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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-09-09, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles Littérature Arts plastiques Disques et vidéos Restaurants Vins LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 9 SEPTEMBRE 1989 I PHOTO MICHEL GRAVEL.U Presse Jacques Folch-Ribas a la mémoire de la pierre LUCIE CÔTÉ collaboration rtpeciak Invité par Bernard Pivot.Jacques Folch-Ribas présentait hier à Apostrophes son sixième roman.La Chair de pierre, l'histoire de Claude liai II i I'.le premier architecte d'Amérique du Nord.La fameuse émission française était alors consacrée à l'architecture.Lite devrait être retransmise ici surTV5 le I\" octobre prochain.La Chair de pierre, qui ne sera disponible que lundi en librairie, conclut un triptyque sur l'art, amorcé en 1983 par Le Valet deplume.Ce premier volet, sur la sculpture, avait remporté le prix Molson de l'Académie canadienne-française.Le second, sur la musique.Le Silence ou le parfait bonheur, publié l'an dernier, a reçu le prix du roman du Gouverneur général et le prix France-Québec.Lt voici qu'à la lecture du troisième volet, Bernard Pivot convie l'écrivain à sa très populaire émission littéraire.Un beau parcours.Mais' toujours en mouvement, souvent pressé, déjà ailleurs.Jacques Folch-Ribas consent à peine a l'aire une pause pour le commenter.Cependant, un midi, dans la fraicheur d'un restaurant espagnol, un peu à l'écart, dans un renfoncement de la salle, l'écrivain s'arrête.Devant un xérès, fringrant.railleur, l'oeil vif.et sombre, le regard souvent espiègle, lacques Folch-Ribas se raconte avec simplicité.Touché par les honneurs qui se succèdent, il continue toutefois d'écrire comme avant.Tard le soir, il écrit.C'est le moment de rassembler les notes éparses, griffonnées tout le jour.C'est la nuit que naissent et s'agitent les personnages, la nuit que les histoires s'ébauchent.C'est le soir tombé qu'ont été écrits les livres de Jacques Folch-Ribas.Parce que le jour, il est architecte, urbaniste, professeur d'architecture au cégep Saint-Laurent, critique littéraire à La Presse.Parfois animateur de radio et de télévision.Et qu'il faut bien trouver ailleurs le temps d'écrire.C'est tard aussi, la quarantaine entamée, que l'écrivain publie son premier livre.«J'ai perdu mon enfance et mon adolescence dans les exodes et dans les guerres.J'ai commencé à vivre a 17 ans.J'avais alors tout à apprendre.L'écriture n'a pu venir qu'après.» Né de parents catalans à Barcelone en.1928, Jacques Folch-Ribas quitte l'Espagne avec sa famille en 1939.C'est le premier exode.Le premier exil.La frontière franchie depuis seulement six mois, le refuge tout juste trouvé en France, la Seconde Guerre mondiale éclate.La famille fuit alors une deuxième fois, se fixe un temps en Dordogne, au petit village de Lonton.Laisse ensuite la zone libre et remonte vers le nord pendant l'Occupation.En 1945, après la Libération, c'est la venue au monde de Jacques Folch-Ribas.Il entreprend alors des études, «mal faites, de bric et de broc», souligne-t-il.D'abord dessinateur, il s'inscrit à l'École d'architecture.Puisque l'accès y est payant, l'étudiant se fera pigiste.Ce seront, en 1947, les débuts en journalisme, à Combat.Et la rencontre d'Albert Camus, marquante, capitale.Celui qui a déjà publié quelques livres, dont l'Étranger, se prend d'amitié pour le jeune émigré, et lui demande souvent, pour s'amuser, de lui parler catalan, la langue de sa mère.Camus le persuade d'écrire.Oui, mais pas tout de suite, pas encore.Jacques désire toujours être architecte.Réfugié de guerre, il bénéficie d'une bourse de ('Unesco, qui lui permet d'achever ses études.Lorsque le journal l'envoie interviewer une jeune virolo-gue québécoise, venue en France à la demande de l'Institut Pasteur, pour participer à la course au vaccin contre la polio, Jacques renconte Camille, qui deviendra sa femme, et avec qui il s'établira au Québec dans les années cinquante.U enseignera à l'École d'architecture et aux Beaux-Arts pendant huit ans, et ouvrira ensuite son propre bureau.Aujourd'hui, ses deux passions se confondent alors qu'il conte la vie de Claude Bailiif, le premier architecte du Nouveau-Monde, constructeur de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Victoire à Québec, qui sera rasée par le feu lors de la Conquête.Jacques Folch-Ribas est visité depuis trente ans par cet homme qu'il fait surgir aujourd'hui seulement de l'oubli.Dans un prologue, il livre quelques-unes des raisons de ce long silence.Mais malgré cela, l'étonnemcnt persiste.SUITE A LA PACE K2 Le pèlerinage de Michel Tremblay au pays de l'enfance REGINALD MARTEL Pour clore le premier cycle des Chroniques du plateau Mont-Royal, M.Michel Tremblay a choisi le mode mineur.Lentement, doucement, et dans l'amoureuse pudeur qu'il entretient toujours avec ses personnages, le grand écrivain retour-, ne a son premier quartier du monde, celui de l'enfance, et lui rend un hommage ému.Le livre est majeur, de ceux qui vous retournent tout à fait, qui hantent longtemps le jardin secret où chacun cultive l'inexprimable.On pourrait chercher, trouver peut-être, ce qui donne au roman sa si parfaite efficacité.Est-ce bien la peine?L'essentiel est ailleurs, dans un art si complet et si pur qu'il gomme toutes ses composantes.Ne reste que la vérité de la chronique, qui d'ailleurs ne doit pas tout à la vraisemblance de l'événement, car le rêve et la magie ici invoqués appartiennent à une réalité moins neutre, moins froide.Chronique si, mais fiction tout autant, l'une et l'autre, complémentaires, répondant à une évidente et absolue nécessité.Le « cas » Tremblay, si on me permet cette familiarité, est probablement unique au Quebec.Car voilà un artiste dont l'oeuvre dramatique et romanesque a imprégné à ce point la culture dont elle est issue que tout un chacun, qui même jamais ne lirait les romans ou n'irait au théâtre, en tonnait au moins sommairement les thèmes, les valeurs, la couleur singuliers.Il faut la simplicité et la générosité de M.Tremblay pour vivre sans danger une si redoutable notoriété, pour ne pas céder à la tentation de la facilité.On sent cela très nettement dès que l'écrivain, aux premières pages du Premier Quartier de la lune, par petites touches discrètes donne la vie à Marcel et à son cousin, le fils de la Grosse Femme.Il n'est sur de rien.je le jurerais, sinon de ce que l'artiste en lui a rêvé : un brouillon encore, appelé à prendre une forme qui jamais n'est promise.Tel autre écrivain à succès se fierait à son expérience, à sa maîtrise technique.Moins sûr de lui, M.Tremblay parait chaque fois recommencer son oeuvre à zéro, dans une sorte de nudité du coeur qui est sans doute son meilleur atout.La journée de leur vie Comment pourrait-il autrement faire taire la rumeur du présent et raconter une journée de la vie de deux en- fants, rue Fabre, au début des années cinquante?Et quelle journée ! C'est le 20 juin, presque la fin des classes.Une journée où tout parait possible, le bonheur même, car le petit Marcel perçoit la naissance, comme u lui destinée, de l'été, mais il verra au contraire se refermer sur lui la prison du malheur.Un malheur total, irrémédiable.Il est épileptique.on le croit fou; il a le génie des faibles, sans leur cruauté.À l'école, avec d'autres enfants jugés irrécupérables, il dessine du matin au soir.Depuis quelque temps, il y a dans ses dessins des trous, des manques.Regardez le chat Duplessis, son confident imaginaire.Il s'effiloche de plus en plus, un fantôme presque.Bientôt il n'en restera rien.Au bout de l'été, que restera-t-il de Marcel?L'autre enfant, plus jeune de quelques années, le fils de lu Grosse Femme, croit lui aussi reconnaître l'instant où naît l'été.Les deux cousins font l'échange royal et rare de cette confidence.Ils s'aiment, de façon bourrue : cette chose-là ne se dit pas en mots.Ils s'aiment et leur amour ne pourra rien pour eux.La trahison du plus jeune y sera pour quelque chose.En quelques heures, il se résignera à reconnaître qu'il envie de Marcel sa faculté d'inventer les fictions qui rendent la vie supportable : « .il aurait voulu voler Marcel, cambrioler, dévaliser sa forêt enchantée, s'approprier ses rêves une fois pour toutes pour voir comment c'était que d'être (.) un élu.»; il s apercevra aussi, mais ravi cette fois, qu'il peut mentir et que mentir c'est presque dire vrai si on y croit assez, que ce sera en tout cas son système de défense; il découvrira enfin \u2014 mais que faire de cela?\u2014.pas la pitié mais plus que cela.« la tendresse mêlée à la pitié ».Ce sentiment hybride, on soupçonne que c'est celui qui anime le narrateur quand il donne la parole à ceux qui ne l'ont pas.à ceux qui n'ayant pas accès à la connaissance sont condamnés à courir d'une chimère à l'autre, conscients un peu de leurs multiples pauvretés et qui au fond n'attendent pas grand-chose de la vie.La tendresse, la pitié, mais aussi et surtout un profond respect, pourtant libre de complaisance, pour chacun des personnages.C'est que M.Tremblay et son narrateur, quand ils retournent dans la rue Fabre.n'y vont pas régler des comptes.Ils s'en vont en pèlerinage.Michel Tremblay.LE premier OUARTIER DE LA LUNE, tome cn'O des Chroniques du plateau Mont Royal Le-meac Editeur.Montreal.1989 Les doutes de l'acteur vieillissant Jean Piat est comédien.Il a immortalisé le personnage de Robert d'Artois dans la série télévisée Les rois maudits.Jean Piat a publié récemment un roman sur les doutes qui assaillent l'acteur à l'âge du changement d'emploi.A lire en page K2.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.U Presse San-Antonio en cavale au Canada Frédéric Dard s'est inspiré d'un récent voyage chez nous pour écrire Ma cavale au Canada.San-Antonio, Bérurier, Pinaud et Jérémie Blanc trappent l'assassin, l'escroc, le terroriste et la caille consentante dans l'hiver québécois.À lire en page K7.I h.La rentrée littéraire: petite saison, grosse saison?REGINALD MARTEL Certains éditeurs trichent un peu: ils n'attendent pas le premier mardi de septembre pour vous faire savoir qu'ils n'ont pas chômé pendant l'été.Astuce innocente, qui permet d'attirer l'attention des chroniqueurs avant qu'ils soient complètement en- K' iutis sous les livres nouveaux, jà, les fervents de littérature québécoise ont pu lire les nouveaux romans de Michel Tremblay, de Pauline Harvey et de lacques Folch-Ribas \u2014 et d'autres peut-être.Petite saison, grosse saison?Il ne faut surtout pas se fier à ce que les éditeurs racontent.Ils vous promettent trente titres (vous n'en demandez pas tant), ils vous en livrent la moitié.Délais de production, stratégie de marketing, contraintes budgétaires.Tous les prétextes sont bons et ils sont sans doute vrais.letons quand même un premier coup d'oeil sur les programmes annoncés, en essayant de reconnaître ce qui est susceptible de faire du bruit.Ce n'est pas facile: certaines listes ont la sécheresse d'une page d'annuaire téléphonique; d'autres noient les auteurs et leurs oeuvres sous un déluge d'éloges encore invérifiables.Allons-y.Hurtubise HMH nous propose, sans plus de détails, le Lac Meech \u2014 Pierre Elliott Trudeau parle.Est-ce un essai de la plume du Prince, un simple pamphlet, à peine une interview?On verra bien.Aussi des livres sur la sexualité, la gérontologie, le Canada au Vict-Nàm et l'objectivité de la presse; un nouveau roman de Nairn Kalian et une nouvelle collection pour la jeunesse.L'essai domine toujours aux Editions Saint-Martin.À signaler, pour ceux que la dénatalité intéresse, un livre-enquête sur le refus de la maternité par certaines Québécoises; les actes d'un colloque sur la violence conjugale; une étude sociologique des clochards de Montréal; et une analyse «à l'accent humoristique, voire acide» intitulée l'Homme qui avala les Femmes et le féminin.Chez Guérin littérature, un Dictionnaire Dumas, index analytique et critique des personnages et des situations dans l'oeuvre du romancier, par Reginald Ma mel et Pierrette Méthé.Une sorte de monument.Aussi dans la veine du ^patrimoine littéraire, les Oeuvres complètes de Louis I lemon et une Anthologie de Blanche Lamonlagne-Beaurcgard.Des recueils de nouvelles enfin, dont celui de lacques Renaud qui fit scandale dans les années soixante avec le Cassé, devenu un classique évidemment.Des noms et de futurs noms aux Editions Québec/Amérique: Madeleine Ouellette-Michalska.lack Kerouac dont on publie le premier roman.Avant la route, Billy Bob Dutrisac et l'Acadien Claude Le Bouthillier.Côté essais et documents, Serge Mongeau et le drame chilien, Mario Pelletier et la Caisse de dépôt et de placement du Québec, Monique LaRuc et ses Promenades littéraires dans Montréal et une version pour les jeunes du célèbre Dictionnaire visuel.Avec un directeur littéraire qui se nomme Robert Soulièrcs, il est naturel d'attendre des Editions Pierre Tisseyre des ouvrages pour les jeunes.Il y en aura.De Soulièrcs, de Denis Côté et d'Yvon Brochu.Pour les adultes, des oeuvres d'auteurs débutants ou presque, la maison ayant été depuis longtemps désertée par les célébrités qui l'ont faite.Les Écrits des Forges, ça rime avec poésie.Parmi les auteurs dont on a lancé les ouvrages avant-hier: Yves Boisvcrt, Nicole Brossard, Madeleine Gagnon et Annie Cohen, Patrice Desbiens, Gilbert Langevin et le merveilleux Guy Mauffette de nos enfances.¦ Te pense donc je Ils \\ K2» LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 9 SEPTEMBRE 1989 La mémoire de la pierre SUITE DE LA PACE K1 En hesitant, l'écrivain s'explique alors avec soin, en choisissant ses mots.«C'est délicat, lorsqu'on est un étranger, d'écrire l'histoire des gens du pays.» lacques Folch-Ribas habite pourtant ici depuis plus de trente ans.En écrivant La Chair de la pierre, il a voulu rendre hommage aux pionniers québécois.Ses recherches sur les débuts de la colonie, sur Claude Bail-lif.ont bientôt constitué un énorme manuscrit d'un millier de pages, mais le roman n'en comptera plus que 234.Pour rendre l'atmosphère du temps, l'écrivain a retrouvé des termes tombés en désuétude, encore en usage au XVIIIe siècle.Par moments s'élève la voix de Claude Bai H if; ailleurs, le romancier conserve toute sa liberté de texte, le style dépouillé, la simplicité émouvante qui Taisaient la force et la beauté du roman précédant.Le Silence ou le parfait bonheur.La Chair de pierre, après ce roman du silence, est peut-être le roman du regard: «Un architecte (.), ce sont des yeux, c'est un regard qui se plait à parcourir les distances, les compare en longueur, largeur et hauteur, se désole avec tendresse sur un grain de pierre, un fil de bois, une couleur, et s'enchante aux jeux de la lumière et de l'ombre.» C'est aussi le regard neuf, plein d'espoir, émerveillé, posé sur la Nouvelle-France de 1675, où tout encore était à faire.La troisième et dernière partie du roman, une dizaine de pages, invente une mort à l'architecte disparu sans laisser de traces, mais qui hantera encore, presque trois cents ans plus tard, la mémoire d'un autre bâtisseur.Les best-sellers 1 Jackie Fiction et biographies David Heuman Lallont (10) 2 Une Prière pour Owen\tJohn Irving\tLe Seuil (IS) 3 Une Héritière de haut vol\tJudith Michael\tLaffont (11) 4 Dédale\tLarry Collins\tLaffont (10) .' S Les Versets sataniques\tSalman Rushdie\tBourgois (6) 6 Belle Ombre\tFlora Groult\tFlammarion (9) 7 Juliette Pomerleau\tYves Beauchemm\tQuebec \u2022' Amérique (25) 8 Le Premier Quartier de la lune\tMichel Tremblay\tLemeac (1) 9 La Laisse\tFrançoise Sagan\tJulliard (2) 10 La Belle Vie\tDanielle Steel\tLibre Expression (7) Ouvrages généraux 1 Le Chemin le moins fréquenté Scott Peck Latlont (33)\t\t 2 Père manquant, fils manqué\tGuy Comeau\tL'Homme (3) 3 Moi, je m'en souviens\tPierre Bourgault\tStanke (IS) 4 Le Gourmet de quartier\tVictor Levant\tHurtubise (5) S Petit Larousse illustré 90\t\tLarousse (2) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Àlire (Longueuil), Bertrand, Demarc.Ducharme'.Flammarion, Le Fureteur (Saint-Lambert), Ouèrin, Hermès, Lettre-Son (Outremont).Martin (Joliette).MontrèaLoisir, Le Parchemin, Ratfin, Renaud-Bray et Sons et Lettres.\t\t Jean Piat a maintenant son public «au bout des doigts» LUCIE CÔT6 collaboration spéciale Ecrire, pour que sa petite-fille puisse le connaître tel qu'il est; écrire, pour que le Public découvre homme derrière les rôles, pour raconter l'état d'esprit de l'acteur qui atteint la soixantaine.Et pour montrer à sa compagne Françoise Dorin que, lui aussi, sait écrire.Parce qu'il a toujours écrit.Le comédien français Jean Piat publie aujourd'hui son premier roman.Le Parcours du combattant.Celui qui joue au théâtre depuis plus de 45 ans est surtout connu ici pour ses rôles à la télévision.Son inoubliable Robert d'Artois, dans Les Rois maudits, Costals dans Les Jeunes filles de Montherlant.Il y a quelques années, il a joué à Montréal, au théâtre Fe-lix-Leclerc, L'Âge en question, une pièce à deux personnages, de Françoise Dorin, qu'ils interprétaient ensemble et qu'ils reprennent à l'automne, en France.À 65 ans, lean Piat est un très bel homme, au charme sans artifice.Sa chevelure, moins abondante, a blanchi.La haute silhouette, toujours svelte, a gardé toute son élégance et dans le regard bleu, intense, si remarquable, surgit encore la même passion, intacte, dès qu'il est question de théâtre.Ou d'écriture.Facile, la parole est alors fougueuse, enthousiaste.Dans Le Parcours du combattant, Fabrice Bertier «acteur célèbre, très célèbre est â l'âge-char-nière.L'âge du doute.L'âge du «plus assez jeune, pas encore assez vieux».L'âge du changement d'emploi ».Âgé de 67 ans, il est en quête d'un bon rôle, son premier au théâtre, pour oublier quelques échecs successifs au cinéma.Son ami, l'écrivain Marcel Berland, lui donne à lire un mystérieux manuscrit.Un vieux cahier dans lequel un journaliste, marié et père de famille, raconte.20 ans après, son autre vie: sa longue liaison avec une architecte beaucoup plus jeune que lui.Pendant 48 heures, Bertier se plongera dans cette histoire au ton étrangement familier, qui ressemble tellement à la sienne.Pendant ces deux jours, il quittera à peine son bureau, fasciné, n'interrompant que rarement sa lecture.Et pendant cette lecture, des images de son propre passé le visiteront avec insistance.Pas vieux si passionné Le sujet de ce livre, raconte lean Piat, c'est qu'on n'est pas vieux tant qu'on a une passion.«C'est affreux, vieillir, ajoute-t-il, mais il faut lutter.» Lui qui confie n'être heureux que sur une scène commence à faire du théâtre par hasard.D'abord avec une troupe, pour une tournée de quelques mois.Puis au Conservatoire d'où il sera expulsé.Il tourne ensuite «deux des plus mauvais films de la production française» et passe une audition à la demande de la Comédie-Française en 1947.Il y sera sociétaire pendant 25 ans, interprétant une centaine de rôles, jusqu'à son départ en 1972.S'il quitte alors la Comédie-Française, c'est parce qu'il «a fait le tour de la question », mais aussi parce qu'il refuse désormais d'être enrégimenté.Il amorce une seconde carrière.Joue des boulevards.Tàte de la comédie musicale, reprenant L'Homme de la mancha, 20 ans après Brel.Il s'amuse toujours follement.Aujourd'hui, il contaste sans amertume que le temps des rôles les plus riches, de la maturité, le temps des grands rôles de héros est terminé pour lui.Mais il est toujours aussi amoureux du théâtre.Sa passion se manifeste avec force lorsqu'il évoque, les yeux brillants, le moment ou, chaque soir, l'acteur «éprouve cette sensation extraordinaire d'avoir le public au bout des doigts».Jean Plat ne saurait renoncer maintenant à cette «magie, cette séduction, cette jouissance».Il y a quelques années, dans un premier livre, Les Plumes des paons, il a représenté sa vision de cet univers si particulier, où «tout est faux, où les acteurs mentent, racontant des histoires qui ne leur appartiennent pas».Dans ses moments de loisirs, il prépare un spectacle solo sur Sacha Guitry, qu'il présentera en octobre, à Paris.II est persuadé qu'il n'aurait jamais publié de livres s'il était demeuré à la Comédie-Française.Or, aujourd'hui, il écrit tout le temps.Mais peu à la fois.Ses personnages ne le quittent jamais.Il écrit quand il en a envie, se préci-pitant alors sur un bout de papier.Il «pinaille» avec obstination, reprenant inlassablement les mêmes phrases, «parce qu'on peut toujours faire mieux».«C'est difficile d'écrire, avoue-t-il, parce que c'est long.» Ses phrases courtes, rythmées, allègres, comme des répliques de théâtre, trahissent l'acteur.Des phrases scandées comme dans un poème.Des motifs qui se répètent, de très brefs paragraphes qui se succèdent.Un narrateur très présent intervient dans le récit, une autre déformation d'acteur, souligne lean Piat, cette envie de parler aux gens, ce besoin de sentir leur présence.Le Parcours du combattant, sorti en France en juin, y a déjà été vendu à 35000 exemplaires.Ce succès, qui crée pour lean Piat une responsabilité envers ses lecteurs, l'encourage à continuer d'écrire.Surtout qu'un livre, pour lui, a la force d'une amitié.LE PARCOURS DU COMBATTANT, Flammarion, 1989,276 pages.Le temple de la BD belge s'installe dans les anciens magasins Waucquez MIDI MIEL Collaboration spéciale BRUXELLES Lorsque Hergé apprit qu'on songeait à lui consacrer un musée, il suggéra d'étendre le projet à l'ensemble de la bande dessinée belge.La proposition de lean Delhaye.élève de Horta, de transformer les anciens magasins textiles Waucquez, désaffectés depuis le début des années 70, en Centre de la bande dessinée belge, le séduisit.L'enthousiasme d'une poignée de passionnés du neuvième Art et d'architecture Art Nouveau eut raison des lenteurs administratives et obstacles financiers, et permit de commencer les travaux de restauration de l'immeuble dès février 1988.¦I «Hergé est malheureusement ; mort trop tôt pour voir se concrétiser son idée, soupire le directeur ' du Centre, Guy Dessicy, un de ses '.anciens coloristes.Mais la fondation Hergé a oeuvré â nos côtés \u2022 dès la première heure, et Tintin occupera toujours chez nous la ; place de choix qu'il mérite.»' \u2022 I Dans un pays où la bande dessi-! née a véritablement pris son essor .et qui a engendré la plupart de ses plus prodigieuses figures, la créa-! tion d'un musée permanent était J devenue une véritable nécessité.'Les lacobs (Blake et Mortimer), ; Jijé (Jerry Spring).Cuvelier (Co- \u2022 rentin ), Til lieux (Gil [ourdan ) ou i Hubinon et Charlier (Buck Dan-j ny ), aujourd'hui disparus, les ] Franquin (Gaston La gaffe), Martin (Alix), Peyo (les [ Schtroumpfs) ou Roba (Boule et t Bill ), toujours actifs, ont large-.ment contribué à faire de la ban-; de dessinée belge un des produits '¦ qui se vendent le mieux à I'étran-; ger.En 1986, l'ensemble des édi-« leurs belges de BD a publié vingt-! deux millions d'albums en fran-: çais et néerlandais.Et Tintin - totalise à lui seul plus de cent mil-: lions d'exemplaires vendus à ce jour.; Art Nouveau et Nouvel Art .* - Le choix d'un prestigieux bâti-l ment Art Novueau pour héberger une cellule active d'un Nouvel : Art, la bande dessinée, permettra ï pour la première fois la rencontre 'T.vn un même lieu de deux expressions artistiques qui se sont épanouies en Belgique, et dont la re-! nommée s'étend au monde en-; tier.-1 Des six grands magasins realises par Victor Horta, la Maison : -Waucquez, dont il dessina les plans en 1903 à l'apogée de sa carrière, est le seul qui subsiste encore.Elle se dresse rue des Sa- bles, une rue un peu oubliée, au coeur de Bruxelles.La façade en pierre de France, légèrement incurvée par rapport à l'alignement de la rue, de façon à diriger le regard vers la fenêtre centrale et le porche d'entrée, est superbe.Le hall, très vaste, où s'élance un gigantesque lampadaire, est dallé de mosaïque que des spécialistes italiens s'efforcent de restaurer.Une immense verrière et des vitraux de plafond diffusent une lumière riche et nuancée.Au fond, s'amorce un monumental escalier en pierre.Partout colonnes et chapiteaux rythment l'espace.Et des mezzanines mettent en valeur les gracieuses arabesques métalliques chères à Horta.Adopter aux exigences actuelles, dans le respect d'un style précis, un bâtiment du début du siècle conçu quand le chauffage et l'électricité n'en étaient qu'à leurs balbutiements, a été pour les architectes un véritable casse-tête.Mais le résultat remarquable justifie amplement les quatre millions de dollars canadiens que l'État belge a apporté à sa restauration.Un musée vivant Les activités du centre se focali- seront autour de nombreux pôles d'intérêt.Au rez-de-chaussée une vaste brasserie-restaurant-cafétéria, d'une capacité de 110 couverts, accueillera les visiteurs dans un cadre Belle Époque.Et une librairie Artshop qui comprendra une section Art Nouveau, leur permettra de se procurer tout ce que le marché de la BD recouvre aujourd'hui: albums, magazines, sérigraphies, posters, cartes postales, gadgets, etc.L'histoire du bâtiment Vauç-quez sera évoqué au travers d'un hommage rendu à Victor Horta par les auteurs de bande dessinée.Egalement au rez-de-chaussée, un modique droit d'entrée donnera accès à la plus grande «bédéthè-que» du monde où seront rassemblés plus de 25 000 ouvrages dans les deux langues nationales, c'est-à-dire tout ce qui est paru en Belgique depuis que la BD existe.La bibliothèque rassemblera aussi tout ce qui touche à cet art: études, monographies, périodiques spécialisés.Le catalogue sera mémorisé sur logiciel spécial permettant de multiplier les possibilités de recherches: mots-clés, thèmes, époques, titres, auteurs.Albuns et ouvrages pourront être consultés dans une spacieuse salle de lecture., Le musée proprement dit, qui occupera plus de mille mètres carrés, retracera toute l'évolution du Neuvième Art et de ses grandes tendances artistiques au travers de l'oeuvre des grands de la BD internationale.Des rétrospectives et des expositions thématiques seront également organisées.Trois cents nouvelles planches originales seront exposées chaque mois.La section «audio-vidéo», à l'entresol, conservera sur cassettes tous les documents, interviews d'auteurs, dessins animés, émissions TV, jeux vidéo, etc.consacrés à la bande dessinée.Ils pourront être visionnés dans des cabines spécialement équipées à cet effet.Un spectacle audiovisuel évoquera les grandes étapes de l'histoire de la BD et fera la lumière sur tous les mystères de sa fabrication.Une section du Centre sera entièrement consacrée aux «nouvelles images».On pourra- y découvrir les dernières évolutions de l'image de synthèse sur ordinateur, appliquée à la bande dessinée.Des ateliers d'initiation et de formation aux diverses professions de la BD seront ouverts aux jeunes visiteurs.Un auditorium, équipé pour présenter des séances cinématographiques ou audiovisuelles, accueillera des congrès internationaux et proposera des conférences et débats sur la bande dessinée.Le Centre belge de la bande dessinée sera donc avant tout un musée vivant: le lieu de rencontre privilégié de tous les amoureux du Neuvième Art, de sept à soixante dix-sept ans.L'inauguration, le 7 octobre prochain, se fera en la présence des souverains et hautes personnalités du pays.Et le premier événement de la rentrée sera l'ouverture d'Europalia lapon qui a choisi l'immeuble Vaucquez pour son exposition sur l'architecture contemporaine du (apon.À cette occasion, deux expositions seront présentées par le C.B.B.D.: la BD japonaise et le lapon dans l'oeuvre des auteurs de BD européens.Des six grands magasins réalisés par Victor Horta, la Maison Waucquez (notre photo), dont il dessina les plans en 1903 à l'apogée de sa carrière, est le seul qqj subsiste encore.< Malgré des propos alarmistes le marché de la BD se porte bien aigre les propos alarmistes sur la crise de la bande dessinée, le marché, qui a connu un tassement des ventes d'albums en 1986, se porte bien.En France, la BD représente la catégorie de livres dont la progression du chiffre d'affaires, multiplié par six de 1975 à 1987, est la plus forte.Et en nombre d'exemplaires vendus, elle se situe en seconde position, juste derrière les livres d'art.Bien sûr, après la surproduction du début des années 80, les éditeurs ont dû revoir leur politique éditoriale.Les catalogues ont été épurés et la bande dessinée traditionnelle est revenue en force.En quelques années, le paysage de l'édition s'est également fort modifié.Le groupe hachette-GBL a absorbé Du-puis, l'éditeur des Schtroumpfs, et un discret holding belge, Media-Participations, a fait main basse sur le tiers du marché de la bande dessinée franco-belge.Les Éditions du Lombard, et avec elles le journal Tintin, Dargaud ( Lucky Luke, Astérix, Boule et Bill.), Fleurus et onze autres maisons d'édition sont tombées sous sa coupe en trois ans.Le reste du marché se partage aujourd'hui principalement entre Glénat, Albin Michel, Gallimard et Casterman ( l'éditeur des albums de Tintin ) qui a verrouillé son capital en décembre dernier par mesure de sécurité.Car à la base de Media-Participations, il y a le mystérieux groupe Ampère qui rassemble un cercle d'amis, activistes chrétiens de droite, dont l'animateur est l'avocat français Rémy Montagne.Dans une lettre adressée le 3 décembre 1987 aux évèques de France, il définit les objectifs d'Ampère: «|e me suis résolu, écrit-il, (.) à constituer un groupe qui (.) s'efforce de promouvoir tout ce qui peut aider nos contemporains \u2014 les jeunes en particuliers\u2014 â croire, à vivre de la foi, à acquérir une dignité humaine conforme au vouloir de Dieu (.).Nous essayerons de servir de plus en plus l'Église, son souverain pontife, et ses évèques avec conviction et dynamisme.Avec compétence aussi, si nous le pouvons, et avec le maximum de rigueur gestionnaire.Ce dernier point peut nous condurie à tolérer provisoirement chez nos nouveaux partenaires des réalisations en cours que nous regrettons.» Dessinateurs et scénaristes s'attendent au pire.Des rumeurs inquiétantes circulent.On parle d'une prochaine «grande lessive».Chacun est concerné puisque la plupart des auteurs travaillent pour des éditeurs différents.Peu n'ont pas un pied chez Ampère.Pour l'instant, le groupe se contente de mettre en place ses structures définitives dans la perspective du grand marché européen de 1992.Et de tirer les premières leçons de l'échec de Tintin Reporter qui avait pris en décembre dernier la suite du Journal de Tintin.L'hebdomadaire, dont la nouvelle formule, mélange d'ac-tualité-reportages-BD, manquait totalement d'originalité et de fantaisie, s'était aliéné la clientèle traditionnelle en reléguant le contenu BD au second plan.La diffusion du magazine, dont le tirage était en chute libre, a donc été suspendue pour quelques mois. LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 9 SEPTEMBRE 1989 K3 Littérature Les patriotes de 1837-1838 et la belle époque d'avant 1914 JEAN BASILE collaboration spéciale Le tricolore des patriotes, la fameuse silhouette qu'utilisait le FLQ dans ses tracts, les arrestations, les deportations, es pendaisons, les idéaux et les rahisons font partie de la tapisserie que les Québécois tissent perpétuellement, comme Pénélope, pour donner forme à leur pays.Les troubles de 1837-38 font partie de l'inconscient québécois.Aujourd'hui encore, alors que la situation socio-économique, voire politique, ont changé, le drame qui s'est joué en I837 et I838 «échappent difficilement aux répercussions émotives qui s'y rattachent», écrit Réal Fortin dans le livre qu'il vient de consacrer à ce sujet.C'est La guerre des Patriotes, le long du Richelieu, notamment les événements de Na-pierville.de Lacolle.l'escarmouche de Moore's Corner, etc.Pourquoi la «guerre» alors que l'on parle généralement de troubles, de rébellion ou d'insurrection?« Parce que ces mots ne sont jamais apparus dans le vocabulaire des personnes âgées que nous avons interrogées.Presque toujours, il est question de guerre des Patriotes».La première partie de cet ouvrage est consacrée au récit des faits qui et des causes qui y menèrent.Réal Fortin ne cache pas son admiration pour les Patriotes et même pour ce que l'on appellerait aujourd'hui «l'aile gauche» que représentait Nelson.C'est la partie que l'on pourra contester car les historiens ne sont pas d'accord sur la question.Comment en irait-il autrement?Réal Fortin, quant a lui.a revu les documents officiels, les journaux de l'époque et les témoignages contemporains qui l'intéressent particulièrement aussi subjectifs soient-ils.Les passions personnelles jouent en effet un grand rôle dans les petits groupes.Réal Fortin, par exemple, a quelques pages, que l'on n'ose pas qualifier d'amusantes à cause du sujet et qui, pourtant le sont d'une certaine manière, aux querelles qui opposèrent Noèl-Laurent Amiot et le docteur Côté, député de Lacadie et chef patriote, il s'agit de rentes et de dimes, cela va sans dire.On écrit aux autorités, on publie des articles anonymes et des pamphlets.Mais l'esprit de vengeance du curé Amiot eut des répercussions fâcheuses.Dix de ses paroissiens furent condamnés à mort comme le lui appris une lettre de Monseigneur Bourget.Réal Fortin a donc attaché une grande importance à établir la liste des Patriotes du Richelieu, qui occupe la seconde partie de son ouvrage.Il est naturellement impossible de dresser un annuaire exhaustive de ceux qui participèrent aux évé- Biographie romancée Une jeune femme à la belle époque frvcXa Tfume d'Argent ISM û I* (our.éditai» nements de 1837-38, de la même façon qu'il est injuste de s'en tenir aux listes officielles, notamment la liste des arrestations enregistrée à Montréal, car il y eut bien des arrestations arbitraires.Réal Fortin juge donc par les faits qu'il peut prouver.Il tente d'établir pour chaque personne retenue une courte biographie ainsi que ses actions, ses déplacements, éventuellement ses faits d'arme durant les troubles.Cette liste est d'un très grand intérêt.La «guerre des Patriotes» prend soudain un visage humain, très émouvant malgré la brièveté des notices.Il est sans doute indispensable de concevoir les événements historiques comme un tout.L'histoire régionale, dont fait partie cet ouvrage soigneusement rédigé, apporte cent détails indispensables pour mieux comprendre comment se constitue peu â peu un pays.La Belle époque ¦ Mario! le Denis n'a pas de prétention à l'histoire vraie et sa biographie romancée.Élise Chapdelaine, n'a rien de bien compliquée.C'est l'histoire de sa mère et les histoires qui lui racontait sa mère, ce qui couvre une époque remontant presque au déluge.Ainsi le père d'Ëlise Chapdelaine, dit pepere, avait fait le coup de feu de Saint-Denis où il avait été blessé.À ce sujet, les souvenirs du pépère de Marielle Denis! Pépère appelle les événements de 1837-38 «la rébellion ».« Au fond, ce que je crois, c'est qu'ils n'étaient pas des insurgés très convaincus.Les habitants du village s'étaient sou- levés et battus contre les Habits rouges par solidarité avec les meneurs et, surtout, à cause des discours enflammés de Papi-neau», écrit l'auteurc.Élise Chapdelaine est née en 1878 â Saint-Ours-sur-Riche-lieu.Après une enfance rurale, elle s'installe dans la métropole.La petite famille grandit dans un Montréal qui n'existe plus sinon la Montagne et le vélo.On va a l'école chez les soeurs.A dix-huit ans, on s'engage comme téléphoniste â Bell Canada et on se promené au parc Sohmer le dimanche.On reve de fuire fortune aux États.On y part mais on en revient parce que l'on s'ennuie du pays.On joue du piano et on lit des poésies de François Coppée.On fait du théâtre amateur.La famille Chapdelaine.la mère et la fille ont le virus des planches et participent au Soirée de Famille qui se tenaient au Monument national.L'amour jour un grand rôle bien entendu avec, comme but, le mariage et les nombreux enfants.La «déclaration» se conclut par un baiser sur le front.C'était avant la guerre de 1914.Marielle Denis raconte au fil de la plume des anecdotes qui lui paraissent, et sont des bribes de bonheur.Son talent, qui est simple et vrai, reconstitue d'une façon ironique et touchante les hauts et les bas d'une famille courageuse, sensible et intelligente, sans aucune complication intellectuelle.Ainsi allait la vie.LA GUERRE des PATRIOTES, le LONG du Richelieu, par Real Fortin, essai, 286 pages, editions Mille Roches.ELISE CHAPDELAINE, UNE JEUNE FEMME A LA BELLE ÊPOOUE.biographie.300 pages, editions les Ouinze.Dix ans de bonheur poétique CILLES TOUCIN i ! F Ac h a q u e fois que l'on me demandait s'il n'existait pas un ouvrage qui donnerait au lecteur un aperçu sérieux mais pas trop exhaustif de la poésie québécoise contemporaine, je ne pouvais que faire état de mon embarras devant l'absence d'une telle anthologie.' Il y a bien sûr les indispensables anthologies qui refont de A à Z le cheminement de notre poésie des origines à nos jours; La Poésie québèboise de Laurent Maillot et Pierre Nepveu qui demeure le classique ou encore, plus succinct.Introduction à la poésie québécoise de lean Royer.Mais point d'ouvrage qui s'efforçât de rendre compte exclusivement de la modernité avec cette caractéristique d'être composé de morceaux choisis des meilleurs poètes.Le poète Lucien Francoeur vient de combler cette lacune en nous offrant Vingt-cinq poètes québécois.1968-1978.une anthologie du coeur que cet acteur de cette décennie heureuse et faste a composé avec toute la passion qu'exige une telle entreprise.C'est un livre dont l'utilité sera grande puisque sa facture, un choix des meilleurs poètes qui ont marqué une décennie dont l'éloignement relatif nous permet de la contempler avec un oeil critique, permettra à ceux, pour qui l'entreprise paraissait impossible sans l'aide d'un guide, de s'aventurer au coeur même des plus belles réussites de notre poésie récente.Le caractère didactique de cette petite anthologie sera aussi certainement bien acceuilli par les enseignants de la littérature dont l'une des tâches est de faire aimer â des étudiants souvent rébarbatifs la littérature d'ici ou d'ailleurs.Ceux qui ne savaient par où commencer pour connaître l'étonnante vitalité de la poésie d'ici contemporaine auront là le livre tout indiqué.Pourquoi 1968?Lucien Francoeur s'en explique dans la préface: «l'ai choisi l'année 1968 comme date charnière pour trois raisons: la publication du pre- mier numéro de la revue les Herbes rouges, celle de Pornographie Delicatessen de Denis Vanier et de l'Écho bouge beau de Nicole Brassard.Vanier et Brassard donnent des pistes irrésistibles et indéfectibles à suivre.En d'autres mots, d'une part, le formalisme néo-quebécois et le post-structuralisme avec le Plaisir du texte comme 'petit livre rouge' (d'où le marxisme à saveur d'ici qui s'ensuivit ) et, d'autre part, le 'Quebec love*.à la mode de chez nous, chante-un court moment par Robert Charlebois, voilà qui donne le ton de l'époque».VMGKINQ POETES QUÉBÉCOIS 1968-1978 AOTMOIOOW PRlSINTtfi PAR Ud^iFRANCŒUR l'HEXASONE Cette époque, Lucien Francoeur la transforme en une sorte d'épopée culturelle qui aurait rompu avec une certaine tradition poétique québécoise, celle incarnée par des écrivains comme Gaston Miron ou Andrée Lalon-de: «Les poètes de 68.contrairement à leurs aines, ne se posaient plus les questions de québécitude i identité à reconquérir, territoire à s'approprier.).Le Québec, ils le voulaient à la mesure du monde et démesurément révolutionnaire, à la remorque du mouvement hippie américain mais en «même temps essayant de s'en démarquer».le ne sais pas si cette interpretation de Francoeur se vérifie duns les détails; il me semble que cette question de la québécitude se posait quand même, en sourdine, mais d'une autre manière, justement dans cette ouverture au monde et aux phénomènes de la contre-culture, comme d'une af- firmation de maturité culturelle Dans un des textes de l'anthologie.Michel Beaulieu.ce merveil leux poète, écrit: m je reviens de loin d'un pays méconnaissable».Cette «Amérique fouineuse et crachotante comme une noirceur débile» dont parle Claude Beau-soleil n'est pas hors du Quebec, elle englobe celui-ci.Trois exceptions à la lignée d'écrivains qui ont marque les années 1968 à 1978: Nicole Brassard.Paul Chamberland et Michel Beaulieu.Si Francoeur a inclus ces trois tenors de notre poésie dans ses choix, même si ces écrivains ont marqué notre littérature bien avant cette époque, c'est qu'ils ont également incarne cette période en procédant à une sorte de mutation de leur oeuvre pour récupérer les valeurs nouvelles qui caractérisent ces dix années.Du moins, c'est l'hypothèse avancée par francoeur et elle est ouverte à la discussion.Dans l'ensemble, les choix de Francoeur se défendent fort bien ; ce dernier n'a pas oublié de figures majeures (les Beausoleil.De Bellefeuille.Des Roches.Charron.Madeleine Cagnon et au-; très) tout en se permettant de « pousser » des gens moins connus tels Mario Campo et Louis Tou-pin.C'est là bien sur le privilège du maitre de jeu.Ce que l'on retient surtout de ce livre, c'est ce mélange à nul air-tre pareil de ces connotations américaines et françaises qui font la substance de la poésie québécoise.Francoeur, tout nostalgique, insiste peut-être un peu trop sur la culture rock de l'époque en lui donnant la part du gâteau dans la gamme des influences qui auront marqué notre sensibilité «distincte».Mais il ne passe pas outre les courants féministes, formalistes, politiques qui ont donne une teinte toute particulière à ces écrits.En somme.Vingt-cinq poètes québécois, 1968-1978 est un ouvrage remarquable non seulement en tant que reflet d'une époque mais aussi parce qu'il té; moigne.par ses textes somptueux, d'un plaisir de la poésie qui ne peut faire autrement que de nous ravir.VINGT-CINO POETES QUEBECOIS.1968-1978.anthologie presentee par Lucien Francoeur.editions de I Hexagone, collection Anthologie.Montreal.1989.204 pages.$19.95 l DE RETOUR ACHAT ET VENTE DIGITAL auOIO LIVRES, CASSETTES, DISQUES, D'OCCASION 3864 St Denis, 387 Ste Anne, Montréal St Jérôme 8499014 4317885 sette* 84?; MARION SCORPION PRESENTE LA GRADE COLLECTION Plate Montréal Trust499-9675 \u2022 4380 Sl-Denis 284-3688 \u2022 Carrefour Angrigmm 365-4432 \u2022 ( entre Laval 68*5422 Galeries d'Anjou 351-8763 \u2022 Galeries tie Terrebonne 4V2-5688 \u2022 Mail Champlain 465-2242 Après Au nom du père et du fils et Le Sorcier; le nouveau roman de Francine Ouellette Sire Gaby du Lac - En librairie dès le 25 septembre prochain ¦ 052755 K4 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 9 SEPTEMBRE 1989 GALERIES D'ART Un nouveau regard sur Marcel Proust JCAN BASILE collaboration \\prciai* La nouvelle édition de À la recherche du temps perdu de Proust ne pouvait qu'augmenter les choses pourtant innombrables.C'est qu'on a relu les manuscrits, les lettres.Chaque détail, chaque correction comptent.On a moins de scrupules à aborder certains sujets en particulier ou on les aborde différemment, comme l'univers sexuel du roman ou.pourquoi pas puisqu'il est mort, de l'auteur.En bref, on ne lit plus Proust aujourd'hui comme on le lisait dans les années vingt et même dans les années cinquante.De plus, si le roman de Proust est un chef d'oeuvre, c'est un chef d'oeu-\\ rc rate ou, pour prendre les termes paradoxaux d'Antoine Compagnon, dans Proust entre deux siècles, «À la recherche du temps perdu est une oeuvre hors d'aplomb, dont les écarts, les décalages et les failles ne cessent de susciter la lecture».Sodome et Comorrhe, dont l'édition de la Pléiade est due à Antoine Compagnon justement, a une place particulière dans A la recherche du temps perdu.C'est là.comme le titre l'indique, que Marcel Proust entre dans l'un de ses vrais sujets: «l'inversion sexuelle».On dirait aujourd'hui l'homosexualité.Il s'agit bien sur du personnage de Charlus.même si le cas d'«inversion» le plus étonnant dans l'oeuvre de Proust est celui de la «célèbre Albertine», de son vrai nom Alfred qui fut le chauffeur et le secrétaire de Proust avant de devenir, malgré lui, une des héroïnes les plus célèbres de la littérature française.Mais l'homosexualité elle-même n'est pas un bloc éternel et immobile qui s'oppose à un autre bloc tout aussi éternel et immobile, l'hétérosexualité.C'est un peu plus subtile que ça quand on a affaire à un esprit compliqué et tortueux comme celui de Proust, qui était demi-juif de surcroit, état pénible en pleine recrudescence de l'antisémitisme français.Les affres et les orgueils, de faire partie d'une minorité quelconque se cristalisent parfois dans le moule d'une autre minorité, luifs et homosexuels, deux peuples réprouvés.Quelle chance pour un romancier! Des eaux difficles Le livre d'Antoine Compagnon ne traite pas de l'homosexualité de Proust mais de l'ambiguïté de l'univers qu'il a créé, que ce soit au sujet du comportement sexuel des personnages de Sodome et Comorrhe, de leurs travestissements, de leurs contradictions ou, plus généralement, de la double place que Proust se donna lui-même dans son roman, tout en .même auteur objectif et «narrateur» subjectif, l'ambiguïté littéraire suprême.Antoine Compagnon choisit donc quelques grands thèmes ou quelques grands personnages dans Sodome et Gomorrhe.11 tente d'y découvrir comment Proust s'y prend pour nager dans ces eaux difficiles.Il prend Fauré.Université de Montreal Pour mieux écrire Cours autodidactique de Irançais écrit.Un cours comprenant exercices, questions, réponses et explications suffisantes pour travailler seul, même en vacances.Ouvert à tous Date limite d'inscription: le 22 septembre 1989 Frais d'inscription: 30S ipayables sui réception de la facture seulementi Renseignements: 343-7393 Veuillez m'envoyez votre dépliant Nom/Prenom Adresse VrïTë Code posidl Retourner ce coupon-reponse a CAFE Université de Montreal C P 61?8.succursale A Montréal (Quebec) H3C 3J7 | par exemple, cité dans Sodome et Comorrhe.Fauré est un personnage ambigu lui aussi.Proust le décrit comme «un grand musicien, membre de l'Institut, haut dignitaire officiel», mais il se croit à l'avant-garde et il l'est d'une certaine façon.Il «aime uniquement et profondément les femmes» et favorise pourtant la liaison de Charlus et de Morel.Ou bien, Antoine Compagnon prend Huys-mans qui, commme Proust et plus que Proust sans doute, se servit de la peinture comme outil littéraire.Pourquoi ce recourt constant à la peinture et.notamment chez Proust comme chez Huys-mans, les allusions au Saint Georges de Mantegna «qui fut l'un des paradigmes de la lecture perverse des débuts de la Renaissance italienne avec Le Printemps de Bot-ticilli».On devine bien que cette «lecture perverse» des personnages de Mantegna fait d'eux des androgynes, presque des traversas à une époque ou Sarah Bernhardt jouait Hamlet et L'Aiglon avec un succès que l'on imagine mal aujourd'hui sans rire.Pour Antoine Compagnon, les deux écrivains qui hantent la per- sona de Proust dans Sodome et Comorrhe sont Racine et Baudelaire.Pour Baudelair, l'amoureux des «femmes damnées» dont faisait partie Albertine.à la grande douleur (et au grand intérêt) du narrateur comme l'on sait, cela peut se comprendre.C'est plus compliqué pour Racine qui après avoir été le peintre des passions pour toute une génération de «classiques», devient le chantre de la morale chrétienne et janséniste de Port-royal comme le voyaient les Romantiques depuis Chateaubriand, avant de se transformer, avec les Décadents, en inventeur de personnages féminins hystériques dont Phèdre, encore aujourd'hui, est le prototype.Pans Sodome et Comorrhe.ce n'est pas Phèdre, chrétienne ou hystérique, qui intéresse Proust mais les deux dernières oeuvres de Racine, Esther et Athalie, destinées aux demoiselles de la très religieuse Madame de Maintenon qui s'y montrèrent en travesti naturellement.Il s'agit bel et bien, selon Antoine Compagnon, d'une « lecture pédérastique» qui se groupe en quatre leitmotives.Le plus amu- sant est la comparaison que fait Proust entre l'escouade des jeunes chasseurs du Grand-Hôtel de Bal-bec et le choeur d'Athalie.cette «troupe jeune et fidèle».Cette «lecture pédérastique», qu'elle soient de Racine ou non.outre que Proust n'aimait pas Virgile pour une question d'épithète, est sans doute à la base d'un des différents les plus comiques de la littérature française contemporaine: celui qui opposa un moment Gide et Proust, le premier reprochant au second de donner de Sodome et Gomorrhe une image négative et fausse de l'inversion sexuelle, alors que Virgile.Le reproche de Gide, qui écrivait Cory-don, est injustifié naturellement car Cory don est un essai alors que les personnages de Sodome et Gomorrhe sont des personnage de roman.Ce qui manque dans ce livre, fascinant pour tout ceux aiment Proust et qui s'intéressent à la création littéraire, c'est un peu de bon sens historique.Il se révèle justement dans le différent Gide-Proust qui deviendra, Proust mort, un différent Cocteau-Gide.À l'époque de Proust, l'homosexualité n'était pas du tout décriée dans le monde «artiste», à condition toutefois que l'on soit «actif », c'est-à-dire que l'on jouât le rôle masculin.Pierre Loti lui-même, pourtant teint et maquillé, en réchappait parce qu'il était officier de marine.L'efféminité, comme le violoniste Morel chez Proust, était seul l'objet de quolibets.C'est pourquoi Remy de Gourmont, qui pourtant n'était pas prude, donna son absolution à Verlaine qui était un «faune» mais traitait bien à la légère Rimbaud de « Mademoiselle Rimbaud».Cela indique non pas une condamnation de l'homosexualité, trop vieille, trop affirmé dans les vieux textes, pour qu'on puisse sérieusement penser à la condamner comme telle, mais la misogynie particulière de l'époque où vivait Proust, misogynie suractivée par l'épidémie de syphilis qui hanta le début du siècle et que ne manqua pas d'exploiter le clergé ultramontaniste.Dans ce domaine, restreint il est vrai.Proust était un écrivain du XIXe siècle.Gide était le moderne.Pour le reste, c'est une autre histoire car, psychologiquement les romanciers ont toujours raison.PROUST ENTRE DEUX SIECLES, par Antoine Compagnon, essai, 324 pages, edition du Seuil.LA RENTREE LITTERAIRE DE QUÉBEC/AMÉRIQUE  PARIS t .'S U MCTIONNAIRI VtSUÏL JUNIOR, D'AJUAM ARCHAMBAULT ET JIAN-CLAUDC CORBEIL, SORTIRA AU QUÉBEC ET IN FRANCE (CHU LAROUSSE), AU MOIS D'OCTOBRE.160 PAGES PLUS DE 800 ILLUSTRATIONS.COULEURS 19,95$ LE MULTirXCTIONNAlRE, M MAJUI-tVA DE VniHtS, SERA ÉGALEMENT PUBLIÉ CHEZ LAROUSSE, SOUS LE NOM M DKO PRATIQUE.1 MO PAGES 39,95$ i « i i t ira ai \u2022 i i i l \u2022 1 MULOT MÇnONTUIRE M 0RTROCIUPUE CIAMXAIU COtJtCWiui ¦xirHOYCIATIOt ABRlVUTlOX» 4.NGUCISWE» rAVlDIAKUMts nrrocjMPXU roiit&ro«0A*a m f ¦ i t t f AVANT LA ROUTE, PREMIER ROMAN DE JACK KEROUAC, TRADUIT PAR DANIEL POUQUIN, PARAÎTRA CHEZ QUÉBEC/AMÉRIQUE ET À LA TABLE RONDE IN NOVEMBRE.JACK KEROUAC Juliette Pçtiî erleau Yvr* Bwmk* hmxn JUUBTTE POMERLEAU, DTYÏS SEAUCHEMÎM, EST PUBLIÉ EN FRANCE AUX ÉDITIONS MPAUOtS.692 PAGES 24,95$ tot aSnc» Pièces authentiques anciennes pour collectionneurs 598-5568 COLLECTION PRIVÉE ATELIER de DESSIN et de PEINTUF Débutants Intermédiaires Avancés Début: 19 septembre 1919 251-0950 257-0819 GALERIE ATELIER LUKACS Annonce Iouverture de ses nouveaux locaux: 1529, Sherbrooke Ouest Montréal, Que.H3G 1L7 Tél.: 933-9877 Le mardi 12 septembre Entre 18 h et 21 h Claim I529.RUf SMERSROOKE OUEST MCNT3Ul.QUf.3EC H3GR3 Id.(»14) 933-9877 CLASSES DE DESSIN ET DE PEINTURE Base, intermédiaire et avancé Inscription dès maintenant 3623, St-Denis, Montreal 843-6830 no 749402 EXPOSITION DE GROUPE \u2014 Thème musical \u2014 du 10 au 17 septembre 1989 Peintures de: Gabriel BONMAT1 MISSAKIAN Michel DUGUAY Nasaer OVISSI Francine GRAVEL Anne VAN MIERLO Jean LAMOUREUX Bronzes de: Phyllis MENOELL Vernissage dimanche, le 10 septembre à 13 heures Maison d'Jktt QtUaumt 742, boul.Décarie, Ville Saint-Laurent 744-6683 GALERIE MI H A LIS 1500, rue Sherbrooke Ouest Montréal, Que.H3G 1L4 (514) 932-4554 EXPOSITION OKTAY VERNISSAGE: LE 13 SEPTEMBRE à 19 h.GUIDE VALLEE I! Lancement: le 14 septembre à 19 heures, plus de 100 tableaux reproduits dans le Guide seront exposés et mis en vente jusqu'au 1er octobre 1989.galerie 430, rue Bonsecours Wis4ux /tM/ft?Vieux-Montréal H2Y 3C4 'nKJP-rfl'm*' Du mercredi au dimanche, I T\\l V de 11 h à 18 h DISTRIBUÉ PAR: Si cf'a ervtces (514)875-8281 rt MAITRES QUEBECOIS 7 SEPTEMBRE - 23 SEPTEMBRE CATALOGUE DISPONIBLE WADDINGTON & GORCE INC.1504, SHERBROOKE OUEST, Montréal, Québec H3G 1L3 (514) 933-3653/934-0413/FAX (514) 933-5577 Nous serions heureux de vous avoir parmi nous à l'occasion de cette 11e EXPOSITION CHAMPETRE VERNISSAGE LE DIMANCHE 10 SEPTEMBRE 1989 À14 h Oeuvres sélectionnées de plus de 40 peintres et les bronzes de Roger Langevin L'exposition aura lieu à l'intérieur en cas dé temps douteux.Vous aurez le plaisir de rencontrer la plupart de nos artistes durant cette journée.\u2022 Les tableaux serontexposés dès le 9 septembre.Mercredi, samedi, dimanche: de 14 à 18 h/Jeudi, vendredi, de 14 à 21 h 1303, rue Notre-Dame, Lavaltrie \u2022 Tel.: 586-2202 Accès: autoroute Rive-Nord (40), sortie 122 Facilité de stationnement «camouflage» et autres gravures du 14 au 30 septembre 1989 GALERIE DOMINION 1438, nie Sherbrooke Ouest Lsndi au vendredi de 9 b à I?h 30 845-7833/845-7471 Fermé le «amedi et le dimanche I LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 9 SEPTEMBRE 1983 K 5 The Call, un groupe «à contenu» Gubaïdulina, compositeur «libre» ALAIN BRUNIT coltabvrattoa tpneiait Le New Times York a récemment encensé les bardes de The Câll.leur tout récent Let The Day Begin a été porté aux nues.En 87.le disque Into The Woods était consacré l'un des 10 meilleurs microsillons du sacrosaint Melody Maker, une des bibles de la culture rock.On rit plus.Parmi les fans de The Call, on ne compte pas n'importe qui; Harry Dean Stanton (l'acteur de Paris Texas, qui joue de l'harmonica sur la pièce For Love), Martin Scorsese, Peter Gabriel, rien de moins.Originaire de l'Oklahoma.le chanteur Michael Been a migré à Los Angeles avant de s'installer à Santa Cruz.jolie ville située légèrement au sud de San Francisco.Been ne vient pas de nulle part: on raconte qu'il fut un copain de lohn Belushi à l'époque du high school, qu'il s'est sauvé à Chicago à l'âge de 16 ans.qu'il a fait du stand up comic, qu'il a même entrepris une carrière d'acteur \u2014 repéché par Scorsese pour un rôle dans The Last Temptation Of Christ.Tout un vécu de bonhomme.La trentaine avancée.Been fait de la musique depuis le début des années 70, lui et ses comparses ( le guitariste Tom Ferrier, le batteur Scott Musick et le claviériste Jim Goodwin ) ont fondé The Call en 1980.Par la suite, ces rockeurs ont été découverts par I i m Kerr et Peter Gabriel, qui les ont invité à faire les vedettes américaines dans leurs tournées internationales.Pourquoi ce groupe si peu rentable séduit-il l'intelligentsia anglo-saxonne?Une des grandes qualités de The Call réside dans la qualité des mots: la chose amoureuse, la chose passionnelle, la chose- sociale, bref les choses évidentes de la vie sont communiquées via une écriture nettement supérieure à la moyenne américaine.De très belles chansons, dirons-nous.Mais encore là.faut-il être partie prenante de cette minorité qui s'intéresse aux textes «songes» de la culture rock.Musicalement.The Call n'impressionne pas tant.Du bon rock dans la trentaine, certes, mais aucune particularité instrumentale n'est repérable si ce n'est que la voix du soliste.Les claviers sont plutôt maigrelets et orchestrent des thèmes simples et directs, les guitares sont bien envoyées mais ne présentent rien de surprenant ou de virtuose.Rock de guitares, pas trop dur mais bien assez costaud, mélodies romantiques, pas de pénible racolage à la Richard Marx.Les mélodies rappellent parfois Springsteen et autres archétypes du rock américain.En fait, c'est très THE CALL LET THE DAY BEGIN américain sur le plan sonore avec quelques légers repiquages anglo-européens.En bout de ligne, toute la force de The Cull réside dans la présence de Michael Been.Pour les intéressés, voici la discographie du groupe: The Call (82).Modem Romans (83).Scene Beyond Dreams ( 84 ), Reconciled (fait en 86, avec la participation de Kerr, Gabriel et Robbie Robertson), Into The Woods(87) et le récent Let The Day Begin.Un groupe à tout le moins substantiel, dirons-nous.LET THE DAY BEGIN.The Call, MCA Records MCAC-6303 + cassette ?disques compact.Noir Désir ¦ En France, on ne veut rien savoir du rock américain à la Mel-lencamp ou à la Springsteen procèdent d'une certaine désuétude.Marjo.Séguin ou Gerry n'ont, pour ainsi dire aucune chance de percer.Pour les Français, le rock, c'est entre autres celui de Noir Désir: un rock descendant des Doors, des |oy Division, des U2, un rock aux thématiques grises et violentes, du brouillard anglais, des grands cris rauques à la Bono.British rock.euh pardon, rock bordelais.En fait, rock pan-européen.Noir Désir a fait la meilleure impression du Festival International de Rock Francophone l'an dernier, combinant qualité instrumentale, présence sur scène et rock des tripes.Le langage est majoritairement français, les textes sont «songes».Quelques chansons en anglais avec un très gros accent (pire que celui de Michel Lemieux!).c'est ça le rock pan-européen.Les tempos sont généralement rapides, les orchestrations sont dures.Les guitares sont rugueuses, rapidement frottées, les thématiques sont plutôt sombres, il n'y a que bien peu de choses hop-la-vie la-dedans.Dans le genre «nous les écorches vifs, on en a des sévices».Ayoye! Ça gémit, ça monsieur.Ça gémit fort bien, cependant.On parle d'un des meilleurs groupes rock français de fin de décennie.VEUILLEZ RENDRE l AME A OU ELLE APPARTIENT.Noir Désir.Barclay 837 773-2 ?cassette + vmyle Voya Con Dlos: lorsque le tube est retro nuovo ¦ Vaya Con Dios signifie «a la grâce de Dieu» ou «advienne que pourra», comme si ce groupe venait de se lancer dans un précipice.Fallait pas s'énerver, ce duo bruxellois 'est actuellement en train de conquérir tous les palmarès européens.Ces deux Flamands \u2014 la chanteuse Dani Klein et le contrebassiste Dirk Schoufs \u2014 ont lancé un produit bilingue (très majoritairement anglais ) qui a tous les ingredients pour faire beaucoup de fric.En Amérique du Nord, ce n'es! pas si evident.Très bluesy et jazzy de facture, à cause de la contrebasse et des guitares sèches, mais surtout à la formidable présence vocale de Dani Klein.Sa voix grave et cendrée se moule parfaitement à l'orientation sonore proposée.Son gros accent flamand est moins évident pour le marché anglophone, mais sa voix est remar-quablex À cela se greffent de sobres arrangements d'instruments à vent, de choeurs et même d'harmonica.Ces orchestrations sombrent parfois dans le plate rétro, façon film policier des années soixante.Pour les références, Vaya Con Dios s'identifie entre autres à Muddy Waters, Charlie Parker et s'adapte à la nouvelle culture pop.A cela on ajoute quelques textures rock, blues.K&B, soul, jazzy et latine.Il y a donc tout ce climat «bar enfumé», trame sonore de vieux films français, le tout servi dans le cadre d'une excellente production.Cette pop semi-acoustique a frappé droit dans le mille.Fast Food haut de gamme, mais fast food pour le marché européen: ici.Vaya Con Dios ne sera qu'une friandise radio-canadienne.Tout compte fait, cet imaginaire est emprunté.Qu'y a-l-il de belge la-dedans?absolument rien.On parle d'un rétro-nuovo qui peut toutefois vous donner des frissons.Les références sont claires, voilà le genre de produit arty pour haute consommation, un produit absolument européen.Presque totalement chanté en anglais.Vaya Con Dios a un hameçon francophone dans sa besace, qui consiste à chanter un vieux succès de Piaf : lohnny.Rétro-nuovo.je vous dis.VAYA CON DIOS.Anola 209-400 + cassette + disque compact.CLAUDE CI NOMS La creation musicale soviétique se libère enfin de ses vieilles contraintes \u2014 disons-le \u2014 politiques.Après Edison De-nisov, Alfred Schnittke et Arvo Part, voici un autre produit de cet affranchissement qui a effectivement devancé la glasnost.Cette fois, il s'agit d'une femme compositeur \u2014 donc, double affranchissement.Sofia Gubaïdulina a 38 ans et Deutsche Grammophon lui consacre un disque groupant deux oeuvres: Offertonum.pour violon et orchestre, sorte de dissection du fameux «thème royal» qui est à la base de YOffrande musicale de Bach, et Hommage à T.S.Eliot (titre français original), formé de sept mouvements instrumentaux dont trois font intervenir une voix et des textes tirés des hour Quartets de 1935-43 où .le poète anglais T.S.Eliot évoque quatre modes d'existence temporelle: le passé, le présent, le futur et la «possible éternité».Sofia Gubaïdulina composa Of-fertorium à l'intention de Gidon Kremer mais, pour des raisons obscures, la création, à Moscou en 1982, fut assurée par Oleg Ka-gan.Kremer en donna cependant les premières exécutions hors d'URSS, d'abord a Vienne, ensuite à New York.L'an dernier, il jouait l'oeuvre ù Boston en mars et à Montréal en novembre.Dans les deux cas.les orchestres étaient dirigés par Charles Dutoit.Le présent enregistrement, réalisé au lendemain du concert de Boston, permet donc une intéressante comparaison avec ce que nous avons entendu en novembre a la salle Wilfrid-Pelletier.Au plan du jeu orchestral, je n'ai pas souvenir d'un OSM tellement inférieur au Boston Symphony ou d'un Dutoit moins soucieux du détail qu'il ne l'est ici.En revanche, l'acoustique du Symphony Hall confère à la partition une dimension sonore qu'elle n'avait certainement pas à Wilfrid-Pelletier.Quant a l'oeuvre elle-même, elle ne m'a pas davantage convaincu, même après deux bonnes auditions de l'enregistrement.' Un bel apaisement, à la fin.ne rachète pas ces 35 minutes de bruits et de dissonances sans réelle justification.Hommage à T.S.Eliot, le complément de disque, provient d'un enregistrement réalisé en 1987, en Bavière, avec des musiciens du «clan Lockenhaus» de Kremer.Peu à dire là-dessus.Tout d'abord, le titre: en quoi un compositeur qui emprunte des textes a un auteur rend-il (ou elle) un «hommage» a celui-ci?Les textes sont d'ailleurs traites d'un façon tout à fait fantaisiste.Souvent, ils sont tout simplement incompréhensibles, à cause d'une instrumentation trop chargée, d'une diction imprécise de la chanteuse ou d'une prise de son mal équilibrée.En fait, les séquences strictement instrumentales sont plus convaincantes que celles où intervient la voix.Bref, un disque d'un intérêt très incertain.SOFIA CUBAIOUUNA Offencnum pour violon et ufihestie 11979-801- Gidon Kremer violoniste.Orchestre Svmphonique de Boston, dir.Charles Dutoit; Homrmge j r.S.Eliot pour soprano et octuor instrumental ( 1987): Christine Whittlesey, soprano, et ensemble instrumental (Deutsche Grammophon.compact.427336-2: » cassette) ¦^W'F- 1 iiiiiii.i'h.:l -1 siihc04.v.i k .' ôofïo GuboicJulino ¦ Otfertorium Gidon kremer Boôton ôymphony Orchestra \u2022 Chorieô Dutoit EBJBDK numerique Barry Douglas: retour à Tchaikovsky Barry Douglas, grand prix du Concours Tchaikovsky de Moscou en 1986, avait choisi pour son premier enregistrement le célèbre premier Concerto du compositeur national de la Russie.Depuis, le jeune pianiste irlandais a signé d'autres enregistrements, il a été soliste de l'OSM à Montréal même et jusque dans sa ville natale, Belfast, et il donnera le 19 mars un récital à Pro Musica.Son plus récent enregistrement marque un retour à Tchaikovsky.Il propose cette fois la grande (et très rarement jouée) Sonate en sol majeur, op.37, qui souvent évoque davantage Liszt et Schumann que la musique russe.L'interprétation est certes magnifique \u2014 d'une extraordinaire puissance pianistique et d'une folle virtuosité et, en même temps, d'une grande réflexion \u2014 et elle bénéficie d'une prise de son exceptionnelle.Il y manque cependant la maturité et l'éloquence de Sviatoslav Richter.dont la version reste inégalée.L'enregistrement de Richter avait d'abord paru ici en 1959 sous la marque Monitor (MC2034) et fut repris en 1979, dans une dynamique beaucoup plus présente, sous l'étiquette économique Odyssey de CBS (Y 35204).Actuellement, seul le disque Monitor (un 33-tours monaural) figure au catalogue Schwann.Espérons que CBS en produira une édition compact.Pour l'instant, l'interprétation de Barry Douglas reste quand même très satisfaisante.Le disque est complété par quelques jolies ^^^^^^ pièces, de Tchaikovsky également, bien rendues par ce pianiste de nette tradition romantique.TCHAjKOVSKY: Sonate en sol majeur, op.37; Romance en fa majeur, op.51 no S; cinq extraits des Uiscns op.37b.Barry Douglas, pianiste < RCA Victor, compact.7887-2-RC; * cassette).Vidéocassettes Navigator: un mal qui répand la terreur 1UC Comment renouveler un genre aussi usé que le fantastique ?L'idée du réalisateur néo-zélandais de 32 ans, Vincent Ward, était fort simple.Si on considère aujourd'hui le sida comme le mal du siècle, dans quelle autre époque de l'Histoire un autre mal a également répandu la terreur ?Le Moyen Age.bien sur, avec la peste.Il ne restait plus alors à Ward qu'à imaginer une façon de relier ces deux époques.C'est ce qu'il s'est efforcé de faire avec un certain talent.En l'année 1348.un garçon d'une dizaine d'années a entrevu dans un réve prémonitoire le moyen d'éviter à son village d'être décimé par la peste.Le groupe de cinq hommes qu'il entraine à sa suite devra se rendre à l'autre bout du monde en perçant un tunnel à travers la terre.Ils vont aboutir dans une ville du futur, en l'occurrence Los Angeles.Leur mission consistera à planter une croix à l'extrémité du clocher de l'église la plus élevée.Mais ce ne sont pas les surprises qui vont manquer.En mêlant le merveilleux du monde des enfants avec les préoccupations et le souci de réalisme des adultes.Ward a concocté un intéressant voyage dans lequel s'entrechoquent la naïveté médiévale et la barbarie contemporaine.Superbement photographié, entre autre grâce au contraste entre le noir et blanc et la couleur, ce conte charmant procure un vrai dépaysement.¦»*?NAVIGATOR \u2014 UNE ODYSSEE MEDIEVALE (v.f.de The Navigator \u2014 A Medieval » Odyssey), de Vincent Ward.Australie-Nouvel- le-Zélande, 1988.int.: Bruce Lyons, Chris Heywood.Paul Livingston, Noel Appleby, Ha-mish Me Far lane.Marshall Napier.Noir et blanc et couleur.Hi-fi stereo.Ih30.Malo video.Génial Charlie Parker ¦ Charlie Parker, alias Bird, vient d'être interné à la suite de la mort de sa fille de quatre ans.Sa femme refuse les électrochocs qui lui sont prescrits.Dans un état de rémission temporaire, le célèbre musicien de jazz se remémore les étapes cruciales de sa carrière.Il évoque notamment ses souvenirs reliés aux grands du jazz qu'il a connus : Diz/.ie Gillespie.Red Rodney.Count Basic.Lester Young.La vie de Parker mise en scène par Clint Eastwood : le projet ne parait pas évident venant de BELIEVER fïIISIOX ISMUISd m s:.T- ta» gar t t.-.ms m-: «je \"Wfi m.-.m im m * .'-\"i m sots :\"a Ti&g : .a jac.tki*.-.r*ïs.'.l'interprète de Dirty Harry et de la vedette des spaghetti-westerns de Leone.Si tout te monde s'entend pour dire que la musique de Parker était géniale, il est également notoire que le célèbre saxophoniste n'a pas eu la vie la plus fascinante.Alcoolique, drogue, sans le sou, il a imposé à sa femme, Chan, un calvaire.Sans jugements moralisateurs, le réalisateur s'est contenté de raconter sobrement ce drame.C'est longuet (presque trois heures) mais instructif, en particulier pour qui veut se familiariser avec une musique devenue aujourd'hui classique.*»» BIRO.de Clint Eastwood.EU 1988.int.: Forest Whiteker, Diane Venora.Michael Zelniker, Samuel E.Wright.Keith David.Couleur.Hi-fi stereo.2hd3.Warner Home video.True Believer Un acte de foi ¦ Avocat des drogués.Eddie DocvJ relève un jour un défi : ce- lui de réhabiliter un Coréen faussement accusé du meurtre d'un policier trafiquant de drogues.Assisté d'un jeune avocat idéaliste et d'une jeune femme détective privé, celui qui à ses débuts était devenu célèbre en défendant les droits civils entreprend de soulever la poussière qui recouvre depuis huit ans cette affaire.Mais le nouveau procès est loin de s'engager dans la voie espérée.Le procureur coriace dispose de témoins accablants pour le Coréen.Dood devra faire un véritable acte de foi et risquer sa vie s'il veut persévérer dans cette cause.Cette classique histoire du justicier qui met son talent et ses énergies pour sauver une victime repose en grande partie sur la personnalité de fames Woods, un comédien souvent utilisé dans les films violents.Sans être génial, il réussit à captiver par son personnage qui met dans son travail un acharnement peu commun.** TRUE BELIEVER (v.f.).de Joseph Ruben.E.U., 1988.Int.: James Woods.Robert Downey Jr.Margaret Colin.Kurtwood Smith.Couleur.Hi-fi mono.1h43.RCA/Columbia Pictures Home Video.LE PALMARÈS * 1.\tLe Mississippi brûle\t \t(Mississippi Burning )\t(4) 2.\tL'agent fait la farce\t \t(The Naked Gun)\td) 3.\tTwins/Jumeaux\t(3) 4.\tTequila Sunrisevo/Vf\t(2) 5.\tDans le ventre du dragon\t \t\t(7) 6.\tAcadémie de police 6\t \t(Police Academy 6)\t(5) 7.\tFly 2\t(-) 8.\tEntre deux plages\t \t(Beaches)\t(-) 9.\tRain Man vo/vf\t() 10.\tMy Step-Mother is An Alien\t \tvo/vf\t(8) ' Cette liste est établie avec la collaboration du Club international video film.Le classement precedent est indique entre parentheses.Scoop Un remake drôle ¦ La présentatrice vedette d'une station de télévision.Christy Col-leran (Kathleen Turner) tombe sur l'homme de sa vie à l'occasion de brèves vacances bien méritées.En route pour New York en vue de son mariage avec son riche homme d'affaires, elle fait un crochet à son bureau de Chicago, histoire de saluer ses futurs ex-collègues.Mais le patron, son ex-mari, est décidé a lui faire reprendre du service à tout prix.Justement, un malheureux qu'on va passer à la chaise électrique va lui fournir l'occasion d'un « dernier » reportage.Christy va y mettre tellement de coeur que son avenir va encore une fois être remis en question.On aura reconnu dans ce résumé les grandes lignes d'un film célèbre, The Front Page, dont le scénario avait été tiré d'une pièce hilarante de Ben Hecht et de Charles Mac Arthur.L'idée était évidemment de rire du monde des journalistes.On a ici transposé l'action dans le milieu de la télévision.Mis en scène par Ted Kotcheff.le remake est fertile en rebondissements.On s'amusera surtout des choix de ce dernier au niveau du casting avec Burt Reynolds et Christopher Reeve dans le rôle des rivaux.Drôle mais pas très nouveau.*?SCOOP Iv.f de Switching Channels), de Ted Kotcheff.E.-U.1987.Int.: Kathleen Turner Burt Reynolds Christopher Reeve, Ned Beatty Henry Gibson.Couleur.Hi-fi mono.1 h48 RCA Columbia Pictures Home Video.Nos cotes \u2022 Moche.inutile de se déplacer au videociub.* Potable.Emprunter la copie a la rigueur ** intéressant.Mais pas sans défauts.**+ Remarquable.Se laisse voir avec plaisir.*?+* Extrjiordinaire.A louer sans reserve.KATHLEt* ULRT CHRIS TO WW TLRMR REtXOlDS REEVE LES NOUVEAUTES ACTION Action Jackson vt One Man Force Red Heat vi White Force ANIMATION/ENFANT Petit pied, le dinosaure vo'vi COMÉDIE Baby it's you Cousins vf Fletch Lives La déesse de l'amour Her Alibi DOCUMENT Mondo New York DRAME Aller the promise A la vie.à la mort The Navigator * \u2022 \u2022 3 pommes a côté du sommeil Jacknife vf SCIENCE-FICTION Moontrap Péril sur la lune THRILLER Whisperkill vf Murder Story Nos choix I K6 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 9 SEPTEMBRE 1989 MOTS CROISÉS VOTRE * HOROSCOPE RÉPONSE À vos QUESTIONS 1 234 56 78 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 Enlevement.2 Parfait \u2014 Sans vie.3 Poirées \u2014 Allonge par traction.4 Sottisier \u2014 Bouquines.5 Electronvolt \u2014 Retranche un membre.6 Coutumes \u2014 Rendues semblables.7 On y verse du cafe \u2014 Ou ça ne sent pas le renfermé.8 Forme larvaire de certains crustacés -r Coule en Egypte \u2014 Sert à tirer la soie des cocons.9 Oui recherche une harmonie \u2014 Pronom indéfini.10 Trop mûr, en parlant d'un fruit \u2014 Créateur d'Arsène Lupin.11 Mettent debout \u2014 Dans ce pays.12 Période \u2014 Protecteur.VERTICALEMENT 1 Exploitation communautaire, en Israel \u2014 Noir, c'est du sarrasin.2 Inspiration \u2014 Griser.3 Devoir indispensable \u2014 Moutarde sauvage.4 Originaires de \u2014 Se disait à la fin de la messe.5 Bières \u2014 Race \u2014 Neptunium.6 Écrivain chinois \u2014 Ville de ru.R.s.s., sur la mer Noire.7 Vaut 3,1416 \u2014 Vierge martyrisée a , Merida.8 Manque d'initiative \u2014 Rubidium.9 Tout d'un coup \u2014 État du Proche-Orient.10 Torréfiées \u2014 Sort du Jura.11 Sélectionnée \u2014 Décapé.12 Venues au monde \u2014 Matrice d'impression.I SOLUTION AU PROCHAIN NUMERO 1 234 5 8 y 3 910 1112 1 2 3 4 \u2022 7 t 10 11 12 il BRrftdfifiS TUVA SOLUTION OU DERNIER PROBLEME vttiu.t OU 7« «OUI AU 77 SiPTE vaftt C'est le temps de planifier votre avenir si vous voulez effectuer un voyage a l étranger Apprenez a faire des concessions pour atteindre votre but.Au travail, vous vous engagerez a donner le meilleur de vos aptitudes.Une correspondance postale vous apportera de bonnes nouvelles.Côte santé, ne faites pas d'excès de table.'ml an' £ OU ?] SIPM MMI M ?] ocioani SCORPION OU 74 OCIOBftt AU 7?HOVUrlBEIE Beaucoup de succès pour ceux qui oeuvrent dans le domaine de l'entreprise privée.Vos investissements seront fructueux.Si votre coeur est libre, une rencontre inattendue et très agréable vous attend en soiree si vous faites l'effort de vous extérioriser davantage.Montrez votre bon cote! SAGITTAIRE OU 7J NOVEMBRE AU 71 OECEMBRE Votre loyauté et votre fidélité vous permettront de ne pas rater un engagement très important au niveau du travail.Surveillez les pépins qui pourraient survenir si vous utilisez un véhicule motorisé.Sur le plan affectif, vous serez porte a être distant et froid face a l'être aimé, ceci sans aucune raison apparente.OU 77 OfClMBRE AU 70 JANVIER CAPRICORNE Au travail, évaluez votre rendement sur une nouvelle base.Ne laissez pas votre caractère compétitif vous aveugler, ce qui pourrait gravement nuire a votre habileté.Sur le plan financier, n'abusez pas de vos cartes de crédit, car vous risquez d'avoir des problèmes plus tard.Côte santé, absorbez plus de protéines.ou 71 jakviir au VERSEAU*** ,,\"ï\"'1\" Un individu désagréable et méprisable viendra troubler vos rapports amicaux.Vous auriez avantage a vous mettre a l'écart et ignorer complètement cet ènergumene.Au travail, vous recevrez une approbation que vous attendez depuis un certain temps.Ne sous-estimez pas l'être cher, car il a besoin de vos encouragements.POISSONS n m**s Vous ferez souffrir la personne aimée par votre sens de la critique trop développe.Cependant, il n'y aura ni drame, ni rupture, ni bouleversement vous serez poussé a des reactions individualistes et dures.Au travail, vous passerez par des hauts et des bas, car vous serez tantôt dune gaieté folle et tantôt dune mélancolie attristante.ou 71 MARS.AU 70 AVftll Aujourd nui, vous devrez mesurer tous vos pas, vos gestes et vos paroles, car quelqu'un vous surveille de très proche.Toute gaffe commise pourrait avoir des répercussions très graves.Sur le plan amical, vous serez sollicite pour un emprunt, n hésitez pas a rendre ce service, car on vous remboursera dans les plus brefs délais.BELIER Une personne se liera d'ami tie avec vous autour-d hui et pourrait vous faire des déclarations amoureuses qui vous surprendront.Vous sentirez qu'un coeur s'attache davantage a vous sans vraiment trop vous connaître.Reagissez avec une certaine réserve afin de ne pas perdre le contrôle de la situation.TAUREAU DU 71 AVRIL AU 70 MAI Plusieurs chances vont se présenter au niveau du plan professionnel.Cependant, vous aurez des concessions pénibles a surmonter, car votre orgueuil sera sûrement atteint.Sur le plan social, vous aurez l'occasion de renouer une ancienne amitié qui vous sera très bénéfique.Profitez d'une bonne nuit de sommeil afin d'éviter le surmenage.GEMEAUX OU 71 MAI AU 71 JUIN Votre vie sentimentale bénéficié d'une heureuse influence planétaire.Vous recevrez des témoignages d'amitie qui vous réchaufferont le coeur et vous donneront de la joie en favorisant une énergie nouvelle.Au travail, n'abandonnez aucun projet, car vous pourriez faire des gains financiers intéressants si vous faites preuve de ténacité et de perseverance.CANCER OU 7?JUIN AU 77 JUI11EI Au travail, soyez plus affable et votre réussite s'en trouvera facilitée.Cote coeur, vous essaierez de bien réagir aux emotions et aux contrariétés dont vous pourriez être victime de la part de l'être aime.Dirigez vos énergies a planifier un projet de voyage ou un achat qui vous serait très bénéfique a tous les deux.LION ou 73 juuur AU 73 AOUT Vous serez très nerveux et aurez de la difficulté à rester en place.Vous voulez tout faire en même temps, calmez-vous et établissez-vous un plan d'attaque afin de choisir les priorités qui nécessitent votre attention.Prenez garde de faire des modifications importantes qui pourraient perturber vos projets d'avenir.a» vis aux lECTEUtS Oc nombreux lecteurs écrivent regulie-rement afin d obtenir une consultation Plusieurs n* reçoivent umais de réponses ii y a deux raisons qui expliquent cette situation En oremier lieu, étant donne le volume du courrier a certaine période nous devons tirer les lettres au sort Deuxièmement plusieurs personnes omettent d indiquer des données essentielles, tels l heure, le jour, i armée et i* lieu de leur naissance Sans ces informât torts il est impossible de répondre j* latrlement a vos Questions c est pourquoi nous écartons ce genre de lettres Merci cfe votre comprehension ¦ Je sub nee le 10 janvier 1957 a 20 h 50.Mes -deux filles sont nées, l'une le 15 ianvter 1984 a 18 h 25, l'autre le 9 janvier 1988 a 7 h 04 a Laval.Quels sont nos ascendants?Quelles seront nos relations?Vous avez un ascendant Vierge.Votre fille Jir.ee a un ascendant Lion et la plus jeune, un ascendant Capricorne.Vous êtes très expressive, vous communiquerez beaucoup avec vos fuies.Vous aurez des relations d'une grande intensité avec elles: vous aurez une influence très forte sur chacune d'elles.Il sera important, au cours des prochaines années, de ne pas étouffer vos filles avec une possessivité et une autorité excessive.Vous verrez très vite que vos en- ; fants vous prennent comme modèle, que voos faites sur elles une grande impression.La cle du ' succès, dans vos relations, la modération.« N'amplifiez pas vos sentiments d'amour, de ce-.1ère, de jalousie et de possessivité, déjà bien] presents.Comme vous, vos filles ont des cotes -excessifs et extrémistes.La plus jeune les expri- ', mer a dans sa vie sociale et ses experiences pro- ¦ fessionnelles.lainée, dans sa vie intime.Votre -, aînée aura besoin d'être guidée sur le plan jn-j teilectue! son imagination très vive lui faisant' perdre parfois contact avec la réalité quoti-, dienne Cela sera pour elle la plus vulnérable, emotivement et avec laquelle, il ne faudra pas\", vous montrer très autoritaire et culpabilisante.La plus jeune aura une forte personnalité, de la', combativité, de l'énergie a revendre.Avec elle, vous pourrez vous montrer plus stricte, tempe- ¦ rer ses élans et l'amener a sortir de son egocen-; trisme pour être plus a l'écoute des autres.Votre fille ainee sera par nature une personne serviable, empreinte du sens du devoir.¦ Je suis née en plein coeur de Montreal, le 20 juin 1922 vers 15 h 30.Quel est mon ascendant?Quels sont mes traits de caractère?Oue me reserve l'avenir en général?Vous avez un ascendant Balance.Vous êtes, une personne curieuse, a l'esprit ouvert, avid* de culture, passionnée par les autres pays, les voyages.Vous avez une vie sociale importante* Vous aimez fréquenter des gens de tous les mij lieux sociaux, de toutes les origines, de tous les.ages, vous êtes une personne tolérante et vous] avez de la difficulté à accepter le rejet et l'aliénation que vivent plusieurs personnes.Vous! avez un sens de la beauté et un bon goût que vous avez développes pendant plusieurs années* et qui vous servent dans plusieurs occasions.En 1989, vous serez très occupée dans votre vie quotidienne et.sans avoir les ennuis de sangj de 1988, vous aurez quand même des malaise» dûs a une grande nervosité, malaises cardiaques.Ces malaises et cette nervosité viennent probablement de votre refus à accepter dis changements trop brusques, bousculant vos vieilles habitudes inutilement.Pourtant, en y regardant bien, vous voulez inconsciemment devenir plus libre, vous débarrasser de possessions, de vieux comportements, d'opinions.*Si vous mettez vous-même la main a la pâte ft acceptez de participer à des changements dans votre système de pensée et dans plusieurs éléments de votre quotidien, vous ne vous en sentirez que mieux.« Si *ous rechercher la réponse a un problème se upponanua I attroiogre ti sutlit d écrire a VOTRE HOROSCOPE La Preset >.'ue Saint Jacques Monireai h2y IK9 m Presses dV ta Ravirssafkv: \u2014 35 \u2014 Lorsqu'ils arrivent à Hollywood, les gens changent.Il était difficile de s'y débrouiller il y a quarante ans.et cela n'a pas changé.Dans cette ville.Cliff Rober|son a dénoncé David Begelman comme voleur et faussaire; résultat: Begelman a reçu une formidable ovation dans un restaurant d'Hollywood, tandis que Robertson a été porté sur la liste noire pendant quatre ans.Les mauvais jours, on ne peut s'empêcher de songer aux paroles de Tallulah Bankhead: «Qui dois-je baiser pour me tirer de cette histoire?» le crois que nombre de scénaristes, de réalisateurs et d'acteurs parviennent aujourd'hui à en réchapper en ne vivant pas à Hollywood.Beaucoup s'installent à Santa Barbara.Récemment, je me trouvais à une réception fort élégante en compagnie de mon fils Michael à Santa Barbara, où il possède une maison.John Travolta était là.et je lui demandai où il vivait.« À Santa Barbara, me répondit-il.Je ne supporte pas Hollywood.C'est une ville pour les avocats et les agents.» Travolta a connu une affreuse expérience.Ses deux premiers films ont été d'énormes succès, mais le troisième a fait un bide.11 a été réduit à rien.Il est difficile de se faire des amis à Hollywood.C'est une ville cruelle, malheureuse, et le succès est encore plus difficile à assumer que l'échec.Voyez ce qui est arrivé à Marilyn Monroe, John Belushi, James Dean.Freddie Prinz.Bobby Darin, et tant d'autres qui se sont suicidés.Je fus donc heureux le jour où Lex Barker, un autre jeune acteur, m'invita à le rejoindre au club de tennis de Westwood.dont il était membre.Il me fit visiter l'endroit, puis me dit: «Dommage que nous ne puissions pas avoir ici des clubs comme dans l'Est.Ici.il y a trop de uifs.alors on est bien obligés d'en admettre quelques-uns.» Ironie de l'histoire, il venait à peine de terminer un tournage sur Crossfire, l'un des premiers films d'Hollywood à traiter de l'antisémitisme.Je n'avais pas l'air de lui avoir fait une impression particulière.« Bien sur.Lex.lui dis-je, je comprends.Mais comme je suis moi-même Juif, j'ai un point de vue un peu différent.» Son visage s'empourpra.Le Country Club de Los Angeles, le club le plus grand et le plus riche de la ville, est interdit non seulement aux Juifs et aux Noirs, mais aussi à quiconque est lié à l'industrie du cinéma.Curieux, non?Joe Drown, le propriétaire de l'hôtel Bel Air.me dit un jour en souriant qu'il ne serait pas admis au club.«Mais enfin, Joe.lui dis-je.tu n'entres dans aucune de ces catégories.\u2014 Mais je suis un personnage a risques! Je pourrais épouser quelqu'un dans le show-business.» De temps à autre, on assouplit les règles, et les Juifs sont admis comme hôtes privilégiés.Cela permet aux clubs de s'accrocher à un statut qui les exempte d'impôts.Une fois, ils m'accordèrent une carte d'hôte valable une journée, et j'amenai avec moi Carl Rowan, le journaliste noir, et Bob Hope.Les membres du club se montrèrent très polis.Randolph Scott, lui.aimait jouer au golf et possédait une maison à côté du terrain; pendant des années, il dut se contenter de regarder avec envie le beau terrain de golf, bien que de temps à autre on l'invitât.C'était un bon joueur.Finalement, ils se décidèrent à l'admettre.Les préjugés déclinent donc.Si l'on est acteur WASP et que l'on promet de ne plus tourner de films, alors on a des chances d'être admis au Country Club de Los Angeles.Combien de candidats aux élections présidentielles promettent de représenter le peuple dans sa totalité.toutes fois et couleurs confondues.Une fois élus, ils servent leur pays, représentent tous les citoyens, quelle que soit leur foi.Et que font-ils, après avoir quitté leurs fonctions?Le grand général Eisenhower s'est empressé de devenir membre du club El Dorado de Palm Springs.Ni Juifs, ni Noirs.Gerald Ford s'est précipité au Thundcrbird de Palm Springs, violemment antisémite.Lorsque le président Reagan ne sera plus président, rcjoindra-t-il le Country Club de Los Angeles?Quelle hypocrisie! Comment peut-on occuper ainsi les plus hautes fonctions de l'Etat, représenter le pays dans son ensemble sans que cela semble le moins du monde les atteindre, les faire changer?On en vient à se demander ce qu'ils avaient en tête quand ils étaient présidents.Personne ne semble trouver cela critiquable, on accepte, la vie suit son cours.Gentleman's agreement.Diana joua dans une pièce.Major Barbara.Elle y fut merveilleuse, et cela semblait lui ouvrir des portes.«Tu es une véritable actrice de théâtre, lui dis-je.Tu devrais jouer à Broadway.\u2014 le ne peux quand même pas te laisser seul avec les enfants, répondit-elle.\u2014 Pour une fois dans ta vie, montre-toi totalement égoïste.Vas-y, lance-toi ! Nous avons une excellente gouvernante.Et puis je serai aussi à la maison avec eux.Nous pouvons tous habiter dans la grande maison tant que tu seras partie.Au moins, essaye.'\u2022.\u2014 Bon, tu as raison.Je vais partir.»; Elle retourna donc à New York.Elle y passa deux mois sans que rien de bien clair se dessinât, et je l'appelai au téléphone pour lui demander si elle comptait revenir pour Thanksgiving.Elle me répondit qu'elle avait réfléchi à cette séparation, aux aspects légaux, qu'elle en avait parlé à un avocat, et qu'elle était convaincue à présent que l'heure était venue de divorcer.«Il faut en parler de vive voix», lui dis-je, et elle en convint.Diana revint en Californie pour Thanksgiving, et nous parlâmes.de notre mariage romantique sous la haie de sabres, de l'immeuble Pontalba de La Nouvelle-Orléans, où nous mangions des beignets arrosés de café, puis de ce château désert au sommet de la colline.Il y avait tant de moments de tendresse dans notre vie commune.Mais à présent, nous en convenions tous les deux, c'était fini.Pourquoi les gens divorcent-ils?Pourquoi se marient-ils?Que s'était-il passé?Je cherchais des réponses sans les trouver.Peut-être Diana avait-elle raison.je devais chercher en moi-même, le décidai d'aller voir un Burt Lancaster voulait faire un film commercial avec moi.« Pourquoi ne pas faire quelque chase qui ail de la tenue?» pràntmal-Je.Au fil de l'épie aurait pu ùtre bien meilleur, mais c'est une tentative estimable.Quant à Laurence Olivier, il lui si éblouissant qu'il ravit i ompl'eiement lu vedette.psychiatre.J'avais été infidèle; Diana le savait.C'était trop facile.Il y avait la tentation constante de ces filles magnifiques, leur fréquentation quotidienne, les loges d'artistes.C'était parfois irrésistible, même si cela ne tirait pas à conséquence.le pensais qu'en une dizaine de jours de discussions, le psychiatre et moi viendrions à bout de mes problèmes.Après tout, à l'époque je croyais encore que mon enfance avait été très heureuse.Bien que pauvres, nous formions une grande famille heureuse.Mais lorsque Kirk Douglas s'allongea sur le divan, il se retrouva dans la situation d'Issur dormant tout seul dans le salon.Il eut un choc en découvrant qu'il avait eu une enfance misérable.Il se mit à pleurer.Quelle douleur de devoir faire face à Issur.le petit Issur qui se dissimulait toujours derrière la poubelle.J'étais encore trop effrayé pour le re?\" garder en face.Il me fallait pleurer les choses que je n'avais pas eu la force de pleurer, accepte* les tragédies de mon enfance, comme la mort dÇ mon chien Tigre.Enfouis depuis tant d'années?la haine et le ressentiment jaillirent comme de la lave.Cette haine et ce ressentiment étaient diriî gés la plupart du temps contre des «ils» anonymes, des «ils» qui semblaient tout diriger.Il vaut mieux être bon dans mes films, parce que s'«ils» ne m'aiment pas.je n'ai aucune chance d'en réchapper.Dans mon esprit, ces «ils» rc* présentaient les gens d'Amsterdam, si paternal listes, si condescendants.«Oh, oui, les pauvres Demsky.Une famille merveilleuse, et si gentillet C'est quand même une honte.«Bien sûr «ilsS disaient qu'aussi longtemps que les Demsky seraient écrases, eux-mêmes se sentiraient forts et en sécurité.A présent, à Amsterdam, tant dâ gens se vantent de nous avoir aidés, de nous avoir donné à manger, de nous avoir invités a des repas.Si ces gens avaient vraiment fait çè qu'ils racontent, nous aurions fait six repas par jour et aurions vécu comme des rois.Au bout de cinq ans.je cessai d'aller voir mon psychiatre.J'avais appris: I) Que tout le mondé a des problèmes, plus ou moins importants.Certains, simplement, s'en accommodent mieux que d'autres; 2) Qu'on ne termine jamais une analyse; 3) Que mon médecin était plus cinglé que moi.Cela aurait été presque plus facile si nous avions divorcé parce que j'étais tombé follement amoureux d'une «autre femme», ou que Diana avait trouvé «un autre homme».Mais ce n'était pas le cas ni pour elle ni pour moi.Je dis à Diana qu'il fallait lui trouver un bon avocat.Elle me répondit qu'elle en avait déjà un.Arnold Crakower, l'époux de Kathleen Winsor, l'auteur d'Ambre.Je pensais qu'il s'agissait d'un quelconque minable, et je lui dis que je le surveillerais.Quelle erreur! «Dis donc, lui dis-je quelque temps après, espèce de petite cachottière, comment as-tu fait pour obtenir le meilleur avocat de divorce de New York?\u2014 Hein?Mais je n'en savais rien!» J'appris que Crakower avait plaidé le divorce de Kathleen Winsor d'avec Artie Shaw, et qu'elle était la seule des sept femmes de Shaw à avoir obtenu une pension alimentaire.Mon avocat à moi, engagé sur les conseils de mon ami Sam Norton, était Jerry Rosenthal, l'avocat qui avait défendu les intérêts d'Artie Shaw au cours de cette procédure de divorce.Les deux avocats se haïssaient cordialement.Ils ne savaient comment traiter avec nous.Moi, je disais: «Donnez à Diana ce qu'elle veut, tout ce dont elle a besoin.» Diana, de son côté, déclarait : « Mais ce pauvre garçon a travaillé tellement dur pour en arriver là où il est.On ne peut pas lui mettre ça sur le dos maintenant qu'il gagne enfin un peu d'argent.Ce n'est pas juste.» Notre divorce se déroula à l'amiable, mais dans le bureau nos deux avocats en vinrent aux mains, sous notre regard médusé à tous deux- à suivre © 1988.Kirk Douglas.© 1989, Presses de la Renaissance, pour la traduction française. LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 9 SEPTEMBRE 1989 K7 Plusieurs beaux vins pour la rentrée JACQUES BENOIT gmt' ertains ma-%m gasins de la SAQ offrent déjà le 1985 du Barolo Fontanafredda ($12.15).lequel, comme on sait, est te seul vin de cette appellation offert dans toutes les succursales ordinaires.- D'une très grande année, grenat et bien coloré pour un Barolo.il possède un bouquet bien fruité, net.au boisé qui fait penser à celui des vins rouges de Bourgogne._ En bouche, attention! Solidement charpenté, âpre, acide et fortement tannique.avec des saveurs prononcées, il s'agit en effet d'un Barolo pour amateurs du genre, qu'on évitera de servir à ceux qui ne jurent \"que par les vins flatteurs et veloutés! ., Autrement dit.un dur-à-cui-re.très austère pour l'instant, d'un excellent rapport qualité-prix, mais à laisser vieillir car il a -ce qu'il faut pour tenir huit, dix, sinon quinze ans.Quelle note lui accorder, sur 20?, Tout bien considéré: qualité, prix et potentiel de vieillissement, il mérite sans aucun doute ; 19, bien que.je le répète, il soit pour l'instant réche et bourru.Un Chardonnay d'Italie ¦ il y a déjà quelques semaines.je faisais remarquer ici même que les viticulteurs italiens sont maintenant passes maîtres dans l'art de vinifier les vins blancs.Une autre preuve en est le nouveau millésime ( 1988) du Chardonnay Dell'Alto Adige Delia Staffa, vendu dans toutes les succursales à un prix bien acceptable ( $8,80 ).Très peu coloré, son bouquet, facile et fort plaisant, en est bien un de vin de Chardonnay.mais avec une petite note sucrée plutôt qu'une nuance citronnée comme chez les vins français élaboré avec le même cépage.Moyennement corsé, assez moelleux et même très légèrement sucré en bouche, m'a-t-il semblé (un truc de viticulteur pour rendre leur blanc plus flatteur!), c'est un vin à la fois tout simple et fort agréable, à boire avec des plats légers, ou à l'apéritif.Dans sa catégorie, on peut lui accorder, aisément, 17.9 sur 20.Un très beau Chablis ¦ Le Chablis 1er cru Fourchu time 1986 La Chablisienne, offert dans le réseau des Maisons des vins et certaines succursales régionales (MVSR.$22,55), est d'une autre étoffe.Couleur caractéristique or fin à reflets verdàtres.un magnifique nez de Chardonnay, ample, avec de la profondeur ( mais aussi une légère odeur de soufre, mais qui se dissipera, m'a-t-il semblé ), et puis, en bouche, des saveurs intenses, du corps, de la chair, du moelleux, le goût de ce vin corse se prolongeant très longuement après qu'on l'a avalé.Tout cela \u2014 et c'est bien tant mieux \u2014, sans notes boisée, ce vin ayant ete manifestement vinifie et élevé dans des cuves d'acier inoxydable, ce qui laisse intactes les odeurs et les saveurs du raisin.Bref, un magnifique Chablis, qui sera une splendeur d'ici environ trois ou quatre ans.Autrement dit.18,5 sur 20.à mon sens.Seul problème: les quantités que commande maintenant la SAQ pour son réseau MVSR sont souvent très petites, de sorte qu'il n'y en a plus en entrepôt, bien qu'on le trouve ça et là dans le réseau.La Maison des vins de Montréal, elle, n'en a malheureusement plus.Un bourgogne rouge ¦ «Si j'étais riche, je serais amateur de bourgognes rouges», se disent nombre de mordus du vin.ils ont bien sûr raison.car comment résister à l'incomparable fruité d'un bon bourgogne rouge?Ceux qui appartiennent à cette catégorie pourront goûter, à prix correct ($26,60), le Auxey-Du-resses 85 Louis fadot, arrivé récemment et qu'on trouvera de nouveau d'ici quelques jours à lu Maison des vins de Montréal.D'un beau grenat passablement soutenu \u2014 et donc plus coloré que bien des bourgognes \u2014.son plus grand attrait, pour le moment, est son très beau bou- r FRON8AC .'¦?!.;.,>.-.>»¦¦.i.COM «OUI MM , nns J5J ul .* ' MS k»- quel, ample, au fruité pénétrant et typé, alors que c'est en bouche un vin corsé, passablement charnu et d'une bonne concentration.Tannique sans excès, il est lui aussi assez austère pour l'instant, signe qu'il se bonifiera avec les années.Bref, et tout bien pesé, un excellent bourgogne, comme on n'en voit pas beaucoup à ce prix et qui mérite sans doute 18 sur 20.Le retour du Château Villars ¦ Médaillé d'or du Concours général agricole de Paris 1988 (sans doute le plus sérieux de tous les concours français), le Château Villars 86, d'appellation Fronsac, obtint au Québec, au début de l'année, un franc succès, et mérité.Il est de retour depuis peu.dans le même millésime, la règle des quantités réduites faisant que.dans ce cas également, les entrepôts sont déjà vides, quoiqu'on le trouve toujours à la Maison des vins de Montreal.C'est un vin.chat, si je puis me permettre l'expression, autrement dit très flatteur, et qui ne peut manquer de plaire.Grâce à sa belle robe brillante, pourpre foncé, à ses odeurs caressantes relevées de notes épicées très séduisantes.Le vin, qui n'est pas tellement corse, peut, aussi en bouche, être comparé à un chat! A cause de ses très belles saveurs, de sa suavité, et de ses tannins nobles, à la fois fermes et bien enrobes.Son prix.lui.n'a pour ainsi dire pas bougé ($18.95.contre $18.60 pour le premier arrivage), si bien qu'il mérite 19 sur 20.Les cours sur le vin ¦ Voici, comme à l'habitude, la liste des cours d'initiation à la connaissance des vins qu'on peut suivre dans le Grand Montréal.Deux de ces cours ( Académie du vin.Centre de dégustation de Montréal) sont centres sur la dégustation.Normalement, les cours ont une durée de trois heures ( quatre heures à l'Académie du vin) et chaque soirée comporte une dégustation.L'astérique (*) indique les organismes ou les particuliers offrant d'autres cours.¦ Académie du vin*: trois soirées, à partir du lundi 9 octo- bre.18 heures.I2bl.n\\ Bernard (Outremont ).$155.274-7024.m Amities bachiques*: six soirees commençant le lundi 11 septembre.I9h50.5b25.av.du Parc.$165 pour ie> membres ei $185 pour les non-membres.542-7525.M Centre de dégustation de Montréal': six soirees, a compter du mercredi 20 septembre.19 heures.5100.rue Sherbrooke est.$200.654-8092.M Club des Vaste-Vin': donne des cours de cinq soirees partout sur la Rive-sud pour les groupes déjà constitues d'au moins 15 personnes.$150.Informations en soiree.( 514) 775-4494.U Collège Lasalle \" : douze soirées depuis le mardi 5 septembre.18 heures.2015.rue Drum-mond.$2l5.281-1919.0 Maurice Chénier*.journaliste: cinq soirees, pour les groupes déjà formes de 10 personnes ou plus.$100.766-7004.M Société des alcools du Que-bec\": cinq soirées sur les vins et les spiritueux, à partir du lundi 11 septembre.905, av.De Lori-mier.$110.875-2020.(Sept autres sessions auront lieu pur la suite.) ¦ Université de Montréal: si \\ soirees commençant le jeudi 2 novembre.19 h 50.Pavillon principal.$125.545-6090.M Vins et cépages\": deux series de six soirees, a partir du lundi 18 septembre.19 heures.11980.A.rue Des Meules (Car-tierville).$150 la série ou $250 pour les deux.555-5452.Roman policier San-Antonio : une cavale au Canada pour chaud lapin GILBERT GRAND uel est l'endroit où San-Antonio a été le plus heureux de sa très mouvementée carrière policière et littéraire?)e vous le donne en mille: dans un trou glacial creusé sous une cabane à sucre des environs de Québec ! C'est là en effet, au terme d'une Cavale au Canada de plus de 500 pages, que le fameux commissaire a retrouvé Marie-Marie, la femme .'qu'il aimait et croyait morte par sa faute, qu'il l'a réchauffée et «baisée à la langoureuse dans la [paille glacée».(Eh! oui, contrairement à la norme, ce chaud lapin se balade «le grand cacatois 'dressé» malgré le blizzard du Grand-Nord canadien et s'envoie en l'air par moins quarante Celsius!) On le sait, un San-Antonio sans hardcore et jeux de mots salaces est inimaginable.Plus de 150 romans \u2014 et ce dernier, né de la visite de Frédéric Dard au Québec le printemps dernier n'y échappe pas \u2014 sont là pour le démontrer: c'est surtout dans la description des activités sexuelles que la verve de l'auteur atteint des sommets rabelaisiens ( ou des abysses de mauvais goût, diront les esprits chagrins).Et les monologues de Bérurier, pleins de contrepèteries aussi involontaires que cocaces \u2014 de la «génuflexion de poitrine» à «l'immatriculée contraception» \u2014, en sont des morceaux de choix.Mais revenons à l'essentiel, vous vous demandez bien que font Sana et ses impayables acolytes ( Bérurier, l'i muni et le Noir (érémie Blanc) en plein hiver québécois?Pour simplifier une intrigue labyrinthique, ils y chassent l'assassin, l'escroc, le voleur.le terroriste et incidemment aussi la caille consentante.Suivez-moi bien : tout commence par l'assassinat à Bruxelles du général canadien Boniface Cha-pedelin.Ayant retrouvé à Genève la trace du tueur en partance pour le Canada, San-Antonio s'embarque, avec sa chère Marie-Marie, pour Montréal à bord d'un DC-10 de Swissair.Mais des pirates de l'air détournent l'appareil au dessus du Grand-Nord, le forcent à se poser sur l'île d'Axel Heiberg, abandonnent les passagers sur les glaces et repartent la soute pleine de «fil-liouz 14expansé»(un minerai révolutionnaire dix fois plus efficace que le plutonium, ignorants!) et, malheur, avec Marie-Marie.Quelques heures plus tard, l'avion explose au large de Terre-Neuve.Rassurez-vous: San-Antonio survivra grâce à la chaleur partagée de deux géologues norvégiennes et la ténacité de son trio d'amis parisiens venus à son secours jusqu'en ces terres inhospitalières.Avec une froide rage, il traquera ensuite de Montréal a Québec les terroristes qui ont tué.croit-il.son amour, retrouvant en chemin Marie-Marie et le tueur de Bruxelles qui complote cette fois-ci.avec le conseiller politique Sébastien Branlomanche.rien de moins qu'un attentat contre le premier ministre canadien.Rideau.Le plus surprenant, et n'ayons pas peur des mots, le plus décevant, est la place congrue accordée à la couleur locale dans ce «beau livre» ou annoncé tel à la page titre.Outre des plogues humoristiques ( la Baie Renard-Cla-vel City, la base du Crand-Stankê ou le Vive le Québec Livres), les lieux décrits sont plutôt impersonnels (Montréal, le Château Frontenac, l'hôpital Ste-Fplasse de Québec où sévit le Dr Electre Hochock, etc.) comme si l'omniprésente neige «qui tombe à gros flacons» (Béru dixit) gommait tous les détails.Une seule fois, l'écrivain se laisse aller à s'extasier devant le Saint-Laurent gelé en face de Lévis.Et surtout comment expliquer qu'un orfèvre de l'argot comme San-Antonio n'ait retenu qu'un seul québécisme ( minoucheur) et pas un seul sacre?Allons.Frédéric, tu nous dois une suite plus inspirée et colorée.D'autant qu'en se mettant en ménage avec Louisiana, sa lointaine cousine québécoise rencontrée sur la 20 en pleine bourrasque, Bérurier t'ouvre la porte à une autre cavale dans «l'un des ultimes bastions de la langue française».Elle en a bien besoin.MA CAVALE AU CANADA, par San-Antonio.311 pages.Fleuve Noir.le Littérature de jeunesse Cuisine Irançaisp apprêtée au gout des gens dïo st-malo \u2022 r>iiBjo.t?3,'Oo inc.-, S'^.i'k**?(514) 845-6327 605.rue St-Denrs Montréal.Quebec Les séries, une tendance qui s'affirme SONIA SARFATI collaboration spéciale .lin sonda-\" %M ge réalisé en France il y a deux ans indique que l'item le plus important pour les jeunes à la recherche d'un livre n'est pas le titre du roman ni sa page couverture, mais le fait d'en connaître les personnages.» , C'est ce que répond Bertand Gauthier, président de La Courte Échelle, lorsqu'on lui demande d'expliquer l'engouement que sa maison d'édition semble avoir pour lés séries.\" Si l'étude est récente, le phénomène, lui, ne date pas d'hier.Nombreux sont les adultes d'aujourd'hui qui, il y a plus ou moins longtemps, ont suivi pas à pas les péripéties de Doc Savage, de Nancy Drew, de Sylvie ou du Clan des sept.Des héros et héroïnes qui avaient toutes les qualités.Et un défaut: s'ils n'étaient pas traduits, c'est qu'ils étaient importés.«Pourtant, les jeunes d'ici ont droit à des héros d'ici, à des récits collants davantage à leur réalité», dit M.Gauthier.À présent, ils les ont.Des héros qui, à La Courte Échelle, se nomment Babouche, Awa, Ani Croche, Rosalie, Not Dog.Ou, chez Québec/Amérique et Boréal, François Gougeon alias « le dernier des raisins».Ou encore, chez Hurtubise HMH, Michel Labre.Héros «immortels», 1 héros «mortels» Né de l'imagination de la journaliste Madeleine Gaudreault-La-brecque, ce Michel Labre, genre de Bob Morane québécois, a vécu sept aventures depuis 1979.Et, s'il n'en tient qu'à l'auteure, il va en vivre d'autres.Beaucoup d'autres.«Michel existe quelque part en MJOf !*?ine GDudrenufl-Lnbrecqu*?PANIQUE DANS LES ROCHEUSES Madeleine Gaudreaurt-labrecque ML BOBi CMWBDlt hmh jeunesse , moi, de même que ses amis Geneviève et Alain, explique Mme Gaudreault-Labrecque.Depuis près de 10 ans que je les «côtoie», j'ai appris à connaître leur caractère.Ce qui me permet de me concentrer davantage sur l'intrigue.» La plus récente aventure de Michel Labre, Panique dans les Rocheuses, a été publiée il y a un an.«Et depuis quelques temps, je me sens sollicitée par mes personnages, avoue l'auteure.Ils ont des choses à dire, des choses à vivre.» Dès que le temps le lui permettra, Madeleine Gaudreault-Labrecque les exorcisera de sa pensée, les ressuscitant encore et encore sur papier.Elle ne voit pas de fin à sa série.Ce qui n'est pas le cas de Raymond Plante, directeur du programme des éditions de Boréal.Le «père» du Dernier des raisins trouve que François Gougeon a assez vécu.Après tout, il a connu son premier amour, son premier emploi, son premier voyage à l'étranger et, dans une dernière étape, il vivra seul en appartement.Pour la première fois, bien sûr.« Le Raisin devient banane, qui paraîtra chez Boréal au début du mois d'octobre, est le dernier Dernieg des raisins, déclare M.Plante, l'ai envie de créer de nouveaux personnages.» Selon lui, on fait aujourd'hui un usage trop grand de la série.Il croit que ce phénomène, qui est une forme d'assurance-lecteurs, peut faire tomber l'auteur dans le piège de la facilité.D'où l'inégalité que l'on voit parfois dans la qualité des différents titres d'une même série.Mais un autre point entre sûrement en ligne de compte dans la disparition prochaine de François Gougeon : l'adolescent qui découvrait l'amour en secondaire V est devenu un cégépien vivant en appartement, se démenant avec les bons et mauvais côtés de l'indépendance.Comme le désirait Raymond Plante, François Gougeon a vieilli.Ce qui n'est pas un crime.mais qui n'est pas recommandé pour les héros qu'une longue carrière auprès des jeunes tenterait.« Le but des séries pour les jeunes est de créer des liens entre un personnage et un certain public, pas de faire vieillir un héros en même temps que ses lecteurs.Au-trement.quand viendrait le temps de la mise en marché du produit, on se retrouverait avec un problème de taille», dit Bertrand Gauthier.Les héros des séries jeunesse n'ont donc pas la vie facile.Malgré les aventures fantaisistes dans lesquelles les entraînent leurs créateurs, ils doivent rester très près de leurs lecteurs, pour que ceux-ci s'identifient à eux et que l'intérêt revienne livre après livre.Il leur faut également être intemporels.Intemporels pour «hors du temps», puisqu'ils ne vieillissent pas.Intemporels aussi parce que, le propre de la série étant de durer, le récit ne doit pas se démoder.Il est donc préférable de pousser la fiction jusqu'à appeler un groupe rock Macédoine, que de faire allusion à Vilain Pingouin.Mais ces contraintes ne rebutent pas les auteurs qui, au fil des aventures, sont «tombés en amour» avec leurs héros.Et avec leur public.«Les jeunes m'écrivent pour me demander pourquoi Michel Labre ne vient pas résoudre une énigme dans leur région, dit Madeleine Gaudreault-Labrecque.D'autres, quand je les rencontre, m'interrogent sur ce qui va se passer dans le prochain livre ou sur la date de parution du prochain roman.» RESTAURANT Fin» cuisine italienne et française JLâ \u2022 Ambiance \u2022 rytumas \u2022 chansons \u2022 bonne taoie -: i raisonnables \u2022 Tar>es d note tous >es SOtfS _ 220, boul.Crémazie Ouest Sortie Saint-Laurent OQQ QCQ/1 du boul.Métropolitain OOO'HDV* Dès le 8 septembre, tous les vendredi* et samedis, souper dansant ai ce Serge Duchesne, clavieriste-chanteur e Pr.» de p'werce J LE ROMANEGHE Spécialité roumaine et cuisine française Musique tzigane du mercredi au dimanche avec G ETA STÂNESCU Notre chef le pére Jean vous attend.5412, av.du Parc coin rue Saint-Viateur Pour reservation après 17 h les samedis et dimanches: 273-1437 FERME: LUNDI ET MARDI ¦¦ DEGUSTEZ LA FINE CUISINE FRANÇAISE CHEZ L'ANCIEN CHEF: LES DIVAS LA COLOMBE 554, Duluth Est 849-8844 APPORTEZ VOTRE VIN FESTIVAL DE CREVETTES ET FILET MIGNON Repas ,4FAC0NS, complet a partir de -r.- SAMEDI SOIR ?1295 DENIS LAVERGNE ET SES INVITES ri 106 musicales opérettes [.opui.iirey etc .Salles de réception disponibles Menus à prii spéciaux pour groupes 881, boul.de Maisonneuve Est Res 527-1221 le PIMENT ROUGE CUISINE SZECHWANNAISE DUNE CLASSE À PART «Du grand art culinaire chinois» «Un plaisir sans cesse renouvelé» Richard Bizier et Normand Harvey Au Jour le Jour (Radio-Canada) WINDSOR LAURIER Centre-ville de Montréal 1170.rue Peel 866-7816 Outremont 1020.av.Laurier ouest 272-2828 P&3SÎ2S jJZœdtés A 4 ou» COIN DES ENFANTS Poulet frit, hot-dog, mini-hamburger, spaghetti \u2022 Photo avec Big Bird \u2022 Spectacle de magie avec Philip le clown \u2022 Batlom de formes variées \u2022 Dessins animés el popcorn SEULEMENT 725$ COIN DES PARENTS \u2022 Buffet froid de 45 mvls SEULEMENT Desserts Irrésistible» A votre chois: brochette moelleuse grillée façon -mesquite' Agneau, boeuf, poisson ou pouleI ^450$ Réservations: 731-7821 poste 3010 m .«HOTEL LE rAWLON KHI 7700, ih.Cotr-dc-lieisr Sjint-l.iurrnt I Quebec) H4f IE7 (Sortie Montée- dc-licsse) K8 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 9 SEPTEMBRE 1989 Restaurants À Sainte-Adèle, une discrète et belle table FRANÇOISE KAVLER Discrètement situé au pied du Chanteclerc, hors les grilles mais toul eu bordure du lae.ee restaurent d'installation relativement récente semble bien elre un héritier de lit vieille truditiou hôtelière des Lmreuti-des.C'est a deux pas, d'ailleurs, que se tenait chaque année, à eette période «le Tannée, l'un des plus beaux, sinon le plus beau, salon culinaire.Celui des Luu-rentides auquel participaient les meilleurs euisiniers de cette region, pour le plaisir des yeux d'abord, pour celui des papilles ensuite, puisque c'était un salon-déguslation.Dans cette region de petites montagnes.La Vanoise, qui porte le nom d'une grande montagne, n'a pas utilisé ce prétexte pour monter un décor particulier.La maison est accueillante, peut-être parce-qu'clle a plus l'air d'une maison que d'un restaurant.Ses grandes fenêtres donnent sur le lac Sainte-Adèle et.pour une salle-a-manger.c'est le plus beau decor.On a meuble et décore les deux salles avec Hout et discretion comme si l'on voulait penser au confort plus qu'au coup d'oeil.Nappes blanches et bon mobilier sont, en tait, tout ce qu'il faut pour mettre une table en valeur.On dit que le potage est un indicateur sur de la qualité du repas.Le potage cultivateur de La Vanoise était un vrai.Une simple et bonne préparation où le houillon avait du goût, où les légumes coupes comme il se doit n'étaient ni trop, ni trop peu cuits et gardaient leur saveur lout en la communiquant.Bien servi, chaud, savoureux, il annonçait la suite.Potaqe cultivateur P3rfait de foie de volaille confiture d 01 gnons Terrine de truite fumée et caviar Noisettes d agneau au romarin frais Cuissot de laom provençale Mousse érable Feuilleté aux pommes Cafes Menu pour deux, avant vin taxe et service S4S Tout a fait différentes, parce qu'a l'opposé des saveurs, les deux entrées étaient aussi belles que fines.La Vanoise a conservé la présentation sur grande assiette blanche, élégante et dépouillée, mais ne tombe pas dans les excès « nouvelle cuisine».La terrine de truite fumée, relevée pur la couleur du citron et des oeufs rouges de poisson était délicate, d'une texture mousseuse, parfumée et non assomée par la fumée.Les oeufs, en craquant sous la dent, ajoutaient de la irai cheur à la douceur du poisson.Le parfait de foies de volaille, d'une légèreté moelleuse dans la texture, était dûment prononcé au goût, avec du mordant et de l'enveloppant.La confiture d'oignon, avec son sucre et son épaisseur dans la texture, se mariait parfaitement avec ce parfait.L'agneau au romarin frais fleurait bon.Ceux qui n'apprécient pas cette herbe ne devraient pas commander ce plat car il est fortement parfumé.l'herbe fraiche se promenant dans la sauce.Ceux qui l'aiment seront ravis.L'agneau était beau et tendre, cuit avec soin.La cuisse de lapin était si charnue qu'elle pouvait mériter l'appellation de «cuissot».C'était une belle viande, tendre, blanche, cuite parfaitement, mise en valeur par une sauce courte et parfumée.Les deux plats étaient garnis avec soin.Les desserts de La Vanoise sont aussi soignés que le sont ses plats.De petits morceaux de pommes caramélisés, tièdes, un coulis court de fruits rouge et.au centre, un feuilleté léger abritant une glace, c'était un chaud-froid harmonieux et délicieux; un gâteau léger assemblant génoise et mousse à l'érable sous une couverture fine de chocolat, c'était aérien et parfumé, un en- ¦ semble parfait pour mettre la sa-veur de l'érable en valeur.LA VANOISE 1261.Chemin Chantecler Sainte-Adèle 1514)229-4396 fax délice*, de Gc'jtronomie pékinoise '»£Cchoonnotie 1735, St-Dems 844-5542 (Membre de l'A.R.Q.) le ia*oir-fturt* au ivr*Kt* du sovoif*v»vre SP6CIALITES 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Tous les dimanches S«BUffE7-B8Ur1CH a partir de 11 h 12,50$ par peu.Prtëro de réserver t le vieux rafiot \\ 406, rue St-Sulpice, Vieui-Montrèal d Rés.: 288-7770 M 5# Buffet Vendredi, samedi et dimanche soirs des 17 heures Ron de Doeut à volonté Grand enotx Qe s.i .icî^s cnûi» a» piais enauds vari-ie «Je desserîs tne cale $12.99 MUSICIENS Venez déguster une bonne Sangria cet ete Cuisine française fable d'hote tous les lours SPÉCIAL 0E SEPTEMBRE QUEUES DE LANGOUSTE ABERDEEN Brunch Dimanche de 10 h 30 à 15 h Oeufs et crêper* prepares à voire goût Frais du four: Croissants.i::-: salade de tnon cil* saumon rose, salades assorties; boeuf bourgutgncn.saucisses.|dm-bon a i érable et ananas, b-icon.levés au lard oeufs brouilles, patisseries maisor «afade de fruit trais tus d orange inc ou cale EnfanlmoinsdelOans 50J: AVEC MAGICIEN $11.99 677-6378 295 ouest, rue Saint-Charles.Loncjuouil '.I
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