied pour examiner les grandes questions telles que les réformes économiques, sociales, politique et l'introduction du pluralisme syndical.Des sous-commissions ont également été constituées pour se pencher sur les problèmes plus sectoriels: agriculture, mines, jeunesse, médias, associations et justice.La tenue effective de la «table ronde» va raviver bien des espoirs parmi les Polonais qui avaient fini par ne plus y croire après ses multiples reports enregistrés depuis la mi-octobre, période à laquelle elle avait été initialement prévue.Cette fois, avec Lech Walesa, le pouvoir va vraiment entrer dans le vif du sujet et sera bien obligé de dépasser «le niveau des intentions et des discours» pour adopter des mesures concrètes.Mais la perspective, à échéance, de la légalisation de Solidarité continue de susciter de sérieux remous au sein du PC polonais et de la fédération des syndicats officiels (OPZZ) qui ne veulent pas entendre parler de la «réhabilitation» d'un mouvement présenté, il n'y a pas si longtemps, comme «I ennemi numéro un» de la Pologne.Le Liban craint la partition Agence Frmnce-PreMc BEYROUTH Les «bonsoffices» de la Ligue arabe sur la crise libanaise vont s'engager demain à Tunis dans une atmosphère marquée, au Liban, par des initiatives propres à éloigner le spectre de la partition.La commission de sept mem- : bres qui va tenter de dénouer ; l'écheveau libanais, est présidée ; par le ministre koweïtien des Af- ¦ faires étrangères, et comprend le '.secrétaire général de la Ligue, M.; Chedli Klibi, et les chefs de la di- ; plomatie du Soudan, de la Tuni- \u2022 sie, de l'Algérie, de la Jordanie, et \u2022 de l'État des Émirats arabes unis.; Son travail est particulièrement; ardu puisqu'aprés 14 ans de guerre, le Liban, privé de président de la République depuis quatre! mois, ne s'est jamais trouvé aussi': proche d'un éclatement total: deux gouvernements \u2014l'un de;; militaires chrétiens et l'autre à* majorité musulmane soutenu par-: la Syrie\u2014 s'y disputent les lam-> beaux de l'État.1* Cependant, les milieux diplo-! matiques à Beyrouth relèvent des-\"; évolutions sur la «scène libanaise» qui leur inspirent l'espoir* prudent d'une réunification à-.' petits pas.L'accord au mois de décembre entre le mouvement chiite Amal et l'OLP, qui se sont livrés une guerre sans merci pen-'.dant plus de trois ans, est: considéré dans ces milieux com-'; me un élément de stabilisation au;; Liban sud, la zone majeure de-friction entre Israel et le monde: arabe.v L'état de sécurité dans cette ré-: gion a en effet toujours dicté à Is' raél son attitude à l'égard du Liban, et déterminé le niveau de ses.interventions militaires ainsi que la solidité de ses «ententes» poli-; tiques avec des partis, notamment chrétiens, qui ont rendu' difficile tout processus de réconciliation interlibanaise.Un évolution qui suscite l'espoir Or, aujourd'hui les Palesti-i.niens, principal sujet d'inquiétude d'Israël, ont porté la lutte dans les territoires occupés, et leur accord avec Amal, dont le souci premier est d'éviter aux popula-; tions du Liban sud les représailles israéliennes, peut aussi être considéré, selon ces mêmes milieux,' comme une garantie pour l'État hébreu, au moins à court terme; sur sa frontière nord.Un autre élément d'optimisme des milieux diplomatiques est constitué par l'initiative au mois de janvier du chef druze Walid loumblatt pour permettre un retour progressif des chrétiens dans la région du Chouf, son fief.Chassés par les combats et les massacres de septembre 1983, 150 000 chrétiens de cette région se sont réfugiés dans le «pays chrétien», au nord de Beyrouth.Le succès de cette initiative permettrait un renversement du pro-cesssus d'homogénéisation confessionnelle des différentes régions du Liban qui ne pouvait conduire qu'à une partition politique définitive.Elle signifie également le début de la reconstruction d'une entité géo-politique qui, à travers l'histoire, a formé la colonne vertébrale du Liban: lé Mont-Liban, l'ensemble de la région montagneuse au centre du pays où chrétiens et druzes ont su cohabiter malgré leurs différends.Enfin, le vent de l'entente a été suffisamment fort pour pousser les chefs de deux cabinets rivaux, le général Michel Aoun \u2014qui réclame avant tout le départ des 35 000 soldats syriens stationnés au Liban\u2014 et M.Salim Hoss \u2014 pour qui les réformes constitutionnelles sont prioritaires\u2014 à se rendre à Tunis même si, officiellement, aucune rencontre n'est prévue entre les deux hommes.Dans cette atmosphère de détente, Moscou, l'appui le plus sûr de la Syrie \u2014 sans qui par ailleurs rien ne se fait au Liban \u2014 a joué un rôle central.Cet intérêt soviétique au processus de renaissance du Liban apparaît comme une garantie possible que Dsîîïss.donct l'animosité à l'égard de l'OLP et le rejet du gouvernement Aoun sont connus, aura le souci de s'associer aux bons offices de la Ligue. B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 JANVIER 1989 Le Québec remporte le concours de sculpture sur neige de Valloire Agence Fnnce-Pmae \\ AllOIRF ¦ Trois Québécois rieurs et amis de Bacchus ont remporté vendredi le 6e concours de sculpture sur ?;lace de Valloire (Savoie.Alpes rançaises) en sculptant dans un bloc de neige de 4 m de haut un livre entrouvert en équilibre sur sa tranche et pesant une quinzaine de tonnes.Créé il y a six ans, ce concours connaît un succès croissant avec cette année la participation de 22 équipes de 3 personnes, dont 12 équipes étrangères ravies pendant trois jours de «faire sérieusement quelque chose d'éphémère prêt à fondre au moindre coup de soleil », expliquent les Québécois Roger Couture.Bernard Domin-gue et Roger Marchand.Le prix national français a été attribué à une sculpture représentant un homme coiffé d'un cas- 3ue colonial faisant un château e sable, et un autre a couronné une Marialine (contraction de Mariane et de Marylin Monroe) haute de 4 m et à la poitrine généreuse.Les équipes s'amusent ainsi à transformer, dans les rues de cette jolie petite station, des cubes de neige de 5 m de côté et pesant 20 tonnes en des sculptures aériennes et souvent drôles.Munis d'outils de plâtrier, dé fils de fers barbelés qui font d'ex- cellentes scies à neige, les équipes souvent dirigées par de vrais sculpteurs tentent d'émouvoir ou d'amuser un public qui surveille jour après jour la construction de l'oeuvre.«Ici, l'atelier du sculpteur est ouvert au public, les gens viennent nous voir travailler donnent Itur avis, souvent des conseils de prudence lorsqu'on défie trop les lois de l'équilibre et ils nous encouragent ».explique André San del.Pour ces créateurs, la neige est un matériau agréable à travailler, offrant des volumes de 60 m* qu'on ne trouve nulle part ailleurs et surtout ils pratiquent leur art dans une ambiance de fête où «personne ne se prend au sérieux».Cette année sous un fort soleil, les arêtes des sculptures se sont mis à fondre et Marialine qui avait le soleil dans l'oeil s'est mise à pleurer, lorsque le jury est passé.Chances de remises: Remise de 100%: 1 sur 2500 Remise de 50%: 1 sur 883 Remise de 25%: 1 sur 250 Remise de 15%: lsur30 Remise assurée: 10% S llfP \"Exceptions: Econo Coupe-.Tabac.Kiosque de loterie.Chain Design.Ambassador Gold et Restaurant.La carte ne peut être utilisée conjointement avec les remises auxemployé(e)sou aux personnes de l'Âge d'Or.À compter du 30 janvier 1989, vous pourriez ÉCONOMISER 10,15,25,50 ou même 100% sur presque tous vos achats* effectués dans votre magasin.Vous savez que notre mar-enandise déjà offerte à prix modique vous permet de gratter sur vos dépenses, voici donc une occasion de plus à ne pas manquer, puisque vous ne partirez pas sans avoir économisé au moins 10%, garanti! 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