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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Économie internationale
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1989-05-21, Collections de BAnQ.

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[" Économie internationale LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 21 MA11989 b> monde fkonomique Un vent qui vient du Sud Ml VILLI TREMBLAY Contrairement à ce qui se produit en météo, en économie les vents prédominants proviennent toujours du sud.Et ces jours-ci, c'est une masse d'air plus frais, mais instable, qui arrive des buts-Unis.Le ralentissement de l'activité économique aux Etats-Unis, plusieurs fois annoncé, et autant de fois retardé, semble enfin se réaliser.Avec le décalage coutuniier, il augure une deceleration semblable de l'économie canadienne.' De part et d'autre de la fron-liere, certains économistes parlent de récession, mais ils ne sont pas majoritaires.Toutefois, la différence entre une faible croissance et une faible récession est souvent mince et difficile à prévoir.En I989, l'économie américaine a cru d'un solide 4,2 p.cent et au premier trimestre, elle a ralenti à un rythme encore très respectable de 3 p.cent, si on corrige ces chiffres pour exclure les effets de la sécheresse de l'été dernier.Ce n'est pas suffisant au goût d'Alan Greenspan, président de la banque f centrale améri- cai ne.qui vise une descente à près de 2 p.cent, de façon à extirper toutes les pressions inflationnistes.Une fois calmée, l'économie pourrait revenir à une vitesse de -, croisière d'envi- M,an ron 3 p.cent.Greenspan C'est un scénario optimiste qualifié «d'atterrissage en douceur».Dans le passé, les longue périodes d'expansion furent généralement suivies par l'arrêt brutal d'une récession.L'inflation est enncore trop forte La lutte contre l'inflation demeure la principale préoccupation de M.Greenspan.Jeudi dernier, on apprenait que l'indicé des prix à la consommation avait bondi de 0,07 p.cent au cours du mois d'avril, ce qui concordait avec les anticipations du marché.Pour les douze dernier mois, l'inflation s'élève maintenant à 5,1 p.cent, comparativement à 4,4 p.cent pour les deux années précédentes.Mais les analystes ont souligné qu'en enlevant la hausse non récurrente du prix de l'essence, la hausse d'avril n'était que d'un mince 0,02 p.cent.Le Canada fait meilleure figure, car son inflation s'établit .jfc&o P- cent pour les douze derniers mois.L'inflation américaine s'explique en partie par la hausse du prix mondial du pétrole, mais aussi par la surchauffe de l'économie locale.Les économistes froncent les sourcis à voir les usines tourner très près de leur pleine capacité.Ils sont tout aussi inquiets de la pression exercée sur les salaires par un marché du travail de plus en plus serré, comme en témoigne un taux de chômage de 5,3 p.cent.Tant que l'inflation n'aura pas montré les signes d'un net recul, ce qui n'est pas encore le cas, tant que l'économie n'aura pas relâché son rythme d'expansion, la Fed conservera sa politique des taux d'intérêt élevés.C'est un exercice périlleux, car si la banque centrale ne veut pas perdre le contrôle sur l'évolution des prix, elle ne veut guère plus précipiter l'économie dans une récession semblable à celle de 1981-82.Jeudi prochain, avec la publication des chiffres sur le produit national brut du deuxième trimestre, on saura avec plus de certitude à quel point l'économie roule moins vite.Le dollar s'emballe Par ailleurs, l'action de la Fed sur les taux d'intérêt a également un grave impact sur la valeur du dollar américain, qui s'est considérablement apprécié par rapport aux autres devises fortes, notamment le yen japonais et le mark allemand.A cause des rendements élevés sur les bons du Trésor américains, les capitaux spéculatifs se précipitent sur le dollar et le poussent à la hausse.Pour calmer ce mouvement, les banques centrales européennes et japonaise devront probablement augmenter leur propres taux d'intérêt.Une telle appréciation du billet.vert nuit a la compétitivité des exportateurs américains et risque de renverser la tendance (qui d'ailleurs s'est enlisée) à la réduction du très fros déficit commercial des tats-Unis.Par contre, la hausse du dollar américain abaisse le prix des produits importés par les États-Unis, et contribue à relâcher les pressions inflationnistes.Le juste milieu que la Fed cherche à tâtons est d'autant plus difficile à trouver que les nombreux signes donnés au jour le jour par les statistiques économiques sont souvent contradictoires et trompeurs.L'importance de la politique monétaire de la banque centrale est accentuée par les dures négociations entre le président et le Congrès sur le budget de l'État, qui paralysent la politique fiscale.Comme toujours, l'économie canadienne se ressentira du freinage délibéré de l'économie américaine.Déjà les Américains achètent moins de voitures neuves, dont plusieurs sont fabriquées en Ontario.De même, la hausse des taux hypothécaires a fait chuter le nombre de mises en chantier, ce qui affecte sérieusement les exportations québécoises de bois d'oeuvre.Bien entendu, la hausse du dollar canadien empire la situation concurrentielle des entreprises canadiennes et notre surplus commercial avec les États-Unis s'est beaucoup détérioré.Au chapitre de la politique monétaire, notre gouverneur, M.|ohn Crow, n'a pas eu besoin des encouragements américains pour ochestrer une hausse des taux d'intérêt.N'empêche qu'il tient compte des taux élevés aux États-Unis quand il fixe les nôtres.Quand il y aura détente des taux aux États-Unis, les nôtres suivront sans doute.La stabilisation du taux de change du dollar, clé de la rentabilité du libre-échange?Prés de 15% des Soviétiques n'ont pas le minimum vital Agence France-Presse MOSCOU Près de 15 p.cent des Soviétiques, soit 43 millions de personnes, vivent avec un revenu inférieur à 75 roubles ( 120 dollars) par mois, ce qui est considéré comme le minimum vital, a déclaré hier à Moscou le premier ministre soviétique, M.Nikolai Ryjkov.Les plus touchés par la pauvreté sont les retraités, a poursuivi M.Ryjkov qui s'exprimait au cours d'une rencontre avec les dirigeants des syndicats retransmise par la télévision soviétique.Le premier ministre soviétique a d'autre part évoqué l'inflation en URSS.«En 1986 et 1987.les salaires ont augmenté régulièrement.Puis il y a eu une véritable explosion en 1988, et les salaires ont brutalement augmenté», a-t-il souligné.Évoquant ensuite la demande de consommation des Soviéti- Montres écrasées ¦ Utilisant un rouleau compresseur, la police thaïlandaise a détruit quelque 6000 fausses montres de marque à Bangkok, une des principales capitales mondiales de la contrefaçon.Parmi les montres écrasées en bord de rivière devant un commissariat se trouvaient de fausses Cartier, Rolex, Gucci, Omega, Longines et Seiko.Les firmes canadiennes seront obligées d'investir aux États-Unis, même s'il est moins coûteux de produire au Canada MIVILLE TREMBLAY Tant que le taux de change entre les dollars canadien et américain n'aura pas été stabilisé, les entreprises canadiennes ne pourront pas pleinement profiter de l'accord de libre-échange, estime M.Richard N.Cooper, un réputé professeur d'économie internationale de l'Université Harvard.'' «Une forte variabilité du taux de change réel peut réduire le total 'des investissements dans les secteurs de l'économie qui sont ouverts à la concurrence Internationale», a-t-il déclaré dans une interview à La Presse, en marge d'une conférence organisée à Montréal par le nouveau Centre d'économie de l'Université McGill.Cette rencontre réunissait la semaine dernière plusieurs sommités de l'économie internationale.Normalement, avec la disparition des barrières douanières, une compagnie canadienne qui est plus concurrentielle que ses rivales américaines accroitra ses exportations aux États-Unis à partir de ses usines canadiennes.Mais l'incertitude quant à l'évolution du taux de change peut l'incitera ne pas faire les investissements nécessaires, ou à les réaliser aux États-Unis.Quand une devise se déprécie fortement, les entreprises sont réticentes à investir pour accroître leur capacité d'exportation, car elles craignent que le taux de change favorable ne durera pas.Inversement, quand il y a une forte appréciation de la devise, même si les compagnies estiment que le taux de change va redevenir favorable, les investissements ne se font pas à cause de la baisse des bénéfices tirés de l'exportation, baisse qui réduit les liquidités nécessaires à l'investissement.Selon M.Cooper, les instruments financiers comme le marché à terme ne suffisent pas à protéger l'entreprise contre les fluctuations du taux de change.Une firme peut facilement protéger des transactions commerciales qui vont se réaliser dans les mois à venir, mais elle ne peut pas protéger pas la valeur de son investissement sur une longue période de temps.Pour contourner cet obstacle, les firmes canadiennes seront obligées d'investir aux États-Unis, même s'il est moins coûteux de produire au Canada.Frénésies spéculatives Le taux de change n'est plus dominé par les facteurs fondamen- taux et relativement prévisibles comme la productivité, l'inflation et la balance des échanges commerciaux, estime M.Cooper.Les principaux participants au marche des changes - banques, fonds de pension, compagnies d'assurance - ne portent pas une attention suffisante à ces facteurs, mais se laissent prendre dans leur propre logique de profits à très court terme, qui les entraine dans des frénésies spéculatives plus ou moins rationnelles.Il s'ensuit une très forte variabilité du taux de change.En juillet et en août de l'an dernier, on se rappelera que le dollar canadien a perdu presque 3 cents US.En novembre, il a regagnait ces 3 cents US en l'espace de quelques semaines seulement.Le marché peut également s'éloigner de façon importante du taux de change que l'on devrait normalement avoir.Depuis trois ans, le dollar canadien s'est apprécié de 17 p.cent, et au cours des deux dernières années, de 12 p.cent par rapport au billet américain.A telle enseigne que la Banque Royale estime que le dollar canadien est maintenant surévalué de 12\\ Une étude basée sur la comparaison du pouvoir d'achat dans les deux pays indique que le taux de change devrait être non pas de 84 cents US, mais d'environ 72 cents US! Solutions La meilleure solution au problème causé par les fluctuations imprévisibles des devises, estime M.Cooper, serait la création d'une seule devise pour l'ensemble des pays industrialisés.«Mais dans un avenir rapproché, cette idée est beaucoup trop radicale pour obtenir un appui politique.» Il estime que la Communauté européenne parviendra probablement à une union monétaire d'ici dix ans.«Il serait également dans la logique de l'Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis qu'il y ait une coopération sur le taux de change.» D'ici là, estime M.Cooper, la Banque du Canada ne perdrait pas une grande marge de manoeuvre dans sa politique monétaire si elle donnait la priorité à la stabilité du taux de change.Dans les faits, les politiques monétaires des deux pays ont été très semblables depuis quinze ans.Toutefois, il met en garde contre ce que les Américains pourraient percevoir comme une manipulation du taux de change pour obtenir un avantage concurrentiel indu.i A Richard N.Cooper est professeur d'économie Internationale à l'Université Harvard et directeur de son Center for International Affaire.Il est également vice-président du conseil de la Federal Reserve Bank de Boston.Sous l'administration Carter, il fut sous-secrétaire aux Affaires économiques pour le Département d'État, et quelques années plus tôt, conseiller économique du président Kennedy.TAUX DE CHANCE .90i 1988 1989 Quand une devise de déprécie fortement, les entreprises sont réticentes à investir pour accroitra leur capacité d'exportation, car elles craignent que le taux de change favorable ne durera pas.Un pas timide vers l'union monétaire franchi Blocage sur la Fiscalité de l'épargne ques, M.Ryjkov a précisé que les consommateurs, qui ont bénéficié en 1988 de 40 milliards de roubles (64 milliards de dollars) de pouvoir d'achat, n'en ont dépensé que 23 milliards (37 milliards de dollars).«Cela signifie que 17 milliards de roubles (27 milliards de dollars) sont restés inutilisés», a-t-il noté.S'ACARO (Espagne) Les Douze ont fait hier un pas timide en direction d'une union monétaire, et des progrès vers l'harmonisation de leur fiscalité indirecte, à l'issue de la réunion informelle de leurs ministres des Finances à S'Agaro (Espagne).' Il appartiendra aux chefs d'Etat et de gouvernement de la CEE \u2014 au sommet européen de Madrid fin juin ou à celui de Paris en décembre \u2014 de dégager une «orientation politique» pour aller éventuellement plus loin selon un calendrier contraignant, a précisé à la presse le président de la Commission européenne, Jacques Delors.«Il est clair que l'heure de vérité approche», a estimé à ce propos le ministre français Pierre Bérégovoy.En revanche, le projet d'instaurer une taxe minimum, sous forme de retenue à la source, sur les revenus des placements dans toute la CEE semble définitivement enterrée, selon des sources concordantes.Selon leur déclaration finale, les ministres se sont mis d'accord pour « préparer d'urgence la mise en oeuvre» des mesures prévues comme une première étape vers l'Union monétaire dans le rapport du Comité Delors sur ce sujet.Coordination Dans cette première étape, il s'agit essentiellement de mieux coordonner leurs politiques cco- Jacques Delors nomiques et monétaires: réaliser le Marché unique et renforcer l'efficacité des mécanismes d'ajustement des parités au sein du Système monétaire européen (SMÉ).Les ministres ont aussi demandé à leurs experts de «définir les éléments opérationnels» Fsur poursuivre leur marche vers Union monétaire, avec pour perspective de réunir, «au moment opportun», une conférence des douze gouvernements.Cette conférence serait chargée de parachever l'Union économique et monétaire (système commun de banques centrales européennes et éventuellement monnaie unique) en signant un nouveau traité.En clair, les Douze sont disposés à faire un pas en avant mais sans se lier les mains par un calendrier contraignant.Car il ne sont pas tous d'accord sur le rythme des travaux, ni même sur I objectif final: la Grande-Bretagne, Car la voix de son ministre Nigel awson, a réaffirmé qu'elle n'était «pas prête à accepter un nouveau traité».Londres n'a pas non plus fixé de date pour l'entrée de la livre sterling dans le mécanisme de stabilisation des changes au sein du SME.Elle le fera «en temps opportun», a rappelé M.Lawson.Il en va de même des autres pays dont les monnaies sont concernées (Espagne notamment): aucune d'elle ne s'est engagé sur ce point.Les discussions sur le rapprochement des taux de TVA entre les Douze pour préparer l'Europe sans frontières de 1993 ont elles aussi progressé sur la base des nouvelles propositions présentées par le Commissaire européen à la Fiscalité, Christiane Scrivener, même si plusieurs pays, dont la France, gardent des réticences.«Il me parait raisonnable d'envisager un accord au cours du deuxième semestre» de cette année, a estimé à ce sujet M.Bérégovoy.L'épargne En revanche, il n'y a eu ni accord ni progrès sur la fiscalité de l'épargne, devant l'opposition résolue de la RFA, de la Grande-Bretagne et du Luxembourg no- Pierre Bérégovoy tamment à l'idée d'une retenue à la source.Ce projet «n'a pas été enterré formellement, mais il est mort», a estimé M.Lawson.Les Douze pourraient cependant trouver une solution de rechange sous la forme par exemple d'une coopération plus intense entre les autorités fiscales des Douze afin d'éviter l'évasion des capitaux et la fraude fiscale.La France, tout particulièrement préoccupée par ce problème, estime qu'une telle coopération a une «importance extrême, aussi grande que l'harmonisation fiscale», selon M.Bérégovoy. L'avion géant soviétique a porté la navette sur son dos Agracr Frtutc*-Presse MOSCOU ¦ L'avion géant soviétique Antonov-225, le plus gros porteur du monde, a effectué vendredi entre Baikonour (Asie centrale) et Kiev (Ukraine) son premier vol avec la navette spatiale Bou-rane (Tempête de neige) sur son dos, a annoncé samedi l'agence TASS.Ce trajet de plus de six heures est la première partie du voyage de la navette spatiale soviétique depuis le cosmodrome de Baikonour jusqu'à Paris, où elle doit être présentée en juin au salon international du Bourget.Kiev est le siège de l'usine de fabrication aéronautique Antonov.Le seul exemplaire en essai de l'Anto-nov-225, dont le poids total au décollage peut atteindre 600 tonnes, était parti à Baikonour le 10 mai pour y effectuer une dizaine de vols d'essai en vue de cette première mondiale, et le trajet jusqu'à Kiev n'était prévu que le 25.« Mais les essais étaient tellement concluants, que dès le cinquième il a été décidé de les interrompre» , a précisé l'agence officielle soviétique.Le tandem Bourane-Antonov-225 doit maintenant se rendre à Moscou, avant de revenir à Kiev pour de dernières vérifications avant le vol vers Le Bourget, a ajouté TASS, sans indiquer le but de la venue de la navette à Moscou.Mystérieuse maladie découverte dans des écoles de Géorgie Associated Press MOSCOU ¦ Des enfants de cinq ou six écoles de Tbilissi, capitale de la Géorgie soviétique, ont été victimes d'une mystérieuse maladie présentant les mêmes symptômes que ceux des opposants gazés lors d'une manifestation en avril, a rapporté samedi l'agence officielle locale Grou-zinform.L'agence confirmait une précédente information donnée par des militants selon laquelle un certain nombre d'enfants de plusieurs écoles avaient été malades environ six semaines après l'affrontement du 9 avril entre manifestants et soldats \u2014 qui avait fait 20 morts.Plusieurs manifestants avaient dù être hospitalisés pour troubles nerveux, que les médecins attribuaient à l'utilisation de gaz par l'armée.Celle-ci avait toutefois démenti avoir recouru à des gaz innervants.Un responsable de Grouzinform a rapporté que les enfants \u2014 dont il n'a pu précisé le nombre \u2014, certains de crèches, n'avaient présenté que des symptômes mineurs et qu'aucun n'avait dù être hosoitalisé. E8 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 21 MA11989 Le musée Peter Redpath 156 RENDEZ VOUS 92 1992.350e ANNIVERSAIRE DE LA FOW \\TIO\\ DU \\IO\\TRfi\\L cuv pinard Lr Université McCill s'est considérablement développée au cours de ses 168 ans d'histoire et il faut voir l'étendue de son campus enrichi d'une centaine de bâtiments tous plus intéressants les uns que les autres pour le comprendre.Les espaces libres diminuent nécessairement au gré de la construction des edifices requis pour l'enseignement de sciences de plus en plus complexes.De fait, à l'intérieur des limites du campus actuel, ii ne reste que deux grands espaces.Le premier est situé a l'ouest du Winter Stadium (patinoire couverte) et au nord du stade Molson Memorial; l'autre, d'environ 900 pieds de profondeur sur 450 dans sa partie la plus large, est situé en bordure de la rue Sherbrooke, face à la prestigieuse avenue McGill College.Quand on aborde le campus par la.porte Roddick en hémicycle, on découvre la même perspective qu'à la fin du siècle dernier, sauf pour les bâtiments modernes riverains de la rue Sherbrooke.Les vastes pelouses laissent à l'observateur tout le recul dont il a besoin pour mieux apprécier les richesses architecturales qui les entourent.Et parmi celles-ci se trouve le musée Redpath.Le musée Redpath fut construit entre 1880 et 1882 grâce à des ressources financières fournies par Peter Redpath, le magnat du sucre.Ce dernier voulait ainsi empêcher le départ de Sir lohn William Dawson, principal de l'université depuis 1855 (et il le restera jusqu'en 1893), qui lorgnait un poste similaire à l'Université Princeton.Cet édifice est une version dite romantique de la Renaissance grecque, et il impressionna James Fergusson à un point tel que le musée Redpath est l'un des deux seuls bâtiments canadiens répertoriés dans The History of the Modem Styles of Architecture, publié en 1891 avec la collaboration de Robert Kerr.Pour l'Université McGill, le musée Redpath est important à deux titres.En plus de son indéniable valeur architecturale, le musée occupe une place de choix au plan historique puisque c'est à l'intérieur de ses vieux murs que furent donnés les premiers cours universitaires destinés à des femmes.Lé donateur Peter Redpath naquit â Montréal le 1er août 1821.Il était le fils de lohn Redpath et de Janet McPhee.Son père, qui était un industriel montréalais d'origine écossaise, fut un des entrepreneurs du canal de Lachine, et les deux ont fondé en 1854 la première raffinerie de sucre au Canada.Peter administrait l'entreprise, et il était secondé par son frère John James et Sir George Alexander Drummond, mari de Helen Redpath.Redpath mourut le 1er février 1894 à Chiselhurst, dans le Kent, où il s'était retiré avec sa femme, Grace Wood, depuis 1881.Depuis sa fondation en 1821, l'Université McGill avait accumulé d'importantes collections en archéologie, en botanique, en géologie, en minéralogie, en paléontologie et en zoologie.Une bonne partie de ces collections avait été réunie par Dawson lui-même.La construction d'un musée se faisait donc de plus en plus urgente.La première mention de l'offre de Redpathpour le musée apparaît au procès-verbal du Bureau des gouverneurs le 27 mars 1880.Et la contribution de Redpath ne se limita pas aux $100000 requis pour la construction et l'équipement du musée; en effet, il choisit lui-même les architectes, Alexander Cooper Hutchison et A.D.Steele, qui étaient partenaires depuis que ce dernier avait émigré d'Ecosse en 1875.La construction La construction du musée dura moins de deux ans.Sir lohn Douglas Sutherland Campbell, marquis de Lome et 9e duc d'Argyll, gouverneur général de l'époque, procéda à la pose de la pierre angulaire le 21 septembre 1880, et l'inauguration officielle eut lieu le 24 août 1882, sous la présidence du chancelier Charles Day.Cet édifice était le premier au Canada à être construit spécifiquement pour abriter un musée, et il n'a subi aucune modification majeure Le musée Peter Redpath a la fin du XIX* siècle.depuis sa construction, sauf pour l'érection de cloisons intérieures; Le musée était le quatrième bâtiment érigé sur le campus, après celui du collège McGill et ses annexes ( 1862), l'observatoire ( 1863) et le premier édifice de médecine(1872).Construit par le maçon H.J.Hutchison, l'édifice repose sur des fondations en maçonnerie de pierre des champs.Les architectes ont choisi pour parement la pierre calcaire taillée de formation Trenton provenant de la région de-Montréal.La pierre rustiquée délimite le sous-Sol, la pierre bouchardée à chanfrein profond indique la hauteur du rez-de-chaussée; et la pierre lisse à join-toiement arasé précise la hauteur des premier et deuxième étages.L'épaisseur des murs portants varie de 36 pouces au sous-sol à 15 pouces à la partie supérieure.Les poutres et les colonnes de la charpente sont en acier/ « L'immeuble comprend un sous-sol de huit pieds et demi de hauteur, un rez-de-chaussée de 18 pieds, un premier étage de 12 pieds, et un deuxième de 20 pieds.Le corps principal de bâtiment mesure 64 pieds et demi de largeur, en incluant les avant-corps qui se projettent vers l'avant de trois pieds de chaque côté.Soulignons que l'édifice est plus haut à l'avant qu'à l'arrière, à cause d'une dénivellation de terrain de six pieds et demi.Sa profondeur atteint 118 pieds, à laquelle il faut ajouter les 21 pieds de l'escalier.Le toit déborde les murs de quatre pieds tant à l'avant qu'à l'arrière.Le faite culmine à 66 pieds du sol, surmonté d'un fleuron de quatre pieds de hauteur.Le faite des avant-corps culmine à 52 pieds du sol.Les avant-corps mesurent 24 pieds de largeur et ils sont couronnés d'un fronton de 29 pieds de largeur.L'entrée principale est accessible par un escalier d'une seule volée de 12 marches et de 31 pieds de largeur, incluant les larges rampes de 27 pouces à motif ornemental grec.Analyse architecturale Selon le professeur lohn Bland, de l'Université McGill, la meilleure analyse architecturale de ce remarquable bâtiment a été rédigée par Rhodri W.Liscombe et publiée dans la revue Fon-tanus.PVOT0THKX* U Prmt* L'arriére en hémicycle Comme on l'a dit précédemment, les architectes ont voulu traduire le style Renaissance grecque à la manière romantique, en alliant des motifs d'inspiration ancienne et moderne, et provenant de sources européennes et nord-américaines.La façade est parfaitement symétrique.Le corps de bâtiment principal est exhaussé de huit pieds et demi par rapport aux deux travées latérales.L'entrée principale de dix pieds sur 17 comprend une porte à deux battants de six pieds sur dix.Chaque battant est doté de deux panneaux sculptés.Un bas-relief à motifs végétaux surmonte la porte.Un premier cadre ornemental à motifs végétaux ceinture la porte, tandis que le deuxième cadre ornementé de rosettes ceinture la porte et l'imposte.Les deux consoles sculptées qui encadrent la porte supportent un linteau saillant, légèrement exhaussé dans la travée de la porte.Le linteau qui couronne le rez-de-chaussée supporte un portique majestueux, surélevé et presque démesuré, formé de deux colonnes et de deux pilastres placés à 90 degrés.Le portique est légèrement en retrait par rapport aux antes dotés de bas-reliefs et d'un bandeau ornemental.Les colonnes et les pilastres du portique mesurent 20 pieds et demi de hauteur et sont couronnés d'un chapiteau corinthien, La minceur du linteau, de même que l'espacement entre les colon- Le bâtiment qui abrite le musée n'a subi aucune transformation importante au fil des ans.pmoto «Aw-rvis uttcutNeAu.u pmt* Le musée Redpath est coiffé d'un toit à pignon à revêtement de tôle à baguettes, et séparé par la claire-voie.L'intérieur Conçu pour loger un musée, l'intérieur a subi quelques transformations de manière à rendre le bâtiment plus fonctionnel, mais aucun de ces changements n'a vraiment trahi le concept architectural, sauf peut-être pour la classe circulaire qui occupait une plus grande surface au rez-de-chaussée.Des bureaux ont donc été aménagés à l'avant.Le premier étage est principalement occupé par les exhibits dans des montres qui occupent l'espace libre de 85 pieds sur 30.Les côtés contiennent des bureaux.Au deuxième étage, la partie la plus au nord se limite à une promenade de quatre pieds de largeur qui ceinture une ouverture de 66 pieds sur 21 et demi.Au plan architectural, on appréciera les riches boiseries, généralement sculptées dans le noyer cendré, les pilastres à chapiteau corinthien ornementé de palmes, qui souvent revêtent les colonnes en acier, les balustres de l'escalier, les consoles ciselées, les corniches à denti-cules, les sections sculptées de la rampe de la galerie, la frise ornementale à gouttes et à palmettes sous la claire-voie, le plafond à caissons qui épouse la forme de l'hémicycle et ceinturé d'un cordon ininterrompu de rosettes.Une incongruité digne de mention : le chapiteau des deux colonnes du vestibule est d'ordre ionique, sauf que les volutes sont tournées vers le haut plutôt que vers le bas.Quant au contenu muséal.il est accessible au public comme le rappelle son directeur Robert Carroll.Le fonds du musée compte plus d'un million de spécimens scientifiques, y compris plus de 10000 artefacts archéologiques et ethnologiques.On pourra y apprécier la collection Carpenter de mollusques, la collection Dawson de paléontologie, la collection Ferrier de minéraux, la collection d'ethnologie africaine et les antiquités égyptiennes, dont une momie vieille de 3500 ans.SOURCES: Université McGill: Our Growth in Actual Acres.Visite guidée du campus, plans et documents divers \u2014 Revue Fontanus: The Peter Redpath Museum.An Architectural Analysis, par Rhodri W.Liscombe \u2014 Journal de l'Institut royal d'architecture du Canada: The Buildings of McCill University, par Ramsay Traquair \u2014 Bradley.Carretson 4 Co.: The Canadian Album ¦ Men of Canada \u2014 Encyclopédies Crolier : encyclopedia Canadiana.photo jean-yves ujtourneau.U Ptnse Cette photo permet d'apprécier l'intérieur du musée.On y remarque le premier étage, la galerie du deuxième qui ceinture l'hémicycle du côté nord, la claire-voie et le plafond à caissons ceinturé de rosettes.PHOTO JEAM-YVESIET0U8NEAU.la Press» nés et le diamètre de leur fût ne sont Pas en harmonie avec l'épaisseur de entablement doté d'une frise à rosettes, et surmonte d'une corniche à mo-dillons, puis d'un fronton couronné d'un pinacle ornemental.Les pilastres des avant-corps latéraux et des baies de la face en hémicycle de l'arrière sont de source américaine.Ces pilastres sont ornés d'un motif d'inspiration grecque, et couronnés par un chapiteau ornementé de trois demi-sphères gravées dans la pierre; cette ornementation n'est pas sans rappeler la goutte ornementale du style classique.Comme le précise Liscombe, plusieurs édifices de la Renaissance grecque telle que traitée par les architectes britanniques et allemands présentent des caractéristiques semblables.Il souligne à cet égard l'église United Presbyterian de Glasgow, en Ecosse, l'Académie royale d'Ecosse et le Royal High School, à Edimbourg, la galerie nationale de Berlin, la salle St.George de Liverpool et la Schauspielhaus de Berlin.L'ornementation des faces latérales et de l'arrière en hémicycle se résume essentiellement aux pilastres.Les deux faces latérales sont symétriques à deux exceptions près: la face ouest comprend une porte dans la première travée de gauche et deux cheminées de 13 pieds et demi, éléments qu'on ne retrouve pas dans la face est.Chaque face comprend dix travées de fenêtres: trois dans chaque avant-corps surmonté d'un fronton, et quatre entre les deux avant-corps.Il est à noter qu'on retrouve une fenêtre au rez-de-chaussée dans chaque avant-corps.La partie supérieure de ces deux faces et de l'hémicycle est éclairée par une claire-voie dont le fenètrage est sans rapport avec les travées des étages inférieurs (on notera à cet égard la lar- feur irrégulière des trumeaux entre les aies).L'hémicycle comprend 10 travées de fenêtres, et les pleins du piano nobile se limitent aux pilastres qui séparent les baies.Liscombe a émis l'opinion que cet hémicycle n'était pas prévu dans le projet d'origine puisque les plans les plus anciens proposaient une face arrière droite.Le fenètrage de dimensions variées est rectangulaire partout.En façade, les baies du rez-de-chaussée mesurent 13 pieds de hauteur, ma is leur largeur varie de 33 à 48 pouces.Les grandes baies du portique mesurent six pieds et ne.uf pouces sur 20, contre quatre pieds sur 15 pour les baies latérales.Des côtés est et ouest, les baies mesurent quatre pieds de largeur partout, mais leur hauteur est de neuf pieds au rez-de-chaussée, 15 aux étages et quatre dans la claire-voie.Enfin, les baies de l'arrière mesurent cinq pieds sur 15 et demi.REPÈRES Nom* musée Redpath.Adresse: 859, rue Sherbrooke ouest.Métro: station McGill, vers le nord rue University, vers l'ouest rue Sherbrooke.Ces articles sont offerts sous forme reliée par les Éditions La Presse, sous le titre ¦ Montreal, son histoire, son architecture».Renseignements: Guy Pinard, 285-7070.Laval et UurenUdes Le Parti pour le renouveau de Laval obtient sa reconnaissance officielle JEAN-PAUL CHARBONNEAU La troisième force entrée dans la course pour l'obtention du pouvoir à l'hôtel de ville de Laval, le 5 novembre, vient d'obtenir la bénédiction du président des élections du Québec, M.Pierre F.Côté, du moins en ce qui a trait au nom qu'elle voulait se donner.Cette formation s'appellera donc: le Parti pour le renouveau de Laval (PRL).Les deux autres regroupements sont: le Parti du ralliement officiel des Laval-lois (PRO) et le Parti lavallois ( PL).Le PRL, dont le candidat à la mairie est M.Jean-Paul Théorét, présentera officiellement son nom, ses couleurs et son logo à la presse à l'occasion d'un petit déjeuner mercredi.Contrairement à ce qui a été diffusé, M.Théorét n'a pas remis sa démission comme député à l'Assemble nationale, mardi dernier.Il a décidé de reporter sa décision en raison de la présentation du budget du ministre des Finances, M.Gérard- D.Lévesque.Il le fera mardi.Silencieux la semaine dernière, alors que le PRO et le PL ont fait passablement parler d'eux, le PRL entend bien reprendre le temps perdu au cours des prochains jours.Contrairement aux deux autres, ce parti n'affiche encore aucdn panneau publicitaire.' Soulignons.'d'autre part, que M.Gilles Vaillancourt, président intérimaire du comité exécutif de Laval, soutient que le budget Lévesque est bien meilleur pour Laval que celui du gouvernement fédéral.UN CENTRE COMMUNAUTAIRE DE $4 MILLIONS À LAVAL ¦ Les membres du conseil municipal de Laval, à l'exception des deux représentants de l'opposition, ont accepté qu'une somme de $4,3 millions soit dé- pensée pour la construction et l'aména- Î;ement intérieur et extérieur du pavil-on du Bois-l'apineau.Le leader de l'opposition, M.Maurice Clermont, a mentionné que ce projet était beaucoup trop onéreux et qu'il ne devait pas être construit à l'emplacement choisi par la ville, mais plutôt en bordure du boulevard de la Concorde, où il avait fait une consultation auprès du public, à la demande même du maire Claude Lefebvre.«Au début, précise-t-il, cette réalisation devait coûter $2 millions.» Le maire lui a expliqué que c'est après avoir discuté avec plusieurs responsables d'organismes de loisirs et du troisième âge que la décision de changer d'emplacement a été prise.Cette construction se fera donc à l'angle des boulevards Saint-Martin et d'Auteuil, presque à cheval sur le terrain de stationnement du poste de police.M.Lefebvre est convaincu qu'il s'agit là d'un besoin réel pour les gens de ce secteur et que la somme votée pour sa réalisation est justifiée.UN NOUVEAU PLAN OUI EN EST PAS UN ¦ Selon l'admistration municipale de Laval, le Parti lavallois fait fausse route quand il annonce la présentation du premier véritable plan de transport de l'histoire de Laval.Devant les journalistes, les collègues de M.Gilles Vaillancourt ont déposé une pile de rapports préparés dans le passé, renfermant des suggestions pour améliorer le transport en commun dans l'île Jésus.La Société de transport de Laval stipule que 28 de ses 31 circuits accèdent au terminus de Montréal qui assure un lien direct avec la métropole.Pour ce qui est des carrefours proposés dans le document du PL, le clan Vallancourt précise qu'il en existe trois actuellement.Pour ce qui est du prolongement de la voie réservée sur le boulevard des Laurentides, on prétend qu'elle est déjà utilisée au maximum.«Qu'arrivera-t-il des coûts d'expropriation requis afin de permettre l'aménagement d'emprises pour son prolongement?», demande-t-on à l'hôtel de ville.Quant à l'Express Laval, ce dossier, précise un document remis à la pressé, a été présenté à trois reprises.POUR LES VACANCIERS ¦ La période des vacances approche à grands pas et les personnes qui n'ont pas encore choisi d'endroits où aller se reposer auraient avantage à consulter l'Association touristique des Laurentides (ATL).Celle-ci a mis sur pied un centre de réservation hôtelière qui, entièrement informatisé, permet aux visiteurs de faire leurs réservations dans quelque 32 établissements (plus de 2000 chambres) sur un simple appel téléphonique.Trois numéros sans frais: 1-800-363-5606, 430-9838 ou 430-9834.De plus, un service de réservation sur place est offert a la Maison du tourisme des Laurentides.Ce service est gratuit et le personnel de la maison est en mesure de vous trouver un endroit qui répond â vos attentes.Par contre, pour les organismes qui aimeraient tenir une rencontre d'une journée ou un congrès de plusieurs jours, les Laurentides offrent un excellent éventail de choix.Pour renseignements, le 436-8532."]
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