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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-02-12, Collections de BAnQ.

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[" I Sciences et techniques LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 12 FEVRIER 1989 Du cacaoyer à la boîte en coeur, l'affaire est chocolat! CAROLS TM IB AUDE AU Les petits coeurs en chocolat qu'on offre à son Valentin ou à sa Valentine sont le fruit de savants procédés et d'années de recherche.Aujourd'hui, les techniciens développent en laboratoire la patisserie «évolutive», celle qui contient moins de sucre et davantage dé l'arôme naturel.De leur côté, les botanistes améliorent la résistance du cacaoyer, l'arbre dans lequel poussent les palettes de, heu.non les cabosses, ces magnifiques fruits lourds qui contiennent les graines de cacao.Le cacaoyer est un arbre qui vient d'Amérique latine.H pousse dans une bande de 3 500 km à cheval sur l'équateur.En Afrique, il n'est pas indigène et on l'a importé il y a entre 100 et 150 ans.A l'état naturel, c'est un arbre fragile, et il n'atteint que rarement le stade de production du fruit.Dans ses jeunes années, il ne possède que quelques feuilles que le vent ou le soleil ont tôt fait de dessécher.jusqu'à tout récement dans les plantations, il fallait attendre que le plant de cacaoyer ait cinq ou six ans avant qu'il porte enfin ses fruits.Durant toutes ces années, Il faut entretenir l'arbre et le traiter contre les multiples parasites et maladies inhérents aux pays tropicaux.Comme d'autres espèces de cultures vivrières tropicales, notamment le bananier, le cacaoyer pousse rapidement mais il est très fragile.Cacaoyer hybride Des chercheurs de l'IFCC.l'Institut français pour le développement du cacao et du café, ont mis au point une nouvelle variété de plant hybride, qui donne des fruits plus abondants, à trois ans d'âgé seulement, et qui résiste mieux aux mycoses (maladies causées par des champignons).L'arbre hybride est un croisement des variétés forestero et criollo.On a aussi créé des fongicides plus efficaces.« Il y a cinq ans, la Côte d'Ivoire produisait environ 500 000 tonnes de fèves de cacao alors qu'avec les techniques modernisées, elle occupe maintenant le rang de premier producteur mon- Le technicien Jean-Louis Lagneau, de chez Cacao-Barry, ne cesse de mettre au point de nouvelles recettes, photopauvhenritaisot.ufw» dial avec ses 900 000 tonnes», affirme M.lean-lacques Berjot, directeur général de Cacao Barry Canada.Cette firme française est un leader mondial de la transformation de la fève de cacao.Le Brésil suit de prés la Côte d'Ivoire avec ses 810 000 tonnes annuelles, puis le Cameroun, le Nigeria, le Ghana, l'Océanie, etc.La production mondiale s'élève à 2,45 millions de tonnes métriques de fèves de cacao.«C'est un rendement fantasti- que par rapport à il y a cinq ans.dit M.Berjot.Mais la demande de chocolat continue à augmenter dans le monde, alors il faut que la production suive.» Décabossage Une cabosse est d'abord verte, puis, elle vire au jaune et même à l'oranger lorsqu'elle atteint sa maturité, ce qui demande six mois environ.Sa forme ovée peut atteindre jusqu'à 25 centimètres de longeur et peser 500 grammes.Après la cueillette, les cabosses mûres reposent entre trois et sept jours.On procède ensuite au décabossage, c'est-à-dire qu'on brise les cabosses pour en retirer les graines.Ces dernières sortent recouvertes de mucilage, une pâte blanche au sein de laquelle elles se développent dans la cabosse.Les graines sont triées, puis on les laisse fermenter six ou sept jours dans des caissons de bois.Leur couleur passe du violet clair au violet foncé, avant de devenir brun foncé.La plupart des graines sont ensuite séchées naturellement au soleil, en trois ou cinq jours, de la façon traditionnelle.Certains producteurs les mettent dans un séchoir, à 55 degrés Celcius.La graine séchée est nommée fève de cacao.C'est à ce stade que l'industriel, c'est-à-dire le transformateur de fèves de cacao, va venir l'acheter.Fèves de cacao À l'usine, la fève est nettoyée, chauffée légèrement, décortiquée puis torréfiée.La torréfaction consiste à chauffer les graines à 158 degrés Celcius, à feu nu, sans les brûler, afin d'enlever toute acidité et de développer l'arôme.Les grains torréfiés sont finalement broyés grossièrement puis moulu jusqu'à l'obtention d une pâte fine nommée masse de cacao, ou liqueur ou enfin pâte de cacao, ingrédients qui entrent dans la fabrication du chocolat.On obtient d'autres dérivés du cacao en pressant la masse de cacao.Il en résulte d'un coté une substance liquide, le beurre de cacao et de l'autres une substance dure et sèche les tourteaux.Les tourteaux concassés et blutés (genre de tamisage) donnent la poudre de cacao.C'est à la chocolaterie qu'on mélange ensuite les différents ingrédients qui donneront moultes variétés du savoureux produit: du chocolat pur, du chocolat composé, du chocolat de couverture (pour enrober les bonbons), amer ou au lait, etc.Le chocolat sort de l'usine coloré ou non, sous forme liquide dans des grosses citernes, sous formes de gouttes solides, de copeaux, de vermicelles ou de gros lingots.À la confiserie ou à l'usine, le chocolat entre dans la confection de gâteaux, de biscuits, de bonbons ou de palettes de chocolat.Qu'est-ce qui est le plus nutritif et le meilleur pour la santé?C'est ce qu'on explique en B 4.La cabosse, fruit du cacaoyer, est une baie volumineuse reliée au tronc par un court pédoncule.Sa couleur varie beaucoup selon les variétés de cacaoyer.A TIRE-D'AILE.Les fèves dans la cabosse, recouvertes de mucilage.Des gros beignes pleins d'énergie collabontion spèciile Agence Science-Preste Dans une grande pièce de béton située au sous-sol d'un laboratoire, à Varennes, il y a un gros bei-gne.De temps en temps, le beigne vibre et une douzaine de scientifiques se penchent, avec des airs excités, sur des écrans d'ordinateurs et sur des appareils compliqués situés dans une petite pièce à côté.Richard Bolton, le patron de ces chercheurs un peu spéciaux de l'Institut de recherches d'Hydro-Ouébec (IREQ), ne se vexe pas lorsqu'on traite s» machine de «gros beigne électrique».Pour les physiciens du monde entier cependant, le mot exact est «Tokamak».C'est un mot forgé en abrégeant plusieurs mots russes.TO pour toroidal.KA pour chambre (Kamera) et MAK pour magnétique.C'est une machine à produire la fusion nucléaire.Fusion n'est pas fission.Les réacteurs nucléaires actuellement en service dans le monde sont des machines à fission: elles libèrent de l'énergie en cassant les gros atomes de l'uranium.Les Tokamaks, quant à eux, libèrent l'énergie issue de la rencontre \u2014 ou plus exactement de la fusion \u2014 d'atomes très légers tels que ceux de l'hydrogène.Cette réaction libère une quantité phénoménale d'énergie, qu'on peut convertir ensuite sous forme d'électricité.Une autre différence entre fission et fusion, c'est que la fission célèbre ses 50 ans et ses 215 réacteurs en service cette année, alors que la fusion nucléaire est encore au stade expérimental.On répète depuis 15 ans que la fusion, c'est l'énergie propre et inépuisable du futur.Mais malgré des investissements en recherche de deux milliards de dollars par an, le futur se fait attendre.«Les progrès de la recherche au niveau international sont constants, commente Richard Bolton.On a pratiquement démontré la faisabilité de la fusion, mais pour l'application commerciale de cette nouvelle technologie, nous parlons manifestement des années 2000 ou 2025».Sur le plan mondial, il existe une vingtaine de Tokamak de recherche sur la fusion.(Le Tokamak n'est d'ailleurs pas la seule voie pour atteindre la fusion, mais elle semble pour l'instant la plus prometteuse).« Notre» Tokamak.celui de Va- rennes, est de taille moyenne (2,5 m de diamètre) et a été inauguré en mars 1987.C'est une machine complexe, qui a coûté 46 millions de dollars.Les recherches coûtent par ailleurs 10 millions de dollars par an.Elles sont partagées à parts égales par les deux niveaux de gouvernement (incidemment, le fédéral avait promis il y a un an de hausser sa part pour qu'on puisse atteindre 15 millions, mais M.Bolton signale que le chèque d'Ottawa se fait toujours attendre.).Le but du Tokamak de Va-rennes n'est pas de réaliser la fusion nucléaire «rentable», c'est-à-dire celle où on produit de façon continue plus d'énergie que ce qu'on injecte.Même les plus gros Tokamaks qui existent actuellement, celui de Princeton aux États-Unis et le |ET européen, n'y arrivent pas.Par contre, les machines de la génération suivante atteindront probablement ce stade.Ces machines sont actuellement sur les planches à dessin.Le plus avancé de ces projets se nomme ITER.Il regroupe des chercheurs du lapon, des États-Unis, de l'URSS et de la CEE.Le Canada y participe depuis peu, sous le parapluie européen.« Nous nous devions de prendre place dans ce groupe.C'est là que se discutent les enjeux de l'avenir», explique Richard Bol-ton.À court terme, toutefois, le directeur du projet explique que le Tokamak de l'iREQ est très utile.Il permet au Canada de contribuer à la recherche internationale sur des points précis.Par exemple, on travaille à Varennes sur le problème de la durée du maintien de la matière sous forme de plasma, ainsi que sur la fréquence des impulsions électriques.On cherche aussi à mettre au point des instruments spéciaux de mesure.Récemment démonté, le Tokamak sera d'ailleurs remonté cet automne pour une nouvelle série d'expériences concernant ces instruments.«Grâce à ces contributions à la recherche sur la fusion qui se fait au plan mondial, nous faisons partie du club des joueurs et nous sommes en bonne position pour profiter des retombées commerciales lorsque le temps viendra», estime Richard Bolton.Le choix de maintenir un effort de recherche modeste mais constant sur la fusion nucléaire est up choix logique pour une puissance in-, dustrielle moyenne.Comme il s'agit d'une course technologique à long terme, il est important de se garder une place dans le pelcton de tête, sans épuiser ses ressources.L'excellente base scientifique des chercheurs canadiens en physique a jusqu'ici permis au Tokamak de Varennes de voir le jour, puis de contribuer de façon significative aux connaissances sur le plan international.C'est à suivre! Un harfang bien appétissant PIERRE CINGRAS Si les har-fangs des neiges furent nombreux l'an dernier dans le sud du Québec, où en signala même dans la région de Montréal, tel n'est pas le cas cette année.Au contraire! On sait que c'est la faim qui pousse le harfang vers le sud, surtout quand il y a pénurie de lemmings dans les territoires nordiques.Durant ces migrations, notre oiseau national hiverne le plus souvent dans les provinces canadiennes.Mais ce bel hibou blanc peut s'aventurer bien plus au sud, notamment au Texas, au Nevada ou en Californie, sinon jusqu'aux îles Bahamas, dans les Antilles.Parfois, lors d'invasions importantes, il pourra même s'égarer au-dessus de l'Atlantique et on l'a déjà vu atterrir sur un bateau à 800 kilomètres de la côte.Selon un membre de la Société québécoise de protection des oiseaux.Pierre Bannon, la nature fait généralement bien les choses et il n'est pas certain que les harfangs auraient trouvé de quoi se mettre dans le bec par chez nous cette année.Cet ornithologue amateur chevronné effectue régulièrement des tournées dans la région de Montréal et il a constaté que les rapaces y étaient excessivement rares cet hiver.M.Bànnon impute le phénomène à la rareté des petits rongeurs.«L'an dernier, par exemple, une multitude de petits tunnels dans la neige révélaient l'abondance de mulots ou de souris.Cette année, leurs traces ont disparu complètement» dit-il.Un mot encore sur le harfang, qui est protégé par loi comme tous les rapaces mais que les Inuit n'en considèrent pas moins comme un gibier ordinaire, consommé comme tel.Toutefois, le harfang ne semblerait pas appétissant que loin dans le nord, comme le rapporte un préposé au pupitre de LA PRESSÉ, Paul-Emile Lévesque.Lors d'une récente visite chez l'Editeur du Québec, au complexe Desjardins, à Montréal, il examinait le nouveau poster du gouvernement du Québec sur le harfang quand une vendeuse lui murmura par-dessus l'épaule: «Si vous saviez combien de gens nous demandent des recettes pour apprêter cet oiseau.».Les pigeons en ville ¦ Comme d'autres lecteurs avant elles.Lise Langlois, de Montréal, et Anita Vaillancourt, de Pierre-fonds, voudraient bien se débarrasser des pigeons qui assiègent leurs mangeoires.l'ai consulté l'ornithologue Normand David à ce sujet, mais il dit lui-même que ses méthodes permettent tout au plus d'enrayer la multiplication des indésirables, qui sont chez eux en milieu urbain et à la présence desquels il convient donc de s'adapter.Comme le pigeon se nourrit au sol, on évitera d'y jeter de la nourriture.L'emploi de mangeoires en forme de long tube est aussi de rigueur car le pigeon éprouvera des difficultés à s'y percher.Mais là encore, si vos mésanges ou vos sizerins flammés font tomber des graines des mangeoires suspendues, il faudra les ramasser.¦ Marguerite Desautels, de Prévost, se demande si les oiseaux blancs qu'elle a observés dans sa localité sont bien des plectro-phanes des neiges, comme le livre Les oiseaux du Canada portent à le croire.Cette espèce nordique nous visite, en effet, en grandes bandes au cours de l'hiver.Voilà l'occasion de vous signaler que l'appellation de plectrophane n'est plus utilisée aujourd'hui, comme c'est aussi le cas pour fauvette et pinson.L'ouvrage que vous consultez date probalement de 1967, il y a plus de 20 ans, et une édition nouvelle a été publiée en 1986.De nombreux termes ont en effet changé entre les deux tirages.C'est ainsi que vos plectro-phanes sont devenus des bruants des neiges tandis que vos fauvettes se métamorphosaient en pa-rulines et que les pinsons prenaient le nom de bruants.«Que faire pour attirer une première fois les oiseaux sur un terrain dépourvu d'arbres ?» demandez-vous également.Une chose seulement: tentez votre chance avec un plateau à environ deux mètres du sol, bien en vue, et couvert de graines de tournesol noir ou rayé, de mais, et peut-être de quelques arachi- des en écales.Ça devrait faire l'affaire.Oiseaux bagués ¦ Rollande et Léo Viau, de Chà-teauguay, ont observé récemment une mésange à tète noire et un roselin familier qui portaient un bague à la patte.«À qui devons-nous signaler notre découverte?» demandent-ils.Le baguage des oiseaux se fait un peu partout en Amérique du Nord et il est inutile de mentionner votre trouvaille à qui que ce soit sauf si vous pouviez lire la bague.Dans ce cas, vos données, l'endroit où l'oiseau a été trouvé par exemple, pourraient s'avérer précieuses.Le carnet d'observation en page B 4 B2 LA PfiESSC.MONTRÉAL.MMNCHC12 FêVRIER 1989 HHHHHHHHBHHHHHHHH\t\t\t\t T1 1*I \u2022 1 Pau* Oesmarais H Ml Tf|n Q 1 resident du conseil 1 J^HUJi ICI 1 d administration\tRoger 0.Landry president et éditeur\tClaude Maison éditeur adtomt\tMarc«4 Otstardaw dv«ct«ur de l information\t\u2022 « Alain Dubuc éditorialiste en chef Le commerce le dimanche:querelle de clocher Le gouvernement de M.Bourassa a parfois beaucoup de peine à trancher dans certains dossiers.Cela arrive a beaucoup de gouvernements, mais l'équipe de M.Bourassa, quand cela lui arrive, a vraiment l'air d'une troupe de scouts perdus dans les bois.Confronté par le même problème, le gouvernement ontarien de M.Davis Peterson s'en tire avec panache sans, pour autant, trancher plus résolument que M.Bourassa.C'est le cas notamment dans le dossier de l'ouverture des commerces le dimanche.Apres un an de travaux peu concluants, le C\u201e gouvernement Bourassa a décidé, il y a quel-KrWSj/ ques mois, de confier le problème à une corn-mission parlementaire, ce qui aurait été un y^^^ excellent point de depart huit mois plus tôt.*¦ Cependant, l'échec du gouvernement ne vient pas d'un manque de diligence de sa part.Le problème réside davantage dans la difficulté de trancher démocratiquement quand aucune volonté claire ne se dégage dans la population.M.Peterson s'est grandement facilité la vie en faisant voter une loi qui interdit l'ouverture des commerces le dimanche et qui élimine beaucoup d'exceptions tolérées jusqu'à présent.Les municipalités auront cependant le droit de déroger à cette loi ; elles pourront autoriser l'ouverture des commerces le di- manche selon leurs propres règlements.Cette solution est pleine de bon sens et M.Bourassa pourrrait s'en inspirer.Car l'ouverture des commerces est une question d'intérêt local.Contrairement aux règles de la circulation et de la signalisation routière, par exemple, personne ne souffre si les commerces à travers la province suivent des réglementations différentes, voire contradictoires.En accordant une telle liberté aux municipalités, on ne fait que reconnaître les différences fondamentales qui peuvent exister entre toutes les régions et toutes les communautés du Québec.Il n'est que normal que chacune vive à la façon qui lui convient le mieux.Pourquoi des municipalités à vocation touristique ou commerciale devraient-elles se plier aux mêmes exigences qu'une municipalité essentiellement résidentielle?On peut se demander si le gouvernement ontarien a eu raison d'interdire le commerce le dimanche, en permettant aux municipalités d'y déroger, au lieu de lever l'interdiction, quitte à autoriser les municipalités à imposer des restrictions sévères allant jusqu'à la fermeture obligatoire.Le fait que le maintien de l'interdiction est une continuation de l'ancienne loi a sûrement joué un rôle.Mais il y a une raison plus profonde: pour l'instant, la fermeture des commerces le dimanche est encore la norme.La plupart des travailleurs chô- ment le dimanche et beaucoup d'industries s'organisent en fonction de ce changement périodique dans le rythme de vie des gens.Il est bon que la loi se conforme le plus possible aux réalités sociales et ne cherche pas à initier des changements.Il est également bon que la loi évite de choquer les convictions religieuses des gens, pour autant qu'elle puisse le faire sans restreindre les libertés d'autres personnes.La question de l'ouverture des commerces le dimanche a une dimension religieuse, surtout en Ontario, où le respect du jour du Seigneur est pris au sérieux.Il ne faudrait cependant pas confondre le respect du jour dur Seigneur avec l'obligation faite aux autres de le respecter.Du reste, ce respect ne semble empêcher personne de manger un bon repas au restaurant ou d'acheter de l'essence le dimanche, ni de lire un journal le lundi matin.La meilleure façon de respecter les droits de tout le monde sur une question essentiellement locale est de permettre qu'on puisse trancher au niveau le plus bas.La mosaïque de réglementations qui en résulterait à travers la province serait à l'image de la diversité de la population et de ses besoins.Il NilRB René Lévesque par lui-même Et que dirait René Lévesque s'il avait à se prononcer sur l'accord du lac Meech?Sans doute rappellerait-il que c'est lui, le 24 novembre 1981.sur le plancher de l'Assemblée nationale, qui a officiellement employé, pour la première fois dans un texte législatif, l'expression «société distincte».M.Lévesque avait alors présenté une résolution disant que le Québec ne pouvait souscrire au projet de rapatriement de la Constitution soumis par le gouvernement Trudeau que s'il respectait quatre conditions minimales.La principale de ces conditions était justement qu'«on devra reconnaître que les deux peuples qui ont fondé le Canada sont foncièrement égaux et que le Québec forme, à l'intérieur de l'ensemble fédéral canadien, une société distincte par la langue, la culture, les Institutions, et qui possède tous les attributs d'une communauté nationale distincte».Cette phraséologie, bien sûr, est plus explicite que celle de l'accord du lac Meech puisqu'elle donne un sens précis à l'expression société distincte.N'empêche qu'on a tendance à oubier que c'est René Lévesque lui-même qui a lancé la perche a Ottawa et aux autres provinces, un an après l'échec référendaire.Et qu'il est donc le père de l'accord du lac Meech ! La citation plus haut est tirée du dernier d une série d'ouvrages qui font revivre la mémoire de René Lévesque au point d'en faire quasiment un culte.Cette fois-ci, le recherchiste Rénald Tremblay est allé fouiller dans le Journal des débats de l'Assemblée nationale, d'où il a tiré les principaux extraits des discours du plus populaire premier ministre qu'ait connu le Québec.L'ouvrage a l'inconvénient du «langage parlé».Mais il a ses avantages.Ainsi, on a fréquemment reproduit les interventions d'autres hommes politiques.Ainsi, on apprend par exemple que c'est Jean Lesage lui-même, alors chef de l'opposition, qui, le 18 décembre 1968, a déclaré qu'« il est plus important de protéger la langue de la majorité, quand elle a besoin d'être protégée \u2014 et elle a besoin de l'être même maintenant \u2014 qu'il ne l'est de protéger les droits de la minorité.» Réflexions on ne peut plus pertinentes en ces jours de débats émotifs sur la loi 178 et les vertus de la loi 101.René Lévesque par lui-même; recherches, mise en ordre et commentaires de Rénald Tremblay, Cuérin Littérature.e» Mut, Sft/nr P/e&ez, ATWnp Utfotfei/v REPRISE DROITS RESERVES I^i boîte aux lettres Réflexion dominicale autour d'une caricature ¦ La Presse nous présentait, le dimanche 29 janvier, une caricature montrant des gens en colère, fusils à la main, poings fermés, prêts à lancer des pierres.Puis, au bas, un texte qui disait: «L'homme est un être composé d'un corps et d'une âme et créé par Dieu à son image et à sa ressemblance.C'est exact que l'Homme a été créé par Dieu à son image et à sa ressemblance.Dieu l'avait gratifié de la liberté, car Il voulait être aimé par des êtres libres.Il a voulu éprouver cette liberté et l'homme l'employa à désobéir à Dieu et à lui préférer la proposition de Satan, ange déchu qui était jaloux de l'homme.Hélas ce fut la catastrophe: il perdit l'innocence, son intelligence s'obscurcit, sa volonté s'affaiblit et il hérita d'une inclinaison au mal.Son image avec Dieu se défigura.Heureusement que Dieu, dans sa miséricorde infinie, lui promit un Rédempteur.Ceux qui veulent profiter de cette Rédemption, leur image avec Dieu sera refaite.Marcelle SABOURIN Montréal N.B.ÊÊ La Presse accorde priorité nous cette rubrique aux lettres qui font suite :i des articles pu* Mies dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de telephone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse.7.rue Saint-l.iequcs.Montreal.H2Y IK9, Chapeau à M.Dufresne ! ¦ C'est toujours avec joie que je lis les articles de Monsieur Jacques Dufresne dans La Presse.La finesse de sa plume n'a d'égale que le raffinement de son intelligence.Il représente, à mon avis, une qualité si rare de journalisme que je me fais un devoir de faire circuler ses écrits, jusqu'à l'université.(.) Merci pour ces merveilleux bijoux.Ils sont uniques et très hautement appréciés chez moi ainsi que dans mon cercle d'amis.Claire BEAUSOLEIL Brossard C'est la guerre en Somalie ¦ Depuis quelques années, des immigrants venus de Somalie demandent l'asile politique au Canada.La majorité d'entre eux ont choisi comme lieu de résidence les villes de Toronto et de Montréal.Ce pays de la Corne de l'Afrique est difficilement accessible aux journalistes et on parle peu de la crise politique qu'il traverse actuellement.Toutefois, des organismes d'aide internationale et de défense des droits du citoyen, en particulier Human Rights Watch et Amnistie internationale, ont fait état de violations de plus en plus flagrantes des droits humains depuis le printemps dernier: bombardements de civils, viols, tortures et assassinats.Vers la fin du mois de mai 1988, les forces armées gouvernementales, par représailles, ont bombardé la plus grosse ville du nord, Hargeisa.qui est détruite à 70%.Plus de 10000 civils ont été tués et 300000 personnes se sont réfugiées en Ethiopie.(.) Bref, c'est la guerre en Somalie.Une guerre de plus en plus ouverte.Jama HOUSSEIN Barbara Ben SADOUN Montréal Du journalisme positif, s.v.p.¦ |e voudrais revenir sur l'article paru en première page de La Presse du dimanche 15 janvier au sujet de l'école secondaire Gérard-Filion de Lon-gueuil ( Une guerre de cliques se termine dans le sang: deux jeunes de Longueuil poignardés).Pourquoi La Presse n'a-t-elle pas publié plutôt en première page la journée «porte ouverte» du 19 avril pendant laquelle nous avons reçu près de cinq mille personnes?Cette fête marquait le 25e anniversaire de notre école, la première école secondaire régionale (1963) et la première polyvalente du Québec.Nous avons montré durant cette visite les réussites de nos étudiant(e)s.Si votre journaliste était venue, elle aurait pu certes publier en page frontispice de votre journal ces réalités positives de notre école.Ce journalisme positif nous aurait aidé à améliorer notre image (.) Mais il est plus faci- le de détruire que de construire! Publier en première page un malheureux fait divers qui n'a rien à voir avec nos cours et nos étudiant(e)s ne contribue aucunement à améliorer l'image d'une école qui a été la pionnière au Québec.Si notre école a connu des moments difficiles à la fin des années soixante, aujourd'hui elle va très bien.J'en sais quelque chose puisque j'y enseigne depuis le début en I963.(.) Pierre BEAUOIN professeur Démocratie difficile en RFA ¦ L'élection de 11 membres du Parti des républicains au Sénat de Berlin-Ouest a secoué la classe politique ouest-allemande et amené les observateurs à s'interroger, une nouvelle fois, sur un éventuel danger «néonazi» en RFA.L'extrême-gauche berlinoise a d'ailleurs manifesté sur le thème «Nazis dehors» quelques heures à peine après l'élection, le 29 Janvier, des 11 élus républicains.Les dirigeants des Républicains rejettent l'étiquette de «néo-nazis» et se qualifient eux-mêmes de «conservateurs de droite», de nationalistes et de patriotes allemands.Les Républicains seraient donc beaucoup plus près du Front national (France) de Jean-Marie Le Pen que d'une quelconque résurgence du NSDAP hitlérien.11 semble pourtant que même le conservatisme de droite qui inspire les Républicains demeure une idéologie indésirable dans une Allemagne où le nationalisme, toujours abusivement assimilé au «néo-nazisme» reste encore le dernier grand tabou politique.Cette assimilation, le journa-liste de La Presse Gilbert Grand la pratique encore dans un article paru le 4 février ( Coup de tonnerre dans le ciel de Berlin-Ouest) alors qu'il présente le Parti des républicains en évoquant le passé de son chef (ancien membre de la Waffen SS), son alliance avec le «néo-nazi» NPD (Parti national-démocrate) et une fidélité à la Constitution de la RFA qui semble plus que douteuse à Gilbert Grand (elle n'aurait pour but que d'éviter la dissolution aux Républicains).Il faut rappeler que la RFA a toujours montré la plus grande vigilance à l'égard de toute renaissance du nazisme et que, de la dissolution du Sozialisti-che Reichs Partei en 1952 à celle du Aktionfsfront Nationaler Sozialisten en 1983, elle n'a jamais hésité à frapper les organisations s'inspirant du national-socialisme.De telles organisations ne sauraient cependant représenter toute la droite ouest-allemande.Etat démocratique, la RFA n'a pas interdit depuis sa création les formations politiques qui, tout en se revendiquant du nationalisme ou du conservatisme, même musclé, inscrivent leurs activités dans le respect de la loi et des institutions républicaines.Le NPD, toujours qualifié de «néo-nazi» par les médias, existe ailnsi depuis un quart de siècle (il a été fondé en 1964) sans jamais avoir été dissous ou menacé de dissolution.La percée des Républicains représente probablement moins de risques pour la démocratie ouest-allemande que les manifestations anti-Républicains des Verts et des pacifistes ouest-berlinois.En cherchant à exclure les 7,5 p.cent des suffrages ouest-berlinois qui se sont portés sur les Républicains de la vie politique ouest-allemande.Verts et pacifistes montrent un visage inquiétant, celui d'un totalitarisme larvé se parant dans les plis d'un dé-mocratisme vertueux.Rock TOUSICNANT Laval LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 12 FÉVRIER 1989 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 12 FÉVRIER 1989 La personnalité de la semaine Le succès de cet avocat de 39 ans, président de VAssociation de la paralysie cérébrale, se résume en un mot: la transparence MARIO GILBERT uatre jours après le Télé-thon du week-end dernier, Richard Champagne avait encore des cernes gros comme ça autour des yeux.Des cerne» lent maintenant $4 millions et quelque.Président d'une des plus grosses «multinationales» dans le vaste réseau des associations d'aide \u2014 l'Association de la paralysie cérébrale\u2014, il s'en est sûrement remis assez vite pour assister, vendredi, à une réunion du conseil général à Québec.« |e suis un superactif au travail, j'en fais autant dans le bénévolat.» Qu'est-ce qui amène un avocat de 39 ans, spécialisé dans les relations de travail, à donner des dizaines d'heures de son temps à une association qui ne vient pas directement en aide à un de ses enfants ou à un cousin éloigné?Né à Pierrefonds, étudiant en journalisme au Collège de Jon-quière, puis en Sciences politiques à l'Université Laval de Québec, il commencera sa carrière comme journaliste au Quotidien de Chicoutimi et au Soleil de Québec.Le droit l'attirera \u2014 «sur le tard»\u2014 et il deviendra avocat en 1981.Retour à Montréal \u2014«en transit»\u2014, où il se consacre aux relations de travail, sans plaider, mais se tenant au coeur des conflits.«En I985, je me cherchais quelque chose à faire.Puis j'ai vu le téléthon et ça m'a intéressé.Alors, je suis allé frapper à leur porte et j'ai proposé mes services.» Tout simplement.Puis, en 1987, un des permanents de l'Association lui demande de devenir président.«On m'avait dit que ça ne prenait que quelques heures par semaine.Maintenant je sais que ça me fait des semaines de 80 à 90 heures.» Cela ne l'a pas empêché de garder encore le fort en 1988.Puis encore en 1989.Une marotte: la transparence Mais ça fait quoi au juste un président de l'Association de la paralysie cérébrale, à part dire «s'il-vous-plait» avant, et «merci» après?«Le président s'occupe d administration courante, assiste aux réunions.C'est lui qui intervient là où ça chauffe.Mais le vrai travail, c'est à la base qu'il se fait, c'est dans les régions.» La base, c'est 80 permanents et 1 500 bénévoles répartis dans neuf «chapitres régionaux».Avec une liste d'attente pour de nouveaux bénévoles qui veulent mettre l'épaule à la roue.Mais le plus grand succès de Richard Champagne ne se mesure pas au nombre de bénévoles ou de millions amassés.Non.Son plus grand succès se résume en un mot, qui reviendra constamment sur ses lèvres, comme une marotte \u2014«les permanents me trouvent parfois fatigant avec ça»\u2014.et c'est la transparence.«La première chose que j'ai faite en arrivant à la présidence, en 1986, c'est de convoquer une A RICHARD CHAMPAGNE «Pour chaque dollar dépensé, le public a le droit de savoir ce que tu fais avec.Il faut être plus pur que pur.C'est une question de confiance.» conférence de presse pour présenter le bilan financier de l'association.Pour chaque dollar dépensé, le public a le droit de savoir ce que tu fais avec.Il faut être plus pur que pur.C'est une question de confiance.» L'histoire des chauffeurs d'autobus, qui avaient gardé une partie des fonds pour eux, aurait pu donner un dur coup à ces finances transparentes.« Mais l'Association s est tenue debout.Elle aurait pu dire que ce n'est pas bon pour son image, qu'on devrait régler à l'amiable pour ne pas que ça se sache.Mais non.On n'a fait aucune concession.» «Les Québécois sont généreux.Il s'agit de leur demander de la bonne façon.Mais si l'Association n'est pas crédible, tu ne l'auras pas ce support-là.» «Mon objectif, c'est de dire aux permanents et bénévoles: écoutez, c'est bien beau, vous avez ramassé trois ou quatre millions de dollars, mais ça ne nous appartient pas.Ça appartient au public.Alors, vous allez rendre publics les bilans financiers à chaque année.» Ce qu'il fait depuis trois ans.Des gouvernements durs d'oreille Cette Association, qui ne touche pas un centime des gouvernements, doit cependant frapper constamment à leurs portes pour des motifs politiques.«Les gouvernants n ont pas une écoute très attentive des groupes très minoritaires, comme les handicapés.L'Association doit toujours assumer ce leadership pour frapper aux bonnes portes.» Comme en 1988, alors que les pressions de l'Association ont permis d'obtenir l'instauration des places de stationnement réservées aux handicapés.Autre objectif initial du président, qui se rapproche davantage, celui-là, de ses fonctions d'avocat dans les relations de travail : assainir le climat au sein de l'Association.«Avec ses structures régionales, il arrive souvent que la tête est loin de la base.|e pense avoir contribué à développer un sentiment d'appartenance à l'intérieur de l'Association.» Le départ de Serge Laprade, devenu au fil des ans le symbole médiatique du Téléthon, l'a-t-il un peu inquiété?«On a essayé autre chose: les tandems.Ça a permis finalement à des artistes qui travaillaient dans l'ombre depuis des années d'être reconnus par l'Association.Et nous avons eu un spectacle aussi bon, sinon meilleur, que ceux des années passées.» «Ça prouve aussi que l'Association est crédible aux yeux des Québécois.Si la crédibilité avait reposé sur une seule personne (Serge Laprade), les résultats de cette année s'en seraient ressentis.» Une autre présidence pour 1990.M.Champagne?«Disons que je ressens certaines pressions pour un quatrième mandat, je serais prêt à épauler la direction générale.» Surtout que l'Association de la paralysie cérébrale fêtera cette année son 40ème anniversaire.Un gros boulot à l'ordre du jour.«Mais il n'est pas bon de rester trop longtemps dans ce genre de poste.|e ne veux paSque l'Association devienne l'histoire à Champagne.» - Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.M \u2022 r i t i i \u2022 i ¦ i AirCanada ¦ ALCAN au magazine AU JOUR Réalisatrice-coordonnatrice: LOUISE B.TARDIF i it : Avec Dominique Lajeunesse et Normand Harvey, du lundi au vendredi.Lt JOUR On vous présente la personnalité de la semaine, demain à 13 h 15 Jik Radio-Canada \"y\" Télévision Demain l'an 2000 LA PRESSE, MONTREAL, EMMANCHE 12 FEVRIER 1989 Abri sans âme ou machine à habiter?was LECLESC collaboration spécial* On a toujours considéré la maison comme un objet inerte.Il y a pourtant une autre manière de l'envisager, apparue il y a quelques décennies déjà, notamment sous l'influence de LeCorbusier.mais qui se développe surtout actuellement, grâce entre autres à tous les gadgets électroniques et informatiques: celle de la «machine à habiter».Dans cette approche, la maison n'est plus une structure passive, mais un «instrument» et un environnement actif, qui interagit constamment avec ses habitants.On ne la voit plus en termes de murs, de toit, de pièces, de dimensions du terrain, mais en termes de «fonctions» qu'elle accomplit.Une maison, c'est un appareil qui vous chauffe, vous abrite de la température, vous protège des voisins ou des voleurs.Probablement le plus bel exemple qu'on puisse donner de cette conception est celui d'un satellite habité.Evidemment, on peut le voir comme un véhicule de transport.Mais c'est aussi un habitat, et un habitat très actif qui ne se contente pas de protéger passivement ses habitants contre le vide extérieur: il leur fournit l'air qu'ils respirent, l'eau et la nourriture qu ils consomment; il assure leurs communications avec la Terre; il vérifie leur .état de santé; il évacue leurs déchets.Une maison ordinaire n'a \u2022 pas besoin de remplir toutes ; ces fonctions.Il y a cependattt \u2022 beaucoup de choses qu'elle .' peut faire pour ses habitants, et qu'elle ne fait pas mainte- \u2022 nant.De plus en plus, un peu ! partout en Europe et surtout ¦en Amérique du Nord, on '.trouve des maisons expérimentales de plus en plus «actives», et généralement de plus en plus automatisées.Déjà sur le marché Depuis peu, le caractère expérimental et un peu science-fiction de ces «maisons du futur» s'estompe, à mesure que plus en plus de gens, pour la plupart des hobbyistes et des amateurs d'électronique, se mettent à transformer leurs résidences en «machines à habiter».On peut dès maintenant acheter un système commercial appelé Tomorrow-House, qui automatise plusieurs fonctions: contrôle du chauffage, des lumières, protection contre le vol, et même choix de la température de votre bain! À un niveau moins avancé, je parlais récemment des systè- mes de contrôle à distance d'appareils électriques divers fabriqués par BSR et qu'on peut se procurer, notamment chez Radio Shack; on peut les relier à un micro-ordinateur domestique ainsi qu'a des «capteurs» divers.Voici quelques exemptes de ce qu'une telle installation peut faire (et fait dès aujourd'hui dans les résidences de plusieurs bricoleurs): \u2022 Allumer automatiquement les lumières à la tombée du jour dans une pièce où il se trouve quelqu'un et les éteindre quand la pièce est inhabitée.\u2022 Hausser la température des pièces habitées, baisser celle des pièces vides; baisser la température pendant la nuit, la hausser le matin avant l'heure du lever, pour économiser l'énergie.\u2022 Préparer le café pour qu'il soit juste chaud au moment où vous vous levez.\u2022 Donner l'impression que la maison est habitée (en allumant et éteignant les lumières, la télé, la radio à des heures différentes chaque jour) pendant que vous êtes parti en vacances.\u2022 Contrôler le degré d'humidité et la chaleur en été en gérant l'humidificateur et le climatiseur.Un peu plus loin Un système un peu plus sophistiqué peut détecter un incendie, ou l'entrée de cambrioleurs, et même décrocher le téléphone et appeler les pompiers ou la police.Il peut aussi surveiller le bon fonctionnement des équipements domestiques: fournaise, réfrigérateur, cuisinière, etc.Avec un système de génération de sons du genre Votrax, votre maison peut même vous parler pour vous dire: «La fournaise chauffe trop», ou «Le climatiseur est en panne».Un détecteur de tonalités branché sur le téléphone peut vous permettre d'appeler chez vous même quand il n'y a personne, pour vous assurer que tout se passe bien.L'étape ultime de la «machine à habiter» sera celle, qui devrait venir d'ici trois à cinq ans, où il sera possible de donner de vive voix des ordres à sa maison au lieu de taper des codes sur un clavier.Imaginez-vous arriver dans une maison déserte après le travail.Au moment où vous mettez la clef dans la serrure, les lumières du salon s'éclairent, le thermostat remonte de cinq degrés.Vous entrez et commandez à haute voix: «Faites-moi un café, allumez la télévision au canal 8.et dans vingt minutes faites-moi couler un bain pas trop chaud.» Non, ce n'est pas encore entièrement possible aujourd'hui.Mais demain?Chocolat pur et chocolat composé: développer un goût adulte CAROLE THIIAUDCAU ¦ C'est Cortez qui.en 1528, ramène au roi d'Espagne les premières graines et les ustensiles permettant de fabriquer le breuvage au chocolat.Les Mayas affirmaient qu'en mangeant la noix du cacaoyer le matin, on pouvait marcher toute la journée sans éprouver le besoin de manger.Rien d'étonnant à cela, quand on sait que le cacao est une source importante de calories, de protéines, d'excitants et même de vitamines! «Mais attention!, lance |ean-|acques Berjot, directeur général de Cacao Barry Canada, on parle du chocolat pur, celui qui est le plus diététique.» Malheureusement en Amérique du Nord, où il n'y a pas de tradition de chocolatier, l'industrie s'est en grande partie rabattue sur le chocolat composé pour fabriquer les bonbons et tablettes.Le chocolat composé est plus facile d'utilisation pour l'industrie, comparé au chocolat pur.Il est stable, prêt à l'emploi.Malheureusement, il est moins bon au goût et a une moindre valeur diététique que le chocolat pur.Le chocolat composé contient en effet de la pâte de cacao additionnée d'huile de palme hydrogénée et de sucre, ainsi que de poudre de lait le cas échéant.Au chocolat pur, fait de pâte de cacao et de sucre et accessoirement de poudre de lait, on ajoute dans certains cas du beurre de cacao, surtout pour te chocolat de couverture.Mais alors, gare au point de cristallisation! La cristallisation Comme toutes les substances, les matières grasses ont un point de cristallisation, c'est-à-dire une température à laquelle elles passent de l'état liquide à l'état solide, ou vice-versa.Le hic.avec le beurre de cacao, c'est qu'il est constitué de cinq gras différents, qui cristallisent chacun à leur point respectif.Lorsqu'on refroidit lentement le chocolat, à 30 degrés Celsius par exemple, les molécules ont le temps de s'agencer entre elles dans une structure géométrique stable, ce qui fait du chocolat solide.Mais, si pour obéir aux impératifs de l'industrie alimentaire, on refroidit le beurre à cristalliser rapidement, à 4 degrés par exemple, on forme des cristaux instables.La technique consiste donc à refroidir le beurre le plus rapidement possible, puis à le refondre à une température correspondant à la formation de cristaux stables (30*).Cette opération s'appelle le Le chocolat au lait: celui des enfants.Le chocolat noir: celui des connaisseurs.Médecine L'hypertension de circonstance W.GIFFORD-JONES collaboration spéciale Je m interrogeais souvent sur le nombre des gens soignés pour une hypertension sanguine dont ils ne souffrent pas, et je n'avais même jamais lu ou entendu d'exposé scientifique confirmant mes soupçons à ce sujet.Une récente lettre circulaire de la faculté de médecine de l'université américaine Harvard a dissipé le mystère.Et si la recherche requise par l'élaboration du document ne vaudra pas de prix Nobel à ses auteurs, la conclusion n'en sera pas moins précieuse pour les patients qui vont encore s'entendre dire par le médecin : «Vous devez prendre un médicament car votre tension est en hausse aujourd'hui!» Bien que ce conseil puisse être approprié, c'est parfois de poussées sanguines aussi momentanées que normales qu'il s'agit.On sait depuis longtemps que la pression du sang dans les artères varie au cours d'une journée, que l'on soit atteint d'hypertension ou pas.C'est ainsi qu'à moins qu'un cauchemar ne vous livre à Dracula, votre tension baisse pendant le sommeil.Et elle s'élève un peu au fil des activités diurnes.La lettre circulaire de Harvard mentionne que des chercheurs de l'université Cornell ont étudié des gens présentant des tensions sanguines normales, presque excessives, et excessives.Les sujets ont fait contrôler leur tension par un médecin en deux occasions séparées.Entre-temps, c'est un dispositif automatique qui, attaché au bras des patients, enregistrait les fluctuations.Enfin, une technicienne assurait une troisième vérification comparative avec l'enregistreur.Les résultats?Ce sont les médecins qui avaient obtenu les plus hautes lectures et le phénomène a permis de conclure que certaines gens ne démontraient d'hypertension qu'en présence des hommes en blanc ; sortis du cabinet des médecins, ils affichaient des tensions normales et même le stress inhérent à leurs occupations professionnelles restait sans effet sur leur système.On qualifia donc d'«hypertendus de circonstance» les victimes de ce phénomène affectant surtout les femmes.Voici donc de bonnes nouvelles pour certaines personnes qui prennent des médicaments contre ce mal, attendu que vingt-et-un p.cent des patients catalogués comme étant au bord de l'hypertension, ainsi que cinq p.cent de ceux recensés comme souffrant de légère hypertension, ont démontré un état normal à l'enregistreur qu'ils portaient au bras.La fréquence des maux cardio-vasculaires a diminué de vingt-cinq à trente p.cent depuis dix ou vingt ans, ce qu'on explique notamment par la régression du tabagisme, une moindre consommation de viande, l'élimination du poids superflu, et un accroissement de l'activité physique.Loin de moi l'intention d'inciter ceux qui prennent des médicaments contre l'hypertension à jeter leurs flacons: le traitement suivi de l'hypertension a été d'une importance déterminante dans la réduction du nombre des victimes d'embolies.Mais cette étude devrait attirer l'attention des patients et de leurs médecins sur un point important.Si l'on disait déjà que les ablations d'utérus, d'amygdales et d'hémorroïdes sont superflues dans plus d'un quart des cas, nous pouvons maintenant ajouter qu'un patient sur quatre se fait peut-être prescrire des pilules pour une hypertension inexistante.Le document de Harvard ne devrait pas non plus causer de commotion.On sait depuis longtemps que les émotions déclenchent d'importantes montées de la tension sanguine.Celle d'astronautes en partance, par exemple, s'élève de façon aussi spectaculaire que la fusée rugissante qui les emporte, et même les animateurs de télévision les plus blasés ne peuvent contenir la leur dans les dernières secondes des comptes à rebours.De toute évidence, la présence d'un médecin provoque chez certains un effet analogue! Que ferais-je si mon propre médecin disait : «Giff.l'hypertension vient de s'ajouter à l'ulcère d'estomac, les migraines et les insomnies que les heures de tombée du journal t'avaient déjà donnés.Voilà des pilules qui devraient t'aider.» Eh bien, j'accepterais les comprimés avec gratitude et enthousiasme si ma tension sanguine était très au-dessus de la normale, mais je réviserais aussi l'importance que je prête aux heures de tombée.Si mon toubib qualifiait ma tension de «légèrement élevée», je refuserais poliment tout remède pour l'immédiat et me rendrais au plus proche hôpital qui puisse m'équiper pour vingt-quatre heures d'un enregistreur dont j'apprendrais si mon collègue me terrorisait ! Si, par contre, l'enregistreur révélait une «légère» hypertension, je commencerais mon traitement par un examen de mon mode de vie.je réduirais mon poids si j'étais trop gros.le cesserais de fumer en pensant qu'une cigarette peut augmenter la tension de dix points pendant dix minutes.Je me souviendrais que la caféine de deux ou trois tasses de café ou de thé fait grimper la tension de dix à quatorze points.|e prendrais toujours mon apéritif au souper parce qu'il est inoffensif, mais je me souviendrais de la montée de tension subie par ceux qui prennent plus de trois verres par jour, je prendrais moins de sel.Et je m'attellerais à un programme d'exercices physiques de trente minutes trois fois par semaine, dont l'efficacité contre la tension est démontrée.Et si rien de tout cela ne suffisait, je prendrais des médicaments.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT, U Prttse M.Jean-Jacques Berjot, directeur général de Cacao-Barry Canada.tempérage.On travaille le chocolat alors qu'il est dans un état où ses molécules sont stables mais malléables.Par exemple, on fond le chocolat de couverture à 50* centigrade, alors que ses molécules sont instables et en mouvement.On le refroidit ensuite à 27* C, et ses molécules s'agencent en un amas solide instable.La troisième étape consiste à réchauffer le chocolat à 32*.un point où les particules se rangent de façon stable stable mais sont tout de même malléables.On moule ou on enrobe les bonbons.Puis on cristallise définitivement à 20 degrés C, qui est aussi la température de conservation.Lorsqu'on laisse fondre au soleil une barre de chocolat pur l'été, elle blanchit: les molécules de beurre de cacao se dissocient de la pâte.Pour retrouver un mélange homogène, il faut passer par la cristallisation.Fait curieux, le beurre de cacao est la seule graisse végétale qui n'est pas saponifiable, c'est-à-dire à partir de laquelle il est impossible de fabriquer du savon.L'huile de palme, par exemple, est saponifiable: elle est à la base du savon Palmolive.3 Valeur nutritive La composition de 100 grammes de cacao en poudre non sucré est la suivante: 21 g de protéines, 29 g de lipides (505 calories), 40 g de glucides, 100 mg de calcium, 12 mg de fer, du magnésium, sans compter qu'il est une appréciable source de magnésium et de potassium.Il contient également des vitamines solubles dans l'eau, les Bl, B2 et B6, de même que des vitamines liposolubles, les vitamines A et D.Comme le thé et le café, le cacao contient de la theobromine et de la caféine, deux excitants qui expliquent l'effet stimulant du chocolat.v Il contient des tannins et du fluor, et certains chercheurs attri- buent au chocolat non sucré une action anti-carie.Selon M.Berjot, le véritable chocolat de régime est le chocolat noir, amen il contient de la graisse végétale (le beurre de cacao) et pratiquement pas de sucre.La compagnie Cacao Barry a même mis au point un chocolat pour diabétique: il contient de la pâte de cacao, du beurre de cacao et de l'aspartame, cet édulcorant du sucre.Malheureusement, cette variété n'est pas disponible ici.Quant au chocolat blanc, c'est le bourreau par excellence des foies qui en ont lourd sur la conscience.11 ne contient que du beurre de cacao, de la poudre de lait et du sucre, autrement dit un mélange de glucides, de graisse végétale et de graisse animale.On sait que les graisses et les sucres ne font pas bon ménage, et qu'il est recommandé d'ingurgiter l'un ou l'autre séparément plutôt qu'ensemble.Selon M.Berjot, il n'est pas bon non plus de mélanger une graisse animale avec une graisse végétale.Le chocolat pour adultes Pour M.Berjot, le chocolat au lait et sucré demeure celui des enfants, mais les personnes au palais «adulte» sont davantage portées sur le chocolat noir, amer sans être acide.Au Canada, il y a quatre ans, 75 p.cent de la consommation de chocolat était de chocolat composé et 25 p.cent de chocolat noir.Maintenant, la consommation se partage également entre les deux types de chocolat, «et dans cinq ans, la proportion sera de 75 p.cent de chocolat noir contre 25 p.cent de chocolat composé», affirme Jean-Jacques Berjot.La tendance va vers les chocolats de plus en plus amers, poursuit-il.Un chocolat amer peut cependant être «rond en bouche» et ne doit en aucun cas être acide.Le chocolat acide donne des picotements sur les côtés de la langue, ce qui n'est pas le cas du chocolat amer.Le carnet d'observation Un épervier brun.¦ De Bois-des-Fiiion, Mme Lise Roussel mentionne la présence d'un épervier brun tout près d'une mangeoire.Elle demande s'il s'agit-là d'un oiseau rare.Cette espèce est observée assez régulièrement au Québec durant l'hiver, même si le nombre de spécimens est très faible: l'épervier brun passe habituellement l'hiver plus au sud.Il arrive souvent durant la saison froide que ce rapace s'aposte à proximité de mangeoires en vue d'un bon repa-s.à plumes! Les animaux en captivité: un nouveau projet de loi ¦ Devant l'abondance de mémoires, une cinquantaine, qui lui ont été présentés à la suite de la publication du projet de loi sur les animaux en captivité, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche a finalement décidé d'élaborer un nouveau projet qui devrait être divulgué au cours des prochaines semaines.Cette nouvelle législation avait fait l'objet de plusieurs articles dans les journaux et de nombreuses ornithologues amateurs s'y étaient opposes.Des nichoirs en quête de pensionnaires Quelques lecteurs qui ont participé à notre petite enquête sur l'hirondelle noire demandent pourquoi, en dépit de leur efforts, cet oiseau n a pas daigné s'installer dans leurs nichoirs .C'est notamment le cas d'Yves Bibeau, à Sainte-Victol-re-de-Sorel, et de Maurice Tou-chette, à Beioeil.Je ne sais que répondre et ne peux que les encourager à persister.Deux de mes amis ont des nichoirs installés depuis quatre ou cinq ans sans aucun résultat.L'un d'eux a même utilisé des enregistrements sonores pour attirer les hirondelles noires qui survolaient sa maison.En vain.Pourtant, à moins d'un kilomètre de là, il existe une colonie depuis quelques années déjà.PIERRE CINCRAS \u2022 \u2022B5 Guv Pinard mm rançois Cou-wm tu, de Partenariat Afrique Canada, parlera du rôle des organisations non gouvernementales dans le système des Nations Unies demain à 17 h.à l'École d'administration publique, 4835, rue Christophe-Colomb, à l'invitation du Croupe d'étude, de recherche et de formation internationales.La ville de Roxboro est à la recherche de bénévoles désireux de s'impliquer dans l'organisation des nombreuses manifestations qui marqueront le 75* anniversaire de fondation de la ville.Une rencontre aura lieu à cet effet demain à 19 h 30.au chalet de Roxboro.Renseignements: 684-0555.Les parents qui désirent préparer adéquatement les prochaines vacances de leurs enfants \u2014et par conséquent les leurs aussi! \u2014 apprendront avec plaisir que la Foire des camps de vacances de Montréal aura lieu du 13 au 18 février au complexe Desjardins.Renseignements: 281-1870.Une précision: Paul Can tin.dont il était question jeudi, est coordonnateur du Fonds des employés de la Fondation du Québec des maladies du coeur, et non pas d'Air Canada.La communauté chinoise Les représentants de la communauté chinoise de Montréal étaient récemment les hôtes du maire Jean Doré, et la rencontre a provoqué des échanges très animés avant qu'on ne s'attaque au buffet \u2014chinois évidemment\u2014 servi dans le hall d'honneur de l'hôtel de ville.Le maire Doré est en compagnie de Leung Tom, président du Centre uni de la communauté chinoise, Kathleen Verdon, membre du comité exécutif de la ville, et Cynthia Lam, directrice du Service à la famille chinoise.photo jmm-wb itmamuu.u p™» Le Croupe Préve!, présidé par lacqucs Vincent, et Loignon.Durand, Quevillon, dont le président est André Cbmrbonncau, célébreront deux événements mardi à lOh.au 4688.rue Po-minville.a Pierrefonds, en présence de Cyril W.McDonald.maire de Pierrefonds.En effet, les deux entreprises profiteront de la Saint-Valentin pour souligner le premier anniversaire du projet domiciliaire du square Chambery, sous le thème Opération Coup de foudre au square Chambery.Marco M.Cenoni.président d'Oerlikon Aérospatiale Inc., sera le conférencier lors du prochain déjeuner-causerie de la Chambre de commerce de Montréal mardi à midi, à l'hôtel Le Méridien.Renseignements: 288-9090.Volupté féminine, tel est le thème du défilé de mode de la designer québécoise Madeleine Quenneville qui sera présenté mardi à midi, à l'hôtel Ramada Renaissance du Parc.Un autre défilé sera présenté une semaine plus tard en collaboration avec la boutique Vision New York.Renseignements: Colette Tou-tant, 288-6666.Louise Courteau présidera le lancement des ouvrages de Pierre Dagenais, Louise de Conza-gue Pelletier et Michel Savi- fnac mardi à 17 h, au 7364, rue aint-Denis.Pierre Théberge, directeur du musée des beaux-arts de Montréal, et MP Michel Pallascio, président de la Commission des écoles catholiques de Montréal, procéderont au vernissage de l'exposition Chagall vu par les jeunes de la CECM mardi à 17 h 30, au musée même.Lucien Kroll, de l'Atelier d'urbanisme, d'architecture et d'informatique Lucien Kroll, à Bruxelles, parlera d'architecture homéopathique et d'urbanisme animal mardi à 18h.à l'auditorium H.Noel Fieldhouse de l'Université McGill.M.Kroll est à Montréal dans le cadre d'une exposition intitulée Lucien Kroll: Motifs, dont le vernissage aura lieu mercredi à 18 h, au Centre de design de l'UQAM.Renseignements: 282-3395.Le Club Kiwanis Ile Jésus Inc.présentera un défilé de mode printemps-été le 21 février, à 20 h, à la maison des arts de Laval, au profit de Sclérose en plaques Laval.Au programme, les collections de fean-Claudc Poi-traa, de Irwin Samuel et de la boutique Mijo.Renseignements: 681-3188.La chanteuse Dionne Warwick a accepté, malgré son horaire fort chargé, de donner un concert gratuit au profit de la Fondation canadienne Un monde de rêves, le 7 mars, à l'hôtel Château Cham plain.Le prix du billet comprend le cocktail, le repas, les prix de présence et le concert.On sait que cette fondation a pour objet de réaliser les rêves d enfants gravement mala- des.Renseignements: Deborah Sims.au 843-7254.La Commission du 325* anniversaire de fondation de Bou-cherville invite les citoyens de la municipalité â soumettre leurs projets de logo et de slogan.Un prix de $325 sera offert aux gagnants, et la date-limite a été fixée au 15 mars.Renseignements: 655-3131.Valérie Briançon.Tbipba-vanh Vongkhamchanhk et Julie Provencber, de l'école secondaire Notre-Dame-de-Lourdes, de Longueuil, ont enlevé les trois premières places lors du concours d'essais littéraires du \u2022Club Optimiste de Greenfield Park.Les membres du jury du Prix Louis-Philippe-Pigeon sont désormais connus.Il est formé du juge Louis Le Bel, de la Cour d'appel du Québec, président du jury; M* Pierre E.Audet.du ministère de la lust ice du Québec; de M* Robert Normand, président et éditeur du quotidien Le Soleil; de M0 Louise Otis, de Trudel.Nadeau & Associé, et de M* Jean K.Samson.sous-ministre associé au ministère de la lustice du Québec.Les concurrents ont jusqu'à 16h, le 31 mai, pour soumettre leur manuscrit.Leopold Blouin, de Transports Québec, est le président d'un important colloque consacré à la signalisation routière du Québec, et qui aura lieu le 2 mars, à 9 h.à l'Auberge des Seigneurs de Saint-Hyacinthe, sous l'égide de l'Association québécoise du transport et des routes.Renseignements: 274-3573.A MARDI ?E R S 0 N N ALITÉ - MYSTÈRE de* méttlfl d'wts du Ou*b*c ¦ Malgré sa notoriété, d'abord â titre de footballeur avec les Alouettes de Montréal, puis â titre de président de la Brasserie Labatt, Pierre Desjardins s'est avéré une personnalité-mystère plus difficile â identifier que je ne l'aurais cru, puisque je n'ai reçu que 210 coupons de participation avec un taux de bonnes de re- Pmses de 61,4 p.cent, envers de la médaille, c'est que j'ai pu profiter d'un congé de courrier.Parmi les bonnes réponses, Yvon Laberge, préposé au pupitre, a tiré au sort les noms de quatre finalistes: Louise Boasi, d'Entrelacs (une habituée!); Flore Dauphin et Céline Tremblay, de Montréal; et fuies Allant, de Montréal-Nord.Ces personnes sont admissibles au tirage d'un bon d'achats de $200, gracieuseté de la Corporation et du Salon des métiers d'art du Québec, ainsi que de La Presse.Le prochain tirage aura lieu le 24 février.Les participants peuvent tenter leur chance aussi souvent qu'ils le veulent, mais chaque enveloppe ne peut contenir plus de cinq bulletins.-» La personnalité-mystère de cette semaine est facile à identifier.Cette comédienne avait 36 ans de moins lorsque cette photo fut prise.Si vous reconnaissez cette personne, écrivez à TÊTES D'AFFICHE, La Presse, 7, rue Saint-facques, Montréal, Québec H2Y IK9, en joignant la date de parution.Montréalités L'édifice du Club Canadien sera préservé IU Le Club Canadien, dans la partie est de la rue Sherbrooke photo rené pkmo, (J mm Le comité exécutif de Montréal a décidé de citer comme monument historique l'ancien Club Canadien, situé aux 434-438 est, rue Sherbrooke, non loin de la rue Berri.L'immeuble du siècle dernier, malheureusement coincé contre une haute tour, était connu autrefois comme la maison Arthur Dubuc.Le Club Canadien formé en majorité d'hommes d'affaires, y a longtemps eu son siège.Les nombreuses pièces de la maison servaient de salons, de fumoir, de salle à manger, etc.Le Club Canadien a fermé ses portes il y a environ quatre ans, et l'immeuble est maintenant occupé en partie par une firme de gestion d'immeubles.Sise dans le quartier Saint-Jacques, la maison Arthur Dubuc a été érigée en 1894 par l'entrepreneur en construction qu'était M.Dubuc, selon des plans de l'architecte Alphonse Raza.Le comité qui a recommandé la citation juge son architecture exceptionnelle, et son décor architectural tout aussi exceptionnel à Montréal.Le règlement qui en fait un monument historique prend effet à compter de la date de signification de l'avis spécial au propriétaire.Le comité consultatif sur les biens culturels de Montréal entendra ensuite les mémoires et autres commentaires, s'il a lieu.L'ORTHOGRAPHE, M.LE MAIRE ¦ L'hôtel de ville de Montréal est-il en froid avec l'orthographe?Il arrive souvent, dans les nombreux documents municipaux qui en émane, que la langue de l'administration soit alambiquée, voire obscure.Trop souvent aussi, il s'y glisse des fautes d'orthographe.Mais quand le maire Jean Doré prend la peine d'écrire à ses concitoyens pour les inviter à le rencontrer, on pourrait s'attendre â ce que sa lettre soit impeccable.Or, dans une lettre de deux paragraphes adressée récemment aux résidants des districts Saint-Jacques et Sainte-Marie, on relève au moins quatre fautes.Les plus impardonnables concernent des noms de rues.Imagi-ne-t-on que le maire de Montréal ne sache pas qu'il existe dans sa ville une rue Amherst (et non Amhurst), une rue Parthenais (et non Partenais)?Quant à l'expression «c'est-à-dire», les mots sont reliés par des traits d'union, tout comme le nom de la polyvalente Pierre-Dupuy.Bien sûr, le maire Doré n'écrit pas lui-même ses lettres, non plus que ses circulaires.Mais il devrait bien se trouver quelqu'un, parmi les 12 000 employés de la ville, qui ait pour tâche de relire avec attention ces missives.Après tout, il est permis de s'attendre à ce que l'orthographe soit la politesse des maires.UN CONGRÈS POUR 1992 ¦ A trois ans de la célébration du 350e anniversaire de Montréal, en entend relativement peu parler des manifestations qui en commémoreront la fondation.Toutefois, le Conseil international des Archives tient à faire savoir que son XIIe congrès international se tiendra à Montréal à l'automne 1992.Cet organisme qui fut créé sous les auspices de ('UNESCO en, 1948.compte des membres dans 130 pays.Le directeur général du comité organisateur, M.Claude Minot-to, signale que tous les organismes concernés au Canada unissent leurs efforts pour en faire un succès.Les gouvernements du Québec et d'Ottawa y jouent un rôle de premier plan, à cause de leurs réalisations et de leurs projets dans le domaine des archives.De plus, les communautés religieuses du Québec dont les archives sont riches, travaillent également à l'organisation du séminaire pré-congrès, via le regroupement des archivistes religieux, indique M.Minotto.On attend quelque 2 500 participants venant de tous les continents, à ce congrès qui aura lieu à l'Hôtel Reine- Elisabeth.HABITER MONTREAL ¦ Il existe actuellement près de 7 000 terrains vacants dans la ville, dont le zonage est résidentiel.Leur valeur est de $145 millions.La ville y voit une sous-utilisation de l'espace et des infrastructures, et entend donner un coup de barre pour favoriser leur aménagement.Par ailleurs.Montréal entend créer un service accéléré à l'intention des promoteurs du secteur privé, coopératif et sans but lucratif.Ce service regroupera l'accueil, le suivi des demandes' de permis, l'information sur les programmes d'infrastructures et'-de subventions, sur les possibilités de développement et sur les formules de partenariat.Ce ser-.vice fera la promotion des inno- -vations résidentielles.Consciente de la lourdeur de sa réglementation qui peut nuire à sa compétivité face à la ban-: lieue, la municipalité entend-procéder à l'harmonisation de son propre code de construction: I au Code national du bâtiment.Elle veut aussi revoir les régie-, ments de zonage, créer un index des règlements municipaux et améliorer le cheminement administratif des projets.Enfin, la ville s'attaque même: à la qualité des construction.Elle envisage la création d'un certificat général de qualité et un certificat d'insonorisation' qui pourraient être accordés par le secteur privé.De plus, Montréal envisage la création d'un guichet unique où les citoyens pourront obtenir les renseignements sur les programmes et les services.Ainsi, plusieurs ménages en attente d'un HLM pourraient bénéficier de Logirente, mais ne s'en prévalent pas, indique-t-on.Ces intentions sont énoncées dans le document Habiter Montréal, rendu public cette semaine.CONTREVENANTS CHOYÉS ¦ Montréal permet maintenant à un plus grand nombre de contrevenants de se libérer des sommations concernant des infractions pour lesquelles ils devaient autrefois comparaître en Cour municipale.Tout comme pour les contraventions émises en vertu des règlements de la circulation, on peut désormais payer l'amende imposée pour une violation concernant d'autres règlements tels: le code de construction ou du logement, les règlements de zonage, de prévention des incendies, de permis. do LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 12 FEVRIER 1989 Une femme sacrée évêque sous les huées et les accusations d'«imposture sacrilège» Certains craignent que cet événement provoque un schisme au sein de I Église anglicane d'mprtm UPt et AP Note et divorcée, Mme Barbara Harris devenait hier la première femme à accéder a l'épiscopat dans les 450 ans d'histoire de l'Église anglicane.À sa drolre, le révérend David Johnson, évéque du Massachusetts, dont elle sera l'assistante.iasexpmto m> BOSTON ¦ De nombreuses huées et des accusations d'< imposture sacrilège» ont fusé, hier, lors des rites de consécration de Barbara Harris, première femme à accéder au rang d'évéoue dans les 450 ans d'histoire de l'Église anglicane, événement qui, craignent certains, est susceptible de provoquer un schisme.Mme Harris, une Noire divorcée, fut consacrée évéque de l'Église episcopal ien rie, la branche américaine de l'Église anglicane d'Angleterre.Lors de la cérémonie, de nombreux traditionalistes ont lancé diverses accusations contre cette ordination et d'autres ont longuement hué la cérémonie à laquelle participaient quelque 7 000 invités, dont 60 évéques episcopal iens.L'Église anglicane d'Angleterre, qui ne reconnaît pas le statut d'évéque de Mme Harris, n'a délégué aucun représentant officiel à l'historique cérémonie, non plus que l'Église catholique.Les deux groupements religieux ont toutefois délégué des observateurs officieux à la cérémonie qui se déroulait dans le Hynes Convention Center de Boston.«La tradition de l'Église universelle n'autorise pas l'ordination d'une femme, de dire le révérend John Jamison.Nous perpétuons ainsi une imposture sacrilège.» «le vous implore de ne pas poursuivre cette cérémonie, a lancé pour sa part le révérend lames Hopkinson, du diocèse de New York.le crois que sa consécration est contraire à la doctrine.L'élection d'une femme à l'épiscopat a déjà provoqué de profondes divisions dans la communauté anglicane et sa consécration sera Ta source de torts irréparables.» Le révérend Edmond Lee Browning, qui a présidé la cérémonie, a toutefois écarté toutes les objections soulevées lors d'un débat prévu à cette fin avant la cérémonie.«La majorité des comités des diocèses de notre Église a consenti, a-t-tl expliqué devant un parterre qui l'a longuement ovationné.Nous procéderons donc à cette consécration.» «Nous sommes enthousiasmés, non seulement pour Barbara et l'Église, mais pour notre diocèse qui offre un modèle de ministère et de leadership pour les prochai- nes années», a pour sa part affirmé le révérend David Johnson, évéque du Massachusetts.Mme Harris, qui est âgée de 58 ans, sera adjointe au révérend Johnson dont le diocèse compte 96 000 fidèles.A ce titre, elle est considérée évéque à part entière.Elle avait été élue à ce poste en septembre dernier par les délégués diocésains et cette décision fut entérinée par une majorité des responsables de l'Église.Certains s'opposent toutefois à ce que Mme Harris prenne charge de son poste, sous prétexte Qu'elle est une femme, tandis que 'autres estiment qu'elle manque de connaissances théologiques, d'une éducation adéquate et d'une expérience suffisante du ministère.À Londres, l'archevêque de Cantorbéry, Robert Runcie, leader spirituel des anglicans et primat de l'Église d'Angleterre, a affirmé que son Église ne reconnaît Cas Mme Harris comme évéque.a Communion anglicane est formée de quelque deux douzaines d'Églises de par le monde.Beaucoup dénoncent Mme Harris en rappelant qu'elle est une divorcée et qu'elle enseigne des idées trop radicales sur divers sujets, allant du sida au racisme en passant par l'égalité pour les femmes.«Son divorce, son manque d'expérience et son niveau académique insuffisant l'auraient rapidement écartée de ce ministère si elle avait été un homme», soutient le révérend Titus Oates, de Boston, un des principaux adversaires de cette consécration.Mme Harris, pour sa part, croit que sa présence ne fera pas de tort à I Église.«Je ne crois pas que ma consécration provoquera un schisme.mais si c'est le cas, il y aura péché et faute des deux parties.» Mme Harris s'était jointe à l'Église anglicane alors qu'elle était encore très jeune et, en 1968, était déjà active au sein de l'Église, à Philadelphie.On lui refusa l'ordination en 1976, mais devint diacre en 1979 et fut consacrée prêtre l'année suivante.De 1980 à 1984, elle eut la charge d'une paroisse de Norristown, en Pennsylvanie, en plus de tenir un emploi d'aumônier de prison.Avant d'accéder à la prêtrise, Mme Harris travailla dans les relations publiques auprès d'une compagnie pétrolière, bile ne fréquenta jamais le collège mais fit des études au séminaire de Sheffield, en Angleterre.L'État du Vatican fête ses 60 ans Agence France-Presse CI1$ DU VATICAN ¦ l.'Éuit du Vatican a fêté hier ses 60 années, par une journée fériée et en arborant aux fenêtres des palais des congrégations les bannières pontificales blanches et jauhes.L'État du Vatican, le plus petit du hionde avec ses 44 hectares, a été créé par les accords de Latran, signés le 11 février 1929 entre l'Italie et le Saint Siège.Ces accords ont permis, relève hier l'Os-servatore Romano, journal du Vatican, de «rétablir la concorde dans les consciences et parmi les Italiens», en mettant fin à l'épineuse question romaine, à la fois capitale de l'Italie et capitale mondiale de la foi catholique.Jusqu'en 1859, les pouvoirs du pape s'étendaient sur un royaume de 18000 km carrés dans l'Italie Campagne de financement du diocèse de Montréal: objectif de $1,2 million JULES BÉLIVEAU LW objectif de la campagne de financement du diocèse de Montréal qui sera lancée le printemps pro-ciiain a ete tixé, à peu de choses près, au même montant que celui du déficit de son dernier exercice financier: $1,2 mil-lion.! Cette campagne aura lieu exactement du 2 au 16 avril.Mais elle est déjà perçue à l'archevêché comme une opération majeure qui, si elle doit rapporter des sous, en coûtera également beaucoup.On parle en effet de dépenses pouvant tptaliser jusqu'à un quart de million de dollars.' Les autorités du diocèse se rejouissent toutefois d'avoir déjà recruté des collaborateurs bénévoles prestigieux: d'abord lés trois co-présidents de la Campagne, MM.Pierre Barnes, Frank McLaughlin et Gérard Plourde, respectivement président et directeur général de la société Investissement Desjardins, conseiller en gestion et administrateur honoraire d'UAP.La maison de publicité BCP a également accepté de prêter gratuitement son concours à la campagne et serait d'ailleurs déjà à l'oeuvre dans ta préparation de matériel publicitaire.' La direction générale de la campagne a été confiée par le Cardinal Paul Grégoire à Mgr Robert Riendcau.Trois comi-, tes ont été formés: celui des Communications, celui des paroisses et celui du clergé.Et depuis peu, des rencontres avec les conseils de fabrique de toutes les régions du diocèse sont organisées.,' Selon l'abbé André Lamou-reux, directeur du Service de presse de l'archevêché, la campagne de financement du diocese visera à donner un nouvel élan à l'Église de Montréal afin de lui permettre de faire face à de nouveaux défis et de progresser.UN VADE-MECUM POUR LAÏCS ÉVANCÉLISATEURS ;¦ Le synode des évéques catholiques de 1987 sur la vocation let la mission des laïcs dans ;l'Église et dans le monde vient de trouver sa conclusion avec la publication de l'exhortation apostolique Christi fidèles lai-ci.Ce texte, qui est la plus longue exhortation post-synodale de Jean-Paul II.peut être décrit comme un vade-mecum pour l'Église et tout particulièrement pour le lalcat.Dans ce document, le pape affirme que la mission du laïc ne peut bien se comprendre que dans le contexte vivant de l'Ëglise-Communion.Aussi rappelle-t-il que, comme tous les autres baptisés, les fidèles laies sont aussi responsables de la mission évangélisatrice de l'Église.L'exhortation post-synodale reprend plusieurs thèmes déjà abordés par Jean-Paul II mais elle met un accent particulier sur divers lieux ou moyens offerts aux laïcs pour un meilleur et un plus juste service de la société et de l'Évangile.Le pape ne veut manifestement oublier personne: il souligne que les jeunes, les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrantes et malades ont tous «une place, une dignité, une tache» et que tous ont été envoyés, selon leur vocation propre, dans la vigne du Seigneur.Au sujet de la femme, Jean-Paul II déclare qu'il est urgent de défendre et de promouvoir sa dignité personnelle en reconnaissant sa contribution à l'édification de l'Église et au développement de la société et en détruisant la mentalité injuste et matérialiste qui considère l'être humain, et spécialement la femme, comme un objet.POUR PRÉPARER LES CÉLÉBRATIONS DE LA SEMAINE SAINTE ¦ Même si Pâques ne tombera que le 26 mars prochain, certaines personnes songent déjà aux célébrations de la Semaine sainte.C'est le cas du personnel du Service de pastorale liturgique du diocèse de Montréal, qui a mis à son programme une session de préparation des célébrations de la Semaine sainte.Cet événement, qui aura lieu le mardi 21 février, de 19 h 30 à 22 h, au sanctuaire Marie-Reine-des-Coeurs, dans l'Est de Montréal, donnera aux personnes présentes plusieurs bonnes idées pour l'organisation de célébrations liturgiques aussi belles que signifiantes et originales.Une chorale de jeunes, des musiciens et des spécialistes de la gestuelle liturgique et des symboles visuels religieux, offriront à cette occasion des exemples de ce qui peut être fait pendant la Semaine sainte.Le responsable de cette session est l'abbé Louis Dicaire.On peut obtenir des informations au sujet de la soirée en communiquant avec le Service de pastorale liturgique du diocèse de Montréal au numéro de téléphone 931-7311.centrale, avec une population de 3 millions d'habitants.Les accords de Latran, souligne VOsservatorc, «reconnaissent au Saint Siège la souveraineté qui est de sa nature», et «garantissent sa liberté pleine et entière».Le Vatican comprend, outre la basilique Saint Pierre, plusieurs églises et palais, les jardins, les musées, un héliport, une gare avec quelques centaines de mètres de voie ferrée, reliés aux chemins de fers italiens.Le Vatican dispose même en principe d'une flotte navale, depuis 1951 : son port officiel a une adresse, au deuxième étage du palais du gouverneur.La population du Vatican est composée de 421 citoyens, dont 44 cardinaux, 181 diplomates, 42 prélats et ecclésiastiques, 2 religieux, 49 laïcs et 103 officiers et gardes suisses.En proportion, le Vatican est ainsi l'État le plus armé du monde: presque un 3uart de ses citoyens sont des sol-ats professionnels.Le Vatican est aussi le plus important employeur de main d'oeuvre étrangère: chaque jour, 2 315 personnes entrent au Vatican pour aller y travailler.Une chance de plus ANDRÉ TRUDEUE ¦ Il n'est jamais facile de réussir un contrat de 3 SA quand trois As manquent.A vous de tenter votre chance avec la main qui suit.Donneur: Sud Vulnérabilité: aucune Nord ?RD4
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