La presse, 26 septembre 1989, Sports
[" Sports \u2022 LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 26 SEPTEMBRE 1989 Les Blue Jays gardent leur mince avance page 3 ¦\u2014\u2014\u2022 UGUE AMERICAINE Division Est Mj G P Toronto.157 86 71 Baltimore .157 85 72 é Boston .156 79 77 éMilwaukee .156 79 77 éCleveland.156 71 85 éNewYork .156 71 85 éOetroit .157 57 100 é-éliminés Pet .548 .541 .506 .506 .455 .455 .363 Dtff.1 6 1/2 6 Vi 14 V2 14 Vfe 29 ¦iaé Après avoir raté 42 matches la saison dernière en raison d'une blessure a l'abdomen, Nilan semble aussi avoir retrouvé la forme.Nilan règle ses comptes avec Esposito «// a fait preuve de bêtise en congédiant Bergeron » page 5 OHOTO 8ERNATO BRAULT, U Prwn Le rendez-vous mondial du vélo: Montréal 1992 Vélo-Québec vient d'obtenir, à Copenhague, la présentation de la Conférence internationale Vélo mondial 1992.Pour la première fois depuis leur apparition en 1980, le congrès européen Velo City et la conférence américaine Pro Bike se tiendront conjointement.Le Tour de l'île, déjà le plus gros au monde, deviendra peut-être aussi le plus connu puisqu'il coïncidera avec Vélo mondial 92.page 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 26 SEPTEMBRE 1989 RÉSULTATS nici St Louis 2, Pittsburgh 4 Chicago 3, Expos 410m Philadelphie 2, New York 1 Atlanta 5, Houston 3 Cincinnati à San Diego, 22h05 S Francisco à L Angeles, 22h35 New York 4, Boston 7 Toronto 2, Detroit 0 Baltimore 5, Milwaukee 3 Minnesota 2, Chicago 10 Texas à Oakland, 221)05 I M \u2014 nier Cleveland 14, Cincinnati 21 A LA TELE Vancouver 3, Winnipeg 3 P BASEBALL: New York vs Boston à 19h35 ABC Ça va rouler en 1992! RICHARD CMARTIEK ¦ Montréal deviendra, du 13 au 16 septembre 1992, le point de mire mondial du cyclisme.Vélo-Québec vient en effet d'obtenir le feu vert pour la présentation conjointe des deux plus importantes réunions de concertation sur le vélo, le congres ( européen ) Veto City et la conférence (américaine) Pro Bike.Il s'agira d'une première puisque ces deux événements n ont jamais été tenus conjointement.La réunion de Montréal, a appris hier La Presse, s'intitulera «Conférence internationale Vélo mondial 1992» et attirera des représentants d'une trentaine de pays.Deux dirigeants de Vélo-Québec.Michel Labrecque et Jean-François Pronovost, sont rentrés ces.jours-ci de Copenhague où ils ont profité de leur participation au congrès Vélo City pour mener à terme la candidature de Montréal.« À Vélo-Québec, a expliqué Michel Labrecque, on a déjà prévu des réaménagements administratifs pour faire face aux nécessités de cette organisation de grande envergure qui s'étalera sur trois ans.» Labrecque, qui a eu l'idée originale de cette présentation, demeurera président du Tour de l'Ile mais cédera à Suzanne Lareau la direction générale du Tour.« Velo City et Pro Bike ont eu lieu pour la première fois en 1980 sans consultation préalable entre leurs organisateurs respectifs.Ces événements sont nés des préoccupations économiques et environnementales engendrées par K-s crises du pétrole des années 70 », a précisé celui qui devra maintenant relever le défi d'amener à Montréal les interlocuteurs les plus avertis de la planète en matière de cyclisme.Le Tour de l'île 1992 coïncidera avee le congrès Vélo mondial.Le plus gros événement cycliste au monde deviendra alors sans doute aussi le plus connu.Dans l'esprit de Michel Labrecque, Vélo mondial 92 devra avoir une portée significative et faire efficacement le point sur le moyen de transport le plus propre et le plus répandu dans le monde.Velo City et Pro Bike traitent principalement de l'option cycliste dans les transports urbains, de la problématique des centres-villes, des besoins d'aménagements cyclables et des tendances du parc mondial qui compte à l'heure actuelle quelque 700 millions de vélos.Dans ses démarches.Vélo-Québec compte déjà sur l'appui d'Air Canada et de la Société des transports de la Communauté urbaine de Montréal.« C'est une occasion sans précédent pour Montréal et le Québec, fait valoir Labrecque.Nous sommes mûrs pour aller plus loin et embarquer dans le débat les Îrands organismes mondiaux comme l'UNESCO, la EE et les interlocuteurs du débat Nord-Sud.» Les Expos retardent la fête Les Cubs s'inclinent 4-3 en dix manches ¦ Les Expos ont mis à profit leur vitesse sur les sentiers pour arracher une victoire de 4-3 en 10 manches aux Cubs de Chicago, hier soir au Stade olympique devant une foule de 10 305 spectateurs.Lors des deux dernières manches, les Expos ont amorcé des poussées avec des simples (Tom Foley et Mike Aldrete) pour ensuite voler le deuxième but (Otis Nixon et Rex Hudlër).La stratégie a été fructueuse puisqu'on a pu placer un coureur en position immédiate de marquer à l'aide d'un sacrifice (Spike Owen et Marquis Gris-som).C'était ensuite un jeu d'enfant de pousser le point au marbre.Nelson Santovenia l'a réussi à l'aide d'un ballon sacrifice en neuvième manche tandis que Jim Dwyer jouait le tour avec un simple en dixième manche.Cette victoire a entraîne une grande question! Pourquoi ne pas avoir pensé de cette façon-là au cours des semaines précédentes?Toujours-est il que Tim Burke en a profité pour porter sa fiche à 9-3 tandis que Les Lancaster (4-3) a encaissé le revers.Circuit de Dawson Les Cubs ont pris une avance de 1-0 en deuxième manche grâce au 20e circuit de la saison de Dawson.Dawson joue toujours bien contre les Expos.Outre son circuit, il a volé un double à Mike Fitzgerald en quatrième manche alors qu'il y avait un coureur sur les sentiers.Un cadeau de Fitzgerald a valu un deuxième point aux Cubs en cinquième manche.Avec Domingo Ramos pris en souricière entre le troisième but et le marbre, Fitz a tout simplement envoyé la balle au champ gauche! SOMMAIRE CHICAGO 3 EXPOS 4 (10 MANCHES) Jbpcjpp EXPOS Ne restait que des gauchers CHICAGO Wynne a____5'0 0\"0 Sandbefg2b_3 0 1 0 DwSmflicg___3 0 0 0 \u2022JcOe\"and«j.1 0 0 0 Dasceraocg.1 0 0 0 Grace 1t>-4 010 Dav.soncd-4 2 2 2 Sitar»_____301 0 Rame* ac______3 1 1 0 Wronar____30 1 0 Webster .1 00 0 Orardir.0 0 0 0 SUcMîel_____2000 Lancaster l._.2 0 1 0 Sanderson 1.0 0 0 0 M.WSamsl_.0000 Tottn .35 3 I 2 jopcipp Rames cg_______S 0 0 0 Marinezcc\u2014JOOO Mdrtacd_1 0 1 0 Hudtercu-0100 Galarraga lb.I 0 0 0 Brocks cd____2 0 2 0 Gnssomcc-1 1 0 0 0 1 0 .4010 .0 0 0 0 FtegaraMr.Burtwl- ChfCJQO.EXPOS Dwyerfo-1 0 1 1 Foley 2b-2 122 ONooncu___0 1 0 0 Nc*oa2b.-00 00 Oirenac________3 0 0 0 BSnwhl_____1 000 «Johnson (u._.1 0 0 0 ZSmthl_______0 00 0 Sartoverar_0 0 0 1 Total_31 414 __010 010 100 0-3 .000 011 001 1-4 P&nt gagrant après 1 retrait.E-ftoonU 0J-EXP0S 2.LSB-Ch-cago 6.EXPOS 112B-3roe*s 2.CC-Oawson 2 (21), Fotey i7e).BV-ONuon (36e).Hudiet (15e).S-Owen.Gris-soro.BS-Fotey Santoveruaia.Chicago ml SuteWf._.S'A Lancaster.3?Sanderson p 11-9 EXPOS BSm-tfi.ZSfith .E>jrteo>3 \u2022A 0 7 l'A 1% p pa 2 2 Mtï.éams a tait lace a 1 liappeur en 10e.APL-Raros par BScitti.Brooks par SuWrfe.ML\u2014 ZSmlft.Arfctre au marbre:.Engel; 1er but Rennert; 2e but: Punrje; 3e but B'ocklander.Ditee: 309.Assistance: 10.305.¦ « Buck (Rodgers) est venu me voir et il m'a demandé si j'avais a fro n té un lanceur gaucher au cours des derniers mois.Je lui ai tout simplement répondu que je ne me souvenais pas de la dernière fois que j'avais eu à me présenter au bâton contre un lanceur gaucher», a raconté Jim Dwyer, hier soir après avoir as-' suré la victoire aux Expos avec un simple aux dépens du rele-veur gaucher Mitch Williams en dixième manche.«Je n'avais plus le choix.Je n'avais plus de frappeurs droitiers disponibles sur le banc.Il nous restait uniquement des frappeurs gauchers», a, pour sa part, expliqué Rodgers.Le sort des Expos était donc entre les mains de Dwyer.«Je n'ai jamais affronté Williams, mais je le connais bien.Je l'ai vu lancer avec les Rangers du Texas et avec les Cubs», de dire Dwyer.«C'est pas compliqué avec lui.C'est un lanceur de puissance.Pas question de penser à l'endroit où il lancera la balle.«Ce gars-là manque de contrôle et il lance avec force.Il vous défie avec des rapides.Je voulais simplement éviter les tirs hauts qui aurait pu provoquer un ballon à l'avant-champ».roiey s ai in mm Tirant de l'arrière 0-2, Tom Foley a ramené les Expos dans le match.Il a tout d'abord cogné son septième circuit de la saison en cinquième manche.Puis, à la manche suivante, Foley produisait un autre point à l'aide d'un ballon sacrifice.Rick Sutcliffe, un cas douteux tout au long de la journée en raison d'un malaise à l'épaule, a donc réussi à limiter les Expos à deux points.Les Cubs ont repris les devants à la septième manche lorsque Dawson a réussi un circuit à l'intérieur des limites du terrain.Sur ce jeu, le voltigeur de centre Dave Martinez a effectué un attrapé spectaculaire.Il s'est blessé à l'épaule droite en donnant contre le sol.On redoutait une fracture de la clavicule au terme de la rencontre.L'arbitre- au deuxième but Paul Runge a jugé qe Maertinez n'avait pas gardé la balle dans son gant.Ce point inscrit contre Bryn Smith aurait pu lui valoir une défaite.Smith a lance un fort match, lui qui n'a pas signé une victoire depuiis le 27 août.Ce maigre point a tenu jusqu'en neuvième manche alors que les Expos ont finalement inscrit un point aux dépens de Les Lancaster.LE FILM DU MATCH DEUXIEME MANCHE Circuit de Oawson (pp).Cubs 1, Expos 0 CINQUIÈME MANCHE Après un retrait, Ramos est atteint par un lancer de Smith; simple de Wrona qui est retiré en tentant d'atteindre le deuxième but: Ramos est pris en souricière entre le troisième but et le marbre, mais l'erreur de Fitzgerald lui permet de marquer.Cubs 2, Expos 0 Circuit de Foley (pp).Cubs 2, Expos 1 SIXIÈME MANCHE Après un retrait.Brooks est atteint par un lancer de Sutcliffe.Simples de Wallach et Fitzgerald; ballon-sacrifice de Foley (pp).Cubs 2, Expos 2 SEPTIÈME MANCHE Après un retrait, circuit de Oawson (PP).Cubs 3, Expos 2 NEUVIÈME MANCHE Simple de Foley; Nixon court à sa place sur les sentiers et vole le deuxième but; sacrifice d'Owen; ballon-sacrifice de Santovenia (PP).Cubs 3, Expos 3 DIXIÈME MANCHE Simple de Aldrete; Hudler le remplace et vole le deuxième but; but sur balles intentionnel à Galarraga; sacrifice de Grissom; but sur balles intentionnel à Wallach; Williams remplace Lancaster au monticule; simple de Dwyer (pp).Cubs 3, Expos 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 26 SEPTEMBRE 1989 \u2022 3 Réjean Tremblay Ce serait une erreur de congédier Rodgers Dave Dombrowski tente de minimiser les grandes qualités de son gérant Samedi matin, New York.Il fait une chaleur pesante, suffocante.La chemise colle sur la peau et on est mal dans ses vêtements des qu'on met le nez dehors.Samedi matin, New York.Le Howard Johnson.42c rue, juste en face du Grand Hyatt.Quelques joueurs des Expos ont décidé de manger oeufs, bacon, toasts et café à $4,95 au lieu d'un croissant avec café à $12 au Hyatt.On a beau être millionnaire, on n'est pas obligé de se faire voler.Au bout du comptoir, un homme boit une tasse de café en lisant son journal.Ses cheveux sont poivre et sel, avec plus de sel qu'il y a trois semaines à peine.Buck Rodgers a beaucoup vieilli depuis le mois de juillet.|e le jure, sans exagération, il a même vieilli depuis les trois dernières défaites à Chicago.Cet homme qui se tourmente, va peut-être être congédié cette semaine.Et ce sera une erreur et une injustice.Et Dave Dombrowski va s'engager dans une voie sans issue s'il décide de sauver «son honneur» en sacrifiant Rodgers.Ceux qui devraient payer, ce sont les joueurs.Or, ils ont gardé une bonne humeur qu'ils n'arrivent pas à camoufler.Samedi avant le match, Tim Raines se réchauffait en dansant au rythme des haut parleurs du Shea Stadium.D'autres se tiraillaient gentiment.Des matous qui sentent arriver la période des chaleurs.Les chaleurs de la Californie ou de la Floride.C'est Rodgers qui a les traits tirés.C'est lui qui fait son mca culpa.Et personne ne l'appuie comme il le mériterait.l'ai posé des questions â Dombrowski.En fait, c'était toujours la même question sous différentes formes.Jamais il n'a donné le moindre soupçon d'appui à Rodgers.En clair, ça veut dire que Rodgers doit se battre pour terminer la saison sans la moindre arme pour survivre.Première erreur.Les Expos devraient tirer une leçon de la politique des Dodgers de Los Angeles.Walter Alston a été gérant pendant 25 ans et Tommy Lasorda lui a succédé il y a 13 ans.Les joueurs ont beau se lamenter, se traîner les pieds pendant des périodes plus ou moins longues, ils savent qu'ils n'auront pas sa peau.Et les choses se replacent.C'est le moment ou jamais de passer le message aux prima donna des Z'amours.Ils n'auront pas toujours la peau d'un gérant pour excuser leurs propres erreurs.Deuxième erreur.Buck Rodgers est plus populaire que n'importe lequel de ses joueurs.Les Expos ont payé très longtemps aux guichets le fait d'avoir échangé Gary Carter.Déjà que le sentiment d'appar- tenance est quasi nul entre les joueurs et les partisans, faudrait-il céder à la panique en sacrifiant le meilleur ambassadeur de l'équipe?Un tien solide qu'il faudrait remplacer par un «tu l'auras» qui va être de toute façon à la merci des joueurs.puisque la première erreur aura déjà été commise! Je n'ai pas aimé que Dave Dombrowski tente de minimiser les grandes qualités de Rodgers: «Buck est peut-être le meilleur gérant du baseball en ce qui regarde les relations avec les médias et les partisans.Mais il faut s'assurer qu'il a les qualités dont nous avons besoin sur le terrain.|e suis encore en période de réflexion.Il faut examiner tous les aspects de la question», a répondu Dombrowski de 12 façons semblables.Le jeune directeur général des Expos peut offrir Rodgers en sacrifice.Il commettra une erreur et une injustice.Et il aura investi tout son capital de tolérance.Après?Je n'aimerais pas être dans ses souliers si les Expos ne font toujours pas mieux avec «son» nouvel homme.Rodgers mérite de revenir.Il mérite qu'on le dise tout de suite.Fernandez retrouve la mémoire.Key offre une performance impeccable contre les Tigers DENIS ARCANO Malgré son beau plongeon, Rick Wrona a été retiré au deuxième coussin par Tom Foley, des Expos.Wrona a tenté d'étirer un simple.DETROIT ¦ Tony Fernandez, qui avait oublié d'aller au bâton samedi, y a pensé hier.Fernandez a frappé un circuit de deux points en deuxième manche et les Blue Jays ont battu les Tigers de Detroit, 2-0.Jimmy Key (13-14) a connu une soirée impeccable, un peu dévaluée, évidemment, par l'identité de l'adversaire, qui participe actuellement à une enlevante course pour la dernière place des' majeures avec les Braves d'Atlanta.En sept manches.Key n'a donné aucun but sur balles et a retire neuf frappeurs au bâton, un de moins que son sommet personnel.Les Orioles gardent le pas d'apris AP MILWAUKEE ¦ Les Orioles de Baltimore sont demeurés à une partie des Blue Jays de Toronto dans la division Est de la ligue Américaine en l'emportant par 5-3 sur les Brewers de Milwaukee, hier soir.Les Orioles et les lays se disputeront une série capitale ce week-end.Pete Harnisch a mérité sa première victoire depuis le 7 septembre en limitant les Brewers à trois coups sûrs en six manches et un tiers.Mark Williamson a ensuite retiré les cinq frappeurs qu'il a affrontes puis la recrue Gregg Oison n'a concédé qu'un coup sûr en neuvième manche, méritant ainsi sa 27e partie sauvegardée de la saison.Les Blue Jays, vainqueurs des Tigers par 2-0 plus tôt en soirée, et les Orioles disputeront chacun deux matches avant d'entamer leur duel de trois matches à Toronto.La victoire des |ays éliminait les Brewers qui tirent maintenant de l'arrière par six parties et demie sur les meneurs.Les Tigers, qui jouent aussi mal que les Expos, ont fracassé la marque des 100 défaites.Ils ont été copieusement hués par la foule de 15 990 spectateurs, et ce dès le moment de leur arrivée sur le terrain.Évidemment, la ville canadienne de Windsor est à dix minutes du Tiger Stadium, mais les gens de Detroit ont eu de nombreuses raisons de se joindre aux huées.Les Blue lays, eux, ont fait un pas de plus vers le championnat de la division Est de l'Américaine et leur «numéro magique» est désormais de cinq parce que les Orioles de Baltimore ont triomphé, 5-3, à Milwaukee.Derrière le muret «L'oubli» de Fernandez était survenu lors de la défaite de 4-1 des Jays contre les Brewers de Milwaukee, dimanche, lorsque Kelly Gruber a dû aller frapper à sa place.Impossible de savoir, avant le match, si l'cmbarassant impair aiguillonnerait Fernandez lors de la rencontre.Le joueur d'inter, un des nombreux soupe-au-lait qui peuplent le vestiaire des Blue Jays, a répondu par un grognement monosyllabique lorsque ses commentaires sur ce sujci ont été sollicités.Quoi qu'il en soit, Fernandez était bien là à son premier tour au bâton hier, et il avait même pris la précaution de se munir d'un bâton.Avec un compte de 2-2 et Fred McGriff au premier but en vertu d'un but sur balles, Fernandez a propulsé le lancer du jeune Brian Dubois derrière le muret du champ gauche.La meilleure chance des Tigers s'est produite en première manche, lorsque Gary Pettis et Allan Tram-mull se sont placés en position de marquer.Mais les trois frappeurs suivants ont eu l'air de Hubie Brooks.Tom Hcnke a obtenu sa 18e victoire protégée de la saison.Les Orioles ont gagné à Milwaukee.Par conséquent, il n'existe plus de possibilité que les Blue Jays s'assurent du championnat avant leur dernière série de la saison, à Toronto ce week-end contre Baltimore.Les Orioles auront donc la chance de rejoindre les Blue Jays ou même de les devancer en balayant les honneurs ou en remportant la série à Toronto.LE HLM DU MATCH DEUXIÈME MANCHE But sur balles à McGriff; après un retrait, circuit de Fernandez (2 pp).Blue Jays 2, Tigers 0 4 \u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 26 SEPTEMBRE 1989 Vont-ils s'écraser?Les Blue Jays n'aiment pas qu'on leur rappelle l'échec de 1987 DENIS DETROIT ¦ Le poids de l'histoire, les Québécois en savent quelque chose, n'est pas toujours facile à porter.Dans le sport, c'est pareil.Pour les Blue Jays de Toronto, qui ont pourtant gagné en I985, l'histoire n'a pas la force invisible qu'elle a pour les Dodgers de Los Angeles, les Yankees de New York, le Canadien ou les Celtics de Boston.Gaston: «Pas d'inquiétude avec Key.» DETROIT ¦ Cito Gaston n'avait que des éloges pour son lanceur partant, Danny Key.«Même quand il a commencé le match en mettant un gars au troisième et un autre au deuxième, je n'étais pas vraiment inquiet, a indiqué le gérant.Ni l'un ni l'autre des deux coups n'a été frappé très fort.» « D'ailleurs, il s'en est sorti et n'a plus rien accordé aux Tigers après cela.Nous avons toujours une bonne chance de gagner lorsque c'est lui qui lance.» La mention des Tigers a obligé Gaston à commenter un sujet qu'il aurait manifestement préféré éviter, soit la 100e défaite du Detroit: «)e crois que c'est seulement la troisième fois que ça se produit à Detroit.Euh, 100 défaites, c'est vraiment remarquable.» Sparky Anderson, dans l'autre vestiaire, a au moins laissé voir qu'il conservait un certain sens de l'humour à travers cette saison qui l'a pourtant rendu malade plus tôt: «N'ajustez pas vos appareils, ça se pourrait que je fracasse l'ancien record.» Le record de médiocrité des Tigers est de 104 défaites, établi en 1952, lorsqu'une saison ne comptait que 154 matchs au lieu de 162.« En tout cas, je ne vais certainement pas me fatiguer avec ça.Si cette tuile-là nous tombe également sur la tête, je l'encaisserai elle aussi.» Tony Fernandez, auteur d'un circuit de deux points, n'avait pas grand-chose à dire sur les deux sujets dont tout le monde voulait l'entretenir hier: son circuit et; surtout, son absence au bâton la veille, qu'il avait alors refusé d'expliquer.«Ce circuit était plus important pour l'équipe que pour moi », a-t-il indiqué.D.A.Dans le petit monde qui suit les lays, la portion d'éternité dont on parle plus ces jours-ci est la dernière semaine de septembre 1987, et elle se résume à la question suivante: vont-ils encore s'écraser?En 1987, les Blue {ays avaient laissé filer une avance de trois parties et demie en perdant leurs sept derniers matchs.Ici même à Detroit, ils étaient arrivés avec une avance d'un match sur les Tigers, contre lesquels ils avaient perdu trois fois.Ils s'étaient taillé une renommée d'innovateurs dans l'art de perdre en dépit d'un talent supérieur, à deux doigts du titre.Les joueurs n'aiment pas qu'on leur rappelle cet échec: «Tout le monde a une opinion là-dessus», a déclaré le troisième-but Kelly G rubor.«De la même manière que tout le monde a une paire de fesses.» «Mais il faut mettre les choses en perspective, ajoute-t-il.On jouait sans Tony Fernandez, qui avait subi une fracture d'un coude, et notre cinquième frappeur (le receveur Ernie Whitt) était également sur la liste des blessés.» Cito Gaston, le gérant dés Jays, dit qu'il n'a pas senti le besoin de parler du facteur choke à ses joueurs.«De quoi parlerait-on?Les gars savent que les deux séries sont le moment le plus important de l'année jusqu'à présent, a-t-il déclaré.Et ils savent que nous avions dû remplacer nos blessés par deux jeunots.«Ces histoires d'équipes de chokers sont répandues dans les journaux et dans le public, mais très peu chez les joueurs de baseball », a assuré Gaston.Il y a une semaine, les Blue lays avaient une priorité de deux matchs et demie sur les Orioles.Leur avance n'était plus que d'une partie avant les matches d'hier.Avant le match.Sparky Anderson a été ambivalent au sujet de l'occasion qu'ont les Tigers de nuire aux Blue lays, qui termineront leur saison à Toronto contre les Orioles.«Je vais essayer de les battre, a-t-il indiqué, l'aimerais donner une chance aux Orioles.À ce moment-là, ils (les deux équipes) devraient s'affronter à la fin et régler ça entre eux.«Ce serait la vraie manière de faire les choses.«Mais que ce soit parfaitement clair, a-t-il souligné.Nous sommes à 978 matchs de la tête et ce n'est pas l'idée de détruire quelque chose de beau pour une autre équipe qui m'excite.|e veux gagner, mais pas pour ça.«C'est dommage que nous jouions contre les Blue jays: compte tenu de notre saison, je trouve que nous ne méritons même pas la chance de gâcher .Içgr.saison,».Les Cards se butent aux Pirates Associated Press Les Expos étant éliminés, le lanceur Pascual Perez n'a pas toujours regardé ce qui se passait sur le terrain, dimanche, à New York.Il était coiffe d'un bien drôle de chapeau.PHOTO AP PITTSBURGH ¦ Burry Bonds a claqué un circuit de deux points tandis que Benny Distefano et Mike La-Valliere ont frappé des circuits consécutifs à la deuxième manche, hier, lorsque les Pirates de Pittsburgh ont défait les Cards de Si.Louis, 4-2.Les Cards encaissaient une deuxième défaite a leurs neuf derniers matchs.À la suite du revers des Cards, le chiffre magique des Cubs de Chicago est deux.Les Cubs et les Cards s'affronteront trois fois à St.Louis en fin de semaine.Pendant ce temps à New York, les Phillies de Philadelphie éliminaient les Mets de la course au championnat en l'emportant 2-1.Tom Herr a porté le coup de grâce en claquant un circuit de deux points, à la huitième manche.Bob Ojeda (13-11), le lanceur perdant, n'a donné que deux coups sûrs jusqu'à la huitième.Zimmer: «En 1982, je croyais ma carrière de gérant terminée» PIERRE 1APOUCEUR_ ¦ «On ne sait jamais».Voilà bien une petite phrase qui résume la vie d'un gérant dans les ligues majeures.Les deux gérants en présence, hier soir au Stade olympique, Don Zimmer, des Cubs, et Buck Rodgers, des Expos, en savent quelque chose.Rodgers vit actuellement ses moments les plus difficiles avec les Expos.Il ne sait même pas s'il sera de retour la saison prochaine.«La décision n'a pas encore été prise.|e suis intéressé à rester avec les Expos.Mais la décision ne m'appartient pas», a-t-il dit.Pourtant, Rodgers était le gérant de l'année dans la ligue Nationale en 1987, lui qui a représenté les Expos au match des étoiles au cours des deux dernières années.Zimmer, lui, connaît les plus beaux moments de sa carrière.Il est sur le point de remporter son premier championnat de division.D'ailleurs, il sera sûrement choisi à titre du gérant de l'année dans la ligue Nationale.«Au terme de la saison I982, lorsque les Rangers du Texas m'ont congédié, je croyais bien que ma carrière de gérant était terminée», raconte Zimmer.« La mode était aux jeunes gérants, l'acceptais la situation et j'étais heureux pour ces gars-là.«Je me suis trouvé un poste d'instructeur avec les Cubs sous les ordres de Jim Frey.Puis, j'ai travaillé avec les Giants.J'étais heureux.J'ai apprécié de travailler pour des gars comme Bob Lurie (propriétaire).Al Rosen (directeur général) et Roger Craig (gérant).«Jim Frey a ensuite été nommé directeur général des Cubs.Les gens ont dit que je serais le prochain gérant des Cubs parce que nous étions des confrères à l'école secondaire.«J'espère qu'il m'a choisi pour mes talents d'homme de baseball.L'amitié n'a rien à voir dans cette décision.Jim (Frey) n'avait pas le droit de se tromper.Il venait d'obtenir le poste le plus important de sa carrière.» Frey a pris la bonne décision.Zimmer est pourtant le même homme qui a été limogé à San Diego, Boston et au Texas.Mais, on ne sait jamais lorsqu'il est question d'un gérant.Parlez-en à Rodgers! AU MONTICULE AUJOURD'HUI ¦ La saison tire à sa fin pour les Expos au Stade olympique.Mais les véritables amateurs de baseball apprécieront sûrement la confrontation de ce soir (19 h 35) entre Greg Maddux (18-12), des Cubs de Ch icago, et Dennis Martinez (16-6), des Expos.La grande question pour Martinez est de savoir s'il pourra remporter cette 17e victoire pour établir une marque personnelle dans les majeures.Martinez présente une fiche positive contre les Cubs cette saison: 2-1 et une MPM de 2,14.En carrière, son rendement est de 6-2 (MPM 3,75) contre les Cubs.Maddux en sera à son quatrième départ en 1989 contre les Expos.Sa fiche est de 2-1 et sa moyenne de points mérités de 2.82.En carrière, Maddux présente un dossier de 7-6 face aux Expos, mais il a certes redressé la situation la saison dernière.Il avait alors battu les Expos à ses trois départs.Les Expos disputeront leur dernier match local, demain soir.Mike Biclecki (17-7), des Cubs, et Pascual Pcrez (9-13) seront les lanceurs partants.P.L. LA PRESSE.MONTREAL, MARDI 26 SEPTEMBRE 1989 Richard Hétu I L'univers de Nilan est rempli d'amour et de haine L'attaquant a passé l'éponge sur certains épisodes houleux de son séjour à Montréal NCW YORK Dans l'univers de Chris Nilan.il y a du blanc et du noir, de l'amour et de la haine, des amis et des ennemis.Au cours d'une entrevue récente, réalisée après une partie hors-concours opposant les Rangers de New York aux Devils de New lersey.le mauvais garnement du hockey a accepté de mettre à jour la liste de ses sentiments les plus tranchants.Apres sa famille, qui comptera prochainement un troisième enfant, Nilan aime beaucoup Michel Bergeron et le Canadien.Lès Rangers?Aussi, bien sûr, mais seulement dans la mesure où l'équipe de la division Patrick peut lui offrir la sécurité dont il a besoin à l'âge de 31 ans.Du moins est-ce l'impression qui se dégage quand on lui parle.Nilan déteste Phil Esposito et Jean Perron, il a déjà été à couteaux tirés avec les journalistes de La Presse, mais il semble avoir passé l'éponge sur certains épisodes houleux qui ont marqué son séjour à Montréal.Après avoir raté 42 matches la saison dernière en raison d'une blessure à l'abdomen, Nilan semble aussi avoir retrouvé la forme.Il a subi avec succès une intervention chirurgicale au cours de l'été dernier à Vancouver et il attend avec impatience le début de la saison régulière.Une saison qu'il n'était pas certain d'entreprendre dans l'uniforme des Rangers.Espo voulait l'échanger Nilan raconte: «Mes problèmes avec Esposito ont commencé le jour où Michel Bergeron a été congédié.Après le match que nous avions disputé à Pittsburgh, j'avais déclaré à un journaliste de la télévison que Michel avait été mon deuxième meilleur coach en carrière.Phil n'avait pas apprécié ce commentaire».Dès lors, poursuit Nilan, des rumeurs ont commencé à circuler dans l'entourage des Rangers selon lesquelles Esposito l'échangerait au terme de la saison.L'ancien ailier droit du Canadien n'aurait pas rechigné longtemps si on l'avait envoyé à Montréal ou à Boston, où il est né.mais il craignait de s'en aller à Winnipeg ou dans un autre endroit triste du genre.«Historiquement, commente Nilan.Esposito s'est débarrassé des joueurs qui ont fait ou dit quelque chose qu'il n'aimait pas.l'étais pas mal certain qu'il m'échangerait.Mais je n'étais pas intéressé a aller n'importe où.le n'ai plus 22 ans.» Nilan a été rassuré à la fin de mai dernier quand Esposito a été relevé de ses fonctions et quand lack Dillcr, le vice-président des Rangers, lui a dit qu'il n'avait aucune intention de l'échanger.Ceci étant dit.Milan n'est pas prêt d'oublier le peu de temps qu'il a passé à New York sous les ordres du grand Phil.Il ne faut pas l'écouter longtemps pour comprendre qu'il n'a plus de respect pour l'ancienne vedette des Bruins de Boston.«Les Rangers n'ont jamais eu la chance de bâtir quoi que ce soit quand Esposito était directeur general, déclare Nilan.Il ne cessait pas d'effectuer des échanges.Il voulait gagner sur-le-champ.Mais ça ne marche pas comme ça dans la ligne Nationale aujourd'hui.Regardez combien d'années les Fiâmes ont mis avant de gagner la Coupe Stanley.» Nilan ajoute: «Les Rangers ont été diminués par les blessures l'an dernier, mais une large part de leurs ennuis vient des conflits entre Phil et Michel.Michel est un gars fier, Phil est un gars fier.Mais Michel avait été embauché pour diriger l'équipe et Phil remettait constamment ses décisons en question.Il était toujours dans le corridor menant au vestiaire, gueulant ses encoura- Chris Nilan s'est opposé à la décision de Phil Esposito de congédier Michel Bergeron.Dès lors, les rumeurs ont circulé à New York selon lesquelles les Rangers échangeraient l'ailier droit.Nilan a été rassuré en mai lorsqu'Esposi-to a été limogé.PHOTO CP «Perron pense qu'il connaît le hockey.» ¦ Chris Nilan s'ennuie du Canadien.Demandez-lui quelle est la différence entre Montréal et New York pour un hockeyeur et il se fait nostalgique.«Les partisans sont plus survoltés à New York, déclare d'entrée Nilan.A l'extérieur de la glace, la différence est aussi grande.On ne vit pas en ville.On ne pratique jamais au Madison Square Garden.C'est difficile.Le jour d'un match local, on reste à l'hôtel.À Montréal, on s'entraînait presque toujours au Forum.Et il y avait toute cette tradition entourant le hockey.«|c n'ai jamais voulu quitter Montréal, ajoute Nilan.Mais je dois tirer le meilleur profit de ma présente situation.» Avec une telle attitude, il est évident que Nilan ne donnera jamais l'absolu- tion à lean Perron, qui avait demandé à Serge Savard de le débarrasser de son policier récalcitrant au cours de la saison 1987-1988.«Je pense toujours qu'ils ont fait une erreur en m'échangeant, dit Nilan.Les choses n'ont pas changé chez le Canadien après mon départ.En fait, elles se sont probablement détériorées.La preuve, c'est qu'ils ont congédié Perron.» Nilan ajoute: «Perron pense qu'il connaît le hockey, mais c'est faux, le sais qu'un gars n'a pas besoin d'avoir joué dans la ligue Nationale pour connaître le hockey, mais Perron ne sait rien du hockey professionnel.Il avait un gros ego, c'est tout.Et il est aujourd'hui là où il doit être, bien qu'il bousillera sans doute aussi sa chance dans le journalisme».gements aux joueurs.Quand j'étais ù Montréal, j'étais chanceux si je voyais Serge Savard une fois par semaine.» Nilan estime qu'une minorité de joueurs s'est réjouie quand Esposito a congédié Bergeron deux matches avant la fin de la saison.Mais la majorité n'a pas accepte l'attitude cavalière du directeur général, comme l'a prouvé l'élimination en quatre matches des Rangers face aux Penguins de Pittsurgh.«l'ai vécu plusieurs moments turbulents à Montréal, mais je n'ai jamais vu une équipe aussi bouleversée que les Rangers à la fin de la saison dernière, dit Nilan.Esposito a peut-être compté plusieurs buts dans sa carrière, mais il n'a pas fait preuve d'un grand sens du hockey en agissant comme il l'a fait.Il a plutôt fait preuve de bêtise.» « Bergeron est le meilleur gars du monde» ¦ «Quand on joue à Montréal, on se doit de détester Michel Bergeron et les Nordiques.Mais je suis certain que les joueurs du Canadien trouveraient que Bergeron est le meilleur gars du monde s'ils le rencontraient ou s'ils jouaient sous ses ordres.» Dans la ligue Nationale, Bergeron ne doit pas avoir de plus grand fan que Chris Nilan.qui parle de l'entraîneur des Nordiques comme s'il était la réincarnation de Mahatma Gandhi.«Michel a été bon avec moi, dit Nilan.Il me parlait.Il me traitait comme un joueur, pas seulement comme un bagarreur.Il avait du respect pour moi.Parfois, il me retirait de la glace s'il s'apercevait que je risquais de me battre.Il ne m'a jamais ordonné de me battre.» Nilan laisse entendre que Bergeron était plus qu'un entraîneur pour lui.«C'était plaisant d'être dans l'entourage de Michel, dit-il.Il faisait des blagues avec les joueurs, il avait un très bon sens de l'humour.Nous allions parfois jouer au golf ensemble, jamais il ne pourra faire ça à Québec.Dans un sens, c'est presque triste.» Des ennuis avec les jeunes Nilan reconnaît tout de même que Bergeron ne faisait pas l'unanimité au sein des Rangers.Comme à Québec, le Tigre a eu de la difficulté à s'entendre avec ses jeunes joueurs.«Michej était un peu difficile, dit Nilan.Il était plus exigeant pour les jeunes joueurs.Mais tout ce qu'il voulait c'était de voir les gars travailler fort.C'est tout ce qu'il demandait.«l'ai toujours respecté cette attitude parce que j'ai moi-même toujours eu à me battre pour obtenir ce que je voulais, ajoute Nilan.C'est peut-être pour ça que Michel et moi nous entendions si bien.Nous sommes deux bagarreurs.» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 26 SEPTEMBRE 1989 Robert Duguay «Si Bonnamie perd, on est tous morts.» Organiser une soirée de boxe n'est jamais simple et celle de demain soir au centre Paul-Sauvé ne fait pas exception.«En voyant monter George Munroe dans l'arène, Jacques Chcvrier a presque fait une crise de nerfs et il a menacé de can ce 1er le combat», nous a expliqué un Régis Lev esq ue encore tout bouleversé hier après-midi, lui qu'on ne bouleverse pourtant pas facilement.L'objet du litige: les deux pouces et demi supplémentaires de Munroe qu'on avait annoncé à 6*1\" et qui fait en réalité tout près de 6'4\".Quelques centimètres de plus ou de moins ne changent pas un homme, direz-vous?Ça dépend.En boxe, six-sept centimètres, c'est énorme si l'on considère que la longueur des bras de l'homme est proportionnelle à la hauteur dudit homme (sauf dans le cas des manchots et des culs-de-jatte, bien entendu).Mais revenons à la soirée de demain.Alain Bonnamie, le protégé de Chevrier, affronte Munroe en finale et de l'issue de ce combat dépend l'avenir immédiat de la boxé à Montréal.Aussi gros que ça ! «Si Bonnamie perd, on est tous morts et je n'ose plus jamais me promener sur le pont lac-ques-Cartier», affirme Lévesque.Buck doit rester Le combat sera-1-il truqué?Lévesque s'en défend bien.«Si Munroe avait eu a se coucher devant quelqu'un, il l'aurait fait bien avant aujourd'hui».Or, Munroe est resté debout pendant 10 rounds devant l'ex-champion canadien des moyens, Jacques Leblanc, et pendant 10 rounds aussi devant Danny Winter, le premier aspirant à la couronne.« Mais je ne te cache pas que si Alain le descendait en 15 secondes, nous serions tous aux petits oiseaux», a ajouté Lévesque.La soirée de demain coûte $54 000 au promoteur Roger Martel.«Nous prévoyons une assistance de 2 500 personnes, explique Lévesque.Avec des billets à $ 10, à peine plus cher que deux paquets de cigarettes, nous prévoyons que ça va se bousculer aux guichets le soir du combat.La pesée officielle a lieu à midi, deux heures après l'ouverture des guichets.Denis Sigouin, Serge Charette, Normand Pearson et Michèle Moffa sont les autres combattants locaux inscrits à cette carte, en plus de huit amateurs.¦ On a oui dire entre les branches du buisson que Buck Rodgers tomberait dès demain.C'est un scandale contre lequel je m'élève de mes six pieds et des poussières, de même qu'une injustice.Scandale et injustice aussi, les rasoires Remington, les caméras Canon, brosses à dents électriques et autres récompenses remises aux «joueurs du match» à la télé.Aux salaires qu'ils gagnent, ces petits animaux-là s'achètent toutes les bébelles qu'ils veulent quand ils veulent et quand ils les brisent, ils en achètent d'autres.Ce n'est pas la faute à Buck si les Expos ont une fiche de 52-55 pour les matches disputés le soir.Ne cherchez pas plus loin la cause de leurs insuccès.De bric et de brocet de bric ¦ Chaque dimanche de marathon, le même phénomène se produit: je regarde le show à Radio-Canada et je rêve du jour où notre télé sportive va pouvoir produire une deuxième émission de cette qualité-là, agréable à regarder et à écouter du début à la fin.Merci M.Garneau, M.Qucnncvil-le, M.Camille, Mme Turcotte et tous les autres.On chuchote d'autre part dans les buissons que le marathon disparaîtrait, faute de commanditaires.Ce serait bien dommage.O Parlant de bonne télé, souffrez que je vous suggère «Me-nik rencontre» que Quatre-Saisons a astucieusement récupéré de TVSQ et qui nous offre des moments qui seront bientôt classés monuments: de -la finesse, de la rigueur, de l'information pertinente, de la technique.On en redemande.O Les Expos entreprennent leur saison 1990 le 3 avril au Bidet contre les Cards de St.Louis et si j'ai bien compris, ça va vous coûter $ 1 de plus en moyenne pour y siéger.Brave peuple qui ne rouspète jamais.^ Quelle est la plus jeune golfeuse à avoir remporté un tournoi de la LPGA, de quel tournoi s'agit-il et en quelle année l'a-t-clle remporté?Si vous connaissez la réponse à cette question tout à fait inutile, vous me la faites parvenir à LA PRESSE, 750 Saint-Laurent, H2Y 1K9 et j'offre un beau cadeau, je ne sais pas quoi, peut-être bien un billet de hockey, au commentaire le pfus pertinent.Soyez.brefs.Un peu d'exotisme ¦ Spori-, Illustrated a recensé depuis 1980 et dans les 650 plus grandes publications américaines (journaux, magazines, agences de presse) tous les articles qui traitaient grosso modo de baseball.Voici la liste des sujets les plus populaires avec, entre parenthèses, le nombre d'articles qui y sont consacres: 1) drogue (6 071 ); le nom de Dave Parker y revient le plus souvent.655 fois 2) disputes salariales (2 459) 3) les grèves de joueurs (2 196) 4) les violations de règlements (1601) 5) George Steinbrenner (1 592) 6) le racisme ( I 381 ) 7)PeteKose(l 364) 8) Bo Jackson ( I 083) 9) L'installation de lumières au Wrigley Field (773) 10) Rose à la poursuite du record de Ty Cobb ( 578 ) 11) Steve Garvey et les femmes (522) 12) Wade Boggs et Margo Adams(303) Rencontrez donc Dexter.Mme Elizabeth Taylor ne gardera pas un très bon souvenir de sa première partie de football.Escortée par Jerry Jones, le propriétaire des Cowboys de Dallas, elle s'était pourtant avancée d'un pas allègre jusqu'au centre du terrain, dimanche, afin d'y procéder au tirage au sort traditionnel.Elle a choisi «tête» mais Dexter Manley, le subtil ailier défensif des Redskins, s'en est mêlé, il a adressé des gros mots à un peu tout le monde et il a fallu tout recommencer.Mme Taylor est partie après le premier quart ¦ promoter ¦ sa nouvelle fragrance en des lieux plus civilisés.p\"0™ ap Orfôrd a-t-il perdu le nord?B «La station touristique du Mont Orford ferme neuf pistes et augmente en moyenne de 24,1 p.cent le prix des billets de saison pour les familles!!! M.Fernand Magnan aurait-il perdu le nord?», écrit J.-M.Tremblay pour un groupe de skieurs mécontents.Nous avons tenté d'entrer en contact avec M.Magnan mais vu son absence, nous nous sommes plutôt entretenus avec une jeune fille fort sympathique qui a mis les choses au point.Les hausses de prix telles que décrites par M.Tremblay sont exactes.«Nous avons ajusté nos prix à ceux des montagnes avoisinantes », nous a expliqué la jeune fille fort sympathique.Pour ce qui est de la fermeture de pistes, il y a nette exagération.«Nous avons fermé neuf bouts de pistes, corrige la jeune fille, des bouts de pistes, que nous n'étions pas en mesure d'entretenir mécaniquement et que nous avons préféré fermer complètement plutôt que de les laisser sans entretien.» «II ne faudrait pas oublier que la compagnie de gestion Orford a été largement subventionnée à même les deniers publics (plus de S15 millions depuis 1984)», termine M.Tremblay.Nous tenterons de rejoindre M.Magnan demain.Pensée de la nuit ¦ Une statistique sur laquelle les amateurs de football devraient réfléchir sur le long autant que sur le large: parmi les quarts-arrières de la NFL, la saison dernière, c'est le moins mobile, Dan Marino, qui a subi le moins grand nombre de sacs, six; le plus «alerte», Randall Cunningham, en a subi le plus, 57.Marino en 606 passes tentées, Cunningham en 560.Les autres: Esiason 5Ù388, Wilson 33/532, Everett 28*517, Montana 34597.+ »»«*»» **»\u2022*»»»\u2022» \u2022 I » t .iii»»*.***»\u2022*\u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 26 SEPTEMBRE 1989 LE CANADIEN À L'ENTRAÎNEMENT Quatre matches en 36 heures ¦ Pour les prortétaircs du Canadien, ce voyage en Abitibi est une opération commerciale très profitable.Mais le profit est-il aussi au bout des comptes dans la colonne sportive?Les joueurs du Canadien auront joue quatre matchs en 36 heures lorsqu'ils arriveront A Dorval vers minuit ce soir.« Il ne faut pas oublier que les matchs sont beaucoup.moins longs que les parties régulières, a toutefois expliqué le directeur général Serge Savard.Les périodes ne durent que 15 minutes et le chronomètre ne s'arrête pas à chaque arrêt du jeu.Les gars ne restent sur la glace qu'une heure et demie chaque fois.« Ça toujours été l'habitude de pratiquer deux fois par jour.le ne crois pas que le programme de notre voyage soit trop chargé.» Pat Burns croit lui aussi que ses hommes ne sont pas appelés à produire un effort trop grand.« Les gars préfèrent jouer des parties simulées, à leur rythme, que des pratiques à 'mon' rythme.Et l'appui de la foule leur permet de trouver une source de motivation qui n'est pas là lorsque les gradins sont déserts.» Burns estime que ce voyage en Abitibi ne pouvait être mieux placé dans le calendrier du camp d'entraînement du Canadien.«Nous avons encore deux matchs hors concours pour préparer les gars.Ce voyage ne dérange rien à ma planification.» Chez les joueurs, dans l'ensemble, les avis sont positifs.« Ça fait partie de notre travail, a déclaré Guy Carbonneau.le crois qu'il s'agit d'une bonne initiative.Cela permet aux gens des régions de nous voir à l'oeuvre.L'année dernière, nous avions affronté tes Penguins de Pittsburgh a Rimouski.Cette année, il n'y avait pas d'amphihéâtre assez grand en Abitibi pour accueillir un match pré-sai-son, mais nous sommes venus quand même.«Pour les vétérans, c'est un voyage de plus, mais nous devons cela aux partisans de l'équipe.» MM.« Peanut » a été meilleur instructeur que «Bleuet» Les Rouges ont battu les Blancs deux fois en Abitibi MICHEL MAROIS la Presse en ABITIBI ¦ Le Canadien entreprenait hier une tournée de deux jours en Abitibi.Deux matchs intra-équipes étaient au programme de la première journée.Le hockev et ses gens Heureusement, y'avait Savard M Sans la présence de Serge Savard, ce séjour en Abitibi à l'occasion d'une journée de srutin général provincial aurait eu un côté désolant.D'autant plus qu'il s'agissait d'accompagner une équipe de hockey si populaire qu'elle monopolisait l'attention dans le nord-ouest québécois.La désolation, nous ne l'aurions pas vu dans le paysage, même si certains des Glorieux ont comparé La Sarre à Beyrouth!!! Sans évoquer la majesté des beaux coins du Québec (il y manque des montagnes ou un fleuve) I'Abitibi n'est quand même pas le bout du monde et les Abitibiens valent bien les autres Québécois lorsque vient le temps de recevoir.Non, la désolation aurait pu venir de l'obligation d'être ici.plongé dans une ambiance de Carnaval \u2014 il fallait voir les jeunes qui attendaient les joueurs du Canadien à La Sarre et à Rouyn \u2014 au moment où nos concitoyens exerçaient leur droit de vote.La politique et le sport, mariés ailleurs au corps défendant des parties, ne souffrent ici peu d'échange.Chez les joueurs, c'est tout juste si quelques-uns se sont prévalus de leur droit de voter par anticipation.La grande majorité des joueurs trouvent apparemment aussi peu d'intérêt dans la politique que dans le macramé.Heureusement, Serge Savard était là.Le «Sénateur» ne rate jamais une occasion d'analyser la situation politique.Fin connaisseur, il évalue les candidats comme des choix au repêchage ou des adversaires dans les séries éliminatoires.Il suppute les points forts, les lacunes, analyse les performances passées et détermine les perspectives d'avenir.En parlant de politique, ce directeur général nous montre combien les parallèles sont nombreux entre la vie d'une équipe sportive et celle d'une formation politique.Dans l'avion, à l'hôtel, à l'aréna, Savard était là pour nous rappeler que les Québécois votaient.i Michel Marois ENREGISTREZ VOS IDÉES avant de les oublier Le nouveau «Pocket Protégé»® de LANIER est un des plus petits appareils à micro-cassette au monde.L'affichage numérique vous W>& indique combien de documents ont été enregistrés sur le ruban, ainsi que leur longueur.Vous pouvez donc repérer rapidement et facilement un enregistrement que vous désirez \" passer en revue.LES SYSTÈMES DE DICTÉE Comclic-LANIER Équipement de bureau, née 4631, av.Papineau, Montréal Tél.: (514) 527-2471 Ces rencontres opposaient les Rouges et les Blancs.Dans le premier match, comme dans un autre duel de toutes autres conséquences disputé aussi hier, les Rouges ont été les vainqueurs.Dans un Colisée de La Sarre occupé à pleine capacité, l'équipe dirigée par Réjean « Peanut » Houle a remporté une victoire de 4-3 contre celle de Mario «Bleuet» Tremblay.Mark Pe-derson, Mike McPhee et Tom Chorske (2) ont marqué pour les Rouges.Du côté des Blancs, la réplique est venue de Ste-phan Lebeau, Andrew Cassells et Mats Naslund.Après le match, le directeur général du Canadien, Serge Savard, comparait les mérites des.instructeurs! « Peanut a 'outcoaché' Mario, a-t-il estimé.Celui-ci avait une équipe plus forte et il n'a pas su en tirer parti.» L'instructeur des perdants pestait contre ses joueurs.«Les gars ont trop attendu avant de travailler, a déclaré Tremblay.Le quatrième but des Rouges (le deuxième de Chorske) nous a tués.» Houle, faussement modeste, déclarait pour sa part: « l'ai dit à mes joueurs que Serge Savard trouvait notre formation inférieure à celle des Blancs.Il n'en fallait pas plus pour les motiver.» Tous les membres de la direction du Canadien ont insisté sur la faible signification de cette tournée en Abitibi dans le processus de sélection des joueurs qui resteront avec l'équipe, la semaine prochaine.On devrait annoncer les premières coupures «douloureuses» dès demain.lusqu'ici.les joueurs qui ont été retranchés de la formation majeure du Canadien s'y attendaient.Ce n'est plus le cas.Des 29 joueurs qui ont fait le voyage (si on oublie les gardiens, dont la situation est réglée), aucun ne doute de ses chances de faire l'équipe, si petites soient-elles.Il y a pourtant sept ou huit hommes de trop.Les matchs en Abitibi ne veulent peut-être pas dire grand-chose pour les dirigeants, mais allez poser la question à un Andrew Cassells, un focelyn Lc-mieux, un Jean-Jacques Dai- §neault, un Tom Chorske ou un ylvain Lefcbvre.Pour ceux-là, qui évoluent dans la zone grise de l'incertitude, chaque occasion est bonne pour impressionner Pat Burns ou Serge Savard.Les deux hommes pourraient avoir le dos tourné que cela ne changerait rien à leur comportement.Ce n'est pas une coïncidence si les cinq joueurs mentionnés ci-haut ont été parmi les meilleurs des leurs, hier.CHANGE UNIQUE DE POSSEDER UNE SUBARU À PRIX-CHOC JUSTY DL 1989 7695* STW GL4x4 automatique 1989 15595* Transport et préparation en sus Location long terme disponible SUBARU MONTRÉAL 4900, rua PARE, Montreal hetro ® namur Tél.: (514) 737-4441 8 LA PRESSE, Yves Létourneau Une journée au camp collaboration \\ptciale Deux postes, dites-vous ?Il faut remplacer plus que Cainey et Thibaudeau Tous ceux qui suivent quotidiennement les activités du Canadien semblent avoir pris pour acquis qu'il n'y a que deux postes ouverts chez les attaquants.C'est une façon de voir.On peut limiter sa vision des besoins en attaque à la seule nécessité de remplacer Bob Gai-ney et Gilles Thibaudeau.Mais, si ma mémoire ne me fait défaut, il me semble que la plupart des observateurs qui se sont donné la peine d'analyser les faiblesses de l'équipe après l'élimination par les Flames de Calgary, en mai dernier, n'étaient pas plus emballés qu'il faut du travail de Mike Keane à la droite de Bobby Smith, ni du talent très ordinaire de Brent Gilchrist.C'est un fait reconnu: les plombiers sont indispensables au succès d'une formation.Par plombiers on entend des gars qui n'ont pas peur d'aller fourrager dans les coins ni de se frotter le nez aux défenseurs costauds.H faut reconnaître que Keane et Gilchrist excellent dans cet «art» entièrement fait d'abnégation et de masochisme.Mais il y a plombiers et.plombiers.Aucune comparaison entre des plombiers comme Skrudland, McPhee et des sous-plombiers comme Keane et Gilchrist.Remarquez bien qu'il ne s'agit pas ici de sentiments personnels, l'admire le courage de ces deux bagarreurs.Mais il faut aussi reconnaître que Pat Burns devra relever la qualité générale de son attaque s'il veut remettre la monnaie de leur pièce aux Flames.Et si l'organisation extrêmement compétente du Canadien est incapable de lui fournir deux attaquants aussi batailleurs mais plus habiles que ces deux-là, il faudra non seulement^ se poser des questions, mais aussi en venir à la conclusion que cette organisation piétine au lieu d'avancer.Selon mon analyse personnelle, il y a donc quatre postes et non deux seulement à combler chez le Canadien pour en faire une équipe de même niveau que celle des Flames.PHOTO BERNARD BRAULT, u Presse La plupart des observateurs n'étaient pas plus emballés qu'il faut du travail de Mike Keane à la droite de Bobby Smith.Mais la saison est longue.Et comme le dit Pat Burns, Sherbrooke n'est pas loin.D'autant moins loin que les Canadiens de Sherbrooke viendront disputer cinq matches de leur calendrier régulier au Forum.Il est assuré que certains joueurs recalés dans l'Américaine ne rateront pas cette occasion unique de se montrer sous leur meilleur jour.Un jour plus reluisant que celui des plombiers que Pat Burns aura retenus pour aller dans les coins de la ligue Nationale où ça brasse, ou aller se camper devant les buts et jouer le rôle ingrat que peu acceptent.Un rôle en tout cas qui répugnait à José Charbonneau.et à quelques autres que nous aurons l'occasion de nommer d'ici avril.Camp de voyage ou d'entraînement.Entendu à la télévision, en fin de semaine, Michel Bergeron dire d'un air catastrophé: «On n'a pas le temps de s'entraîner, pas le temps de travailler en avantage numérique ou en désavantage numérique, on passe notre temps à voyager.On vient de jouer cinq matches en huit jours.» Des matches qui ont forcé les Nordiques à se promener d'Halifax à Denver.Et on viendra nous dire que les camps d'entraînement de la ligue Nationale sont des affaires sérieuses.Allons donc ! ' Des occasions de se livrer à des opérations de marketing ou de relations publiques, sans doute.Mais quand l'entraîneur lui-même se lamente sur l'absence totale de séances sérieuses d'entraînement, il y a de quoi rigoler.Comment dans ces conditions se livrer à une évaluation valable du talent des jeunes recrues si on n'a même pas le temps de leur expliquer ce qu'on attend d'eux dans des situations d'avantage ou de désavantage numérique.Les petits gars y vont au «pif», ou se fient sur ce qu'ils on appris ailleurs ou désappris en cours de route.Si j'ai bien compris, Michel Bergeron semblait avoir hâte que la saison commence pour avoir enfin l'occasion de se mettre à préparer son équipe.Et on se demande ensuite pourquoi les débuts de saison des équipes de la ligue Nationale sont si cahoteux et offrent du hockey d'aussi piètre qualité.Il faut attendre à décembre parfois pour que certaines équipes se mettent à jouer avec un peu de cohésion.Il est vrai que le hockey de notre réputée ligue Nationale n'est pas aussi technique ni aussi savant que le hockey qu'on peut voir dans les tournois internationaux.Ce hockey n'a absolument rien à voir avec les matches extraordinaires auxquels donne lieu le Tournoi Coupe Canada, par exemple.Mais, c'est là la différence, l'équipe canadienne se prépare pendant trois longues semaines en vue de ce tournoi.Et rien n'est laissé au hasard, ni le conditionnement physique des athlètes, ni leur alimentation, ni les aspects techniques du jeu.On comprend mieux maintenant pourquoi le petit hockey d'octobre et de novembre qu'on nous assène à la semaine longue sent l'improvisation et l'à-peu-près, et se rabat méthodiquement sur le «dumpage» de pucks dans les coins de la patinoire.Les voyages forment la jeuncsse.peut-être, mais contribuent médiocrement à former les bonnes équipes de hockey.Jacques Laperrière était de retour dans sa ville natale, hier soir, lorsque le Canadien disputait le deuxième d'une série de quatre matchs intra-équipe en Abitibi.«Lappy» est né à Rouyn-Noranda le 22 novembre 1941 et il se rappelle avec émotion l'époque où l'Abiti-bi était une pépinière de hockeyeurs.Le Canadien, la seule formation québécoise dans la LNH, était alors formidablement populaire dans le nord-ouest québécois et cette popularité ne s'est pas démentie avec les années.Laperrière, qui amorce sa septième saison au poste d'instructeur-adjoint du Canadien, nous a confié ses impressions à l'occasion de cette journée en Abitibi.¦ Je suis bien content que Serge (Savard) ait accepté d'effectuer ce voyage en Abitibi.Cela me permet de rencontrer une foule de gens que je connais puisque je suis né dans la région.Mon frère habite d'ailleurs encore à Rouyn.Nous sommes ici pour jouer des matchs hors-concours.Pat (Burns) et André Boudrias ont formé deux équipes équilibrées pour assurer que les matchs seraient intéressants pour les spectateurs.Les gars jouent tous pour gagner et je crois que les gens de l'Abitibi en ont eu pour leur argent lors des premiers matchs, à LaSar-re et Rotiyn.Ces rencontres ne veulent pourtant pas dire grand-chose et elles ne nous permettent pas vraiment de procéder à une évaluation de notre personnel.Pour se faire remarquer des entraîneurs, pendant cette tournée, un joueur devrait accomplir des exploits extraordinaires et ça me surprendrait beaucoup que ça arrive.Nous sommes dans une semaine importante: il va falloir choisir les joueurs qui vont rester avec l'équipe.Nous garderons 24 ou 25 joueurs et il ne faut pas se tromper dans notre choix.C'est surtout à ça qu'on va penser au cours des prochains jours._ Jacques Laperrière C'est une fille! ¦ Valérie, l'épouse de PetrSvoboda, a donné naissance à une fillette de huit livres et 10 onces, hier matin, à l'hôpital juif général de Montréal.Le couple a déjà une autre fille, Sarah.Petr n'a pas accompagné l'équipe en Abitibi.L'instructeur-chef Pat Burns a reçu un accueil très chaleureux des spectateurs de La Sarre et Rouyn.Burns est toutefois resté modeste face à sa popularité croissante.«Tant que tu gagnes, t'es populaire», a-t-il dit, la voix teintée par l'idéal des philosophes sceptiques.Steve Martinson, incommodé par une blessure au dos, a été retiré de la troisième période du match de la matinée.Il n'était pas en uniforme en soirée.Ryan Walter a aussi dû manquer le deuxième match, victime d'une blessure au dos subie à La Sarre.Les matchs intra-équipe du Canadien permettent d'amasser des fonds pour des organismes communautaires qui oeuvrent dans les villes visitées.À La Sarre, on a récolté plus de $15000.Chaque spectateur devait débourser $10 pour obtenir un billet du match.O En raison des élections, les enfants avaient congé d'école et ils étaient nombreux au match de la matinée.Les joueurs ont dû se prêter à une longue séance de signature d'autographes.O Le Canadien a loué deux autobus pour effectuer ses déplacements d'un coin à l'autre de I'Abitibi.L'équipement des joueurs est transporté à bord d'un camion de bière! M.M.MONTRÉAL.MARDI 26 SEPTEMBRE 1989 1 IL Y A UU ANL L^ÏÉIO JOHNSON Le juge Dubin à l'heure du courage politique une enquête complète sur l'étendue de 1 usage des drogues par les athlètes canadiens relevant des fédérations provinciale, fédérale et internationale.Or dans ses travaux publics, la Commission s'est surtout attardée aux affaires des cracs canadiens de l'haltérophilie et de l'athlétisme.-De l'athlétisme surtout.On est loin du compte.La compétition internationale olympique comprend une quarantaine d'autres disciplines sportives.Il y règne le même laxisme, la même béatitude complice et la même soif de médailles qui ont conduit à la tricherie du Mazda Track Club et des hommes forts du Centre Claude-Robillard.Chacune de ces disciplines ne méritait sans doute pas d'être examinée aussi minutieusement que les deux sports vedettes mais il faut espérer que les enquêteurs de la Commission s'y soient attardés à huis clos.Il existe trop de cas documentés de dopage dans ces disciplines et trop de rumeurs en ce sens pour qu'on se contente d'un renvoi aux conclusions générales de l'enquête sur l'athlétisme et l'haltérophilie.Il faut aussi espérer que la Commission se soit attardée en silence à d'autres modèles professionnels que celui du sport olympique moderne (car il est professionnel, qu'on se réfère à la valeur commerciale d'une médaille ou à la Ferrari de Johnson).Là-dessus, personne n'aura compris qu'une Commission canadienne sur le dopage sportif ignore le hockey.Des milliers de jeunes Canadiens rêvant de «faire la ligue Nationale» font partie d'une structure fédérée élitique qui ressemble fort à celles des sports maudits.Il y a fort probablement plus de jeunes hockeyeurs et footballeurs qui ont recours aux steroïdes que de fervents de l'athlétisme ou de l'haltérophilie.Dans ses travaux publics, la Commission a effleuré le sujet lorsque Me Michel Proulx a fait témoigner l'agent Sylvie L'Allier de la Sûreté du Québec.On se serait attendu à ce que la Commission profite de l'attention de son vaste auditoire pour creuser le sujet.L'enjeu était de taille.Des sondages ont en effet démontré que la Commission avait réussi à convaincre la population de la prolifération du dopage en milieu olympique.Or ces athlètes sont peu nombreux.Si la Commission n'a pas fouillé les dossiers du hockey et du football, la grande majorité des Canadiens continuera de croire que le dopage ne menace que les autres.La démarche internationale s'accélère CILLES BLANCHARD
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