La presse, 9 février 1989, Sports
[" Sports m LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 9 FÉVRIER 1989 McEnroe a été sans pitié Connors succombe devant un adversaire en belle forme page 4 Jimmy Connors et John McEnroe avaient revêtu le chandail du Canadien pour leur entrée dans, le Forum au grand plaisir des quelque 6500 spectateurs.Du côté féminin, la Canadienne Helen Kelesi a défait la Soviétique Natalia Zvereva.\u2022 photos dénis courvwe.u Louis Payer accuse Kulesza d'avoir organisé la «filière tchécoslovaque» L'entraîneur national témoigne aujourd'hui photopc Perron: « Cretzky et Lemieux sont présentement à égalité» page 3 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 9 FÉVRIER 1989 Gooden devient le mieux payé Associated frets NEW YORK ¦ Dwight Gooden est devenu le plus haut salarié du baseball cette année et le plus haut salarié dans l'histoire des Mets de New York en acceptant un contrat de trois ans évalue à $6,7 millions, hier.Gooden, qui a gagné $1,4 million en 1988 après avoir perdu sa cause à l'arbitrage, recevra un boni de $300000 à la signature, $2,25 millions cette année, $1,7 million en 1990 et $2,25 millions en 1991, a appris Associated Press.En divisant son boni par trois, Gooden recevra $2416667 cette année, ce qui est supérieur au salaire du troisième-but Gary Gaettî, des Twins du Minnesota, qui s'élève à $2,4 millions.Mais Gaetti gagnera $500000 en 1990, une saison qui pourrait être interrompue par une grève ou un lock-out.Le plus haut salaire obtenu par un joueur des Mets avait été consenti à Gary Carter, l'ex-receveur des Expos.Il a gagné $2,3 millions la saison dernière, incluant des paiements différés.Chaque année, Gooden pourra gagner $290000 de plus grâce à des bonis.Il recevra $100000 s'il remporte le trophée Cy Young et $50000 s'il termine de la deuxième à la cinquième place.Il recevra $100000 s'il est choisi le joueur le plus utile à son équipe en Série mondiale et $50000 s'il mérite le même honneur lors de la série de championnat.Il recevra également $25000 s'il est choisi dans l'équipe d'étoiles et $15000 s'il obtient le Gant doré.Gooden a affiché un dossier de 18-9 et une moyenne de points mérités de 3.19, la saison dernière.11 a enregistré 175 retraits au bâton en 248 manches et un tiers.En éliminatoires, il n'a pas remporté la victoire en deux départs.A la neuvième manche, il a donné un.circuit de deux points à Mike Scioscia lors du quatrième match.Gooden, la recrue de l'année en 1984 et le vainqueur du trophée Cy Youug en 1985, a un dossier de 91-35 en cinq saisons dans les ligues majeures.Il aurait pu devenir autonome à la fin de la saison 1989.Il a manqué les deux premiers mois de la saison 1987 pour combattre sa dépendance A la cocaïne.Il a suivi une cure d'un mois et après s'être entraîné durant un autre mois dans les ligues mineures, il a affiché un dossier de 15-7.A l'arbitrage, il avait demandé un salaire de $1,65 million.RESULTATS HOCKEY Ligue Nationale Mardi Match des Etoiles Conférence Prince-de-Galles 5, Conférence Clarence Campbell 9 À LA TÉLÉ HOCKEY: Nordiques vs Pittsburgh I9h35 TQS, Winnipeg vs NY Rangers 19h35 TSN.PHILIPPE CANTiN Perron ne reculera devant personne pour établir son autorité page 5 La fille ttu magicien Wayne Cretzky, choisi le joueur par excellence du match d'étoiles de la LNH, mardi soir, a profité de la circonstance pour présenter au public et à la presse sa jeune fille de sept semaines, Paulina.PHOTO REUTE9 Larionov se tourne vers la Suède «Mes chances d'être autorisé à venir ici sont meilleures» Associated Press STOCKHOLM ¦ L'as marqueur soviétique Igor Larionov, en guerre ouverte avec l'entraîneur Viktor Tikho-nov, affirme avoir abandonné espoir de jouer dans la ligue Nationale et envisage une carrière professionnelle en Suéde.Larionov, repéché par les Canucks de Vancouver en 1985,a indiqué lors d'une entrevue qu'il avait cessé de rêver à la LNH.«|e sais que nous ( lui et sa famille) serions heureux en Suéde et mes chances d'être autorisé à venir ici sont meilleures», a-t-il déclaré hier à un quotidien de Stockholm.Deux Soviétiques évoluent déjà dans la Ligue de hockey suédoise.De son côté, le directeur général des Canucks, Pat Quinn, a déclaré que les négociations avec les autorités soviétiques «stagnaient».«|e suppose que j'y croirai lorsque je le verrai », a-t-il indiqué, rejoint à Bloomington (Minnesota), lorsque interrogé sur les chances de jamais voir le Soviétique jouer pour ses Canucks.« Mais nous sommes certainement intéressés.» La tempête fait rage dans l'équipe nationale de l'URSS depuis que Larionov a signé un article accusateur dans une revue soviétique, en octobre, dans lequel il décrivait Tikho-nov comme un dictateur brutal n'hésitant pas à sacrifier la vie privée des joueurs pour la victoire.Un autre joueur soviétique, Viacheslav Fetisov, a été retranché de l'équipe a la suite d'une altercation avec Tikhonov et après des rumeurs selon lesquelles il ne serait pas autorisé a participer aux championnats du monde de Stockholm, en avril.Fetisov et sa fiancée, Ladlena Sergiyevskaya, ont raconté au journal suédois Expressen des histoires d'horreur sur les méthodes de Tikhonov, qu'ils ont décrit comme un tyran sans coeur dans une entrevue accordée dimanche à Moscou.Les Devils du New jersey possèdent les droits du défenseur dans la LNH.Dans l'article intitulé «Esclaves du hockey», le couple affirme qu'un joueur s'est déjà vu interdire la permission d'assister aux funérailles de son père.Selon Fetisov, un autre de ses anciens coéquipiers n'a pas eu le droit de se rendre au chevet de son fils hospitalisé.Enfin, lorsque Tikhonov a découvert qu'un de ses hommes souffrant de troubles cardiaques avait secrètement consulté un médecin, le joueur a été rayé de l'alignement des matchs internationaux.«Nous ne pouvions pas nous voir, nous menions une \"vie téléphonique\"», a déclaré Sergiyevskaya.«Un athlète fini» Tikhonov ne veut plus de Fetisov Associated Press STOCKHOLM ¦ L'entraîneur soviétique Viktor Tikhonov a nié les récentes accusations de Viacshelav Fetisov et de sa fiancée et a déclaré au journal suédois Expressen que Fetisov «a commis sa dernière gaffe en étalant cette histoire dans les médias».Lorsqu'on lui a demandé si Fetisov jouerait lors du championnat mondial, Tikhonov a entraîné: «Si je suis le seul à décider, Fetisov ne jouera pas.Un athlète qui cesse l'entraînement, qui passe son temps a philosopher et qui s'exprime dans les médias est un athlète fini.» «La raison de toutes ces controverses est que le vent de changement qui souffle sur notre société nous a pris par surprise, dans le hockey sur glace», a indiqué Tikhonov.Anders Parmstrom, un ancien de l'équipe nationale suédoise qui représente maintenant l'équipe A.I.K.de Stockholm, a contacte Larionov lors d'une tournée de deux matchs hors-concours entre les équipes de Suède et d'URSS.«l'espère que la question sera à nouveau soulevée lors du championnat, au mois d'avril, a indiqué Parmstrom.Peut-être qu'on en viendra même à une solut'on.» LA PRESSE.MONTREAL.JEUD! 9 FÉVRIER 1989 L'un sait mener, l'autre manier Perron se laisse prendre au jeu des comparaisons entre Wayne Cretzky et Mario Lemieux MARIO LECLERC /'rose Canadienne I'll IS III! Kl il I ¦ Au lendemain de la présentation du 40e match des étoiles tenu mardi, à Edmonton, les comparaisons entre les deux meilleurs joueurs de hockey, Wayne Gretzky et Mario Lemieux, allaient bon train dans l'entourage des Nordiques.Réunis en compagnie de l'entraîneur Jean Perron, les journalistes discouraient sur les qualités et les défauts des deux «grands».Perron s'est d'ailleurs laissé prendre au jeu des comparaisons à la veille d'un match où son équipe sera confrontée à Lemieux et aux Penguins de Pittsburgh.«Si je fais le profil des deux joueurs, je dirais qu'ils sont présentement à égalité, mais ils excellent dans leurs domaines respectifs», a-t-il d'abord établi.Le pilote des Nordiques s'est alors permis de disséquer le talent des deux joueurs à commencer par Gretzky.« Wayne a un sens d'équipe extraordinaire.Il est un frabri-cant de jeux hors-pair, ce qui oblige les équipes adverses à porter une attention particulière aux joueurs qui évoluent en sa compagnie», a-t-il expliqué.Et d'ajouter Perron: «Le «99» joue avec plus d'émotions que le «66».Par le fait même, il est habité par un sens du leadership supérieur à Mario (Lemieux).De plus, il est doué d'une vitesse naturelle incomparable».Quant à Lemieux, Perron n'a pas ménagé non plus ses qualificatifs.«Mario peut facilement jouer contre deux joueurs à la fois et en ressortir gagnant.C'est pour cette raison que les équipes vont se concentrer davantage sur lui que sur ses coéquipiers en défensive.11 est le meilleur de la LNH, et de loin, dans une situation a un contre un.Mais sa plus grande qualité, c'est son habileté à manier la rondelle.Il est dans une classe à part à ce chapitre», a-t-il analysé.Perron a aussi signalé la supériorité de Lemieux sur Gretzky dans les domaines des mises en jeu, de la force physique et de la qualité de marqueur.Un même entourage Quant à l'entourage sur lequel les deux joueurs comptent présentement.Perron y voit aussi beaucoup de similitudes.«C'était différent à l'époque où Wayne évoluait à Edmonton.Le deuxième centre de l'équipe.Mark Messier, était un joueur physique qui exigeait beaucoup de la part des défenseurs adverses.Wayne profitait ainsi de l'excellence de Messier pour battre des défenseurs déjà à bout de souffle qui avaient eu «Mario est le meilleur de la LNH, et de loin; dans une situation à un contre un» maille à partir avec lui», a-t-il d'abord spécifié.«Mais aujourd'hui, les deux jouissent dun environnement semblable.Le deuxième trio des Kings est composé de joueurs comme Nicholls et Robitaille alors qu'à Pittsburgh on parle de Cunncyworth ou Quinn.Je crois qu'ils sont épaulés de la même façon à Pittsburgh qu'à Los Angeles».Son choix: Orr Puis, la question-matraque a été posée à celui qui a dirigé les deux super-vedettes dans le ca- dre du tournoi de la Coupe Canada en 1987.Qui de Gretzky ou Lemieux choisirait-il si Marcel Aubut lut disait aujourd'hui que les Nordiques peuvent se payer le luxe d'accorder un contrat à l'un deux?«Ça dépend toujours de l'équipe que j'aurais à ma disposition à ce moment.Mais j'ai toujours été très ouvert à ce sujet.Si vous me demandez qui de Lemieux, Gretzky ou Bobby Orr je prendrais pour bâtir une équipe, je choisirais immédiatement Bobby Orr», a-t-il répondu au grand étonnement de tous.La question demeurait donc entière.Selon l'entraîneur Jean Perron, la plus grande qualité de Mario Lemieux, c'est son habileté à manier la rondelle.Le gardf en Grant Fuhr ne s'est pas laissé prendre au piège dans le match des étoiles de mardi soir.photo reuter «Si j'avais su, je ne serais pas venu» Thibaudeau et Desjardins étaient les seuls présents à l'exercice facultatif FRANÇOIS LEMEHU Presse Canadienne ¦ C'est aujourd'hui que les joueurs du Canadien reprennent le travail après avoir profité d'un congé de quatre jours à l'occasion de la pause du match des étoiles.Ce congé a d'ailleurs été très apprécié puisque seulement deux joueurs, Eric Desjardins et Gilles Thibaudeau, se sont présentés hier à un entraînement facultatif.L'exercice de patinage devait avoir lieu à I'arena Guy Gagnon de Verdun mais il a finalement été annulé faute de participants.«Si j'avais su qu'on serait si peu nombreux, je ne serais pas venu.Un bicycle stationnaire, j'en ai un chez moi », a déclaré Thibaudeau qui n'avait pas perdu sa bonne humeur pour autant.Desjardins a aussi pédalé pendant une bonne demi-heure.Mais contrairement à son coéquipier, il attend toujours l'occasion de renouer avec la compétition.Le jeune homme de 19 ans n'a pas joué depuis le 10 décembre, si l'on fait exception des championnats du monde de hockey junior à Anchorage.Pas étonnant qu'il soit impatient de revenir au jeu.Desjardins peut quand même se consoler à l'idée que l'entraîneur Pat Burns a laissé entendre hier qu'il l'intégrera bientôt dans la formation.Mais il n'a pas dit quand.« fe vis au jour le jour, explique Desjardins.|e m entraîne le plus fort possible afin d'être prêt quand on me fera signe.\" Desjardins est évidemment déçu de ne pas jouer plus sou- vent.Jusqu'ici, il n'a pris part qu'a 20 parties même si la direction projettait de lui en faire disputer une quarantaine.Comme le Canadien n'a que 23 parties encore à jouer, il serait étonnant que le jeune défenseur de Rouyn puisse dépasser la trentaine de matches.De la compétition Il est actuellement le septième défenseur de l'équipe.Jyrki Lumme, qui est de trois ans son aîné, le précède dans la hiérarchie.Le Finlandais a également joué 20 parties depuis son rappel des Canadiens de Sherbrooke le 25 novembre dernier.Mais comme il se débrouille très bien.Desjardins est relégué à un rôle de spectateur.«|e n'en veux pas à Lumme.|e crois qu'il s'agit avant tout d'une saine rivalité entre deux coéquipiers.On se parle souvent et je ne crois pas qu'il y ait de l'animosité entre nous.» Desjardins accepte son sort d'autant plus facilement que l'équipe gagne.Une bonne ambiance règne dans le vestiaire et les joueurs lui font sentir qu'il fait toujours partie de l'équipe.«La situation serait différente si l'équipe perdait», reconnaît le numéro 28 du Tricolore.Il accepte aussi la situation compte tenu que la direction ne lui a jamais fait de promesses.Le fait d'être encore avec le Canadien alors qu'il est toujours d'âge junior représente d'ailleurs une marque de confiance de la part de la direction.À travers les années, peu de jeunes ont eu la chance de porter les couleurs de la Sainte-Flanelle avant d'avoir atteint la vingtaine. 4 \u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 9 FÉVRIER 1989 Sans pitié pour son aîné McEnroe a profité de la fatigue de Connors ANDRÉ TRUE ¦ Il y a un public pour le tennis professionnel à Montréal.Jimmy Connors et John McEnroe l'ont démontré, hier, soir, au Forum, attirant quelque 6500 spectateurs, à leur match hors-concours Impeccable dans la troisième manche, au cours de laquelle il a fourni une brillante performance, McEnroe a remporté .une belle victoire de 6-3, 3-6 et 6-0 face à Connors.L'Age a succombé devant la jeunesse.«Les matches hors-^jncours ont leur place, a déclaré McEnroe en entrevue, mais le tennis est un sport qui a besoin de silence.C'est un sport excitant quand les joueurs peuvent se concentrer sur leur jeu et se détendre avec la foule aux pauses.» Il n'a pas apprécié le fait d'avoir été interpellé en quel- ques occasions, alors qu'il s'apprêtait à servir.Le match a duré une heure et 32 minutes.Connors a avoué qu'il se sentait quelque peu fatigué dans la manche décisive.«Tirez vos propres conclusions», a-t-il souvent donné comme réponses aux questions des journalistes.McEnroe n'a pas paru du tout satisfait d'une décision d'un juge de lignes, dans la manche décisive.Il s'est attiré quelques huées en allant discuter avec l'arbitre André Binet, dans te deuxième jeu.«Il n'était pas satisfait de ma décision, a rapporté Binet 11 m'a dit :Tu as changé la décision du juge de ligne, tantôt, alors que c était 30-30.Maintenant que c'est important, tu n'oses pas.As-tu vu te jeu?' Rien d'agressif, cependant», a conclu Binet.Par la suite, McEnroe s'est montré sans pitié, pour un adversaire de 6 ans son aîné.«te ne me suis pas fixé d'objectif particulier cette année, a commenté McEnroe, jouer de mon mieux, telle est mon ambition.Le reste, c'est de la crème sur te gâteau.Je sens que je peux faire mieux que l'an passé.Si je fais mieux et surtout si je suis heureux dans ma peau, alors le reste viendra par surcroît.Je vais sûrement gagner un tournoi important.» Forme superbe McEnroe, qui semblait en superbe forme, a brisé le service de son adversaire au quatrième jeu, prenant une avance de 4-1 et enlevant la première manche, 6-3.McEnroe a gagné ce set en 27 minutes.Connors, qui avait l'appui d'une partie de l'assistance, a pris à son tour une avance de 3-0 dans la deuxième manche et il a plus difficilement tenu son bout par la suite, l'emportant par 6-3 en 39 minutes.Les deux joueurs se sont amenés sur le terrain, Connors portant le chandail rouge du Canadien, et McEnroe te blanc Souvent controversé, McEnroe a été te plus longuement applaudi.Le public était véritablement venu pour voir ses deux grandes vedettes internationales du tennis professionnel.Une bonne partie du public s'est même levé pour acclamer tes deux hommes à leur arrivée sur le court.Robert Duguav Une belle soirée.Bon, OK, c'était «arrangé».Je gagne te premier set, tu gagnes le deuxième et on joue la belle pour vrai.Si McEnroe avait voulu, ça se serait réglé une grosse demi-heure plus tôt.Connors était fatigué et sur certains points, il se retrouvait la raquette tout entortillée dans les bras, pris pour exécuter des coups pratiquement impossibles parce que ses pieds ne voulaient plus bouger.Au cours des deux premiers sets, j'ai eu des flashes des Harlem Globetrotters.A la demie, il y a toujours un show, des acrobates, des magiciens.Cette année-là, il y avait eu un match de ping-pong entre deux des meilleurs joueurs au monde.A un moment donné, ils se retrouvaient tous les deux à une vingtaine de pieds de la table à iober et à smasher chacun son tour.On avait trouvé ça bien extraordinaire.Hier, sur un point au deuxième set, Connors et McEnroe se sont tour à tour retrouvés au filet avec un smash habituellement «terminal» au bout de la raquette! Ils ont prolongé, juste pour nous faire plaisir.Et puis McEnroe qui attaquait le filet sur des deuxièmes bulles de service bien trop courtes.C'est excellent pour pratiquer les volées mais pas tout à fait sérieux.J'ai eu le privilège de me retrouver dans une loge, une vingtaine de pieds derrière le court, du côté avantage, la meilleure place pour voir voyager le service d'un gaucher.Celui de McEnroe, quand il la frappe à son goût, côté corridor.fiou.comment ils font pour la retourner.La mécanique de ce service.Mécanique et rythme acquis par des milliers et des milliers de répétitions, déploiement de force sans aucune restriction, geste violent et tellement élégant à la fois.Dans les loges aussi, on a pu voir tes dieux dans leur intimité.Et ça, j'avoue que ça m'a un peu déprimé.Ça a l'air plus vrai à la télé dans des matches qui comptent.McEnroe surtout qui se pense tout le temps obligé de venir faire le singe près des clients pour leur laisser l'impression qu'il leur en donne vraiment pour leur $27,50: grimaces, sourires, remarques parfois salées, colères simulées.comme si le fait de rater un point facile contre Jimmy Connors un mercredi soir de février au Forum de Montréal dans un match qui ne veut rien dire le blessait profondément.On a aussi vu quelques coups magiques, genre revers en parallèle en pleine course, juste sur la ligne, imparable, même pour te chat McEnroe.Genre volée en croisé, amortie, toute en délicatesse, qui a laissé Connors les pieds dans le ciment.Une belle soirée.Mais rien de comparable à ce que les deux gamins nous avaient offert au parc Jarry il y a deux ans alors qu'ils jouaient pour vrai.Jimmy Connors, dont c'était le troisième match hors-concours en autant de jours, a fait tes «gros yeux» à une juge de lignes qui venait de le priver d'un point.p«™> oïn« courue, u pm* Zveleva succombe à l'ennui et à Kelesi ¦ En début de soirée, la Canadienne Helen Kelesi, partie de Tampa le matin même, où elle s'entraînait, a battu la Soviétique Natalia Z\\ creva.8-4.Plus costaude, plus laborieuse, Helen a remporté sept des huit derniers jeux, alors que Natalia, qui avait mené 3-1, a raté de nombreux coups faciles.Le match n'a pas duré une heure.«Je l'avais battue il y a 18 mois, a commenté Helen, nous nous sommes améliorées toutes deux.» C'est son père qui lui a appris la nouvelle qu'on avait besoin d'elle à Montréal pour remplacer Tracy Austin, blessée à Toronto, deux jours plus tôt, contre Natalia.Kelesi, qui n'avait pas joué depuis décembre dernier, travaille surtout son service et sa rapidité à l'entraînement.Elle fera son début sur le circuit lundi prochain, à Washington.Natalia, qui semblait fort déçue de sa performance, s'est montrée très réservée dans ses commentaires.«Je suis partie de chez moi il y a 10 jours et ça me manque dàjà beaucoup», a-t-elle dit.Elle doit rencontrer Tracy Austin à nouveau, lundi prochain, à Detroit.Les organisateurs des Internationaux de tennis du Canada, qui se tiendront à Montréal du 12 au 20 août prochains, ont profité du passage de McEnroe dans la métropole pour annoncer sa participation au tournoi.André Binet a joué le rôle d'arbitre du match McEnroe-Connors, tandis qu'Eugène I.i-pierre a jugé la rencontre qui opposait Zvcreva à Kelesi.Le match entre Connors et McEnroe sera télévisé, samedi au réseau TVA.Helen Kelesi, de Thornhill, en Ontario, âgée de 23 ans, a été cinq fois championne junior du Canada.Elle occupe présentement le 19e rang au monde et Zvereva la septième place A.T. LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 9 FÉVRIER 1989 \u2022 5 Philippe Cantiri SzM À la recherche du pouvoir total et absolu UH Perron ne reculera devant personne pour établir son autorité, pas même Peter.Le jour où il a été nommé entraîneur des Nordiques, lean Perron, avec beaucoup d'émotion dans la voix, a dit toute l'admiration qu'il éprouvait pour Peter Stastny.Un grand joueur, un leader, toute la gamme des superlatifs y a passé.Le capitaine des Nordiques n'a pas pas tardé à renvoyer l'ascenceur.« Perron a des idées, il nous écoute, les gars vont vouloir gagner pour lui.» Deux mois plus tard, cette belle harmonie n'existe déjà plus.Le renvoi de Anton Stastny aux Citadels de Halifax de la ligue Américaine l'a anéantie complètement.Ainsi, samedi dernier.Perron \u2022 affirmé ignorer quel sort l'équipe réservait à Anton, rentré chez-lui la veille après un court séjour avec les Citadels.« Si l'entraîneur vous dit ne pas savoir ce qui adviendra de Anton, il est un menteur », a dit Peter, rageur.Perron, pas trop subtilement: «Cette réaction me coule sur le dos comme de l'eau sur celui d'un canard ».Ces propos très durs font plus qu'illustrer un malaise: ils indiquent qu'entre Peter et Perron, le respect est disparu.Ça n'aura pris que deux mois, rap- pclons-le.Un peu d'histoire: ce n'est pas la première fois que les Nordiques et les frères Stastny se retrouvent en conflit.En 1983, Peter, Anton et Marian ont fait une grève pour arracher à leur employeur de meilleures conditions salariales.Puis, au mois d'août 1985, l'équipe a racheté le contrat de Marian, mettant ainsi fin à une longue querelle entre Michel Bergeron et lui.Ebranlé, humilié, écorché.Marian est allé terminer sa carrière avec les Maple Leafs de Toronto.Ces jours-ci.Peter redoute sûrement que l'organisation québécoise se comporte avec Anton comme elle l'a fait avec Marian: sans trop d'élégance.Déjà, le renvoi de son petit frère dans les rangs mineurs l'a affecté profondément.Quand Perron a ordonné sa démotion au milieu du mois de janvier, Peter a pleuré.Dans ses larmes, en plus du chagrin, il y avait une grande colère.Aujourd'hui, Martin Madden, le directeur général des Nordiques, décidera du sort de Anton.Celui-ci attend le verdict à sa résidence de St-Nicolas depuis cinq jours.Peu importe le choix de Madden, une évidence émerge: les Nordiques n'en veulent plus.Comme ils ne voulaient plus de Marian en 1985.Peter sera le prochain.Malgré neuf ans de jeu passionne.On le comprendra maintenant de s'inquiéter.En s'attaquant à Anion, puis à Peter.Jean Perron joue gros.D'abord, il abandonne toute prétention à instaurer au sein de l'équipe quelque chose qui ressemble à de la tradition.Pourtant, n'a-t-il pas affirmé en décembre dernier qu'il s'agissait là d'un de ses principaux objectifs?Manifestement, Perron veut prendre le contrôle complet de l'équipe.Que son équipe mérite une place dans les scries éliminatoires semble avoir au fond bien peu d'importance.Tout le monde sait \u2014 Perron le premier \u2014 qu'elle n'y ferait pas long feu.Non, la priorité de Perron c'est d'établir son pouvoir.Et de préparer le terrain en vue de la saison prochaine quand il pourra implanter ses méthodes dès le premier jour du camp d'entraînement.À Québec, Perron profite de l'appui inconditionnel de ses supérieurs.Le président de l'équipe, Marcel Aubut, ne jure que par lui.« Un type incroyable, d'une énergie et d'une capacité de travail inégalées », répète-t-il.La priorité de Jean Perron c'est d'établir son pouvoir sur tous ses joueurs, dont Peter Stastny.Et de préparer le terrain en vue de la saison prochaine quand il pourra implanter ses méthodes dès le premier Jour du camp d'entraînement.Perron, lui.sent qu'il assume peu à peu les leviers de commande.Déjà, toutes les têtes de hockey de l'organisation se rassemblent dans son bureau après les matchs pour analyser les performances.Martin Madden, Maurice Fi-lion, le recruteur en chef Pierre Gauthier, tout le monde est là.Et c'est Perron qui mène la discussion.Rien pour lui déplaire.Avec le Canadien, Perron n'a jamais pu occuper tout l'espace dont il rêvait, il y avait toujours un Serge Savard, un Jacques Lemaire, un Ronald Corey même, pour lui rappeler par leurs seules présences qu'il avait beau être l'entraîneur de l'équipe, il y avait des hommes avec des galons au deuxième étage.À Québec, rien de tel.Perron prend déjà beaucoup de place.Et il rêve d'exercer le même contrôle qu'à l'Université de Moncton, quand chacune des décisions était la sienne.Et ce n'est pas Peter Stastny, et encore moins Anton, qui vont 1 empêcher d'atteindre son but.Wade Boggsà Montréal ?Pour le piquant.Le joueur de troisième but des Red Sox intéresserait les Expos ¦ Ainsi, l'avenir de Wade Boggs avec les Red Sox de Boston tiendrait au contenu du prochain numéro de Penthouse.Si la direction de ce magazine décide d'aller de l'avant, elle publiera en effet des révélations déjà qualifiées de « sensationnelles » à propos de la liaison que le célèbre frappeur a entretenue durant quatre ans avec Margo Adams, une aventurière possédant un faible pour les bascballcurs.L'été dernier, la saga Adams-Boggs a défrayé la chronique.Et semé la pagaille dans le vestiaire de cette équipe.L'article de Penthouse contribuerait à envenimer un climat qui manque déjà nettement de sérénité.Voilà pourquoi les Red Sox songeraient à l'échanger.Les Expos, dit-on, seraient intéressés à ses services.En retour, les Red Sox exigeraient Tim Wallach, le spécialiste des retraits 6-4-3 avec trois hommes sur les buts.Au Fenway Park de Boston, les longs ballons de Wallach, qui meurent à la piste d'avertissement du Stade olympique, deviendraient des circuits.Et la machine à frapper des coups sûrs que constitue Boggs.mettrait du piquant à l'offensive des Expos, qui profite de gars rapides comme Tim Raines et Otis Nixon.Boggs à Montréal, ça signifierait aussi des commentaires spectaculaires dans les journaux : le bonhomme a !e tour de commettre des gaffes.La semaine dernière, par exemple, il a participé à une émission télévisée durant laquelle il a offert sa version des faits concernant sa vie extra-conjugale.Selon le New York Times, l'entrevue s'est bien déroulée jusqu'au moment où Boggs a raconté avoir regardé une émission sur la dépendance au sexe.C'est alors, a-t-il dit.qu'il a compris que cette « maladie » l'avait affligé durant quatre ans.Devinez de quoi les gens de Boston ont parlé le lendemain. \u2022 Vil \u2022 6 \u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 9 FEVRIER 1989 \t\t \tAndré Turbide\t «Alors on s'amuse et c'est bien ainsi» Réjean Houle croit qu'il est presque impensable de se motiver pour le match d'étoiles Le match des étoiles, présenté mardi soir à Edmonton, a-t-il bien servi la ligue Nationale de hockey?le me suis posé la question à l'issue de cette rencontre sans contact durant laquelle les joueurs de la Conférence Prince de Galles ont fusillé le pauvre Réjean Lemelin.Un Leme-lin qui aurait sans doute aimé mieux ne jamais connaître (es joies (?) d une première expérience dans un match semblable.Certes, on a assisté à des pièces de jeu bien exécutées qui ont mené à plusieurs beaux buts.Des p'tits chefs-d'oeuvre qu'on voit malheureusement très rarement dans des matchs normaux, c'est-à-dire quand les contacts sont nécessaires pour empêcher un rival de marquer.C'était une partie de plaisir, «un break dans la routine quotidienne» comme dirait Ding et Dong.Une occasion de refaire ses forces mentalement tout en échangeant avec d'autres vedettes.Réjean Houle n'a jamais fait partie d'un match d'étoiles.«Pour être franc, j'ai rarement suivi ce genre de rencontre à la télévision, même lorsque j'étais encore joueur.Parce que ce n'est pas un véritable match.H n'y a pas Je contact et les gars s'en donnent à coeur joie en attaque.Mais je trouve que c'est un bon spectacle pour les amateurs qui peuvent voir de bons jeux et de nombreux buts.«C'est bon aussi pour les joueurs qui ont l'occasion de relaxer un peu avec leurs proches durant cette période.Et pour ceux qui sont choisis, c'est un honneur de participer à la rencontre.Donc, ça sert tout le monde.» Selon Houle, ce n'est pas facile d'obtenir une bonne compétition dans un match de hockey entre des joueurs-étoiles.«Surtout quand on sait que le hockey est un sport physique et que l'essence même du jeu c'est d'empêcher un adversaire de s'approcher du filet, et de marquer des buts.Il est presque impensable que les joueurs puissent se motiver au point de faire une lutte serrée dans un tel match.Même s'il y avait un enjeu monétaire.Alors, on marque beaucoup de buts, on s'amuse et c'est bien ainsi.» Pour Houle, seul le baseball peut présenter des matches d'étoiles d'une certaine qualité parce que le jeu tend plus vers lé» exploits individuels.Mais au hockey, quand tout le monde laisse passer tout le monde, ça -donne lieu à de nombreuses échappées et à de nombreux buts.Parlez-en.à Lemelin.Pierre Mondou, l'ancien «mousse» du Canadien partage l'avis de Houle.«C'est certain que le match des étoiles donne l'occasion aux amateurs de voir à l'oeuvre les meilleurs joueurs.Et je trouve ça plaisant de les voir réussir de belotes pièces de jeu.» A ce compte-là, la rencontre de mardi à bien servi la ligue Nationale, Mais devait-on aller jusqu'à choisir Wayne Gretzky le meilleur joueur du match?Le 99 lui-même a semblé un peu mal à l'aise lorsqu'on lui a offert les clés d'une auto qu'il a d'ailleurs données à son an- Iffft gars d'équipe PHOTO RENE PICARD, Ll Preue Pierre Mondou, un des dépisteurs du Canadien, a été honoré hier par les autorités de la ligue de hockey Junior Majeure du Québec.'Parce qu'il a toujours su travailler en fonction de son équipe», a dit le président Cilles Courteàu.Mme Sania Larin, de Shell Canada, lui a présenté une lithographie de la fondation du Courage.Boggs: en voilà un qui pourrait aider ¦ Wadc Boggs à Montréal, en retour de Tim Wallach et du lanceur Brian Holman, est-ce possible?Les inconditionnels des Expos ont sans doute sauté de joie en prenant connaissance de la rumeur plus que sérieuse qui amènerait Boggs à Montréal.Voilà un gars qui pourrait permettre, enfin, a :x Expos d'être de sérieux candidats au championnat de la saison et, qui sait, de les propulser en Série mondiale.Mais halte-là! Tout dépend de Margo Adams.Vous con-naisez Margo?C'est cette gentille compagne qui a ensoleillé les dernières années de Bogg.Elle le poursuit actuellement pour plusieurs millions de dollars et son «histoire» paraîtra dans le prochain numéro de la revue Penthouse.Aujourd'hui, à Tampa, en Floride, Boggs signera une déposition dans cette poursuite qui l'oppose à la chère Margo.Le marché serait conclu parce que, parait-il, Boggs sera incapable de vivre à Boston quand tout le monde saura ce qu'il a fait endurer à sa compagne.Et qu'un changement d'air lui sera profitable.Les Expos ont montré de l'intérêt pour Boggs, longtemps avant que Wallach ne signifie son intention de refuser un contrat lui valant $1,65 million par saison, le double de ce qu'il a gagné l'an dernier et ce, malgré un piètre rendement.Les négociations achoppaient parce que les Sox exigeaient Bryn Smith.Il semble toutefois que le directeur général Lou Gorman accepterait facilement Holman quand il aura feuilleté le prochain numéro de Penthouse.La saga Boggs-Adams, à Boston, on en a soupe.Déjà que les Red Sox ont perdu le lanceur Bruce Hurt, que leur as Roger Clements n'a pas apprécié le départ de son coéquipier et que l'excellent Mike Green-well demande une fabuleuse augmentation de salaire.Boggs parti, Gorman s'attaquera aux autres problèmes.Et les Expos en auront réglé un super gros.Dans leur ordre des frappeurs.du moins.cien «protecteur» Dave Se-menko.lari Kurri ou Joe Mullen auraient été des choix aussi logiques.Mais sans doute pas aussi populaires, dans un Northland Coleseum survolté.En l'absence de Henri.¦ Fabien Deschamps a poursuivi son excellent travail avec les Totems, lors du dernier programme double de la ligue Dépression.Deschamps, en l'absence du vétéran Henri Richard présentement en Floride, participe au pointage de chaque match, comme ce fut le cas mardi, alors qu'il a marqué un but et fourni deux passes dans un match nul de 3-3.Claude Mailhot a pour sa part obtenu deux passes.Chez tes perdants, trois marqueurs différents: Larry Be-seski (1-2), Jocelyn Côté et Andy Bessette.Dans l'autre match, comme toute bonne chose à une fin, les Hobos ont fait subir aux Sages, de Georges Gauthier, un premier échec au cours des cinq dernières rencontres, 3-1.Jacques Larin, Bryce Lalibcr-té et Gilles Chevalier se sont partagé les buts.Paulo Roberge, d'Asbestos, ne chôme pas.Non seulement Roberge se dévoue-HI à la bonne marche du terrain de golf local l'été, mais l'hiver, il s'occupe aussi activement du club de curling.En compagnie de plusieurs personnes bénévoles, il travaille depuis plusieurs semaines à l'organisation du championnat québécois de curling junior qui se déroulera du 18 au 21 février.Dix équipes féminines et masculines disputeront alors le titre de champions provinciaux qui leur vaudra de participer au championnat junior canadien Pepsi, présenté à Winnipeg.Soulignons que le championnat mondial aura lieu cette année à Markham, en Ontario. LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 9 FEVRIER 1989 7 1110.rue Bleury Montreal 879-1550 Burke accepte $740000 Stoneman: «Nous voulions sûrement éviter l'arbitrage» DEMIS ¦ Jusqu'à maintenant, la clause monétaire semblait toujours rester coincée quelque part pour Tim Burke, wwwOT ¦ * \u2022 mate hier, le lanceur des Expos en est finalement venu à une entente salariale négociée avec l'équipe.Burke a accepté hier une augmentation de $115000.voyant son salaire passer de $625000 a $740000.Si la cause était allée jusqu'à l'audience arbitrale, vendredi, l'avocat du travail Gil Vernon aurait dû décider entre l'offre «ultime» des Expos.$660000, et la demande «finale» de Burke.$855000.«Nous sommes ravis d'être parvenus à une entente négociée avec Burke.plutôt que d'avoir dù passer par l'arbitrage», a indiqué le vice-président des opérations basscball.Bill Stoneman.Le releveur de 50 ans a connu une saison 1988 de 5-5, avec une MI'M de 5,40et 18 victoires préservées en 61 présences au monticule.Burke a réglé à l'amiable, mais il a quand même été le dernier des 10 Expos admissibles à l'arbitrage à signer son contrat, faisant durer le plaisir Jusqu'à deux jours avant la date prévue pour son audience.D'ailleurs, la question des gros sous a souvent causé des flammèches entre Burke et son employeur, et Stoneman était heureux du compromis hier.«Le fait que Burke ait été un cas plus long à régler que d'autres ne nous a pas fait monter notre offre, a-l-il tenu à souligner.Mais nous voulions sûrement éviter l'arbitrage dans son cas, parce qu'on ne sait jamais ce que ce procédé peut faire à un gars, surtout deux années de suite.» ¦Un chiot fouetté» L'hiver dernier, à la suite de son excellente saison 1987.le releveur avait exigé de sauter d'un salaire de $180 000 à $825 000.Les Expos avaient aimé la saison de Burke.mais pas à ce point-là: ils avaient fait une contre-offre de $625000 et l'arbitre leur avait donné raison.À la suite de quoi Burke avait accusé les Expos «de ne pas avoir été corrects».Burke s'était amené au camp d entraînement 1988 avec l'air d'un «chiot fouetté».selon l'expression du gérant Buck Kod-gers.qui a expliqué en partie les déboires de son lanceur, la saison dernière, par la sentence arbitrale défavorable.- L'année précédente, en 1987.Burke n'était pas admissible à l'arbitrage et c'est Bill Stoneman qui avait fixé unilatéralement le salaire de Burke, à $150000.Le releveur n'avait pas apprécié.Burke (en compagnie du voltigeur Mitch Webster, un autre joueur se jugeant sous-payé) avait d'ailleurs fait une scène mémorable au camp d'entraînement, dénonçant l'avarice de l'équipe.Il avait qualifié les Expos de «malhonnêteset injustes».Les Expos avaient finalement majoré son salaire de $50000 et les récriminations avaient cessé pour un an.Cette année, Burke sera content au camp.Tim Burke a regelé a l'amiable PHOTOPC Le hockey en bref ¦ La firme Compuware Corp.de Détroit veut une nouvelle concession de la LNU.mais pourrait participer à la mise sur pied d'une ligue rivale si le circuit Zîegler n'annonce pas bientôt d'expansion.« Il n'y a pas le moindre doute, de notre point de vue.et nous en avons discuté», a indiqué l'ancien gardien Jim Rutherford, qui est le directeur des opérations hockey de cette firme d'informatique.L'expansion n'est pas un intérêt récent chez Compuware.La semaine dernière, la compagnie a obtenu une équipe de la Ligue de hockey junior majeur de l'Ontario pour Détroit, la première concession étrangère accordée par la ligue.L'équipe sera appelée les Red Wings junior.HAWERCHUK DEVRA ATTENDRE ¦ Le joueur de centre Date Hawerchuk, des lets de Winnipeg, manquera une troisième partie consécutive ce soir, lorsque son équipe visitera les Rangers de New York.Hawerchuk, meilleur marqueur de l'équipe avec 28 buts et 56 aides, souffre d'une fracture de l'os de la joue, subie il y a une semaine lors d'un match contre les Blackhawks.Il pourrait revenir au jeu à Hartford samedi.IHNACAK EST RAPPELÉ ¦ Les Maple Leafs de Toronto, bons derniers de la LNH, ex-acquo avec les Islanders de New York» ont annoncé hier le rappel du centre Peter Ihnacak de la ligue Américaine.Le défenseur Darren Veitch et le centre Tim Armstrong prendront l'ascenceur en sens inverse vers les Saints de Newmarket, I \"équipe-école des Leafs dans la LA H.Ihnacak, 51 ans, qui joue aussi à l'aile droite, a inscrit 14 buts et 16 aides en 58 matchs pour les Saints.Toutes io$ 88 sont vendues! \" et ça continu* r89! tionMcouwttacnai lîifiwn wi ïTïïifif h icintco Un séjour d'une semaine pour 2 personnes comprenant l'avion, ¦ not ci Lateca et les ¦ ¦isssiis.Un» retour de 1400$ ^ Oftortpsr L-VAC TOO«S ACCORD 1989 4 portes Models CA ni -s |5 245$- * Transport et préparation en sus.?A.K.S.266.boul.LabeHe Ste-Rose.Laval 625-1952 Pourquoi pas « une japonaise neuve! JUSTY DL 1989 À PARTIR DE 7995* \u2022 Transport et preparation SUBARU MONTRÉAL Une division d'Automobiles Canbec Inc.rue PARÉ,Montréal tÉmQmm ltL(114)717-4441 CKAC73 LA STATION DE MONTREAL DESCRIPTION DU MATCH, CE SOIR 19 20 NORDIQUES ¥$ PITTSBURG 8 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 9 FEVRIER 1989 Maier trouve enfin l'or ¦ Ulrike Maier a enfin trouvé l'or qu'elle cherchait depuis son enfance.Non pas dans son village de Rauris, en Autriche, où l'on rencontre encore des chercheurs d'or, mais sur la piste du supcr-G de Vail en devenant championne du monde de la spécialité, hier.Partie avec le dossard numéro un, Maier a attendu longtemps, malgré le froid vif qui régnait encore sur la ligne d'arrivée, pour croire en son triomphe.A Schladming, pour l'ouverture de la saison, elle avait dû s'incliner devant la Française Carole Merle, partie avec le dossard numéro 23.« D'autant que j'avais fait une petite faute dans le haut du parcours, expliquait-elle.J'ai mis longtemps à croire que je pouvais enfin gagner.» C'est une accumulation de premières pour cette jeune Autrichienne de 21 ans et son équipe: première victoire internationale, première médaille d'or pour les Autrichiens et première course sans Suissesse sur le podium.Maria Walliser et Michela Figini terminent respectivement quatrième et cinquième.Michelle McKendry, d'Oran-gcville, eh Ontario, a été la meilleure Canadienne.Elle a pris la septième place grâce a un chrono de 1:20.27.Karen Percy, de Banff, en Alberta, a terminé 10e en 1:20.47 tandis que Lucie Laroche, de Lac-Beauport, a terminé 13e en 1:20.81.Kcrrin Lee, de Ross-land, en Colombie-Britannique, a fini 20e en 1:21.19.Sur le podium, encadrant Maier, on trouvait sa compatriote Sigrid Wolf, championne olympique de la spécialité à Calgary, et l'Allemande de l'Ouest Michaela Gerg, une excellente spécialiste.«J'ai été déçue quand j'ai vu que je manquais la première place pour trois centièmes, reconnaissait Wolf.Mais quand j'ai sauvé la deuxième pour un centième, j'étais bien contente.» Walliser et Figini relativement sur la réserve - elles admettaient ne pas avoir assez attaqué sur ce tracé assez rectili-gne qui devait favoriser les dcsccndcuscs - la vraie rivale de Maier restait Merle, victorieuse des trois supcr-G disputés jusqu'à présent cette saison en Coupe du monde.Maier ne fut soulagée que quand elle apprit que la Française avait quitté la piste, peu avant le deuxième temps intermédiaire.Selon les pointages, elle aurait eu alors quatre dixièmes de seconde d'avance sur Maier.Charlene Wong a bien fait lors de la première journée des championnats canadiens de patinage artistique à-Chicoutimi hjer.PHOTO REUTER Wong enlève les figures imposées Presse Canadienne CHKOUTIMl ¦ Charlene Wong affirme avoir quelque chose à prouver.Elle a entrepris de plaider sa cause hier en remportant les figures imposées du segment féminin des championnats canadiens de patinage artistique.Déçue d'une saison 87-88 qui s'est soldée par une 17e place au Championnat mondial, à Budapest, après une 13e place aux Olympiques de Calgary, Wong a failli tout lâcher.Si la fadeur était crime, elle aurait été condamnée.Mais lorsque Elizabeth Man-Icy, championne canadienne et médaillée olympique d'argent a annoncé sa retraite, le printemps dernier, Wong a décidé de tenter une dernière fois la conquête du titre canadien.Elle avait terminé deuxième derrière Manlcy en 1988.«Une des grandes raisons pour continuer est de prouver à moi et à tout le monde que je peux patiner mieux que l'an dernier, a indiqué Wong.Wong, 22 ans, de Pierrefonds, a eu le dessus sur ses nerfs mercredi, ce qu'elle n'a pas toujours rcusssi à faire dans le passé.«Je savais que si j'étais d'atteindre mon potentiel dans les figures imposées, que je pouvais gagner.La pression existe pour toutes les patineuses, mais il s'agit d'un stress différent pour moi cette année parce que la retraite d'Él izabeth fait que je suis cotée première sans savoir eu à le mériter.» «Et il y a beaucoup de nouvelles patineuses qui arrivent avec beaucoup de technique.Ce qui est différent pour moi, par comparaison aux années précédentes, c'est que j'aurais capoté sous cette pression.Mais maintenant, je relève le défi.».Dianne Takeuchi, de Thorn-hill (Ontario), est deuxième après les figures imposées.Shannon Allison, de Vancouver, est troisième.Les imposées valent 20 p.cent de la note totale.Le programme court, qui vaut 30 p.cent, sont prévus pour ce soir.Le programme long, qui vaut la moitié des points, doit avoir lieu demain soir.Iulic Marcotte, de Bclocil, et Juan Carlos Noria, de Lon-gueuil, dominent l'épreuve junior de danse après les figures imposées.Dans les entrailles du mât La tour aura bientôt son centre de tourisme et peut-être un jour son hôtel.FRANÇOIS BËLIVEAU ¦ Avez-vous une idée de ce qu'il peut y avoir dans les entrailles du mat olympique ?Entre le niveau des piscines et l'observatoire du sommet?Pierre Durand, responsable des relations publiques à la Régie des Installations Olympique (RIO), a patiemment et savamment accompagné La Presse pendant deux heures et demie dans les salles, couloirs, escaliers et ascenseurs du monstre.Casques de sécurité sur la téte, il a fallu contourner par l'extérieur le stade et la base du mât, une distance de près d'un demi-kilomètre, pour arriver au chantier situé sous la dorsale de la tour inclinée la plus haute du monde.A cet endroit abrité, mais qui était demeuré ouvert aux qua très vents jusqu'à maintenant, entre les portes d entrée des piscines et la gare intérieure du funiculaire, on y construit actuellement, au coût de $6,5 millions, le Centre d'accueuil touristique.« L'an passé, explique Pierre Durand, nous avons eu 136 000 visiteurs.Cette année, l'accès à l'observatoire du sommet de la tour étant ouvert, via le funiculaire, et le toit rétractable (la toile) étant enfin installé, le Parc olympique a attiré pas moins de 577 000 visi-.teurs.Comme.il s'agît d'un élément de.rentabilité appréciable, on y aménage, pour mieux recevoir les gens en toutes saisons, un salon d'accueuil, un restaurant, une boutique-souvenirs, un centre de projection, etc.» \u2022 Le parc olympique, qui recouvre le plus grand stationnement intérieur au Canada avec sa capacité de 4000 voitures, est donc dominé par la tour de 556 pieds.Au-dessus du plafond des piscines, lequel culmine à 80 pieds, il y a cinq paliers de salles et huit autres étages «normaux» avant d'arriver à la niche de la toile, laquelle est située sous l'observatoire.À l'origine, ces cinq salles devaient servir, selon les études de 1977 de la RIO, de gymnases de tous genres et de toutes grandeurs pour les besoins des universités montréalaises, avec une perspective \u2014 alors acceptable \u2014 de déficit d'exploitation, tandis que les huit étages supérieurs pouvaient permettre de relocaliser certains bureaux de Radio-Québec.Avec l'étage d'entrée, immédiatement au-dessus des piscines, où l'on prévoyait un hall et des vestiaires, les espaces libres totalisent actuellement 234 638 pieds carrés et, si l'on ajoute des mezzanines aux deux immenses gymnases du bas (le plafond du premier qui a 40 000 pieds carrés est à 28 pieds de hauteur), on se retrouve avec 300 000 pieds carrés disponibles.«Tout dépendra des besoins du futur locataire, explique Pierre Durand.I! r.'ési plu* question d'aménager ces espaces et de les louer à perte.Il faudra trouver des solutions d'occupation avec la rentabilité pour objectif.» Un comité mixte de dix personnes, créé par la RIO et présidé par Adrien Berthiaume étudie les possibilités et livrera ses recommandations cet été, au plus tard à l'automne.Du niveau 155 jusqu'au niveau 411, il y a à l'intérieur de la tour (outre le funiculaire qui roule sur.la dorsale), deux ascenseurs sportifs et quatre autres pour les besoins domestiques en plus des escaliers (au-delà de 700 marches).«Vous allez être étonnés, dit Durand.L'un des projets à l'étude actuellement, c'est la construction d'un hôtel avec salles de bal (dans les grands gymnases) et salles de réunion à l'intérieur de la Tour.» Hé oui ! C'est toujours possible, avec grandes piscines au sous-sol, musée à proximité, stade olympique aux pieds.Les fenêtres?Rien d'impossible.Là où il y en a, elles sont sur des parois amovibles, pré-conçues et indépendantes des structures de base.Au dessus des cinq étages de salles qui devaient à l'origine servir de gymnases et des huit autres étages de bureaux; au niveau 411, il reste encore phis de 350 marches d'escalier pour atteindre le sommet de la tour olympique.Ci-bas, l'un des grands espaces encore inoccupés, dont le plafond se situe a 28 pieds de hauteur.Les installations olympiques, de A à Z LA RIO ¦ Jean-Marc Bard, sous-ministre au Ministère des Approvisionnements et Services, est actuellement le président de la Régie des installations olympiques.Par intérim \u2014 sans doute en attendant les élections provinciales \u2014 il remplace lean Deschamps, qui a démissionné.La RIO, c'est 237 employés réguliers et des centaines d'employés temporaires pour l'administration, la promotion, l'entretien, etc.La RIO doit gérer et administrer les installations olympiques jusqu'à ce que la dette des Jeux de 1976 et de la construction des édifices soit éteinte.À ce moment-là, on parle du début de 1994, le tout sera remis à la Ville de Montréal.Pour l'instant, on estime que les équipements olympiques de Montréal sont les plus utilisés comparativement aux Jeux antérieurs, Munich, Mexico, Rome.LES ÉDIFICES ¦ Le stade olympique, les piscines, \u2022 les stationnements sur quatre étages, le Vélodrome, le Centre Paul-Sauvé et le Village olympique.LES COÛTS ¦ Au début de 1988 les frais de construction des installations olympiques dépassaient Si,2 milliard.Les revenus du stade, des piscines et autres étaient de l'ordre d'environ $24 milions cette année-là, et les dépenses, de près de S27 millions, la différence étant comblée par le Gouvernement du Québec.En salaires seulement, $8,4 millions.Heureusement, le 17 p.cent perçu sur la bienheureuse taxe sur le tabac va au service de la dette du Parc olympique.Bonne nouvelle: au rythme où ça va, cette fameuse dette, qui a déjà été beaucoup plus importante, serait actuellement de $518 millions seulement, et serait entièrement payéer vers 1994.Dans le protocole d'entente, les installations olympiques deviendraient alors propriété de la Ville de Montréal.LE STADE ¦ Les Expos sont le principal locataire du Stade olympique avec la majorité des 84 spectacles sportifs (l'an dernier).Il y a eu, avec les salons et les spectacles artistiques, 102 activités en 1987,114 en 1986.Mais il se pointe, à l'horizon, une éventuelle équipe du football américain, ce qui pourrait améliorer l'occupation d'automne, entre les salons.Avec le toit, l'hiver, les salons vont devenir de plus en plus nombreux.Pour l'instant, à lui seul, le stade fonctionne avec un budget équilibré, et il générera des profits très bientôt, enfin! LES PISCINES ¦ Une firme suisse avait proposé un aqua-parc dans les piscines olympiques, où le déficit annuel d'opération est de $2 millions.La RIO a exigé 20 jours, au minimum, de compétitions aquatiques par année (il n'y en a jamais eu plus depuis 1976), et aucune installation fixée sur la grande piscine.Les Suisses se sont retirés.Cependant, le Groupe Sperry-/MacLennan propose maintenant un autre projet dans lequel les piscines ne sont pas touchées, sur la surface de 60000 pi2 juxtaposée aux piscines, du côté opposé des gradins, un espace inutilisé et chauffé.Un projet qui sourit à la RIO.Toujours à l'étude.Objectif : éliminer le déficit annuel.En passant, les lanternaux en acrylique qui avaient été installés à l'origine pour éclairer les piscines avec la lumière du jour, comme au Vélodrome, sans gicleurs (ce qui serait illégal selon les normes d'aujourd'hui ), sont actuellement à moitié remplacés par un matériel transparent à toute épreuve.On se souvient que lors des traveux au sommet de la tour, certains de ces lanternaux ont brûlé.LE VÉLODROME ¦ Très sous-utilise pour son coût d'opération et d'entretien.Déficit annuel d'un million de dollars.Alors que les piscines conserveraient leur vocation malgré l'Aqua-Parc, il ne pourrait en être ainsi pour le Vélodrome.Il a été question d'en faire une Maison des Sciences et de la Technique, mais finalement, il semble bien que c'est la Ville de Montréal qui a trouvé la solution.Embaras- sée par les quartiers d'hiver des animaux au parc Angrignon et par le lardin des Merveilles qu'elle s'apprête à fermer, Montréal vient de déposer un projet de Musée des Sciences naturelles qui logerait au Vélodrome.La RIO a participé à 50 p.cent à l'étude du projet ($25 000) dont l'initiative revient au Conseil de Ville.On évalue actuellement la remise par anticipation du Vélodrome à l'administration municipale pour qu'elle puisse mettre son projet de l'avant.Il s'agirait d'un type de musée vivant que l'on retrouve rarement en Amérique du Nord.Les études de faisabilité sont en cours.LE VILLAGE OLYMPIOUE ¦ Avec ses 980 appartements et ses 200 000 pi2 d'espaces commerciaux, il s'agit des édifices olympiques les plus rentables, soit un surplus annuel d'exploitation d'environ $5 millions.LE CENTRE PAUL-SAUVÉ ¦ Fermé en juin 1978 pour rénovations, offert à la Ville de Montréal qui n'en a pas voulu, le Centre Sportif Paul-Sauvé, dont la Pales- c tre Nationale ne pouvait plus assumer les frais d'opération, est devenu propriété de la RIO qui y a investi près d'un demi-million de dollars pour le remettre en état d'opérer.Depuis une dizaine d'années les activités s'y sont déroulées tant bien que mal, sans suffire aux frais d'entretien.La quasi-disparition des spectacles de combat ( la lutte, surtout ) rendent la situation intenable.On y a aménagé un autre $500 000 au cours des cinq dernières années mais il reste un autre million de dollars de réfections importantes à faire, dont la toiture qu'il faudrait inévitable\u2014 ment refaire.Le Centre a de nouveau été offert à la Ville de Montréal qui a encore décliné l'offre, le quartier étant adéquatement desservie par les autres infrastructures municipales qu'on y retrouve.F.B.Un défi de $ 10 millions ¦ La firme Socodec, filiale de Lavalin, qui doit livrer à la RIO un toit rétractable qui, pour le moment, est en permanence sur le stade, devra tester son mécanisme de façon précise au printemps.En effet, par la suite, en juin, au plus tard jusqu'au 15 juillet, elle aura à le remonter et à le redescendre dix jours consécutifs (si les vents le permettent) à raison de 45 minutes par opération, à défaut de quoi elle devra payer une pénalité de $10 millions.Même défi pour son système de climatisation à l'intérieur du stade.F.B. La face cachée de la Commission Dubin MICHEL MAROIS Journalistes et cameramen doivent se plier aux exigences du Juge Les déclarations tonitruantes des haltérophiles canadiens et de leurs entraîneurs font la « Une » des quotidiens de- puis plusieurs jours et les travaux des trois commissaires suscitent l'intérêt croissant des représentants des principaux médias canadiens et étrangers.A Toronto à la fin du mois une véritable armée de reporters tenteront de saisir chaque mouvement, chaque parole (même les plus subtiles) et cha- MOTS CROISÉS 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 Pas froid.2 Venue au monde \u2014 Tordues.3 Délivré d'une grippe \u2014 Article.4 Infinitif \u2014 Petite baie peu profonde \u2014 Herbe utilisée pour faire des cordages.5 Petit perroquet d'Océa-nie \u2014 Deuxième vertèbre cervicale \u2014 D'un verbe gai.6 Pousser son cri, en parlant d'un rapace nocturne \u2014 A très froid.7 Renvoi \u2014 Vétille \u2014 Passe à Mulhouse.8 Qui a perdu sa route \u2014 Degré atteint dans un domaine.9 Dans ce pays \u2014 Souhait.10 Division du compas \u2014 Partie d'un mors \u2014 Obtenu.11 Écime \u2014 Regarder avec défi.12 Opération.VERTICALEMENT 1 Lésion inflammatoire provoquée par le froid \u2014 Qui est dépourvu de chaleur.2 C'est un spécialiste du système nerveux.3 Utile au golf \u2014 Les citronniers et les orangers en sont.4 Chemin de fer \u2014 Pouffé \u2014 À toi.5 Qui concerne les brebis \u2014 L'hégire est celle de l'islam \u2014 Sert à friser.6 Ville de la Mésopotamie \u2014 Costume féminin, en Inde \u2014 Altesse royale.7 Roche siliceuse \u2014 Buté.8 Site de Laval \u2014 État des corps en combustion.9 Symbole chimique \u2014 Résine malodorante \u2014 Liquide toxique.10 A l'exclusion des autres \u2014 Ce qui attache \u2014 Un des points collatéraux.11 Équerre \u2014 Dont la pureté a été altérée.12 Épreuve \u2014 Clartés éphémères & SOLUTION AU PROCHAIN NUMÉRO 1 ) * t \u2022 t I \u2022 O M » raaacarannra mm-i nraranaa araasa 'a ran nu m mira am ar»j marna fana nana mmawasB 3HR bshgj 1113 Sanaa aataaas 7i wwasnm^ n uaa amm u^as n nraanaaa @b ramas- maa araa SOLUTION OU DERNIER PROBLEME que expression d'humeur de Ben Johnson.Si on se fie à la situation qui prévaut à Montréal, les responsables des travaux de la Commission seront difficilement capables de faire face à la situation.En janvier, à Toronto déjà, les journalistes s'étaient plaints des facilités inadéquates et notamment d'une salle de presse beaucoup trop restreinte.À Montréal, il n'y a pas de salle de presse! Les journalistes de la radio doivent se précipiter sur les téléphones publics pour transmettre, dans le vacarme environnant, leurs reportages.Côté télévision, la Commission a exigé qu'il n'y ait qu'une seule caméra en opération pendant les témoignages: les autres pouvant filmer la salle pendant ¦ Le service de l'information de Rati i o -Canada assure une excellente couverture des travaux de la Commission Dubin.Les journalistes de plusieurs émissions d'information ont réalisé des reportages tout au long des six premiers jours d'audience à Montréal.Une absence remarquée: celle du service des sports.«Nous, on ne s'intéresse pas aux scandales», avait-on entendu, quelques jours avant Séoul, de la bouche d'un responsable de ce service.Dommage, car cette absence offre une occasion pour critiquer ce qui se fait du côté des sports à Radio-Canada.On souhaiterait mieux.Le juge Charles Dubin est avare de ses commentaires.Il n'ouvre la bouche que pour questionner.Hier, il a toutefois indiqué que la Commission reviendrait sans doute à Montréal pour achever l'enquête sur l'haltérophilie.«Si nous pouvons trouver un hôtel, nous reviendrons à Montréal.Il y a plusieurs personnes que nous voulons interroger et nous ne pourrons le faire au cours de cette session.Si aucun site n'est disponible, les travaux sur les haltérophiles se poursuivront à Toronto».Le juge a brièvement commenté le travail des journalistes.«Ils font leur travail, je fais le mien !» les pauses.Radio-Canada a été choisi et la société d'Etat fournit ses images aux autres réseaux.Des techniciens de CBC et de CTV nous ont expliqué hier: «les images qu'on nous donne sont de piètre qualité.Bien sûr l'éclairage est mauvais mais ce n'est pas une excuse pour montrer les gens dans la salle.» Mardi, on a tenté d'installer un projecteur supplémentaire: le luge Dubin a exigé son déplacement puis son retrait.Les grands réseaux américains, européens cl asiatiques seront sur place lorsque la Commission retournera à Toronto à la fi n du mois.On connait le poids des géants comme NBC ou CBS, mais la Commission a déjà annoncé qu'une seule caméra serait admise là aussi.Gageons que ce ne sera pas la même.À Toronto à la fin du mois, Ben Johnson devra affronter à nouveau la cohue des journalistes venus du monde entier pour assister a ses ¦ aveux ».Des stéroïdes dans la rue ?¦ L'attention des médias et du public était orientée vers les travaux de la Commission Dubin et les aveux de nos meilleurs haltérophiles au cours des derniers jours.Un bien triste spectacle.Un excellent reportage, présenté à l'émission Le Point (Radio-Canada), a permis de détourner cette attention vers une autre réalité du dopage: sa généralisation.Philippe Dcvrocdc et Jean-Claude Burger ont réalisé ce document.Ils ont visité des gymnases, rencontré des athlètes et des sportifs amateurs, discuté avec des médecins et des spécialistes.Selon Dcvroede: « Les stéroi-des sont répandus dans tous les centres d'activité physique.Nous aurions pu parler de Ben Johnson ou des athlètes d'élite mais nous avons pensé qu'il fallait montrer l'ampleur du pro- blème.» Le reportage a frappé dans le mille.De nombreux témoignages de culturistes ont permis de montrer que les médailles olympiques n'étaient pas la seule motivation.« Nous avons eu quelques difficultés pour obtenir ces témoignages, explique Dcvrocdc.Certains culturistes connus se sont désistés au dernier moment.« Le marché des sicroklcs est très accessible cl c'est dangereux.Les athlètes sont généralement suivis par des spécialistes, mais les amateurs sont à la merci de tous les charlatans qui vendent un peu n'importe quoi.» En effet, pendant que nos haltérophiles lavent leurs linges sales sur la place publique, il y a des adolescents qui répètent aujourd'hui les mêmes erreurs.Et eux.c'est dans la rue qu'ils apprennent; LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 9 FEVRIER 1989 t1 L'entraîneur témoignera aujourd'hui Louis Payer.«Kulesza avait organisé la «filière tchécoslovaque» PHOTOPC Hier, Louis Payer a admis avoir triché de 1984 à 1988.L'immunité.le juge y songe ¦ Le juge Charles Dubin nous a déclaré hier qu'il connaissait les risques encourus par certains témoins et qu'il étudiait la question.Denis Garon par exemple, un athlète actif, a admis qu'il avait eu recours aux stéroides avant les (eux de Séoul.Il risque d'être disqualifié par le Comité international olympique, la Fédération canadienne d'haltérophilie et Sports-Canada qui lui verse un chèque tous les mois.Hier, Louis Payer qui a admis avoir triché de 1984 à 1988 et Pierre Roy qui a avoué avoir «fermé les yeux» jusqu'en 1986 se sont sans doute exposés face à leur employeur.Les deux enseignent l'haltérophilie à des jeunes pour le compte de la Ville de Montréal.Le président de la Commission a expliqué qu'il songeait à faire des recommandations dans le sens de la clémence à la conclusion de l'enquête.Comme il pourrait se passer plusieurs années d'ici là, il cherche encore.«L'immunité dont vous parlez, c'est très compliqué», a-t-il répondu.«Mais j'y pense.» Quelques témoins aussi.Hier, tandis que Payer se déclarait tranquille («ce n'est pas un ancien drogué qu'ils ont embauché mais un connaisseur en haltérophilie»), Roy confiait qu'il avait songé aux conséquences avant de témoigner.«Mais je ne pouvais me taire, c'était trop important.S'il faut que je travaille comme éboueur la semaine prochaine, eh! bien j'irai».GILLES BLANCHARD ¦ Andrzej Kulesza témoignera devant la Commission Dubin aujourd'hui et il en aura long à dire.Imperturbable depuis le début des audiences de Montréal, malgré les caméras qui le pourchassent sans cesse et les témoignages incriminants de Jacques Deniers et David Bolduc, Kulesza a manqué de patience hier.«Quel tas de mensonges!» s'est-il exclamé après avoir entendu la deposition de Louis Payer, un ancien membre de l'équipe nationale.Kulesza bouillait.On le comprendra.Payer \u2014 le président de la Commission allait le remercier de sa franchise \u2014 en avait imposé par son aisance, sa mémoire des dates et sa vivacité.Il avait parlé d'abondance, n'avait jamais hésité.Le contre-interrogatoire serré et les petites surprises que lui avait préparés Me Joel Sil-coff, l'avocat de Kulesza, ne l'avaient rendu que plus crédible.Et Payer avait démoli l'image de l'entraineur innocent et trompé par ses athlètes drogués à laquelle prétend Kulesza depuis la disqualification de la moitié de l'équipe olympique de Séoul.Selon Payer, en juillet 1987, Kulesza avait réuni les candidats canadiens aux prochains Jeux du Commonwealth et leur avait demandé d'écrire le nom et le dosage des produits qu'ils avaient absorbés depuis les Championnats canadiens du mois de mai précédent.Il s'agissait de déterminer qui était ou non en mesure de subir le contrôle obligatoire avant les grands Jeux.«11 pourrait ainsi choisir l'équipe après les tests.» En juin 1987, en Autriche, Kulesza l'avait convoqué à sa chambre avant le départ de l'équipe pour un camp d'en trai-nement en Tchécoslovaquie.Payer était le représentant officiel des athlètes et Kulesza lui avait remis des cadeaux à l'intention des athlètes tchécoslovaques et même une plaque pour leur entraîneur, le fameux Emil.Kulesza lui avait ensuite confié qu'il connaissait Emil depuis longtemps et que des démarches avaient déjà été entreprises afin qu'il puisse prendre des stéroides en Tchécoslovaquie.Payer s'était inquiété: de retour au Canada, il faudrait sur bir des contrôles en vue des leux Panaméricains.Kulesza l'avait rassuré en mentionnant _qy'il y aurait des tests de verification en Tchécoslovaquie; aussi, des masquants seraient disponibles.Emil avait été à la hauteur.II avait rencontré les quatre Canadiens (Denis Garon, Gilles Desmarais, David Bolduc et Payer) dans un restaurant.On était allé le voir un à un et le lendemain, malgré la consigne du silence imposée par Emil, ce dernier avait livré la marchandise dans la chambre de Payer, devant son compagnon Desmarais.«Il y avait une trentaine de sacs de papier sur la table et Emil distribuait les pilules, des anabolisants, des médicaments pour le foie, des vitamines.Une série de sept sacs (un par jour) était marquée 60 (pour 60-kilos.Desmarais); une autre, 75 (Payer); une autre 100 et la dernière 110.A la fin du camp d'entraînement, Emil avait soumis les quatre athlètes à un contrôle et Payer, inquiet malgré tout', avait obtenu des masquants.Imperturbable depuis le début des audiences de Montréal Kulesza a manqué de patience hier.Lors de la deuxième visite des Canadiens, en février 1988, Emil s'était montré tout aussi accommodant mais, cette fois, chacun des athlètes (Payer, Bolduc, Dcmers, Garon et Côté) avaient reçu leur dose quotidienne des mains de l'entraîneur.W/s s'en vont se bourrer h Roy: la farce tchécoslovaque faisait rire Pour l'entraîneur Pierre Roy un athlète peut connaître une performance exceptionnelle mais pas quatre ou cinq en même temps.PH0T0 REUTER ¦ Un entraîneur le moindrement compétent sait très bien qu'une performance est attribua-ble aux stéroides, a déclaré l'entraîneur Pierre Roy, le premier témoin de la Commission Dubin hier.«Un athlète peut connaître une performance exceptionnelle mais pas quatre ou cinq en même temps! C'était une grosse farce dans la Fédération.Quand les athlètes partaient pour ces camps d'entraînement en Tchécoslovaquie, on disait qu'ils allaient se bourrer!» Ancien haltérophile, Roy, 38 ans, était l'assistant de Kulesza au Centre national d'entraînement de Claudc-Robillard de- puis juin 1986.11 était aussi le responsable du Club d'haltérophilie de la Ville de Montréal qui s'entraînait également à Claude-Robillard.À la suite des performances «anormales» des athlètes qui s'étaient entraînés en Tchécoslovaquie en 1987, Roy savait déjà.11 n'avait rien dit.Après avoir constaté le même phénomène, quelques mois après le retour du 2e camp (mars 1988), il était allé trouver Kulesza.«Tout le monde était inquiet.On les voyait faire et on se disait qu'il finirait par tuer le sport».Kulesza avait parlé de bonne forme et de méthodes modernes d'entraînement.«Je n'ai pas insisté: je tenais à rester dans le sport et j'avais besoin de gagner des sous».Mais il avait continué de protester en répétant aux membres de l'équipe canadienne qu'il les trouvait en bien belle forme.Un jour, en juillet dernier, Denis Garon s'était plaint à Kulesza qui avait congédié Roy.1 ri; te .- 12 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 9 FEVRIER 1989 Sport amateur C'est dimanche au Vélodrome que Jacques Naubert tentera de battre son propre record de l'heure sur piste.La marque est de 45,794 km que Naubert a établie le 23 février 1986.À ne pas manquer Naubert tentera d'améliorer sa marque au dernier dimanche cycliste ¦ Une attraction spéciale marquera le sixième et dernier dimanche cycliste, au Vélodrome, dimanche, alors que Jacques Naubert tentera de battre son propre record de l'heure sur piste.La marque est de 45,794 km que Naubert a établie le 23 février 1986.Le champion utilisera un vélo spécialement conçu pour lui par un artisan, avec roues pleines, guidon de type Scott et géométrie ultra aérodynamique.Naubert sera assisté dans sa tentative par Eric Van Don Eyne, entraîneur de l'équipe du Québec, et par Angus Fraser, expert mondialement reconnu, spécialement venu à Montréal pour l'aider.Fraser a contribué, par le passé, a l'exploit du cycliste danois Hans Enrik Oersted, deux fois détenteur du record de l'heure, et il a secondé le champion mondial australien Matin Vinni-combe, médaillé d'argent au kilomètre, dans sa préparation aux (eux de Séoul.Fraser travaille également en compagnie du Français Philippe Boyer qui s'attaquera bientôt à la marque mondiale du 500 m lancé, sur piste.La Fédération québécoise des sports cyclistes a profité du passage à Montréal de monsieur Fraser pour organiser un séminaire auquel les entraîneurs sont conviés.Demain soir, entre 19 h et 22 h, à la salle de presse du Vélodrome, Fraser abordera le support technique qui doit être accordé à une équipe amateure ou professionnelle lors d'un tour cycliste.Le lendemain, samedi, entre 9h et midi.Fraser parlera de la préparation spécifique en vue d'un record.Dans la session d'après-midi, entre 13h 30 et 16h 30, le distingué invité fera part à ses auditeurs de ses connaissances médicales dans le contexte actuel du dopage sportif.Les entraîneurs intéressés à participer à ces conférences peuvent communiquer avec Louis Barbeau, à la Fédération.La tentative de record par Naubert se fera vers 17 h, après le programme régulier du Challenge cycliste, à J'isiuc duquel on couronnera les gagnants dans les différentes catégories masculines et féminines.Par le biais du tableau électronique, les amateurs pourront suivre l'évolution de la tentative de record de Naubert, la distance parcourue et la vitesse moyenne.PORTRAIT POLO DE VÉLO ¦ Pierre le Pon, lecteur de LA PRESSE depuis de nombreuses années, signale qu'il y a un demi-siècle, le polo de vélo était fort populaire au Havre, en Normandie, où il est né, et ailleurs en France, notamment à Paris.«Les adeptes de ce sport étaient de véritables acrobates, rappelle-t-il.Les roues étaient réduites et le pignon fixe.» Ce qui n'enlève rien au mérite de Richard Downey et de ses amis qui ont relancé ce sport au Québec et en Amérique du Nord, il y a deux ans.Les intéressés peuvent communiquer avec l'Association canadienne de polo de vélo au 272-4281.NATATION ¦ Le Championnat Groupe d'âge «A» se tiendra à Sherbrooke, demain, samedi et dimanche.La Fédération québécoise de natation y procédera alors à la sélection d'un groupe d'athlètes en vue de la Coupe intcrprovinciale.Le comité de sélection retiendra les trois meilleurs de chaque épreuve parmi les filles de 14 ans et moins et les garçons de 16 ans et moins.Ces nageurs sélectionnés participeront à la Coupe intcrprovinciale.au centre Gaudc-Robillard.les 4 et 5 mars.Celte rencontre réunira pour la première fois sept équipes d'étoiles représentant ies provinces de l'Atlantique, de la Colombie-Britannique, de l'Alberta.de la Saskatchewan, du Manitoba, de l'Ontario et du Québec.La formation québécoise sera dirigée par Claude St-Jean, du club Natation Plus.JUDO ¦ Six Québécois font partie de la délégation canadienne qui prend part, à compter d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche, ai Tournoi de judo de Paris 1989.alors que des athlètes d'une quinzaine de pays sont attendus.Lyne Poirier, de Port-Cartier, cinquième aux Championnats du monde de 1987 chez les moins de 48 kilos, et Jean-Pierre Cantin, de Jonquicrc, deuxième à la Coupe Panaméricaine Kodokan 1987 chez les moins de 65 kilos, sont les deux principaux espoirs du groupe canadien.Lyne Poirier s'est d'ailleurs classée cinquième l'an dernier à cette même rencontre internationale.La délégation compte aussi dans ses rangs Taro Tan (moins de 60 kilos) et Jane Patterson (plus de 72 kilos), de Montréal, Robert Côte (moins de 72 kilos), de Scpt-Iles, et Nathalie Cosselin ( moins de 52 kilos), de Québec.Le Montréalais Louis Jani a été le dernier Québécois à s'illustrer à ce tournoi parisien avec une médaille d'argent en 1983.Tennis de table ¦ Horatio Pintea s'est imposé de nouveau devant le Montréalais Alain Bourbonnais, en fin de semaine dernière, à l'Ancienne Lorcttc, le battant en trois manches dans la finale de la compétition ouverte.Pintea a aussi remporte la victoire dans le double masculin de la catégorie «4 000», faisant équipe avec le jeune Jean-Philippe Champagne, de Rcpcntigny.Pintea et Champagne ont pris la mesure de Cômc-Vinccnl Bcr- nier, la vedette de Québec, et de Y van Dolan, de la Gatineau.Chez les femmes.Caroline Sylvestre, de Repcntigny.a vaincu Hélène Bé-dard, d'Ascot Corner, causant une certaine surprise.Ont aussi été couronnés champions de leurs catégories: David Jacques, de Sherbrooke « 1 800»; fean-Philippe Nahmias, de Lachine, ( 1 600 et 1 400»; Mathieu Legault, de Montréal, « 1 200»; Patrick Larouchc, de Québec «900 et 600»; Bao Pham.de Montréal «300».Les 25 et 26 février prochains, à Saint-Eustache, au centre Mathers, les organisateurs attendent plus de 300 participants à ce qui sera sans aucun doute la plus imposante réunion de tennis de table jamais enregistrée au Québec.BASKETBALL ¦ Un tournoi de basketball |ean-Raim-bault, de catégorie cadette, chez les filles, débutera demain à Drummondvil-le.Il se poursuivra jusqu'à dimanche.Le tournoi réunira 16 équipes, sept en provenance de l'Ontario, dont les Rookies d'Ottawa, les Lions de Cornwall et le Transway de Hamilton.L'Ouest sera représenté par une équipe de Moose law.en Saskatchewan.Sept autre équipes sont du Québec : Tracy, Victoriavil-le, Terrebonne et Montréal, plus trois des meilleures formations scolaires de la province, le collège Saint-Charles Garnier, la polyvalente Chavigny.de Trois-Rivièrcs et l'école hôte Jcan-Raimbault.de Drummondvillc.La 16e équipe viendra des États-Unis, il s'agit du Moliaussic de New York.j_ Trina Campbell ¦ Elle se prénomme Trina.L'an dernier, elle a été proclamée la meilleure joueuse défensive de water-polo, au Québec.Elle a 16 ans et porte les couleurs de l'équipe CAMO.Trina étudie en Secondaire V au Riverdalc High School, à Pierre-fonds.Elle ira l'an prochain à John Abbott et se dirigera ensuite vers la pédiatrie.Pourquoi le water-polo?«Parce que j'aime la natation et le water-polo.C'est un jeu dans lequel il faut se servir de sa tête et ça me plaît!», répond-elle.D'ailleurs elle fait partie d'une famille de quatre filles et deux de ses soeurs, Kimberlcy et Cora, appartiennent également à l'équipe de water-polo de CAMO.La cadette, Shawna.âgée de 10 ans, est aussi une adepte de la natation.Alors qu'elle avait 9 ans, elle vouait une grande admiration à Mé-lanie Nicklaus, qui excellait en water-polo.C'est l'une des raisons qui a poussé Trina à faire de même.Elle ne dédaigne pas pour autant d'autres sports, tels le volleyball, le badminton et le ski.Mais le water-polo l'emporte sur tous les autres.Trina parle très bien le français.Elle l'a appris ù l'école et le pratique avec ses compagnes de CAMO.Ses ambitions sont de s'inscrire un jour en médecine à McGill et, sur le plan sportif, de faire le saut, d'ici deux ans, avec l'équipe nationale de water-polo du Canada.Son temps est sagement rempli.En plus du water-polo et de son entraînement, elle consacre des heures à ses études et une partie de son temps libre au comité des loisirs de son high school: organisation de soirées de danse, de musique ou d'autres événements artistiques.Son père Ronald est a l'emploi du CP.A mire Truclclle LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 9 FEVRIER 1989 13 l'atinage artistique CHAMPIONNATS CANADIENS 1989 \u2014 Juniors messieurs \u2014 RÉSULTATS APRÈS LES FIGURES I R,ck BOUDF3EAU Mji'pou.Ont.Centre.19.64 2.Kfts WIF4T2.ftossj'tO.*.18.76 3 Raoul LEBLANC MeJT»jncw*.M-a.17.44 I.François BEAULICU RiPOusti.Que._.17JM S.Herb CHERWONIAK SasWJOn.Sas*.______17.36 6 Matttiiew POWERS WMefy>e.C41_______17.3* 7 Brian JESSUP 8ij/Vv}ton.Ont Ouest .17.32 8 Sebasten BRITTEN &OKird.Qué.-.16.60 9 Cory WATSON Pré;*».Ont Ouesi.I6.s2 10 Pn.'rre GIGNAC CMtKOOur^Oui.15.44 11 Lance VIPOND 8rjnt Ont Ouest.14.96 12 Andre GUÉP.IN SF*.DettOue.15.06 13.Mamww WILLIAMS Wvafiodi.C.a-.14.68 14.Mark SCHMITKE RofitCMnor«.AA-14.56 15 Trevor FRASER S.4twy.OM.No»d_.14.64 16.Grant KUIPERS SRau-entOu*.13.44 RÉSULTATS APRÈS LES FIGURES I.Charleno WONG Pw-ilonds.Què.______0.4 2.Dianno TAKEUCHI Preston.Ont.Ouest____________0.8 3.Shannon ALLISON Hû8yDum.C.-a._.1.2 4.An.)*; FOLK Giencoe.a*.____14 5.Tanya BrNGERT Norm Short, C41-.10 0.Pamela GIANGUALANO UHe Superior.Ort Nord\u2014 2.4 7.Lisa-Lynn SARGEANT Royal Senora, A4)__-2.8 8.Karen PRESTON Toronto Ockct.Ont Otre.3.2 3.6 9.Leslie Anne WHITE ta>M CM).Ont Cerise 10.Kelly DOOHAN Sam*.Ont.Ouest- 4.0 11 Susan MACKAV Sujfc.'>.0nt \"Ici .4.0 12 JOSèo CHOUINARO LM*Xff'___150 1 5e te 44 3?i 2*4 RUfctt.____31W 1 2 2 Jrt 4.2* 2:03 UBadea.-.tlS N l! I S M Wi 2«l Kto/tv M55 I I I I k H M'4 2JJJ M Don.30 00 S 1 m m 204 RRe-jud.22JO Te S» M».2042 ASM__169 Comes Se* Bot; t i 8-jO» 2 2 haasfcFtJ] «oOOJ» 3 j 5 5 4 4 i i i 1 K0WKSS.BW.«t 221 Ut Ouxt M I.J14 1311 2472 2 W CHEER , 3.!» 12» PwMyi 844*1.HentfcwH.aiè>ec HO^'iOSU» Ht» EXACT»: (1-2).$19.00 0EUt.EME COURSE - AU8LE - À RECLAMER $1003.BOURSE $3,400- depart TH53 l»:«/&\\re wénflMH bVyWvO 0»5!jtE*a IMGndi \u2022M >9L 5 t 2051 llrtat »V.Mi 2«1 A.Cote VCk M*.2062 tBartsrJr./4k.M 2062 ABMarf J.*)1!.HU IV* «AOw'-jn F1M \u201e 2*0 .11-M *)1« .1255 3H5 .115 2920 Î-SPEEDK *r.:-3KT M3J9 240 2 332 235 J-FCiSOMHAWVER.213 230 t^^^^ TWFECTA |M4L$4UB EXADA: (ML $1140 TR0.SIÊUE COuflSf.\u2014 TROT \u2014A RECUMER $1.300.BOURSE: 13.400 \u2014 Depart 8M2 \t\t»a\t\t%\tV\t\tFil\t\t\tcxn Uj n »w\ti\t1\t\t4|\tt\tM\t1-1*.\t237.1\ti.'>.«[*:» .\t375 6/ar9\t*\tH\t424\t>¦;\t\t*4.a.jy_ .\t:;:) JMeDvjt\t2\t2\t2\t3\tti'j lit i\t\tM\t\ty d»a\t«H \t3\t1\t1\tm\t9\tWS\t\t\tf.'jiifter\t.57 3^3 \tvj\twx ¦¦>\t I j .v\t2\t7 4\t4 rie0IT.v?\t1\t1 S\tS T>,.vJr!(3l\ti\t7 7\t} \tS\t5 1\t( BamSpfMy\t3\t»3< 3\tJ 2-TRACKER.\t7.40 138\t\tUJ 11SLEOFTME__\t\t.»10\t7i :o 5-TOWISHiPCOlin\t\u2014\t-\t-110 ILAUXVO'lTATUS 150 4M 150 f*.~ MJ (031 >J42 ;.J7i 5-GflANO PE JlTRE.400 150 *X^*&*?*l** PirigtlOtM 5 5*5 \"\u2022î,;wWeMit 2 2 4 4 StCWtOOcM 112 2 AtMHroier 4 « 3 i S)»K'3«! 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