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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-07-23, Collections de BAnQ.

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[" Sciences et techniques L LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 23 JUILLET 1989 De l'extraction de l ADN à la culture de plantes carnivores Grâce aux conseils de Jean-Jacques Minville, Amaïgue, Elisabeth et Myriam observeront bientôt de IADN.ïow!« sarfati Dans le laboratoire où trônent quelques squelettes, des chercheurs penches surdeséprou-vettes manipulent de mystérieux produits.Un peu plus loin, des scientifiques portant gants de chirurgien et grosses lunettes teintées entrent et sortent d'une pièce d'où s'échappent d'inquiétantes lueurs.Non, ce n'est pas l'antre des docteurs Jekyll et Frankenstein.Il suffit d'ailleurs de s'approcher des groupes en plein travail pour s'en rendre compte.Auditive-ment tout d'abord, grâce aux rires qui fusent de temps en temps.Visuellement ensuite, par le biais des sarraus, autrefois blancs, au- jourd'hui maculés de rouge.Un rouge vif.sanguin, tout droit sorti des entrailles de.crayons feutres.«Attention, savant fou», peut-on lire sur un vêtement.Savants fous, vraiment?Non.«Savants jeunes», serait plus juste.Car ils n'ont, en moyenne, que I5ans.Pas 15 ans d'expérience.Quinze ans tout court.Et ils ont décidé de passer deux semaines de leurs vacances d'été dans les laboratoires du Cégep de Ri-viere-du-Loup.«Le camp-ecole en biotechnologies en est à sa troisième année, dit M.Luc Bouchard, un des responsables du stage.Il se déroule tous les ans durant la dernière semaine de juin et la première de juillet.Nous y accueillons un groupe d'au plus 35 jeunes qui entreront en secondaire IV ou V en septembre.» La «technologie* du yogourt M.Bouchard, professeur de biologie au cégep, a mis le stage sur pied en compagnie de deux de ses confrères de travail.MM.Fer-nand Gagné et |ean-|acques Minville.Tous trois passionnés par les biotechnologies, ils avaient envie d'initier les jeunes à ces procédés presque omniprésents.«Les biotechnologies sont tout simplement ces techniques dans lesquelles on utilise des micro-organismes pour réaliser des transformations ou des synthèses», explique M.Bouchard.Ainsi, les yogourts et les fromages, fabriqués grâce à l'action de bactéries, comptent parmi les premiers fruits des biotechnologies.Au cours du stage, les jeunes travaillent sur trois notions importantes \u2014 cellule, acide nucléique et protéine \u2014 et dans trois domaines: culture de tissus végétaux, génie enzymatique et génie génétique.Ils réalisent d'ailleurs une expérience dans chacun de ces domaines.En culture de tissus végétaux, les chercheurs en herbe \u2014 c'est le ras oV le dire' \u2014 m?penchent sur la multiplication végétative in vitro de la violette africaine et d'une petite plante carnivore, la dionée gobe-mouche.«Les jeunes placent un morceau de plante dans un milieu de culture contenant des hormones, afin d'obtenir une masse de cellules végétales, dit M.Bouchard.Les cellules ainsi obtenues sont séparées et repiquées dans un nouveau milieu de culture où elles se multiplient et forment, chacune, une petite plante qui pourra être mise en terre.» Le secret de la Caramilk?« Bioconversion du sucrose dans un bioréacteur, à l'aide d'enzymes immobilisées».C'est le titre de l'expérience en génie enzymatique réalisée par les 18 filles et les sept garçons qui ont fait le stage cette année.Plus simplement, cette expérience pourrait se nommer «Le secret de la Caramilk».Elle consiste à transformer du sucrose (sucre de table) Simmi, Stéphanie et Julie avec le bioréacteur qui leur dévoilera «le secret de la Caramilk \u2022.photos »o«tr naoon u en glucose et fructose, grâce à des enzymes fixées sur une colonne de résine.Le secret de la célèbre barre de chocolat dans tout cela?Ce n'est plus un secret.L'initiation au génie génétique se fait, pour sa part, par le biais de bactéries cultivées, éclatées ( tout simplement en les mettant en contact avec du savon!), purifiées, centrifugées.Bref, malmenées.Le but de ces manipulations: l'isolation de l'acide dés-oxyribonucléique (ADN) des bactéries.« L'extraction des gènes est la base même du génie génétique, explique M.|ean-|acques Minville.Grâce à cette biotechnologie, il est possible de modifier un organisme de manière à lui faire produire des choses qu'il ne synthétisait pas auparavant.» Ainsi, les diabétiques reçoivent aujourd'hui de l'insuline humaine produite par des bactéries dans lesquelles on a inséré le «programme» contenu dans le gène humain responsable de la fabrication de cette hormone.Divisés en équipes rte trois, les jeunes chercheurs provenant de tous les coins du Québec devaient mener à bien une quatrième expérience.Expérience d'autant plus importante qu'ils la présentaient dans un «symposium interne», à la fin du stage.Pendant ce symposium, ils étaient filmés puis jugés par un jury qui déterminait les équipes auxquelles des «Méritas» seraient remis.Plus tard, au cours de l'été, tous les participants recevront un exemplaire des actes du symposium.Et les vacances, dans tout cela?Elles ne sont pas oubliées.Visites guidées dans la région et activités socio-culturelles sont également au programme du stage.La valeur réelle du camp-école est de $1000 par personne.Mais, grâce à des subventions du ministère de l'Education, da la Fondation du Cégep de Rivière-du-Loup et de différentes compagnies privées, il ne coûte que $350 aux parents.D'abord attirés par les sciences If B5 s'tu unc '' D0\"e \u2022\"¦ toi?» C'est sûrement une question que se feront souvent poser les 18 filles et les sept garçons qui participaient, du 25 juin au 9 juillet, au camp-école en bio-technologies du Cégep de Rivière-du-Loup.Eh bien.non.Ce ne sont pas des «supcr-bollés».En tout cas.ils ne se qualifient pas comme ça.Oui.ils auront unc profession qui touchera au domaine scientifique.Enfin.peut-être.Dans quel domaine, plus précisément?Ils ne savent pas.Pas encore.Ce qu'ils savent, c'est qu'ils aiment les sciences.À leur manière.«Ceux qui sont ici sont attirés par les sciences.ou bien, ils sont curieux», affirme Barbara-lshah, 14 ans, qui aimerait bien devenir médecin.«Les sciences ne m'accrochent pas comme telles», avoue Christine, qui a elle aussi 14 ans et qui est fortement encouragée par ses parents à explorer le monde scientifique.«Mais je suis curieuse, l'aime savoir de quoi les choses sont faites, d'où elles viennent, comment elles fonctionnent.» Quant à Virginie, une Sher-brookoisc de 16 ans, elle pense que tous les cours de sciences devraient être obligatoires à l'école: «Les matières scientifiques permettent de comprendre beaucoup de choses, de faire des liens, de développer des goûts», explique-t-elle.En règle générale, ces jeunes ne savent pas encore de manière certaine si les laboratoires et les hôpitaux seront plus tard leurs lieux de travail.Ils ont cependant une opinion sur la recherche et les chercheurs d'aujourd'hui.«On parle de plus en plus de manipulations génétiques et je trouve ça inquiétant, dit Virginie.On ne devrait pas toucher aux humains.Il faut tenir compte de la moralité, de la façon de penser des gens.Les chercheurs veulent pousser les barrières trop vite et trop loin.Ça va créer des conflits.» «Moi, je crois que même si le résultat d'une expérience est positif, si les moyens utilisés pour y parvenir sont néfastes, ça ne vaut pas la peine», poursuit Christine.D'un hochement de téte, ses deux compagnes approuvent.Autres informations en page B4 Virginie, Barbara-lshah et Christine sont conscientes des problèmes d'éthique que peut poser la recherche scientifique.A TIRE-D'AILE.Le carnet d'observation Un ouvrage exceptionnel.et gratuit pierre gingras Enfin un ouvrage permettant de faire le point sur l'ensemble des oiseaux du Québec! Car il ne s'agit pas, cette fois, d'un guide d'identification ou d'une volumineuse encyclopédie.Le travail consistait à déterminer les espèces en danger sur le territoire québécois.Mais pour atteindre ce résultat, encore fallait-il se pencher sur toutes les espèces qui nichent ou séjournent autrement chez nous.Et c'est le tour de force réussi par le biologiste Michel Robert pour le Service canadien de la faune en collaboration avec l'Association québécoise des groupes d'ornithologues.En attendant la publication de l'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec, je crois qu'il s'agit d'un ouvrage unique parce qu'il précise l'importance ou le statut de toutes les espèces québécoises.Il consacre, de plus, une monographie illustrée à chacune des espèces dont l'extinction est imminente (le pluvier siffleur, la sterne Caspienne et la pie-grièche), les espèces dont la survie est menacée (le pycargue- \u2014 dit aigle-à tète blanche et la sterne de Dougall), et les celles dites vulnérables (la grèbe cornue, le petit butor, l'éper-vier de Cooper.l'Aigle royal, le faucon pèlerin, le dindon sauvage, le râle jaune, la chouette laponc, le pic à téte rouge, le troglodyte à bec court, la paru-line azurce et le bruant sauterelle).L'ouvrage consacre également dix pages aux oiseaux déjà disparus du territoire québécois, dont le cygne trompette et le courlis esquimau, ainsi qu'aux espèces récemment perdues par le continent tout entier, notamment en raison d'une chasse abusive: la tourte, le canard du Labrador, et le grand pingouin.Une recherche bibliographique On y fait aussi la distinction entre les visiteurs exceptionnels, les visiteurs occasionnels, les nicheurs exceptionnels ou inhabituels, les migrateurs de passage, et les nicheurs d'apparition récente ou en expansion.Chaque catégorie est accompagnée d'une liste exhaustive et ce document de 108 pages est à cet égard le seul du genre au Canada, affirme pour sa part le directeur général de l'Association québécoise des groupes d'ornithologues.M.Normand David, puisque pareil travail de recherche bibliographique est sans précédent.Ceux qui observent les oi- seaux en amateurs depuis quelques années, et j'en suis, trouveront ainsi unc bien meilleure documentation sur les spécimens considérés puisque les renseignements à leur endroit sont souvent difficiles à trouver, ou absents, dans les guides d'observation.À ce sujet, la liste des visiteurs exceptionnels ou occasionnels est fort intéressante et elle dissipera bien des confusions dans la consultation des guides d'identification.Le texte est clair, direct et, à de rares exceptions, accessible à tous les amateurs d'oiseaux, l'ai «dévoré» mon exemplaire des Oiseaux menacés du Quebec et j'invite les amateurs à se procurer ce document distribué gratuitement.Mille exemplaires en ont été imprimés, mais d'autres suivront si les amateurs sont assez nombreux à les réclamer, me dit-on.Il y en a quelque dizaines au Centre de conservation de la faune ailée, rue Marseille à Montréal, mais on se procure Les oiseaux menacés du Que-bec par la poste en écrivant au Service canadien de la faune.CP.101000.Stc-Foy.Que Gl V 4H5.La saga du merle bleu est terminée ¦ La petite famille de merles bleus de Boucherville a finalement quitté le nid, il y a deux semaines, après avoir reçu de deux à trois cents visiteurs.Pour Réjean Gingras, de l'Association de chasse et de pêche de Plessisvillc, l'envolée de ces quatre petits et de leurs parents fut la récompense de trois années d'efforts.Âgé de 34 ans et menuisier-charpentier de son état, M.Gingras s'intéresse au merle bleu depuis des années.À Plcs-sisville et dans les environs, il a installé jusqu'à présent 230 nichoirs! En 1986, avec son copain Pierre Deschénes, de Pointeaux-Trembles, il a installé une cinquantaine de cabanes à Boucherville et dans les iles du même nom.Chaque nichoir est inspecté régulièrement et sept nichées ont été recensées cette saison.Ce sont là d'encourageants résultats pour qui sait que les couples de merles bleus à nicher au Québec ne sont qu'environ trois cents.«Cette année, le temps a été propice! Pas comme l'an dernier, où un tiers des nichées d'hirondelles bicolores installées dans les cabanes de merle bleu ont succombé au froid», dit M.Gingras en suggérant que beaucoup de merles avaient subi le même sort.Lors de la visite des ornithologues amateurs à Boucherville, Réjean Gingras s'est présenté à maintes occasions pour dispenser des renseignements.Les visiteurs ont constaté qu'il avait doté son nichoir d'un grillage métallique empêchant des ratons-laveurs éventuels de passer la patte dans la petite boite.Ce dispositif anti-prédateur a été inspiré par des coquilles d'oeufs de merles bleus trouvées dans un autre nichoir spécial à Boucherville, où certaines traces indiquaient que le nid dépourvu de protection avait été pillé par un «chat sauvage».Faucons pèlerins a Saint-Hilaire: des questions sans réponse ¦ Voilà trois ans déjà que des faucons pèlerins sont signalés aux abords des parois du mont Saint-Hilaire.En 1987.un couple de ces ra-paces avait élevé avec succès deux petits, mais il semble avoir été stérile l'an dernier.Les deux faucons sont revenus celte année, mais une fois encore, à la déception des observateurs tout d'abord optimis- V0IR CARNET EN B 4 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 2S JUILLET 1989 Éditorial Paul Desmarais president dU conseil d administration Roger 0.Landry president et éditeur Claude Maison e;à cause du long pont suspendu, \u2022étroit et presque fragile, qui relie l'île à la terre ferme.Comme un ¦fil.comme une promesse.Ce pont «fut construit en I935, donc très ;tard dans l'histoire de l'ile qui remonte aux premières heures de .'l'occupation française et à 3 000 -jus de présence amérindienne.'Une ile longtemps toute proche yi retirée: un domaine à part qui, \u2022pendant des siècles, ne semblait !pas avoir besoin d'un pont.Carrier l'a nommée ile de Bacchus en raison de ses vignes.Ouindigo, disaient les Algonquins: le coin ensorcelé.; Aujourd'hui, l'ile compte 7 000 -habitants.10 000 l'été avec les estivants.Une bonne partie de ses présidents réguliers vont tous les \u2022jours travailler à Québec: une ;helle ballade d'une vingtaine de ¦minutes.Banlieue de la grande 'ville, longue de 34 kilomètres, [large de huit, l'ile d'Orléans a \u2022tout de même conservé un caractère champêtre.Le chemin Royal ¦en fait le tour sur 67 kilomètres.Suivons ce guide.À la sortie du pont, la route remonte en pente raide dans une courbe.Aux quatre-cherriins, une >tation-service, quelques corn* \u2022merces et le kiosque d'information touristique où les visiteurs yeuvent s'y procurer gratuitement un guide touristique (L'Iste ld'Orléans, l'ile ensorcelée), des 'dépliants sur les résidences qui accueillent les visiteurs, sur les ^restaurants, boutiques d'artisa-\u2022nat.thféâtres d'été et autres attraits de l'ile.- Ils peuvent également y acheter .'ou louer un guide sonore.Le tour \\dc l'Isle.avec les voix de Paul Herbert et de Gisèle Gallichan.Au fil Me la promenade, cette cassette de \u202290 minutes parle de l'évolution de la maison québécoise, dès lieux d'origine de certaines familles-souches, évoque le pont de glace d'autrefois, une ancienne glacière, un cimetière marin, décrit le poste d'espionnage des Allemands en 1914 et tourne ainsi, en bien d'autres endroits avec ses auditeurs, une page d'histoire.À lire aussi, si vous désirez en savoir plus encore, le numéro Printemps 1989 de la revue d'histoire Cap-aux-Diamants intitulé L'ile d'Orléans: un écrin à découvrir, à $5, c'est plus qu'une aubaine.Poursuivons la visite.À droite après le kiosque, le chemin Royal mène à Sainte-Pétronille, village de la pointe ouest, près du pont, où l'habitat est plus serré, plus semblable à la ville qu'on voit se profiler \u2014 quel panorama! \u2014 en amont sur le fleuve.Dans le village, la rue tourne et se déplie, ouvre des fenêtres sur les battures de Beauport, longe des pelouses bordées de fleurs, laisse deviner des maisons de style regency dans le sous-bois.L'église est en retrait et vaut le détour.Beaucoup arrêtent à l'auberge La Coéliche, bâtiment victorien qui abrita successivement le Château Bel-Air et le Manoir de l'Anse, pour profiter de la beauté du site, je mangeai ce soir-là à la terrasse du rez-de-chaussée: le service était gentil mais la cuisine était quelconque et !c patron exécrable.Maintenant, le chemin Royal va vers l'est.Déjà, c'est plus agricole; des cyclistes appuyés sur leurs vélos jasent, par-delà les clôtures, avec des fermiers qui sont aux champs.La pente de I ile glisse vers le Saint-Laurent qui se rétrécit contre la rive de la Côte-du-Sud bleutée dans l'air du soir.Des résidents pressés nous dépassent: se pourrait-il qu'ils ne voient plus la beauté du lieu?Tout près, la cicatrice des pylônes d'Hydro.Puis, un calvaire comme il y a en plusieurs sur l'ile.Devant la vieille maison Fradet.une grosse maison dépeinturée: une tache.Le village de Saint-Laurent s'est lové dans un creux et se rapproche du fleuve.La brise est tombée.La paroisse a plus de 300 ans.Devant le quai, l'église de pierre est simple, surtout pas monumentale ; à l'intérieur, des maquettes de navires et des instruments de navigation ont presque des airs de piété.Après les Soeurs du Bon-Pasteur et l'inévitable stand à patates, un minuscule oratoire, la chapelle de la Vierge édifiée en 1885.avec sa cloche et son clocheton, toute blanche, fraîchement repeinte, précède l'ancien moulin à farine Gosselin datant du régime seigneurial et devenu un restaurant.À la sortie de Saint-Laurent, la route reste EN BREF Les légendes aident à saisir les particularités des régions ¦ Le Québec est riche d'histoires et de légendes qui aident souvent à mieux saisir les particularités de ses régions.En voici deux du Bas-Saint-Laurent.Les trois pistoles En 1621, un navire s'échoue à l'ouest de l'ile aux Basques.Les provisions d'eau douce s'étant épuisées, deux matelots et un second se rendent à la rivière qui se trouve en face pour y remplir des tonneaux.Pendant que les matelots font le remplissage, l'officier sort un gobelet.Mais, en voulant y mettre de l'eau, il l'échappe dans la rivière et s'écrie : « Voilà trois pistoles de perdues!» Comme la rivière ne portait pas encore de nom.elle reçut celui des Trois Pistoles.La neige sur l'emplacement de l'église Les paroissiens étaient indécis quant au site de leur cinquième et actuelle église.Voyant cela, le curé proposa une ncuvaine pour ainsi confier au ciel le soin d'en décider.Au malin du neuvième jour, à la surprise des paroissiens, un blanc carré de neige en marquait l'endroit.C'était en plein mois d'août! À ce signe exceptionnel, on plaça la paroisse sous le vocable de Notre-Damc-des-Neiges.L'île Saint-Ouintin Le parc de l'ile Saint-Quin-tin est un site naturel situé à Trois-Rivièrcs.Sa gestion est assurée par un organisme à but non lucratif, la Corporation pour le développement de l'île Saint-Quintin.lusqu'en octobre, on peut y faire des excursions canot-ra-baska sur le Saint-Maurice en groupes de 6 à 10 personnes.Trois parcours sont possibles: \u2014 Les estacades: jusqu'au pont Duplessis et retour (90 minutes.$30 le canot) \u2014 Le tour des îles (2 heures, $40 le canot) \u2014 Le grand parcours (des rapides aux Forges et zig-zags à travers les estacades (3 h 30, $100 le canot).Renseignements: 1232, rue des Chenaux, Trois-Rivières, G9A I Al.(819) 373-8151.Apprendre à se dépanner La Garde côtière canadienne distribue gratuitement dans les divers kiosques d'information touristique régionaux un dépliant intitulé Panne, panne, panne.Ce mini-guide a pour but d'aider les plaisanciers à se dépanner et à faire leurs propres réparations.Des suggestions pour les aider à se rendre à bon port.Ballade en Montérégie Ballade en Montérégie est une brochure produite conjointement par les Caisses populaires Desjardins et les fédérations régionales de l'UPA de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jcan-Valleyfield.Distribuée gratuitement dans toute la région, elle présente des producteurs qui vendent sur place des produits frais: fromages de chèvre, agneaux, faisans, canards, sirop et sucre d'érable, miel, fraises, pommes, fleurs, légumes de toutes sortes.Elle identifie également les producteurs membres du réseau Agricotours de la Monté-régie qui offrent des possibilités d'hébergement (Gîtes du passant.Gîtes à la ferme.Maisons de campagne) ainsi que les Tables champêtres et les Promenades à la ferme.Renseignements: \u2022 Association touristique de la Montérégie 1-358-5555 \u2022 Fédération des Agricotours du Québec.252-3138.au pied du talus sur lequel se succèdent de belles maisons de ferme.A l'approche de Saint-|ean.le fleuve s'élargit.Un camping, moins que grand, est déjà plein de roulottes.De la villégiature et parfois des maisons remarquables dont le manoir Mauvide-Genest.Dans le village, les maisons, pen-tues, les corniches en dentelles, viennent étreindre la rue et rappellent les vieux villages de la côte de Beaupré pas loin.C'est à Saint-lean que Paul Hébert, homme et comédien d'une rare qualité, a établi son théâtre d'été: la rencontre fut un succès.Et c'est de Saint-Jean que part la route du Mitan: elle traverse l'île sur toute sa largeur.Ce grand cordeau introduit à l'intérieur de l'ile, à un environnement que trop de visiteurs, tout attentifs à la côte, ignorent.Dommage; il y a là une autre ile où, en certains endroits, on perd l'eau de vue.où l'on pourrait se croire ailleur que sur une ile.Après l'église, la route remonte sur le talus.Une autre petite chapelle de procession.Pendant un temps, le décor se fait moins joli.Mais apparaissent les iles de Montmagny à l'est ; alors les yeux se portent de la Côte-du-Sud et du Saint-Laurent à droite vers les massifs de Charlevoix et le mont.Sainte-Anne à gauche.Puis reviennent sur ies gros navires qui avancent sur le fleuve de bronze.Et recommencent.Un chemin descend vers l'auberge Chaumonot bien à l'abri auprès du fleuve.Il contourne un étang où des canards malards vont baignant.Sur un roseau, un carouge à epaulettes se laisse bercer.Comme ces gens que j'ai vus tantôt qui, immobiles, prenaient la vie sur leurs galeries.À Saint-François, là où le chemin Royal vire carré, il n'y a plus d'église.Bâtie en 1734, c'était peut-être la plus belle: elle a brûlé en 1988 lorsqu'un automobiliste l'a frappée de plein fouet.Une clôture de fortune entoure ses murs en lambeaux et, à côté, le presbytère est orphelin.Du quai partent, les samedi, dimanche et lundi, des croisières de huit heures à destination de l'île aux L'ile d'Orléans recèle d'innombrables maisons ancestrales.\u2022 .' » 4 -, ; \u2022 ; \u2022 Grues ($43 pour les adultes et $23 pour les enfants de moins de 12 ans incluant repas et visite guidée), des croisières d'une demi-journee ies dimanche matin et mari ($40 pour les adultes) vers le parc national de Grosse-Ile.l'ex-ile de la Quarantaine, et aussi de courses excursins de 90 minutes dans le Vieux-Port de Québec (adultes $10, enfants $5).Appelez le 418-829-3278.Le territoire de Saint-François occupe la pointe est de l'île, celle qui regarde vers le cap Tourmente que fréquentent par milliers bernaches et grandes oies blanches deux fois par année.À la halte routière, une haute tour d'observation se dresse, invitante.Un chemin en cul-de-sac se dirige vers l'extrémité de la pointe d'Ar-genterayé qui vient saluer le cap Tourmente.Un autre, le chemin du Moulin, mène en cahotant à des camps-de chasse à l'oie.tout bringuebalants.Le chemin Royal revient vers l'ouest.Nous approchons de Sainte-Famille: le paysage s'ouvre devant nous.Au crépuscule, le ciel rosit derrière le bloc sombre du mont Saiiiie-Anue.Souvent des petits bosquets: parfois des cabanes à sucre et des maisons à la normande, le m'arrête et pendant de longues minutes j'admire une maison de ferme à cinq pignons, au toit rouge à deux eaux, équilibrée, toute blanche, avec une grande galerie et trois cheminées, plantée face au nord.De l'autre côté de la route, une grange, rouge et blanche elle aussi, peut-être plus magnifique encore.Et tout cela tranche sur le vert très vif de l'été qui débute.À Sainte-Famille, les granges sont belles.Quelques maisons sont très regardables: c'est ici que se trouve la plus importante concentration de maisons de pierres du régime français.L'église date de 1746 et son toit aurait besoin d'une nouvelle couche de peinture.Sa sacristie accueille jusqu'à la fin octobre une exposition de patrimoine religieux.Avant le village, comme en bien des endroits sur l'ile, des vergers et des comp-luio ut vente .ru::s -.itr^u mes: on peut y suivre l'évolution de la saison.C'est enfin le village de Saint-Pierre.On y fabique du bon fromage.Son église, édifiée en 1717 est la plus ancienne de l'ile.C'est évidemment un monument historique.La vue sur le pont devrait elle aussi être classée.Nous sommes revenus au pont.Le pont de l'ile.Non.je n'ai pas cherché la maison de Félix: lorsqu'il vivait sur l'île, il voulait que les gens lui reconnaissent le droit à la quiétude.C'est la moindre des choses que de continuer ainsi après sa mort.Renseignements: Kiosque touristique de la Chambre de commerce de l'île d'Orléans, 490, rue du Pont.Saint-Pierre, G0A 4E0, (418) 828-9411.m \u2014 y' (0 y' (0 s fa // LAVAL Un choix judicieux ! 0 / my \\/fa QUÉBEC Informations: 514.682.5522 (0 / & , y* y (# y fat m "]
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