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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1989-06-11, Collections de BAnQ.

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[" 1 D ID Sciences et techniques LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 11 JUIN 1989 Deux molécules québécoises mènent la course des futurs médicaments anti-sida I il CAROLE TH IB AU DE AU Comment s y p r e n d - o n pour concevoir un médicament comme le BCH-189 de la firme ÎAF-Bio-jjT jflM I chem, qui, s'il tient se* promesses, déclassera dans deux ans l'AZT de Burroughs-Welcome, le seul médicament antiviral contre le sida actuellement sur le marché?«11 faut beaucoup d'expérience en chimie médicinale, un peu de chance, et une importante dose de flair», répond M.Gervais Dionne, biochimiste et vice-président des affaires scientifiques de la firme lavalloise.Toutes ces qualités sont présentes chez le docteur Bernard Bel-leau, pére de deux nouvelles molécules sélectionnées par le National' Cancer Institute.Le scientifique québécois a présenté cette semaine les performances de «son» BCH-189 et de son «BCH-203», à la Ve Conférence internationale sur le sida.La Mecque des molécules anti-sida Le National Cancer Institute, une division du prestigieux National Institute of Health aux États-Unis, c'est la Mecque de la thérapeutique anti-sida, le carrefour des futurs médicaments contre le cancer ou le sida.Le NCI étudie chaque année quelque dix milles molécules qui lui sont soumises par des centres de recherches du monde entier.Des milliers de ces substances sont destinées à lutter contre le sida.Le NCI en a retenu 38 depuis les débuts (cinq ou six ans), pour les étudier plus en profondeur, dont la fameuse BCH-203 du docteur Belleau.Le National Cancer Institute a par ailleurs choisi quatre autres substances, qui lut paraissent parmi les plus aptes à devenir de nouveaux médicaments contre le sida, et pour lesquelles il défraiera les tests pré-cliniques.Le BCH-189 de l'IAF-Biochem est la seule de ces quatre molécules à avoir un effet anti-viral.Les trois autres sont des immunomodulateurs, c'est-à-dire qu'ils rehaussent les forces du système immunitaire.Deux molécules choisies sur des milliers dans le monde, «c'est une reconnaissance internationale», estiment les chercheurs avec une légitime fierté.L'entente concernant le BCH-189 a été signée mercredi matin par le NCI et l'IAF-Biochem.Des millions pour la -fast track* Le NCI défraiera tous les coûts de recherche pré-clinique de la molécule BCH-189, ce qui peut s'élever jusqu'à $5 millions.Le seul engagement d'IAF-Biochem consiste à fournir le produit.Les études pré-cliniques se font sur des animaux et demanderont environ un an.L'année suivante, si les recherches pré-cliniques s'avèrent concluantes, tout indique que le National Institute of Allergy and Infection Disease, lui aussi membre du fameux NIH, défraiera les coûts de l'étude clinique, qui peuvent se chiffrer cette fois entre $3 et $15 millions.Le stade des recherches cliniques, qui dure lui aussi environ un an, est celui où l'on teste les médicaments sur des humains.Le rôle du NIH est de promouvoir la recherche en choisissant les pistes qui paraissent les plus intéressantes.Leur intérêt est donc uniquement scientifique et l'IAF-Biochem conserve tous les droits ainsi que l'usage des brevets.«Si tout va bien, le BCH-189 sera sur le marché d'ici deux ans!», affirme le docteur Francesco Bellini, président et chef de la direction d'IAF-Biochem.Ce délai entre la recherche et la commercialisation est vraiment très court.Le BCH-189 suit la «fast track».disent les Américains, comme tous les médicaments porteurs de gros espoirs pour des situations actuellement sans recours.M.Bellini ne croit pas qu'il y ait aucun espoir de vaccin dans les dix prochaines années.La seule option qui reste selon lui est de traiter les patients porteurs du virus du sida, afin qu'ils puissent vivre des dizaines d'années malgré le virus.«Si on découvre un médicament non toxique qui empêche la replication du virus, les séropositifs pouroiu alors prendre une dose quotidienne et ne pas développer la maladie, un peu comme les diabétiques se piquent tous les jours et continuent à mener une vie normale, le crois que c'est à cela qu'il faut s'attendre dans le cas du sida.» Le BCH-203 a un effet anti-viral et il démontre une toxicité nulle sur des cellules humaines in vitro.Cette absence d'effets négatifs en ferait l'outil préventif de choix pour les séropositifs qui ne présentent aucun symptôme de sida.Tuer le virus Différents chercheurs l'ont répété au cours de la Ve Conférence internationale sur le sida tenue cette semaine: la seule famille de produits chimiques efficace contre le virus du sida est celle des.analogues nucléosiques.Les au- tres médicaments soutiennent l'organisme atteint dans sa lutte mais ne s'attaquent pas au virus lui-même.L'AZT est en ce moment le seul analogue nucléosique sur le marché.Il permet de prolonger la vie des patients atteints du sida mais ses effets extrêmement toxiques finissent par annuler ses effets positifs.L'AZT détruit à la longue les cellules de la moelle osseuse, celles qui fabriquent les globules blancs et les globules rouges du sang.C'est pourquoi l'équipe du Dr Belleau avait engagé des recherches du côté des analogues nucléosiques, en espérant découvrir une molécule aussi efficace mais moins toxique que l'AZT.Imitation trompeuse 11 existe quatre nucleosides qui servent de matériaux de base de l'ADN, cette super-molécule qui contient le bagage génétique de tout être vivant, humain ou virus.L'un de ces nucleosides, la thymidine, est imité par l'analogue AZT.qui conserve cependant quelques différences chimiques.Le virus se laisse tromper et utilise indifféremment l'analogue ou la thymidine pour reproduire son ADN.Les copies de lui-même qui en résultent ne sont pas viables, et il y a extinction du virus.Tout le défi consiste à imaginer un analogue qui trompera le virus du sida mais pour lequel les cellules humaines ne se laisseront pas prendre.La toxicité de l'AZT est due justement au fait que les cellules de l'organisme se trompent elles aussi dans leurs copies d'ADN.Le docteur Belleau a examiné attentivement vingt-cinq analogues possibles de la thymidine.Il en a éliminé quelques uns, «bien Le docteur Bernard Belleau, père des deux molécules retenues par le NCI.trop difficiles à synthétiser», lan-ce-t-il en souriant.D'autre molécules encore étaient beaucoup plus actives que l'AZT mais elles étaient beaucoup trop toxiques.Quant au BCH-189, il possède ce qu'on nomme un grand index thérapeutique (rapport efficacité sur toxicité).Le comportement du BCH-189 in vitro, sur des cultures de cellules, a démontré une toxicité dix PHOTO PIERRE COTE.U Presse fois moindre que l'AZT sur les cellules humaines.Far ailleurs, administré à des souris pendant deux semaines à une dose de \\ miligrammes par kilogramme de poids corporel, le BCH-183 n'a causé aucun effet secondaire: le sang demeure normal, ainsi que tous les organes vitaux.«Lorsqu'on administre autant d'AZT à un groupe de souris, la moitié d'entre elles meurent», explique les Drs Dionne et Belleau.Le virus du sida.La protéine gp41 est celle qui est reconnue par le test de dépistage du sida mis au point à l'IAF-Biochem.Il est possible, par synthèse chimique, de fabriquer des molécules semblables au nucleoside naturel, excepté pour l'élément qui se trouve dans la position X de la molécule située en haut à gauche.A TIRE-D'AILE.Des oiseaux qui ont des problèmes d'images.PIERRE G INGRAS Achaque année, une multitude d'oiseaux se blessent ou se tuent en heurtant des fenêtres ou d'autres pans de verre.D'autres oiseaux, par contre, semblent fascinés par ces «miroirs» et passent de longs moments à se colleter avec leur propre image.Nombre d'observateurs s'étonnent de ce phénomène fréquent à cette période-ci de l'année.M.René Pelletier, de Boucherville, et Anne de Caru-fel, de Juliette sont de ceux-là.«Il y a près de chez moi un oiseau qui se comporte d'une façon bien bizarre, écrit Mme De Carufel.le crois que c'est un chardonneret des pins.Voici une dizaine de jours, il a commencé à se lancer contre mes fenêtres comme pour entrer dans la maison.Plus précisément, il se pose sur les rebords de fenêtres, puis s'élance contre les vitres comme pour passera travers.Apparemment en bonne santé, il vole et chante très bien.Il change souvent de fenêtre et je le retrouve parfois agrippé à la moustiquaire de la porte.Il poursuit ce manège sans relâche! Fst-il fou?Est-ce une façon d'attirer mon attention?Un dernier mot: je crois que l'oiseau niche tout près, dans une haie de cèdres».l'ai pu observer le même phénomène, il y a une quinzaine de jours, lors d'une excursion de pêche.Durant quelques heures, un bruant à gorge blanche s'est battu sans relâche avec son image dans la vitre d'une camionnette.L'oiseau était à ce point absorbé par son pugilat qu'il s'est laissé approcher à moins d'un metre.|e crois même que j'aurais pu m'en saisir facilement.Une question de territoire La plupart des oiseaux possèdent des territoires dont les limites, parfois très imprécises, varient au fil des saisons.La superficie des territoires varie aussi considérablement, selon les espèces.Par exemple, le bruant chanteur ou le merle d'Amérique peuvent se contenter d'un espace vital d'un demi-acre alors que le pic mineur aura besoin de 3 à 8 acres.En règle générale, la dimension et la délimitation de ces territoires deviennent beaucoup plus précises durant la saison de nidification.C'est surtout à cette époque que les mâles, et parfois les femelles, les couples, ou même les grou- pes d'oiseaux, chassent tous ceux de leur espèce qui apparaissent dans la zone de nidification.Des observateurs d'oiseaux ont déjà subi les attaques de carouges, notammment, pendant la période de reproduction.Dans son Audubon Society Encyclopedia of North American Birds, )ohn K.Terres consacre d'ailleurs un chapitre aux oiseaux qui se battent contre leur image.Il cite notamment le cas d'un merle d'Amérique qui, trois jours durant, a jouté tous les quarts d'heure avec son reflet sur une carrosserie d'auto.H y mit tant d'ardeur qu'il finit par se blesser dans la rixe.L'auteur signale aussi la guerre d'un tohi de Californie qui tabassa sans merci son adversaire imaginaire durant 64 jours consécutifs.Terres raconte en outre qu'un chercheur a réussi à déterminer le territoire vital de nidification d'un merle d'Amérique en utilisant des VOIR DES OISEAUX EN B 4 Cette photo d archives 11944) nous montre un merle attaquant son image réfléchie par une vitre de fenêtre.La vitre portait des marques avant la venue de l'oiseau, préclse-t-on.En période de nidification, il est frequent, du moins chez certaines espèces d'oiseaux, que les mâles s'en prennent a leur image sur des surfaces luisantes.Des musées des sciences, pour quoi faire ?JEAN-PIERRE ROGEL collaboration spéciale Agence Science-Presse ¦I y a trois semaines, lors du congrès de l'Association des journalistes scientifiques canadiens, à Ottawa, on nous a kidnappés, mis dans un autobus jaune, et conduits à Hull, au Musée canadien des civilisations, qui ouvrira ses portes le 29 juin.Ce bâtiment splendide, tout en courbes douces, est situé à l'endroit même d'où est prise la vue du parlement qu'on voit au verso de nos billets d'un dollar.La visite que nous avons effectuée en primeur m'a beaucoup impressionné.Le hall central, tout de verre ceinturé, offre la reconstruction complète d'un village amérindien de la côte ouest; la gigantesque salle de l'histoire présente des décors saisissant dans laquelle des comédiens circuleront, interpelant les visiteurs; à côté, les enfants expérimenteront des idées et des objets dans une énorme salle multimédia.Décidément, on n'a plus les musées qu'on avait.Auparavant, on circulait dans des salles obscures, aux planchers craquant sous les pas, à lire des textes illisibles.On ne pouvait toucher à rien.Aujourd'hui, on entre dans des bâtiments, u-tilisant toutes les ressources de la technologie, et il est quasiment interdit de ne pas toucher les objets exposés! J'exagère sans doute, puisqu'il reste des musées de conservation, mais la génération des musées interactifs nous a submergés.Ce raz-de-marée a touché les musées d'art, mais aussi les musées scientifiques, qui sont traditionnellement des parents pauvres en ce domaine.Les musées-où-on-touche Inauguré il y a 20 ans, l'Ontario Science Centre de Toronto a été le prototype du musée-où-on-toucheTes-objcts-et-on-s'amuse.Depuis, il y a eu la vogue des Science Centers des grandes villes américaines, puis La Villette, à Paris.De grosses affaires, qui coûtent très cher, mais un succès certain en termes de participation populaire.VOIR DES MUSEES EN B 4 B2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 11 JUIN 1989 Éditorial Paul Desmarais président du conseil d administration Roger 0.Landry president et éditeur éditeur aoioint Marcel Desjardins dir«teur de l information Alain Oubuc éditorialiste Le tour du monde en 30 minutes de M.Bush Cl est au terme d'une semaine extraordinairement chargée d'événements de grande importance que le président des États-Unis a donné sa premier* conférence de presse télévisé*.Il a répondu a un* foui* d* questions touchant a la situation qui prévaut en Chiné après l*s événements, à ïheritage laissé par Khomeiny en Iran, à I avenir d* Noriéga au Panama, aux tensions au sein d* l'OTAN, aux elections en Pologne, aux espoirs suscités par l'action du président Gorbatchav en URSS.M.Bush a également répondu a des questions relié** a la politique intérieure des États-Unis, comme I* nomination d* M.Thomas S.Foley comme président d* la Chambre, en remplacement dé M.Jim Wright, forcé dé démissionner.La Chine, sujet d* tant da reportages et d* commentaires depuis 10 jours, na pouvait pas no pas susciter les questions les plus actuelles.De tout ce qui a été dit sur ce sujet par I* président américain, il ressort un certain nombre d'impressions.Impression dune grande perplexité, qui se traduit dans des réponses hésitantes.Ces hésitations, qui ne sont pas an ce moment notables uniquement à Washington, trouvent tout de suite quelques explications naturelles dans I* fait quo, pendant cinq ou six jours, l'immense Chin* a paru gouvernée par la ru- meur.L'étranger ne savait pas qui était le gouvernement, ni où était le gouvernement.Les Chinois non plus ne le savaient pas.Dans ces conditions, les gouvernements étrangers sont toujours très prudents.Cela dit, l'impression dominante est que l'administration Bush reste relativement modérée dans sa condamnation des abus de Pékin.Le discours de M.Bush est sans indulgence pour les responsables du massacre des étudiants et manifestants abattus par les forces de l'ordre.Mais, si on excepte l'arrêt des ventes d'armes, aucune sanction n'est prise contre un pays et un gouvernement qui ont montré le pou de prix qu'ils attachent aux droits de l'homme.Comment expliquer une indulgence en apparence coupable?Y a-t-il chez M.Bush une propension en quelque sorte invincible à pardonner aux Chinois ce qui n'est pas pardonné à d'autres dans des circonstances similaires?Faisons une réponse brève en donnant un simple nom: celui de l'astrophysicien Fang Lizhi.C'est un dissident notoire.Devant l'orage qui s'est abattu sur les étudiants contestataires, Fang, soupçonné d'entraîner les universités dans la révolte, a demandé et obtenu refuge à l'ambassade américaine de Pékin.Durant la conférence de presse, le président fit allusion à cet épisode.Or, sachez que ce Fang est le même homme qui, invité à une réception officielle en février dernier, donnée par le gouverne- ment américain lors du passage du président Bush a Pékin, fut refoulé a la porte de Ihôtel par la police chinoise.La mollesse avec laquelle M.Bush défendit son invité et le peu d'empressement qu'il mit a dénoncer un accroc patent a la liberté d'opinion frappèrent beaucoup d'observateurs en cette occasion.L'invité.éconduit, Fang;, commenta ainsi l'incident: «Je pense que l'Ouest ne devrait pas être moins sévère pour la Chine que pour l'URSS.» C'est précisément à l'URSS que pense le président américain quand il «oublie» son invité et ménage la Chine.Rappelons-nous que, depuis plusieurs années, à la faveur de la dérive chinoise vers le libéralisme économique, le pays de Mao s'était résolument tourné vers l'Ouest.Toute la diplomatie de M.Gorbatchev a pour objectif de récupérer le «frère» communiste.D'où, à Moscou, l'extrême discrétion qui prévaut depuis le printemps de Pékin.Et d'où aussi la retenue de Washington, qui ne veut pas perdre l'acquis des dernières années.Condamnée par l'opinion, la Chine reste un enjeu.Il restait peu de temps au président Bush pour parler longuement du général Noriega (Panama), de l'après-Khomeiny, des élections polonaises, de l'Allemagne nouvelle au sein de l'Otan.Autant de sujets préoccupants mais nullement désespérants.Cuy CORMIER N.D.L.R.\u2014 La Pressa a encore reçu de nombreuses lettres ces derniers Jours commentant le projet de loi de la ministre Mo- \u2022 nique Gagnon-Tremblay qui tend i modifier le régime matrimonial québécois.En voici des extraits qui résument bien les principaux arguments des deux parties.Et notre liberté ?Je ne comprends pas le Barreau d'accepter ce projet de loi tel quel sans y suggérer des modifications.Cette loi protégera environ 50 p.cent des femmes \u2014 et encore! Prenons d'abord le cas des plus démunies, celles dont les maris gagnent peu, sont prestataires de l'aide sociale ou de l'assurance-chômage.Elles partageront la moitié de rien et ce sont justement celles-là qui ont le plus besoin de protection.Que fera la loi 146 pour elles?Parlons maintenant des femmes de carrière, celles qui ont réussi à avoir quelques biens (maison, etc.) et qui sont mariées à des hommes gagnant moins qu'elles; le mari aura peut-être le goût de divorcer pour faire un «gain en capital».|e donne ici mon exemple d'il y a quelques années.Nous étions deux professionnels mariés, l'un à son compte, le mari, et l'autre fonctionnaire, donc gagnant moins.Moi, j'économise, j'achète une maison familiale, fais jardinage et peinture, etc.Bref, je me place les pieds financièrement en économisant.Le mari, lui, homme d'affaires, a des dépenses, loue à la Bourse avec pertes et a des dettes un peu partout.Et puis arrive le divorce.Avec un régime de séparation de biens, je conserve la maison, les deux enfants et mon fonds de pension.Heureusement.Aujourd'hui, je suis a l'abri.Le mari gagnant beaucoup d'argent a su remonter la pente et tout le monde est satisfait.Reprenons le mémo cas avec la loi 146.Eh bien.Il aurait fallu vendre la maison acquise avec toutes mes économies et, avec ce peu d'argent, me reloger avec deux enfants.Dans ce cas, j'aurais perdu tous mes avoirs au profit de mon ex-mari dépensier.Elle protège vraiment qui votre loi?Que faites-vous, messieurs les avocats, du libre arbitre des gens?Est-ce une vieille dent que vous conservez envers les notaires?Les contrats de mariage n'existeront plus?Nous ne sommes pas en pays communiste à ce que je sache.Actuellement, je pensais me remarier en séparation de biens avec quelqu'un de moins bien nanti que moi financièrement, vout iant une vie de couple basée sur le bon compagnonnage et ne désirant pas mêler amour et argent.Alors pourquoi le gouvernement se melerait-il de nos vies privées?le veux partager mon amour, non mon argent, non ma petite sécurité financière acquise si durement et qui ira à mes enfants un jour.je vois dans cette loi plus de danger de divorce et de non-mariage.En terminant, une suggestion au gouvernement: de grâce donnez la chance aux femmes de participer au Régime des rentes.Là au moins, 100 p.cent des femmes en profiteront et seront protégées.Ensuite mettez cette loi à la poubelle, à moins de la remanier de façon à laisser le libre arbitre à chaque couple de choisir le régime matrimonial adapté à sa situation.Hélène LEBOEUF Laval «Du communisme!» Je m'oppose formellement à ce projet de loi qui, encore une fois, vient nous dicter comment régir nos vies et nos biens.Madame la Ministre, votre projet de loi, c'est du communisme! Vous prétendez que ce projet de loi raffermira le mariage et améliorera le taux de natalité.Votre projet, Madame, va plutôt raffermir les unions libres et plus personne ne'se rendra jusqu'au mariage.Votre projet va aussi éterniser les situations conflictuelles de tout divorce et, de plus, nuire au rapprochement enfants / parents suite au divorce.Pourquoi faut-il que le gouvernement intervienne dans ce qu'il y a de plus personnel, soit les biens hérités, la fortune amassée ou la pension gagnée.Laissez donc.Madame la Ministre, les juges nommés à cet effet décider de ce qui devrait être.Dans notre société, les femmes ne doivent pas prendre leur place avec des béquilles.C'est avec leur compétence, leur entrepreneurs-hip et leur volonté qu'elles deviendront égales.Pour ce qui est du reste, les juges sont compétents pour décider des abus d'hommes ou de femmes.Pierre LABERGE Montréal La FFQ applaudit Cette initiative gouvernementale permettra d'atténuer les inégalités qu'entraîne très souvent la dissolution du mariage pour le conjoint économiquement faible, généralement la femme, marié sous le régime de la séparation de biens.Rappelons qu'environ un couple sur deux choisit encore ce régime matrimonial plutôt que celui de la société d'acquêts.La Fédération des femmes du Québec, organisme provincial qui regroupe 300 femmes individuelles et près de 100 associations-membres représentant 70000 femmes du Québec, réclamait depuis de nombreuses années la constitution d'un patrimoine familial partageable en parts égales lors de la dissolution du mariage, comme il en existe dans toutes les autres provinces canadiennes.Aussi, nous ne pouvons que féliciter la ministre et le gouvernement du Québec pour avoir tenu compte des suggestions et recommandations de nombreux groupes de femmes, dont la FFQ.En effet, l'inclusion au projet initial de la résidence secondaire et des gains accumulés dans un régime de retraite ont fait l'objet des recommandations de la FFQ dans son mémoire sur Les droits économiques des conjoints.Car pour les couples qui ne possèdent pas de résidence familiale, les gains accumulés au régime de pension constituent l'épargne la plus importante.Contrairement à certaines opinions parues dans les journaux récemment, la Fédération des femmes du Québec ne croit pas que cette loi sera un obstacle au mariage.Dans les autres provinces canadiennes où un patrimoine du même genre a été institué, on n'a pas vu augmenter de façon alarmante la quantité de couples vivant en union de fait.Une période transitoire de dix-huit mois est prévue pour permettre aux couples qui le souhaitent de renoncer par consentement mutuel au patrimoine familial.Il est évident qu'une telle période est nécessaire; tout ce que la FFQ peut souhaiter, c'est qu elle ne serve pas à l'un des conjoints pour faire des pressions indues sur l'autre pour lui «arracher un consentement mutuel».Constance MIDDLETON-HOPE Présidente Fédération des femmes du Québec 1 I Une loi excessive Imaginons une jeune femme professionnelle gagnant bien sa vie.Elle rencontre un jeune homme bien de son goût.L'amour naît, ils se marient.Quelques années passent.Le jeune homme se révèle plutôt volage, tandis qu'elle investit ses gains dans l'achat d'une maison et se prépare une retraite dorée avec un bon REÉR.Monsieur s'achète des voitures sport.Sans se soucier d'investir pour son avenir, il voyage et dépense allègrement.Leurs voies s'écartent, c'est le divorce.Ils n'ont pas d'enfants.Monsieur réclame la moitié de la maison et du REER de madame.Est-ce juste?Imaginons un autre cas moins cynique.Un jeune couple où le conjoint fait un salaire plus élevé que celui de la conjointe.Il est propriétaire de la maison.Ils prennent quelques mois pour négocier ensemble une entente qui tienne compte de leur situation respective afin qu'elle puisse devenir copropriétaire sans qu'il n'ait l'impression de perdre.Cette entente librement consentie de part et d'autre leur semble juste à tous les deux.La loi 146 rend aujourd'hui cette entente caduque car peu importe ce qu'ils auront librement consenti, ils seront propriétaires maigre eux de chacun la moitié de la maison.Est-ce plus juste?De plus, cette loi a des effets pervers.Pourquoi notre jeune marié s'efforcerait-il de payer le plus rapidement possible, comme il serait sage de le faire, la résidence principale du couple?Par amour?Il s'agirait là d'un investissement bien risqué puisqu'un couple sur trois divorce.Il aurait donc 33 p.cent des «chances» de perdre la moitié de son investissement.11 trouvera sûrement ailleurs des placements beaucoup plus sûrs! Plutôt que d'ébranler tout un édifice d'attitudes diverses favorisant l'égalité entre les sexes qui cherchent lentement à se mettre en place, plutôt que d'ébranler cet édifice encore fragile pour tenter de sauver un étage, ne vaudrait-il pas mieux faire une loi qui ne viserait que cet étage et qui viserait à promouvoir des attitudes qui en consolideraient le base, c'est-à-dire l'égalité entre les sexes.Pourquoi ne pas simplement permettre à celles qui sont seules aux prises avec les charges financières reliées aux enfants de saisir la résidence et les REER afin d'obtenir de quoi subvenir aux besoins des enfants.Plus encore, pourquoi ne fait-on pas la promotion active du salaire égal pour la femme et ne favorise-t-on pas au maximum la création de garderies?Seules les mesures allant dans ce sens pourront vraiment assurer qu'il n'y ait plus de femmes victimes de leur assujettissement.Mais, au-delà de toutes ces considérations, peut-être en coûte-t-il moins cher au gouvernement de garder le plus longtemps possible un plus grand nombre de femmes à la maison?Pierre MONGEAU Chantale GAGNE Montréal Une loi anti-mariage La ministre conçoit cette loi en termes de sexes, en fonction des ' femmes lésées et d'une situation généralement antérieure à 1970.Depuis quelque 30 ans, les rôles des conjoints ont bien chah- ¦ gé.La majorité des épouses font aujourd'hui des carrières parallèles.¦ Dans les années à venir, beaucoup de femmes seront forcées de ! partager les biens qu'elles auront elles-même acquis.Cette réalité ! et l'éthique occidentale nous indiquent que s'il y a lieu de partager les biens, ceux-ci doivent l'être au mente et non par le pouvoir ! arbitraire du législateur.À mon avis, 80% des femmes ne pourraient pas trouver de meil- ¦ leurs protecteurs ou alliés que leur mari.Ce sont de vrais partenai- ! res, les piliers de la famille.Cette loi est une tentative discrimina- ; toire de résoudre le problème d'une minorité vouée au divorce.(.) ; Il faut reconnaître aussi que, dans le divorce, les femmes ne sont ! pas toujours blanches comme neige.Dans son livre intitulé Lapsy- ; chologte de la femme, le Dr Karen Horney, femme médecin et \u2022 psychologue émérite, classifie et décrit les femmes dont l'approche ! à la gent masculine est punitive et vindicative.l'invite le ministre ; 'et les gens de bonne volonté à prendre connaissance de ce livre.Les hommes ont besoin d'une certaine protection contre «l'arme secrète» (le sexe, évidemment) de la gent féminine.Les charmes des femmes sont capables d'enlever tout jugement aux hommes, je pense qu'il n'y a que les femmes qui exercent vraiment un choix lors des fréquentations.Le manque d'information sur le mariage et les passions sexuelles rendent l'homme très vulnérables.Voici quelques conséquences prévisibles de cette loi : \u2014 11 va y avoir autant d'injustices qu'avant sinon plus.; \u2014 Beaucoup de familles vont être déstabilisées.Il est très facile pour une femme de provoquer le divorce, et le prix offert par.la i ministre va encourager pas mal de complots.\u2014 Cette loi crée un paradis pour tes notaires et les avocate; elle appauvrira les familles et les rendra moins efficaces.Etc., etc.i Bref, ce projet de loi porte à croire qu'au Québec, un contrat! n'est solide que s'il est conclu avec Terre-Neuve.comme dans le; cas de l'électricité.S'il est contracté entre les Québécois, sa solidité; dépend de forces politiques et.surtout, des élections.i > Au fond, la ministre prêche pour le célibat: elle rappelle aux! hommes que s'ils veulent prendre une bière de temps en temps, Us! n'ont pas besoin d'acheter la brasserie.John DcCORWIN Montréal «Un premier pas.» ¦ Le Réseau d'action et d'Information pour les femmes (RAIF),' comme bien d'autres groupements, a été plus qu'étonné de lire-dans les médias et d'entendre à la radio des commentaires négatifs surprenants sur le nouveau projet de loi 146 destiné à effectuer un partage très limité des biens familiaux: maison principale, maison secondaire, meubles, voitures et régimes de retraite.Ainsi en est-il de l'article désolant et assez contradictoire de Francine Pelletier dans La Presse du 27 mai.Etonné parce qu'on aborde ce projet de loi comme s'il devait régler tous les problèmes du couple alors qu'il ne s'attaque qu'à un aspect du mariage, l'aspect économique.11 n'est même qu'un premier pas vers un traitement un peu plus équitable du conjoint le plus lésé dans le couple, la femme, parce qu'elle prend soin des enfants ou qu'elle a vécu à une époque où les femmes restaient à la maison.Rien n'oblige les gens à se marier.Les conjoints de fait peuvent désormais signer les ententes qui leur conviennent.Mais s'ils se marient, ils doivent en accepter les conséquences.N'oublions pas que la famille est une petite entreprise où chaque conjoint remplit une tâche.II.est donc normal que les acquis durant l'union soient divisés.L'État se doit d'offrir le meilleur cadre légal qui soit pour éviter les abus afin qu'aucun des deux parents ne soit pénalisé.C'est aux couples à s'ajuster à cette notion du mariage-famille, non l'inverse.C'est ce qu'ont établi les autres provinces depuis longtemps et c'est ce que nous tentons d'obtenir depuis des années au Québec.Malheureusement, ici, le partage ne sera que très partiel, laissant plein de trous dans la loi.Ainsi les investissements, immeubles, argent, placements ne font pas partie du lot partageable comme ce l'est ailleurs.; Il est malheureux que les opposants au projet de loi n'aient pas suivi les débats en commission parlementaire où tous les groupes,, sauf la Chambre des notaires, ont fait valoir la nécessité de corriger les incroyables injustices dont sont victimes les femmes parce qu'elles ont fait confiance à l'Institution du mariage.Ce projet de loi est cependant loin de satisfaire les demandes des* femmes.Entre autres déceptions, il y a cette mesure transitoire qui accorde 18 mois pour renoncer au partage, par acte notarié, une mesure très inquiétante que toutes et tous avaient rejetée lors de la commission, à cause des pressions qui risquent de s'exercer sur le conjoint le pi us vulnérable.; Nous apprécions le travail et les efforts remarquables de la ministre à la Condition féminine Monique Gagnon-Tremblay qui a1 réussi, malgré tous les obstacles, à inclure dans le projet de loi le partage des régimes privés de retraite, un élément majeur de l'épargne des couples, dont la femme est privée actuellement lors-; qu'elle divorce, augmentant son risque de se retrouver à la charge de l'État plus tard.Si on n'accepte pas que la richesse soit répartie plus équitablement entre conjointe, ce sera souvent aux contribuât bles qu'il reviendra de compenser.Y a-t-on songé?Il est donc urgent que ce projet de loi soit adopté mais sans la possibilité de renoncer au partage.Marcelle DOLMENT Hélène GU A Y pour le Réseau d'action et d'information pour les femmes (RAIF) LA P«tSSg, MONTREAL.DIMANCHE 11 JUIN 1989 B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITE SEMAINE DU 11 JUIN 1989 La personnalité de la semaine Ce médecin à Vécoute des malades a su donner à la Conférence sur le sida une dimension humaine SONIA SARFATI Mon père avait la tuberculose et à cause de cela, les parents de certains de mes amis ne Voulaient pas que j'aille jouer chez eux.» \" Dans cette phrase toute simple se trouve une partie des raisons qui ont poussé le docteur Ri-\"chard Morisset à s'intéresser au sida.;';./Au sida.et aux sidéens.Car pour ce médecin de 50 ans, si l'un ne va pas sans l'autre, l'un rï'est pas l'autre.Un malade n'est pas qu'une maladie.«Il y a, dans le sida, une dimension sociale et familiale, des aspects de marginalisation et de ségréga- : tion qu'il ne faut pas négliger», .dit-il.La Ve Conférence internationale sur le sida, qui s'est tenue à Montréal la semaine dernière, 'reflétait cette philosophie.Ce qui n'est guère surprenant: le docteur Morisset en était le président du comité du programme.C'est d'ailleurs pour le rôle important qu'il a joué dans cet événement que La Presse l'a choisi Personnalité de la semaine.Chef des services de microbiologie et des maladies infectieuses à l'Hôtel-Dieu de Montréal, professeur titulaire au département de microbiologie et d'immuno-' lôgie à la faculté de Médecine de ,l'Université de Montréal, médecin consultant de Jeunesse Canada Monde, médecin expert à l\\ l'Institut de médecine légale de la province de Québec, Richard Morisset est un homme occupé.Il n'en demeure pas moins un homme d'écoute.« Il n'y en a pas beaucoup comme lui! s'exclame Monique, sa femme.Il peut écouter ses patients pendant des heures.Et il montre autant de disponibilité envers leurs proches.» Sûrement parce qu'il connaît l'importance du soutien que peut apporter une famille.H vit cela quotidiennement.Ainsi, ses quatre enfants et sa femme ont, chacun à leur ma- nière, mis leur petit grain de sel dans l'organisation de la Conférence.Marie-Ève, sa fille aînée, elle aussi médecin et microbiologiste, travaillait avec les présidents des sessions pendant que Laurent, âgé de 13 ans, jouait les .messagers.Quant à Mme Morisset, elle a temporairement oublié ses livres de comptabilité et son «uniforme» de guide au Musée des beaux-arts pour devenir l'assistante de son mari.«Elle m'a donné beaucoup d'idées et elle m'a supporté, souligne le médecin en lui dédiant un sourire complice.Ce qui est déjà beaucoup, en tout cas, en ce qui concerne les neuf derniers mois!» Des préjugés qui diminuent Puisqu'il travaille à l'Hôtel-Dieu de Montréal, l'hôpital qui s'est occupé de 31 p.cent des personnes atteintes du sida au Québec, et qu'il prend le temps de discuter avec ses patients, le docteur Morisset a une bonne idée de l'attitude que les Québécois affichent envers les sidéens.Une attitude qui, selon lui, a beaucoup évolué.«Il reste bien sûr des préjugés, avouc-t-il au cours d'une entrevue accordée à La Presse pendant le congrès.Mais les personnes atteintes du sida sont mieux acceptées au Québec qu'ailleurs au Canada.La preuve: certains de mes patients provenant d'autres provinces m'ont affirmé qu'il était moins difficile d'être malade ici que chez eux.» Ce qui ne veut pas dire que tout est rose.Il reste en effet beaucoup à faire.Ainsi, en 1986, quand Montréal a appris qu'elle serait l'hôte de la Ve Conférence internationale sur le sida (une victoire par trois voix sur San Francisco), le docteur Morisset a cru que le gouvernement ferait des gestes.Beaucoup de gestes.Et que le congres arriverait un peu comme la note finale d'un grand crescendo d'activités en faveur des sidéens.C'est à peu près l'inverse qui s'est produit.La conférence aura plutôt été un début.«Il est vrai qu'il n'y a pas eu de gros montants d'octroyés», dit le médecin Dr RICHARD MORISSET «Il y a, dans le sida, une dimension sociale et familiale, des aspects de marginalisation et de ségrégation qu'il ne faut pas négliger.» avant de poursuivre avec une note d'optimisme dans la voix.«Toutefois les structures qui sont en place au Québec permettent la mise sur pied d'organismes et de programmes valables.» Là encore, M.Morisset parle d'expérience.En 1982, il fondait Sida-Québec, un comité qu'il présida jusqu'en 1986.Ce comité, le premier du genre au Canada, réunissait des professionnels dans le but de surveiller la progression de la maladie, de donner des critères pour la diagnostiquer et de stimuler la recherche.Actuellement, il fait partie du comité conseil du Québec sur le sida et il participe au comité formé par la Société royale du Canada, sur la maladie.Il est également président du comité d'organisation du 11 le congrès mondial sur les maladies infectieuses qui se tiendra à Montréal en juillet 1990.Mais prenons garde de le placer dans le moule de l'homme dédié corps et âme a la science! Le docteur Morisset est aussi «papa Morisset».Sa famille occupe une place très importante dans sa vie.Pour s'en rendre compte, il n'y a qu'à l'entendre parler du repas du dimanche que tous attendent avec impatience pour partager les expériences de la semaine.On pourrait aussi, plus cavalièrement, le qualifier de «Bruce Lee des hôpitaux».puisqu'il est ceinture marron au judo! Et s'il est également amateur de chasse, il ne dédaigne pas les activités plus paisibles telles la lecture et la peinture.De la théorie à la pratique L'intérêt du docteur Morisset pour le sida fut éveillé en 1981, par un appel téléphonique du docteur Paul Wiesner, un de ses amis qui travaillait au Communicable Desease Center (CDC) d'Atlanta.Un Québécois, lui apprit-il, était à l'origine de plusieurs des 27 premiers cas de sida dépistés au centre.Un peu plus tard, le docteur Georges Tarjan, directeur de la division des maladies infectieu- ses au ministère de la Santé, a mis sur pied «un genre de club de lecture» à l'intention des médecins intéressés par le sida.Richard Morisset se trouvait \u2014 non par hasard!\u2014 dans ce groupe qui, une fois par mois, se réunissait et lisait tout ce qui était publié sur le sujet.Mais la lecture ne lui suffisant pas, le médecin décidait.d'écrire a son tour.Il devenait coauteur du livre Le sida: un fléau réel ou fictif?, publié en 198b\" aux Éditions La Presse.Cette même année, il se voyait confier l'organisation du programme d'une conférence internationale sur le sida.La cinquième du genre.Celle qu'il avait contribué à amener à Montréal.«Ce fut un travail d'équipe très intense et je suis fier des résultats obtenus par le comité du programme, affirme le docteur Morisset.Fier parce que ce congrès était différent des autres.Outre l'aspect social du sida, qui occupait 30 p.cent des séances, nous avons réussi à impliquer le milieu artistique avec l'exposition Sidart et à avoir une participation record des pays en voie de développement.«De plus, nous sommes parvenus à faire ressortir l'importance de la complémentarité des disciplines et de la solidarité entre les professionnels dans le traitement des sidéens.» Le docteur Morisset a étudié au Collège Stanislas puis à l'Université de Montréal.Il a obtenu un doctorat en médecine en 1964, une maîtrise en microbiologie et immunologie en 1963, un certificat de spécialiste en microbiologie médicale de la Corporation des médecins et chirurgiens du Québec en 1971 et le titre de Fellow in Infectious Diseases and Microbiology de l'Université du Minnesota en 1971.Tout ceci pour le conduire au sein d'une profession que, visiblement, il adore.D'ailleurs, il souligne souvent que si le médecin peut aider le malade, ce dernier peut, lui aussi, apporter beaucoup au médecin.Au médecin qui l'écoute.Le docteur Morisset en a fait l'expérience.lit oj.\u2022 ft* 3.» un r Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.a m Air Canada ALCAN B4 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 11 JUIN 1989 Travailler à l'écran cathodique: quels sont au juste les risques?CAROLE THIBAUDEAU ¦ Les champs magnétiques et électriques qui entourent un écran cathodique sont plus forts sur le côté de l'écran que devant ou derrière.C'est à cause du transformateur à haute tension, situé sur le côté, indispensable pour projeter un faisceau d'électrons qui fait scintiller l'écran.Une personne qui veut s'en protéger doit donc travailler à distance respectable du côté du terminal.Voilà le genre de choses qu'on apprend en discutant avec M.Luc Ménard, directeur des programmes de soutien analytique à l'Institut de recherche en santé et sécurité du travail du Québec.Comme l'explique ce chimiste, l'IRSST (Institut de recherche en santé et sécurité du travail du Québec) a été chargé par le Conseil du Trésor de faire une étude sur le blindage des terminaux d'ordinateurs.Cette étude fait partie des conditions convenues dans la dernière convention collective signée par les employés du secteur public.On arrive à comprimer le champ magnétique de l'écran en l'entourant d'alliages spéciaux qui absorbent ces radiations.«Beaucoup de compagnies d'ordinateurs ajoutent maintenant un blindage à leurs terminaux, ce qui devient un bon argument de vente», souligne M.Ménard.L'armée a fait beaucoup de recherche sur le blindage des terminaux à écrans de visualisation, afin qu'aucun champ magnétique ne perturbe l'exactitude des appareils voisins sur le tableau de bord.Etudes contradictoires Mais est-il vraiment nécessaire de se protéger contre ces champs magnétiques?«Les études scientifiques sont contradictoires à ce sujet, répond M.Ménard.On voit que les champs magnétiques et électriques ont des effets sur les fluides corporaux, mais leur nocivité n'est pas établie clairement, comme celle de la fibre d'amiante dans les poumons, par exemple.» Cette ambiguité est typique de toutes les études portant sur la santé et le travail avec TEV.Beaucoup des symptômes reliés aux tâches sur l'écran proviennent de plusieurs sources: stress des tâches trop répétitives, mauvaise position de travail, éclairage inadéquat, etc'.«Nous manquons d'études, et particulièrement d'études épidémiologiques à grande échelle, pour en arriver à des conclusions claires», souligne Mme Diane Berthelette, secrétaire générale de la conférence.Les effets possiblement négatifs de l'écran d'ordinateur seront à nouveau examinés sous toutes les facettes en septembre prochain, au cours d'une deuxième conférence scientifique internationale sur la question.Cette conférence fait suite à celle tenue à Stockholm en 1986.Parmi les sujets d'études, signalons: Ê Les effets possibles sur la grossesse.Certaines études font le lien entre le travail pendant plus de dix heures par semaines sur les TEV et des malformations congénitales.La plus vaste étude sur la question a été réalisée par Mme Alison McDonald, de l'IRSST.Résultats: le ratio de fausses couches est plus élevé chez les utilisatrices des TEV que chez les autres.On n'a pas pu déterminer encore si ces fausses couches étaient attribuables aux radiations émises par les écrans ou encore à d'autres facteurs comme la position statique et le stress relié au travail sur ces écrans.¦ L'organisation du travail.C'est le secteur dans lequel on s'attend le plus à trouver des conclusions d'études concrètes.Les opérateurs de TEV présentent des réactions psychosomatiques ou encore des modifications du comportement reliées au stress occasionné par la nature de leur tâche: plus cette dernière est répétitive et moins elle exige d'initiative, plus le stress est élevé.¦ Symptômes visuels et oculaires: mauvaise vision, sensibilité à la lumière, sensation de points lumineux, altération des couleurs et du niveau de la perception des objets.¦ Affections de la peau: on connaît des cas isolés de démangeaisons et de brûlures.¦ Le système musculo-squeletti-que.La plupart des études démontrent clairement que l'adoption de mauvaises postures qui affectent le système musculo-squelettique est le plus souvent lice a une conception inadéquate de l'ameublement, à l'absence de pauses et à une mauvaise structuration des tâches.Quelques bons livres pour vos vacances ¦ Plusieurs bons livres sortis cet hiver et ce printemps pourraient agrémenter vos heures de plage ou de chalet cet été.En voici cinq, dans une liste loin d'être exhaustive, il va sans dire.¦ «Bébé Geneviève», publié aux éditions Libre Expression, raconte l'histoire d'une petite fille qui a défié tous les pronostics.À peine âgée de douze semaines, elle faisait la «une» des journeaux dans le rôle de la plus jeune transplantée cardiaque.Elle souffrait d'une hypoplasie du coeur gauche, une malformation qui ne permet pas normalement aux nouveaux-nés de vivre plus de quarante-huit heures.A un an, Geneviève, fête son anniversaire en Californie, après avoir subi avec succès une transplantation par le docteur Léonard Bailey.L'histoire est racontée par sa mère, Anne-Marie Ga-gnon, qui lance un message d'espoir à tous les parents qui craignent, un jour ou l'autre, pour la vie et la santé de leur enfant.Le livre se dévore comme un roman.¦ «Si les glandes m'étaient contées.», titre étrange mais qui désigne un très bon ouvrage de vulgarisation sur l'hypoglycémie, doublé d'un livre de conseils pratiques.L'auteur, le naturopathe Yvan Labelle, décrit en détail les relations qui existent entre les différentes glandes du corps, et comment un déséquilibre qui frappe le système glandulaire fi-, nit par dégénérer en hypoglycémie, soit une trop faible concentration de sucre dans le sang.Le langage est accessible à tous.M.Labelle pointe particulièrement le stress comme principal responsable du déséquilibre menant à Histoire mondiale des sciences ( loh'n lv ii un ÉB9RS l'hypoglycémie, stress causé par la pollution alimentaire et environnementale, autant que par le blocage spirituel fréquent dans nos sociétés.¦ «La vie antérieure», aux éditions de l'Homme, par Henri La-borit.Il s'agit d'une autobiographie du célèbre biochimiste, découvreur du premier tranquilisant, la chlorpromazine.L'auteur du film «Mon Oncle d'Amérique» et de plusieurs livres grand public, dont «L'éloge de la fuite» et «L'agressivité détournée» raconte ici sa vie d'homme et de chercheur, avec un égale passion.¦ «Une brève histoire du temps» de Stephen Hawking, chez Flam- La microchirurgie au secours de la stérilité masculine Associated Press ATLANTA ¦ Une nouvelle technique chirurgicale consistant â ouvrir l'ovule d'une femme pour frayer un passage microscopique aux spermatozoïdes pourrait augmenter les chances des hommes infertiles d'avoir des enfants, affirment des chercheurs américains.La méthode est cependant tellement nouvelle que les spécialistes ne sont pas encore certains de ses avantages.Mais tous s'accordent pour dire qu'elle pourrait changer la vie de milliers de personnes.Bien que douze établissements hospitaliers l'aient déjà expérimentée à travers le monde, les seuls résultats positifs connus ont été obtenus à Atlanta par Reproductive Biology Associates, une entreprise privée qui travaille avec le Centre médical universitaire pour l'infertilité de l'université Emory.Selon le Dr Jacques Cohen, directeur scientifique de cette entreprise, 27 femmes ont été ainsi traitées durant l'année passée.Sept d'entre elles sont devenues enceintes et quatre ont déjà donné naissance à des enfants, dont des jumeaux à deux reprises.OISEAUX Des oiseaux qui ont SUITE DE LA PACE B 1 miroirs.Ce n'est qu'à une distance de 110 pieds du nid que l'oiseau cessait de s'en prendre à son image.Les batailles territoriales visent également à protéger une source alimentation, comme c'est parfois le cas l'été chez les colibris.On raconte des combats aériens épiques à coup de bec entre des colibris mâles.Habituellement, toutefois, les oiseaux se contentent d'intimider leurs adversaires pour protéger leur espace vital.Le comportement du carouge, qui déploie les ailes et met en évidence ses deux taches rouges à l'épaule, est caractéristique à cet égard.Mais, si le stratagème ne convient pas, il y aura nécessairement prise de bec.Les combats sont brefs et sans effusion de sang.Des issues fatales Mais il a toujours des exceptions à la règle.En Ecosse, on a retrouvé côte à côte deux aigles dorés manifestement morts d'épuisement dans leur affrontement.Chez le lagopède des saules, il arrive souvent aussi que les belligérants se blessent.En I953, on a trouvé un merle d'Amérique mort le crâne défoncé par un adversaire.Il arrive aussi que des victimes succombent à l'excitation, comme ce cardinal est mort sans blessures apparentes dans une escarmouche avec un rival.L'autopsie a imputé le décès à un infarctus, la tension sanguine ayant connu une Pour défendre leur territoire, les colibris échangent des coups de bec en vol.poussée fatale dans le feu de l'action.En plus d'assurer une nourriture suffisante et un endroit propice à la reproduction, le territoire permet aussi d'attirer les femelles.Tout occupant mâle qui, pour quelque raison que ce soit, disparait de son territoire, y est promptement remplacé par un autre représentant de l'espèce.Enfin, certaines espèces réagissent violemment lorsqu'une poussée démographique excessive provoque la pénurie de territoires disponibles.Quand pareille situation se présente, par exemple, le troglodyte familier n'hésite pas détruire les nids et les oeufs de ses concurrents, ou même à massacrer leurs petits.Il fera subir le même sort aux bruants des champs qui se seront installés trop près de chez lui.marion.Cet homme extraodinai-re, physicien à l'Université de Cambridge, est considéré comme un des physiciens les plus brillants depuis Einstein.Un destin implacable lui a assigné une sclérose amyotropique latérale qui a Eu à peu détruit son corps en ssant son cerveau intact.Stephen Hawking, presque couché dans sa chaise roulante, muet depuis qu'il a subi une trachéotomie, ne communique avec le monde qu'avec son ordinateur muni d'un synthétiseur de la parole.M.Hawking a écrit «Une brève histoire du temps» pour le grand public, parce que chaque homme, selon lui, s'interroge confusément sur la façon dont l'univers fonctionne.Bien que le physicien affirme qu'il a voulu expliquer sa vision de l'univers en évitant le jargon des spécialistes, le livre n'est pas d'une lecture facile.Ceux qui n'ont pas de notions de physique s'y reprendront à trois ou quatre fois avant d'assimiler certains chapitres.¦ «Histoire mondiale des sciences», par Colin Ronan, aux éditions du Seuil, fait un lourd 690 pages mais se lit comme un fascinant roman d'aventures.M.Ronan relève magnifiquement le défi fantastique de décrire, dans un langage très accessible, l'évolution de la conception du monde à divers moments de l'histoire et en divers points du globe.Depuis les croyances des magiciens jusqu'à la théorie du «big bang» pour expliquer la création de l univers, on assiste émerveillé à la lente conquête de l'énigme de ce qui nous entoure, cette «longue bataille pour la lumière», disait Alfred Noyés, dans laquelle l'homme est engagée depuis les premiers jours des premières civilisations.Le livre contient de nombreuses et superbes illustrations.Des musées de sciences ¦ SUITE DE LA PACE B 1 Ces musées ont beaucoup fait pour améliorer l'image de la science auprès du grand public.Ils ont cassé sa rhétorique et son langage abstrait.Ils l'ont rendue accessible et amusante.De plus, ils ont renoué avec la tradition de l'expérimentation: la «manip» ou le «taponnage», qui est au coeur de la démarche scientifique.D'un autre côté, si on y est constamment tenu en éveil, on est rarement en situation pour s'instruire ou pour réfléchir ou s'interroger sur quoi que ce soit.Des études ont montré que la moyenne des jeunes faisaient le tour de l'Ontario Science Centre en une course débridée de deux heures, sans rien en retenir de marquant, sinon que «c'est le fun».Pour les adultes, c'est pire: la majorité d'entre eux se montrent déconcertés par la présentation, et ne s'impliquent pas dans les explorations auxquelles on les convie.Et puis, ces musées présentent souvent une conception simpliste de la science, où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.On y découvre une science aseptisée, hors de son contexte social et politique.On parle rarement des tâtonnements de la science, ou de ses conflits internes.On fait du show business, on amuse et on rassure à bon compte.Non pas qu'il faille espérer des musées qu'ils remplacent l'école sur le plan des apprentissages, mais il me semble qu'on pourrait dans certains cas travailler un peu plus l'approche pédagogique, afin de faire autre chose que des Disneyland dont on ressort groggy ! Une floraison de projets Au Québec, on sait que le projet de Maison des sciences et des techniques à Montréal, proposé par le Parti québécois, avait suscité un certain intérêt il y a cinq ans.Mais la réflexion sur le concept avait à peine été amorcée que le gouvernement libéral mettait ce projet au rancart.Pourtant, le débat n'est pas clos.Tout au contraire, il semble que l'on soit de nouveau à la veille de décisions importantes sur des projets de musées à saveur scientifique.En fait, un certain nombre d'expériences ont permis au milieu de s'aguerrir.À Québec, on a eu notamment une exposition sur l'eau a l'été 1984 (Pavillon H20); dans la même veine, le Musée de la civilisation présente en ce moment une exposition sur l'électricité.À Montréal, on a droit chaque année à des expositions thématiques au Vieux Port, soit le pavillon Ex-potec, les films Imax, et l'exposition Images du futur.De son côté, le Jardin botanique est aussi très actif depuis quelques années.Ce n'est pas tout.Des projets d'envergure sont en gestation.Ainsi, une société a été fondée en août dernier sous l'impulsion de plusieurs compagnies privées.11 s'agit du Carrefour des sciences, des techniques et des applications industrielles, dont le président est l'ex-recteur Roger Gaudry.Le Carrefour se montre très discret, mais on sait qu'il mijote un projet de musée des techniques, à financement essentiellement privé, destiné au Vieux Port.De son côté, le Jardin botanique caresse un projet original, intitulé Biodôme.Et, pour l'horizon 1992, la Ville songe à un centre permanent d'exposition sur 330 ans de développement montréalais.Il est clair que dans cette floraison, il y a des projets concurrents et qu'il va falloir faire des choix.Sur des bases économiques, mais aussi sur des bases culturelles.Peut-être est-ce le moment de réouvrir un débat sur ce que devrait être un musée touchant les sciences et les techniques?Des musées, pour qui, et pour quoi faire?Médecine Fontaine, faut-il boire de ton eau?W.GIFFORD-JONES collaboration spéciale Comment réduire notre ingestion annuelle de plomb?Est-il sage de quitter une vieille maison à la plomberie corrodée?Faut-il remplir les bouilloires électriques d'eau froide ou chaude?L'eau de la fontaine du bureau est-elle recommandable le lundi matin?Et que penser de la tasse en céramique dans laquelle nous buvons café ou jus d'orange?De nos jours, on absorbe trop d'un plomb qui est aussi superflu que dangereux.Le rapport d'une récente étude à l'Université de Toronto suggère des moyens pratiques de supprimer le plomb de votre vie.Il n'est certes pas facile d'échapper à ce métal sur notre planète polluée: même au milieu de l'Atlantique, la teneur en plomb de 1 océan est 40 fois plus élevée qu'aux temps préhistoriques, comme l'analyse des glaciers ou de neiges dites éternelles permet d en juger.Les excès de plomb ont affecté le corps et l'esprit au fil des âges.Certains expliquent la chute de l'empire romain par des troubles mentaux résultant de la consommation d'eau imprégnée du plomb des citernes, l'usage aux repas d'assiettes embellies au plomb, ou encore la consommation de vin adouci à l'acétate de plomb.Plus près de nous, la récente découverte des corps de membres de l'expédition Franklin, qui périrent près du Pôle Nord en 1845, permet de soupçonner la responsabilité du plomb dans leur décès.Les enfants en danger Une mise en garde fut publiée voici 33 ans dans la circulaire hebdomadaire des services sanitaires de Saint-Louis, au Missouri, qui mentionnait le recensement de 439 cas, dont 26 mortels, d'empoisonnement par le plomb.L'âge moyen des victimes ne dépassait pas six ans.En juillet 1956, le journal médical britannique The Lancet a rapporté 50 cas probables, et dix confirmés, du même type d'empoisonnement.Il semble que de vieilles batteries, dont les enfants avaient touché les parois de plomb avant de mettre les doigts en bouche, furent à l'origine de l'accident.The Lancet devait publier un autre épisode intéressant en décembre 1957, cette fois sur un chiot de médecin qui ne tenait plus sur ses pattes après avoir rongé pendant plusieurs semaines le plomb des parois du vieux coffre à thé qui lui servait de niche.Aux États-Unis, l'agence fédérale de protection de l'environnement estime le taux de plomb tolerable à 50 particules par milliards, mais préconise une norme de 10 particules.Il n'empêche que des taux atteignant 350 particules ont été constatés dans des fontaines d'école, particulièrement d'écoles récentes.C'est que la soudure au plomb qui relie les canalisations en cuivre contamine l'eau que ces dernières acheminent.Cet inconvénient est souvent absent des vieilles maisons dont les soudures ont accumulé intérieurement des sels minéraux qui isolent l'eau du plomb des soudures.Une étude effectuée en 1979 aux Etats-Unis a montré que les enfants qui en ont dans leur sang souffrent d'anomalies psychologiques, d'hyperactivité, et de carences dans la formation des globules rouges du sang.La santé des bébés à naître est menacée et les mères sont plus exposées aux fausses couches.Chez les adultes, les principaux symptômes de l'empoisonnement au plomb sont des peines abdominales du type associé aux coliques, des accès de paralysie, et des pâleurs ; mais les défaillances de coordination musculaire, les pertes de conscience, les vomissements, la fatigue et l'irritabilité sont au nombre des autre signes.Des tuyaux de santé Dans sa lettre circulaire sur la santé, l'Université de Toronto propose ce qui suit pour prendre vos distances avec le plomb: ne buvez jamais l'eau qui a stagné la nuit durant dans la tuyauterie; ne prenez l'eau courante, pour boire ou cuisiner, qu'après avoir purgé le système de son plomb en pre- nant une douche, en tirant la chasse de toilette, ou en la faisant couler jusqu'à ce que sa fraîcheur indique sa récente arrivée dans la canalisation.Rappelez-vous que, au bureau comme à l'école, les lundis matins sont de mauvais moments pour boire à la fontaine, dont l'eau a baigne le plomb de la tuyauterie pendant toute la fin de semaine, à quoi peut s'ajouter le plomb supplémentaire des réservoirs de certains dispositifs électriques de refroidissement.Il ne faut jamais, les bébés moins encore que les adultes, boire de l'eau provenant du circuit d'eau chaude, car l'eau chaude s'imprègne davantage de plomb que la froide.Et il y a peut-être des soudures au plomb dans votre vieille bouilloire électrique: videz-la et mettez-y de 1 eau fraîche avant d'en faire du café ou du thé.La vaisselle en céramique de certains pays peut constituer un danger en raison de sa teneur en plomb, comme un Montréalais en a fait la pénible expérience avec la cruche fêlée où il gardait du jus d'orange: l'acide citrique s'en prenait à la couche de finition du contenant, mélangeant au jus le plomb que renfermait la céramique.Ne conservez rien qui se mange dans des contenants potentiellement dangereux.Les journaux en couleurs peuvent comporter des pigments chargés de plomb.Abstenez-vous de brûler dans le foyer pareilles Eublications, de.même que le papier d'em-allage colorié: vous éviterez ainsi d'inhaler une fumée chargée de plomb.Soyez vigilant avec la peinture écaillée dans les vieux bâtiments.Ayez la méfiance appropriée envers les boîtes de conserve fermées au plomb.Lavez les légumes feuillus et jetez-en les feuilles extérieures.Si vous êtes bricoleur, portez une salopette ainsi qu'un masque, et gardez-vous de décaper au chalumeau les peintures à base de plomb.La poussière, dans votre maison et au dehors, peut être riche en plomb elle aussi: apprenez à vos enfants à observer une bonne hygiène en se lavant les mains au retour à la maison, ou après avoir touché un animal domestique quelconque.Et nous devrions tous exiger l'interdiction du plomb dans les boites à conserve autant que dans l'essence. Le Monde LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 11 JUIN 1989 \u2022 B5 La «normalisation» en Chine: 400 arrestations à Pékin d après AFP.Reuter.UPI tt AT PÉKIN Lf annonce de 400 arrestations à Pékin est venue confirmer, hier, le début de la normalisation en Chine, au lendemain de la spectaculaire réapparition télévisée de Deng Xiaoping et de la vieille garde du régime.Le gros du dispositif militaire a été levé au cours de la nuit sur la place Tiananmen où n'étaient plus visibles ce matin que dix chars T-59 frappés de l'étoile rouge et gardés par des sentinelles figées dans un garde-a-vous immpeccable.Plusieurs dizaines de chars, des véhicules blindés de transports de troupes et une longue colonne de camions remplis de soldats en armes avaient quitté l'immense esplanade au coeur de Pékin peu avant minuit, traversant les faubourgs en direction de l'est dans un grondement assourdissant de chenilles.La nuit précédente, près de cent tanks avaient déjà levé le camp.Les derniers maintenus sur place sont alignés sur la face ouest, à hauteur du Palais du Peuple (le Parlement) et sur la face ouest, prés du musée de la Révolution.Quelques dizaines de camions bâchés étaient également visibles autour du Monument aux héros du peuple devenu le point de ralliement des contestataires du régime avant l'écrasement dans un bain de sang du Printemps de Pékin, au cours de la nuit du 3 juin.Des milliers de cyclistes défilaient aux premières heures de la journée, sans jamais s'arrêter, devant les sentinelles déployées tous les dix mètres, leurs kala-chanikov fermement en main.Une dizaines de soldats casqués ont commencé à couper à la tenaille les chevaux de frise encore déroulés devant le mausolée de Mao Tsé Toung, signalant apparemment une prochaine restitution de l'esplanade à la population.La place Tiananmen et la portion de l'avenue de la Paix Céleste qui la longe, théâtre pendant plus de sept semaines de manifestations et défilés de raillions de Pékinois réclamant la démocratisation du régime ont été fermées après l'inter- vention des militaires qui a fait plusieurs milliers de morts, la nuit du 3 au 4 juin, selon des sources concordantes.L'armée affirme n'avoir pas tiré un coup de feu ce qui contredit les témoignages de rescapés.Ceux-ci ont fait état d'un véritable carnage: ils ont certifié que les kalachnikov et mitrailleuses avaient haché la foule avant que les chars ne passent sur les corps.Après le bain de sang, la place avait été transformée en véritable camp retranché.En dépit de l'allégement considérable du dispositif, de très nombreuses patrouilles à pied étaient encore visibles ce matin dans le centre-ville.Par ailleurs, la télévision nationale a annoncé, hier soir que certaines des 400 personnes arrêtées étaient soupçonnées d'avoir volé des munitions, incendié des camions ou propagé des rumeurs.Les autres, selon la télévision, s'étaient rendues coupables de pillage, de déprédations ou de violations de la loi martiale.Au cours du journal du soir, on a pu voir les images d'un suspect interrogé par la police sous la menace d'une arme.La télévision a, en outre fait état d'arrestations, dans des villes de province, de « hooligans* qui avaeint fui Pékin.Hier, en début de journée, un meneur étudiant à Shanghai avait annoncé l'arrestation dans cete ville des neuf dirigeants d'un nouveau syndicat autonome.Confrontés à la normalisation que semble avoir lancé la réapparition publique de Deng Xiaoping, les étudiants ont abandonné les signes extérieurs de contestation pour assurer avant tout leur sécurité.«La première priorité est notre sécurité.Pour l'heure, tout ce qu'on peut faire, c'est attendre», a ainsi affirmé un meneur de Shaghai.De fait, les campus ont été désertés et les étudiants ont démantelé les associations libres qu'ils avaient créés ces dernières semaines pour canaliser le mécontentement.En marge de la répression, les media officiels ont commencé à s'en prendre à la couverture des événements par les journalistes américains, accusés d'avoir déformé la réalité.D'autre part, un journaliste de la chaîne de télévision britannique 1TN (Independent Television News), Peter Newport, est arrive hier à Hong Kong peu après avoir été expulsé de Chine pour activités incompatibles avec son visa touristique.Peter Newport a déclaré à son arrivée qu'il avait été arrêté hier à Shanghai alors qu'il filmait une manifestation près du siège de la Sécurité Publique.Le journaliste a été interrogé par la police, et les autorités lui ont donné jusqu'à aujourd'hui pour quitter le pays.Il a pris un avion pour Hong Kong peu après avoir été libéré.Peter Newport a ajouté qu'il avait signé une déclaration dans laquelle il reconnaissait qu'il travaillait à Shanghai sans accréditation officielle.Peter Newport est le premier journaliste occidental expulsé de Chine depuis le 15 avril, date à laquelle ont débuté les manifestations en Chine à la suite du dé-ces du chef du parti communiste Hu Yaobang.Les affrontements entre Ouzbeks et Meskhets ont fait onze morts d'après Reuter et AFP MOSCOU Onze morts, 121 blessés et 86 maisons incendiées; tel est le bilan des affrontements interethniques de jeudi et vendredi, à Kokand, en Ouzbékistan.Le bilan officiel fait état d'au moins 80 morts et 830 blessés depuis le début des actes de violence, il y a une semaine.La Pravda rapporte que 119 soldats et 51 policiers ont été blessés.Au moins un militaire aurait perdu la vie.Les affrontements opposent les Ouzbeks et les Meskhets, une minorité turque déportée de Géorgie vers l'Ouzbékistan, en 1944, par Staline.Au nombre de 15 000 dans la Fergana, les Meskhets représentent une infime minorité des 1,8 million d'habitants de la région.La majorité des Meskhets sont maintenant sous protection militaire.L'armée soviétique a évacué, par avion, au moins 500 d'entre eux qui ont été conduits vers un centre de vacances du ministère de l'Intérieur et vers des camps d'été dans la région de Moscou.Depuis le 3 juin, 10 000 Turcs ont dû se réfugier dans des camps de fortune.Plus de 7 000 membres des unités spéciales du ministère de l'Intérieur ont été dépéchés sur les lieux et le couvre-feu est en vigueur dans la quasi-totalité de la région.Les manifestations de violence ethnique auraient fait place à des émeutes à caractère plus général.Il semble que les événements, auxquels participent des milliers de jeunes gens armés, continuent de prendre de l'ampleur et menacent de déborder sur la république voisine d'Asie centrale, du Tadjikistan, a affirmé La Pravda.La télévision parle de plusieurs milliers de manifestants, de jeunes à moto brandissant des drapeaux verts (le drapeau de l'Islam).Les Ouzbeks sont sunnites, alors que les Turcs Meskhet sont chiites.Selon un journaliste de la télévision, les manifestants exigeraient «l'expulsion des Turcs, l'augmentation des prix du coton, la dénonciation publique des miliciens qui ont utilisé leurs armes et la fermeture d'une usine chimique.» La Pravda a révélé que trois dirigeants du Parti communiste à Tachlak ont été pris en otage, dimanche, puis relâchés.Toujours selon le même journal, les affrontements qui ont suivi le premier incident, le mois dernier, avaient pu impliquer «d'autres communautés ethniques», alors que selon l'organe du gouvernement, les Izvestia, les troubles n'ont pas épargné les Tadjiks et les Tatars de Crimée vivant en Ouzbékistan.La venue de Gorbatchev en Allemagne de l'Ouest de grands espoirs Agence France-Presse BONN Le désarmement, la question allemande et les dossiers économiques et financiers seront au centre des entretiens que doit avoir le numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev au cours de la visite de quatre jours qu'il entame demain en Allemagne fédérale.L'homme de la «glasnost» et de la «perestroïka» qui se rend pour la première fois en visite en RFA depuis son accession au pouvoir en 1985 jouit d'une très grande popularité parmi les Allemands de l'Ouest et sa venue suscite de grands espoirs.Le numéro un soviétique passe non seulement aux yeux de l'homme de la rue mais aussi à ceux d'une bonne part de la classe politique ouest-allemande pour celui qui veut construire la «maison européenne» et en finir avec la vision dichotomique de l'Europe héritée de la seconde guerre mondiale et entretenue par la guerre froide.Pour ne pas hypothéquer le déroulement de la visite, les responsables soviétiques dépêchés à Bonn ces derniers jours se sont employés à tempérer les attentes des Allemands de l'Ouest en déclarant que M.Gorbatchev ne dirait rien de nouveau sur la question allemande, c'est-à-dire sur la réunification de l'Allemagne, ni sur le Mur de Berlin dont le prési- dent américain George Bush a réclamé la destruction fin mai à Mayence, lors de sa visite en RFA.Le chancelier Helmut Kohl a néanmoins indiqué qu'il entendait bien aborder le sujet avec son hôte.La réunification de l'Allemagne figure dans le préambule de la «loi fondamentale» (constitution) de la RFA, qui vient juste de fêter ses 40 ans d'existence, tandis que Berlin-Est ne manque pas une occasion d'affirmer que le Mur de Berlin continuera d'exister dans 100 ans.Sur les questions du désarmement, le dialogue devrait être plus facile, après l'accord intervenu fin mai à Bruxelles entre les pays membres de l'OTAN sur les missiles nucléaires à courte portée (SNF) et le désarmement conventionnel.Là encore, les responsables soviétiques se sont efforcés de modérer les espérances des Allemands.Le porte-parole de la diplomatie soviétique Guennadi Guerassimov a déclaré à Bonn que l'URSS n'était pas pressée de répondre aux propositions de désarmement du président George Bush.Ce dernier a notamment suggéré de réduire à des plafonds égaux de 275000 hommes de chaque côté les contingents soviétiques et américains stationnés en Europe de part et d'autre du «rideau de fer».M.Guerassimov a toutefois ajouté qu'il «n'excluait pas» que M.Gorbatchev aborde le problème lors de sa visite.Margaret Thatcher guide Wojcleeh Jaruzeiski dans son jardin de roses de Chequers.«*oto «un* Thatcher offre son aide à Jaruzeiski d'après AFP et Reuter nos de négociation La population d'Asmara, capitale de l'Erythrée, a accueilli sans surprise apparente le rejet par le Front populaire de libération de l'Erythrée IFPLE) des négociations proposées par le gouvernement éthiopien, dans une guerre de sécession qui dure depuis 28 ans.La radio indépendantiste érythréenne avait rejeté jeudi l'offre de \u2022négociations sans conditions préalables» du président éthiopien Mengistu Halle Mariam, celui-ci ayant par ailleurs affirmé que la 'Sécession n'était pas négociable».En attendant, derrière les barbelés, Hiwot Bah-ta, poursuit sa période de 'réhabilitation; après avoir quitté les rangs des rebelles pour se rendre aux autorités, photo «un* LONDRES et GDANSK En visite à Londres, le numéro un polonais Wojciech Jaruzeiski a reçu l'assurance du premier ministre Margaret Thatcher que la Grande-Bretagne aiderait Varsovie à surmonter le problème de sa dette extérieure et à favoriser le développement d'une économie de marché.M.jaruzeiski, qui est le premier dirigeant polonais à se rendre en Grande-Bretagne depuis la Seconde Guerre mondiale, a eu un entretien de près quatre heures, hier, avec Mme Thatcher.Le premier ministre britannique a précisé qu'elle se félicitait de sa décision de maintenir le cap des réformes après la déroute des communistes aux élections législatives du 4 juin.En conférence de presse, M.Wieslaw Gornicki, principal conseiller du chef de l'Etat polonais, a déclaré que cette rencontre constituait «une percée, une étape très importante et significative 3ui va dans le sens de ce qu'atten-ent les Polonais».\u2022 Mme Thatcher a proposé cinq mesures destinées à aider la Pologne à alléger le fardeau de sa dette.Parmi celles-ci figurent le soutien de Londres dans les négociations entre Varsovie et le Fonds monétaire international (FMI), ainsi que la création d'un fonds spécial, s'élevant à 25 millions de livres sterling ($40 millions US) sur cinq ans, qui permettra notamment aux cadres de se familiariser avec les méthodes de gestion occidentales.D'autre part, à Gdansk, Lech Walesa a répété que Solidarité devait rester dans 1 opposition, estimant, toutefois, que certains membres de l'opposition pourraient entrer au gouvernement, bien qu'il ne considérait pas, personnellement, qu'il s'agisse de la meilleure solution.Appelant les Polonais à tempérer leurs appétits, le président de Solidarité a déclaré: «Les réformateurs ont payé pour 45 ans de mauvaise gestion.Si ces gens-là sont éliminés de la Diète, avec qui pourrais-je parler?» Répondant aux nombreuses critiques sur l'attitude de Solidarité, il a affirmé que le syndicat ne renonçait à rien du tout en respectant les engagements de la table ronde sur la répartition des sièges de la Diète (65 p.cent, 35 p.cent).«Les réformes requièrent de la responsabilité, ailleurs (dans les autres pays socialistes), les réformes ne font que commencer, souvenons-nous de l'exemple chinois», a-t-il ajouté.Intifada : Rabin s'engage à utiliser des mesures de répression plus fortes d'après Reuter et AFP JÉRUSALEM Yitzhak Rabin, ministre israélien de la Défense, a promis, hier, des mesures plus fortes pour réprimer l'intifada dans les territoires occupés, où des soldats ont abattu un Palestinien de huit ans.«le pense que plus nous améliorerons les moyens et trouverons des sanctions plus sévères que celles actuellement prévues, plus nous pourrons rétablir le calme», a déclaré M.Rabin, lors d'une entrevue diffusée par la radio de l'armée.Israël, a-t-il précisé, va augmenter la capacité d'accueil de ses prisons, qui passera ainsi de 8 500 à 10 000 places.Le député arabe israélien Abdel Ouhab Daraouche a vivement réagi aux propos de M.Rabin, déplorant que celui-ci n'ait su apprendre de l'histoire.«Lorsque vous intensifiez la répression cela a l'effet contraire, cela accroît la haine et la volonté de vengeance», a-t-il affirmé.Hier, 17 Palestiniens ont été atteints par les tirs des soldats, dans la bande de Gaza, où le couvre-feu, en vigueur depuis une semaine, devait être levé ce matin, à 4 h.Cette mesure ne s'applique toutefois pas au camp de Jabaiia, où des soldats ont abattu, hier, un garçonnet de huit ans qui leur lançait des pierres.Au cours de la matinée, le petit Mussan Ziad Amad a été mortellement atteint au ventre par les tirs des militaires.Pendant l'après-midi, toujours à jabaiia, dix Palestiniens qui violaient le couvre-feu ont été blessés par balles, dont deux grièvement, touchés à la tète.L'armée a également annoncé que la distribution de cartes magnétiques obligatoires pour les Arabes de la bande de Gaza se rendant en Israël reprendra.À Tunis, Yasser Arafat, président du comité exécutif de l'OLP, a dit regretter le veto opposé, vendredi, par les États-Unis, au Conseil de sécurité de l'ONU, à une résolution qui «déplorait vivement» la politique d'Israël dans les territoires occupés.L'OLP a laissé entendre qu'une déclaration de principe des Etats-Unis clarifiant ce qu'ils entendent par «droits politiques des Palestiniens» et leur reconnaissant le droit à l'autodétermination faciliterait les discussions sur la propostion israélienne d'élections dans les territoires occupés.Dans son explication du veto américain, l'ambassadeur des États-Unis à l'ONU, M.Thomas Pickering, a fait valoir qu le projet de résolution n'appelait pas les deux parties, palestinienne et israélienne, à la retenue.Des duels d'artillerie ponctuent les efforts de paix de la Ligue arabe d'après AFP et Reuter BEYROUTH Six habitants du «pays chrétien» au Liban ont été tués hier par des bombardements alors qu'un «envoyé spécial» arabe à Beyrouth tentait sans résultat immédiat d'arrêter les hostilités et de lever les blocus.Cette flambée de violence, l'une des plus graves depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu précaire il y a un mois à Beyrouth et dans sa région a fait, en plus des 6 morts, un nombre indéterminé de blessés.L'artillerie syrienne a intensifié ses tirs quotidiens sur les ports contrôlés par les chrétiens peu après l'arrivée, vendredi soir, de M.Lakhdar Ibrahimi, délégué par le triumvirat de la Ligue arabe chargé de trouver une solution au Liban.Hier matin, ces tirs ont touché des quartiers résidentiels, faisant quatre morts et d'importants dégâts notamment dans la ville côtière de (ou-nieh, au nord de Beyrouth.L'armée du général Michel Aoun a riposté en bombardant des positions de l'artillerie syrienne à Beyrouth-ouest, détruisant un dépôt d'armes qui a pris feu, et blessant cinq civils, selon une source de services de sécurité.Ce regain de violence accompagne, selon un principe bien établi au Liban, une nouvelle tentative de pacification.Cette tentative se heurte au refus de la Syrie et de ses alliés libanais de lever le blocus maritime du Liban chrétien destiné, selon eux, à empêcher l'arrivée d'armes irakiennes et qui se double d'un blocus terrestre.Ces bombardements interviennent au lendemain des assurances données par le président syrien Hafez al-Assad aux ministres des Affaires étrangères du triumvirat arabe que son pays oeuvrera pour la levée des blocus au Liban.Au moins 435 personnes ont été tuées et 1 830 blessées dans les bombardements au Liban depuis la proclamation le 14 mars par le général Aoun, chef du gouvernement de militaires, de la «guerre de libération contre l'occupant syrien ».M.Ibrahimi, arrivé la veille de Damas, a regagné hier après-midi la capitale syrienne, après avoir eu des contacts avec des responsables libanais pour parvenir à un cessez-le-feu total et à la levée des blocus, «en prélude à l'ouverture du dossier politique conformément aux résolutions du sommet de Casablanca». 86 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 11 JUIN 1989 Une lutte à finir entre le chercheur Naessens et Augustin Roy La Corporation des médecins du Québec réussira-t-elle à prouver sa conviction que Gaston Naessens est un fumiste?PAUL ROV «Regardez-moi bien dans les ; yeux! ici.en face des trous! Est-ce ! que j'ai l'air d'un illuminé?» lean a 67 ans.il prétend avoir etc soulagé d'un cancer du foie par des injections de chlorure de !camphorimine (ou 714X), une solution concoctée par Gaston Naessens.M.Naessens, à qui la Corpora-! tion des médecins du Québec et son président Augustin Roy ont déclaré la guerre, a été arrêté il y .a deux semaines à sa résidence de Rock Forest, tout près de Sherbrooke.Il a été accusé d'avoir « par la supercherie, le mensonge ou autre moyen» frustré trois \u2022 personnes en les trompant sur ¦ leur état de santé.Il a dù verser un cautionnement de $10000 ' pour reprendre sa liberté et doit .comparaître le 27 juin au Palais ! de justice de Sherbrooke.L\u201elean \u2014 il ne veut pas révéler son identité complète \u2014 subissait des traitements de chimiothérapie depuis six mois à l'hôpital du Sacré-Coeur, quand il a commencé à s'administrer les injections de 714X, le 14 février dernier.« La chimiothérapie me rendait malade, je dormais tout le temps, j'ai décidé d'arrêter ça.Après deux ou trois injections (de .714X).j'allais déjà mieux.Au- \u2022 jourd'hui, je me sens comme à 20 ! ans: je mange, je digère, je dors, je ; fais tout comme un autre hom-; me.» Us étaient une dizaine d'autres, comme lui.jeudi après-midi, dans un local de la rue Christophe-Colomb, à prétendre avoir été «soulagés» \u2014 its abhorrent le mot nue ri son \u2014, qui d'un cancer du sein, qui du sida, qui de polyarthrite progressive.Ils s'étaient réunis pour témoigner à La Presse de leur foi en Gaston Naessens et pour organiser sa défense.Bernadette, 54 ans.dit avoir refusé les traitements de chimiothérapie prescrits par son médecin après s'être fait amputer de la moitié d'un sein, en octobre 1988.«Mon médecin m'a dit: 'Si tu es encore en vie en février, tu viendras me voir'.» Jeudi, Bernadette nous.a signalé qu'elle s'apprêtait à recommencer à travailler.«On a vu une lumière d'espoir et ils ( la Corpora-tion des médecins) nous l'enlèvent.Leur chimiothérapie est légale, dit-elle, mais combien de personnes en sont mortes?» Condamné en France Vendredi matin, nous nous arrêtons devant la maison de Gaston Naessens, sur le bord de la rivière Magog, à Rock Forest.Une maison jolie et assez grande, mais pas un palace.Une piscine hors-terre, un garage.Devant, une gigantesque Chrysler du début des années 70, semble monter la garde.Un peu plus loin, un pick-up Oatsun et une Renault Alliance.C'est Françoise, la femme du chercheur, qui nous répond: «Chaton, ce sont les messieurs de La Presse.» Gaston Naessens, 65 ans, sort Le chercheur, à l'aide d'un tableau, expose sa théorie de son laboratoire, au sous-sol, pour nous accueillir.Grand, élancé, il porte une chemise et une cravate sous sa chienne blanche.11 s'est amené au Québec en 1964 \u2014 à Duvernay d'abord.Il venait d'être jugé et condamné en France.Ses démêlés et son procès, «une parodie de justice», af-firme-t-il, avaient fait la première page des grands journaux français.Le 27 janvier 1964, l'Aurore lui consacrait les deux tiers de la une.Le quotidien titrait: «Naessens s'est trompé, affirme le professeur Denoix.Son sérum n'a aucune action sur le cancer», conclut le directeur de l'institut Gustave-Roussy dans son rapport au ministre de la Santé.» À cette époque, le chercheur était installé en Corse où leucémiques et cancéreux arrivaient par milliers dans l'espoir d'être guéris.«Ils arrivaient par avions no-lisés; ils venaient d'Australie, d'Argentine, du Brésil, des États-Unis, de partout.C'était la catastrophe! Le gouvernement (français) a paniqué; ils ont dit que mon produit ne valait rien, ils m'ont traîné dans la boue.» Arrivé au Canada, le tapage continue autour de Gaston Naessens.On se croise les doigts alors que son Anablast (le précurseur du 714X) doit sauver le petit René Guynemer, de Laval, atteint de leucémie.L'enfant mourra malgré les injections.Gaston Naessens ne refera surface que 20 ans plus tard, le 11 mai 1984, alors qu'il est l'invité de l'émission Déjà 20 ans, animée par Pierre Nadcau.Augustin Roy est aussi de l'émission et le traite de fumiste.Le 14 décembre de la même année, la Sûreté du Qué- Gaston Naessens, dans son laboratoire de Rock Forest, examine un échantillon de sang à l'aide d'un microscope de sa COnCeptiOn.photo PtÉRRE CÔTE.LJ Prtsur bec perquisitionne chez lui.Des accusations sont portées.Le chercheur français devra également s'en défendre, au Palais de justice de Sherbrooke, au cours des prochains mois.Assis à son bureau, détendu, parfois souriant, Gaston Naessens nie avoir pratiqué la médecine.«Jusqu'à mon arrestation (le 30 mai dernier), je ne faisais que recevoir des personnes, deux fois par semaine, ici.Je les examinais et ils allaient se faire traiter ailleurs.» \u2014 Où?\u2014 Chez des thérapeutes.Ce sont des gens que j'ai formés dans le sens où ils peuvent interpréter les examens que je fais passer.\u2014 Combien y en a-t-il de ces thérapeutes à Montréal?\u2014 Huit ou dix.Le 30 mai, la Sûreté du Québec a perquisitionné à Rock Forest ainsi qu'à deux adresses à Montréal: au 6722, rue Molson et au 6912, rue Christophe-Colomb (où La Presse a rencontré Jean, Bernadette et les autres jeudi après-midi).Selon M.Naessens, avant sa récente arrestation \u2014 il n'aurait reçu personne depuis \u2014, munis de leurs résultats d'examens, les malades quittaient son bureau et, le cas échéant, allaient se procurer le 714X à Montréal ou ailleurs.\u2014 C'est vous qui le fabriquez?\u2014 Non.C'est ma formule mais je ne le fabrique pas.\u2014 Où est-il fabriqué?\u2014 Aux États-Unis.\u2014 Où?\u2014 Je ne sais pas.Des malades rencontrés jeudi nous ont dit qu'ils se faisaient administrer les injections intra-lym-phatiques (dans la région de l'aine) par des parents ou des amis.Ils ont toutefois refusé de préciser où ils s'approvisionnaient.Si Gaston Naessens ne pratique pas la médecine, de quoi vit-il?Il dit demander $50 aux personnes à qui il fait subir un examen (essentiellement une analyse de sang et d'urine).« Et chaque mois, je reçois une somme de l'Hôtel-Dieu de Montréal.» \u2014 De l'Hôtel-Dieu?Il exhibe un talon de chèque de l'hôpital au montant de $1670.«En plus, ils m'envoient chaque année environ $15000 pour mes dépenses de laboratoire.» Au téléphone, le directeur général de l'Hôtel-Dieu, M.Fiorian Brissette, confirme à La Presse que l'hôpital verse mensuellement à M.Naessens pour ses recherches des sommes provenant de la fondation Stewart-Macdo-nald.L'hôpital, précise-t-il toutefois, n'agit que comme fiduciaire.C'est l'ex-propriétaire de la compagnie Imperial Tobacco (aujourd'hui décédé) qui a créé la fondation Stewart-Macdonald et qui aurait décidé de subventionner les travaux de Gaston Naessens.Parce que celui-ci se défend d'être un guérisseur.«Ce qui m'intéresse, c'est la recherche.» Dans son laboratoire, où se côtoient microscopes, oscilloscopes et autres spectrophomètres, il nous montre un microscope optique de sa conception.«Je suis le seul à posséder ce microscope, af-firme-t-il.II est de 20 à 25 fois plus puissant que le meilleur microscope optique qui existe.Et il a l'avantage, sur un microscope électronique, de pouvoir travailler sur des tissus vivants.» C'est à l'aide de ce microscope qu'il dit avoir découvert, cultivé et établi le cycle vital des somati-des.Une particule du sang jusqu'alors inconnue parce que trop petite pour être vue à l'aide d'un microscope optique ordinaire.«Les soma tides, c'est la source de la vie, les précurseurs de l'ADN (acide désoxyribonucléi-que )», affirme-t-il.photo pierre côtï.u t Selon le chercheur, le chlorure de camphorimine, «un produit d'origine naturelle végétale», que contient son sérum 714X, ne guérit pas du cancer et des autres maladies dégénératives.Plutôt, il renforce le système immunitaire.« Le corps se débarrasse lui-même de la maladie.» «Folie furieuse! Bouillie pour les chats! Fumiste!», crie Augustin Roy, président de la Corporation des médecins du Québec.«Cet homme n'a aucune compétence, aucune formation.Mais c'est un très beau parleur qui a entourloupé bien du monde, y compris des esprits scientifiques.» M.Naessens possède, dans son laboratoire, un «livre d'or» dans lequel des scientifiques qui se sont intéressés à ses travaux apposent leur signature.Il y en a plusieurs dizaines.«Regardez ici, fait-il.le docteur Banjai, c'est le médecin privé du roi du Maroc.» On tourne quelques pages: «A major accomplishment for mankind \u2014 William Harris, Ortho Pharmaceutical Corporation, New Jersey.» Gaston Naessens nous montre d'autres témoignages avant de lancer: «J'ai reçu des télégrammes de partout depuis mon arrestation (il dit ne pas pouvoir nous les montrer tout de suite).J'ai de très bonnes nouvelles d'Europe.s'ils s'amènent ici, ça va être la bombe!» Selon lui, ses adversaires (la Corporation des médecins) ont commis une erreur en le faisant arrêter.«Vous allez voir, la vapeur va se renverser bientôt.» Le docteur Augustin Roy, lui, qualifie ce dossier de «très grosse affaire» avec «bien du monde d'impliqué».«Ça n'a aucun sens de tolérer une affaire de même dans une société moderne!», lan-ce-t-il.Tout semble en place pour l'affrontement final.Quelques problèmes de maths soumis aux finalistes d'Optimath'89 ANDRE* PRATTE ¦ À nos savants lecteurs, nous soumettons le problème suivant : , Jean a trois fils dont le produit .des âges est 36.Il dit à Paul: « La ' somme des âges de mes fils est égale au nombre de fenêtres de ma maison.» Paul, qui connait le nombre de fenêtres de la maison, dit à Jean : « Cet indice ne me permet pas de trouver l'âge de tes fils.» Jean lui dit alors: «Le plus vieux de mes fils a les yeux bleus.» Paul lui donne alors précisément l'âge de chacun de ses fils.Trouvez l'âge de chacun des fils de Jean.Vous avez trouvé?Etienne Dragon, élève de secondaire I au collège Jean-de-Brébeuf, peut vous aider.Ce problème était le premier de 15 soumis aux 210 finalistes du concours Opti-math'89, un concours provincial de mathématique pour les élèves des secondaires I, II et III.Etienne a fini quatrième parmi les élèves de secondaire I avec une note de 125 sur 150.«J'ai fait tous les groupes de trois chiffres qui pouvaient donner 36 quand on les multiplie», explique Etienne au représentant de La Presse (qui n'a réussi qu'un des 15 problèmes du test.).«Comme ils disent que le nombre de fenêtres ne permet pas de trouver la réponse, il faut automatiquement qu'il y ait deux séries qui donnent la même somme.Les deux seules séries qui arrivent à la même somme sont 2-2-9 et 1-6-6.Et comme ils disent qu'il y en a un qui est plus vieux, 1-6-6 n'est pas possible.» Facile, n'est-ce pas?Le problème était encore plus facile pour Pierre-Luc Bisaillon et Alexis Bélanger, deux autres élèves de Brébcuf qui se sont classés parmi les meilleurs à ce concours et qui tous deux, avaient déjà vu un problème semblable.«C'est de la culture!», se défend Pierre-Luc en riant.C'est que, sans être maniaques des mathématiques, Etienne, Pierre-Luc et Alexis aiment bien résoudre des problèmes de ce genre.«Les maths en classe, j'hais ça.mais les problèmes, c'est le fun», explique Etienne.Le problème numéro 5 a donné plus de mal à nos trois champions.Tellement qu'ils sont convaincus qu'il y a eu erreur dans la formulation de la question.Nicolas, Pierre et Georges ont tiré chacun six fois avec une carabine à air comprimé dans la cible représentée ci-dessous.Lorsqu'ils firent le décompte des points,- ils constatèrent que chacun d'eux en avait réussi 71.Sur les 18 coups tirés, un seul est allé au centre de la cible ( 50 points).Nicolas a marqué 22 points avec ses deux premiers coups.La première tentative de Georges lui a rapporté trois points seulement.Lequel des trois garçons a réalisé l'exploit du 50points?«II y en a un qui est éliminé d'avance, parce qu'il a trop de points pour avoir réussi le 50», explique Pierre-Luc.«Mais Nicolas peut faire son score avec ou sans 50, et l'autre aussi.Il manque un indice.» Pierre-Luc a raison.Les auteurs de l'examen nous ont confirmé qu'il y avait eu erreur d'impression.Le dessin aurait dû comprendre 18 petits points indiquant où les concurrents ont atteint la cible.Les élèves qui, comme Pierre-Luc, Alexis et Etienne, ont écrit qu'il y avait deux réponses possibles ont eu droit à tous leurs points.Mais c'est le problème numéro 13 qui a donné le plus de mal à nos experts, de même qu'à l'ensemble des 210 finalistes.Trois missionnaires avaient converti trois cannibales et les ramenenaient à la civilisation.En arrivant au fleuve Congo, ils faisaient face à un problème, car la chaloupe ne pouvait transporter plus de deux personnes à la fois.Il n'était pas prudent de laisser plus de cannibales que de missionnaires au même endroit.Sylvie Beaulieu, enseignante au Collège Jean-de-Brébeuf, donne quelques explications à Alexis Bélanger, Pierre-Luc Bisaillon et Etienne Dragon, qui se sont classés parmi les meilleurs au concours Optimath'89.photo paui-henri talbot.u pno» En plus des trois missionnaires, un seul des cannibales, le chef, pouvait ramer.Quel est le nombre minimal de traversées nécessaires pour que tous atteignent l'autre rive sans danger?« J'ai essayé une heure, mais finalement je n'ai rien écrit», avoue Pierre-Luc.Vous avez trouvé?Si vous avez besoin d'aide, vous pourrez toujours consulter François La- belle, un élève de l'école Joseph-François-Perreault, le seul de tous les participants qui a obtenu une note parfaite, 150 .sur 150.Il vous dira qu'il faut au minimum 13 traversées. LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 11 JUIN 1989 \u2022 B7 Un gros porteur de 600 passagers d'ici l'an 2000 richard i envoyé spécial A PARIS L'une des principales attractions du Salon de l'aéronautique et de l'espace à Paris, cette année, est l'avion-cargo soviétique Anto-nov 255 \u2014 l'appareil le plus lourd au monde\u2014 portant sur son dos la navette soviétique Bouranne.À pleine charge, il pèse six cents tonnes, dont 250 de charge utile.Tout est démesuré sur cet avion, propulsé par six réacteurs et soutenu par 18 roues de 3 mètres.Ce n'est pas par hasard que ce mastodonte se retrouve au Bour-get.En effet, le mot d'ordre chez les grands de l'avionnerie pour la prochaine décennie est «toujours plus gros».«the bigger the better», comme disent les Américains.Même si cela alimente les inquiétudes du public face à la sécurité, les avtonneurs n'en prévoient pas moins que le trafic mondial de passagers pour la prochaine décennie croîtra à un rythme moyen de 8 p.cent d'ici la fin du siècle; il ne fait donc plus de doute que le nombre de Personnes qui auront pris avion en l'an 2000 atteindra les 2 milliards, soit le double du trafic actuel.Cela dit, le jour où nous verrons un avion commercial capable de transporter confortablement 600 personnes ou plus pour répondre à la demande \u2014 et pour décongestionner les aéroports\u2014 n'est pas très loin.«Si le marché en ressent le besoin, nous le construirons, le plus tôt possible.Les moyens techniques sont li», explique John Hayhurst, vice-président marketing de la division commerciale chez Boeing.Déjà, tous les grands fabricants d'aéronefs s'apprêtent à mettre sur le marché des versions «allongées» de leurs appareils conventionnels.En Europe, Airbus lancera en 1992 ses deux plus gros modèles à ce jour, les A-330 et A-540, capables de transporter 335 et 295 passagers respectivement.Aux États-Unis, Boeing maintient son avance dans les gros porteurs, ayant lancé cette an- née son nouveau 747-400 (Air Canada en a acheté trois), dernier-né de la famille du super-jumbo dont la capacité normale est de 418 passagers (bien que les laponais aient choisi d'y entasser près de 600 personnes).Pour sa part, McDonnell Dou- 6as, le numéro trois mondial ncera au début des années 90 son MD-11.lui aussi de la catégorie des 340 passagers et plus.Pendant que l'industrie aéronautique \u2014 qui vit la période la plus fertile de son histoire\u2014 pense à «gonfler» ses avions, les innovations technologiques spectaculaires ont pris un second rang dans les priorités.Par exemple, le projet de l'avion supersonique SST, capable de faire le trajet New York- Tokyo en trois heures, reste un projet lointain.Les Américains ( Boeing et General Electric), les Français (Aérospatiale) et les lapon nais ont amené des modèles réduits du SST au Salon.Mais on ne cache pas que cet avion ne pourra voir le jour avant 15 ou 20 ans.Bien que la recherche est bien avancée, personne n'est encore disposé à risquer les milliards de dollars nécessaires pour mener le projet à terme.Par ailleurs, la turbo-soufflan-te à hélices \u2014le «propfan» \u2014 qu'on croyait en mesure de propulser les avions commerciaux à compter de 1992 a été mis de côté; ce moteur a la distinction d'utiliser 70 p.cent moins de carburant que les moteurs con- Le Salon international de l'aéronautique et de l'espace ventionnels.GE.le principal promoteur du «propfan» (qui ressemble étrangement à un moteur à hélices, a décidé de mettre son bébé sur la tablette à cause d'un manque d'intérêt des avionneurs.«Les grands projets spectaculaires ne sont pas une priorité.La préoccupation première des avionneurs est d'augmenter leur -capacité de production pour ré- -pondre à la demande.On est trop occupé à faire de l'argent», \u2022 de souligner un exposant bien .en vue au Salon.jî Religi L'objectif de la levée de fonds largement dépassé JULES BÉLIVE AU et est $1,8 million, à peu de chose près \u2014et non pas quelque chose approchant dix fois ce montant, comme on aura malheureusement pu le lire ici même la semaine dernière\u2014 que l'archevêché de Montréal aura recueilli grâce à sa grande campagne de financement publique lancée au début d'avril dernier.L'objectif de $1,2 million \u2014 et non pas de $ 12 millions\u2014 a donc été largement dépassé, faisant dire au cardinal Paui Grégoire que les fidèles, de plus en plus, «veulent participer à la vie de leur Église».Vendredi après-midi, Mgr Robert Riendeau, directeur de l'Office des oeuvres du diocèse de Montréal et directeur de la campagne de souscription, a souligné que l'opération avait alors rapporté $ 1 795 000.« Je suis moralement certain, a-t-il ajouté, que le chiffre de $1,8 million sera atteint d'ici quelques semaines puisque des dons continuent de nous parvenir tous les jours.» Dans un message pastoral adressé aux curés de toutes les paroisses de son diocèse à l'intention de tous les fidèles, le cardinal-archevêque de Montréal signale que l'archevêché organisera une autre campagne de souscription publique l'an prochain.«L'expérience de cette année, indique-t-il, a mis en branle un mouvement que je veux encourager.Dans un grand diocèse comme le nôtre, il ne suffit pas de boucler le budget.Il faut aller de l'avant et se donner les moyens de bâtir une communauté chrétienne vivante, capable d'être présente à tous dans un esprit de service et de partage.Cet objectif qui me tient à coeur, j'ai plus que jamais la conviction que nous le voulons ensemble.» UN «SON ET LUMIÈRE» A L'ÉGLISE SACRÉ-COEUR ¦ Un «son et lumière, parole et danse» aura lieu aujourd'hui, à 20h, à l'église Sacré-Coeur-de-Iésus de Montréal.Le curé de la paroisse, l'abbé Roger Dufresne, a expliqué que cet événement préparé par M.Maurice Bricault, directeur de Tours Ecclesia, a pour objectif de faire apprécier par le plus grand nombre possible de personnes «la splendeur toujours actuelle d'une des plus belles églises de la ville aux cent clochers».L'église Sacré-Coeur-de-Jésus est située à l'angle des rues Ontario et Alexandre-de-Sève.L'entrée au spectacle de ce soir est libre mais des offrandes seront acceptées à la sortie.UN JEUNE MASKOUTAIN AU RASSEMBLEMENT D'ESPAGNE ¦ Un jeune de Saint-Hyacinthe, François Lestage, 22 ans, a été choisi par la Conférence des évèques catholiques du Canada pour participer en août prochain au Rassemblement mondial de la jeunesse, à Saint-|acques-de-Com post elle, en Espagne.On sait que des milliers de jeunes doivent participer à cette rencontre où est attendu également Jean-Paul II.Le délégué du Québec sera accompagné par trois autres jeunes du Canada, un garçon et deux filles, qui ont aussi été désignés par l'épiscopat canadien.Les quatre délégués canadiens participeront avec près de 250 jeunes du monde entier à un forum international traitant des préoccupations des jeunes.François Lestage a été très actif dans plusieurs organisations sociales, sportives ou religieuses dans le diocèse de Saint-Hyacinthe.Il a été impliqué notamment dans le Comité de la Marche du Vendredi saint de Saint-Hyacinthe, dans le Comité de soutien de la pastorale au cégep de Saint-Hyacinthe, dans le groupe Évangile en chansons, dans l'animation liturgique paroissiale, dans le mouvement scout, dans l'Association des étudiants et dans le conseil d'administration de son cégep, dans des camps de vacances et dans des clubs sportifs.CINQ CLOCHES A LA BASILIQUE NOTRE-DAME DU CAP ¦ Avec deux acquisitions récentes, la basilique Notre-Dame-du-Cap, a maintenant un carillon de cinq cloches.Lès deux nouvelles venues, qui pèsent respectivement 3 300 livres et 840 livres, ont été baptisées «Notre-Dame du Cap» et, en l'honneur du co-fondateur du sanctuaire mariai de Cap-de-la-Madeleine, «Père Frédéric».Les nouvelles cloches s'ajoutent aux trois autres installées l'an dernier, qui provenaient de l'église alors en démolition de Saint-Vincent-de-Paul de Québec.La basilique Notre-Dame du Cap célèbre cette année son 25e anniversaire de construction.LA LANGUE BIEN PENDUE PAR LA SOCIETE DES TRADUCTEURS DU QUÉBEC La Presse du dimanche offre avec plaisir » ses lecteurs, la langue bien pendu*, chronique conçue et réalisée par la Société des traducteurs du Quebec, afin d'aider les citoyens en toute simplicité a s'exprimer et a écrire plus facilement.La source de la chronique est identifiée chaque semaine en fin de texte.Des mots et des maux I Format: En français, ce mot désigne les dimensions d'une feuille, d'un cahier, d'un livre (rendu en anglais par SIZE).11 n'a pas le sens du mot anglais FORMAT qui est la présentation d'un livre, d'une émission de télévision, d'une communication, etc.¦ Agenda : On commet un anglicisme lorsqu'on utilise ce mot pour signifier programme ou ordre du jour.Un agenda, en français, est un petit carnet dans lequel on écrit ce qu'on doit faire au jour le jour.¦ Item : Le mot français item est un adverbe qui si- gnifie «de même, en outre et qui est employé dans les comptes et les simples enumerations.On traduit le substantif anglais ITEM, selon le contexte, par article, question, poste, rubrique ou point.Ex.: l'ai payé tant pour ceci, item pour cela.Cette question (cet article) parait à l'ordre du jour de la réunion.Monsieur Dupré a souligné plusieurs points dans son discours.Le bilan comprend un bon nombre de postes.SOURCE: Oomtar.Traduction et linguistique.Info-terminologie, juin 1984.par Catherine Bowman.Albert Spaggiari, un cambrioleur français en fuite depuis 12 ans, est retrouvé mort Agence France-Presse HYÈRES, France ¦ Le corps de celui qui était considéré comme le «cerveau» du «casse du siècle» en France, Albert Spaggiari, a été découvert, hier à Hyères, sur la côte méditerranéenne, a-t-on appris de source proche de l'enquête.Selon les premiers éléments de l'enquête, spaggiari, âgé de 57 ans, serait mort d'un cancer.Son corps aurait été déposé, tôt le matin, par deux hommes qui se sont enfuis immédiatement après, selon une source proche de l'enquête.Mais d'autres informateurs ont affirmé que l'homme, en fuite depuis douze ans, s'était réfugié dans sa famille pour y mourir.Un avocat aurait prévenu les autorités judiciaires pour signaler le décès.Des policiers se sont rendus sur place pour identifier le corps, Spaggiari ayant subi une opération de chirurgie esthétique.Spaggiari était tenu pour le principal responsable d'un spectaculaire cambriolage de banque réalisé à Nice, sur la côte d'Azur, en juillet 1976: les cambrioleurs avaient percé un tunnel pour accéder à la chambre forte d'une agence bancaire où ils avaient découpé tranquillement durant le week-end 339 coffres, s'emparant d'un butin évalué à 46 millions de FF (S 7.5 millions au cours actuel).Arrêté peu après, Spaggiari, photographe niçois, avait réussi une évasion spectaculaire, le 10 mars 1977.Interrogé par le juge, il avait sauté par la fenêtre du bureau du palais de justice de Nice PHOTOTHÈQUE.La Pm$e Albert Spaggiari et son homologue britannique Ronal Briggs lors de leur célèbre rencontre au Brésil.et pris la fuite grâce à l'aide d'un complice qu'il l'attendait sur une moto.Pour s'introduire dans la salle des coffres de la Société générale, Albert Spaggiari et sa bande avaient creusé un tunnel de huit mètres de long à partir d'un égout.Ils avaient fait transiter une énorme quantité de matériel à bord d'un canot pneumatique, sur plus d'un kilomètre et demi d'une voie souterraine parcourue par un cours d'eau torrentueux qui traverse la ville.Les cambrioleurs avaient signé leur forfait par un billet laissé sur place et portant l'inscription ' : «Sans haine, sans arme, sans violence.» Deux livres, dont un récit de Spaggiari, et un film avaient retracé cet exploit du grand banditisme.Spaggiari et Briggs s'étaient rencontrés à Rio Agence France-Presse RIO DE JANEIRO ¦ Le britannique Ronald Biggs, chef de file de l'attaque du train postal Glasgow-Londres, en 1963, garde aujourd'hui encore au Brésil la perruque utilisée pour sa fugue par le Français Albert Spaggiari, l'auteur du «casse» de la société générale de Nice, en 1976, retrouvé mort, hier, dans le sud de la France.Les cerveaux des deux plus grands «fric-frac du siècle» s'étaient rencontrés au pied du Pain de sucre, de Rio de Janeiro, en 1980.Le souvenir de cette rencontre est resté gravé dans la mémoire de Ronald Biggs.«C'était un bandit de premier ordre.Comme moi» , a-t-il confié à l'Agence France-Presse, à Rio de Janeiro hier, dans une interview exclusive.Ronald Biggs vit au grand jour depuis 1970 au Brésil où il a obtenu le droit de résidence grâce à son mariage avec une danseuse brésilienne, Raimunda Nasci-mento de Castro.La naissance, en 1974, de leur fils, Mike, devenu une idole de la chanson au Brésil, avait permis à l'époque à Biggs de déjouer la demande d'extradition de Scotland Yard, la police britannique.«On a passé une journée entière avec Spaggiari, raconte Biggs.Il m'avait interviewé pour une revue étrangère, avec un interprète, et je n'ai su que bien plus tard que sous le reporter se déguisait un bandit, l'ai apprécié son travail dans le «casse de Nice», propre et bien fait», dit-il.Le bandit anglais a gardé le sens des affaires et n'hésite pas à demander $ 5,000 pour être photographié avec cette perruque, style «black power» , qui lui a été offerte en souvenir par le Niçois.Un glacier menace un barrage naturel en URSS Agence France-Presse MOSCOU ¦ Une équipe de spécialistes a été envoyée au pied du glacier Medvezhy, au Tadjikistan ( Asie centrale soviétique), dont le glissement anormalement rapide menace de bloquer une vallée et d'ainsi créer une énorme retenue d'eau qui, en brisant ce barrage naturel, emporterait tout sur son passage, a annoncé hier l'agence TASS.La catastrophe pourrait se produire dans un peu plus de deux semaines au rythme actuel de descente du glacier \u201420 mètres par jour\u2014, dix fois sa vitesse habituelle, selon ces spécialistes.Cette région a connu deux catastrophes semblables en 1963 et 1973, ce qui fait que le scénario est connu : le glacier est arrêté dans sa marche par la rive opposée de la rivière Abdukagor, il se crée une retenue d'eau et 30 millions de mètres cubes peuvent ensuite déferler dans des vallées très peuplées.TASS ne dit pas si les précédentes inondations avaient fait des victimes.Le gouvernement du Tadjikis- tan est déjà en train d'établir des «ilôts de survie» hors déportée des flots, où des tentes et: des dépôts de vivres sont installes, a indiqué M.Youri Zatsa-rinny, vice-premier ministre de cette république.Les habitants; des villages de montagne de lai région pourront s'y réfugier.! Des digues de protection vont; également être construites.Un étudiant sur dix du secondaire V en t-Britannique fait usage de coke Presse Canadienne VANCOUVER ¦ Certains juges font preuve de beaucoup trop d'indulgence à l'égard des vendeurs de drogues, a déclaré, hier, un conseiller municipal ontarien qui s'adressait alors devant un atelier du congrès de la Fédération canadienne des municipalités qui se tient à Vancouver cette fin de semaine.« Des juges vivent complètement retranchés de la réalitélors-qu'ils ont à rendre des sentences contre des vendeurs de drogue; ils ont trop de sympathie à l'endroit de ces saligauds, a dit le conseiller John Hasting, d'Etobicoke, une ville de la banlieue de Toronto.S'ils sortaient de leur palais de justice et constataient tout le ravage que cause le crack à nos jeunes et à nos municipalités, peut-être changeraient-ils d'attitude.» Des enfants, aussi jeunes que 11 ans, consomment de la cocaine à Etobicoke et des jeunes de 5 ou 6 ans sont couramment utilisés par des bandes de jeunes délinquants pour passer la drogue, a expliqué M.Hasting aux quelque 250 délégués qui participaient à l'atelier.«Ils les initient comme courriers et un an ou deux plus tard, ils les munissent même d'un télé-avertisseur, a renchéri le conseiller municipal d'Etobicoke.Les jeunes représentent l'échelon de base de la chaine de distribution.» Les délégués n'étaient pas au bout de leur étonnement : le maire Gordon Hogg, de White Rock, Colombie-Britannique, les a ébahis en leur confiant les conclusions d'une commission d'étude sur la consommation d'alcool et de drogue en Colombie-Britannique.Un étudiant sur dix du secondaire V fait usage de cocaïne.« La consommation de drogue a augmenté de 15 pour cent durant l'année 1987 parce que les jeunes croient fermement que rien ne peut leur faire de tort» , a dit le maire Hogg.CONCÉLÉBRATIOH EUCHARISTIQUE POUR LA PAIX AU LIBAN avec la participation des communautés de rite oriental et leurs èvè-l ques respectifs présidée par Son Excellence Mgr Angelo Palmas le nonce apostolique au Canada à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde i (angle bout René-Lévesque ' ; et rue Mansfield.Montréal) DIMANCHE 11 JUIN 1989 À15H ! Des profondeurs nous crions vers toi Seigneur écoule noire appel et sauve-le Liban Comité des paroisses libanaises et; orientales de Montréal Tél.: (514) 334-6400 En tournée au Québec B8 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 11 JUIN 1989 Randonnée Se balader à vélo sur des circuits bucoliques NORMAND CAZELAIS collaboration \\peciale Jg aime me balader à vélo.La perception de l'espace et du temps n'est pas la même que lorsqu'on est tiré par des chevaux-vapeur.Ne serait-ce que parce que les muscles du dos et des jambes travaillent alors plus que le pied qui appuie sur l'accélérateur ou la main qui tient le volant.Ne serait-ce que parce qu'on a le souffle plus court, que les distances et les particularités du relief prennent une autre importance.l'aime me balader à vélo.Parce qu'on sent le vent.Parce qu'on entend des sons, des bruits.Parce qu'on capte des odeurs, des parfums, des effluves.Parce qu'on sent directement sur sa peau les effets du soleil, de la pluie.Voyager à vélo, c'est en soi un autre voyage.Mais, je l'avoue, je fais du vélo en dilettante: par ci, par là, de temps à autre.Quand je veux m'établir un circuit, je me fie, bien sur, à mes goûts et humeurs, mais surtout aux conseils et suggestions de Vélo-Québec.Mais j'aime par-dessus tout en parler à des connaisseurs, à des gens qui «savent», qui ont pédalé souvent et longtemps, qui savent établir un itinéraire et quoi trimballer.Qui ont appris à voir et à lire le pays du haut de leurs deux roues.l'ai donc demandé à mon amie Suzanne de nous suggérer deux circuits de quelques jours à partir de Montréal.Elle a «vélocipède» aux Açores, en Corse, en Europe.Côté guidon, elle en connait un bout.Et, comme elle a toujours le sourire, impossible de se tromper, de ne pas lui faire confiance.Les deux circuits sont sur la Rive-Sud; faut-il y voir une signification?Montréal-Frelighsburg: environ 160 kilomètres aller-retour.Randonnée de deux à trois jours.\u2014 Depuis Chambly, longer le Richelieu via la route 223 jusqu'à Saint-lean-sur-Richelieu ; \u2014 traversera Iberville et suivre la 133 jusqu'à Pike River; \u2014 prendre la 202 jusqu'à Stan-bridge Est ; \u2014 de là.filer sur la 231 jusqu'à Frelighsburg.Les adeptes du plein air pourront dresser leurs tentes au camping «Vallée Frontière» à cinq kilomètres environ du village: il y a une piscine et un petit dépanneur.Pour le reste, il faut prévoir la bouffe ou prendre ses repas dans un restaurant des environs.Ce parcours est sur un terrain généralement plat jusqu'à Pike River, où il devient plus vallonné.« Bucolique», dixit Suzanne.Au retour, il faut s'arrêter à Saint-Armand, où existe une bonne «table champêtre», c'est-à-dire dans une maison privée et accréditée par le gouvernement.D'ordinaire, les tables champêtres offrent des spécialités locales ou régionales et le rapport qualité-prix y est assez bon.On peut se procurer la liste et les coordonnées des tables champêtres dans les divers kiosques du ministère du Tourisme du Québec ou au Centre Infotouriste, 1001, rue du Square Dorchester, Montréal, Tél.873-2015.Ce retour peut se faire par le même chemin ou en empruntant les chemins de rang jusqu'à Iberville.\u2014 Montréal-Saint-Antoine-Abbé.Randonnée de trois ou quatre jours.\u2014 Sur la Rive-Sud, suivre la piste cyclable le long de la Voie maritime du Saint-Laurent jusqu'à Sainte-Catherine; le camping de Côte-Sainte-Catherine Lorsque l'on fait du vélo en dilettante, on peut se permettre de s'arrêter pour admirer le paysage et se reposer sur les plages comme ici au lac Ouareau, à Saint-Donat.jouit d'un site agréable près des rapides de Lachine, et Suzanne souligne qu'il est méconnu des Montréalais; \u2014 de Sainte-Catherine, opter pour les routes secondaires qui traversent la campagne et les villages de Saint-Isidore, Saint-Urbain et Saint-Chrysostome jusqu'à Saint-Antoine-Abbé et ses vergers.En ce dernier endroit, le camping «La Pommerie» est aussi un camp naturiste, l'un des meilleurs du Québec, où radios et véhicules-moteurs restent à l'en- trée.Il est recommandé de réserver car l'endroit est très couru; dépanneur et restauration sur place.Aux mordus du vélo, Suzanne propose un détour vers Hem-mingford: ça vaut le déplacement, dirait le Michelin.Prendre le chemin de la terrasse (Covey Hill) et revenir par la 202.Pour le retour à Montréal, se munir d'une bonne carte topographique et prendre le temps d'explorer les routes rurales jusqu'à Chàteauguay.Puis, si vous êtes brave, respirez à fond avant de traverser le pont Mercier pour rejoindre la piste cyclable qui suit le fleuve ou le canal Lachine.Enfin, quelques conseils pratiques généraux : \u2014 ayez des cartes topographiques précisés ( pour prévoir les côtes et prendre les bons chemins.), \u2014 partez avec un vélo en bon état, ainsi que des chambres à air de rechange et les outils requis pour toute réparation mineure, \u2014 n'oubliez pas un bon imperméable, \u2014 portez des vêtements confortables et sécuritaires (bons souliers, bons gants, casque et lunettes), \u2014 ne découvrez pas trop de peau pour éviter les insolations; prévoir des crèmes solaires et surtout les appliquer, \u2014 prendre beaucoup, d'eau et de jus de fruits.Voilà! Bonnes balades.Et donnez-nous des nouvelles.DANS LES LAURENTIDES ¦ Répondant aux aspirations de plusieurs dans le domaine de l'hébergement, la région des Lauren-tides vient de se doter d'un Bureau des congrès des Laurcntides, un nouveau service spécialisé en tourisme d'affaires et dont la coordination a été confiée à l'Association touristique des Laurenti-des(ATL).Le Bureau des congrès des Laurcntides regroupe 15 établissements hôteliers, allant de petites auberges rustiques à d'importants centres de villégiature, et vise à renforcer la vocation de la région comme lieu de réunions d'affaires.Afin d'alléger la tache des organisateurs de réunion en les dispensant de la multiplicité d'appels téléphoniques, le Bureau des congres des Laurentides offre un service unique et gratuit.Notamment en vérifiant les tarifs et la disponibilité des hôtels, en effectuant les réservations, en organisant des tournées de familiarisation avec la région, en suggérant des soirées thèmes, en planifiant des programmes à l'intention des conjoints, et en répondant généralement aux besoins inhérents à l'organisation de réunions.ÉVASION DANS CHARLEVOIX ¦ La Société de Biologie de Montréal vous propose, à l'occasion du long congé de la Saint-|ean Baptiste, une évasion dans la nature de la région de Charlevoix.Le Centre écologique de Port-au-Saumon, voué à la préservation du patrimoine culturel ainsi qu'à l'éducation de la population, est un bon site pour l'observation de la flore et de la faune marine du littoral de la baie.Des guides-naturalistes de la Société de Biologie seront sur place pour répondre à vos questions.Le départ aura lieu le jeudi 22 juin à 19 h.Pour autres renseignements, composez le 277-9864.VISITE DANS KAMOURASKA ¦ Le Croupe Nature et Patrimoine invite les intéressés à visiter la région de Kamouraska durant le week-end de la Saint-|ean-Baptis-te, du 23 au 25 juin prochain.Le circuit comprendra la visite guidée des lieux historiques des environs, dont l'Aboiteau, du lieu de tournage du film Kamouraska, des sites de pèche à l'anguille, du musée régional, ainsi qu'une croisière au sanctuaire des oiseaux et des pingouins des iles Pellerin.Renseignements: Gilles Simard, (514)681-1303.NOUVEAUX PRODUITS ¦ Cette année encore, de nouveaux produits verront le jour dans le Bas-Saint-Laurent.À Pivière-du-Loup: Une liaison Rivière-du-Loup - l'île-aux-Liè-vrcs sera lancée par Duvetnor.Les visiteurs pourront se rendre dans l'île et découvrir une faune et une flore particulières.'Le Survenant III dans les iles de Sorel A Pohenegamook: Un centre holiste ajoutera à des opérations déjà diversifiées un service de vacances-détente, santé et beauté.Ateliers, massages, exercices, remise en forme, etc.À Cabano: Un concept d'interprétation pour le Fort Ingall fera de ce lieu un centre d'animation et d'éducation culturelles particulièrement intéressant pour la clientèle familiale.Au Bic : La relocalisation du local du Théâtre des Cens d'En Bas .Vf 1 -À'.' \" '* 'l ~' se fera dans une grange entièrement rénovée, où se tiendront aussi des expositions.A Saint-Simon: Un salon de thé voisinera la Galerie du lin, qui offre les productions artisanales de «Zannélop».Association touristique régionale du Bas-Saint-Laurent 506, rue Lafontaine, 3e étage Rivière-du-Loup, Qc G5R 3C4 (418) 867-1272 Agenda des festivals M Festival de la gibelotte de Sorel Le festival de la gibelotte de Sorel fête son douzième anniversaire cette année.Du 1er au 8 juillet, on y attend quelque 150000 visiteurs qui viendront entendre les Johanne Blouin, Fernand Gignac, Soldat Louis, Martine Saint-Clair et Michèle Sweeny qui présenteront leurs spectacles gratuitement.Au 5e rang des festivals1 les plus courus du Québec, celui de Sorel a obtenu le Grand prix du tourisme régional.On y organise évidemment nombre de dégustations de la fameuse gibelote des Iles de'Sorel.Pour plus d'informations sur le festival, on se rend au 67, rue George.Sorel, J3P-1C2.Au téléphone (514) 746-0283.De la voile à Carleton ¦ Foire régionale de l'agneau (Sainte-Angele-de-Mérici) Compétition mettant en vedette l'agneau.Repas, méchouis, élevage de l'agneau.Date: du 21 au 23 juillet 1989 Durée: 3 jours Renseignements: (418) 775-8235 Responsable: BrigitteSirois ¦ Festival Jacques - Cartier (Caspé) Traversée à la nage de la baie de Gaspé.Animation et soirées dansantes.Date: du 19 juillet au 23 juillet 1989 Durée: 5 jours Renseignements: (418) 368-1004 et (418)568-2410 Responsable: Gervais Pigeon Août Festivoile (Carleton) Régates et randonnées de planche à voile.Animation, feux de grève et soirées dansantes.Date: du 3 au 6 août 1989 Durée: 4 jours Renseignements: (418) 364-7343 Responsable: Nicole Bois-sonneault Kéroul, l'association touristique pour handicapés a dix ans FELICITY MUNN de la Presse Canadienne ¦ Il y a dix ans.un jeune Montréalais répondant au nom d'André Lcclerc décida de se rendre à Chicoutimi pour y visiter une amie.Chicoutimi est a 500 kilomètres au nord-est de Montréal et Leclerc, qui avait alors 22 ans, était desargenté.Il fit donc du pouce.Il réussit à obtenir l'aide d'un bon samaritain qui le conduisit à Québec où, à sa demande, il le laissa en bordure de la route menant vers le Saguenay.11 s'apprêtait de nouveau à tendre le pouce lorsqu'une voiture patrouille apparut.Leclerc l'intercepta afin de demander aux policiers s'il pouvait faire du pouce â cet endroit.Ils lui demandèrent s'il avait échappé â la tutelle de ses parents ou avait fui un établissement hospitalier, se souvient Leclerc.qui est encore marqué par cette pénible expérience.«On me conduisit au poste de police et on vérifia mon identité auprès d'amis a Montréal.Que m'amvait-il?» C'est simple: les policiers jugeaient impossible qu'un jeune homme en fauteuil roulant, souffrant visiblement d'une maladie neurologique, puisse «faire du pouce».C'est ainsi que naquit Kéroul \u2014 Association de développement touristique pour les personnes handicapées du Québec \u2014 un organisme à but non lucratif qui fait pression pour que les hôtels et services de transport soient plus accessibles aux personnes souffrant de handicaps permanents ou temporaires.Leclerc, aujourd'hui âgé de 32 ans, deviendra bientôt père pour la première fois.Souffrant de paralysie cérébrale, il est confiné à son fauteuil roulant pour le reste de ses jours.Est-il une menace?Affirmer qu'il est confiné à son fauteuil roulant est peut-être une description impropre dans son cas: ceux qui travaillent à ses côtés, à Kéroul, admettent, mi-figue mi-raisin, qu'il représente une menace sur son fauteuil roulant.Son corps est constamment affligé de mouvements désordonnés et il est parfois difficile à comprendre, son elocution étant profondement déformée par sa maladie.Il n'en possède pas moins une présence énergique et dynamique et parvient sans peine à faire approuver ses prises de position.Kéroul, affirme-t-il.n'est pas seulement un groupe de pression désireux d'améliorer les accès de sites touristiques aux handicapés.Il se donne un objectif global en ce qu'il réclame l'intégration des handicapés dans la société en dissipant les fausses perceptions qu'ont d'eux les personnes dites normales.« Plus les accès seront nombreux, plus les handicapés pourront se déplacer et mieux nous pourrons combattre les préjudices dont ils sont victimes.«Certaines personnes réagissent en notre présence comme si nous étions contagieux.«Parfois, je me rends au restaurant en compagnie d'amis et, que se passe-t-il?Une fille se présente à notre table, en fait le tour, et demande à mes amis ce que je veux manger.» Concentré au Québec Kéroul, jusqu'à maintenant, s'est surtout attaqué au Québec.Son nom, d'ailleurs, est une déformation des mots «Québec roule».Pour porter son message au Canada, Kéroul a récemment publié une brochure touristique bilingue pour les handicapés.-«Accès Tourisme (Tounsm Access), donne de nombreux conseils aux voyageurs handicapés: on y retrouve notamment des conseils sur là façon d'assurer son fauteuil roulant durant ses déplacements et sur les agentis de voyagé lés plus attentifs aux soins spéciaux que nécessitent l'état de certains touristes.On retrouve aussi dans cette brochure une liste d'adresses et de numéros de téléphones d'organismes et de services susceptibles de fournir de l'aide et des informations à ces voyageurs.Ce guide est surtout utile aux handicapés désireux de visiter le Québec, du fait de la concentration de tels services dans la Belle Province et des informations nombreuses et précises sur les services qu'ils peuvent y obtenir.Une courte section de la brochure traite toutefois des services du même genre qu'on peut obtenir au Canada et à l'étranger.La frustration que ressentit Leclerc, lors de son arrestation à Québec, il y a une décennie, est donc le déclencheur qui l'a incité à créer Kéroul, organisme dont il est le directeur exécutif à plein temps.Les handicapés Pour Kéroul, les handicapés sont des personnes souffrant de limitations physiques de tous les genres, permanentes où temporaires, comme c'est le cas de nombreuses victimes d'accident.Selon M.Leclerc, le besoin de services pour ces personnes est d'autant plus pressant que la population vieillit et qu'il y a de plus en plus de gens âgés qui ont de la difficulté à se déplacer.Beaucoup d'améliorations ont été apportées au sort des handicapés ces dernières années, mais il reste beaucoup à faire.Une enquête de Kéroul, réalisée au Québec, a démontré que seulement huit pour cent des lieux et services touristiques, a l'heure actuelle, sont accessibles aux handicapés, et que seulement 20 pour cent des parcs et camps d'été peuvent accueillir ces personnes.Ceux qui désireraient une copie, française ou anglaise, de cette brochure \u2014 elle se vend $10 \u2014 n'ont qu'à écrire à «Kéroul, 4545, Pierre-de-Coubertin, C.P.1000, Station M, Montréal.Que., HIV 3R2».On peut également obtenir plus d'informations en téléphonant au (514)252-3104.Ceux qui sont intéressés à adhérer à cet organisme peuvent également écrire.La contribution annuelle réclamée est de $8."]
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