La presse, 12 mars 1989, B. Sciences et techniques
[" Sciences et techniques LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 12 MARS 1989 De l'espoir pour les Rain Man La mère d'une enfant artistique relate l'histoire de sa fille et l'évolution des mentalités depuis 25 ans TH IB AUDE AU | Is donnent l'im-¦ pression d'être seuls dans un monde incommunicable.On les prend à tort pour des arriéres mentaux ou des sourds.Certains d'entre eux développent des facultés extraordinaires: une mémoire d'ordinateur, une oreille de chef d'orchestre, une bosse pharamineuse des math.Comme Rainman, le héros du film du même nom.Les enfants autisti-ques sont des petits «Rainman».Les enfants qui souffrent d'autisme ont une réponse affective déconcertante, lis paraissent indifférents la plupart du temps.Pourtant, il leur arrive de se déchaîner comme des écorchés vifs.«Les autistiques sont des êtres incapables de communiquer leurs sentiments, dit Mme Hollande Cloutier, auteur du livre 'La petite fille qui ne parlait pas', qui vient de paraître en librairie.Cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de sentiments.» Le livre, écrit d'une plume sobre et sensible, est bien documenté.Il raconte l'histoire de Chantai, une enfant autistique aujourd'hui âgée de 25 ans, qui a grandit dans le milieu familial et qui est devenue capable de communication.L'auteure, mère de Chantai, fait le point sur les connaissances et les recherches en cours sur cet-étrange affection, que l'on a 'trop souvent confondue avec l'arriération mentale.Mme Cloutier a été en 1985 ministre responsable de l'Office des personnes handicapées du Québec.Cause biologique Alors que l'autisme était consi-11 déré comme une déficience mentale il y a 25 ans, ou encore la conséquence d'un grave problème affectif, les chercheurs savent maintenant que l'autisme est la plupart du temps d'origine biologique.«La thèse voulant que le milieu familial soit le principal responsable de la cause de l'autisme a beaucoup perdu du terrain, soutient le Dr Michel Leraay, pédopsychiatre à l'Hôpital Sainte-Justi-ne.Nous ne croyons plus que le contact avec la mère soit le premier responsable.De plus, même avec les enfants lourdement atteints, il y a place pour beaucoup d'amélioration.Enfin, le diagnostique doit être posé avec beaucoup d'exactitude; il y a plusieurs formes d'autisme et l'espoir de récupération n'est pas le même pour chacune.» Traitement Essentiellement, le traitement consiste à tout faire pour prendre contact avec l'enfant, et surtout pour qu'il donne une réponse.À l'école Giant Steps, Mme Darlene Berringer, directrice pédagogique, et les autres éducatrices s'efforcent en premier lieu de maximiser les aptitudes sensorielles de leurs patients par des exercices qui améliorent le toucher, l'ouie, la vision, la proprioception, etc.On y enseigne également les disciplines académiques de l'élémentaire.«Nous espérons ouvrir une école secondaire d'ici quelques années, explique Mme Ber- PHOTO JEAN GOUPIL, u Press» Mme Darlene Berringer fait un exercice avec Jean-François.Au centre: Daniel et Alexandre; au premier plan: Richard et Jessé.ringer.De nos jours, dit-elle, certains enfants autistiques vont à l'école ordinaire.Ils obtiennent de bons résultats mais ils ont toujours leur prolème de socialisation.Certains médicamentspour calmer l'angoisse ou pour régulariser le sommeil sont testés aux États-Unis, explique le Dr Lemay.Toutefois, selon le Dr Lemay, des essais cliniques sont faits aux États-Unis avec des médicaments pour calmer l'angoisse ou encore pour régulariser le sommeil.Ces médicaments peuvent s'avérer utiles pour améliorer le contact avec l'enfant.Il crie, le monsieur Chantai a vu «Rainman» et, elle qui peut maintenant communiquer, a témoigné d'une certaine surprise en voyant les peurs in- contrôlées du héros.«U crie, le monsieur!», s'est-elle exclamée.U crie de panique lorsqu'il voit arriver l'heure de son émission de télévision quotidienne sans pouvoir l'écouter.Les personnes autistiques supportent très mal le moindre changement à la routine.II faut à Rainman sa lecture quotidienne et ses caleçons de chez K-Mart.En fait, Rainman adulte crie comme Chantai le faisait à sept ans.«Nous avons fait en sorte que Chantai apprivoise ses peurs une à une, explique Rolland© Cloutier.Elle peut maintenant prendre l'ascenceur ou l'autobus seule.Elle petit même se tromper de trajet rétrouver son chemin par elle-même.Alors elle est-surprise de voir1 qu'un autre adulte ne peut pas le faire.» Diagnostique difficile Au moment où Chantai a présenté des problèmes de comportement, les pédiatres et les psychiatres étaient peu sensibilisés au phénomène de l'autisme.Ils passaient la plupart du temps à côté du diagnostique tellement l'autisme freine le développement de l'enfant sur bien des plans.«Nous l'avons crue sourde pendant un certain temps, avant qu'un article publié dans La Presse, et qui décrivait l'autisme, nous fasse mettre le doigt1 sur le problème de Chantai», relate Mme Cloutier.Aujourd'hui, Chantai, âgée de 25 ans, peint de magnifiques tableau.Elle travaille a l'atelier des Vieilles Forges de Trois-Rivières.Elle continue sa marche vers un mieux-être.Soutenir les familles Bien que beaucoup d'espoir soit permis pour le progrès des personnes autistiques, il n'en reste pas moins que la réalité demeure difficile à vivre, voire presque impossible, si la famille ne reçoit pas un soutien extérieur, sous forme de milieu scolaire ou socialisant, de milieu de loisirs, d'intégration au travail, de même que de soutien à la famille.Mme Cloutier présente dans son livre le plan de service de l'Office des personnes handicapées du Québec, dont elle fut responsable en 1985, en plus d'être ministre déléguée aux relations avec les citoyens et citoyennes.«Il y a encore beaucoup à faire de ce côté, même si les mentalités ont beaucoup évolué depuis la création de l'Office, affirme-t-elle.U n'est pas si loin le temps où on cachait une personne handicapée intellectuelle, parce qu'on en avait honte.» PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.Il Presse Rollande Cloutier, ex-ministre responsable de l'Office des handicapés du Québec et mère de Chantai, tenant les tableaux de sa fille.En page B 4, l'autisme: à la recherche des causes.Montréal spatial: au travail JEAN-PIERRE ROCEL collaboration spéciale Agence Science-Presse \u20ac«t; I o u t c grande puissance moderne doit avoir un programme spatial coordonné au niveau le plus élevé possible, afin de se positionner pour l'exploitation commerciale de l'espace qui aura lieu bientôt.» Ce n'est pas le premier ministre du Canada qui a dit cela il y a deux semaines, c'est le premier ministre de l'Inde, Rajiv Gandhi, alors qu'il venait de succéder à sa mère en 1985.C'est ainsi que l'Inde s'est lancée dans un ambitieux programme spatial, qui devrait en faire un concurrent international sérieux vers le milieu des années 90.particulièrement dans le domaine des satellites de télécommunications.Avant l'Inde, pratiquement tous les pays occidentaux européens avaient jaugé la situation et planifié leurs propres programmes spatiaux.En créant l'Agence spatiale européenne, 11 d'entre eux avaient uni leurs efforts \u2014 mais pas avant d'avoir identifié leurs propres objectifs nationaux de développement.Avant l'Europe, le lapon s'était doté de son programme spatial.Et bien entendu, l'URSS et les États-Unis les avaient précédés.Cette situation de concurrence mondiale effrénée justifie à elle seule l'existence d'un programme spatial canadien d'envergure, et la création d'une agence spécifique qui l'incarne.Après deux ans de valse-hésitation, Montréal vient d'être choisie comme site de cette agence.Il y a manifestement du pain sur la planche.Demain, il y aura encore plus de satellites à faire circuler en orbite, encore plus d'applications spatiales rentables \u2014 comme la fabrication de médicaments en apesanteur.On l'a répété: après une phase d'exploration de la banlieue de l'espace, nous entrons dans la phase de l'exploitation commerciale.Dans ce contexte, .il s'agit donc, ni plus ni moins, de «prendre sa place dans le trafic», comme dit la chanson.Un phare dans la paysage Mais il y a plus.L'espace n'est pas seulement un enjeu commercial.C'est aussi et surtout un moyen de favoriser le développement scientifique et technologique d'un pays.Parce qu'on apprend à faire des choses nouvelles et complexes dans un environnement très exigeant, on forme des compétences et on apprend à maîtriser des technologies nouvelles.et à s'en servir sur terre pour le développement économique du pays.Prenons deux exemples: Dans l'espace, il faut construire des structures ultra-légères et ultra-résistantes, capables de subir d'importants écarts de température.Cela veut dire expérimenter avec de nouveaux matériaux composites, dont on trouvera ensuite des applications industrielles sur terre.Autre exemple: les percées en traitement des signaux dans l'espace trouvent des applications dans les communications terrestres \u2014 et sont évidemment nourries des progrès èn informatique.Il existe donc un va-et-vient constant entre différentes sciences et technologies, dans un climat d'émulation aux limites du savoir humain.Dans ce contexte, il y a des défis passionnants à relever pour des scientifiques et des ingénieurs de différentes disciplines.Outre ses fonctions administratives, l'Agence spatiale canadienne de Montréal va servir de phare dans un paysage de recherches nouvelles.Son lien avec les universités sera de ce point de vue aussi vital que celui qu'elle aura avec les industries d'ici.Un noyau à élargir De ce côté, une fois passée l'euphorie de l'attribution du siège de l'Agence, il faut reconnaître qu'il y a beaucoup à faire.Contrairement à ce que disait la campagne de publicité, Montréal n'est pas spatiale.Du moins, pas encore.La métropole est plutôt aéronautique que spatiale, et ces deux industries n'ont pas les mêmes profils ni les mêmes cultures d'entreprise.Au Québec, Spar, CAE et MTB Technologies forment un noyau spatial solide, mais qu'il faut élargir.Parlant de culture d'entreprise, on parle de réseaux humains d'information et de décision.Voilà bien un domaine où les Québécois francophones ont du rattrapage à faire pour «être de l'équipe».En tant que journaliste qui suit de loin le domaine spatial depuis dix ans, je peux témoigner à quel point il s'agit d'un domaine dirigé par un très petit groupe d'hommes au Canada.Des gens d'Ottawa ou de Toronto pour la plupart: des fohn Mac Naughton.|im Taylor, Mike Scott, Chris Trump, Mac Evans, Karl Doetsch, qui se connaissent depuis 25 ans et fréquentent les mêmes clubs.Des gens qui ont eu les mêmes rêves et se sont battus pour les réaliser ici alors qu'ils auraient pu aller aux États-Unis (de fait, plusieurs ont fait leurs classes à la NASA, mais sont revenus).Aujourd'hui, ces gens ont gagné une manche, mais ils savent la partie difficile.Il est vrai que le gouvernement Mul-roney a décidé d'injecter dans le programme spatial $3 milliards en dix ans, pour réaliser trois choses importantes: le «garage» de la station spatiale américaine et deux satellites bien spéciaux, M-Sat et Radar-sat.Mais tout cela est encore fragile et mal défini.Montréal deviendra vraiment spatiale si ce programme s'affirme et si le bassin de compétences spécialisées en ce domaine s'élargit rapidement au Québec.Un défi pour les scientifiques comme pour les industriels d'ici.À TIRE-D'AFLE.Le corbeau: La fontaine était-il dans l'erreur?PIERRE CINCRAS Si lean de La-fontaine était passé maître dans l'art d'observer les humains, il connaisait peu de choses sur le comportement des animaux.Ainsi, dans la fable «Le renard et le corbeau», les rôles devraient être inversés et c'est le corbeau qui volerait le fromage du renard.Le grand fabuliste ignorait, sans doute, que l'oiseau noir était l'un des plus rusés qui soit.Les chercheurs parlent de lui comme d'un animal habile, dote d'une excellente mémoire et capable d'apprendre rapidement.Par exemple, s'il vit dans un territoire où les chascurs sont nombreux, il sait se tenir loin des fu- sils.Au Québec, l'espèce est protégée par la loi en tout temps.Le corbeau aime s'amuser et certains savent même compter.Farouche et prudent, il est capable de s'adapter à la présence humaine.Il rend visite régulièrement aux dépotoirs.L'auteur, Arthur Clevelan Bent, raconte que dans le grand Nord, en Alaska, là où il n'est pas persécuté, le corbeau est aussi familier avec les humain que peut l'être une poule.Répandu à travers le monde (Afrique, Asie, Amérique, Europe), le grand corbeau est plutôt rare dans la région métropolitaine.On peut le rencontrer un peu partout au Québec, même dans la toundra.Il est aussi présent dans certaines villes, comme en témoigne cette photo prise récemment en plein coeur de Rouyn, en Abitibi, par le photographe Armand Trottier.Plus gros que la corneille, sa cousine, le corbeau peut atteindre 70 cm de longueur.Les deux oiseaux ont peu de traits en com- mun, si ce n'est la couleur, lis ap-partiennnent au groupe des corvidés, une famille qui regroupe notamment les geais.Si la corneille est grégaire, le corbeau, lui, est plutôt solitaire.Il vit en couple (mâle et femelle sont unis pour la vie) ou en petit groupe de trois ou quatre individus et il hiverne chez nous.Les deux sexes sont identiques et l'oiseau possède une sorte de barbe sous le cou.Il est considéré comme un voilier exceptioncl.Son cri est une croak guttural qu'il fait entendre de temps à autre.Le nid du corbeau est un impressionnant amas de branchail-les de près d'un mètre de haut situé sur une falaise ou au sommet d'un arbre.U pond en moyenne cinq oeufs par année, de mars à juin.L'incubation dure une vingtaine de jours et les oiseaux quittent le nid 40 jours après avoir vu le jour.Le mâle non, .-it la femelle au nid lorsqu'elle couve.Selon fonh K.Terres, auteur de The audubon Society Encyclopedia of North Américain Birds, le record de longévité en captivité est de 24 ans.Un bon chasseur Bien que l'on considère qu'il a peu d'ennemis, plusieurs oiseaux finirent leurs jours entre ses mâchoires, véritable piège.Le corbeau est omnivore et il mange tout ce qui lui tombe sous le bec, que ce soit des oisillons, des oeufs, des insectes, des lézards ou des serpents.Il consomme aussi beaucoup de végétaux, notamment de petits fruits.S'il habite dans une zone côtière, il mange des coquillages qu'il brise en les taisant tomber sur le sol du haut des airs comme le font certaines espèces de goélands.Il travaille en groupe pour obtenir plus de succès dans la recherche de nourriture.Ainsi, Bent cite un chercheur qui a observé cette scène plutôt cocasse qui va à rencontre de la célèbre fable de Lafontainc: deux corbeaux observent un chien qui possède un os appétissant.L'un d'eux s'approche tranquillement du chien et lui mord la queue férocement.Le chien réagit en laissant tomber son dîner pour mordre le corbeau.Celui-ci réussit habilement à s'esquiver pendant que l'os s'envole déjà dans le bec de l'autre corbeau qui n'attendait que ce moment.Le corbeau est un chasseur redoutable qui peut facilement venir à bout de très jeunes phoques.Des couples de corbeaux se sont déjà attaques à des lièvres arctiques, des animaux dont le poids peut atteindre six kilogrammes.La méthode de chasse est très particulière.Les corbeaux se relaient pour mordre les oreilles de l'animal.Le lièvre culbute, culbute sans cesse et finit pas se blesser très rapidement.Les oiseaux n'ont plus qu'à manger leur victime.Lorsqu'ils sont en groupe de six ou sept, ils réussissent même à tuer de jeunes caribous.Le film.Les oiseaux, de Hitchock, n'était donc pas très loin de la réalité.Le carnet d'observation en page B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 12 MARS 1989 La Presse Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson «lueur adiomt Marcel Desjardins directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Les déboires de Tower, Bush et Cie Il ne fait absolument aucun doute qu'en refusant d'entériner la nomination de M.John Tower comme secrétaire à la Défense et chef du Pentagone, le Sénat des États-Unis exerçait des droits et des prérogatives que lui réserve clairement la constitution.En l'occurrence, il n'y eut ni substitution de pouvoir ni usurpation de pouvoir.Ce n'est pas parce qu'en 30 ans le Sénat ne s'est pas opposé à la nomination d'un ministre que la rebuffade infligée à M.Tower et à M.Bush est contraire aux règles.Par voie de conséquence, on voit à quelles contraintes est soumis l'exercice de la présidence aux États-Unis.Contraintes dont est dispensé, par exemple, le premier ministre du Canada, qu'on n'imagine pas en train de quêter l'approbation du Sénat pour la nomination d'un membre de son cabinet.Sans entrer dans le jeu des comparaisons entre les corps constitués au Canada et aux États-Unis, on peut rappeler que la constitution confie au Congrès la «totalité des pouvoirs législatifs».Sénateurs et représentants tiennent leur mandat du peuple.S'il reste indéniable que le Congrès est soumis à des influences multiples, parmi lesquelles on doit faire entrer celle du président, l'influence déterminante demeure celle de l'électeur.Nul ne l'a compris mieux que M.Tower lui-même, lorsque, décidé à contrer l'hostilité du Sénat, il est allé promettre devant des millions de téléspectateurs que plus jamais il ne prendrait un verre.Ce courageux engagement n'a pas eu l'effet escompté et le candidat du président Bush a mordu la poussière, comme on dit dans les cercles sportifs.Pourquoi cette rebuffade infligée au candidat au poste de secrétaire à la Défense?Pourquoi un tel échec au début de la présidence de M.George Bush?Une double série de facteurs a joué: facteurs personnels et facteurs conjoncturels.Sur la première catégorie de facteurs on ne peut se prononcer qu'avec circonspection.M.Tower a-t-il été victime du puritanisme de ses pairs, incapables de supporter la pensée que le Pentagone serait dirigé par un bon vivant?Mais ce bon vivant est peut-être aussi un bon administrateur.Dans les chancelleries étrangères, on a considéré tout le débat autour de M.Tower d'un oeil amusé, apitoyé ou inquiet.Le premier ministre de France, M.Rocard, a souligné la contradiction existant entre «la violence et la liberté de moeurs» à la télévision américaine et «l'austérité» exigée des hommes publics.«Au train où l'on va, il n'y aura plus de ministres possibles.» Sénateur pendant 24 ans, «nourri dans le sérail», M.Tower en connaît les détours.Et il est connu.Il ne compte pas que des amis.Le leader du Sénat, M.Mitchell (Maine), a rappelé que John Tower n'avait pas lui-même l'habitude d'hésiter à rejeter une candidature à l'occasion.Le candidat de M.Bush a tout de même reçu les votes du sénateur Bentsen (Texas) et du sénateur Dodd (Connecticut).Bentsen a été le colistier de Dukakis et Dodd est un esprit très libéral.La réputation d'agent d'affaires peu scrupuleux faite à Tower a peut-être été déterminante (le vote a été de 53 à 47).Mais ce facteur est inséparable du climat général qui caractérise les premiers 50 jours de la présidence de George Bush.C'est le président lui-même qui a voulu mettre son régne sous le signe de l'intégrité morale.Il a été pris au mot.Il a eu tort de s'entêter a soutenir Tower.Car la résistance du Sénat tenait a deux motifs: la volonté de redresser les moeurs du Pentagone, enclin au désordre administratif et à la corruption, et le désir de rappeler ses prérogatives à la Maison-Blanche, oublieuse de l'existence du Congrès.Le Sénat voudra être entendu, lors de la définition des politiques de défense.Le Congrès fonde son prestige à ses propres yeux lorsqu'il refuse quelque chose au président.Il importe que soit promp-tement rétabli l'équilibre entre les deux pouvoirs, si doit être évitée une panne durable.La manière dont le Sénat accueillera la nomination de M.Cheney, en remplacement de M.Tower, fournira une Indication.Cliy CORMIER OSIS, vous dites?Yaurait-il lieu de créer un système de santé privé, complémentaire du système public?Certains y songent, même parmi les amis du gouvernement.La Commission politique du Parti libéral du Québec d'ailleurs, lors de son dernier conseil général, y a fait allusion, comme possibilité «à moyen terme».Mais la ministre Thérèse Lavoie-Roux n'est jamais allée aussi loin.Toutefois, au cours des réflexions à voix haute auxquelles elle se livre depuis la publication du Rapport Rochon, il y a maintenant 13 mois, la ministre a évoqué la possibilité de quelques expériences pilotes.C'est ainsi qu'elle a publiquement déclaré que, «tout en conservant le caractère public, gratuit et universel de notre système, on peut se demander si le Québec ne pourrait pas profiter lui aussi des initiatives tentées chez nos voisins».Ajoutant que des travaux sont actuellement en cours à son ministère à ce sujet, elle a plus particulièrement parlé du projet d'Organisation de soins intégrés de santé (OSIS), équivalent des Health Maintenance Organizations américaines ou des Health Services Organizations ontariennes.La Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ) \u2014 qui, malgré son nom, s'implante de plus en plus dans le domaine de la santé et des services sociaux \u2014 y voit un danger réel.La centrale craint en effet la création d'un double système.L'un, public et de qualité moindre, pour le Québécois «ordinaire», l'autre de meilleure qualité, pour ceux qui auraient les moyens de se l'offrir.Cette réaction, compréhensible, ne devrait pas toutefois interdire que des expériences pilotes soient tentées.Mme Lavoie-Roux ne veut pas, en effet, de réseau parallèle.En conséquence, il devrait être possible de lancer une ou deux expériences pilotes au Québec.Ne serait-ce que pour permettre une évaluation de l'expérience selon des critères québécois et non en vertu de schémas idéologiques, partisans ou adversaires d'une expérience américaine.Pierre) vennat 7/kvse fus fus /a/s ' & f/h'fisyÇfcfce attente, vws, seMsvg .fous Aviez.sans toonr t>e$ £esc/#s voir?DROITS RESERVES La boîte aux lettres Récemment, à la suite de deux reportages de notre chroniqueur à la religion.Iules Béliveau (les 10 février et 5 mars derniers), la question du financement de l'animation pastorale a suscité un vif débat entre le Mouvement laïque québécois et l'Archevêché de Montréal.Chacun des deux protagonistes a soumis à La Presse le point de vue qui suit: Les questions du Mouvement laïque québécois ¦ C'est à la demande du Mouvement laique québécois que j'ai lu l'article de M.Jules Béliveau, de La Presseéu 10 février 1989, sur l'animation pastorale à Montréal et que j'ai accepté de formuler les commentaires qui suivent.Sous le titre «Animation pastorale: il en coûterait $760791 de plus par année à Québec», les chiffres mentionnés dans cet article peuvent apparaître maigres dans le flot perpétuel des nouvelles qui nous font part de millions et de milliards de dollars sur tous les sujets possibles.Sous des chiffres dont l'ampleur semble à priori ridicule, moins d'un million de dollars, on y retrouve les données chiffrées d'une résolution des commissaires de la CECM qui, si elle est acceptée par Québec, entraînera une augmentation, récurrente et indexée, des deniers publics dont les contribuables ont à assumer sociale-iment le coût année après année.Il s'agit d'un nouveau projet de dépense tant pour le minis-lerc de l'Éducation du Québec (MEQ) que pour les 10 commissions scolaires situées sur le territoire du diocèse de Mont- réal.C'est donc le moment privilégié d'examiner les chiffres avant que les crédits budgétaires ne soient alloués par l'Assemblée nationale, le printemps prochain.M.Béliveau nous apprend que l'enveloppe, budgétaire du ministère de l'Éducation consacrée à l'animation pastorale pour Montréal et Laval, passerait de $122179 en 1988-89 à $882970 en 1989-90.Si je lis bien, la modeste augmentation de $760 791 pour l'an prochain, représente, en pourcentage une hausse de 623 p.cent de cette enveloppe du MEQ! Il y a de quoi avoir une puce à l'oreille! Est-il possible de soutenir, à partir d'une telle information, l'interrogation suivante: Et si Ryan subventionnait l'Archevêché de Montréal ?Le tout est relativement simple.Des chiffres révélateurs À la suite de l'adoption, le 23 décembre dernier, de la nouvelle Loi de l'instruction publique.Loi 107, et en vertu de son article 226 par lequel le législateur déclare que «la commission scolaire offre à l'élève catholique des services complémentaires en animation pastorale», les négociations entre le Ministère, les commissions scolaires et l'archevêché de Montréal pour renouveler d'anciennes ententes sur les coûts de ce service, ont conclu qu'il fallait, d'après ce qui est rapporté, «trouver une solution aux trop bas salaires versés aux animateurs et animatrices de pastorale du niveau primaire, qui ne sont actuellement que d'environ $10 500 par an pour un emploi à temps plein».Le tout pourrait sembler «normal de s'attendre à une contribution de l'État dans le financement de la pastorale scolaire puisque celle-ci est reconnue par la loi comme une véritable responsabilité conjointe de l'Église» et des.institutions publiques de l'Éducation.Pourtant, les salaires de ces animateurs n'augmentent quand même pas de 600 p.cent! Poursuivons donc cet examen.L'entente prévalant actuellement répartit le coût actuel de cette activité, $1235923 en trois portions: 10 p.cent des fonds proviennent du Ministère, 31 p.cent de la part des commissions scolaires et les autres 59 p.cent sont financées par l'archevêché.C'est donc ce dernier qui, actuellement, paie le plus gros morceau du gâteau.(.) Selon la nouvelle répartition entre les parties, les $2797410 que coûteront l'animation pastorale l'an prochain, en hausse de 126 p.cent sur 1988-89, seront répartis autrement; la part de financement publique, com- \u2022 binée du MEQ et des commissions scolaires sera majoritaire, 52 p.cent du budget total alors que celle de l'Église sera ramenée à 48 p.cent.On ne peut qu'y constater le nouvel engagement catholique de notre gouvernement puisque l'État va, ainsi, reprendre le flambeau de la formation catholique à Montréal.(.) Les animateurs de pastorale sont, dans leur quasi totalité, membres de communautés religieuses, ces derniers donnent une certaine proportion de leur revenu à leur commmu-nauté et, via celle-ci, une part est réinvestie dans les activités du diocèse.Quelle proportion de la hausse de salaire de ces animateurs sera réinvestie dans les coffres catholiques?Ici, toute estimation est relative et empreinte de jugement.Il est, cependant fort raisonnable de penser que la moitié de la future augmentation de de salaire sera versée au trésor commun de l'Église montréalaise puisque, si ces salairas de $10500 par an sont augmentés dans la même proportion que le budget total alloué, à savoir 126 p.cent, les salaires des mêmes personnes, pour les mêmes tâches, seront en 1989-90, de l'ordre de $23700.Cette hypothèse est d'autant plus admissible que les religieux ne payent pas d'impôt.Des $1561487 de plus que coûtera l'animation pastorale l'an prochain, près de $750000 pourraient être ainsi versés à l'archevêché de Montréal.(.) Peut-on ici constater que notre ministre, M.Claude Ryan, s'est bien entendu avec le Mouvement scolaire confessionnel au pouvoir à la CECM et avec l'Eglise catholique pour que tous les Québécois contribuent, via leurs taxes, au renflouement de cette dernière?Il semblerait bien, à la.lumière de ces chiffres, que l'État québécois va subventionner, indirectement bien sûr, les activités de l'Église catholique.(.) Pour terminer, mentionnons qu'en cette période d'austérité générale des dépenses publiques consacrées tant à l'éducation qu'à la santé, nombreux sont les bénévoles, les employés à temps partiel ou surnuméraires de ces réseaux qui apprécieraient grandement, à l'instar des animateurs de pastorale, voir leur travail reconnu et leur salaire haussé dans les mêmes proportions.Il y a ici des choix publics dont le gouvernement Bourassa ne s'explique pas sur la place publique.< \u2022\u2022\u2022) Robert TRUDEL professeur au Collège Edouard-Montpetit La réplique de l'Archevêché ¦ Dans son édition dominicale du 5 mars 1989, sous la chronique RELIGION, La Presse fait état des conclusions d'une analyse commandée par le Mouvement laïque québécois.Selon l'analyste dont le MLQ a retenu les services, «l'Archevêché de Montréal sortirait grand gagnant du nouveau partage proposé pour 1989-90 du financement de l'animation pastorale dans les écoles des commissions scolaires situées sur le territoire diocésain».Cette affirmation s'appuie sur des données et des extrapolations erronées, sur une compréhension incomplète de la situation, ce qui appelle une mise au point.Le ministère de l'Education reconnaît d'abord le droit, aux élèves catholiques, de bénéficier des services d'animation pastorale à l'école (Loi 107, art.6 \u2014\u2022 Règlement du comité catholique art.18).Traditionnellement, cette animation était prise en charge par les prêtres des paroisses.Depuis 20 ans, les changements qui ont marqué le monde scolaire ont eu des retombées sur l'intervention pastorale en terme de spécialisation; le monde paroissial, de son côté, a vu diminuer de façon significative ses effectifs au niveau des prêtres.C'est pourquoi des agents de pastorale de plus en plus nombreux et compétents se sont engagés dans ce service.D'abord formé en majorité de religieuses, qui ont contribué à lancer le mouvement, ce groupe d'éducatri-ces et d'éducateurs totalise actuellement 243 personnes dont 190 laïques et 53 religieuses, pour le diocèse de Montréal.Quelques-unes sont bénévoles; les autres reçoivent une rémunération annuelle de $11000 pour un temps complet de travail, c'est-à-dire 5 jours/semaine, durant 10 mois.Les paroisses et l'Archevêché assument la grande partie de ces coûts.En 1988-89.l'Église de Montréal (paroisse-Archevêché) versera un montant de $1014454.les dix commissions scolaires $383 556 et le ministère de l'Éducation $122 178.(.) Une délégation formée de M.lean Jacques, président de la commission scolaire Les Éco-res, de M.Michel Pallascio de la CÉCM, de M.Pierre Gabriè-le, directeur général de ta commission scolaire Sault-Saint-Louis, et dont je faisais partie à titre de coordonnateur général de la pastorale pour le diocèse de Montréal a rencontré, le 27 février dernier, M.Claude Ryan, ministre de l'Éducation.Le rapport présenté au ministre et contenant une demande de budget pour les commissions scolaires a été reçu avec intérêt et sera considéré dans le cadre général de l'étude, des budgets du ministère de l'Éducation.Si on veut paTler de «gagnants» dans toute cette démarche, c'est plutôt vers les animatrices et les animateurs de pastorale qu'il faut regarder, dont le salaire sera mieux ajusté aux exigences de la tâche; regarder aussi les enfants, en se réjouissant que leurs droits soient respectés, grâce à une concertation réelle de toutes les autorités impliquées.Quant au rôle de l'Archevêché, en plus d'assurer une coordination de l'ensemble de l'opération, il consisté à subventionner les paroisses en difficulté, incapables de payer en totalité ou en partie le salaire de l'animatrice ou de l'animateur.À ce titre, en 1987-88, l'Archevêché a dépensé $219 254.Il prévoit une dépense de $260000 pour 1988-89.L'amélioration des services, dans les années futures, entrai; nera encore des déboursés qui n'iront sans doute pas en diminuant.L'intérêt que portent à cette question de l'animation pastorale au primaire des milliers de parents et ur, grand nombre d'éducateurs nous invite à faire connaître ces faits.Jean-Claude TURCOTTE, v.g.Évèquc auxiliaire de Montréal LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 12 MARS 1989 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 12 MARS La personnalité de la semaine Reconnu comme un de nos meilleurs dessinateurs de mode, il recevra le Fil d9or de la Confédération internationale du Lin et du Chanvre MADELEINE DUBUC Ia fin de semaine dernière a été pour {ean-Claude Poitras, un de nos meilleurs dessinateurs de mode au Québec et au Canada, remplie de moments uniques.En plus de recevoir samedi le prestigieux prix du Temple de la Renommée de la Mode offert chaque année par le magazine Style et décerné au dessinateur de l'année, il apprenait dimanche qu'il sera le premier Canadien à recevoir, en avril, le Fil d'or, prix attribué par la Confédération internationale du Lin et du Chanvre au dessinateur dont on reconnaît particulièrement dans son pays et à l'extérieur la qualité du travail et la créativité.Ce dernier prix a été gagné, au cours des années précédentes, par des grandes personnalités du monde international de la mode comme Armani, Versace, Issey Mikaye, Emmanuelle Khan et Karl Lagerfeld.|ean-Claude Poitras, devant ces nommages rendus à son talent et sa renommée en pleine expansion, a des réactions à la fois très enthousiastes ( il lui arrive de rougir) et parfois touchantes par leur simplicité.«Devant tous ces honneurs qui m'ar-rivaient en même temps, dit-il, j'ai vécu, samedi et dimanche, des heures d'euphorie, l'ai revu les vingt et quelques années de ma vie que j'ai consacrées au dessin de mode et à la mode tout court.les joies que cette desti- née m'a apportées.les sacrifices qu'elle a comportés aussi, parce que, quand on travaille comme je l'ai fait, la vie personnelle en prend un coup.puis, j'ai continué à vivre comme avant.» Un rêve qui vient de loin La vie professionnelle de |ean-Claude Poitras que La Presse a choisi comme personnalité de la semaine, c'est celle d'un adolescent, d'un jeune homme hanté par un rêve, qui le caresse, qui le fignole, qui a du mal à l'atteindre et qui, finalement, quand arrive l'heure du succès, est heureux, mais pas pris par surprise.Né à CartierviIle, élève au Collège Saint-Laurent, il trouve auprès de ses parents une compréhension totale devant son désir d'étudier, après le passage au collège classique, le dessin de mode.On lui consille de s'inscrire à l'École des Métiers commerciaux.Mais, dans le genre de formation qu'il y reçoit, il semble manquer quelque chose.«le leur ai reproché alors, dit-il, de ne pas tenir leurs élèves plus au courant de ce qui les attendait dans le monde de la mode: le côté bataille, le côté mercantile.J'étais jeune et j'oubliais que la mode, ce n'est pas seulement de faire de belles robes.mais que c'était aussi de vendre ces belles robes.Mais je suis retourné aux études et pendant deux ans, j'ai appris le dessin, les techniques de publicité.Puis, mes premières amours prenant le dessus, j'ai fondé, avec mon ami François Cuénet, une petite compagnie de vêtements fémi- \t\t \tJEAN-CLAUDE POITRAS\t «Je suis sans pardon pour ceux qui, après s'être gargarisés du «Montréal, capitale de la mode», ont tout fait pour que cette industrie périclite ici.» nins qu'on avait baptisée Parenthèse.» C'est à cette époque que les rédacteurs de mode ont rencontré Jean-Claude Poitras.Il avait alors 23 ans.Devant travailler les fins de semaine pour boucler son budget, il avait été embauché comme vendeur à la boutique Adam chez Eaton.C'est dans le grand magasin du centre-ville de Montréal que Jean-Claude dit avoir appris son métier.à connaître les tissus, à juger une coupe, à travailler avec une clientèle.Son patron, Jean-Pierre Allemand, était un maître exigeant et après quatre ans et demi de travail avec lui, (ean-Claude Poitras se sentait prêt à voler de ses propres ailes dans le domaine du dessin de mode, qui lui tenait toujours à coeur.Ses premières mini-collections ont été faites avec les propriétaires de la compagnie Beve-rini.C'est avec eux qu'il a pu mêler aux collections présentées chaque année des «petits groupes» de vêtements signés Poitras.Ces présentations faisaient hurler le grand patron qui le trouvait bien entreprenant.De nos jours, on dirait qu'il était flyé.En 1977, Jean-Claude commence à voler de ses propres ailes.Il prépare ses premières collections de vêtements féminins qu'il baptisait «Bof».Il trouve pour la diffuser un vendeur hors pair, Jacques Pelland, qui est devenu, depuis le mois dernier, son associé.«Bof» a duré sept ans.Mais pendant cette période, aux vêtements féminins sont venus s'ajouter les vêtements de « sheepskin » réalisés pour une compagnie torontoise, puis les vêtements masculins, les fourrures, les pelisses.Avec des hauts et des bas, des joies et des déceptions.Ce monde n'en est jamais complètement exempt.L'année des succès L'année 1989 semble être pour Jean-Claude Poitras, qui se dirige tranquillement vers la quarantaine, l'année des grandes réalisations.Il ne dira pas des grandes «chances».«Ma plus grande chance, dit-il, c'est d'aimer le métier que j'ai choisi et d'y consacrer presque toutes mes énergies.» Le couturier a pourtant quelques petits messages à livrer aux gens qui dirigent l'industrie de la mode, que ces gens soient les autorités gouvernementales ou les manufacturiers.« Je suis sans pardon, a-t-il dit, pour ceux qui, après s'être gargarisés du «Montréal, capitale de la mode», ont tout fait pour que cette industrie périclite ici.«Il y a vingt ans, on avait les atouts dans nos poches.les talents, les subventions, les expositions.En ce moment, on s'étonne que ce soit Toronto qui ait pris tout ça.Je conseillerais à nos dirigeants, dit Jean-Claude Poitras avec véhémence, d'aller voir comment, à Toronto, les gens en place traitent les artistes, comme ils les suivent, assistent à leurs manifestations, prennent part à tout ce qui fait leur vie professionnelle.Ils ont compris, eux, que tout en s'oeçu-pant des autoroutes, on pe.ut-aussi s'occuper des artistes créai teurs».Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de Veffort.a AirCanada ALCAN au magazine m jour Réalisatrice-coordonnatrice: LOUISE B.TARDIF Avec Dominique Lajeunesse et Normand Harvey, du lundi au vendredi.Lt JOUR On vous présente la personnalité de la semaine, demain à 13 h 15 «*« Radio-Canada %W Télévision B4 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 12 MARS 1989 Demain l'an 2000 fi Comme un air du futur.YVES LECIËHC collaboration spéciale Réglons une chose au départ.Si je pouvais vous dire vraiment ce que sera la musique populaire de l'an 20CD, je ne resterais pas là à écrire des chroniques à la petite semaine.)e fonderais une maison de production et me préparerais patiemment à, engranger le pactole qui récompense presque inévitablement ceux qui parviennent à prévoir une mode, ne serait-ce que de quelques mois! Ceci dit.il est un certain nombre de choses qu'on peut assez facilement prévoir sur la musique du futur.et quelques hypothèses moins sûres, mais vraisemblables, qu'on petit hasarder, étant donné l'état des technologies dans ce domaine.Il ne faut pas oublier en effet que de tous les arts, la musique est sans doute le plus technique, le plus «scientifique»: d'une part il est le plus abstrait, étant à base d'ondes et n'étant une représentation de rien, de l'autre il est soumis directement aux lois de la physique des sons et des résonances ; il y a des millénaires déjà (depuis les Grecs antiques, de fait) qu'on le traite de façon mathématique.C'est pourquoi sans doute il est aussi très « technologique » : constamment au cours de son histoire la découverte de nouvelles règles ( l'octave, les harmoniques, la notation classique) et plus encore l'invention de nouvelles sources de son (les instruments), depuis le piano en passant par le saxophone et les ondes Martenot jusqu'aux synthétiseurs Moog, en ont régulièrement fait bifurquer l'évolution, parfois considérablement Le dernier en date de ces bouleversements est évidemment celui des synthétiseurs numériques.Apparus il y a une demi-douzaine d'années ( ils coûtaient alors une fortune), ces claviers magiques se sont multipliés presque instantanément et aujourd'hui la quasi-totalité des compositeurs, ceux de la musique populaire mais aussi souvent de la musique «sérieuse», en possèdent un ou plusieurs.Au synthétiseur s'ajoute l\"«interface midi», une prise universelle qui permet de relier entre eux tous ces appareils, et de les brancher si on le désire sur un ordinateur.On se sert de celui-ci pour piloter les instruments et les synchroniser ( la version moderne de l'homme-orchestre), pour y créer de nouveaux sons, pour transformer en musique écrite les notes jouées sur les claviers.ou à l'inverse pour interpréter automatiquement sur les synthétiseurs des portées affichées sur l'écran.Tout cela n'est plus de la science-fiction, mais le quotidien de ce qui est probablement une majorité des musiciens contemporains.Par exemple au Salon des affaires de Computerland il y a quelques semaines, on faisait la démonstration du premier programme (appelé Finale) permettant de transcrire en temps réel et sans erreur sur des portées une musique improvisée sur un instrument électronique.Et dans un avenir immédiat, ce qui par son prix et sa complexité d'utilisation est encore réservé aux professionnels deviendra très vite le lot d'une foule d'amateurs de musique, qui seront eux aussi équipés de synthétiseurs intégrés ou non à des ordinateurs personnels et branchés sur des chaînes stéréo de qualité.Que pourra faire avec cet équipement quelqu'un qui n'est pas musicien de formation?Il pourra jouer de façon quasi infinie avec les paramètres d'une pièce de musique: modifier le tempo, le timbre, échanger les instruments, transposer une clef dans une autre, sans la moindre connaissance technique.À court terme, il sera sans doute possible d'acheter des «enregistrements» de ses pièces favorites non plus sur disque ou cassette (ou même sur disque compact), mais sur disquette d'ordinateur ou même dans une cartouche de mémoire.À partir de là, on pourra modifier cette pièce comme on le désire, improviser dessus, la combiner avec d'autres musiques ou d'autres sons, puis la rejouer sur sa chaîne stéréo à volonté.Un peu plus loin dans le futur, on vendra sans doute des « kits» de construction musicale, des sortes de meccano ou de légo sonores électroniques qui permettront même à des non-musiciens de composer leurs propres musiques en assemblant des accords sur divers instruments selon un scheme fourni par l'éditeur ou tiré d'une pièce existante.Le premier de ces ensembles est déjà disponible pour ordinateurs domestiques: il transforme en mélodies et accompagnements des couleurs et des formes qu'on dessine sur l'écran ! À la limite, un amateur doué se transformera à lui seul en combo de jazz ou en groupe rock, l'ordinateur donnant au synthétiseur l'intelligence nécessaire pour le suivre et Raccompagner» dans ses improvisations.L'autisme: à la recherche des causes ¦ «Il y a plusieurs formes d'autisme.S'il est vrai de dire que dans certains cas.la cause est essentiellement biologique, il est tout aussi vrai d'affirmer que pour d'autres, elle est essentiellement d'origine affective», affirme le Dr Michel Lemay.pédopsychiatre à l'Hôpital Sainte-Justine.La forme la plus sévère de l'autisme, qui est aussi la plus rare, l'autisme infantile de Kanner, touche 4 enfants sur 10000; il n'en existe pas plus d'une centaine à Montréal.L'enfant qui en est atteint est gracieux physiquement mais ne développe aucun contact, ni avec les objets, ni avec les personnes, ni avec son propre corps.On ne le voit pas attraper ses pieds avec les mains.Les symptômes font leur apparition des le premier mois de la vie.L'autisme de Kanner atteint surtout les garçons.Il existe des formes essentiellement génétiques de l'autisme, comme «le syndrome du X fragile».Au microscope, le chromosome sexuel X présente une certaine perte de substance.(Chacune des cellules humaines contient 26 paires de chromosomes, porteuses du bagage génétique de l'individu).Une autre forme d'autisme génétique atteint les petites filles, qui développent des troubles moteurs à l'âge de deux ou trois ans.Origine mixte Une quatrième forme d'autisme, moins sévère celle-là, se trouve chez les enfants qui ont vécu un sévère abandon au cours des 18 premiers mois de la vie.Cette forme, souvent due à une fragilité de l'enfant additionnée d'une ca- Ils sont fous, ces matheux! ¦ Des experts en informatique de l'Université Concordia viennent de résoudre un problème mathématique théorique tellement complexe qu'il échappe à la compréhension de l'esprit humain! Les professeurs Clément Lam, lohn McKay, Larry Thiel et Stanley Swiercz, au moyen d'un superordinateur appartenant au ministère de la Défense américaine, ont fini par réussir un casse-tête mathématique plusieurs fois séculaire.Il s'agissait de savoir s'il peut exister un «plan projectif fini d'ordre 10», un concept de géométrie moderne.La réponse est: non.Pour trouver la réponse, les scientifiques ont dû programmer l'investigation de plus de 1 000 000 000 000 000 combinaisons de possibilités.Cela ne change pas grand chose à nos vies mais cela soulève des questions importantes relativement à la puissance des ordinateurs et au bien-fondé d'une preuve que l'humanité n'est pas en mesure de comprendre intégralement.rence affective, est celle qui évolue le mieux, avec une approche adéquate.L'autisme est parfois chez l'enfant un moyen de défense contre une psychose confusionnelle: à cause d'une faiblesse de leur sys- tème nerveux ou à cause de terribles événements vécu durant la petite enfance, ces enfants vivent dans un monde intérieur de terreur, ce qui les pousse à basculer dans l'autisme comme moyen de défense.Les causes de cet forme Le Dr Michel Lemay : «Même dans les cas d'autisme sévère, il y a place pour beaucoup d'amélioration».photo paui-henm taibot.d»«« d'autisme sont mixtes, explique le Dr Lemay: elles peuvent être d'origine essentiellement organiques, comme elles peuvent être principalement d'origine affectives.Une autre forme d'autisme se définit comme un trouble du langage: l'enfant ne comprend pas le langage et n'arrive pas lui-même à formuler ses messages.«Les enfants autistiques ont parfois d'autres problèmes d'origine génétique, soutient Mme Darlene Bemnger, directrice pédagogique de l'école Giant Steps, à la Westmount Park School.Certains de ces jeunes ont des difficultés à digérer les produits laitiers, le sucre ou le blé.Il faut adapter leur diète pour voir enfin des progrès.» \" Hormones du cerveau Le Dr Margaret Bauman, de la Harvard Medical School à Boston, a étudié le cerveau des patients souffrant d'autisme.Elle a constaté que le taux de certaines hormones était débalancé chez certains autistiques: ils présentent un taux trop bas de sérotoni-ne, trop élevé de dopamine, trop bas de norepinephrine, etc.On relève aussi une densité anormale de cellules dans une partie du cerveau très impliquée dans les rapports sociaux.Autre caractéristique: des cellules grasses dans la région du cerveau correspondant au système sensori-moteur.Chez les patients qui atteignent la vingtaine, ces cellules grasses ont rapetissé et ressemblent plutôt à des lésions.Et la lumière fut! ¦ il fallait y penser! Un ingénieur montréalais à son compte, M.Mounir Saba vient d'inventer un abat-jour filtreur d'air qui fera peut-être fureur dans les restaurants.L'appareil peut être suspendu au plafond ou au mur.Il consiste en un abat-jour, sous lequel peut être installée une source de lumière (jusque là rien que de normal), un élément fil- trant, une hélice attachée à un moteur silencieux et une grille de protection.L'appareil, en plus d'éclairer, purifie l'air en éliminant fumée, polluants et mauvaises odeurs.Il vient d'être breveté au Canada, et d'autres brevets sont en instances aux États-Unis et en Europe.L'appareil peut être uti- lisé avec ou sans la lumière, pour purifier ou ioniser l'air ambiant.La lampe-purificateur peut fonctionner seule ou encore être reliée à une conduite qui l'amène au système de reconditionnement d'air central.Dans ce cas.le filtre et le moteur peuvent être enlevés de l'appareil.Médecine Prononçons-nous sur l'euthanasie Vtf.CIFFORD-JONES collaboration spéciale evanl une douleur aussi intolérable qu'inutile, combien d'entre nous choisiraient-ils une fin digne et paisible avec l'assistance d'un médecin ?Mais si nous en parlons parfois, ecoyons-nous vraiment la chose possible ou cette option n'est-efte que fiction dans notre esprit ?Penchons-nous aujourd'hui sur ce délicat sujet qui reviendra sur le lapis plus souvent dans l'avenir.^Alléguant d'une part que la vie et la mort sont l'affaire de Dieu, et.d'autre part, que son application conduirait à coup sûr à de répugnants abus, les adversaires de l'euthanasie évoquent les chambres à gaz hitlériennes et demandent à qui s'en remettre pour la sélection des malades.IPeut-être le temps est-il venu dt nous pencher sur l'expression de «mort digne et paisible», leitmotiv du débat.Aux yeux de la plupart des gens, il ne peut y avoir de dignité dans lii mort: tombée à terre où elle git pantelante, la victime d'une thrombose peut difficilement prétendre à la dignité.C'est tout au moins une perte momentanée de dignité.; Pour la plupart des gens, la mort est une évolution de lente dégradation qu'ils jugent dépourvue de dignité même quand elle ne s'accompagne pas dje douleurs.Et après avoir vu mourir bien des gens, je crois moi-même qu'il n'y a qu'une façon de trépasser dignement: permettre aux incurables de solliciter pour leurs intolérables souffrances la même fin qu'on accorde aux animaux domestiques en pareilles circonstances.Des médecins sont souvent opposés à cette option.__il_ Et pourquoi des médecins, ceux-là mêmes sur lesquels nous devrions pouvoir compter au terme de la vie ?Certains d'entre eux.bien sûr, ne veulent pas comprendre qu'ils ont perdu la partie et que leurs remèdes ne servent plus à rien: ils s'obstinent à étirer l'existence jusqu'à son ultime expression biologique.Je les ai souvent entendus dire que la mort de tel ou tel de leurs patients serait une charité divine.En dépit de quoi ils permettent à des patients aspirant à la mort de souffrir des jours entiers.D'autres médecins peuvent souscrire à l'idée d'abréger l'inutile combat pour survivre, mais redoutent l'effarante responsabilité de la décision à prendre.Et l'opposition d'un collègue ou d'un membre du personnel infirmier menace toujours.Des gens sournois Les gens des hôpitaux sont en effet de nature aussi soupçonneuse que sournoise.Ils se composent de médecins, d'infirmières et d'administrateurs dévoués à la vie et non à la mort.Aux yeux de la plupart, il n'existe rien d'intermédiaire.L'adhésion au principe de préservation de la vie est d'autant plus inconditionnelle qu'elle s'ancre dans des convictions morales ou religieuses; toute dérogation équivaut à un acte criminel.)e me méfierais de mes propres collègues si j'étais la proie d'une maladie mortelle.En fait, j'en connais même plusieurs dont la présence à mon chevet me terroriserait au point que je mettrais fin à mes jours pendant que cela m'est encore possible, pour ne pas leur permettre de prolonger mon agonie.La façon dont les moribonds sont traités de nos jours ne dépend pas des talents du médecin, mais plutôt de son caractè- re.Dispose-t-il du courage de ses convictions dans le traitement du patient si elles vont à rencontre des assistants, des confrères ou des administrateurs ?Pareille détermination ne se rencontre pas toujours.Dans certains hôpitaux, des comités dits de bio-éthique sont formés pour trancher ces problèmes d'éthique professionnelle, mais leur nom ronflant ne me facilitera pas le sommeil tant que je n'en aurai pas moi-même désigné les membres, l'ai déjà exprimé le désir que j'aurais d'incorporer à de tels comités un vétérinaire qui recoure-rait à la logique appropriée au traitement de nos chers animaux, le voudrais aussi y voir des proches parents et mon meilleur ami.Pour tout dire, je préférerais y nommer aussi mon coiffeur que certains médecins de mes connaissances.l'ai rapporté la décision historique prise l'an dernier par la Cour suprême des Pays-Bas, où les médecins sont maintenant autorisés à administrer l'euthanasie aux patients qui sont fondés de la demander.La loi, il va sans dire, protège aussi le droit au dernier soupir naturel.Le philosophe |ean-|acques Rousseau dénonçait en 1761 les chaines qui entravent l'homme libre.Aujourd'hui encore, trop de malades incurables subissent d'indescriptibles souffrances à l'apparente indifférence des médecins et des législateurs alors que le bon sens, l'esprit de justice et les principes démocratiques exigent qu'un mourant puisse mettre fin à ses souffrances au lieu de s'en remettre aux caprices du destin.Voici maintenant plusieurs années, des milliers de lecteurs ont contribué à la légalisation de l'usage de l'héroïne Jans le traitement des cancéreux en phase terminale et je me demande si le phénomène peut se répéter en faveur de l'exemple hollandais.À bien y penser, la question nous concerne tous.- Le carnet d'observation Dans le courrier: cardinal, écureuil, merle, pigeon.¦ Organisée par,la Société québécoise de protection des oiseaux, la Foire annuelle des oiseaux est un événement important dans la région de Montréal, l'invite souvent les amateurs à y participer même si certains déplorent que l'événement qui a lieu à Westmount se déroule surtout en anglais.La famille Laperriére, de Saint-Roch-de-Richelieu, se plaint du fait que la plupart des kiosques sont animés par des anglophones qui ne parlent pas le français.«Plus de 80 p.cent de l'information disponible est en anglais, écrit Linda Laperriére.La déception a remplacé l'enthousiasme.Nous ne participerons plus à cette activité, et ce malgré, le chaleureux discours de bienvenue de la mai-resse de Westmount.en anglais, bien sûr».Bien que son nom ait été francisé depuis plusieurs années, La Société québécoise regroupe en majorité des anglophones.Cet organisme, le plus ancien club d'observateurs d'oiseaux au Québec, est celui qui compte le plus grand nombre d'adeptes.Les conférences mensuelles se déroulent toujours en anglais.|e ne voudrais surtout pas que l'observation des oiseaux devienne un autre prétexte pour relancer le débat linguistique.Cette société est la seule à organiser une exposition de cette envergure, à Montréal.|e déplore, tout comme vous, le caractère unilingue de certains kiosques, même quelques-uns sonl animés par des francophones.Pierre Bannon, un des dirigeants de la société, est un des rares francophones à avoir joint le groupe.C'est lui qui rédige en français le carnet d'observation du bulletin du club, le Newsletter.Un dernier mot sur la documentation.Qu'on le veuille ou pas, les publications scientifiques en français sur l'observation des oiseaux sont extrêmement rares.Les ouvrages francophones provenant d'Europe, si attrayants soient-ils, offrent habituellement peu d'intérêt à l'observateur québécois.Pierre Morency et le club de la Caspésie honorés L'animateur Pierre Morency a reçu le prix François de Beau-lieu Gourdeau lors du dernier congres annuel de la Fédération québécoise de la faune, à Saint-Hyacinthe.Ce prix est décerné par le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche pour honorer une personne et un organisme qui se sont signalés au cours de l'année dans le domaine de la conservation de la faune.Poète et homme de théâtre, Pierre Morency est considéré comme un excellent vulgarisateur scientifique dans le domaine de l'ornithologie.Durant cinq ans, sur les ondes de Radio:Canada, il a réalisé Le bestiaire de l'été, une série radiophonique de 55 émissions consacrées aux oiseaux.Par ailleurs, le Club des ornithologues de la Gaspésie a reçu le harfang des neiges de la conservation.Fondé en 1980, ce club a un rayonnement provincial et organise des activités dans le parc Forillon et celui de l'île Bonaventure.Il a aussi publié deux livres et plusieurs brochures.L'Alaska, une -pépinière» de pyoargues à tète blanche C'est en Alaska qu'on retrouve la plus grande population de pygargues à tête blanche.On en compte 30 000, soit presque le double des oiseaux sur le reste du territoire américain.Depuis 1981, les autorités tentent de réintroduire l'espèce dans certains Etats où il est menacé de disparition.Jusqu'à maintenant, 260 aiglons ont été transportés sur de nouveaux territoires, en Caroline du Nord, au Tennesse, en Indiana, au Missouri et dans l'État de New York.Il faudra attendre quelques années avant de connaître les résultats.Il semble que dans la plupart des cas, les aiglons aient survécu.Les biologistes ont, toutefois, remarqué un phénomène intéressant chez les parents qui se sont fait «kidnapper» leur oisillons: leur productivité a augmenté considérablement.En BREF ¦ Le travail de recherche pour l'Atlas en 1988 a permis de découvrir que la chouette lapone nichait sur le territoire du Québec, notamment en Abitibi.Cet été, la découverte d'un oiseau blessé porteur d'une plaque incuba trice permet d'affirmer que cette chouette couvait des oeufs.Il s'agit de la première mention de nidification de l'espèce chez nous ¦ Saviez -vous que nourrir les oiseaux sauvages est considéré comme le deuxième loisir de plein air aux États-Unis, après le jardinage.Selon les chiffres de la U.S.Fish and Wildlife Service, 82,5 millions d'Américains, soit la moitié de la population âgée de plus de 18 ans.nourissent les oiseaux.Le nombre d'adeptes aurait augmenté de 20 millions durant la période 1980-1985.PIERRE G1NGRAS B 5 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 12 MARS 1989 Guy Pinard îcbel Per-_ ami, ptesi-\\_ dent du conseil d'administration de la Fondation lean-lapointe, annonce la nomination de Solange Gcndron au poste de présidente régionale de la campagne de financement pour la région des Laurentides.Mme Gendron est présidente de Publicité Gendron.Le nom du gagnant du Grand Prix du Conseil des arts de la CUM sera divulgué demain par lean-Pierre Coyer, président du .Conseil, lors d'un déjeuner qui débutera à midi au Grand Hôtel.Les finalistes sont le Musée des beaux-arts de Montréal, le « printemps Shakespeare » et l'orchestre de chambre I Musici de Montréal.Le lancement de Les sciences religieuses au Québec depuis I972 se déroulera demain à 17 h, au pavillon ludith-Jasmin de l'UQAM.C'est une oeuvre de Louis Rousseau, professeur au département des sciences religieuses de l'UQÀM, et de Michel Despland, professeur au département de religion de l'Université Concordia.Louise Thibault, présidente de la Régie du logement, s'adressera aux membres de l'Association des propriétaires du Québec lors de l'assemblée annuelle de l'Association demain à 19 h 30.à l'auberge Universel, 5000, rue Sherbrooke est.Jacques Couture, vice-président exécutif de l'Association, se plait à souligner qu'il s'agit d'une première.Serge Boyer, comptable et fiscaliste, et lean Teasdale, courtier en financement hypothécaire, prendront également la parole.Renseignements: 382-9670.Robert Desjardins, directeur de la section renseignements au Service de police de la CUM est présentement à Vancouver afin de participer à la Conférence internationale sur la criminalité asiatique.Km dfoycn de La E»rairle a 99 ans auiourcË'nui Emile Boyer, le doyen de La Prairie, célèbre aujourd'hui son 99e anniversaire de naissance au centre d'accueil La Prairie, où il réside depuis 1984.Pendant près de 90 ans, il a vécu sur la terre paternelle à Côte Saint-Lambert (aujourd'hui Brossard).Descendant de Charles Boyer, un des pionniers de La Prairie, Emile est resté célibataire toute sa vie.Mais il n'est pas seul puisque ses frères Georges (90 ans), et Thomas (86 ans), ainsi que sa soeur Aline (83 ans) font preuve d'autant de longévité que lui.photo jean goupil.L j Pressa Francine Montpetit, éditrice des Éditions de l'Homme, présidera le lancement de Lance et compte 111 mardi à midi, au grand salon O'Keefe.Ce bouquin a été rédigé par Allan Tremblay à partir du scénario de son père, Réjean Tremblay.Le sculpteur Mario Merola participera en juillet et août au symposium de sculpture monumentale sur bois de Na-gyatad, en Hongrie, à titre d'invité.Communications Claude Héroux, Distribution Trans-Ca-nada et Guy Trépanier procéderont au lancement du nouveau disque Lance et compte, vol.II, mardi à 14 h, au grand salon de la Brasserie O'Keefe.« Culture et pratiques des.sciences de l'homme: thématiques d'une recherche ».Tel est le thème d'une conférence que prononcera Fernand Dumont mardi à 15h, au 3200, rue lean-Brillant, à l'invitation du département de sociologie de l'Université de Montréal.Renseignements: 343-6620.Robert Chabot assume la présidence du colloque d'hiver du Centre international de recherche et de formation en gestion de grands projets, qui se déroulera jeudi au Grand Hôtel, à partir de 8h, sous le thème «La relance des grands projets au Québec: aurons-nous la main-d'oeuvre suffisante?».John Ciaccia, ministre québécois de l'Énergie et des ressources, sera le conférencier lors du déjeuner-causerie.M* Jean Richard , président de l'Association des juristes d'expression française en Ontario, sera l'invité du Regroupement des gens d'affaires de l'Outaouais le 21 mars, au Cercle universitaire d'Ottawa.Renseigne-ments: (613) 232-7034.O La Société de musique contemporaine du Québec soulignera jeudi à l'hôtel Ritz-Carlton, les 50 ans du compositeur Bruce Mather par deux événements qui mettront en lumière ses talents musicaux et son amour des vins.La soirée débutera à 19 h 30 par un concert, suivi à 22h par un souper-dégustation.Renseignements: 843-9305.O Pierre Y.Ducros, président du Groupe DMR.dévoilera les grandes lignes de la stratégie européenne de l'entreprise qu'il dirige jeudi à midi, à l'hôtel Château Champlain, à l'invitation de la Chambre de commerce française au Canada.Renseignements: Véronique Calvet, au 281-1246.O Le congrès international sur les troubles d'apprentissage, l'éducation et la rééducation se déroulera à l'hôtel Le Centre Sheraton jeudi et vendredi sous l'égide de l'Association québécoise pour les troubles d'apprentissage.Les principaux conférenciers à ce congrès présidé par Ann Kerby seront Antoine de la Caranderie, directeur de recherche à l'Université de Lyon, Richard D.Lavoie, directeur de l'éducation au Ëagle High School de Greenwich, dans le Connecticut, et Jean Traber.professeur a l'École d'études sociales et pédagogiques de Lausanne, en Suisse.Renseignements: 861-5518.O C'est sous le thème « Les nouvelles organisations de santé» que se déroulera le prochain colloque |ean-Yves-Rivard.vendredi au Grand Hôtel, sous l'égide de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal.Le po-liticologue Léon Dion prononcera le discours de clôture en parlant de l'avenir du système public au Québec.Renseignements: 343-7937.Jacques Languirand et Simone Monnet-Chartrand seront présents lors du colloque sur le vieillissement qui débutera à 8h vendredi à l'hôtel Le Reine Elizabeth, sous l'égide de la division du Québec de l'Association canadienne pour la santé mentale.Renseignements: 849-3291.A MARDI PERSONNALITE - MYSTERE Gracieuseté de la Corporation et du Salon des metiers d'arts du Quebec ¦ L'erreur technique commise dimanche dernier nous aura au moins permis de faire une constatation: la plupart des participants à ce petit jeu s'arrêtent beaucoup plus à l'indice qu'à la photo.À l'exception dune dizaine de participants qui ont correctement identifié la personnalité-mystère en se concentrant sur la photo, les autres ont tenté d'accoler un visage à l'indice erroné.Et comme bon nombre de Scieurs n'ont peut-être pas remarqué la correction publiée mardi dernier, il a été décidé de proposer la même personnalité-mystère une deuxième fois, mais avec l'indice approprié.Les réponses exactes déjà reçues sont évidemment conservées.-> La personnalité-mystère de cette semaine est plus ou moins facile à identifier.C'est un athlète talentueux qui pratique plus d'un sport.Si vous reconnaissez cette personne, écrivez à TÊTES D'AFFICHE, La Presse.7, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec H2Y 1K9.en joignant la date de parution.\u2022y -v Montréalités Les maisons à plus faible évaluation étaient isolées à la MIUF MARIANE FAVREAU n contribuable signale une hausse de 75 p.cent de sa «taxe de bureau» qui passe de $57 à $100, et qui n'a rien à voir avec le permis nécessaire pour exercer ses fonctions.Cette hausse ne serait rien si ce contribuable n'était par ailleurs obligé de régler une taxe d'affaires de $4 900 pour l'année.11 constate qu'en fait, la «taxe de bureau» n'est ni plus ni moins qu'une surtaxe.Est-ce normal?Par ailleurs, le président de la CUM, M.Michel Hamelin, a déjà répondu aux plaintes de citoyens de la rue Bossuet, dont on indiquait, la semaine dernière, qu'ils s'estimaient surévalués par rapport aux autres propriétés du secteur.C'est que dix des maisons qui leur servent de référence avaient été isolées à la MIUF, cas par excellence de baisse de valeur d'une maison, indiquait M.Hamelin.La mousse a été retirée dans quatre cas, et l'évaluation foncière reflète cet état de chose.Par contre, dans deux cas signalés par les propriétaires de la rue Bossuet, l'évaluation était inférieure aux normes et les corrections ont été faites ou sont en voie de l'être.M.Hamelin reconnaît toutefois, dans sa lettre aux proprios, que la valeur de leurs maisons a augmenté plus vite que la moyenne de leurs voisines.S200 000 POUR NETTOYER LE VIEUX-PORT ¦ Le nettoiement des matières polluantes qui sont apparues à la surface des eaux, dans un bassin du Vieux-Port, l'été dernier, aura coûté au moins $200000 à la ville.Le comité exécutif a récemment autorisé le directeur des finances à payer $193 000 à Sani-Mobile et $6 500 à Sani-Van, sommes représentant leurs honoraires pour l'enlèvement des matières flottantes.Par ailleurs, le comité exécutif a fait encore appel à des commu-nicateurs de l'extérieur.Il a donné son aval à la réalisation d'un plan du communication en colla- Les jardinets d'écoliers existent depuis plus de 50 ans.Cette année encore, de nombreux jeunes pourront s'y initier à la culture maraîchère, et participer à toutes sortes d'activités connexes.Deux MBomètres cfe boiIe glace On peut encore patiner sur les deux kilomètres de belle glace du bassin olympique.C'est la plus longue saison de patinage de l'histoire, à l'ile Notre-Dame.boration avec la firme Cossette Communication Marketing.Ce plan portera sur la politique de consultation publique de la ville, et ne doit pas dépasser un budget de $200 000.Autre contrat: la ville paie une somme de $300 000 à la Société canadienne de protection des animaux (SPCA) pour le ramassage et la mise en fourrière des animaux dans le territoire de la ville.Par contre, c'est la firme Lo-mex qui est chargée de récupérer les restes des animaux morts.Elle a reçu $48 000 à cette fin pour la période prenant fin le 31 mars.OPÉRATION POIS ET CAROTTES ¦ La ville de Montréal offre à tous les jeunes de 10 à 16 ans la possibilité de cultiver un petit potager tout en s'amusant.Dès le mois d'avril, on leur apprend comment réussir les semis et repiquages.Quand il fera beau et chaud, les jeunes prépareront et ensemenceront leur jardin.Puis ils l'entretiendront et continueront d'apprendre en participant a des excursions, ils seront initiés à la connaissance des plantes, des insectes et des oiseaux.Et quand viendra le temps des récoltes, ils se régaleront de légumes frais cueillis dans leur potager.L'opération pois et carottes, c'est l'inscription aux jardinets d'écoliers.Elle est en cours et a lieu au lardin botanique de Montréal (information: 872-1429).Les jardinets communautaires pour les jeunes sont situés au lardin botanique, au parc Angri-gnon, et au domaine Saint-Sulpi-ce (près du centre Claude-Robil-lard).Il en coûte deux dollars pour l'été.Une petite somme additionnelle peut être requise pour des activités optionnelles.LES MÉANDRES DE LA DEMOCRATIE ¦ Dans quel arrondissement suis-je?Quand le comité-conseil de mon arrondissement tient-il sa réunion?Quel intérêt cette «affaire-là» peut-elle avoir pour moi?Autant de questions que bien des citoyens posent ces temps-ci, à mesure que la ville annonce la tenue des premières réunions des comités-conseils d'arrondissement.Voici donc un petit guide pour s'y retrouver dans les méandres de la démocratie municipale.D'abord, trouver son arrondissement, une nouvelle entité qui' regroupe plusieurs districts électoraux.On téléphone à son conseiller municipal ou à son bureau Accès Montréal.Les pages bleues du bottin téléphonique, sous la rubrique «municipalités», à la mention Montréal, indiquent les bureaux Accès Montréal.Normalement, ce bureau peut vous dire dans quel arrondissement vous vivez, quand et où votre comité-conseil d'arrondissement tient sa réunion.Mais qu'est-ce qu'un comité-conseil d'arrondissement, plus-familièrement appelé ce.a.pari les initiés?C'est une nouvelle création qui regroupe les conseillers municipaux des huit ou neuf districts électoraux formant l'arrondissement.Le ce.a.tient des réunions mensuelles pour examiner, entre autres, diverses questions (constructions, zonage, parcs, etc.) qui concernent l'arrondissement.Les premières réunions se tiennent à partir du 20 mars.Quel est l'intérêt de passer là une soirée?On verra bien à l'usage.Mais en principe, on peut y apprendre quels sont les projets pour le quartier, et peut-être donner son opinion.Le citoyen peut aussi soulever des questions qui lui tiennent à coeur, exposer des problèmes, faire des suggestions.En se rappelant que le c.c.a.ne décide rien.CANDIDATS, ATTENTION! ¦ Un candidat aux dernières élections municipales de Montréal, en novembre 1986, a appris à ses dépens que la loi, c'est la loi.M.Steven Faherty, candidat à un poste de conseiller, a illégalement acquitté une dépenses électorale en payant lui-même pour des services téléphoniques utilisés aux fins de sa campagne.Or, seul l'agent officiel du candidat peut autoriser des dépenses électorales, selon la loi.Le candidat défait a donc été condamné récemment à une amende de $100.C'est le directeur général des élections du Québec qui avait déposé la plainte. 8 6» LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 12 MARS 1989 Une première dans l'histoire spatiale Associated Prcv, BOSTON ¦ ta navette Discovery, qui doit décoller lundi matin, va emporter dans ses flancs, outre un satellite et cinq astronautes, une sculpture 'cubique de 3,l kilogrammes.Il Vagit d'une première dans l'histoire spatiale.! «Ouverture sans limite» est le nom de cette oeuvre de Lowry Burgess, un artiste de Boston.Elle consiste en un cube de 15 centimetres, rempli d'eau distillée, au centre duquel flotte un autre cube portant des hologrammes et poèmes.\u2022 La NASA avait accepté l'idée en août 1984, dans le cadre d'un programme d'embarquement de charge utile non scientifique.Mnis l'idée dut être abandonnée, \u2022molins de deux ans plus tard.après l'explosion de la navette Challenger, qui avait coûté la vie à ses sept astronautes.L'agence spatiale américaine, précise Graciela Iguina, a fait une exception en acceptant de prendre l'oeuvre à bord de Discovery, d'autant plus «qu'il n'existe pas actuellement de projets concernant l'envoi d'autres objets».Lowry Burgess, persévérant, s'est au cours des dernières années rendu plusieurs fois à Washington, a été entendu devant une commission de la NASA, a écrit des centaines de lettres et passé autant de coups de téléphone, afin de persuader les différents responsables de l'intérêt de son travail.«Rien entouré d'un rien» Burgess, professeur au Collège des arts à Boston, décrit sa sculp- Faites-le donc, pour voir! Congé de Pâques Camp spécial du 24 au 31 mars et .: Camp de vacances pour garçons et filles de 6 à 16 ans \u2022 SPORT ET PLEIN AIR \u2022 VIE À LA FERME \u2022 EQUITATION \u2022 TENNIS - CANOTAGE \u2022 IMMERSION EN ANGLAIS .Montréal (Collège Français) (514) 495-2581 Ste-Hélène-de-Chester (819) 382-2332/382.2300 Oui, je désire recevoir votre dépliant « NOM_ I I ADHESSE_._ I I VILLE_ I I PROVINCE_CODE POSTAI_ I Camp de Vacances International ] «Altitude 2001» 1 Sainte-Hélèrle-de-Chester G0P1H0 J 00 EN EST-ON?CONFÉRENCE-DÉBAT Lundi 13 mars, 20 h La question linguistique divise actuellement toute la société québécoise et retentit jusqu 'au sein des minorités culturelles.De tous les côtés on considère que les enjeux sont cruciaux: l'avenir du caractère français du Québec, les droits de la personne, ceux des minorités, etc.Quelles sont les solutions?Les défis de demain?Le Département culturel du C.C.J.prend l'initiative et encourage le dialogue.Cinq invités prestigieux (par ordre alphabétique): M.Guy Boirthillîer, professeur de science politique à l'Université de Montréal, président du mouvement Québec-Français.M.John Ciaccia, député libéral, ministre de l'Énergie et des Ressources.M.Gérald Godin.député du Parti québécois, ancien ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration.M.Michael Goldbloom.avocat, ancien président d'Alliance Québec.M.Aurèle Thériault, directeur général de la Fédération des francophones hors Québec.Le modérateur de ce panel sera: M.Paul Pupîer, professeur au département de linguistique de l'UQAM, secrétaire trésorier de l'Association canadienne de linguistique, président du Comité scientifique de l'Institut international de droit linguistique comparé.Lieu: Auditorium Samuel Grover du C.C.J.Participation aux frais: 1$ Renseignement: Nathalie Nah-miash.735-5565 ô Centre Communautaire Juif j YM-YWHA 5480, av.Westbury, I | Montréal H3W 3G2.Tél.735-5565 I INSTITUT DE BEAUTE 15^ traitem~e~nt5\u2014de-' beauté spécifiques au corps dont: la drainotherapie par l'Aerodyn, qui raffermit tout en amincissant, sauna, bain tourbillon, etc, Un retour en pleine forme.Nous vous invitons à venir profiter d'une consultation gratuite._ I Un ensemble de créations exclusives à votre service beauté.33 traitements de beauté spécifiques au visage dont: \u2022 nettoyage de peau, peeling \u2022 soins spéciaux: traitement de l'ovale et du cou.contour des yeux et des lèvres \u2022 Acne: soins préventifs et soins pour en atténuer les séquelles \u2022 couperose \u2022 buste: rééducation esthétique, tenue des seins, fermeté et volume \u2022 cuir chevelu: amélioration du cuir chevelu par application de sérum, ozone, etc.\u2022 electrolyse: epilation définitive par électro-coagulation \u2022 epilation à la cire chaude.NOUVEAU: traitement laser visage, cuir chevelu, corps.10314, bout.Saint-Laurent, Montréal Métro Sauvé Tél.: 387-1618 Produit utilisé SISLEY-PARIS ture \u2014conçue il y a plus de 20 ans\u2014 comme une métaphore du potentiel de l'imagination humaine.«C'est une façon de dire qu'il existe pour nous de nombreuses possibilités, que l'espace va nous ouvrir de nombreuses choses nouvelles.C'est du rien entouré d'un rien qui est quelque-chose».«|e ne prétends pas comprendre le sens de cette oeuvre», dit Tony Maull, ancien directeur du comité de la NASA, qui avait donné son feu vert à l'artiste.« Mais, vraiment, c'est un homme qui n'essaie pas d'extorquer à une entreprise commerciale un ticket Le bridge Défausse malhabile ¦ S'il est bon d'indiquer à son partenaire un honneur dans une couleur donnée, il est préférable de s'en abstenir quand la carte du signal constitue la levée qui ferait chuter le contrat.Un exemple.Donneur: Nord Vulnérabilité: aucune Nord ?75 S7R74 OD93 ?75432 Ouest Est ?986 *>3 97AD109
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