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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1989-04-01, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles LA PRESSE.MONTREAL SAMEDI 1\" AVRIL 1989 Guy Nadon et le beau métier de «pilleur» Tout comme son personnage de Joseph Prunier dans la magnifique pièce Comme on regarde tomber les feuilles présentement à l'affiche du Café de la Place.Guy Nadon est un pilleur.C'est lui qui m'observe alors que je me gratte le nez et que je scri-bouille dans mon calepin: «Un comédien c'est comme l'écrivain de la pièce, il pille les autres en pensant à un personnage qu'il jouera ou qu'il décrira un jour».Il m'a même posé la première question: comment peut-on faire ce métier-là (critique de théâtre)?Aussi bien dire cette vérité gênante: je n'aime pas nécessairement faire les critiques, un métier impossible où on mesure plus qu'ailleurs ses limites, l'aime les rencontres, les reportages, le théâtre plus que je ne l'aurais imaginé, «l'avais besoin de te poser la question avant d'aller plus loin.Ça nous permet d éclaircir nos rapports, de ne pas traîner des arrières-pensées.|e reproche aux critiques de faire de la critique de résultat et non la critique d'une démarche.Quand on travaille un an ou plus sur un projet et qu'on se fait démolir en quinze minutes, c'est frustrant.Si les comédiens étaient plus riches, j'en connais plusieurs qui paieraient des \"bras\" pour aller casser les jambes de tes confrères.» Voilà de quoi mesurer le degré de réceptivité de nos papiers qui nous apparaissent, certains soirs de pluie, tout à fait inutiles.Ces vérités étant dites.retournons à Joseph Prunier, ce personnage que je crois deviner derrière un Guy Nadon qui me semble avoir une sainte horreur des clichés.«Il y a vérités et vérités médiatiques.Ce n'est pas pareil.Par exemple quand on dit qu'un acteur s'est dépassé, qu'est-ce que ça veut dire?Je ne me suis jamais dépassé sur scène.Je ne peux pas être un autre que moi et il me semble que ça devrait suffire.L'autre exemple c'est celui du \"duel d'acteurs\" entre Luc Durand et moi dans la pièce.«Lorsqu'on cherche à s'imposer personnellement dans une pièce à deux personnages, c'est comme se tirer une balle dans la jambe.L'un nourrit l'autre, c'est ça qui se passe!» L'erreur de Maupassant Et Joseph Prunier, ou plutôt Maupassant puisqu'en fait c'est de lui qu'il s'agit?C'est le personnage qui a inspiré Nadon.Un personnage avec qui il a établi ses distances: «Ça peut être un personnage qui, avec le désespoir en moins, me ressemble quelque part.Peut-être.Je n'aimerais pas passer une soirée avec lui.Il est lucide, brillant mais la tendresse est menaçante pour lui.S'il l'acceptait, elle pourrait le détruire.On peut vivre sa sexualité en fonction de soi ou des autres.Il a choisi l'auto-érotisme avec les prostituées et ça le conduit inévitablement à l'auto-destruction.«Sa relation avec le docteur Darem-berg c'est une relation de couple.Trente minutes de relation intense et on devient un couple.Dans Being at home with Claude, le policier et le jeune accusé forment un couple.Maupassant et le docteur sont des sado-maso: ils se blessent mais ils ont besoin l'un de l'autre.Entre l'acteur et le critique c'est aussi une relation sado-maso.«En fait, nous n'existons que par nos liens et c'est là.l'erreur de Maupassant qui a refuse tous les liens, qui a haï et méprise tout le monde.Un de ses proches disait a l'époque que Maupassant avait eu la mort qu'il méritait ayant méprise l'humanité sa vie durant.H a rate sa vie en réussissant son oeuvre.Un destin loin d'être admirable! «Woody Allen, qui est un artiste que j'admire beaucoup, se renouvelle sans cesse et attire des gens autour de lui parce que dans chacun de ses films on peut déceler sa compassion pour l'être humain.» Et c'est pourquoi Guy Nadon considère l'éducation de son enfant comme une priorité.Beaucoup plus qu'une oeuvre, c'est la vie.Pendant dix ans, il a cru aveuglément à son métier d'acteur.Il a vécu quelques désespoirs à la Maupassant.PHOTO ARMAND TROTTIER.U Presse sans trop s'y attarder.Le désir qui le poussait à travailler pour presque rien s'est estompé.Travailler pour des « peanuts » «On travaille pour des \"peanuts\".Si les comédiens étaient payés pour tout leur travail réel, les billets coûteraient $35/$40 comme à New York ou Londres.Ce sont les comédiens qui subventionnent le théâtre.Pas étonnant de voir tant d'acteurs de 20 ans sur les scènes, les plus vieux font de la pub et choisissent leurs rôles.Moi, j'ai bien envie de faire des \" voice over \" et autre chose, comme de la mise en scène par exemple.Je n'sais pas.\"Ici.on ne peut pas payer le talent\", disait Jean-Louis Roux.C'est vrai.« Je ne sais pas ce qu'il adviendrait si tous les acteurs subitement refusaient tous en même temps de jouer.Parce que le théâtre ce n'est pas nécessaire.c'est essentiel ! Supposons qu'une guerre détruise tout.Qu'est-ce qui se passe ?Inutile de penser à la télévision, au cinéma, au vidéo.Il y aura de la danse, de la sculpture et quelqu'un montera sur une table et jouera parce que le théâtre c'est la pauvreté, la gratuité, les moyens importent peu.« Au théâtre, on ne sait jamais.En créant Le Temps d'une vie dans la foulée nationaliste, on ne savait pas que la pièce serait montée près de 15 ans plus tard.Woody Allen a toujours dit que Manhattan n'était pas le film qu'il voulait faire et pourtant quel résultat.C'est ça aussi la gratuité.On ne savait pas que Comme on regarde tomber les feuilles allait être aussi bien accueillie.Parfois on réussit, parfois on échoue sans trop savoir.Comme on me disait dans le temps où j\"étais servant de messe : Il faut savoir faire une erreur.cérémonieusement.» En attendant Godot El le plaisir de jouer dans cette piece à succès doit être énorme: «le ne dirais pas énorme.Il est rarement énorme.Le plus grand plaisir a été de jouer dans En attendant Godot, la plus grande piece d'après moi parce qu'il n'y a rien et le rien est fondamental.El lorsqu'il n'y a pas de plaisir à jouer, nous disons que nous avons joué avec élégance.» Et la nouvelle génération, les 20-25 ans qui inquiètent leurs aines parce qu'ils lisent moins, étudient moins et semblent se perdre dans leurs classiques?«Il y a très longtemps, devant des sculptures, un sage qui tenait une bible dans ses mains, a dit: \"un jour ceci tuera cela\".Bientôt, le visuel tuera le .littéraire.Nous avons grandi avec ia littérature, ce n'est pas facile à accepter.Mais chaque civilisation se vaut finalement».Et parce que cela est, dirait le sage.Quand Madonna se fait « artiste sérieuse » ALAIN DE REPENTICNV Depuis la sortie de son microsillon Like a Prayer, le 21 mars, Madonna est encensée par la critique qui se répand en éloges sur la nouvelle maturité, l'audace, la vulnérabilité étalée au grand jour et la profondeur de la superstar de 30 ans.Que le public lui fasse un triomphe, on s'y attendait un peu : au Québec, Like a Prayer s'est hissé en tête des palmarès des microsillons et des disques compacts dès sa sortie.Mais comment expliquer le revirement de tous ces critiques qui, il n'y a pas si longtemps, trouvaient la chanteuse américaine superficielle ?Serait-ce qu'ils ont été conquis par l'odeur de patchouli, vestige des années 60, dans lequel a trempé la pochette de Like a Prayer ?11 est vrai que ce microsillon de Madonna, son quatrième si l'on oublie la compilation de chansons remixées You Can Dance parue fin 1987, est un très bon disque dans lequel la vedette donne l'impression de se raconter comme elle ne l'avait jamais fait auparavant.Mais s'il fallait se fier aux critiques dithyrambiques parues ces derniers jours, il faudrait conclure que Like a Prayer est mille fois supérieur à True Blue.Ce qui est très loin de la vérité.Plus intimiste Like a Prayer frappe d'abord par son ton plus sérieux qu'à l'habitude.La bête de party donne l'impression de s'être quelque peu assagie.On y retrouve évidemment les chansons dansantes et les ballades à la limite du larmoyant qui ont fait le succès de Madonna par le passé, mais le propos est nettement plus personnel, intimiste même.Dans Promise to Try et Oh Father, Madonna raconte sur le ton de la confession son attachement à sa mère décédée il y a 25 ans puis sa relation trouble avec son père.Le tout sur des musiques un peu mélo qui font ample utilisation de piano et de violon.De plus étonnant, il y a cette Till Death Do Us Part dans laquelle on peut lire sans trop extrapoler le constat d'échec de son mariage tumultueux avec Sean Penn.Le ton violent \u2014 scènes de ménage, disputes, bruits de verre fracassé \u2014 contraste avec la musique très dansante, d'inspiration antillaise.Qui s'attendait à entendre Madonna chanter un jour des choses comme « I'm not your friend, I'm just your little wife » ?La chanson Like a Prayer mise sur un heureux croisement de gospel et de rock qui rend bien l'espèce de confusion entre le sacré et le profane manifeste dans le texte de la chanson comme dans le vi-déocIip.À la toute fin du disque, dans Act of Contrition, Madonna réglera ses comptes de façon humoristique avec l'éducation catholique qu'elle a reçue.Au plan musical.Act of Contrition n'est pas sans rappeler le trip psychédélique de Prince à l'époque de Around the World in a Day: Madonna récite son chapelet accompagnée de guitare écor-chée et de bandes défilant à l'envers sur un beat très princier.Love Song, composée et chantée avec Sa Majesté de Minneapolis, est du Prince tout craché! Du SUITE A LA PACED 9 ¦ J L'incroyable succès Françoise Bertrand: relancer Radio-Québec A LIRE EN PACE D 2 MUSIQUE Christopher Hogwood et le son d'époque À LIRE EN PACE D18 CAHIER K Jean-Claude Germain et l'autre revue CONCEPTION : CILLES OUSSAULT » juru ex a SUPPLEMENTAIRES A L'AUTOMNE ***uC£*m 11 AU 22 OCTOBRE Est 1 BILLETS EN VENTE AUX COMPTOIRS TICKETRON ET PAR RÉSERVATIONS TÉLÉPHONIQUES ^ftpneri^- TÉLÉTRON: 288-2525 \u2022 COMMANDES POSTALES SEULEMENT: FRAIS DE SERVICE EN SUS ^cttU^ 02 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 1\" AVRIL 1989 Télévision La relance de Radio-Québec RAYMOND \u2022CRNATCHEZ Dans son bureau de la rue Fullum, Mme Françoise Bertrand, présidente de Radio-Québec, fait le post-mortem de la saison 1989-1990.Une saison difficile marquée par un grand remue-ménage de la programmation et la mise en ondes de plusieurs nouvelles émissions.Lorsqu'elle s'est présentée dans la boite pour assumer ses nouvelles fonctions, en août 88, le grand coup de barre avait été donné, le navire avait quitté le quai et malgré le language et les avaries, la présidente se devait de rester sur le pont, d'appuyer, ses «officiers», de soutenir le moral de l'équipage en attendant l'accalmie, le moment propice pour radouber le navire.Et le moment est venu.Il fallait d'abord évaluer la situation.La part de marché de Radio-Québec a chuté.Certaines émissions lancées bruyamment l'été dernier ne correspondaient pas aux attentes du diffuseur.Dans certains cas, les producteurs n'avaient pas bénéficié du temps ou des ressources nécessaires pour réaliser des émissions témoins dans les mois qui ont précédé le lancement de saison.Ces émissions ont été mises en ondes sans avoir été préalablement évaluées.Dorénavant, les nouveaux produits ne seront plus testés à l'antenne.Us seront jugés à tête reposée par la direction des programmes et si des corrections de tir s'imposent, on disposera du temps nécessaire pour les effectuer avant le lancement.Le Conseil d'administration a consenti à procéder à une restructuration.Si elle est approuvée par le Conseil du Trésor, il Mme Françoise Bertrand y aura dorénavant quatre vice-présidents au lieu de deux.Le vice-président à la programmation devra donc composer avec un vice-président planification et un vice-président à la production responsable, entre autre, des services de production.La présidente a également demandé à la firme SORECOM d'effectuer un sondage auprès des employés permanents et contratuels de Radio-Québec pour connaître leur perception de l'entreprise.«L'étude, a-t-elle déclaré cette semaine, a démontré que les employés étaient solidaires de l'entreprise, qu'ils considéraient Radio-Québec comme un bon employeur mais que par rapport aux patrons, il y avait un écart, un fossé qu'il faudra combler.» Nous avons obtenu une copie expurgée de ce sondage.Les employés permanents et contractuels estiment majoritairement que Radio-Québec doit «Lumières»: Elisabeth Paradis et Guy Richer.délaisser le divertisssement pour remplir son mandat éducatif et culturel; qu'elle remplit bien le rôle de renseigner les Québécois sur leur culture; que la Société d'État est par contre paralysée par des contraintes budgéaires \u2014 en 1989-1990.Ra dio-Québec devra composer avec un manque à gagner de $2 millions par rapport au dernier budget; le financement public sera de l'ordre de $61.8 millions incluant l'indexation des traitements; $36,2 millions seront affectées aux productions maison $3.5 millions aux acquisitions.$13,6 millions aux co-produc-tions et il ne restera plus que $23,4 pour les frais généraux, les coûts fixes et l'entretien de tout le réseau; si le réseau n'est pas entretenu adéquatement dans les prochaines années, ne risque-t-il pas de se détériorer à moyen terme?\u2014; les employés estiment également que Radio-Québec devrait rendre sa programmation plus dynamique; qu'elle s'éloigne de plus en plus de son mandat éducatif et culturel; qu'elle n'est pas à l'avant-garde des besoins de la population du Québec.Sa programmation, selon une majorité d'employés, ressemblent de plus en plus à celles des autres diffuseurs; Radio-Québec gagnerait à être plus connue dans la population; il y a trop de show de chaise mais les employés estiment que cette télévision est prés des préoccupations des gens.Un fait étonnnant, les arti-sansployés de Radio-Québec consacrent plus de temps à regarder le réseau français de Radio-Canada que leur propre chaîne qu'ils préfèrent toutefois à TVA et Quatre Saisons.Voilà pour quelques extraits du sondage.La présidente a donc dégagé de l'expérience des derniers mois et des résultats de ces sondages, une certaine ligne de conduite.« Nous allons réaffirmer la niche de Radio-Québec, a-t-elle dit.Mais nous voulons le faire collectivement avec tous les employés de la Société.L'an dernier nous avons lancé 12 nouvelles émissions.Cette année il y en aura très peu et les émissions pilotes seront prêtes en juin.Nous allons conserver Lumière.Le club des 100 watts.Nord-Sud, Passe-Partout.Première Ligne, Parler pour parler.Puis nous allons retravailler la formule de Autrement dit.«Radio-Québec a toujours été un laboratoire expérimental en télévision.Nos nouvelles émissions s'imposeront petit à petit avec le bouche à oreille.C'est comme cela que les choses fonctionnent chez nous.«Je suis optimiste.Les employés aiment Radio-Québec.Ils y croient.Ensemble nous réussirons.Nous traversons une période de déprime mais il y a à Radio-Québec beaucoup d'imagination qui ne demande qu'à être réanimée.» ERRATUM Dans notre compte rendu du.sondage BBM pour le Montréal étendu, publié hier dans nos pages, une erreur s'est malencontreusement glissée.Nous avions écrit que par rapport à la période correspondante l'an dernier (soit du 9 au 22 février), Télé-Métropole avait enregistré, pour l'ensemble de la journée, du lundi au dimanche, une baisse de deux parts de marché.En fait T.-M.a augmenté sa part de deux points avec 22 parts en 1988 et 24 parts en 1989.LORRAINE PINTAL mr< en scène, joue, adapte librement le* mémoires de Madame de Mainienoa et de M 3 DdME THEATRE \t\t \tLassât I 1 ¦ ' F* 1 i 1 ' Ifl H II In1 Ml\t1297.rue Paptneau Metro Papineau \t'îUllI'llli'Miïïîl\tRéservations: y\t\t523-1211 Jusqu'au 8 avril.Mar, au sam.20 h 30 «Lorraine Pintal impeccable dans sa performance majestueuse».c*miom«fic GatataemilEtJaarcSmm QUATRE A QUATRE TROIS THÉÂTRES ET LE PUBLIC THEATRE DU RIDEAU VERT 40ème\" ANNIVI KSAIRE PIHECTION YVETTE BRINO AMOUR - MERCEDES palomino ?Mar.au ven.: 20 h; sam.: 17 h, 21 h.COUPABLE OU NON COUPABLE?Le jury, choisi dans le public, décidera! traduction mise en scene Ayn Rand Luis de Cespedes Danièle J Suissa MARIE TIFO GÉRARD POIRIER JANINE SUTTO PIERRE CURZI LILIANE CLUNE GERARD DELMAS FRANÇOIS CARTIER GEORGES CARRÈRE SERGE TURGEON CLAUDE GAI DOMINIQUE BRIAND SERGE BOSSAC ANDRE MONTMORENCY JEAN L'ITALIEN ERIC CABANA ;t*trD£-etRARD Costumes: HtANÇQIS-BARBEAl Réservations de 12h à 19h ©4664.rue St-Denis reservations Métro Laurier, sortie Gilford 844-1793 Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Raymond Be mal chez 18:05 o \u2014 Scully rencontre Entrevue avec Jacques Pari-zeau.Bilan politique.19:00 O \u2014 Samedi de rire (Dernière émission originale.) Les invités: (ohanne Blouin et Michel Rivard.Parodie d'Apostrophe, Pivot (Michel Rivard) accueille Ben Béland.(ohanne Blouin et Michel Rivard en pécheurs reçus par Pauline Martin en Rose-Aimée Du-puis au talk-show Madame des vedettes.Rencontre de la belle famille de Ti-Blanc Lebrun (Yvon Deschamps) dans le bas du fleuve.Série de ratés mémorables.20:00 O \u2014 Hockey Les Flyers affrontent le Canadien.22:30 © \u2014 Sexy Folies Pour les adultes friands de fine lingerie et de cuisses légères.HORAIRE REVISE 13:00 JB \u2014 Expos 89 L'édition 89 des Expos de Montréal, avec un résumé de la saison dernière.(Remplace Marguerite et compagnie.) \t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 O\tle Telt journal\tScully rencontre(13h05)\tSamedi de rire\t\tHockey: lei FTyan da Ptuladatphie vs la Canadien de MotrtreaL\t\t\t\t\tTétéjournal/Spora\tTéiè-Sélectiort\"LejFourgwurs\"(23h05).\t QD\tNCAA Basketball: demi-finales (17h30)\t\t\t\t\t\t\t\tWest 57 th\t\tThe News\tMagnum P.I.©\tNews on 5\tM'A'S'H\tCheers\t\tSpring Training 89: The Dream Starts Here.\t\tThe Golden Girts\t(*__lu \"-» empty nest\tHunttf\t\tHews 5\tSaturday Night Live O\tNew] Saturday Report\tNewhart\tTommy Hunter Show\t\tHockey: les Ryen de Philaoetphie vs )e Canadien âe Montreal.\t\t\t\t\t\tNtl/Newswatch\tSpitting.(23)140) O\tCinè-eitra: \"Adieu, je reste\".\t\t\t\tMirts*fie:TAmbit)*ut*\"(1raoe3).\t\t\t\t\tLotto 5/49 (22h53)\tNouveflesTVA\tCiné-Ptus Qt\tCioe-extra: \"Adieu, je reste\".\t\t\t\tMMserie: \"L'Ambitieuse\" (1 re de J).\t\t\t\t\tLotto 6/49 (22h 53)\tNouvelles TVA\tOne-Plus O\tNewsline\tRégional Contact\tStar Trek: The Ntit Generation\t\tMission Impossible\t\tA Man Called Hawk\t\tMm\t\tCTV National News\t6/49-Nightline Œ\tTV 8 News\tABC News\tStar Search\t\tMission Impossible\t\tA Man Called Hawk\t\tMm\t\tNightbeat/ABC News\tFreddy's Nightmare ®\tLeTéléjoumal\tScully rencontre|18h05)\tSamedi de rire\t\tHockey: les Flyers de Philadelphie vs le Canadien de Montréal.\t\t\t\t\tTéléjoumal/Sports\t\"La Pirate des Caraïbes\" (23M5).\t fJD\tIci Montréal\tBugs Bunny\tLa Lutte WWF\t\tMWsérie: TAmWteuse\" (Ira de 3).\t\t\t\t\tLotto 6/49 (22h53)\tNouvenesTVA\tFièvre des planches S\tPuise\tCJcklrvin's Hockey\tTheEspca™\tRftffAj (rem Scratch\tMission Impossible\t\tMon* Presentation: \"Tht Case o( ttw Kastoa Strangiera\".\t\t\t\tCTV National News\tMi GD\tLe Téléjoumal\tScully rencontre{18M5)\tSamedi de rire\t\thockey: les Ryan de PMIaMfelphie vs le Canadien de Montréal.\t\t\t\t\tTéléjoumal/Sports\t\"Le Pirate des Cerates\" (23h05).\t \tPasse-Partout\tÀ plein temps\tCousteau: le Mississippi.\t\tPaner pour parier Parme de désir (2s).\t\t\t\tCiné-Cinéma: \"Noyade interdits\".\t\t\tLe Clap (23045) ©\tASC News\tTwilight Zone\tStar Trek: The Nert Génération.\t\tMission Impossible\t\tA Man (Mad Hawk\t\tMm\t\tABC News\tWar.(23f.l5) \tPolka Dot Door\tOn The Trail\tDoctor Who\tThe Selene* Edition\tatari*: \"Make Way (or Tomorrow\".\t\t\tCorrvefsatJons(JihiS)\tMovie: \"Vacates from Marriage\" (22h15L\t\t\t es\tLawrence Walk Snow: California Snow.\t\tAustin City Limits\t\tWonderworks: Konrad (2e parte).\t\tMovie: \"The Turning Point\".\t\t\t\tAm.Playhouse: House of the Blue Loaves.\t es\tTop Jeunesse\t\tMacGyver\t\tCinéma: \"Les Chester en Floride\"\t\t\t\tLe Grand Journal\tSery Folies\t\t\"La Femme flambée1' es\tNew Yankee Workshop\tInside Albany\tNorth Country Revfew\tTteEdflori\tThe MeLaugnBn Group\tThe Life of Josephine Baker\t\t\tCinema: \"The Belles of StTrWans\".\t\t\tAustin City.(23h35) ©\t\u2022 Chiffres et»\tOcéaniques (181)25}\tLe Journal A2\tA comme Artiste\tAvis de recherche: Daniete Evenou\t\t\tDnéma, cinémas\t\tJauàMontrèal\tHenri-Jean Closscn\tLe Divan (23h45) \tMusique Vidéo\t\tVoi Pop\t\tFilm musical: \"Home of me Brave\".\t\t\t\tConwftPtus: British Hock-First Wive.\t\tMusique Vidéo\t m\tBody Slr.t (17h)\tThe Pick-Up Artist\t\t\tSatisfaction\t\t\tOutrageous Fortune (21M5)\t\t\t\tA Men in Love m\tMaJibu 88 (17h30)\t\tWetherby (19M5)\t\t\t\tSaagorc TEnfer pour deux flics\t\t\tPlatoon (22M5)\t\t e Changement de dernière heure. La chronique des arts y LA PRESSE MONTREAL SAMEOI 1\" AVRIL 19«9 D3 SPECTACLES Iriez-vous à la PdA voir «Les Miz».en anglais?«MARIO ¦¦m eu de choses pourraient mieux servir à V mesurer le fossé qui sépare Toronto et Montréal que l'examen de l'industrie de la comédie musicale, cette forme de théâtre à grand déploiement fort coûteuse mais, en même temps, titulaire d'un énorme potentiel d'entraînement économique et culturel.En fait, peu de choses pourraient mieux illustrer comment notre position relative de faiblesse, par rapport a la métropole canadienne, pourrait se transformer en position de force, même sur le plan international.À Toronto, la comédie musicale est littéralement devenue, depuis le début des années 80.une machine à imprimer les dollars.En contrepartie, elle est en train d'infliger des dommages permanents â la création locale de dimension plus modeste ci, nourrie d'importations, elle ne fait pas peu pour alimenter cette insécurité culturelle dont souffrent \u2014à juste titre\u2014 les Canadiens-anglais face à l'univers anglo-saxon en général et aux Etats-Unis en particulier.À Montréal, où le théâtre de création est florissant et où les importations anglo-saxonnes sont souvent froidement accueillies, la comédie musicale a jusqu'à maintenant vécu par soubresauts.Historiquement, elle n'est parvenue que sporadiquement à atteindre les planches en jouant avec son p'tit change et en attachant des morceaux de ficelle à des bouts de broche.Par contre, nous exportons des trucs ( Starmania évidemment ; ou Vis ta vinaigrette, dont il est question ci-contre) et arrivons à un point où des Québécois cultivent en ce domaine de grandes ambitions et se donnent les moyens pour assouvir ces fantasmes.Depuis 1985.trois comédies musicales \u2014de conception londonienne\u2014 ont à elles seules rapporté $64 millions aux guichets torontois.Et ce \u2014encore plus stupéfiant\u2014, avant même la première de deux d'entre elles! En effet, les recettes de pré-vente de Les Misérables ont atteint $9 millions avant le premier lever de rideau, il y a une dizaine de jours; The Phantom of the Opera, qui n'ouvrira qu'en septembre, a déjà amassé $ 15 millions, à raison de $79.75 pour les meilleures places.On s'attend à ce que la pré-vente du Phantom torontois dépasse les $21 millions qu'avait rapporté la même opération à.New York ! Auparavant, Cats avait fait des recettes de $40 millions.Conséquemment, c'est la ruée vers l'or.D'abord, les Torontois n'hésitent plus à investir des sommes colossales dans ces productions.77>e Phantom a coûté $6 millions, soit $ 1.5 millions de plus que Les Miz.Ensuite et surtout, les grandes salles poussent comme des champignons.Le Royal Alexandra, qui abrite I 500 places et où sont donnés Les Miz, va bientôt affronter une sérieuse concurrence: The Phantom va servir à inaugurer le théâtre Pan-tages.2 100 places, rénové par Cineplex Odeon au coût de $ 18 millions.Cineplex projette de construire au centre-ville de Toronto une autre salle; enfin, le gouvernement ontarien et l'entreprise privée se sont unis pour rénover un complexe de deux salles, l'Elgin et le Winter Garden.Bref, Toronto se garroche sur la comédie musicale londonienne comme la misère sur le pauvre monde.Mais cette médaile \u2014plaquée or!\u2014 a son revers.Toronto danse la valse des millions en achetant des productions étrangères « clés en main », comme des hommes d'affaires locaux peuvent acheter une concession de la chaîne McDonald's.Tout est fourni : la recette et le décor, ta sauce et le script, la friteuse et la musique; il ne reste qu'à embaucher des cuisiniers ou des comédiens autochtones.La partie intéressante des profits va ailleurs \u2014 très exactement à l'endroit où s'est effectué le travail de création.Ceis entraine diverses conséquences.L'une d'entre elles est que les théâtres torontois de dimension plus modeste, où devrait s'épanouir la création locale, se retrouvent, pour plusieurs, aux prises avec de sérieuses difficultés.( Pendant qu'à Londres, on poursuit sur la lancée: les Britanniques réinvestissent $4.5 millions dans Metropolis, un méga-show dont la première a été donnée il y a deux semaines et qui semble promis au plus brillant avenir).Au moins une importante compagnie théâtrale a suspendu ses activités.D'autres entretiennent des déficits importants.Récemment, la directrice artistique du Factory Theatre, lackic Maxwell, se plaignait au Mclean's: « À lui seul, le budget de publicité du Phantom est supérieur au total de notre budget annuel de fonctionnement! Comment pouvons-nous soutenir la compétition avec ça?» De sorte que Toronto va vraisemblablement menacer un jour ou l'autre de nous présenter Les Misérables en anglais, ce qui serait vraiment le bout de tout.Il ne resterait qu'à faire commanditer l'événement par l'Institut Pasteur! Il y a deux ans, Donald K.Donald avait de cette façon importé Cats de Toronto.11 n'est pas inutile de savoir que Cats est actuellement donné en France, en français, avec la participation de deux comédiens québécois.Bref, chez Donald K.Donald, un porte-parole concède qu'il serait « plus sensé » de nous offrir en français l'oeuvre de Victor Hugo.Mais les droits pan-canadiens sur le show (également adapté par des Français, Claude-Michel Se h on be rg et Alain Boublil) sont détenus par les producteurs torontois, s'empresse-t-on d'ajouter.Heureusement, il se passe à Montréal un phénomène autrement plus intéressant.Le 22 avril, va être donnée la première de Cala, la plus importante comédie musicale jamais montée ici.dotée d'un budget de production de $ 1 million; il s'agit d'une entreprise particulière à bien d'autres points de vue encore, qui pourrait baliser des voies nouvelles au profit de l'industrie québécoise des arts de la scène.C'est ce sur quoi nous nous pencherons, samedi prochain.L'équipe des pages Arts, Lettres, Spectacles et Télévision de La Presse Direction et coordination Michel G.Tremblay, directeur adjoint de l'Information.Bruno Dostic.chef de division.Raymond Bernatchez.chef de section Radio, Télévision et Communications.Mario Roy.chef de section Musique.Spectacles et Politiques culturelles.Fleurette Bélanger et Nicole St-Germain.secretaires de rédaction.Journalistes permanents Jean Beaunoycn Théâtre.Serge Dussault: Cinéma.Claude Gingras: Musique.Denis Lavoie: Chanson et Comédie musicale.Daniel Lcmay: Radio et Télévision, locclyne Lepage: Arts plastiques.Architecture et Bande dessinée.Reginald Martel: Littérature.Luc Perreault: Cinéma et Vidéo.Alain de Rcpentigny: Rock.Huguette Robergc: Cinéma.Pupitre |ean-Claude Dussault, Paul-Émile Lévesque, Gilles Pratte.Collaborateurs réguliers |can Basile: Essais.Jacques Benoit: Vin.Bruno Bisson: Appareils stéréo.Pascale Bréniel: Danse.Alain Brunet: fazz et Nouvelle musique.Jacques Folch-Ribas: Littérature française.Gilbert Grand: Roman policier.Franchie Grimaldi: Actualité artistique.Françoise Kaylcr Restaurants.Robert Mailloux: Appareils photo.André Noël: Livres pour enfants.Francine Osboruc: Romans eu traduction.Louis-Bernard Robitaillc et René Vian: à Paris.Gilles Toupin: Poésie.Marc Drouin et ses Échalotes à Paris : toute une vinaigrette ! LOUIS B.ROBITAILLC collaboration \u2022.pivitie PARIS arc Drouin est peut-être devenu la « révélation de l'année » à Paris.Critiques enthousiastes (et importantes, au prix du centimètre carré dans les médias qui comptent ).Invitations confirmées dans les grandes émissions de variétés, celles qui font dix millions de téléspectateurs.Et surtout, des spectateurs en nombre qui remplissent le Café de la Gare tous les soirs de semaine et se battent pour entrer le samedi soir.« Jamais nous n'aurions osé espérer un tel succès, même si nous trouvions génial Vis ta vinaigrette, dit l'un des producteurs du spectacle.Nous pensions faire au mieux \u2014 et tout doucement \u2014 nos six semaines d'essai au Café de la Gare, puis revenir l'année suivante frapper un grand coup.Eh bien non, ça a marché du premier coup.» Entendons-nous! Marc Drouin était « programmé » pour six semaines au Café de la Gare (on y met un peu plus de 300 personnes en les serrant comme des sardines), mais quand un spectacle marche mal.on le retire de l'affiche purement et simplement.Même si le Café de la Gare se contente de prendre un pourcentage sur les spectacles, il n'accepte pas de garder des spectacles sans publie, parce que c'est mauvais pour son image.Or, non seulement les six semaines ont été un enchantement, mais encore on prolonge, maintenant jusqu'à la fin avril.Et encore, tout le monde regrette actuellement que la salle soit déjà réservée à partir de mai.« Nous sommes prêts à garder la salle tout l'été », dit le même producteur.La même maison avait « trouvé » et produit dans la même salle un comédien « beur » ( maghrébin de la deuxième génération ).Smain.qui, révélation de l'année dernière, avait fait ses six mois.De la même manière que les échecs à Paris ressemblent à des chutes dans les espaces interstellaires, les succès (rares) don- Marc Drouin avec les Echalotes, les Marcs Brothers et le Croupe Electrogène nent des résultats apparemment inépuisables.A la fin du mois d'avril, Marc Drouin aura fait au moins dix mille spectateurs, ce qui est énorme (et fabuleux pour un premier essai).Il semble aujourd'hui avoir des réserves de public à perte de vue.le succès ne fait que commencer.Disons qu'à Paris, tous les artistes \u2014 à commencer bien entendu par les nouveaux venus \u2014 feraient des bassesses abominables pour passer dans l'une des quatre (cinq?) très grandes émissions de variétés.L'imprésario de tel artiste québécois très connu me disait en regardant ses salles plutôt dégarnies : « 11 nous reste un espoir, c'est Champs-Elysées de Drucker ».Pour un producteur, cela peut faire la différence au moins entre l'échec total et le succès honnête.Un phénomène Or Marc Drouin, parfait inconnu il y a deux mois, et dont ne voulait aucune grande émission, est maintenant invité, presque coup sur coup, à l'émission de Patrick Sabatier, Avis de recherche, à celle de Drucker, puis à celle de Patrick Sébastien.Vu la concurrence féroce entre ces émissions, celles-ci désormais ne prennent Marc Drouin en vedette.sur cette institution parisienne qu'est la colonne Morris.pratiquement plus aucun risque, ce qui fait qu'une invitation de leur part équivaut à une vraie consécration, en tout cas à la reconnaissance d'un vrai « phénomène ».Dans le cas qui nous occupe, il est patent qu'ils ont atten-du « de voir », c'est-à-dire six semaines, avant d'inviter.Entre-temps.Marc Drouin a eu droit à de nombreuses émissions TV (moins importantes mais pas négligeables du tout) et à une presse écrite d'une abondance tout à fait extraordinaire, surtout à l'échelle d'un café-théâtre.Quand l'Express, fait exceptionnel, a consacré trois pages aux « comiques » actuels, c'est la photo de Drouin qui faisait l'ouverture, même si ses « concurrents » étaient des anciens consacrés.Bonnes critiques dans de gros journaux, mais pas nécessairement influents! France-Soir et le Parisien.Mais, par la suite, tout le monde est de la partie, les « commerciaux », les « branchés », la droite, la gauche, les homo \u2014 et les hétéro ( sexuels ).Le Gai Pied parle de « comédie loufoque », mais VSD (gros tirages), le traite de « surdoué de 32 ans ».Paris-Match parle d'un « spectacle décapant ».mais le Nouvel Observateur décrète « Délirant, Génial, forcément génial ».Quant au meilleur journal de TV, Télérama, il trouve Drouin «branché-rigolo, avec une équipe qui sait tout faire ».La moins bonne critique fut celle de Libération, mais pas si mauvaise que ça, et accompagnée d'une énorme photo.Apothéose finale, le vénérable critique du vénérable Monde, Claude Fleouter, fut tout à fait élogieux.Lance-Production, qui est un peu à la base de l'affaire, se trouve en train de gérer un succès qui dépasse toutes ses espérances.On essaie \u2014 sans trop y croire \u2014 de prolonger au-delà du 30 avril au Café de la Gare.Dans le cas contraire, on jette les forces disponibles pour un 45-tours, Remixez-moi, sur le clip (excellent) qui passe déjà beaucoup dans les télévisions, et on cherche une salle (plus grande) pour l'automne prochain et Vis ta vinaigrette.Car pour l'instant, le succès est tel qu'on veut l'exploiter au maximum, l'approfondir avant de passer à autre chose, c'est-à-dire un 33-tours, ou éventuellement Pied-de-Poule.Le privilège de se tromper Mais pourquoi prévoir autre chose pour l'instant ?Mardi soir dernier, un public tout à fait dive sifié était littéralement plié en deux pendant le spectacle de Drouin (sans oublier les « Écha-lottes » qui ont beaucoup de succès, en particulier avec le « Flop 50 » et leurs excellentes imitations).Le spectacle lui-même s'est transformé au fil des semaines, sans perdre ses qualités de spontanéité (travaillée).Un spectacle qui marche à Paris peut durer des mois sinon des années.Marc Drouin.de son côté, fait celui à qui tout a toujours réussi, il ne réussit pas à s'étonner de son succès au Café de la Gare.Et déjà il pense à autre chose.Et c'est un fait : à Paris le café-théàtre n'a été.ne peut être pour quelqu'un d'ambitieux qu'une période transitoire.Un an, deux ans, quatre ans, ça va.Après bonjour la stagnation.Drouin n'en est pas à quatre ans, loin de là.En deux mois, il a obtenu le succès que beaucoup trouvent déjà miraculeux à la deuxième ou troisième tentative.Le seul cas de succès « instantané » récent que tout le monde a en tête, celui du clown obscène Jango Edwards, qui avait fait un épouvantable malheur l'an dernier.Mais, jusqu'à preuve du contraire, Edwards a un registre limité (tout comme, programmé dans deux semaines au Théâtre de la Ville, Michel Lemieux, qui avait fait des étincelles il y a quatre ans).Marc Drouin a à la fois un registre étendu et surtout une facilité prodigieuse.D'où son succès foudroyant actuel, qui satisferait déjà pas mal de gens.Lui pense à la mise en scène, au cinéma, et a presque oublié la Vinaigrette.Ce qui semble excessif.Mais il jouit actuellement de ce privilège incroyable : il a l'embarras du choix et la possibilité de se tromper la prochaine fois.Au moins une fois.le theatre 9 en co-production avec LE GROUPE QE LA VEILLEE présente LE CHEMIN texte et mise en scene de bertin st-pierre Oam l> salle du THÉÂTRE DE LA VEILLÉE 1371 Ontario ast lUalro Baaudry) ______*m DU 28 MARS AU 16 AVRIL 20H30 AfT RESERVATION 526-6582 t-V^$ MM3CTWN Ur MIM AVEC-GENEVIEVE RIOL'X.ROV DLPLIs.HENRI CHASSÉ.SOPHIE CLEMENT.JOSÉ DESCOMBES, ANTOINE DURAND.JACQUES GIRARD.RÉMY GIRARD.VINCENT GRATON.JEAN-LOUIS ROUX.PAUL SAVOIE.LÉNIE SCOFFIÉ.7 AUTRES COMÉDIENS ET LES MUSICIENS-COMÉDIENS DVVO.v'^s DÈS LE II AVRIL THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE 84.RU.E STE-CATHER1NE OUEST METRO PLACE-DES-ARTS MARDI AU VENDREDI: 20H SAMEDI: I6H ET 2IH RÉSERVATIONS: S61-05M O'KgEFE CITAIT AVANT LA GUERRE A L'ANSE A GILLES de Marie Laberge \\1ise en scène Limine Pintal Décor Martin Lerland 'Costumes Michel- indré Thibault Eclairages Luc Prairie Musique Pierre Mnrrau Régie André ,\\aud .Micheline Bemtrd Michel Ihigle Pisailc Perron Denise Miatniult 'o.r Réservations I5l4i 2S3-HU?4 li ^ vendredis et samedis à 2ÙH30 jusqu'au 22 avril 89 ifitth di' scniic \\ur curie de i redit) Lue production de l.ii Si>u\\elle ( ompagnie théâtrale I M IClNI OIMII 11 INI 4JSA TUeSte-CalherineEst.Morilrittl Direction urristtaw Jeun-Luc litisiien DECO» f T C 0 S 1 U H I S M BOUCHARD £CL AIRA&t S GUY S I M A R D It U il Q' H i ORIGINATE A N I T O R S ANIMATED JEAN-PIERRE BERGERON PIERRE COLLIN MARC CÉLINAS RICHARD LA LANCETTE PIERRE LEGRIS GILDOR ROY JACQUES THÉRIAULT LA FEDERATION MONDIALE DE LUTTE PRESENTE M SÛR ÉCRAN GÉANT \u2022 FORUM DE MONTRÉAL ^ DIMANCHE LE2AVR'L 1989, 16 H H I\tSE EN SCENE \t F\tE R N A N D \t ÎC\tATrN VILLE \t i\\\\\tISTANCf * U niSE \t t H\tSCENE ET REGIE \t M\tO N \u2022 Q U E \t C\tO R B E I L | ïssol DU 6 AVRIL AU 6 MAI 1989 MARDI AU VENDREDI A I9H, SAMEDI A MH ET I9H ¦ production Aj itMAtr* J* la M«*i-»»ctur* mi toltaboranon »rrc production! du Cowboy Snlitatr* 35 RUE MILTON.849-4056 METRO ST-LAURENT QUATRE À QUATRE BILLETS EN VENTE AU THEATRE ET A TOgS LES COMPTOIRS TICKETf?0\\ COMMANDES TEL AVEC CARTE; DE - ; CREDIT (Irais de service) 288-2525 TROIS THÉÂTRES ET LE PUBLIC PLUS: Jake «The Snake* Roberts vs André Le Géant avec arbitre spécial Big John Studd \u2022 Champion intercontinental WWF Ultimate Warrior Ravishing Rick Rude \u2022 Champions par équipe WWF Demolition vs Powers of Pain avec Mr.Fuji dans un combat handicap \u2022 et plus encore.BILLETS EN VENTE AU FORUM DE MONTRÉAL ET A TOUS LES COMPTOIRS TICKETRON AU COÛT DE 20» ET 12* .41. leiéphomyues inoatreKorx noyai inirii.|u-.-Qiu.-înei.Denis IVudel.Isabcile \\'mi:ei)t fraduction : Jt*an-Luc Denis 9 \\i petit a petit Il T H E A T H F ^£t£u, - 8 45- 7 2 7 7 ^M^âtJ^^ rv\\i:'.c .iiniJiu.'.e n,\\u.idi , ^ r ,, K ,, r.Ql AT \"SOI S 115141511-1245! iw tol u.,: ,.1N, ÂÎIBONE 14 LE DORTOIR en co-production avec le Centre National Des Arts de Gilles Maheu du 19 au 29 avril RÉSERVATIONS IMMÉDIATES théât ré d e h i se- pelletier opium de Lome Brass du 10 au 20 mai ?0* LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 1\" AVRIL 1989 BAROQUE* CLASSICISME LES CONCERTS BANQUE ROYALE MICHEL CORBOZ, chef DOMINIQUE IABE1XIÙ uyrwto JANE BUNNELL, mezzo-soprano DAVID BRJTTON, tinor CARY RELYEA.baryton IWAN EDWAID& chef BA CH.Messe brève en fa majeur, B WV 233 Magnificat, BWV 243 Mardi, mercredi.4.5 avril.I9h30 Hdsiliijue Notre-Lkune BIM1I11 JJ S.liSll \"*% I >Kt HtMRfc M MFHOMI.H I Ml MOM Kl VI \u2022 iTÛdÎM» IKI DANSE Spectacle de danse pour enfants de plus de 6 ans et pour adultes qui grandissent encore.Conception et chorégraphies Micheline Vézina Scénographie Daniel Castonguay CHANC£ bewiBinj Présenté par Tournifolie 35.rue Millon.849-4056 METRO StLaurent Billots en vente au theatre et a tous les comptoirs Ticketron Commandes tel avec carte de credit lirais de service* 288 2525 MASUR GEWANDHAUS Ci MAGNIFIQUE » THE BOSTON GICBE Dimanche 2 avril, 20h00 Une présentation waai Orchestre du Gewandhaus de Leipzig KURT MAZUR, chef ANNEROSE SCHMIDT, planiste BEETHOVEN : Concerto pour piano, no5 BRUCKNER : Symphonie no 7 Si disponibles, 100 billets seront vendus à 6,50$ une heure avant le concert Billets : 35$, IS$, 11$ et f» rv Salle Wilfrid-Pelletier 0 O Place des Arts Reservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 7 $.COURTEMAIMCHE UN NOUVEAU COMIQUE EST NÉ! DU 12 AU 15 AVRIL t AU CLUB SODA LA TOURNEE GDES RANDSAlRi Michel Fournier, pianiste, et le Choeur Polymnie Saint-Jean L e me rrredi 5 avril a 20hi0 Cégep de Saint-Jean Auditorium.JO.boul du Séminaire flora Billets en vente cne; Le Carrousel a Saint-Jean et au magasin Polysonsde8eloe:l Longueuil Le jeudi 6dvril j 20H30 Cégep Edouard-Montpetit Auditorium.!50.ruedeGentiilyEst Billets en vente au« magasins Discus de Longueuil et Saint-Bruno et .m < magasins Polysons de Beloeil et Boucherville Billets.ISS et 12S Pour renseignements et réservations 646-3890 Mer calme et heureux voyage pour choeur et orchestre, op.112 Fantaisie pour piano, choeur et orchestre en do mineur, op.80 Danses allemandes d'octobre 1824 Chansons d'amour, valses pour orchestre, op.52 et 65 Adagjetto, tiré de la 5e Symphonie en do dièse mineur Le Danube bleu _ Ludwig van Beethoven Ludwigvan Beethoven Schubert/Webern Johannes Brahms Gustav Mahler Johann Strauss IIRCHESTKL -ÏMPHONIOll Ut II MO!) T.(RtClI Je»n-Pierre Brunei, directeur artistique Une vingtaine de danseurs de huit compagnies se produisent au profit des enfants d'Arménie PASCALS BRENIEL colUborwtio-i spérMfc ¦ Dans le hall d'entrée de la Place des Arts, les photos de sauveteurs fouillant dans les décombres ont remplacé les maquettes et croquis du ballet Petrouchka.L'exposition, quelque peu étrange dans un tel lieu, annonce la tenue du gala qui réunit, ce soir, à la salle Wilfrid-Pelletier, une vingtaine d'artistes canadiens et étrangers, pour venir en aide aux enfants amputés d'un membre à la suite du tremblement de terre survenu en Arménie.Orchestrés par les Ballets classiques de Montréal, cette manifestation profite de la participation de danseurs issus de huit compagnies dont le Kirov et le New York City Ballet.Le programme comporte, entre autres, des oeuvres de Balanchine, Bour-iio n vil le.Fokineet Petipa.Histoire de se distinguer du Don des étoiles et d'attirer un vaste public, on a également invité trois musiciens soviétiques.Irina Kolpakova et Sergei Berejnoi, du Kirov, Kyra Nichols et Damian Woetzel, du New York City Ballet, partageront notamment la scène avec d'autres danseurs du Het National Ballet (Pays-Bas), du Finnish National Ballet, du London Festival Ballet et du Novosibirsk Ballet (URSS).Le Canada sera «représenté» par Kimberly Glasco et Raymond Smith, du National Ballet de Toronto, Andrea Board m an, Rey Dizon, Min Tang et Min Hua Zhao, des Grands Ballets Canadiens, Sona Vartanian et quelques danseurs des Ballets classiques.Puisque la compagnie existe depuis à peine deux années, et que plusieurs danseurs sont encore peu expérimentés, Antranik Khatchikian, président des Ballets classiques, précise qu'on a pris soin de sélectionner, «ceux dont le calibre s'approche le plus des artistes internationaux invités».L'année qui débute est d'ail- Sona Vartanian, directrice artistique des Ballets classiques, et Samuel Abrahamian, artiste invité d'Union soviétique, dans Don Quichotte.leurs particulièrement importante pour la compagnie, qui survit «grâce à la générosité d'amis très proches» et souhaite, évidemment, que le secteur public prenne la relève.« Nous avons fait nos preuves (sic), depuis deux ans, et nous commençons à recevoir de petites subventions et des marques d'intérêt de la part du Conseil de arts de la CUM et du ministère des Affaires culturelles.Mais notre directrice artistique voit très loin.» Puisqu'une catastrophe naturelle ne se planifie évidemment pas, les organisateurs ont dû réagir rapidement.«11 ne fallait pas trop tarder, explique M.Khatchikian d'une part, parce que les enfants ont besoin des prothèses et des équipements de rééducation dès maintenant et, d'autre part, parce que si nous avions trop tardé, les gens auraient eu le temps d'oublier.» PHOTO PIERRE McCANN.U Prose De tels événements s'organisent généralement plusieurs mois, sinon une année à l'avance.On a donc dû renoncer à la présence de certains artistes qui devaient remplir d'autres engagements, profiter d'une des rares dates où la salle Wilfrid-Pelletier est disponible et solliciter la collaboration de nombreuses instances, notamment pour l'émission des visas des artistes soviétiques opération qui implique parfois; des délais de plusieurs mois.Si la salle est remplie à pleine ; capacité, M.Khatchikian prévoit) amasser quelque $250000, dont la presque totalité servira àfrl l'achat de matériel orthopédique; Au moment d'aller sous presse,^* selon M.Khatchikian, près de-*-* 80 p.cent des sièges étaient déjà 'jç vendus, dont tous les billets à I $25, $50 et $500.J iiiiifi i.i lit mm GERRY BOULET «Conquise, fascinée, séduite par sa présence et sa générosité extraordinaire.Cinq étoiles.Merci Gerry Boulet.» \u2014Franco CotlstJ, CKC1 «Une première comme on en voit rarement-Magique.Un show aussi tendre qu'électrique.Franchement bouleversant.» \u2014Francine Grimaldl, CBF Bonjour I À LA DEMANDE GENERALE llliéntrc NMhMiis rîïi M Bert 1594 rue St Denis Renseignements: 849-4211 BilkMs en vente au» comptoir-.(DTiCKETRON Theatre St-Denis 12ha21h «Gerry Boulet: enlevant, grisant.Spectacle vigoureux, vibrant.» \u2014 Cemi latere, LePrease «Gerry Boulet: électrisant».\u2014Manon Guilbert.Journal de Montreal «Le meilleur show rock québécois de l'année».\u2014ManeFuncm ait to.R.C.Montre*! Ce Soir «Une performance inoubliable.» \u2014Paul Toutanl.Montreal Ce Soir I a ut S 1 1 a une ^ et de la Banque B*\\\\CmtOm avec CD' Le ministre des commandite Hydro Québec ¦ AéroSte .a co.labora.Jon Q AM.ir.eumjjjjj.,- TEl£-TOQN-'ACHATS PAR CARTE DE CRÉDIT: 288-2525 ¦:. 08 LA PRESSE, MONTREAL SAMEDI 1» AVRIL 1939 \"«WKSteKBPÉEWlinOK 1 MET \" Reiiver**\"\"1 La rr»»*» UMSPtCTWLEOtUWHT./ p.8*et» a u ?i»ee an «m at T«k«!ron Commandes téléphoniques 288-JMs DAUtCCm H rhi'.iln.- Puit Ruy.il OU l't.Arts h'iMJ il 12 i- i.- n >.,» loul 1,,'lvl r.-.;.w EDIE BRICKELL AND NEW BOHEMIANS Mardi 18 avril - 19h30 Théâtre Outremont Billets $24.50 en vente au guichet du Théâtre Outremont & à tous les comptoirs Ticketron ( + frais de service) NITZER EBB Samedi 22 avril 21h00, Théâtre Rialto Billets S19.50 en vente maintenant à tous les comptoirs Ticketron et au Rialto le soir du spectacle. 0 10 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 1\" AVRIL 1989 CE S- LE SPECTACLE: 1H \u2022TOUT SIMPLEMENT UN TRIOMPHE! Radio-Canada LE DISQUE: |f J DISQUE POP-ROCK DE L'ANNEE- MEILLEURE PRISE DE SON REALISATEUR DE L'ANNEE DEJA 75,000 UNITES VENDUES /CANADAi SAUVAGE AVK JEROME DELCOURT GRANDS LXIHIHOTEURS saison ii-w^-xr 1004 St» Catherine est 284 4261 .i-icriets oa.e.-u des midi Ole» lin ja loi cl .'On ':«nnunntr,liif, M18« 2M2 Fr.'i:.lT.»v.c-«ifttevmtHil* 1$ ¦ Cens p'tniticiiçn f»*t prt'S'ifiK'Q QtntO * hi coiiiiNorarjon *ri HfydroQuAbac .\u2022*:t RADIO CITE FM 107 I I ! I I 1 I ! I I J ¦\u2022 apV- - 0 16 LA FKÉSâfc.MONTREAL, SAMEDI 1\" AVRIL 1989 «Nouvel Air» de Raoul Duguay à Radio CITÉ OANIIL LE MAY ¦ Raoul Duguay.explorateur des sons et des mots, animera une emission de musique du Nouvel age à Radio CITÉ FM 107 à compter de demain.Nouvel Air tiendra l'antenne tous les dimanches de 22 h à 23 h.La direction de Radio CITÉ a confié le contenu musical à Gilles Bedard.qui fut un des premiers à animer une émission de Nouvel age alors qu'il travaillait à CIBL; on le considère comme le spécialiste en la matière au Québec.«Cette émission ne s'adresse ni aux initiés ni aux gourous», nous disait Yves Lalonde de Radio CITE.« Nous avons embauché Raoul Duguay pour ses talents de communicateur mais il s'y con-nait aussi en musique.Il lui arri- vera de parler des pièces qui seront diffusées mais, à cette heure le dimanche soir, il voudra profiter de l'atmosphère «poétique» pour dire des choses de belle façon, comme il sait le faire.Pour l'auteur de La butte à Th Bi, Nouvel Air marque un peu un retour à la vie publique.VERMONT ETV EN STEREO ¦ Vermont ETV est à installer un nouvel émetteur pour son canal 33.qui commencera à diffuser en stéréo sur le nord-ouest du Ver-mont et le sud du Québec le 23 avril.À cette date, des émissions comme Nature, American Playhouse et Great Performances seront diffusées en stéréo; en septembre, la presque totalité des émissions de Vermont ETV sera disponible en stéréo.Pour capter des émissisons en stéréo, il faut soit une télé stéréo ou un magnétoscope avec décodeur MIS (Multichannel Television Sound) que l'on connecte à des enceintes acoustiques.LA TELE SE REGARDE ¦ CTV et Alliance Entertainment ont commencé,Jeudi à Toronto, le tournage de ENG.un téléfilm-pilote sur la vie trépidante des reporters des nouvelles télévisées.ENG (Electronic News Gathering) est la production dramatique la plus chère de l'histoire de CTV et entièrement canadienne.Voilà qui plaira au CRTC.ENG mettra en vedette Sarah Botsford ( I mu pi it ' lack Flash ).Mark Humphrey (Night Hear Jet Art Hindle (Murder, She Wrote}.La télévision s'intéresse de plus en plus aux histoires de médias.Ici, Radio-Canada va nous plonger dans la vie absolument merveilleuse d'un grand quotidien Ml avec Scoop, du duo Rèjean I rem blay-|acques lacob.Les boys ont hâte de voir ca! l'oie-Métropole a réplique avec Première r»eure.une série dont l'action se joutera dans un grand réseau de télévision.Ça va être drôle, on connaît tout le monde.AUJOURD'HUI ¦ De 10 h à 18 h à CKOI.Diane Bouffard et André Liboiron présentent une émission spéciale, l'ABC du rock avec les plus gros hits français et anglais des 20 dernières années.Au Magazine économique (CBF 690 à midi), le monde de l'enseignement privé: entre le caractère privé et le financement public.A Hebdo Sporf(CBFô90à 18 h 07), Pierre Dufault reçoit Réjean Tremblay, co-auteur de la série Lance et compte qui s'est terminée jeudi avec le triomphe du peuple! AUJOURD'HUI De lOh à 18h E DU LES Cilles Bedard et Raoul Duguay à Radio CITÉ Radio-Canada Presse Canadienne ¦ L'Office national du film du Canada célèbre son 30e anniversaire.À cette occasion, Radio-Canada diffuse, au cours de la journée de dimanche, trois films soulignant la mission de l'organisme Mtii est de faire découvrir le pays, 1 âme et les espoirs de notre peuple à travers le monde.À 13 h 30.aux MATINÉES DU DIMANCHE, «Mon oncle Antoine» avec lean Duceppe, Jacques Gagnon, Olivette Thibault et Claude |utra.Au magasin général.d'un petit village des Cantons de l'est, un jeune garçon fait l'ap- prentissage de la vie.A .aux BEAUX DIMANCHES, cumentaire «Alias Will |arric£aî lève le voile sur la véritable idgrô tité d'Ernest Dufault.un Québécois devenu champion de rodfl» aux Etats-Unis.Jacques Godbgtt* le réalisateur, rend justice au ~~ sonnage par les témoign.Michael Bénard, Daniel .lan Tyson et Pierre Dufault, neveu.Finalement, au C1NÉ-CLU.pourra revoir «Pour la suit monde».Dans le magnifiqt cor de l'Ile-aux-Coudres, les tants des lieux font revivre I.che aux marsouins, coutume parue depuis maintenant pl 65 ans.EXPOSITION y MICHEL LEROUX I Vernissage le 5 avril à 19 h ?CAMP DE JOUR DES LANGUES: ANIMATION EN ANGLAIS.ANIMATEURS BILINGUES SITE: TERRAINS SPACIEUX DU COLLÈGE NOTRE-DAME, TOUT PRÉS 0 OUTREMONT.A QUELQUES MINUTES DU MONT-ROYAL PROGRAMME: NATATION.PATINAGE.HOCKEY.GYMNASTIQUE.ARTS PLASTIQUES.SPORTS POUR GARÇON ET FILLES ÂGÉS DE 4 A 14 ANS.9 h À 16 h OU LUNDI AU VENDREDI \u2014 JUILLET ET AOUT 1989 ACCUEIL ET SURVEILLANCE DE 8 h à 18 h.SERVICE D'AUTOBUS PORTE À PORTE (VILLE MONT-ROYAL VILLE SAINT-LAURENT.OUTREMONT.WESTMOUNT.C.D.N.OOLLARD.NDG.HAMPSTEAD) OU PAR VÉHICULE PRIVE.Tél.: 739-3721 \u2014 739-3423 iiiiiTiiTiinii OUREE: TRANSPORT: HOTEL AEROPORT LE BUFFET ROYAL DANSANT Tous les samedis soir à compter de 18 h.Homard, pinces de crabe, crevettes, saumon en Bellevue, cuisses de grenouilles, rôti de boeuf et plus encore!!! 24,95s (taxe et service non inclus) SUPER BRONGH MUSICAL DO DIMANCHE UN VRAI FESTIN À VOLONTÉ ! Cent façons de préparer vos oeufs devant vous!!! Au menu trois plats chauds et rôti de boeuf à volonté.Les liqueurs douces sont servies gratuitement à volonté pour les enfants.A A * P°ur ''-3 en'ants de 10 ans et moins TÊTE accompagnés d'un adulte* 1 adultes* *fa\\e vnifr non inclus Musique continuelle au son de notre Super Trio «Maya» S.V.P.réservera l'avance au: (514) 342-2262 RAMADA \u2022 SSCO, Côto-doLissse Montréal, Québec H4T1E3 DU U-AU 9 AVRIL I989, VIENS faire1 untook Au 5 e FESTIVAL ifsiTERNATiOKJAL DE LA ^ BANK KSSMEE DE MONTRÉAL, A L'UNIVERSITE DE MONTREAL, DE GRANDS NOMS.Venez rencontrer Gaboury, Tardi.F'murr.Wagner.Wrightson, Steacy et plusieurs autres sur les lieux du festival ANIMATION.Animathon international.Adieu Leonardo.six expositions, du théâtre pour enfants, une librairie, des lancements d'albums, des séances de signatures.des débats, de l'improvisation BD et plusieurs autres activités vous attendent.Le 4 avril de 19hOO à 22hOO Du 5 au 9 avril de 12hOO à 22hOO AU CENTRE COMMUNAUTAIRE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2332, boul.Édcuard-Montpetit métro Édouard-Montpetit Information: 343-6524 (jour) 343-7683 (soirs et fins de semaine) ADMISSION: 4$, grand public 2$, étudiants de l'UdeM enfants 6 à 12 ans personnes 65 ans et plus Gratuit, moins de 6 ans I Université de Montréal Services aux étudiants ! Service d'animation culturelle LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 1« AVRIL 1989 D17 Après rémission rayon laser de midi à 14 h 00 it - s 0 O I.Votre animateur: Guy Aubry 0 18« LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 1\" AVRIL 1989 MUSIQUE Christopher Hogwood et la musique authentique Presse L j/ijJiennc QVtBEC ¦ Une histoire amusante circulait il y une dizaine d'années dans le milieu musical.Un perroquet entendant à la radio annoncer que la Symphonie X serait interprétée par ('Academy of St.M art in-in-the-Fields enchaînait: «dirigée par Neville Marriner».Transposée aujourd'hui, le gag dirait plutôt que cette même oeuvre jouée par The Academy of Ancient Music serait «dirigée par Christopher Hogwood».En relativement peu de temps, Christopher Hogwood, est devenu l'une des figures dominantes de la musique.Les disques de celui que l'on a surnommé « le doyen du mouvement des instruments anciens» ne se comptent plus et figure immanquablement sur les listes de best-sellers.De surcroit, sa carrière, l'une des plus actives de tous les chefs actuels, s'étend maintenant à la direction de formations «modernes», tels les prestigieux orchestres de Chicago, Boston, Cleveland, pour ne citer que ceux des États-Unis.Néanmoins, ce ne sont pas encore tous les mélomanes qui souscrivent au mouvement de la musique authentique.Joint récemment à sa residence de Cambridge (ville d'Angleterre où il a poursuivi ses études académiques et musicales), M.Hogwood défend \u2014 le mot lui semblerait sans doute fort \u2014 l'exécution des répertoires baroque et classique sur instruments d'époque en établissant une relation avec la peinture.«Cette approche permet d'enlever la patine qui altérait la couleur de ces oeuvres depuis longtemps.Celles-ci retrouvent ainsi leur clarté, leur transparence et, chez Haendel, un impact dramatique qui se perd avec les instruments modernes.«le n'affirme pas pour autant qu'il existe une seule ligne de pensée en musique.L'essentiel est d'essayer de donner aux oeuvres toute leur signification et de communiquer le mieux possible avec les auditeurs, en évitant de transformer les exécutions en des exercices historiques.» Après l'intégrale des symphonies de Mozart, en plus de celie des concertos pour piano de Beethoven, The Academy of Ancient Music (AAM) et son chef viennent d'entreprendre une autre intégrale, encore plus imposante en nombre, celle des 104 symphonies de Haydn.Comme pour le Mozart, M.Hogwood et le AAM s'entourent d'une équipe de musicologues afin d'appliquer les mêmes critères d'authenticité.Les problèmes se font toutefois moins aigus avec Haydn.Mozart voyageait constamment et ses oeuvres ont été écrites pour des orchestres aux effectifs différents (parfois 14 premiers et seconds violons; en d'autres circonstances quatre premiers et quatre seconds violons seulement ) selon les villes en cause.L'enregistrement respectait à la lettre cette réalité intrumentale, ce qui confère à plusieurs des symphonies mozartiennes une couleur orchestrale différente de celle à laquelle nous sommes habitués.« Haydn et ses symphonies sont moins complexes sur ce plan.11 a composé la plus grande part d'entre elles pour la cour Erterhazy.donc pour un nombre pratiquement identique d'exécutants.Les seules modifications sur ce plan se trouvent dans les partitions de la dernière période, soit les symphonies de Paris et de Londres qui exigent de plus grands effectifs.» Comment réagit ce spécialiste de l'authenticité lorsqu'il se retrouve en présence d'un orchestre moderne?«Leurs musiciens sont désormais informés des différences de tempos, d'articulation, d'équilibre sonore favorisées par les orchestres dits historiques, et la plupart se montrent intéressés par cette démarche.Toutefois, il faut se garder d'aller trop loin, au risque de se retrouver avec des exécutions artificielles », explique le réputé chef d'orchestre.«fusqu'à une époque pas si lointaine, les ensembles regroupant des instruments d'époque prenaient la forme d'orchestres de chambre comptant de 12 à 20 musiciens.Aujourd'hui, on peut en dénombrer jusqu'à 60 et l'arrivée dans le monde du concert et du disque de formations de cette nature a pu influencer la conception des orchestres modernes du répertoire classique ( Haydn.Mozart, Beethoven, Schubert), explique M.Hogwood.«Pour les orchestres qualifiés d'authentiques, l'objectif a été d'atteindre les même qualités de coordination et de justesse d'intonation que les ensembles modernes ; ainsi que des exécutions aussi polies et des interprétations aussi vivantes.» À l'heure actuelle, le projet Haydn figure \u2022mi téte de liste des priorités de Cris top her Hogwood et de L'Academy of Ancient Music.Néanmoins, chef et orchestre entreprendront à l'automne une série d'enregistrements d'opéras de Mozart en commançant avec l'Enlèvement au sérail et en poursuivant avec La Clémence de Titus.Et peut-être plus tard, se tourneront-ils vers le riche répertoire des opéras de Haydn.Moussorgsky.150 ans MARTINE BOURBONNAIS de l'Agence France Presse PARIS ¦ «Quoique je fasse c'est le peuple russe que je vois passer devant mes yeux: grand, énorme, majestueux, magnifique», aimait à dire le compositeur Moussorgsky.Cet homme, si merveilleusement sociable, est mort tragiquement seul, victime de l'incompréhension esthétique qui s'étendait aussi a ses camarades.Il était reste inébranlablcmenl fidèle à lui-même et à ses idéaux.Modeste Moussorgsky voit le jour le 20 mars 1839 à Kare-vo (province de Pskov) au sein d'une famille de la vieille noblesse russe.De son enfance, il retient la chaleureuse atmosphère qui rayonne autour de la nourrice, la ¦< nia nia».Et si au salon, l'enfant entend Mozart.Beethoven.Rossini, dans sa chambre, il s'initie aux contes russes et aux chants populaires.Cette intimité avec le génie du peuple donnera la première impulsion à ses improvisations musicales.Comme tous les enfants de sa condition, Moussorgsky reçoit une éducation européenne dans une école de Saint-Pétersbourg.Élève brillant, avide de tout savoir, il entre à l'école des aspirants de la garde et continue néanmoins d'étudier la musique.En 1856, il obtient ses galons de lieutenant et reçoit son affectation au régiment d'infanterie.Il se lie avec des officiers mélomanes qui le présentent aux compositeurs Dargomyjski et Balakirev.Moussorgsky a la révélation d'une musique dont il ne soupçonnait même pas l'existence.L'amitié de Balakirev aide Moussorgsky à abandonner son personnage de dilettante mondain et à s'engager dans la voie où il devait révéler son art.Peu après, le jeune lieutenant décide de quitter l'armée afin de se consacrer entièrement à la musique.Docile, il compose sous la direction du Maître.Pourtant en dehors de quelques projets abandonnés en route, il n'achèvera, jusqu'à la première rédaction de Boris Godounov en 1869, aucune oeuvre d'envergure., Mais il écrit cependant de nombreuses mélodies qu'il ne soumet pas toujours à Balakirev.¦Le Croupe des Cinq» La personnalité si forte et les opinions si nouvelles de Balakirev favorisent autour de lui la formation d'un mouvement d'idées, incarné par un groupe de jeunes musiciens qui comprend, avec Moussorgsky, César Cui, Borodine et Rimski-Korsakov.Tous ont pour souci de faire découvrir à leurs contemporains, enivrés de musique étrangère, le visage russe de leur art.Ils forment alors le célèbre «Groupe des Cinq» qui construit une nouvelle musique russe, libérée de toute imitation servile des musiques française et italienne.En dépit de la tyrannie de Balakirev, de l'opposition des tempéraments et de la dispersion finale de ses membres, le Groupe des Cinq a marqué de son empreinte l'évolution de chacun d'eux autant que celle de la vie musicale russe.Mais pour l'heure, c'est l'enthousiasme.Ils partagent le même appartement et échangent leurs projets au cours de longues soirées passées en commun.Cet enthousiasme est pourtant de courte durée, car ce démocrate, ami des pay- sans et des humbles, est victime de l'abolition du servage qui le ruine et l'oblige à prendre un emploi de bureau.Emploi peu propice au travail créateur, d'autant moins qu'il traverse une crise d'angoisse et de mysticisme.Ces crises qui se multiplieront, sont les premières alertes d'un mal \u2014 sans doute 1 epilcpsie \u2014 qui l'emportera.À partir de 1861.le compositeur échappe a l'emprise de Balakirev qui ne manque pas de lui reprocher cette désaffection.Moussurgski lui répond de Moscou : «si j'ai du talent, je ne m'enliserai pas.surtout si mon activité cérébrale est excitée, sinon à quoi bon tirer de l'enlisement un être de néant?» C'est pour lui une époque d'intense travail préparatoire, où il ne compose cependant presque rien.La nature humaine « Découvrir les traits délicats de la nature humaine» écrit-il, «sonder avec opiniâtreté ce terrain vierge et en faire la conquête, voilà la mission du véritable artiste.» Afin de réaliser ce projet, il se met passionnément à l'étude de la parole humaine, de l'intonation parlée et de la rythmique du mot russe.Par-delà cet intense travail d'objectivation s'opère une alchimie mystérieuse qui porte ses fruits dans un essai de conversation musicale inspiré par le premier acte du Mariage de Gogol ( 1868 ) et surtout dans un cycle de mélodies dédiées à l'enfance Les Enfantines ( 1868-1872).Pour le compositeur c'est le début d'une 'époque pleine d'enthousiasme.Pendant l'automne 1868, il se voit confier un nouveau poste dans l'administration.Poste qui lui laisse beaucoup d'heures de liberté.Il peut travailler à Boris Godounov.Commencée en 1868, l'oeuvre est achevée un an après.L'oeuvre n'est portée à la scène qu'en janvier 1874.Elle suscite les discussions les plus vives, l'enthousiasme des jeunes et des artistes de tendance progressite, et d'acerbes critiques de la part des conservateurs.Les années qui suivent sont pour le compositeur les plus fécondes.Il écrit son admirable cycle Chambres d'enfants ( 1872) suivi de Sans soleil ( 1874), Chants et danses de la mort ( 1875) et le célèbre recueil pour piano, intitulé Tableaux d'une exposition ( 1875).D'aucuns se permettent \u2014 au nom des sacro-saintes lois harmoniques admises par les traités \u2014 de critiquer tel enchaînement d'accords, tout en feignant une souriante indulgence envers «l'autodidacte», ils ne peuvent cependant nier la grandeur d'une oeuvre qui échappe à l'analyse administrative.Mis à la porte de son appartement, le compositeur est hébergé par un bon vivant, Naoumov, qui malheureusement l'entraîne à boire.Ses amis s'inquiètent.Ayant démissionné de son emploi administratif, il décide de gagner sa vie en faisant de la musique et accompagne la cantatrice, Da-ria Léonova, dans ses tournées.Au cours d'un hommage à Dostoïevski, une semaine après la mort de l'écrivain, Moussorgski improvise un glas au piano: c'est sa dernière apparition publique.Hospitalisé, il meurt le 16 mars 1881 d'avoir voulu fêter son anniversaire en buvant une bouteille de cognac.Christopher Hogwood DÊT À GAGNER GROS?s*/ o/o \\ 4* 1 % 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