Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

La presse, 1989-05-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Informations nationales \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 MA11989 Ottawa pourrait renoncer à légiférer sur l'avortement CUV TJULUPaR de la Presse Canadienne OTTAWA Le gouvernement Mulroney pourrait renoncer à légiférer en matière d'avortement, a affirmé hier le ministre de la Justice Doug Lewis.«L'une des options est de ne rien faire», a admis le ministre, dont le gouvernement promet pourtant, depuis prés d'un an et demi, de présenter aux Communes un projet de loi destiné à combler le vide législatif provoqué par le jugement rendu par la Cour suprême en janvier 1988.Ce jugement invalide les dis- positions du Code criminel sur l'avortement Comparaissant devant le Comité parlementaire de la justice et du Solliciteur général, M.Lewis a déclaré que le gouvernement étudiait «activement» le dossier de l'avortement, mais n'a pu préciser quand le gouvernement serait en mesure de clarifier sa politique.«L'un des critères dont il faut tenir compte en priorité, a-t-il dit, consiste à savoir si une nouvelle loi peut ou doit être rédigée».D'autres critères, comme celui de la compatibilité d'une éventuelle loi avec la Charte canadienne des droits, doivent également être pris en considération, a affirmé M.Lewis.Les propos du ministre ont été reçus avec satisfaction par le député néo-démocrate Svend Robinson, dont le parti trouve parfaitement inutile que le gouvernement «recriminalise» l'avortement dans la foulée du jugement rendu par la Cour suprême.M.Robinson ne pense pas seulement que l'entreprise serait inutile, il croit aussi qu'elle serait impossible à réaliser, compte tenu de la diversité des opinions sur la question.M.Lewis ne semblait pas loin hier de penser la même chose.Le gouvernement a bien tenté de trancher le problème le printemps dernier en soumettant la question de l'avortement à un vote libre aux Communes.Un vote à l'issue duquel aucune majorité ne s'était toutefois dégagée en faveur de l'une ou l'autre des options envisagées.Les options pro-vie et pro-choix \u2014 auxquelles s'en était ajoutée une troisième interdisant l'avortement après un certain nombre de semaines de grossesse \u2014 avaient toutes été défaites.La tenue du vote libre avait en outre donné lieu aux Communes à un imbroglio procédurier dont M.Lewis avait été l'un des principaux protagonistes.Le gouvernement avait promis, au lendemain du jugement de la Cour suprême, d'agir avec célérité dans ce dossier.Après avoir échoué dans leur tentative de régler le problème par un vote libre \u2014 et craignant à l'approché des élections que la question ne leur fasse mal sur le plan électoral \u2014 les conservateurs décidaient d'attendre que la Cour suprême se soit prononcée sur la cause Bo-rowski, qui devait déterminer si le foetus avait ou non des droits constitutionnels.À la fin de l'année dernière, la Cour suprême refusait de se prononcer sur cette cause.Les conservateurs ont quant à eux soigneusement évité d'aborder la question de l'avortement pendant la dernière campagne électorale.L'Institut Pasteur revient au français DENIS LESSARD envoyé special_ la Picmc À DAKAR.Sénégal gf\\ près avoir causé une ÉMk commotion dans le monde francophone, les dirigeants de l'Institut Pasteur, de Paris, ont « reconnu leur erreur», et décidé que faire revivre la publication française «Les Annales de l'Institut Pasteur».Hier, en conférence de presse, le ministre français responsable de la francophonie, M.Alain Decaux, a rendu hommage au Québec, qui, le premier, avait dénoncé ce passage à l'anglais de cette publication francophone centenaire.« L'émotion est venue d'ailleurs, et je remercie cet ailleurs», a dit M.Decaux, rappelant que le gouvernement Bourassa avait dès le début attaché le grelot à ce dérapage vers l'anglais.Compromis «Les Annales de l'Institut», un titre qui avait été abandonné il y a quelques années sans que personne ne s'en rende compte, a souligné le ministre, sera utilisé pour une nouvelle revue, exclusivement en français, publiée par le célèbre centre de recherche.Les trois publications «de pointe» de l'organisme, «Reasearch in.», seront maintenues.«Cela déplaira aux puristes», a souligné le ministre.Mais ces revues accueilleront et publieront à l'avenir, en français, les textes qui lui seront remis dans cette langue par les chercheurs, a expliqué M.Decaux.C'est le passage à l'unilinguisme anglais du contenu de ces revues \u2014 dont la réputation était en baisse \u2014 qui avait, soulevé un tollé de la communauté scientifique québécoise.Le titre de ces revues restera anglais, «mais il y aura la photo de Pasteur et on y mentionnera les \"Annales\"», a indiqué M.Decaux.«L'Institut Pasteur a reconnu son erreur», a-t-il dit, «et comme pour se faire pardonner», il publiera une série de monographies scientifiques dont le premier tome est déjà paru.En outre, comme le réclamait le Conseil de la langue, dans un avis au ministre Claude Ryan, les pays réunis à Dakar accoucheront d'une position commune sur la nécessité de préserver l'influence du français dans les communications scientifiques.La police arrête 120 pacifistes à la foire d'armes d'Ottawa CILLES PAOUIN du bureau de la Presse OTTAWA Plus de 120 manifestants de divers groupes pacifistes ont été arrêtés hier à Ottawa alors qu'ils tentaient d'interdire l'entrée de la foire internationale d'armements aux fabricants, aux diplomates et aux militaires.L'ouverture de ce quatrième salon de l'équipement militaire, ARMX, a été perturbé peu après huit heures lorsque des vagues de pacifistes se sont couchés ou assis devant les véhicules aux différentes entrées du Parc Lansdowne.«Les manifs de ce genre sont nécessaires, elles font réfléchir les gens», a lancé Gavin McEwen, un octogénaire encore vert venu dénoncer ces «marchands de canons meurtriers».«Cette exposition est une démonstration de duplicité de la part des autorités canadiennes., ils jouent aux gardiens de la paix tout en favorisant la vente d'armes aux régimes autoritaires», a t-il dit Dès qu'une vague de protestataires bloquait le passage, la police intervenait pour trainer les manifestants vers un autobus scolaire sous les hués de centaines d'autres qui attendaient de prendre leur place.«Nous n'en attendions qu'une centaine» a déclaré le le sergent Donald Devine de la police municipale.«Il semble que leur manifestation ait obtenu plus de succès que prévu», a t-il dit.La veille, plusieurs milliers de manifestants venus du Québec et de l'Ontario ont défilé dans les rues de la capitale fédérale pour dénoncer la collusion du gouvernement, des forces armées et des fabricants d'armes.«Nous étions une quarantaine du cégep Édouard-Montpetit et presque tous ceux qui étaient avec nous ont été arrêtés», a dit une étudiante de cette institution nullement découragée pour autant.Lancée sous le gouvernement libéral en 1983, l'exposition d'armes d'Ottawa est maintenant organisée à tous les deux ans par la Baxter Publishing de Toronto.Elle regroupe plus de 400 fabricants de matériel militaire venus de 16 pays et attire plus de 15 000 visiteurs représentants 60 gouvernements.Au nombre des exposants on retrouve tous les grands noms de l'armement tels que l'Aérospatiale française qui présente sa famille de missiles Excocet; l'américaine General Dynamics avec ses puissants chars Abrams ou le groupe suédois Dynamit Nobel avec ses mortiers portatifs.Les entreprises installées au Québec sont également très nombreuses: Laval in et ses camions militaires UTDC; Oerlikon Aerospatiale et ses missiles; Bombardier et ses véhicules tout-terrains; Bell avec ses hélicoptères et Canadian Marconi avec ses systèmes de communications.Le grand parc municipal d'Ottawa ou se tient chaque an- Un pacifiste est arrêté par la police après avoir tenté de bloquer l'une des entrées du quatrième Salon de l'équipement militaire, qui réunit à Ottawa plus de 400 fabricants de matériel militaire venus de 16 pays.née la foire agricole régionale ressemble cette semaine à un «centre commercial pour les militaires», a déclaré le chef libéral John Turner.Intervenant à la Chambre des communes hier, M.Turner a reproché au gouvernement Mulroney de favoriser la vente d'armes aux régimes répressifs du Chili ou de l'Iran qui s'en servent contre leur propre ressortissants.Vers r Alberta?De fait, des militaires canadiens en uniformes déambulaient mardi parmi les chars, les canons et les ordinateurs de simulation de combats en remplissant de pleins sacs de documentation très explicite sur les produits exposés.«Nous ne vendons pas ici mais nous faisons des contacts pour présenter nos produits et les faire connaître», a déclaré Jacques Le-coq, représentant du Groupe Industriel des armements terrestres, le plus grand producteur européen d'armes.Son collègue Sylvain Feat trouve pour sa part dommage que la photo reuter police arrête les manifestants.«Us ne font qu'exprimer une opi-ninon légitime en régime démocratique» a t-il dit.Participant à ce salon pour la première fois le représentant de la firme Rousseau Métal, Gilles Rancourt, admet qu'il a été un peu supris en entrant de retrouver son stand de systèmes de rangement entouré d'armes.«Nous savons que c'est nécessaire mais nous ne voyons pas tout cet équipement souvent» a t-il dit.«Heureusement ce que nous faisons ne nous donne pas de problème de conscience» a t-il dit.La ville d'Ottawa semble partager ce point de vue puisqu'elle refusera dorénavant de louer ses installations au salon ARMX.Les dirigeants de la foire ont indiqué hier qu'ils songeaient à déménager leurs pénates en Alberta.Des expositions du même type se tiennent dans un vingtaine de villes de par le monde à chaque année dont Washington, Paris et Londres.Les «Caprice» de la SQ coûteront $600 000 ANDRÉ PÉPIN du bureau de la Presse QUÉBEC ^m^ttÊr ¦mon! des \\W ^JT A inconfortables Hfigjk A banquettes des ¦SSfcT Âa «Caprice» de la Sûreté du Québec coûtera quelque $2 000 pièce, soit plus de $600000 puisqu'il y a 311 véhicules que ne veulent plus conduire les agents.Trois entrepreneurs privés sont intéressés à soumissionner, indique-t-on au ministère de la Sécurité publique, pour corriger cette situation.L'Association des policiers provinciaux ne veut plus s'impliquer dans les négociations et le directeur de la SQ doit prendre une décision dans les prochains jours, en collaboration avec le ministère.Les véhicules qui occasionnent des maux de dos sérieux à nos patrouilleurs n'indiquent en moyenne que 40 000 kilomètres à Podomètre.Ils sont donc presque neufs.Il est plus avantageux, estime-t-on au ministère, de remplacer les banquettes que de renouveler cette partie de la flotte.Ce qui est pour le moins «regrettable» pour le trésor public, c'est que le choix de meilleures banquettes, à l'achat des automobiles, n'aurait coûté que quelques centaines de dollars pièce.Des villes importantes, telles Sherbrooke et la CUM, ont fait le bon choix.UNE DÉMISSION La fièvre électorale qui monte tout doucement à Laval en vue des élections du 5 novembre prochain a eu une répercussion à l'Assemblée nationale, hier, puisque le député de Vimont, M.Jean-Paul Théorèt, affectueusement surnommé «l'épicier de Vimont», a officiellement remis sa démission pour se porter candidat à la mairie de sa ville.M.Théorèt.qui ne présidait plus commissions parlementaires, s'est surtout fait connaître pour son implication dans le dossier des heures d'affaires.II a travaillé avec le député de Nicolet, M.Maurice Richard, à la rédaction d'une proposition sur ce sujet.Le député de Vimont va toutefois devoir quitter l'Assemblée nationale avant que le fameux projet de loi sur les heures d'affaires soit connu, car au ministère de l'Industrie et du Commerce, on étudie toujours.Le député Théorèt a cependant remis sa démission devant un nombre très réduit de députés et ministres.En effet, on ne sait trop si le beau temps printannier incite nos élus à la «chambre buissonnière» mais toujours est-il que plusieurs sont absents.Hier, on comptait 9 absents chez les ministres, autant chez les députés du côté ministériel et chez les députés péquistes.Le leader de l'opposition, le député François Gendron, soutient que le taux moyen d'absence chez les ministres libéraux est de 20 p.cent, depuis quelques semaines.La délégation de parlementaires à Dakar est toutefois importante, explique de son côté le leader des libéraux, M.Michel Gratton.En l'absence du premier ministre Robert Bourassa et de la vice-première ministre Lise Bacon, qui l'accompagne au sommet de la francophonie, c'est le ministre de l'Éducation et de l'enseignement supérieur, M.Claude Ryan, qui est responsable du gouvernement.L'AFFAIRE CHAPLEAU La Commission de police du Québec a demandé un délai de quelques semaines pour remettre au Soliciteur général un avis sur le comportement des enquêteurs de la Sûreté du Québec qui ont procédé à l'interrogatoire de Alain Cha-pleau, au lendemain de l'accident de Saint-Basile-le-Grand, l'automne dernier.On se souviendra que le ministre Gil Rémillard s'était publiquement inquiété de la façon de procéder des policiers, après l'acquittement de cet homme, accusé d'avoir provoqué l'incendie.M.Rémillard avait demandé à la Commission de police de faire enquête et de lui remettre un rapport à l'intérieur d'un délai de trois mois.Au ministère, hier, on a précisé à La Presse que l'interprétation des chartes des droits et libertés est une tâche complexe qui oblige la commission à poursuivre plus longuement son analyse.La direction de la Sûreté du Québec prolonge de son côté une enquête interne, auquel processus des civils sont associés.SAINT-LAURENT Le ministre des Affaires municipales, M.Pierre Paradis, ne croit toujours pas utile d'intervenir d'autorité dans le conflit interminable qui oppose les élus municipaux de Saint-Laurent.Le maire Laurin a pu tenir une réunion de son conseil sans trop de difficulté, mais en reportant l'étude d'un projet domiciliaire d'importance, sur les berges.«Ce dossier a été confié pour étude à des urbanistes, nous attendons son évolution.Il n'est pas opportun d'intervenir, à ce moment-ci.Si des faits nouveaux se produisait, nous n'hésiterions pas car les élus ont poussé notre patience à bout», a déclaré le ministre Paradis.Droits de l'Homme: la France refroidit les espoirs du Canada DEMIS LESSARD envoyé spécial la Prate A DAKAR, Sénégal La France a un peu coupé les ailes, hier, à la résolution canadienne sur le respect des droits de l'Homme dans les pays représentés au troisième sommet de la francophonie, qui débute aujourd'hui.Le gouvernement canadien obtiendra 3ue les 41 pays endossent une proposition e principe sur le respect des libertés fondamentales.Cependant, la France n'a nullement l'intention de réduire ses relations bilatérales avec ses partenaires même s'ils ne se conforment pas à l'engagement sur les droits de l'Homme, a indiqué hier, le ministre français, responsable de la francophonie, M.Alain Decaux.Creuset de la déclaration des droits de l'Homme, la France adhérera sans l'ombre d un doute à la résolution a-t-il dit.Figure de proue de la francophonie, Paris, parson repli stratégique, vient apposer un sérieux bémol aux répercussions d'une telle position communes des chefs d'État.Au sein du Commonwealth, la Grande-Bretagne avait adopté longtemps une attitude similaire, s'opposant notamment à toute représaille commerciale contre l'Afrique du Sud.«La France prend ses propres responsabilités», ont soutenu hier le premier ministre Brian Mulroney et son ministre des Affaires extérieures, Joe Clark.Le Canada a, en revanche, obtenu l'appui d'Amnistie internationale pour avoir initié cette résolution.«Nous aurions souhaité que l'on aille beaucoup plus loin, mais c'est un premier pas important», a soutenu Daniel Bolomey, un Suisse, porte-parole d'Amnistie au Sommet.En conférence de presse, M.Clark a soutenu que le Canada faisait sienne la plupart des constatations du groupe dp pressions internationale, qui dénonça»*; la se- maine dernière la torture, les disparitions et les emprisonnements qui persistent dans de nombreux pays francophones.¦Critère Important» Le respect des liberté civiles par les pays demandeurs sera «un élément important dans la décision que le gouvernement canadien prendra dans l'aide à l'étranger», a soutenu hier soir le premier ministre Mulroney, reconnaissant que le texte commun qui sera vraisemblablement approuvé demain «n'était pas un miracle».Aux journalistes qui lui demandaient l'utilité d'une telle résolution \u2014 sans le poids de gestes tangibles comme des sanctions économiques \u2014, M.Mulroney a souligné qu'il s'agissait d'un premier pas.«Imaginez que le Sommet aurait pu se tenir sans qu'une telle résolution ait été adoptée», a-t-il dit.De son côté, le ministre Clark a reconnu que le texte de la résolution**serait une très modeste déclaration.mais c'est un début », a-t-il insisté.Pour la France, toutefois, il n'est pas question de lier le maintien des relations au respect d'un texte sur les liberté fondamentales, même s'il n'est pas coercitif.Historien, le ministre Decaux a rappelé que, durant les années 1940, la France avait rompu tout lien avec l'Espagne fran- Suiste, «le dernier bastion du fascisme en urope».Or, les autres pays, «malgré leurs résolutions, ont continué leurs rapports commerciaux avec l'Espagne, privant ainsi la France de sa part de marché», a-t-il rappelé.Cette question du respect des droits fon-damenataux «sera toujours très difficile et très délicate», a souligné M.Decaux.Sur l'éventualité de sanctions, M.Decaux a rappelé la réponse du président Mitterrand à ceux qui réclament l'arrêt des essais nucléaires français; «la France cessera immédiatement dès que les É.-U.et l'URSS y auront mis fin».< Alain Decaux 1 B2 LA PRESSE.MONTREAL, MERCREDI 24 MAI 1989 Editorial Paul Desmarais orevdent du conseil d administration Roger D Landry president et éditeur Claude Mas son «dtteur adtomt Marcel Oesiardms directeur de l information Alain Outxjc cditorialiste en en** Un sommet qui n'a de francophone que le nom Chaque sommet international, que ce soit celui de la francophonie, du Commonwealth ou des sept grandes puissances, ramené la même question sur le tapis: ces événements médiatiques à grand déploiement, avec leur faste protocolaire et leur coûteuse infrastructure, peuvent-ifs jouer un rôle utile?Le sommet de Dakar sera-t-il autre chose qu'une cure de bronzage dans un Club Med pour chefs d'État et de gouvernement?À Dakar, ce sera la troisième fois quejes pays ayant en commun l'usage du français se réuniront.L'expérience des deux sommets précédents montre que ces rendez-vous portent des fruits.Cependant, ces gains ont peu de chose en commun avec les objectifs de départ.En effet, ce sommet, comme les précédents, n'aura de francophone que le nom.La quarantaine de pays qui se réunissent à Dakar forment des blocs dont les attentes sont à ce point divergentes que l'on peut dire que le Sénégal accueille plusieurs sommets en un.Pour les pays riches d'Europe et d'Amérique, l'enjeu du sommet est largement économique: il consacre une lutte d'influence car le monde francophone est aussi un marché.\u2022 Ces préoccupations matérialistes se doublent toutefois d'un projet plus noble.Les pays occidentaux, de même que quelques rares pays africains, veulent aussi élargir l'espace francophone, créer un bouclier économique, culturel et politique face a l'envahissement de l'anglais.Ces espoirs ont des prolongements concrets du côté de la coopération, de l'éducation et des échanges technologiques.Mais ce ne peut être une préoccupation lancinante pour la majorité des pays représentés à Dakar et encore moins pour leurs ressortissants.Leurs rapports avec notre belle langue sont trop ténus, trop liés à un passé colonial de plus en plus lointain pour que l'avenir du français puisse représenter pour eux une priorité pressante.Que font-ils alors à Dakar?Ces pays, pauvres, dont les problèmes sont criants, voient manifestement ces sommets comme une façon de profiter d'un moment privilégié oU le monde riche ouvre une fenêtre sur leur réalité.Pendant quelques jours, ils disposent d'un porte-voix pour exprimer leurs problèmes et solliciter des appuis.En ce sens, le thème de la francophonie est un prétexte pour parler d'autres sujets.Or, leurs problèmes criants transcendent les barrières linguistiques et sont hélas universels.La rencontre de Québec en a donné un bel exemple.Ce sommet a beaucoup fait pour sensibiliser le Canada au drame de l'endettement du tiers monde.C'est à cette occasion que le Canada a effacé les dettes des pays de l'Afrique francophone, pour ensuite répéter ce geste pour les autres pays du continent.Il en sera sans doute de même à Dakar à partir d'aujourd'hui.D'abord, aucun sommet ne peut échapper à I interminable liste de résolutions, qui se ressemblent étrangement d'un forum international à l'autre, sur l'Afrique du Sud, le Moyen-Orient, le Liban et le conflit Iran-Irak.Dans chacun de ces cas, il ne se dégagera pas de point de vue spécifiquement francophone: comme ailleurs, les pays se prononceront en fonction de leur appartenance et réagiront en tant que pays arabes, africains, riches, pauvres, socialistes, capitalistes, totalitaires.D'autres thèmes importants prévus au sommet ont cette même universalité.D'abord l'environnement, ensuite le respect des droits fondamentaux, un sujet qui avait été soigneusement évité à Quebec pour ne pas perturber un regroupement encore fragile.Comme le montre l'étude rendue publique à Dakar par Amnistie internationale, les problèmes liés aux droits de la personne sont les mêmes dans les pays francophones que dans les autres.Tout cela rappelle que la question linguistique peut difficilement être prioritaire ou même significative pour la plupart des pays présents à Dakar.Cela n'a rien d'étonnant.La France ou le Québec pensent en termes de mieux-être, et à ce chapitre, la langue joue un rôle important sur les plans culturel, social et économique.Les citoyens de la plupart des autres pays songent d'abord à leur survie; il est normal que le développement, la lutte à la famine, la paix et la liberté passent d'abord.Alain dubuc Code postal: H2Y !?! C1Q%*13&!!0qPc!!(?) Postes Canada s'achemine vers un système de codification qui comporterait 10 caractères au lieu de six.Il faudrait peut-être se demander si la version à six chiffres a été bien assimilée par les Canadiens avant de passer à un système plus raffiné.L'expéditeur ( pour parler postal ) n'a jamais vu un grand avantage au code postal.Forcé de chercher le code de son correspondant chaque fois qu'il voulait écrire ou à apprendre par coeur un amas de chiffres et de lettres, il a fait son devoir.Pour la grande entreprise, dont l'expédition du courrier est automatisée, il n'y a pas eu grand problème une fois que la conversion au nouveau système a été faite.Mais pour la petite entreprise et le particulier, ça demeure moins facile.Et pourtant, dans le cas du téléphone, il n'y a jamais eu de grands problèmes.On est passé du nom de la localité et cinq chiffres à sept chiffres seulement.Pour l'interurbain, on a ajouté trois chiffres.Quant aux appels internationaux, on doit composer jusqu'à 15 chiffres.Cela n'a pas fait un pli, parce que chaque étape a éliminé l'intervention d'une téléphoniste et augmenté la rapidité du service.Par ailleurs, cette automatisation a permis de freiner la hausse des prix des appels et, surtout, d'abaisser celui de l'interurbain.Postes Canada veut aussi pouvoir automatiser et éliminer le nombre d'intermédiaires en introduisant un code postal plus raffiné et plus complexe.Mais le but à rechercher n'est pas tant d'éliminer des emplois que d'augmenter la qualité des services et d'en abaisser le coût.Rien ne nous permet de croire que Postes Canada y parviendra mieux que dans le passé.Par conséquent, les Canadiens ne verront dans un code à 10 caractères qu'une tracasserie inutile de plus.Un code de cinq lettres et cinq chiffres présente plus de mille milliards de possibilités, de quoi donner plus de 1000 codes différents à chaque Chinois.Ou encore, on pourrait quadriller tout le Canada en rectangles de 8 m2 chacun (l'équivalent d'une place de stationnement) et donner à chacun un code particulier.Une lettre de plus et l'on pourrait donner à chaque poubelle, ou plutôt à chaque emplacement susceptible d'être une poubelle, un code particulier.Si la Société des postes veut améliorer ses services, elle ferait bien de s'inspirer du téléphone qui a su se moderniser tout en trouvant de nouveaux clients.Beaucoup de ces nouveaux clients expédient des fac-similés parce que le courrier traditionnel ne convient plus à leurs besoins.Frédéric wagniere Enfin, un transport vraiment commun Depuis vendredi, les Sociétés de transport de la Communauté urbaine de Montréal, de la Rive-Sud et de Laval sont regroupées dans un organisme régional de transport.Il s'agit là d'un pas important vers plus de cohérence dans l'élaboration d'une véritable politique de transport en commun valable pour toute la région de Montréal.Mais il n'y a pas encore de quoi bondir d'allégresse.En effet, malgré l'entente de principe, l'organisme devra rester en gare le temps de déterminer son mode de fonctionnement.Et il est loin d'être certain que l'entente sera facile.C'est en novembre dernier que le ministre québécois des Transports, Marc-Yvan Côté, a annoncé la création d'une telle superstructure, notamment pour mieux régir le taux de croissance du réseau régional de transport en commun, qui dépasse largement à l'heure actuelle le taux d'inflation.Dans l'esprit du ministre, une telle superstructure régionale permettra à un plus grand nombre d'élus municipaux de la grande région de Montréal d'y exercer un droit de regard.Vendredi, les élus se sont entendus sur une structure < légère», à l'opposé d'une nouvelle société régionale unique.Sage décision: il faut coordonner, mais non fusionner.On connaît les problèmes que rencontrent les trois organismes, notamment au niveau des relations de travail.Une structure unique signifierait une bataille intersyndicale pour l'accréditation des employés, le nivellement par le haut des salaires et le danger de paralysie générale et fréquente.Et puis, la porte doit demeurer ouverte aux initiatives locales.Une solution applicable sur une rive ne l'est pas nécessairement sur l'autre.Et Dieu sait si les idées pleuvent à ce chapitre.Par exemple, lorsqu'on a offert au maire de Laval le prolongement du métro loin dans son ile, il a dit préférer un monorail.Tandis que le maire de Longueuil, lui, aimerait voir prolonger le métro de sa ville vers Saint-Hubert et la construction d'un nouveau métro entre Brossard et le centre-ville de Montréal.Il faudra mettre de l'ordre dans tout cela.Et ce ne sera pas facile.Il faudra d'abord s'entendre sur les effets de débordement des coûts occasionnés à la CUM par les usagers des deux rives.On sait que la STCUM et les villes de banlieue nord et sud ne s'entendent pas là-dessus.La bataille menace d'être rude.Bref, on a du pain sur la planche.Mais, au moins, on a enfin trouvé le forum ou débattre ces questions.C'est déjà un progrès! Pierre vennat Tvous ems',.^^i^MSz^^Hf (Droits reserves) La boîte aux lettres Cachez vos drapeaux! ¦ Dans son édition du samedi 13 mai, La Presse publiait un article intitulé «L'ennemi public no 1 de la francophonie, c'est le racisme», de M.Léopol Sédar Senghor, ancien président du Sénégal.Dans la nuit de ce samedi au dimanche, j'ai goûté à cette réalité qu'est le racisme: on a violé ma propriété pour s'attaquer à mon drapeau, le fleurdelisé, en détruisant le mât qui lui permettait de flotter dignement aux quatre vents dans ce so i ¦ disant ciel libre du Québec.N'est-il pas extrêmement pénible de constater qu'ici même au Québec, il y a des gens qui deviennent furieux à la seule vue d'un drapeau fleurdelisé, le considérant comme une provocation! Jean-Pierre CORMIER Fabreville, Laval Les « bé bel les » de Claude Ryan Monsieur Pierre Vennat, éditorialiste ¦ Tout à fait d'accord avec votre éditorial du 5 mai.À mon sens, l'apprentissage du fran- Sis écrit et le redressement du ancais oral commencent à l'école.Les outils: une grammaire, une bonne vieille dictée (on dit texte aujourd'hui ), une orthographe épaulée par un dictionnaire et l'enseignement élémentaire des racines grecques et latines des mots pour en expliquer l'origine et la définition.Je me souviens de mon ravissement quand j'ai découvert tout seul qu'un francophone et un francophobe ne sont pas des jumeaux identiques! Sans être péquiste je suis de l'avis de monsieur Parizeau quand il déclare qu'on s'enfonce dans un marécage de récrimination et de poursuites qui vont nous conduire à la «Suprême Court of Canada» en lettres deux fois plus grosses que celles de la Cour suprême du Canada.Malgré le comportement quelque peu erratique de Monsieur Ryan depuis Le Devoir jusqu'à l'Assemblée nationale, je vois mal comment un homme de cette envergure peut s'intéresser au détail et à l'application des règlements be belles de la loi 178.Philippe BUREAU île-des-Soeurs Du cheval au cowbôy ¦ Le ministre André Bour-beau nous disait dans La Presse du 28 mars que les jeunes assistés sociaux ne veulent pas participer aux programmes de retour aux études.La comparaison que faisait le ministre: «On peut amener un cheval à l'abreuvoir, mais on ne peut pas le forcer à boire».N.B.M La Presse accorde priorité sous tv((C rubrique aux lettres qui l'ont suite a des articles publics dans ses pages et se réser-\\ c le droit de les abréger.I.auteur doit être clair et concis, signer sou texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de telephone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres.La Presse.7.rueSaint-lacques.Montreal.II2Y IK9.c'est pour moi la plus grossière des comparaisons que j'ai entendues.Si pour vous.Monsieur le Ministre, les jeunes assistés sociaux sont des chevaux, j'aurais presque envie de vous comparer à un cow-boy qui essaierait d'attraper ses chevaux, mais avec un lasso trop court!.Commencez donc par mettre de l'eau dans l'abreuvoir.Tâchez donc, Monsieur Bour-beau, d'utiliser les fonds pour créer de vrais programmes de retour aux études.Et surtout, des programmes où les jeunes pourront se sentir valorisés et non pas voués à l'échec.Philippe SIMARD Chicoutimi Pourquoi Saint-Hubert?Gerald LeBlanc, dans son article du 3 mai sur le choix de Saint-Hubert comme site d'implantation de l'Agence spatiale canadienne, ne s'appuie sur aucune argumentation solide.(.) On voit bien que tout le processus décisionnel est issu des pressions politiques de nos élus et qu'aucune analyse sérieuse ne fut envisagée pour identifier la meilleure localisation, selon des critères de sélection bien précis.Un de ces critères, qui est à mon avis déterminant, aurait consisté à évaluer les effets d'entraînements économiques des différents sites envisagés sur le système urbain montréalais.Il est faut de prétendre que peu importe le choix du site, les effets sont les mêmes sur le développement économique du grand Montréal.L'environnement socio-économique et spatial d'un site est d'une importance capitale pour la diffusion des décisions stratégiques et des innovations technologi- ques à travers le système urbain.(.).Mario PELLETIER Montréal Étrange nomination ¦ l'ai appris avec surprise et horreur la nomination de M.Yvon Charbonneau au poste de président du BAPE (Commission sur l'environnement).Pourquoi une telle nomination de la part de M.Robert, Bourassa?M.Charbonneau a-t-il rendu d'éminents services à.la population québécoise?le ne crois pas.A-t-il rendu d'éminents services au système d'éducation?l'en doute.A-t-il rendu d'éminents services aux enseignants du secteur public?Je jure que non! l'en conclus que M.Yvon Charbonneau a rendu d'éminents services à une seule personne: à lui-même.Cela doit être la raison de sa nomination par l'expert Robert Bourassa.En voyez-vous une autre?Syndicalement vôtre, Louis CAVOUYÈRE Enseignant Saint-Laurent Yvon Charbonneau LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 24 MAI 19da \u2022 B3 Opinions Les enfants de Chine m Jamais personne n'a commandé sur la terre en puisant l'élément essentiel de son commandement ailleurs que dans l'opinion publique.» (Ortega y Cassât).JIAN-MUL HSMINS coJUborttkn tpecimle Le 1er novembre 1753 (deux mois après la Déportation des Acadiens), la majeure partie de Us-bonne fut détruite par un séisme, l'incendie et le raz de marée qui suivirent.L'histoire rapporte que le roi de 1 époque, absent de la capitale, ne fut informé du désastre que trois semaines plus tard.Voltaire en fit un poème.Aujourd'hui, n'importe qui, bien assis dans un fauteuil, à plusieurs milliers de kilomètres au-dessus ou en dessous de la Chine, voit et entend la masse des contestataires, les visages de circonstances des chefs et les ins-crutables visages des policiers: tous les Chinois se ressemblent, c'est bien connu, et aucun ne s'appelle Tremblay, comme tout le monde.On a pu voir une photo d'un petit garçon, juché sur les épaules de son père.On a vu des photos semblables dans les premiers jours qui suivirent l'intervention soviétique à Prague, en août 68.Après, «retour à la situation antérieure», note laconiquement le Petit Larousse.Si vous avez eu cette photo sous les yeux, pensez-vous que la police chinoise ne l'a pas?Cet homme risque fort d'être «interrogé» dans les semaines qui viennent.A moins que tout ordre, même chinois, ne bascule, ce qui serait pire que tout.La liberté est indivisible; l'ordre aussi.Et l'ordre gagne toujours.Et puis, le père en question a peut- être fait partie des Gardes Rouges».Si l'on a plus de 30 ans, on ne peut pas ne pas songer aux événements de mai 68, en France, et avec un drôle de sentiment Les événements de mai 68 avaient été «pro- fihétisés» par un film de Godard ntitulé La Chinoise.Le titre du film, d'après ce que l'on m'avait expliqué à l'époque, signifiait et invoquait la Révolution chinoise.Le Grand Timonier timonait encore et toute la gauche française butinait ce vieux morceau de sucre comme les faux bourdons d'octobre, chassés des ruches de mai, se balancent sur un vieux trèfle à bout de sucre.Et voilà que les fils de Mao se comportent comme les enfants de la mari.Quand Mai 68 a éclaté, de Gaulle se promenait en Roumanie et Pompidou assurait l'intendance i Paris.La liberté régnait à Bucarest et il parait qu'elle y règne encore.Un peu plus lourdement, cependant.Il y faut toujours un permis de l'Etat pour posséder une machine à écrire.Obligé de rentrer plus tôt que prévu, de Gaulle déclara que la chienlit avait assez duré, remettant du même coup dans le trafic un terme que les journalistes avaient oublié à force de peaufiner leurs commentaires.(Un journaliste qui se respecte finit toujours par placer le mot peaufiner, ce qui ne prouve rien.) Ces Jours-ci Gorbatchev et Deng Xiaoping (d'abord, ça ne s'écrit pas comme ça) avaient convoqué la télévision mondiale pour célébrer la réconciliation de leur peuple.Bing! Bang! Deng! Les enfants de Mao récusent leur père.Les enfants de Mao récusent leur père.Et Gorbatchev les traite de «cervelles brûlées».Que vouliez-vous qu'il dit?Vive le Québec libre?Ou la Mongolie intérieure libre?Gorbatchev sait très bien qu'il doit rentrer à la maison.Et que l'Ukraine ou la Lituanie, ou l'Arménie abritent quelques milliers de cervelles brûlées.Sans parler de Prague, de Varsovie et de Berlin-Est Aussi bien, dès le départ de Gorbatchev.M.Deng a durci le ton.La loi martiale est proclamée.Mais la loi martiale s'applique mal à un million de personnes, plus un milliard.Pourtant, un million de Chinois, c'est juste environ un Chinois sur mille.C'est l'équivalent, à Montréal, d'une manifestation de mille personnes.Ces comparaisons ne font pas raison.Et pour plusieurs raisons: a) dans les pays développés, on calcule son niveau de vie à la troisième décimale.Dans les pays comme la Chine, une vie ne pèse pas lourd.Mao a déjà déclaré tranquillement qu'advenant une guerre nucléaire, il resterait quand même Ïuelques centaines de millions de hinois.b) Les citoyens des démocraties libérales, accoutumés à jouir de la liberté depuis deux siècles, ont développé des institutions et des sentiments qui rendraient difficile la confiscation totale des libertés politiques.«La signification de l'alternance du pouvoir, dans laquelle Aristote voyait un trait essentiel du régime démocratique, est d'intégrer la révolution au processus régulier de la vie politique.» (Marcel Conche) L'alternance du pouvoir, c'est le déplacement de son poids.Ça le rend plus supportable.Exactement comme marcher pendant deux heures est chose supportable, tandis qu'être debout, immobile, pendant le même temps devient un supplice.Dans le même temps, les policiers de la Sûreté du Québec boycottent les patrouilles routières pour la raison que les sièges de leur automobile leur causent du mal dans le dos.On est sur la même planète, et devant les mêmes écrans de télévision.L'opinion publique dont parlait Ortega y Gasset n'a pas la même densité partout.Seule l'urgence libère le meilleur de l'homme.En d'autres termes, les grandes souffrances purgent des petites inquiétudes.La Chine est en ebullition.Ici, ce sont 4000 Chinoises musulmanes qui, comme des centaines de milliers d'étudiants, nombre d'Africains et autres, crient leur colère.Elles protestaient plus précisément contre un livre ridiculisant leurs habitudes sexuelles.La Chine et les peuples noirs MAMADOU DICKO sociologue En janvier dernier, de violents heurts raciaux provoqués par des Chinois contre les étudiants africains en Chine, ont été rapportés par les médias internationaux.Aujourd'hui, un important ouvrage vient faire le point sur l'ensemble des liens entre la Chine et les peuples noirs.Il s'agit de La collusion sino-sud-africaine ('), publié aux Éditions Solidarité-Tiers monde, à Montréal, et dont l'auteur est le professeur Abdelkader Benab-dallah, écrivain canadien d'origine nord-africaine.Ce livre nous apprend que les étrangers sont appelés en chinois «Kwai-Ioh» (appellation méprisante signifiant littéralement «diable» mais qui est l'équivalent de «métèque» ou de «bougnoule».Ce sont les.Africains qui auraient droit au plus grand nombre d'insultes aboutissant souvent à des agressions racistes purement et simplement.Nous apprenons également qu'au cours des vingt-cinq dernières années, de nombreux témoignages de racisme anti-Noirs ont été rapportés par les médias et que ce phénomène de chauvinisme et de racisme parait aller en s'aggra-vant.Les conflits raciaux entre étudiants africains et chinois ont eu lieu dans plusieurs villes chinoises au cours de l'année 1978.Des centaines d'étudiants africains avaient manifesté dans les quartiers des ambassades à Pékin pour dénoncer le traitement qu'ils reçoivent en Chine.Ils portaient des pancartes proclamant: «Nous voulons retourner chez nous!», «Nous n'acceptons pas d'être battus!», «A bas la discrimination raciale! à bas la fausse amitié culturelle!» «Autorités chinoises, cessez de calomnier l'Afrique!», etc.John Fraser, journaliste canadien, était à l'époque correspon-sant à Pékin du Globe and Mail.Voici son témoignage concernant cet événement: «Des troubles opposèrent des étudiants étrangers, principalement africains, à leurs collègues chinois.Il n'est pas question de xénophobie, mais purement et simplement de racisme.(.) Le courant de fond était indéniablement du racisme, même si le gouvernement chinois, pour des raisons idéologiques, répugne à admettre la réalité de ce phénomène (2).» En fait, il ne se passe pas une année sans que des agressions racistes anti-Noirs se manifestent en Chine.En 1980, la police a arrêté et battu à mort un étudiant africain qui a refusé de rompre ses liens d'amitié avec une Chinoise.Début 1982, de nouveaux conflits raciaux entre Africains et Chinois ont éclaté à Shanghai mais, cette fois, la presse chinoise n'a pas osé imposer un silence complet sur les causes qui sont à l'origine de tels affrontements raciaux.« Un événement relativement récent, écrivait le journal de Shanghai Jefang Ribao, n'a réjoui personne et a attiré une attention soutenue de la part des responsables de notre parti et de notre État.Aussi, le gouvernement chinois a-t-il décidé d'élargir et d'approfondir l'éducation internationaliste des cadres et des masses.Il a exigé que tout le monde évite et dénonce les propos erronés vis-à-vis des étudiants africains de la part d'un nombre de gens très restreint.» Ces préjugés et les actes racistes dont sont victimes les Noirs ont, tout naturellement, fait baisser le nombre d'étudiants africains désirant étudier en Chine.De 400 qu'ils étaient en 1977, ils n'étaient plus que 230 en 1981 et après les heurts sanglants de janvier dernier on en dénombrait moins de 200.D'aucuns pourront se demander si, comme les autorités chinoises le laissent entendre, ce grave phénomène d'intolérance chinois est tellement le fait d'«un nombre de gens très restreint» ou s'il ne s'agit pas là que de la partie visible de l'iceberg.Les minorités nationales et religieuses (Tibétains, musulmans, etc.) n'ont-ils pas déjà vécu une ségrégation et une persécution encore plus dures que celles qu'ont connues les étudiants africains?Relations Chine-Afrique du Sud Tout semble indiquer, en fait, que les manifestations antiafricaines en Chine ne sont guère des gestes isolés, surtout si l'on sait que Pékin a toujours maintenu des liens discrets mais réels avec le re- fime anti-Noirs d'Afrique du Sud.e basant sur des faits et des chiffres dont la véracité est incontestable, le livre La collusion sino-sud-africaine nous révèle que Pékin ne se contente plus de fournir des por-duits textiles, des minerais stratégiques ou du pétrole à son partenaire sud-africain; il l'aide maintenant à devenir une puissance nucléaire apte à intimider l'Afrique.L'attitude anti-Noirs de Pékin est d'autant plus scandaleuse que c'est précisément grâce, en grande partie, au soutien diplomatique de l'Afrique que la Chine populaire fut admise à l'ONU dans les années 70.Aussi, en raison du racisme anti-Noirs en Chine et des relations que celle-ci entretient avec ce pays de l'apartheid, Pékin ne peut plus prétendre à un quelconque leadership dans le tiers monde.Pire encore, le monde noir pourrait, à son encontre, faire sienne la célèbre boutade de Napoléon Bonaparte: «Gardez-moi de mes faux amis, je me charge de mes ennemis.» (1) têcollusion sinosud-afriaine.Mitons Soll-darite-Tiers monde, 8.P.1835, suce.B, Montreal.maibid.page 128.\\Z)albid., page 129.Que dalle! SYLVAIN LEFEBVRE M.Lefebvre est chargé de recherche à /Institut national de la recherche scientifique (urbanisation) de l'université du Québec.Oue se passe-t-il donc à Montréal au moment où chacune des pièces de l'échiquier économique semble prendre le large?La région vient de perdre un autre important centre de décision au profit de Toronto.La compagnie Kraft General Foods (KGF) a fait connaître sa décision le 11 mai de transférer l'essentiel du siège social de Kraft dans les locaux de General Foods à Don Mills, en banlieue de Toronto.Le président de la compagnie, M.Robert Morrison, aurait été catapulté le 13 mars par ia société mère de Chicago à Montréal en pleine manifestation linguistique où près de 60 000 manifestants fanatiques auraient perturbé sa gentille promenade citadine.Comble de malheur, le lendemain, notre président est plongé dans un gouffre de noirceur provoqué par la panne généralisée d'Hydro-Qué-bec.M.le président n'y voyait que dalle! C'en était trop.L'alerte est donc donnée et la mobilisation générale est mise en branle: Chambre de commerce et Bureau de commerce de Montréal, Proviso, Steinberg, Métro-Richelieu, Seagram, bref les principaux canons du secteur se réunissent au bureau du maire Doré pour faire renverser la vapeur.Mais le siège social de Kraft ne restera pas à Mont-Royal.Qu'un siège social quitte Montréal pour Toronto n'est pas un phénomène étonnant en soi; que des facteurs personnels puissent influencer un choix de localisation d'un siège social, non plus.Il peut arriver que dans une région à contexte social et économique instable \u2014 si tel est le cas \u2014 on préfère de s'installer plus loin.À trop forte vapeur, une nouille devient molle et se laisse glisser lentement au fond de l'assiette.Non, ce qui est pour le moins surprenant, c'est l'incapacité de faire changer cette décision avec autant de moyens, de potentiel et d'énergie dans la mobilisation qui a suivi les premières rumeurs.Un mois entier n'a pas suffi pour que la Ville de Montréal et les principaux agents économiques concer- nés influencent la décision très personnelle et sûrement très arbitraire de M.Morrison.Ceci démontre clairement, à l'image de plusieurs dossiers ces derniers temps, que la région de Montréal n'a pas l'appareil qu'elle devrait posséder pour catalyser d'importants consensus, de réelles concertations et surtout de véritables stratégies économiques.Les pertes d'emplois sont réelles dans le cas de Kraft (près d'une centaine sans compter la haute direction) et le déplacement d'un centre de décision vers Toronto, c'est encore et toujours un maillon de la chaîne économique qui s'en va.Les effets indirects sont très concrets, notamment pour l'agence de publicité ).Walter Thompson qui devra vraisemblablement transférer à son propre siège social de Toronto une vingtaine de ses 35 emplois de Montréal, ceci pour suivre de près son principal client Il faut bien réaliser la portée du mauvais fonctionnement de la machine politico-administrative qui a la responsabilité de se donner une stratégie de développement économique concertée et qui a la responsabilité de promouvoir la région comme unité économique distincte.Que ce soit pour une agence spatiale, un plan d'aménagement ou la venue d'un événement majeur, la région montréalaise manque de cohésion dans ses priorités économiques et elle sacrifie des efforts de concertation au détriment des véritables enjeux.L'absence d'une réelle concertation régionale et les « political! lories omniprésentes entre les agents économiques de la région rendent inutile toute initiative de revitalisation économique réelle de l'agglomération.À l'heure des enjeux et des défis économiques majeurs auxquels peu de métropoles échappent, Montréal sombre peu à peu dans un gouffre de contradictions en matière de développement économique.Plusieurs villes américaines et européennes ont compris \u2014 depuis un bon moment \u2014 l'importance d'une approche basée sur une volonté de concertation.Toutefois, cette notion nous est tellement servie à plusieurs sauces, ces dernières années, que son sens véritable échappe vraisemblablement à la plupart des intervenants qui la revendiquent Au sein même des appareils de ces quelques intervenants majeurs de la scène régionale, la confusion et la maladresse font beaucoup de dégâts en matière de développement économique.L'accumulation de faux pas et la perte de plusieurs avantages comparatifs pour la région métropolitaine pourraientt signifier tout simplement, à moyen et long terme, la paralysie.Le français et les sciences Vibrant appel à Mitterrand L'auteur du texte qui suit est Guy Bout tuilier, porte-parole du Mouvement Québec Français.Nous reproduisons la lettre qu'il vient d'adresser au président François Mitterrand, par l'intermédiaire de l'ambassadeur de France à Ottawa.Monsieur le Président de la République Parce qu'elle regroupe des peuples divers répandus aux quatre coins de l'univers, la francophonie témoigne d'une forme particulière de solidarité et de fraternité, et, par conséquent, d'espoir pour l'humanité.Au sein de ce rassemblement, le Québec a une mission particulière, aussi indispensable à un organisme à vocation universelle que difficile à remplir compte tenu de l'adversité dans laquelle elle s'exerce: assurer (a présence de la langue française au coeur même de l'Amérique du Nord.Vous exercez.Monsieur le Président, au sein de cette francophonie, l'autorité morale et politique que tous vous reconnaissent.Après d'autres voix, d'ici et d'ailleurs, qui vous ont sensibilisé aux risques que présente la récente affaire de l'Institut Pasteur pour l'avenir du français comme langue de la connaissance scientifique, permettez au Mouvement Québec Français, au nom du combat que ce- -lui-ci mène depuis bientôt vingt ans, de profiter de votre séjour sur des terres voisines de la nôtre pour vous sensibiliser aux risques, plus graves encore peut-être, que représente cette affaire pour l'avenir même du français comme langue du peuple du Québec.Comme vous le savez pour lui avoir témoigné de votre sollicitude, il se conduit ici une lutte de tous les instants pour la défense du français.C'est le combat d'un petit peuple aux prises avec un géant, un géant qui sait ce qu'il veut, qui dispose pour réussir de tout le poids de son dynamisme et qui a compris que le plus sûr moyen die vaincre, c'était encore d'enlever à ceux qui s'opposent à lui le goût de se battre.C'est pourquoi ce combat, outre qu'il se livre dans les parlements, devant les tribunaux et dans les rues, se passe aussi dans le coeur de chacun et de chacune d'entre nous.Et, dans ce combat, chaque fois que la langue française marque des points, ici, chez vous ou ailleurs, c'est dans la joie et la confiance que nous accueillons la bonne nouvelle.Mais, chaque fois aussi que notre langue subit un recul, en particulier chez vous, c'est dans le silence et la tristesse que nous apprenons la chose.Telle est en effet la règle de la solidarité entre nous: chaque lumière qui s'éteint en France, c'est un peu plus de noirceur qui menace ici.On le voit, ce qui peut sembler aujourd'hui simple péripétie locale dans tel endroit de la francophonie peut avoir demain les conséquences les plus graves pour l'ensemble de nos pays.Permettez au Mouvement Québec Français d'alerter à cet aspect des choses le Président de la République française.Ce droit d'éveiller la conscience de tous aux dangers qui nous guettent tous, nous croyons le tenir de notre histoire, qui n'a pas toujours été facile, et de notre situation aux marches de la francophonie: de l'une et de l'autre nous avons appris que les langues ne sont pas immortelles.Pour conforter les coeurs, il faut que l'on sache au Québec que l'on peut compter sur la volonté politique de la France et des peuples francophones.Ce que nous vous demandons, aujourd'hui.Monsieur le Président, comme nous le demandons aussi à notre propre gouvernement, c'est que vous saisissiez le Sommet de Dakar de la question de la langue de la science et de la technique.Ainsi, et ainsi ; seulement, saurons-nous que les pouvoirs publics de la France, du Québec et des autres pays ont décidé d'en faire leur afaire.Ainsi, et ainsi seulement,.constaterons-nous que le français est vraiment, la ; langue de tous les peuples francophones et que '.tous contribuent à sa défense comme tous partiel- ; pent à son élaboration et à son expression.Du reste, nous savons tous que nous sommes en- ' gagés dans un combat qui est mondial, et que la ; rivalité des langues n'est rien d'autre que la rivalité \u2022 des peuples qui les parlent.Churchill nous a prévenus, dès 1945, qu'Anglais et Américains allaient s'employer à faire de leur langue commune la langue de l'univers.Et.plus près de nous.Galbraith disait-il autre chose quand il nous invitait, nous peuples français, à nous désintéresser du domaine des technologies de pointe?Que certains cherchent à nous évincer du domaine de la science, cela est peut-être de bonne guerre, et il nous suffit d'opposer notre détermination à la leur.Qu'ils parviennent maintenant à leurs fins, cela serait d'autant plus paradoxal que les IVe et Ve Républiques n'ont cessé d'accumuler succès scientifiques et technologiques.Qu'ils réussissent à nous convaincre que notre langue est caduque : comme langue de la science, cela serait d'autant plus paradoxal que, l'an dernier encore, l'Académie royale de Suède décernait son prix Nobel de sciences économiques à l'un de vos compatriotes, Maurice Allais, dont l'essentiel de l'oeuvre a été voulu, pensé et écrit en français.Mais, surtout, cela serait inadmissible en cette année qui est, à la fois, le 430e anniversaire de '¦ l'institution du français comme langue officielle en : France et le 200e anniversaire de la Grande Révolution.Venu à Montréal, en octobre 1963, inaugurer l'Exposition scientifique et technique française, André Malraux, réfléchissant à la place tenue par la science dans la culture moderne, et soulignant les efforts consentis et les progrès enregistrés par la France dans les domaines de la science et de la ; technique, a livré en ces termes le sens profond de ce que son pays était en train de faire: «Nous voulons rendre à la France l'accent qu'elle apporta au monde lorsqu'il était celui de l'audace et celui de la liberté.» La francophonie doit avoir l'accent de l'audace: c'est à ce prix qu'elle tiendra sa promesse de liberté.C'est ce que nous nous sommes permis, nous du Mouvement Québec Français, de vous dire à la veille du Sommet de Dakar.Gérald LeBlanc Gerald LeBlanc est en vacances.Sa chronique reviendra le vendredi 2 juin. 34 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 24 MA11989 Un cri d'alarme de Claude Julien : « Les démocraties sont malades » JOONEEO KHAN ¦ Il n'y a pas que les communismes qui soient en mal de démocratie.Spectatrices des socio-drames que la télévision répercute jusque dans leurs salons depuis Varsovie.Moscou ou Pékin, les démocraties sont malades elles aussi.Mais alors qu'à l'Est la révolte déferle, a l'Ouest les citoyens s'en accomodent et l'opinion publique ne s'indigne plus.Et cela inquiète vivement Claude julien, directeur du mensuel français Le Monde diplomatique.Depuis une semaine, cet habitué du Quebec distille de vive voix, devant des publics réunis par des organismes tels la Ligue des droits et libertés.l'Institut canadien d'éducation des adultes et la Fédération nationale des communications, l'essentiel des écrits qu'il oppose courageusement depuis 10 ans.comme un frêle bouclier, aux assauts triomphants du reagano-thatchérisrae et du noo libéralisme.« La démocratie est malade ».affirme-t-il.Polonais et Chinois, voire miséreux du tiers monde, qui rêvent de démocratie à l'occidentale savent-il que cette démocratie est elle-même à « réinventer ».selon le thème d'une causerie, hier soir à Montréal?Au fait, de quoi est-elle malade, cette démocratie?.« Elle est malade, dit Claude Julien, de ce que le citoyen occidental ait abdiqué sa souveraineté au profit des pouvoirs médiatiques, politiques et économiques, des agences de publicité et des faiseurs d'images, des adeptes du gigantisme en économie, de la médiocrisation de masse et de l'obscurantisme moderne.» « Nous vivons à l'ère de la communication, nous dit-on, mais raVement dans l'histoire moderne a-t-on si mal et si peu communiqué.poursuit-il.La politique, ce n'est plus l'art de gouverner, c'est devenu l'art d'éviter les problèmes complexes et les débats d'idées.Le recours permanent aux publicitaires fait que les gouvernants disent exactement ce que les sondages leur dictent, comme si le médecin disait au malade ce que celui-ci souhaiterait entendre ».Ce soir-là.à l'Ecole de technologie, la conférence avait pour thème : « La communication victime des marchands ».Au nom de l'ICI' \\.Lina Trudel a parlé des médias comme de « cette école insoupçonnée qui n'obéit qu'à la logique du marché ».Pour la FNC, Maurice Amram a souligné « l'érosion dramatique de l'autonomie des salles de nouvelles ».Pour la ligue, un représentant a évoqué « notre société saccadée du vidéoclip, qui confond activité et activisme ».« Quand la télévision française 77/ fut privatisée par l'État, seuls deux Français sur 54 millions s'affrontèrent.M.Bouygues, qui l'emporta, et M.Lagardère.qui fait à la fois dans l'édition et les armements, mais les Français ne s'en sont pas indignés », raconte Claude julien, avec une énergie contenue, le ton légèrement ironique, ouvrant de temps en temps les bras.« D'aucuns rationalisèrent cela en disant que le gigantisme est nécessaire avec le 21e siècle.C'est un sophisme vulgaire.Car ce ne sont pas les outils ou les techniques prodigieux qui sont en jeu mais bien l'usage que nous en faisons.Et ce qui prime désormais dans les médias dévorés par le gigantisme, ce n'est pas la recherche de l'information, de la lucidité, de la vérité, c'est la course à l'audience, dont dépendent les tarifs et les revenus publicitaires.» « Dans nos démocraties, l'inégalité des citoyens est inscrite dans la réalité de nos dépenses électorales, ajoute-t-il.La presse est libre si vous pouvez vous payer une page d'annonce ou un clip à l'heure de pointe.La profession de journaliste est elle-même dévalorisée, et les vedettes sont les animateurs de jeux d'argent.On reconnaît une bonne émission à l'heure tardive où elle est programmée.Les disciplines intellectuelles sont cloisonnées.Il n'y a pas de vue d'ensemble, aucune perspective du passé ou de l'avenir.» « Qu'il s'agisse de l'affaire Rushdie, de la dette du tiers monde ou de Noriega, on n'approfondit pas les causes des événements », dit encore Claude Julien.« L'information est en miettes, éclatée, morcelée.Les élites elles-mêmes seraient indignes de s'accomoder de cette médiocrité.Or.le tissu social se détend, les valeurs se défont.Regardez le scandale de l'Irangate aux États-Unis, l'affaire Recruit au lapon, les autres scandales en RFA, en France, en Suisse, et ailleurs ».Et Claude Julien cite Hannah Arendt : « L'atomisation sociale est la préparation au totalitarisme».Il suffirait d'un démagogue pour nous faire basculer, dit-il, en revenant sur « la responsabilité énorme des grands moyens de communication de masse dans cette maladie culturelle, cette crise de civilisation qui nous assiège ».Le directeur du Monde diplomatique ne fait pas que parler.Il anime depuis près de trois ans des « Cercles Condorcet », du nom de, ce mathématicien et philosophe du siècle des Lumières qui combattit le racisme et qui se fit, avant la date, le champion de la laïcité et du droit des femmes, et de l'abolition de la peine de mort et de l'esclavage.« Les combats d'idées prennent du temps, dit-il, il faut persévérer ».Claude Julien PHOTO MICHEL GRAVEl.U Prao* '*m% Retour triomphal de l'Egypte au sommet arabe Yasser Arafat et le président syrien Saddam Hussein, à Casablanca.\"HOTO REUTER d'aprts AFP.AP.UPI et Keuter_ CASABLANCA ¦ Le retour triomphal de l'Egypte au sein de la Ligue arabe s'annonçait, hier, comme le seul résultat assuré du sommet arabe convoqué par le roi Hassan II du Maroc pour rallier le soutien de tout le monde arabe à l'OLP et pour trouver une issue à la guerre du Liban.Le roi Hassan II a ouvert hier ce sommet de Casablanca en saluant le retour de l'Egypte au sein de la Ligue arabe, dont elle avait été suspendue en 1979 après avoir signé un traité de paix avec Israël.« |e suis heureux de souhaiter ici la bienvenue à un représentant du peuple égyptien qui s'est longtemps battu au nom de la nation arabe », a dit le souverain du Maroc à l'adresse du président égyptien Hosni Moubarak.Le sommet extraordinaire a cependant connu un départ hésitant, l'ouverture ayant été retardée de plus de deux heures par des divergences sur la représentation du Liban.Après une rencontre informelle des dix-huit chefs d'État présents au Maroc \u2014 un record depuis 1974 \u2014, le siège du Liban est resté vacant.Le drapeau libanais flottait tout de même avec 21 autres oriflammes arabes sur Casablanca.Depuis le retrait du président Amine Cemayel, deux gouvernements se disputent le pouvoir au Liban.L'un est dirigé par le chrétien Michel Aoun, l'autre par le musulman Selim Hoss.Rien n'a filtré de la réunion à huis clos des chefs d'État sur cette question de la représentation libanaise.De son côté, le colonel Mouam-mar Kadhafi s'est rendu à Casablanca mais avec la ferme inten- tion de claquer la porte avec trois autres chefs d'État au moindre signe de reconnaissance d'Israël: Dans une allocution télévisée, le numéro un libyen a expliqué, lundi soir, qu'il se rendait à Casablanca à la demande de l'Algérie, de la Sy rie et de la Tunisie mais il a exprimé son peu d'enthousiasme pour ce genre de forum.Les deux jours de travaux préparatoires ont vu ressurgir de profondes divergences sur le processus de paix au Proche-Orient et sur le Liban.Hier, des délégués affirmaient ne pas s'attendre à des résultats substantiels.Alors que le président syrien atterrissait à l'aéroport de Casablanca, Moubarak déclarait à des dirigeants arabes que la Syrie devait retirer ses 40 000 soldats du Liban.Un de ses conseillers, Os-sama El Baz, a en outre souligné que le chef d'Etat égyptien ne transigeait pas à ce sujet.El Baz a aussi dit que l'Egypte avait parlé pour la majorité des Arabes en apportant son soutien total à la politique d'Arafat, fondée sur la reconnaissance du droit d'Israël à l'existence et la création d'un État palestinien indépendant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.« La Syrie, a-t-il ajouté, a le droit de n'être pas d'accord avec la politique d'Arafat mais le dernier mot sur la question palestinienne revient aux Palestiniens.» .Pour sa part, Moubarak n'a pas exclu une rencontre séparée avec Assad en marge du sommet tout en rappelant sèchement qu*Assad était son cadet lorsqu'ils étaient tous deux officiers d'aviation Sondant la.brève union entre la yrie et l'Egypte, à l'époque de Gamal Abdel Nasser.j veux rien manquer, j'achète des billets de sièges reserves! LA PWCSSE.MONTREAL, MERCREDI 24 MAI 1989 B5 L'armée se retire des alentours de Pékin La situation semble évoluer en faveur de Zhao et contre L i Peng PHOTO AP Mao maculé Crime de lese-majestê, trois hommes se disant originaires de sa province natale du Hunan ont éclaboussé de peinture, hier, le portrait géant de Mao Zedong, fondateur du régime communiste, accroché au mur de la Cité interdite, sur la Place Tiananmen, à Pékin.« C'étaient des policiers faisant office d'agents provocateurs à la solde du premier ministre Li Peng et de ses associés », ont affirmé les étudiants qui occupent la place et qui ont interrogé le trio pendant deux heures avant de le remettre à la police.Le portrait a été remplacé quelques heures plus tard par les autorités.Un camion des services municipaux, équipé dune grue hydraulique, a hissé à la place du portrait maculé une autre effigie, exactement identique, à la même place, au-dessus de l'entrée sud de la Cité interdite.Le portrait du fondateur du régime y avait été accroché le jour de la création de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949.dapté*ArP.A P.DPI.CP et Reuter PIKIS ¦ Plus d'un million de Chinois sont descendus à nouveau dans les rues nier à Pékin, au 4é jour de la loi martiale, au milieu d'indices signalant un possible revirement de la situation en faveur des modérés: la retransmission directe par satellite était rétablie pour les médias étrangers, l'armée se retirait des alentours de la capitale et la présence de Zhao Ziyang â la tete du Parti communiste était confirmée.Les soldats de l'Armée populaire de libération (APL) «ont le sentiment d'avoir été profondement humiliés», a déclaré à la télévision un colonel parlant des troupes envoyés à Pékin dans le cadre de la loi martiale.«Notre route a été bloquée par de trop nombreuses personnes pour que nous puissions passer.Mais j'estime que nos soldats se sont bien comportés malgré la faim, la soif, la chaleur et le manque de sommeil», a-t-il dit.Mais quelques heurts étaient confirmés hier.Ainsi, selon l'agence Chine-Nouvelle, plusieurs soldats ont été blessés dans l'affrontement avec des manifestants dans la nuit de lundi dans le quartier de Fengtai.au sud-ouest de Pékin.«Un malentendu est à l'origine de l'incident», qui a duré deux heures, selon l'agence.De plus, des affrontements se sont produits hier à Wuhan, dans le centre du pays, entre soldats et manifestants, a-t-on appris auprès de témoins joints par téléphone.Les foules, à Pékin.Shanghai et d'autres villes comme Wuhan et Changsha.exigeant le limogeage du premier ministre Li Peng, qui proclama la loi martiale, interdit la retransmission directe et ordonna à l'armée d'évacuer les étudiants de la Place Tiananmen, où ils sont depuis un mois le fer de lance d'un vaste mouvement populaire dirigée contre la corruption et pour la démocratie.Dans ce bras de fer.Zhao, secretaire-general du parti prônant le dialogue avec les protestataires, remit sa démission, qui fut refusée, mais il disparut de l'avant-scène.En proclamant la loi martiale.Li avait precise qu'il parlait «au nom du parti».Hier cependant, le ministre des Affaires étrangères Qian Qichen annonçait que Zhao était toujours secrétaire-général.Parallèlement, le president du Parlement chinois.Wan Li.73 ans.un modéré partisan de Zhao, ecourtait son voyage aux États-Unis pour regagner d'urgence Pékin.Selon des sources dignes de foi.Wan se verrait confier de hautes responsabilités au sein d'une nouvelle équipe dirigeante.Aux yeux des diplomates et analystes, une issue semble avoir été trouvée pour mettre un terme à la dangereuse vacance du pouvoir depuis le coup de force de Li Peng, qui a endossé publiquement la responsabilité de la loi martiale exigée par Deng Xiaoping, le no I chinois.Li faisait hier l'objet de la dérision populaire Place Tiananmen et.selon les rumeurs, il aurait déjà démissionné ou aurait été mis a l'écart.Aucune confirmation officielle n'avait été donnée jusqu'à ce matin d'un éventuel changement au sommet, seul capable de desamorcer la crise politique.L'approche du dénouement a été implicitement confirmé par Chine-Nouvelle, qui a cité pour la première fois les noms de Zhao, mis en minorité face aux partisans du recours à la troupe pour mettre un terme au «chaos» à Pékin, et Li, désavoué par les militaires qui ont refusé de «faire tirer l'armée sur la foule».L'agence officielle a indiqué que «l'écrasante majorité des slogans de la manifestation», éva- Crève illimitée et occupation de l'université de Varsovie d'après AFP et Reuter VARSOVIE ¦ Un mot d'ordre de grève illimitée avec occupation des locaux de l'université de Varsovie a été lancé, hier, à la suite du refus du tribunal régional d'enregistrer l'Association indépendante des étudiants (NZS).Un appel à la grève a également été lancé à l'école polytechnique de Varsovie par les responsables locaux de la NZS.Une large banderole a été déployée sur la grille d'entrée de l'université, sur laquelle on peut lire : « Grève d'occupation ».Quelque vingt manifestants ont été interpellés et d'autres ont été violemment battus dans des fourgons de la police.Les étudiants avaient investi le hall du tribunal régional de Varsovie en scandant « À bas le communisme », après l'annonce par le juge du refus de légaliser leur syndicat.Des meetings doivent avoir lieu aujourd'hui dans divers établissements universitaires de province.Les étudiants ont été conviés à se prononcer à leur tour sur une forme d'action de protestation contre le verdict du tribunal régional de Varsovie.D'autre part, le Comité civique du syndicat Solidarité a vive- ment protesté, hier, contre la prise de position de la justice polonaise.Dans un communiqué diffusé dans la soirée par la télévision nationale, le Comité a estimé que cette décision était « injustifiée du point de vue juridique » et qu'elle était aussi « politiquement nuisible ».Cette mesure, selon le communiqué.« viole les libertés fondamentales » dans les universités et est « contraire » aux derniers accords de la « table ronde » pouvoir-opposition, qui prévoyaient, outre la légalisation de Solidarité et de Solidarité-rurale, celle de la NZS.Le Comité a invité la justice du pays « à revenir rapidement » sur ce refus.luee a plus d'un million de personnes, «étaient diriges contre le principal dirigeant du Conseil d'Etat (gouvernement)», soulignant que «depuis que le premier ministre Li a déclare la loi martiale, le peuple est descendu dans la rue tous les jours».L'agence passe en revanche sous silence le fait que le depart de Deng Xiaoping est également demandé par la plupart des manifestants.Peu après, dans une information datée de Bangkok et répétée à deux reprises.Chine-Nouvelle indiquait que le premier ministre thaïlandais.Chatichal Choonha-van.«inviterait le secretaire général du Parti communiste.Zhao Ziyang.à visiter son pays, lorsque la situation serait totalement normalisée».Le s-ort de Deng Xiaoping, el du president Yang Shangkun.n'étaient pas connus jusqu'à ce matin.Tous deux ont etc étroitement associes à la décision d'envoyer l'armée contre les étudiants, a l'origine de l'énorme reaction populaire.Mais les indices d'un possible règlement du conflit se sont accompagnés d'un léger assouplissement de la loi martiale, imposée samedi mais jamais totalement appliquée en raison du déferlement de millions de Pékinois descendus dans la rue pou: ' loquer l'avance des convois militaires.Enfion.plusieurs manifestations d'appui aux étudiants chinois pour la démocratie en Chine et la levée de la loi martiale se sont déroulées hier à Hong-Kong.Macao et Dacca.Khomeiny a subi « avec succès » une opération chirurgicale daptf AFP et H eu ter NICOSIE M L'ayatollah Khomeiny, qui est âgé de 86 ans.a subi h ter « avec succès » une opération chirurgicale pour enrayer une hémorragie du système digestif et il se trouve dans un état « complètement satisfaisant », a annoncé la radio de Téhéran.« Au nom de Dieu ».a annoncé la radio d'État dans son bulletin d'information de 14 h (lOh 30 GMT), le public est informé que, avec la bénédiction du Tout-Puissant et par la grâce de Hazrat Vali-Asr, 12* iman de la théologie chiite, l'opération de l'iman pour en-diquer une hémorragie de son système digestif a été menée avec succès.» « Dieu soit.loué, son état est complètement satisfaisant.D'autres informations sur la convalescence de son excellence seront fournies plus tard à notre chère nation », a ajouté la radio, sans autres détails.L'Iran n'a jamais confirmé les rumeurs persistantes voulant que le chef de la révolution islamique de 1979, que la télévision iranienne n'a pas montré depuis plusieurs semaines, souffre d'un cancer de l'intestin ou de la prostate.L'iman.qui mène une vie d'ascète, avait eu une légère crise cardiaque en 1980, mais semblait généralement en bonne santé.La nouvelle de son opération intervient dans un contex-, te de guerre de succession, Khomeiny ayant renié en mars son dauphin désigné, l'ayatollah Hossein Ali Montazcri, un homme de 66 ans.Celui-ci venait de critiquer l'extrémisme du régime et la lutte pour le pouvoir oppose apparemment les tenants d une ligne dure, anti-occidentale et militante, aux « pragmatiques » partisans d'une ouverture à l'ouest.Un mois avant de limoger Montazeri, Khomeiny avait radicalise son régime en lanc-çant une véritable guerre sainte contre l'auteur des Verset sataniques.l'écrivain britannique d'origine indienne Salman Rushdie. la même époque, plusieurs dirigeants iraniens considérés comme modérés avaient été écartés et le président du parlement, Ali Akbar, Hachemi Rafsandjani, un modéré considéré comme le plus susceptible d'hériter du pouvoir politique en Iran, a adopté un ton plus virulent.DU 26 MAI AU 16 JUIN 1989 Le Ve concours international d'art pyrotechnique de Montréal, un classique! Cette année, optez pour le spectacle grandeur nature.en direct de La Ronde! Nulle part ailleurs vous ne pourrez savourer toute la magnificence des feux, toute la puissance de la musique et les effets visuels impressionnants, créés par les reflets sur l'eau du lac des Dauphins, le miroir de ces instants magiques.Le spectacle des spectacles! À compter du 26 mai, sept maîtres artificiers se disputeront les honneurs du concours et la faveur des spectateurs.Laissez-les vous éblouir, laissez-les vous submerger de musique, de reflets sur l'eau et de feux.à volonté! Et puis., pour une autre pluie d'étoiles.avant ou après le feu, pourquoi ne pas assister à la revue musicale «Juke Box» du Jardin des Étoiles?Ou encore, offrez-vous le plaisir des manèges.à volonté! Les deux sont compris dans le prix de votre billet.L INTER NATIONAL Benson s Hedges live.ACCÈS FACILE! par le métro, station Île-Sainte-Hélène ou par l'autobus 169.de la station de métro Papineau f^KAf^ 7?CBC Televisic WIN/A^ /O ::::::::::i1tf)Tf, ! 8s: Montreal/6 w umm staiw m mo™ ::::::::::: Ivir ; Television 26 mai\tÉtals-Unis\tPyrodyne Aerial Productions 30 mai\tCorée du Sud\tKorea Explosives 2 juin\tEspagne\tPirotecnia Caballer 6 juin\tItalie\tPirolecnica Soldi 9 juin\tAllemagne\tLuenig-Feuerwerk Stuttgart 13 juin\tCanada\tAmpleman Pyrotechnie Ifi juin\tAMARC\tSpectacle de cloture Giovanni Panzera RENSEIGNEMENTS Montréal et ses environs: |5I4] 872-6222 Extérieur isans frais): 1-800-361-7178 Horaire et droits d'entrée La Ronde ouvre à 11 h Feu dartilice à 22h.Spectacle du Jardin des Etoiles à 18h 30 et 23h.Tous les billets donnent un accès illimité a tous les manèges, au Minirail, au Téléphérique, à la Grande Roue et à l'Aquarium, de même quau Jardin des Étoiles (nombre de places limité).Les billets Ticketron procurent un siège réservé à la Place d'animation, lace aux rampes de lancement.Ils sont en vente dès maintenant aux comptoirs Ticketron et.s'il en reste, le jour même à La Ronde Tous les autres billets sont en vente à rentrée de La Ronde.Passe-partout: 14.95S les vendredis des (eux.12S les mardis des feux.Passe-partout entant (moins de 9 ans) 7.95S Passe-partout famille (pere.mère et 2 enfants de moins de 9 ans ou 1 parent et 3 enfants de moms de9ans):38S: enfant additionnel: 73 BILLET TICKETRON (siège réservé): I7S Ville de Montréal B6 LA PRESSE.jggWjMg MERCREDI 24 MA11909 Raul Alf onsln annonce un gouvernement de crise et une économie de guerre dsprts A F F.Ufl « Kcuter BUENOS A IKES ¦ Le président argentin Raul Alfonsin a annoncé hier à Buenos-Aires sa décision d'assumer ses fonctions jusqu'au 10 décembre, date prévue de la passation des pouvoirs avec le président-élu Carlos Menem, et de former un « gouvernement de crise » pour mettre en place une « économie de guerre ».Dans un message a la nation, le président Alfonsin a annoncé l'échec des négociations entreprises avec des représentants du president élu, Carlos Menem, du Parti justicialiste (péroniste).sur les mesures économiques à adopter.Selon M.Alfonsin.les représentants de M.Menem ont refusé un relèvement des tarifs publics et des impôts.M.Alfonsin a également annoncé la mise en place d'un plan économique de rigueur et le maintien de la fermeture des établissements bancaires jusqu'à vendredi.Les Péronistes et les Radicaux avaient entamé ces derniers jours des négociations visant à conclure un accord politique sur une passation anticipée du pouvoir en Argentine.Le président-élu avait reconnu, lundi, qu'un certain nombre d'obstacles demeuraient bien que le dialogue ne soit pas rompu.De son côté, Raul Alfonsin avait réaffirmé qu'il était disposé à continuer d'assumer le pouvoir jusqu'à la date prévue du 10 décembre prochain si aucun consensus n'émergeait des négociations actuelles.Bataille pour l'avenir politique du président de la Chambre, Jim Wright diprtsAFFet DPI WASHINGTON ¦ Les avocats du speaker (président) de la Chambre des représentants lim Wright et ceux de la Commission de l'éthique de la Chambre se sont affrontés, hier, en direct à la télévision, sur la question de savoir si la commission avait créé ses propres critères lorsqu'elle a accusé M.Wright d'indélicatesses.M.Wright, 66 ans, représentant démocrate du Texas et troisième personnage politique des Etats-Unis, a été accusé le mois dernier par la commission d'avoir violé 69 fois les régies du Congres dans la gestion de ses affaires personnelles et risque sa carrière.Il lui est notamment reproché d'avoir reçu, avec sa femme Betty, des gratifications de la part d'un de ses amis, George Mallick.promoteur immobilier à Fort Worth (Texas) qui avait, selon la commission, intérêt à influencer le législateur.Selon un autre chef d'accusation, M.Wright aurait tourné la régie imposant des limites aux sommes que peuvent toucher les parlementaires hors Congrès par la vente d'un livre à l'occasion de discours publics.Son avocat, M.Stephen Sus-man, a appelé la commission, qui pourrait se prononcer aujourd'hui sur le maintien ou l'abandon des charges, à «s'interposer devant les lyncheurs» qui réclament la destitution du speaker.Soulignant que M.Wright n'avait pas encore eu la possibilité de s'exprimer personnellement devant la commission pour se disculper, M.Susman a affirmé que les accusations portées contre lui avaient des motivations politi- ques.Il s'est élevé contre l'impression, répandue à Washington, que même si M.Wright parvient à repousser les accusations qui pèsent sur lui, il ne pourra survivre, politiquement, à cette épreuve.Et il a demandé le rejet des arguments du conseiller spécial de la commission, M.Richard Phelan qui, selon lui.persécute M.Wright.C'est au vu d'un rapport de M.Phelan.après une enquête de plus de dix mois, que la commission avait porté ses accusations contre le speaker.L'enquête avait elle-même été déclenchée par une plainte déposée par un représentant républicain, M.Newt Gingrich.Selon M.Susman et les autres défenseurs de M.Wright, la plupart des accusations portées contre lui sont fondées sur des interprétations des règles de la Cham- bre allant au-delà de la lettre de ces mêmes règles.Soulignant que rien dans les règlements du Congrès n'interdit à ses membres de percevoir des royalties sur la vente d'un livre quelle que soit la méthode de vente choisie.M.Susman a déclaré: «Affirmer que |im Wright doit être condamne parce qu il est allé à la limite (de ce qui est légal) est injuste».De son côté, M.Phelan a déclaré que M.Wright a fondé sa défense sur des arguties juridiques alors que, selon lui, les règles d'éthique du Congrès doivent être interprétées dans le sens le plus large.«Ce qui est en jeu dans cette affaire c'est la confiance du public», a-t-il affirmé.Les amis de M.Wright espèrent pour lui une courte victoire légale qui lui permettrait de sauver sa carrière politique.sports experts sports experts sports experts sports experts sports experts sports e wtsdela REEBOK Club Cou Cory (tel qu'illustré) Pour hommes ou femmes.Empeigne tout cuir avec renfort au milieu du pied.Semelle enveloppante coussinée.Notre prix cour.69,99 ROMBO Grand Prix Pour hommes et femmes.Tout cuir pour un confort et une dur obi lite insurpassés.Semelle coussinée.Notre prixcour.59,99 SOLDE BROOKS Invincible Pour hommes et femmes.Empeigne en cuir souple.Semelle en caoutchouc durable.Notre prix cour.44,99 I il >>>,>',>>*A\\*T* V) SOLDE MULTl-SPORT ROMBO Cross-Training Pour hommes.Tout cuir.Supports moulés à la semelle.Stabilisateur au talon.Notre prix cour.64,99 SOLDE sports experts sports expeî Les pni sont en ligueur jusqu'à épuisement de ta marchandise ou |usqu a la fermeture samedi It 27 mai 1989.Nous nous reservons le droit de limita les quantités Tous les articles couleurs ou grandeurs ne sont pas nécessairement disponibles dans tous \"os magasins Empeigne en nylon et cuir.Insertion Système-Air au talon pour une meilleure protection.Notre prix cour.64,99 SOLDE m itfltVrb'ii m 1 ::>>r;ï\\^?/;: Û'rt ASICS Gel Runner Chaussure d'entraînementpour hommes et femmes.En nylon et suède.Stabilisateur au talon, (oussinage \"Gel\".Notreprixcour.89,99 SOLDE 7â?% arts sports experts sports e un - i ; v ,., 7701 bout Carftsu» Anghfncn 9)0 ¦-.¦-¦\"¦
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.