La presse, 6 février 1989, B. Informations nationales
[" Informations nationales Le Monde Placements \u2022 LA PRESSE.MONTREAL, LUNDI 6 FEVRIER 1989 SONDAGE GALLUP Le sexe des chefs politiques laisse les Canadiens indifférents ¦ I est désormais très possible que, sous l'effet du second ¦ gouvernement conservateur majoritaire résultant des élections de novembre dernier, les leaders libéral et néo-démocrate, John Turner et Ed Broadbent, décident de démissionner.Des congres auraient alors lieu pour leur trouver un remplaçant, et dans cette optique, l'Institut Gallup a demandé à la population si, advenant le cas où un parti politique fédéral choisirait une femme comme chef, les électeurs se trouveraient moins enclins \u2014 ou plus \u2014 à appuyer le parti en question.Seuls 15 p.cent dos répondants ont déclaré que la présence d'une femme a la tète d'un parti les encouragerait à soutenir celui-ci, tandis que 4 p.cent se sont dit de l'avis contraire et que 2 p.cent n'ont pas formulé d'opinion.Par ailleurs, quatre Canadiens sur cinq (80 p.cent) ont affirmé que la notion du sexe chez un chef de parti n'aurait aucune influence sur leur décision.En 1983, 11 p.cent des répondants avaient laissé entendre qu'ils seraient plus enclins à soutenir un parti dont le chef serait une femme.En analysant les données selon les régions, on ne relève que des écarts assez faibles dans les opinions émises à ce sujet: en effet, alors que 18 p.cent des résidants des Prairies affirment qu'ils seraient plus susceptibles de soutenir un parti ayant une femme à sa téte, cette proportion est de 17 p.cent en Colombie-Britannique et dans l'Ontario, de 14 p.cent dans les provinces de l'Atlantique et de 11 p.cent au Québec.Un écart légèrement plus significatif est constaté dans les attidudes des hommes par rapport à celles des femmes.Alors que 20 p.cent des femmes auraient tendance à soutenir un parti dirigé par l'une d'entre elles, cette proportion tombe à 10 p.cent chez les hommes.Selon les préférences politiques, 9 p.cent des conservateurs, 19 p.cent des libéraux et 24 p.cent des néo-démocrates se disent d'avis qu'un chef féminin .influencerait leur décision.On peut interpréter ces chiffres en fonction du fait que beaucoup de néo-démocrates sont moins étroitement affiliés à leur parti en comparaison des adeptes des deux autres formations politiques.C'est ainsi que près d'une personne sur quatre prétendant adhérer présentement au NPD aurait tendance à voter pour les libéraux si les néo-démocrates se donnaient une femme pour chef.Les conclusions du présent sondage se fondent sur I 021 interviews personnelles effectuées entre le 4 et le 7 janvier 1989 auprès de Canadiens âgés de 18 ans et plus.Un échantillon de cette ampleur donne des résultats exacts à quatre pour cent prés dans 19 cas sur 20.La question posée était la suivante : «Si un parti politique fédéral se donnait une femme pour chef, seriez-vous plus enclin à soutenir ce parti, le scriez-vous moins, ou cela ne vous influencerait-il aucunement?» \tPlus\tMoins\tAucune\tPas \tenclin\tenclin\tinfluence d'opinion\t Nationalement:\t\t\t\t \u2014 Aujourd'hui\t15%\t4%\t80%\t\u2022 2% \u2014 1983\t11\t\"9\t78\t2 \u2014 1975\t13\t11\t73\t3 Selon les régions:\t\t\t\t Atlantique\t14\t1\t84\t1 Québec\t11\t3\t83\t3 Ontario\t17\t5\t77\t1 Prairies\t18\t6\t75\t1 Col.-Brit.\t17\t2\t81\t0 Selon le sexe:\t\t\t\t\u2022 Hommes\t10\t5\t84\t1 Femmes\t20\t3\t75\t2 Selon les penchants politiques:\t\t\t\t P.C.\t9\t5\t85\t2 Lib.\t19\t5\t75\t2 NPD\t24\t3\t73\t1 REMARQUE: Les pourcentages ayant été arrondis, ils pourront ne pas totaliser 100 dans tous tes cas.¦ \u2022 ¦ Les députés conservateurs de la Nouvelle-Ecosse devront éviter les bars D'après CP SPRINGHILL Le chef de l'Opposition officielle à l'Assemblée Législative de la Nouvelle-Ecosse a averti les députés conservateurs qu'ils risquent la défaite en Chambre s'ils décident d'aller se rincer le gosier un peu trop souvent au cours de la session qui débute le 23 février prochain.Le chef libéral Vince MacLcan a déclaré que les députés de son parti voteront avec les tories, qui détiennent une majorité précaire d'un seul siège une fois que le président de l'assemblée aura été choisi, uniquement s'ils proposent de bons projets de loi.La session sera la première depuis les elections provinciales de l'automne.Dans le cas contraire, les libéraux voteront contre les projets de loi, a ajouté M.MacLean, et s'il se trouve que certains députés conservateurs trop assoifés ne sont pas en Chambre à ce moment-là, le gouvernement sera battu.Le bâtiment de l'assemblée législative est situé dans le centre de Halifax, à proximité de dizaines de débits de boissons, de bars ut de tavernes, dont certains sont fréquentés par les députés quand ils se hissent des débats.Avant les élections de septembre dernier, il y avait 40 conservateurs à l'assemblée législative, qui en compte 52, et les députés n'avaient pas à a presser quand les cloches se mettaient à sonner lors des votes.M.MacLean a dit clairement M.Vince MacLean que les libéraux étaient prêts à se rendre aux urnes dès le début de juin.Il a réitéré toutefois sa promesse d'appuyer les bons projets de loi.Les libéraux ont remporté 23 sièges en septembre alors qu'il n'en détenaient que six avant la dissolution de la Chambre.Les tories ont 26 sièges, les néo-démocrates, deux et il y a un indépendant.Clark examine l'ingérence de l'Afrique du Sud dans les pays de la ligne de front PETA THORNVCROPT de la Anne Canadienne HARARE Les accusations de déstabilisation, menée par l'Afrique du Sud chez ses cinq voisins, et le soutien à ces gouvernements noirs feront partie de l'ordre du jour de la réunion du Comité spécial du Commonwealth, cette semaine, à Harare, au Zimbabwe.Présidé par le ministre des Affaires extérieures canadien, Joe Clark, le comité fera le point sur l'ingérence politique, économique et militaire de l'Afrique du Sud dans cette région.Un document préparé par deux experts de la région, Briton David Martin et sa femme canadienne Phyllis Johnston, donnera le ton à ses discussions, qui dureront trois jours.L'Afrique du Sud a lancé des raids militaires au Botswana, au Mozambique, en Zambie et au Zimbabwe, prétextant une chasse aux guérilleros.Elle a aussi soutenu les rebelles qui s'opposent aux gouvernements de l'Angola et du Mozambique.La plupart de ces pays dépendent des ports de l'Afrique du Sud pour exporter leurs produits, coupés qu'ils sont d'un accès à la mer.Ils essaient présentement de constituer un pont routier vers les ports du Mozambique, sur l'océan Indien.Troisième réunion des «Huit» Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, ouvrira la réunion, aujourd'hui, suivi par le ministre canadien |oe Clark.Ce sera la troisième fois que se réuniront les ministres des Affaires extérieures des huit pays du Commonwealth \u2014 le Canada, l'Australie, la Guyane.l'Inde, le Nigeria, la Le ministre des Affaires extérieures Joe Clark (au centre) est monté sur un wagon rempli de soufre canadien qui est parvenu au Zimbabwe mais qui a été chargé à Cape Town (et enregistré dans les statistiques du commerce extérieur de l'Afrique du Sud).Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe.Il est largement convenu dans la région que le Canada a joué un rôle substantiel pour promouvoir les sanctions contre l'Afrique du Sud.Un spécialiste zimbabwéen des affaires extérieures déclarait hier que le rôle du Canada «tranchait avec celui de sa mère, Mme Thatcher», qui avait refusé le recours aux sanctions.Le Congrès national africain, principal groupe d'opposition à l'Apartheid en Afrique du Sud.accorde beaucoup d'importance à cette réunion.Le secrétaire général de cette organisation, Alfred Nzo.est présent à Harare et espè- re rencontrer les ministres du Commonwealth.Le Canada, comme l'a reconnu M.Mugabe, a contribué financièrement, politiquement et moralement au Mozambique, pays pauvre parmi les pauvres, miné en plus par une guerre civile alimentée par l'Afrique du Sud.Le Canada a accordé $41 millions en aide à ce pays.Situation gênante pour le Canada Ottawa veut aussi assister la presse alternative en Afrique du Sud, muselée par le pouvoir.Il a déjà donné $500000 à des individus et des groupes opposés à la censure sud-africaine.Mais M.Clark devra composer avec une situation plutôt gênante dans ce contexte: malgré le recours aux sanctions économiques volontaires au Canada, les exportations vers l'Afrique du Sud ont augmenté de 44,1 pour cent en 1988.alors que les importations en provenance de ce pays ont marqué une hausse de 67,6 pour cent.À l'ordre du jour de la réunion, on retrouve aussi le cas de la Namibie, toujours contrôlée par l'Afrique du Sud, défiant les dispositions de l'ONU.Le secrétaire du Commonwealth, le général Sonny Kamphal, a exprimé des craintes, à Harare, à propos du processus devant mener à des élections en Namibie, dans le contexte d'un retrait partiel des troupes de surveillance de la paix.Les observateurs du Commonwealth indiquent aussi que les troupes sud-africaines, retirées de l'Angola cet automne, se sont tout simplement redéployées en Namibie.Le comité fera rapport de ses délibérations d'Hararc au prochain sommet des pays du Commonwealth, qui doit avoir lieu à Kuala Lumpur, en Malaisie, en octobre prochain.Jean Charest : un ministre qui se refuse à sacrifier sa famille pour la politique PIERRE APRIL de la Presse Canadienne OTTAWA Le ministre d'État à la Jeunesse, à la Condition physique et au Sport amateur, lean Charest.30 ans.est de cette génération d'hommes et de femmes politiques, qui vivent régulièrement des moments d'impatience au sein des gouvernements, qui ont des choses à dire, des projets à réaliser, mais qui trouvent le processus décisionnel souvent trop laborieux.Mais, solidarité aidant, ils se soumettent quand même aux volontés de l'équipe et aux exigences de la profession politique.Au cours d'une entrevue, le ministre lean Charest.une étoile montante dans l'équipe de Brian Mulroney, a admis qu'il a peut-être été un peu désillusionné lorsqu'il s'est retrouvé en 1984 à Ottawa.«Mais, il faut savoir, a-t-il avoué, que le monde dans lequel on vit ne se change pas rapidement.Il a fallu que je comprenne qu'il y en a d'autres qui sont passés ici et qui ont mis des choses en place et que les vrais changements ne viennent qu'avec le temps, beaucoup de temps.» lean Charest n'a pas voulu se fixer des objectifs inattcignables lorsqu'il est entré en politique active en 1984, à l'âge de 26 ans.«En entrant en politique, a-t-il dit, je me suis plutôt demandé comment je devais me préparer à en sortir.» Le jeune ministre n'a pas de modèle ou d'idole.Comme il se plait à le répéter: «le préfère tracer ma propre voie».Contrairement aux aines qui ont tout sacrifié a la politique et qui ont beaucoup souffert sur le plan personnel, lean Charest estime qu'il y a des limites qu'il ne faut pas dépasser.Marié, père d'une fille, le ministre refuse catégoriquement de sacrifier sa vie familiale aux obligations politiques.« lustement, a-t-il dit, ce que je reproche à la politique et à ceux qui en font c'est ce manque d'intérêt à l'endroit de la famille.» Promotion ou pas Avant le dernier remaniement ministériel de lundi dernier, beaucoup d'observateurs s'attendaient à voir lean Charest obtenir une promotion, mais i| est demeuré au ministère d'État à la jeunesse, à la Condition physique et au Sport amateur, en plus d'obtenir des responsabilités addi- Jean Charest lionns.-1les comme leader suppléant à la Chambre et de vice-président du comité du cabinet chargé de la législation et de la planification parlementaire.lean Charest n'a pas été déçu, loin de là.Selon lui.il est tout à fait normal que le premier ministre le laisse là où des dossiers chauds, comme l'enquête sur le dopage dans le sport amateur, qu'il a commandé après l'indi-dent Ben (ohnson à Séoul., ne soient fermés.Un ministre d'État n'a pas de portefeuille, mais Jean charest.contrairement à d'autres, ne se sent pas moins importants ou influents pour autant.«Le ministre d'État, a-t-il précisé, a un rôle excessivement important, celui de défendre au cabinet le groupe qu'il est appelé à représenter.C'est lui qui, ensuite; coordonnera tous les efforts du gouvernement dans son secteur.» Le secteur (cunesse de son ministère le passionne.Son objectif, permettre aux jeunes de se tailler une place sur le marché du travail après leurs études.Ce qui le désole, c'est de voir que 30 pour cent de ces jeunes ne terminent pas leurs études secondaires.« Ma démarche à l'intérieur du cabinet, a-t-il déclaré, c'est de m'assurer.en rejetant les attitudes paternalistes choquantes, que le gouvernement fait quelque chose pour les jeunes.«Le temps est venu, a-t-il poursuivi, de faire en sorte qu'on cesse de se plaindre continuellement que la génération précédente a été perdue.» Décisions difficiles Dans le volet Sport amateur et Condition physique, Jean Charest a dù prendre des décisions difficiles.C'est lui qui a annoncé la suspension du sprinter Ben Johnson et commandé une enquête publique sur le dopage dans le sport.À titre de ministre responsable, Jean Charest a admis que son ministère devra accepter les éventuels critiques qu'on lui adressera inévitablement dans le rapport de la commission dirigée par le juge Charles Dubin.«Il faudra, a-t-il dit.accepter les torts qu'on nous imputera et on devra s'engager à faire quelque chose, dans les plus brefs délais.» Pour lean Charest, la politique n'est définitivement pas une fin.C'est tout au plus un moyen de faire avancer les choses.Il n'est pas plus ou moins ambitieux que certains de ses collègues plus visibles.Tout est une question de temps et, à 30 ans, le jeune minis- tre sait que le temps joue en sa faveur.Le droit criminel qu'il a pratiqué avant d'entrer en politique en 1984 a été une école qui lui a apporté la maturité dont il avait besoin pour faire face aux défis qui l'attendaient.« J'ai vécu, a -t-il confié, même si je suis jeune.La pratique du droit criminel m'a fait voir la misère et ses effets.» Partisan et solidaire à l'intérieur du cabinet et de son parti, le ministre Jean Charest n'a pas du tout l'intention de laisser mourir son sens critique.«Gouverner, a-t-il conclu, c'est choisir, même si les choix ne sont pas toujours faciles et évidents.» Par exemple, Jean Charest aurait aimé que son gouvernement s'attaque à la réforme de l'assu-rance-chômage «parce que c'est nécessaire» mais il admet que le cabinet ne pouvait pas retenir l'ensemble des recommandations du rapport de la Commission Forget.«Ce qui nous a embêté, a-t-il précisé, c'est que le choix nous était présenté malgré nous.C'est toujours décevant de laisser tomber des initiatives auxquelles on croit.» La Grande Hermine regagne Saint-Malo après ses mésaventures à Saint-Pierre Agence hrancc-Prcsse SAINT-MALO La'Grande Hermine, le chalutier-usine de l'armement ma-louin Comapéche.au centre de la «guerre de la morue» entre pécheurs de Saint-Malo et de Saint-Pierre-et-Miquelon en janvier, a regagné hier après-midi son port d'attache.«La situation était très tendue là-bas», a déclaré le capitaine du bateau, Michel Auzou, visiblement ému.comme les 37 autres marins, par l'accueil que leur ont réservé plusieurs centaines de personnes.M.Auzou a dédié la médaille de la ville, reçue des mains du maire de Saint-Malo, à l'équipage du Victor Pleven, autre navire de la Comapéche actuellement à Saint-Pierrc-et-Mi-quelon.La Grande Hermine, avec 38 hommes à bord, avait quitté Saint-Malo il y a un mois pour se rendre à Saint-Pierre-et-Miquc- lon.dans la «zone grise» de pèche dite du «3PS» au sud de l'archipel, que se disputent la France et le Canada.Les Saint-Pierrais demandaient aussitôt le départ du bateau, qui refusait de quitter la zone du 3PS.«Si on avait lâché, dans six mois on était au chômage», a affirmé M.Auzou.Les Malouins.soutenus par les élus, s'étaient aussitôt mobilisés et des femmes de marins avaient entamé une grève de la faim.Le conflit avait finalement été désamorcé par un accord conclu le 27 janvier entre une délégation malouine et le gouvernement français.Cet accord prévoit que les Malouins conserveront leur quota de 5500 tonnes de morue pour 1989 dans la zone du 3PS et s'engagent en échange à retirer de la zone La Grande Hermine.Ln outre, les bases d'un règlement qui permettra le maintien des activités et de l'emploi de la Comapéche ont été élaborées.«tu B2 LA PRESSE, MONTREAL.LUNDI 6 FEVRtf R 1989 Éditorial Paul Dwwf* president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Mitra» MfcM directeur de I .rrforrruticn en cnef Révisionnistes de tous les pays, unissez-vous ! MGorbatchev et M.Deng Xiaoping auront beaucoup à se raconter quand ils se rencontreront du 15 au 18 \u2022 mai a Pékin, au premier sommet du monde communiste depuis SO ans.' Le dernier sommet avait réuni Nikita Khrouchtchev, précurseur de M.Gorbatchev dans la voie des réformes économiques et politiques, et Mao Tse-tung, le poète héroïque qui ne dédaignait pas les méthodes staliniennes.Depuis lors, la Chine a bu la révolution culturelle jusqu'à la lie fW .y avant de se laisser sauver par le pragmatisme I «air économique de M.Deng.De son côté, l'Union L soviétique a passé par la léthargie arrogante ¦k y*^^.de l'époque brejnévienne avant de compren-WÊk IMk dre son profond délabrement économique et politique.Les deux réformateurs ont beaucoup en commun et les communistes purs et durs, comme on en trouve encore en Albanie, feront remarquer que c'est surtout le révisionnisme qu'ils partagent.Celui de M.Deng qui dit : « Peu importe qu'un chat soit noir ou blanc, pour autant qu'il attrape des souris ! », et celui de M.Gorbatchev qui recherche l'appui de nationalistes baltes non communistes pour ses réformes et montre un suprême dédain pour les critiques de communistes émérites.Malgré cette communauté de vues évidente, il aura fallu des concessions très concrètes de la part des Soviétiques pour que le rapprochement entre Moscou et Pékin ait lieu.Depuis plus de 60 ans, les communistes chinois vivent dans la crainte de leurs frères soviétiques qui ont souvent montré qu'ils préfèrent une Chine non communiste à un parti chinois qui manifesterait trop d'indépendance à l'égard du Kremlin.La peur du \u2022chauvinisme de grande puissance» soviétique a poussé la Chine à se développer en dehors de l'orbite politique et économique de Moscou et à soutenir les adversaires de l'Union soviétique dans les conflits régionaux aux confins de la Chine.Avant de rétablir des relations normales avec l'Union soviétique, la Chine a voulu se prémunir contre une recrudescence du «social-impérialisme» soviétique.Elle a notamment exigé une diminution des forces armées soviétiques le long de leur frontière commune, le retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan et des troupes vietnamiennes du Cambodge.Les deux premières conditions ont été remplies et la troisième est difficile pour des raisons indépendantes de la volonté du Kremlin.M.Deng et ses collègues ont sans doute remarqué que M.Gorbatchev n'a pas simplement rempli des formalités, mais qu'il s'efforce de changer profondément la mentalité à Moscou.La meilleure garantie contre un nouvel «hégémonisme» du parti soviétique est l'intérêt très vif que M.Gorbatchev porte aux expériences très peu orthodoxes faites en Hongrie, en Pologne et même dans les républiques bettes.Un parti qui cherche a s'inspirer des expériences d'autres partis n'est pas une menace pour les communistes chinois qui ont développé leur propre voie en toute indépendance pendant les dix dernières années.Cela dit, que de choses ils pourront se dire lors de ces retrouvailles! La Chine a acquis une grande expérience dans la difficile transition de la planification centrale a une économie de marché.Elle s'y est aventurée plus tôt et elle peut avancer plus rapidement que l'Union soviétique parce qu'elle est plus agricole et moins industrialisée.L'expérience de la Chine pourra faciliter le développement de l'agriculture et des industries de biens de consommation et de services en Union soviétique.Une fois qu'un modus Vivendi idéologique aura été atteint entre les deux partis, les gouvernements pourront examiner la possibilité d'établir des relations de bon voisinage.Le commerce local en Extrême-Orient s'est déjà épanoui récemment et pourrait sans doute se développer tout le long des frontières.Un commerce plus intensif et t'échange d'investissements devraient suivre entre ces deux géants qui cherchent passionnément une solution à un passé commun lourd en erreurs.Néo-syndicalisme pu Les temps changent.La triade travail-famille-consom-mation, dominante dans les années cinquante, ne constitue plus, depuis les années soixante-dix, un ensemble de valeurs qui structurent l'éthos de la majorité des travailleurs.Selon lacques Desmarais, professeur à l'Université du Québec à Montréal, «la famille traditionnelle devient minoritaire et la majorité des travailleurs n'acceptent plus de sacrifier leur vie dans un travail inintéressant pour consommer davantage».Problème de taille pour le syndicalisme d'aujourd'hui qu'un nombre croissant de travailleurs, d'ailleurs, ne reconnaissent plus comme le seul, ni même le meilleur moyen de parvenir à leurs fins.Souvent, face aux nouveaux défis, le syndicalisme semble dépassé, ici, au Québec, mais partout dans le monde.C'est du moins la conclusion qui ressort des actes d'un colloque de l'Association d'économie politique, tenu à l'Université du Québec à Montréal, qui viennent d'être publiés sous le titre Syndicalisme et société: Rapports nouveaux?.' Desmarais s'y connaît, puisqu'il a été attaché au mouvement syndical comme coor- donnateur du Front commun de la fonction publique, puis directeur de l'Institut de recherches appliquées sur le travail.Onze autres auteurs participent à cette réflexion collective; ils viennent de France, des États-Unis, d'Italie.d'Angleterre et d'Australie.Gérald La rose, président de la CSN, Fer-nand Dàoust, secrétaire général de la FT Q.et Raymond lohnsion.vice-président de la CEQ, y représentaient le Québec.Richard Hyman, spécialiste britannique de relations industrielles, y déclare que les syndicats doivent démontrer, et non tenir pour acquis, qu'ils représentent l'ensemble de la classe ouvrière.L'Américaine |ane Slaughter, de son côté, estime que la majorité des travailleurs de la base, s'ils ne connaissent pas les moyens de s'en sortir, en savent assez long pour comprendre que les solutions avancées par leurs dirigeants syndicaux ne sont pas toujours les bonnes.La solution semble passer par une plus grande participation des travailleurs aux décisions concernant l'entreprise.Mais les syndicats, craignant y voir affaiblir leur pouvoir déjà pas mal diminué, sont souvent méfiants face aux expériences de participation.Syndicalisme et société: Rapports nouveaux?lacques Desmarais et autres.Presses de l'Université du Québec.DROITS RÉSERVES I>a boîte aux lettres Six mois pou i une opération ¦ Madame Thérèse Lovoie-Roux, ! ministre de la Santé et des ; Services sociaux ¦ À l'instar de nombreuses 'personnes au Québec, je souf-; ïre de problèmes cardiaques.On vient de m'informer qu'il ! faudra m'opérer pour corriger ; une valvule et pratiquer plu-\u2022 sieurs pontages.Cependant, je ne pourrai être opéré avant six mois.Pour-' quoi?Dans le but d'atteindre ; l'équilibre budgétaire, I'liisti- ¦ tut de cardiologie de Montréal, '.où je dois être admis, a réduit le nombre de chirurgies quotidiennes.Mon nom a donc rejoint sur la liste d'attente ceux des 265 autres personnes qui, .omme moi, ont été avisées du danger qui les menace mais ne peuvent être traitées dans l'immédiat à cause de compressions budgétaires.Deux cent soixante-cinq personnes qui ont à vivre pendant six interminables mois le stress «du malaise fatal » qui les guette au coin d'un quelconque mouvement.(.) Il y a quelques semaines, votre confrère au fédéral.M.lean-Claude Mafépàrt, apprenait qu'il souffrait d'un cancer.Et le voilà soudain très très attentif à la situation qui prévaut-dans les hôpitaux.Faudrait-il que tous les ministres et députes soient également victimes de maladies graves pour en arriver au même intérêt?Faut-il obligatoirement être dans «la déche» pour comprendre ceux qui y sont et leur venir err aide?(.) Réal RAYMOND Victoriaviflc Pour soulager la circulation ¦ Il y a quelques jours, dans un article étoffé, Gérald Leblanc écrivait que 150000 véhicules passent chaque jour sur la Métropolitaine et parlait d'un tunnel qui n'est pas à la veille de voir le jour.Les problèmes sont d'ordre monétaire.Sur la question des embouteillages nord-sud et est-ouest à Montréal, il y aurait pourtant des solutions.peut-être pas assez coûteuses pour satisfaire les autorités.D'abord, quelques suggestions pour soulager la congestion est-ouest.Une route en contre-bas dans le lit asséché du canal Lath i ne ( pont et viaducs sont là) et prolongement de surface à la place des rails du Vieux-Port où il passe peu ou pas de wagons en comparaison dés embouteillages sur la 20 vers Ville Saint-Pierre.Une route, au lieu de la voie ferrée, entre Outremont et Ville Mont-Royal.Cette voie se prolonge vers l'ouest au-delà de Décarie et un raccordement (passant au sud de Blue Bonnets) avec Cavendish pour rejoindre la 520 et la 40 et éviter le carrefour DécaricMétropoli-taine.Vers l'est, cette voie se rend à l'est d'Iberville pour rejoindre Notre-Dame, il passe un ou deux convois par jour.Cette voie soulagerait de beaucoup le volume de 150000 véhicules par jour sur la Métropolitaine.Tous les ponts et viaducs sont déjà faits.Suggestions pour soulager la congestion nord-sud : À Laval, entre la 15 et le bout, des Laurentides.une voie ferrée (où il passe un ou deux convois par jour) vers le sud, traverse la rivière des Prairies à 1,5 kilomètre à l'est de la 15, passe au-dessus de la Métropolitaine (près de l'Acadie) où une jonction pourrait se faire.Ensuite, elle passe à l'ancienne gare lean-Talon et au-dessus de Delorimier et enfin rejoint la rue Notre-Dame à l'est d'Iberville: une nouvelle route de la 440 au fleuve.Il est inconcevable que des voies ferrées presque abandonnées et un ancien canal ne puissent être adaptés pour remédier au problème routier de Montréal et au temps perdu par 150000 automobilistes circulant chaque jour sur la Métropolitaine ainsi qu'au bouchon quotidien sur Décarie et l'embouteillage sur la 20 entre Ville Saint-Pierre et la rue Lamontagne aux heures de pointe.La circulation sur la 15 vers le nord se fait aussi à pas de tortue.Il faudrait en parler aux autorités des Chemins de fer nationaux et à celles du Port de Montréal.Ces propriétés ont été payées par les taxes des citoyens.Paul ROY Montréal Pitié pour ces réfugiés! Monsieur Pierre Vennat, éditorialiste ¦ Votre éditorial du 27 janvier.Terre d'asile ne veut pas dire passoire, dénote un manque flagrant d'analyse dans un domaine où les droits humains fondamentaux sont en jeu.De toute évidence, vous n'avez jamais pris la peine de lire, entre autres, l'excellente analyse de votre collègue Francine Pelletier dans La Presse du 21 janvier, où il est fait mention du premier «faux réfugié» refoulé nors de nos frontières sur les chapeaux de roues par la nouvelle mécanique mise en place* par le gouvernement et qui semble tellement vous satisfaire (loi C-55).Parmi les «faux réfugiés» expulsés ou sur le point de l'être, on trouve des ressortissants de pays tels qu'Haïti, le Liban, la Chine, la Somalie, l'Ethiopie, le Honduras, etc., tous des pays dirigés par des régimes à qui vous donneriez certainement le Bon Dieu sans confession.Si on vous comprend bien, Monsieur Vennat, la parole seule de nos fonctionnaires de l'immigration vous suffit pour vous faire une idée entre les vrais et les «faux réfugiés».C'est avoir la vue bien courte et très mal connaître ce dossier (.).Mathilde MARCHAND vice-présidente Table de concertation de Montréal pour les réfugiés Qu'en est-il de la loi C-72?¦ À l'occasion du remplacement de M.Lucien Bouchard par M.Gerry Weiner au poste de Secrétaire d'État, le Mouvement Québec français s'interroge à savoir où en sont les négociations que M.Gil Rémil-lard, au nom du gouvernement du Québec, avait engagées avec M.Lucien Bouchard relativement à l'application, au Québec, de la loi fédérale C-72.Compte tenu de la menace que représente cette loi fédérale pour l'avenir du français au Québec, il apparaît urgent que le gouvernement québécois mène à terme, et le plus rapidement possible, ces négociations.Le MQF tient à rappeler que dans une lettre, en date du 1er septembre 1988, adressée à M.Rémillard.il avait demandé que le gouvernement du Québec ne signe aucun accord avec le gouvernement fédéral relativement à la loi C-72 qui ne soit précédé d'un large débat public, d'une déclaration de principe de l'Assemblée nationale et d'une action vigoureuse en faveur de la loi 101.Guy BOUTHILLIER Porte-parole d MQF Le Barreau et la loi MB Me Suzanne Thibau-deau, c.r., présidente de la division du Québec de l'Association du Barreau canadien, adressait récemment la lettre suivante à Me /.Patrick Peacock, ex., président de l'Association du Barreau canadien, dont les bureaux sont à Calgary.¦ Les membres de l'exécutif de la Division du Québec de l'Association du Barreau canadien ont pris connaissance de certains articles de journaux qui font' état de vos déclarations entourant le recours par l'Assemblée nationale du Québec à la clause nonobstant prévue à l'article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés dans le cadre de la loi 178 portant sur la langue d'affichage commercial.En résumé, vous êtes cité comme soulignant que la controverse entourant l'adoption de la récente loi québécoise met, une fois de plus, l'accent sur le recours à la clause nonobstant.Vous réclamez que cet article de la Charte soit éliminé «discrètement et rapidement».Cette demande fait référence à une résolution du Conseil de l'ABC demandant le retrait de la clause nonobstant et qui fut adoptée en 1983.Le journal La Presse et le Ottawa Citizen précisent que vous présidez un organisme qui parle au nom de 35000 juristes au Canada.Compte tenu du contexte particulier dans lequel cette dernière affirmation s'insère, des précisions s'imposent.Précisons d'abord que la Division du Québec n'a aucunement été consultée sur l'opportunité de prendre position publiquement sur cette question.Précisons aussi que l'exécutif de la Division du Québec a délibérément choisi pour sa part de ne pas intervenir.La toile de fond de cette décision rejoint en grande partie une mise en garde que vous adressiez dans un article plus élaboré que vous avez publié dans le National de janvier 1989: « Le recours à cette clause par l'Assemblée nationale du Québec pour appuyer les mesures législatives actuelles est justifiable sur les plans juridique et constitutionnel.Reste à savoir, cependant, si l'action de - l'Assemblée nationale est acceptable sur les plans politique, social et moral.Cette affaire est au coeur d'un débat politique et social auquel l'ABC n'a pas l'Intention de prendre part.» Par contre, l'exécutif de la Division voit difficilement comment, à l'heure actuelle, le débat politique et social entourant la loi 178 peut être facilement dissocié de celui entourant l'abrogation de l'article 33 de la Charte.Présentement, au Québec, ces deux questions lui apparaissent être intimement reliées, à tout le moins dans l'esprit de plusieurs.Un autre motif important a présidé à sa décision.L'exécutif voit difficilement comment, dans un contexte caractérisé par une controverse politique, il pourrait refléter un consensus véritable parmi les quelque 5 500 membres québécois du Barreau canadien. MOtrn&AL, LUNDI f FSVSSR 1989 Opinions Le printemps de Prague des pluies acides FRANCE MMOIS Collaboration spéciale Lt environnement a la vie dure.Et ceux qui l'ont défendu au cours des vingt dernières années traînent dans leurs musettes des anecdotes croustillantes, communes à toutes les luttes épiques de la petite histoire des frondes causes.I faut quand même constater l'énorme chemin parcouru depuis les balbutiements du raou-jBPJHi ventent écologiste.C'était la belle époque granola du retour à la terre: le nez dans notre assiette de fromage de chèvre baratté à la main, l'adoration de la déesse Nature avait remplacé le bénédicité.L'écologie portait la barbe et le coton, mangeait des graines et fleurissait les cheveux longs.Quand tout le monde s'est tanné du régime végétarien et est retourné à sa carrière pour découvrir en salivant les bienfaits d'un RÉÉR, une poignée de capotes sont restés à compter les oiseaux, à parler aux baleines et à nous mettre en garde devant le désastre.Les écolos ont hurlé dans le désert.On les trouvait sympathiques ou anachroniques, on achetait leurs macarons et ça nous donnait l'impression d'être partie prenante de l'underground intellectuel.Les granolas sont devenus écologistes et la mode a récupéré la pensée verte comme objet de consommation.C'était au début des années 70 et le dossier de l'environnement relevait du ministère fédéral des Transports (!).Au provincial, le mot existait à peine et c'est le ministère des Affaires municipales qui est chargé du dossier.Pourtant, la première marée noire avait déjà déversé son spectacle d'horreur, Minamata était empoisonné au mercure et on savait depuis une dizaine d'années que les pluies acides faisaient mourir les lacs du Québec.Il faudra attendre 1971 pour assister à la création du ministère fédéral de l'Environnement, ministère de seconde classe qu'on offre en prix de consolation aux ministres «juniors» et dont on n'entend jamais parler.Le gouvernement du Québec emboite le pas en janvier 1980, mais il faudra encore attendre Tchernobyl en 86, puis le sac- cage de nos érablières et enfin Saint-Basile pour que l'environnement ne soit plus seulement un mot qui fond dans la bouche et rafraîchit l'haleine.La population se retrouve de plus en plus informée, et c'est en grande partie grâce aux patients efforts des organismes bénévoles voués à la défense de l'environnement si les citoyens se sentent concernés au point de commencer à poser des gestes concrets.On parle de recyclage, de récupération et cette nouvelle approche traverse même les murs de nos écoles.L'UPA elle-même prend le virage en se prononçant pour la culture biologique.Les écologistes sont devenus des environnementalistes.Et même s'ils portent encore souvent la barbe et le coton, personne ne songe à les trouver anachroniques.Le dossier de l'environnement a définitivement quitté les limbes de l'idéalisme pour rejoindre la terre des priorités.La nomination de Lucien Bouchard au ministère de l'Environnement, en est une preuve.Du prix de consolation, I environnement passe maintenant du côté des dossiers forts.Et si le comité ministériel de l'environnement tient les promesses de l'enthousiasme de notre nouveau ministre, tous les espoirs sont permis.Chez nos voisins du Sud, la nomination de monsieur William Reilly, un environnementaliste, à la tête de l'Agence américaine de protection de l'environnement représente un virage majeur.Après La stagnation du règne Reagan en matière de lutte contre les pluies acides, George Bush semble vouloir donner un nouveau souffle à ce dossier.A l'heure où semble vouloir s'enclencher un processus de changements réels, les gestes qui suivront devront être significatifs.Dans cette entente éventuelle qui se dessine avec nos voisins du Sud concernant les millions de tonnes d'émissions polluantes causant les pluies acides, il faudra des engagements de l'ordre d'une réduction d'au moins 50% de ces émissions.Autrement, il ne se sera agi encore une fois que d'une poi- Îmée de poudre de perlimpinpin ancée aux yeux de la population.Et ce serait vraiment, vraiment dommage d'avoir espéré tant pour si peu.Mais, réjouissons-nous donc des bonnes nouvelles quand elles sont là; elles sont si rares.Tout semble en place pour enfin faire bouger le dossier des pluies acides.Attendons et espérons.Le sidéen au travail: conflit ou défi?L'auteur est détenteur d'une maîtrise en droit médical et bioéthique de King's College, à Londres, et membre du cabinet Clarkson, Tétrault.MARTIN HEBERT ta Presse et l'émission Le Point de Radio-Canada nous présentaient récemment la situation difficile d'une jeune femme, éducatrice dans un centre d'accueil.Déclarée séro-positive.elle était par la même occasion condamnée à perdre son emploi en raison, prétend-elle, de l'incompréhension et de l'intolérance de son employeur.Dès lors s'enclenchait une bataille où la variété des armes utilisées illustre bien l'absence de véritables recours spécifiques et efficaces en semblable situation.En effet, depuis lès mécanismes usuels de griefs en matière de relations de travail jusqu'à la plainte formelle de discrimination devant la Commission des droits de la personne du Québec, cette victime semble chercher désespérément l'outil approprié pour faire valoir ses droits et prétentions, allant même jusqu'à appeler le pouvoir politique à son secours.Ce cas n'est peut-être pas un précédent, mais il a le mérite de mettre en relief le pressant besoin pour les preneurs de décisions de se positionner de façon articulée et réfléchie face aux enjeux profonds que recèle cette réalité nouvelle qu'est le SIDA et avec laquelle il nous faut composer.L'apparition récente du SIDA a créé dans notre société des bouleversements qui génèrent autant d'inquiétudes que d'incertitudes.Ce qui paraissait au début n'être qu'une grave maladie mal contrôlée est vite devenu un fléau devant lequel même la médecine moderne reste encore impuissante malgré quelques progrès de dernière heure.Il nous faut donc retourner aux sources pour identifier certains principes fondamentaux susceptibles d'encadrer notre réflexion dans tout ce débat.Il faut en outre apporter les nuances appropriées et essentielles qui, faute de nous permettre de trouver des réponses simples, pourront au moins participer à lever la confusion souvent entretenue autour du SIDA.La présence du virus ViH (virus d'immuno-déficience humaine) ne veut pas dire que le porteur a effectivement développé le SIDA.Une personne séro-positive est une personne oui a été en contact avec le virus.Un résultat positif au test de dépistage n'est pas synonyme de SIDA, il signifie plutôt que la personne est porteuse du virus et que par conséquent, elle peut le transmettre, mais uniquement par les voies habituelles, c'est-à-dire relations sexuelles non protégées, transfusions sanguines, partage de seringues contaminées.En effet, un consensus médical non équivoque établit que la transmission du.virus et, par voie de conséquence, du SIDA ne peut se faire dans le cadre des relations usuelles en société.Des études médicales auraient démontré jusqu'à ce jour que le virus se transmet plutôt par les fluides du corps humain (ex.: contact direct avec sperme ou sang contaminé).Or, peu de gens peuvent prétendre oeuvrer quotidiennement dans des conditions de travail qui les exposent personnellement ou qui exposent autrui à de tels risques.Ainsi, une information et une éducation adéquates peuvent participer à éliminer les craintes déraisonnables à l'égard de ce qui reste par ailleurs un virus mortel à plus ou moins long terme.Louise Lamothe photographiée au cours de l'entrevue qu'elle a donnée a La Presse.Il nous faut donc apprendre à départager entre les peurs injustifiées et les menaces réelles, entre les préjugés et la réalité, en vue d'établir des règles de conduite responsables et équitables.En ce sens, les droits fondamentaux contenus dans la Charte canadienne et la Charte québécoise des droits constituent des instruments utiles malgré leur caractère très général.Deux principes contenus dans ces chartes paraissent d'une pertinence singulière dans le présent débat : l'interdiction de discrimination à l'égard d'un handicap et le respect de la confidentialité et de la vie privée de l'individu.I ) Le SIDA, un handicap ?Tant la Commission canadienne que la Commission québécoise des droits ont manifesté leur intention claire de considérer le SIDA comme un handicap.On irait même selon certains jusqu'à prétendre que la seule présence du virus VIH équivaut à une déficience au sens des chartes.Cette prise de position entraine la mise en application des articles pertinents qui interdisent la discrimination à l'égard d'un handicap.À ma connaissance, les tribunaux canadiens n'ont pas eu jusqu'à ce jour l'occasion de confirmer ou d'infirmer cette interprétation des instances administratives.II y a pourtant fort à parier que nos tribunaux ne toléreraient pas une discrimination injustifiée à l'endroit d'une personne atteinte du virus.Déjà d'ailleurs, certains jugements américains et certaines décisions arbitrales canadiennes en matière de relations de travail ont exprimé leurs vues clairement à ce sujet.Handicap ou non, le virus VIH et le SIDA ne sauraient justifier un traitement qui soit inéquitable et injuste à l'endroit de leurs victimes.Bien sûr, les droits de ces dernières doivent néanmoins s'exercer dans le respect des droits des autres.Ainsi, dès lors qu'une personne atteinte du virus peut constituer une menace réelle à autrui en raison de la nature particulière de ses activités professionnelles, la discrimination à son endroit pourrait devenir justifiée.Ainsi, nous pouvons penser au cas d'une personne oeuvrant dans le milieu hospitalier et dont la principale fonction est le traitement de plaies ouvertes dans les soins postopératoires.En supposant que cette personne, atteinte du virus, se cause accidentellement une lésion à la main, il est possible de craindre que son sang puisse po- tentiellement venir en contact avec celui du patient, aggravant en cela les risques de contagion pour ce dernier.Le caractère accidentel et improbable d'un tel cas illustre bien la rareté des situations où la personne atteinte du virus peut constituer dans le cadre de ses fonctions habituelles une véritable menace à autrui.Il y a cependant une deuxième justification de discrimination à l'endroit d'un sidéen qui est susceptible de se présenter plus fréquemment: l'incapacité de fournir la prestation de travail requise.En raison du caractère progressif de la maladie, il est possible que la victime perde graduellement ses capacités fonctionnelles et qu'elle devienne à un moment de son évolution inapte à occuper les fonctions qui lui sont confiées.Dans un contexte semblable, la discrimination à l'endroit d'une telle personne peut être admise puisqu'elle ne rencontre plus les exigences requises pour conserver son emploi.Bref, si la discrimination injustifiée et déraisonnable ne saurait être acceptable face au virus VIH et au SIDA, cela ne veut pas dire qu'il faille démontrer une tolérance absolue et inconditionnelle en toutes circonstances.Chaque cas doit être évalué à son mérite, de façon ad hoc, suivant les spécificités de la personne et de l'emploi concerné, mais aussi à partir de règles équitables et qui sont applicables à tous.2) Le respect de la confidentialité, la vie privée Il ne fait plus de doute dans notre société que toute personne a un droit fondamental à la confidentialité et au respect de sa vie privée.Pourtant, à l'égard de la « Une réalité nouvelle avec laquelle il nous faut composer» personne séro-positive ou sidéenne, la consécration d'un tel droit pose problème.A-t-on le droit de taire l'existence du virus ou même du SIDA?Qui peut prétendre avoir droit de savoir?De très nombreuses questions comme celles-là sont posées et demeurent souvent sans réponse.Une chose cependant paraît claire: le droit de savoir se distingue nettement de Yintérêt à savoir.En effet, il ne suffit pas, du moins à mes yeux, d'avoir un intérêt à connaître l'existence du virus chez un tiers, il faut encore avoir un véritable droit à la divulgation d'une telle information.Tout renseignement traitant de l'état de santé d'une personne est en principe confidentiel.Elle seule peut décider à qui ces renseignements seront rendus disponibles.À défaut d'une autorisation expresse, la divulgation de ces renseignements peut constituer pour le médecin une violation flagrante de son obligation professionnelle, légale et morale envers son patient.Même le médecin d'une entreprise, embauché par l'employeur, doit se soumettre au test de la pertinence ou non de divulguer ce qu'il a constaté lors d'un examen médical relié à l'emploi.En d'autres mots, il doit se questionner sur l'existence ou non de son obligation de dévoiler à l'employeur tout résultat provenant de ses investigations professionnelles.À mon avis, la réponse est susceptible de varier selon la nature des constatations faites et la nature des activités exercées par l'employé.Ainsi, il peut être opportun d'informer une compagnie aérienne que l'un de ses pilotes à l'embauche est atteint du virus, en raison des hautes responsabilités inhérentes à un tel poste.Cependant, il est sans doute moins essentiel et vraisemblablement inapproprié d'informer une municipalité que l'un de ses commis de bureau est victime du même virus.La dérogation au secret professionnel en matière médicale ne doit être permise qu'à des conditions strictes, prévues légalement, et que pour des motifs d'une rare gravité.La divulgation d'informations confidentielles n'est pas facultative.Un médecin ne doit divulguer que ce qu'il a l'obligation de divulguer.Or, par définition, l'obligation de divulguer doit correspondre au droit d'un tiers de connaître lesdites informations confidentielles.Dans la même foulée, l'exécution d'un test de dépistage à l'insu de la personne constitue une atteinte inacceptable à son intégrité.Au nom de l'autonomie, la personne doit fournir un consentement valable à un tel test.Elle doit en connaître notamment la nature, les conséquences, les significations et bien sûr l'utilisation a posteriori.Comme tout consentement, il doit être énoncé et donné volontairement sans tromperie ni menace.Bref, le dépistage du virus, la divulgation des résultats et leur utilisation restent une affaire délicate impliquant les droits fondamentaux de la personne.Si l'intérêt de l'employeur à connaître la situation de ses employés peut paraître évident, rares sont les occasions où cela peut justifier de passer outre aux droits fondamentaux de l'employé.Le médecin et l'employeur doivent savoir manifester en ces cas un haut sens des responsabilités et du discernement.En bref, tant au moment de l'embauche qu'en cours d'emploi, les exigences de l'employeur à l'égard de l'état de santé de l'employé doivent être raisonnables et mesurées.L'opportunité des exigences médicales requises pour combler un emploi et le droit à la divulgation des renseignements médicaux doivent avoir des assises pertinentes et spécifiques.Or, ce critère de la pertinence s'évalue principalement en fonction de la nature des activités de l'emploi concerné.Il appartient à l'employeur d'établir le caractère raisonnable des mesures d'exception qu'il impose ainsi à son employé.Que sert à l'employeur de connaître l'existence du virus ou de la maladie s'il n'a pas subsé-quemment les motifs suffisants et appropries pour refuser l'emploi à une personne ainsi atteinte?Dans ce domaine comme dans d'autres, le droit doit sanctionner la règle du comportement responsable à l'égard de toutes les parties concernées.Bien que les instruments juridiques dont nous disposons, notamment les chartes des droits, puissent être utiles pour résoudre certains problèmes concernant le SIDA il n'en demeure pas moins que le caractère très général de ces outils constitue une lacune qu'il est impérieux de combler.Le législateur, les tribunaux ou même les parties dans le cadre des négociations de conventions collectives seront inévitablement appelés à encadrer les fondements de la prise de décisions concernant les droits des parties dans un d/bat aussi profond que celui suscité par l'apparition du SIDA.Bien sûr la présente réflexion est partielle et origine d'une réaction à un reportage, mais elle se veut fort modestement une participation à un débat auquel notre société ne peut plus échapper.B3 Gérald LeBIanc Tunnel, k railbus, monorail.Alouette! aWf^ uébec lui offrait un métro pour relier Laval à %/W Montréal, comme c'est déjà le cas pour la Pive-Sud.Le maire Claude Lefebvre a pris tout le monde par surprise en disant qu'il préférait un monorail.Comme le faisait naguère lean Drapeau, le nouveau magicien a alors sorti de sa poche, deux arguments massues: une étude d'un consultant relié au tout-puissant groupe Lavalin et une facture montrant que le monorail coûterait moins de $15 millions le kilomètre contre S50 millions pour le métro.Le ministre des Transports, Marc-Yvan Côté, n'en demandait pas tant de son allié banlieusard.Après avoir stigmatisé les folies du prince Doré, qui voulait enfouir la Métropolitaine dans un tunnel comme on s'apprête à le faire à Boston, le ministre saluait hautement la trouvaille du voisin de Laval.Marc-Yvan Côté ordonnait immédiatement à ses experts, frais et dispos puisqu'ils n'avaient effectué aucune étude d'impact pour les projets du ministre, de scruter à fond le projet prometteur du maire Lefebvre.L'avenir étant au monorail, je me suis mis à y penser jour et nuit.Les adversaires du maire Lefebvre évoquaient le joujou de Disneyland en Floride, mais ses partisans rétorquaient qu'il y avait aussi un monorail urbain à Osaka au lapon.Bien plus proches de nous, dans nos îles, il y eut aussi un monorail (baptisé Minirail) durant l'Expo du maire Drapeau.C'est alors que m'est revenu un vague souvenir d'un flirt passager de notre ancien maire avec la trouvaille du maire Lefebvre.On attribue toujours à Jean Drapeau la paternité du métro montréalais.Ce qui faisait naguère rager, et aujourd'hui sourire, Lucien Saulnier, le vrai père de notre merveille souterraine.Dans leur pétillante biographie de Jean Drapeau, les journalistes Brian McKenna et Susan Purcell, racontent en détail cet épisode du métro.On était en 1960: le Parti Civique venait de reprendre le pouvoir, avec la promesse d'un métro.Une délégation française, installée à la suite royale de l'hôtel Windsor, avait toutefois convaincu M.Drapeau d'adopter leur monorail, dont on venait d'installer un modèle expérimental aux abords de Paris.Préférant toujours le métro souterrain, Lucien Saulnier décida d'aller vérifier sur place, à Paris.Pris de court, Jean Drapeau accepta de l'accompagner.Après avoir vu le monorail \u2014 « une espèce de gros jouet pour parc d'amusement» selon Lucien Saulnier \u2014 Jean Drapeau fut ébranlé.Une visite du métro parisien acheva la conversion.Revenant de ce voyage de réconciliation avec son bras droit, Jean Drapeau débarquait à Montréal comme le père de notre métro, comme l'histoire allait le retenir.C'est drôle quand même comment va la vie.Comme le chante Yves Duteil: «Ce n'est pas ce qu'on fait qui compte, c'est l'histoire qu'on raconte pour se faire valoir.» je me demande ce qu'on dira dans trente ans sur le monorail du maire Lefebvre.Des histoires, de plus en plus farfelues, on en raconte tellement à propos du transport à Montréal, qu'on ne sait plus trop où donner de la tête.Voulant revenir au monorail, j'essaie d'obtenir l'étude du consultant, relié à Lavalin, sur la trouvaille dé l'heure.On me dit de m'adresser à Daniel Lefebvre, le président de la Chambre de commerce de Laval (c'est aussi le fils du maire de Laval, où, contrairement à l'île de Montréal, les centres de décision sont bien rassemblés).M.Lefebvre, fils, n'était pas au bureau, mais on accepte de m'envoyer le dossier de Lavalin sur le monorail.Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir, vendredi midi, une enveloppe ne contenant qu'une seule feuille, un croquis d'un «railbus».On devait par la suite m'expliquer que c'était la Ville ( Lefebvre père) qui proposait un monorail.La Chambre de commerce (Lefebvre fils) proposait, elle, un railbus, c'est-à-dire un autobus pouvant circuler sur rail et sur terre, qui irait quérir les gens un peu partout et rentrerait rapidement à Montréal, en utilisant certains rails désaffectés.Loin de s'éclaircir, le fameux dossier du transport dans la région de Montréal devenait de plus en plus compliqué.Après le tunnel pour remplacer les pil-liers de ia Métropolitaine, on ajoutait maintenant le railbus au monorail comme solution de rechange au métro.11 ne restait qu'à entonner le refrain Alouette, question de reprendre son souffle entre chaque nouveau gadget de nos apprentis sorciers.Il est devenu impossible d'évaluer les mérites respectifs des divers projets mis de l'avant, faute de dossiers étoffés et faute de perspective d'ensemble.Revenons, par exemple, au coût du métro, je lis un peu partout que le métro coûte $50 millions le kilomètre.C'est devenu une certitude.Or Robert Per-reault.le président du conseil de la STCUM, soutient, études d'experts à l'appui, qu'il faut plutôt parler de $33 ou $34 millions le kilomètre.C est quand même toute une différence.Toujours d'après M.Perreault, il en coûte 26 cents le passager-kilomètre en autobus contre 28 cents en métro.Alors le métro ne serait pas, comme chacun de nous le croit fermement, la solution luxueuse qu'on doit écarter a priori.Même chose pour la Métropolitaine : on a parlé de $45 à $50 millions pour la réfection, $500 millions pour un tunnel permettant de relier les autouroutes Décarie et des Lauren tides, $1,5 à $2 milliards pour enfouir toute la Métropolitaine dans un tunnel.Cette valse des millions sent l'improvisation à plein nez.Sauf le ministre Côté, organisateur électoral et responsable du développement régional avant d'être ministre des Transports, personne ne sait où va le plan de transport métropolitain.HBBB9\tJla.Pr«e\u2014I la PRESSE «t oubliée par la PRESSE.LTÊE.7.rue Saint-JJCOUM.Montreal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de «LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droit» de reproduction des informations particulière» a LA PRESSE sont également reserves .Couiner de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.Port de retour garanti.RENSEIGNEMENTS 285-7272\t ABONNEMENT la aervlce des atoonm menti est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 1Blï.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Cfsndw jmoftcM Annonce! CflMÉM\t285-6911 ANNONCES CLASSÉES Command* i ot) comctlom lundi au mndradl \u2022*- 8h.1 Wri 285-7111 ORANOES ANNONCES 28S-7070 Détaillant» 285-7202 285-7100 National.téM-Prene 285-7306* Vacaneei, Vovavei 285-7265 285-6892 Carrttm tt pnrfeuiom.285-6900 tmataamm 285-7320 Le Monde B4 LA PRESSE.MONTREAL.LUNDI 6 FEVRIER 1989 Stroessner s'exile au Brésil où il possède des propriétés d'après Keutcr et AFP BRASILIA Alfredo Stroessner, dictateur du Paraguay déposé samedi par un coup d'État sanglant, est arrivé hier au Brésil, où il possède plusieurs propriétés et dont le gouvernement a accepté de lui donner asile.Selon des sources diplomatiques brésiliennes, l'ancien homme fort paraguayen, qui exerça le pouvoir durant 34 ans à Asuncion, «est accompagné d'un petit groupe familial, dont son fils Gustavo et l'épouse de celui-ci».Voyageant à bord d'un Boeing 707 des lignes paraguayennes, ils ont débarqué à Campinas, à 80 km au nord de Sao Paulo, selon un responsable anonyme.Le dictateur déchu possède, au Brésil, une villa à Ftorianopolis, capitale de l'État méridional de Santa Catarina, et trois résidences sur la plage de Guaratuba.station balnéaire de l'État méridional du Parana.Entre-temps, Sabino Augusto Montanaro, ministre de l'Intérieur du regime Stroessner, demandait l'asile politique à l'ambassade du Honduras à Asuncion, selon le ministre des Affaires extérieures du nouveau régime.Luis Maria Argana.Celui-ci a précisé à la presse que l'ancien ministre avait réclamé un sauf-conduit pour quitter le Paraguay.Il a indiqué avoir discuté du sort de Montanaro avec le nouvel homme fort du pays, le général Andres Rodriguez, et a assuré que l'ancien ministre bénéficierait de toutes les garanties pour rester à Asuncion s'il le souhaitait.Le ministre Argana a d'autre part confirmé que le nouveau régime militaire convoquerait des élections générales dans les 90 jours.«Nous organiserons des élections d'ici trois mois.Elles seront libres, démocratiques, et donneront une chance égale à tous», a-t-il dit.Rodriguez, qui était le bras droit de Stroessner et qui n'est donc pas particulièrement connu pour ses engagements envers la démocratie au Paraguay, a promis en prêtant serment qu'il rétablirait la démocratie et respecterait les droits de l'Homme.La question est maintenant de savoir s il passera de la parole aux actes et de quelle liberté d'action jouiront les partis d'opposition avant les élections promises.Stroessner avait assuré son succès aux élections de début 1988 en mettant de facto hors la loi les partis opposés à sa propre formation, le Parti Colorado.Un scrutin dans les trois mois, estime-t-on dans les milieux politiques, se solderait presque certainement par une victoire du Colorado, tant la tradition de «colora-disme» inculquée à la population par Stroessner en 30 ans sera difficile à briser.L'Église catholique paraguayenne a en tout cas accueilli Favorablement l'éviction de Stroessner, en affirmant qu'elle avait soulevé une «énorme vague d'euphorie et d'espoir».L'évèque Mario Medina a déclaré qu un coup d'État était l'unique moyen de débarrasser le pays du dictateur.Les relations entre Stroessner et l'Église s'étaient gravement détériorées au cours de l'année écoulée.Des prêtres \u2014qualifiés de marxistes par le gouverne* ment\u2014 avait notamment dénoncé les violations des droits de l'Homme dans le pays.Selon des sources diplomatiques.Stroessner avait commencé a perdre le contrôle du pouvoir en août dernier, après avoir subi, selon les rumeurs insistantes qui couraient à l'époque, une intervention chirurgicale à la prostate.Sa santé chancelante a donné l'occasion à ses opposants au sein même de l'armée et du Parti Colorado d'organiser le putsch de samedi.L'Église a cependant déploré le nombre des victimes du putsch, estimées à plus de 300 morts.C'est à la caserne des gardes du corps présidentiels, où le dictateur s'était réfugié, qu'il semble y en avoir eu le plus grand nombre.Des victimes ont aussi été signalées au commissariat central de police.Shamir inflexible: pas d'État palestinien en «Eretz Israël» d'après AF\".Reuter et AP IERUSALEM Yitzhak Shamir a réaffirmé hier son opposition à la création éventuelle d'un État Palestinien dans n'importe quelle partie des territoires contrôlés par Israël.S'exprimant à Tel Aviv devant des militants de sa formation, le Likoud (droite nationaliste), le premier ministre a déclaré: « Le gouvernement d'Israël dira clairement aux autorités américaines qu'il n'acceptera jamais la création d'un Etat palestinien en Eretz Israël (Israël aux frontières bibliques) ».« Aucune force au monde ne pourra nous forcer à accepter cela.Il est temps que partout on sache que ce pays.Israël, est lié depuis des millénaires à un seul peuple, le peuple juif », a-t-il ajouté.De son côté, l'autre faucon, Ariel Sharon semble « peu enclin à une négociation avec l'OLP », a estimé le ministre espagnol des Affaires étrangères, M.Francisco Fernandez Ordonez, après un entretien avec le ministre israélien de l'Industrie et du commerce.Ajoutant à l'impasse diplomatique, le premier ministre jorda- nien Zaid al-Rifai a indiqué que son pays ne discutera pas d'une confédération avec l'État palestinien récemment proclamé avant le retrait d'Israël des territoires arabes occupés.Sur le terrain, de graves incidents ont à nouveau éclaté hier dans la bande de Gaza, où l'armée israélienne a tué un Palestinien de 17 ans lors de manifestations de protestation contre la mort de deux adolescents, abattus la veille à Khan Younis.Les affrontements de la journée ont fait au moins 24 blessés dans la bande de Gaza et quatre autres dans le village de Bourkine, en Cisjorda-nie.Dans le Sud-Liban, l'armée israélienne en patrouille dans l'est de la « zone de sécurité » a tué cinq combattants palestiniens qui se dirigeaient vers Israël.Les maquisards étaient armés de fusils d'assaut kalachnikov et de lance-roquettes.Enfin, un groupe de colons israéliens s'est emparé hier de deux maisons abandonnées près de la Casbah de Hébron, a-t-on indiqué de sources militaires israéliennes.Citant les colons, on précise de mêmes sources que des pierres et des bouteilles incendiaires avaient été jetées ces derniers jours à partir de ces deux bâtiments.Les retrouvailles entre la Chine et l'URSS auront lieu à Pékin du 15 au 18 mai Déclaration sino-soviétique commune sur le Cambodge d'après Reuter et AFP PÉKIN LW Union soviétique et la Chine ont annoncé hier que le premier sommet sino-soviétique depuis 30 ans aura lieu du 15 au 18 mai prochains à Pékin, mettant ainsi fin à 24 heures d'incertitude sur sa date.L'annonce que le no 1 soviétique Mikhail Gorbatchev se rendrait du 13 au 18 mai dans la capitale chinoise pour une recontre au sommet avec son homologue chinois Deng Xiaoping a été faite simultanément par les agences Chine-Nouvelle et Tass.«Grâce à la compréhension mutuelle, les fondements de relations sino-soviétiques de type nouveau seront posés lors des entretiens qu'auront les deux dirigeants», a souligné Tass.La date exacte du sommet avait fait l'objet de confusion samedi au départ de Pékin du ministre soviétique Edouard Chevard-nadze, et l'hésitation chinoise fut interprétée comme une tentative de faire pression sur l'URSS sur le conflit du Cambodge, principal obstacle à une normalisation des relations sino-soviétiques.Or, hier, tout en rendant publiques les dates du sommet Deng-Gorbatchev, Chine-Nouvelle annonçait à Pékin que la Chine et l'URSS s'étaient mises d'accord sur une déclaration commune en neuf points sur l'avenir du Cambodge.Les deux parties sont tombées d'accord sur la nécessité d'un «mécanisme efficace de contrôle» pour une supervision stricte du retrait des troupes vietnamiennes du Cambodge, de l'arrêt de l'aide militaire étrangère aux protagonistes, du maintien de la paix dans ce pays, et de la tenue d'élections libres, a précisé l'agence chinoise.Le communiqué sino-soviétique souligne en revanche que le principal point de désaccord entre Pékin et Moscou porte sur la forme du futur gouvernement cambodgien, après le retrait total des troupes vietnamiennes.Selon le texte, la Chine exige la formation d'un «gouvernement provisoire de coalition» dirige par le prince Norodom Sihanouk et incluant des représentants des trois mouvements de guérilla anti-vietnamienne et du régime de Phnom Penh soutenu par Hanoi.Moscou propose pour sa part un «organe provisoire sous la responsabilité de Sihanouk et avec une représentation quadripartite» qui ne serait subordonnée à aucun parti.Derrière ces deux formules en apparence très proches, la principale différence est.semble-t-il.que dans la solution proposée par Pékin, l'actuel régime du «premier ministre» Hun Sen démissionnerait, alors qu'il resterait au pouvoir dans le projet de règlement soviétique.La déclaration, approuvée par Chevard- nadze et son homologue Qian Qichen, ne définit pas la composition de l'organisme international de contrôle proposé.La Chine et l'URSS ont pris note de la décision du Vietnam de mettre fin à son occupation du Cambodge d'ici fin septembre 1989 «au plus tard».«Avec le retrait des troupes vietnamiennes du Cambodge, tous les pays concernés devraient graduellement réduire, et finalement arrêter totalement leur aide militaire a toute partie au Cambodge», poursuit la déclaration, en allusion au soutien chinois à la Résistance, et à celui de Moscou au Vietnam.La Chine et l'URSS sont aussi convenues qu'il ne devrait pas y avoir de troupes ou de bases militaires étrangères au Cambodge après le retrait des troupes vietnamiennes.Pékin et Moscou affirment par ailleurs dans leur déclaration que les Nations unies jouent un rôle dans «le processus de règlement politique de la question cambodgienne».La Chine et l'URSS sont l'une et l'autre en faveur de la convocation d'une conférence internationale sur le Cambodge «lorsque les conditions seront mûres».Pékin et Moscou proposent aussi une «garantie internationale» afin de donner au Cambodge un statut d'État indépendant, neutre, pacifique, et non-aligné, et demandent aux différentes parties cambodgiennes de développer leur dialogue en dehors de toute ingérence extérieure.Les Blancs opposés à l'apartheid s'unissent Agence France-Presse LE CAP Les trois partis blancs situés à gauche du Parti national au pouvoir en Afrique du Sud ont décidé de fusionner le 8 avril sous le nom de Parti démocrate (DP) pour supplanter l'extréme-droite pro-apartheid comme première force d'opposition.Le DP sera ouvert à tous les Su-dafricains sans distinction de race et se battra pour une démocratie non-raciale.L'annonce de la prochaine fusion du Parti fédéral progressiste (PFP), du Parti indépendant (IP) et du Mouvement démocratique national (NDM) a été faite au lendemain d'un bouleversement majeur dans la vie politique sud-africaine: la démission du président Pieter Botha comme chef du Parti national (NP) et son remplacement à ce poste par Frederik de Klerk.À la suite de ce coup de théâtre, les analystes pronostiquent des élections législatives anticipées dans les prochains mois.Selon la constitution, des élections doivent avoir Heu pour les trois chambres (blanche, indienne et PHOTO lïUTBI Le triumvirat de la nouvelle formation: (de gauche à droite) Wynard Malan, Zach De Beer et Denis Worral.métisse) du Parlement au plus tard en mars 1990.Les négociations en vue d'une fusion entamées par le PFP, NP et le NDM butaient sur des questions de personnes.Incapables de se mettre d'accord sur une personnalité extérieure pour diriger la nouvelle formation, les chefs des trois partis ont décidé que le Parti démocrate (DP) serait tricé-phale.À court terme, l'objectif du DP est d'obtenir un nombre suffisant de sièges pour, en conjonction avec l'extréme-droite, priver le Parti national d'une majorité absolue.Une telle situation causerait, selon eux, l'éclatement du parti au pouvoir, dont la division entre un courant conservateur et un courant partisan de l'accélération des réformes a été mise en évidence lors de l'élection du successeur de P.W.Botha.Sur les 130 députés du NP, en effet, 69 ont choisi F.de Klerk, qui passe pour relativement conservateur, alors que 61 ont opté pour le ministre des Finances, Ba- rend du Plessis, l'un des membres les plus libéraux du NP.La tâche ne s'annonce pas aisée pour lé nouveau parti, qui n'aurait que 20 députés dans l'actuel Parlement blanc, contre 22 au Parti conservateur.Mais cette fusion marquera le retour de Frede-rik van Zyl Slabbert, 48 ans, nommé «conseiller spécial» du DP «pour l'analyse politique et stratégique».Plus d'un commentateur voit en ce politicien charismatique, afrikaner de surcroit, le futur chef du Parti démocratique.PAKISTAN Missiles sol-sol ¦ Le Pakistan a testé avec succès le lancement de missiles sol-sol à long rayon d'action de sa propre fabrication, a annoncé le général Mirza Aslam Beg.Deux versions des nouveaux missiles, l'une d'une portée de 300 km, l'autre de 80 km, ont été testées; elles peuvent transporter des charges de plus de 500 kg.SRI LANKA Bandaranaike s'en tire ¦ Des inconnus, que la police soupçonnent d'appartenir à un groupe de rebelles de gauche, ont ouvert le feu et fait exploser des bombes fumigènes hier lors d'un meeting électoral de la dirigeante de l'opposition srilan-kaise Si ri nia Bandaranaike, qui s'en est sortie avec des égrati-gn tires à la jambe.Selon la police ainsi que des témoins, 38 autres personnes ont été blessées dans cet attentat, à Hingu-rakgoda, dans la province du centre-nord.POLOGNE Solidarité revendique ¦ La Direction nationale de Solidarité (KKW), réunie à Gdansk sous la présidence de Lech Walesa, a entériné hier les recommandations élaborées par le « cabinet fantôme » en vue de la table-ronde pouvoir-opposition qui s'ouvre aujourd'hui à Varsovie.Solidarité insistera notamment sur l'indépendance des tribunaux, le libre accès aux médias et la liberté d'association.LIBAN Enlèvement interdit ta L'accord conclu à Damas entre formations chiites libanaises rivales (Amal et Hezbollah), sous l'égide de l'Iran et de la Syrie, « stipule que dorénavant il sera interdit à quiconque d'enlever des étrangers au Liban », a affirmé à Beyrouth un haut dignitaire chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan.URSS Prisonniers libérés ¦ Tous les détenus soviétiques considérés en Occident comme « prisonniers de conscience » ont été libérés, soit 365 personnes, a annoncé le premier vice-ministre de l'Intérieur Leonide Sîzov.Auparavant, l'organisation humanitaire Amnesty International avait annoncé qu'elle avait reçu ce mois-ci de l'Académie des sciences soviétique une invitation à visiter l'URSS.\\ La nouvelle constitution ouvre la voie au pluralisme en Algérie Agence France-Presse ALGER Le projet de nouvelle constitution algérienne, qui sera soumis le 23 février aux électeurs par référendum, marque une nette évolution libérale de ce pays: il ne fait plus référence au «socialisme» ni au Front de libération nationale (FLN), et il ouvre la porte au multipartisme par la reconnaissance dissociations à caractère politique».Alors que la constitution de 1976, à l'époque du président Houari Boumédiè-ne, stipulait que l'État, comme la Révolution algérienne, est socialiste, celle de 1989, à l'aube du troisième mandat du président Chadli Bendjedid, ne fait aucune allusion au «caractère irréversible du socialisme».L'Algérie conserve cependant l'islam comme religion d'État, avec même un «Haut conseil islamique», l'arabe est la langue «nationale et officielle», et la devise reste «Par le peuple et pour le peuple».Mais les changements introduits sont fondamentaux.La «Charte nationale» n'est plus le texte idéologique de base de la Révolution: la constitution est «au-dessus de tous, elle est la loi fondamentale qui garantit les droits et libertés individuels et collectifs, protège la règle du libre choix du peuple et confère la légitimité à l'exercice des pouvoirs».Il s'agit d'apporter « les garanties complètes incontournables à l'exercice des libertés individuelles et collectives, sous toutes les formes et dans tous domaines d'exercice du pouvoir».Plusieurs articles insistent sur la défense et la garantie des libertés (de conscience, d'opinion, de création intellectuelle, d'expression, d'association, de ré- union).L'État garantit aussi «l'inviolabilité de la personne humaine», et des garanties nouvelles sont apportées aux conditions de garde à vue.Il est précisé que « les infractions commises à l'encontre des droits et des libertés» et «les atteintes physiques et morales à l'intégrité de l'être humain sont réprimées par la loi».Nouveauté de taille, qui devrait à terme permettre la création de partis politiques: l'article 40 stipule que «le droit de créer des associations à caractère politique est reconnu».Mais ce droit est assorti de garde-fous: il ne peut «être invoqué pour attenter aux libertés fondamentales, à l'unité nationale, à l'intégrité territoriale, à l'indépendance du pays et â la souveraineté du peuple».Il est aussi précisé que les institutions s'interdisent «les pratiques féodales, régionalistes et népotiques».L'Armée nationale populaire (ANP) est désormais cantonnée â la défense.Elle n'a plus de rôle dans «le développement du pays et l'édification du socialisme».Le président de la République reste le chef suprême des forces armées et le responsable de la Défense nationale.C'est aussi le président, élu pour cinq ans mais rééligible sans restriction, qui «arrête et conduit» la politique extérieure de la nation.Le président nomme et révoque le chef du gouvernement, comme cela a été décidé au référendum du 3 novembre 1988.Le programme du premier ministre est soumis à l'Assemblée nationale (APN), qui ouvre un «débat général».L'Assemblée est dissoute si elle rejette à deux reprises le programme proposé.Les trois pouvoirs \u2014exécutif, législatif et judiciaire \u2014 seront nettement séparés.L'indépendance du pouvoir judiciaire est clairement affirmée.Le juge est protégé «contre toute forme d interventions, pressions ou manoeuvres de nature à nuire a l'accomplissement de sa mission ou au respect de son libre arbitre», le justiciable étant lui-même protégé «contre tout abus du juge».Le texte prévoit la création d'un Conseil constitutionnel, pour veiller au respect de la constitution et à la régularité des élections (présidentielles, législatives et référendum).Sur le plan économique, il entérine les réformes en cours: garantie de la propriété privée et du droit d'héritage, mais l'organisation du commerce extérieur relève «de la compétence de l'État».Plus question de monopole de l'État, toutefois, la loi déterminant «les conditions d'exercice et de contrôle sur le commerce extérieur». Placements LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 6 FEVRIER 1989 Les bons de souscription performants MICHEL GIRARD Les bons de souscription qui présentent actuellement le meilleur potentiel de croissance sont: Agra Industries ($3,00), Hollinger ($3,40) et Trilon Financial ($9,75).Ces «warrants» sont tous reliés à des entreprises bien cotées dans leurs secteurs respectifs.En plus, d'ajouter l'analyste Alexander Rose, du service de recherche de Midland Doherty, ce sont des bons de souscription qui possèdent trois autres qualités primordiales: ils viennent à échéance dans plus de sut mois, la prime annuelle pour convertir ces bons en actions est inférieure à 20 p.cent et chaque bon possède un effet de levier supérieur à 1.75.Par ailleurs, dans son dernier rapport sur les bons de souscription, l'analyste Alexander Rose recommande de vendre cinq bons 3ui n'ont plus à son avis de poten-el intéressant.Il s'agit des «warrants» Abiti-bi-Price, BCE Development Corp., Canada Tungsten Mining Corp., Corona Corporation et Etac Sales 1990, Revenons aux bons dont le potentiel d'appréciation serait fort intéressant.C'est le deuxième mois de suite que le spécialiste de Midland Doherty en recommande l'achat.Pourquoi?Le bon de Hollinger a l'avantage d'expirer dans un grand nombre d'années, ce qui rend évidemment sa prime annuelle relativement peu élevée.Hollinger est une.grande entreprise de presse qui possède 58 quotidiens et 93 hebdomadaires en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord.Trilon Financial, de son coté, est une importante société de gestion qui détient des intérêts dans le secteur des fiducies, des services financiers, de l'assurance, du courtage, de la location, etc.Les bons de Trilon Financial viennent à échéance dans plus d'un an.Ils devraient intéresser surtout les investisseurs «agressifs» qui préfèrent miser sur l'effet de levier des bons au lieu des actions de l'entreprise.Par ailleurs, dans sa dernière publication sur les bons de souscription, M.Rose recommande également le bon de Hees International.Mais entre le moment de la recommandation et la sortie de la publication, le «warrant» de Hees International a explosé de 60 p.cent, passant de $5,63 à $9,00.Donc, il serait .préférable d'attendre de nouvelles indications sur le potentiel du titre avant d'en acheter.Miche! ( lira Forte baisse à prévoir des bénéfices des entreprises Les bénéfices des compagnies canadiennes devraient baisser de 27 p.cent d'ici 12 à 18 mois.Cela pourrait ramener le TSE 300 de la Bourse de Toronto à un creux de 2640 points, c'est-à-dire une baisse de 1000 points ou de 27 p.tv.it par rapport au niveau actuel.Après avoir enregistré une très forte hausse l'an passé, les bénéfices des compagnies canadiennes auraient atteint un niveau insoutenable et seraient ainsi tout près de leur plafond.C'est d'ailleurs ce qui expliquerait pourquoi les entreprises n'ont pas augmenté leurs dividendes en proportion de la croissance des bénéfices.D'où viennent ces prévisions, encore une fois, pessimistes par rapport à la vigueur du présent marché boursier?Elles viennent des initiés, ces actionnaires qui détiennent une position privilégiée dans les entreprises: gros actionnaires, administrateurs et dirigeants.Et quand on parle de bénéfices anticipés, ces actionnaires doivent savoir de quoi ils parlent puisque ce sont eux qui sont à la base des prévisions financières de leurs compagnies respectives.«En matière de placement, indique Wilfred I.Hahn, du Service de recherche de Prudential-Bache, il est acquis depuis longtemps que les initiés bénéficient d'un certain avantage sur le public investisseur.À notre avis, ils sont également meilleurs à prévoir le sens des futurs bénéfices.» «En ce moment, d'après nos techniques d'évaluation, précise l'analyste, les initiés semblent croire que les bénéfices pourraient fléchir de quelque 25 p.cent ou plus au cours des 18 prochains mois.» Précédent Fait extrêmement important: les seules autres fois où les initiés se sont montrés aussi pessimistes envers les prévisions de bénéfices furent en 1974 et 1980.Et que c'est-il passé par la suite?Dans les deux cas, on a assisté à une forte baisse des bénéfices des entreprises.Alors que les initiés anticipaient un recul des bénéfices de 28 p.cent en 1974, quelque 18 mots plus tard c'est un recul de 11 p.cent que les bénéfices enregistraient.La différence entre les anticipations des initiés et la réalité porterait sur l'effet de l'inflation.Mais en 1980, alors que les initiés prévoyaient une baisse de 37 p.cent, c'est finalement un recul de 60 p.cent qui est survenu deux années plus tard.La différence s'expliquerait encore une fois par l'effet de l'inflation, qui, cette fois, a joué dans le sens inverse.Revoyons, les faits.En 1988.les bénéfices des sociétés canadiennes, mesurés selon leprinci-pal indice canadien, le TSE 300 de la Bourse de Toronto, ont progressé de 41,2 p.cent.Pendant ce temps, les dividendes versés aux actionnaires ont cru de 16 p.cent, ce qui est très élevé.«Une poussée de croissance des exportations, des gains du.côté des dépenses en immobilisations ainsi qu'une demande encore souple pour les services à la consommation ont manifestement été les principaux facteurs à avoir contribué à la hausse des bénéfices», explique M.Hahn.Et pour 1989, l'industrie du courtage prévoit que la situation des affaires restera bonne, du moins à court terme.Toutefois, il n'en demeure pas moins que les entreprises ne veulent pas verser aux actionnaires une part plus importante de ces gros bénéfices sous forme dividendes.Dividendes très bas Ainsi, on se retrouve actuellement avec un ratio dividendes-/bénéfices historiquement très bas.Les dividendes versés représentent à peine 36 p.cent des bénéfices réalisés.Le ratio moyen de versement des dividendes au cours des 30 à 40 dernières années a été de 50 p.cent «Chaque fois, de dire l'analyste de Prudential-Bache, que le ratio tend nettement et obstinément sous ce niveau ( 50 p.cent ), on peut conclure à un accord en général chez les initiés à l'effet que le niveau des bénéfices est insoutenablement élevé.» «Au cours des 35 dernières années, les seules autres fois où le ratio de versement des dividendes est descendu à un niveau analogue, voire même plus bas, furent en 1974 et en 1980, les deux périodes ayant précédé de deux ans au maximum un plancher ultérieur des bénéfices et marqué les plus sérieux refoulements des bénéfices enregistrés au cours de cette période.» L'indice des anticipations des initiés à propos des bénéfices des entreprises n'a pas la précision d'une horloge.Mais, il s'est avéré efficace pour déterminer l'orientation future des bénéfices des sociétés canadiennes.Doit-on prendre au sérieux les derniers avertissements qui laissent entendre un recul de plus de 25 p.cent des bénéfices d'ici les 18 prochains mois?De plus, les anticipations des initiés à l'égard des bénéfices «sont certaines de descendre encore plus bas ( en pourcentage ) à mesure que les bénéfices vont continuer de monter lors des premiers trimestres de 1989», explique l'analyste de Prudential-Bache.«Étant donné que les bénéfi- En matière de placement, indique Wilfred J.Hahn, il est acquis depuis longtemps que les initiés bénéficient d'un certain avantage sur le public investisseur.ces engendrés par l'inflation sont proportionnellement moindres cette fois-ci, ajoute-t-il, rien n'interdit de penser que les initiés pourraient être tout près de la vérité.» Le rendement réel Autre indice que les profits des sociétés canadiennes seraient sur le point de plafonner: les bénéfices réels sont actuellement à leur plus haut niveau depuis 34 ans.Le calcul des bénéfices réels tient compte du rendement des capitaux propres ajusté en fonction de l'inflation.Ce 90.0% H so.orî 70.0% -60.0% LO.QZ 40.0T -30.0% - 20.0% 10.0% 0.0% -10.0% -20 0% -30.0% -\u2014»0 0% -50.0% -60.0% ~\\ Anticipation des inities à l'égard des bénéfices par action comparée à la variation des bénéfices du TSE ( Anticipations des initiés en pourcentage des benefices du TSE ) H,._ Anticipation des initiés (%) B.P.A.-70 0% ai, i ¦]:¦:! ; m: i m i ir n r m i m i nir i h i :'i i n ii-n ;i i m mi ; u n i m i .:: muisejt rendement se situe présentement à 14 p.cent, ce qui est élevé.«La seule façon pour que les bénéfices théoriques puissent continuer de progresser serait de pouvoir profiter d'une inflation des prix plus marquée, de dire M.Hahn.» Mais s'il y a une chose que notre grand manitou de la politique monétaire canadienne, John Crow, entend combattre avec la plus féroce des énergies c'est bien l'inflation.Donc, oublions l'inflation ga-loppante, laquelle, de toute façon, ne serait sans doute pas la bienvenue dans une conjoncture économique caractérisée par des taux d'intérêt réels très élevés.U faut dire aussi que nous sommes dans une fin de cycle de croissance économique (du moins c'est ce que la majorité des économistes croient).En dépit de la possibilité pour le TSE 300 de reculer de 1000 points par rapport à son niveau actuel (3640), si jamais les anticipations des initiés s'avèrent exactes, il n'en demeure pas moins que la Bourse au Canada peut continuer à progresser vers les 3850 points, sans trop 8e problème à court terme.On se retrouve ainsi avec une fourchette relativement large, soit 2640 à 3850 points pour la Bourse canadienne.Par rapport à son niveau actuel, il est clair que le présent marché n'est pas une aubaine.Les bonnes occasions d'achat se font excessivement rares.Oui, il peut être rentable d'investir clans un fonds mutuel, mais lequel ?MICHEL GIRARD En cette période de « blitz » dans la vente de REÉR, les promoteurs de fonds mutuels vantent à tour de bras leurs produits.Concurence oblige, ils disent avoir évidemment en poche la meilleure solution pour permettre aux épargnants de faire fructufier leurs économies d'ici la retraite.Mais dans la réalité, qu'en est-il exactement?Est-ce si profitable d'investir ses épargnes dans l'achat de parts de fonds mutuels?Dans quels types de fonds faut-il investir: actions, marché monétaire, revenus de dividendes, obligations, hypothèques?Oui! il peut être grandement Ponds d'obligations et d'hypothèques\t\t\t\t (rendement à la fin de décembre 1988)\t\t\t\t Fonds\t1 an\t3 ans\tSans\t10 ans Canadian Trusteed Inc.\tS.9\t84\t12,9\t11.9 Industrial Income\t11.5\t12,0\t15,3\t11,3 Investors Gr.Fixed\t9.4\t9,7\t11.1\t11,5 Investors Trust Bond\t10,5\t9,4\t12,3\t\u2014 London Life Mortgage\t10.4\t9,9\t11,3\t11,2 - Mackenzie Mortgage\t12,3\t11,9\t14,8\t13.3 National Trust Pooled\t11,1\t10.7\t11.5\t12,4 PH&N Bond Fund\t10,5\t10,3\t13,3\t11.2 Talvest Bond Fund\t10.0\t9.0\t12,6\t12,5 Universal Savinqs\t9,0\t9.3\t12,9\t10,7 Moyenne dee fonds\t8,0\t8,4\t11,0\t, 11,2 Moyenne indice MY w\tâ,2\t8,4\t12,2\t\u2014 \t\t\t\t Fonas ss ssysssr\t\u2014 Was*\tpmm i Willi\t\tm (rendement à la fin de 1988)\t\t\t\t Fonds\t1an\tSans\t5 ans -, 10 ans\t Dynamic Dividend Fund'\t12,0\t, 7,4\t\u2014\t\u2014 BPI High Yield\t12,7\t6,9\t\u2014\t\u2014 Investors Dividend\t12,3\t5,9\t\u2014\t\u2014 PH&N Dividend Income\t11.2\t8,2\t9.1\t11.4 Vikinq Dividend Fund\t14,7\t8.8\t10,4\t\u2014 Moyenne des fonds\t10,7\t5,8\t8,7\t10,5 Fonds du marché monétaire\t\t\t\t (rendement à la fin de 1988)\t\t\t\t Fonds\t1 an\t3 ans\t5 ans\t10 ans AGF Money Market\t8,9\t8,5\t9.2\t11,4 Boltom Tremblay Money\t9.2\t8,8\t9.3\t CDA Money\t8,7\t8.5\t9,2\t10,7 Crown Life Pen Short\t9.2\t8,9\t9.4\t\u2014 Guardian Short Term\t9.0\t8.7\t9,2\t10,7 Ordre des Inqénieurs M.\t8,5\t8.5\t9,3\t11.1 Moyenne des tonds\t8,2\t8,2\t8,8\t10,9 Moyenne des bons Trésor\t9,5\t8,9\t9,4\t11.2 rentable d'investir une partie de ses économies dans les fonds mutuels.Toutefois, encore faut-il choisir les bons gestionnaires de ces fonds communs de placement.Mettre son argent dans un fonds qui rapporte moins que ce qu'on peut obtenir en achetant des certificats de dépôt garantis.n'est pas très encourageant! Même chose pour les investisseurs qui se retrouvent avec des fonds d'actions dont la performance sur trois ans et plus est inférieure à la moyenne du marché boursier.Afin d'aider les lecteurs de La Presse dans leurs choix, nous avons fait une analyse de la performance, au 31 décembre dernier, des quelques 300 fonds communs de placement admissibles comme placement dans un REÉR.Un gestionnaire sur trois bat le marché De cette analyse, il ressort qu'en général à peine le tiers des gestionnaires de fonds mutuels réussissent bon an mal an à battre le marché.Il y a bien entendu des variations, selon les types de fonds mutuels et la durée de la période évaluée.Sur un, trois et dix ans, au moins les deux-tiers des gestionnaires de fonds d'actions canadiennes se sont fait littéralement dépasser par le marché.Côté fonds d'obligations et d'hypothèques.82 p.cent des fonds ont obtenu sur cinq ans une performance inférieure à l'indice MNW des obligations à moyen terme, comparativement à 70 p.cent sur un an et 47 p.cent sur une période de trois ans.La situation chez les gestionnaires de fonds du marché monétaire (bons du Trésor) est encore pire alors que plus de 80 p.Ponds d'actions < (rendement à la fin de 1988) Fonds\t1 an\t3 ans\tSans\t10 ans Associate Investors\t17.3\t7,5\t11,6\t14,7 CDA Common Stock\t11.2\t10.4\t12,5\t14,2 CMA Investment Fund\t17,1\t11,7\t14,5\t16,6 Canada Life Equity\t15,6\t10,4\t12,8\t15,7 Canada Life Can & Int\t16,1\t10,0\t12.1\t15,0 Canadian Anaesthetist .\t10.7\t9.0\t10,3\t16,6 Confed Dolphin\t16,4-\t' 9.1\t12.3\t15,0 Empire Life Seg.* 1 *\t20.2\t10,2\t12,4\t17,4 First City Realfund\t13,6\t13,6\t12,8\t\u2014 Industrial Dividend\t16.0\t12,2\t15,2\t15,1 Industrial Equity\t8,0\t9,9\t9.8\t14,3 Industrial Growth\t17.5\t12,2\t13,8\t16,9 Industrial Pension\t15,3\t11,2\t13.4\t13.8 Investors Retirement\t17.6\t9,4\t11.4\t14,1 Jones Heward\t14,7\t7.8\t9,9\t15,1 London Life.Equity\t16,0\t11,5\t11,5\t15,6 Mackenzie Equity\t16,5\t11.0\t13,6\t17,4 NW Canadian /*^r>»irir\\ TAflAhAyo CT/»»\t10.4 * ' ' !\t9.2 ¦* *¦» 4\t11.8\t16,2 \trtiV\tIU|t\t» o,c\t1ô,0 Ordre des Ingénieurs\t12,1\t9,8\t10,9\t13,2 PH&N Canadian\t13,7\t10.4\t12,2\t15,0 Roy fund Equity\t7,4\t8.0\t12,0\t15,7 Talvest Growth\t13,0\t9,9\t11,3\t12.7 Tradex Investment\t10,3\t8.7\t10.0\t15,9 United Accumulative\t15.4\t6,6\t12,1\t15.7 United Venture\t14,1\t6,8\t10,7\t15,9 Universal Savinqs Eq.\t16,6\t13,8\t14,6\t16.9 Moyenne des fonds\t7,8\t6,9\t8,8\t13,1 Moyenne du TSE 300\t11,1\t8,6\t9,4\t14,2 Le Japon à la recherche du bon temps Selon AP cent des administrateurs ont réalisé une moins bonne performance que le rendement des bons du Trésor de 91 jours.Seuls les fonds qui investissent dans des actions rapportant de gros dividendes ont battu le marché dans 57 p.cent des cas.Une moyenne au bâton inférieure aux indices Autre constatation : de toutes les catégories de fonds (actions, marché monétaire, obligations, hypothèques), aucune n'a pu obtenir une moyenne supérieure aux indices correspondants.Si on regarde du oôté des fonds mutuels d'actions canadiennes, nul doute que l'ombre du krach d'octobre 1987 explique en partie la faible performance de la majorité des administrateurs de portefeuilles.Toutefois, d'autres facteurs doivent également peser de tout leur poids sur le dos de ces grands administrateurs de fonds d'actions: un trop grand conservatisme dans le choix des titres; un choix inadéquat par rapport à la conjoncture boursière; un mauvais timing; un manque de rigueur dans leurs outils de planification; une diversification inappropriée; etc.À quoi servirait de scruter les fonds qui obtiennent une performance en-dessous de la moyenne?C'est pourquoi, on va s'en tenir aux fonds les plus performants.On retrouvera dans les tableaux ci-joint la liste des meilleurs fonds par catégorie.Pour chaque catégorie, nous donnons, la performance des indices correspondants.TOKYO Le lapon s'est fixé une tâche qui pourrait bien s'avérer plus ardue que la prise de la tète dans les exportations d'automobiles ou l'arrivée en force sur le marché mondial des puces électroniques: prendre du bon temps.Les Japonais les plus âgés sen tiennent à la morale industrieuse qui a transformé ce pays ravagé par la seconde guerre mondiale en une super-puissance économique.Mais leurs enfants estiment aujourd'hui que le seul travail sans loisirs a rendu leur pays bien morne.Shoko Shima, 31 ans, dépeint les Japonais comme des drogués de travail incapables de s'amuser.Elle travaille 45 heures par semaine comme traductrice -une bonne moyenne pour un Nippon- mais elle garde tout de même du temps pour fréquenter un club de santé, jouer au tennis et au golf.«Les gens avaient l'habitude de travailler seulement pour le travail et pour leur famille.Mais beaucoup d'entre nous travaillent maintenant pour avoir du temps libre», affirme-t-elle.«De plus en plus de jeunes choisissent des emplois à temps partiel afin de pouvoir travailler quand ils veulent plutôt que d'être attachés à de grandes sociétés.» D'une certaine façon, le Japon est aujourd'hui un pays voué à s'amuser un peu plus: le nombre de jours chômés dépasse celui des États-Unis et les jeunes ont une vision de leur avenir qui n'intègre guère les heures harassantes de travail ou la loyauté aveugle envers la famille et l'entreprise.«Beaucoup de gens affirment aujourd'hui que leur plaisir est de travailler et les plus âgés, en particulier, le disent avec fierté», relève Sumiko Iwao, professeur de psychologie à l'Université Keio de Tokyo. B6 IA PgESSC.MOHTKtAl.LUNDI 6 FEVMBl 1989 Assemblées d'actionnaires Titres de remplacement RÉA Lundi 6 février \u2022 Les Investissements Disnat.17 h 00.A la salle du conseil de la Maison des Coopérants.600 boul.de Maisonneuve ouest.Montréal.Mardi 7 février \u2022 Deragon, Langlois.9 h 30.Centre Sheraton, salon 4, 1201 boul.R.-Lévesque ouest, Montréal.\u2022 Les textiles Dionne.11 h 30.A l'hôtel Hilton International, 3 Place Québec, Québec.Mercredi 8 février \u2022 Le groupe Espadon Peterborough.10 h 00.Manoir de Prince-ville, 105 rue Saint-|ean-Baptiste, Princeville.Québec.\u2022 Les entreprises d'exploration New Goldcore.10 h 00.800 boul.R.-Lévesque, bureau 1100, Montréal.Jeudi 9 février \u2022 Les ressources Pionnier.11 h 30.1137.3iéme Rue.Québec.Quatrième laiterie en importance Pmae Canadienne MAGOG ¦ Le groupe Casavant.de Saint-lérome, s'est porté acquéreur de la firme Estrie-Lait, de Magog.devenant ainsi propriétaire d'une troisième laiterie au Québec; le groupe affirme maintenant représenter la quatrième plus importante laiterie de la province.La nouvelle a été annoncée en fin de semaine par les présidents des deux firmes, Iules Gagné, d'Estrie-Lait, et Bernard Casavant, du groupe Casavant.La vente d'Estrie-Lait met fin à plusieurs rumeurs quant au sort de cette firme établie à Magog depuis 1957.Il n'est donc plus question de fermeture et le président du groupe Casavant a expliqué en conférence de presse, samedi après-midi, que son groupe nourrit d'importants projets pour Estrie-Lait qui conservera d ailleurs son appellation commerciale.Chose certaine, aucun des 40 emplois ne sera perdu, les employés et distributeurs d'Estrie-Lait étant tous assurés de conserver leur emploi.Les employés ont pris part d ailleurs à une partie des négociations précédant la vente.PROPOSITIONS D'AFFAIRES 705 hypothèques A IRC 2».balança de vente, notoire Loberoe m-OM 710 OCCASIONS D'AFFAIRES IMfOKT EXPOdT, de tau» oenre.f Inonce 0«.7^ 77h.vDlrte»i*5l IMPORTATEUR vend touen.Prix de iTHimour M, 1 mWam vendu en Europe à part* de JSc 174-9007.Possibilité (fexcluilvtte.rteSfKt en constructtoo et Crédtt-YTj ESCOMPTE Meilleure offre.Réponse ?4h.R.Landry nt-rm fCNDS .lypctTrecairts ûiitxxnfc»ei pour nM réHWentiel et com-mercfal.LEGAL.«43-700/ 1er ET U HYPOTHEQUES Service ropWe.Notoire K Cuov 449-41 IS.S04r 773-7504._ IRE ET 1C HYPOTHEQUES Balance d* vente.NotoJrei Rodlno et Sllkonl 341-M44._ IRE - TE HYPOTHEQUE FINANCEMENT JUSQU'A 15% LA LAURENT1ENNE.445-4455 Sotr et Fin de semaine: 673-545} 710 OCCASIONS D'AFFAIRES A LA RECHERCHE d'une ligne dora laquelle vous ferler 51,000 et plus par i sans kiveite iforoein et uns porte a porte.Eh oui c'est posstote si vous vous qualifiez.M.Lafrance 343-0534_ ACHAT et vente.Ameublement de bureau.Equipement.Faillite.Balance de production.Fonds de commerce.Gros et détail 444-7144 ACHETONS brevets, Inventions, prêt commercial.7W-7431.ARGENT pour prêt commercial og outres.777-4741.__ AUCUN PRET SERIEUX REFUSE 777-9521.SOIR 38V-OV77 CP.CV.mus sommes fabricant de currlculun vltoè vous offre possibilltéde partir en affaires, financement disponible pour personnes autonomes et sérieuses.Sur rendez-vous 779-1144.local d.iponiblo.Marché public les Hollas do lon-qirau.l.3560.Ch.Chom-bry, longuouil.Denis Deilardin* \u20223190 442-31 553411 - 1 711 s recherche associé ou s'associera» à une de.immobi-Here.C GouRiler 491-4970 Mensuel.90 popes, fi un-chise: 25,OOOV Regions : Sherbrooke, Gronbv, Quebec.Trots-Rivieres.Pour Irrrorrrnnon: 1-400-343-4034, code 30341.ST-HeLAM, motet II chambres, oaz, resta, comptant: I75.00OÎ.Terroln 130,000 pl car.4*5-10*2 712 ASSOCIÉS DEMANDES EMROUTEIXEVr» tfeou de source naturelle, bien établit demande associes financiers pour protêt d'expansion.Semaine: 9h-l7h, 141-0345.714 FRANCHISES FRANCHISES disponibles ou Quebec, boutique Oyde Max Californie, hommes et femmes, sport mode, nouveau concept, fI nance-mentdebase disponible.Inf.1-419-474-1244._ FftWCMSES MSPOMBIES Société téottonole de la franchise 594-1145 715 services Financiers CAPITAL DE RISQUE Prêts commerciaux, 1ère, Tleme hvp.commerciales.Financement de recevobles et chèques postdatés.M.Ouguoy 674-5WS FRONCEMENT 510^00-M 54400.259-455a poste 770, Jean Piquette FONDS pour commerce.Industrie, oTWres, uupurtements, etc.DENCOL MTG - 342-1:54 718 ARGENT DEMANDÉ \u2022CSOM arpent Mr* Il hyp.sur propriétés notoire 779-43347 SESO»t-Ste-\\Vcrouerlt»-s»JW>; 1ère; 13'/.%; voleur lltonï - Ste-Agathe; 515,000; 1ère: 14S \u2022Si-Collxte; itOJXfe fere; 13% - Sherbrooke: S&oùO; 1ère; I3S.Notoire Loberpe 77*4334.72S TENUE DE LIVRES, DECLARATIONS D IMPOT SAS PRIX! impots, SIC, comptable enr.1971 Tenue livre.770-9742 COMPTABILITE, «fors (Inonders.\" :le.443-1541 ACC3 AcsvUroux AOS Associés AJrtl Coucht>T*u A-LVmHouOi Bc« Frtrve fsoyai Bornem.Breuvages Coa Cartstar Sports OsnstnsTajpjs Corp.CCfTfJuSeTBM Corp.Invest A/risk Cr^ Métal Oéptoyé OetnaezeNsm.Dtîtj Satura Dorm* Bed Tee-Cornm Espsau(cary) ExpJor.Axjornrtjo Foratek Irrtem.Rnsbac FougmTrinsit Gcttex Mines Gr.André Perry Gr.Bocenor Gr.Cantrex Qr.CtsUM Gr.CFS Or.CGI Gt.Qm&in C*.Equip.Denis Gr.DMR Gr EsctxicnPissrb.Or.FWchsr Gr.Govette t».narnearta Csf.KauM Gr.Lap.Verreauft Gr.LGS Gr Macyro Gr.PeLOteo Gr.Plast Moderne Gr.Sam Mobile Gr.Soficorp Gr.Totgeco Gr.Totec Gr Transat AT.Gr.Val Royal Hercux nonco gooVtaiu knpertax \t\t\ttan\t\tM*\t \t¦\"«¦\tr*ess*É41\tData\tm.en\tIt éa en fan»\t WorTtajTATue\t100%\t88-12-31\tIMÎ\t0.0%\t_\t40.0 f\\ 11 J \"né i É 1 1 rTOo.roustnets\t100%\t88-12-31\t$1.75\t-0.8%\t11\t17 InjSRRzTié cuaL\t100%\t89-12-31\t$0.90\t125%\t9.0\t16 Corrirrierts de déuM\t100%\t89-1241\t$2.30\t22%\t10.0\t11 Prod.consorrtTtaoon\t100%\t90-1241\t$485\t-1.0%\t111\t11 Prod.consorTYTxToon\t7»\t90-1241\t$325\t12%\t9.6\t1.6 \t100%\t90-12-31\t$075\t-11.5%\t_\t14 Prod, conscrmtation\t100%\t83-12-31\t$090\t10%\t\u2014\t14 Prod.coneorriTiaBort\t100%\t69-1241\t$1.40\t10%\t5.6\t17 rroct noustnes\t100%\t90-1241\t$1.60\t-11.1%\t210\t0.6 Prod, consorrvnifjai\t100%\t89-12-31\t$3.10\t1.6%\t\u2014\t11 Prod.cctisorrtTvttut\t100%\t91-1241\t$280\t120%\t\u2014\t117 Prod, consorfsrnation\t100%\t90-1241\t$0 30\t-5.9%\t\u2014\t16 «ihjmiauujue\t100%\t88-12-31\t$0.40\t11.1%\t\t17 Ssnéoes iRiinciers\t125%\tMM\t50.2-3\t10%\t\u2014\t02 Prod, ffxtustnets\t75%\t90-1241\t$1.55\t26%\t14\t10 \u2014 §.rTOO.¦XjUSlrYJfS\t100%\t91-1241\t$1.15\t21.1%\t\u2014\t1.7 Prod- consornmatxxi\t100%\t88-12-31\t$1.00\t13%\t\u2014\t17 CorrormosoaW\t100%\t91-1241\t$028\t-20.0%\t_\t16 H-Tech\t100%\t89-1241\t$0 35\t-14%\t\u2014\t15 Mali\t100%\t89-1241\t$3.00\t-1.6%\t71\t1.0 Services\t100%\t89-12-31\t$13.00\t13%\t_\t10 nawoiiLuj\t100%\t91-1241\t$0.50\t-9.1%\t_\t01 n,,, A ;,, .A, , t i I ruXL raUSraS\t100%\t90-1241\t$0.81\t-12%\t_\t14 -A A rToa roresoers\t100%\t90-1241\t$1.20\t132%\t15\t18 n.iii \u2022 ii i ¦Éiii rToa.rousrrnis\t75%\t89-1241\t$2.05\t25%\t4.6\t19 Ressources\t100%\t90-1241\t$1.50\t14%\t_\t12 Services\t75%\t89-1241\t$0.55\t10.0%\t_\t1.1 Prod corisctTaTVjtjon\t100%\t90-1241\t$255\t20%\t19\t1.6 ujrnmerce oe oetai\t75%\t89-1241\t$150\t10%\t17\t15 Dmm4 kXuhliL rTOO.inrArsows\t75%\t90-1241\t$7.75\t-1.6%\t13\t14 rtOO.IXJUSOietS\t100%\t89-1241\t$1.45\t-13%\t111\t19 Inrorniatigue\t75%\t91-1241\t$2.25\t27.1%\t17\t11 Services\t100%\t91-1241\t$090\t10%\t310\t15 rTOfl.roustneri\t75%\t90-1241\t$225\t21.0%\t15\t19 InfrtTfléilrijus\t75%\t91-1241\t$2.80\t17%\t117\t12 Prod, consommation\t100%\t89-1241\t$0.61\t-129%\t611\t15 Commette de datai\t100%\t89-1241\t$3.60\t10%\t15\t11 Transport\t100%\t90-1241\t$1.40\t-12.5Ji\t7.4\t1.0 n, h il ¦! A i .t.,' ,i.rno.raustnea\t75%\t90-1241\t$3.10\t13%\t17\t11 rTOO.IWlrSuTeB\t75%\t89-1241\t$1025\t-12%\t111\t11 Dm.' n ih i.l.l .1.noo.«xwrnets\t100%\t89-1241\t$2.75\t11%\t10\t1.4 inrormarxjue\t75%\t89-1241\t$1.30\t-11%\t118\t1.0 lmrrxx>tier const\t100%\t90-1241\t$1.15\t41%\t_\t17 Commerce de délai\t100%\t89-1241\t$145\t10%\t11.1\t21 Prod, œrrsommation\t100%\t89-1241\t$150\t10%\t13\t0.9 Services\t100%\t91-1241\t$1.12\t-2.6%\t19\t12 Services financiers\t100%\t90-1241\t$024\t-7.7%\t\t13 IrnmofctJier const\t100%\t90-1241\t$1.69\t17%\t19\t0.9 n.i,i ;,iifci.i.ini.rToo.rausrjiers\t100%\t89-1241\t$1.71\t-5.0%\t141\t0.6 Serfces\t100%\t90-1241\t$1.72\t0.0%\t118\t1.0 Convrierce de OsW\t100%\t89-1241\t$6.63\t0.0%\t18\t1.1 n, n .i.rToo.roustnets\t100%\t91-1241\t$825\t10%\t142\t11 Prod, mdustners\t100%\t90-1241\t$0.40\t10%\t\t14 Commerce de dètai\t100%\t90-1241\t$0.65\t0.0%\t11\t15 Prod, consommation\t100%\t89-1241\t\t-10%\t\t0.4 aaem imaa» ¦JMt a^scû Wust Cover Indust Dore! 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