La presse, 2 juillet 1989, D. Arts et spectacles
[" Arts et spectacles LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 2 JUILLET 1989 Le 10e Festival de JAZZ de Montréal -LILJ- 1J_.nui il ni h in mn ii ¦j, j .i Bill Dillard, témoin d'une grande époque ALAIN BRUNET collaboration \\péciale Le patriarche du Festival serait probablement passé inaperçu, si l'on n'avait pas scruté sa feuille de.route.Qu'a-t-on vu sur son c.v.?A 78 ans.le trompettiste William «Bill» Dillard a joué avec les grandes vedettes d'une toute autre époque: Jcljy Roll Morton.Louis Armstrong, Benny Carter.Bessie Smith ! Un des très rares témoins vivants de cette génération de pionniers.Pendant toute la semaine, Bill Dillard souffle paisiblement dans le cadre du spectacle Great Ladies of /.I.-/ & Blues au Club Soda, cette revue destinée à faire découvrir les grandes chanteuses de l'Amérique noire.Notre homme joue encore bien, dans un style cousin des ve- dans les applaudissements du public.Dillard évoque entre autres l'époque où il fut embauché par lolly Roll Morton, le premier jazzman à avoir introduit la notion de musique écrite et d'arrangements dans le jazz.«C'était un homme fort, qui était très sévère avec ses musiciens; il ne tolérait pas les retards ou les excès d'alcool, il était très digne.C'est le premier homme a nous avoir fait lire des partitions; d'après moi c'était un genre de génie», se rappelle le trompettiste.Dillard a même accompagné une des plus vieilles chanteuses que fait revivre le spectacle du Club Soda, incarnée par Sandra Reaves-Phillips.De la grande Bessie Smith, la pemière véritable star du blues, il affirmera avec enthousiasme que c'était une femme formidable, rieuse et taquine, facile à travailler.«Elle était ton- Bill Dillard dettes de l'époque uu il a vécu le plus clair de sa vieprofessionnel-le, un style qui rappelle l'ère de de Louis Armstrong, de Henry Red Allen, Roy Eldridgc et autres grands solistes qui ont émergé dans les années 20.Dillard calme et très courtois.On a affaire a un artiste d'une autre époque pour qui le be-bop est une expérience nouvelle qui le louche peu.«C'est trop technique, les musiciens apprennent des solos par coeur, où est l'intérêt?Et puis personne ne danse sur du be-bop».lance-t-il à propose de cette «nouveauté».de quarante ans! Le musicien appartient donc à la dernière génération de musiciens de jazz, associés à la fête, avant que l'idiome ne devienne la musique d'une avant-garde noire, d'une intelligentsia qui n'avait plus du tout envie de faire de la variété.«La musique aujourd'hui ne projette plus la vérité, on en fait de pales imitations avec l'électronique.C'est devenu une immense entreprise financière», grommelle le septuagénaire, pour qui le meilleur salaire réside encore PHOTO ROBERT MAlllOUX, i.i Presse jours correcte et respectueuse avec les musiciens».Parlant du grand Louis Armstrong avec qui il a joué plusieurs années, il dira que «Pops» ne se prenait pas pour un autre, qu'il voulait toujours être considéré comme, un musicien parmi les autres, malgré son talent.Comme si c'était hier, il se rappelle l'arrivée de Dizzy Gillespie dans le grand orchestre de Teddy Hill, à l'époque d'or des big bands.«Lorsqu'on l'a embauché, je jouais la première trompette de l'orchestre.Dizzy était bizarre, il n'arrêtait pas de délirer entre deux solos, on n'avait jamais vu ça», raconte Dillard à propos de ce pionnier du be-bop.dont il est l'ai né de six ans.« Les gens ne croient pas j'ai 78 ans.Mais je n'ai pas bu, pas fumé, et je n'ai jamais fait un emploi que je ne voulais pas faire.J'ai passé toute ma vie à créer, chaque soir d'improvisation était différent.Lorsque je n'étais pas heureux avec un groupe, j'ai quitté», conclut le patriarche, un homme heureux, fier et sans compromis.C'est probalement ça qu'on appelle un homme libre.Ray Chattes à la mm Chaleureusement acceuilli malgré la longue attente qu'il a fait subir aux spectateurs, Ray Charles a donné un spectacle digne de sa réputation, vendredi soir, à la salle Wilfrid-Pelle-tier.Avec son big band de 17 musiciens et ses cinq Raeletts, le chanteur et musicien de 59 ans a livre ses grands classiques \u2014 dont, bien sur, Georgia On My Mind devant une foule indifférente a l'aspect un peu superficiel de cette mise en scene.Ray Charles est apparu tout aussi efficace et emporté dans ses mouvements qu'il l'a toujours été.Il ne s'était pas produit a Montreal ctepuis 1983.photorobertmmuoux.ut*** PHOTO ROBERT MAlllOUX L3 Press,- Le 10e Festival de Jazz de Montréal était inauguré vendredi par une splendide journée ensoleillée.Roberta Flack: gâchis technique PHOTO ROBERT MAlllOUX.U Presse Roberta Flack ALAIN DE REPENTIGNV La bonne nouvelle: Roberta Flack est arrivée à temps pour son spectacle à la Place des Arts hier soir.La mauvaise?Le responsable de la balance sonore avait probablement raté son avion.Quand la chanteuse américaine proposait ses ballades populaires, ce n'était pas si mal, mais; la minute qu'elle se lançait dans une pièce le moindrement rythmée, on n'entendait qu'une batterie peu subtile que l'écho nous ramenait par derrière.Le reste, le piano, la guitare, la voix de la vedette et celles, très intéressantes par ailleurs, de ses trois choristes, fallait les deviner.Roberta Flack a eu la bonne idée d'interpréter une composition de Duke Ellington pour rappeler à tout le monde qu'elle a déjà frayé avec le jazz.Malheureusement, on distinguait mal sa voix derrière le saxophone et la batterie.Pas étonnant que le public de la salle Wilfrid-Pelletier ait tardé à manifester son plaisir.Il a ap- plaudi en reconnaissant les succès \u2014 Killing Me Softly With His Song, Feel Like Makin ' Love, First Time I Ever Saw Your Face \u2014 mais a été poli sans plus avant l'obligatoire rappel, sauf quand l'une des choristes s'est lancée dans de spectaculaires acrobaties vocales.Roberta Flack a rendu hommage à son ex-acolyte Donny Hathaway, qui s'est enlevé la Vie il y a dix ans, en expliquant qu'elle commençait à peine à surmonter sa.douleur quand elle chante leurs chansons.Elle a immédiatement amorcé une Where Is The tovebluesée, mais quand le rythme s'est accéléré, le fouillis sonore n'a pas tardé à tout saboter.Si sa version d'Imagine de John Lennon, son ex-voisin du Dakota, était d'une banalité consommée \u2014 sauf pour une finale gospel inspirée \u2014 c'est quand elle a repris en rappel fust Like a Woman de Bob Dylan, avec son piano comme unique accompagnement, que le show a atteint un sommet : on pouvait enfin goûter pleinement cette voix capable de toutes les nuances.Une vraie fête pour Chick Corea ALAIN BRUNET collaboration spéciale ehick Corea a triomphé, le contraire eût été surprenant.Vendredi soir, l'auditoire du Théâtre St-Denis lui a fait une vraie fête, emballé par une performance technique de haut niveau.Le Grand Esprit de la musique y a fait quelques brèves apparitions, probablement détendu par les farces de Corea qui n'avait pas du tout l'air de se prendre au sérieux.Notre hôte a entres autres déplié une longue partition sur la scène et il a décidé d'omettre son titre.« C'est trop profond », déclarait-il a la salle crampée de rire.Les musiciens de l'Electrik Band de Corea ont été convertis en Acoustik Band: le contrebassiste John Pattituci et le batteur Dave Weckl.Deux premiers choix au repêchage, deux artistes dans la vingtaine, repérés par un musicien exprérimenté.Lorsqu'il s'agit de carburer à fond dans les compositions de son leader, le batteur Weckl est totalement à l'aise et il en est de même pour Pattituci.Techniquement impeccables, on ne peut toutefois parler de jeunes musiciens parfaitement adaptés à tous les climats acoustiques, notamment dans les classiques du répertoire comme Sophisticated Lady (Ellington) ou Round Midnight ( Monk ): trop lourdes; les cymbales de Weckl.Mais ça brassait fort bien dans Morning Sprite, par exemple, une pièce riche en punchs et prouesses polyrythmi-ques.À mon sens, le plus beau moment de la soirée a été le rappel, une version modifiée mais totalement inspirée de la célèbre Spain, une des meilleures de Corei.De nouvelles progressions harmoniques ont été ajoutées à ce classi- que, mais la pièce ne s en est trouvée qu'améliorée.La substance de ce concert réside dans un tour d'horizon des expériences acoustiques de Corea depuis le début de sa carrière, à l'exception de ses importantes séquences électriques.On pouvait, par courts moments, se rappeler le free-bop du groupe Circle, les débuts de son ex-formation Return To Forever, son retour à l'acoustique à la fin des années 70 ( Mad Hatter, Music Magic, etc.).Revoici donc Chick Corea sans electrification, ce qui laisse paraître la constante alternance entre les deux genres qu'il offre à son public.On a évidemment assisté à un bon concert, différent des dernières prestations acoustiques que Corea avait préalablement offertes à l'auditoire montréalais.Mais lorsqu'il s'agit de revoir la tradition ou d'explorer le futur, ce nouveau trio n'est pas toujours possédé par le Grand Esprit.Départ lent pour Charlie Haden ALAIN BRUNET collaboration spéciale Départ relativement lent chez Charlie Haden, qui a élu domicile pour la semaine à la salle Marie-Gérin-Lajoie de l'UQAM.Tant à cause du retard que pour la séance de réchauffement.D'entrée de jeu.Charlie Haden est souriant, toujours vétu de son éternelle chemise à carreaux et de sa non moins redondante cravate ( il doit en avoir une vingtaine de paires identiques!).Les préliminaires?Sur AH The Thingê You Arc ( le premier d'une très longue série au Festival!), les premieres idées de Haden ne sont pas toutes concluantes, sâ technique quelque peu laborieuse ressort lorsque sa formidable inspiration n'est pas de la partie.Mais les choses vont se replacer par la suite.Le saxo ténor |oe Henderson amorce aussi la séance avec discrétion.Son style que je qualifierais d'«étouffé» fait d'abord ressortir tous les pastels de sa palette, mais ce n'est qu'un début.La deuxième pièce.Passport, réveille le trio: ce thème aérien signé par Charlie Parker, a vite fait décollé les impros.Les chuchotements de |oe Henderson deviennent des phrases fortement prononcées, sans qu'elles ne perdent leur subtilité pour autant.Un très grand ténor, dirons-nous, peut-être pas aussi brillant qu'il peut l'être parfois, mais tout de même fort dans les circonstances.Seul Q batteur Al Foster, un des plus polyvalents qu'il m'ait été donné d'entendre (de Miles Davis à Tommy Flanagan en passant par l'excellent groupe Quest ).a été brillant du début a la fin.Quelle bouille! Grand efflanqué, toujours les dents serrées, entre le sourire et l'effort, un grand paletot qui pend jusqu'au pied du tabouret, quelques hurlements de bonheur lorsque la séance atteint ses meilleurs moments.Yeah! Round Midnight ( la deuxième de la soirée, et sûrement pas la dernière) a été réussie et la dernière Y Yo La Ouicro ( signée |oe Henderson ) a sans doute été le sommet de la prestation.Mais l'on n'a pas atteint le nirvana sur cette cime.Certes un moment sympathique, mais les prochains concerts de Charlie Haden laissent prév£r des altitudes supérieures.Découvertes CIL courtemanche collaboration spéciale .g% our première fois dans ses dix années d'existence, le Festival a dû annuler un spectucle pour mévente.Seulement une trentaine de billets avaient été vendus pour la réunion du lazz libre du Québec qui devait avoir lieu le 8 juillet.Drame pour Guy Thouin qui avait travaillé dur.surprise et déception pour les organisateurs.Les nostalgiques de l'Ostidshow ne pourront donc célébrer.Mais pour l'amateur local, le Festival est l'occasion rêvée de prendre le pouls et de mesurer l'évolution de nos musiciens.Vendredi soir, sous la structure gonflable de la rue leanne-Mancé.environ 2 000 personnes ont été ravies, enchantées et probablement surprises par la performance de Karen Young et de Michel Donato auxquels était venu s'ajouter (heureuse initiative) le percussionniste Luc Boivin.Surprises parce qu'on a parfois tendance à assimiler les musiciens locaux à des amateurs plein de bonne volonté, mais sans grande envergure.Or il y a a Montréal une pléthore de très bons musiciens.Bien sûr, il y a UZEB qui reçoit sa consécration en faisant la salle Wilfrid-Pelletier.Il reste encore 600 billets à vendre.Mais c'est un groupe unique, dans le sens où il peut faire du jazz raisonnablement rentable douze mois par année.Il y a cependant des dizaines de musiciens qui réussissent a jouer assez souvent, pour se développer, évoluer et finalement produire de la très bonne musique.On ne sera pas surpris d'apprendre que les deux solitudes existent aussi dans le domaine du jazz.Il y a d'une part les traditionna-listcs, les acoustiques qui jouent du «standard».Ils sont en majorité anglophones et gravitent autour du Club 2080.Le plus brillant de tous ces musiciens est sans contredit le saxophoniste Dave Turner.On pourra l'entendre aujourd'hui en compagnie de Charles Ellison, à 15 h au Complexe Desjardins.Presque aussi talentueux, mais plus moderne.Yannick Rieu, jeudi à 18 h et vendredi au Théâtre Port Royal, en compagnie du même Turner et de Vie Vogel.Un très bon trio.Le même soir, le batteur Bernard Primeau qu'on peut entendre régulièrement Chez Biddies.Enfin, samedi à 20 h sur la scène Alcan, le guitariste Mike Gauthier, sans qui le Club 2080 ne pourrait exister.L'autre grande famille est francophone et plus jeune.Elle donne dans l'électrique, elle brasse les synthés, «flirte» avec le jazz latin et décroche parfois les murs de l'Air du temps qui lui fait office de sanctuaire.Cette école est particulièrement bien représentée cette année dans la programmation du Festival.Il ne faut pas manquer cet après-midi, la prestation, dans le cadre du Concours de jazz Alcan, du Sylvain Gagnon Quartet, dans lequel on retrouve deux grands noms de la famille: Michel Bernard, à la batterie, qu'on pourra aussi entendre avec Lorraine Desmarais et l'essentiel |can-Pierrc Zanella au saxophone qui se produit aussi un peu plus tard avec François Marcaurelle et mercredi, dans un band explosif en companie du génie local de la guitare, Benoit Charcst.(eudi le plus montréalais des Brésiliens, Paulo Ramos a 19 h en compagnie de l'excellent claviériste Mario Parent.Vendredi, il ne faut pas manquer la fascinante Lorraine Desmarais qui met le feu a ses nouveaux claviers.Si vous suive/, ce petit itinéraire, vous allez faire de grandes Recouvertes.^ D2 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 2 JUILLET 1989 m^Hwyttj^MbMWim iiun» mi.uni m.¦ Bob Mover, un bon départ ALAIN BRUNEI collaboration spéciale ¦ Sur papier, la figure de proue du premier concert dans la nuit n'avait pas l'air si séduisante.si l'on n'avait pas lorgné vers l'alignement derrière le saxo alto Bob Mover.Excellente séquence en bout de ligne.Pour qui connaît un tantinet le jazz des années SO et 60, les noms de Richard Davis (contrebassiste, ex-collègue du génie Eric Dol-phy), Freddie waits (batteur, a collaboré avec tout le monde dont McCoy Tyner et les frères Heath)et Walter Davis |r (partie intégrante de la tradition boppeu-se, son style à la fois agile et proche de Monk) sont archi-connus, et imposent le respect.Aux côtés d'un saxophoniste coulant, proche des phrasés de Bird Parker, ces piliers de la tradition ont livré un excellent con- cert, à la hauteur de leur fabuleuse réputation.Mon favori de la première soirée.Bostonnais d'origine.Bob Mover a déjà résidé à Montréal, il a signé un disque sur l'étiquette locale fustin Time, avec l'inénarrable Paul Bley.Mover a commencé à surprendre à ce moment.Avant, il s'avérait un solide technicien, faisait preuve d'un connaissance intégrée de la tradition, mais il ne m'avait jamais paru comme un saxophoniste des grosses ligues.Maintenant, oui.Sa grande expérience a donc fini par produire une maturité qui lui permet de se Guide Cinema CinéplexOdéon |cine-p»rcodeonbouche™ 849-FILM il mm lu um S O.S.FAMT0MES Mm: VICE VERSA BATMAN (14 ana) (v.o.an of arse) 2eme film: TEQUILA SUNRISE (v.o.K-t (v.française) 10) 2 «me lllm : EQUIPE OE RÊVE cine parc tracy Roule 111 ISuilu- 1781 LES LAVIOUEURS DÉMÉNAGENT (14 an*) 2*me film: BALLADE SUR UN OIVAN_ OU AND LES FEMMES SEN MÊLENT (14 ana) 2eme film: PtÊGE OE CRISTAL c.ne-parc st-hilaire Route* .-i (Su'tie I ' CHÉRIE J'AI RÉDUIT LES ENFANTS (O) Jeme film : ENTRE 2 PLAGES K-9 (y.Irsnçalsel(Q) 2«me film: JUMEAUX cine-parc st-eustache Roule 15 (Sortie 21) BATMAN (14 ans) (v.o.anglaise) 2«me Him : PINK CADILLAC KARATÉ KID ) 3 (G) 86 W50 lACOdOSlBI I.VS001 CARREFOUR LAVAL .-¦110 AU T DES t AijRE NTiDES 655 Mi.retrouver sur des scènes aussi importantes.Mover se débrouille en français, ses traductions simultanées font rigoler ses collègues.C'est sous le signe de l'humour et du bop des premières heures (Hot House.Cherokee, Be My Love, East Of The Sun) que cet excellent moment s'est déroulé.C'est parti! RADIO FAMOUS PLAYERS uit t Bia\\.wE5«5l :i tis-'.r, \u2014 \"-y a:4s CINEMA DU PARC 12:00-1:» _ 4:45-7:15 GREENFIELD PARK KTomflc En Ptflli\" re mon fr.inc*>l« de {*mtVlCAn*§ma*a tax jar*) 9 .\"VERSAILLES © OMEGA Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Daniel Lernay 16:30 O ® CD \u2014 Propos et confidences Maurice Bcllemare, décédé il y a deux semaines, a été le plus jeune député de l'Assemblée législative du Québec au temps de Maurice Duplessis.Une époque que plusieurs ont voulu occulter.Première de quatre.20:00 ® \u2014 Apostrophes Bernard Pivot reçoit Simon Wiesenthal.le cardinal Albert deCoustray.Alain Finkelkraut et Frédéric Pottecher.20:30 O O CD \u2014 Les Beaux Dimanches Les enfants du divorce.Les quatre parties de l'excellente série de Louise Racicot, qui avait été diffusée à Au jour le jour.QD Ot O ® es QD CD CD es (S (S 09 IS 18 h 00 CUn C*mpb«fl (13ft02) CSSNewi Focu 18 h 30 19 h 00 Qui c'est c« garçon?(5 de 5) Night Court NiQrrdy New Disney newsane TV 8 News ece Theatre: The Bretts n(*».Thasassa(21h15) Musique Vidéo The Whales ol August Doctnientasresenn«Miquc100Arade^ Meyers, A Second Look: For The People.Le Grand Journal DTrnrxrtirice capitale Mystery ! Lord Peter Wimsey: Strong Poison.CWm la Fib du boulanger (2»10l NuMustk ABC News (23h15) Personal Power A ccjernen1 de dernière veure. Hélène mène le bal ¦ lusqu'où ira Rock Voisine?Plus de 75 000 exemplaires de son microsillon Hélène ont été écoulés en moins d'un mois \u2014 ses publicistes n'ont pas raté l'occasion de vous le faire savoir en achetant de l'espace dans les quotidiens.\u2014 et ce n'est pas fini.Hier, le chanteur-animateur-hockeyeur se faisait voir et entendre from coast to coast dans le cadre des Fêtes du Canada.Depuis quelques semaines, la chanson Hélène est disparue du palmares des 45 tours et ses fans se précipitent en mas- se sur le microsillon.Et le disque compact puisque, cette semaine.Voisine déloge Gerry Boulet de la première place de ce palmarès.On parle souvent du vidéo-clip comme d'une locomotive pour la chanson.Pourtant il arrive régulièrement que le clip monte au palmarès quelques semaines après la dite chanson.Cette semaine.Pop Singer de John Cougar Mel-lencamp s'installe en téte du palmarès de Musique Plus, mais le 45 tours du même nom n'est déjà plus dans le Top 10.MICROSILLONS FRANÇAIS cs so ns artiste-Ttnc-cawiOK 114 roch voisine porta) toSDHJH smet 2 2 37 GEPnvnoijiiT KK»-vousma icqocmuoo- mk-COStUCT 3 3 8 artistes varies l'JUHUR EX CHANSON |CC| STMSTV tmmsa 4 4 13 francis cassel SUWCME OS 15-30771 CtS 5 7 29 PAUIPICHE saii oohobmsms icq Aicwcajumiom-SdKi 6 s 24 soldat louis PREMIEREBOUDEE SumGCl-270 DatrtuWi Tuni-Cnud» 7 6 6 claude barzotti EUE ME Tuf CTCT-200H Met s 8 32 mits0u anuwo fcqi*iistlXICjp< tméAttu st-dcnis \u2022 iNVM corail 4' scène jazz BUO J im je\u2014eei )>Tf eue .CINtMATHtQUt QUtB£COI$e ¦ - UQ AM, S ALLZ MA.IIf CE HIN-LAJOIE IMNW y] RUCU.I 80RDUAS ' \u2022 TI»|BI IIUVIS.M 5U«HI W5M5 DE MAISONNEUVE\t \tm AUJOURD'HUI Midi Café-Terrasse Max Jardin de la Place des Arts \u2014 Gratuit Streetnix Midi Les midis-jazz Maison Alcan \u2014 Gratuit (1188, Sherbrooke o.) Complexe Desjardins \u2014 Gratuit Abri fiscal 13:00 Café-Terrasse Max Jardin de la Place des Arts \u2014 Gratuit Bloco LOL 14:00 Le petit théâtre Alcan Chapiteau Yogourt Liberté \u2014 Gratuit (Ste-Catherine/St-Urbain) La petite école du jazz avec La bande magnëtik et le James Gelfand Quartet 15:00 Montréal-Jazz Scène du Complexe Desjardins \u2014 Gratuit Charles Ellison Quartet 16:00 Le petit théâtre Alcan Chapiteau Yogourt Liberté \u2014 Gratuit (Ste-Catherlne / St-Urbain) La petite école du jazz avec La Bande Magnëtik et le James Gelfand Quartet 16:00 -18:00,20:00-22:00 Ciné-jazz Cinémathèque québécoise Bird Now (Charlie Parker) 16:30 CBC Stereo et CBF-FM 100.7 présentent Concours de jazz Alcan Région Est Sylvain Gagnon Quartet 17:00 Le 5 à 7 MAX Café-terrasse MAX \u2014 Gratuit (Jardin de la Place des Arts) Dixie Band 18:00 CBC Stéréo présente Piano Plus Théâtre Port-Royal Bobby Enriquez, piano Richie Cole, saxophone 18:00 CBC Stereo présente Les Grands Concerts Desjardins Théâtre Saint-Denis John McLaughlin Trio Tnlok Gurtu et Kai Eckhardt-Karpeh 18:00 CBF-FM 100.7 présente Jazz sur le vif Bibliothèque nationale Edmonton Jazz Ensemble 18:00 Rendez-vous Yogourt Liberie Chapiteau Yogourt Liberté \u2014 Gratuit (Ste-Catherine/St-Urbain) Joe Sullivan Quintet 19:00 Labatt Bleue présente Montréal Blues Scène Labatt Blues \u2014 Gratuit (Ste-Catherlne/Jeanne-Mance) Jim Zeller Blues Deluxe 19:00 Les spectacles Jazz Bud Scène Jazz Bud \u2014 Gratuit (St-Denis/de Maisonneuve) Proteus 20:00 Sandra-Reaves Phillips Club Soda «The Late Great Ladies of Blues and Jazz» 20:00 Les spectacles Alcan Scène Alcan \u2014 Gratuit (St-Denls/Ontario) François Marcaurelle Quintet 20:00 Jazz Canadian Amphithéâtre Canadian International (Jeanne-Mance/ de Maisonneuve) \u2014 Gratuit Edmonton Jazz Ensemble 20:00 Concerts Populaires Desjardins Scene du Complexe Desjardins \u2014 Gratuit St.Luc Stage Band 20:30 Yogourt Liberté présente Jazz Beat Diffusé par CBC Stereo Spectrum de Montréal Chaires Lloyd Quartet avec Bobo Stenson, Palle Danielsson, Jon Christensen 20:30 Événements spéciaux Alcan En collaboration avec CKAC Salle Wilfrid-Pelletier (Place des Arts) Astor Piazzolla et le Nuevo Tango Sextet 20:30 CBF-FM 100,7 présente Les sessions Charlie Haden: un hommage UQAM/Salle Marle-Gérin-Lajoie Charlie Haden avec Don Cherry et Ed Blackwell (nouvelle date) 20:30 CBF-FM 100,7 présente Ad Lib Bibliothèque Nationale \u2014 Gratuit Duo Béiânger-Mônard 21:00 Les spectacles Labatt Bleue Scène Labatt Blues \u2014 Gratuit Ste-Catherine / Jeanne-Mance) Guitar Slim Jr.and Thunder Blue 21:00 Tropiques Chapiteau Yogourt Liberté (Ste-Catherine/St-Urbain) \u2014 Gratuit Mahlathlni and the Mahotella Queens (Afrique du Sud) À LA CARTE ¦ a \u2022 CS: Cette semaine.SO: Semaine dernière.NS: Nombre de semaines au palmarès.Les titres énumerès sont les disques compacts et vidèocfips qui se sont le mieux vendus cette semaine.?Dans le cadre du Concours de jazz Alcan, au Spectrum, se produit Sylvain Gagnon, un contrebassiste dont la réputation est déjà établie.Son ensemble puise son inspiration dans les musiques africaine, brésilienne et contemporaine, y ajoutant des sonorités be-bop afin de créer un jazz distinctif.Gagnon est entouré de Michel Bernard à la batterie, de fames Gelfand aux claviers et de lean-Pierre Zanclla au saxophone.?De la même façon, François Marcaurelle est avantageusement connu, tant pour ses talents de pianiste que de compositeur.Son quintette se produit ce soir sdur la scène extérieure Ontario-/Saint-Denis.Et Marcaurelle sera accompagné de Jean-Pierre zanella (encore!) au saxophone, de Sylvain Provost à la guitare, de Francine Martel aux percussions, de Jim \"i'i'man à la batterie et de Normand Lachapelle à la basse.?Lui qui fut la révélation du Festival de jazz de Montréal en 1984, Astor Piazzola revient avec son Nuevo Tango Sexteto, un ensemble de cinq musiciens capables de faire cohabiter le banjo et le violoncelle.Piazzola et tango, bien sûr.L'homme a causé toute une commotion à Buenos Aires, dans les années 30, en osant le mariage du tango et du jazz.On le reverra donc avec plaisir à la salle Wilfrid-Pelletier.21:00 Les spectacles Jazz Bud Scène Jazz Bud \u2014 Gratuit (St-Denis/de Maisonneuve) Proteus 22:00 Les spectacles Alcan Scène Alcan \u2014 Gratuit (St-Don is Ontario) François Marcaurelle Quintet 22:00 Les concerts étoiles Alcan Scène du Complexe Desjardins \u2014 Gratuit Jubilation Gospel Choir et Kim Richardson 22:30 Les concerts Canadian International Amphithéâtre Canadian International (Jeanne-Mance) Nexus With Kim Parker (Suède-Etats-Unis) 23:00 CBF-690/CBF-FM 100,7 présentent Contrastes Théâtre Saint-Denis BRÉSIL I Tania Maria et ses musiciens Nan Vasconcelos and the Bush Dancers 23:00 CBF-FM 100,7 présente Jazz dans la nuit UQAM /Salle Marie- Gérin-Lajoie Nat Adderley Quintet Larry Willis.Walter Booker.Jimmy Cobb.Vincent Herring 23:00 Festival Télé-Jazz Télévision Quatre Saisons CJHP-UHF 35/Câble 5 (en stéréo) \u2014 Gratuit Diffusé sur écran géant dans la ruelle Borduas Widespread Jazz Orchestra 23:00 Tropiques Chapiteau Yogourt Liberté (Ste-Catherlne/ St-Urbain) \u2014 Gratuit Mahlathinl and the Mahotella Queens (Agrique du Sud) 23:00 Labatt Bleue présente En reprise \u2014 Gratuit Club Soda (5240.av.du Parc) Jim Zeller Blues De Luxe 24:00 Les spectacles Labatt Bleue dans la nuit Spectrum \u2014 Gratuit Guitar Slim Jr and Thunder Blue PUKE BOX BOLLEVAOP DES RÊVES GAGNE l'une des 3 soirées V.I.P.à la revue musicale «JUKE-BOX - LE BOULEVARD DES RÊVES » avec vos 5 invités Incluant le transport par limousine, le souper au restaurant et l'accès Illimité aux manèges de La Ronde.CUV\\llRU\\ ou l'un des 50 laissez-passer doubles d'un jour (pour adultes) à La Ronde Une invitation de CIITIS128 maj\u2014 Pour participer complétez le coupon publié dans La Presse jusqu'au 7 juillet 1989.et retournez-le à l'adresse indiquée avant le 17 juillet 1989.le tirage aura lieu le 17 juillet à 11 h 30 à CJMS.écoutez CJMS pour plus de détails et les noms des gagnants.la valeur totale des prix est de 2 020 $ le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible à La Presse.Concours \"Juke -Box\" CJMS CP.1280 - Succursale C Montréal, (Québec) H2L 4N7 Nom Adresse.Ville_ App.Âge Code postal.-Tél.res.bur. 04 LA PRESSc, MONTRÉAL, DIMANCHE 2 JUILLET 1989 lanaudière / Marc-André Hamelin : une étonnante maturité.claude cincras ¦ Cette année, les trois premieres semaines du Festival international de Lanaudière forment une sorte de «pèlerinage musical» Les appareils photo dans des églises \u2014 la plupart anciennes et restaurées \u2014 de la region.Pour son deuxième événement, jeudi soir, le Festival se déplaçait à Saint-Felix-de-Valois, 15 minutes au nord de loliette, avec son église de 1836 décoré de toiles (à voir) de Georges Del fosse et de Narcisse Poirier.C'était soirée de musique de cliambre.comme il doit y en avoir dans tout festival digne de ce nom, et la pièce de résistance était une de ces raretés qu'on n'entend pas en saison normale et qui, précisément, justifient l'existence d'un festival: l« très long Quintette pour piano et cordes de Florent Schmitt.cet Alsacien mort en 1958 qui fut l'élève de Massenet et de Fauré.Le Quintette de Schmitt.qui prend exactement une heure, oc- Une suggestion originale de photos de mariage: suivre le photographe professionnel pendant qu'il s'évertue à faire découvrir le petit oiseau aux nouveaux mariés ! photo rokrt maiuoux.u **«$» Gai, gai, marions-nous! ROBERT MAIUOUX collaboration spéciale Un mariage constitue une des meilleures occasions qui se présentent dans la vie d'un photographe amateur pour réaliser de beaux souvenirs de parents et d'amis.Malheureusement, ce maniaque de la photo se fait parfois prendre au piège: on lui demande gentiment d'être le photographe officiel de la noce et il accepte tout aussi gentiment.Comme on compte exclusivement sur ses photos, la pression de l'événement ne tarde pas à lui gâcher sa journée.Car c'est une chose d'être un invité qui apporte son appareil-photo, et c'en est une autre d'être l'artisan improvisé d'un album de mariage.La prochaine fois que vous assisterez à une cérémonie nuptiale, observez le photographe professionnel en nage courir à gauche et à droite: normal, il est grassement payé pour ses services! Cependant, il ne cherchera pas à combiner plaisir et affaires, n'est-ce pas?Pensez-y donc deux fois avant d'accepter de faire les photos officielles en même temps que vous serez un invité.le vous suggère plutôt d'apporter votre appareil-photo en dilettante.Vous pourrez quand même mitrailler à souhait et, qui sait, obtenir des résultats plus vivants parce que plus spontanés.Vous pourrez même vous payer un verre de vin à l'occasion.Mais que vous soyez le photographe officiel ou non, les règles du jeu restent les mêmes: vous devrez faire preuve d'un minimum de planification et de réflexes rapides.Votre équipement, d'abord.Comme tou-, jours, je vous conseille d'apporter avec vous un appareil que vous maitrisez bien.Ne faites pas comme beaucoup de gens qui s'achètent une nouvelle caméra pour la grande occasion et qui f'étrennent au pied de l'autel.On sait ce que ça donne! Et si vraiment votre nouvel achat précède de peu l'heureux jour, faites vos essais les semaines précédentes sur des sujets moins importants.Pour ma part, je considère qu'une focale de 35 mm.constitue un excellent objectif pour-des photos de mariage.En effet, vous devrez souvent opérer d'assez près, car la foule des invités vous empêchera de prendre du recul.Un grand angulaire vous permettra de vous approcher et de saisir ces instants privilégiés sans pour autant devoir contourner des têtes qui s'interposeraient à tout moment entre vous et vos sujets.En fait, si vous possédez un objectif zoom comme par exemple un 35-70 mm., vous partez certes du bon pied.Comme cet objectif va d'un grand angulaire à une courte téléphoto, vous pourrez au besoin aller chercher les points d'intérêt à l'aide de la téléphoto et revenir ensuite à la position grand angle sans devoir plonger la main dans votre sac à accessoires.Évidemment, vous voudrez faire de la couleur.Personnellement, je préfère un film négatif-couleur de 100 ISO.Son grain fin et la précision de ses détails en font I instrument idéal pour capturer à son meilleur cette occasion mémorable.Et comme je ferai généralement des agrandissements des meilleurs clichés, je veux bénéficier d'une qualité optimale.De toute façon, j'utilise toujours le flash à l'église ou au Palais de justice.À l'église, travailler en lumière naturelle avec un 400 ISO est très risqué, car la lumière filtrant à travers les vitraux donne des résultats rarement heureux en couleur.Pour ce qui est des salles où se déroulent les mariages civils, elles sont généralement dépourvues de fenêtres, ce qui élimine au départ la photo en lumière ambiante, même avec un 400 ISO.Vos réflexes, maintenant.Avez-vous remarqué comment les cérémonies religieuses se sont écourtées au fil des années?Au grand plaisir des invités qui ont hâte de s'attabler.Cependant, cela exigera de votre part une attention de tous les instants, le vous Imagine mal demander à l'officiant de répéter son geste solennel ou aux nouveaux mariés de se passer la bague au doigt une seconde fois (les cyniques diront qu'une fois, c'est suffisant!).Si vous n'êtes pas familier avec le déroulement du scénario nuptial, postez-vous près du photographe professionnel, et suîvez-ïe discrètement le moment venu.Souvenez-vous que vous ne disposerez que de quelques secondes pour opérer.Gardez donc votre flash allumé en tout temps.Ne perdez pas de temps à tenter d'attirer l'attention des mariés: ceux-ci sont encore plus nerveux que vous et vous aurez de bien meilleures photos si vous les croquez au naturel.Quand les grandes orgues retentiront pour la marche finale, campez-vous résolument dans l'allée centrale.Votre appareil est muni du foyer automatique?Voilà une occasion où vous apprécierez cette caractéristique.Mais le meilleur reste à venir.A la sortie de l'église, vous pourrez faire les photos les plus vivantes de la journée.Les pluies de confetti ont l'heur, semble-t-il, de dégeler les invités les plus guindés.Vous jouirez alors de quelques instants privilégiés pour saisir sur le vif des scènes drôles ou attendrissantes.Si un photographe professionnel est sur place, laissez-lui le plaisir (!) de faire la traditionnelle photo de groupe pendant que vous vous amuserez à faire des clichés plus vivants que les siens.Gardez cet état d'esprit pendant la réception qui suivra, en continuant de privilégier une approche spontanée dans vos photos.Tout en mettant l'ac- cent sur les vedettes de la journée, intéressez-vous aussi à l'envers du décor, qui est au moins aussi intéressant que la façade.Par exemple, faites quelques photos des enfants, ces éternels oubliés de la noce.Surtout quand, ayant cassé leurs chaussures, neuves, ils galoperont à la vitesse de leur naturel retrouvé.Et quand la danse commencera, faites quelques clichés des nouveaux mariés pendant la valse d'ouverture.Est-ce le vin ou la perspective du départ qui les rend plus relaxes?Toujours est-il qu'ils vous gratifieront de leur plus beau sourire de la journée! DES NOUVELLES DE LA MEIKAI ¦ Chose promise, chose due! l'ai retourné l'ensemble Meikai (dont les lecteurs réguliers de cette chronique ont lu récemment une critique méchante mais réaliste).Et j'ai reçu le remboursement intégral (103 95$) après seulement un mois d'attente.Pas mal.Une question demeure: combien d'acheteurs frustrés prennent comme moi la peine de tout réemballer et d'aller au bureau de poste?Bien peu, n'est-ce pas?LA TOUR FRAPPE ENCORE! ¦ Jusqu'au 31 août, les amateurs de bonne photo pourront aller jeter un coup d'oeil à la belle exposition des cinquante meilleures photos reçues dans le cadre du concours OMNIPRÉSENCE DE LA TOUR DU MAT DU STADE OLYMPIQUE.Tout cela à l'ombre du chef-d'oeuvre de Tailli-bert: Maison de la Culture de Maisonneuve, 4120, rue Ontario est.Eau, romantique! cupait toute la seconde moitié du programme.Chacun de ses trois mouvements fait, à lui seul, le temps d'un quatuor de Haydn et de Mozart et de certains Beethoven.L'oeuvre est d'une écriture très complexe (le compositeur y travailla six ans.de 1902 à 1908) et elle est «cyclique» en ce que des éléments thématiques reviennent dans les trois mouvements.Sa mise en place est assurément très difficile pour les exécutants mais, toutes proportions gardées, son audition requiert également de l'auditeur un certain effort de concentration, non seulement en raison de ses dimensions mais encore de son caractère austère, peu «mélodique» et très peu «français».En fait, nous y sommes assez proches de la pensée de César Franck, et ce en raison non pas tellement du procédé «cyclique» que de la densité de l'expression.La première canadienne du Quintette de Florent Schmitt avait été donnée à Montréal le dimanche 12 novembre 1961, à Pro Musica, par la pianiste Gaby Ca-sadesus (l'épouse du regretté Robert) et ie Quatuor Loewenguth.Sauf erreur, l'oeuvre n'a jamais été reprise depuis.|e n'en connais d'ailleurs qu un enregistrement, en plus d'un document historique: le deuxième mouvement seul, enregistre en 1935 par Schmitt lui-même et le Quatuor Calvet.Le piano a ici la part du lion, jouant presque sans répit pendant ces 135 pages de musique et «unissant et entraînant des éléments disparates» (pour citer Lucien Rebatet), et si l'interprétation fut une réussite, c'est justement grâce à la présence de Marc-André Hamelin (né précisément en 1961!), qui non seulement fut l'inspirateur de cette interprétation mais avait été à l'origine même de cette initiative, ayant découvert la partition à Paris en novembre 1987 alors qu'il était en tournée européenne avec l'OSM.Le Quatuor Morency (malgré quelques problèmes d'intonation chez les deux soeurs Lupien, premier-violon et alto) a certes joué très convenablement, mais il était clair qu'il n'avait pas accordé à l'oeuvre le même temps et la même attention que le pianiste.Les participants du Schmitt se faisaient entendre seuls en première partie de programme.Le Morency ouvrit le concert avec te Quartettsatz (ou «mouvement de quatuor») en do mineur, seul morceau terminé d'un quatuor de Schubert qui eut été son douzième.Plusieurs écarts d'intonation chez le premier-violon, Denise Lupien, et l'absence de la tension caractéristique de cette page énig-matique empêchèrent cette lectu- re d'être parfaitement convaincante.Le Quatuor Morency est certes formé de bons musiciens.Mais il est clair que la place qu'il accorde maintenant à la musique contemporaine lui fait négliger le répertoire traditionnel.Et que les nombreux engagements individuels de ses membres réduisent le temps accordé au travail en quatuor, tout simplement.Il faudrait y voir.Pour l'instant, Montréal ne possède pas de grand quatuor à cordes.Pour suivre le Quartettsatz, et comme en accord avec le lieu, Marc-André Hamelin avait choisi Bénédiction de Dieu dans la solitude, troisième des dix Harmonies poétiques et religieuses de Liszt.Le pianiste avait inscrit cette oeuvre substantielle au programme de janvier 1988 qu'il donnait au Carnegie Hall et reprenait ensuite à Montréal.Sa Bénédiction était déjà très belle.Elle l'était encore plus jeudi soir, illustrant l'immense maturité que le jeune pianiste a acquise depuis un an.Le sérieux de l'approche, le dosage des sonorités (sur un Yamaha dont il faut bien dire qu'il était absolument magnifique), les relations des notes entre elles, l'éloquence et le lyrisme qui montaient de cette parfaite organisation pianistique: tout était là.jamais, même avec Brendel, je n'ai entendu cette page aussi bien jouée.Si Marc-André Hamelin, déjà très fort techniquement, continuer de s'épanouir ainsi comme interprète, quelqu'un risque de perdre sa place comme premier pianiste canadien! Deux erreurs dans le programme: le Quartettsatz est indiqué «allegro assai» (c.-à-d.«très vif») et non «allegro con fuoeo» et le numéro d'opus du Quintette de Schmitt est 51 et non 57.On peut ajouter, en passant, qu'il existe un autre Quartettsatz de Schubert, il est également en do mineur, est de 1814, porte le numéro 103 au catalogue de Otto Erich Deutsch et a été enregistré par le Quatuor Melos.MARC-ANDRE HAMELIN.pianiste, et QUATUOR A C0R0ES MORENCY (Denise Lupien et Olga Ranzenhofer, violons.Francine lupien-Sang.alto, et Christopher Best, violoncelle).Jeudi soir, église de Saint-Felix-de-Valois.Dans le cadre du douzième Festival international de Lanaudière.Programme: Quartettsatz en do mineur, D.703 (18201.Schubert Bénédiction de Dieu dans la solitude (1845).ext.de Harmonies poétiques et religieuses, pour piano.G.173 (1345-521.Liszt Quintette en si mineur pour piano et quatuor a cordes, op.51 (1902-08).Florent Schmitt Marc-André Hamelin Lanaudière 1990 : CLAUDE GINGRAS ¦ Le douzième Festival de Lanaudière est à peine commencé que le Père Fernand Lindsay songe déjà \u2014 il le faut! \u2014 au Festival de 1990.Confirmé: on y entendra le Concerto pour piano, orchestre et choeur de voix d'hommes de Bu-soni, avec Marc-André Hamelin comme soliste, et sous la direction de Semyon Vekshtein, le nouveau chef permanent du Festival.Il y aura de nouveau au moins un opéra en version concert, monté autour de Joseph Rouleau.Pour l'instant, deux titres sont mentionnés: Mefistofele.de Boi-to, et Don Carlo, de Verdi, dans sa version originale française, c'est-à-dire Don Carlos (que Rouleau a enregistrée à la BBC en 1973.U est aussi très sérieusement question pour l'an prochain d'une opérette en version concert.La Veuve joyeuse est dans l'air.Les premiers tests acoustiques ont eu lieu au nouvel amphithéâtre il y a quelques jours, avec Rouleau, justement.«Le son est magnifique, nous confie le Père, radieux.La voix porte avec un naturel.» Le directeur général, Paul Dupont-Hébert, quitte Lanaudière, comme on sait, pour prendre en mains les Variétés, à Radio-Canada.On lui cherche un remplaçant mais, pour l'instant, aucun nom n'est mentionné.C'est la discrétion absolue.La maison Yamaha a prêté à Lanaudière pour la présente saison trois grands pianos évalués à $80000 chacun.Pour des gronds moments de romontisme ou de détente, l'h NotreJame vous offre ses lagunes pour des promenades en pédalo ou en chaloupe au clair de lune.Renseignement: (514)872-6093'Société de l'île Notre-Dame >tf@F^6 EU £JJgSU8 ^13 P.À s l' M r-' Ce s ô i r.£ & t -Série Jazz Canadien à 20h £\u2014 EDMONTON JAZZ ENSEMBLE E à m o n t o n- Série Concerts Canadien International a 22h30 EXUS * KIM PA Via C o /) e n h a g a cl États- U n i s lu' FKSÏÏVAL I XT KR NATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL AMPHITHÉÂTRE CANADIEN INTERNATIONAL Rue Jeanne-Maure entre Sainte-Catherine et de Maisonnenee.G, rat u i t Canadienva plus loin LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 2 JUILLET 1989 D5 RABAIS DE du prix suggère sur les ensembles de matelas Sealy CINÉMA A CENT FAIT LA FAJKf il\") On*-F*vc Joliette 12): des 19 n AOVtNTUteS OF ¦MON MONCHAUSCN (THE) Cin*pl«» centre-ville (8) 13 h OS.16 h OS.19 h 05.21 h 35.APm AIA JUSTKf One-Parc Sant-Eustache 12k des 19 h.AVENTURÉS OU BARON MUNCHAUSEN (LES) Bern 15 > 14 n.1 à n 50.19 h.21 h SO.BACOAO CAFE Cineplex centre-ville 12 h 15.15 h.17 h 45.20h30.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 15.Palace H).12 h.13 h 05.18 h 10.21 h 15.Dernier spectacle ven., sam., minuit.Pine (1.Sainte-Adeter 18 h 45.21 h 50.Université: 12 h 30.15 h 30.18 h 30.21 h 3C: dim.12 h SO.15 h 30.VersaillM (2): 13 h.15 h 45.18 h 30.21 h 15.Dernier spectacle ven.sam.23 h 50.BERLIN BLUES Parisien u>: 12 h 15.14 h 30.16 h 45.19 h, 21 h 15 BLACK LACE PANTIES Commodore: des 18 h.CADILLAC ROSE Clne-Parc Uval (2): des 19 h.CAMILLE CLAUDEL Complexe Oeslardins (4): 13 h 30.17 h.20 h 3Ch jeu.13 h 30.CHERIE J'AI REDUIT LES ENFANTS Clne-Parc Saint-Eustache (4): des 19 h.Cme Parc Saint-Hilaire ( 1 >.des 19 h.Ou Plateau (1): 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15.21 h 15.Uval 12): 12 h 40.14 h 50.17 h, 21 h 10.Dernier spectacle ven.sam.23 h 20.Omega 11.Longueuil* 13 h.15 h 10.17 h 10.19 h 20.21 h 20.Parisien Hh 12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 30.Rex (1.Saint-Jerome).Sam., dim.13 h, 15 h 05.17 h 10.19 h 15.21 h 20: en sem.19 h 15.21 h 20.Versailles (S): 12 h 30.14 h 35.16 h 40.18 h 50.21 h 10.Dernier spectacle ven.sam.23 h 25.CIMETIERE VIVANT Cine-Parc Saint-Eustache des 19 h Cine-Parc Uval (1): des 19 h.EVERY WOMAN HAS A FANTASY L'Amour: 12 h 15.15 h 15, 18 h 15.21 h 15.FESSEES INTIMES Commodore: des 19 h.FIELD OF DREAMS Bonaventure (1).Dim.14 h 15.16 h 30.19 h 15, 21 h 30: sam.et en sem.19 h 15, 21 h 30.FIERRO, L'ETE DES SECRETS Astre (4).Ven.sam.dim.13 h 10.15 h 10, 17 h 10; lun.mar.13 h 10.15 h 10.17 h 10.Berri (3)-13 h 30.15 h 30.17 h 30.19 h 30.Carrefour Laval 14): 12h01.14 h 25.16 h 40, 18 h 50.21 h.Longueuil (1): 13 h.15 h, 17 h, 19 h.Paradis (3): 13 h.15 h.17 h.CHOSTBUSTERS (2) Astre (2): 13 h.15 h 10, 17 h 20.19 h 30, 21 h 40.Carrefour Uval 15).Ven., sam., dim., 12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 30: lun.mar.12 h 30,14 h 45.17 h, 19 h 15.21 h 30.Cinema Égyptien (1): 12 h 30, 14 h 45, 17 h, 19 h 15, 21 h 30.OeearielD Sam., dim.12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 30: en sem.19 h 15.21 h 30.Place Atexis-Nihon (1): 12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 30.Pointe-Claire (1): 12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 30.Pointe-Claire (2): 12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 30.CREAT BALLS OF FIRE Astre (3): 13 h.15 h.17 h 05.19 h 10.21 h 20.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 30.Carrefour Laval 12): 12 h 25.14 h 30.16 h 45, 19 h.21 h 20.Cinema Egyptien (3l: 13 h.15 h 10, 17 h 15, 19 h 25.21 h 40.Place Alexis-Ninon I2>: 12 h 45,15 h, 17 h 15.19 h 30.21 h 45.Pointe-Claire (5): 13 h.15 h 10.17 h 20.19 h 30.21 h 40.HISTOIRE DE VENT (UNE) Parisien (3): 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h; mere.13 h.15 h.17 h.21 h 50.HONEY IVE SHRUNK THE KIDS Oorval I3I: 13 h.15 h 10.17 h 20.19 h 30.21 h 40.Dernier spectacle sam., 23 h 35.Palace (21: 12 h 15.14 h 30.16 h 50, 19 h 10.21 h 30.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 45.Palace (5k 13 h 15,15 h 30,17 h 50, 20 h 10.Dernier spectacle ven., sam.22 h 25.Pine (4.Sainte-Adèle): 19 h 10, 22 h 05.HOW I COT INTO COLLEGE Cine-Parc Uval (2).Mere, jeu., des 19 h.INDIANA JONES A THE LAST CRUSADE Cinema V12): 13 h.16 h.18 h 50.21 h 35.Oorval (1): 13 h.16 h.18 h 50, 21 h 35.Dernier spectacle sam., 23 h S5.Du Pare (21:13 h.16 h, 19 h, 21 h 35.Greenfield I2): 13 h.16 h, 18 h 50, 21 h 35.P Hi I missmii AL Ol MEOLAJULRRY CORYELL/ BIREULAGRENE .PETEfl C RS KIM BAND CHARLES JJLOYD QUARTET ' RALPH TOWNERiGAJtY BURTON \".TO/VY WILLIAMS QUINTET STEPS AHEAD BUD SHANK ET LE BUD SHANK QUARTET .ARTUPO SANDOVAL Y SO QRUPO :\".2Z3î ?luillrt jfEggs] lUlllOI au Spectrum 20h 30 'WuJ^ SYLVIE BERNARD L^yfCC^U MOIS K'-.'aiaBBBB^^Biei^^nm .-.I OU MOIS Découpez cette annonce et écoutez CKOI-FM tous les soirs à 19h pour savoir où l'échangerpour obtenir un véritable billet Mardi 25 juillet 20h30 imperial 12 h 20.15 h 20.18 h 20.21 h 20 Dernier spectacle ven, sam 23 h 55.uvai m 13h.16h.18h50.21 h35.Dernier spectacle ven.sam.minuit 10 Pine (S.Sainte-Aetete:: 19 h.22 h 05.Versatiles H): 13 h.16 h.18 h 50.21 h 35.Dernier spectacle ven.sam.23 h 55.JESUS DE MONTREAL Brossard I1>.Sam.dim.12 h.14 h 10.16 h 30.19 h.21 h 30; en sem .14 h.17 h 10.19 h 20.21 h 30.Carrefour Laval i3): 12 h.14 h 10.16 h 30.19 h 05.21 h 40.Cinema Egyptien 11).Sam., dim., 12 h.14 h 10, 16 h 30 19 h, 21 h 30 en sem.14 h, 17 h 10.19 h 20.21 h 30.Dauphin ID.Sam., dim.12 h.14 h 10.16M30.19 h.21 h 30.en sem .14 n.17h10.191)20.21 h 30.Pomte-Claire (6).Ven., sam.dim., lun.mar., 14 h.17 h 10.19 h 20 21 h 30 JUMEAUX Cine-Parc Samt-Hilalre : des 19 h.Cine-Parc Uval Hfc des 19 h.Cine-Parc Saint-Hilaire I2h des 19 h.Cineplex centre-ville (7): 13 h 05.15 h 15.17 h 25.19 h 35.21 h 45.Longueuil : 13 h 05.15 h 10.17 h 15.19 h 20.21 h 25.Paradis (2k 13 h 15.15 h 14, 17 h 15.19 h 15, 21 h 15.LA VIGUEUR DEMENAGENT (LES) Berri (2k 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h.Brossard (2k 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h.Cine-Parc Saint-Eustache (S): des 19 h.Cine-Parc Tracy til: des 19 h.Uval 2000 12): 13 h 45.15 h 35.17 h 45, 19 h 30.21 h 40.Paradis (3k 19 h.20 h 50.LIAISONS DANGEREUSES Cineplex centre-ville (4k 13 h 15.16 h.19 h.21 h 25.Dauphin (2).Sam., dim.14 h 30, 17 h.19 h 30.21 h 45: en sem.19 h 30.21 h 45.LISTEN TO ME Cine-Parc Saint-Eustache (2k des 19 h.MAIS OUI EST HARRY CRUMB 7 Cine-Parc Joliette (1k des 19 h.MISSISSIPI BURNING Cineplex centre-ville (1): 13 h, 16 h.19 h.21 h 30.MORT D'UN COMMIS VOYAGEUR Complexe Desiardins (1k 13 h, 16 h, 19 h.21 h 45.NO HOLDS BARRED Astre (4).Ven., sam., dim., lun., mar., 19 h 10.21 h 10.NUIT BLEUE (LA) Paarlsien (3): 13 h 10.15 h 10.17 h 10.19 h 10, 21 h 10.OUTSIDE CHANCE OF MAXIMILIAN Place Alexis-Ninon (3): 13 h 20.15 h 20.17 h 20.19 h 25.21 h 35.PAPER HOUSE Cineplex centre-ville (2): 13 h 05.15 h 05.17 h 05.19 h 05.21 h 05.PETITE VOLEUSE (LA) Cineplex centre-ville (6): 13 h.15 h 15.17 h 30.19 h 40, 21 h 50.PET SEMATARY Palace (3): 13 h 30.16 h.18 h 45.21 h.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 15.PIECE DE CRISTAL Cine-Parc Tracy (2k des 19 h.PINK CADILLAC Cine-Parc Saint-Eustache (1): des 19 h.POUCE ACAOEMY (6) Clne-Parc Laval (2).Ven., sam., dim., lun.mar., des 19 h.PRINCE A NEW YORK (UN) Cine-Parc Joliette (2k des 19 h.PROMIS JURE Complexe Desiardins (3k 13 h 15, 15 h 15.17 h 15.19 h 15, 21 h 15.OUAND LES FEMMES S'EN MELENT Cine-Parc Tracy (2): des 19 h.RAINMAN Palace (4): 13 h, 15 h 45,18 h 30.21 h 20.ROADHOUSE Palace 16): 12 h, 14 h 15.16 h 35, 19 h.21 h 30.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 50.SCANDAL Faubourg Sainte-Catherine (2).Ven., sam., dim.13 h 30,16 h.19 h, 21 h 20; Km., mar.13 h 30, 16 h, 19 h, 21 h 20.«Monsieur Jo», la mémoire du jazz Agence Fr*nce-Pmse PARIS m Bird de Clint Eastwood, sur la vie de Charlie Parker, Autour de Minuit de Bertrand Tavernier avec Dexter Gordon ou Cotton Club de Coppola ne sont que les arbres qui cachent la forêt des films sur le lazz.Or des collectionneurs de films de jazz, il n'y en a guère qu'une vingtaine dans le monde, en majorité Américains.Mais il y a aussi des Français comme Francis Paudras et Joseph Milgram qui a accumulé depuis 20 ans, sous les toits de sa maison de Saint-Ger-main-en-Laye (région parisienne), des dizaines de bobines de films de lazz, au total 60 heures d'écoute d'une collection inestimable.«Monsieur jo», ainsi que le surnomment ses amis, connaît son Histoire du jazz sur le bout des doigts.À 15 ans, il avait une oreille sans défaillance.Intarissable, poète, passionné, Joseph Milgram, 73 ans, sait le nom du troisième trompette à gauche ou du premier danseur à droite quand il vous passe sur son écran personnel des films des années 30.Sa collection va de 1929 à The-lonious Monk, en passant par des documents sur tous les musiciens jusqu'à Nat King Cole, Roy El-dridge et Billie Holiday.Pour Monsieur |o,«le Jazz est toujours là, il y a énormément de public, mais plus de musiciens.Et puis le |azz n'est plus la même musique, on a dépossédé les Noirs de leur musique.Celle d'aujourd'hui, dit-il, n'a plus la même dimension émouvante, onirique et métaphysique».Faubourg Sainte-Catherine (4) Mere.jeu.13 h 30.16 h.19 h.21 h 10.SEE NO EVIL.HEAR NO EVIL Loews (Sk 12 h 30.14 h 45.16 h 50.19 h 05.21 h 30.Dernier spectacle ven.sam., 23 h 35 SOCIETE DES POETES DISPARUS Uval 14k 13 h.1S h 10, 18 h 30 21 n 10.Dernier spectacle ven.sam.23 h 50.Parisien 12): 13 h 05.15 h 45.18 h 35.21 h 20.Versailles (4): 12 h 45.15 h 45.18 h 35.21 h 20.Dernier spectacle van.sam.23 h 45.S.O.S.FANTOME (2) Berri ni: 12 h 45.15 h.17 h 15.19 h 30.21h45.Brossard 13k 12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 30.Cine-Parc Chateauguay dk des 19 h.Cine-Parc Uval (4k des 19 h.Cine-Parc Odeon < 1.Boueherviltek des 19 h.Compta»» Desiardins 12k 12h50.14h4S.17 h.19 h 15.21 h 30.Cremazie.Sam., dim.12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 25.21 h 30; en sem.19 h 25.21 h 30.Uval 200011): 12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 30.Paradis (1k 13h.15h10.171)20.19hSO.21 h 40 SPEEO imax (Vieux-Port).Tous le jours.12 h 50.18 h 30.STAR TREK (V) Oorval (4k 13 h 15.15 h 50.18 h 40.21 h 15.Dernier spectacle sam.23 h 35.Du Parc (S): 12 h 10.14 h 25.16 h 40.18 h 55.21h20.Fairvlew (1): 13 h 30.16 h 05.18 h 45.21 h 20.Greenfield (3): 12 h.14 h 20.16 h 45.19 h 15.21 h 40.Uval (3k 12h20.14h30.16h4S.19h1S.21 h 45.Dernier spectacle ven., sam., minuit.Loews il): 12h30.14h40, 17h, 19h 10.21 h 35.Dernier spectacle ven.sam.23 h 40.Versailles (6): 12 h 40.14 h 55.17 h 15.19 h 30.21 h 50.Dernier spectacle ven., sam., minuit.TEOUILA SUNRISE Clne-Parc Chateauguay (2k des 19 h.Cine-Parc Odeon (2.Bouchervillek des 19 h.VERTIGE Irnmax (Vieux-Port).Tous tes jours de 10 h a 22 h.VICE VERSA Cine-Parc Chateauguay (1): des 19 h.Cine-Parc Uval (4k des 19 h.Cine-Parc Odeon (1.Boueherviltek des 19 h.WEEK-END AT BERN IE S Astre (4).Mere., jeu.13 h.15 h.17 h.i9h.21 h.Carrefour Laval (6): 12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 30.Cine-Parc Laval (2): des 19 h.Faubourg Sainte-Catherine (2).Mere., jeu.13 h, 15 h 05.17 h 10.19 h 20.21 h 30.Pointe-Claire (6).Mere., jeu.12 h 50.14 h 55.17 h.19 h 05.21 h 10.SALLES DE RÉPERTOIRE ALOUETTE.JE TE PLUMERAI Ouimetoscope: 16 h.AMI OE MON AMIE II') Ouimetoscopoe: 21 h 30.ANNA KARENINE Ouimetoscope: 21 h 15.A NOUS LA LIBERTE Ouimetoscope: 19 h 30.ASTERIX CHEZ LES BRETONS Ouimetoscope: 15 h 45.BEUE BARBARA (LA) Ouimetoscope: 14 h.BRUISSEMENT DE FEUILLES: LA REVOLUTION AUX PHILIPPINES VUE DE L INTERIEUR (UN) Parallèle: 19 h, 21 h 30.CHAPEAU DE PAILLE 0 ITALIE Ouimetoscope: 14 h 20.CHER PETIT VILLAGE (MON) Ouimetoscope: 16 h 15.FRANTIC Ouimetoscope: 19 h 15.GAI-SAVOIR (LE) Ouimetoscope: 21 h 40.GRIEVOUS BODILY HARM RialtO: 21 h 30.HEATERS Riato: 17 h.19 h 15.ITINERAIRE D'UN ENFANT GATE Ouimetoscope: 19 h.NAVICATOR RialtO: 15 h.ONF ANIMATION Ouimetoscope: 14 h 20.SEALY POSTUREPEDIC SEALY POSTUREPEDIC à partir de Crown Jewel Ens.39 po 379\" Ens.54 po 479\" Ens.«Queen» Ens.39 po 799\" Ens.54 po 899\" Ens.«Queen» ORTHO Ens.39po 69)99 Ens.54po 99i99\tSUPPORT LOMBAIRE 840 ressorts Garantie 2à ans 7 épaisseurs de coussinage Tissu antidérapant Maintien orthopédique Sommier renforce Ens.39 po 499 Ens.54po Ens.(Queen» 799 Ens.«Kinçp 999\tMATELAS SIMMONS IhJ à partir de 199.99 Ens.39po 129)99 Ens 54po 169)99\t\tLIT ÉLECTRIQUE réglable Garantie 15 ans A partir de 1399 \t\t SUPER ORTHO 15 ans 1QQ 39 po 1 99 54 po 269 tQueen.299\t\"BONHEUR SUPRÊME\" Ens.Mpo 549,99 Ens.54 po 749,99 Ens.«Queen» 849,99 Ens.«King- 1099,99\tTéléphonez ^Er^;^ aan» tarder jpto^TV Livraison Ç5rÎ7^5>7y rapide Spécialiste du confort BONHEUR PIERREFONDS Outfit ilr I Ile 15634 buul Gotlffi Out-si lertlrt* bout St Jew el SI ClMflt-M 620 71 55 LONGUEUIL 106B boul Cu'i* Poirtei '.,,.-», 442 9768 STJEROME (SI Allien,-, bf.ui clr» Laurt-ntidr» .__ 431-7366 MONTREAL tlJO >u l jy O' bout SI Jt*an i .ipn-.t-691-4240 4/5 juillet 19h30 En célébration de In 10e soison de ÏOSNi ô Notre-Dame Le Requiem de Verdi Charles Dutoit, chef Alessandra Marc, Jard van Nés, George Gray, Simon Estes, Choeur de l'OSM - Iwon Edwards Egalement au programme : Mozart, Sancta Maria, K273 Mozart, Ave Verum Corpus, K618 5 juillet commandité par Hydro-Québec Commanditaire du festival POWER CORPORATION DU CANADA ORCHESTRE 3os 18 s er 8 s Basilique SYMPHONI0UE \u2022 Metron Ct ?$).Place des Arts (.1 $) M«#L DE MONTREAL Siéses r«ervés woire-uame 7244 LA MAISON DE LA SEMAINE PRIX DEMANDE PRIX DE VENTE $205 000 $183 000 Cette maison située au 6055, rue de Charette, près des rues Cadillac et Rose-mont, dans le quartier Rosemont, à Montréal, est située dans un secteur haut de gamme.PHOTO PIERRE ^LUMIERE.U Preise Semi-détachée à Rosemont RHÉAl BERCIER Cette maison semi-détachée avec revêtement brique, située à Rosemont, en plein coeur de Montréal, a été vendue $ I83000.après avoir été inscrite sur le marché durant quatre mois et demi à $205000, puis réduite à $199500.L'immeuble a été bâti en 1979 et comprend quatre chambres, trois au troisième niveau (avec petit loft) et l'autre au sous-sol.Ce dernier est complètement rénové.11 comprend une grande salle familiale avec foyer, bar et évier.Il peut aussi accueillir un petit bureau.Une chambre froide a été aménagée sous le balcon.Le propriétaire a accès par l'intérieur à un grand garage.L'entrée est asphaltée.La dimension du terrain est de 27 pieds de façade par 90 pieds de profondeur et celle de la maison, de 25 pieds par 36.7 pieds.Au premier niveau, on retrouve une cuisine avec porte patio avec dinette et salle à manger et un très grand salon.Les planchers du logis sont en marquetterie.sauf dans le hall, dans le vestibule et les salles de bains qui sont en céramique.Toutes les boiseries sont en chêne.La maison a des systèmes d'alarme et d'intercommunration.Elle est alimentée au chauffage électrique.L'évaluation municipale se chiffre à $150800, dont $22800 pour le terrain.Les impôts municipal et scolaire s'élèvent à près de $3400.La maison est située dans un secteur tranquille près des Galeries d'Anjou et des Galeries Versailles, de l'école polyvalente Louis-Riel, de l'école élémentaire Guillaume-Couture, du collège des Eudis-tes et du parc Albanie.Les prix pour cette catégorie de maisons restent élevés, car les gens ne sont pas pressés de vendre et attendent leur prix, explique Robert Binette, de Ke-max, la maison de courtage qui a participé à la transaction.«Mais les prix sont négociables plus que jamais», s'empresse-t-il d'ajouter.Il existe néanmoins peu de maisons de ce type inscrites dans ce quartier haut de gamme.Dans Rosemont, c'est surtout des duplex que l'on retrouve sur le marché.«Les gens sont de plus en plus exigeants pour l'intérieur, principalement pour la cuisine et la salle de bain», fait-il observer.Selon M.Binette, il est très rare que le vendeur accepte une première offre et, , inversement, les nouveaux propriétaires hésitent de plus en plus, devant les faibles prix de location.«Il faut vraiment «aimer» ie iogis pour souffrir un rendement souvent peu élevé.Autrement, on attend son prix», résume-t-il. \u2014 76 \u2014 \u2014 Sais-tu que je suis le seul à posséder un terrain à L'Anse, à part les Guité évidemment?C'était juste.Lemieux s'en vanta tellement que tous les locataires de L'Anse en eurent l'eau à la bouche et voulurent négocier avec François des contrats vite faits, qui mettraient fin à l'ancienne et pénible situation, on avait depuis longtemps oublié les vieilles querelles, les fausses divisions, on allait enfin repartir du bon pied, L'Anse redeviendrait un village comme les autres, normalisation, égalité des chances, on recommençait à le trouver sympathique, et que ton petit-neveu revienne au pays sain et sauf! François ne l'entendait pas de la même oreille.11 laissa traîner les choses en longueur.Il disait réfléchir, parce que ce n'était pas si facile, une décision fort grave qui engageait l'avenir, il y avait de l'inflation, et de plus il recevait tous les jours d'autres offres beaucoup plus alléchantes, pas la peine de se faire du souci pour lui.Le prix du second terrain, sur lequel était construite la station-service de Camille, fut jugé exorbitant.Quoi ! on lui demandait des milliers de dollars pour un terrain grand comme un mouchoir, « Et encore, un mouchoir de dame!» ajoutait-il pour être bien compris.«Il peut se les garder, ses terrains.» Et François répliquait, car il y avait toujours quelqu'un pour faire les commissions, «Sûr que je vais les garder, mais en attendant, il faudra me payer, à moi, les redevances pour la location des terrains, je crois qu'on va regretter le temps de Pauline.».Par un après-midi du mois d'avril, un jeune voyageur efflanqué, anormalement bronzé, frais comme une rose rousse, descendit de la voiture d'un touriste qui ne s'arrêta qu'un instant, descendit devant le château, prit son sac de toile bleu marine dans la malle arrière et se mit à siffloter un air rock, trop heureux de rentrer au pays, de retrouver l'air salin qui lui chatouilla agréablement la narine.«Merci pour le lift.» Il glissa le sac sur son épaule et se dirigea d'un pas souple, ondulant, vers ce qui ressemblait à un épouvantait, cette forme grise et courbée se découpant sur fond de mer.«Salut, mémé!» cria-t-il de loin, parfaitement heureux de lui causer une bonne surprise.Pauline travaillait à retourner la terre de son jardin en vue d'y planter des petits légumes comme chaque année.Et pour une fois, le printemps était en avance, les érables n'avaient pas eu le temps de couler, à peine quelques gallons de sucre, que déjà un vent d'été avait soufflé, grugeant les dernières flaques de neige qui avaient tenu bon à l'ombre des arbres.Puis un faux été s'était installé d'un coup, réchauffant suffisamment la terre pour que l'on commence les travaux des champs.\u2014 Bonté divine! Le diable qui m'apparait! Elle lâcha sa bêche et courut à petits pas secs vers l'apparition qui ressemblait à Martin.Elle hésita.puis se jeta dans ses bras.\u2014 C'est lui! C'est bien lui! Des larmes coulaient sur sa peau crevassée, elle reniflait doucement en fermant les yeux.Elle reniflait, la téte au creux de son cou.Il sentit la tiédeur des larmes et lui tapota le dos pour que l'effusion prenne fin.Ça le gênait un peu, et puis il avait plié les genoux pour être à sa hauteur.\u2014 Lâche, même ! Elle recula d'un pas.\u2014 C'est lui, la sale grenouille.Elle saisit ensuite son bras dans une poigne de fer, comme si elle ne voulait plus le lâcher d'une semelle, et l'entraina vers la maison en disant «Raconte.» Elle se reprit : \u2014 Avant de raconter aux autres, prépare-t-oi à une réception.\u2014 Sont pas contents?\u2014 Raconte toujours.\u2014 Qu'est-ce que tu veux savoir?Y'a rien à dire.\u2014 Raconte depuis le début.Si ça a du bon sens, tu n'as même pas honte?\u2014 Infernal, si tu parles du collège.\u2014 Parlons-en donc.\u2014 Ils m'ont tendu un piège, m'ont donné un billet de sortie, les vieux chnoques, une seule fois, ensuite ils ont refusé.Pas gras du cerveau;! Alors moi.j'ai fait comme si j'avais la permission, je leur mettais sous le nez le vieux billet de sortie, ça passait comme dans le beurre, les taupes, sauf que la quatrième fois, ils m'ont pincé, les vaches, y'en avait un qui savait lire.\u2014 Tu parles donc mal ! Nous autres, on parlait mal par ignorance, peut-être bien qu'on avait pas le choix, mais toi, on dirait que tu le fais exprès.Tu parles comme tu marches.par négligence.\u2014 Embraye, mémé.arrive en ville! Y'a rien là.\u2014 Bon.continue, j'ai hâte de comprendre.Tu te sentais prisonnier là-bas?- Mets-en, surveillé vingt-quatre heures par __r, espionné, watché.Étaient à la veille de me raser le crâne, disaient que mes cheveux les provoquaient, quand c'était pas l'Ecureuil qu'ils jou m'appelaient, ils disaient Poil de carotte.Original à la planche, hein?\u2014 Puis après?\u2014 C'est tout.\u2014 Ah, c'est tout! |e vas te montrer, moi, je vais te montrer si c'est tout.Cette fois-ci, elle l'empoigna carrément à la gorge de ses grandes mains sèches et dit «Tu vas parler, tu vas parler, au moins à moi tu vas dire pourquoi tu as volé.» Et ses ongles s'enfonçaient malgré elle dans les chairs tendres de son cou.11 eut du mal à se dégager en râlant un «Cool, calme tes nerfs, c'est pas la fête à quoi je m'attendais.» \u2014 «Ah, il s'attendait à une fête, en plus!» Puis il se mit à table, comprenant tout à coup que la promenade venait de prendre brutalement fin.Il s'était tiré (moi.je dirais plutôt que tu as levé l'ancre, dit-elle), avant qu'il ne fasse tout sauter, et il n'avait pas osé lui demander la permission, à elle (refusée d'avance, tu penses bien); comme il avait besoin d'argent a la mesure de son projet, il avait emprunté (volé, tu devrais dire) l'argent du collège (que j'ai dû rembourser), et il était parti vers le sud, mémé, c'est là que ça se passe (je m'en doute un peu, mais c'est pas une raison).Pour descendre, ça allait tout seul, il avait fait du stop, entre deux hot-dogs et trois frites (une nourriture saine!), mais si tu savais tout ce qu'il y a à voir, je voudrais retourner (tout de suite, ça mitonnerait), un jour, je voulais connaître les temples indiens (toujours ta manie des pierres!), alors à moi le Mexique (je sais), pis j'ai même été à Cuzco, pis ensuite ça s'est morpionné (le vent a tourné), c'est ça, on a démoli une bagnole dans un accident, stie! (qui ça, on?) un gars qui voyageait à ce moment-là avec moi, pis la police mexicaine m'a demandé mes papiers (à part des cartes postales, t'en avais pas beaucoup), m'ont donné trois jours pour disparaître du pays, vers le nord.Pis j'ai reparti (j'ai reparti?) vers le sud, m'ont rattrapé, stie, les chiens (quels chiens?), les vaches! m'ont remis à la frontière américaine (tu voulais pas te rapprocher de nous, hein ?).Pis là.je m'ai sauvé encore (je me suis sauvé.qu'est-ce que t'as appris dans tes études?) parce que la police américaine.pis là j'ai fait du pouce jusqu'ici, stie.\u2014 En tout cas, t'es en vie, ouistiti.\u2014 Super! \u2014 Quoi?\u2014 Mon voyage, mon trip.\u2014 Il faudrait moins le résumer, parce que, avec ce que tu m'en as dit, je vois pas encore pourquoi on te confondrait avec Jacques Cartier! 11 sortit de son sac un petit paquet maladroitement enveloppé qu'il tendit à Pauline.Elle demanda «C'est pour moi?» et le défit de ses doigts fuselés qui tremblaient plus que de coutume.En voyant le bracelet de corne (c'est de la carapace de tortue, dit-il), elle eut la larme à l'oeil (ça vaut pas grand-chose, dit-il.j'étais cassé), elle lui ébouriffa les cheveux qu'un geste vi-rourcux (j'ai quand même pense à toi!), elle dit «Sale grenouille!», ce qui servait à signifier deux choses: la première, qu'elle était émue au-delà des apparences, la seconde, qu'elle reportait à plus tard, sans y renoncer, le règlement de leurs petits comptes.Il ne s'y trompa d'ailleurs pas, abondonnant ses airs triomphants au profit d'une touchante humilité.\u2014 Y'a des bouts où je t'ai vraiment regrettée.\u2014 Pas moi! fit-elle, en esquissant un sourire pitoyable qui témoignait de tout le contraire.Ce soir-là, elle choisit de ne prévenir personne de l'arrivée de l'enfant prodigue, sans doute afin de se réserver pour elle seule le plaisir d'une pré sence si longuement attendue.Mais dès le lendemain matin, elle passa une corde au cou de Mar-tin.littéralement, et le traîna de cette manière jusque chez Clovis.Il chialait comme un putois mais elle répondait «Ça fait partie du châtiment!» en imprimant à la corde de légères secousses.Ils croisèrent quelques passants qui s'exclamèrent « Il est revenu ! » \u2014 « Pas encore tout a fait!» répondait Pauline.II avait soudain l'impression qu'elle ne le considérait pas plus que Robin IV.le dernier barbet qu'elle avait dégotc Dieu sait où, et qu'elle avait encore nommé Robin, une vraie manie, en souvenir de Noum.faut croire.\u2014 Tu m'humilies, dit-il.tu essaies de me rapetisser.Stie! \u2014 Ça va te faire un bien fou, tu crois pas?Ça va t'empécher de t'envoler ou de gonfler du cerveau.Ils se présentèrent chez Laurettc et Clovis dans cet équipage.Ce fut le début de la fête.«Venez voir.Mémére l'a attrapé au lasso!» \u2014 «Mémère fait des prodiges!» \u2014 «Passez-moi le bout de la corde, une petite seconde.» Ce qui pour Pauline n'avait été qu'un geste symbolique se transforma bientôt en un cauchemar de corde et de pendaison, Martin étant tiré d'un côté puis de l'autre, chacun voulant vérifier la solidité de la corde.Clovis la passa même par-dessus une poutre du plafond, après être monté sur une chaise.Il vérifia l'installation en tirant violemment, redescendit sans lâcher la corde, prêt à tirer à la moindre incartade.\u2014 Raconte, haut et court! dit Clovis.\u2014 Quand est-il arrivé?\u2014 Hier soir.\u2014 Hier après-midi, corrigea Martin.\u2014 Il était pius tard que ça, dit Pauiinc, puur justifier son petit rapt affectif, le soleil tombait.\u2014 Pourquoi vous nous avez pas appelés?\u2014 .Je voulais être sûre que c'était bien lui, qu'il était bien revenu.\u2014 Stie! a suivre ç< 1988 Édïlions Québec/ Amérique 0 10 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 2 JUILLET 1989 T.FKAKM'rn photo robert naoon.U Pmse Katéri Tekakwitha, le lys des Agniers.CUV PINARD Les Amérindiens ont souvent défrayé la manchette au cours des deux dernières décennies.Les incidents de Wounded Knee, de Kah-nawaké, d'Akesasne et de Restîgouche ont illustré à divers niveaux l'affirmation de leurs droits bafoués.Dans l'esprit des conquérants d'hier et d'aujourd'hui qui ont toujours méprisé les premiers occupants du sol américain, ces derniers ne sont que des brutes aux mains souillées du sang de leurs «amis» français où britanniques, des «sauvages» comme on disait à l'époque.Cette «certitude» a été entretenue par certains historiens qui coloraient l'histoire du Canada sans aucun souci de justice à l'égard de ceux qui furent dépossédés de leur terre par la force des armes et l'occupation illégale.Heureusement qu'il exista des individus comme le jésuite E.|.Devine et des livres comme Historic Caughnawa-ga pour nous rappeler qu'à certains moments de notre histoire pas toujours glorieuse, les Blancs ont été beaucoup plus «sauvages» que les «peaux-rouges».Ce long préambule nous conduit à la réserve des Agniers (« Mohawks » en anglais) de Kahnawaké, où on peut admirer une église en pierre, son presbytère logé dans d'anciens bâtiments militaires et les vestiges du fort Saint-Louis.L'article de cette semaine est réservé à l'historique de la mission, tandis que celui de la semaine prochaine traitera plus précisément de ses bâtiments.La réserve Peu de Montréalais connaissent la réserve jadis connue sous le nom de Caughnawaga, interprétation phonétique anglaise de son nom iroquois de Kahnawaké.La tribu iroquoise était la plus importante du Sud-est de l'Amérique du Nord.Elle regroupait six nations: les Agniers, les Oneiouts.les Onontagués, les Gayagouans et les Tsonontouans qui formèrent d'abord la Ligue des cinq nations, à laquelle se joignirent ultérieurement les Tuscaroras.Les Iroquois furent longtemps hostiles aux Français, même après avoir embrassé la foi catholique.Un premier traité de paix fut signé en 1667 après l'excursion d'Alexandre de Prouville de Tracy et des 1 300 soldats du régiment de Carignan-Sallières dans les cantons agniers de la rivière Mohawk.La paix fut brisée en 1687 à la 162 La mission Saint-François-Xavier de Kahnawaké ( I ) RENDEZ VOUS 92 1992.350- ANNIVERSAIRE DE LA n)\\i)\\Tim m: \\io\\trhu suite d'une trahison de Jacques-René de Brisay, marquis de Denonvdle.Voulant venger les expéditions des Tsonontouans contre les Illinois et les Miamis, alliés des Français, en 1686, Denonville décida de porter l'attaque en territoire ennemi, mais il choisit le mauvais adversaire.Arrivé sans embûches à proximité du fort Cataraqui (ou Fort Frontenac), les Amérindiens déléguèrent 40 de leurs chefs à la rencontre des troupes françaises, y compris Oureouharé, chef des Gayagouans.Aussitôt débarqués de leurs canoes remplis de présents, ils furent faits prisonniers, ramenés à Montréal et transportés en France où ils servirent de galériens.Pas un seul Tsonon-touan ne fut fait prisonnier.Le marquis de Denonville, dit-on, s'était contenté d'exécuter les ordres du roi de France, mais lui seul en porta le blâme.Peu de temps après, le 5 août 1689, les Iroquois attaquaient Lachine, tuaient 200 colons pacifiques et brûlaient leurs maisons.Il fallut attendre 1701 avant qu'on ne signât une nouvelle paix à l'instigation du chevalier Louis-Hector de Callière, premier gouverneur de Montréal, après 12 ans d'horreur et de violence.Depuis 1667 Kahnawaké existe depuis I667, année où le «donné» (autrement dit un laie au service des jésuites) Charles Bo-quet rentra d'un stage d'évangélisation dans les cantons iroquois du lac Cham-plain avec Tonsahaten (il prit le prénom de Pierre), sa femme et cinq compagnons.Dès leur arrivée, ils s'installèrent à la mission Saint-François-Xavier, à La Prairie-de-la-Magdeleine, fondée la même année par le jésuite Pierre Raf-feix.Dès leur arrivée, ils décidèrent d'embrasser la foi catholique.Ils reçurent le baptême des mains de Mgr François de Montmorency Laval à l'été de 1668, s'établirent à La Prairie et y fondèrent la réserve de Kentaké (dans la prairie ).Katéri Tekakwitha Le premier déménagement de la bourgade eut lieu en 1676.La mission s'installa alors à l'emplacement actuel de Côte-Sainte-Cathenne et on lui donna le nom de Kahnawaké (aux rapides).C'est à cet endroit que la bienheureuse Katéri Tekakwitha, surnommée le «lys des Agniers», finit ses jours.Tekakwitha naquit en 1656 d'une mère al-gonquine chrétienne et d'un père agnier à Ossernenon ( Auriesville, État de New York).En 1660, une épidémie de petite vérole emporta toute sa famille.Tekakwitha échappa à la mort, mais son visage fut irrémédiablement marqué et sa vue fut affaiblie.Elle déménagea avec les survivants à Candaouagué, sur la rivière Mohawk, toujours dans l'État de New York.C'est là qu'elle reçut le baptême et le prénom de Katéri, le jour de Pâques I676.Katéri quitta la mission du canton agnier à l'automne de I677.et prit la direction de Kahnawaké.EUé y fît sa pre^ mière communion le jour de Noël 1677, prononça son voeu de virginité le 25 mars 1679, jour de la féte de l'Assomption, et y mourut vers 15 h le 17 avril 1680, jour du Mercredi-Saint, après avoir invoqué Jésus et Marie dans un dernier soupir.Katéri Tekakwitha fut déclarée «vénérable» le 3 janvier 1943 par le pape Pie XII et fut élevée au rang des «bienheureux» le 11 avril 1980 par le pape Jean-Paul II.Un cénotaphe fut élevé à sa mémoire en 1900 à Côte-Sainte-Catherine, remplaçant la vieille croix érigée par les Agniers.Le troisième emplacement En 1690, la mission Saint-François-Xavier fut déplacée à un troisième emplacement nommé Kahnawakon (dans les rapides), et situé deux milles en amont de Kahnawaké, qui prit alors le nom de Katéri tsi tkaiatat, ou «l'en-droit-où-fut-entcrrée-Katéri».C'est en ce lieu que fut érigé le moulin des jésuites, dont l'accès était facilité par un quai construit avec grand peine pour former un mouillage.En 1696, donc à peine six ans plus tard, nouveau déménagement; la mission s'installa face à l'île du Diable, sur les bords du sault Saint-Louis ( les rapides de Lachine), à proximité de la rivière Suzanne (du nom de baptême de la femme du chef Tarieha) et reprit le nom de Kahnawaké.Ce nom fut changé en Kanatakwenké (d'où-l'on-empor-ta-le-village) en 1716, année du dernier déménagement, alors que la mission s'installa définitivement à son emplacement actuel, longtemps connu Sous le nom de Caughnawaga.Le déménagement ne fut cependant complété que trois ans plus tard, et il fallut encore deux ans de travaux pour construire l'église et les quartiers militaires.Quant à la construction du fort lui-même, elle n'était pas encore commencée en mai 1724.comme en fait foi une lettre de Jérôme Phélypeaux, comte de l'ont-chartrain et de Maurepas.La seigneurie Les cinq emplacements se trouvent tous sur le territoire des seigneuries de La Prairie (les trois premiers) et de Sault-Saint-Louis.La seigneurie de La Prairie fut concédée aux jésuites le Ier avril 1647 par le sieur Jean de Lauson.La donation stipulait que la seigneurie mesurait deux lieues de terre le long du fleuve St-Lau-rent, du côté du sud, à commencer depuis l'Ile Ste-Hélène jusqu'à un quart de lieue au-delà d'une prairie dite la Madeleine, vis-à-vis les isles qui sont proches du Sault de l'isle de Montréal, espace qui contient environ deux lieues le long de la dite rivière St-Laurent, sur quatre lieues de profondeur dans les terres, tirant vers le sud.Cette cession fut confirmée par Louis XIV le 12 mars 1668 à Saint-Germain-en-Laye.La seigneurie du Sault-Saint-Louis fut concédée aux jésuites par Jacques Du-chesneau de la Dousstnière et d'Am-bault.intendant de la Nouvelle-France: Concession du 29 mai 1680, faite par Sa Majesté aux révérends Pères Jésuites, de' la terre nommée le Sault, contenant deux lieues de pais de front; à commencer à une pointe qui est vis-à-vis le rapide St-Louis, en montant le long du lac, sur pareille de profondeur, avec deux isles, islets et battures qui se trouvent au devant et joignant aux terres de la Prairie de la Magdeleine.Cette concession ne fut enregistrée par le Conseil souverain, a Québec, que le 2 octobre 1719.Une clause de la concession stipulait qu'advenant l'abandon par les jésuites et les Amérindiens du terrain sur lequel ils vivaient, ce terrain revenait automatiquement au roi.En théorie, lors du déménagement de 1716, le territoire abandonné devait donc revenir au roi de France.Les jésuites, le père Joseph-François Lafitau en tète, protestèrent, et ils eurent gain de cause, en grande partie grâce à l'appui de François-Pierre de Ri-gaud, marquis de Vaudreuil, gouverneur de Montréal.Lafitau en profita pour faire établir la frontière mitoyenne des seigneuries de La Prairie et du Sault-Saint-Louis, incorporant à la seigneurie de La Prairie une bande de terrain contestée de 37 acres de largeur.Cette bande causa bien des ennuis par la suite à cause du chevauchement des deux seigneuries, résultat du verbatim des deux donations.Les iroquois soulevèrent la question pour la première fois en 1762 devant le général Thomas Gage, gouverneur de Montréal, et le conseil militaire.Dans un premier temps.Gage, le 22 mars 1762, reçut la demande des Amérindiens concernant la bande de terrain contestée, invalida les donations de Lauson et de Duchesneau et retira aux jésuites la jouissance de la seigneurie du Sault-Saint-Louis pour l'accorder aux Iroquois.Après de nombreux démêlés politiques, les jésuites récupérèrent en août 1768, en Cour Supérieure, la bande de terrain contestée, mais non la seigneurie de Sault-Saint-Louis.De toute manière, cinq ans plus tard, dans le cadre de la persécution dont la Compagnie de Jésus était victime en Europe, la communauté fut dépossédée de tous ses biens au profit de la Couronne.Et, fait curieux, le gouvernement britannique s'empara aussi de la seigneurie de Sault-Saint-Louis, présumément transférée des jésuites aux Agniers en 1762! Désormais, c'était au gouvernement que les Amérindiens devaient s'en prendre au sujet de la bande de terrain contestée.Ils essayèrent sans succès en 1807 et en 1820.La dernière tentative eut lieu en janvier 1830 alors que les chefs Sonatsiowane et Sawennowanne, et l'interprète Georges Antoine de Lori-mier se rendirent en Angleterre pour plaider leur cause auprès du roi William IV.Ils subirent un nouvel échec.Carte publiée en anglais dans Historié Caughnawaga, et dont les inscriptions ont été traduites en français.On y retrouve les cinq emplacements de la mission: Kentaké, Kahnawaké, Kahnawakon, Kanatakweké et Caughnawaga, connu sous le nom de Kahnawaké depuis le début des années 80.S D DDQDtDD QutflQaOP0000 vu4.as* o«» S*uv*a«* tenauort oQOflOOGDGD^nupOgDDD a QD^^oDDirDoaffl Plan du fort Saint-Louis et du village iroquois en 1754.tiré de Historic Caughnawaga.mais revinrent avec la promesse de recevoir une cloche et les l 023 £ nécessaires à la restauration des bâtiments.La cloche arriva à l'été de I832, avec une somme de 230 £ et une vague promesse que le reste suivrait plus tard.Le site privilégié à la tète des rapides de Lachine du cinquième emplacement de Kahnawaké en fit un lieu de prédilection pour la construction d'une gare ferroviaire.La société Lake St.Louis and Province Line Railway y construisit une gare pour le tronçon de 25 milles qui relia Kahnawaké à Mooer's Junction, dans l'État de New York, à partir d'août 1832.De Kahnawaké, les passagers atteignaient Montréal en prenant un traversier, puis un deuxième train au- quai de Lachine.L'arrivée du chemin de fer sur le territoire de Kahnawaké fut cependant la goutte qui fit déborder le verre du mécontentement des résidents de la réserve.C'est ce qui alluma la flamme du ressentiment des Indiens, qui n'a cessé de brûler depuis lors.Les missionnaires De 1667 à 1783, la mission fut dirigée sans interruption par des jésuites français.La mort du père Joseph Huguet en mai 1783 et le départ du père Bernard Well peu de temps après interrompit cette lignée.Pendant les huit décennies suivantes, la mission fut confiée à des sulpiciens et des oblats.Le retour définitif des jésuites eut lieu le 6 août 1902, avec l'arrivée du père Samuel Granger, immédiatement qualifié de ratsihens-tatsi onwe (ou robe-noire-comme-au-t refois) par ses ouailles.Le plus célèbre des sulpiciens fut sans contredit Joseph Marcoux, qui dirigea la mission de 1819 à 1855.C'est sous son égide qu'on érigea l'église actuelle, et c'est lui qui résista aux tentatives du surintendant des Affaires indiennes à Ottawa de promouvoir l'anglais dans le village.Il laissa aussi une oeuvre remarquable en iroquois: grammaire, lexiques iroquois-français et français-iro- quois, catéchisme, livre et formulaire de prières, volume de chant grégorien avec paroles indiennes, cahier d'annonces à faire et biographie de Katéri Tekakwitha.Le père oblat Nicolas Burtin, successeur de M.Marcoux et curé de la mission pendant 28 ans, fut lui aussi l'auteur de travaux littéraires importants en iroquois.Soulignons son Histoire des Iroquois du Sault-Saint-Louis, une grammaire, un livre de chant, une histoire de l'Ancien Testament, un catéchisme et une courte biographie de Katéri Tekakwitha.SOURCES: Messenger Press: Historic Caughnawaga.par E.J.Devine, s.j.\u2014 Le Messager canadien: Jai cent ans!, par Henri Bechard.s.j.\u2014 Mission Saint Fran-cois-Xavier: La venerable Katéri Tekakwitha.magazine Katéri.numéro 106, La bienheureuse Katéri Tekakwitha.et documents divers \u2014 Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien: plans divers \u2014 Revue Architecture: Une maison de 1720, par Edouard Pi-che \u2014 Ministère des Affaires culturelles: Inventaire des biens culturels \u2014 LaPresse, 30 juin 1934: Caughnawaga hier et aujourd'hui, par Adelard Dugre, s.j.REPÈRES Nom: mission Saint-François-Xavier.Adresse: rue Riverfront, à Kahnawaké.Ces articles sont offerts sous forme de livres par les Editions La Presse, sous le titre Montréal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard.285-7070.Après six semaines de travail ininterrompu, Jean-Marcoux, déménageur, était en congé hier ANDRÉ PRATTE ¦ Déménageur de son métier depuis 23 ans, lean-Marc Marcoux était en congé hier.Le premier juillet, LA journée des déménagements! «Ça fait six fins de semaine de file que je travaille, il fallait que j'arrête!», se défend M.Marcoux.«Si un gars est fatigué, c'est plus payant de le faire se reposer que de le forcer à travailler», explique son patron, Ghislain Arse-nault, président de Arsenault Transport.Comme tous les déménageurs du Québec, Jean-Marc Marcoux a travaillé fort dans le dernier mois.«Lundi dernier, j'ai chargé trois voyages et je suis parti pour Québec.J'ai couché à Québec, et le lendemain je les ai déchargés tous les (rois.Ensuite, je suis allé a Chibougameau.J'ai couché là.Mercredi, j'ai chargé une pleine wj/i de meubles d'Hydro-Québee.Jeudi mutin, on est parti de Chibougameau à six heures du matin pour iirriver à Montréal à quatre heures.Vendredi j'ai f;iit un dé- ménagement à Verdun, puis j'ai chargé un autre voyage à Notre-Dame-dc-Gràcc.» Ces temps-ci, il n'est pas rare que les journées finissent à 23 h ou à minuit.Dix, quinze heures par jour à transporter des meubles et à conduire un camion.Un métier dur, que |ean-Marc Marcoux adore.«On n'a pas toujours un boss dernière nous.On va à notre rythme.» Un métier dur pour le dos surtout.M.Marcoux a dû arrêter un an en 1979 à cause de problèmes de dos.La CSST lui a conseillé de changer de métier, et l'a renvoyé à l'école finir son secondaire.«Ensuite, le boss m'a fait travailler dans l'entrepôt, mais j'aimais pas ça.|c me sentais pogné dans l'entrepôt, avec les boss et tout.J'ai demandé qu'on me rembarque sur un camion.» El le dos?«Il suit.Une fois qu'il est réchauffe, ça va.c'est le rechauffer qui est le pire.» Hn 23 ans, |ean-Marc Marcoux a fait des milliers de déménagements.Il a déménagé les seigneurs des chateau* de West-mount («Tu penses pas que ça existe, des maisons comme ça!»).Il a déménagé Jean Lapointe, Jacques'Boulanger, Serge Laprade plusieurs fois.Des bibittes! Il y a des déménagements que M.Marcoux n'a pas faits.«Il y avait des places sales, pleines de bibittes.On revirait de bord, on faisait pas ça quand il y avait des bibittes!» Il lui est arrivé aussi que des déménageurs de d'autres compagnies se présentent à la même adresse que lui.«Il y a des gens qui veulent être sûrs, alors ils en appellent plusieurs.Le premier qui arrive, c'est lui qui a le déménagement!» Notre vétéran déménageur a vécu des moments cocasses, il se rappelle en riant la fois où il a emballé sans s'en rendre compte la jambe de bois d'une cliente.«On a dû décharger une partie du voyage pour retrouver la jambe!» Il y a eu des moments stressants.«Quand j'ai commencé comme helper, j'étais parti en Gaspésie avec un chauffeur.Rendus en Gaspésie.le chauffeur s'est cassé le pied.Il a fallu que je chauffe le truck.Je te dis que quand tu as jamais conduit ça.Il a même fallu que je rentre de reculons sur un bateau pour traverser sur la Côte-Nord! Les gars crient après toi, tu veux bien faire, mais t'es pas capable!» Aujourd'hui, M.Marcoux conduit son camion-remorque de 63 pieds comme on conduit une Renault 5.Et c'est tout en circulant dans les rues étroites de Verdun, en virant, en reculant, en stationnant qu'il nous a raconté sa vie.Faire des déménagements, c'est dur, surtout pour le dos, affirme Jean-Marc Marcoux, qui fait ce métier depuis 23 ans.PHOTO BERNARD 8RAUL1T.U Presse "]
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