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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1989-07-05, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales I \u2022 \u2022LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 5 JUILLET 1989 La BNC ne voudrait pas d'un vice-président francophone à Toronto IEAU La Banque Nationale du Canada conteste la juridiction du Tribunal des droits de la personne chargé d'étudier ta plainte déposée par M.Louis \"\"' Sou Micro, à qui on' aurait refusé un poste de vice-président, en 1984.à Toronto, parce qu'il a un nom à consonn{Hice:ffsn-çaise.M.Soullicre.qui 'est né à Windsor, en Ontario, est au service de, la bartque depuis 35 ans et a presque toujours travaille en Ontario, a porté plainte auprès dé-fa Commission canadienne ;des droits de la personne en 1986.disant avoir été victime de discrimination sur la base de l'origine ethnique.Ëii 1984.alors qu'il cuit directeur en chef des opérations du crédit pour les divisions de l'Ontario et du Manitoba, à Toronto, Una pas été consider Cela n'est pas entré en ligue de compte?» - : ' \u2014 «Oui.» La BNC muette Interrogé à ce sujet, hier, à Montréal.M.Jacques Grand-maison, directeur des ressources humaines et des relations de travail à la Banque Nationale du Canada, n'a pas voulu expliquer pourquoi la candidature de M.Soulliere n'a pas été retenue, à l'époque.«Il s'agit d'une situation interne, M.Soulliere étant toujours à l'emploi de la banque, et on n'a pas l'habitude de discuter pourquoi un individu n'a pas obtenu un poste, a-t-il souligné.Il y a quand même plusieurs raisons pour.lesquelles, M.Soulliere n'a pas eu le pos-1 te.Mais c'est clair pour nous que cela n'a rîon a voir avec ce que M.Soulliere prétend».M.Soulliere.'qui aura 54 ans vendredi, a depuis été rétro- ré comme candidat a un posté fade au postei de simple cfjrcc de vice-président a son nom de famille.cause de soutient^ Il a même en sa possession l'enregistrement de la conver-' satïôn qu'il a eue le 8 novembre 1984 dans son bureau avècv ,.Roland Robichaud, vice-prési-¦ dent des opérations commer-V ciales.Celui-ci lui a répété plu-', ; .teur des operations du crédit, a dit hie'rji fille de 24 ans, LoeJse.Elte et sa famille sdnt excédés de, voir quo sa cause est toujours remise à plus tard.«Si la banque n'a vraiment ' rien: fait de mal, on\"ne'ipmr, prend pas pourquoi elle essaie de retarderleVproçodures, a-t-ello insistéLTout ce qu'on Veut, -Sieurs' fois on des termes nonW™t:$^*W* £ tribunal.i -jJ:.s.:__:___ ____ .-i- uni tranchera a Question».équivoques que n'eût été de son nom, il aurait été considé-ré.\u2014 «On doit avoir un vice-president avec un nom anglais, en Ontario», a ainsi dit M.Robichaud, qui travaille à Montréal.\u2014 «En d'autres mots, si mon nom n'était pas Sdullierè mais Smith ou Shoemaker, cela aurait fait une différence ¦>.a rétorqué M.Soulliere.\u2014 «Oui.oui, je crois que tu as raison.(.) \u2014 «Donc vraiment.Roland, cela n'avait rien à voir avec ma capacité de faire le.travail.qui tranchera làqu'éstion>>.La Commission canadienne des droits de la personne ayant fait parvenir un rapport au Tribunal des droits de la personne, la Banque Nationale du Canada estime que celui-ci n'est pas impartial.Elle conteste1 \"donc sa juridiction devant la Cour fédérale.Les deux parties se rencontreront à Toronto, vendredi, et le Tribunal '\".décidera s'il siégera en dépit de la'demande de prohjbitipri.«On fait valoir nos droflsse-lon ce qui rjous est permis dans le contexte légal», a déclaré hier M.Grandmaiso Québec en appelle du jugement qui remet en cause l'indépendance des cours municipales CILLES NORMAND du bureau de La Hrcvxr QUEBEC Le Procureur général du Québec.Gilles Rémillard.a décidé d'en appeler d'un jugement de la Cour supérieure en vertu duquel bon nombre de cours municipales ne peuvent être considérées comme des tribunaux independents, tandis que la plupart des juges qui y siègent ne satisfont pas aux standards d'impartialité imposés par Ja Charte des droits et iibertés de la personne.Ce jugement, prononcé eu favour de 11 citoyens de la région de Quebec cités à leur procès pour des infractions à des règlements municipaux ou au code de la sécurité routière, permettrait désormais aux justiciables traduits devant une cour municipale d'en con-testejje competence- '.'\u2022¦'.Le juge laçques Viens de la Cour supérieure de Québec s'est prononcé quant aux cours des villes de Beauport, Loretteville, Charlesbourg et Vanier, mais sa décision pourrait entraîner des conséquences énormes à travers le Québec puisqu'elle remet en cause l'indépendance des cours municipales en général, à l'exception de celles de Montreal, de Québec et de Laval.Celles-ci sont assujetties à des dispositions juridiques plus strictes.Le juge de la Cour supérieure a souligné I» précarité apparente de l'emploi d'un juge de juridiction municipale, puisque la Loi des cités et villes permet aux municipalités d'instituer ou d'abolir une cour municipale.Ce qui amènerait une condition d'insécurité financière.Le juge a vu là une «porte béante à l'intervention discrétionnaire ou arbitraire dé la part de l'exécutif».Ce qui préoccupe surtout le ministre Gilles .'RémiHard, c'est la deuxième partie du juge- ment, qui remet en cause la double fonction de certains juges municipaux, à la fois juges et avocats.Selon le juge Viens, cette situation comporte des risques de conflits d'intérêt réels ou potentiels.Les II plaignants qui avaient contesté la compétence de la cour municipale ont allégué que ce tribunal n'avait pas l'indépendance exigée par l'article 11 de la Charte canadienne des droits et libertés, de même que par l'article 25 de la Charte des droits et libertés de lu personne.L'appel que le Procureur général logera au plus tôt ne' pourra être entendu avant l'automne.Entre-temps, les juges des cours municipales pourront continuer d'entendre les causes inscrites devant eux, puisque l'appel implique une présomption de validité des lois, a-t-on expliqué au bureau de M.Rémillard.Un homme obtient une injonction pour empêcher l'avortement de sa compagne Mulroney Le premier ministre Brian Mulroney et sa femme Mila rehaussaient de leur présence hier soir l'audition du Requiem de Verdi présentée dans le cadre du festival \u2022 Mozart Plus» de l'Orchestre Symphonique de Montréal à la basilique Notre-Dame.Cet événement est, depuis sa création, il y a dix ans, subventionné annuellement par Power Corporation.Le président de Power, M.Paul Desmarais, et quelques membres de sa famille assistaient également au concert.PHOTO OENIS COUftVIUE.U Pre ne Presse ( .in.it/fVmii' Au lendemain du jugement de la Cour suprême des Etats-Unis limitant le droit à l'avortement.une autre décision, rendue cette fois par une cour canadienne, vient réjouir les militants des mouvements Pro-Vie.La Cour suprême de l'Ontario a en effet accordé à un homme une injonction afin d'empêcher sa compagne de se faire avorter.Cette injonction, émise par le juge lohn O'Driscoll, interdit au Women's College Hospital de pratiquer un avortement sur cette femme de 22 ans, qui est actuellement enceinte de 14 semaines.Le compagnon de celle-ci affirmait avoir son mot à dire sur la poursuite de cette grossesse car elle avait été décidée d'un commun accord par le couple.Le juge O'Driscoll n'a pas donné les raisons ayant motivé sa décision.La femme faisant l'objet de cette injonction ne pourra se faire avorter dans aucune clinique de l'Ontario, incluant celle du Dr Henry Morgentaler.Les réactions à ce jugement ne se sont pas fait attendre.Si la décision est perçue comme une victoire pour les adversaires du droit a l'avortement, les groupes Pro-Choix y voient de leur côté un événement sans trop de conséquence.Le Dr Henry Morgentaler, qui a réussi à ouvrir des cliniques privées d'avornement dans certaines provinces du pays, estime que cette injonction constitue un cas isolé.«|e crois que c'est un incident isolé qui n'aura pas beaucoup d'impact.Cette décision n'a pas la force requise pour renverser la décision de la Cour suprême (du Canada)», a déclaré M.Morgentaler, de sa clinique de Toronto.La Cour suprême du Canada avait .statué en 1988 que la loi canadienne sur l'avortement en vi-, gueur à l'époque était inconstitutionnelle.Mme Manon Bouchard, porte-parole de la Coalition québécoise pour le droit à l'avortement libre et gratuit, est d'avis que cette décision rendue par un tribunal on-tarien n'aura pas véritablement de répercussions au Québec, au plan juridique.Cependant, dit-elle, cela encouragera sûrement d'autres hommes à formuler une requête semblable.A Ottawa, le ministre fédéral de la (ustice.M.Doug Lewis, a déclaré hier que les récents jugements, aux Etats-Unis et en Ontario, ne hâteraient pas l'adoption de règlements uniformes au Canada sur l'accès à l'avortement.«Nous habitons un grand pays et les attitudes à l'égard des questions controversées sont différentes dans les diverses régions», a-t-il fait remarquer.«Il existe des questions où il faut des normes nationales, a reconnu le ministre.Mais il y a d'autres points où il faut permettre l'individualité pour différentes raisons».Pendant ce temps, à Vancouver, six femmes et deux hommes ont été arrêtés hier matin après la manifestation de 50 personnes devant la seule clinique d'avorte-ment privée de Colombie-Britannique.Cette manifestation a eu lieu dans la foulée du jugement de la Cour suprême des États-Unis.ion 5 p.cent \u2022¦s une croissance de l'économie en 1991 Canadian Press TORONTO Lt économie canadienne connaîtra une croissance de 5 p.cent à partir de 1991 grâce aux politiques commerciales et ficales du gouvernement fédéral.C'est du moins ce que le ministre des Finances Michael Wilson a soutenu hier devant un groupe d'hommes d'affaires torontois, en précisant que la réforme de la taxe de vente et l'accord de libre-échange avec les États-Unis auraient pour effet de relever de 5 p.cent environ, sur une base continue, le niveau* du produit intérieur brut réel, c'est-à-dire de l'équivalent de sept fois la production totale du secteur forestier du pays.On sait que le 1er janvier 1991.le gouvernement fédéral se propose de lever une taxe sur Michael Wilson la plupart des biens et services, à l'exception des aliments de base, des médicaments sur ordonnance, des loyers résidentiels et des garderies de jour.M.Wilson a souligné que la taxe de vente fédérale actuelle, un impôt fantôme de 13,5 p.cent sur les produits manufacturés et de 11 p.cent sur les té-lécommunications, arrache quelque $9 milliards à l'économie canadienne en rendant plus coûteuse la production des biens et services.Le ministre des Finance a réitéré en outre l'affirmation du gouvernement selon laquelle la réforme fiscale allégera le fardeau de l'impôt pour les familles à revenus faibles ou moyens, en leur renvoyant les recettes émanant de la nouvelle taxe de vente sous forme de crédits d'impôt.À l'issue de son allocution.M.Wilson a tenu à rejeter l'accusation formulée hier par le Conseil des Canadiens, un organisme opposé au libre-échange, selon qui la perte de 33 000 emplois au Canada cette année devait être directement attribuée à la libéralisation des échanges commerciaux avec les États-Unis.Libre-échange: l'opposition retient un inquiétant bilan comme le coup d'envoi d'un nouveau débat GUV TAILLEFER de la Presse Canadienne OTTAWA Libéraux et néo-démocrates pensent que l'électoral canadien va retirer son appui à l'accord de libre-échange lors des prochaines élections fédérales.Les électeurs seront mieux placés pour en juger dans quatre ans, analysaient hier les partis d'opposition, puisqu'ils auront fait l'expérience concrète de l'application du traité canado-américain.Une expérience qui pourrait être traumatisante, si l'on en juge par un inquiétant bilan des six premiers mois de la vie de l'Accord de libre-échange, dresse par le Conseil des Canadiens (CDC).une organisation opposée à la « thatchérisation du Canada » préconisée par le gouvernement conservateur du premier ministre Brian Mulroney.Un bilan que les libéraux et les néo-démocrates considèrent quant à eux comme le coup d'envoi d'un second débat sur le libre-échange.À son arrivée au Parlement, hier midi, M.Mulroney s'est ri des prétentions de l'opposition et de la vision apocalyptique véhiculée par le Conseil des Canadiens.« Pouvait-on s'attendre à d'autres commentaires de la part de gens qui voulaient déchirer l'entente et qui ont juré d'attribuer au libre-échange tous les maux de la Terre?» Le premier ministre a fait valoir une fois de plus que quelque 100000 emplois ont été créés au pays depuis le 1\" janvier dernier, date d'entrée en vigueur du traité.Il s'est dit «très heureux» de la façon dont l'entente était appliquée.S'appuyant sur une étude du Congrès du travail du Canada (CTC), le Conseil des Canadiens soutient au contraire que 33 000 pertes d'emploi et la fermeture de dizaines d'entreprises sont «directement imputables à l'Accord de libre-échange».En conférence de presse, la présidente du conseil Maude Barlow a fustige le gouvernement Mulro- ney pour le mutisme dans lequel il s'est enfermé depuis les dernières élections sur la question du libre-échange.Le gouvernement et le monde des affaires font à son avis «un effort concerté» pour étouffer le débat dans ce dossier.Or, il se dégage depuis six mois, selon le conseil, des tendances qui minent progressivement la souveraineté canadienne et font peu à peu des Canadiens «des locataires en leur propre pays».La vitesse à laquelle se produisent les changements étonne Mme Barlow.Le bilan rendu public hier dresse une longue liste de «preuves circonstantielles» du crime social et économique dont s'est rendu coupable le gouvernement Mulroney en signant avec Washington le traité de libre-échange: ¦ le surplus commercial du Canada a dégringolé en six mois de $1,1 milliard à $129 millions \u2014 son plus bas niveau en dix ans \u2014 pendant que le déficit commercial américain enregistrait une «diminution spectaculaire» de 10 p.cent; ¦ une récession est à nos portes: l'économie canadienne inspire aux chefs d'entreprises un pessimisme inégalé depuis la récession de 1982; ¦ hausse de quatre p.cent des prix de l'alimentation, alors que ie gouvernement Mulroney avait promis que le libre-échange produirait une pression à la baisse sur les prix à la consommation; ¦ une cinquantaine d'entreprises ferment leurs portes ou réduisent leurs opérations.Le tiers d'entre elles sont des filiales de multinationales américaines qui rapatrient leurs opérations aux États-Unis ou les déménagent au Mexique.Enfin, une autre preuve cir-constantiellc tient selon le CDC au premier budget libre-échangiste présenté en avril par le ministre des Finances Michael Wilson.Un budget où le gouvernement s'est empressé de sabrer j'assurance-chômage et les subventions au développement régional, par souci d'harmonisation avec l'économie américaine.Cotroni en appelle à Ottawa du bureau de La Presse OTTAWA Les avocats de Frank Cotroni demanderont au gouvernement canadien de ne pas déporter leur client aux États-Unis, ce qui l'obligerait à faire face à des accusations criminelles devant la justice américaine.Un procureur du ministère fédéral de la lustice.Me Michel Vien.a déclaré hier à La Presse que les avocats de M.Cotroni avaient prévenu Ottawa de leur intention de faire des représentations auprès du ministre Doug Lewis, plus tard dans le courant du mois, afin de convaincre celui-ci de ne pas signer le mandat d'extradition.On sait que le 8 juin la Cour suprême du Canada a statué que le gouvernement américain avait la permission d'extrader M.Cotroni.Le ministre canadien de la lustice a un délai de deux mois, soit jusqu'au 8 août, pour acquiescer à la demande américaine.Frank Cotroni est actuellement emprisonné au Canada à la suite d'une condamnation pour homicide involontaire.La justice américaine veut l'extrader de son côté puisqu'il est accusé par Washington d'avoir comploté pour importer des stupéfiants aux États-Unis.«Ses avocats nous ont fait parvenir une correspondance à l'effet que nous étions pour avoir des représentations», a affirmé Me Vien.Celles-ci devraient être faites vers la fin de ce mois-ci.Toutefois, un des représentants de M.Cotroni, Me Francis Brabant, a refusé hier de répondre aux nombreux appels de La Presse a son bureau de Montréal.Dès le prononcé du jugement de la Cour suprême, les avocats de M.Cotroni avaient indiqué qu'ils feraient des représentations auprès du ministre Lewis pour que leur client ne soit pas déporté vers les États-Unis.En vertu de la loi canadienne, le ministre fédéral de la lustice doit autoriser le mandat d'extradition.Il dispose d'un délai de deux mois pour le faire.Me Vien a souligné qu'il se pourrait fort bien que le ministre de la lustice renonce au délai de deux mois, de manière à permettre aux avocats de M.Cotroni de soumettre leur requête.On pourrait ainsi dépasser la date limite du 8 août. 82» LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 5 JUILLET 1989 Éditorial Paul Oe*maraii president du conseil d administration Roger 0.Landry president et éditeur tditew afliomt Marcel Oesjardm» directeur de r information Alain Outouc \u2022ditonjlistJ «fiCAtf Avortement: les USA peuvent-ils influencer le Canada?Le jugement rendu lundi par la Cour suprême des Etats-Unis représente un très sérieux recul pour la cause de l'avorte-ment.Bien des Canadiens se demanderont si cette decision aura une influence sur le débat qui a lieu de ce côté-ci de la frontière.Cela est hautement improbable.Il faut se méfier de la perception courante selon laquelle le Canada est un satellite des États-Unis, sans doute avivée par l'accord sur le libre-échange.L'adage voulant que le Canada eter-nue quand les USA ont la grippe a surtout un fondement dans le monde économique.Mais en ce qui a trait aux valeurs morales et aux débats sociaux, les deux pays sont profondément différants, comme le montre bien la grande enquête que le magazine Maclean's vient de publier.Les différences qui séparent nos systèmes judiciaires, nos moeurs politiques, nos rapports de forces sociaux sont trop importantes pour qu'une decision de la Cour suprême américaine puisse influencer les règles du jeu au Canada.Le jugement de lundi ne remet pas directement en cause celui qui a fait l'histoire en 1973, Roe vs Wade, en garantissant le droit à l'avortement.Ce que les juges, dans une décision très divisée (cinq contre quatre) se sont bornés à affirmer, c'est qu'une loi de l'Etat du Missouri sur l'avortement n'était pas inconstitutionnelle.Cette loi interdit les avortements dans les établissements de santé de l'Etat et interdit aux professionnels employes par l'État de les pratiquer.Autrement dit, au Missouri, l'avortement restera légal s'il est privé.Mais il est clair que la brèche est importante.Depuis 1973, les États qui ont tenté de contourner le droit à l'avortement ont été déboutés.Par ce jugement hypocrite et confus, on ouvre maintenant la porte a tous les stratagèmes, a un démembrement à la pièce, à des débats déchirants.Au Canada, un tel scénario ne semble pas réaliste, pour de nombreuses raisons.La première d'entre elles tient à la nature même de notre Cour suprême et à ses traditions.Nous n'avons pas assisté, ici, à la nomination de juges ultraconservateurs.Nous n'avons jamais vu nos juges rédiger des jugements ou des opinions qui ressemblent à des pamphlets politiques, comme ce fut le cas aux USA cette semaine.Et surtout; le jugement de notre Cour suprême sur l'avortement, qui estimait que la loi canadienne actuelle, avec ses comités thérapeutiques, était inconstitutionnelle parce que son côté arbitraire brimait le droit des femmes, va dans un sens bien différent.Deuxièmement, aux États-Unis, la lutte à l'avortement se de-roule sur le terrain politique, menée par la Maison-Blanche, d'abord par le président Reagan, et maintenant par M.Bush.Au Canada, le premier ministre et le chef de l'opposition marchent sur des oeufs, s'opposent à des législations antiavorte-ment et cherchent plutôt à ménager la chèvre et le chou.Cette attitude prudente repose sur un rapport de forces socio-politique très différent de celui qui domine la vie américaine.Aux USA, les groupes de pression les plus puissants, assez pour influencer Washington, proviennent principalement des organisations conservatrices ou fondamentalistes.Au Canada, on assiste plutôt au phénomène inverse; le gouvernement de centre-droite doit composer avec des groupes de pression essentiellement progressistes, groupes populaires, syndicats, dont I influence reste déterminante sur notre vie politique.Enfin, les courants de pensée américains traversent surtout nos frontières s'ils sont libéraux.Les sursauts les plus conservateurs ont peu de prise: qu'on pense au reaganisme qui a à peine plus influencé notre vie politique qu'il ne l'a fait en France so- , ciaiiste; qu'on pense aux grands débats symboliques qui oppo- ' sent conservateurs et libéraux aux USA, tels le droit au port : d'arme, le droit de brûler le drapeau, l'enseignement de !a théorie de l'évolution.Ils n'ont pas de prise ici.Bien sûr, l'expérience américaine rendra peut-être plus vis.*''; bles les courants conservateurs des provinces traditionalistes \u2022 de l'Ouest; mais ils existent déjà, le jugement galvanisera êga- ' lement les groupes pro-vie canadiens.Mais, fondamentalement, comme on l'a vu dans le débat sur le libre-échange, les aspects de la réalité canadienne auxquels les Canadiens sont le plus attachés, ce sont ses institutions sociales-démocrates, sa tolérance et son humanisme.Alain dubuc L'inaccessible lune! Le premier ministre Bourassa a raison de ne rien vouloir précipiter dans le dossier des infirmières.Même si l'entente de principe conclue avec les négociateurs de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec sera probablement rejetée, le vote sur l'entente n'est pas terminé.Le gouvernement serait mal venu d'annoncer dès aujourd'hui la réouverture des pourparlers, puisque cela reviendrait à admettre que l'entente sur laquelle votent les infirmières ne tient plus.Il ne peut pas non plus réagir a un vote dont il ne connaît pas le résultat précis.Mais après, quoi faire?Québec devrait accepter de recevoir les dirigeantes des infirmières, mais refuser de reprendre les négociations; faire comprendre que cette fois-ci, puisqu'il y a eu entente de principe, l'offre gouvernementale est finale.Mais il ne doit pas non plus, comme cela s'est déjà vu, pénaliser les infirmières en imposant un décret moins généreux que l'entente de principe qui a ete conclue, sous prétexte que les infirmières l'ont reje-tee.Il convient de rappeler que la situation actuelle n'a rien a voir avec le respect ou non de la démocratie syndicale.Elle tient bien plus au type de syndicalisme qui se pratique de plus en plus au Québec où la plupart des syndiqués adhèrent à un syndicat non plus par militantisme mais bien pour «acheter» des services.Le syndiqué moyen ne milite plus et n'aime pas tellement plus son syndicat que son employeur.Tout comme le citoyen qui n'aime pas son assureur mais n'aurait pas idee de se priver de sa police d'assurance, le syndiqué voit son syndicat comme une police d'assurance contre l'arbitraire.Payant des cotisations qu'il considère élevées, il exige que ses dirigeants «livrent la marchandise».Les «demandes* syndicales deviennent donc des «exigences* et les dirigeants syndicaux, qui souvent gagnent bien peu pour le nombre d'heures qu'ils doivent consacrer chaque semaine a la «cause», risquent à tout bout de champ d'être rabroués s'ils ne répondent pas aux attentes de leurs membres capricieux.On est passé de l'ère pas si lointaine des dictatures exercées par les chefs syndicaux, comme au temps de la Commission Cliche, a un syndicalisme où ce sont souvent les membres qui exigent la lune de leurs négociateurs sans vouloir eux-mêmes prendre de responsabilités.À ce jeu-la, les infirmières ne sont pas pires que d'autres.Mais ce n'est pas ainsi que se font des négociations.Pierre VENNAT 0P7ITS MM RVES La boîte aux lettres Voici I'homo ci vi H sad us! M Dénatalité?Taux de suicide record?Violence juvénile?-Pourtant, chacun a la conscience immaculée: les maux du Québec, l'envers du rêve occidental, sont toujours «la faute de l'autre».Hier, j'ai jeté un regard clinique sur la générosité, la bienveillance, l'humanisme de notre société lors d'une, randonnée en autobus, seule avec mes trois enfants âgés de cinq, trois et un an.Je monte, essayant de trouver mon équilibre avec un bébé dans les bras, un sac, une poussette pliée, et tenant le cadet et l'aine par la main.Une dame d'un certain âge a la bonté de m'offrir sa place.Personne n'a l'obligeance de céder une place aux deux plus vieux qui perdent l'équilibre à chaque arrêt.Personne ne détourne le regard: chacun pour soi, Un siège se libère enfin.Quelqu'un piétine presque mon fils qui avait peine à se tenir debout, pour être sûr de lui passer par-dessus et «gagner» le seul banc libre, l'arrivé à destination et encore personne n'ose aider les enfants â descendre.Au contraire, tous et chacun se ruent pour dévaler vers la sortie, quitte à faire tomber un petit sur leur passable me console en excusant mes compatriotes: Ils ont tellement peu l'habitude des enfants qu'ils ne s'aperçoivent pas qu'une marche d'autobus fait deux fois la hauteur de leurs jambes.Pourtant, je me leurre en nous donnant le bénéfice du doute, le sais que c'est notre égolsme collectif, notre «je-m'en-foutisme» honteux, notre cupidité et notre matérialisme aveugle qui nous ont modelés ainsi : individualistes, froids, centrés sur nous-mêmes, incapables de tendre la main.Voici donc venir Vhomo ci-vilisudus: démocratique, libertin, pluraliste, orienté vers le succès et le miroitement d'une vie aisée, H ne dérange personne.Son but ultime est la recherche frénétique du bonheur individuel à n'importé quel prix.Caprice du hasard, ou le prix qu'il faut payer?Lorsqu'un bon samaritain consent à me consacrer une minute de son temps pour m'aider, il s'agit presque toujours d'unie) immigrante e) ou d'unie > Québécoise e) de l'âge d'or.Françoise ROY de TOLEDO Saint-Léonard Détournement de fonds?Madame Lorraine Page, présidente de la CEQ ¦ La Presse du lundi 19 juin publiait un article sur ce qu'ont fait l'UPA et les centrales syndicales avec mes cotisations syndicales ( 10000$ de la CEQ) pour contrer l'incinérateur de BPC.À ce que je sache, quand je fus engagé comme enseignant il ne fut aucunement question que mes cotisations (élevées) devaient servir à autre chose qu'à l'amélioration de mes conditions de travail dans le secteur de l'éducation.En lisant l'article, je m'aperçois que je paie pour autre chose que l'amélioration de mes conditions de travail.À partir de là, n'est-il pas logique de croire que mes cotisations servent souvent à autre chose qu'à mon bien-être?Il m'est facile de penser également qu'avec cette largesse Lorraine Page envers les autres, certains(es) dirigeants(es) de syndicat vont se trouver une «fiole» à la Yvon Charbonneau après avoir déblayé le terrain avec mes cotisations obligatoires.À noter qu'on vient d'augmenter les cotisations syndicales dans certains syndicats! Rejean PELLETIER Anjou Accusation non fondée ¦ Dans une lettre publiée dans La Presse du 16 juin.M.John Graham, au nom du groupe «Coopération Canada-Mozambique», a écrit que le RENA-MO, au Mozambique, est une «organisation terroriste soutenue par l'Afrique du Sud».Non seulement le gouvernement sud-africain ne soutient-il pas d'organisation terroriste au Mozambique, mais il appuie le gouvernement mozambicain en lui fournissant du matériel militaire non meurtrier.Des accusations sans preuves comme celles de M.Graham étant constamment lancées, le ministère des Affaires étrangères d'Afrique du Sud a tenu à faire une mise au point, le 22 mars dernier, à savoir que le gouvernement mozambicain «n'a pas soumis de nouveaux faits sur le RENAMO à la Commission mixte de sécurité, laquelle se réunit chaque mois».Cette commission traite toutes les questions relatives au terrorisme qui concernent les deux États (y siègent donc des experts délégués par le Mozambique et l'Afrique du Sud ).« L'Afrique du Sud enjoint sans cesse le Mozambique de produire des preuves de toute violation des Accords de Nkoma-ti.La même demande est adressée aux autres gouvernements qui répètent de telles allégations.» K.W.PRAEKELT Consul d'Afrique du Sud Sida et morale chrétienne Monsieur Alain Dubuc, ¦ A votre grande satisfaction, vos «bien-pensants» ont vivement réagi à votre article du 7 juin sur le sida.Le ton de leurs lettres, dites-vous dans votre réponse à celles-ci, illustre bien vos propos, je ne puis qu'en prendre acte, mais à l'instar du père a Deschamps, j'ai le goût d'ajouter: «Pis après!» Serait-ce que le degré d'indignation des croyants devant vos propos constitue pour vous un gage de ta rectitude de votre pensée?Non?.Alors oubliez, de grâce, l'inefficacité des valeurs de la morale chrétienne quant à certains individus et la recherche par certains autres à démontrer la supériorié de leurs convictions.C'est là combattre les moulins à vent.Personne ne conteste que les sidéens doivent être soignés et si possible guéris et que des mesures préventives doivent être encouragées dans le but de sauver des vies.Pour ce, point n'est besoin de recourir à la charité chrétienne.Le plus élémentaire humanisme commande une telle attitude.On ne peut empêcher une morale de traiter d'une question, ni un moraliste de moraliser.Dans cette mer de préceptes et de dogmes, l'important c'est de ne point perdre de vue le phare.Le donné, quel est-il?Un certain choix de vie qui.faut l'admettre, met en danger la vie des autres et, a en croire certains, met même en péril le genre humain.L'on voit bien que ce qui importe, ce n'est pas l'efficacité d'une morale, mais celle plutôt des condoms.et faut entendre par là, non seulement la qualité du produit, mais aussi son utilisation indéfectible.Devant pareilles exigences, il semble bien que seule la médecine peut nous apporter un jour la protection recherchée.C'est dans cette optique que se pose aujourd'hui la véritable question.Dans une société laxiste, la permissivité peut-elle avoir des frontières?Puisqu'il est reconnu que l'on peut N.B.M la Presse accorde priorité sons celle rubrique aux lettres qui foui suite a de* articles pp-tfjics dam $e$ pages et se reserve le droit de les abréger.L 'auteur doit êlte clair et concis, signer ton teste, donner soi} mini complet, son adresse et >un numéro de telephone.\\d\\csser toute correspondance comme suit; La'bouc aux lettres, la PrçssCi 7, rue Saint-lacques.Montréal, H2Y IK\" abuser d'un droit, n'est-il pas légitime de se demander si nous ne serions pas par hasard en face d'une permissivité abusive dans les circonstances présentes.L'homme doit répondre à cette question, divinité ou pas.L'homme doit prendre les mesures qui s'imposent.même celles qui, par coïncidence, pourraient plaire aux moralistes.Yves SYLVESTRE Montréal Au sujet de Michel Lemieux ¦ Dans un récent article où il évalue les spectacles et films québécois présentés à Paris au cours de la dernière année, Louis-Bernard Robitaille démontre presque, une fois de plus, un sens de l'observation et un professionnalisme exemplaires.«Presque», car sa perception de la visite de Michel Lemieux au Théàre de la Ville est malheureusement distor-sionnée.M.Robitaille qualifie Lemieux de «mauvaise surprise» et affirmé que ce dernier s'est «monumentalement planté».La mauvaise surprise, elle est pour nous qui croyions que Lemieux avait été très favorablement accueilli par le public parisien; comment alors faut-il interpréter les multiples ovations reçues?(.) Pour des raisons qu'il, serait superflu d'élaborer ici, Lemieux n'a pas joui d'une campagne promotionnelle et d'une couverture de presse comparable à celles de Starmania ou Vis ta vinaigrette.Est-ce que cela fait de lui une «mavaise surprise»?Est-ce que cela signifie qu'il s'est «planté» pour autant?François BÉRUBE Directeur de tournée Montréal Le Monde LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 5 JUILLET 1989 B3 Solidarité accuse le gouvernement de provoquer le chaos économique Un premier débat orageux à la nouvelle Diète d'après Kcuter et AFP Gorbatchev accueilli par Mitterrand.PHOTO REUTER Les Parisiens ne se sont guère déplacés pour saluer Gorbatchev d'après AFP et Reuter 'PARIS ^¦_es présidents François Mit-¦i terrand et Mikhaïl Gorbatchev ont souligné hier soir à Parts \"que la paix et la réconciliation en Europe constituaient des objectifs à portée de main.* Le numéro un soviétique a entamé sa visite officielle par un déjeuner et un entretien à l'Elysée, suivi d'une visite sur la place de la Bastille.Les foules ne s'étaient d'ailleurs pas déplacées massive-ment pour le saluer.*.\"5Dès la cérémonie d'arrivée à l'jjéroport, les deux interlocuteurs ont exprimé leur volonté de mettre à profit cette rencontre \u2014 leur cinquième \u2014 pour amplifier et approfondir leur dialogue politique.La France et l'URRS ont d'ailleurs signé hier onze accords ou protocoles d'accord économiques et scientifiques, dont l'envoi d'un cosmonaute français en 1992.Au cours du toast prononcé à l'issue du diner au palais de l'Elysée clôturant la première journée de la visite d'État en France du numéro un soviétique, M.Mitter-B53 \" insisté sur les perspectives \"lie ((conciliation entre les deux Europe.« Pour la première fois depuis cinquante ans, la chance d'extraire l'Europe d'une ère de division et de confrontation (.) se trouve à portée de main si l'on sait la saisir », a-t-il dit.Dans sa réponse.M.Gorbatchev a lui aussi parlé de paix, mais en insistant sur le problème du désarmement: « La période d'après-guerre a vécu.Aujourd'hui s'ouvre devant nous une issue vers une paix solide basée non pas sur l'équilibre des forces, mais sur celui des intérêt réels et bien compris.Cette chance, l'Europe la tient entre les mains ».M.Gorbatchev a estimé que les négociations sur le désarmement « ont pris un bon départ ».« Et pourtant, a-t-il observé, je ne saurais pas ne pas relever qu'à une certaine étape le problème de l'arme nucléaire tactique peut donner un sérieux coup de frein à la réalisation de l'objectif européen numéro un: en finir avec la situation du face à face militaire ».Habitué à des déferlements d'enthousiasme populaire lors de sa récente visite en RFA, M.Gorbatchev a dû ressentir un sentiment de frustration devant la centaine de badauds et de touristes qui se contentaient d'attendre en silence son passage entre sa résidence parisienne de l'hôtel Ma-rigny et le Palais de l'Elysée.À la Bastille, où il s'est rendu en compagnie de son épouse et des deux ministres des affaires étrangères, Roland Dumas et Edouard Chevardnadze, plusieurs milliers de personnes l'attendaient, mais massées derrière des barrières métalliques.Resté une vingtaine de minutes sur cette place qui fut un haut lieu de la Révolution française, il a eu le plus grand mal à serrer quelques mains, en raison d'une énorme cohue entre les journalistes et les gardes du corps.VARSOVIE Solidarité a pris hier sa place d'opposition officielle à la nouvelle Diète polonaise en accusant d'emblée le gouvernement communiste d'être à l'origine du chaos économique actuel.Les 161 députés de Solidarité (sur les 460 de la Diète) élus le mois dernier sont les premiers à constituer un groupe d'opposition dans un parlement d'Europe de l'Est depuis la Seconde Guerre mondiale.Au Sénat, où les élections étaient libres.Solidarité a raflé 99 des 100 sièges.Comme pour bien montrer à l'opinion que les choses avaient changé de façon irréversible en Pologne, le général Wojciech Ja-ruzelski, a fait une entrée remarquée dans l'hémicycle archi-com-ble en compagnie du président de Solidarité, Lech Walesa.Peu de temps après, les deux célèbres « trublions » de l'opposition, laeek Kuron et Adam Mich-nik, ont chacun saisi une occasion de s'exprimer à la tribune et de montrer que, jamais plus, les débats parlementaires ne seraient comme avant.Ayant pour la circonstance troqué son éternel jean pour un costume sombre, laeek Kuron s'est d'entrée de jeu livré à un violent réquisitoire contre le gouvernement de Mieszczyslaw Rakowski.Avec beaucoup de fougue, laeek Kuron a ouvertement reproché à Rakowski d'avoir augmenté les prix de nombreux produits de consommation après la victoire éclatante de Solidarité aux élections de juin.Il a estimé que la décision gouvernementale de « geler » les prix et les salaires pendant un mois \u2014 à compter du 1er juillet \u2014 ne ferait « qu'amplifier la spirale des conflits sociaux » alors que « le pays a au contraire un besoin urgent de paix ».Le vice-premier ministre Ire-neusz Sekula a répondu aux attaques de l'opposition mais, son temps de parole étant écoulé, il a été interrompu par le nouveau président de la Diète, Mikolaj Ko-zakiewiez, une nouveauté pour les membres du parti au pouvoir.Avant ce premier débat orageux, le gouvernement Rakowski avait officiellement remis sa démission et la Diète lui avait demandé d'expédier les affaires courantes jusqu'à l'élection d'un nouveau président, qui sera la seule autorité habilitée à nommer le futur premier ministre.La junte soudanaise veut engager des négociations avec le colonel Carang d'après AFP et Reuter LE CAIRE Le général Omar Hassan Ahmed el Bechir.président de la junte soudanaise, a invité '\u2022 hier le colonel |ohn Garang, chef de l'Armée po-i pulaire de libération du Soudan (SPLA, sudiste),' à venir à Khartoum pour engager «des négociations de paix», a annoncé l'agence égyptienne MENA.Le général Bechir a réaffirmé à cette occasion «la bonne volonté» de la junte, qui «est prête à négocier avec tout opposant qui dépose les armes».La sauvegarde de l'unité nationale du Soudan est «la première des préoccupations» du nouveau régime, a encore dit hier le general de brigade Fayçal Ali Abou Saleh, émissaire en Egypte de la junte.«Il s'agit d'abord de sauver le Soudan, dont tous les fils doivent être unis», a-t-il déclaré.Par ailleurs, les accès de la capitale soudanaise étaient toujours étroitement surveillés hier, quatre jours après le coup d'état qui a renversé le gouvernement de M.Sadek el-Mahdi, a constaté i sur place un correspondant de l'AFP.\"M.Mahdi, selon le journal saoudien al-Charq el Awsat, généralement bien informé sur les questions soudanaises, aurait réussi à quitter clandestinement Khartoum à bord d'un taxi.Il se trouvait encore samedi, au lendemain du putsch, dans la région du Darfour (sud-ouest de Khartoum), indique le journal sans préciser si l'ancien Premier ministre est toujours au Soudan.Le chef de la junte, le général Omar Hassan Ahmed el Bechir, s'attend de son côté à la reddition «prochaine» de Sadek el-Madhi, qui selon lui «se trouve toujours à Khartoum», rapporte le journal saoudien AI-Yom dans son édition d'aujourd'hui.Le général a également indiqué au quotidien que l'ancien président soudanais Jaafar el Nimei-ri, déposé par un putsch en 1985, sera jugé s'il rentre à Karthoum.Selon l'agence égyptienne MENA (officielle), le couvre-feu a été imposé samedi sur l'agglomération de Wad Madani, au sud-est de Khartoum, sans en préciser les motifs.La junte, qui recherche une légitimité internationale, n'avait hier encore été formellement reconnue que par l'Egypte, alors que la Ionian ie, le Yémen du nord et l'Arabie Saoudite se sont contentés d'exprimer leur soutien au nouveau régime.Le général El Bechir a annoncé hier son intention d'oeuvrer à la constitution d'une union tripartite entre le Soudan, l'Egypte et la Libye.« Un tel regroupement serait le coeur du monde arabe» a-t-il dit dans une interview à la télévision nationale.Le général Jaruzelski échange des plaisanteries avec Lech Walesa et Bronlslaw Ceremek.lors de la réunion inaugurale du nouveau Sénat polonais.photo «uik Cette question divise aussi bien le Parti ouvrier unifié polonais (POUP) que Solidarité.Les communistes débattent pour savoir si (aruzelski doit se présenter à la présidence ou si, comme il l'a lui-même souhaité, il doit laisser la place au général Czeslaw Kiszc-zak, ministre de l'Intérieur et candidat acceptable pour Solidarité.Ce dernier a assuré hier dans une interview qu'il était un fervent partisan du « dialogue social », du « renforcement de la démocratie », mais aussi de la « continuité politique ».Chez Solidarité, Adam Mich-nik a proposé lundi un accord aux termes duquel le POUP serait assuré de la présidence en échange du poste de premier ministre pour Solidarité.Mais le professeur Bronislaw Geremek, principal conseiller de Loch Walesa, a indiqué hier que la proposition de Michnik n'est pas partagée par les dirigeants de Solidarité et n'exprime que le point de vue « personnel » de l'auteur.« Le problème essentiel consiste actuellement à procéder à de profondes modifications (de structures) à la base, calmement, lentement mais radicalement.Actuellement, les Polonais sont soucieux du lendemain, préoccupés et inquiets par l'état de l'économie et de leurs conditions de vie.» M.Geremek demande au pouvoir de prendre l'engagement de rejeter en bloc « le balast » des 45 dernières années et de fixer un calendrier en matière de « réformes démocratiques » pour aboutir, dans quatre ans.à de nouvelle élections législatives « entièrement libres ».« Le problème ne consiste donc pas dans le partage des postes (président et premier ministre)ou de privilèges.Il réside dans le changement du système politique.Et cela ne peut se faire en un moment », conclut M.Geremek.La France aurait aidé deux dissidents chinois à s'enfuir, via Hong Kong d'après AFP et AP HONG KONG La France aurait participé à l'évacuation de dissidents chinois vers l'étranger organisée par un groupe clandestin chinois d'outre-mer, selon des sources proches de ce groupe à Hong Kong.L'intellectuel chinois Yan liaqi.sa femme Gao Gao et un dirigeant étudiant recherché par les autorités chinoises.Wuer Kaixi, se trouveraient maintenant à l'ambassade américaine de Paris après avoir quitté la Chine via Hong Kong, a annoncé un militant chinois d'outre-mer.Les deux dissidents devraient bientôt partir pour les Etats-Unis car ils souhaitent rejoindre rapidement les quartiers généraux du mouve-memt pro-démocratique chinois situés à l'étranger, principalement à New York et à San Francisco, a précisé le militant.Lors de leur transit par Hong Kong, les deux dissidents n'auraient pas seulement obtenu des visas des Français mais aussi des billets d'avion gratuits pour se rendre à Paris, a expliqué ce militant à l'agence France Presse.De leur côté, les autorités françaises maintenaient hier le mutisme le plus complet concernant les Chinois réfugiés en France.Seul le ministre des Affaires étrangères, M.Roland Dumas, avait implicitement évoqué leur sort en indiquant, dimanche, qu'il était du devoir de la France, «pays défenseur des droits de l'homme», d'accueillir des Chinois «victimes de la répression qui est en train de se produire à Pékin».«|e crois savoir qu'il y en a déjà qui s'y trouvent» (en France), avait-il ajouté.La discrétion française paraît motivée, estiment les observateurs, de plus en plus convaincus du rôle actif joué par la France dans cette affaire, par des raisons de sécurité et le souci de ne pas brûler les filières d'aide aux réfugiés chinois.Tant le consulat de France à Hong kong que l'ambassade américaine à Paris démentent toute implication dans l'affaire.Le dissident Yan Jiaqi, ancien conseiller de l'ex secrétaire-général du parti communiste chinois Zhao Ziyang et le dirigeant étudiant Wuer Kaixi, l'un des activistes les plus connus de la vague de manifestations de mai et juin derniers à Pékin, ont lancé un appel hier pour l'unité de tous, les Chinois dans le monde afin de lutter pour la démocratie.Dans un document remis à l'AFP, les deux hommes ont annoncé qu'ils avaient présidé dans un lieu tenu secret hors de Chine une conférence réunissant le syndicat autonome des étudiants de Pékin et l'Association des intellectuels de Pékin entre le 27 juin et le 3 juillet.Wuer Kaixi, à gauche, et Yan Jiaqi PHOTO AP Rafle et heurts violents dans les Territoires occupés d'après AFP et Reuter JERUSALEM n Palestinien a été tué par balles à Gaza et 16 autres \"blessés hier dans les territoires ¦occupés, au cours de violents heurts entre manifestants et militaires israéliens, a-t-on appris de ¦ sources palestiniennes.En outre, les autorités militaires ont procédé depuis lundi soir à quelque 200 arrestations en Cis-jordanie occupée, dans le cadre de l'une des plus vastes opérations lancées depuis le début de l'intifada, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.Ces arrestations ont eu lieu à la veille d'un vote du comité central du Likoud, primordial pour le premier ministre Yitzhak Shamir.Le parti de Shamir doit se prononcer sur son projet d'organiser des élections dans les territoires occupés afin de désigner des représentants palestiniens pour négocier avec Israel.« Shamir veut montrer qu'il fait de son mieux pour venir à bout de l'intifada et qu'il a de la poigne ».a estimé lack Khazmo.rédacteur en chef de l'hebdomadaire palestinien Al Bayader As-siyasi.Plus d'une centaine de Palestiniens ont été interpellés dans la région de Ramallah, dont 90 dans les villes de Ramallah et cl-Bireh, et les autres dans les localités avoisinantes.Vingt cinq autres ont été arrêtés à Bethléem et six dans la localité de Siir.près de Hébron.a-t-on précisé de sources palestiniennes.De sources militaires, on précise qu'au nombre des personnes arrêtées figurent des responsables des comités populaires palestiniens, décrétés hors la loi au début de l'intifada par le ministre de la Défense Yitzhak Rabin.Par ailleurs, le chef d'état-major, le général Dan Shomron.a affirmé hier que les soldats avaient récemment reçu des consignes les autorisant à ouvrir le feu sur les manifestants, dont le visage est recouvert d'une cagoule dans la bande de Gaza.M.Shomron, qui s'exprimait devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, a déclaré que ces hommes masqués « exercent des pressions sur les habitants, brûlent des maisons et confisquent des cartes d'identité ».Selon l'officier supérieur, l'armée envisage d'étendre prochainement cette mesure à la Cisjordanie.Le ministre de la Défense avait récemment indiqué que 13 000 Palestiniens des territoires occupés étaient incarcérés.L'armée a commencé la construction de deux nouveaux camps de détention et a agrandi les prisons existantes pour faire face à l'accroissement du nombre de détenus, a-t-on précisé de source militaire.Mulroney aurait traité Arafat de terroriste et d'escroc Démenti à Ottawa et à Jérusalem d'après PC_____ TORONTO Selon le Jerusalem Post d'hier le premier ministre Brian Mulroney a qualifié le président de l'OLP, Yasser Arafat, de «terroriste et d'escroc» lors des entretiens qu'il a eu la semaine dernière avec le président israélien Haim Herzog.Les autorités canadiennes et israéliennes ont immédiatement démenti ces affirmations.À Ottawa le secrétaire d'État aux Affaires extérieures, |oe Clark, a indiqué qu'à titre de participant à cette réunion, il pouvait affirmer catégoriquement que M.Mulroney n'avait pas tenu de tels propos.Dans le Jerusalem Post de ce matin le président israélien a déclaré qu'il n'avait jamais entendu le premier ministre canadien s'exprimer de la sorte.Au [crusalemen post on explique que les commentaires de M.Mulroney ont été tirés d'une transcription israélienne de la rencontre avec M.Herzog.Selon des sources au Post la véritable citation serait : « Arafat, ce gars-là est un terroriste et un escroc ».Le journal a affirmé que M.Mulroney avait exprimé son «dédain » vis-à-vis de l'OLP et de ses responsables lors des entretiens avec M.Herzog.Le Toronto Star a rapporte les propos d'un responsable israélien qui a indiqué que «plusieurs personnes» ont entendu M.Mulroney s'exprimer de cette façon.Rappelons qu'au mois de mars, le Canada a intensifié ses relations avec l'OLP en permettant à ses embassadeurs et à ses ministres de rencontrer des responsables de cette organisation. Représentant médical Carrières et professions Tous les postes annonces sont ouverts également aux femmes et aux hommes.B4 LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 5 JUILLET 1989 Lê a Commission scolaire cne - EEYOU CHISKOTAMACHAOUN - une Commission scolaire sous le contrôle des Cris de la Baie James, ayant les pouvoirs requis pour atteindre ses objectifs, est responsable de l'éducation des Cris dans les communautés suivantes : Whapmagoostui.Chisasibi.Wemindji.Eastmaan.Waskaganish.Nemaslca.Waswanipi.Mistissini et Ouje-Bougoumou La Commission scolaire crie, une entité Crie créée en 1978 en vertu de la Convention de la Baie James et du Nord Québécois et de la Convention du Nord-Est Québécois est à la recherche de personnes qualifiées pour combler les deux postes suivants.Conseiller en information scolaire et professionnelle Waskaganish Vous serez responsable de l'assistance individuelle et collective aux élèves ou aux étudiants dans le choix de leur carrière scolaire et professionnelle en diffusant et en présentant des informations concernant la description et les exigences des programmes scolaires et des divers secteurs relatifs au monde du travail.\\rous possédez un diplôme universitaire de premier cycle spécialisé en information scolaire et professionnelle ou en orientation, n est essentiel de parler couramment et d'écrire le français et l'anglais.La connaissance des autochtones, plus particulièrement ceux de la Baie James, serait un atout.Durée du contrat : du 1er juillet 1989 au 31 mars 1990 Bibliothécaire Chisasibi ^irous verrez à l'application de techniques et de méthodes propres aux sciences biblio-théconomiques en vue de sélectionner, conserver, classifier, organiser et vulgariser la documentation qui se trouve aux bibliothèques de Chisasibi.\"\\r^>us détenez un diplôme universitaire de premier cycle dans un champ de spécialisation approprié.Le bilinguisme, français et anglais, est essentiel de même que la capacité de travailler avec un ordinateur.Vous avez enfin deux ou trois ans d'expérience.Durée du contrat : du 1°' juillet 1989 au 30 juin 1990.L e salaire sera basé sur les qualifications et l'expérience en conformité avec la convention collective en vigueur.Les candidats intéressés peuvent envoyer leur curriculum vitae accompagné d'une lettre de référence, avant le 12 juillet 1989, au : Service du personnel, COMMISSION SCOLAIRE CRIE, 282, rue Main, CP.1210, Bale-du-Poste, (Québec) GOW ICO.Nous offrons des chances d'emploi égales à tous.AfV° rdCLL>* COMMISSION SCOLAIRE CRIE Lu science au service de l homme en médecine, en agriculture, dans l'industrie et au foyer Notre division pharmaceutique recherche, pour son service des vêtîtes, un Qui cherchons-nous ?Une personne ambitieuse et compétente pour nous représenter auprès des médecins, des pharmaciens et des grossistes.Pour répondre à nos exigences, vous devez avoir une formation universitaire en sciences ou dans une discipline connexe et posséder au moins deux années d'expérience dans la représentation de produits pharmaceutiques.Le goût d'apprendre et le sens de la communication sont essentiels pour réussir dans cette fonction.La connaissance de l'anglais serait un atout.Nous donnons i nos représentants un stage de formation complet suivi de cours de perfectionnement à intervalles réguliers et mettons à leur disposition toutes nos ressources scientifiques et techniques.Nous offrons un salaire concurrentiel, une voiture de fonction et un éventail complet d'avantages sociaux.Ce poste offre une quantité de défis professionnels et comporte d'excellentes perspeaives d'avenir.Le territoire à couvrir : Trois-Rivières.Ce poste relève de Monsieur Magella Tardif, directeur régional des ventes (CIBA).Si vous désirez vous joindre à une équipe dynamique, prière de vous adresser par écrit avant le 19 juillet 1989, en fournissant tous les renseignements voulus quant aux qualifications, expérience et prétentions salariales et en indiquant le numéro de concours 89-113, à : Germaine Gtguère, Chef du personnel, 205, bout Bouchard, Dorval (Québec) H9S lit t.Candidat!c) .soukment CIHA-GLKjY offre des chances d'emploi égales à tou.s.mÊÊÊÊnWÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊKÊÊÊÊÊÊÊLWÊÊÊLM\t\t i\tMULCO\t REPRÉSENTANTES Cimtel.établie à Montréal depuis 1953 est à la recherche de deux représentantes dans leur département du service à la clientèle.EXIGENCES: \u2014 DEC ou BAC en Marketing ou expérience équivalente \u2014 Automobile \u2014 Bonne attitude Position salariée avec boni et allocation de voiture.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur C.V.ou de téléphoner pour prendre rendez-vous à: PAUL CHOQUETTE (514) 481-0151 71 Westminster N.Montréal Ouest, Québec H4X 1Y8 Cimtel Représentant des ventes MULCO INC., important fabricant canadien et distributeur de calfeutrants et de produits asphaltiques.invite les personnes dynamiques à poser leur candidature.Sous l'autorité du 'directeur des ventes, le titulaire de ce poste sera responsable de la représentation de nos produits auprès des détaillants en plus d'assurer la diffusion de l'information technique auprès de la clientèle.Les candidats devront être bilingues et témoigner d une expérience de cinq ans dans la vente.La connaissant des produits est un atout.Automobile fournie.Lieu de travail: Rive-Sud de Montreal.Cantons de lEst.Nous offrons des chances d'emploi égales à tous.Faites parvenir votre curriculum vitae complet a l'adresse suivante: MULCO INC.Direction dee ressources humaines 2S05 de la Métropole Longueuil (Québec) J4G 1E5 Mines Wabush cherche a combler immédiatement le poste suivant à son complexe de transformation et d'expédition de minerai de fer à Pointe-Noire (Sept-îles) au Québec : Stagiaire, relations industrielles Relevant du superviseur, relations industrielles, vous participerez a un programme de formation d'une durée de six mois durant lequel vous serez impliqué aux diverses activités du service des relations industrielles notamment les rencontres de griefs, la préparation d'arbitrage, l'administration de la convention collective, les différentes rencontres patronales-syndicales, etc.Par la suite, vous serez affecté en permanence au sein du service des relations industrielles.Vous possédez un diplôme en relations industrielles ou en administration d'une université reconnue.Une expérience des micro-ordinateurs serait un atout.Les personnes intéressées feront parvenir leur curriculum vitae détaillé à : MINES WABUSH gérées par Pickands Mather ù Co.CP.878 Sept-lles (Québec) C4R 414 a/s Service des relations industrielles Chef du service de l'assurance de la qualité Faisant partie de l'équipe de la direction technique, le titulaire aura pour mission de mettre en place et de faire le suivi du programme de gestion intégrale de la qualité et devra veiller à promouvoir la philosophie véhiculée par notre charte de qualité.Pour relever efficacement ces défis, vous devez satisfaire aux exigences suivantes : \u2022 être ingénieur chimiste, \u2022 posséder 10 ans d'expérience et \u2022 une formation au principe moderne de la qualité totale, \u2022 une compréhension de l'outil statistique, \u2022 une connaissance de la micro-informatique, \u2022 de l'habilité pour la gestion de personnel.Pour ce poste, nous offrons un salaire concurrentiel rehaussé d'une gamme complète d'avantages sociaux.Pour postuler, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à : Monsieur Martial Maurice Directeur, Relations avec les employés LES INDUSTRIES DOMCO LIMITEE 1001, rue Yamaska Est Farnham (Québec) J2N 1J7 Nous respectons l'équité dans l'emploi.Analyste en prix de revient Les Aliments Humpty Dumpty Limitée, un fabricant el distributeur, cherche à confier immédiatement à une personne bilingue le poste d'Analyste en prix de revient.La personne Idéale possède au moins deux années d'expérience relative au poste en question et a terminé la deuxième année du programme c.m.a.ou l'équivalent.La connaissance d'applications informatiques et du Lotus 1-2-3 constituent des atouts Importants.Nous offrons une rémunération reflétant votre expérience et vos compétences.SI ce poste vous Intéresse, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae sous pli confidentiel, avant le 12 Juillet 1989.à : Mme V.Turko Conseillère du personnel Les Aliments Humpty Dumpty Ltêe 2100.rue Norman Lachlne (Québec) H8S 1B1 ij a Commission scolaire crie - EEYOU CHISKOTAMA-CHAOUN - une Commission scolaire sous le contrôle des Cris de la Baie James, ayant les pouvoirs requis pour atteindre ses objectiis, est responsable de l'éducation des Cris dans les communautés suivantes: Whapmagoostui, Chisasibi.Wemindji, Eastmain, Waskaganish, Nemaska, Waswanipi, Mistissini et Ouje-Bougoumou.L a Commission scolaire crie, une entité Crie créée en 1978 en vertu de la Convention de la Baie James et du Nord Québécois et de la Convention du Nord-Est Québécois a un URGENT besoin, en vue de combler des postes sur le territoire de la Baie James, de personnes légalement qualifiées, avec expérience, pour agir comme Enseignants Chisasibi Waskaganish Secondaire, secteur anglais - Mathématique et anglais, secondaire I, récupération (2 postes) Élémentaire, secteur français et anglais - Éducation spécialisée Secondaire, secteur français - Mathématique, secondaire III à V - Généraliste, secondaire V Whapmagoostui : Secondaire, secteur anglais - Français, secondaire I à V - Mathématique, secondaire I àV Mistissini Némaski Waswanipi : Elémentaire, secteur anglais - 4' année Secondaire, secteur anglais - Secondaire II (2 postes) - Éducation physique (filles).Poste bilingue Secondaire, secteur français - Généraliste, secondaire III - Cheminement particulier, secondaire I Elémentaire et secondaire - Education physique et langue française et anglaise Secondaire, Secteur français - Mathématique et choix de carrière, secondaire I à IV \\^es postes s'accompagnent d'un salaire concurrentiel, d'une prime d'éloignement et d'une allocation de voyage vous permettant des déplacements hors de votre lieu de travail trois fois par année.Les Irais encourus pour votre installation seront également assumés par la Corrunission.Pour poser votre candidature, faites parvenir votre curriculum vitae et autres documents pertinents, avant le 13 juillet 1989, au : Service du personnel, COMMISSION SCOLAIRE CRIE, 282, rue Main, CP.1210, Bale-du-Poste (Québec) GOW 1C0.Nous offrons des chances d'emploi égales à tous.TdCLL>- COMMISSION SCOLAIRE CRIE
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