La presse, 27 août 1989, D. Arts et spectacles
[" Arts et spectacles LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 27 AOUT 1989 Carole Chatel vit la plus belle expérience de sa vie de comédienne Cette Québécoise s'en va jouer au théâtre national de Marseille JEAN BEAUNOYER Apres 15 ans de metier, lu comédienne Carole Chatel vit la plus belle experience de sa vie.Cette Québécoise qu'on a remarquée à la télévision dans les séries Paul.Marie et /es enfants.Entre chien et loup.Terre Humaine, ainsi que dernièrement au theatre dans Le déversoir des larmes, a été invitée a jouer au théâtre National de Marseille, Lu Criée, dans une nouvelle production de Dont lu.m de Molière, mise en scène par Marcel Maréchal.Mieux encore, il s'agit d'un spectacle qui tournera à Paris, St-Etienne, Marseille et même dans les pays de l'Est jusqu'au 31 décembre.Une production dominée par le comédien Pierre Arditi qui interprétera le rôle de Dom |uan et qui débutera au théâtre de Bo-bigny à Paris, le 26 septembre où on a prévu 35 représentations.En tout, 8b representations en moins de quatre mois.Carole Chatel jubile, me mitraille d'observations, l'enthousi-same déborde dans ce petit restaurant charmant d'Outremont où elle se limite a quelques fruits et légumes.C'est déjà le regime severe.Elle me raconte un Dom luan revu et corrigé par Maréchal qui n'a manifestement rien laisse au hasard.Il a par exemple, songé a une très jeune Flvire.contrairement a la tradition, s'appuyant sur le fait qu'une femme qui a quitte le couvent emporte par un amour fou.ne peut avoir quarante ans.Il a pense également à l'accent des paysans de la pièce et l'accent traditionnellement marseillais ne convenait pas du tout a .Marseille.Alors il a imagine l'accent québécois.Non pas le jouai, mais le rythme et la couleur de la langue québécoise et c'est là que Carole Chatel intervient.«l'ai étudié jusqu'en 1974 a l'Ecole Nationale avec Michel Ouimet, un jeune comédien particulièrement talentueux.Le ha- «Je vivrai comme une comédienne française appartenant à une troupe.Carole Chatel PHOTOS RICHARD CODIN U Pres> «Habituellement, je travaille dans les théâtres d'été mais cette année, je ne sais pourquoi, j'ai refusé des rôles.En juin, on m'apprend que je fais partie de la distribution de Dom luan de Maréchal.|e quitte le 11 septembre et je n'aurai que quinze jours de repétitions.11 me faut trouver rapidement un appartement, modifier les horaires de Robin et Stella, une nouvelle série pour enfants à Radio-Québec, dans laquelle je joue régulièrement et me preparer pour de nombreux déplacements.Pendant trois ou quatre mois, je vivrai comme une comédienne française appartenant à une troupe.» sard a voulu que Michel s'installe en France et fasse carrière au théâtre depuis une quinzaine d'années.Il connaît bien Maréchal qui l'emploie régulièrement et Michel avait été retenu pour faire partie de la distribution de Dom luan.Alors, il a parlé de moi.m'a demandé d'envoyer une cassette et voilà!» Sur la foi d'une cassette audio, Carole Chatel a été engagée dans l'un des théâtres les plus prestigieux de France.Il faut savoir que le public marseillais a lu réputation d'être particulièrement critique et il n'y a pas d'acteurs qui ont vécu de grandes carrières sans avoir subi le test de Marseille.Après 15 ans de metier un nouveau départ pour Carole Chatel Et si Carole Chatel est parti pour la gloire duns sa tète, il en est autrement dans les faits.Fataliste comme on l'est parfois à 37 ans, elle préfère bien vivre dans sa peau de femme que dans la peau d'une star.« Le star sytem existe au theatre en France et Pierre Arditi.la vedette du spectacle, en fait partie dans une certaine mesure.Il a obtenu cependant cette reconnaissance sur le tard, vers les quarante ans.C'est lui qui disait qu'on devient un bon acteur avant d'etre star et qu'en fait, il n'y avait pas plus de cinq stars en France: Depardieu.Delon, De-neuve.Adjani et Montand.|e ne jouerai pas un grand rôle, mais disons que les paysans permettent a Dom luan d'exprimer tout son art de séduction et l'accent québécois semble plaire particulière- ment un public.|e ne pense pas à une carrière en France.Michel (Ouimet) a eu le temps de plonger ses racines dans le théâtre français, moi, c'est ici qu'elles ont poussées.» C'est ici qu'elle a vécu l'expérience de la tragedienne à ses débuts ( « Phèdre c'était moi ! » ) puis du théâtre collectif, de la télévision pour enfants et récemment un premier message publicitaire important (celui de Pacini ou elle s'envole ou tombe dans une trappe au grand plaisir des enfantsb).Visage et tempérament italien mais Québécoise de la plus pure laine, elle rêve un peu mais vit surtout à I0O milles a l'heure.Parfait pour une comédienne qui jouera 86 fois dans plusieurs villes et pays.elle, qui en 15 ans n'a jamais fait de tournée avec une troupe québécoise.Quand un Montréalais se reconnaît dans une photo célèbre Une preuve que le merveilleux existe JOCELYNE LEPAGE Rue Saint-Denis, dans une boutique où l'on fait le laminage d'affiches, la photo est bien en vue dans la vitrine.C'est une photo célèbre que l'on voit partout dans toutes les grandes villes du monde: Le baiser devant l'Hôtel de ville.Elle fut prise en 1950 par un photographe tout aussi célèbre, Robert Doisneau.Mais ce que l'on ne savait pas jusqu'à ce jour, c'est que le passant au béret qui jette un drôle de regard sur le couple qui s'embrasse, est un Montréalais de la rue Garnier, M.Gérard Petit.Pendant 39 ans, Gérard Petit, un avocat maintenant à la retraite, a ignoré qu'il passait et repassait ainsi devant l'Hôtel de ville de Paris, surpris dans un moment pour l'éternité, un moment qui se retrouve dans tous les livres d'histoire de la photographie.C'est son voisin, Claude Per-reault, un professeur de photographie et un admirateur de Robert Doisneau, qui a fait l'étonnante découverte.En agrandissant des détails du Baiser pour expliquer à ses étudiants ce qui fait la magie de cette photo.M.Perrcault a eu un choc.Il connaissait le passant derrière le couple, il en était sur.Mais se pouvait-il vraiment qu'il s'agisse de son voisin d'en bas?«Oui.c'est bien moi, raconte M.Petit à La Presse.Je m'en souviens très bien.Paris était bien triste à l'époque, on sentait encore les effets de la guerre.On le voit dans mon regard sur la photo de M.Doisneau.Je me souviens surtout du couple d'amoureux, fe me demandais si ce qu'ils faisaient était vraiment ce que demandait le photographe.|e passais là par hasard, et jamais je n'ai pensé avoir été dans l'objectif.|c ne savais pas non plus que le photographe allait devenir célèbre.» M.Petit» un homme discret et tranquille, un francophile comme il ne s'en fait plus et qui porte encore le même béret, allait régulièrement à Paris jusqu'à ces toutes dernières années.Il y allait pour étudier le droit compare mais aussi pour y prendre un bain de culture.Il aimait surtout les grandes conferences du College de ROBERT DOISNEAU i Cette célèbre photo de Robert Doisneau, prise en 1950, a fait le tour du monde, est Gérard Petit, un avocat de Montréal que l'on reconnaît à gauche.Ce qu'il y a de particulier, c'est que le passant au béret qui regarde les amoureux France ou de la Sorbonne et se plaisait à écouter les avocats plaider au Palais de lustice.Mais il n'y va plus.«Paris a trop changé, dit-il, et on se demande où sont passés les Français.» L'histoire de nos deux voisin.-, de la rue Garnier ne s'arrête pas la.Fort de sa découverte, le professeur Perreault a pris des photos de M.Petit posant, béret sur la tête, à côté de la photo de M.Doisneau.Il a pris aussi d'autres clichés où tout le voisinage est rassemble sur le perron de M.Petit qui regarde un couple s'embrasser.Muni d'une lettre de M.Petit, il s'est ensuite rendu a Paris, et a fait remettre lettre et photos a Robert Doisneau.Ému, M.Doisneau a écrit a Gérard Petit.«Tout ce qu'a déclenché cette photo ( Le liai-sur) est extraordinaire, dit-il dans sa lettre.D'abord une quinzaine de couples d'ex-amoureux (pourquoi «ex», peut-être le sont-ils toujours), enfin toutes ces personnes m'ont écrit et se reconnaissent sans hésitation, je n'ose pas les décevoir.Mais vous alors, il n'y a aucun doute, et cela est pour moi comme une preuve que le merveilleux existe.De toutes les photos que j'ai faites au cours de nia vie professionnelle, celle-ci est un phénomène magnifique, d'autres elles aussi font venir a moi d'anciens petits enfants devenus quinquagénaires, mais la pro- portion reste infiniment plus modeste.» Si Gérard Petit a reçu une lettre touchante de Robert Doisneau, lettre qu'il conserve précieusement, Claude Perrcault, de son cole, a eu la chance de sa vie.Il a rencontré, en personne, le photographe qu'il aime le plus au monde.El il a pu le photographier. D2 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 27 AOUT 1989 Les matins infidèles: Un film-choc d'ici et d'aujourd'hui HUGUETTE ROBE RG E Les femmes se sont beaucoup fait psychanalyser sur pellicule, ces dernières années.Le cinéma québécois tente-t-il de rétablir l'équilibre?Apres l'excellent Trois pommes à côté du sommeil de lacques Leduc (re-présenlé dans le cadre du FFM ), voici Les matins infidèles, de lean Beaudry et François Bouvier, qui fouille à son tour la psychologie masculine.Deux amis dissemblables: Marc (joué par le réalisateur lean Beau-dry), prof de cégep en mal de création littéraire, qui porte ses principes comme un drapeau, sans doute pour se les enfoncer dans l'âme; et (ean-Pierre ( Denis Bouchard), photographe pigiste, velléitaire, baratineur et complètement déstabilisé.Le film va très loin dans leur mise à nu.L'histoire des deux hommes se lit au quotidien et à travers le développement de leur projet commun: un roman, que Marc écrit au jour le jour, à partir des photos, prises par son ami, chaque matin de l'année, à la même heure, au même coin de rue d'un quartier populaire de Montréal.S'entremêlent aux séances de photos et d'écriture, les relations que les deux hommes entretiennent avec un enfant (Laurent, le gamin a-garde-partagée de (ean-Pierre ) ou tissent péniblement avec les femmes (la blonde de Marc et celles, successives de Jean-Pierre).Si vous croyez que ce projet de «roman d'après photos» sera facile à mener à bien, c'est que vous avez mal saisi à quel point les caractères des deux collaborateurs sont différents.Il y a de l'amitié, mais aussi de l'affrontement dans l'air.Et du drame latent, au fond de chacun.Non seulement le sujet même du film brille-t-il d'originalité.mais son traitement cinématographique propose en prime plein de trouvailles.Les deux réalisateurs, Beaudry et Bouvier, qui ont également pondu le scénario, voulaient que leurs personnages soient très proches des Québécois.C'est réussi! Il faut entendre la salle éclater de joie en apercevant soudain Gabriel Arcand.assis dans le métro, l'air un peu égaré ( il n'a strictement rien à faire ou à dire, dans cette histoire!), un bon/ai sur les genoux! À vous de découvrir les autres clins d'oeil (le film sera à l'affiche en salles, à compter du 22 septembre).Mais ce qui est réussite auprès du public d'ici risque de devenir échec hors-frontières.L'authentique «québécois'de Montréal» parlé dans Les matins infidèles décourage, j'en ai peur, toute exportation.Dommage! Car, sur le fond, ce film est indubitablement universel.Comme l'infidélité \u2014 dans le couple et envers soi-même \u2014 qui en constitue le vrai sujet.Malgré ce «handicap».Les matins infidèles, qui a reçu hier matin un accueil enthousiaste, offre la deuxième bonne surprise québécoise du Festival (l'autre étant Portion d'éternité, de Robert Fa-vreau, en compétition).Un film-miroir à voir absolument.Qui étonne, fait rigoler, attendrit aussi.Avant de nous laisser muets, assommés.En compétition officielle, My left foot part du bon pied LUC PERREAULT La compétition a débuté du bon pied hier avec My Left Foot.peut-être le meilleur film présenté jusqu'ici dans cette section.Il s'agit du premier long métrage d'un jeune réalisateur irlandais, lim Sheridan, auteur également du scénario qui raconte l'histoire authentique d'un célèbre peintre et écrivain irlandais, Christy Brown, atteint dès sa naissance de paralysie cérébrale.Le film réussit à maintenir du début à la fin un niveau élevé d'émotion grâce à la performance saisissante de Daniel Day Lewis qui incarne Brown adolescent et adulte.Ce témoignage humain très touchant se déroule dans la famille d'un briqueleur de Dublin.Christy va naitre dans un environnement encore peu sensibilisé à l'époque \u2014 on est en I932 \u2014 au problème de la paralysie celebrate.On le croit condamné à vivre une existence purement végétative mais Christy va surprendre les siens (ils étaient dans les faits treize enfants) en manifestant à sept ans des signes évidents d'intelligence.Avec son pied gauche que la paralysie a épargné, il apprendra à s'exprimer puis deviendra célèbre d'abord par ses peintures, ensuite par une autobiographie.Sa mort est survenue en I98I.La comparaison avec The Kid Brother de Claude Cagnon s'impose d'elle-même à cause du sujet, mais le film de Sheridan me semble plus original dans la mesure où ce dernier fait davantage confiance aux pouvoirs de la fiction que Cagnon.À cet égard.My Left Foot me semble pencher davantage vers The Elephant Man dans la mesure où Sheridan s'efforce de montrer que, sous son personnage lourdement handicapé, se trouve un être humain.Si la des- cription du personnage enfant (sous les traits du jeune Hugh O'Connor) puis adolescent parvient à arracher plus d'une larme, il faut souligner le tact avec lequel Sheridan a traité des problèmes de son héros une fois devenu adulte, en particulier le thème de la sexualité qu'on a le plus souvent tendance à escamoter dans ce genre de film.(Théâtre Maisonncuvc, aujourd'hui à 14 h.) Daniel Lee Lewis : l'authenticité Un mot décrit Daniel Lee Lewis, le jeune acteur britannique venu à Montréal pour défendre le film de )im Sheridan, My Left Foot, et c'est l'authenticité.Son interprétation hors du commun pourrait bien lui valoir le Prix d'interprétation masculine.Avec modestie, cet acteur en pleine ascension racontait hier, comment le scénario est atterri un jour sur le pas de sa porte.« |'ai commencé à le lire, dit-il, et tout à coup j'ai eu comme une réminiscence, l'ai fini par me rappeler qu'un homme m'avait parlé de ce sujet deux ans plus tôt lors d'une soirée où j'étais invité.Cet homme, c'était le producteur Noel Pearson.» Lewis avoue qu'il lui faut parfois se faire violence pour embarquer dans un projet.« Ce film fut pour moi comme un cadeau, estime-t-il avec le recul.|e me trouvais alors dans une sorte de léthargie.Il m'a redonné le courage de me remettre au travail.Même s'il ne s'était pas tourné, j'en aurais tiré un immense bénéfice.» Le dossier de presse remis aux journalistes indique que l'acteur s'est imposé durant les six semaines de tournage, l'obligation de rester assis toute la journée sur sa chaise de paralytique pour mieux ressentir les sentiments vécus par Christy Brown, en particulier la dépendance envers son entourage.Auparavant, il avait passé huit semaines dans une clinique de Dublin pour observer le compor- tement des enfants atteints de paralysie cérébrale.Lewis n'est pas content que ce détail ait coulé auprès du grand public.« Les gens, estime-t-il, devraient être frais devant un film.Us ne doivent pas avoir de préjugés, favorables ou non.Quoi qu'il en soit, il n'y avait pas d'autre façon pour moi de faire le film.» Quand je lui demande quel sentiment sur le plateau lui était le plus familier, il répond sans hésiter: «La colère! C'est effrayant de se sentir ainsi manipulé par chacun à tous points de vue.C est comme un esclavage que d'être ainsi dépendant des autres.» Un autre aspect du film lui tient à coeur : « Nous avons cherché, dit-il, à dépasser le simple désir de recréer la vie de Christy Brown.Ce qui, en cours de route, a pris de l'importance, c'est le besoin de comprendre sa vie intérieure.C'était un individu qui éprouvait les mêmes besoins qu'un homme normal, y compris ses besoins sexuels qui étaient immenses.» Lo zio indegno : une comédie longuette LUC PERREAULT Après La vieille dame indigne, voici L'oncle indigne.Coureur invétéré, il croise un jour un homme d'affaires prospère.Se faisant passer pour son oncle, il parvient à vivre à ses crochets.Mais le « neveu » découvre sous les apparences du menteur dévergondé un poète respecté.Il aura droit ainsi à une leçon inattendue d'humanité.Défendu par Vittorio Gass-man, l'oncle en question a fait hier les délices du public, du moins pendant la première partie du film, drôle et pleine de rebondissements.La présence de Giancarlo Giannini y est bien sur aussi pour quelque chose.Mais le défaut du film de Franco Brusati, c'est qu'il est très bavard et plein de longueurs.Plus il avance, plus on a l'impression qu'il tourne en rond et dès le milieu on devine déjà la fin.L'écourter d'au moins quinze minutes ne lui aurait pas fait de tort.Dommage parce que Brusati est en personne un homme éminemment sympathique.Venu défendre son film, il tient à se démarquer de la comédie à l'italienne qui, pendant longtemps, a fait les délices du public du samedi soir.« Bien sur, lance-t-il dans un excellent français, mon film est une comédie et je suis italien mais je n'ai jamais rien eu à voir avec la comédie à l'italienne.» Ce qui l'intéressait dans Lo zio indigno.c'était de montrer la rencontre entre deux personnages situes aux antipodes.Giancarlo Giannini qui se tient à ses côtés se dit quant à lui aussi bien à l'aise dans la comédie que dans le drame, ce dernier étant à son avis plus facile que le premier.« |e n'ai pas de problème de passer de l'un à l'autre parce que j'ai été formé dans la tradition de la commedia delle'arte.Arlequin est un personnage tragique mais, en le voyant, on est forcé de rire tout le temps.» On connait mal Brusati, sinon pour son plus grand succès chez nous.Pain et chocolat.Il est par ailleurs l'auteur de huit pièces de théâtre.Il dit regretter aujourd'hui que sa filmographie se limite à six films.« |'ai toujours cru qu'il fallait faire peu mais bien.Aujourd'hui, je pense exactement le contraire : je pense que la qualité est fille de la quantité.» (Au théâtre Maisonneuve aujourd'hui à I4h30) Un Japonais très applaudi et très ému Le premier film de Hideo Osabe SERCE OUSSAULT Générique à la fin de Fête des rêves.La salle applaudit vigoureusement.Un projecteur se braque sur un monsieur d'un certain âge.Une jeune fille annonce : « C'est monsieur Hideo Osabe, le réalisateur du film que vous venez de voir.» Les applaudissements redoublent.M.Osabe est ému.Il dit quelques mots, une interprète traduit : « C'est mon premier film.c'est la première fois qu'il est montré à l'étranger.je suis très content.» M.Osabe a cinquante-cinq ans.journaliste, critique de cinéma et écrivain, il aborde enfin la mise en scène.Avec une sûreté de main étonnante.Et un humour espiègle, presque naïf, auquel la salle était sensible hier matin.Fête des rêves est l'un des quatre films japonais présentés dans la section non compétitive Cinéma d'aujourd'hui et de demain, là où l'on risque de faire les découvertes les plus intéressantes.Il y a par moment dans ce film un rythme de commedia dell'arte qui ne le dessert pas.Fête de rêves est un conte.Presque philosophique.Où il est démontré que l'artiste ne peut être grand que s'il sa- crifie tout à son art.C'est aussi une charmante histoire d'amour.Et, très discrètement, la critique d'une société où les paysans doivent donner la moitié de leur récolte aux propriétaires fonciers.Un jeune homme préfère la musique aux travaux des champs.Son père le traite de paresseux et menace de lui fracasser le crâne à coups de hache.Le garçon s'entête.Il veut devenir le plus grand joueur de shamisen \u2014 un instrument à trois cordes très répandu au lapon.Il apprend d'un premier maitre, puis d'un second, et affronte un rival \u2014 fils de riche qui a eu tout le loisir de perfectionner son art \u2014 avec la détermination d'un homme qui se bat en duel.C'est presque ça : le meilleur des deux aura la main de la plus belle fille du village.Fête des rêves est une des heureuses surprises de ce festival.FÊTE DES RÊVES, de Hideo Osabe, mardi au Parisien 2.Silence like Glass Le réalisateur allemand Cari Schenkel a décidé de tourner en anglais un film que le festival présente en sélection officielle, mais hors concours.Zwei Frauen ( Silence Like Glass) raconte l'histoire d'une jeune ballerine dont la carrière est interrompue par un cancer jugé incurable.On l'hospitalise d'urgence.La chimiothérapie la rend chauve.Dix opérations sont nécessaires.Elle meurt sur la table d'opération.On la ra- nime.Puis c'est le miracle.La métastase est stoppée.Elle va guérir.Le sujet est pathétique.Schenkel l'a exploité à fond.Mise en scène tape-à-l'oeil et efficace.Violons aux moments les plus émouvants.Alternance de séquences dramatiques et de petites scènes de comédie pour détendre l'atmosphère.Les trucs habituels.Mille fois éprouvés.Et ça marche?Oui.Il y a eu des applaudissements.SILENCE LIKE GLASS, de Carl Schenkel, aujourd'hui au Parisien 2.D'Israël D'Israël, A Thousand and One Wifes, étrange comédie écrite et réalisée pac Michal Bat-Adam, une actrice passée à la mise en scène il y a une dizaine d'année.Un quinquagénaire enterre sa deuxième femme morte d'un mal mystérieux.Il se remarie.La nouvelle épouse ne connait rien des choses de l'amour.Et ce n'est pas son mari qui va l'initier.Un tailleur du voisinage s'en charge.Ce que voyant, le mari envoie sa femme acheter de la mort-aux-rats.Après quoi il l'enterrera comme les deux autres.Une curiosité.A THOUSAND AND ONE WIFES, de Michal Bat-Adam, aujourd'hui au Parisien 3 et mardi au Théâtre Port-Royal.AUJOURD'HUI THÉÂTRE MAISONNEUVE 09h00 TM13 Le Porte-Plume (CO) Marie-Christine Perrodm: France; 9mn.Nocturne Indien (CO) Alain Corneau; France: 110mn; Ang.S.T.F.11h20 TM14 Cock-Fighting (CO) Hu Jinqmg; Chine; 3mn; S.T.A.Thrown Together by Fate (CO) Zhang Huaxun; Chine; 100mn; S.T.A.14h00 TM15 My Left Foot (CO) Jim Sheridan; Irlande; 100mn; Ang.16h30 TM16 Lo Zio Indegno (CO) Franco Brusati; Italie; 105mn: S.T.A.19h00 TM17 Cock-Fighting (CO) Hu Jinqing: Chine; 3mn: S.T.A.Thrown Together by Fate (CO) Zhang Huaxun; Chine; 100mn; S.T.A./TSF 21h30 TM18 Le Porte-Plume (CO) Marie-Christine Perrodin; France; 1 lOmn; Ang./TSF THÉÂTRE PORT-ROYAL 10h30 PROS Malpractice (Every Mother's Nightmare) (HC) Bill Bennett; Australie; 90mn; Ang.13h00 PR09 Les femmes sur le toit (HC) Carl-Gustaf Nykvist; Suéde; 90mn; S.T.F.15h00 PR10 And bones do Blossom (Asthikal Pookkunnu) (I) P.Sree Kumar; Inde; 125mn; S.T.A.17h30 PR11 Fool's Mate (CAO) Mathieu Carrière; R.F.A.; 97mn; S.T.F.19h30 PR12 Four Days of Snow and Blood (HC) Hideo Gosha; Japon; 114mn; S.T.A.22h00 PR13 Malpractice (Every Mother's Nightmare) (HC) Bill Bennett: Australie: 90 mn; Ang.PARISIEN 1 09h00 P115 Staying Together (HC) Lee Grant; ITS.A.; 91mn; Ang.11 hOO P116 Four Days of Snow and Blood (HC) Hideo Gosha; Japon; 114mn; S.T.A.13h20 P117 Vatanyolu \u2014 The Journey Home (CAD) Enis Gunay.Rasim Konyar; R.F.A.: 93mn; S.T.A.15h20 P118 Donator(HC) Veljilo Bulajic; Yougoslavie; 108mn; Fr.S.T.A.17h30 P119 The Servant (Sluga) (HC) Vadim Abdraschitov; U.R.S.S.: 136mn; S.T.A.20h00 P120 Staying Together (HC) Lee Grant; U.S.A.: 91mn: Ang.22h00 P121 Before the Bat's Flight is done (CAD) Peter Timar; Hongrie; 94mn: S.T.A.PARISIEN 2 09M0 P215 Heaven and Hell (HC) Morten Arnfred: Danemark; 120mn: S.T.A.11h30 P216 L'enfant de la lune (HC) Agustin Villaronga; Espagne; 119mn; S.T.F.14h00 P217 O Grande Mentecapto (AL) Oswaldo Caldeira; Brésil; 103mn; S.T.A.16h00 P218 Silence Like Glass (HC) Carl Schenkel; R.F.A.; 103mn; Ang.18h00 P219La Nef (CAD) Claude Champion; Suisse; I0mn.Les souvenirs meurent deux fois (CAD) Walter Deuber.Peter Stierlm; Suisse; 90mn; S.T.F.20h00 P220 Bille en tète (CAD) Carlo Cotti; France: 93mn: Fr.22h00 P221 Uneasy Silence (CAD) John Strysik; U.S.A.; 89mn; Ang.PARISIEN 3 09h20 P315 A Thousand and one Wives (CAD) Michal Bat-Adam; Israël; 90mn; 'S.T.A.11 h20 P316 Bonjour monsieur Gaugin (TV) Jean-Claude Labrecque; Canada; 80mn; Fr.14h00 P317 Hommage à Gordon Sparling En présence de Gordon Sparling (Prog, de courts métrages \u2014 85mn) Le p'tit 'rere de Grey Owl Rhapsody in Two Languages /Le ballet des ondines Music From the Stars'Peoples of Canada Sitzmarks the Spots /Bordeline Cases/Fencere s Art.16h00 P318 J'ai été au bal (CAD) Les Blank, Chris Strachwitz; U.S.A.; 84mn; Ang.Fr.S.T.A.17h50 P319 Fallada \u2014 The Last Chapter (HC) Roland Graef; R.D.A.; 99mn; S.T.A.19hS0 P320 Bonjour monsieur Gaugin (TV) Jean-Claude Labrecque; Canada; 90mn; S.T.A.21h30 P321 Les matins infidèles (C) Jean Beaudry, François Bouvier; Canada; 90mn; S.T.A.PARISIEN 4 09h20 P415 It is Hard for the First one Hundred Years (CAD) Viktor Aritov; U.R.S.S.; 136mn; S.T.A.11 h40 P416 Nayakan (Hero) (I) Mani Rathnam; Inde; 145mn; Tamil S.T.A.Uh30 P417 John Huston: The Man, The Movies, The Maverick (CAD) Frank Martin; U.S.A.; 127mn; Ang.17h00 P413 The Flame of Pomegranate in the Cane (CAD) Saeed Ebrahimifar; Iran; 100mn; S.T.A.19h00 P419 Lodz Ghetto (HC) Kathryn Taverna, Alan Adelson; U.S.A.; 103mn; Ang.21h30 P420 The Housekeeper (CO) Brett Thompson, Ian Gooding, Doug Walker; U.S.A.; 6mn; Ang.The Story Teller (CO) Rainer Boldt; R.F.A.; 93mn; S.T.A.PARISIEN 5 09h00 P515 Sam.the Acting Lesson (CAD) Samy F.Universe; U.S.A.: 32mn: Ang.Play me Something (CAD) Timothy Neat; Grande-Bretagne; 80mn; Ang.nhOO P516 Vous avez dit.Inuit?(CAD) Etienne Bours; Daniel Remi, André Gérard; Belgique: 18mn; Fr.Ang.Il Decimo Clandestine- (TV) Lina Wertmuller; Italie; 61 mn, S.T.F.13h30 P517 Festival du film étudiant canadien .(Prog.3 \u2014 98mn) Concerto Noiso/Cumelon-Nim-bus Day of the Rooster/Delta Dusk/The Director(s)/Dragon Levy / Dreaming / Drumstix / Eat Truth.15H30 P518 The Exilas (TV) Richard Kaplan; U.S.A.; 116mn.Ang.I7h30 PS19 Festival du film étudiant canadien (Prog.4 \u2014 95mn) Electroluc Cafô/Elefanti/En-perte/ Evening Rain/Evil Underground/Expo 67/Fade to Black /Les frissons d'Agathe /Health and Welfare/Homo Erectus/(How) Do You Sleep Nights?.19h30 P520Erik(C) Michael Kennedy: Canada; 95mn; Ang.21h30 PS21 Festival du film étudiant canadien (Prog.5 \u2014 101mn) Hubert Trouillon poète/Ike and the Aliens/Inside Out/The Invasion /Irresistible /Just Five More Minutes/Lama Geshe Kenrag / Ligne ouverte ' The Man Who Walked Backwards Ciao Festival fI y a tout juste dix ans, en 1979, Mireille Dansereau inaugurait le Festival des films du monde en y présentant son film L'Arrache-coeur.Nous avions dû traverser un groupe vociférant de camarades et d'inconnus qui huaient le Festival, le ministre venu l'inaugurer et si je me souviens bien, son président-fondateur.J'étais très partagée et mon coeur penchait plutôt du côté de ceux qui protestaient contre les subventions qui allaient au Festival plutôt qu'à leurs projets.Mireille me raconta qu 'un membre influent de l'Association des réalisateurs lui avait même téléphoné afin qu'elle retire son film.Elle avait argumenté qu'en laissant L'Arrache-coeur dans la compétition, elle pouvait recevoir un prix qui aiderait grandement à la diffusion et honorerait ses collaborateurs.Son copain de l'Association avait répliqué: m Es-tu folle toé?».Le dimanche suivant, au milieu de l'après-midi, j'étais à la campagne, bien loin des rumeurs du Festival, et le téléphone sonna.Mireille me demandait de revenir de toute urgence à Montréal pour la remise des prix.J'essayai d'en apprendre davantage, mais elle n'en savait pas plus que moi.J'étais avec ma fille, décidée à terminer bien tranquillement ce week-end familial.Nouveau coup de téléphone, impératif celui-là.d'un officier du Festival.Quelques heures plus tard, Monique Mercure, chaleureuse, me remettait deux livres de métal chromé, symbole phallique du prix d'interprétation féminine.Après avoir dit merci à Papa, Maman, Mireille et à tous ceux qui avaient contribué a mon succès, je me retrouvais Chez Vito, avec le président du jury.C'est là que je reçu ma vrai récompense.Cette année-là, le président du jury s'appelait Sergio Leone.Avec un groupe d'amis, j'ai écouté Sergio jusqu'aux petites heures du matin.Nous l'avons écouté, lui, et la musique du film qu'il ne devait réaliser que plusieurs années après: Il était une fois en Amérique.Il la transportait partout avec lui, comme pour exorciser les embûches qui l'empêchaient de réaliser son projet.Je ne sais pas s'il fallait tuer le Festival il y a 10 ans.ce que je sais, c'est qu'il m'a permis de rencontrer Leone, mais également, cinq années plus tard, lorsque j'étais jurée, de rencontrer l'un des plus grands acteurs de ce monde: le japonais Toshiro Mi fume; et à chaque mois d'août, de découvrir des créateurs, des comédiens, des spectateurs émerveillés.Le Festival m'a aussi appris \u2014 lorsque j'étais au jury bien sûr\u2014, comment une voix qui se déplace sous la pression d'un souffle ou d'une bourrasque, pouvait faire d'un film québécois ou étranger un chef-d'oeuvre oublie ou un navet consacré.Si aujourd'hui le Festival disparaissait, cela me ferait aussi mal que lorsque la radio annonça la mort de ce grand « fou d'Italien» dont la figure ronde, croquée par Girerd.me regarde tous les matins dans ma cuisine quand j'y prépare mon capucino.Il en est de ce festival comme de certains hommes.Quelques fois ils nous irritent quand ils sont là.Mais mon dieu que cela fait mal quand on grave sur leur tombe les trois mots que le caricaturiste de La Presse a placé au-dessus du front dégarni de Leone: « Ciao Ciao Sergio.» LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 27 AOÛT 1989 D3 Ashkenazy et son orchestre à Lanaudière l'été prochain CLAUDE GINCRAS ¦ Vladimir Ashkenazy et le Royal Philharmonie Orchestra, de Londres, se produiront dans le cadre du treizième Festival international de Lanaudière, en août prochain.La nouvelle u été confirmée vendredi par le Père Fernand Lindsay, directeur artistique du Festival.Ashkenazy et le RPO sont inscrits au calendrier du Festival 1990 du 7 au 10 août.Us y donneront probablement trois concerts.Les programmes ne sont pas arrêtés mais le Père Lindsay a laissé entendre qu'ils pourraient comporter une grande symphonie de Vaughan Williams ou de Elgar, ce répertoire étant, comme on sait, fort négligé en saison par nos orchestres.On y entendra également un concerto avec Ashkenazy à la fois comme soliste et chef.On sait que, tout en poursuivant sa carrière de pianiste.Ashkenazy fait depuis quelques années beaucoup de direction.Il est, depuis I987, le « music director* du Royal Philharmonie Orchestra, qui est l'un des principaux orchestres de la capitale britannique et fut fondé en I946 par Sir Thomas Beecham.La venue à lolictte d'Ashke-nazy et son orchestre est en fait un projet qui remonte à deux ans.Il avait d'abord été question que le RPO et Ashkenazy inaugurent l'Amphithéâtre, cette année.Leur visite l'an prochain s'inscrira dans le cadre d'une tournée en Amérique.L'Amphithéâtre, «phase II» Interrogé à savoir si le contrat du chef attitré du Festival, Semyon Vekshtein, avait été renouvelé pour l'an prochain, le Père Lindsay répond que toute information à ce sujet viendra «la semaine prochaine».Il a cependant laissé entendre que le Festival l'an prochain sera «un peu plus long» et que la programmation sera annoncée «plus tôt que d'habitude».Un grand nom de chanteur BaS Vladimir Ashkenazy se produira à Lanaudière l'été prochain comme chef d'orchestre et pianiste.ou de chanteuse pour 1940?Devenu très prudent, à cause notamment de la fameuse «affaire Pavarotti», le Père se retranche derrière son rire légendaire.Il confirme cependant son intention de ramener le soprano Carol Neblett, dont la prestation fut l'une des grandes réussites du Festival 1989.et de donner le Concerto pour piano, choeur d'hommes et orchestre de Busoni, avec Marc-André Hamelin comme soliste.La programmation de l'été prochain comportera de nouveau un opéra en version concert.Il a été question de Mefis-tofelc, de Boito, mais le Père ne peut encore rien annoncer.On sait aussi que le nouvel Amphithéâtre permettra de donner de l'opéra avec décors et mise en scène, ainsi que du ballet.La fosse d'orchestre existe.Actuellement, elle est tout simplement couverte par les premières rangées de fauteuils.Mais il ne s'agira pas seulement d'ouvrir la fosse, explique le Père.Il faudra également monter tout l'appareil de cintres et d'éclairages nécessaire au théâtre.Ces travaux font partie de la « phase il » de l'Amphithéâtre.Cette phase terminale comporte également la construction, derrière l'Amphithéâtre, d'une salle de répétition de la même grandeur que la scene actuelle; elle comporte enfin les aménagements paysagers.Ces différents travaux représentent une dépense de $4 a $5 millions s'ajoutant au coût de l'Amphithéâtre lui-même, qui a été de $7 millions.«Actuellement, on ne prévoit pas que ces travaux additionnels puissent être terminés pour l'an prochain, dit le Père avec un certain regret.Mais, on l'espère, ils le seront pour I991.» Comme on le sait, 199I marquera le bicentenaire de la mort de Mozart.De grands événements marquant cet anniversaire se préparent déjà à travers le monde.Le Festival international de Lanaudière ne fera certainement pas exception.L'Amphithéâtre l'hiver Une question plus pragmatique, en terminant.Qu'advient-il de l'Amphithéâtre l'hiver?Le président du Festival, M.René Charctte, explique que la scène elle-même sera fermée par de grands panneaux, mais que la section occupée par les fauteuils restera ouverte, sans que la neige puisse les endommager.« Les fauteuils, qui ont été fabriqués ici, sont faits d'un matériel qui peut résister à toutes les intempéries», précise le président.Les possibilités de vandalisme sont également écartées.«Nous aurons des gardiens et, de toute façon, le terrain est entièrement entouré d'une haute clôture.Au spectacle de Bob Dylan, des jeunes ont essayé en vain de l'escalader.» Au cours des prochains jours, la direction du Festival établira le bilan de la saison 1989, y compris les chiffres d'assistance, et convoquera à ce sujet une conférence de presse au cours de laquelle les médias pourront rencontrer le nouveau directeur général du Festival.Me Claude Trudel.80 000 personnes ont visité l'exposition sur l'Empire Inca et les trésors du Pérou Les prévisions de 195 000 visiteurs n'étaient pas réalistes mièrp crnnrle exposition à la Pla- vrîrnnc mmH^ni BENOIT CHAPDELAINE ¦ Quelque 80 000 personnes, soit moins de la moitié de l'objectif initial, ont visité l'exposition sur l'Empire Inca et les trésors du Pérou, qui se termine aujourd'hui à la Place des arts.Une célébration de clôture avec invités d'honneur était prévue, mais a été annulée pour diminuer-le déficit budgétaire.En revanche, les intéressés pourront acheter les éléments de décors de l'exposition comme de petits guerriers.«Commercialement, c'est un succès extraordinaire, dit sans ambages Jacques Ouimcttc.le promoteur de l'exposition et président-directeur général de la Société des grands événements de Montréal.Le manque à gagner sera reporté sur l'exposition Napoléon de l'an prochain.Il ne faut pas oublier que c'est la pre- mière grande exposition à la Place des arts et que nous égalisons dès la première année ce qu'Ex-potec au Vieux-Port de Montréal a réalisé après cinq ans.» M.Ouimette fait valoir que les prévisions de 195 000 visiteurs n'étaient pas réalistes puisque les vestiges incas n'ont été exposés que depuis la mi-juillet et que de toute manière, aucun événement international n'a réussi à attirer le nombre prévu de visiteurs cet été à Montréal.Les trésors seront descendus de leur socle dès la fermeture vers 2lh00 ce soir puis emballés demain dans leurs contenants à destination du Pérou, lacques Ouimcttc aurait aimé les garder quelque temps encore à Montréal, mais il doit libérer la Place des arts pour que l'Opéra de Montréal puisse s'y installer.«Avec Napoléon, ce sera différent, promet-il.puisque nous ou- vrirons pendant 80 jours, de juin a septembre, avec des prévisions de I 300 entrées par jour et un budget de S 1.4 million.» L'exposition sur les trésors péruviens s'est étendue sur 45 jours, à raison d'environ I 800 entrées par jour avec un budget de S 1,7 million.Quant aux pièces qui ont été traitées de répliques au début de l'exposition, M.Ouimette s'en est accomodé en modifiant par exemple le titre d'une momie, qui est passée de souverain à simple habitant de Lazca.«Ce n'est pas moi qui va trancher», dit-il.Interrogés à leur sortie de l'exposition, de nombreux visiteurs se sont dit impressionnés par la collection de vases erotiques.D'autres ont particulièrement été marques par les deux momies ou par les bijoux en or.Plusieurs ont déploré la lenteur des files, notamment à l'entrée de la section des vases erotiques.Guide Cinéma Cinéplex Odéon |c,ne p*»codeonboucherviue four tfiJofrvw/KVi sppr*r/ : 849 FILM Il ja» Km LE FILM A lAfFICHE DEBUTE DIX MINUTES AP8ES L'HEURE INDIQUEE DANS l HORAIRE OU 25 AU 3T AOUT | COMPL E X E DE S J AR DINS i.v anniversaire] LE FAUBOURG 1616uue*l 'u* Sic l.ii«t WH(N M»am ME T SALLY (O) Oolby SWr*o thx do jjo-sjo-m-ijo UNCLE SUCK (Cl Oo46» Slereo THI I IS J IJ \u2022 J IJ- Mi Stl» CASUALTIES Of WAR P« arte) OolDf Sle'eo ; oo - « M - r oo - ».» EOOIfc and THE CRUISERS lui 0o\"0» Stereo I 00 - J 00 - S 00- t 05 \u2022 i Ji PLACE ALEXIS NIHON Mci'.i Al « THE ABYSS |G) Oolo» St*r*o t oo- « oo - r oû \u2022 i is NIGHTMARE ON ELM STREET m< :iim MA BELLE-MERE EST UNE EXTRATERRESTRE CINE-PARC CHATEAUGUAY 6 km ou pool Metcie* VICTIMES OU VIETNAM (14 ana) t.\u2022 m MA BELLE-MERE EST UNE EXTRATERRESTRE_ LE JEUNE EINSTEIN (14 .m) îemel'lm BATMAN (» Irençe'te)_ HAUTE SÉCl.RITE (14 ant) 2emetllm MONSTRE AOUATIOUE EN LIBERTE CINE-PARC TRACV Roule 30 (Soii.t 178) KARATE KlO '3(G) 2emetilm SOS FANTOME S ' L ARME FATALE -2 (14 an.) 2eme tllm SON ALIBI CINE-PARC ST-HILAIRE Roule 20 ISorhe 115) INDIANA JONES (G) jemelilm PRINCE ANEW YORK L ARME FATALE >2 (I4am) 2emelilm SON ALIBI CINE-PARC DRUMMONOVILLE Tr*in%canadienne (Sortie t/0) INDIANA JONES «3 (Gl (v Irançaiie) 2emelilm L AGENT FAIT LA FARCE «UN FILM E ABSOLUMENT EXTRAORDINAIRE! Jeel liefl.0OOO atOMIM am8kka a AC-TV the , VERSION ORIGINALE ANGLAISE PLACE ALEXIS NIHON.POINTE CLAIRE.CARREFOUR LAVAL.ASTRE II.BRIM DtPALMA VICTIMES DU VIETNAJ .IIVOX ISV.rJUSf I I .u-irnui WAII FREDDY «5.L HERITIER DU RÊVE (18 am) Sam.at Dim.: 2:50 - 6 15 - 9.50 i Sem: 9-30 ^ Un meurtre est un meurtre i=r .même en temps de rouerie.coupons fterusrs BERRI.LONGUEUIL.LAVAL 2000.LE PARADIS.CINE PARCS LAVAL et CHATEAUGUAY.\u201e.\u201e.\u201e ,u yahoo serious Ht EU LE JEUNE EINSTEIN -2 L2S ri^lWlJ vi.vc* c»k;i*aii PACKAGE EGYPTIEN.POINTE CLAIRE TURNER ET HOOCH (G) 2ema lilm: 3 FUGITIFS CASUALTIES OF WAR (14 an») 2ame lilm : KARATE KlO '3 (>.anglaise) CHERIE J Al REDUIT LES ENFANTS lG) 2èmc film: ENTRE 2 PLAGES G LES MARIS LES FEMMES LES AMANTS m DANS UN COUPU l k w .\\h H.VA II « l< il US M Ml UNS TK< Ils l'I K.SI lN\\1S CREMAZIE.Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Louise Cousirveau 14:00 Q) \u2014 Fawlty Towers Si vous aimez |ohn Cieesc (de A Fish called Wanda), ce canal regale aujourd'hui puisqu'il repasse les 12 épisodes de cette folle série, à la queue leu leu (ça arrête à presque 23 h).Il y aura une quête de fonds entre les épisodes.19:00 © \u2014 Le monde des épices En anglais, cette série était intéressante et divertissante.On nous raconte l'origine des épices.leur culture et leur utilisation.20:30 O CD 03 \u2014 «Travelling avant» De |can-Charlcs Taccliel-la, de «Cousin, cousine», un film sur l'amitié pour les passionnés de cinéma.22:40 £B \u2014 «Time bandits» De Terry Gillian, autrefois de Monty Python, un délicieux film pour enfants où un jeune garçon est entrainé dans un voyage à travers le temps par six nains.23:40 O CS 03 \u2014 « Madame de.» De Max Ophuls, un superbe film de répertoire avec Charles Boyer.Daniel le Darrieux et Viliorio de Sica.En noir et blanc, mais pas muet.\t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 O\tRmjdumonrJe(1!h02|\tLe Rêve californien (dern.de 71\t\tGranby, fais-moi chanter\t\tLes Beaux Dimanches: \"Traveling Avant\".\t\t\t\tTelejoumal|22h4fl)\tFilmsdurr,cnde(23ht5)\tMadame De.(23h40) QD\tCBS News\tNight Court\t60 Minutes\t\tMurder, She Wrote\t\tSunday Movie: \"Treks of The Trade\".\t\t\t\tNews ¦ Honeymoeners\tTales.-(23h45) ©\tFocus\tNighttyNews\tDisney\t\tFamily Ties\tMy Two Dads\tMovie: \"U Tike Down\".\t\t\t\tM.A.S.H\tMovie: \"Heat\".O\tThe Magical World of Disney\t\tMovie: \"Charley and The Angel\".\t\t\t\tCh35:ngai;rco*s(l2sde 11)\t\tSunday Report\tVenture |22h23)\tNewswatch\tStreets.(23h25) O\tBugs 5.-i\tLes Stardust à Jeunesse d'aujourd'hui\t\tVie gens riches.\tCinéma du dimttich*: \"Agnès de Heu\".\t\t\t\tAux fronbères de la survie\t\tNouvelles TVA.Sports\tBen Dimanche Ot\tBugs Bunny\tLes Stardust à Jeunesse d'aujourd'hui\t\tVie gens riches.\tCinéma du dimanche: \"Agnès de Dieu\".\t\t\t\tAux frontières de la survie\t\tNouvelles TVA /Sports\tBon Dimanche o\tNewsline\tHomegrown Cafe\tIncredible Sunday\t\tW5\t\tSunday Movie: \"Tricks of The Trade\".\t\t\t\tCTV Weekend News\tNlghtlme ts\tTV 8 News\tABC News\tIncredible Sunday\t\tMacGyver\t\tfcnday Movie: \"The GWiaior\".\t\t\t\tTVS News ABC News\tThe Beach Boys.es\tGuidevacances{13h02)\tLe Rêve californien (dem.de 7)\t\tGranby.fais-mci chanter\t\tLes Beau?Dmarefes: \"Traveling Avant\",\t\t\t\tTe)é|Oumalf22h40)\tFilms dumonde(23h13)\tMadame Da.I23M0) Œ)\tIci Montréal\tLaBeDeetlabête\t\tVie gens riches.\tCmema du dimanche: \"Agnès de Dieu\".\t\t\t\tLe Club Sandwich: Donald Lautrec\t\tNouvelles TVA.Sports\tMaganne Montréal QD\tPuise\tTravel, Travel!\tCannes Rock Festival\t\tWS\t\tSunday Movie: \"Tricks of The Trade\".\t\t\t\tCTV Weekend News\tPuise Œ)\tGuide vacances (18h02)\tLe Réve californien (dem.de 7)\t\tGranby, fais-moi chanter\t\tLes Beaux Dimanches: \"TraveSing Avant\".\t\t\t\tTè!è|Oumal(22h40)\tFilmsdu monde (23h15)\tMadame De.(23M0) 09\tPassepartout\tOne-sow \"Les Ballon en cavale\".\t\t\tLaTrentame: Séparation (dern.det3).\t\tLurnières\tLe Clap: F.F.M.\tCinema HoSywod: \"Une étoile est née\".\t\t\t ©\tABC News\tWheel of Fortune\tIncredible Sunday\t\tMacGyver\t\tSunday Movie: \"The Gladiator\".\t\t\t\tABC News\tPersonal Power(23h15) 2D\tPasse-Partout\tL'Oiseau bleu\tLe Monde des eptces\t50eAr.n.del'ONF\tL'Ami de Maupassant l'Héritage.\t\tA comme Artsta\tL'Échiquier provincial\tOocumentaire en musique: Pays d'octobre.\t\tReflexions sur la semaine\t S)\tThe Compleat Fawlty Towers (14h)\t\t\t\t\t\t\t\t\tFront Row Feature: \"Time Bandits\" |22hW).\t\t es\tPremières\t\tCamera 89\t\tSpecial Dimanche: \"Le Vol en héritage\".\t\t\t\tLe Grand Journal\tD'importance capital\tSports Plus Week-end\tMemck reçoit \tSoapboi\tLong Ago 1 Far Away\tWonderworks\t\tAll Creatures Great and Small\t\tMasterpiece Theatre: FortunesofWar(6e de 7).\t\tMystery!MissMarple: Sleeping Murder.\t\t\t ©\tEcole des fans (17M5)\tLe Divan\tLe Journal A 2\tSerters\tApostrophes: Lectures de Felipe Gonzales.\t\tThaiassa(21hl5)\t\tL'Epingle noire I>)|22h15|\t\tTerritoires (23h20)\tJournal A2 t23r55) Qj)\tMusique Video\t\tMusique Video\t\tMusique Video\t\tMusique Video\t\tNuMuSik\t\tMusique Video\t B3\tBomln castLA.|!7h30)\t\tStakeout\t\t\t\tMarred To The Mob\t\t\tClean And Sober(22h45)\t\t EU\tLes Aventures de Outran (17M0)\t\tCoeur Orcurt 2119h0f)\t\t\t\tÀ gauche en sortant de l'ascenseur (21M0)\t\t\tFolie a l'urgence |22h32)\t\t \u2022 Changement de demere heure.66 D 4 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 27 AOUT 1989 Spectacles CINEMA ABVSS (THE) Astre (1): 15 h 15.16 h.19 h.21 h 40.du lun.au leu.19 h.21 h 40 Carrefour Laval I3>.Sam., dim.15 h 10.16 h.19 h, 21 h 55.en sem .19 h.21 h 55 Place Alexis Ninon (1>: 15 h.16 h.19 h.21 h 55.Dernier spectacle ven, sam, minuit 15.Pointe-Claire ill Sam., dim 15 h, 16 h.19 h.21 h 40: en sem 19 h, 21 h 40.AMOUR EST UNE GRANOE AVENTURE IL) Bern (4) 15 h.17 h.19 h 15.21 h 30 PDO MU&ICA SAISON 1989-1990 CONCERT D'OUVERTURE \"E1NE MOZARTAKADEMIE\" Salle Claude Champagne 220, ave Vincent OCTOBRE, lu8°\tM 19 MARS.1990 GERVASE DE PEYER\tBARRY DOUGLAS clarinettiste\tpianiste ¦ 6 NOVEMBRE.1989\t¦ 23 AVRIL, 1990 LE QUATUOR HACEN\tALVARO PIERRI ¦ Il DÉCEMBRE, 19X9\tguitariste L'ENSEMBLE BAROQUE\tm 14 MAI.1990 «LES ARTS FLORISSANTS»\tTRIO LAREDO/ ¦ 26 FÉVRIER,\tROBINSON/ RIVKA GOLANI\tKALICHSTEIN altiste\t LES AVANTAGES D'UN ABONNEMENT L'assurance des meilleures places \t\tBillets à l'unité\t Huit concerts pour moins que le prix de six\tAbonnement aux huit pi concerts\tConcert inaugural Il sept.89 14 sept.89\tChacun des 7 autres concern Parterre, corbeille\t95$\t25$\t16$ Balcon\t75$\t\t12$ Prit étudiant ( Jy ins cl m.Sam., dim.: 15 h 10.15 h 10 17 h 10, 19 h 10.21 h 10; en sem : 19 h 10 21 h 10.VERTICE Immax (Vieux-Port).10 h 30.11 h 30,13 h 30, 14 h 30.15 h 30, 16 h 30.17 h 30, 19 h 30.20 h 30, 21 h 30.VICTIME DU VIETNAM Berri (11:1J h 15.16 h 15,19 h 15, 21 h 30 Cine-parc Chàteauguay (1): des 19 h.Cine-parc Laval (4): des 19 h.Uval 2000 11): Sam., dim., 13 h 45.16 h.19 h 45, 21 h 30; en sem.19 h 15, 21 h 30.Longueuil (1): Sam., dim., 13 h 15,16 h, 19 h, 21 h 25; en sem, 19 h.21 h 25.Paradis (11: Sam., dim., 13 h, 15 h 05,17 h 10.19 h 15, 21 h 20; en sem., 19 h, 21 h 10.WHEN HARRY MET SALLY Carrefour Laval (61.Sam., dim.13 h 20.15h30.17h30.191)30, 21 h30; en sem.19 h 30.21 h 40.Cineplex centre-ville (8): 13 h 15, 15 h 15, 17 h 15,19 h 15, 21 h 15.Decarie (1).Sam., dim., 14 h 30,17 h.19 h 35, 21 h 45; en sem.19 h 35, 21 h 45.Faubourg Ste-Catherine (1): 13 h 30, 15 h 30.17 h 30,19 h 30, 21 h 30.Pointe-Claire (4).Sam., dim., 12 h 50,14 h 55, 17 h.19 h 05.21 h 10; en sem.19 h 05.21 h 10.YOUNG EINSTEIN Palace (5>: 12 h 50, 15 h.17 h 05.19 h 10; sam.a jeu., 14 h, 17 h 40, 21 h 40.Dernier spectacle sam.23 h 30 SALLES DE REPERTOIRE SAMEDI APICULTEUR Ouimetoscope: 21 h 15.AU REVOIR.LES ENFANTS Ouimetoscope: 19 h.JANE Ouimetoscope: 19 h 15.LOCATAIRE (LE) Ouimetoscope: 21 h 30.O PICASSO Ouimetscope: 19 h 25.PETITE VERA Ouimetoscope: 21 h.SACRIFICE (LE) Parallèle: 19 h 30.DIMANCHE BELLE BARBARA (LA) Ouimetoscope: 14 h 15.CINEMA DES ANGES Ouimetoscope: 14 h.COMMISSAIRE (LA) Ouimetoscope: 19 h.EAUX PROFONDES Ouimetoscope: 19 h 15.JANE B.PAR AGNES Ouimetoscope: 16 h.LOCATAIRE (LE) Ouimetoscope: 21 h 15.LYS CASSE Ouimetoscope: 17 h.0 PICASSO Ouimetoscope: 14 h 30.PETITE VERA Ouimetoscope: 21 h.POUVOIR OU MAL Ouimetoscope 21 h 30.RÊANIMATEUR Ouimetoscope: 19 h 30.LE SACRIFICE ILE) Parallèle: 19 h 30.21st INTERNATIONAL TOURNEE OF ANIMATION Ouimetoscope: 16 h 15.À LA CL\\ÉMATHÈQUE SAMEDI MAUDITE GALETTE (LA) Cinematheque québécoise: 20 h 35.PARIS VU PAR.Cinematheque québécoise: 18 h 35.DIMANCHE DON'T LOOK NOW Cinémathèque québécoise: 18 h 35.SAIT-ON JAMAIS Cinematheque québécoise: 20 h 35.Dans le coin droit de toute affiche publicitaire d'un film, vous trouverez l'un des trois siglcs suivants: - G - VISA GÉNÉRAL - 14 - ANS (INDICATIF) - 18 - ANS ADULTES Vous savez ce que ça signifie?Non ! Lisez ce qui suit : Signifie que le film (Z ainsi classé peut être vu par un public de tout âge.14, Signifie que généralement le film ainsi classé devrait être vu par une personne âgée de quatorze ans ou plus.Toutefois, les parents peuvent décider d'autoriser leur enfant âge de moins de quatorze ans à visionner ce film.18 ANS Signifie que ce film peut être vu dans un lieu public uniquement par des adultes.Une personne âgée de moins de dix-huit ans, même accompagnée de ses parents, ne peut être admise dans la salle où ce film est présenté.__ Des milliers de Canadiens attendent le don d'un organe qui pourrait leur sauver la vie.La Fondation canadienne du rein vous incite fortement à signer une carte de don d'organes. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 27 AOUT 1989 05 Jazz et nouvelle musique Real World Records: la conscience de Peter Gabriel ALAIN BRUNEI collaboration spéciale L# engouement pour le world beat est encore ressenti comme « une mode qui va passer».Ça et là.les gens de bonne conscience vous servent des commentaires du genre «pas encore de la musique africaine dans ton party.chu déjà tanné d'entendre ta musique arabe.qu'est-ce que t'attends pour nous faire jouer du vrai rock.».Sympathique, non?A la radio, quelques rares percées, mais sans plus-Enfin bref, on sent que les milieux bien-pensant considèrent encore les approches antillaises, africaines, maghrébines, latino-américaines ou asiatiques comme étant des phénomènes exotiques, éphémères ornements de notre culture nord-américaine ou européenne.Consciemment ou non.Comme c'était intéressant de voir le phénomène Gipsy Kings passer de la fine moelle branchée à l'ultra-quétaine! Comme c'était fascinant de voir ces bonnes gens flyées se prendre pour des toréadors à l'écoute de Bamboleo (en hiver 88, Gipsy Kings était un produit rare, disponible seulement en importation), et cracher à gros bouillon sur cette même musique six mois plus tard \u2014 lorsque les Gitans ont connu un véritable impact de masse, surdiffusés par toutes les stations commerciales en ville.Quoi qu'il en soit.on n'arrêtera pas la progression des rythmes du monde.En ce sens, je vous présente quelques disques, une excellente initiative de Peter Gabriel.«Voici un des albums que vient de sortir Real World Records, une nouvelle maison de disques menée par Real World et WOMAD afin d'enregistrer et de promouvoir un large éventail du monde entier, allant de la musique traditionnelle à la musique contemporaine», dixit Gabriel sur toutes les pochettes de Real World Record.WOMAD est un organisme mis en place par Gabriel au début des années 80, visant à promouvoir la culture extra-occidentale; la suite se trouve maintenant sur disque.Ce label dirigé par Gabriel est une bonne nouvelle pour le world beat, car on a affaire à une distribution de qualité, à une production de qualité, à des moyens décents offerts aux artistes du monde entier.ce qui est fort différent du minable traitement que les Occidentaux leur font subir \u2014 s'ils ne vivent pas à Paris ou à Londres.Mais encore une fois, il fallait un porte-parole blanc avec du gros fric pour faire comprendre à ses semblables qu'il y a autre chose sur la planète que le rock binaire.Orchestra Revé ¦ Le son et le changûi sont des musiques de danse à l'origine Peter Gabriel de la salsa cubaine.Gabriel a voulu en faire état en présentant l'orchestre d'Elio Revé, un vétéran de la musique à Cuba.Percussionniste et leader de plusieurs orchestres - il fut de la fondation d'importantes formations comme Ritmo Oriental et Los Van Van.Dans le cadre de cet enregistrment de l'Orchestra Revé, le son et le changiii sont mis en relief, au gré d'arrangements de cordes et de vents.Pour le profane, il n'y a à peu près pas de différence avec la salsa «normale»; les mélodies utilisées évoquent les premières formes de fusion moderne, qui remontent aux années vingt.Le changûi est un rythme un peu plus rapide que l'autre, c'est tout.Très bien fait, mais ce n'est pas vraiment une découverte.LA EXPLOSION DEL MOMENT®.Orchestra Reve, Real World RWLP4 + cassette + compact.Nustrat Fateh Ali Khan ¦ On sait qu'une bonne portion du sous-continent indien a depuis longtemps embrassé la religion islamique; on parle évidemment du Pakistan.La musique de Nustrat Fateh Ali Khan en est un vibrant témoignage.Les rythmiques et harmonies dominantes dans cette musique manifestent un mélange fort intéressant entre la tradition sonore islamique et le riche patrimoine indien; les sonorités sont toutefois plus proches de l'Inde que du monde arabe.Comme tant d'Africains de l'ouest, les Pakistanais ont développé leur propre approche de la musique sacrée tout en demeurant fidèle à une mystique qui les a conquis, il y a déjà plusieurs siècles.Cette musique chantée par Nustrat Fateh Ali Khan s'avère en quelque sorte une formidable transition entre l'Orient arabisant et l'influence indienne.Khan est un grand chanteur, certainement un maitre dans le genre.Comme folklore, c'est pas mal plus compliqué que les set carrés! QAWWAl AND PARTY SHAHEN.Nusrat Fa-teh Ali Khan.Real World RWLPï ?cassette ?disque compact.Passion-Sources ¦ Si vous ne vous êtes pas encore procuré la trame sonore de La dernière tentation du Christ, faites-le immédiatement! Voilà le disque qui fait l'unanimité chez nombre d'amateurs de musique instrumentale.Ce double-microsillon intitulé Passion et signé Peter Gabriel est tout à fait réussi.Paru au début de l'été.Passion fait état de nombres de sources sonores, que Gabriel a amassé dans des centres de documentation en eth-no-musicologie, ainsi que dans ces quêtes de nouvelle musique extra-occidentale.Ainsi donc, on a droit aux ap- Manno Charlemagne proches du Pakistanais Nusrat Fateh Ali Khan, du Sénégalais Baaba Maal (qui était récemment de passage à Montréal), du violoniste indien Shankar, sans compter des musiques égyptiennes, marocaines, arméniennes, etc.Voilà les sources de Gabriel, sans sa propre touche.Excellent complément à Passion, d'autant plus que ce disque constitue un genre de résumé de l'étiquette Real World.passicnscuuces Real World RWLP2 ?cassette e disque compact Tabu Ley Rochereau ¦ |e conserve un assez mauvais souvenir du «Seigneur» Tabu Ley Rochereau.qui était de passage au Spectrum en 84.En entrevue, il s'autoproclamait alors «un des grands de ce monde», un de ceux qui décide de l'esthétique à suivre en musique africaine.Ayoye! À mon sens, ce pionnier de la musique pop moderne au Zaïre n'est absolument pas à la hauteur de ses prétentions.Face à l'état totalitaire qui l'appuie, il n'est pas n'importe qui.Riche, vantard, condescendant et collaborateur du dictateur Mobutu ( lui-même me l'avait affirmé noir sur blanc).Rochereau a tout de même le mérite d'avoir été l'un des leaders de la musique électrique zaïroise, extrapolant ce qui avait été mis en place dans les années cinquante.Point de vue chant, il ne pète vraiment rien d'extraordinaire, il a depuis longtemps été dépassé par les plus jeunes de son pays.Tant qu'à prendre un vieux de la vieille au Zaïre, pourquoi Gabriel n'a-t-il pas choisi Franco?En ce qui me concerne, c'est une erreur.Babeti scukouss.Tabu Lev, Real Wolrd RWLPS ?cassette ?disque compact.Manno Charlemagne, chantre de la condition haïtienne ¦ Manno Charlemagne est, semble-t-il, un des plus importants porte-parole de la chanson contestataire en Haïti.Monique Dauphin, la productrice haïtienne du spectacle, va jusq'à comparer Manno à Félix Leclerc.«Il est un symbole de la lutte contre la persécution dans notre pays.C'est une des personnes les plus engagées là-bas, et en même temps l'une des plus menacées par le pouvoir en place.» C'est clair, Charlemagne est un des archevêques du protest song haïtien.Chantre de la libération nationale et de la démocratisation en Haiti, Charlemagne se produit ce soir-même à la nouvelle salle Zéiith, située au 6505 de la rue St-Hubert.Il partagera la scène avec la jeune Mélissa Dauphin de Montréal, une fillette de 11 ans qui se fait le véhicule de la chanson populaire haïtienne.Charlemagne est hyper-connu par la communauté haïtienne de Montréal (il a passé trois ans en exil chez nous), mais bien peu par les gens qui ne sont pas en contact avec la culture de cette île en péril.Dépassée, la chanson contestataire?Si oui, il faudrait le dire à Tracy Chapman.FAMOUS PLAYERS TIMOTHY DALTON JAMES BOND OOT Pebm/sDeTuer v.f.de: LICENCE TO KILL h;^versailles © Towa Ih Miré | 7:0O-1: \u2014»J 1:00-1:00 «;00-9:00 & 7! palace ® | 1 oo-i » I Bardot ne peut racheter des singes de laboratoire en anglais aux PALACE et FAIRVIEW Teva Ut aolra 8: SO- 1 n dim 4:IS 6:50-9:» DISPARUS C^3| :j> aoua 7:00-9:10 dim 11:40-1:» i S.00-7:00-9:10 Tout t*a Mira »:M-9 10 dim 11:10-1:11 4:4O-*:SO-9:10 d'après AFP ¦ versailles ® IToua l»a Mira 7:10-9-» dim 4:10 7:10-9:10 OMEGA versailles (J) .Jj^^k^^i^^^lBl : 'oui ->«jri UatMaUimA 12:10-2:10 t i*,rij r .¦'¦\u2022nf j IMPERIAL 91:00-1:10 1:10-710 9:20 ¦H 1:00-1.1 ,w versailles © wmamiMUa OMEGA en anglais aux PALACE al DORVAL RICHARD DREYFUS! i E r - f r-ffioE mOIMt jc»es MO the lait CRUUDC I STALLIHE Haute YOUNG EINSTEIN l^rl ¦ version o.anglaise J SA* vtTHI np'Al E GREENFIELD PARK CINEMA DU PARC 4 SOI » dim 4.00 »:*Q~9:1S Too a Im aolra 7:00-9:30 dim 1:00-4:00 Sécurité v.f.de: LOCK UP ta LS1-2015CO CSS 8 7 35 PAUL PICHÉ Su KVnm in rcrdt s (co AâopwACc-^xa s** 9 1 MARIO PELCHAT MARiOPELCHA AadogrifflAD- tntrsatct 10 15 39 RENÉ-NATHALIE SIMARD fttnt-HitiaitSiRiri PraduOonCtiy \"':\u2022.'« *jC\">CS CO Swci ANGLAIS CS SD NS TITRE- artiste - compagnie 1 2 6 PRINCE SALMAH ll!ff MCJ.ro m > ponwn) Soundnck Warn Biet.02-SNO/atA 2 1 20 FINE YOUNG CANNIBALS THE RAW A_ UU.IRM3T3 MCA 3 5 6 MILUVANIUI GM.TCU KNOW ITS TRUE AnraAL-ISUltoq»bmg 4 6 22 PAULA ABDUL fotwToaGil VIRGINVL-305SAIM 5 3 5 ANDERSON,BRUFORD WAXEMAN.HOWE AMlAL-¦
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