La presse, 23 mai 1989, D. Placements
[" Placements EPSON MISSION PERFECTION (Micro informatique) ventes corporatives Tel.: (514) 331-7534 FAX: (514) 331-7489 LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 23 MA11989 Michel Girard Le Régime d'épargne Desjardins: un placement discutable fin Rien ne 9aran*'tle rendement des parts permanentes des caisses populaires e vous réjouissez pas trop vite! Rien ne garantit actuellement que le nouveau Régime d'épargne parts permanentes des caisses pop sera une bonne affaire pour tous les épargnants.C'est un abri fiscal qui a certes du tape-à-l'oeil.Mais sans l'obtention d'un engagement ferme au sujet du rendement qui sera offert sur ces parts, l'investisseur risque de faire un placement peu intéressant.Ah! pour le Mouvement Desjardins et ses caisses pop, c'est un extraordinaire projet qui lui permettra d'aller chercher dans les poches des Québécois quelque $ 230 millions en capital.L'épargnant, lui, qu'obtiendra- t-il en retour de son investissement?Mises à part les déductions fiscales, il devra compter sur la bonne volonté du Mouvemement Desjardins et de ses caisses pop car rien dans la nouvelle loi ne les oblige à donner un rendement.Commençons par les avantages.¦ On peut investir jusqu'à $ l 000 par année dans l'achat de parts permanentes qui seront émises par les caisses pop participantes et ce durant un maximum de trois ans, soit d'ici' la fin de I99I.Total du placement possible: $ 3 000 ¦ Cet investissement est déduc- tible à I00 p.cent de notre impôt du Québec, seulement.¦ En outre, on peut transférer dans un régime enregistré d'épargne-retraite autogéré les parts permanentes et bénéficier ainsi d'une déduction supplémentaire de I00 p.cent au provincial et.de I00 p.cent au fédéral.Attention! L'ouverture d'un REÉR autogéré nécessite des frais annuels d'aministration.Exemple: Trusco Desjardins, la fiducie du Mouvement Desjardins, impose des frais minimum de $ lOO par année.D'autres fiducies demandent, par contre, des frais moins élevés.Par ailleurs, il ne faut pas oublier que ce transfert des parts permanentes dans un REÉR autogéré est un Les nouvelles parts des caisses: un placement à éviter pour les moins de 55 ans.avantage dont bénéficie à peu prés tout autre placement (actions, dépôts à terme, obligations d'épargne, etc.) ¦ Les parts permanentes ne peuvent pas perdre de valeur puisqu'elles seront rachetées à leur valeur au pair (ne sautez pas de joie trop vite.) Les désavantages maintenant: ¦ Les épargnants doivent conserver leurs parts pendant au moins deux années complètes (trois 31 décembre de suite), à défaut de quoi ils devront rembourser l'impôt économisé.S'il n'y avait que cette contrainte, ce serait acceptable.Mais non.¦ Il n'existe aucun marché secondaire pour revendre les parts en question.On peut les transférer à un membre d'une caisse: toutefois, quel est l'intérêt pour un membre d'acheter des parts de « deuxième main » quand on sait que cela ne lui donnera aucun avantage fiscal.Seules les parts acquises initialement de la caisse donnent droit à la déduction fiscale provinciale.Autre solution: les revendre à la caisse.Alors là.les contraintes se multiplient.Voici ce qui est prévu dans la loi sur les caisses: \u2014 article 78: «.une caisse ne peut rembourser les parts permanentes qu'elles a émises qu'en cas de décès de leur titulaire.» Ne vous effrayez pas.il y a.heureusement, une régie un peu plus flexible.\u2014 article 79: «Toutefois, la caisse peut rembourser à un titulaire les parts permanentes qu'il détient depuis au moins cinq ans.s'il a atteint l'âge de 60 ans et s'est prévalu d'un droit à la pre-retraite ou à la retraite ou s'il a atteint l'âge de 65 ans.» Cinq ans?Oui ! L'épargnant restera « pris » avec ses parts pendant un minimum de cinq ans, même s'il est à la re- traite et même si le délai fiscal est de deux ans.Le vice-président marketing du Mouvement Desjardins, lacques Lefebvre, explique: «On voulait ainsi éviter qu'une personne de 64 ans profite de la situation pour empocher les déductions fiscales et revende ses parts un an plus tard.» Un fonds spécial peut aussi être créé par le Mouvement Desjardins pour racheter les parts.mais cela ne change rien aux contraintes ci-haut.¦ La valeur des parts permanentes ne peut baisser, tout comme elle ne peut s'apprécier ( on les vend et rachète au pair ).Donc il n'y a pas de possibilité de gain de capital.Mais encore la on pourrait accepter le jeu s'il y avait un rendement d'intérêt garanti.¦ Non, il n'y a aucun rendement garanti.A l'article 269 de la nouvelle loi qui régit les caisses d'épargne et de crédit, il est écrit : « Une caisse peut décider de ne payer aucun intérêt sur les parts permanentes qu'elle a émises ou de n'attribuer aucune ristourne.» Est-ce assez clair?Le rendement offert sur les parts permanentes dépendra de chaque caisse qui en émettra et ce, à sa discrétion.Mais afin d'éviter que les caisses très rentables attirent les épargnants au détriment des caisses moins rentables, un taux d'intérêt maximum sera déterminé pour l'ensemble des caisses pop.Le porte-parole du Mouvement Desjardins dit qu'il ne faut pas se montrer sceptique devant le fait qu'aucun rendement minimum n'est garanti dans la loi.Il ajoute que le Mouvement Desjardins va s'organiser pour offrir aux détenteurs des parts permanentes un rendement au moins équivalent à celui qui est offert par les certificats de placement garanti d'un an.Or, si tel est le voeu du Mouve- ment Desjardins, pourquoi ne pas le garantir sur papier?Compte tenu des deux contraintes suivantes, détenir les parts pendant au moins cinq ans et ne les revendre qu'après avoir atteint 60 ans (et être en pré-retraite) ou 65 ans, le Régime d'épargne parts permanentes des caisses devrait intéresser prioritairement les gens de 55 ans et plus.Mais pour que le placement soit rentable, encore faudra-t-il que le Mouvement Desjardins donne l'assurance que les parts permanentes rapporteront un rendement équivalent à celui des certificats de dépôt garantis d'un an.Soyons réaliste: le Régime d'épargne parts permanentes donne droit à une économie d'impôt qui équivaut à 24 p.cent du montant investi, si on gagne un revenu imposable de $ 50 000 et plus.Le pourcentage baisse à 23 p.cent pour les gens gagnant entre $ 23 000 et $ 49 999; à 21 p.cent pour la fourchette de $ 14 000 à S 22 999; à 19 p.cent Sour la tranche de $ 7 000 à 13 999; 16 p.cent pour les revenus inférieurs à $ 7 000.Or 24 p.cent ( le rabais d'impôt maximum), quand on est obligé de conserver les titres pendant au moins cinq ans.ne correspond finalement qu'à un rendement annuel d'environ 4.8 p.cent.Ce n'est pas mirobolant.Il suffirait que la caisse offre un rendement de 6,5 p.cent sur les parts permanentes pour que l'investisseur se retrouve avec un rendement total (11,3 p.cent) inférieur a celui d'un certificat garanti d'un an.À cause du manque de souplesse de ce régime d'épargne, les gens qui ont moins de 55 ans devraient éviter d'y investir.A moins de vouloir absolument contribuer au développement du Mouvement Desjardins.L'heure n'est plus à la morosité dans le marché boursier MICHEL GIRARD Ljr optimisme refait surface dans le marché boursier.La semaine dernière, Wall Street n'en finissait plus d'enregistrer des sommets records.d'après-krach.D'ailleurs, il y a actuellement dans le marché boursier beaucoup plus d'analystes optimistes (bullish) que de pessimistes ( bearish ).Quelque 46 p.cent des analystes boursiers sont « bullish* comp&.ativement à 33 p.cent de « bearish ».À cause de la récente montée des cours, le marché est relativement cher.11 faut redoubler de prudence si on veut demeurer actif.Un effondrement des cours est-il à craindre?Selon l'analyste technique Raymond Normand, de la firme McNeil Mantha, le fait que les analystes soient majo-ritairement optimistes sur l'orientation future du marché est là un indice positif.«Ce qu'il faut surveiller, ce sont les situations extrêmes.Quand les analystes deviennent globalement trop optimistes ou trop pessimistes, c'est dans ce temps-là qu'un changement radical peut se produire dans l'évolution de la Bourse et que la théorie du contraire devrait prévaloir.Mais le niveau actuel des « bullish* ne m'apparaît absolument pas dangereux.On doit l'interpréter plutôt comme le signal d'une vague de fond, d'une tendance à la hausse assez solide.» M.Normand, jeune analyste technique dont l'exactitude des prévisions ne cessent d'étonner, croit que le marché a un fond relativement solide et qu'il pourrait d'ici les 12 prochains mois atteindre son sommet d'avant le krach et peut-être même franchir une nouvelle marque historique.En août 1987, le Dow Jones avait atteint les 2 722 points.Entre aujourd'hui et le record historique, il lui reste encore 222 points à franchir, soit à peine huit p.cent.Vendredi dernier, le plus populaire indice au monde fermait à 2 500 points.Une correction en vue?Mais en raison de la forte appréciation des cours qui est survenue ces derniers temps, le marché boursier pourrait subir une cor- Raymond Normand, analyste chez McNeil Mantha rection d'une centaine de points, si on se base sur l'indice Dow Jones.«Je crois qu'il faudrait profiter de ce recul comme opportunité d'achat et non comme excuse pour liquider son portefeuille», renchérit M.Normand.À son avis, il ne faut pas s'inquiéter outre mesure: comme la tendance des taux d'intérêt est à la baisse depuis près de deux mois aux États-Unis, il croit que la bonne tenue du marché obligataire (ce dernier progresse quand les taux d'intérêt baissent) donnera un grand coup de pouce au marché boursier.Au Canada, cela fait deux semaines de suite que la Banque du Canada réduit d'un cran son taux d'escompte.ce qui est de bon augure.Une situation économique sous contrôle?Et la récession?M.Normand estime que la situation économique est sous contrôle.Et des minirécessions, il y en a déjà.mais dans certains secteurs seulement.Il donne un exemple concret: cela fait déjà près de deux ans que l'industrie du courtage est en pleine récession.Pour rassurer les investisseurs, il rappelle que lors des deux graves crises.1974 et 1981-82, les compagnies étaient dans un bien mauvais état à comparer à aujourd'hui.Les inventaires étaient extrêmement lourds et le taux d'endettement était très élevé.Comme les entreprises ne sont pas aux prises avec ce genre de problèmes actuellement, elles réussiraient probablement à mieux s'en sortir s'il y avait un sérieux ralentissement économique.«C'est pourquoi, même avec un mauvais scénario économique, je demeure assez optimiste devant le marché boursier», ajoute M.Normand.Toutefois, il est important de noter que ce ne sont pas tous les secteurs qui profitent (ou qui vont profiter) du beau temps qui règne sur le marché boursier par les temps qui courent.On doit être très sélectif.Les secteurs à privilégier, selon M.Normand, seraient: les services financiers (notamment les titres des grandes banques canadiennes), les produits de consommation, les mines et métaux.La majorité des titres sur le bon chemin.Par ailleurs, l'analyste technique Ron Meisels, du service de recherche de Nesbitt Thomson, voit lui aussi le marché boursier dans une phase à la hausse.Il estime qu'un repli d'une centaine de points serait normal et sain pour le marché.Dans son dernier rapport d'analyse technique sur les 209 titres les plus importants du principal indice canadien, le TSE 300 de la Bourse de Toronto, M.Meisels note un changement important au chapitre de la santé «boursière» des titres en question.Il y actuellement 62 p.cent de ces 209 titres canadiens qui sont rentrés dans une phase boursière positive (phase I ou phase 2).Cela représente un net virage par rapport à janvier dernier alors que seulement 35 p.cent des mêmes titres se retrouvaient dans une telle situation positive.Rappelons que dans un cycle complet, un titre franchit habituellement quatre phases: phase 1 (accumulation: après une longue débandade, un titre se «reconstruit» une base de négociation); phase 2 (appréciation: c'est à ce stade qu'un titre enregistre généralement une belle performan- Titres ce); phase 3 (plafonnement: lors de cette étape, le titre montre des signes de fatigue, il ne peut dépasser ses sommets, c'est donc le moment de s'en débarrasser); phase 4 (dépréciation: le titre recule de façon significative).En ce qui concerne maintenant les 42 titres les plus importants composant le TSE 300, la situation technique est encore plus encourageante: 72 p.cent de ces titres sont dans une bonne période ( 24 p.cent dans la phase 1 et 48 p.cent dans la phase 2).Côté secteurs boursiers, huit secteurs sur quatorze bénéficient d'une bonne position: phase 1 pour les services publics; phase 2 pour les mines et métaux, les produits de consommation, l'immobilier et la construction, les pipelines, les communications et médias, les services financiers et le commerce de détail.Les banques et les coupons En outre, Iain E.Fraser, analyste technique chez Midland Do-herty.voit d'un très bon oeil l'avenir très prochain de la Bourse.Plus précisément, il croit que les titres des grandes banques canadiennes sont inscrits dans un mouvement de forte hausse, soit plus de 30 p.cent par rapport à leur niveau actuel.Enfin, signalons que Merrill Lynch Canada s'attend à une baisse des taux d'intérêt au cours des 18 prochains mois.«Je recommande donc à certains particuliers, de dire le vice-président Clarence Chung, «S?« d'acheter des coupons d'obliga- ¦ Phase i: tions du gouvernement du Cana- Phase 1 A: da, pour continuer à l'avenir de Phase 1 B: bénéficier du rendement élevé ac- Phase 1 C: tuel.» ¦ Phase 2: Il propose des coupons d'obli- Phase 2 A: gâtions dont l'échéance varie Phase 2 B: d'un an à plus de 20 ans.Il s'agit Phase 2 C: de coupons dotés d'une bonne li- ¦ Phase 3: quidité, c'est-à-dire qui sont faci- Phase 3 A: les à revendre sur le marché se- Phase 3 B: condaire.Phase 3 C: Si les taux d'intérêt baissaient ¦ Phase 4: sign if ica t i vement, la valeur de ces Phase 4 A: coupons s'appréciera, ce qui per- Phase 4 B: mettra à ses détenteurs de réaliser Phase 4 C: un gain de capital intéressant.POSITION TECHNIQUE DES 42 PLUS GROS TITRES CANADIENS cours 18-5-89 Phase technique Alcan\t26%\t4B American Barnck\t24%\t4C BCE\t37%\t1 B Banque de Montréal\t31\t4C B.Nouvelle-Ecosse\t17%\t4C Brascan\t28%\t1 CAE ltd\t13%\t2C B.C.Imp.Commerce\t30\t2C CP\t21 %\t1 A Canadian Tire\t22%\t2C Cominco\t25%\t2C Corona\t7%\t4C Dofasco\t28\t3 Echo Bay\t15%\t4C Falconbridge\t32%\t2A Imasco\t32%\t2A Imperial Oil\t55%\t4C Inco\t37%\t2C Int.Thompson\t17%\t2C John Labatt\t23%\t1 A Lac Minerais\t11\t1 A Laidlaw\t17\t4C Maclean Hunter\t13%\t3C Mac.Bloedel\t18\t1 A Molson\t36%\t2C Moore\t36%\t2C Banque Nationale\t14%\t2A Noranda\t22%\t1 Northern Telecom\t19%\t4C Nova\t11 Vk\t2C Placer Dome\t15 V*\t1 A Power Corp.\t16'/4\t2A B.Royale\t44\t2C Royal Trustee\t17%\t3C Seagram\t89%\t2 Shell Canada\t43%\t2 A Southam\t34%\t2C Tech Corp.\t18%\t2A Thomson News\t29%\t1 A B.Toronto-Dominion\t42%\t2C Transalta\t14 %\t1 Trans-Canada Pipeline\t14%\t2 A accumulation après une importante baisse, le titre reste instable, il se bâtit un prix plancher, les investisseurs le boudent, appréciation le titre brise son prix plancher à la hausse, le titre subit une correction, il atteint un nouveau sommet, stabilisation le titre fluctue beaucoup.il est incapable de franchir de nouveaux hauts.on devrait le vendre.dépréciation le titre subit une forte baisse.après une chute, il remonte partiellement.le titre atteint de nouveaux bas.CPG Trust La Laurentienne Taux sujets à changements suas préavis.Semaine du 22-05-89.1/n/ personnes de 60 ans et plus + V8/o (termes de 1 à 5 ans) ^ 18 mois Appelez-nous.1981.avenue McGiil College, Montreal 284-7007 6633.rue Sherbrooke Est, Montreal 253-1720 1RUST LA LAURENTIENNE DU CANADA I D2 LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 23 MA11989 COUPEZ 0 DE VOTRE PRET HYPOTHEC Achetez votre maison et obtenez un financement de Royal LePage.Nous réduirons le taux d'intérêt de votre prêt hypothécaire de 1/4 % la première année par rapport au taux le plus bas offert par un établissement bancaire pour un prêt comparable.Cet avantage est pour vous.Dès maintenant et jusqu'au 31 juillet 1989 seulement.Royal LePage réduit ses taux Hypothécaires déjà très concurrentiels de 1 /4 % additionnel.Une réduction de 1/4 % sur le taux hypothécaire offert par les banques à charte la veille du décaissement de votre prêt hypothécaire Royal LePage.Dans le cas d'un prêt hypothécaire préautorisé, votre taux d'intérêt est garanti pour 60 jours.Si les taux d'intérêt baissent entre temps, nous rajusterons votre taux afin qu'il soit toujours de 1/4 % 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Il préféra donc, à partir de ce jour, sortir seul, et c'est d'une voix féroce qu'il entonnait ses chansons préférées, lui qui avait pourtant passé sa vie à garder le silence.L'horizon en tremblait, il effrayait le poisson! disaient les autres, mais Noum retrouvait là un peu de son ancienne puissance.Debout au milieu de sa gaspésienne, il dominait la mer.il se sentait bien, investissant son dernier espace de liberté en toute conscience.Loup de mer précocement ridé, il ne se plaignait pas de son sort, il prenait son bien où il le trouvait et tant pis pour les chialeux qui pensent que tout va leur tomber cuit dans le bec! Seul avec l'océan, il résistait mal à des envies de partir, de dériver sans fin jusqu'au bout du monde, jusqu'en Angleterre s'il le fallait! Il n'était pas question que le petit chien de race à Pauline, c'te moitié de chien appelé Robin, lui tienne compagnie.De toute manière Pauline n'aurait jamais voulu, et lui-même savait qu'il l'aurait transformé en appât dès le premier jour.Puis derrière l'image du chien se profilaient celle du boss Robin et parfois celle de Pauline elle-même.11 devenait amer, mais il continuait de mettre officiellement tous ses déboires au compte de la compagnie Fish & Market.Le mort d'Armand Cyr, c'était là que tout avait commencé à aller de travers, la faute à Robin ! Celle de son fils Charles, la faute à Robin! Ces Robin qui poussaient les pécheurs à abandonner leurs terres pour mieux les tenir à la gorge! Noum se souvenait qu'ils avaient saisi des chevaux et même des vaches chez des pécheurs qui n'arrivaient pas à rembourser leurs dettes avec le fruit de leur pèche.L'avenir dans la morue, tu parles! Il se rappelait aussi sur quel ton les mêmes Robin criaient «La côte!» à ceux qui n'étaient pas contents de leur sort, ce qui signifiait: prends la porte, remonte la côte, c'est-à-dire retourne d'où tu viens, dans la misère.Quant à Pauline, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait vraiment, elle devait être jalouse, tout simplement.« Y'a peut-être de quoi aprè tout !» Et il souriait en caressant sa pipe.Un matin de printemps, au lendemain du traditionnel ensevelissement des morts, en 1947 ou 48, disons en 47 pour la commodité du récit.Noum voulut reprendre la mer comme d'habitude.Il s'engagea sur le quai, la mer semblait calme, presque une mer d'huile! pourtant les bateaux, au bout de leurs amarres, étaient agités de mouvements étranges, lents mais profonds.D'une longue enjambée il sauta dans sa barque.C'est alors qu'il aperçut l'ombre d'un oiseau sur la mer.les ailes bien découpées sur la surface.Levant les yeux brusquement, il chercha dans le ciel et ne vit rien.Il mit sa main en visière, toujours rien, pui il baissa la téte et revit l'ombre qui glissait doucement sur l'eau.Malgré sa force et sa vigueur d'homme mûr, il eut un coup au coeur.Combien de fois la sorcière Pauline n'avait-elle pas soutenu que d'apercevoir l'ombre d'un épervier sur la mer sans voir l'oiseau lui-même était signe de malheur?C'était comme si l'omre se détachait de sa source pour venir vous livrer un message personnel, car les autres ne l'apercevaient pas, puisqu'il fallait à ce moment occuper une place précise par rapport au soleil.Noum connaissait les deux éper-viers de l'anse, toujours les mêmes depuis des années, et il admirait leurs jeux et leurs prouesses, leur altitude au-delà du vol de tous les autres oiseaux.Il avait remarqué plusieurs fois qu'ils volent face au vent, s'immobilisent longuement.les ailes déployées, et dès qu'ils ont repère une proie, ils plongent comme des torpilles.Il avait son idée sur ce comportement de l'épervier.il pensait que l'épervier appâtait le poisson en lui faisant prendre son ombre pour un insecte appétissant, et quand le poisson allait crever la surface de l'eau, il fonçait alors comme une flèche, fondait sur lui.l'attrapait dans ses serres.Noum scruta de nouveau le ciel: le soleil était là, englué dans le brouillard, mais il n'aperçut pas l'épervier.Secouant la tète, il ne peut s'empêcher de dire « Faut pas me prendre pour un poisson!» et.retirant sa pipe de sa bouche, il cracha dans l'eau.Tout ça.c'est des histoires de bonnes femmes! songea-t-il.Il tâta sa poche de veste pour s'assurer que le flasque y était et se dirigea vers le large accompagné de quelques autres barques seulement, les audacieux, les impatients, car la mer bougeait anormalement, même si le vent ne s'était pas encore levé.Cela arrive parfois lorsqu'elle nous reserve quelque mauvaiseté.Une mer instable, que même les pêcheurs ne comprennent plus, virant en tous sens à propos de rien, hypocritement lisse, mouvante en profondeur.Noum le sentit dans ses os, il flaira le malheur à des milles, non pas surtout à cause de l'épervier mais parce que la mer semblait lui préparer un tour de sa façon.Quelque chose pourtant le poussait à ne pas renoncer, comme un dernier défi avant de se ranger et d'accepter l'ordre des choses.Il s'obstinait, il vociférait.Si vous préférez aller traire vos vaches, partez, moi je reste.Il sera pas dit que Noum Cuite aura eu peur de la mer! Comprenez-vous ça?Lorsque le vent se mit de la partie, les pécheurs se précipitèrent sur les rames, le dos courbé, l'oeil luisant de peur ou de froid, et ils rentrèrent tous au port, sauf Noum.Il leva l'ancre mais pour se rendre plus loin encore.«l'ai hâte de voir ça.sainte Fourche!» \u2014 Noum, t'es malade?\u2014 Tu joues à quoi?Pauline suivait toute la scène, depuis la fenêtre de la cuisine.Elle n'entendait plus la voix d'Isabelle qui plus tard demandait, inquiète.«Mais qu'est-ce qu'il fait, voulez-vous me dire?Pourquoi les autres sont en train de rentrer?C'est bien lui.hein, là-bas?» \u2014 )e sais pas.Comment savoir?Elle savait.Perdue dans un rêve ou dans l'une de ses visions catastrophiques, elle s'était appuyé le front contre la vitre, on aurait dit que c'est ce qui l'empêchait de s'effondrer au sol, et elle regardait sans la voir la petite tache sombre que formaient Noum et sa barque à peine visibles au large.Elle aperçut aussi, malgré elle, une énorme masse de nuages qui roulaient depuis le cap Noir en direction du large, une tempête comme elle n'en avait jamais vu, nettement dessinée, qui raclait la voûte du ciel pour se donner de l'élan et allait bientôt retomber sur le diable d'homme qui devait rire dans sa barque et blasphémer, et trépigner comme un enfant qui veut avoir raison à tout prix.Oh, elle le connaissait bien, ce grand fantasque! pas vaniteux pour deux sous mais d'un orgueil.\u2014 Maman! Pauline! Vous devriez l'appeler.Pauline aurait dû appeler depuis longtemps déjà, mais je sais qu'elle ne criera pas aujourd'hui.Noum le sait aussi.Elle a la gorge sèche et les yeux humides.Les jambes molles.Tandis que Noum, planté debout dans sa gaspésienne.s'amuse comme un fou sous la tempête, il lui montre le poing, il hurle, le regard farouche ou moqueur.Il saute même à pieds joints d'un côté de l'étravc.puis de l'autre, pour accentuer le roulis.À la guerre comme à la guerre! Il fait des gestes immenses de ses bras, des signes qui ne portent aucun message, puis il se tape sur le ventre et se plie en deux pour rire ou saluer le passage du tonnerre.C'est que chaque fois qu'il tonne, lui, Noum, il lâche un pet, et il croit que le dialogue est engagé pour de bon, c'est une joute oratoire à finir entre lui et le monstre comme n'en connaissent pas les politiciens ni les plus fines langues.11 se sent énorme, il pousse un cri de défi cligne de cent poumons, il lui semble même voir l'éclair se briser sur l'onde sonore.Et tandis que les chevaux d'écume hennissent au loin, déferlent contre la porte de l'éternité, lui, il piaffe d'impatience au milieu de sa barque, les appelle à l'assaut de sa personne en frappant à coups redoublés le tambour de sa poitrine.Non, il n'a pas peur, il veut les voir tous trébucher sur sa barque, se coucher sous ses pieds, le porter en triomphe.S'il laisse la pluie laver son visage, c'est pour mieux siffler des paquets d'eau contre le vent et trouve le ventre du ciel.Il n'est pourtant pas devenu fou: les oreilles en conques, il écoute, il ne fait même que ça à travers sa rage croissante, savoir s'il n'entendrait pas sa sirène, ne serait-ce qu'un filet de son, il la reconnaîtrait du coup, cette voix qui lui avait si souvent sauvé la vie.le crois qu'il disait par-dessus le vent quelque chose comme: Essaie encore de me sauver, si t'es capable! sachant trop qu'elle ne crierait pas.Même si elle l'appelait, déciderait-il pour autant de rentrer?Elle avait trop longuement trainer les choses, c'était maintenant devenu trop suspect pour être racheté par un simple petit cri qui arrondit les lèvres en imitant le baiser.Pendant ce temps.Pauline s'était avancée au bord du cap à sa place habituelle, là où l'herbe ne poussait plus à cause de ses fréquentes stations, et de son perchoir elle se mit à contempler la mer blanchâtre mêlée au ciel.Dans les hautes frondaisons le vent bramait terriblement, couvrant la rumeur des vagues qui fouettaient le cap et la grève.Elle se sentit toute petite en face de la mer.pour la première fois impuissante, presque ridicule.Sa robe bleue claquait sur ses cuisses, de loin on aurait dit un drapeau.Elle avait mal au coeur, comme à la naissance de Charles, il était trop gros, il l'étranglait.Au risque de tomber, elle fit un pas vers le précipice, ouvrit machinalement la bouche, mais il n'en sortit aucun son.Au bout d'un instant elle comprit qu'elle n'y pouvait rien et rentra à la maison.a suivre 1988 Éditions Québec/Amérique "]
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