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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Le monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-05-17, Collections de BAnQ.

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[" D D Le Monde LA PRESSE.MONTREAL.MERCRED117 MAI 1989 Le symbole Ho Chi Minh Le Cambodge fait toujours problème, et il faudra encore beaucoup d'efforts pour décortiquer les dimensions « internes » et «externes» des visées vietnamiennes sur ce pays, mais il était inévitable que le grand rapprochement sino-soviétique de Pékin évoquât le symbole de «solidarité agissante» que fut de 1963 à 1976 le Vietnam du Nord dans sa guerre contre «l'agression de l'impérialisme américain».La rupture entre Khrouchtchev et Mao était bien consommée quand John F.Kennedy décida, au début des années I960, d'engager la puissance militaire US du côté du Sud-Vietnam dans sa guerre contre «l'expansionnisme communiste en Asie».Mais ce schisme n'empêcha pas les géants communistes de se ranger derrière Hanoi dans sa « résistance à l'agresseur» et dans sa «volonté de réunifier la patrie vietnamienne», selon le jargon de l'époque.Cette convergence stratégique derrière Ho Chi Minh, en dépit de la rupture Moscou-Pékin, s'accentua même au rythme de l'escalade militaire menée à partir de 1963 par Lyndon Johnson et poursuivie par Richard Nixon.La guerre US au Vietnam visait à la fois à frustrer l'URSS dans la région et à «encercler» la Chine selon la théorie du containment.Ainsi, l'URSS, grand gagnant de la déroute américaine de 1975 et de la réunification du Vietnam en 1976, et qui conclut avec Hanoi un Traité d'amitié et de coopération avant l'entrée des troupes vietnamiennes au Cambodge en décembre 1978, révélait tout récemment qu'elle avait joué un rôle capital dans l'un des aspects décisifs de la guerre: la destruction de chasseurs-bombardiers US au-dessus du Nord-Vietnam, la DCA vietnamienne ayant été aux mains de soldats soviétiques.Hier, la Chine révélait à son tour qu'elle envoya 320 000 soldats au Vietnam pour combattre les Américains et leurs alliés, et que 4 000 combattants chinois furent tués sur le front.Elle ajoutait avoir contribué 520 milliards à l'effort de guerre du régime de Hanoï et du Viet-cong au Sud-Vietnam.À la lumière de ces révélations, la tournure de l'après-guerre dans l'ancienne Indochine reste déconcertante: non seulement le retrait US fit-il resurgir les contradictions Moscou-Pékin mais la normalisation sino-améri-caine, préparée par Nixon dès sa visite historique de 1972, ouvrit la voie à la manipulation de la «.carte chinoise » par les Etats-Unis, affaiblis dans leur bras de fer avec l'URSS.D'où le Cambodge, où Chinois et Soviétiques s'affrontent depuis 10 ans par Khmers et Vietnamiens interposés.Les retournements furent spectaculaires: le communisme cambodgien dérapait vers la paranoïa et la terreur, le communisme vietnamien, soutenu par l'URSS, s'avérait expansionniste, et la Chine attaquait le Vietnam « pour défendre la souveraineté du Cambodge et servir une leçon à Hanoï ».À l'heure où Deng et Gorbatchev veulent oublier le passé, réexaminer le marxisme, et coordonner leurs réformes, ils ont cru bon de rappeler le symbole de coopération que fut la guerre du Vietnam.Il leur reste à s'entendre pour ramener la paix et au Vietnam et au Cambodge, pour que ces pays puissent enfin se relever de la ruine et entamer tous deux leur reconstruction.JOONEEO KHAN L'assassinat du mufti sunnite du Liban menace la médiation de la Ligue arabe Vingt-deux morts et 80 blessés dans l'attentat; trois Allemands enlevés d'après AFP.AP.UPI et Keuter BEYROUTH n pleine médiation de la Ligue arabe, à Damas, pour renforcer le cessez-le-feu au Liban, un attentat massif à la voiture piégée a tué, hier, à Beyrouth-Ouest quadrillée par l'armée syrienne, le chef spirituel de la communauté sunnite au Liban et 21 autres personnes, tandis que des inconnus enlevaient au moins deux ressortissants allemands au Sud-Liban.L'agence syrienne Sana a aussitôt imputé la responsabilité de l'attentat contre le cheikh Hassan Khaled, 68 ans, connu pour ses positions politiques modérées, au cabinet chrétien du général Michel Aoun, mais Chedli Klibi, le secrétaire-général de Ligue arabe, 3ui se trouve à Damas depuis lun-i, affirmait que « cet acte criminel vise à saboter les efforts ten- dant à aider le Liban à mettre fin à l'effusion de sang et à la ruine ».Au moins 80 personnes ont été blessées dans l'explosion de la voiture piégée, déclenchée par télécommande dans le quartier populaire d'Aichar Bakkar au moment où le cheikh Khaled venait de quitter son domicile pour gagner son bureau.Le général Aoun a dénoncé « ce crime exécuté par le terrorisme et l'hégémonie étrangère au Liban », dans une allusion à la présence militaire syrienne.Le cabinet musulman prosyrien de Salm al-Hoss, un sunnite modéré, a décrété un deuil national d'une semaine, et condamné l'assassinat du mufti qui, a-t-il souligné, « rejetait la haine et la violence ».Les États-Unis se sont dits « révoltes par le meurtre de sang froid du Grand mufti qui parlait d'une voix ferme pour la réconciliation et la modération » et par « cet acte terroriste » qui « ne pouvait avoir comme objectif que de semer la confusion et la haine ».Us ont appelé « toutes les parties à adhérer au cessez-le-feu de la Ligue arabe et à oeuvrer pour une solution pacifique de la crise».Javier Perez de Cuellar.secrétaire général de l'ONU, a « déploré » l'assassinat.Liberation et enlèvement A la sortie sud de Salda, au Sud-Liban, trois ressortissants allemands à l'emploi de l'organisation caritative ASME-Humanitas étaient enlevés 48 heures après la libération de l'Allemend Markus Quint, et à la veille du verdict attendu à Francfort, en RFA.à rencontre du jeune chiite libanais Mohammed Ali Hamadé.accusé du détournement en juin 1985 d'un avion de ligne américain et du meurtre d'un passager.L'un des otages, Mlle Petra Schnitzler, 26 ans, était toutefois libérée peu après devant le siège Le corps du mufti Hassan Khaled est enlevé sur un brancard, après l'attentat qui a tué 21 autres personnes, à Beyrouth-Ouest, hier.photo ap Grève générale au Panama alors que l'OÉA examine la crise d'après AFP.AP, UPI et Reutcr WASHINGTON Journée décisive aujourd'hui pour le Panama, les États-Unis espérant obtenir des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation des États américains (OÉA) un appel à un départ immédiat de l'homme fort du Panama, le général Manuel Antonio Noriega, et l'opposition allant de l'avant avec son mot d'ordre de grève générale.La grève générale d'ajourd'hui, appelée par l'Alliance démocratique d'oppositin civique (ADOC).coïncide avec la réunion à Washington de l'OÉA à laquelle assistera le secrétaire d'État américain James Baker.L'opposition a placé de grands espoirs dans cette réunion de la plus importante instance politique du continent, tablant sur une ferme condamnation du régime, voire sur une exclusion temporaire du Panama.Sans préciser ses projets, le gouvernement a, de son côté, menacé de prendre des mesures « énergiques » contre les Panaméens qui suivraient le mot d'ordre de grève.Le ministre du Travail, M.Cesar Martans.a affirmé que la législation ne prévoyait pas le droit à l'arrêt de travail dans les entreprises « à l'initiative du patronat ».Aucune nouvelle manifestation de rue n'a pour l'instant été programmée \u2014 sans doute en raison de la brutale répression qui a marqué les marches pacifiques organisées après l'élection du 7 mai, qui devaient saluer ce que la plupart des observateurs internationaux, comme l'Église panaméenne, ont considéré comme une très large victoire de l'opposition.Les ministres des 3l pays membres de l'OÉA ont été convoqués pour la réunion extraordinaire mais on s'attend toutefois que pas plus d'une vingtaine d'entre eux soient présents lorsque les débats commenceront, cet après-midi.Le gouvernement américain voudrait que l'OÉA adopte une résolution du même type que celle qui, en 1979, avait contribué à la chute du dictateur nicaraguayen Anastasio Somoza en demandant « le remplacement immédiat et définitif du régime so-moziste ».Il compte en effet largement sur la pression internatinale pour obtenir Te départ de Noriega, inculpé de trafic de drogue devant deux tribunaux de Floride.Jusqu'à présent, le Mexique.l'Argentine et le Brésil ont annoncé qu'ils s opposeraient à toute tentative de l'OÉA d'intervenir dans les affaires de Panama ainsi qu'à l'organisation de nouvelles élections supervisées par cet organisme.Hier, pour préparer le terrain pour leurs ministres des Affaires étrangères, les diplomates des 31 pays membres cherchaient une solution qui concilierait fermeté envers Noriega et non-ingérence dans les affaires du Panama.Le candidat de l'opposition panaméenne à la présidence, Guillermo Endara, a quitté hier l'hôpital en jurant de ne pas reculer malgré les mesures prises par les autorités pour empêcher la population d'observer la grève générale.Le Mexique pour sa part n'a pas écarté la possibilité d'une médiation dans le conflit.Les États-Unis de leur côté ont offert aux familles des militaires américains en poste au Panama d'être rapatriées, si elles le souhaitent, par voie aérienne.du Groupe islamique, coalition d'intégristes musulmans pro-ira-niens.Elle fut déjà enlevée le 4 mai dernier à Salda et libérée dès le lendemain.Le cessez-le-feu « terrestre » obtenu par la Ligue arabe avec l'appui des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU a été violé dans la matinée, pour la seconde journée consécutive, sur les fronts où les troupes du général Aoun font face à l'armée syrienne et ses alliés libanais.La Ligue a poursuivi hier ses efforts pour tenter d'imposer un arrêt définitif des combats.Chedli Klibi a discuté à Damas avec le vice ministre syrien des Affaires étrangères Farouk al-Chara, et une délégation de la ligue venant du Koweït y était attendue en soirée, pour examiner notamment les modalités du déploiement d'observateurs pour superviser le cessez-le-feu.Les Assises islamiques, un mouvement qui regroupait sous l'égide de cheikh Khaled les personnalités sunnites modérées, avaient demandé le retrait des pièces d'artillerie syriennes de Beyrouth-Ouest, afin d'éviter les tirs de représailles sur les quartiers résidentiels.Elles avaient aussi critiqué le général Aoun, l'accusant d'être responsable des bombardements.Dar al-Fatwa, la plus haute instance sunnite et siège du mufti Khaled, a appelé à une grève générale de trois jours en signe de protestation, dans un communiqué soulignant que l'assassinat survient « à un moment crucial de l'histoire du Liban» et «laisse entrevoir lés dangers qui menacent la nation ».Échec d'une tentative de coup d'État en Ethiopie d'après Reuter NAIROBI La radio éthiopienne a annoncé hier soir l'échec d'une tentative de coup d'État menée contre le gouvernement du président Mengistu Haile Mariant.Dans un communiqué repris par la radio, captée à Nairobi, le Conseil d'État éthiopien a indiqué que les autorités avaient fait échec à cette tentative de coup de force menée par quelques officiers.Des diplomates contactés depuis le Kenya voisin avaient indi- 3ué, auparavant, que des chars et es transports de troupes blindés avaient cerné dans l'aprrès-midi le ministère de la Défense, à Addis Abeba, au moment où le président Mengistu entamait une visite officielle en RDA.Les Postes kenyanes ont indiqué que toutes les communications avaient été coupées vers 22 h 30 locales (20 h 30 GMT) avec Addis-Abeba, où l'aéroport, selon des contacts radios captés à Nairobi, a été fermé.Les unités impliquées dans la tentative de coup d'État n'ont pas déclaré publiquement leurs intentions.« Tout laisse penser qu'un coup d'État est en cours mais il y a d'autres possibilités», avait déclaré un diplomate canadien.«Quoi qu'il arrive, cela semble avoir été bien préparé », a-t-il ajouté.Ce diplomate, dont les bureaux dominent le ministère de la Défense, a rapporté avoir vu un groupe de soldats ouvrir le feu sur une voiture officielle vers 16 h locales (14 h GMT).En l'espace de quelques minutes, deux chars et trois transports de troupe blindés ont pris position autour du ministère, les canons dirigés vers le bâtiment.Après l'apparition des chars, deux Mig 21 ont sillonné le ciel de la capitale, bientôt suivis de plusieurs hélicoptères de combat, mais ils ne sont pas intervenus.Des engins blindés ont été vus par la suite sur la route de l'aéroport.Dans son communiqué, le Conseil d'État, organe suprême du pays, n'a donné aucune précision sur la manière dont le coup de force avait été déjoué, ni sur les effectifs des putschistes.photo ap Cheikh Hassan Khaled Un partisan du dialogue au Liban d'après AFP_ BEYROUTH Le grand mufti de la République libanaise, cheikh Hassan Khaled, tué hier dans un attentat massif à la voiture piégée, à Beyrouth-Ouest, symbolisait les positions modérées de la communauté sunnite, dont il était le chef spirituel.Agé de 68 ans, né à Beyrouth et père de quatre enfants, il avait été désigné à ce poste en 1966 par le Conseil islamique, organe législatif de sa communauté, la plus influente politiquement parmi les musulmans du Liban.Il avait ensuite été nommé par décret présidentiel.Cheikh Khaled avait toujours été considéré comme un défenseur acharné de la restauration de l'autorité de l'État et un promoteur du dialogue entre les communautés chrétiennes et musulmanes au Liban.Il avait dénoncé à de nombreuses reprises «le règne des milices».Il entretenait de bonnes relations avec les régimes arabes modérés sur la scène internationale, dont l'Arabie Saoudite.Ses relations avec la Syrie étaient en revanche considérées par les milieux politiques libanais comme conflictuelles.Le mufti présidait un regroupement politique de personnalités sunnites, les Assises islamiques, dont il était la dernière figure marquante après le décès, il y a six mois, de l'ancien premier ministre Takieddine Sol h.Il avait déjà échappé à un attentat en septembre 1984, en compagnie de Sa-lim al-Hoss, actuel chef du cabinet musulman soutenu par la Syrie et dernière personnalité politique sunnite de premier plan au Liban.Le cheikh Khaled est la 6e personnalité politique de premier plan assassinée depuis le début de la guerre civile au Liban, il y a 14 ans.La mort de Maarouf Saad.Srincipal notable sunnite de aida, en mars 1975, blessé lors d'une manifestation, est considérée comme l'un des événements ayant conduit au déclenchement de la guerre le mois suivant.Le 16 mars 1977, Kamal loum-blatt, animateur de la gauche libanaise et chef de la communauté druze, était assassiné dans une embuscade tendue dans son fief du Chouf.Le 13 juin 1978, Tony Frangié, député de Zghorta et fils du chef des chrétiens maronites du Liban nord, Soleimane Frangié, était tué ainsi que sa femme, sa fille et 30 de ses partisans, par des miliciens chrétiens, dans sa maison à Ehden.Le 14 septembre 1982.peu après après avoir été élu président du Liban, Bachir Gemayel, chef de la milice chrétienne des Forces Libanaises, succombait dans un attentat massif contre le siège du Parti phalangiste à Beyrouth-Est.Le 1er juin 1987, le premier ministre sunnite Ra-chid Karamé était tué par l'explosion d'une bombe placée dans l'hélicoptère qui le ramenait du Liban-Nord à Beyrouth.En outre, le chef spirituel de la communauté chiite au Liban, l'imam Moussa Sadr, est porté disparu depuis le 30 août 1978, à l'issue d'un voyage en Libye.10 ui (9 LES COMBATS DE JEAN-CLAUDE Malépart RÉCIT AUTOBIOGRAPHIQUE .de la grève des enfants de choeur à la lutte contre le cancer CONGRÈS AU DES ^Méridien TÉMOIGNAGE *.Un style saccadé, des phrases courtes, vivantes.» Mario Foniaioa.LA PRESSE '.Le Hvre se termine avec des opinions savoureuses sur les hommes politiques qu'il a CÔtOyèS.» Moniqu* Rictwr.JOURNAL OE MONTRÉAL «.On reconnaît en lait le Malépart qui est sorti de l'Est mais qui traîne en-cote derrière lui une odeur de voie ferrée et de raffineries.» Bernard Blancnard.SUPER HEBOO 1980, SHERBROOKE 0., SUITE 520, MONTRÉAL, H3R 1E8 (514) 932-9037 2 B2 LA PRESSE.MONTREAL, MERCRED117 MAI 1S89 Éditorial Paul Deunarais cessent du conseil d administration Roger D.Landry Dtesident et éditeur Claude Maison éditeur adiomt Marcel Desjardms flirecteur de l information Alain Dubuc éditorialiste m Après la tempête fédérale, le calme provincial I I suffit de comparer le budget de M.Cerard-D.Levesque à celui de Michael Wilson pour se rendre a l'évidence: Québec réussit là où Ottawa a échoué.Le ralentissement économique frappe toutes les provinces, y compris le Québec.La hausse des taux d'intérêt est un casse-tête pour tous les gouvernements.Comment expliquer que ces facteurs ont provoqué une crise à Ottawa, que le ministre Wilson semble incapable de surmonter, tandis qu'à Québec, cela n'empêche ni la baisse du déficit, ni des baisses d'impôts?Il n'y a qu'une réponse le gouvernement provincial a bien fait son travail.Avant d'aller plus loin, il faut cependant rappeler que le gouvernement Bourassa peut difficilement s'attribuer l'entière paternité de ces résultats satisfaisants.Si le Québec peut afficher une situation financière assez saine pour résister aux chocs de la conjoncture, c'est d'abord le fruit d'un travail de très longue haleine.Le début de cet effort, dont nous sentons aujourd'hui les effets, ne remonte pas à 1985, mais plutôt à 1982, quand le gouvernement péquiste a amorcé un virage qui l'a amené à enfin gérer ses finances publiques.C'est là que le Québec a commencé à contrôler ses finances publiques, couper et réduire les emprunts de l'État.Même dans le budget de 1989, on sent encore la marque de Jacques Parizeau, dans le genre d'outils fiscaux utilises par le ministre Levesque, dans la forme même des interventions de nature économique.Cela s'explique peut-être aussi par le fait que l'équipe de fonctionnaires du ministère des Finances a été formée par M.Parizeau.En ce sens, le budget d'hier n'est pas seulement un budget libéral, c'est aussi un budget québécois.Dans le cadre de cette continuité, l'apport des libéraux n'est toutefois pas négligeable.À l'énergie péquiste.ils ont ajouté la cohérence, en réussissant à maintenir le cap avec une gestion serrée, quand il était si tentant de relâcher la pression en période d'abondance.Ils ont aussi réussi à éviter les zigzags: ils font très exactement ce qu'ils avaient dit qu'ils feraient.Le budget Levesque est en outre profondément libéral dans sa façon de concilier ce qui est en apparence contradictoire: être à la fois électoraliste et terne.D'abord, paradoxalement, cette sobriété a une saveur électorale.M.Levesque n'avait pas vraiment le choix car il n'a pas d'argent.Mais il sait sans doute qu'un budget bêtement électoraliste aurait été désastreux.En multipliant des cadeaux coûteux, il se serait mis l'électorat à dos: les citoyens savent trop qu'ils en paieront la note un jour ou l'autre.Deuxièmement, ce budget est un bilan, que les libéraux peuvent utiliser à leur avantage.M.Bourassa rappellera aux électeurs que le Québec a résolu son problème de déficit et que, comparé à celui des Ontariens, le fardeau fiscal des Québécois n'a jamais été aussi bas.C'est un bon outil de vente.Troisièmement, ce budget ne fait pas de victimes, même pas chez les fumeurs, et réussit, à peu de frais, à satisfaire bon nombre de citoyens: baisses d'impôt pour les familles, quand la natalité sera un thème électoral, amélioration du Réa, une solution partielle au problème des soins de santé en régions éloignées.Les seules victimes, ce sont les entreprises qui paieront un peu plus d'impôt: sur le plan politique, cela sera sans doute rentable.Quatrièmement, les augmentations de dépenses sont toutes concentrées dans des secteurs qui font l'objet d'un consensus: santé, universités, environnement, culture.C'est toutefois la minceur des sommes impliquées qui provoquera le plus de réactions négatives.Pourquoi par exemple ne pas avoir consacré plus aux garderies?Cinquièmement, le ministre se garde des munitions pour la campagne électorale: en exagérant l'impact négatif du budget Wilson, il met en place les bases d'une offensive anti-fédérale.Il est toutefois étonnant que la seule nouvelle mesure budgétaire d'une certaine ampleur, l'aide à la recherche et au > développement, soit si peu spectaculaire.C'est le genre de programme dont les effets se font sentir à long terme et qui sera ainsi beaucoup moins populaire que des programmes de création d'emplois, peu efficaces, mais visibles.Pour cela, il faut un certain courage.Mais il n'en reste pas moins que, dans sa forme, le budget est à l'image du gouvernement Bourassa: la recherche du juste milieu, le désir de ne pas faire de vagues, une certaine méfiance face à tout coup d'éclat.Tout cela peut se résumer dans une formule: la modération a meilleur goût.Sur le plan économique, et même sur le plan politique, cette démarche est irréprochable, parce que dans leur for intérieur, les Québécois savent qu'un budget flamboyant se serait traduit, tôt ou tard, par des hausses d'impôt dont ils ne veulent pas.M.Levesque a ainsi fait la preuve qu'un bon budget n'est pas nécessairement un grand budget.Alain dubuc Qui trop promet.Le petit monde des garderies est en ebullition.Hier, environ 300 garderies étaient fermées, des milliers de parents, d'employés de garderies et d'enfants descendant dans la rue pour clamer leur mécontentement envers le gouvernement Bourassa.La ministre Monique Gagnon-Tremblay venait d'annoncer qu'elle bonifiait de $32,4 millions le budget des garderies.Somme appréciable, mais bien en deçà des promesses qu'elle avait faites.Mme Gagnon-Tremblay avait basé son engagement sur une promesse du gouvernement Mulroney qui n'a pas été tenue.La ministre québécoise tente de culpabiliser Ottawa, mais le monde des garderies du Québec n'en a cure.Même avec les millions d'Ottawa, on trouvait que Québec ne faisait pas assez.Il n'est pas facile d'y voir clair.Pour le moment, à peu près tout le monde mêlé de près ou de loin à ce dossier est unanime à dénoncer Québec: administrateurs, parents et personnel font front commun contre Québec.Que Québec crée 2400 places nouvelles de moins cette année que prévu importe peu pour ces gens, somme toute.Pour eux, une chose est claire: règle générale, les garderies existantes ont de la difficulté à joindre les deux bouts, les parents estiment qu'ils ne peuvent payer davantage et le personnel se plaint qu'il ne gagne pas assez cher.L'unanimité entre les administrateurs et le personnel des garderies risque cependant de ne pas durer longtemps.Les garderies existantes n'obtiennent en effet que $10 millions additionnels.Même si cette somme était entièrement consacrée aux salaires, l'augmentation accordée aux employés ne serait pas considérable.Les administrateurs de garderies, eux, ont bien d'autres préoccupations à part les salaires des employés: loyer, chauffage, matériel de jeux, etc.Bref, le secteur des garderies crie lui aussi au secours.Après bien d'autres.L'arbitrage du gouvernement ne sera pas facile.Il sera toutefois moins difficile si les ministres, quels qu'ils soient, ne vendent pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué et ne dépensent pas l'argent d'Ottawa avant de l'avoir reçu! Pierre VENNAT L'aveugle et le paralytique La rencontre au sommet de M.Mikhaïl Gorbatchev avec M.Deng Xiaoping est une étape importante vers un monde plus paisible.La rupture entre les deux géants du communisme international faisait peut-être l'affaire des stratèges occidentaux mais augmentait néanmoins les risques de guerre.Les relations entre les deux pays n'ont du reste cessé de s'améliorer depuis la mort de M.Léonide Brejnev comme en témoignent les échanges locaux en Extrême-Orient.Les citoyens de Blagovechtchensk et de Heihe tra-/ |.¦ \u201e ?vf versent maintenant l'Amour sur la glace pour 1 faire du commerce.¦L matci
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