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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-03-11, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles Littérature Arts plastiques Disques et vidéos Restaurants Vins LA PRESSE.MONTREAL, SAMED111 MARS 1989 Wtt Je n'ai pas essayé de refaire «Le Matou», ce serait terrible de s'imiter soi-même».MARIO ROY ¦ i.¦ e n'ai pas essayé de refaire Le '( aP Matou.Ce serait terrible d'essayer de s'imiter soi-même », dit et redit Yves Reauchcmii», avec force haussements d'épaules et regards en coin vers la brique posée devant lui.La brique, c'est évidemment Juliette Pomerleau.Sept ans de gestation, 691 pages, tirage initial de 30 000 exemplaires au Québec ( Le Matou avait d'abord été tiré à 3 000 avant de dépasser les.1,2 million d'exemplaires, d'être traduit dans 15 langues, d'être adapté à l'écran), lancement en France en septembre.Y a-t-il jamais eu un roman aussi attendu que celui-là dans la petite histoire de la littérature québécoise ?Et quelles questions ne s'est-on pas posées en septembre, en octobre puis en novembre derniers, lorsque l'écrivain a répétitivement reporté la parution de son oeuvre ?Le doute ?Le trac ?« Bien sur qu'aujourd'hui, j'ai un peu le trac.Mais les reports n'avaient rien à voir avec ça.je voulais polir et, surtout, faire un livre.succinct, je voulais enlever de luliette Pomerleau ce qu'il y avait de trop, l'aérer, le dégraisser \u2014 même si c'est l'histoire d'une obèse! \u2014.le rendre limpide, transparent.Ne pas imposer 40 pages superflues au lecteur.« Il y a eu des pressions pour hâter la parution, bien sur.Mais je suis demeuré le capitaine du bateau, même si j'ai pu compter sur une précieuse assistance au moment des dernières lectures, des dernières corrections.Au bout du compte, je suis heureux d'avoir travaillé six mois de plus : c'est au cours de cette période que le livre a pris sa patine, où chaque détail a été soupesé \u2014 vous savez, chaque mot, chaque phrase a pour fonction de créer un effet précis.C'est cela qu'il faut atteindre ».Beauchemin ajoute : « Mon travail est fini, maintenant.» C'est vrai : il appartient aux autres de s'agiter, à l'éditeur, aux distributeurs, aux libraires, aux médias.Et aux critiques.Raconter des histoires L'écrivain, lui,.pense déjà à autre chose.« À l'histoire d'une famille; les parents, les enfants, je ne sais pas exactement, j'en suis au stade où je ne fais que penser et prendre quelques notes.Mais une chose m'a frappe : il n'y a pas de véritable famille dans Le Matou, ni dans luliette Pomerleau.Alors, c'est une vraie cellule familiale que j'ai le goût, maintenant, d'explorer ».Une autre histoire, en somme.C'est le don qu'il a, Beauchemin, le don de raconter des histoires.« Un roman, c'est une histoire, de quelque façon que l'on puisse voir la littérature.Autrement, vaut mieux faire de la poésie! C'est en partie la raison pour laquelle le nouveau roman fran- PHOTO ROBERT NAD0N.L3 Presse çais s'est avéré un désastre, bien qu'il y ait eu quelques grandes réussites, Rob-be-Grillet ou Claude Mauriac par exemple,.Ce roman,est tombé dans le maniérisme \u2014 c'est un peu ce qui s'est passé avec la musique, également.Il est tombé sous la coupe des critiques universitaires.De sorte qu'il a été incapable de se constituer un public.« Au bout du compte, le roman, en France, est en très mauvaise posture : on maîtrise la forme, l'outil de la langue, mais on n'a plus rien à raconter.La seule formule qui marche toujours, c'est le roman historique.La France a cessé d'exporter des romans, elle en importe plutôt : elle lit des traductions d'auteurs américains et sud-américains ».Beauchemin poursuit sur sa lancée : « Cette expérience, les Français l'ont en 1 Juliette Pomerleau Yves Beauchemin quelque sorte conduite à notre place! Au Québec, nous sommes des Américains (au sens continental du terme), notre littérature conserve une santé, une verdeur, un grand sens du concret ».Et ce, au moment où le Québec semble à nouveau partir à sa propre recherche, où le Québec se tourne 178 fois la langue dans la bouche avant de.disparaître?Beauchemin dit : « Le problème de la natalité et celui de l'environnement ont été projetés, depuis deux ans, à l'avant-plan de notre conscience collective \u2014 même si le message ne plait pas toujours à tout le monde.En fait, notre société vit une révolution profonde.Le malheur, c'est que nous avons un gouvernement qui n'est manifestement pas branché sur le Québec profond.Pour Robert Bourassa, le Québec n'est pas un pays, c'est une carte électorale qui produit de l'électricité! Or, nous n'avons plus de compromis à faire.Nous avons perdu la Louisiane, l'Ouest, l'Ontario, nous ne sommes plus que 2 p.cent en Amérique du nord ; faut-il maintenant céder la moitié du Québec ?.» Emile et Denis Quoi qu'il en soit, dans les références qu'aligne Yves Beauchemin, il y a Balzac, Flaubert \u2014 Allais et Vian par rapport aux nouvelles que l'auteur du Matou a commises il y a quelques années \u2014 mais aussi Steinbeck.Et John Irving ?« Non, je n'ai pas lu Irving, quelques dizaines de pages, tout au plus.Mais on m'a déjà signalé une vague parenté, dans le côté baroque de certaines situations de mes romans, par exemple ».Car les histoires qu'invente Beauchemin roulent en général en ligne droite.Et on est surpris de trouver ici et là des instants étranges, presque surréalistes.Comme on trouve des bons et des méchants, des Florent et des Juliette, des RatablamacA/n et des Livernoche.Mais aussi des Rosario Gladu et des Clément Fisette, qui se logent quelque part entre les deux.Et il y a des enfants.Emile dans Le Matou.Denis dans luliette Pomerleau.« l'ai bien pris soin d'éviter de faire de Denis une sorte d'Emile II ! Denis est très différent d'Emile, plus introverti, plus secret ».explique-t-il.Beauchemin a deux garçons de douze et huit ans.Alexis et Renaud, en sera-t-on surpris ?« Les enfants sont l'incarnation de la beauté, de l'énergie.Ils sont d'une générosité totale, ils sont capables de contacts immédiats.En même temps, ils sont impitoyables, ils ont des antennes imperméables au brouillage dont nous sommes victimes à l'âge adulte.« Un de mes fils m'a dit.dernièrement : j'espère mourir avant que la planète explose.Est-ce que ce n'est pas le jugement le plus sévère à avoir été porté sur notre civilisation ?» un grand roman d'amour dont on sort orphelin REGINALD MARTEL Ouf! Terminé enfin.Je devrais dire déjà, car le voyage a été passionnant.Pour que dure le plaisir, je me fixais des limites : à minuit, j'arrête; à 1 h, il fallait au moins terminer le chapitre; à 2 h, je trouvais qu'il n'était pas si tard après tout; à 3 h, les yeux rougis, je trichais encore un peu en lisant en diagonale les chapitres que je réservais pour le tende-main.Rares sont les livres qui nous investissent de façon aussi décisive.LES PWX Réflmaldmattejaw^ Jacques Folch-RlMs \u2022 jean Basile a la Écrire dans la m*** f W de pati Ida saart EN PACE K3 LES DISQUES Nain de Repeats aj««té spne «M* wsteUo EN PACE K2 S'il n'existe pas de recette sûre pour écrire des best-sellers, on sait maintenant un peu mieux pourquoi le Matou l'est devenu, pourquoi luliette Pomerleau reproduira très probablement le succès du roman précédent.Avec au départ des personnages ordinaires, semblables à ceux que nous fréquentons tous les jours et qui comme vous et moi semblent destinés à de bien petites aventures, le romancier crée un univers tellement cohérent et proche de nous qu'il nous devient vite nécessaire.Un personnage secondaire, qui joue les détectives amateurs, se désole de se voir «englué encore une fois dans l'incurable insignifiance de la vie».À quoi sert la littérature?À cela aussi, justement : à nous sortir de l'incurable insignifiance de la vie, en nous faisant vivre par personnages interposés, qui nous ressemblent assez, tout ce qui nous est refusé et tout ce que nous n'osons pas entreprendre.Un roman n'est pas que l'histoire qu'il raconte et, certes, le style est important, et aussi la manière de construire l'oeuvre.Pour le style, M.Beauchemin évite à tout prix les prouesses.D'autres écrivains préfè-I rent une écriture minimale, plutôt allusive; sa prose à lui, très descriptive, très précise aussi, est plutôt un long et large fleuve,capable déporter allègrement toute la condition humaine.Ce style sans recherche apparente ( mais allez y voir! ) appelle la connivence immédiate en privilégiant pardessus tout là simplicitéet la limpidité.L'architecture d'un projet aussi vaste s'impose tout naturellement.Un peu comme dans les feuilletons de la télévision, les scènes se terminent sur un moment fort.Elles seront reprises plus tard, tandis que d'autres scènes surgissent dont le développement sera aussi retardé.La très forte cohérence de cet immense puzzle tient à cela et, bien sûr, à l'intérêt objectif de ce petit monde suivi à la trace, amoureusement, et qui tient le lecteur prisonnier de ses aspirations, de ses peines et de ses plaisirs.Les sentiments d'abord À vrai dire ce sont les sentiments, bien plus que la pensée, ou les idées si on veut, qui sont la matière première de luliette Pomerleau.L'auteur ne cache pas ses opinions sur des questions qui lui tiennent à coeur, par exemple la conservation de ce qui reste du patrimoine architectural de Montréal après des décennies de destruction sauvage.Ainsi une partie de l'affabulation est-elle souvent justifiée par le contexte social, économique ou politique, et située de préférence dans l'actualité immédiate.Les lecteurs, qui reçoivent cela tout mâché d'avance, se fichent bien alors de savoir où finit la réalité et où commence la fiction : ce monde est le leur, qui fait leur bonheur.L'histoire principale de fuliette Pomerleau tient beaucoup du mélodrame, comme la vie elle-même.Un enfant abandonné par sa mère est recueilli par sa grande-tante, l'énorme luliette, qui l'aime comme un fils et néglige pendant une dizaine d'an- nées de faire ce qu'elle sait devoir faire, retrouver la mère et lui rendre l'enfant, si elle en veut.C'est sa propre mort, imminente, q;ii pousse Juliette à entreprendre sa mission, je ne dirai surtout pas si elle la réussira.Autre histoire, la guérison de Juliette, qui est l'occasion pour M.Beauchemin de nous faire partager sa passion pour la musique en général et celle du compositeur tchèque Marti-nû en particulier, qui devient Marti-nek dans la fiction.Cette musique, à elle seule, fera ce dont la médecine est incapable.Et des tas d'autres histoires, bien tendres le plus souvent \u2014 c'est fou ce qu'on s'aime dans luliette Pomerleau \u2014, mais que rendent compliquées les menées des quelques méchants qui sont évidemment les faire-valoir des bons.Oui, on peut faire de la bonne littérature avec des bons sentiments! Il suffit pour cela que M.Beauchemin s'en mêle et qu'il fasse appel à ce talent qu'il a de faire pleurer et rire en même temps, de fabriquer des méchants aussi parfaitement méchants que les bons sont bons.Mais je regrette une chose, que je dois bien avouer, l'espérais que d'un si vaste et si riche roman naisse un très grand personnage, presque un mythe, comme le Séraphin Poudrier pour ne considérer que notre littérature.Je comprends cependant que le vice, en ces domaines, est plus efficace que la vertu.Yves Beauchemin, JULIETTE POMERLEAU.roman, 696 pages.Collection Littérature d'Ameriquo, Éditions Québec/Amérique.Montréal.1989.L'art de voler les pauvres a REGINALD MARTEL Il y a de quoi hurler! L'Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation est obligée de lancer une campagne de lutte contre le vol et le vandalisme dans nos bibliothèques.Comme ces bibliothèques sont parmi les plus pauvres au Canada, reflet Ironique de notre société distincte, le geste de l'ASTED dénonce une réalité doublement désolante.L'ASTEO est contrainte de rappeler l'évidence : \u2022 La documentation sous toutes ses formes constitue une partie intégrante de la mémoire d'un peuple, de son héritage et de son patrimoine.Or, les documents disparus, volés ou mutilés sont difficilement remplaçabtes, faute de budgets ou de disponibilité sur le marché du livre et de la documentation.\u2022 Enfin, le vol et le vandalisme de documents amènent une perte enco-.re plus Importante pour les bibliothèques québécoises qui souffrent déjà de réductions dramatiques de leur .budget d'acquisition de documents.> L'indifférence chronique des gouvernements du Québec, face a la culture, est a ce point tragique qu'on se passerait bien volontiers des comportements criminels et barbares des simples citoyens.La semaine des revues Les noms des meilleures revues culturelles de l'année seront révélés le mercredi 15 mars à 18 heures au bar Business (3500, bd Saint-Laurent à Montréal).Mme Danielle Bissonnette, comédienne, animera cette soirée de remise des prix d'excellence générale, de tenue éditoriale et de tenue artistique et du prix spécial des éditeurs, tous commandités par Gaz Métropolitain.Les revues en lice sont Jeu, cahiers de théâtre, Inter, Liberté, Vie des arts, Nuit blanche.Possibles, Spirale et Québec français.Cet événement lancera la Semaine des revues, organisée par l'Association des éditeurs de périodiques québécois.Le dimanche suivant, 19 mars à 13 heures, Laurent Laplante prononcera au Musée de la Civilisation à Québec une conférence sur la place qu'occupent les revues au sein des industries culturelles québécoises.Avant la conférence, une présentation visuelle illustrera la variété des revues et leur évolution su cours de la dernière décennie.Du côté de l'Unéq En collaboration avec le Regroupement des artistes pour la paix, l'Union des écrivains québécois organise pour le 29 mai une soirée de lectures publiques à laquelle participeront écrivains et comédiens.L'Unéq annonce aussi le départ de M.Yves Légaré, son directeur général depuis septembre 1987.Il sera désormais au service de la Sardec.L'Unéq rappelle enfin qu'elle participe demain, comme membre du Mouvement Québec français, à la marche qui commencera a 13 heures au parc Lafontaine.Écrivains et liberté La Rencontre québécoise internationale des écrivains aura lieu à Québec du 14 au 18 avril.Le thème choisi il y a quelques mois, « les écrivains et la liberté >, prend une importance singulière depuis la condamnation à mort de Salman Rushdi.Parmi les étrangers invités a cette 17 e Rencontre : Roger Grenier, Marie-Claire Banquard, Leslie Caplan, Magrelli Valerio, Alvaro Mutis, Claude Oilier et Anne Wlazemsky.h la rencontre des jeunes D'ici le mois de mai, une vingtaine d'écrivains québécois auront fait la connaissance des élèves de plus de 135 écoles du Québec.Parmi les artistes de la tournée : Raymond Plante, Esther Rochon, Daniel Roy, Bernadette Renaud, Daniel Sernine, Jean-Yves Soucy et Diane Turcotte.Mort d'un poète Sylvie Sicotte, poète de Pour appartenir, infrajour, Femmes de la forêt et Sur la pointe des dents, s'est éteinte récemment à l'âge de 53 ans, des suites d'une longue maladie.{S \"à I I s w I i ¦ r LE CAHIER Habitat DU SAMEDI Rénovation IL Laurier Cloutier y POUR RÉSERVER VOTRE ESPACE PUBLICITAIRE 285-6874 K2 LA PRESSE.MONTREAL.SAMED111 MARS 1989 LITTERATURE L'un déçoit, l'autre pas! PRMKim mMWÊWÊWÈWÊWMBWÈWÊWÊWÊ*aMÊ*aMmm osborne »i g i ¦ ¦ ;/'1 » 1 ' 1*4 1 [»] P C'est quoi, ce roman drôle ?jacques folch hibas collaboration ipéclal* mm nvie de souri-BS re tout i coup, envie de rire peut-être, en lisant quelque roman sans prétention tandis que, dehors, un hiver aussi rapiécé que la fameuse couche d'ozone n'en finit pas d'hésiter.Encore deux semaines avant le printemps?Oui, envie de rire, et je tombe sur le dernier roman fou-fou de Nicole de Buron, intitulé C'est quoi, ce petit boulot?l'ai passé d'excellents moments, c'est vrai, à faire la connaissance d'une famille française (et même parisienne) bien de notre temps, elle aussi rapiécée, où l'on se consacre à boucher les trous qu'une étrange décadence de civilisation a produits: l'éducation des.enfants a été ratée, ils ont été libérés de toute contrainte, se sont éduqués eux-mêmes, la mère écrit des scénarios, le père dirige une usine qui m'a l'air cahotante, la fille ainée veut divorcer, et puis non, elle ne veut plus, elle préfère devenir une femme à la page (elle tape à la machine) ce qui la conduit très vite au vedettariat d'affaires.par des chemins curieux.Tout à l'avenant.Il y a des grand-mères abusives, un chat effaré, un mainate neurasthénique, une résidence secondaire truffée de système d'alarme (sonores), un marin breton, des enfants qui font du cinéma publicitaire, des garagistes voleurs, des châtelains fauchés, j'en passe.C'est le chapeau du prestidigitateur, ça sort de tous les côtés, il y a foule, et elle grouille.Nicole de Buron a-t-elle voulu rassembler dans ce roman d'actualité tous les travers, toute la sottise triomphante, tous le comique débile de la société actuelle?AU PLAISIR DE LIRE Une sorte d'inventaire à la Prévert, y compris le raton laveur?Alors c'est réussi.Bon reportage.Il n'y manque pas un branché, pas un méga.pas un flip, et même quelques mots en verlan pour illustrer entièrement les modes d'aujourd'hui, qui seront forcément caduques demain.Nicole de Buron Il n'y manque aucun des personnages de la comédie sociale, non plus: touristes niais, jeunes idiots et vieux encroûtés.Pas un juste, dans ce roman, pas une respectable personne qui, simplement, dans cet asile de fous, au milieu de cette agitation effrénée, s'écrierait: «Oh, les moteurs! Les nerfs!» comme l'un de nos bons annonceurs de publicité.Seulement, c'est comique.Vraiment comique.Seulement.|e ne dois pas être le seul à vouloir sourire, puisque cela se vend comme du bon pain.C'est qu'une telle accumulation de situations drôles, de personnages énerves à l'esprit fendillé, de dialogues à la mitraillette.cela finit par faire rire.Une cascade.Ent raine par ce flot, le lecteur ne peut plus s'arrêter, il se laisse aller, il profite, il n'a pas tellement hâte d'atteindre la chute qu'il soupçonne morale \u2014 hélas, elle l'est \u2014 et qui interrompra, c'est dommage, sa jubilation.\u2022 \u2022 \u2022 C'est écrit à la deuxième personne plurielle: vous.Vous croyez que.Il vous arrive que (on dirait du belge).Votre fille vous dit.Vous faites ceci.Ainsi de suite.Ce procédé qui pourrait s'avérer fatigant s'avère d'une redoutable efficacité.Traité comme un témoin par l'auteur, vous devenez très vite partie prenante.Votre pouvoir de jugement vous échappe rapidement.Complice, vous subissez ce que l'auteur subit Et comme je vous plains, alors, d'être plongé dans de pareilles aventures! Tout commence avec votre petite fille, Petite Chérie, qui décide enfin de passer son bac.Vous êtes bouleversée de gratitude (les Parisiens parlent ainsi), vous allez l'aider, lui donner des vitamines, la nourrir.Au besoin, vous ne prendrez pas de vacances afin de lui soutenir le moral \u2014 je me laisse prendre au jeu du vous, voyez comme c'est contagieux?C'est parti, les péripéties les plus comiques vont se suivre, se chevaucher, les rencontres se multiplier.C'est un livre insensé, fou, une comédie, à la napolitaine jouée avec l'humour anglais.Cela ne tire pas à conséquence, c'est pour se distraire, en attendant le printemps.Décontrac'.c'est 0U0I.ce petit BOULOT?par Nicole de Buron.roman.528 pages.Editions Flammarion.Paris.1989.connu la célé-brité il y a plu-' v sieurs années, avec irsJïé'' Exodus, il a conti-«Vf nué sur sa lancée avec des livres comme Trinité ou QB 7 et Le Hadj.Face à de telles oeuvres, son dernier livre.Les lions de Mitla, The Mitla Pass en version originale, est très décevant.Peut-être le livre est-il en partie autobiographique, car il raconte l'histoire d'un écrivain qui connaît un grand succès avec son premier livre et qui connaît des difficultés par la suite.L'écrivain, Gideon Zadok.rêve de s'illustrer au service d'Israël lors de la guerre de 1956.L'Américain souhaite ainsi vivre intensément son sionisme, aller jusqu'au bout de ses convictions.Intempestif, abandonne sa carrière aux États-Unis, déménage en Israel pour «servir» son pays d'adoption.Dans la vie courante, il se comporte avec la même intransigeance, envoyant promener directeurs de studios cinématographiques, lorsqu'il est scénariste a Hollywood.Zadok est marié avec Valérie, 3ui n'est pas juive.Lé couple a eux filles.L'écrivain est tellement mal dans sa peau qu'il se défoule en ayant de nombreuses maltresses.Lorsque sa femme le trompe, il le prend très mal cependant.Cela n'empêche pas qu arrivé en Israel, il rencontre une Hongroise rescapée des camps de concentration nazis, Natacha.Il vit avec elle une liaison orageuse mais très intense.Tous les ingrédients sont là pour un bon roman, mais on dirait que Uris n'arrive pas à accrocher son lecteur.Peut-être est-ce parce qu'il nous raconte en même temps l'histoire de son grand-père venu de Russie et de son père.D'un chapitre à l'autre, on saute d'une génération à l'autre, ce qui est ennuyeux.En outre.Les lions de Mitla nous ressert pour la nième fois les mêmes concepts sur les juifs émigrés d'Europe de l'Est, le sionisme, l'Holocauste.Uris n'a rien trouvé de neuf à dire là-dessus et bien des auteurs l'ont précédé.LES Q55 DE MITLA, Leon Uris.Editions Stock.Part», 19».4M pages, $24,95.¦ Passons des lions aux loups.L'écrivain britannique fack Hig-gins nous propose son dernier roman, La nuit des loups.Fidèle a lui-même \u2014 on se rappelle L'aigle s'est envolé \u2014, Hig-gins situe l'action au cours de fa Deuxième Guerre mondiale.C'est un bon thriller, avec de bons rebondissements.L'action se déroule dans la petite Ile de jersey, dans la Manche.Une jeune infirmière LEON URIS britannique, Sarah Drayton, est envoyée sur l'île, où elle a de la famille, pour aider a récupérer un militaire américain détenant les secrets du débarquement de juin 1944 pour éviter qu'il ne tombe aux mains des Allemands.Le meneur dé l'opération est ~ un personnage très particulier.Harry Martineau est un Américain dont la mere était \" d'origine allemande.Pour les besoins de cette opération, il se déguise en officier SS et la jeune , Drayton, qui parle très bien le français, est sa petite amie.« L'affaire se complique quand un faux général Rommel débarque pour inspecter les fortifications de l'ile pendant le week-end.Le roman est bien enlevé, l'action ne traine pas et ne devrait pas décevoir les amateurs de suspense.En anglais, le livre s'intitulait Night of the Fox.LA NUIT DES LOUPS.Jack Higgins.Editions Al- m bin Michel, Paris, 1989.322 pages.$18,95- - DISQUES Spike: un microsillon «songé» de Costello ALAIN do RE PE NTIC MY David Lee Roth l'a déjà dit, les critiques a-dorent Elvis Costello \u2014 de son vrai nom Declan McManus mais également connu comme Napoleon Dynamite \u2014 parce qu'il leur ressemble: l'air ahuri, la mine à la limite du patibulaire, les lunettes noires en corne, le look caricatural du parfait intello quoi! Dans une toute récente interview'au magazine américain Musician, Costello lui-même avouait: «.la blague est très vieille: je suis celui qui obtient de bonnes critiques mais ne vend jamais de disques».Les critiques, voyez-vous, trouvent du génie à Costello qu'ils considèrent comme un Artiste, avec un grand A.Un Artiste qui ne fait pas de compromis (lire: oui change de style d'un disque à I autre) et qui privilégie souvent le texte «songé» à la passion comme si les deux étaient incompatibles.Un Artiste complexe qui cultive sa différence et, élément essentiel de la recette, n'a pas vraiment d'ascendant sur le grand public.Comme un malheur ne vient jamais seul, il semble que Costello était également incompris de la compagnie de disques Columbia qui, affirme-t-il, attendait toujours de lui le même disque stéréotypé du angry young man de 1978.Pauvre Elvis! Heureusement, le géant Warner lui a tendu la main et Elvis l'a remercié en livrant son meilleur microsillon depuis des lunes: Spike.Un disque étonnant de richesse, de diversité, et d'imagination, tantôt touchant, tantôt rageur, qui swigne aussi bien qu'il apaise.Un disque capable d'ironie et de cynisme, deux marques de commerce de McManus-Cos-tello, mais aussi de compassion.Un disque enfin qui ne plaira pas uniquement aux convertis grâce à Fiction et biographies\t\t\t 1 Le Zèbre\tA.Jardin\tGallimard\t(23)' 2 Çà\tStephen King\tAlbin Michel\t(H) 3 La Vieille qui marchait dans lamer\tSan-Antonio\tFleuve Noir\t(8) 4 C'est quoi ce petit boulot?\tN.de Buron\tFlammarion\t(3) 5 Une Femme\tAnne Delbée\tLe Livre de Poche\t(2) 6 La Fille du ciel\tIsabelle Lacamp\tAlbin Michel\t(5) 7 Le Bûcher des vanité\tTom Wolfe\tMessinger\t(20) 8 Le Fils du chiffonnier\tKirk Douglas\tLes Presses de la Renaissance\t(3) 9 Sous le ciel de Novgorod\tR.Desforges\tFayard\t(D 10 Paradis Blues\tJohn Saul\tPayot\td) Ouvrages généraux\t\t\t 1 Le Mal de l'âme\tD.Bombardier et C.Saint-Laurent\tLaffont\t(4) 2 Et tournons la page\tS.Chaput-Rolland\tLibre Expression\t(4) 3 Le Chemin le moins fréquenté\tScott Peck\tRobert Laffont\t(7) 4 Comment réduire votre impôt\tJ.Leclerc-Dallaire\tLa Presse\t(2) 5 La Mémoire vivante\tG.Simard\tMéridien\t(D Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Alire (Place Longueuil).Bertrand, Les Bouquinistes (Chicoutimi).Boyer (Valleylield).Champigny.Demarc, Oucharme, Flammarion, Hermès, Lemèac, Uretire, Le Parchemin, Martin (Joiiette).Montréaloisir, Ratfm, Renaud-Bray, Sons et Lettres.\u2022 Ce chiffre indique la position de l'ouvrage la semaine précédente\t\t\t des bijoux de chansons comme This Town et surtout, Veronica.McManus et McCartney Pour faire Spike, Elvis Costello a choisi de faire appel à une brochette imposante de musiciens plutôt que de s'en remettre comme à l'habitude au trio The Attractions.Tour à tour défilent Roger McGuinn des Bvrds, le guitariste Marc Ribot et le percussionniste Micheal Blair, deux acolytes de Tom Waits, le Dirty Dozen Brass Band et le pianiste Allen Toussaint de La Nouvelle-Orléans, le réalisateur-guitariste T Bone Burnett, le bassiste T-Bone Wolk de Hall and Oates, le claviériste Benmont Tench des Heartbrcakers de Tom Petty, la chanteuse Chrissie Hynde des Pretenders, quelques musiciens irlandais dont Cait O'Riordan, l'épouse de Costello, et Christy Moore.Et, surtout, Paul McCartney.Oui, oui, l'ex-Beatle qui a sans doute pu expliquer à cet autre Elvis ce que c'est que d'être méprisé par la critique et de vendre à la tonne des disques de silly love songs.Elvis et Paul, I' Odd Couple de la musique pop, ont composé une dizaine de chansons ensemble dont deux figurent sur Spike: la rockabilly Pads, Paws and Claws, qui aurait été à sa place sur Ram de McCartney en 1971, et l'irrésistible Veronica, une chanson magique, à la croisée de deux univers: un portrait touchant d'une vieille dame retranchée dans ses souvenirs sur une musique plus pop que pop.Quelques autres chansons de Spike contiennent des clins d'oeil aux Beatles comme Last Boat Leaving, dont le refrain rappelle l'époque de Magical Mystery Tour, et Miss Macbeth, la drôle d'histoire de la sorcière du quartier dont la musique baroque' n 'roll tient à la fois des Fab Four et de Tom Waits.Costello a toujours aimé citer ses influences, subtilement bien entendu, dans ses chansons.Il ne faut donc pas s'étonner du fait Îue la quasi gospel Deep Dark 'ruthful Mirror semble tirée du répertoire de Van Morrison, que la funky Chewing Cum rappelle lames Brown ou que Tramp the Dirt Down et Any King's Shilling puisent dans la tradition celtique et folklorique anglaise.Tout cela pourrait être suprê- mement agaçant si Costello n'y avait pas mis autant de talent.et de travail.Lui qui avait l'habitude de lancer deux microsillons par année, voilà qu'il a mis deux ans avant de proposer Spike.Sans doute avait-il des choses à prouver.Beaux flashes, verbe acidulé Spike c'est aussi les beaux flashes de Costello.Dans Cod's Comic, un délicieux blues jazzé, un comédien raté monte au ciel et y rencontre un Dieu-le-père exaspéré de ce que les hommes le prennent encore pour le Père Noel.L'Elvis britannique se permet même un petit trip de jazz amusant dans Stalin Malone, la première pièce instrumentale qu'il daigne enregistrer (.mais dont le texte «abandonné» apparaît tout de même à l'endos de la pochette).On renoue évidemment avec le verbe acidulé de Costello': Tramp the Dirt Down est très \"certainement la charge la plus féroce à l'endroit de Margaret Thatcher, sans la dose d'humour qui animait Miss Maggie de Renaud.Et dans Let Him Dangle, l'un des moments les plus forts de l'album, Costello nous sert un vibrant plaidoyer contre la peine de mort.Dans les ballades Any King's Shilling et Last Boat Leaving, comme dans Let Him Dangle, Costello transcende enfin son habituel numéro de chien savant pour atteindre un degré d'émotion rare.Comme s'il avait compris que pour toucher les gens, la générosité était plus utile que les mots d'esprit, si fins soient-ils.Ne reste plus à Declan McManus qu'à apprendre à rire d'Elvis Costello, un personnage qui n'était pourtant pas dénué d'humour quand il a été créé il y a une dizaine d'années.SPIKE, Elvis Costello, Warner Bros.92 58481.livres, disques, cassettes &c.d.'s usagés DE RETOUR 3864 ST DENIS TEL.:849-9014 Dorati compositeur claude gingras ÉM ntal Dorati, AWâ le célèbre chef d'orchestre hongrois qui vient de mourir à 82 ans, était aussi compositeur, comme le furent d'ailleurs nombre de ses collègues: Furtwangler,.Koussevitzky, Ku-.belik, Weingartner, Mitropoulos, Bruno Walter, Victor de Sabata.Nous possédons déjà quelques enregistrements de musique de chambre de Dorati.Un récent disque de la marque suédoise BIS groupe ses deux Symphonies, qu'il dirige lui-même à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Stockholm.Les deux oeuvres sont le fait d'un compositeur qui savait orchestrer et qui avait quelque chose à dire.Elles révèlent chez leur auteur des qualités nettement supérieures à ce qu'on rencontre habituellement chez les interprètes qui font aussi de la composition \u2014 des qualités égales, en fait, à celles de bien des compositeurs de métier.On note tout au plus certaines tournures à la Bartok dans la première Symphonie, de 1958 (Dorati avait étudié avec son illustre compatriote), et certaines formules propres à Hindemith dans la deuxième Symphonie, venue quelque trente ans plus tard, en 1985.Mais les deux oeuvres possèdent indiscutablement leur personnalité.La première Symphonie comporte, exceptionnellement, cinq mouvements: il y a là trois exercices de virtuosité orchestrale par- mi lesquels sont intercalés un mouvement à variations et un -nocturne.La deuxième Symphonie, qui porte un titre inspiré\" d'Erasme, Querela Pacis, est une sorte de manifeste pour la paix mondiale, sans être pour autant .'.de la musique descriptive.Nous connaissions déjà la pre^\"\"\"-mière Symphonie: dans les années 60, Dorati en avait signé Un enregistrement chez Mercury.'.\" avec l'Orchestre de Minneapolis, ' dont il était le chef à ce moment-là.' .-r.¦¦: Le compact BIS, de parution toute récente, groupe deux enregistrements réalisés à seize ans d'intervalle avec l'Orchestre Philharmonique de Stockholm, dont Dorati fut.aussi le titulaire.L'en- ' registreraent de la première Symphonie est un «live»de 1972 (on;; a eu l'honnêteté de conserver.les applaudissements pourtant peu enthousiastes.) ; celui de la deuxième Symphonie a été fait en studio en 1988, peu de temps avant la mort de Dorati.\u2014 ~ Les deux exécutions sont excellentes, de même que la prise de son.Peu de différence entre%.l'analogique de 1972 et le numérique de 1988.Une seule réserve.' très minime: au premier mouVe^ : ment de la première Symphonie, les cuivres de Stockholm n'ont pas tout à fait la virtuosité qu'avaient ceux de Minneapolis.Antal Dorati signa plus de 600 enregistrements au cours de sa -très longue carrière.Ce disque\", nous le présente d'abord comrae^ compositeur.Comme peintre aussi puisqu'il est illustré d'un paysage de lui.;: ANTAL DORATI: Symphonie no 1 (1958);' Symphonie no 2.Querela Pacis (1985).Orchestre Philharmonique de Stockholm.Dir.;'.\" Antal Dorati (BIS, compact seulement.CO-408).L'ECHANGE ACHETE ET VEND AU MEILLEUR PRIX disques, livres,cassettes.compact dise usagés choix 3694 et St-Denis qualité 849-1913 MÉTRO SHERBROOKE 713 est Mt-Royal 523-6389 MÉTRO MT-ROYAL DENSE BOMBARDIER CLAUDE SflHT-LAURENT Le mal de l'âme Essai sur le mal de vivre au temps présent La maison Laffont est fière de ses auteurs québécois! LE ]VlALr Premier sur toutes les DE L'ÂME listes de best-sellers au Québec .! 1)1-I.ÀMP parDtnitèBomberJier«lClaudeSaint-tMurint\\ 1+^5S 212pages Tout le monde en parle.Faites-vous une opinion?Éditions Robert Laffont LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMED111 MARS 1989 K3 REGINALD MARTEL Lf espèce d'équation qui sert de titre ne peut être qu'un piège : le Silence ou le parfait bonheur.Le personnage principal de ce magnifique roman n'est-il pas la musique?Alors, pourquoi?M.Jacques Folch-Ribas a peut-être prévu ma question: «C'est un livre sut- la liberté.La liberté de l'artiste.L'artiste est-il libre de ne pas donner?De garder pour lui?» Le prix du roman du Gouverneur général, décerné la semaine Écrire, pour Folch-Ribas, c'est le sujet final dernière à celui qui est mon ami depuis un quart de siècle, donnera à qui le veut l'occasion de profiter de l'étonnante piste de lecture qu'il propose.Le droit au silence, je veux bien, mais si personne ne peut la contempler, l'oeuvre d'art n'a-t-elle plus de réalité que virtuelle?Quand le célèbre pianiste Olivier Sanche entre dans cette finca du Levant espagnol qui n'est rien de moins que le paradis terrestre \u2014 car la beauté des êtres et des choses y atteint un seuil presque douloureux \u2014, il sera perdu à l'art.Dès le Valet de plume, M.Folch-Ribas avait décidé qu'il Le sexuel et le politique dans la «maison du père » JSAN BASILS collaboration spéciale er est donc Patricia Smart qui vient d'obtenir le Prix du gouverneur général, dans la catégorie essai, pour son livre, Écrire dans la maison du père*.Spécialiste d'Hubert Aquin à qui elle a consacré de nombreuses pages, Patricia Smart est actuellement professeure à l'université Carleton, à Ottawa.Bien qu'an- Îilophone, elle s'intéresse depuis ongtemps à la littérature québécoise et elle écrit d'ailleurs directement en français.' C'est aussi une théoricienne de la pensée féministe, comme l'indique immédiatement le sous-titre de son ouvrage: «L'émergence du féminin dans la tradition littéraire du Québec».Il s'agit, en gros, d'une étude comparative, un parallèle serré entre la littérature féminine du Québec, de Laure Conan à France Théo ret, et la littérature masculine exemplifiée par les noms les plus répandus de notre corpus littéraire traditionnel.Ce travail, fouillé, fait largement appel au vocabulaire psychanalytique, dans la tradition de Luce Irigaray, avec un brin de structuralisme.La «maison du père» c'est, bien sûr, le Québec.Non seulement le Québec patriarcal d'autrefois, illustré notamment par le roman du terroir, mais aussi par le Québec contemporain car, pour Patricia Smart, l'évolution vers l'«altérité» n'est pas achevée.Au centre, le complexe d'Oedi-pé, comme structure de l'identité masculine, dont Patricia Smart s'occupe beaucoup.Et comment transgresse-t-on «la loi du père», se demande-t-elle?Chacun le fait à sa façon, selon que l'on soit homme ou femme.Mais Oedipe est là, impavide.L'approche psychanalytique est naturellement fertile.Ce peut être aussi une simple facilité littéraire quand elle n'est pas fondée sur une pratique rigoureuse qui vaut d'ailleurs pour l'analysant et l'analysé ou, si l'on veut, par l'essayiste et l'auteur étudié.On ne peut pas dire que Patricia Smart s'en sort avec tous les honneurs de la guerre.On finit par être un brin agacé par le recours répétitif à des schémas binaires comme le masculin-féminin, le dominant-dominé, le verbe-oreille, etc.Ce sont des slogans que Patricia Smart raffinera sans doute ultérieurement.Le sexuel et le politique On se doute qu'en plaçant la littérature québécoise sur un tel terrain,.on finisse obligatoirement par risquer un amalgame parfait du sexuel et du politique, ce qui est pousser le freudisme un peu.loin.Une grande partie, sinon toute la thèse de Patricia Smart s'articule autour de l'inceste, celui du couple emblématique des «cousins de la littérature québécoise»: Saint-Denys Garneau et Anne Hébert.Le premier représente, naturellement, l'impuissance.L'auteur précise que «sa poésie sera donc un constat lucide de l'impasse».Elle ajoute, non sans humour: « le sujet masculin apparaît dans toute la stérile présomption de sa verticalité»! Mais il ne s'agit là que d'une «impuissance».Comment s'ex-primera-t-elle quand elle se transformera en «puissance» et même, comme on le verra, en «puissance absolue».Ce que Patricia Smart veut trouver dans la littérature québécoise, c'est l'instant où la quête | .Ecrire dans I .; ¦ la maison du père¦ Patricia Smart î$| \u2022\u2022\u2022 L'matmaduHmni» *iiiu ££' latndùionlittàwreduQuébK \u2022'.angoissée coincide de l'identité sexuelle avec la quête radicale d'un pays et s'y projette.Elle le découvre, cet instant, dans les «années politiques» de la littérature québécoise, de 1963 à 1970, année de l'assassinat de Pierre La-porte.Elle analyse, en autres, l'oeuvre d'Hubert Aquin ou celle de Vic-tor-Lévy Beauiieu et elle en conclut pour «un mysticisme sexuel inextricablement lié à la violence.» On a souvent dit que la société québécoise était matriarcale.Patricia Smart n'y croit pas du tout.Pour elle, la violence faite aux femmes dans la littérature des écrivains québécois de cette époque est le résultat d'une société à I histoire et à l'idéologie patriarcales.La femme y est vue comme la «mère monstrueuse».Bien sûr, il y a des morts aussi chez les écri vaines, dans Les Fous de Bassan d'Anne Hébert, par exemple.Mais, écrit l'auteure, «sous le regard d'une femme la métaphore du meurtre se transforme, devenant le moteur d'une écriture de résistance, qui affirme les droits d'un désir et d'une jouissance dont les femmes ont été de tout temps porteuse.».Ce qui était sado-masochisme, chez Aquin ou Beauiieu, devient chez Anne Hébert une simple «métaphore».Et pourquoi les hommes, pourrait-on demander, ne sont-ils pas eux aussi, et pour la femme, porteurs de désirs et de jouissance?C'est là une discussion impossible.Patricia Smart écrit finalement: «Ce qui est intéressant pour notre propos, c'est de constater à quel point le projet nationaliste en littérature fut lié à ce rêve de puissance absolu et excluait les femmes par les termes mêmes dans lesquels il a été énoncé.» Là, le travail de Patricia Smart manque de détails car si toute la littérature québécoise, comme tous les Québécois, a «un projet nationaliste», il y a bien des nuances dans le rendu.Malgré une tentative intéressante, et trop courte, de déborder en citant Pierre Maheu, par exemple, ou Paul Chamberland et d autres écrivains «alternatifs», elle ne quitte pas un terrain littéraire ar-chi connu.Ce livre n'est donc pas une nouveauté dans le sens plein du terme.C'est une variation sur des thèmes connus et acceptés par la nomenklatura.Le retour à Hegel La grande différence toutefois entre la littérature «patriarcale» d'avant 1960 et celle des «années révolutionnaires», c'est, selon l'auteure, «la prise de conscience», dans la tradition d'Hegel, à laquelle s'obligeront des écrivains comme Réjean Ducharme ou Hubert Aquin.En ce sens, leurs romans participent d'une littérature de transition, à l'inverse de leurs prédécesseurs, indécrottables.Puis, la littérature féminine de résistance et de révolution directes depuis sa fondation par Laure Conan.L'aboutissement de la littérature québécoise correspond, sans doute, à la fin impossible et pourtant redoutée du traitement sur le divan.Plus de guerre entre les sexes.Plus de capitalisme! Plus de névrose! Alors, ce sera le temps de vivre «selon l'impératif de la jouissance et non de la domination ».Selon Patricia Smart, « l'écriture des femmes au Québec a toujours su cela.» Mais ce livre militant, parfois polémique, difficile et stimulant est conçu et rédigé avec beaucoup de brio, de sérieux, de générosité dans la démonstration et avec un solide instinct de l'intérêt personnel dans le choix des citations.Écrire dans la maison du père par Patricia Smart, essai, 300 pages, éditions Québec-Amérique.LE ZÉROCYCLE ou les exercices de style à la manière de Queneau Bernard De mora Qu'ont en commun Tênfantin, le paranoïaque, l'obsédé, le déductif, l'inductif, le militaire, le modernisé, le légal, le policier, le joueur, l'alcoolique, le sourd-muet, le japonais, le dépressif, l'amnésique et le compulsif?y Is sont tous nouveaux Quand nous avons demandé à Raymond Queneau ce qu'il pensait de ces nouveaux exercices de style, ilaréponduà sa manière habituelle, en prenant cependant une voix d'outre-tombe qui ne lui était pas couttmrière : «Ibus les chemins mènent à la Cour de Rome.» Incrédules, quoique incontestablement ravis, nous avons laissé échappé un oulipo de soulagement.et améliorés._148pages-ie#s$ ÉDITIONS QUÉBEC/AMÉRIQUE commandes téléphoniques : 655-SI63 DISTRIBUTEUR EXCLUSIF : QUEBEC-LIVRES - 327-8401 écrirait une trilogie sur l'art.Pourquoi l'art?Je n ai pas osé demander; nous avons de ces pudeurs.Peut-être parce que l'art est tout ce qui reste à l'homme qui n'a plus que sa vie, qui d'ailleurs s'effiloche.La trilogie est venue, avec une fradation croissante de valeurs, es arts plastiques d'abord, puis, dans le Silence., la musique.L'architecture sera le thème du troisième volet.Un roman historique situé dans la ville de Québec au X Vile siècle et dont le protagoniste sera le premier architecte d'Amérique du Nord.Un personnage oui a vécu réellement, et qui a bâti.Un frère, pour notre romancier qui est aussi architecte et qui avoue qu'il a annulé les distances: «Je suis devenu ce personnage.» Revenons en arrière.Un premier roman, le Démolisseur.Un architecte (encore un), découvre la laideur qui l'entoure.« Il s'appelle Amsterdam parce que c'est là qu'Albert Camus a situé la Chute.C'est un roman dur, sans émotion,» Mais la violence est aussi une émotion.Puis le Greffon, «dédié à tous les déportés de la terre.Je voulais dire que des gens ont été déplacés par les guerres, qui ne voulaient pas du tout aller ailleurs.le voulais dire comment ils s'adaptaient à l'exil».Un roman un peu autobiographique, évidemment.Quand on est né en Espagne en 1928, quand on a vu pays et familles déchirés par la guerre civile, quand on a fui en France.Quand on a fait tout cela on a appris une autre langue et, comme il arrive parfois (lisez aussi Bianciotti, par exemple), on l'a soumise entièrement.Cette langue, et ce qu'on appelle le hasard, feront ensemble de M.Folch-Ribas un de nos grands écrivains.On s'en rendra compte de façon décisive à la parution d'Une aurore boréale, « te roman qui a eu le plus de succès, ici et en France et ailleurs, grâce à des traductions en sept langues».Et qui a eu trois voix au Renaudot, quatre au Concourt.Moins que ce qu'il fallait, hélas! «Un livre biblique, affirme M.Folch-Ribas.Si vous mangez le fruit de cet arbre, vous acquerrez la connaissance.Mais vous deviendrez mortels.» La fillette blanche apporte la connaissance première, 1 écriture et la lecture, au jeune Amérindien illettré.La connaissance qui passe par l'amour, l'amour donné par la connaissance, c'est le malheur garanti.« |e suis un lecteur de la Bible.Tout ce qui est humain s'y trouve, tout ce qui est de l'âme et de l'esprit.Et de l'Odyssée, parce que le voyage d'Ulysse lui permettra de voir et de connaître tout : la guerre, l'exil, l'enfer, l'amour.» Dans le Valet de plume, on remarque que l'écriture, car les écrivains, comme les peintres, ont leurs pédiodes, tend vers une plus grande simplicité.Le lauréat confirme et résume mon point de vue: «L'écriture se simplifie à l'extérieur, elle se complique et se raffine à l'intérieur.» Peinture et sculpture, musique, architecture.« Mes grandes admirations 'ont là.L'art, tu ne peux pas ne oas y aller.(C'est comme une femme, tu ne peux pas en refuser l'appel ).Ne pas aller à l'art, c'est le malheur absolu.«Et écrire, c'est le sujet final.On écrit pour dissimuler les choses importantes.Rideau de fumée, rideau de mots.Forêt dense.Si quelquefois l'auteur de cette plantation touffue y entre, c'est le miracle.S'il réussit à y faire pénétrer un lecteur, c'est double miracle.C'est l'art.Un dévoilement.Un viol.» ?30 SEMAINES BEST-SELLERS» Éditions Robert Laffont La maison Laffont est fière de ses auteurs québécois! Prix du Gouverneur général du Canada i.¦ Le silence ou le parfait bonheur par Jacques Fokh-Ribus K4 LA PRESSÉ, MONTRÉAL, SAMED111 MARS 1989 m EOS John Lennon, l'ex-Beatle, et U 2 : deux mondes qui s'entrecroisent LUC PCRRBAULT John Lennon a laissé des ton* nés de documents d'archives sur film \u2014au-delà de 200 heures, dit-on \u2014 parmi lesquels Andrew Soit n'a eu qu'à puiser pour réaliser ce passionnant documentaire.Imagine.Les principales étapes de la carrière de Lennon s'imbriquent naturellement dans celle des Beatles, ce qui confère à ce film un cachet particulièrement précieux.On y trouve bien sur plusieurs chansons du groupe composées par Lennon et d'autres qu'il a composées après l'éclatement du groupe.Les deux-tiers d'Imaginé portent en fait sur les Beatles, l'autre tiers étant réservé à ses liens avec Yoko Ono, un personnage-clé dans sa vie.Une séquence particulièrement impressionnante montre le couple lors de son célèbre bed-in tenu à Montréal.Desinterviews récentes permettent également de faire connaissance avec la première femme de Lennon de même qu'avec son fils.Pour les amateurs de Lennon, certes, mais également pour ceux qui sont curieux de découvrir ce personnage exceptionnel.Imagine est un film à ne pas manquer.»?* IMAGINZ : JOHN LENNON.d'Andrew Soit l-U.1988.Couleur.HH) Stéréo.1 h«5.IU, | - ¦ - u, \u2014 , t fi J.^ wafriOr rtOrriC VïOcO.Ut: Rattle and Hum Des émules des Beatles ¦ Le début de 112\u2014Rattle and Hum montre ce groupe rock irlandais payant son tribut aux Beatles.On les verra ensuite se rendre dans la ville d'Elvis, Memphis, et visiter sa fastueuse résidence.Une fois ces hommages rendus, on s'étonne moins de constater la qualité de leur musique et certaines de leurs audaces.Lors d'une tournée aux Etats-Unis, par exemple, ils décident de participer à un enregistrement dans une église de Harlem en compagnie d'un choeur de chanteuses noires.On découvre ensuite un groupe politiquement engagé qui multiplie les déclarations à propos de l'Afrique du Sud et qui Bette Midler dans Trouble en double.rend hommage à plusieurs reprises à Martin Luther King.Tout ça fait de V2\u2014Rattle and Hum un film qu'il est agréable de GALERIES D'ART VIEUX-PRESBYTÈRE DE SAJN7-MUN©-OI-MOM7UVttU ANDRÉ MICHEL du 11 au 23 mars et du 28 mars an 2 avril Huile sur toile 15, rue des Peupliers, Saint-Bruno-de-Montarville 653-7872 Ouvert tous les jours de 13h à 16h30 et le vendredi de 19 h à 22 h ei CLASSES DE DESSIN ET DE PEINTURE Base, intermédiaire et avancé Classes pour enfants 3623, St-Denis, Montréal (métro Sherbrooke) ^^o^ 843-6830 no 749502 AVIS AUX ARTISTES ET AUX ARTISANS QUINZIÈME EXPOSITION ET VENTE ANNUELLE D'ART ET D'ARTISANAT samedrsôir6 mai jusqu'au lundi soir 8 mai Une exposition soumise à la sélection du jury, qui permet aux artistes québécois d'exposer leurs oeuvres.Les artistes intéressés sont invités à y participer.Date limite pour les formulaires d'inscription: le 10 avril 1989 Les formulaires d'inscription peuvent être obtenus en écrivant ou téléphonant au: Centre Communautaire Juif de Laval (la branche de Laval du YM-YWHA et CCJ de Montréal) 755, du Sablon Chomedey, Laval, Québec H7W 4H5 Téléphone: (514) 688-8961 OaLerie Pierre Dernora ULYSSE COMTOIS Oeuvres récentes Jusqu'où 11 mars 1989 WADOINGTON & GORGE INC., 1504, rue Sherbrooke Ouest 934-0413 933-3653 SOLDE DU PRINTEMPS RABAIS DE 20 À 50% SUR NOS LAMINAGES 5190.boul.St-Laurent 276-2872 EXPOSITION DE GRANDS PEINTRES DU QUEBEC LE DIMANCHE 12 MARS 1989 DE 12 H A 17 H L'exposition se poursuivra Jusqu'au 27 mars.Léo Ayotte, 1909-1976 U.Bruni.R.C.A., 1914 S.-W.Cosgrove, R.C.A.1911 F.lacurto, R.C.A., 1908 C.Le Sauteur, 1926 Henri Masson, 1907 Aussi les oeuvres de: Roger Alexandre, 1942 Roger Cantin, 1929 Arist Qagnon, 1930 Mario Maure, 1908 Narcisse Poirier, 1884-1985 Antoine Prévost Albert Rousseau, 1908-1982 René Richard, R.C.A.1895-1982 Léo-Paul Tremblé, 1923 Jacques Hamel, 1954 G.Qérometta, 1934 Ron Slmpkins, 1942 Oyartur du l\\i te peintre Pierre Henry signe son livre Pays de Villages et expose quelques pièces récentes (Devins, monotypes, huiles) a la galerie le Quartier des Arts angle Cartier el Bord du Lac Village de Pointe-Claire le samedi 11 mars 1989 à compter de 14 h.t'exposition se poursuit jusqu'tu 29 mtrs Téléphone: 695-^791 \"TUIÏS regarder, même lorsqu'on n'est pas \u2014comme moi\u2014 un spécialiste du rock.Signe des temps, les t rois-quarts du film ont été tournés en noir en blanc, simple question d'esthétique.Pour ce qui est de la version française, on s'est contenté d'ajouter quelques sous-titres dans les entrevues.Les chansons par contre ne sont pas sous-titrées, ce qui est dommage.**+ U2 \u2014 RATTLE AND HUM (v.o.et S.t.fr.t.de Prtil Joanou.Ê.-U.1988.ht : le groupe U2.Couleur.Hi-fl stéréo.1hï0.Lancement simultané rrancarjanglah.Paramount/Malo Vidéo.Trouôle en double Les paires de jumelles ¦ Par la faute d'une infirmière distraite, deux couples de jumelles identiques ont été dépareillées à leur naissance.Le premier de ces couples habite la campagne.Rose Ratliff a de l'ambition pour deux.Mais c'est sa soeur Sadie qui entreprend une croisade contre la corporation Moramax en apprenant que celle-ci a décidé de vendre la seule industrie locale à des intérêts italiens.Les deux soeurs descendent à New York pour défendre leur point de vue lors de l'assemblée des actionnaires de Moramax.Elles vont se retrouver face à face avec leur double, les deux soeurs Shelton, Rose et Sadie, dirigeantes de Moramax.Ce scénario hautement improbable offre néanmoins un véhicule idéal aux deux vedettes du film.Bette Midler et Lily Tomlin.Grâce à son abattage, la première fait particulièrement flèche de tout bois dans la peau de l'énergique dirigeante d'entreprise et comme apprentie chanteuse country.De son côté, Lily Tomlin joue la citadine mal dans sa peau, visiblement faite pour la campagne, à l'instar de sa vraie jumelle identique.Le moins qu'on puisse dire, c est qu'on ne s ennuie pas en voyant évoluer ces deux paires de jumelles.+* TROUBLE EN DOUBLE fv.f de Big Business), de Jim Abrahams.Ê.-U.1988.Int : Bette Midler.Lily Tomlin.Fred Ward.Edward Herrmann.Michèle Placido, Daniel Cerrold.Barry Primus.Couleur.Hi-fi stéréo.1h31.lancement simultané français/anglais.Touchstone Home Video.Nos cotes \u2022 Moche.Inutile de se déplacer au vidéoclub.* Potable.Emprunter la copie à la rigueur.** Intéressant.Mais pas sans défauts.¦*-*¦* Remarquable.Se laisse voir avec plaisir.Extraordinaire.A louer sans réserve.GALERIES D'ART 4511, ST-DENIS, MTL, 285-6351 CONCOURS ^gaUurlgâuJe, AUX FINISSANTS 1989 EN PEINTURE DU GRAND MONTRÉAL ¦ prix- 1 000$ 2e prix 500$ Exposition du 15 au 30 mars dea toiles choisies pour le finale du CONCOURS.CANDIDATS SÉLECTIONNÉS: Isaac B.Alt Nicole Payette-Charbonneau François Cliche Isabelle Oi Sclafani Lucille Ounberry Josée Hotte-Hébert Evette Andrea Helfield Marie Pedneault Diane Trudel Raymonde Vanasse-Martln Luc de Vette Les deux gagnants seront dévoilés lors de l'exposition à la 1446, Sherbrooke ouest, Montréal (Que.) H3Q1K4 ta communion Huile 30\" x 36\" Exposition Vernissage Mercredi le 15 mars à 19 h.L'exposition se poursuivra jusqu'au 25 incl.GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES 92 Sherbrooke ouest suite 101 Montréal 843-7125 Oarert du mardi au samedi, dimanche lors d'expositions r GRANDE EXPOSITION BÉNÉFICES au MUSÉE RÉGIONAL DE VAUDREUIL-SOULANGES les 18 et 19 mars 1989 sous la présidence d'honneur de M.GÉRARD-MARIE BOIVIM Juliaan Asnong Céline Bélac Richard Bélanger Jean-Marc Blier J.-Marcel Bourbonnais Richard Caplette Huguette Chagnon Stéphan Desjardins Nicole Foreman Roger Ghyselincks Pierre Gosselin Nicole Grise Jacques Hébert Fernand Labelle Pierrette Labonté Jean-Paul Ladouceur Denise Lalonde Viateur Lapferre Jean-Paul Lapointe Pierre Legault Mlng Ma Mireille Ménard Use Paradis Bernard Seguin Poirier Janice Poitrick Jeannine Eve Rell Louise Rioux Jean Seguin Benoit Simard Solange St-Pferre Samedi: 14h à 17h \u2014 Dimanche: 11b a 17h »j*e> am I 431, boul.Roche à Vaudreuil Inf.: 455-2092 T E.SANCHEZ «Pensées secrètes» 30 x 40.Acrylique sur toile À LA Ç^ALERIE J^OYALE présente les oeuvres d'artistes connus internationalement E.SANCHEZ, H.D'ANTY, U.HUCHET P.MARCHAND, G.TURRIAN, R.HIBERT 1420, rus Sherbrooke ouest (coin Bishop) 8454383 OUVERT 7 JOURS SUR 7 LES NOUVEAUTES ACTION Fortune Dane Iron Eagle II vo/vt Steel the Sky AVENTURE ET ACTION Le grand bleu/The Big Blue *** Messenger of Death COMÉDIE À gauche en sortant de l'ascenseur Marathon de fou Starslammer DOCUMENT Decline of the Westem Clvilis.2 Dear America DRAME El BrutofTne Brute) \u2022\u2022\u2022 Sara Lane Walls of Glass The Year My Voice Brooke ENFANT/FAMILLE Flipper Odyssey HORREUR Phantom of Death MUSICAL Imagine: John Lennon \u2022\u2022\u2022 I Wanna Hold Your Hand MYSTÈRE Baby Azaria SUSPENSE Scandalous Terreur sur la ville \u2022\u2022» Nos choix.LE PALMARES* 1.Die Hard (3) 2.Midnight Run vo/vf (-) 3.Poltergeist III voVf (9) 4.The Presidio (Presidio) (1) 5.Dead Pool (Les enjeux de la mort) (2) 6.Red Heat (Double détenta) (4) 7.Short Circuit II (Coeur circuit II) (6) 8.Braddock\u2014Missing in action III (Porté disparu) (\u2022) 9.Bloodsport vo/vf (8) 10.License to drive vo/vf (-) * Cette lista est établie avec la collaboration du Club international video film.Le classement precedent est indique entre parenthèses.RESTAURANTS roKs &olmar A LA PLACE DES ARTS EN AVRIL MENU DE GALA AVEC VIN INCLUS Fado et danse 365 soirs 111.rue Saint-Paul est 861-4562 Beaucoup de stationnement 861-3210 F\"\" /\"* RESTAURANT \"CT I be Ntaixmi I Cuisine gastronomique italienne FERMÉ LE DIMANCHE 2100, boul.La Corbuster, Laval (Quebec) Tél.: 6S7-S912 CUISINE FRANÇAISE FAITE PAR LES PATRONS _x.2098.rue Jesrt-Talon m m NOTRE.QUALITE C'EST NQTRE SUCCES FESTIVAL DE CREVETTES, DE PÉTONCLES OU DE MOULES POTAGE DU JOUR SALADE VERTE CREVETTES OU PÉTONCLES grillés, thermidor, créoles, au pernod ou au whisky MOULES marinières ou a la provençale.Tous ces plats sont servis avec du riz.Gâteau maison au Grand Mamler, gâteau au chocolat, crème caramel ou coupe de fruits frais.Thé ou café.NCLES ou au whisky 1795$ MENU SPÉCIAL POUR LE DIMANCHE MIDI SEULEMENT SAUMON FUMÉ ou CRÊPE DE FRUITS DE MER FILET DE SAUMON AVEC SAUCE HOLLANDAISE FILET DE FLETAN AU SAFRAN FILET DE TURBOT SAUCE AUX FRUITS DE MER FILET DE SOLE «AMANDINE» Tous ces plats sont servis avec du riz.Gâteau maison au Grand Marnier, gâteau au chocolat, crème caramel ju coupe do fruits trais.Thé ou café.1395$ BRUNCH DE PAQUES dimanche de11ha14h30 lsr& Adultes 1645$ Enfanta 705$ de moins de 12 ans t NOTRE SPECIALITE: FRUITS DE MER ET DES BIF7ÈQUES SUR CHARBON DE BOIS Réservation: 254-2125 5780, rus SHERBROOKE est (coin Lacordaire) I . LA PRESSE, MONTREAL, SAMED111 K\\K 1989 Peut-on produire du bon vin à Long Island ?JACOUES BENOIT En août dernier, les producteurs de Long Island \u2014 la très grande Ile occupée à l'ouest par la ville de New York \u2014- réussirent à attirer chez eux, pour un séminaire viti-vinicole consacré à leurs vins, quelques-uns des très grands noms du milieu bordelais.La propriétaire du fameux château Pichon-Lalande, d'appellation Pauillac, Mme May Eliane de Lencquesaing, était au nombre des visiteurs et fut, dit-on, comme d'ailleurs le reste de la délégation, impressionnée par la qualité des vins.Autre signe du début de succès de Long Island, bien qu'on n'y compte pour l'instant qu'un peu plus de 600 hectares ( 1 500 acres) de vignes: la plus connue des publications américaines sur le vin, le Wine Spectator, lui consacrait, le 30 novembre, son principal reportage, et sa page couverture.«Long Island has arrived* \u2014 Long Island est en selle \u2014, clamait la manchette de la une.Compliments de circonstance?ou même.charriage, comme on dit familièrement?Une fois n'est pas coutume, et, pris au piège de la curiosité, j'ai accepté, pour ma part, de goûter trois vins de Long Island, à la suggestion de leur agent promotionnel québécois, lequel, bien sûr, cherche à les introduire ici.« le ne peux rien vous promettre, lui avais-je dit.le les goûterai et ie verrai.» Les vins, un blanc de Char-' donnay, ainsi que deux rouges (Cabernet Sauvignon et Merlot), étaient tous trois du millésime 1986.de la maison Palmer Vineyards.Ils m'ont agréablement.et grandement étonné, d'autant plus que les plantations des 51 acres de vignobles de ce producteur remontent à 1983 seulement, selon le Wine Spectator.( En règle générale, on estime que les pieds de vignes doivent avoir au moins quatre ans avant qu'on puisse en tirer du vin.) Peu coloré, le Chardonnay a de jolies odeurs, typiques des vins de ce cépage qu'on a fait vieillir un temps en barriques (cela sent le beurre blondi clans la poêle), et c'est en bouche un vin à la fois bien moelleux et doté d'une acidité qui a du mordant, sans qu'elle soit trop prononcée.Pourpre foncé, le Merlot est pourvu d'un bouquet au fruité marqué, de petits fruits rouges écrasés, et épicé, rappelant nettement les vins californiens de ce cépage.Corsé en bouche, tanni-que sans démesure, c'est un vin aux belles saveurs fruitées, avec, toutefois, un niveau d'acidité peut-être un peu trop élevé.La vedette, à mon sens: le Ca- bernet Sauvignon, presque noir, au bouquet pour l'instant peu intense, mais ample, riche et très prometteur, tannique et corsé en bouche, quoique sans l'énormité de certains vins californiens, à l'acidité bien dosée et donc, m'a-t-tl semblé, mieux équilibré que le Merlot.Bref, non pas un grand vin, mais quand même de très bonne qualité, et qui tiendrait téte à nombre de vins californiens de Cabernet-Sauvi-gnon.« Un bon vin.Incroyable qu'il soit produit près de New York! » ai-je noté au haut de ma fiche de dégustation.Long Island, que couvrent de somptueuses résidences, se termine à l'est par deux bras en forme de dents de fourchette (voir la carte, reproduite du Wine Spectator), appellees North Fork et South fork.C'est sur la partie nord.North Fork, que sont installés la grande majorité de la douzaine de viticulteurs de l'île.Ceux-ci sont bien sûr de petits producteurs ( 3000 à 10000 caisses par an ), seulement deux firmes.Le Rêve et Pindar, produisant nettement plus, soit dans les 35000 caisses dans les deux cas, indique le Wine Spectator.Néanmoins, estime son plus ancien viticulteur, Alex Hargra-ve, de Hargrave Vineyards, qui a planté ses premiers plants de vignes en 1973, la viticulture sur Long Island est maintenant devenue «économiquement viable», bien que les producteurs vendent leurs vins presque uniquement sur l'île et à New York.Le climat de l'Ile est de type atlantique, plus bordelais que californien, ses vins les plus réputés étant dans le moment ceux de Chardonnay et de Merlot.À long terme, toutefois, ce sont les vins de Cabernet-Sauvi-gnon, moins flatteurs mais plus riches en promesses que les Merlot, qui prendront la première place, a déclaré Hargrave à la publication américaine.Un vin blanc ¦ La mode est au blanc, devenu maintenant au Québec l'apéritif roi.Problème que posent toutefois bien des vins blancs, surtout les petits vins à bas prix: leurs producteurs, pour les protéger contre les risques de détérioration (l'oxydation, les blancs étant plus fragiles sur ce plan que les rouges) sont tentés d'y mettre des doses astronomiques de soufre.ce qui donne de désagréables odeurs et saveurs d'allumettes! Ce n'est pas du tout le cas, heureusement, du Soave Classi-co Superiorc 87 Ansclmi ($9,40), qui compte, année après année, parmi les meilleurs vins blancs italiens de succursales ordinaires.Or pâle, il offre un bouquet gracieux, un délicat mélange de notes florales et herbacées, qui, immanquablement, évoque (agréablement) les produits de parfumerie tels que les eaux de toilette.Plutôt léger en bouche, de jolies saveurs affirmées, avec une bonne acidité qui lui confère de la fraîcheur.Délicieux!.BROCHETTERIE VIEUX ST-DEN1S Ipécial «2 pour 1 » sur table d'hôte de t» mets du dimanche au jeudi à partir de 16 h m lioUPEB DANSAIT I tasven.etsam.JecJean-Françoia, Autres spéciaux pour 2 personnes du dimanche au jeudi Entrée au choix Filet mignon avec sauce au poivre ou filet mignonet la langoustines ou rôti de boeuf au jus AVEC 1 bouteille de vin 35$ Reservations: 842-2696 4501, rue Saint-Denis coin av.du Mont Royal Metro Mont Roy.'tl Licence complet?/ > RESTAURANT A_T Fine cuisine italienne et _ ISjjjJHTp français» TOUS US SAMEDIS DÎNER DANSANT avec le trio «Grupo Latino» ff
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