La presse, 22 juillet 1989, I. Arts et spectacles
[" Arts et spectacles Arts plastiques Disques et videos Restaurants -= LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 22 JUILLET 1989 Larry Collins et Dédale ou l'art de produire des best-sellers comme un Journaliste d'enquête F RANCI NE OSBORNE Est-il possible d'influencer le comportement de quelqu'un en utilisant des ondes à très basse fréquence?D'abord très sceptique face à cette possibilité, l'écrivain américain Larry Col-lins y croit et nous en convainc dans son dernier roman, intitulé Dédale, Maze en anglais., C'est un thriller, où Américains et Soviétiques rivalisent d'ingéniosité.Une histoire surfaite?Non.car lors de son passage à Montréal, Larry Collins explique que son livre est le fruit d'une :V:: m.PHOTO REMI Lf:MEE.U Prw** recherche qui a duré plus de deux ans et qu'il s'inspire de faits vérifiés.D'ailleurs, au début du volume, on nous avertit que l'histoire, romancée, est basée sur des faits.Ainsi, il est vrai que la CIA a déjà fait appel à des médiums pour trouver les sous-marins soviétiques dans les profondeurs sous-marines.Aussi, Larry Collins s'est-il fait confirmer que des recherches sont menées sur la possibilité de programmer à distance le cerveau humain.Une carrière mouvementée D'abord connu pour ses livres écrits conjointement avec Dominique Lapierre, Larry Collins a suivi un cheminement peu banal.L'écrivain américain est originaire du Connecticut.Il a fait des études en économie à l'université Yale dans les années 1950.Il voulait devenir journaliste, une profession peu prisée dans son milieu.Son père est un eminent avocat, « encore vert à 95 ans », déclare fièrement M.Collins.Larry Collins se trouve donc un emploi dans la publicité chez Procter and Gamble, à Cincinnati.Ce qui le sauve de cet emploi qu'il trouve très ennuyeux, c'est son service militaire.« Envoyé à Paris, je suis tombé en amour avec jo pf3fjç£ £t avec mon professeur de français !a première semaine », raconte-t-il.- Il n'était donc plus question de retourner aux États-Unis et surtout pas chez Procter and Gamble.Après avoir quitté l'armée, Larry Collins devient chef de bureau du magazine Newsweek à Paris.C'est là qu'il rencontre Dominique Lapierre, qui travaillait chez Paris Match.Ensemble, les deux journalistes écriront des best-sellers historiques comme Paris brûle-t-il?.Cette nuit la liberté.Ô Jerusalem, Le Cinquième cavalier (ce dernier titre étant un roman ).Lors de la publication de Paris brûle-t-il?, le Reader's Digest en a reproduit des extraits.Le groupe américain a même offert à Collins et Lapierre de financer leur recherche pour deux autres livres.Ce jour-là, Larry Collins donne sa démission à Newsweek, au moment où il devait partir pour Saigon, au Vietnam, et devient écrivain à plein temps.Mais après 16 ans de cette association, qui a apporté une confortable sécurité financière aux intéressés, Dominique Lapierre a souhaité faire cavalier seul.Chacun de leur côté, MM.Collins et Lapierre ont continué à produire, le premier avec Fortitude et le second avec La Cité de la joie.Même s'ils ne travaillent plus ensemble professionnellement, les deux hommes habitent tous deux Saint-Tropez, sur la Côte d'Azur, et quand c'est possible, jouent au tennis ensemble chaque matin.Un \" opéra m cfe Motif Que BOSCO Certains écrivains ont neuf vies.Monique Bosco est de ces écrivains-la.A chacune de ces vies correspond un genre littéraire: le roman, le theatre, des nouvelles, la poésie et.cette fois, un tout petit livre a la facture hybride, assez proche de l'opéra en effet, Babel Opera Lire Jean Basile en page 13.Anglais-français S'il ne se plaint pas de faire carrière seul, Larry Collins admet que l'ancienne formule avait beaucoup d'avantages.Ainsi, lors de la rédaction de leurs livres conjoints, Dominique Lapierre écrivait un bout en français, tandis que M.Collins faisait de même en anglais.Puis, les deux hommes mettaient leurs écrits en commun et chacun traduisait la contribution de l'autre.En bout de ligne, ils sortaient en même temps la version française et la version anglaise.Actuellement, Larry Collins rédige en anglais et fait traduire ensuite.Comme il parle un excellent français, il peut surveiller la qualité de la traduction.Après tant d'années en France, se sent-il devenu Français ?« |e me sens un peu comme un fils adoptif.explique-t-il.mais je reste Américain ».Perçu comme un auteur américain, il bénéficie de l'engouement des Français pour l'Amérique.Marié à une Égyptienne, M.Collins a deux fils « parfaitement bilingues », souligne-t-il.Dans son travail, Larry Collins fait sa recherche lui-même.Le duo Lapierre-Collins n'a eu recours aux services d'un recherchiste que pour Le Cinquième cavalier.Des projets?Dédale étant en librairie, la question qui se pose est de savoir si l'auteur a un autre livre en chantier.« Bien sûr, dit-il, ajoutant que lorsqu'un écrivain s'arrête d'écrire, quelque chose meurt en lui.» Collins refuse de dévoiler le sujet de son prochain livre, car «je ne veux pas me faire voler mon idée », affirme-t-il.Comme pour ses autres livres.Larry Collins suit la même procédure.De longs mois de recherche intensive, puis la rédaction.Prochain livre : dans deux ou trois ans.Qui aurait cru le Quebec et l'Argentine si proches?Marie Josée Thériault rassemble des nouvelles des deux extrémités du continent dans un livre qui étonne et ravit par sa mystérieuse unité, l'écriture et la présentation visuelle cilles toupin ous pourrions facilement soupçonner une impossible concoction.Imaginez, dans un même livre, une vingtaine de nouvelles écrites par des écrivains aussi éloignés les uns des autres que ceux d'Argentine et du Québec; tous ces' mondes entre les deux extrêmes du continent, ces cultures, ces États minuscules ou géants, ces guerres, cet espace surtout.Pourtant, ce beau livre, au titre on ne peut plus juste.Rencontres/Encuentros, étonne et ravit par sa mystérieuse.unité, son ton.des similitudes thématiques surprenantes et sa présentation visuelle.Ce trait d'union lancé entre le Québec et l'Argentine est une idée de l'écrivaine et éditrice Marie José Thériault.Pour le premier titre de sa nouvelle maison d'édition \u2014 Les Éditions Sans Nom \u2014 elle a choisi de faire les choses en grand.D'abord, une passion pour l'Argentine, des voyages et la question d'entre toutes les questions : « Qu'est-ce qu'on peut faire pour se connaître un peu ?» Ensuite, une passion personnelle pour la nouvelle qu'elle pratique, entre autres gen- res, et la découverte de la faune littéraire argentine adepte aussi de la nouvelle.« Les Argentins sont des nouvellistes, dit-elle, et les écrivains d'ici aussi.l'ai voulu mettre ensemble des gens qui pratiquent la même chose.Et il y a là-bas \u2014 ce qu'on sait très peu ici \u2014 une abondance d'écrivains qui publient à 3 500 ou 4 000 exemplaires et qui vendent.Les Argentins sont de grands amateurs de littérature.Malheureusement, sauf pour les Borges ou Corta-zar, les écrivains argentins sont peu connus à l'étranger.» Une histoire de goûts personnels Rencontres est aussi un beau livre.Papier luxueux, reliure en tissu, boîtier également recouvert de tissu noir,.l'ouvrage est agrémenté de vingt reproductions en couleurs d'oeuvres plastiques de créateurs argentins et québécois.Et encore là, ces images ajoutent à l'univers des conteurs; elles offrent une dimension autre à ce voyage insolite fait d'une succession de climats et d'émotions.Mais pourquoi avoir choisi Betty Goodwin, lean McE-wen ou Yves Gaucher, entre autres noms d'ici, et pourquoi telle oeuvre C\"; I SUITE A LA PACE 12 Herbert von Karajan a laissé une discographie énorme \u2014 par la quantité d'oeuvres enregistrées et surtout par la quantité de «remakes* des mêmes oeuvres.Mais il y en a très peu où l'on s'arrête pour dire: ici, la meilleure version, c'est Karajan.Claude Cingras dresse sa «discographie Idéale» en page 15.les ss ans cfe ta Fondation Marnant Un des lieux d'exposition les plus fréquentés en Europe avec 200 000 visiteurs par année, la Fondation Maeght de St-Paul-de-Vence célèbre son 25e anniversaire avec L'Oeuvre ultime, une exposition consacrée à Cézanne (notre photo) et autres «phares modernes», écrit Rene Viau en page 15.Je pense donc je lis 12 LA PRESSÉ.MONTRÉAL, SAMEDI 22 JUILLET 1989 Littérature Rencontres/Encuentros Quand l'Argentine est si près du Québec SUITE DE LA PACE l I d'un Ca'los Canas ou Perez Celte, entre autres créations d'artistes argentins ?« Les critères de sélection, répond Marie José Thé-riault.ont à voir avec mes goûts personnels.Sauf pour quelques images, vous voyez notamment Ïue j'ai un faible pour le figuratif, tuant aux artistes argentins, j'ai été aidée par Liliane Rodriguez, une Argentine qui vit ici.En fait, avec cette aventure, j'ai voulu me .faire plaisir.» ' \u2022 Livre d'éditeur donc, histoire de goûts personnels, tirage limité a mille exemplaires numérotés, il se cache derrière cette admirable .réalisation non seulement une réalité littéraire plus objective, -c'est-à-dire la prolifération de la nouvelle québécoise, mais aussi la grande richesse de la nouvelle ar- .gentine.Des auteurs de prédilection Dans son texte liminaire, Gilles Pellerin rappelle qu'« uneenquê» ; te menée par Nuit blanche en 1986 révèle que la jeune généra* ; tion de nouvellistes (notamment ' les écrivains qui se vouent totale-.' ment au genre) ont élu Cortazar et Borges » comme leur* auteurs \u2022 de prédilection.Il a admirable-; ment rendu hommage aux écrivains de « l'Amérique d'en bas » qui ont eu un ascendant considérable sur nos nouvellistes québécois contemporains.Côté argentin, l'ouvrage nous offre des grands noms d'une litté- ! rature dont les écrivains, au dire du préfacier Oscar Hermes Vil- ¦ lordo, ont fait de la nouvelle un des piliers de la littérature argentine : Adolfo Bioy Casa res connu surtout pour son roman L'Invention de Morel ( I940), Isidore \u2022 Blaisten, Silvina Ocampo, juan : lose Manauta, auteur de Las tier- ras blancas, un classique de la littérature argentine.Cecilia Ab-satz, |uan Carlos Martini, Vlady Kociancich.Marta Nos et Ana Maria Shua dont le roman Les Amours de Laurita ( 1984) a été porté à l'écran.On sort de cet entrecroisement de vingt contes avec le sentiment d'avoir exploré des univers étranges, souvent surréels, d'avoir vécu , plusieurs vies dans la peau de personnages simples ou fabuleux.Ainsi est ce recueil de nouvelles, avec son rythme ramassé, ses passages rapides d'un monde à un autre, d'un écrivain à un autre, ' d'une histoire ou d'une époque à une autre.Des similitudes étonnantes Mais encore, sans vous vendre la mèche de ces petits récits, ce sont les similitudes thématiques qui m'ont frappé, le pense à ce Rosenberg de Cecilia Absatz, l'une de mes nouvelles préférées du recueil, où un journaliste désa- ! busé qui tient tout de même à son gagne-pain trouve un subterfuge pour se payer des vacances aux | frais de son imbécile de patron.Ce thème de la tromperie revient souvent dans les nouvelles de Rencontres et il est extraordinai- i rement bien rend u dans Le Diver- : tissement de |ean-Êthier Biais qui a su ménager à son récit l'une des chutes les plus délectables de tous les textes réunis dans l'ouvrage.\u2022 Grande constante de ces textes également, la qualité de l'écriture 3ni ne s'est nullement perdue ans les traductions du français à l'espagnol et de l'espagnol au français.Par exemple.Barrio San Tolmé de Marie José Thériault s'attache à décrire avec une langue superbe une galerie de personnages visiblement désespérés qui défilent dans une boite de Buenos Aires.Rien de bien compliqué en somme mais une écriture si savoureuse et si perspicace que cette simple mise en situation révèle un climat ahurissant dont on ne réalise qu'à la toute fin Marie Josée Thériault, PHOTO MICHEL GRAVEL.U Presse « Les critères de sélection, dit Marie José Thériault, ont à voir avec mes goûts personnels.Sauf pour quelques images, vous voyez notamment que j'ai un faible pour le figuratif.» l'immense exotisme et, paradoxalement, la grande relativité.Nouvelles aussi où le désespoir suinte entre les lignes comme dans Après-midi d'hiver de Gilles Archambault qui, en quelques pages nostalgiques, refait l'impossible voyage en arrière vers un amour que le narrateur croyait oublié.Pas une nouvelle de second ordre D'autres rencontres sont aussi étonnantes, telles ces atmosphères irréelles mais combien allégoriques de La Bouteille de Noél Audet et de Plans pour une fugue au Carmel de Adolfo Bioy Casa-res.Dans la première de ces nouvelles, l'auteur raconte la vengeance d'un enfant, dans un petit village de Gaspésie, contre un père inattentif et injuste.Dans la seconde, Casares réussit à merveille à créer un climat orweil-lien, nous entraînant dans une contrée où les vieux sont systématiquement éliminés à moins qu'ils ne parviennent à s'enfuir de l'autre côté du fleuve.D'autres grands textes se font de l'oeil, malgré la diversité des imaginaires, tels ce Voyage au sud de |uan losé Manauta.où un dénommé Martin et son major chevauchent vers le sud dans une épopée guerrière toute sud-américaine, et Bleu de Perse de Louis jolicoeur qui raconte les mirages et la rêverie d'une incroyable traversée du désert en autobus quelque part entre l'Afghanistan et l'Iran; le grand errement toujours de l'homme qui ignore sa finalité mais qui n'en continue pas moins d'interroger le monde des apparences.La richesse de Rencontres tient bien sûr de la richesse des écrivains qui ont participé à ce collectif mais elle tient surtout au travail de sélection qui n'a pas permis qu'une seule nouvelle de second ordre ne paraisse dans le recueil.Les autres textes, ceux de Isidoro Blaisten ( Carpe diem ), de Diane-Monique Daviau (L'Oeil de Lily), de Vlady Kociancich (Leila), de Juan Carlos Martini (Quartier chinois), d'André Major ( La Dernière fois), de Marta Nos (Cérémonial), de Gilles Pellerin ( Entretien), - de Silvina Ocampo (Celestino Abril), dé Monique Proulx (Les Bras de l'homme),; d'Elvira Orphée {Jamais la compassion), de Ana Maria Shua (Histoire de famille) et de Claude-Emmanuelle Yance ( Fragile) sont autant de petits bijoux du genre que le lecteur découvrira avec grand plaisir.Ceux qui n'ont pas ta te de la nouvelle depuis longtemps trouveront dans cet admirable ouvrage toutes les raisons pour renouer avec le genre, d'autant plus que ce trait d'union argentino-québé-cois se trace avec une bonne dose d'universalité, substance comme chacun sait de toute grande littérature.Rencontres/Encuentros, Écrivains et ar-titttt de l'Argentine et du Québec, préface de Marie-Claire Biais.Liminaires de Cilles Pellerin et d'Oscar Hermès Villordo, 20 planches en couleurs.Les Éditions Sans Nom Inc., Montréal.1989, 271 pages.S137.Renaissance d'un roman anglo-africain de la fin du dix-neuvième siècle YVES DUli collaboration spéciale Ce roman paru en 1883 sous le titre original de «The Story of an African Farm » (portant la signature de Ralph Iron \u2014 pseudonyme de Olive Schreiner) a connu, depuis sa parution jusqu'à nos jours, des fortunes diverses \u2014 évidemment très contradictoires.En effet, même si Bernard Shaw.Oscar Wilde, Havelock Ellis et George Meredith l'on déclaré génial, une bonne partie du vingtième siècle ne lui a accordé aucune attention et ce n'est que depuis quelques années qu'on l'a redécouvert pour retrouver du même coup les qualités qui avalent su fasciner ses contemporains les plus célèbres.Ce long silence toutefois s'explique assez bien puisqu'il s'agjt d'une oeuvre qui, d'une part, bouleverse toutes les idées reçues \u2014 (concernant la religion, le rôle des femmes dans la société, l'angoisse de la mort, le sens de l'amour, le jeu de la Création, l'évolution de l'homme placé dans une Nature que le dix-huitième siècle avait enseigné être essentiellement bonne) \u2014 scandalisant ainsi à coup sûr tous les «bien-pensant» \u2014.et qui, d'autre part, ne semble se préoccuper nullement de la forme romanesque que la littérature continentale européenne avait déjà pas mal affinée à cette époque.Pourtant ses immenses qualités auraient dû la placer dès sa parution et pour toujours au rang des chefs-d'oeuvre de la littérature universelle.Largement inspirée par la Bible, (Ancien et Nouveau Testament) l'auteur, fille d'un missionnaire luthérien installé en Afrique, a voulu tout remettre en question, interroger le Monde depuis la Genèse jusqu'aux lourdeurs angoissantes du colonialisme, jeter un regard neuf, lucide, en même temps conquérant mais terriblement anxieux sur la Destinée de l'homme à travers l'Univers \u2014.On sent briller en elle une grande passion qui se heurte constamment à la conscience du châtiment qui guette tous ceux qui choisissent de ne pas obéir.Son personnage principal.Lyndall, connaîtra d'ail- leurs une mort prématurée qui ressemble moralement à s'y méprendre à celle d'Antigone et qui parait être le prix à payer pour sa délinquance.Construite selon le modèle biblique \u2014 enseignements méthodiques et théoriques par des fables et des contes les illustrant, l'oeuvre consiste en un récit qui s'élabore autour d'images, de tableaux, de visions, de rêves et d'explications de ces rêves (qu'on songe que Freud n'a pourtant pas encore découvert ses théories) de larges fresques qui ressemblent à des séquences filmées mais un récit dans lequel l'auteur intervient à tout moment soit directement ou soit par la bouche d'un personnage pour exprimer son angoisse existentielle \u2014 la même qu'on retrouvera plus tard dans la littérature contemporaine \u2014 Pour ce faire l'Afrique est évidemment une toile de fond particulièrement bien choisie à cause de son exotisme et de son éternelle représentation de commencement du monde.Toutefois Olive Schreiner n'a pas l'intention de s'attarder au drame africain pris dans ses particularismes propres mais plutôt au drame de I humanité qui ne semble plus avoir le courage de conquérir les valeurs essentielles \u2014 et ainsi elle rejoint la pensée de Chateaubriand et Elus intimement encore celle de audelaire prophétisant «la fin du monde» \u2014 ou si l'on veut le saccage des consciences au profit du matérialisme triomphant.Olive Schreiner, qui fut fouettée par son père parce qu'elle se disait athée, est essentiellement une visionnaire non conformiste et une insoumise tragique.Cela en fait une femme moderne et cela nous explique la renaissance actuelle de son oeuvre qui recèle autant de trésors d'émotion que nos compréhensions contemporaines peuvent encore en saisir.Pour en être convaincu il suffit de relire ses propos sur les revendications féministes.Ils n'ont rien perdu de leur acuité, ni de leur noblesse, ni surtout de leur indéfinissable sincérité.L'auteur consacra la majeure partie de sa vie à les défendre comme en témoignent les titres de ses autres oeuvres et les remarques de ses commentateurs et des historiens de la littérature angiaiftS du dix-neuvième siècle.\u2022 ' Pour ma part, je regrette la traduction qu'on a faite du titre.|e ne doute pas de sa valeur commerciale mais je crois que Olive Schreiner, si farouche à défendre ses idéaux, n'y aurait pas reconnu l'empreinte qu'elle voulait donner à son roman.LA NUIT AFRICAINE, olive Schreiner, traduit de l'anglais par Eiuaoetn Janvier.Parié.Pntbus.1989.3S8 pages.Frederick Prokosch La chasse aux papillons est terminée Agence France-Presse PARIS mm rederic Prokosch, écrivain américain d'origine autrichienne, qui vient de mourir, à 81 ans, d'une crise cardiaque près de Grasse, dans le Sud de la France, figurait parmi les grands de la littérature du Nouveau Monde.L'auteur des Sept fugitifs vivait en marge, peu connu du grand Eublic.Ecrivain inclassable douté d'un être peu banal, c'était un grand collectionneur de papillons, un joueur de tennis émérite, dont la trajectoire a été marquée Ear une recherche lancinante du onheur.Sa dernière oeuvre, ses mémoires intitulées Voix dans la nuit (1984), étaient une autobiographie spirituelle.Prokosch qui disait souffrir de «remémorâtion totale», ressuscitait les grandes f i- f;urcs tutélaires rencontrées, à 'aide de ce qu'il nommait des «fragments vivants», des «reliques humaines»: Dylan Thomas ou Bertold Brecht, André Malraux, Vladimir Nabokov ou Thomas Mann.Né en 1908 dans le Wisconsin de parents autrichiens (père linguiste et mère pianiste), Frederic Prokosch reçoit une éducation éclectique et européenne.À Thomas Mann qui lui demande son ambition, il répond: «Le tennis.Les livres.La chasse aux papillons».Il arrivera à ses fins dans ces trois passions.Docteur de l'Université de Yale en 1933, il écrit Les Asiatiques en 1935, sur le voyage d'un jeune Américain en Asie, suivi des Sept fugitifs (1937), dont Albert Camus a dit qu'il s'agissait du premier «roman géographique».Mais pour Prokosch, grand voyageur à la recherche de papillons rares, de la Méditerranée au Pacifique, de Syrie en Indochine, par la Turquie ou l'Arménie soviétique, l'aventure se situe dans l'esprit.L'éternelle question qui sous-tend son oeuvre se résume à «Qu'est-ce que le bonheur?» avec la mort comme issue.Il s'était essayé avec succès dans le pastiche, à la manière des Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar, avec Le manuscrit de Missolonghi, de faux mémoires de Lord Byron, ou encore l'empereur mogol dans le Manège d'ombre.Tendresse légère, sensation de bonheur menacé, voluptédans le désespoir composaient l'atmosphère de ces romans dont se délectaient de nombreux «aficionados» à travers le monde.Ajouter à cela le charme du personnage, veste de tweed, visage buriné, épais sourcils de jais contrastant avec la blancheur de la chevelure.Il avait finalement mis un terme à sa «vie errante», en se fixant dans le Midi de la France, non loin de Grasse, indifférent à la comédie humaine et à l'accueil de son oeuvre car, disait-il, «se sentir en harmonie avec le monde, au ras des choses, c'est très important».Après la mort d'Alejo Carpentier en 80, la disparition de Nicolas Guillen prive la littérature hispanique de l'autre grand écrivain cubain ALFREDO MUNOZ-UNSaiN de l'Agence France-Presse LA HAVANE Le poète Nicolas Guillen, qui vient de disparaître à l'âge de 87 ans, et le romancier Alejo Carpentier, mort en avril 1980, sont les deux écrivains cubains qui ont le plus apporté à la littérature hispanique de ce siècle.Guillen, plus particulièrement, introduisit dans ce monde la tumultueuse présence du parler populaire avec ses racines sonores et sémantiques africaines.La colonie espagnole installée à Cuba agit en effet comme récepteur et redistributeur d'un «chargement humain «amené d'Afrique par les trafiquants d'esclaves.Les descendants de ces Noirs, mélanges aux Blancs ou aux Chinois, maniaient pour communiquer entre eux une syntaxe et un lexique que la culture académique considéra comme marginaux jusqu'au XXe siècle.Malgré sa culture classique, Guillen, par ses origines, partageait cette grammaire hachée et ce vocabulaire fait d'onomatopées.Il a su entendre la sono- rité et le rythme de ce langage populaire, comprendre la valeur poétique de ce parler et le manier avec simplicité.Poésie néo-africaine Une poésie «néo-africaine» 'apparut dans les Caraïbes en 1926.quand Guillen, âgé de 24 ans, écrivait des vers sous l'influence du «plus mauvais Ruben Da-rio», poète nicaraguayen oui avait rompu au début du siècle avec les règles classiques de la poésie en langue espagnole.Les principaux «néo-africains» de l'époque, le Porto-RIcain Luis Pales Mates et les Cubains Zacarias Tallet et Ramon Guirao étaient des Blancs de pure souche.Avec trois livres, Nicolas Guillen changea définitivement les choses: Moti-vos de son (1930), Songoro Cosongo ( 1931 ) et West Indies Ltd (1934).Légèrement emprunt de pittoresque, le premier se voulait un retour à la race de ses aïeuls, un renoncement à la posture esthétique blanche.Plus élaboré, Songoro cosongo apparut comme un traité poétique du Noir, selon sa propre perspective, et faisant partie d'un environnement national assumé avec critique.Avec West Indies .Ltd, il agrandit sa géographie culturelle pour dénoncer l'exploitation des ressources humaines et naturelles par les entreprises étrangères.Le livre montrait les Caraïbes comme «un grotesque siège de sociétés et de trusts» dans lequel vivait «un peuple bén i-oui-oui où tout allait mal » : cette vision reflétait une pensée qui, trois années plus tard, en' 1937, le conduisit à rejoindre les rangs du Parti communiste.Contre le fascisme La même année, Nicolas Guillen participe au «deuxième congrès international antifasciste des écrivains pour la défense de la culture», organisé en Espagne en pleine guerre civile.Outre André Malraux, étaient présents Ernest Hemingway et Pablo Neruda: deux noms qui feront partie de la panoplie internationale d'amis qu'accumulera le poète comme Lazaro Cardenas, Enrique Amorim.Boris Polevoi, (orge Amado, Davis Alfaro Siqueiros, Romulo Gallcgos, Louis Aragon et jpsa Triolet.De sa visite militante en Espagne, il écrivit Espagne, poème en quatre angoisses et une espérance, où il se définit comme «fils de l'Amérique, fils de toi (Espagne) et d'Afrique, esclave hier de contremaîtres blancs munis de fouets colériques, aujourd'hui esclave de rou-geâtres yankees sucriers et voraces ».En 1947 il publie son oeuvre la plus célèbre, El son entero (le son entier), dans laquelle, dira-t-il plus tard, «il nie l'art qui voit dans le Noir un sujet plein de douleur et non pas un intense thème humain».En 1953, il reçoit le douteux prix Staline de littérature.Après la Paloma de vuelo popular et El cgi as publiés en 1958.il va se dédier presque exclusivement h son engagement dans la politique culturelle du gouvernement castriste arrivé au pouvoir en 1959.Eloge à Cuba En 1964, est édité Tengo(Jj'ai), un éloge à la Révolution cubaine qui lui vaudra d'être consacré « Poète national ».En 1964 également parait Grand zoo, une collection de brefs poèmes en prose, k ironiques et énigmatiques, révélant sa maîtrise technique pour les divertissements.Il restera un poète prolixe jusqu'à ce que l'artériosclérose et le mal de Parkinson annihilent ses facultés: La roue dentée et Le coeur avec lequel je lis ( poèmes d'amour et sonnet à François Villon) en 1972, Un bateau de papier va sur la mer des Antilles (livre pour «les enfants adultes») en 1978, Musique de chambre en 1979 et Dixièmes en 1980.Il laisse inachevées des mémoires au titre provisoire de feuilles volantes.De tempérament débonnaire avec une veine erotique qu'il n'usa jamais dans sa poésie publique, Guillen a vécu de nombreuses années à Buenos Aires, Mexico, Paris et Rio de laneiro.Le franquisme lui fit éviter l'Espagne qu'il aimait.C'était un sybarite avec un grand sens de l'humour.Dans l'une de ses dernières entrevues, il désigna comme sa boisson favorite: «l'eau, mais en petit cubes de glace».On lui demanda une fois de suggérer une epitaphe pour sa tombe.Il improvisa: «Je suis là, et je regrette de vous avoir fait attendre si longtemps.» LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 22 JUILLET 1989 13 Un « opéra » de Monique Bosco Faut-il reconstruire la tour de Babel?Roman jxilicier JMN BASILE collaboration spéciale r Certains écrivains ont neuf vies.C'est pourquoi ils n'aiment pas qu'on les tire par la queue.Monique Bosco est de ces écrivains-là.À chacune de ces vies correspond un genre littéraire: le roman, le théâtre, des nouvelles, la poésie et.cet?» fois, un tout petit livre à la facture hybride, assez proche de l'opéra en effet.Babel-Opéra'.Des poésies y alternent avec des pièces en prose que l'auteur appelle des «métamorphoses».Le tout est rythmé par des citations de l'ancien Testament.Monique Bosco s'y interroge sur les femmes, le judaïsme, l'exil et surtout la douleur d'être en vie qui est de nulle race, de nul sexe et de nul pays.On ne peut pas dire que Monique Bosco ait une vision optimiste du monde.Il n'y a pas seulement l'hocolauste et les événements actuels en Israel où « David et Colliath sont confondus».Voilà des guerres, des famines, des cruautés individuelles comme le meurtre de Martin Luther King.Pour une âme sensible comment faire pour ne pas être révolté?Il y a aussi les désillusions intimes auxquelles nous attachons tant d'importance et avec si peu de discernement.La souffrance personnelle nous apprend, dit Monique Bosco, «qu'il ne faut plus aimer à la légère sinon ces persécutés de la terre, chaque jour plus nombreux, affamés de justice et de pain».La partie la plus passionnante de ce petit livre, d'une sincérité presque téméraire, est la suite des «métamorphoses».C'est pour Monique Bosco l'occasion de faire le bilan de ce qui parait être sa propre vie.Jeune juive européenne, prise on sait dans quelle tourmente, elle est venue dans un nouveau pays, le Canada, «après tous mes exodes, toutes mes errances, fille longtemps sans feu ni lieu.» Et voici que l'auteure évoque son rêve: la Tour de Babel, symbole biblique de la séparation des races et des langues, ne pourrait-elle pas être un lieu de communion aussi?Pourquoi le Canada, qui reçoit tant de déshérités et de tant d'origines, ne deviendrait-il pas «une Babel enfin fraternelle où chacun a le droit de vivre selon les lois de son coeur, toutes origines confondues»?Au plaisir de lire Monique Bosco pmototmkx* u p™* Ce petit livre grave, tendu, n'est pas sans révoltes ni imprécations.Il faut le voir comme un témoignage.Il n'est pas facile d'être un exilé, d'être seul.Il n'est pas facile d'être juif.Il n'est pas facile d'espérer quotidiennement la justice.Du moins reste l'espoir de la Divinité.«Dieu précieux.Nom imprononçable de Dieu.Enfermées dans les taies de la Loi.je sais que se trouvent des paroles qui me sont destinées.» écrit Monique Bosco dont on se demande si.ici, elle s'interroge encore ou affirme.Diane-Jocelyne Côté Naturellement, il y a des gens qui ne commencent pas leur vie littéraire dans des conditions favorables.Diane-jocelyne Côté a publié ses premières oeuvres à la Nouvelle Barre du jour, de sinistre mémoire par la tradition de laxisme littéraire qu'on y a encouragé.Mais on peut se reprendre.La parution de chaque livre suscite un nouvel espoir.Lobe d'oreille2 (un récit naturellement) est un joli titre qui évoque une sensualité discrète que l'on mordille, une coquetterie en forme d'anneau d'or ou d'une perle rare, une délicieuse culpabilité enfantine aussi.Enfin, un lobe d'oreille est quelque chose, sauf dans le récit de Diane-locelyne Côté où le lobe d'oreille n'est rien.Le lieu, on le rconnait bien.C'est Montréal.Rien que de très banal, surtout traité de cette façon, par quelques images vite faites.Pour les personnages, on a plus de misère.Il y a bien un homme qui se prénomme Charles, un amoureux lassé.Les filles, elles, n'ont pas de noms.Ce sont des entités: «la fille qui ressemble à un caillou» par exemple, ou «la fille au cafe dans une tasse», ou encore « la fille au carnet à la couverture cartonné» ou enfin «la fille à la plume ».On a déduit que ce doit être l'écrivaine sous différents avatars et que le récit aurait quelques connotations autobiographiques.L'histoire?Ce n'est pas la peine d'y penser car c'est vulgaire.Pour l'auteure.Lobe d'oreille est «une étrange expérience d'écriture».Elle y propose la banalité comme l'essence même du récit avec quelques virées du côté du surréalisme.Le tout se veut «quelque peu givrée».Pour la banalité, on ne saurait dire le contraire.Diane-jocelyne Côté s'y connaît.«Étrange», «expérience», «surréalisme», «givré» ne sont que expressions publicitaires dont le seul but est d'excuser le laisser-aller d'une construction vague pour le lecteur, sinon pour l'auteure, on l'espère.La façon la moins déprimante de parler de ce livre hors de toute littérature, sauf par des mots empruntés à un dictionnaire des idées reçues, est de le comparer à une suite de ces montages que les artistes faisaient avec des matériaux de récupération.Ici, à la place des clous, des culs de bouteilles, des morceaux de bois ou de plâtre, ce sont des émotions et des réminiscences: un amour déçu, une barbe de cinq jours contre laquelle « la fille en chemisier de rayonne blanc» ne s'est pas frottée depuis longtemps, une réflexion sur la condition féminine naturellement, la mort d'une mère.Rien que de l'inédit comme on voit.Et.naturellement, nous sommes invités à «observer la présence prégnante des rêves pendant une phase de changement».Serions-nous dans le domaine de la psychanalyse?«Cela tient de la névrose, elle le sait maintenant» dit l'auteure mais il y a névrose et névrose.Il en va de bonne névroses comme des bonnes intentions.Ça ne fait pas obligatoirement de la bonne littérature.On ne devait pas s'acharner sur des tels livres, comme objets, qui ne disent rien, ne vont nulle part, si ce n'est que l'auteure n'est pas sans sensibilité, qu'elle a des trouvailles de langue.Mon Dieu, on ne sait jamais! (1) BABEL-OPERA, par Monique Bosco 95 pages, editions Trois.(2) LOBE D'OREILLE.par Diane-Jocelyne Cote, récit, 110 pages, editions l'Hexagone Vivre la nuit, avec Jean-François Josselin JACOUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Aquoi sert la nuit?À dormir.Sagesse des nations.À quoi sert de dormir?À rêver.Pourquoi rève-t-on ?Vous allez voir que si je continue ce petit jeu.nous allons arriver à quelque chose de sublime, quelque part entre le Père Freud \u2014 dont certains ont dit qu'il fut un des plus grands malfaiteurs de notre siècle \u2014 et les Amérindiens qui accordaient aux songes une valeur thérapeutique et prémonitoire, suivant les cas.Ouf.Donc, supposons un personnage battu, marri, transi.Inventons-le.Pour rire.Il s'appelle Donald Deau.Sa vie éveillée, celle du jour et de la lumière, est une perpétuelle douleur.Douleur comique, non pas seulement parce qu'il est cocu, situation tout à fait épuisée par les écrivains depuis Homère jusqu'à Sagan, cocu limpide, lui.Donald Deau.mais aussi parce que sa maison, son auto, ses enfants même, lui collent un «mal de vivre», une fatigue, une sorte de «bleu à l'âme» (entre Baudelaire et Frank) qui, étrangement, sont des douleurs lumineuses, des douleurs du jour.Que lui reste-t-il, sinon la nuit?Il la partage avec son chat.Alors là.je ne vous raconte pas.Que fait-il la nuit?Il vit.tiens donc, il rève.C'était le sujet, et ambigu, du premier récit de ce livre intitulé Après la nuit, la nuit, nouvelles, de |ean-|acques losselin.Un Monsieur que je ne connaissais pas de lecture.'sinon par des articles lus, de ci.de là.et qui en font une sorte de commentateur désabusé, humoriste, distant, ce sont les meilleurs.Là.il me plait encore davantage.C'est pourquoi j'ai voulu lire d'autres romans de lui \u2014 je prétends que ce sont des romans, petits, j'aime cela.Si la couleur, la lumière, le frémissement ne vous accrochent pas, c'est plus vite fini.Là.tout vous accroche.Dans l'énorme production de nouvelles chez les éditeurs français qui.sans doute, ont aperçu de leurs Jean-François Josselin yeux globuleux ce qu'ils nomment un «nouveau créneau», je suis ravi de vous signaler ce recueil-ci: dix nouvelles à mon avis exceptionnelles.Tenez, une autre?La fête des pères.Encore un personnage qui dort, dans une maison amie.Il réve.Cette fois, le réve n'a rien de prémonitoire, au contraire, c'est un retour en arrière et c'est la découverte d'une paternité inattendue.Le songe explique le passé, il met le point sur le i.Quand on se réveille, on connait le nom du père.(|e suis bien forcé d'utiliser des images pour raconter, sinon je détruis tout le charme de ce court récit, dix pages.Veuillez m excuser).Il en va ainsi, dix fois.Notre intérêt ne faiblit pas.Parce que l'imagination de l'auteur est sans doute grande (mais ça, j'en connais d'autres) mais aussi parce que nous sommes en présence, d'évidence, d'un écrivain.C'est-à-dire de quelqu'un qui a une manière, un art de naviguer à la fois en surface, planche à voile, et en-ire deux eaux avec des incursions vers le fond, sans être lassant, ni savant, ni pédant, ni laboureur des mots et des idées.Choisissant la vitesse, qui n'est pas précipitation.- PHOTOTHEQUE U Presse La littérature, n'est-ce pas la manière?Combien de fois l'ai-je pensé, et dit ?C'est moi qui suis le laboureur, je.l'admets.Mais avouez que le plaisir de lire, vérifié encore une fois par la découverte d'un style tendre, coquin, subtil, léger, intelligent.cela conforte.Un petit livre comme celui-ci, contenant dix petits récits, nouvelles, romans, comme vous le voudrez, cela se déguste en claquant de la langue à chaque goûtée.Une grosse bouteille d'aligoté.Miracle de la littérature, la bouteille bonne jusqu'au fond et pleine, plus qu'un tonneau.Bravo.La guerre des cerveaux a commencé GILBERT GRAND «m a guerre ¦¦ froide est finie ».répètent à satiété ces jours-ci politiciens d'Est et d'Ouest dans un bel élan d'unanimité.Mais, alors que nous nous enfoncions dans le confort béat de la détente, voici qu'en empêcheur de tourner en rond.Larry Collins clame haut et fort: « Erreur.Réveillez-vous, la guerre des cerveaux a déjà commencé.Vos dirigeants sont peut-être déjà sous influence ».Bien sûr.Dédale est d'abord un bon thriller \u2014 genre qui d'habitude flirte allègrement avec le plausible et le vraisemblable.Mais pour le préparer, Collins a enquêté pendant près de deux ans dans les laboratoires occidentaux, ainsi qu'auprès d'anciens agents de la CIA.Il en a ramené la certitude que des équipes américaines, et surtout soviétiques, travaillent activement à percer les secrets du cerveau humain, de façon à pouvoir en contrôler et manipuler à volonté le fonctionnement.Et pour cela, rien n'est négligé, pas même les phénomènes parapsychiques (médiumnité, voyance, transmission de pensée) que d'aucuns tiennent pour charlatanisme.Collins réussit habilement à intégrer les dernières trouvailles des sciences du comportement dans une trame romanesque à multiples rebondissements qui ne laissent guère le temps au lecteur de relever les poncifs et les ficelles ou la minceur de certains personnages.Tout commence donc par l'assassinat à New York d'une voyante qui parvenait à localiser avec exactitude les sous-marins soviétiques dans l'Atlantique.Art Barrington, l'as de la ClA.soupçonne que le KGB a ainsi voulu empêcher les États-Unis de découvrir, eux aussi, l'arme qui permet de contrôler à distance les émotions d'une personne.Pendant ce temps, à Moscou, les faucons ont conclu que la meilleure façon d'écraser l'intégrisme musulman qui soulève les républiques d'Asie centrale, est d'en faire porter le chapeau au « grand satan » américain.Pour enclencher ce mécanisme infernal, un attentat du Hezbollah contre une base US en RFA suffira.Alors le président américain, dans un accès de colère terrifiant \u2014 provoqué bien sur par un émetteur soviétique d'ondes à basse fréquence passant et repassant devant la Maison-Blanche \u2014.ordonne l'envoi d'un missile nucléaire sur Qom, la ville sainte des chiites iraniens! |oe Haldeman traite, dans Hypnose, d'un thème similaire sur un mode aussi endiablé mais nettement plus sarcasti-que.Nick Foley, son héros, a mis au point une machine de la grosseur d'une montre, capable d'annihiler la volonté de n'importe quel être humain.Personne ne pouvant refuser d'obéir à ses ordres, Foley parvient à échapper aux commandos de la ClA et du KGB.Et voilà qu'on signale sa présence au sommet américano-soviétique de Leningrad, dans l'entourage même des deux présidents.Que fera-t-il de son terrifiant pouvoir?Un merveilleux conteur « Le polar, c'est la vie », fait dire Joseph Biâlot au héros d'Un violon pour Mozart.En fait, au terme de ces 187 pages revigorantes et drôles, bourrées de péripéties et de jeux de mots.SÉRIE NOIRE JOSEPH BIALOT Un violon Mozart ALLIMABD on a surtout envie de crier aux ignorants : « Bialot.c'est la vie».Le dernier écrivain français de polar à étaler un tel bonheur d'écriture et d'invention est Daniel Pennac avec sa Fée Carabine.C'est tout dire.Venu lard à la Série Noire, a l'âge de 55 ans pour être précis, après avoir exercé une foule de métiers, Bialot s'imposa dès son coup d'essai.Le salon du prèt-a-saigner remportant le Grand prix de littérature policière 79.Il y révélait, outre un don de virtuose du langage, un univers romanesque coloré et chaleureux, celui du quartier du Sentier à Paris.Suivirent Belleville (Babel-Ville), le Faubourg Saint-Martin, etc.Onze ans et huit romans plus tard, Bialot parle toujours avec verve de Paris mais il s'attarde cette fois-ci.gageure suprême, au 16e arrondissement.Dans un premier chapitre en forme de clin d'oeil, véritable «discours de la méthode » du genre, il plante son décor et ses personnages qui habitent le même immeuble de Passy.Ce « microcosme sociologique type » (Bialot dixit) comprend, toute profession, race et sexe confondus, un cambiste cardiaque qui fraude sa compagnie et sa compagne, un statisticien de compagnie d'assurance sur la vie qui a la surprise de lire sa nécrologie dans le journal du matin, une directrice de galerie d'art dont la plastique n'est pas aussi toc que les Picasso et Mondrian qu'elle vend, un prof de français en chômage qui enseigne l'argot aux enfants du coin, un contrôleur veuf, un chauffeur de taxi portugais, un étudiant arabe, des épouses et demoiselles volages, etc (mais pas de raton laveur).Un cable de frein de vélo qui disparait non sans avoir servi u étrangler la directrice de galerie et l'action démarre à fond de train, propulsant ce beau monde dans un imbroglio incroyable de trafic d'art, fraude, vengeance et coeufiage, que Bialot s'amuse à compliquer à volonté.Et le lecteur ravi en redemande.On retrouve presque la même verve, mais assortie d'une méchanceté confondante, chex Pierre Siniac.Ne ratez pas L'unijambiste de la cote 284, un de ses meilleurs recueils de nouvelles qui reparait dans Folio Noir.À l'ombre de votre parasol, il fera l'effet d'un cocktail fort à la lime.Narcejac sans Boileau Dans une collection Sueurs Froides heureusement revam-pée, voici que nous revient Narcejac avec l'ai été un fantôme, son premier roman sans Boileau, décédé en décembre dernier.Comme pour se rassurer et conjurer le sort, il amène sa triste héroïne à s'attarder longuement sur les visions précédant la mort, dont elle a été témoin lors de sa tentative ratée de suicide.Puis le naturel revient au galop: l'intrigue qui se traînait entre un mari falot, philatéliste et impuissant et une épouse encore bouleversée par la trahison de son amant, se transforme en machination à double détente où est pris celui qui croyait prendre.Décidément, le « vieux » a encore la main.DEDALE, larrv Collins, 188 pages, Robert laffont HYPNOSE.Joe Haldeman, 281 pages, J'ai lu no 2592 UN VIOLON POUR MOZART.Joseph Bialot.187 pages.Série Noire» Gallimard no 2184 L'UNIJAMBISTE OE LA COTE 284.Pierre Si-niac.245 pages.Folio noir Gallimard no 2045 J Al ETE UN FANTOME.Boileau-Narceiac.200 pages.Denoel.APRES LA NUIT.LA NUIT, par Jean-Francois Josselin.dix nouvelles.190 pages, collection blanche.Gallimard.Paris.1989.DE RETOUR ACHAT ET VENTE dise LIVRES, CASSETTES, DISQUES, D'OCCASION 3864St Denis, Montréal 849-9014 387 Ste Anne, St Jérôme 4317885 quaVtlé PRIX MICHEL-BRUNET Le Prix Michel-Brunet, doté d'une bourse de 1000$, couronne le meilleur ouvrage traitant d'un sujet historique, produit par un(e) jeune historien(ne) québécois(e) de moins de 35 ans.Ce prix est régi par les règles suivantes: 1) l'auteur(e) devra être résident(e) du Québec et être àgé(e) de moins de 35 ans lors de la parution de son oeuvre: 2) l'oeuvre doit être publiée en langue française; 3) l'oeuvre peut être aussi bien un livre, un article dans une revue scientifique, un document sonore ou vidéo; 4) l'oeuvre doit être publiée durant les 24 mois précédant l'annonce du prix, le 24 juillet de chaque année; 5) toute personne ou toute maison d'édition qui désire soumettre une oeuvre doit en faire parvenir trois exemplaires au \" secrétariat de l'institut, en mentionnant qu'il s'agit du Prix Michel-Brunet.6) le jury sélectionne une oeuvre parmi celles reçues avant le 31 août 1989.Le jury, dont les membres sont nommés pour trois ans avec rotation annuelle, est constitué, pour cette année de René Hardy, de l'Université du Québec a Trois-Rivières.de Jean Blain de l'Université de Montréal, et de Philippe Sylvain, de Québec.Institut d'histoire de l'Amérique française (1970) 261, avenue Bloom field, Montréal H2V 3R6 Québec (Canada) (514) 278-2232 î LA PfftSS£.MONTREAL, SAMEDI 22 AMUfT 1989 RÉPONSE * \\ VOS QUESTIONS I MOTS CROISÉS VOTRE 1 HOROSCOPE ou stctastt 2 3 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 Qui relevé du droit.2 Le temps futur \u2014 Se dit d'une mode.3 Filet pour prendre des oiseaux \u2014 Lettres en vers.4 Ricanements \u2014 Risquée.5 Sempiternel \u2014 Curie.6 Coquille des mollusques \u2014 Relatif au nom d'une personne.7 Qui lui appartient \u2014 Impératrice d'Orient.8 Archiduchesse d'Autriche \u2014 Germanium.9 Roulement bref \u2014 Nuage de gaz et de poussières interstellaires.10 Lentilles \u2014 Site de Montréal \u2014 Sa Sainteté.11 Font la manche \u2014 Négation.12 Profession \u2014 Ouvrir une fenêtre.VERTICALEMENT 1 Elle est élastique.2 inflammation \u2014 Elle est salée.3 Désarroi \u2014 Manche, au tennis.4 Fait de s'attacher sur \u2014 Nickel.5 Symbole chimique \u2014 Etain -Poème de Virgile.6 Courroux \u2014 Élever moralement.7 Sport \u2014> Mouvement d'une foule.8 Fleur \u2014 Substance sucrée \u2014 Interjection.9 Empêcher d'avancer \u2014 Famille italienne.10 Individu \u2014 Titre des souverains d'Ethiopie.11 Ile de France \u2014 Oiseaux \u2014 Néon.12 Vieille empreinte \u2014 Titre.I SOLUTION AU PROCHAIN NUMERO 1 a 3 4 S e 7 e 9 10 ii h as 4 to ?s s io n u araranGiEiïJiHiïia h^ranuiinra ranis faamm mma sas ?he ?raiiraiisM SOLUTION DU DERNIER PROBLEME ANCIR (£> au }ijuia 40 22 JUKI11 LION 0U2J JUtlUT 40 2140UT VlIftCt OU 2« 40UI 4U 22 SCMIMIM BALANCE Mémo si vos idées semblent incomprises au travail, le temps sera votre meilleur allie.Votre perseverance vaincra tous les obstacles et l'on se rangera finalement a vos idées.Surveillez mieux votre alimentation, car l'embonpoint vous guette.La personne aimée vit des moments difficiles.Oubliez vos problèmes pour parvenir à mieux l'épauler.OU 2) SIPT1MBM 4U 23 OCIOBRI Les personnes nées sous ce signe déborderont de vitalité tôt le matin.Journée idéale pour entreprendre un travail qui vous tient a coeur et qui demande beaucoup de concentration.Vous ressentirez I?besoin de faire plaisir aux gens que vous aimez.Laissez-vous aller, car l'on appréciera grandement vos bonnes paroles ou vos cadeaux.0U24 0CI0SIK M 22 NOVIMIRI SCORPION Votre art de l'esquive atteint un sommet en cette Journée.Quoique les gens disent ou fassent, personne ne pourra entrevoir ce que vous pensez réellement.Certaines tâches que vous croyez vôtres, seront supprimées mystérieusement dans votre travail.Un voyage en bonne compagnie se projette.sagittaiiu OU23NOVIMIKI AU 21 OICIMMI Un ami qui vous est cher tentera de renouer dés liens qui s'étaient perdus.Cela ne sera pas aisé, car le temps aura laissé sa marque.Il vous sera difficile de retrouver des points communs.Un problème surgira durant la journée, mais il sera tellement cocasse que vous en rirez.Le beau temps revient dans votre vie affective.r APRICO^I TejAJtVIM Vos proches auront beaucoup de enoses a ra-conter.iaissez-Ms paner, oemontroi oe i utero*.Ou coté du coeur, vos relations deviendront plus harmonieuses.Vous agirez avec plus de sensibilité et vous corrigerez votre façon do faire des reproche» qui Wessent ou peinent un être cher plus sensible que vous.Les petits malaises dont vous avez eu a souffrir vont disparaître.Votre travail occupe une place de plus en plus envahissante dans votre vie.La satisfaction de votre employeur est aussi acquise, mais au prix 40 votre équilibre émotif.Il serait utile de vous \u2022donner a un loisir plaisant ou vous pourriez vous retrouver.Il se peut que votre conjoint soupçonne quelques écarts sentimentaux, soyez franc vTrmaLi 8U 21 J44VIU ai HMWUa C est une de ces journées ou vous vous sentirez excessivement vulnérable.Vous avez les nerfs a fleur de peau et un rien risque de vous blesser Vous auriez intérêt a éviter toute situation teiv due.car vous risquez d'éclater.Une soirée au cinema ou au théâtre serait indiquée, car vous serez très réceptif et pourrez laisser libre cours a vos émotions.Prenez garde a ne pas prendre pour argent comptant toutes les promesses que Ion vous fera.Si vous voulez tenter votre chance au Jeu vous pouvez le faire, car vous avez en ce moment de solides atouts.A la maison, des Joies familiales multiples, mais cessez do faire des efforts pour rendra vos proches heureux maigre eux: laissez-leur leur liberté.pa POÏSSOI X8U?0MV«I(« 40 2e«44S ISSONS Pratiquez donc un sport, ceci contribuera a l'assouplissement de votre corps et de votre esprit et vous maintiendra en bonne condition.Sur lé plan des amitiés, vous aurez un peu trop tendance a vous laisser porter par les courants et I éviter les decisions personnelles.Du côté du coeur, il semble que vos sentiments ne seront pas en accord avec vos paroles.o in tu T OU 21 M4HSI AU 20 4VRII Bonne journée pour entrsursiHlre ce qui vous tient vraiment a coeur.Votre concentration sera excellente.Évitez toutefois les plaisirs faciles qui vous Laisseront insatisfaits.Côté sentimental, si la personne aimée te fait silencieuse, respectez ce choix mémo si cela ne vous est pas facile.TAUREAU OU 21 AVtll \u2022m 20 MAI Les natifs de ce signe sauront très bien ce qu'ils désirent aujourd'hui.1rs auront les Idées claires.Leur persévérance à atteindre leurs buts surprendra leur entourage.Un bonus ou des arrérages vous arrivent d'une façon Inattendue.L'harmonie la plus complète régne dans votre foyer.Une surprise vous attend.GfMEAUX OU 21 MAI av 21 JUIN Même si vous êtes sans nouvelle d'une personne qui vous est très importante, ne la jugez pas trop sévèrement, car elle a peut-être des raisons que vous ignorez et qui sont valables.Des activités multiples sont a prévoir aujourd'hui et vous aurez besoin de toute votre énergie.Une soirée fort agréable avec des amis est a prévoir.¦ J'aimerais savoir ce que me reserve I année 1989 en ce qui concerne le travail, l'amour, les enfants, l'argent Je suis née le 12 mars 1947 a Verdun a 14 h.?Cf> 1989 et 1990.vous n aurez pas une situation professionnelle facile Vous devrez pro eu Uement accomplir un travail un peu ingrat.Vos taches Quotidiennes seront lourdes.Mais au fur et» mesure que le temps avancera, vous verrez plus ciair dans la nouvelle orientation que vous vouiez vous donner, ê long terme.Même si le travail que vous faites durant cette Période na aucun lien avec du travail de service, de soins a des gens malades ou en difficultés, vous savez que vous orienterez au cours des prochaines années votre travail dans un domaine altruiste, où le dévouement donne un sens a ce que vous faites et ce que vous êtes.Apres 1990.votre vie sociale s'élargira, votre vie professionnelle sera moins austère, moins limitée, avec comme but commun, un engagement social et humanitaire plus intense.Malgré les rigueurs de 1989 et 1990 et une santé temporairement plus fragile, vous n'aurez pas de problèmes financiers.Des ressources venus d'un conjoint, des avoirs donnés par des parents, la gérance temporaire de biens pue vous confieront des amis ou des parents, tout cela vous créera une situation financière convenable.Excellente période sur le plan intellectuel, (études, lectures, écritures, conversations enrichissantes).En amour, période d apaisement, a la suite des tensions de 1987-1988.Bonne période en amitié et dans vos relations avec les enfants.¦ Je suis née a Montréal le S mal 1968.a 14 heures.J aimerais savoir quel est le champ d'étude qui me conviendrait le mieux et ce que me réserve l'année sur les plans du travail, de l'amour et do l'argent?Merci.?Vous êtes Taureau, ascendant Vierge.Deux signes de Terre se combinent pour donner à votre tempérament de la volonté, de la ténacité et de la réflexion.Vous aimez travailler avec ordre, méthode, précision.Mais il y a quelques difficultés à se fixer sur le plan affectif et sentimental.Vous aimez batifoler avec un côté flirt et vous entendez rester indépendante de mouvements et de .coeur.Amours doubles parfois, l'un ou l'autre, ou l'un et l'autre.Et les copains d'abord.Les études et le travail sont deux pôles très importants pour vous, c est bien.Il y a certes des études à entreprendre qui pourraient vous conduire vers la recherche scientifique, la biologie, tout travail de laboratoire, l'écologie et même la recherche génétique.Vous avez le choix.C'est en général un thème assez bien équilibré et vous avez beaucoup de courage.Je vols aussi une certaine chance côté financier.Vous trouverez le moyen d'avoir de l'argent, avec Intuition mais aussi par une certaine manière d'innover et de vous organiser.Votre personnalité peut se montrer assez mystérieuse et énigmatique.On ne vous découvre pas facilement.C'est vous qui avez un bon sens d'observation.Heureusement qu'un côté Impulsif vient mettre de la fantaisie dans ce thème qui se veut très sérieux.Vous serez davantage fixée sur votre destin vers le mois de novembre et au cours de l'hiver.\" Si «Ou* >*clt*reAw U rtoont* a un pfoMém* m rapportant i : Mtrologie.* su»* «tenu a VOTKC HOROSCOPE.La Prnie 7.ni* Sa*n-Jacqu«v Momr««l H2Y IK9 VOLTAIRE (Françoit-Marie Arouet dit), né (1694) «t mort à P«rl» (1778) polmar l£ PORTOSâL 1 MONTREAL |U MOW DE GALA MEC VIN INCLUS DÎNER AVEC ÉLÉGANCE AU SON DE LA MUSIQUE DE CARLOS AU PIANO ET LE FADO AVEC JOSE JOAO \" BUftl 111.rue Saint-Paul est 861-4 Beaucoup de stationnement 861-3210 SPECIALITES MAROCAINES AUTHENTIQUES ' ' *** °£J* \u2022 COUSCOUS \u2022 PASTILLA Salle de réception Tr«il*ur pouf tout*» occanom \u2022 M«ill«ur r««taur«nt* Gëult 9t Mûltu ^ S»*vic» d» «al ai d* panung DANSEUSES OU VENTRE »\u2022 Marrakech.:u 3464, ru« Soinf-D*nii SPECTACLES rT^Ji\"\" 212-0359 FONDUE CHINOISE À VOLONTÉ EN TABLE D'HÔTE ^Bk SMÉ&gfiTiM l£S SAMEDIS fT OMANOILS fOKia DC 3 TABUS 0*HÔT£ Festival de cuisses de grenouille 6218.rue St Denis Sur réservation 276-9971 Copo< t?» da 6 c) 30 partouMS teti Crois IFERMÉ DU 16 AU 30 JUILLET 881.boul.de Maisonneuve Est Rès: 527-1221 Metro Berri-UQAM ' Sortie couloir Oupuis anlêina \\l t> CCt/C/ Resumption m UOABOL*.ST-KAN,POlMi CIMRI 695-5333 ¦«\u2022uu-ot w< ietit>N Buffet Vendredi, samedi et dimanche soirs dés 17 heures.Rôti de boeuf a volonté Grand enou 3e saïAdea crtoi* de plats chaud» var«te de desserts the ou cafe $12.99 V en et déguster une bonne Sangria cet été Cuisine française Table d'hote tous les SPECIAL DU BOIS DE JUILLET CREVETTES AMOUREUSES >e:vnjs sur un ht de nz.sauce au vin bianc parfumée a I estragon et au pernod $11.99 \u2022rcluant salade H dessert the ou catv Brunch Dimanche dey 10 h 30 à 15h Oeufs «I crêpes préparés à votre gout Frets du four.Croissants viandes \u2022¦ :\u2022 .salade de thon ou saumon rose, sataaes assorties, boeuf bourgutonon.saucisses, jambon a t'erab'e et ananas, bacon, fèves au lard oeuf s brouilles, pâtisseries maison salade de fruit frais.|uS dor.mqe.thé ou cafe Enfant moins de 10 ans S0: * $11.99 677-6378 1295 ouest, rue Saint-Charles, Longueull 13 minutos a l'est du pont Jacques-Cartier Stationnement gratuit curfus J» credit acceprecs^ n us misas mot/ m nu omit CÔTE DE BOEUF\t1195$ LUNDI: JOUR DES CREVETTES 1095$ Crevettes «Océan Garden» à volonté | ém parpers.\t MARDI FESTIN DE CRABES\t1595* ¦ W parpers Pattes de crabes QUEEN à volonté\t La super-soiree de la marine_plus excitante que jamais sous le thème «LA CROISIERE EN DÉLIRE» La capitaine vous invite a une soirée-\u2022 spectacle inoubliable incluant: \u2014¦ '^éy une orgie culinaire internationale arrosée dune bouteille de vin par Pers.avec service en patins a '» roulettes \u2014 danse.Un seul prix tout compris! Tr>v> I.l d.mtmth.i, SUPK-BUrTET-BRUNCH à pi» Ih ém lis 12,30S par perv Prier* do rittrsrtr le vieux rafiot 406, rue St-Sulpice, Vieux-Montreil Ret- 288-7770 jj MAI.» IUIUII Mil.1b iUULIT JfU 77 JUIUIT VIN.38 JUILUT 5 UtANTIS 1095$ SAM.il JUIlllI PETONCLES AU SHERRY OIM73JUIUIT BnOCHETTE DE POULET el 3 CREVETTE S QE ANTE S IUN.74 JUILLET PRE el MAREE (Fit«l mtgnon, 6 on.\u2022 Ml jcimpi d'Iitondrt) DINER.SC A MPI OISLANDE BROCHETTE OE CREVETTES GEANTES \u2022I PETONCLES DINER.CREVETTES el SCAMPI D'ISLANDE \u2022>, LIVRE DE CREVETTES OECORTIOUEES AU BEURRE A L'AIL INCLUANT: pain »t beurre, ulad* verte Ira«he au salade de chou crtrMim.pomme de terre au rout ou frite», ou nz savoureui el legumea Irais.FESTIVAL DU HOMARD 4 AQce 2 HOMARDS VIVANTS I Q,\u201eZZ TABLE D'HÔTE POUR SOUPER HÂTIF 5 SUCCULENTES QUEUES DE HOMARD DES CARAÏBES ou FILET DE SAUMON FRAIS OE L'ATLANTIQUE ou 6 on.FILET Éj\\ Q C O MIGNON et 3 QUEUES DE HOMARD DES CARAÏBES.U \\)Uy Y compris: Soupe du i
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