La presse, 12 mars 1989, D. Arts et spectacles
[" des LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 12 MARS 1989 «Le secret couleur de feu»: Dumals et Lamontagne Un monde à la mesure de l'enfant JEAN BEAUNOVER La Maison-Théâtre présente une magnifique pièce pour les enfants, l'une des plus belles, des plus fraîches et des plus honnêtes que j'ai vues depuis longtemps.Parce qu'on peut tricher pendant un certain temps avec les enfants, leur inventer un monde qui n'est pas le leur, mais généralement ce genre d'entreprise est voué à l'échec.Ce n'est sûrement pas le cas du Secret couleur de feu qui plonge dans l'imaginaire de l'enfant et lui donne la parole.Reynald Robinson est à mon avis l'un des meilleurs auteurs et metteurs en scène pour enfants au Québec.On lui doit, ce que personnellement je considère comme la meilleure production pour enfants présentée au Québec, Un millier d'oiseaux qu'il avait monté l'an dernier à la Maison-Théâtre.Cette fois encore, il a réussi aussi bien le texte que la mise en scène de cette production du gros Mécano.Il a imaginé l'univers d'un enfant pendant le sommeil.C'est déjà reconnaître l'importance qu'occupe pour l'enfant cette période troublante, mystérieuse de la nuit.La nuit fait peur à bon nombre d'enfants.Et Robin-son a admirablement réussi a apprivoiser ce monde étrange.Il a magnifiquement illustré l'enfant qui quitte littéralement son corps et qui se sépare du monde.Comme un abandon nécessaire, une brisure qui lui permettra de s'exprimer, de grandir.La présence du miroir et de tout ce qu'il cache nous permet d'apprécier une éblouissante mise en scène.Les enfants sont captivés, la magie est réussie et le message passe.J'ai assisté à la représentation avec des enfants que l'on pourrait facilement qualifier de turbulents et pourtant ce fut un silence presqu'instantané quand les personnages sont apparus.Les personages du chevalier, du loup, de l'âme fascinaient les enfants.Quelques longueurs vers la fin de la pièce (qu'on pourrait facilement ajuster), mais dans l'ensemble un spectacle particulièrement réussi.Pour tous les publics.Le secret couleur de feu, texte et mise en scene de Reynald Robinson, decor et costume de Michel Gauthier avec Denis Lamontagne, Marie Dumais, Hélène Leclerc et Guy-Daniel Tremblay.Une production du théâtre du Gros Mécano a la Maison-Théâtre jusqu'au 26 mars.Dizzy Gillespie et le trompettiste cubain Arturo Sandoval PHOTO PIERRE CÔTE.U Pretst Dizzy à Cuba: un film et une amitié Gillespie espère se produire avec le trompettiste cubain Arturo Sandoval ALAIN BRUNET collaboration spéciale Seize groupes sur 28 en compétition à Cégep Rock ffJh sa deuxième année d'exis-tence, le concours Cégep Rock a pu choisir parmi 28 candidats, près du double de l'an dernier, les Ib groupes qui participeront à la compétition à compter du 5 avril au cégep Ahuntsic.Le jury était composé de Natalie Richard ( Musique Plus), Pierre Bertrand et Gilles Valiquette.Le mercredi 5 avril, les participants seront The Rescue (Ahuntsic), Exil ( Marie-Victorin), Cap Nord ( Trois-Rivières ) ef Uranium ( L'Asssomption ).Le 6, on pourra voir en spectacle les groupes Confusion ( Edouard-Montpe-tit).Automne ( Maisonneuve), D.B.L.Concept ( Drummondvil-le) et Geneva ( Gaspésie).Le ven- dredi 7, le cégep Ahuntsic accueillera So Sorry (Montmorency).Second Nature (Ahuntsic), Mark and Styv (Aima) et Islam (Shawinigan).Enfin, le 8, Idées Noires ( St-Laurent ).Sellig i Dru m m mul vil le ), Delirium Tremens (Jonquière) et XVIII Death (Chicoutimi) seront de la partie.La grande finale aura lieu au Club Soda le dimanche 9 avril.Les participants pourront gagner un chèque de Si 000, de l'équipement Yamaha d'une valeur de $l 000, $500 pour la meilleure composition française, $500 au groupe affichant le plus de cohésion, un an de promotion de la part des Productions Contours et un spectacle au Bourbon Street dans les Laurentidcs.UlM ous ne sommes pas ici \" R pour réaliser des perfo-mances aux Olympiques, mais bien pour démontrer l'amitié mutuelle de deux frères.Si nos gouvernements sont incapables de s'entendre, nous- allons leur montrer comment faire».C'est sur ce ton que Dizzy Gillespie amorce un des spectacles qu'il a livrera à La Havane, en 86.Sincère entrée en matière au pays de Fidel, brisant avec la tradition d'ignorance américaine face à la musique cubaine-de-Cuba.Le passage du vieux trompettiste bop avait été fort remarqué à La Havane en 86: le voyage fut alors filme et on en a tiré un documentaire tout à fait défendable.A Night in Havana est maintenant, présenté en salle, à l'affiche au cinéma Centre Ville depuis vendredi.Cigare haut-de-gamme au bec (du genre Davidoff), habit de cuir bleu ciel, bottes de cowboy en serpent le vieux bopper a l'éclat d'une star indestructible.Bien calé dans le fauteuil de la suite japonaise (!) à l'hôtel Citadelle, Dizzy n'est pas évasif \u2014 comme ça lui arrive de temps à autre.II ne cabotine pas trop, exigeant toutefois «qu'on le déclare absent si sa femme venait à téléphoner».Vieux snoro.va.Mais ce qui ressort avant tout, c'est son enthousiasme quant à son séjour cubain.« Quite an experience.And the most beautiful beaches in the wooooorld», miaulera le vieux cat de sa voix enrouée.Son collègue, le trompettiste Arturo Sandoval - l'un des plus solides au monde \u2014 était dans la pièce bien avant que Dizzy n'arrive.Ce dernier s'était arrêté chez le plombier afin d'y faire ajuster son tuyau.Questionne sur le calibre des jazzmen de son île révolutionnaire, Sandoval ne manquera pas de vanter le système d'éducation musicale qui prévaut chez lui; «Pour un petit pays, nous arrivons à présenter un niveau technique très élevé.Je suis toujours surpris par la quantité et la qualité des jeunes musiciens», souli-gne-t-il.Gillespie abonde dans le sens du trompettiste cubain: «Les musiciens de l'époque pré-Castro étaient très majoritairement des percussionnistes.On n'avait pas affaire à des solistes ou des instrumentistes.Les Cubains vont maintenant au Conservatoire, ils jouent dans des big bands, dans des'orchestres sy m phoniques, ils sont mieux éduqués que l'ensemble des musiciens latino-américains aux États-Unis.Arturo Sandoval et.Gonzalo Rubalcaba en sont d'excellents exemples», souligne le vétéran Dizzy.Cependant.Arturo Sandoval ne nie pas les conditions économiques précaires à Cuba, victime de l'embargo américain depuis belle lurette, et prenant quelques distances face à l'URSS par les temps qui courent \u2014 des distances que le tropettiste niera.Ces conditions ont évidemment un impact sur la production culturelle dans son pays.«Il faudrait que les musiciens importants de chez nous soient écoutés internationalement, bénéficiant de meilleures conditions pour endisquer.Ils doivent se confronter à la scène internationale.Dans mon propre cas, je n'ai jamais fait de bons enregistrements avec de grandes compagnies qui puissent effectuer le travail de promotion», d'expliquer Sandoval.L'embargo américain n'aide certainement pas à l'expansion économique de l'île qui fut autrefois le bordel de l'Amérique: «L'embargo sur Cuba, ça pue.And you can write thaï», grogne le vieux Dizzy, au terme de l'entrevue.Inutile de vois dire que cette intervention du bonze américain n'est pas passée inaperçue.«Nous sommes les agresseurs, de renchérir l'artiste.Cuba n'a jamais tenté d'envahir lés Etats-Unis, alors nous devons être des agresseurs».Et repaf sur l'oncle Sam.Il demeure par ailleurs que l'on courtise constamment les talents qui émergent d'un pays socialiste comme Cuba.«Hier, un journaliste torontois m'a demandé comment il se faisait que je restais encore là, à Cuba.|e l'aurais frappé! Ridicule, ce gars qui pense que tous les Cubains font la file pour quitter le pays.Ces préjugés m'insultent», de rugir le souffleur latin.On sait que les média nord-américains sont souvent plus intéressés à soulever les ambiguïtés propres à des artistes du bloc de l'est plutôt que de saisir leur art en tant que tel.Il ne faut pas oublier que nous avons affaire â un héros national, totalement appuyé par le système qui a assuré sa formation.Évidemment, cet ambassadeur de la culture cubaine est reconnaissant et tributaire de l'appui officiel dont il jouit.Ne partez pas en peur, Dizzy Gillespie et Arturo Sandoval n'exécutent pas une mission a dominante politique.Ils sont toutefois en mesure de réfléchir sur la chose tout en restant calmes, vautrés dans les fauteuils de la suite japonaise.Un film, un show, une grosse entrevue.Dizzy Gillespie et Arturo n'ont rien ménagé afin de promouvoir leur collaboration.Trois ans après le tournage, ils comptent planifier des spectales communs et d'autres événements.Ci/erre des , guerre des zoos DANIEL LE MAY ne étape intéressante de la guerre des ondes va bientôt se jouer devant les tribunaux : la guerre des zoos, mes amis.Le magazine américain Billboard nous apprenait en effet cette semaine que CJMF, le numéro l du FM à Québec, venait de déposer une demande d'injonction pour que CKMF Montréal (Radiomutuel) cesse d'utiliser le mot Zoo pour désigner son émission du matin, un concept dont CJMF réclame l'exclusivité au Canada français.CJMF appuie son argumentation sur le fait qu'elle est propriétaire de cinq marques de commerce dûment enregistrées : Le zoo.Le Zoo du matin.Le Zoo du 93, Le Zoo dans la radio et le logo de l'émission.« Nos demandes ont été publiées dans la Gazette officielle cinq mois consécutifs en 1987 et personne ne s'y est opposé», nous a expliqué Claude Thibo-deau, directeur général de CJMF et vice-président radio de Cogéco.«Malgré de nombreuses lettres, Radiomutuel n'a jamais bronché et nous avons décidé de porter l'affaire devant les tribunaux».C|MF est aussi propriétaire de raisons sociales de même nature «dans tous les districts judiciaires du Québec».Zoogeographie Le Zoo du 93 est l'émission humoris- Michel Lafrance ot Gilles Payer, les animateurs du Zoo de Montréal, hors ds leur cage.tique qui a détrôné André Arthur comme numéro I du matin à Québec, l'an passé.L'exploit n'est pas mince; aux derniers sondages, selon Thibodeau, le Zoo de Québec avait une moyenne de 96 740 auditeurs contre 87 940 pour Arthur durant la même période, de 6 h 30 à 9 h.Un écart important, considérant la grosseur du marché.L'an passé, poussée par le succès du concept à Québec, CKMF a décidé d'adopter l'approche zoologique pour son émission du matin qui s'appelle Le Zoo de Montréal ( une marque de commerce qui n'appartient pas â CJMF-Co-géco ).Résultat : CKMF a ravi la première place du FM matinal aux Grosses têtes de Paul Houdc â CFGL.le fleuron de Cogéco à Montréal.Comme le mon-' de est petit ! La cause sera entendue le 3 avril par la Division de première instance de la Cour Fédérale.La question est de taille: l'émission de CJMF Québec est-elle seule habilitée â porter le nom de Zoo ?T Zoo, nous dit le Petit Robert Larousse, est l'abréviation de «jardin zoologique: emplacement où des animaux rares, exotiques, sont présentés dans des conditions rappelant leur vie en liberté».DEAR JOHN.¦ Passons à la jungle du monde sportif.Toujours à Québec, les Nordiques « ne viennent pas pour jouer à tous les matches », manquent de coordination occu-lo-manuelle et vont rater les éliminatoires pour une deuxième saison de suite.Contesté par ses joueurs et frustré par les défaites, l'entraîneur Jean Perron réagit mal; la semaine dernière, il a eu la mauvaise idée de s'attaquer à des gros noms de la presse sportive.À Claude Bédard, directeur des sports et columnist au Journal de Québec et analyste au Réseau des Nordiques à Quatre Saisons.Une omniprésence.Et à Marc Simoneau, animateur de la tribune téléphonique la plus écoutée à Québec, à la station CHRC où il est également producteur exécutif du Réseau radiophontque des Nordiques (CKAC à Montréal).Avec son micro sans fil, Simoneau frappe toujours au coeur de la question; certaines de ses entrevues à chaud comptent dans les grands moments de la radio, toutes catégories.Dans la même rafale.Perron a visé Pierre Bouchard, le coanimateur des Amateurs de sports de CKAC, commentateur placide et économe de ses mots Heureux hasard La radio n'a pas son pareil pour ex-\u2014-i- ploiler ce genre de situations.Avant le souper, nourries par les journaux du matin, les lignes s'ouvrent sur une question bipolaire et le reste coule comme un torrent; dans ce cas-ci, on demande aux auditeurs s'ils sont pour lean Perron ou pour les journalistes.Comme le soulignait Simoneau, l'incident arrive à point nommé: les sondages du printemps commencent demain pour les stations de radio.Big Marc en a profité pour inviter Jean Perron à venir s'expliquer en ondes.Demain soir.Si Perron accepte l'invitation et si les gens de CKAC sont fins, ils vont rediffuser l'émission et marquer le premier «gros but» de la nouvelle saison de radio a Montréal.Une saison qui, contrairement à celle du hockey, ne finit jamais.AUJOURD'HUI ¦ À Présent Dimanche \u2014 de 9 h a midi à CBF 690 \u2014 un reportage de Suzanne Oucllette: Les super women sont stressées et un dossier sur le déficit canadien et ce qu'en pense le Fonds monétaire international.Avec Maric-Hclènc Poirier et Michel Cormier.En après-midi, les reporters radio vont suivre à la minute les manifestations d'appui â la loi I0I ou de contestation à la loi I78.Pierre Pascau sera en studio i\\ CKAC et va «ouvrir les lignes».A l'émission Transit de MusiquePlus \u2014 de 18 h à 18 h 30 au câble 20 \u2014.Claudine Galipcitti reçoit Leonard Cohen, le « poète de la Main » qui présente son dernier disque I'm Your Man.1 02 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 12 MARS 1989 jazz et nouvelle musique Bobby Watson sur fond trop bruyant ALAIN BRUNET collaboration spéciale Je ne sais toujours pas ce qu'il faut penser du concept d'un établissement of- /frant un si haut /\u2022 Ma ca\"°re ^e jazz * dans un restau- rant où le repas prête davantage à la communication verbale qu'à l'écoute attentive et respectueuse.À la table d'a-coté, par exemple, une demi-douzaine de jeunes cols-blancs accueillaient bruyamment le début du week-end.Et ce fond de parlotte semblait contagieux.Malgré ces bruits dérangeants, j'ai beaucoup apprécié Bobby watson, se produisant avec un groupe dépourvu de sonorisation \u2014 vendredi et samedi, dans le Vieux Montréal.Le Îianiste de Watson, un certain aylor, en a donc arraché des impros à peine audibles, malgré la compréhension du batteur .Lome Allen.Seul le contrebassiste Ron Séguin \u2014 toujours aussi calme et réservé \u2014 était amplifié.A peine amplifié.On dit que Bobby Watson est plus ou moins descendant de stylistes de l'alto tels Cannon-ball Addcrley ou Jackie McLean.En début de concert, cette allégeance n'était pas si évidente: plus doux que prévu.Watson impressionnait surtout par l'équilibre de ses phrases, le contrôle de son instrument et la nature de la sonorité (plutôt sobre) qu'il cherchait à atteindre.Watson n'est donc pas un screamer, il mise davantage sur des combines mélodiques peu dissonnantes mais d'un très très haut niveau technique.Vitesse, justesse, richesse du timbre, le type d'harmonies qu'il exploite, j'aime les stratégies imrovisatri-ces de ce souffleur, autrefois directeur musical des Jazz Messengers.\u2022 Quelques collègues m'affirmaient pourtant que Watson pouvait être plus mean.Ils avaient raison: très propre au départ, le timbre du saxophoniste s'est effectivement musclé tout au long de l'engagement, via des compositions telles dora (Lee Morgan) ou même au travers de la ballade In A Sentimental Mood (Ellington).Très fort niveau, je vous dis.En résumé, voilà une base de hard bop dévoilant des angles plus actuels.Âgé de 36 ans, Watson s'avère l'un des plus solides gardiens de la tradition, d'autant plus qu'il transcende cette tradition par un style à tout le moins personnel.Une grosse pointure du circuit international, beaucoup de talent.Très appréciable malgré l'absence de sono et l'omniprésence de borborygmes.LE PRIX CILSON A RENE LUSSIER ¦ Lussier vient de réaliser un documentaire sonore consacré au Trésor de la langue, une épique saga contemporaine dont les épisodes sont les grandes étapes historiques du Québec moderne.Bardé de cette bande magnétique, il a raflé le prix belge Cilson, organisé par la Communauté des Radios Publiques de Langue Française (CRPLF).Samedi dernier.Le trésor de la langue était diffusé pour la première fois à la radio dans le ca- Bobby Watson chez Claudio's dre de l'émission Musique Actuelle (FM radio-canadien).Un peu gros sur le fond, Lussier?Moins que d'habitude.Cette fois, la perspective critique et militante réussit à se connecter directement à la forme; mieux que ça, Lussier risque fort de toucher notre corde sensible nationaliste.En bonus, nombre de trouvailles sonores sont inédites.Les instruments orchestrés par le guitariste doublent exactement la «musique» qui se dégage du discours humain.La matière: une série d'entrevues, des envolées oratoires, même le manifeste du FLQ lu par Gaétan Montreuil (un classique) en passant par l'échec du référendum commenté par René Lévesque.Saisissant.Et dire que René Lussier représentait le Canada dans ce concours! En un an et demi sept personnes se sont impliquées dans ce projet \u2014 et pas majoritairement du collectif Ambiances Magnétiques: les multi-instrumentistes Fred Frith et Jean Derome, le poète-musicien Richard Desjardins, le preneur de son Claude Beaugrand, le tromboniste Alain Trudel, la chanteuse Céline Chaput, etc.Lussier, sors ton disque au plus sacrant \u2014 sûrement sur Ambiances Magnétiques.Va ensuite dans les cégeps, puis distribue-le dans toutes les radios étudiantes.Mieux que ça, fais-le jouer sur un ghetto blaster à la manif ce midi.Ça pourrait avoir un effet boeuf, compte tenu de la conjoncture.Mais si tu es capturé ou tué, le département d'État niera toute connivence.Mais cet enregistrement ne s'auto-détruira pas dans les prochaines secondes.DIZZY À LA HAVANE: LE FILM ET SON LANCEMENT ¦ Pour un film documentaire, on peut dire que le film A Night In Havana a été l'objet d'une grosse promotion.On a rempli le Union Ballroom de verts amateurs from McGill.Plus d'un demi-millier d'étudiants venaient prendre une leçon d'histoire; ils iront probablement au cinoche afin d'y prolonger le plaisir.Le concert de mercredi?On PHOTO BERNARD BRAOLT, U PTHU parlera plutôt de party d'initiation.Même le très fort Sam Rivers s'est mis à danser, livrant des improvisations .joyeuses et décontractées (que certains ont taxées de nonchalantes), lé vieux Dizz a évidemment fait le, pitre en début de concert, pour ensuite se consacrer davantage à son instrument Tantôt juste, tantôt faux.Dizzy est un monument de virtuosité qui s'égrène.Mais le vétéran parvient à séduire par son humour plutôt slap stick, malgré les carences techniques qu'impose son âge.Avec tout le respect qu'on lui doit, on ne peut vraiment pas se permettre de chialer.Mais on ne peut s'empêcher de comparer: on a deux trompettistes devant le nez: une légende et un virtuose du moment.Au maximum de ses possibilités, Sandoval flashe sans problèmes, l'écart technique avec Gillespie en est même gênant.Capable de fraire grimper l'auditoire en grimpant lui-même dans les suraiguès, le trompettiste manque parfois de finesse et de subtilité, mais ses énormes capacités techniques font souvent oublier cet exhibitionnisme.Ce genre de klaxon très haut de gamme se prêtait fort bien à l'effervescente circonstance, rythmée par l'excellent batteur latin Ignacio Berroa, le très mélodique bassiste John Lee ainsi que le guitariste Ed Cherry, fidèle collaborateur de Gillespie depuis plusieurs années.Malgré la bonne ambiance et l'athmos-phère de découverte, je ne puis affirmer qu'on ait assisté à un concert concluant.Le film, lui, va nettement plus loin.On y remarque entre autres l'implication de deux de nos meilleurs musiciens montréalais: le batteur Nasyr Abdul Al-Khabyyr et son papa multi-ven-tiste Sayyd ont tourné pendant plusieurs mois avec Dizzy, notamment à l'époque du tournage à La Havane.Appuyé par l'excellent pianiste Walter Davis Ir et des hôtes cubains tels Sandoval ou Gonzalo Rubalca-ba, la qualité musicale de ce groupe s'avère nettement plus défendable que celle de la for- mation impliquée dans la tournée promotionnelle.Il y a aussi des carences documentaires; le principal défaut de ce film réside dans l'omniprésence de Dizzy Gillespie au détriment de la scène cubaine.Tant de grands noms (Chucho Valdès, Emiliano Salvador, Frank Emilio, Carlos Aveyrof, Hilario Duran, etc.) ont été esca-.motes.Quelques cabotinages figurent également au menu.Le vieux Dizz va même jusqu'à révéler un grand secret de sa puissance d'Instrumentiste: «You realy want to know where it comes from?, Iâche-t-il à son interviewer *it cornea from the ass hole!*, allègue Dizzy.en éclatant de rire, ça va de sol.EN VILLE ¦ Une autre pointure d'importance débarque au 2O80, les 17 et 18 mars: Charles Davis, un souffleur de ténor, soprano et baryton- Mi-cinquantaine, Davis a joué notamment avec Sun Ra, Kenny Dorham, Hank Mo-bley, Steve Lacy, Ronnie Mathews, etc.U a été lié de très près à l'avant-garde naissante des années soixante \u2014 Coltra-ne, -John Tchical, Marion Brown, Archie Shepp, etc.A aussi collaboré en cette décennie à la très pieuse formation de Abdullah Ibrahim, Ekayà.A joué avec beaucoup de grands, somme toute, mais n'a pas convaincu toute la critique.¦ Lé groupe Proteus est à L'Air du Temps, pour la semaine qui , vient (à partir dé mercredi); Du jazz fusion persévérant, qui progresse sur la scène montréalaise depuis un bon moment.En passant, je découvrais à mon tour le trio McCandless-Turcotte-Dionne sur la scène de L'Air du Temps.Il me semble que la cla-viériste a pris du mieux dans le domaine de l'improvisation.Avec un appui inconditionnel du souffleur d'Oregon, cet ensemble groove de plus en plus.Des spectacles sont à venir dans les Maisons de la Culture.¦ Le Richard Parris Quartet est au Puzzle, les 16-17-18.¦ Le 19 mars, spécial «ténor madness* à la Salle Victoria; au coeur d'un dimanche après-midi à Westmount.Avec Boqgie Gaudet, Richard Parris et B.T.Lundy.¦ Le John Menegon Trio est, dit-on, une collaboration .New York-Montréal, présentée les 17 et 18 au restaurant Claudio's (Vieux Montréal).¦ La salle Tudor, localisée in vitro en plein dans l'angliche magasin Ôgilvy's, présente le Daniel Lessard Trio (Daniel Lessard à la basse, le chanteur Ming Lee et Jean-François Groulx au piano).Le tout est organisé par L'association de |azz de Montréal.À voir le 16 mars en fin d'après-midi.¦ Pratique courante: «Mardis jazz» aux Joyeux Naufragés.Le 14, c'est la soirée du contrebassiste Skip Bey.¦ Le groupe zaïrois Loketo est de retour à Montréal.L'été dernier, on avait assez bien accueilli leur soukouss (i.e.«les reins» en lingala, ethnie très importante au Zaire), frais et dispos.Un groupe zaïrois encore jeune, mais qui monte.Le 23 mars prochain au Rialto.¦ À Québec, la compagnie Obscure ne s'arrête jamais.Le 16 qui vient, on y présente le Nihilist Spasm Band, qu'on dit «bruitistes, industriels, expressionnistes abstraits ou cracheurs de napalm sonore».Ayoye, ça brûle.La Fondation Vincent-d'lndy présente * DOMINIQUE MOREL DOUGLAS NEM,SH Punbte*-duettMtes L'ORCHESTRE DES JEUNES DU QUÉBEC Direction: Michel Tabachnik Le dimanche 9 avril à 20 h Programme MOZART POULENC MENDELSSOHN DEBUSSY BEETHOVEN Réservations: Archambault 849-6201 500, rue Ste-Cat herine est Frais de service: 0,75$ Salle Claude-Champagne 220.j> A/S Alliance Vivafilm 355 Plaça Royale Montréal (Québec) H2Y2V3 Nom_ Adresse.Ville_ App.Code postal.Tél.(rés.)_ Age.Ibureao) 06 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 12 MARS 1989 DIMANCHE 22H00 7 JOURS Le grand magazine d'informations animé par Pierre Nadeau! événements marquants de la semaine, entrevues et reportages.C'est l'information renouvelée.DU MORDANT POUR US MORDUS CINÉMAS ClNEPLEX ODEO LE FILM À L'AFFICHE DÉBUTE DIX MINUTES APRÈS L'HEURE INDIQUEE DANS L'HORAIRE.UN NOUVEAU SERVICE TELEPHONIQUE CHEZ CINEPIEX ODÉON DE 11:00 A.M.j 10:00 P.M.PJ)ÙR TOI I RENSEIGNEMENT ( I INI ERNANT Fil M1.HIIR-VIKf UNI M-S.S 11 II II Alt' )NS UN.SEUL NUMERO 849-FILM FAUBOURG 1616 ouesl.rue St*-Cathenne THE BUR8S (G) Dolby Slereo THX 2:00 - 4:30 - 7:05 \u2022 9 25 ElCtple mere.15 mars 2 00 - 4:30 - 9:40 OANGEROUS LIAISONS 111 .ins) Dolby Slereo THX 1 30 \u2022 4:15 - 7:00-9:30 BILL & TED S EXCELLENT ADVENTURE (G) Dolby Slereo 1:10 ¦ 3:10 - 5:10 - 7 10 - 9 10_ WORKING GIRL (14 ans) Oolby Slereo i00 - 4:30 - 7:20 - 9:40 rrïïmmrHBQl SKIN DEEP (14 ans) Oolby Slereo 2:15 ¦ 4-40 - 7:10 \u2022 9:40_ MISSISSIPI BURNING (14 ans) Oolby Slereo 1:45 -4:15 - 7:00- 9:40 E»c Jeudi 16 Mars: 1:45 - 4:15 - 9:40_ THE FLY =2(18 ans) / 2:00 - 4.30 - 7:20 \u2022 9:45 ÉGYPTIEN 1455.rue Pcel FAREWELL TO THE KING (G) Dolby Slereo 2:00 \u2022 4:30 - 7:00 ¦ 9:20 TRUE BELIEVER (14 ans) Oolby Slereo 1:00- 3:10-5:15-7:25-9:40 MALAREK (14 ans) 1:15-3:15-5:15-7:20- POINTE-CLAIRE 6361, Trans-Canadienn* TRUE BELIEVERS (14 ans) Oolby Slereo 4:15 - 9:30_ DREAM A LITTLE DREAM |G) Oolby Slereo 1 30 - 7 15_ OANGEROUS LIAISONS (14 ans) Dolby Slereo 2:00 - 4:30 - 7:00 ¦ 9 30_ MISSISSIPI BURNING (14 ans) Oolby Slereo 1:00 - 4:00 - 7:00 - 9:40_ BILL & TED S EXCELLENT ADVENTURE (G) Dolby Slereo THX 1:10 - 3:10 - 5:10 - 7:10 - 9 10_ THE BURBS (G) Dolby Slereo 1:20- 4:05- 7:05-9:20 FAREWELL TO THE KING (G) Oolby Slereo 1:45-4:20- 7:20-9:45 BONAVENTURE Place Bonaventure TRUE BELIEVER (14 ans) 2:15-4:45-7:15-9:30 DREAM A LITTLE DREAM (G) 2:00 - 4:30 - 7:00-9:20 PLACE DU CANADA 1010 ouest, de la Qauchstlere CAMILLE CLAUDEL (G) Oolby Slereo (v.Irancaise sous-litres anglais) 1:30-4:45-8:00 CENTRE-VILLE 2001.University Metro McGill TWINS (G) 12 35 - 2:50 ¦ 5:10 - 7:25 - 9:40 WOMEN ON THE VERGE OF A NERVOUS BREAKDOWN (G) 1:00 - 3:00 - 5:00- 7:00 \u2022 9:00 OUAND LES FEMMES SEN MÊLENT (14 ans) 1:15-4:00- 7:10-9:30 BAGDAD CAFE (v Irancaise) (G) 1:30-3:30- 5:30- 7:30-9:45 TORCHSONG TRILOGY (14 ans) 1:05 - 4:05 - 7:00 - 9:30 UNE AUTRE FEMME (G) 1:15-3:15-5:15-7:15-9:15 NIGHT IN HAVANA (G) 1:10-3:10-5:10-7:10-9:10 DANS LE VENTRE DU DRAGON (Gl 12:30 - 2:45 - 5:00 - 7:10 - 9:20 LA LECTRICE (14 ans) (v.Irancaise sous-tilres anglais) 1:30- 3:30- 5:30- 7:30-9:45 DÉCARIE 685S, rue Clanranald.Cole Si- Luc SKIN DEEP (14 ans) Dolby Slereo 2:30 - 4:45 - 7:10 - 9:20 _ BILL & TEDS EXCELLENT ADVENTURE (G) 1:50 - 3:40 - 5:30 - 7:20 -9:'0 BERRI 1280.rue SI-Denis DANS LE VENTRE DU DRAGON (G) Oolby Slereo I 12:30 - 2:45 ¦ 5:05 -7:15- LES SAISONS OU PLAISIR (14 ans) 1:30 \u2022 3.30 - 5:30 - 7:30 - 9:30_ DEUX (14 ans) Dolby Slereo 12:45 - 3:00 - 5 15 - 7:30 \u2022 9:40 PAYSAGE DANS LE BROUILLARD (G) 1:15 - 3:45 - 7:00 \u2022 9-30_ LES AVENTURIERS DU TIMBRE PEHDU (G) 12:30 _ MISSISSIPI BRULE (14 ans) 2:15 - 4:45 - 7:10 - 9:30 ODÉON LAVAL Cenlr* 2000 - 3195 ouesl.bout.Sl-Marlm DANS LE VENTRE OU DRAGON (Gl Oolby Slereo 12:30 - 2:45 \u2022 5 05 - 7 15 - 9.20_ JUMEAUX (G) 1:30 - 3 30 - 5 30 - COMPLEXE DESJARDINS PIEGE DEVENUS (14 ans) 12:40 - 2:50 - 5:00- 7:15 - 9:35_ LA PETITE VOLEUSE (G) 12:35 - 2:50 - 5:05 - 7:20 - 9:40_ GORILLES OANS LA BRUME (G) Dolby Slereo 1:30 - 4:15- 7:15 -9:45_ FESTIN OE BABETTE (G) 12:50-3:00-5:10-7:20- 9:30 ST-DENIS 1590 rue Sl-Oen TEQUILA SUNRISE (G) Oolby Stéréo (v.Française) 1:45 - 4:15 - 7:00 - 9:30_ JUMEAUX (G) 1:00 - 3:10 - 5:20 - 7:30 - 9:40 CRÉMAZIE 8610, rue Sl-Denis CHOUANS (G) Oolby Stereo 2:00 - 5:15 - 8:15 JEAN-TALON 42S5 est.Jean-Talon (angle Pie IX) TEQUILA SUNRISE (G) (y.Irancaise) 2:00 - 4:30 - 7:00 - 9:20 LONGUEUIL Place Longueuil - 825 ouest, rue SI-ChaHct JUMEAUX (G) 1:00 - 3:00 ¦ 5:05 - 7:10 - 9:20 TEQUILA SUNRISE (G) (v.Irancaise) 1:45 - 4:30 - 7:20 - 9:40 BROSSARD Mail Champlain - 6600 boui Tatchcreau M EL GIBSON -MICHELLE PFEIFFER Tequila Sunrise x in cocktail redoutable FM VFBSION ST-OENIS.JEAN-TALON, e»»lT/.«\\*V LONGUEUIL.CARREFOUR FRANÇAISE LAVAL.LE PARADIS .1 \\ FILM IH KOHI Kl \\ \\\\ V KIRIV LE PIEGE DEVENUS COMPLEXE DESJARDINS, CARREFOUR LAVAL 14.CAMILLE CLAUDEL (G) 1:15 - 4:45 ¦ 8:15 PIEGE DE1 VENUS (14 ans) 1:00- 3:00 - 5:00 ¦ 7:00 - 9:00_ DANS LE VENTRE DU DRAGON (G) Dolby Slereo 12:30 - 2:45 - 5:05 - 7:15 \u2022 9:20 CARREFOUR LAVAL 2330.boul Le Carrefour QUAND LES FEMMES SEN MELENT (14 ans) 2:00 - 4:10 - 7:05 - 9:25_ LES AVENTURIERS OU TIMBRE PERDU (G) 12:15_ LA PETITE VOLEUSE (G) 2:15 - 4:50- 7:05 - 9:15_ CAMILLE CLAUDEL (G) Oolby Slereo 1:30 - 4:45 - 8:00_ TEOUILA SUNRISE (G) (v Irancaise) 1:45 ¦ 4:30 ¦ 7:00 ¦ 9.20 _ PETIT PIED.LE DINOSAURE (G) Dolby Stereo 1:00 _ THE BURBS (G) Dolby Slereo 2:30 - 5:15- 7:30 - 9 35_ SKIN DEEP (14 ans) Dolby Stereo 12:30- 2:45-5:00-7:15- 9:30 PAVSAGE DANS L'£ BRO UILLARD l'N FILM DE THEO WGELOPOL LOS ¦Ml mitPUtOlOGOl \u2022MUHUIWlkl \u2022ilRtUnLIOHtlOClOI coupons ft LAissiresssi* ntruin BERRI DAUPHIN 239(3.rue Beaubien CAMILLE CLAUDEL (G) Oolby Slereo 1:30 - 4:45- 8:00_ BAGDAD CAFE (G) (v.française) 2:15-4:15-7:15-9:15 9480.boul.Lacordaire OANS LE VENT.1E DU DRAGON (G) Dolby Stereo 1:00 - 3:05 - 5:10 - 7:15 - 9:20 LES AVENTURIERS OU TIMBRE PERDU (G) 1 00 - 3:00_ THE FLY i2 (18 ans) Dolby Slereo 5 00 - 7:00 - 9:00_ SKIN DEEP (14 ans) Dolby Slereo 1:00 \u2022 3 00 - 5.00 - 7:00 ¦ 9:00_ THE BURBS (G) 1:15 \u2022 3:15 - 5:15 - 7:15 - 9:15 LE PARADIS .8215.rue Hochefaga OANS LE VENTRE OU ORAGON (G) Oolby Slereo 1 QQ ¦ 3:00 ¦ 5:00 - 7:00 - 9:00 TEOUILA SUNRISE (G) (y Irancaise) 1:00 - 3:10 - 5:20 - 7:30 - 9:40_ JUMEAUX (G) 1:15 \u2022 3:20 - 5:25 - 7:30 - 9:45 un Film de s> Aji't CLAUDE ZIDI KtK^flL/H BERRI CAMILLE CLAUDEL : BRI MO MITTE* LE DAUPHIN, BROSSARD, CARREFOUR LAVAL.PLACE OU CANAOA J BiLL&Tecfs m fpŒELLENT gelvenîure cowans cr laisse/ russe» «trusts PANS LE VENTRE 9ô PRÂG0N Le nouveau film de Yves Simoneau CENTRE-VILLE.BERRI.BROSSARD.ALViAKE.LAVAL 2000.ASTRE.LE PARADIS J2lZfii^\\ GAGYINT-OSGR1988- Mill III H I ILMI.IHUl.lH -Festin ^Babette COMPLEXE DESJARDINS VIHSIOM ONlGINâlf AHGLAISt COUPONS M»USC: LE FAUBOURG.POINTE-CLAIRE.SQUARE DÉCARIE_ En nomination pour I Osars! *a.S Meilleur réalisateur Meilleure actrice^ v.Meilleur scénario Meilleure a/fiche v la .petite voleuse CHARLOTTE GALNSBOL'RG COMPLEXE DESJARDINS, CARREFOUR LAVAL VfttlOM ORIOINAU AHOLAISf 14.SKINDEEP un film de Blake Edwards.COUPONS REFUSÉS PLACE ALEXIS-NIHON.SQUARE DECARIE.CARREFOUR LAVAL.ASTRE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LE FAUBOURG, POINTE-CLAIRE Le Ballet de l'Opéra de Paris fera une tournée dans plusieurs pays Agence France-Presse Paris ¦ À partir de la mi-mai de 1989, le Ballet de l'Opéra de Paris conduit par son directeur de la danse Rudolf Noureev et l'Ecole du Ballet mené par sa directrice Claude Bessy, seront sur les routes: le premier aux Etats-Unis, en Italie, en Grèce et en Israël et les 4< petits rats» au lapon.Le Ballet se rendra pour la qua- (FAMOUS PLAYERS trième année consécutive à New York et se produira du 17 au 21 mai au Radio City Hall.En juillet, les 10.Il et 12 juillet, il dansera un programme contemporain (Balanchine.William Forsythe.et Twila Tharp) dans le cadre prestigieux de la Villa Médias à Rome, et pendant la deuxième quinzaine de juillet il sera à Césarée en Israel ci à Athènes dans le théâtre d'Herode Atticus au pied de l'Acropole.L'École du Ballet de l'Opéra de L'AGENT FAIT lA FARCE «Hs-srlHer Alibi VERSION FRANÇAISEl T0M SELLECK LAVAL ,'yVERSAILLES © 80-3:00 S-l J0 Tous les solra 7.30-9:35 diss 1:30-3:30 S: 10-7:10-): 35 Tous Us soirs 7:30-9:30 aia 1:10-3:31) 5:30-7:30-»:» ET EN ANGLAIS AU PALACE Otage, humility £31 file ne sera pas > pardonné?.POTHEARST VERSION FRANÇAISE un film de PAl l.S(H RADE R Le PARISIEN © ET EN ANGLAIS AU PALACE D'abord le coup de foudre.Ensuite, les La conséquences.LOEWS © ItftASTt CATHtPiHC O DORVAL BTout II 6:45-9: dln 2:1 6:45-9: CINEMA DU PARC L 16.-0 ftyduWlBC RIN 229-4543 les solra | 20 00-4:30 6:45-9:20 Tous Its soirs I 6:50-9:30 dim 1:15-3:50 6:50-9:30 Tous Its soirs | 8:15 VERSION FRANÇAISE Ils volent des banques.Elle, leurs coeurs et le vôtre! v.f.de: \"\"\"FUGITIVES s ^VERSAILLES ® eues vws*si£S Tous les soirs I 7:05-9:20 dim 1:30-2:50 5:00-7:05-9:20 et en anglais aux PALACE et FAinVIEW «CHANCES ARE est une comédie dingue, folle, amusante et romantique.» - S; Ranger.W'MC'A-Radio.N.V.//'\"^Tll version o.anglaise Are COLUMBIA TRI-8TAP FILMS O* CANAOA 9A4 5TE CATmCRIMIO ~j 9:35 DORVAL Tous les soirs [ 6:45-9:15 dim 1:30-4:00 \"SM-r 6:45-9:15 CINÉMA DU PARC Tous les soirs ] 7:00-9:25 \u201e dim 1:30-4:00 «12^7:00-9:25 TROIS HISTOIRES EXCEPTIONNELLES DANS UN FILM PARTICULIÈREMENT SPÉCIAL! «Woody Allen au sommet de sa forme comique.» - 0.Jak/i, MWSWEEK «Vraiment magique.à toir.» \u2014 R.Sehiektl, TIME HtGlZME «Rempli de merveilles, de fabuleux contes de fées.» \u2014 H.Frtedmin, KEWH0USI MEWSPiPER NEW YORK STORIES version o.anglaise LOEWS © LWSTtC*TH(BWflO M.I way, 1:20-4:00 6:40-9:20 CINÉMA V Tous les soirs 6:30-9:20 \u2014\u2014\u2014 dim 1:10-3:45 Lr)G60 -.HEPrinoonE o 400 !>r,5i)J g.jo-ij^O Tous les soirs 6:40-9:15 dim 1:30-4:05 6:40-9:15 , version o.anglaise 6 0 PALACE © EN NOMINATION POUR 4 OSCARS THE 13 IACCIDENTALI TOURISTE version o.anglaise LOEWS © EN NOMINATION POUR 6 OSCARS L'animation à son meilleur! v.f.de: WHO FRAMED ROGER RAB8IT C{ntTu PLATEAU 1 DtM MONT - ROY Ai L j-v-rs/o.BARBARA HERSHEY Elles sont devenues G1 amies pour la vie.-8B>1 BEACHES version o.anglaise ÊÊa ¦¦ LOEWS © 944 S TÉ CATHCftiMt O DORVAL Tous lti soirs I 6:30-9:15 , dim 1:00-3:45 ™***J 6:30-9:15 UN SUCCES EXCEPTIONNEL! En tête du box office.Acclamé par la critique.«UNE DELICIEUSE COMÉDIE! La soirée sera tout à fait délicieuse pour ceux qui liront le film avec un sourire et un oeil complices.! \u2014 LÀ PRESSE «J'ai vu ce film avec un plaisir considérable.drôle, tendre, parfois dur et émouvant.» \u2014 O.Pinard.RADIO-CANADA COMM e fVT~ L'A/M OuK AVBCL UN LAVAL LCtMTWf UWAl l'Ai fit M > f w.i> t N o ir Le PARISIEN © mo BTj cATWWMe o «sa mm GREENFIELD PARK yQtXXA-TAaO, Inspirée par le Mexique ancien et le Mexique contemporain.Le Musée de Joliette est au 145, rue Wilfrid-Corbeil.Il est ouvert du mardi au dimanche, del2ha18h.Renseignements : 756-0311.Art contemporain ¦ Le Musée d'art contemporain de Montréal, Cité du Havre, présente, jusqu'au dimanche 2 avril, Gordon Matta-Clark, une rétrospective de dix années de la carrière de l'artiste mort prématurément en 1978 : les tout premiers travaux, des sculptures (fragments d'architecture), des dessins, quelques films et, naturellement, les monumentales et célèbres découpes architecturales présentées sous forme d'assemblages photographiques par l'artiste.D'autre part, aussi jusqu'au dimanche 2 avril, le Musée présente < The Arts for Television », première exposition d'envergure où la télévision est envisagée comme une forme d'art contemporain.Le Musée d'art contemporain est fermé le lundi mais il est ouvert tous les autres jours, de 10 h a 18 h.Il est desservi par le circuit 168 de la STCUM du lundi au vendredi ; il n'y a pas de service le samedi et le dimanche.Paysages ¦ Le Musée Marc-Aurèle-Fortln, 118, rue Saint-Pierre, dans le Vieux-Montréal, marque le cinquième anniversaire de son existence.Il présente en permanence les oeuvres du grand paysagiste Marc-Aurèle Fortin.Le premier dimanche de chaque mois, le Musée procède au tirage d'un coffret de cinq reproductions du peintre Marc-Aurèle Fortin, parmi tous les visiteurs qui sont passés par le musée durant le mois précédent, et cela jusqu'à la fin de 1989.Le musée est ouvert de 11 h a 17 h tous les jours sauf le lundi.Portugal-Québec ¦ \u2022 Les gens, le travail et les fêtes > est le thème d'une exposition que présente le Musée David M.Stewart, situé dans le Vieux Fort de l'île Sainte-Hélène.Il s'agit d'une exposition artistique et ethno-historique sur le Portugal et le Québec.Celui-ci compte plus de 50 000 ressortissants portugais, et l'exposition, justement intitulée « Portugal-Québec », est organisée conjointement par le Musée régional Laure-Conan, (dans Charlevoix) et le Musée d'Ethnologie de Lisbonne.Elle se poursuivra jusqu'au dimanche 9 avril.On y trouve donc une collection d'objets d'usage courant du Portugal et du Québec, oeuvres et artefacts qui témoignent de la richesse et du dynamisme cuturels de l'un et de l'autre.Le Musée David M.Stewart est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10 h à 17 h.L'entrée coûte $2 pour le grand public, et $1,50 pour les enfants de moins de 18 ans et pour les personnes âgées.Polystyrène gravé ¦ Jusqu'au vendredi 31 mars, la Maison Louis-H.-Lafontalne, 314, boulevard Marie-Victorin, Boucherville, expose des gravures sur polystyrène de Raymond Séguin.On peut voir cette exposition du Jeudi au dimanche, de 14 h a 16 h 30 et de 19 h â 21 h.D'autre part, à Boucherville, il y a exposition en permanence d'artistes, artisans et photographes, a la Galerie 500, à l'hôtel de ville, 500, rue Rivière-aux-Pins, ouverte du lundi au vendredi de 8 h 30 à 23 h.À la bibliothèque municipale, 501, chemin du Lac, on peut voir des expositions variées de 10 h à midi et de 13 h à 21 h du lundi au vendredi, et en fin de semaine de 13 h à 21 h.Travaux d'élèves ¦ La Galerie Port-Maurice, de la Bibliothèque municipale de Saint-Léonard, 8420, boulevard Lscordaire, collabore avec la commission scolaire Jérôme-Le-Royer pour exposer a la vue du public les travaux des élèves en arts plastiques du niveau secondaire, jusqu'au dimanche 19 mars.La Galerie est ouverte aux heures suivantes: le lundi de 13h à 21 h 30, le mardi, le mercredi et le jeudi, 10 h â 21 h 30, le vendredi 10 h a 18 h, le samedi 10 h a 17 h, et le dimanche 13 h à 17 h.A la même adresse, â la Bibliothèque municipale de Saint-Léonard, exposition, jusqu'au mercredi 22 mars, de 47 revues des domaines artistique, littéraire et socio-culturel, réu- Dernler jour aujourd'hui du 7* Festival International du film sur l'art.Au Cinéma Parallèle: George Gershwin Remembered est à l'affiche à 16 h, tandis que Lilian G$h: The Actors Life for Me est projeté à 20 h au même endroit.À gauche, Gershwin met une dernière main à Porky and Bess, tandis qu'à droite, c'est une scène tirée de la vie d'actrice de Lilian Gish.nies sous le titre de « Musclez votre eu-lure >.Renseignements : 328-8585.Histoire) naturelle ¦ Le Musée d'histoire naturelle Geor-ges-Fréfontalnei de la Société de Biologie de Montréal, présente, Jusqu'au vendredi 30 Juin, l'exposition intitulée « Les petits des animaux », qui porte sur le développement des animaux, sujet fascinant susceptible d'intéresser tout le monde.Le musée est au 520, chemin de la Côte-Sainte-Catherine, Outremont.Il est ouvert du mercredi au vendredi de 9 h à 16 h, et le dimanche de 10 h a 17 h.L'entrée est gratuite.Renseignements : 277-9864.Vieux pressoir ¦ La Communauté urbaine de Montréal et la Société pour la conservation du Sault-au-Récollet invitent le grand public â visiter la Maison du Pressoir au 10865 de la rue du Pressoir, dans le parc régional de l'ile-de-la-Visitation.Dans cette maison construite en 1806, on peut s'initier a l'histoire et plus particulièrement a la fabrication du cidre.Un animateur fournit sur place des explications aux visiteurs.La Maison du Pressoir est ouverte du mercredi au vendredi de 12 h a 16 h, et le samedi et le dimanche de 12 h a 17 h.L'entrée est gratuite.Collections à Lachine ¦ Le Musée de la ville de Lachine offre plusieurs expositions simultanées.Jusqu'au 31 mars 1989, il présente ses \u2022 Collections mises en situation».Le Musée de Lachine est au 110, Chemin de LaSaile, Lachine.Il est ouvert du mercredi au dimanche, de 11 h 30 a 16 h 30.Renseignements : 634-3471, poste 346.Itinéraires ¦ La Fédération italienne des travailleurs émigrés et familles, en collaboration avec le Centre communautaire Christophe-Colomb, présente, jusqu'au dimanche 12 mars, l'exposition \u2022 Itinéraires IX », qui témoigne de la pluralité des expressions du milieu des arts visuels a Montréal.Le Centre communautaire Christophe-Colomb est au 6865, rue Christophe-Colomb (entre les rue Saint-Zotique et Bélanger), ouvert du lundi au samedi, de 12 h a 20 h, et le dimanche de 13 h a 17 h.À Saint-Lambert ¦ La Galerie du Centre de la Société culturelle de Saint-Lambert présente une exposition d'oeuvres récentes de Marie-Claude Leclerc, réunies sous le titre de « Parois d'ombres », exposition qui se poursuivra jusqu'au dimanche 28 mars.La Galerie est ouverte du mardi au vendredi de 12 h a 17 h et de 19 h â 21 h, ainsi que le dimanche de 13 h à 17 h.m f et \\ m ¦ 4 ^ f7 yi»*Xi Peinture et sculpture ¦ La Galerie d'art du collège Montmorency ( salle Armand-Fllion, local B3423) 475, boulevard de l'Avenir, a Laval, présenté une exposition collective de neuf peintres et de sculpteurs, intitulée ' Actuel et pluriel ».On peut voir cette exposition, qui se poursuivra jusqu'au dimanche 19 mars, du mercredi au vendredi de 12 h a 20 h et le dimanche de 12 h a 18 h.Art et collections ¦ La Maison historique André-Benja-min-Papineau présente une exposition conjointe de Suzanne Lafreniére Brien et de Z.Vlasta Nosek, de sculptures d'argile et d'huiles sur toile, intitulée \u2022 Omniprésence/Miroir d'amour », exposition qui se poursuivra jusqu'au dimanche 12 mars.Aussi jusqu'au 12 mars, le Cercle des collectionneurs propose, à la Maison Papineau, une exposition de collections de boites de cigarettes anciennes, d'autobus miniatures, de billets de loterie, de médailes ét de toiles représentant les plus anciennes locomotives.La Maison Papineau est au 5475 ouest, boulevard Saint-Martin, dans le quartier Chomedey, Laval, tout juste a l'est de l'autoroute 13.Elle est ouverte le samedi et le dimanche, de 13 h à 17 h.Renseignements : 681-1157.CONFÉRENCES Aide à l'Arménie ¦ Les Amis de l'Arménie a lu.de M.organisent une journée d'activités dont les recettes seront versées dans le fonds destiné aux orphelins du cataclysme qui a frappé l'Arménie.Cet après-midi, a 14 h et a 15 h, conférences illustrées par des diapositives sur l'histoire et sur l'architecture de l'Arménie; a 16 h, dégustation de spécialités du pays; puis â 17 h 30, concert de musique arménienne par l'orchestre de la Faculté de musique de l'Université de Montréal, sous la direction de Raff i Armenian, suivi de danses nationales arméniennes.L'entrée est gratuite, mais on s'attend que les participants offriront une contribution au fonds d'aide aux orphelins.Renseignements: salle Claude-Champagne, Louise Leduc, 343-6000.Réflexion ¦ Comme tous les dimanches, Bernard Cantin donne une conférence à 11 h, a la salle J 2940 du pavillon Judith-Jasmin de l'Université du Québec.Le sujet d'aujourd'hui est \u2022 Donnez et vous recevrez ».Confiance en soi ¦ Edouard Roy prononce une conférence, ce matin, a 11 h, intitulée \u2022 La confiance en soi et la satisfaction », à l'Université du Québec, salle A 2885.L'entrée est gratuite.Renseignements : 845-8022.Les micro-ondes ¦ La Bibliothèque municipale de Saint-Léonard, 8420, boulevard Lacordaire, propose une conférence donnée par Thérèse Daigle, professeur d'art cull-nairte a l'Institut national des viandes, à 14 h, intitulée « Comment cuisiner avec les micro-ondes ».L'entrée est gratuite.RELIGION ET SPIRITUALITÉ_ Musique à l'église ¦ L'organiste Jacques Boucher est aux grandes orgues de l'église Saint-Jean-Baptiste de Montréal, a l'angle des rues Rachel et Henri-Julien, aux messes de 10 h et 11 h, dimanche.En guise de prélude à la célébration, il joue le choral de Bach considéré comme la toute dernière oeuvre de sa vie, vraisemblablement dictée sur son lit de mort, puisqu'il était aveugle, sur les paroles \u2022 Devant ton trône je vais paraître »; à l'offertoire, il joue un autre choral de Bach, cette fois sur les paroles \u2022 Lorsque Jésus était sur la croix » ; a la communion, il joue un choral de Doles, sur \u2022 En mon Dieu aimé»; enfin comme sortie, il joue le Prélude et Fugue en mi mineur de Bach.¦ A l'église Saint-Pierre-Apôtre, à l'interesection du boulevard René-Lé-vesque et de la rue de la Visitation, l'organiste Jean Ladouceur rehausse les messes de 9 h 30 et de 11 h, en interprétant des oeuvres de Bach, Buxtehu-de et Pachelbei.¦ La Chorale mixte de la basilique Notre-Dame, sous la direction de M.Marcel Laurencelle, interprète la messe \u2022 Quarti Toni » de Vittoria, â 11 h ; à l'offertoire, elle chante « Eram Quasi Angus » du même compositeur.A l'orgue : M.Pierre Grandmaison.¦ À l'Oratoire Saint-Joseph, les Petits chanteurs du Mont-Royal, sous la direction de M.Gilbert Patenaude, assurent le chant à la messe de 11 h.Renseignements : 733-82II.¦ A la cathédrale Marie-Reine-du-Mon-de, boulevard René-Lévesque, le Choeur polyphonique de Montréal, sous la direction de Mme Renée O'Dwyer, assure le chant liturgique â la messe de 11h h.A l'orgue, Hélène Dugal.Fin de Spirituart ¦ La série des concerts Spirituart a l'église de la paroisse Saint-Jean-Baptiste, axée sur la rencontre de la musique et de la parole, prend fin aujourd'hui, à 14 h 30.L'organiste Hélène Panneton jouera Henri Mulet, Jean Langlais, Brahms, le Magnificat de Marcel Dupré, ainsi que \u2022 Le Seigneur a fait la lumière pour le jour \u2022 de Dom Paul Benoit, ponctuant ainsi \u2022 La Passion selon Péguy », textes lus par Jean Marchand.Ce concert spirituel est gratuit.L'église Saint-Jean-Baptiste est située rue Rachel, quelques pas à l'ouest de la rue Saint-Denis.Renseignements : Soeur Yvette Pérusse, 842-9811.L'alcoolisme transforme ses victimes JEAN BLOUIN collaboration spéciale ¦ En prévision du prochain téléthon Jean Lapointe et compte tenu de l'intérêt que suscite les sujets reliés à l'alcoolisme et aux autres toxicomanies, La Presse publie aujourd'hui le dernier d'une série de quatre articles signés par le Dr Jean Blouin, spécialiste de ces questions.Jf^ ¦ Une personne sur dix, au \"fto moins, se laisse prendre et bercer par les illusions de l'alcool au point de tomber dans les graves problèmes résultant d'une consommation excessive.Et elle franchit souvent sans l'apercevoir la ligne séparant le buveur social du buveur excessif.Dans ce dangereux cheminement, c'est souvent le verre occasionnel qui se transforme tranquillement en verre relaxant, en verre sécurisant, qui donne contenance et assurance.Pour le buveur, l'alcool devient une potion magique qui le fera danser en dépit de sa gène, ou qui lui donnera l'aisance de la parole quand la timidité le tient coi.Lentement mais sûrement, la bière, le vin, ou le scotch deviennent les instruments indispensables à son bien-être, les passe-partout nécessaires à bien des situations.Mais avec le temps, chose bizarre, il faut augmenter les quantités pour obtenir les mêmes effets.Une bière ou deux ne suffisent plus: c'est six ou huit qu'il en faut désormais.On se tire alors fièrement les bretelles en disant: «Six bières pour moi, c'est un apéritif!».Cependant, afin d'éviter les regards réprobateurs et les discussions, on cesse bientôt de se vanter et on commence à descendre au sous-sol pour y prendre en cachette une ou deux gorgées.L'étau se referme Ces gorgées secrètes deviennent plus fréquentes.Bientôt, l'alcool se dissimule un peu partout: au bureau ou dans le casier de l'usine, dans le coffre de l'automobile .Au travail, les absences de lendemain de paye ou du lundi matin, ainsi que les arrivées tardives et les départs prématurés, éveillent la curiosité de l'employeur.Le besoin de boire augmente en même temps que le sentiment de culpabilité qui est entré dans le décor par la porte conduisant au sous-sol.La préoccupation de l'alcool devient constante.Au cours des voyages en auto, plus question de s'arrêter au restaurant qui ne vend pas de boissons alcoolisées.Et moins encore d'aller chez des amis qui oublient de regarnir leur bar.Ceux qui ne boivent pas font figure de fâcheux sans intérêt.Les pertes de mémoire se font de plus en plus fréquentes.Au terme d'une soirée dont on sort ivre, on ne sait plus où l'on a gare l'auto en arrivant.Le lende- main d'une fête, on se fait raconter les gaffes de la veille, car on ne se souvient de rien.Au travail, les erreurs de jugement dans l'exécution des tâches se succèdent; la concentration fait défaut et les bévues de toutes sortes se multiplient.Discorde et solitude On consulte de plus en plus les médecins pour des problèmes divers: maux d'estomac, vomissements, insomnie, maux de tête, anxiété, dépression.La plupart du temps, le médecin n'associe pas ces symptômes â la consommation d'alcool car le patient affirme qu'il ne boit presque pas.L'apparence physique laisse à désirer.Les amis deviennent rares.On manque d'argent.On a de sérieux problèmes familiaux: querelles, menaces de divorce, violence.On blâme tout le monde sauf soi-même de ce qui arrive.Quant aux repas complets, il s'espacent.On mange surtout en fin de soirée.La santé physique se détériore.On devient incapable d'entreprendre quoi que ce soit et on ne voit pas d'issue â la situation.Le buveur occasionnel est devenu buveur excessif, et ensuite un alcoolique.Souvent, à cette étape, il admet le besoin d'alcool dans son existence et ne voit pas comment réagir.À ce point, il peut continuer à boire et développer une maladie mentale ou physique souvent irréversible; se suicider ou essayer d'en sortir et demander de l'aide.Vers la réhabilitation Bien sûr, idéalement, il pourrait renoncer à boire avant d'en arriver à cette extrémité.Mais pour cela, il devrait mesurer l'ampleur de son intoxication et des conséquences de celle-ci sur sa vie.Cette prise de conscience constitue l'étape numéro un du traitement.Pour aider une victime de l'alcoolisme, on s'efforce de la guider vers cette prise de conscience.Et pour cela, il faut lui parler ou lui écrire au risque de voir cette intervention détériorer, ou même anéantir, la cordialité des relations existantes, même si l'on démontre que c'est l'affection qui est à l'origine de l'initiative.On doit aussi choisir le moment pour aborder le sujet.Il est vain de le faire lorsque la personne est sous l'emprise de l'alcool, niais le lendemain mutin, alors que le premier verre n'a pas encore été pris, constitue un bon moment.Plus tôt le buveur décide de réagir, moins de dommages il y a, et plus facile sera la réhabilitation. 08 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 12 MARS 1989 L'édifice Benoît CUV PINARD Au milieu du XIXe siècle, la rue Saint-Paul occupait encore une place de choix parmi les rues commerciales importantes de Montreal.Et lorsque François Benoit fit construire un c-difi.-c sur le terrain acquis en juillet 1843.il était normal qu il construisit des magasins et qu'il choisit un style de construction fort populaire pour ce type de bâtiment à une époque où le commerçant habitait généralement au-dessus de sa boutique, et où dominaient l'architecture vernaculaire et les gros blocs de pierre de taille.L'édifice actuel ne fut pas le premier érigé sur cet emplacement puisque Paul Descarie, un des fils du propriétaire de la concession d'origine, y avait fait construire une maison dès 1730, maison qui résista jusqu'à ce que Benoit la fit démolir entre 1847 et 1849.La chaîne de titres En fait, la première transaction de la chaîne de titres survint le 9 juin 1675 quand Claude Raimbault accorda à lean Lehoux dit Descarie une concession de quatre arpents de largeur le long de la rivière Saint-Martin sur 20 arpents de profondeur.Aucun doute ne saurait subsister quant à l'emplacement puisque la « liste de l'augmentation de la population de Montréal durant les années 1673-1687» indique bien que le terrain sis à l'angle sud-est des rues Saint-Paul et Saint-Pierre appartenait à Jean Descarie.Paul Descarie, fils de lean, hérita du lopin de terre sus-mentionné à la mort de son père, à l'occasion du partage de la terre ancestrale en trois parties égales entre les fils Paul, Michel et Louis.Joseph, fils de Paul et petit-fils de lean, hérita à son tour de la propriété à la mort de Paul en 1766.On y trouvait désormais une maison, comme nous le verrons plus loin.La présence des Descarie sur ce terrain cessa définitivement le 10 août 1775, un siècle après la concession d'origine quand (oseph Descarie vendit la propriété au notaire François Simo-net.Ce dernier la conserva moins de deux ans puisqu'il la revendit le 30 juillet 1777 au marchand François Samson.Deux événements permirent à Samson d'agrandir les limites de la propriété.Dans un premier temps, l'arpenteur Louis Guy constata en 1788 que les propriétés des sieurs Samson et lean Mitt-leberger étaient de fait plus vastes que ne l'indiquaient les documents officiels.Les deux hommes convinrent de se partager le lopin de terre sans titre, de sorte que les dimensions de la largeur de la propriété de Samson passèrent de 50 à 52 pieds (français) en bordure, et de 57 à 62 pieds et demi sur une ligne parallèle à la rue Saint-Paul tracée par Guy à une distance de 73 pieds et demi de cette rue.Rue Saint-Pierre, la profondeur de la propriété atteignait 88 pieds.En deuxième lieu, Samson profita de la démolition des fortifications de Montréal pour agrandir son terrain en acquérant le terrain occupé par les fortifications.Samson céda sa propriété à sa fille Marie-Reine le 17 juillet 1819, peu avant que cette dernière n'épouse le marchand Samuel Libéral Dumas.Dumas devint donc co-propriétaire des biens de Marie-Reine Samson, mais il n'en garda pas la propriété bien longtemps puisqu'il décéda en mai 1822.Les journaux annoncèrent alors la vente aux enchères de ses propriétés, vente qui fut animée par le shérif Fred W.Er-matinger.Moses Hart, un marchand de Trois-Rivières, déposa la meilleure offre pour la propriété de la rue Saint-Paul, qui comprenait alors «une maison en pierre de deux étages et ses dépendances».L'aubergiste François Benoît, celui qui laissa son nom à la propriété, en fit l'acquisition le 18 juillet 1843.Six ans plus tard, Benoit négociait avec Vital Gibeau, maitre maçon et entrepreneur général, la construction de l'édifice actuel.Benoit se départit de l'édifice le 23 juillet 1901 en le cédant à lames Fyfe, un manufacturier de balances.Les propriétaires subséquents furent le marchand Hiriam Johnson (9 juillet 1906), jnt sfflBEBBB 146 L'édifice Benoit, vu de la rue Saint-Paul (à gauche) et de la rue Saint-Pierre.Mary L.Johnson (23 mai 1935), Alice du Paul (27 février 1937), la succession Charles Séraphin Rodier (9 mai 1941 ).et Gabriel René Delbuguet.le propriétaire actuel qui l'acquit le 26 juin 1974 et entreprit de la rénover dans les mois qui suivirent.Les bâtiments La première maison érigée sur ce terrain fut construite en 1730.Le 18 septembre 1730.Paul Descarie et le maitre maçon Pierre Larreau signèrent chez le notaire Antoine Adhémar un marché pour la construction d'une maison en pierre de deux étages, mesurant 36 pieds de longueur sur 32 de profondeur et 20 de hauteur.Le marché de construction nous apprend également que la maison possédait un mur de refend au sous-sol, un soupirail du côté de la rue Saint-Pierre, 15 «croisées» (ou fenêtres) en pierre de taille, deux foyers en pierre piquée et un four d'une capacité de deux minots.Cette maison et ses dépendances occupaient, en partie un terrain de 50 pieds de front sur 100 de profondeur.Si on se fie aux documents, il semble que l'immeuble servit exclusivement de logements jusqu'en 1839, alors que Hart loua au marchand George Warner les deux magasins du rez-de-chaussée, le logement de cinq pièces à l'étage et les combles sous la mansarde.Mais rien ne permet de l'affirmer péremptoirement.Comme on l'a vu précédemment, la maison actuelle fut commencée en 1849, à la suite d'un marché de construction signé le 31 juillet 1849 par Benoit et Gibeau, par lequel Gibeau s'engageait à livrer la maison pour le 1er novembre, moyennant une somme de 500 livres.Mais ce dernier mourut quelques semaines à peine après la signature du contrat, et Benoit dut lui trouver un successeur.Le 20 novembre 1849, les maîtres maçons et entrepreneurs en construction Xavier Boucher et Etienne Couturier dit Lajoie s'engageaient par contrat à parachever les travaux commencés par Gibeau.contre une somme d'un peu plus de 100 livres.L'édifice fut donc commencé à l'été 1849 et vraisemblablement terminé à l'hiver de.1849-50.L'édifice Benoit mesure 55 pieds et demi rue Saint-Paul, 60 pieds rue Saint-Pierre, 63 pieds et demi sur le mur mitoyen sud.et 63 pieds sur le mur mitoyen est.Sa hauteur moyenne s'établit à 39 pieds environ.Il comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée, deux étages et des .combles en partie aménagés en mezzanine.Les marchés de construction négociés par Benoit sont avares d'informations quant à la structure, sauf pour la maçonnerie.On apprend néammoins que les fondations mesurent trois pieds d'épaisseur, que le mur du sous-sol a une épaisseur de deux pieds et demi jus- qu'aux lambourdes du rez-de-chaussée, et que l'épaisseur des murs au-dessus du sol est uniforme à deux pieds.Rues Saint-Paul et Saint-Pierre, les blocs de pierre taillée et «bouchardée fine» mesurent de 14 à 16 pieds de hauteur, tandis que leur longueur varie de 28 à 32 pouces (chaque bloc mesurait en longueur deux fois sa largeur).On trouve une boutisse «à chaque toise de La façace de l'édifice Benoît, rue Saint-Paul ouest.Les vitrines à l'extrémité est sont de construction récente.PHOTO MICHEL GRAVEL.U Prnse PHOTO JEAN-YVES LETOURNEAU, U PnSfe L'escalier en bois conduisant du rez-de-chaussée au premier étage.La charpente du toit sous le versant ouest.PHOTO JEAN-YVES LETOURNEAU.U Pmfe DESSIN MMSTtK DES Aff AWCS OATUMll.ES maçonne», et les joints sont arrases.La pierre de taille fut également utilisée pour la cheminée, et le chapeau est d'une seule pièce.Le document précisait également que l'entrepreneur de-1 vait choisir une pierre de taille grise de qualité et sans taches noires, et qu'il lui fallait poser de grosses pierres larges et plates sous le mur de refend en brique du sous-sol, afin de prévoir la possibilité de remplacer éventuellement le mur de refend par des colonnes en fonte.L'analyse architecturale Cette maison propose une architecture vernaculaire qui, selon John Bland, de l'Institut royal d'architecture du Canada, serait inspiré de la manière «Royal Engineer*, exprimée par les pilastres doriques supportant un entablement massif et le fenètrage exclusivement rectangulaire.La façade, rue Saint-Paul, est asymétrique et arythmique, sauf pour la largeur des trumeaux entre les fenêtres des deux étages.Au rez-de-chaussée apparaissent trois portes, soit deux encadrées de vitrines et conduisant à des boutiques et une troisième, au coin de la rue Saint-Pierre, qui conduit aux étages.Les portes sont encadrées de pilastre à chapiteau dorique (on en compte sept en façade) qui supportent un entablement massif.Il ne fait aucun doute que les vitrines les plus à l'est sont de facture récente.Aux deux étages, on retrouve six fenêtres dont les dimensions vont en diminuant.Trois de ces fenêtres sont placées dans la travée des portes.Au premier, les fenêtres comportent deux battants de quatre carreaux.Au deuxième, les fenêtres comportent deux battants de trois carreaux et sont dotées d'allèges en pierre saillantes reposant sur de petites consoles.Le toit en croupe à trois eaux à pente faible se termine à l'est par un mur coupe-feu et est percé de trois lucarnes à pignon arythmiques et asymétriques dans chacun des versants nord et sud.Chaque lucarne est dotée de deux battants de deux carreaux chacun.Une corniche en métal largement débordante couronne l'immeuble.Le fenètrage est encore plus anarchi-que rue Saint-Pierre.La partie de 20 pieds au sud de l'immeuble diffère du reste de l'édifice et a sans doute été construite à une date ultérieure, quoique dans un style parfaitement harmonisé, par l'utilisation des mêmes pilastres, du même entablement, de la même pierre de taille, et des mêmes allèges à petites consoles au deuxième étage.Plusieurs faits conduisent à cette conclu-' sion: le léger exhaussement de cette partie de l'édifice, l'importance de la porte à deux battants, les fenêtres légèrement plus basses à chaque niveau, la nette démarcation verticale dans la pierre à la limite des «ancienne» et « nouvelle» parties, et la ligne du toit en croupe, interrompue par le toit de liaison plat, ligne qui, si elle était continuée, aboutirait à la ligne verticale dans la pierre.Au rez-de-chaussée, on retrouve une porte, trois fenêtres et deux vitrines.La petite vitrine, et la première fenêtre en partant de la rue Saint-Paul, sont vraisemblablement des portes modifiées.Le marché de construction négocié avec Gibeau faisait état de «cinq marches de porte».Or, on en compte trois rue Saint-Paul et on peut ajouter les deux portes présumément modifiées en vitrine et en fenêtre, rue Saint-Pierre.Quant à la porte à deux battants, elle n'était pas prévue au marché de construction d'origine.Au total, on retrouve six travées de fenêtres, similaires à celles de la rue Saint-Paul, sauf pour la quatrième travée où on retrouve deux fenêtres jumelées à chaque étage, d'un battant de huit carreaux chacune, séparées par un meneau en bois et dotées d'une allège en pierre, mais sans petites consoles au deuxième.À noter aussi le RENDEZ VOUS 92 1992.350* ANNIVERSAIRE DE LA hmil\\TIO\\ DE MOiSTRflM, PHOTO MICHEL CRAV6L.U PrtOÔ La face de la rue Saint-Pierre de l'édifice Benoît.Tout juste a la droite de la descente de gouttière se trouve la ligne de démarcation entre les «ancienne» et «nouvelle» parties.large trumeau qui sépare les deuxième et troisième travées, dans l'axe de la cheminée de huit pieds de hauteur.L'intérieur Les marchés de construction donnent peu d'informations quant à l'intérieur de l'édifice, sauf pour les foyers.On sait qu'il existait trois foyers, aujourd'hui murés, et que l'un d'eux était jouxté à un four à pain.Comme ce dernier foyer faisait partie d'un mur mitoyen, il est possible qu'il ait fait partie de la maison de Descarie.Selon le propriétaire actuel de l'immeuble, il reste peu de choses de l'intérieur d'origine, maintes fois transformé au cours des 140 dernières années, sauf la remarquable charpente du toit qui a été mise en valeur dans les locaux loués à Les Productions Via le Mondé Inc., de Daniel Bertolino.De son côté, la CUM affirme que certains pans de murs du sous-sol faisaient partie de la maison de Descarie.Delbuguet dit qu'au moment de rénover la maison en 1975, il aurait bien aimé procéder plutôt à une véritable restauration.Malheureusement, l'absence de ressources financières l'a obligé à se contenter d'une rénovation.SOURCES: Parcs Canada, Inventaire des bâtiments historiques du Canada: inventaire signe par Jacqueline Halle, et documents divers \u2014 Ministère des Affaires culturelles du Quebec: inventaire patrimonii du Vieux-Montréal, le Vieux-Montreal, relevé architectural, par C.Oiacon, de l'Université de Montréal, et documents divers \u2014 Communauté urbaine de Montreal.Service de la planification du territoire: Répertoire d'architecture traditionnelle ¦ les magasins et les cinémas, et documents divers \u2014 Archives nationales du Quebec: baux, marches de contrats et autres documents notaries pertinents au dossier.Nom: édifice Benoît.Adresse: 320-326, rue Saint-Paul ouest.Métro: station Square-Victoria, vers le sud rue McGill, vers l'est rue Saint Paul.Laval et Lauren tides Les médecins donneront-ils le feu vert à Claude Lefebvre ?JBAN-I»/AUL CHARBONNEAU ew est dans quelques jours que Claude U.Lefebvre doit faire connaître ses intentions concernant son avenir sur la scène de la politique municipale.Durant ses dernières vacances, il a pris le temps de bien peser le pour et le contre en discutant avec sa famille et ses amis réunis à son condominium de la Floride.Il s'est aussi soumis à divers tests à l'hôpital.Ceux qui ont assisté à la dernière assemblée du conseil municipal, lundi, en sont sortis con-vaicus qu'il sera à nouveau candidat aux prochaines élections.Dans ses discussions avec l'oppo-,-J- sition et avec des citoyens, il parlait comme un homme décidé à demeurer en poste encore pour longtemps.Du côté des membres de l'opposition, on croit dur comme du fer que c'est Claude U.Lefebvre qui sera leur principal adversaire lors de la prochaine campagne qui se terminera le 5 novembre.Ceux qui connaissent bien M.Lefebvre disent que ce sont les médecins qui vont avoir le dernier mot.Le suspense tire toutefois à sa fin.Les élections auront lieu dans huit mois et la campagne électorale est sur le point de démarrer officiellement.Les membres du PRO ont hâte de savoir qui va être le leader.On dit aussi à l'hôtel de ville que certains élus ont hâte de savoir s'ils seront encore les bienvenus dans le PRO pour un autre mandat.$1 MILLION POUR L'HÔTEL DE VILLE ¦ Aux prises avec des problèmes d'espace, l'administration municipale de Mirabel a décidé de consacrer une somme de $1 million pour agrandir son hôtel de ville situé dans le secteur Sainte-Monique.Dans un premier temps, l'hôtel de ville devait être relocalisé dans les locaux occupes par la Société immobilière du Canada.Mais, contrairement à ce qui avait été prévu, la SIC ne quittera pas le territoire de Mirabel avant au moins deux ans.Le maire Hubert Meilleur ne peut plus attendre.Il lui faut trouver des locaux pour loger tous ses services.Actuellement, la Corporal ion de développement économique de Mirabel occupe un petit espace du poste de police.«Mirabcl se développe et les locaux actuels de l'hôtel de ville ne répondent plus au besoin, c'est pour cette raison que le conseil municipal a voté des fonds pour l'agrandissement temporaire de l'hôtel de ville», a expliqué le directeur général de la municipalité, Yves Lacroix.Si le développement de Mirabel se poursuit, il faudra repenser à une nouvelle relocalisation dans cinq ans, au plus tard.À l'hôtel de ville de Mirabel, le climat est tendu.Les édiles attendent la décision des gouvernements fédéral et provincial concernant le prolongement de l'autooute 13, compromis depuis qu'Ottawa a laissé entendre que les coûts seront de $30 millions supérieurs à ceux prévus.«Cette voie rapide est essentielle à l'essor de notre municipalité.La population commence à augmenter; en 1988, 300 nouvelles maisons ont été construites dans le territoire», a ajouté M.Lacroix.UNE PREMIÈRE CONVENTION ¦ La première convention dans les 16 comtés de la vaste région Laval-Laurentides-Lanaudièrc en prévision de la future campagne électorale provinciale aura lieu ce soir à Saint-Esprit.Plus de 700 personnes sont attendues dans le nouveau comté de Rousseau où Robert Thérien sera choisi sans opposition candidat du Parti libéral du Québec.M.Thérien a été élu une première fois à l'Assemblée nationale en décembre 1985.Cette soirée ressemblera à une grande fête style américain avec musique, etc.Le conférencier sera le ministre de l'Education, Claude Ryan, député de Lachute.Actuellement, la région compte 15 comtés, mais pour la prochaine campagne, un autre viendra s'y ajouter, à la suite d'un nouveau découpage des circonscriptions de Terrebonne, Groulx et Rousseau.Ce dernier comté perd la municipalité de Sainte-Anne-des-Plaines, lieu de résidence de M.Thérien.$1,9 MILLION POUR LA STL ¦ Le ministre québécois des Transports et responsable du développement régional, Marc-Yvan Côté, annoncé qu'une somme de $1,9 million était accordée à la Société de transport de Laval pour la relocalisation de son siège social dans une nouvelle tour où des planchers sont vendus en copropriété.La STL était le seul organisme de transport public au Québec qui n'avait jamais bénéficié de subventions pour les locaux occupés par son administration.Il s'agit également d'une première en ce sens que le ministère des Transports subventionne un achat en copropiété.Cette subvention sera étalée sur une période de dix ans.La STL occupe ses nouveaux bureaux depuis quelques semaines.V ; "]
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