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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1989-04-13, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUD113 AVRIL 1989 Neuf Canadiens sur dix s'opposent à la disparition de VIA Rail CILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA Les Canadiens ne prennent pas le train mais 89 p.cent d'entre eux s'opposent à la disparition de VIA Rail, selon un sondage Gallup.Plus de la moitié, soit 54 p.cent, souhaitent que les services ferroviaires de passagers soient augmentés, alors que 33 p.cent estiment qu'ils devraient être maintenus à leur niveau actuel.Le premier ministre Brian Mulroney déclarait le 28 mars dernier que les Canadiens pourraient perdre VIA parce qu'ils ne l'utilisent pas assez et le minis- tre des Transports, Benoit Bouchard, laisse courir les rumeurs.Seulement 6 p.cent de la population estime que le démantèlement de VIA serait une bonne chose et 5 p.cent n'a pas d'opinion sur le sujet.Toutes les régions et les partisans de tous les partis politiques appuient massivement la société de la Couronne, qui a reçu $600 millions l'an passé du gouvernement, soit $93 par passager.Dans les Maritimes, 93 p.cent de la population croit que l'abandon des services serait une mauvaise chose, comparativement à 91 p.cent au Québec, 89 p.cent en Ontario et en Colombie-Britannique et 86 p.cent dans les Prairies.Pas moins de 88 p.cent de ceux qui appuient le Parti conservateur de M.Mulroney et 92 p.cent des partisans libéraux et néo-démoc ratent sont de cet avis.Les femmes appuient le chemin de fer dans une proportion de 93 p.cent, les hommes de 86 p.cent.L'âge non plus n'y change rien: la réponse est positive pour 87 p.cent des 18-29 ans et 89 p.cent des 65 ans et plus, le score étant encore plus élevé pour tous les autres.Vingt-sept p.cent des répondants croient que les services devraient être augmentes de façon significative et autant qu'ils devraient l'être un peu.Seulement 10 p.cent souhaiteraient qu'ils soient beaucoup (4 p.cent) ou un peu (4 p.cent) diminués ou qu'ils disparaissent (2 p.cent).Par ailleurs, 87 p.cent de la population estime qu'un service national de transports de passagers par trains est très ( 52 p.cent ) ou assez ( 35 p.cent ) important pour le Canada.Seulement 5 p.cent sont indifférents et 6 p.cent n'y attachent peu ou pas d'importance.VIA a annoncé la semaine dernière que ses revenus pour le premier trimestre s'élevaient à $45,6 millions, soit une hausse de 14 p.cent par rapport a la période correspondante de l'an passé.Pendant ce temps, le nombre de passagers transportés augmentait de 10 p.cent comparativement au trois premier mois de 1988.M.Bouchard déclarait le 27 mars à Montréal que « toutes les options demeu- rent ouvertes» au sujet de l'avenir de la société et qu'il recevrait en juin prochain un document d'orientation que lui remettront les dirigeants de VIA.Il y sera notamment question d'un autre projet de train à grande vitesse de style TGV entre Montréal, Ottawa et Toronto.Les conservateurs ont rétabli au début de leur premier mandat les services coupés par les libéraux en 1981.Les fuites concernant VIA leur permettent d'entretenir la psychose pré-budgétaire des coupures maintenant qu'ils sont réélus et que leurs promesses électorales de plusieurs milliards sont oubliées.Le sondage a été effectué entre le 5 et le 8 avril derniers auprès de 1 037 adultes de 18 ans et plus.Le sénat pourrait bloquer la réforme de l'assurance-chômage CUV TAILLE FER de la Presse Canadienne OTTAWA La majorité libérale au Sénat pourrait faire obstruction à la ratification du projet de loi qu'entend faire adopter le gouvernement Mulroney en vue de la mise en oeuvre de son projet de réforme de l'assurance-chômage.Les sénateurs libéraux se pencheront la semaine prochaine en caucus sur l'initiative gouvernementale, annoncée mardi par la ministre de l'Emploi et de l'Immigration Barbara McDougali, et étudieront la possibilité d'établir une stratégie de lutte contre le projet, en collaboration avec les députés libéraux aux Communes, a indiqué hier le leader libéral adjoint au Sénat, M.Royce Frith.M.Frith n'exclut pas l'éventualité d'une obstruction sénatoriale, mais juge toutefois «prématuré» pour l'instant de spéculer sur la position qu'adopteront les sénateurs libéraux, qui contrôlent la Chambre haute.Les députés libéraux ont promis, dès l'annonce du projet de réforme conservateur, de s'y opposer de toutes leurs forces.Le gouvernement entend déposer aux Communes un projet de loi de mise en oeuvre de la réforme en juin prochain, et espère que les deux Chambres du Parlement l'auront adopté avant la fin de l'année, afin qu'il puisse entrer en application au début de 1990.Le Sénat ne sera vraisemblablement pas saisi de la question avant 1 automne prochain, si bien qu'il est encore trop tôt pour dire si les sénateurs libéraux adopteront dans ce dossier la stratégie d'opposition qu'ils avaient appliquée dans les dossiers du libre-échange et des brevets pharmaceutiques, a indiqué de son côté le leader libéral adjoint eh Chambre, M.Herb Gray.«La lutte se déroule pour l'instant aux Communes», a-t-il affirmé.Il reste, selon lui, que le caucus national des libéraux, sénateurs et députés confondus, ont une position unifiée sur cette question.L'énoncé de politique rendu public mardi propose que $1,3 milliard, actuellement versés en prestations d'assurance-chômage, soient réorientés à des fins de formation et de recyclage de la main-d'oeuvre.Un prestataire sur quatre, parmi les quelque trois millions de bénéficiaires de l'assurance-chômage, verrait ses prestations réduites ou carrément éliminées.Après Charbonneau et Filion, Jean-Guy Parent quitte la politique ANDRE' PÉPIN du bureau de Ln Presse QUEBEC Le député péquiste de Bertrand à l'Assemblée nationale, M.jean-Guy Parent, ne se représentera dans cette circonscription aux prochaines élections générales et reprendra ses activités dans le domaine des affaires, il terminera cependant son mandat comme député.M.Parent, rappelons-le, avait été nommé ministre du Commerce extérieur à la toute fin du régime péquiste, par l'ancien chef Pierre Marc Johnson.Aux élections générales de 1985, il avait d'ailleurs remporté la victoire contre le chef libéral Robert Bou-rassa.Ce dernier a pu faire son entrée à l'Assemblée nationale en profitant d'une élection partielle, provoquée dans la circonscription de Saint-Laurent.La retrait de M.Parent porte donc à trois le nombre de députés péquiste de la Rive-Sud de la métropole qui ont fait part de leur décision de quitter la vie politique.Les députés Jean-Pierre Charbonneau, dans Verchères, et Claude Filion, dans Taillon, ont déjà annoncés qu'ils se retiraient.Ces trois députés d'un château-fort péquiste sont identifiés à l'aile modérée du parti, des fidèles partisans de l'ancien chef Pierre Marc Johnson.Hier, le député Parent a simplement indiqué que «c'est pour des raisons d'orientation personnelle» qu'il quittait et pour s'occuper davantage de sa famille.Il a nié qu'un désaccord avec la direction du parti soit à l'origine de son départ.«Je l'aurais fait avant.Je suis très à l'aise de travailler dans l'équipe».«La vie politique est très exigeante, je ne me vois pas capable de continuer un autre quatre ans, à fond de train.Le côté familial a Jean-Guy Parent IASERPH0T0PC pesé très lourd dans ma décision», a-t-il affirmé.M.Parent a soutenu que la ra-dicalisation du PQ n'avait pas joué de rôle majeur dans sa décision, il a cependant ajouté: «Tout ce qui se passe, les sondages par exemple, joue un certain rôle.Ce n'est pas le plus important car j'ai sauté dans l'arène en 1985 et j'ai affronté M.Bourassa alors que les sondages nous accordaient 29 p.cent des intentions de vote».« J'ai une entreprise, petite, qui s'occupe de fusions d'entreprises, dit-il.C'est mon nouveau défi, dans le cadre du libre-échange.Il faut garder les entreprises au Québec».Une autre interrogation, au caucus péquiste, soit la candidature de la députée Carmen Juneau, dans Johnson, est maintenant acquise à M.Parîzeau.Mme Juneau a confirmé à La Presse hier qu'elle serait candidate de sa formation aux prochaines élections générales.Hier, la ministre Barbara McDougali a dû répondre aux question des chefs de partis d'opposition, MM John Turner et Ed Broad bent, au sujet de son projet de réforme de l'assurance-chômage.LASERPHOTOPC Les libéraux accusent Ottawa d'avoir trompé la population Le gouvernement a évité de parler avant les élections des coupures à l'assurance-chômage, souligne Malépart PIERRE APRIL de la Presse Canadienne OTTAWA Les libéraux se demandaient, hier aux Communes, pourquoi, le 15 novembre 1988, quelques jours avant l'élection générale, le gouvernement avait jugé bon d'augmenter les prestations d'assurance-chômage de sept p.cent, pour, quatre mois plus tard, amputer une tranche de S 1,5 milliard au programme.Le chef libéral, John Turner, a posé cette intéressante question, mais il n'a pas obtenu de réponse satisfaisante de la part de la ministre de l'Emploi et de l'Immigration, Barbara McDougali, marraine de la Stratégie de mise en valeur de la main-d'oeuvre ou la réforme des critères d'admissibilité de l'assurance-chômage.Après la question de son chef, le député de Saint-Marie, Jean-Claude Malépart, est revenu à la charge avec le même argument et il a carrément accusé les conservateurs d'avoir trompé la population alors qu'ils savaient pertinemment ce qu'ils allaient faire quatre mois plus tard.Selon M.Malépart, le gouvernement avait le rapport de la Commission Forget dans les mains depuis maintenant deux ans et « il est évident qu'il a étudié toutes les possibilités qui lui permettraient de modifier l'assurance-chômage».Le député a dit mal comprendre comment le Parti conservateur a pu faire une campagne électorale de près de deux mois en ne parlant pas une seule fois de cette stratégie «alors qu'il connaissait de toute évidence ce qui se préparait».«Pourquoi, a par ailleurs demandé M.Malépart, la ministre (McDougali) ne veut-elle pas admettre que certains individus, qu'ils soient à Trois-Riviè-res, Montréal, Toronto ou Vancouver, vont être pénalisés?» L'autre argument massue, des libéraux aussi bien que celui des néo-démocrates, veut que les chômeurs pénalisés par la réduction du nombre de semaines assurables vont se re- trouver plus vite sur le bien-être social et au crochet des provinces.À ces accusations, la ministre a continué d'opposer que le programme ne sera ni plus ni moins profitable pour les trois millions de chômeurs canadiens.«Je ne comprends pas les calculs de l'opposition, a souligné Mme McDougali, nous avons dit que les programmes demeureraient les mêmes, tout ce que nous pouvons faire c'est de modifier la façon dont les bénéfices sont distribués de manière à ce qu'ils apporteront une aide plus profitable aux Canadiens dans la recherche d'un emploi».Pour la ministre, il est faux de prétendre qu'il n'y pas d'emplois de disponibles dans les régions plus fortement touchées par le chômage.«Il y a des emplois, a-t-elle dit, mais une partie du problème est que dans ces régions les travailleurs n'ont pas les qualifications requises pour occuper certains postes.Le but de la réforme est justement de donner à ces travailleurs les moyens d'accéder à ces emplois».Des élections le 29 mai dans Hull et Papineau MARIO FONTAINE Le Parti libéral dispose déjà d'une longueur d'avance en vue des élections partielles qui se tiendront le lundi 29 mai dans les circonscriptions de Hull et de Papineau.Ainsi, contrairement au PLQ, le Parti québécois et le Nouveau Parti démocratique n'ont pas encore choisi tous leurs candidats pour affronter les ministériels dans ces deux circonscriptions à longue tradition libérale.Ils devront donc prendre les bouchées doubles à la suite de l'annonce faite, hier, par le premier ministre Bourassa de la tenue de ces élections partielles.Celles-ci ont été rendues nécessaires à la suite du départ de deux de ses députés, Gilles Rocheleau et Mark Assad.MM.Rocheleau et Assad ont joint John Turner sur la scène fédérale, aux élections du 21 novembre dernier.De fait, M.Bourassa n'avait plus le choix.La loi électorale prévoit en effet qu'une vacance à l'Assemblée nationale doit être comblée dans les six mois.Il ne disposait ainsi que jusqu'à ce soir pour fixer la date du scrutin.En déclenchant les hostilités hier, il pouvait opter pour la fin mai.S'il avait attendu à aujourd'hui, il aurait dû désigner le 5 juin comme jour de scrutin.C'est un fonctionnaire à la ville de Hull, Robert LeSage, 52 ans, qui portera les couleurs du Parti libéral dans le comté du même nom.Il fera face à un professeur, Paul Lemaire, candidat désigné la semaine dernière par le Parti québécois.Le NPD n'y a pas encore choisi son représentant.Ce sera plus simple pour le NPD dans Papineau, puisque les néo-démocrates n'y présenteront personne faute de candidat et d'association de comté.Le PQ n'a encore personne officiellement, mais devrait désigner Paul-André David le 23 avril.M.David est directeur générai de la MRC de Papineau.Quant au PLQ, il remet son sort aux mains d'un homme d'affaires de 41 ans, Normand Mac-Millan, qui peut compter sur une solide tradition rouge.Bourbeau s'inquiète de la formation des travailleurs qui ne sont pas en chômage CILIES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Tandis que le président du Parti Québécois, Jacques Parizeau, recommandait hier l'imposition aux entreprises d'une taxe de 1 p.cent par feuille de paye, pour payer la formation professionnelle des travaileurs, le ministre de la Main-d'Oeuvre, André Bourbeau, a dit espérer que le gouvernement fédéral ne profitera pas du budget Wilson « pour venir récupérer par derrière les sommes d'argent qu'ils nous annonce aujourd'hui».Le gouvernement et l'opposition continuent d'exprimer des craintes quant à l'intervention d'Ottawa dans la formation des travailleurs sans emploi, l'éducation étant un champ de juridiction des provinces.«Une fois de plus, dans le che- minement du Québec, on en est rendu à un tel désordre fédéral-provincial, qu'il faut dire à Ottawa: retirez-vous de ce dossier, nous allons nous en occuper! Il faut que le gouvernement du Québec demande à Ottawa de se retirer de la formation professionnelle, qu'il monte son système et le finance lui-même, et évidemment qu'Ottawa nous accorde une compensation financière pour les dépenses qu'il n'aura plus à faire chez nous», a déclaré M.Parizeau.Si le ministre Bourbeau continue de percevoir comme une bonne nouvelle le projet du gouvernement Mulroney de financer la formation de la main d'oeuvre avec les $800 millions qui proviendraient de ta réduction des prestations d'assurance-chômage, il relève néanmoins une faille en ce qui concerne les travailleurs à l'emploi.«S'occuper de la formation des travailleurs en chômage, c'est très bien, des nouveaux arrivants aussi, mais on reste sur notre faim quant aux travailleurs à l'emploi.Le gouvernement fédéral devra nécessairement revoir cet aspect et injecter des sommes additionnelles si l'on veut passer à travers le virage technologique, lequel exige une adaptation de la main-d'oeuvre», a soulevé le ministre, interrogé hors de l'Assemblée nationale.« Assez I Retirez-vous I » De son côté, le président du Parti québécois soutient que l'imposition d'une taxe de 1 p.cent par feuille de paye, à toutes les entreprises, pour payer la formation professionnelle des travailleurs, permettrait de recueillir, au Québec seulement, une somme de quelque $700 millions.Les employeurs qui assumeraient eux-mêmes la formation de leur personnel, de façon adéquate, seraient dispensés d'une telle taxe, comme le prévoit le programme du PQ depuis un an, et comme le suggérait la Commission de Grandpré, dans son rapport sur le libre-échange.Pour M.Parizeau, l'effort fédéral, avec $800 millions consacrés à la formation à travers le Canada, laisse les Canadiens loin du compte: «Le rapport de Grand-pré indiquait qu'une somme de $3 milliards était nécessaire à la formation professionnelle.» Dans une conférence de presse donnée à Québec, hier, M.Parizeau de même que le député de Maisonncuve, Louise Harel, ont dénoncé plusieurs aspects du projet de réforme de l'assurance-chômage, notamment que l'on fasse payer la formation de travailleurs sans emploi par d'autres chômeurs qui souvent ne seront même pas en mesure de se qualifier pour profiter du programme de formation.«C'est injuste!», se sont-ils indignés SALON DE LA FEMME En collaboration avec Hydro-Québec a 14 AU 23 AVRIL VÉLODROME OLYMPIQUE 10 h A 22 h Un accueil spécial à la Fédération de l'Âge d'Or du Québec vendredi 14 avril T 3 2* LA PRESSE, MONTREAL, JEUD113 AVRIL 1989 Éditorial Paul Desmar«s president du conseil d administration Roger 0 Landry president et éditeur Claude Maison éditeur adtomt Martel Oesjarttatt directeur de I intormjticn Alatn Dutouc editorubste en chef Déficit : visite au musée des horreurs Depuis deux mois, les gens se sont fait dire sur tous les tons que la crise budgétaire canadienne était grave, qu'il fallait rapidement réduire le déficit.À un tel point que bien des contribuables doivent se demander s'ils ne sont pas les victimes d'une vaste operation de lavage de cerveau.Ces propos sont alarmistes et répétitifs, mais ifs sont nécessaires.Il suffit de voir les protestations qu'a suscitées le projet de réaménagement des fonds de l'assurance-chômage pour voir que nos traditions et nos réflexes nous préparent très mal à des mesures de réduction du déficit.Beaucoup plus qu'avant, les Canadiens commencent à accepter le fait qu'un déficit élevé est néfaste.Mais il y a loin de la théorie & la pratique.C'est pourquoi il n'est peut-être pas mauvais de revisiter a nouveau le musée des horreurs des finances publiques canadiennes.En 1988, en arrondissant les chiffres, le gouvernement canadien a dépensé $130 milliards mais n'a récolté que $100 milliards.Il a donc enregistré un déficit de trente milliards lequel s'est ajouté à tous les déficits accumulés au fil des ans.C'est ce qu'on appelle la dette.Cette dette, maintenant de $320 milliards, a doublé en cinq ans.Sa croissance est deux fois plus rapide que celle de l'économie et donc, que notre capacité de paver.En plus, dans les années qui viennent, le rythme d'augmentation de la dette s'accélérera.Sans abus de langage, c'est une situation explosive.Pourquoi y aura-t-il accélération?À Ottawa, personne ne songe a rembourser la dette.Mais, i chaque année, il faut payer les intérêts sur les emprunts.En 1988, le montant de ces intérêts s'est élevé à $32 milliards.Et voici ce que cela provoque.Déficit de trente milliards, paiements d'intérêts' de trente-deux: le déficit sert en entier a payer les intérêts sur la dette.On emprunte donc, et ces emprunts s'ajoutent a la dette.L'année suivante, parce que la dette est plus élevée, Jes paiements d'intérêts augmentent.Il faut donc emprunter plus, ce qui fait augmenter la dette encore plus rapidement.Et ainsi de suite.C'est un cercle vicieux qui touche les citoyens de façon concrète.Puisque le tiers des revenus de l'État va au service de la dette, 32 cents sur chaque dollar, cela veut dire que le tiers des impôts ne sert qu'à ça.C'est une somme de 2 400$ par travailleur, à chaque année.Le tiers du fardeau fiscal s'explique par le poids du passé.Sur le plan purement social, c'est une situation qui frise l'absurde.Le tiers de nos impôts sert à rembourser les allocations familiales d'enfants rendus à l'université, des subventions à des entreprises depuis longtemps en faillite, des jeeps militaires qui sont déjà a la ferraille.Et du même souffle, parce que le tiers des ressources de l'Etat sert a payer le poids du passé, il est de plus en plus difficile de financer les initiatives nouvelles, urgentes et nécessaires.La solution: réduire le déficit de moitié dans une période de deux, trois ou quatre ans.C'est le niveau auquel la dette publique cesserait d'augmenter plus vite que l'économie.On retrouverait ainsi un certain équilibre.Il n'y a pas d'autre façon, parce qu'on a attendu trop longtemps.Ce qu'il faut demander au ministre Wilson, c'est que les mesures qu'il déploiera pour réduire le déficit dans son budget du 27 avril soient équitables, c'est-à-dire que les efforts soient répartis entre tous: citoyens, entreprises, contribuables et bénéficiaires de programmes.Et ce qu'il faut attendre de ceux qui ont pour mandat de protéger les programmes, qu'ils soient syndicalistes, membres des partis d'opposition ou des groupes de pression, c'est qu'ils veillent à ce que le gouvernement soit juste, mais qu'ils cessent de défendre aveuglément les «acquis», comme si l'État était géré par une vaste convention collective.Fortier et les Anglos Il n'y aura pas, cette année, «d'affaire d'Iberville Fortier*.Le commissaire aux langues officielles, qui avait provoqué un tollé l'an dernier en déclarant qu'à son avis les Anglo-Québécois avaient été \u2022 humiliés», n'a pas récidivé.Ces Anglo-Québécois, on s'en souvient, s'étaient empressés d'en faire un héros et les francophones, de le honnir.En fait, il avait eu droit aux blames a la fois de l'Assemblée nationale et des Communes, mais aux éloges de la presse anglo-canadienne.Toute la controverse eut pour résultat d'entacher sérieusement sa crédibilité.Cette fois-ci, M.Fortier a tenté d'être plus nuancé.Bien sûr, il écrit que la loi 178 qui frappe l'utilisation de l'anglais dans l'affichage extérieur «n'est pas généralement considérée comme conforme à la lettre ni à l'esprit du jugement de la Cour suprême».Le commissaire réitère également qu'il eût été préférable d'assurer la primauté du français dans l'affichage sans recourir à la clause nonobstant.Mais bien qu'il exprime l'espoir que «le Québec trouve dans un avenir prochain le moyen d'assurer sa sécurité culturelle sans recourir a des mesures restrictives telles que celles énoncées dans le projet de loi 178*, Monsieur Fortier a trouvé moyen d'atténuer ses propos en conférence de presse.En effet, malgré ses réserves, M.Fortier estime que la loi 178 ne menace ni la langue anglaise ni la communauté anglophone.Au contraire, il croit qu'elles sont encore promises à un brillant avenir.Bref, s'il ne retire pas le qualificatif qu'il accolait l'an dernier aux Anglo-Québécois, M.Fortier se refuse à dire qu'ils sont «menacés*.Ce genre de propos a assez bien passé du côté francophone; il n'y aura donc pas, cette année, de résolution de blame présentée contre M.Fortier à l'Assemblée nationale.Ni de la part des députés francophones aux Communes.Mais il ne faudrait pas s'attendre, après la tempête de 1988, qu'il fasse l'objet d'une réhabilitation officielle.A peine se contente-t-on de dire, du côté de Québec, que le rapport de cette année est «plus réaliste que celui de l'an dernier*.On estime qu'après sa bourde de l'an dernier, M.Fortier n'a plus la crédibilité nécessaire pour donner des leçons.Du côté anglophone, c'est le calme plat.Sauf chez un chroniqueur vitriolique de The Gazette, M.Fortier ne semble pas susciter d'opposition.En fait, avec la réforme de l'assurance-chdmage annoncée le même jour, sa déclaration selon laquelle les Anglo-Québécois ne sont pas menacés ne fait même pas la manchette des médias anglophones.Un peu comme si on s'y attendait.Les partisans de Y Equality Party devront chercher un allié ailleurs! Pierre vennat Péril jaune ?Mais allons donc ! Un scandale financier jette le discrédit sur le gouvernement japonais et le parti libéral démocratique au pouvoir depuis la guerre.Les hommes politiques qui ont profité des largesses financières d'une importante entreprise peuvent compter sur une certaine indulgence pour se tirer d'affaire et pour sauver le gouvernement.Cependant, à l'étranger, le tort risque de durer plus longtemps : le scandale éclate au moment où il est à la mode de blâmer le Japon pour beaucoup de maux réels ou imaginaires.En effet, les autres partis ne représentent pas une solution de rechange valable, et le premier ministre, M.Naboru Takeshita, peut vraisemblablement manoeuvrer pour gagner des élections aux deux chambres cet été.Les Japonais, qui n'aiment pas l'aventure politique, éliront le même parti dans l'espoir que de nouveaux personnages prendront la place de ceux qui ont puisé un peu trop abondamment dans un système traditionnel de paiements politiques.À l'étranger, que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe, le problème est plus grave, quoique moins immédiat.Le scandale financier sera perçu comme une preuve de l'alliance excessive et malveillante entre le gouvernement et les grandes entreprises.Sans trop réfléchir, beaucoup de gens accusent le Japon d'éliminer systématiquement toute concurrence étrangère et de former de puissants cartels pour dominer la haute technologie mondiale.Si l'on ne parle pas ouvertement du «péril jaune*, c'est que des gens comme les anciens secrétaires d'État américains Cyrus Vance et Henry Kissinger, sont aussi polis qu'ils sont mal renseignés.Ardents partisans d'une politique commerciale musclée qui forcerait le Japon à ouvrir davantage ses marchés aux produits occidentaux, ils estiment que le commerce international doit être géré de façon centralisée.à la japonaise.Ils ne semblent pas se douter que le déséquilibre commercial entre le Japon et les États-Unis est surtout une question conjoncturelle et culturelle et que la méthode forte risque d'encourager le Japon à se retrancher davantage.Mais le scandale financier qui souligne si bien les liens entre le gouvernement japonais et les grandes entreprises privées a tendance à renforcer les préjugés de ceux qui croient à l'existence d'une énorme organisation machiavélique.Le Japon ne peut pas se permettre de prêter le flanc à de telles critiques.Tant pour sa stabilité interne que pour son image dans le monde, il est temps que les politiciens japonais examinent les mesures prises en Europe et en Amérique pour assainir le financement des partis politiques et pour séparer le portefeuille ministériel du portefeuille personnel.Frédéric WACNIÈRE La boîte aux lettres Plus qu'un drame familial Tôt le 3 avril, à Amos, Ré-jean Nadeau a tué sa femme Monique, ses trois enfants, Sophie, 15 ans, Alexandre, 9 ans, et Pierre-Luc, 8 ans, et s'est enlevé la vie.Or, environ trois mois avant le drame, Monique Lavoie-Nadeau avait fait appel à la Maison Mikana, à Amos.Victime de violence conjugale, elle voulait se faire rassurer et parler des procédures qu'elle désirait entamer.Conjointement avec les maisons Le nid, de Val d'Or, et Alternatives pour elles, de Rouyn, les huit animatrices de la Maison Mikana ont écrit cette lettre.¦ Un homme tue sa femme et ses trois enfants à Amos, puis s'enlève la vie.Drame familial, disent les journaux.Il aurait été plus juste de dire: drame de violence conjugale.Pourquoi donc cette hypothèse n'est-t-cllc jamais retenue?Pourquoi s'empresse-t-on de l'écarter, se bornant à parler de problèmes matrimoniaux?Le meurtre, c'est là où mène l'escalade de la violence conjugale, c'est le geste ultime de violence, c'est le contrôle total de l'autre.Le conjoint violent se donne le droit de vie ou de mort sur sa conjointe et ses enfants.Ce n'est pas un geste d'amour paradoxal; non, il ne peut tout simplement pas concevoir que l'autre puisse être heureuse sans lui.Elle échappe à sa férule, à son pouvoir, et le seul moyen qu'il trouve pour contrer cela, c'est de la tuer.L'incendie a été l'élément déclencheur à Amos, comme pour d'autres c'est l'alcool, la drogue, la perte d'un emploi.Derrière tous les drames familiaux qu'on retrouve à la une des journaux se cache de la violence conjugale, j'en suis sûre.je suis peinée, je suis révoltée, je suis choquée, tout à la fois.L'analyse des maisons d'hébergement en terme de violence conjugale met en cause l'oppression de la femme par le système patriarcal dans lequel on vit.Elle met en cause toute la socialisation des filles et des garçons à qui on apprend dés le bas âge à devenir pour les unes des victimes et pour les autres des agresseurs.Rappelons-nous des enfants Hamman de Senneterre en mai 1988, Sylvie de Rouyn en juin 1988.Et il y a toutes les autres: Jane de Val d'Or, Ginette de Baie-Comeau, Hélène de Montréal et, tout dernièrement, Francine de Macamic.Toutes, elles voulaient que cessent la violence psychologique, verbale, physique et/ ou sexuelle, et toutes elles sont mortes.Dans quelle sorte de société vivons-nous?Quand est-ce que ça va cesser?Quand est-ce qu'on va traiter le sujet comme il se doit de l'être?La violence conjugale n'est pas un problème de couple, c est un problème de «gars.» C'est l'emprise de plus en plus serrée du conjoint sur sa conjointe.Messieurs, quand allez-vous apprendre à extérioriser vos 'émotions?Quand allez-vous apprendre à décharger votre agressivité, votre colère, ailleurs que sur votre conjointe, ailleurs que sur vos enfants?La liberté de penser, la liberté de décider pour soi, la liberté de vivre, ne l'avez-vous pas?Pourquoi ne pas la laissez à : l'autre?Et si vous faites le choix de vous détruire, pourquoi en entraîner d'autres?le rêve d'un monde où plus personne n'acceptera la violence, où plus personne ne la cautionnera, où plus personne n'agressera personne.C'est pour quand?Monique CHATEAUVERT ( une des huit animatrices de la Maison Mikana) Faisons-le pour nos enfants.Enfin, on recyclera ! ¦ Enfin, Montréal se décide! Enfin, quelques quartiers participeront au tri sélectif de quelques produits recyclables! Victoria ville le fait depuis des années.Outremont, Lasalle aussi.Plus récemment, Saint-Bruno s'est engagé et sans doute aussi plusieurs autres.S'il est vrai, comme l'affirmait La Presse, que chaque Québécois produit en moyenne une tonne de déchets par an, il faut qu'on se décide à changer ses habitudes.Laisse-ra-t-on à nos enfants un sous-sol plein de déchets qui peuvent contaminer l'eau sous-terraine?Continuerons-nous de brûler tout ça.pour ensuite mieux respirer ces fumées?En verserons-nous toujours plus dans le Saint-Laurent, via ou non les égouts?Qu'on ajoute quelques filtres à ces systèmes, ils seront vite dépassés et, de toute façon, on en paye finale- ment le prix.Aussi bien en trier au moins une partie au départ.Papier-journal, papier fin, verre, carton, substances plastiques, ce n'est pas si compliqué dès qu'on en prend l'habitude.Composter ses déchets végétaux, ça promet de belles plates-bandes et ça fait maigrir joliment les sacs à poubelle! Bien sûr, le triage et le recyclage des déchets domestiques ne sont qu'une petite partie du grand nettoyage qui s'avère nécessaire.Mais j'aime croire que les citoyens qui prennent la peine de faire leur part et y sont encouragés par leur municipalité seront plus informés et plus prêts à réclamer que les gouvernements et les industries fassent leur part.Ces derniers ne bougeront de toute façon que si la pression est assez forte.Si les quelques zélés qui faisaient du recyclage à leur corps défendant reçoivent de nombreux renforts, ça bougera.Espérons-le pour nos enfants! Suzanne PARENTEAU-CARREAU.m.d.7 Lvsiane Gagnon Opinions Sympathiser avec la fin, non le moyen MARCEL AO Le gouvernement vient de nommer un médiateur dans le dossier des médecins immigrants laissés pour compte.11 n'y a pas grand-chose à comprendre \u2014 même après les explications officielles \u2014 dans l'imbroglio dont sont victimes ces médecins qualifiés et expérimentés, empochés de pratiquer leur profession.À écouter la ministre de la Santé, l'autre soir à la télévision, on finissait par comprendre que les contraintes budgétaires sont à l'origine des obstacles bureaucratiques qui empêchent ces médecins néo-québécois de poursuivre leur carrière dans leur pays d'adoption.Il est difficile de ne pas trouver quelque peu aberrant un système qui exclue de la pratique des médecins qui ne demandent pas mieux que de soigner les malades, alors qu'il s'en trouve tant dans beaucoup de régions excentriques qui sont mal soignés faute d'un nombre adéquat de médecins.On aura compris que je ne suis pas indifférent au triste sort de ces pauvres médecins et que je m'associe avec tous ceux qui leur manifestent ces jours-ci leur sympathie.Mais je ne suis pas solidaire des groupes qui pressent le gouvernement de céder à la pression psychologique qu'exercent sur lui les treize médecins qui poursuivent la grève de la faim entreprise il y a une quinzaine de jours pour le faire fléchir.l'admets le recours à la grève de la faim en certaines circonstances exceptionnelles, c'est-à-dire quand il n'y a pas d'autre moyen plus efficace de résister pacifiquement à un pouvoir tyrannique.Il s'agit d'un geste politique digne d'admiration quand une personne fait au risque de sa vie une grève de la faim pour témoigner de l'injustice faite à ses semblables.Mais faire une telle grève pour une affaire personnelle est une forme de chantage à laquelle un gouvernement ne saurait céder sans lancer un dangereux message, dans une société où bien des groupes d'intérêt savent tirer profit des faiblesses des gouvernants.Il me faut absolument dire quelques mots d'un athlète qui fut l'idole de ma jeunesse: Sugar Ray Robinson, décédé hier.Il est vrai qu'aujourd'hui je serais incapable de louanger un sport que je considère le plus barbare qui soit, parce qu'il consiste essentiellement à détraquer temporairement l'organe humain le plus important, le plus noble en même temps que le plus fragile, le cerveau.Mais en rendant hommage à Robinson, j'ai le sentiment de saluer un grand artiste, lui qui a élevé ce sport au rang d'un art.C'est justement parce qu'il a été un boxeur hors catégorie que j'ai été amené à développer pour ce sport une passion qui devait considérablement s'atténuer après sa retraite.C'était dans les années SO, alors qu'il était au sommet de sa carrière.Tous les experts sont unanimes à voir dans Sugar Ray Robinson le plus grand boxeur de l'histoire, toutes catégories confondues.Ceux qui ne l'ont jamais vu mais admirent cependant Muhammad Ali et Sugar Ray Leonard, deux remarquables stylistes qui ont été profondément influencés par celui qui a été surnommé «l'ange noir du ring», peuvent se faire une idée du genre de spectacle qu'offrait Robinson dans l'arène, mais une idée approximative seulement.Aucun boxeur n'a jamais réuni dans un si merveilleux équilibre, et à un tel degré, les qualités du boxeur idéal qu'il fut.Si la carrière de Charlie Chaplin doit beaucoup au fait qu'il fut un danseur né, on peut en dire autant de Robinson \u2014 qui d'ailleurs devait tout naturellement pratiquer cet art après avoir quitté la boxe.Robinson était un athlète racé et élégant qui évoluait dans le ring avec la grace d'un danseur de ballet.C'est ce qui lui valut le surnom de Sugar.Mais à la fluidité du mouvement qui en faisait une cible difficile à atteindre, il joignait la vitesse, la précision et la puissance de ses deux mains également dévastatrices.Joe Louis, qui fut lui-même un des plus grands mais plaçait Robin-son au sommet, s'émerveillait de ses incomparables combinaisons de coups contre lesquelles ses meilleurs adversaires n'avaient pas de parade.Leonard a appris de lui, mais sans atteindre sa dextérité et son efficacité, cette difficile combinaison faite d'une rapide succession de trois crochets de la gauche complétée par une solide droite qui avait souvent pour effet de mettre fin au combat.Celui qui, au dire du promoteur Bob Arum, a été le maître absolu du ring, un bonheur complet qui a excellé aussi bien dans la défensive et l'attaque que dans le mouvement, a redonné ses lettres de noblesse à la boxe et a réussi à atténuer, par la beauté de son style, le caractère barbare de ce sport.Les enfants ne comptent plus pour le fisc canadien L'auteur est le président de l'Institut Vanier de la famille.LAWRENCE J.NiSTMAN ¦ On nous dit souvent que les enfants constituent la ressource la plus précieuse de notre pays.Ces mêmes personnes nous disent aussi \u2014 celles qui contribuent à façonner nos opinions et prétendent représenter nos intérêts \u2014 que nous ne pouvons nous permettre d'investir les quelque 400$ par an en allocations familiales pour nourrir, protéger et revaloriser la plus importante de nos ressources.Tout comme la plupart des pays industrialisés, à l'exception notoire des États-Unis, le Canada peut se vanter d'avoir pris des dispositions pour que tous ses citoyens assument une certaine responsabilité en regard du bien-être des enfants du pays.Nous avons donc offert une modeste mais appréciable compensation tangible aux parents pour les aider à couvrir les dépenses liées au logement, à l'alimentation, à l'éducation et aux soins fournis à la prochaine génération de travailleurs et de Canadiens, la génération sur laquelle compteront plus tard les adultes d'aujourd'hui.Nous avons pris ces mesures en étant convaincus que les parents doivent payer moins d'impôt et bénéficier de plus d'avantages sociaux que les contribuables sans enfant, précisément à cause des coûts auxquels ils font face et de leur contribution à la société en général.Le gouvernement débourse quelque 2,6 milliards de dollars par an pour le programme d'allocations familiales.Au moins le quart de cette somme reprend le chemin des coffres publics par le biais de l'impôt.En fait, le programme profite davantage a certaines personnes justement parce que les bénéfices sont imposables.A l'heure actuelle, chaque contribuable canadien verse environ 0,47$ par jour aux 10$ que défraient quotidiennement les parents.La récente publicité faite autour des personnes très riches qui reçoivent des allocations familiales risque d'ébranler le fondement même du programme.Ainsi, l'exemple du rare Canadien très fortuné qui gagne 500000$ ou 600000$ par an aura pour effet de diminuer le soutien qu'apportent les Canadiens ordinaires à un nombre beaucoup plus élevé de familles à revenu moyen.Il ne faut pas oublier que les personnes très riches remettent, via leurs impôts, près de la moitié des 400$ reçus en allocations et que les quelque 200$ qui leur reviennent effectivement perdent toute leur importance face aux autres privilèges dont elles sont les bénéficiaires exclusifs.Quels que soient ses mérites, la réforme fiscale assurera aux Canadiens des classes aisées un revenu net additionnel de 2 330$ par an en 1991 par rapport à 1984, tandis que les gagne-petit et les contribuables à revenu moyen paieront plus d'impôt en 1991.Les Canadiens riches profitent également d'exemptions en gain de capital et d'autres incitations à l'investissement visant à garantir une base économique solide.Les Canadiens n'ignorent sans doute pas que l'avenir de toute société dépend d'abord et avant tout de sa volonté d'investir dans ses enfants.Les allocations familiales ne doivent pas être perçues comme une aide sociale, pas plus qu'elles ne doivent être considérées comme des prestations accordées à la classe moyenne.Traditionnellement, les allocations familiales et les exemptions d'impôt pour enfants représentaient pour les Canadiens deux moyens de reconnaître le travail que les parents accomplissent pour eux-mêmes, pour leurs enfants et, par le fait même, pour la société en général.Ces mesures avaient pour but de diminuer la charge fiscale des adultes ayant des enfants à charge et de leur assurer plus d'avantages qu'aux personnes sans enfant.Enfin, ces mesures permettaient au contribuable ayant un enfant à charge et gagnant un salaire familial moyen de 40 000$ de payer moins d'impôt et de bénéficier davantage des programmes gouvernementaux qu'un contribuable sans enfant disposant du même revenu.Quelques Canadiens seulement se rendent compte que déjà la valeur de l'allocation familiale a chuté considérablement depuis sa création et que cette tendance va continuer \u2014 voire s'accentuer \u2014 à un rythme de 3% par an en raison de la désindexation partielle des indemnités familiales.Si le gouvernement décide de ne pas éliminer complètement les allocations familiales, il se peut fort bien que la formule de désindexation partielle soit majorée de 1%, ce qui représentera une économie additionnelle de 23 millions de dollars pour le gouvernement et une perte équivalente pour les parents et les enfants.Déjà, grâce à la désindexation partielle des allocations familiales, le gouvernement fédéral a économisé près de 500 millions de dollars.De plus, la valeur des autres avantages tangibles accordés aux parents \u2014 le crédit d'impôt pour enfant \u2014 a été coupé de moitié depuis 1984, de sorte qu'à toutes fins utiles, les enfants ont été éliminés du système fiscal comme s'ils ne comptaient plus.LA PRESSE est publiée par LA PRESSE, LTEE.7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières â LA PRESSE sont également réservés.¦Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.\u2022 Port de retour garanti.RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT Lt tervtct dal »! tit ouvtrt du lundi au v-ndrtdl da 7 a 13h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandas annonças Annonçai clan»*» 285-6911 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES Commandai ou corrtctlom lundi au vandradl da ah a 17h.285-7111 CRANDES ANNONCES Ott «nanti 285-7202 National.TéM-Pm» 285-7306 vaunc*i, Voyaeai 285-7265 Can tarai tt protaïuom, nomination» 285-7320 Les impôts, bien sûr que ça existe en union soviétique et de plus en plus Le texte qui suit donne un éclairage intéressant sur le système fiscal soviétique.Il a été préparé par un haut fonctionnaire d'URSS, le professeur E.Kolomine, directeur adjoint de l'Institut de recherche auprès du ministère des Finances de l'URSS.Les impôts en Union soviétique étaient jusqu'ici considérés seulement comme un élément des rapports fiscaux entre l'État et la population, les coopératives et les organisations sociales.La réforme des rapports économiques a mis en évidence la nécessité de rapports fiscaux y compris avec les entreprises d'État.De ce fait, certaines mesures ont été élaborées en vue de perfectionner le système fiscal existant, en introduisant notamment l'impôt sur les bénéfices des entreprises d'État, destiné à remplacer l'ancien système de versements en vigueur et dont les normes étaient définies par les ministères.Il est également prévu de réviser l'imposition sur les revenus des coopératives, de modifier l'impôt sur le chiffre d'affaires, d'étudier l'intérêt d'un passage à un impôt sur la valeur ajoutée.Mais la priorité est accordée aux questions relatives à l'impôt sur les revenus de la population.Le Conseil des ministres de l'URSS a déjà examiné en 1988 un projet d'imposition sur le revenu de la population.Il a été décidé de le soumettre à la discussion par les collectifs de travailleurs dans des entreprises relevant de différents ministres (constructions mécaniques, métallurgie, industrie légère et quelques autres).De nombreuses remarques ont été formulées, même si dans l'ensemble le projet a été approuvé par les travailleurs.Le projet, remanié pour tenir compte des proposition des collectifs de travailleurs, sera une nouvelle fois examiné par le gouvernement.Puis il sera publié dans la presse, afin d'être soumis au débat public.Il est prévu dans un premier temps de ne pas modifier les principes de base de l'imposition sur les revenus.Mais probablement dès 1990, le minimum non imposable sera relevé, tandis que des majorations d'impôt seront introduites pour les revenus nettement supérieurs à la moyenne.Par la suite (je tie pense pas que cela se fasse avant 1995), une imposition sur le revenu global, incluant toutes les sources, sera établie suivant une grille unique sur la base de la déclaration de revenus.Actuellement, celle-ci n'est présentée que par les personnes qui pratiquent des occupations professionnelles individuelles, c'est-à-dire qu'elle ne concerne que les revenus non salariés.Il s'agit là d'un problème très sensible.Il est en effet notoire que la politique en matière de fiscalité est étroitement liée à la politique en matière de salaires et autres revenus de la population.Le système d'imposition existant jusqu'ici reflète la tendance antérieure au nivellement des salaires.Ce nivellement justifiait à son tour l'existence d'un impôt de 13% sur les revenus de plus de 100 roubles par mois.Mais avec la réforme du système salarial, prévoyant des revenus en fonction des résultats du travail fourni, il faudra bien aussi passer à un système d'impôt progressif.Pour fixer le taux d'imposition et le montant à partir duquel se fait la progression, il a été tenu compte non pas du niveau actuel des revenus en URSS, mais des perspectives de leur accroissement.Concernant l'impôt supplémentaire sur les gros revenus, il est prévu à partir de 600-700 roubles, soit pour des revenus trois fois supérieurs au salaire moyen (en 1988, celui-ci était de 217 roubles).Inutile de préciser que de vives discussions ont porté sur le caractère progressif de l'imposition.Certains spécialistes suggèrent d'instaurer au-dessus d'un seuil de revenus un impôt de l'ordre de 50%, voire 60%.Mais c'est la progression allant de 15 à 50% (ce dernier taux était appliqué aux revenus dépassant 1500 roubles par mois) qui a le plus de partisans.Le taux moyen d'imposition serait ainsi de 12,3% pour les revenus s'élevant à 700 roubles, de 15% pour 1000 roubles, un peu plus de 20% pour 1500 roubles et environ 30% pour les revenus s'élevant à 2000 roubles.Nous sommes conscients que ce projet ne réjouira guère la partie \u2014 insignifiante d'ailleurs \u2014 de la population qui bénéficie de gros revenus.Pour éviter les erreurs de 1988, lorsque les taux d'imposition mis en place pour les coopérateurs étaient de très loin supérieurs à ceux fixés pour les travailleurs salariés, le projet prévoit un tarif unique pour les salariés et les coopérateurs.Le système retenu ne devrait pas apporter au budget d'entrées supplémentaires; par contre, il assure une répartition socialement plus équitable des impôts entre les différents groupes de la population.Pour ce qui est du passage à l'imposition sur le revenu global sur la base d'une déclaration d'impôts, nous avons attentivement comparé les diverses expériences en vigueur à l'étranger et étudié leurs points communs et leurs différences.Une préparation préalable sera nécessaire.Aujourd'hui, ni la population, ni le système financier de l'URSS ne sont prêts à un pareil changement.Dans les districts et les villes, les premières inspections fiscales se sont installées en 1988.Des cours de formation sont prévus pour élever le niveau de compétence du personnel embauché.Partisans et patronage ¦ 1 y a peu d'exercices aussi amusants que de suivre El l'incessante métamorphose du ministre Claude Ryan: de l'austère «homme de principe» qu'il était au Devoir, alors qu'il convoquait les leaders politiques à son bureau pour mieux les sermonner (on dit que le seul à avoir refusé de passer à confesse est Pierre Trudeau, d'où la solide rancune de M.Ryan à l'endroit de l'ancien premier ministre), M.Ryan est devenu, à peine dix ans plus tard, le plus partisan des partisans libéraux.L'homme de principe déclare aujourd'hui que les anglophones déçus qui songent à annuler leur vote aux prochaines élections font du «chantage politique».Ainsi donc, voter libéral serait démocratique.mais annuler son vote plutôt que de voter libéral serait du chantage?! Sur la langue, les principes de M.Ryan ont fluctué, en dix ans, de façon spectaculaire.11 y a dix ans, la loi 101 était la pire horreur: une loi fascisan-te, clamait-il sur toutes les tribunes, qui piétinait les libertés individuelles, et dont le danger était tel que c'est pour la combattre qu'il est entré en politique! Depuis, M.Ryan a été mystérieusement transformé en thuriféraire de la loi 101 et de l'affichage unilingue.sauf quand il s'agit de son comté, puisqu'il a essayé de convaincre ses collègues de la nécessité de prévoir des enclaves bilingues dans certaines petites localités, tout particulièrement, comme par hasard, dans Argenteuil.Ce qui n'est pas un droit fondamental à Verdun, Pointe-Claire ou Hampstead, serait apparemment un droit fondamental pour les électeurs de M.Ryan.La dernière volte-face concerne la langue du travail.Farouche partisan de la coercition quand il s'agit de l'affichage, M.Ryan se transforme en farouche adversaire de la coercition quand il s'agit de la langue du travail.Il préfère, dit-il, l'incitation, méthode plus efficace et plus respectueuse des libertés.En somme, le bâton pour le dépanneur du coin et la carotte pour les grandes entreprises qui «oublient» la francisation sitôt leur certificat obtenu, et pour les usines où les immigrants adultes apprennent rapidement que l'anglais est le passeport indispensable pour le marché du travail.Inflexible quand il s'agit d'interdire au petit cordonnier d'écrire «shoema-ker» sur son commerce, M.Ryan devient tout miel quand il s'agit de la vie quotidienne de la plus grande partie de la main d'oeuvre: il ne retient même pas l'idée d'une campagne médiatique pour promouvoir le français comme langue du travail, sous prétexte que ce serait.de la propagande! De la propagande?! Mais ne disait-il pas en décembre que la cause du français était un héritage sacré?Mais ne cherchons plus.Il y a tout de même une constante derrière ces volte-face: le degré de popularité de la mesure concernée.Si l'électorat est mobilisé (c'est le cas de l'affichage, question secondaire mais plus visible qu'en ce qui concerne la langue du travail ), M.Ryan penche du côté de l'électorat.Si l'électorat est indifférent, M.Ryan penchera de l'autre côté.Evidemment, on ne peut blâmer un politicien de vouloir être réélu.Cette attitude surprend davantage, toutefois, quand elle est le fait d'un homme qui a passé les trois-quart de sa vie d'adulte à donner des leçons de vertu aux politiciens.Le PO et le patronage À l'heure où sa relève le quitte \u2014 après Jacques Rochefort en 87, c'est au tour de Jean-Pierre Char-bonneau, Claude Filion et Jean-Guy Parent \u2014, la deputation péquiste semble dépourvue de munitions.A preuve, cette liste des «nominations partisanes» que Jacques Brassard vient de publier pour faire le procès du gouvernement.On mélange, pêle-mêle, des nominations à des postes neutres (ceux de sous-ministres, par exemple) et des nominations à des conseils d'administration dont il est parfaitement normal qu'elles aillent à des amis du pouvoir (le PQ, quand il était au gouvernement, n'a jamais fait autre chose).et il s'agit, en plus, de postes sans gratification financière, le gouvernement Bourassa ayant éliminé les «jetons de présence».On invente des scandales.Qu'y a-t-il d'anormal à ce que trois personnes étant passées par Alliance Québec siègent bénévolement au Conseil supérieur de l'Éducation, à la Protection de la Jeunesse, ou à une commission d'appel?Si l'on veut associer quelques anglophones à l'administration publique, où peut-on les trouver sinon autour d'Alliance Québec?En quoi la nomination à SOQUIA de Mitzi Do-brin, ou celle, au conseil de l'Université de Montréal, de la femme d'affaires Guylaine Saucier, constituent-elles des nominations politiques?Où est le scandale à ce que l'ingénieur Michel Gaucher soit au conseil de la SDBJ?Le contrat le plus retentissant que M.Gaucher ait reçu, celui de l'OSM, lui est venu du gouvernement Lévesque! Est-ce qu'on soupçonne ces personnes d'avoir déjà voté libéral ?Seraient-elles coupables d'avoir souscrit, comme c'est leur droit le plus strict, et en vertu de la loi du financement public des partis si chère à René Lévesque, à la caisse du PLQ?Où est le scandale à ce que le gouvernement place, à Hydro, à la CSST ou à la Caisse de dépôt (que i'ancien gouvernement avait truffées de sympathisants péquistes), des gens qui sont, comme Marcel Côté ou Pierre Lortie, sur la longueur d'ondes du parti au pouvoir?Donat Taddéo et Reed Scowen sont libéraux, certes, mais sont-ils moins compétents, pour être délégués généraux à l'étranger, que ne l'était la péquiste Louise Beaudoin quand elle fut envoyée à Paris?Claude Forget ou Victor Gold-bloom, qui ont quitté la politique depuis des lunes, devraient-ils être bannis de la sphère publique?Le sous-ministre Normand Riddel, fonctionnaire de carrière doté d'une solide expérience internationale, devrait-il être «suspect» pour avoir été quelques mois.il y a 15 ans, au service du premier ministre Trudeau?Les nominations aux postes de sous-ministres sont évidemment à regarder de plus près, mais le PQ est mal placé pour jouer les vierges offensées.Quand il était au pouvoir, il a politisé les échelons supérieurs de la haute fonction publique de façon systématique et presque indécente: sous le gouvernement Lévesque, le grand patron de la fonction publique, poste stratégique s'il en est un, et pour lequel on devrait exiger une neutralité absolue, était détenu par un partisan avoué.Louis Bernard souscrivait même chaque année à la caisse du parti quand il était en fonction.Quant aux anciens députés et candidats défaits, le PQ n'est plus en mesure, comme le PLQ, de leur offrir des prix de consolation dans la fonction publique.Mais ils ont trouvé refuge dans le giron du RCM à Montréal ou de l'ami Brian à Ottawa! ! B 4 \u2022 LA PRESSÉ, MONTREAL.JEUDI 13 AVRIL 1989 I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I If I I WU Mill GAGNEZ UNE AVEC PISCÏNÈÏCREUSÊE **/toCf> /VAL-MAR «00 BOIVtN.BCNSaBIANQ eut les industries llitee onnevil Û^S«îs
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