La presse, 3 mai 1989, Cahier A
[" I.\u2022) mèlêo Amoufd hut: Nuageox avec eclaircies vents du S O de 30-50 km h Minimum 5' Maximum 1 1 ' Demain Devenant généralement ensoleille DETAilS PACE A2 4\t\u2022 MONTREAL.MERCREDI 3 MA11989\t105* ANNEE N° 190\t90 PACES, 7 CAHIERS\tHors de la tone métropolitaine 45 cents ' Interrogé sur son absence au moment où Montréal a mené son ultime bataille en vue de faire renverser la décision fédérale, le maire Jean Doré a expliqué qu'il avait eu des entretiens avec les ministres Corbeil et Bouchard jeudi dernier.Il avait obtenu un rendez-vous avec M.Corbeil pour le mardi 9 mai, et avait conclu que l'annonce du site serait retardée de quelques jours.L'Agence spatiale s'occupera de divers programmes internationaux et du projet Radarsat, elle contribuera à la future station or- bitale et à l'entraînement des astronautes et coopérera avec l'Agence spatiale européenne.Elle disposera d'un budget de S3 milliards d'ici l'an 2000.?Jean Doré: Ottawa a pris une mauvaise décision.Le drame du Motel Rose: Dents Laioie avait deja menace de tuer sa famille chez des amis, et a fait une demande officielle de garde des enfants.Elle n'a vu ses petits que trois fois au cours du dernier mois de leur vie.Denis Lajoie, 29 ans.caissier dans un dépanneur, n'acceptait pas la situation et lui refusai! le droit de visiter les bambins.« Il m'a dit que pour voir les enfants, il fallait que je reste à la maison, a souligné la jeune femme de 26 ans.qui reçoit des prestations d'aide sociale, le lui ai parlé mercredi passé et il ne m'a pas dit qu'il partait pour la fin de semaine.L'enquêteur de la Sûreté du Québec m'a appris la nouvelle à minuit moins le quart, samedi soir.» Selon elle, le fait que les deux enfants aient été retrouvés l'un à côté de l'autre, comme endormis, sur le lit de la cabine, n'est pas normal.« |e ne les ai jamais vus dormir côte à côte, a-t-elle assuré hier.|e pense que Denis leur a donné des médicaments et qu'il en a pris lui aussi.Il a regretté d'avoir mis le feu, a essayé de sortir les enfants et n'en n'a pas été capable.C'est la seule façon que je peux voir.» Surtout, raconte France R., que son ex-mari avait déjà mentionné cette possibilité lorsque Mathieu avait six ou sept mots.«On n'avait pas beaucoup d'argent et Denis était écœuré, a-t-elle confié.11 m'a dit, à un certain moment, que si ça continuait, il irait chercher des médicaments, on s'installerait tous les trois sur le lit double et on s'endormirait.Mais on a réussi à s'en sortir.Il a laissé tomber l'idée, mais je ne sais pas s'il l'avait encore dans la tête.» D'après les deux amis qui hébergent la jeune femme \u2014 et qui ont préféré taire leur nom \u2014 Denis Lajoie n'acceptait pas les responsabilités.Et c'était trop, pour lui, d'avoir une femme et des enfants.«Dès qu'il était contrarié, il envisageait des solutions extrêmes, a souligné l'un d'eux.C'était un Témoin de Jehovah, mais il ne respectait pas les lignes de conduite prescrites par sa secte!» Les autopsies pratiquées lundi à l'Institut médico-légal de Montréal n'ont rien révêlé de concluant.Selon le coroner de Saint-Jérôme, le docteur Linda Talbot, les autopsies n'ont pu définir de façon certaine la cause du décès de Denis, Mathieu et Isabelle Lajoie.Des prises de sang seront analysées au laboratoire de police scientifique pour déterminer s'ils sont morts asphyxiés.Les escouades des crimes contre la personne et des crimes contre la propriété de la Sûreté du Québec poursuivent leur enquête, compliquée par l'absence de témoins oculaires.L'hypothèse voulant que Denis Lajoie ait tué ses deux bambins avant d'allumer l'incendie semble prévaloir, pour l'instant.?CORMORANS Dix mille cormorans vont être élimines tre à la carabine 2000 adultes ce printemps, ceux qui nichent dans les arbres.Les nids au sol seront arrosés d'une huile spéciale qui provoque l'asphyxie des oeufs.L'objectif du ministère québécois du Loisir, de la Chasse et de la Pèche est de ramener la population au seuil de 10000 reproducteurs d'ici 1993.Si le problème des cormorans existe ailleurs dans l'Est du pays et même aux États-Unis, c'est la première fois qu'un gouvernement prend des mesures aussi radicales afin de le contrôler.En 1979, le nombre de cormorans était d'environ 12000 adultes pour atteindre les 34000 en 1987.Au rythme de croissance actuel \u2014 un couple produit deux petits annuellement \u2014 les biolo- La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 588 2921 18-3-01 Mercredi 3 mai 1989 LA MÉTÉO\t\t\t\t\t\t\t\t Québec\t\t\t\tÉtats-Unis\t\t\t\t \tMin.\tHaï.\tAujourd'hui\t\tMm.\tMm.\tMm.\tMil.Abttibf\t0\t5\tCiel varia.\tBoston\t7\t18 N.-Orièans\t14\t\u2014 Outaouais\t0\t8\tCiel varia.\tBuffalo\t5\t7 Pittsburgh\t7\t14 Laurantfctes\t0\t7\tCiel varia.\tChicago\t4\t10 S.Francisco\t11\t22 Cantons de l'Est\t0\t10\tNuageux\tMiami\t22\t32 Washington\t21\t24 Mauricfe\t2\t8\tAverses\tNewYorl»\t9\t18 Dallas\t12\t25 Québec\t3\t9\tAverses\t\t\t\t\t Lac-Saint-Jean\t2\t3\tAverses\t\t\t\t\t Rimouski Gaspésie\t3 4\t9 tl\tAverses Averses\tles capitales\t\t\t\t Baie-Comeau\t3\t9\tAverses\t\tMm.\tMai.\tMm.6\tMai.Sept-lles\t3\t8\tAverses\tAmsterdam\t8\t15 Madrid\t\t23 \t\t\t\tAthènes\t11\t22 Moscou\t9\t24 Canada\tMin.\tMil\tAujourd'hui\tAcapuico Berlin\t22 3\t32 Mexico 16 Oslo\t9 7\t26 7 Victoria\t7\t17\t\tBruxelles\t2\t18 Paris\t7\t20 Edmonton\t3\t11\t\tBuenos Aires\t4\t19 Rome\t8\t18 Regina\t2\t21\t\tCopenhague\t10\t15 Seoul\t11\t25 Y/innipeg\t2\t20\t\tGenève\t6\t15 Stockholm\t5\t18 Toronto\t5\t8\t\tHong Kong\t22\t26 Tokyo\t12\t21 Fredericton\t7\t11\t\tLe Caire\t18\t28 Trinidad\t25\t32 Halifax\tS\t11\t\tLisbonne\t16\t27 Vienne\t6\t12 Chartottetown\t7\t16\t\tLondres\t11\t20\t\t Saint-Jean\t\t\t\t\t\t\t\t Denis Lajoie aurait administré des médicaments à ses deux enfants, Mathieu (à gauche), deux ans, et Isabelle, neuf mois, pour les endormir avant de mettre le feu à la cabine de motel qu'il gistes estiment que la population pourrait atteindre 34000 reproducteurs d'ici quatre ans.sans compter les 40000 oisillons.Les oiseaux de cette espèce se reproduisent à l'âge de trois ans.Avant d'atteindre leur maturité, ils errent un peu partout le long du Saint-Laurent, notamment dans la région de Montréal.Selon le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche qui lançait la nouvelle hier, ce contrôle est devenu nécessaire en dépit de la polémique que l'opération est susceptible de soulever.Le programme d'élimination sera l'objet d'analyses scientifiques constantes et il sera réévalué dans deux ans.C'est la seconde fois qu'on procède à un contrôle d'une espèce d'oiseau au Québec.En février 1985, le gouvernement avait décidé d'éliminer une cinquantaine de choucas des tours, à Port-Cartier, une espèce européenne semblable à la corneille.Les oiseaux avaient vraisemblablement traversé l'Atlantique sur un cargo et on craignait qu'ils n'envahissent tout le Québec causant ainsi des torts irréparables à l'agriculture.Ce sont les propriétaires des îles qui ont sensibilisé le ministère au sujet du cormoran, un migrateur qui passe l'hiver le long de la côte atlantique, jusqu'en Floride.11 s'agit notamment du Service canadien de la faune et de plusieurs sociétés de conservation.Selon le porte-parole du ministère, le biologiste Michel Lepage, ces groupe voués à la protection de l'environnement ont donné leur accord à ces contrôles parce que l'habitat de ces iles était manifestement menacé.«Cette forme de gestion fait nique rejoint un des objectifs de la stratégie mondiale de la conservation, dit-il.11 n'est question d'exterminer l'espèce mais bien de limiter sa multiplication ».Une fois l'objectif atteint, les propriétaires des ties seront autorisés à effaroucher les oiseaux afin qu'ils se concentrent sur des ilôts rocailleux où il n'y a pas de végétation.Ces endroits seront d'ailleurs protégés.Les iles seront aussi restaurées partiellement par le groupe Canards Illimités qui y investira plus de $300000 pour favoriser à nouveau la venue de canards ni-cheurs.?LAVAL Allocation de transition de $60000 pour le maire de Laval Lavallois \u2014 le parti au pouvoir \u2014 présents a l'assemblée, se sont prononcés en faveur, il est évident que plusieurs d'entre eux ne connaissaient pas le montant exact qui sera accordé au maire Lefebvre comme allocation.L'un deux a même dit croire avant le vote que le maire recevrait $46736.Un haut fonctionnaire municipal a cependant confirmé hier que le montant de l'allocation était bien de $60000, comme l'avait mentionné M.Clermont la veille.Un tel cas n'est pas unique au Québec.La loi prévoit un minimum pour une indemnité de séparation ou de retraite à être versée à un élu, mais chaque ville est autonome dans la fixation du montant et pour la forme de ce versement.A Montréal, on vient récemment de modifier les allocations données à l'ancien maire lean Drapeau.Lundi après-midi, M.Lefebvre s'est rendu à son bureau de l'hôtel de ville où il a discuté avec des fonctionnaires et des élus de son parti, dont le président du PRO, M.Robert Plante.Durant ces rencontres, il a été question du processus à suivre concernant son départ.11 devra faire parvenir au greffier une lettre précisant la date d'entrée en vigueur de sa démission.Par la suite, les membres du conseil se réuniront pour décider si une élection sera tenue ou si un successeur sera nommé pour remplir le mandat du maire jusqu'à la fin.C'est la deuxième hypothèse qui sera retenue.Selon la constitution du PRO.il faudra aussi tenir un congrès qui permettra aux délégués de choisir un nouveau chef et celui-ci deviendra automatiquement maire.Cette rencontre devrait normalement avoir lieu le mercredi 7 juin.M.Lefebvre a mentionné qu'il accorderait son appui à M.Gilles Vaillancourt, qui assume actuellement les tâches normalement dévolues-au maire.Cette prise de position ne fait pas l'unanimité.¦ Au moins un élu du PRO espère encore que M.Lefebvre revien- avait louée à Lafontaine, près de Saint-Jérôme, samedi dernier.Tous trois ont péri dans l'incendie.PHOTOS U ftMM Et puis, disons les choses clairement, si les élections sont une partie du processus de paix de A à Z, on peut en débattre, mais si c'est juste un moyen pour permettre à M.Shamir de gagner un peu de temps pour perpétrer davantage de crimes contre notre peuple, je laisse cela à la considération du monde», a ajouté le chef de l'OLP.La visite du dirigeant palestinien a provoqué une levée de boucliers au sein de la communauté juive de France, qui commémorait hier l'holocauste de six millions de juifs par les nazis.Les commerçants du quartier juif du Sentier ont fait retentir leurs sirènes au moment où l'avion irakien du chef de l'OLP, en provenance de Tunis, se posait à Orly.Ils ont ensuite baissé leurs rideaux de fer en signe de protestation.À l'appel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), plus de 10000 personnes se sont rassemblées hier soir, rue Copernic, dont la synagogue avait été le théâtre d'un attentat sanglant en octobre 1980.«|e suis contre tous ces crimes.Mais je veux rappeler que l'holocauste n'est pas le fait du peuple palestinien.Il y a un holocauste quotidien contre nos femmes et nos enfants à Gaza, en Cisjorda-nie, à Jérusalem », a dit Arafat sur TF1, tout en affirmant qu'il partageait la souffrance des juifs.« le partage leurs souffrances à cette occasion, comme je partage les souffrances de mes frères chrétiens, eux aussi victimes de l'holocauste nazi », a-t-il dit.Plusieurs milliers de personnes ont aussi manifesté toutefois pour souhaiter la bienvenue au chef de l'OLP.Derrière une large banderole proclamant: «Arafat à Paris: un pas vers la paix», les manifestants, réunis à l'appel d'un collectif d'organisations de gauche et d'associations d'immigrés, ont parcouru les rues du quartier latin jusqu'à l'Institut du monde arabe aux cris de «Pas de paix sans l'OLP» et «Nous sommes tous des Palestiniens».«La paix nécessite du courage», a déclaré hier soir Arafat en commentant l'attentat contre Issu m Salem à Suida et l'invitation officielle du président Mitterrand.« )e suis aux côtes des gens courageux.L'appel palestinien trouvera-t-il des gens courageux en Israël ?Il a su trouver de l'attention auprès de forces progressistes israéliennes.Certains continuent à exprimer des reserves et je comprends leur peur, leur appréhension.Les Palestiniens ont peur eux aussi », a déclaré Arafat, qui aura aujourd'hui un entretien avec le premier ministre Michel Rocard.?L'invasion des iles du Saint-Laurent par les cormorans à aigrettes menace d'en détruire en quelques années toute la végétation, éliminant du même coup les lieux propices a la reproduction d'autres espèces d'oiseaux.photo dra sur sa décision et fera campagne comme chef.Il est évident que ce conseiller ne fera pas la campagne électorale aux côtés de M.Vaillancourt comme candidat à la mairie.M.Lefebvre est en convalescence après avoir subi trois pontages coronariens.Des proches ont mentionné qu'il commençait à avoir hâte d'entreprendre une autre partie de sa vie en dehors des activités municipales.Il est âgé de 60 ans.?.ARAFAT La charte de l'OLP est devenue caduque (Arafat) mot «caduc» employé par le chef de l'OLP.Au moment de l'entretien à l'É-lysée, qui a duré 90 minutes et qui s'est déroulé au milieu de manifestations de rues et de strictes mesures de sécurité, Issam Salem, représentant personnel d'Arafat au Liban, était atteint de deux balles à la tête par un homme masqué dans un magasin de Suida, au Liban sud.Salem était hier soir dans un coma profond.À Damas, le Fatah-Commande-ment provisoire de colonel Abou Moussa (pro-syrien) dénonçait hier soir la déclaration d'Arafat sur la charte de l'OLP comme «une capitulation aux conditions de l'ennemi israélien».En Israël, l'entourage du premier ministre Yitzhak Shamir jugeait sans valeur les propos d'Arafat, qui «dit n'importe quoi, n'importe quand », selon le porte-parole Avi Pazner.Arafat, invité du journal télévisé de TF1, a lancé un appel aux Israéliens et aux communautés juives du monde entier, en déclarant: «je leur dis: faisons la paix en terre de paix».Le dirigeant palestinien a qualifié de «constructive et fructueuse» sa première visite officielle en France, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.«je considère cette visite comme l'un des grands jalons pour parvenir à une conférence internationale sous les auspices de l'ONU, avec la participation des pays membres du Conseil de sécurité et des parties au conflit», a-t-il dit.Tout en prenant acte du tournant amorcé par l'OLP en faveur de la reconnaissance de l'État d'Israël, Mitterrand a estimé au cours de l'entretien qu'il fallait «mettre les choses au net» en ce qui concerne la charte de l'OLP, «contraire sur des points importants au programme politique adopté en novembre 1988 par le Conseil national palestinien d'Alger», avait rapporté Hubert Védrine, porte-parole de l'Élysee.«Il faut qu'il soit clair que j'ai été élu sur un programme politique, qui se fonde sur la base de deux Etats.Quant à la charte, je crois qu'il y a une expresion française qui dit: c'est caduc», a déclaré Arafat hier soir.Védrine avait d'autre part indiqué que Mitterrand a «interrogé M.Arafat sur sa position concernant le principe et les modalités des élections proposées par le gouvernement israélien en Cisjor-danie et à Gaza » et qu'« il a exprimé sa préoccupation sur la grave situation des habitants de ces territoires».«Est-il possible que des élections se déroulent sous une occupation et sous la supervision d'une armée d'occupation?Nous avons essayé en 1976 de telles élections.Sur 116 élus municipaux, 96 étaient des représentants de l'OLP.Qu'en a été le destin ?», s'est interrogé hier soir Arafat.«Certains ont été tués, d'autres sont encore en prison.Certains ont été expulsés des Territoires.Où donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de9h à 18 h; \u2022 à joliette : en collaboration avec la Chambre de commerce et les bénévoles de la section de l'Association des pompiers, sous-sol de la cathédrale, rue Saint-Charles-Borromée, de 10 h à 20h30; \u2022 à Sherbrooke : Sûreté du Québec, cathédrale Saint-Michel, 188, rue Marquette, de 10 h 30 à 20 h 30. LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 3 MA11989 La Press \u2022 A3 Bourassa le choix d'Ottawa DENIS LESSARD du bureau de La Km&c OUEBtC ¦ Le premier ministre Robert Bourassa a endosse hier le choix du gouvernement federal d'implanter l'Agence spatiale près de la base de Saint-Hubert.A l'Assemblée nationale.M.Bourassa a repris à son compte l'argument utilise quelques heures plus tôt par le ministre fédéral responsable de la Rive-Sud, Lucien Bouchard.Le projet de l'agence fédérale verra sa «concrétisation dans la grande région de Montréal», a soutenu le premier ministre.A Québec hier, tout en étant mécontent du choix du gouvernement fédéral, on indiquait qu'il n'y avait pas lieu pour le gouvernement de protester ouvertement.Pour le ministre de l'Industrie et du Commerce, Pierre MacDonald, il se trouve dans la Montérégie des entreprises qui «s'apparentent à l'aéronautique».Saint-Hubert «n'était pas notre premier choix, mais c'est une décision avec laquelle il faudra vivre de façon positive», a-t-il dit.Pour le ministre MacDonald.ce qui est important, c'est avant tout que « l'Agence soit située de façon assez éloignée des 11 organismes qui se partagaient le pouvoir à Ottawa», a-t-il dit.Si l'Agence avait été placée à Mississauga, en banlieue de la Ville-Reine, tout le monde aurait dit qu'elle serait allée à Toronto, a-t-il observé.Un collègue de M.Mac-Donald, le ministre André Bourbeau, du comté de La-porte, était membre du front commun déterminé à attirer l'agence sur la Rive-Sud, tout comme le député pcquiste de Bertrand, Jean-Guy Parent.Au Parti québécois, le chef lacques Parizeau a soutenu que le choix de la Rive-Sud s'expliquait facilement.Cette région avait d'excellentes raisons de réclamer l'Agence et Ottawa n'a pas erré en choisissant ce secteur.Ce dernier est étonné que les porte-parole montréalais n'aient pas vu «monter» le dossier de la Rive-Sud.Même avis chez le responsable de l'aile parlementaire du PQ, Guy Chevrette.On peut penser que le gouvernement fédéral possédait plus d'informations que le Québec pour choisir la Rive-Sud, observe-t-il.Mais ce choix remet en cause le poids du ministre responsable de la région de Montréal, le président du Conseil du trésor, Daniel Johnson.« On peut se demander quelles représentations il a faites alors que son collègue, M.Bourbeau, était actif.M.Johnson a regardé passer ce dossier comme il l'a fait l'an dernier sur la question des frégates», a soutenu M.Chevrette.Pour le député péquiste de Bertrand, Jean-Guy Parent, le choix du fédéral est heureux.C'est d'avoir «une vision trop étroite» que de prétendre qu'un gain pour la Rive-Sud ne bénéficiera pas à la grande région métropolitaine, selon lui.Déjà Hydro-Québec et le Conseil national de la recherche avaient choisi la Rive-Sud pour établir des laboratoires de recherches, a-t-il rappelé.Chez les députés libéraux de l'ile de Montréal, c'est avec amertume qu'on s'est rangé hier au choix d'Ottawa.Le président du caucus libéral de l'Ouest de l'île, Claude Dauphin (Marquette), a transmis au nom de son groupe un télégramme de protestations au bureau du premier ministre Brian Mulroney.«On aurait souhaité qu'elle soit établie dans l'Ouest de l'île, notre région offre un mélange de français et d'anglais qui aurait favorisé l'implantation de ces fonctionnaires unilin-gues anglophones», a soutenu M.Dauphin.Cette décision «doit être frustrante pour Montréal» qui avait organisé le mouvement, qui, finalement, a fait pencher la balance en faveur de la Rive-Sud.«Mais est-ce qu'on doit déchirer nos chemises pour autant?», demande le député Dauphin.Même son de cloche du président du caucus libéral de l'Est de l'Ile, le député d'Anjou, Serge Larouche.- 5!S?rYp SPATIALE La Rive-Sud en liesse : «Montréal, c'est en banlieue de Longueuil» \u2014 Le maire Roger Ferland fl£«K£ SCLUMARE En fin d'après-midi, hier, la station de Longueuil baignait dans une atmosphère de fête à laquelle les usagers du métro étaient invités à participer.C'est au son de la fanfare que le ministre Lucien Bouchard et le président de l'Agence spatiale canadienne, M.Larkin Kerwin, ont été accueillis par tout le gratin de la Rive-Sud.Plusieurs passagers se demandaient bien à quoi rimaient ces réjouissan- ces.PHOTO REMI LEVEE, U Presse ¦ Le ministre Lucien Bouchard, son collègue et député de Lon-geuil Nie Leblanc et le président de l'agence spatiale canadienne.Larkin Kerwin, sont descendus au métro de Longueuil, hier en fin d'après-midi, où ils ont été accueillis en héros par tout le gratin de la Rive-Sud.Le maire de Longueuil, Roger Ferland, a été le premier à leur serrer la main, au son de la fanfare qui.depuis près de deux heures déjà, animait la fête à laquelle les usagers du métro ont été invités à participer, verre à la main.Ceux-ci se demandaient, pour la plupart, à quoi rimaient toutes ces réjouissances.L'ensemble des élus des trois paliers de gouvernement, à quelques exceptions près, ainsi que plusieurs chefs de file des agents économique» de la Rive-Sud, faisaient aussi partie du comité d'accueil.Une immense banderole, surplombant le comité d'accueil, souhaitait la «bienvenue à l'agence spatiale».Plus bas, on pouvait lire: «Saint-Hubert vous remercie, M.Mulroney».MM.Bouchard, Leblanc et Kerwin sont montés à bord du métro, à la station Berri-UQÀM, sous les feux des caméras et, chemin faisant, le ministre Bouchard a confié à La Presse que «Montréal ne devrait pas s'illusionner, en pensant recevoir le siège social permanent de l'agence spatiale.» «Temporairement, le personnel sera logé dans un immeuble du centre-ville montréalais, mais la décision de construire le siège social permanent dans la zone aéroportuaire de Saint-Hubert est irrévocable», a tranché le ministre Bouchard, qui venait de faire le tour de l'emplacement choisi a Saint-Hubert, en compagnie de M.Kerwin.En banlieue de.Longueuil Dans une brève allocution prononcée au métro de Longueuil.le maire Ferland a noté à l'intention de ses visiteurs: «Comme vous avez pu le constater.Montréal est a deux pas d'ici.C'est en banlieue immédiate de Longueuil».La Société montérégienne de développement (SMD), qui a organisé cette fiesta, avait même retenu les services de Serge Bélair pour présenter les orateurs.«C'est un grand jour!», s'est exclamé M.Paul Leduc, président de la SMD, après avoir entendu le maire Ferland déclarer: «Nous allons tout faire pour répondre à vos attentes.M.Bouchard, et pour que vous soyez fier de votre choix.» Le ministre Bouchard, parrain de la Rive-Sud au sein du cabinet Mulroney, a affirmé que «l'agence spatiale est une grande entreprise nationale, d'une importance cruciale pour l'avenir technologique du Canada, du Québec et, plus particulièrement, du grand Montréal.» Lançant à nouveau un appel à l'unité et à la solidarité, le ministre Bouchard est heureux que le «Canada se mette ainsi à l'heure de la technologie de demain».Quant au ministre André Bourbeau, présenté comme le « père de l'agence spatiale sur la Rive-Sud», en raison des efforts qu'il a consentis pour l'avancement de ce dossier ces derniers mois, il a adressé un merci spécial «au très honorable premier ministre canadien Brian Mulroney».De gauche à droite sur la photo, M.Jean Corbeil, ministre fédéral du Travail, M.William Winegard, ministre d'Etat pour les Sciences et la Technologie, et M.Lucien Bouchard, ministre de l'Environnement.Le milieu des affaires québécois lance un appel au calme JACQUES BENOIT ¦ C'est un véritable appel au calme qu'a lancé hier le milieu des affaires québécois, au sujet du choix de la Rive-Sud comme emplacement de l'Agence spatiale, après les critiques féroces formulées en fin de semaine à l'endroit de la décision d'Ottawa.Pour leur part, les grandes sociétés concernées, telles que Spaar et CAE, jugent que, Saint-Hubert ou Montréal, cela revient au même.«C'est évident que ça peut être frustrant pour les gens de Montréal, a déclare M.Ghislain Du-four, président du Conseil du patronat dans une interview à La Presse.Mais le plus important est d'avoir eu l'Agence.Elle n'est peut-être pas là où on l'aurait souhaitée, mais tournons la page et soyons unis face au contenu.Le dossier sur lequel on doit se pencher, c'est que ça ne soit pas une coquille vide.» Se disant «d'accord avec la décision», il faut donc, ajoute-t-il, «au lieu de se chicaner, projeter une image de force, de cohésion», le Québec se devant de continuer «à faire front commun dans ce dossier».Le président de la Chambre de commerce de Montréal, M.Serge Godin, estime pour sa part que l'implantation de l'Agence à Saint-Hubert, plutôt que dans le centre de Montréal comme beaucoup le souhaitaient, ne changera rien, fondamentalement.«On accepte la décision du gouvernement fédéral.C'est une denrée rare, ces décisions-là, a-t-il dit.La décision est prise, il faut passer à l'action.Il faut mettre toutes nos énergies à amener le personnel de l'Agence ici.Et il faut que tout le monde accepte la décision.» La Chambre, qui a beaucoup travaillé pour l'obtention de l'Agence spatiale, «incite le gouvernement à aller de l'avant très rapidement».«On a invité le président de l'Agence.Larkin Kerwin.à être un de nos prochains conférenciers à la prochaine saison, a dit M.Godin.L'invitation est partie aujourd'hui.» M.Robert Kewerer, vice-président aux affaires internationales de CAE \u2014 la firme a eu entre autres, en sous-traitance, d'importants contrats concernant le bras télémanipulateur de la navette Challenger \u2014, juge que le choix de Saint-Hubert ne modifiera aucunement les activités de CAE dans le domaine.«Notre attitude, a-t-il indiqué, c'est de dire que c'est just fine d'avoir l'Agence spatiale.On a déjà la moitié de l'industrie aérospatiale ici à Montréal.Que l'Agence soit à Saint-Laurent où nous sommes, à Pointe-Saint-Charles, à Montréal-Est, à Longueuil ou à Saint-Hubert, en termes d'affaires ça ne change rien.» Pour ce qui est des querelles autour du choix de l'emplacement, cela relève, à son avis, «de la par-tisanerie locale», et n'importe pas vraiment.Porte-parole de Spaar Aérospatiale, qui a ses installations montréalaises à Sainte-Anne-de-Belle-vue, M.Mario Patenaude est également d'avis que cela a très peu d'importance.«On a toujours maintenu que, peu importe où serait l'Agence, on ferait affaire avec.On fait des affaires avec des entreprises partout dans le monde, et ce n'est pas quelques kilomètres qui vont changer quelque chose.Dans l'équation totale, le choix de Saint-Hubert, c'est mineur, et même négligeable.» Mme Louise Boutin, de Pratr& Whitney, rappelle pour sa part que la firme de Longueuil n'a pas d'activités touchant l'aérospatiale, et qu'elle n'est donc pas concernée.« Mais nous sommes heureux, comme compagnie, d'accueillir un tel organisme.» Pour sa part, un homme d'affaires en vue, qui a requis l'anonymat, a souligné qu'il était dans l'intérêt de Montréal et du Québec d'accepter la décision d'Ottawa, en ces heures de contraintes budgétaires et alors que le personnel de l'Agence ne demanderait pas mieux que de demeurer dans la région d'Ottawa.Bref, dit-il, il faut éviter de donner des armes à ceux qui voudraient voir Ottawa revenir sur sa décision d'implanter l'Agence spatiale au Québec ! A4 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 3 MA11989 Du DDT dans des céleris et tomates vendus au Canada /truc Canmlkmm TORONTO S Des traces de DDT.un des pesticides les plus toxiques, ont été décelés dans des céleris de Californie et des tomates du Mexique se trouvant sur les tablettes de magasins canadiens, a révélé hier le réseau anglais de Radio-Canada.Les tests effectués à la demande du magazine d'information The Journal ont permis de déceler du DDT.un produit interdit au Canada et aux États-Unis depuis 1972.dans des légumes produits spécialement pour le marché canadien.La découverte de résidus de DDT dans les tomates du Mexique permet de croire que l'on continue à utiliser ce pesticide au Mexique en dépit de son interdiction au Canada, a précisé CBC.Marcel Butucartu enlaçant sa femme Elena et sa fille Marcelle.PHOTO KHt PKMO, Lt Prmsé te ¦V 1 LE NOUVEAU STYLE INTERNATIONAL Durant notre INTRODUCTION COLLECTION 1989, Un dépôt est requis Toutes les conditions profitez également des avantages du pour les items sont disponibles 0 % D'INTÉRÊT ET AUCUN DÉPÔT.à commander.en magasin.4» % I i i ¦ i t.C Salon danS les tOnS Canapé2places \u2014 rég.1295$ 995$ bleu ou taupe 3 places \u2014rég.1559 S 1295 S Mobilier de chambre L'ensemble \u2014 rég.3131 $ en chêne solide Commode monsieur \u2014 rég.1034 S Chez Domicil, souffle un vent nouveau.Le style, la qualité et le confort de nos nouvelles collections vous séduiront.Normand Couture, sde PW3DEKT LAVAL 1860.boul.Le Corbusier (514) 688-2270 MONTRÉAL 505.de Maisonneuve 0.(514) 286-1307 SHERBROOKE Centre Les Tourelles 3025.rue King 0.(819)821-2915 QUÉBEC 1415.boul.Chares) 0.(418)682-5373 CHIC0UTIMI 1415, Champs Élysées (418)543-1681 MAINTENANT OUVERT : BR0SSABD 8080.boul.Taschereau Espace Nuovo (514)466-2103 OÉC0R DÉCARIE 6900, boul.ttëcarie (514)731-0113 Un immigré roumain déterminé finit par retrouver les siens 1.11V TASSO CHOM C\u20ac TSNTES ¦ Moins d'un mois après avoir arrêté sa grève de !a faim devant l'ambassade de Roumanie A Ottawa.Marcel Butucariu serrait hier dans ses bras, à l'aéroport de Mirabel, sa femme Elena et sa fille Marcella pour qui il avait jeûne durant 31 jours.II y avait deux ans et demi que ce technicien-mécanicien d'origine roumaine âgé de 58 ans et propriétaire d'un garage à Laval, ne les avait pas revues.II avait été envoyé alors en mission en Guinée puis au Mali comme assistant technique chez Dacia, une firme d'automobile roumaine implantée dans ces pays d'Afrique.Au lieu de rentrer dans sa patrie, il s'était rendu en France avant d'immigrer au Canada.Les retrouvailles, chargées d'émotion, ont été presque silencieuses, marquées surtout par de longues étreintes.Un jeune parmi la vingtaine d'amis d'ici et d'Ottawa venus partager la joie de Marcel Butucariu.brandissait devant les voyageuses une pancarte leur souhaitant la bienvenue au Canada, en roumain et en français.De nombreux bouquets ont changé de mains.Des cadeaux aussi.Toujours en silence mais avec force embrassades.Les personnes présentes originaires de pays socialistes de l'Est pouvaient mesurer ce que l'événement dont ils étaient témoins avait d'extraordinaire.En effet, par son «combat solitaire», comme le qualifiait notre collègue Maurice lannard, Marcel Butucariu, arrivé le 6 octobre dernier, il y a donc moins de sept mois, avait réussi l'impossible: attirer la sympathie en haut lieu afin que soit bousculée la procédure et coupés les délais.On se souviendra que M.Butucariu avait mis fin à son jeûne après avoir reçu une lettre personnelle du Secrétaire d'État Joe Clark qui lui donnait toutes les raisons d espérer.Elena et Marcella Butucariu avaient présenté leur demande de visa canadien le 8 mars, deux jours âpres le debut de la grève de la faim.Elles l'obtiennent le 31, et le 28 avril elles reçoivent le passeport qui leur permet de partir.Une nouvelle vie «La vie commence pour vous demain », de lancer en anglais, en guise de souhait, Judy Mahoney.d'Ottawa.Marcel Butucariu a dû traduire, sa femme ne parlant pas encore les langues du pays.ludy.qui travaille pour le gouvernement fédéral, passe tous les matins devant l'ambassade de Roumanie en emmenant sa fille à la garderie.C'est ainsi qu'elle avait remarqué la camionnette de M.Butucariu et l'immense affiche expliquant les motifs de son action.Touchée de voir quelqu'un faire un tel effort pour revoir les siens, elle s'était arrêtée pour échanger quelques mots, puis elle avait alerté le Ottawa Citizen.Le lendemain, elle était retournée avec une camarade de travail, litka Popelar, qui est d'origine tchécoslovaque.Le surlendemain, les deux femmes entraînaient 35 collègues dont plusieurs étaient revenus, jour après jour, encourager l'héroïque père de famille, «je le comprenais», reconnaît Jitka qui a immigré au Canada après l'occupation de son pays par les Soviétiques.Une autre fonctionnaire au fédéral, Louise Campbell, qui rendait quotidiennement visite au gréviste de la faim, était présente, elle aussi, à Mirabel.«On priait ensemble, le lui apportais de quoi se réchauffer car il faisait très froid», confie-t-elle.Marcel, Elena et Marcella avaient hâte de reprendre la vie commune.«Ma femme qui est comptable, va travailler avec moi dans mon garage», a annoncé joyeusement M.Butucariu.Infirmières: les négociations intensives commencent CILLES NORMAND du bu mu de La Presse QUÉBEC ¦ Les négociations qui entreront aujourd'hui dans une phase intensive avec le plus imposant groupe d'infirmières, traduisent une volonté très claire du gouvernement et des administrations d'hôpitaux d'obtenir un règlement à court terme avec celles qui dispensent les soins aux malades.C'est ce qui ressort de conversations avec des gestionnaires d'établissement de santé qui sont représentés à la table patronale.À Québec, la président de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (F1IQ), Mme Diane Lavallée, a pour sa part déclaré, à l'issue d'un conseil fédéral de deux jours, que tout était prêt du côté syndical pour se lancer dans un sprint sérieux afin d'aboutir à un règlement, et qu'il n'était pas question pour les infirmières de discuter durant un an et demi aux tables de négociation.Elles exigent en effet que leur cas soit réglé avant celui des autres groupes des secteurs public et parapublic, pour éviter qu'il soit noyé dans les négociations menées par les grandes centrales syndicales.«Nous savons ce que nous voulons, les demandes que nous avons déposées proviennent d'un large processus de consultation auprès de nos 40000 membres et nous disposons d'un mandat clair», a dit Mme Lavallée.«J'espère, a-t-elle ajouté, que l'offre de négocier sept jours sur sept, qui nous a été faite par nos vis-à-vis patronaux, signifie qu'ils ont obtenu des mandats valables pour faire avancer le dossier.» Le déblayage Les négociations, aujourd'hui, consisteront, selon nos informations, à poursuivre les travaux de déblayage, c'est à dire à disposer, par des ententes ou autrement, des clauses ou demandes jugées secondaires comparativement aux points chauds du dossier.C'est ensuite à ces derniers qu'on s'attardera dès que possible, et qui comprennent l'organisation du travail, le renversement des proportions entre le nombre d'infirmières à plein temps (40 p.cent) et celles qui travaillent à temps partiel (60 p.cent), et enfin les considérations salariales qui viennent généralement en dernier lieu.Mais, jusqu'ici, si tout le monde convient que les infirmières du Québec vivent une situation très particulière, cela ne s'est pas encore traduit de manière concrète lors des rondes de négociation, soutient Mme Lavallée.«Nous sentons davantage leur volonté de nous imposer des solutions plutôt que d'écouter celles que nous voulons proposer, je pense que le gouvernement devrait comprendre que nous ne nous laisserons jamais imposer des solutions.On l'a fait par le passé, il y a eu des décrets.Mais le rapport de force a changé.Les infirmières ont un interlocuteur unique», déclare Mme Lavallée.faisant allusion à la fusion des trois associations d'infirmières qui ont formé la Fédération qu'elle dirige.La présidente de la FIIQ reste convaincue que les demandes syndicales constituent le meilleur moyen de remédier à la démotivation dont souffrent les infirmières, aux inconvénients du travail de nuit, à la formation des recrues, à l'exode et aux bas salaires et, au bout du compte, à la détérioration des services de santé.Agences privées Entre-temps, les infirmières poursuivent leur lutte et continuent d'exercer des pressions sur les conseils d'administration des hôpitaux et sur le gouvernement, en persistant dans leur refus d'accomplir des heures supplémentaires.Le relevé quotidien des fermetures de lits résultant de cette manoeuvre indiquait que 460 lits avaient été fermés dans 19 hôpitaux du Québec, hier, comparativement à 512 la veille et à plus de 700 dimanche.Les administrateurs auraient-ils trouvé un moyen de diminuer l'impact du geste collectif des infirmières?«11 s'agit d'une fluctuation normale découlant d'un ensemble de facteurs, comme le nombre de malades, de patients électifs ou du nombre d'infirmières en disponibilité», répond M.Michel Cléroux, porte-parole de l'Association des hôpitaux du Québec.11 est certain cependant qu'un certain nombre d'hôpitaux montréalais ont eu recours à des agences privées d'infirmières, qui n'appartiennent à aucun syndicat.Elles ont comblé des vides, mais apparemment pas en grand nombre puisqu'elles sont généralement très occupées dans le service privé.Conscientes de l'impact des mesures qu'elles ont appliquées pour faire pression sur les employeurs, les infirmières ont fait savoir qu'elles allaient suivre rigoureusement leur plan d'action.Du noir Ainsi, à l'occasion de la journée de l'infirmière, le 12 mai, elles s'habilleront de noir et distribueront aux malades et aux visiteurs des institutions hospitalières une brochure faisant connaître leurs conditions de travail, leurs revendications et les implications sur l'efficacité de l'ensemble du réseau de la santé au Québec.I LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 3 MAI 1989 A5 Montréal a son temple de l'architecture et du design JEAN PIERRE BONHOMME ¦ Le Centre canadien d'architecture est un lieu privilégie \u2014 une vaste bibliothèque assortie d'un musée \u2014 où les Montréalais pourront apprendre, chacun à leur manière, à améliorer la qualité de leur vie urbaine.C'est avec cet espoir que Mme Phyllis Lambert a officiellement présenté hier à la presse locale son fameux temple de l'architecture et du design, une institution d'envergure internationale dont le coût est évalué à quelque $45 millions et qui n'a pas son pendant ailleurs au monde.Les journalistes intéressés ont eu le privilège de participer à une sorte de «pré-inauguration» \u2014 qui se déroule toute la semaine \u2014 dans ces locaux nouveaux où il n'y a que de petites retouches à faire.La véritable inauguration, elle, sera sans conteste un grand événement pour la ville; elle aura lieu dimanche.Le premier ministre du Canada, M.Mulroney, le maire de Montréal, M.lean Doré, y seront présents à 15 heures.Le bureau du premier ministre du Québec, annonçait hier par ail- leurs que M.Bourassa essaie «de réorganiser son agenda» pour pouvoir être present lui aussi.Les gouvernements du Canada et du Québec ont chacun contribue une part de $4 millions à la realisation de cette institution.L'ancien ministre des Affaires culturelles, sous le régime Léves-que.M.Clément Richard, on s'en souviendra, avait été un chaud partisan du projet de Mme Phyllis Lambert.Des contributions «privées» de quelque $ 10 millions ont également été faites; mais le gros de la somme, $30 millions, environ, a été déboursé par Mme Phyllis Lambert elle-même.Par ailleurs une Fondation privée.( une société anonyme), a été mise sur pied pour assurer la permanence de l'institution qui emploie actuellement cent employés.Mme Lambert, était accompagnée hier de son architecte, M.Peter Rose.Dans le bel auditorium du Centre, tout tapissé de «matériaux nobles» (des plaques d'érable en l'occurrence), elle a souligné l'importance de bien aménager les immeubles de la ville.Elle a dit que les locaux dans lesquels on vit ont une influence directe sur le confort mo- PHOTO JEAN COUPIL.U Presse Mme Phyllis Lambert et M.Peter Rose, tous deux architectes, étaient rayonnants et fiers de montrer leur oeuvre de caractère classique qui, selon eux, rend hommage au style montréalais.SANS LOUER INSTALLATION GRATUITE \u2022 110% D'OPTION D'ACHAT \u2022 AUCUN DÉPÔT Location à court ou long termo, sans aucun engagement, plus notre fameux 110% d'option d'achat.Ouil essayez avant d'acheter.SEULEMENT CHEZ LOCATELI à partir dm Plus MONTREAL 5591 rue Paré 735-3000 ® Ce/lu/airv ** [S MOIS |g BRANCHEZ-VOUS ES SUR NOS 35 ANS H§ D'EXPÉRIENCE ^ EN LOCATION f3 COMMUNICATIONS Disponible avec le service en or.Basé sur una entente annuelle.^ PRO CONCEPT GOLF & TEMISt Conseils des professionnels de la C.P.G.A.SPECIAUX TENNIS Vêtements ^fl% Sergio Tacchim 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Columbia, aux États-Unis et de celle du Royal Institute of Architects de Londres.Oui, tous les Montréalais pourront visiter les lieux.Les portes seront exceptionnellement ouvertes à tous dimanche prochain, de I9h à 21 h.Après quoi l'institution vivra sa vie ordinaire.Les parties publiques, les salles d'exposition et la boutique, seront ouvertes le mercredi, de 11 h à I8h ; le jeudi, de 11 h à 20h ; le vendredi de 11 h à 18 h, et les samedi et dimanche de 11 h à 17 h.Le prix d'entrée sera de $3; le jeudi, de 18 h à 20 h c'est gratuit.Les bibliothèques et l'aile dite des «chercheurs» ne seront ouvertes que sur rendez-vous.Présentement, trois expositions sont en montre.Elles indiquent, souligne Mme Lambert, l'intention de la bibliothèque, ou du musée, selon l'expression qu'on préfère, de s'impliquer socialement.Dans les quatre plus grandes salles, on trouve une exposition appelée «L'architecture et son image» à travers quatre siècles de représentation.Dans une autre salle, on trouve des documents étonnants du fonds Ernest Cormier, cet important architecte québécois auquel on doit le pavillon principal de l'Université de Montréal.Une dernière exposition, sur Hochelaga, le Montréal des premiers jours, est en train d'être installée.L'immeuble lui-même?Chacun a son avis.D'aucuns, qui n'ont pas l'oeil classique, pourront lui reprocher d'avoir l'air un peu froid; d'autres opinaient hier que le complexe intègre bien, en son sein, l'ancien manoir Shaughnessy et qu'il s'insère bien dans le quartier.11 ne fait pas de doute, en tout cas, que son intérieur est du meilleur goût.Ce nouvel immeuble est en soi un «événement».Une vue aérienne du site du Centre Canadien d'Architecture à Montréal.PHOTO U Presie commerciaux seulement sans nantissement.Rapid Finance Co.Ltd.342-4488 \"LES PROFS SONT LA POUR MOI.\" \"J'ai toujours eu des problèmes en maths.Ici les profs sunt super-disponibles.Je n'ai jamais en d'aussi bonnes notes.\" Reconnu p.ir le ministère de l'Education il» 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