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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-10-01, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 1\" OCTOBRE 1989 Au congrès du P.E.N.Club L'écrivain contre les «théocraties» REGINALD MARTEL On discutait, à cette séance montréalaise du 54e Congrès mondial du P.E.N.Club, de la liberté de l'écrivain face a la résurgence des théocraties.Un texte voulu provocateur du Québécois lean Marcel a eu l'effet souhaité.Il y avait salle comble pour l'entendre et entendre les autres panelistes.l'Israélien Yehuda Amichai.le Français Claude Michel Cluny, le Polonais Tadeusz Komwicki et la Québécoise Marie Émond.Celle-ci représentait, comme c'est l'usage.l'Iranien Ahmed Shalu qui vit dans la clandestinité.Furieux qu'on ne lui permit pas une communication d'une demi-heure, le Québécois Marcel Briscbois, avec la bénédiction onctueuse du président du Centre francophone canadien du P.E.N.Club.M.Jean Éthier-Blais.a préféré s'en aller.Revenons à M.lean Marcel.Sur un ton que certains semblaient juger blasphématoire, il s'est demandé s'il ne faudrait pas demander à Dieu lui-même ce qu'il pense des théocraties.« Mais comme II reste irrémédiablement muet sur cette question, nous prenons pour acquis que derrière cette prétendue volonté de Dieu d'imposer sa loi à la société civile, il n'y a toujours et encore que des hommes.» Cela pour dire que ce sont les humains qui soutiennent les théocraties, les démocraties aussi.« Que la démocratie qui n'a jamais emprisonné un écrivain lance la première pierre à la théocratie ! » Et M.Marcel de rappeler aux écrivains étrangers, comme l'ont fait en public ou pri-vément d'autres Québécois, que même une démocratie libérale comme la nôtre, en octobre I970, « emprisonnait par une nuit de démence ses poètes et ses chansonniers ».Le pouvoir, incontournable ?Théocratie ou démocratie, il importe surtout d'interroger, selon le médiéviste québécois, le statut même de toute l'écriture en regard de tout pouvoir.D'abord utilitaire à l'origine, l'écriture se transforme en littérature et sert alors à légitimer les pouvoirs civils.Alliée du pouvoir, et parfois son adversaire, « la littérature ne semble fonctionner, s'établir, n'exister que par rapport à lui ».Ainsi l'écrivain qui lutte contre la théocratie le fait-il au nom de la démocratie, qui en matière de libertés n'est pas au-dessus de tout soupçon ; « à quels dieux devrait-il donc se vouer pour établir enfin ce qui semble le hanter avec la plus haute constance, c'est-à-dire sa liberté?».Les théocraties seraient peut-être tolérables, pouvait-on se demander, si les religions étaient libérales, comme peu- vent l'être certaines démocraties.Quelqu'un disait à ce propos qu'il n'y a pas d'anciennes religions libérales et qu'elles doivent donc évoluer.On est passé du sacrifice humain au sacrifice animal, puis à la prière.Le changement serait le seul espoir.Le Polonais Tadeusz Kon-wicki rappelle que dans son pays, l'Etat a persécuté l'Église pendant un demi-siècle.Il observe comme tout |e monde que pendant que les Etats idéologiques s'effondrent, nous devenons témoins d'une possibilité d'Etats théocratiques.« Qu'ont de commun l'Etat idéologique et l'Etat théocrati-que, dit-il ?Une commune propension au fanatisme.Ce fanatisme, s'il est stimulé, devient très dangereux.« C'est la tâche de la littérature de se battre contre tous les fanatismes.Mais je vois ça d'oeil sceptique, parce que le fanatisme, il est dans la vie des hommes.Et on a peur de dénoncer la barbarie qui existe en dehors du monde occidental.En cette fin de siècle, les intellectuels sont embrouillés et effrayés.» La fabrique de cauchemars À propos d'États idéologiques, Jean Michel Cluny reconnaît au marxisme le même pouvoir qu'à la religion: changer la vie en cauchemar ».Et il ajoute (je priais pour que le Ciel ne nous tombât pas sur la tète) : « Les Églises sont les seules banques capables de vendre du vent sans faire banqueroute.Tout comme on ne pouvait pas critiquer Staline, on ne peut critiquer les théocrates.Car la théocratie est fondée sur la naïveté des peuples, et fonctionne grâce au fanatisme.» État idéologique ou Etat théocratique, faut-il sans doute comprendre, peu importe : l'exercice de la liberté, et donc de la création, est toujours une atteinte aux dogmes.M.Cluny dira plus tard qu'en démocratie on peut au moins limiter les dégâts, tandis qu'en théocratie et dans un État marxiste l'écrivain est tout n fait seul.Ce point de vue rejoint celui de la soviétologue française Hélène Carrère d'Encausse.Le propre du régime stalinien, dit-elle, c'est de prétendre détenir une vérité absolue; l'exercice du métier d'écrivain devait donc se faire à l'intérieur même de ce dogme qui est extérieur à l'écrivain.La démocratie, malgré ses erreurs, a le mérite de ne reposer sur aucun dogme, mais sur une sorte de contrat social, pour que l'État puisse fonctionner.« En Urss, les assassinats n'étaient pas des bavues; elles faisaient partie du système.» Le fantôme de l'auteur des Versets sataniques n'était pas absent de ces assises, on s'en doute.Peut-être tout a-t-il été dit et on n'en a guère parlé.Georges Ulmer, auteur de «Pigalle», meurt à 70 ans Agence France-Presse PARIS Ceorges Ulmer, l'auteur-compositeur-interprète de Pigalle, une valse qui fera le tour du monde, est mort vendredi soir, à Georges Ulmer en I958 l'âge de 70 ans, a son domicile de Marseille.Auteur de plus de 3 000 chansons, Georges Ulmer étaii né à Copenhague en 1919.Après un bref séjour à Palma de Majorque à partir de 1934, il se réfugie en France, à Nice, à cause de la guerre civile qui déchire l'Espagne.En 1947, avec Pigalle, un simple air de valse, c'est d'un seul coup la gloire et la fortune.Traduite en huit langues, Pigalle consacrera sa carrière internationale qui le mènera dans de nombreux pays et notamment aux Etats-Unis où il restera trois ans.Il est alors, avec Maurice Chevalier, l'un des rares chanteurs francophones connu internationalement.Marié en 1945 » une Niçoise, Betty Gola, Georges Ulmer laisse deux enfants, dont l'un est médecin.Georges Ulmer est l'auteur-in-terprete de «tubes» célèbres : Le petit jet d'eau.Une station de métro, Les rues de Copenhague.Un monsieur attendait, folie comme une rose.Goût de miel.Le soi-disant docteur Clair, C'est bon tout ça.Squares de Paris.Voyageur infatigable, il aura parcouru plus de la moitié du globe.Polyglotte, il parlait au moins six langues.Georges Ulmer a fait ses adieux à la scène en 1981 à Copenhague.À cette occasion, il avait clé nommé Chevalier de l'Ordre du Dannebrog et reçu par la Reine Margret du Danemark.Christians Pasquier Double retour, au théâtre et à la télévision CILLES C.LAM collaboration spéciale Aussitôt terminée sa participation au téléroman La bonne aventure, Christiane Pasquier a tout balancé par-dessus bord et est partie vivre en Angleterre.Entre son personnage d'Anne Cordeau et elle, la rupture était définitive.Trois ans plus tard, Christiane Pasquier revient, au théâtre et»a la télévision en même temps, dans deux types de personnages qu'elle n'a jamais joués.Sauf que l'un d'eux s'appelle.Anne Cordeau.«le sais que ça peut paraître complètement illogique de revenir dans ce rôle-là.C'est une décision qui a été difficile à prendre.|e suis partie parce que je voulais qu'Anne me décolle de la peau et me laisse tranquille.J'avais trop investi, émotivement, en elle.Maintenant, je l'aborde d'une façon bien différente.Et il faut dire aussi que dans l'histoire, Anne a vécu des choses pendant qu'elle était à Sept-lles.Son tournant rejoint assez bien le mien.» Élégarite, toujours aussi naturelle, elle s'est présentée à l'entrevue avec sa réserve intérieure habituelle.Ses yeux ont gardé un quelque chose de la même inquiétude, et sa voix, le genre d'hésitations suivies d'un flot verbal, que nous a laissé le souvenir d'Anne Cordeau.Mais Christiane Pasquier, elle, n'est plus la même.Des quatre personnages de femmes dans la trentaine créés par Lise Payette dans La bonne aventure, celle qu'interprétait Christiane Pasquier était la grande insecure du groupe, la plus à fleur de peau, celle qui en avait toujours lourd sur le coeur et faisait des drames avec tout ce qui pouvait en rajouter aux drames réels.Dans les premiers épisodes d'Un signe de feu, Anne ne ressemble pas encore à l'infirmière de nuit que joue actuellement Christiane Pasquier au Théâtre La Licorne, mais la comédienne y voit un rapprochement.«Anne devient un peu comme cette infirmière, elle ne veut pas voir ce qui pourrait la blesser.Elle fait comme si tout allait bien.» À La Licorne, locclyne TrudWÊÊ le trouvée morte dans ses larmes est une pièce difficile, un texte poussé à la limite de ce qui ressemble à un flirt avec la mort.Christiane Pasquier y incarne une infirmière blindée par une carapace vis-à-vis de la souffrance des autres.Même celle d'une fille de 21 ans sortant de la salle d'opéra- Christiane Pasquier tion après avoir tenté de se suicider en se tirant une balle de carabine dans la bouche.«C'est une pièce dure, reprend Christiane Pasquier, une pièce sur le mal de vivre, le manque d'humour et jusqu'où ça peut conduire.Comme auteure, Marie Laberge s'est payé l'audace de se placer juste sur le seuil entre la vie et la mort.» Le personnage de Christiane Pasquier arrive au milieu de la pièce.Elle défile un long monologue à l'endroit de la suicidaire en affichant un détachement déconcertant.«Mais il ne faut pas s'y fier, avertit la comédienne.La PHOTO JEAN-YVES LETOURNcAU.u Presse seule différence entre locclyne Trudelle et mon personnage, c'est que l'infirmière n'a jamais voulu être consciente de rien.Elle souffre aussi, mais elle s'arrange pour balayer ça sous le tapis en se bâtissant toutes sortes de défenses.» Le désespoir des jeunes devant la vie qui les attend au tournant, l'affection qu'ils n'ont jamais reçue de leurs parents, et l'excès des gestes qu'ils font ensuite, traversent la pièce de Marie Laberge de part en part.Mais en ramenant les choses au niveau de son personnage, c'est la déshumanisa-tion des rapports en milieu hospitalier entre les soignants et les pa- tients qui trouble Christiane Pasquier.«Qui aujourd'hui fait un metier par vocation, à part les artistes?Ce n'est pas tout le monde qui a le privilège d'aimer vraiment ce qu'il fait, de s'y donner complètement, d'y mettre sa passion.» Mais cette passion, c'est justement ce qui fait qu'elle a décroché il y a trois ans, qu'elle a eu un urgent besoin de tout oublier et de changer de vie.«l'ai l'impression, constate-t-elle avec le recul, d'avoir mis le feu à un vieux paquet de branches mortes, de m être débarrassée de tout ce qui était inutile et que je trainais quand même, l'avais besoin de repos.A un moment donné, il faut arrêter de faire couler les sources.» Christiane Pasquier a 20 ans de métier derrière elle, mais elle ne veut pas insister là-dessus, de peur de trahir son âge.«L'âge, c'est privé, insiste-t-elle.Ce n'est pas ce qui me sert de point de repère dans la vie.Ce sont les événements significatifs qui me servent de bornes, plus que les âges.» Ces bornes, elle les résume pour l'instant par les ateliers de théâtre qu'elle a suivis précédemment à New York avec le metteur en scène Warren Robertson, et par son éclipse à Londres où elle s'est abondamment nourrie de tout le théâtre qu'elle a pu voir.À Londres, Christiane Pasquier n'était plus personne d'autre qu'elle-même.Elle aurait aussi bien pu refaire du journalisme comme elle s'y était laissé tenter toute jeune.Mais elle a plutôt voulu prolonger le travail entrepris avec Warren Robertson, en suivant des ateliers cette fois au Actors Center.« Warren Robertson a été pour moi un coup de foudre professionnel.Il m'a aiguillonnée sur l'essentiel dans le métier.Il m'a appris comment me défaire des choses encombrantes dont je pensais devoir me servir pour jouer, des attitudes, des défenses que j'avais, comme l'infirmière de nuit.«le ne suis pas moins passionnée qu'avant, mais j'ai pris conscience qu'il faut être plus tolérant et ne pas se rendre la vie impossible en étant trop perfectionniste.|c me sens bien maintenant.|e peux mettre des émotions au frigidaire et les sortir au moment de jouer.Avoir du pluisir à retourner puiser dans la souffrance passée, c'est une victoire pour un acteur.» Le salut de la radio à M.Gérard Veilleux DANIEL LE MAY Après la chanson Rumeurs sur la ville, Michel Dc-sautels a «étren-né» son nouveau grand patron, jeudi matin à Ici comme ailleurs.M.Gérard Veilleux a été nommé cette semaine président et directeur général de Radio-Canada et son passage à la Radio marquait en quelque sorte son entrée à la Maison.M.Veilleux arrivera officiellement en fonction le 1er novembre au siège social de la SRC à Ottawa.Aux côtés d'un Desautels sa-gace et finement complice, M.Veilleux a vite évacué sa nervosité du début pour parler avec simplicité de sa vie et de sa carrière.Une entrevue d'un immense intérêt vu la mission du nouveau pdg de Radio-Canada; si, jusqu'à mardi passé, M.Veilleux était selon ses propres mots un «fonctionnaire sans visage», ce n'est plus le cas.À Ici comme ailleurs, on a «vu» qu'il avait une voix, réservée mais néanmoins chaleureuse.Ce «pur inconnu» (jamais la rumeur ne l'avait mentionné) dit diriger par consensus: «|e suis à l'écoute et je recherche des points de vue différents.Mais en dernière analyse, je me retire et c'est moi qui décide sur la base de la plus complète information.«Après, je tente de vendre mes décisions, de rallier les autres.» Beauceron de naissance, M.Veilleux a grandi à Asbestos.Parce qu'il voulait fréquenter une université «avec une histoire», il est allé à l'Université Laval avec une bourse qui l'obli- Gérard Veilleux geait à choisir entre le génie et le commerce qu'il a préféré.M.Marcel Bélanger, un des ses professeurs d'économie, l'aura le plus influencé dans sa carrière.C'est Al Johnson, qui allait plus tard devenir président de Radin-Cnnndn, qui l'a engagé dans la fonction publique fédérale, où Gérard Veilleux est devenu un grand fonctionnaire impartial: «l'offre des avis frais, honnêtes, candides».Durant son entrevue avec Desautels, il a choisi de faire tourner la chanson Un peu plus haut, un peu plus loin de |ean-Pierre Ferland, interprétée par Ginette Reno, «une belle voix».M.Veilleux dit ne pas avoir grand temps pour écouter la télé ou la radio, sauf le samedi matin.Lourde responsabilité pour les gens du Carrousel et de lleb-do-Radio mais le monopole de l'oreille présidentielle pourrait aussi avoir ses avantages.Le nouveau pdg de Radio-Ca- nada est entré à la Maison par la porte de la Radio, mardi matin.Il en gardera un bon souvenir.Et quand viendra le temps d'assurer la survie du parent pauvre de RC, on se dira: «Gérard veille au grain».DE PARIS À S0REL ¦ Marcel Béliveau a lancé C|SO FM cette semaine à Sorel : « Les gens du Bas-Richelieu n'auront plus honte de leur station de radio».Au début de 1988, le monstre blagueur de Surprise sur prise \u2014 la première parisienne a été un succès \u2014 a acquis 75 p.ccnt des actifs de la station AM, fermée depuis décembre 87.«Plusieurs m'ont dit: ne touche pas à ça, mais Sorel n'avait plus de radio et j'ai vu qu'il y avait un défi.Et de l'argent à faire.» La diffusion a repris en juillet 88 et, chose rarissime, le CRTC a approuvé le transfert de (ISO sur la bande FM le printemps dernier.CJSO diffuse en stéréo a la fréquence 101,7 avec une puissance de 5000 watts, atteignant Trois-Rivièrcs et la banlieue est de Montréal.CJSO, nous soulignait M.Béliveau, est la seule radio québécoise où le chapelet était «commandité»: il y a deux ans, la station avait reçu quelque $50 000 de dons pour garder l'émission à son antenne.À sa première station, Marcel Béliveau a coupé le chapelet.POÈTES, À VOS POSTES! ¦ Le Réseau FM Stéréo de Radio-Canada diffusera cette semaine une série d'émissions spéciales sur le Festival international de poésie de Trois-Rivières.A compter de 17 h 50 demain, Marie-Claire Girard fora un compte-rendu quotidien des activités du Festival.Samedi prochain, CBF-FM présentera la Grande soirée de poésie (20 h 30), en direct du Centre culturel de Trois-Rivières.Ces émissions spéciales sont réalisées par André Hamelin.GRANDE OUESTION ¦ L'émission Cross Country Check-Up du réseau anglais de Radio-Canada (CBM 940) présente une tribune téléphonique pan-canadienne, tous les dimanches de 17 h à 19 h.Aujourd'hui, une quinzaine de Québécois francophones seront en studio pour répondre à la question : Are Quebec and English Canada really giving up on each other?Traduction : le Québec et le Canada anglais en ont-ils vraiment plein le casque l'un de l'autre?AUJOURD'HUI ¦ À la Radio de Radio-Canada (CBF 690), la journaliste foanc Arcand commente le numéro spécial de la revue Discover sur les huit grandes idées scientifiques des années 80.Au magazine Aujourd'hui la science, de midi 10 à 13 h.À CKOI 96.9, Diane Dufrcs-nc est en vedette à l'émission Les plus grands succès français (20 h).DEMAIN ¦ Radio Centre-Ville \u2014 CINQ 102.3 \u2014 commence sa nouvelle programmation d'automne.On en reparlera bientôt.À Ici comme ailleurs \u2014 CBF 690 de 9 h 30 à midi \u2014 Michel Dcsautels reçoit Douglas Leopold, ancien jetsetter et radioman (CKMF) montréalais devenu rclationnistc haut de gamme à Los Angeles.C'est quoi le numéro de Michelle Pfcifcr, mon Coco?Dcsautels s'entretiendra aussi avec la comédienne Nathalie Gascon, la Miriam de l'Héritage et la Martine de Un signe de feu.Le nouveau téléroman de Lise Payette, suite de La bonne aventure ci des Dames de coeur, commence demain soir à la télé de KC.Martine, pourquoi cette cruauté envers |ean-Paul? 02 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 1\" OCTOBRE 1989 Jazz ef nouvelle musique fâ Quand danse et musique «trialoguent» ALAIN BRUNEI collaboration tpettal* Ou'est-ce qu'un tria-logue?Pour le compositeur et guitariste Tiro Brady, il s'agit d'une voie com-* ** mune qu'em- pruntent trois approches artistiques.Dans le cas qui nous intéresse, c'est la rencontre des écritures sonores de Brady, des improvisations inspirées du contrebassiste Barre Philips, du saxophoniste |ohn Surman, ainsi que des chorégraphies signées Julie West.La nuit dernière aux Loges (ex-théàtre L'Eskabel), avait lieu l'unique représentation de Inventions, titre de cette rencontre danse-musique.Il était trop tard pour rendre compte de ce show nocturne, mais plus tôt dans la semaine, j'ai personnellement assisté à une longue répétition de Inventions, un des spectacle de la série Last Call \u2014 Last Call est en fait une série de spectacles de danse en périphérie du Festival de Nouvelle Danse; dans le cadre de cette programmation «off-festival», la chorégraphe Julie West (d'Ottawa) et le guitariste-compositeur Tim Brady (de Montréal) ont ainsi mis sur pied un langage qu'ils qualifient de trialogue.«Lorsque nous avons mis sur pied les bases d'un langage entre les chorégraphies de Julie et ma musique, j'ai pensé qu'il serait encore plus intéressant d'y inclure l'improvisation à mes partitions écrites», raconte Brady.Voilà pourquoi il a invité ces très forts musiciens que sont Barre Philips et John Surman.Malgré le caractère embryonnaire et inachevé de ce trialogue, j'ai été agréablement surpris par les potentialités qui se dégagent de l'oeuvre Inventions.L'interaction possible entre le duo d'improvisateurs de très haut calibre (John Surman et Barre Philips) et l'ensemble de cinq musiciens montréalais (Chris Best au violoncelle, Simon Stone aux saxes, etc.) ouvre la porte à quelque chose de très intéressant.Et lorsqu'on dispose du fabuleux souffleur Surman (au baryton et au soprano pour l'occasion) et du non moins créatif Barre Philips à la contrebasse (ses coups d'archet ont été à tout le moins signifiants, ils le seront aussi à Victo jeudi prochain ), il faut s'attendre à un résultat haut de gamme.Quant à la qual'té des chorégraphies de Julie West, fouillez-moi.Je suis un profane classe D en danse actuelle.Tout ce que je peux dire, c'est que ces danseuses semblent des professionnelles aguerries, que le caractère très personnel de leur gestuelle les positionne quelque part dans le vaste spectre des avant-gardes.Quoi qu'il en soit, voilà un autre signe de la période actuelle en musique: la jonction entre les «sérieuses» architectures européennes de notre siècle et les acquis afro-américains en musique improvisée engendre une idée qui fera son chemin.Et ce n'est pas par hasard qu'une oeuvre de Tim Brady figure au programme de la Société de Musi- Tlm Brady que Contemporaine du Québec, le 9 novembre prochain.Aurions-nous vu ça il y a quelques années?Les spasmes mathématiques d Elliott Sharp ¦ Vendredi prochain à Victoria-ville, Il musiciens rouleront les mécaniques en s'inspirant de concepts mathématiques et du chant de gorge Inuît! Pour certains amateurs de forte densité sonore, le projet Larynx du guitariste Elliott Sharp représente un des poids lourds au Festival International de Victoriaville.Une musique qui s'éclate sur plusieurs paliers sonores, majoritairement corrosifs.Ces bardes abordent un langage heavy duty, créant un véritable effet de chaos sonore pour l'oreille non-avertie.Tout à fait insolite, dirons-nous.Et disponible sur disque, en importation (Larynx, joué par le groupe Carbon, est sur étiquette SST 194).Mi-trentaine, ce guitariste chauve est bien connu des amateurs de la vague new-yorkaise qui déferle depuis le début de cette décennie dans le monde de la nouvelle musique improvisée.Capable de s'exécuter dans difé-rentes sphères musicales, Sharp est impliqué dans de nombreux projets, dont les groupes The President (dirigé par le clavié-riste Wayne Horvitz), Scanner et Semantics, pour n'en nommer que quelques-uns.«Le jeu de gorge inuit a été l'inspiration première de Larynx.À partir de cette musique qui m'a fasciné, j'ai développé des façons d'accorder les instruments, tant du point de vue de la texture que du travail rythmique.J'ai aussi travaillé sur les sons de mon propre instrument, soit une guitare-basse à double manche», raconte le musicien, rejoint au téléphone.«Il y a 'toujours de la place pour l'intuitif dans mon travail, tout comme pour l'utilisation de concepts mathématiques.Je suis aussi intéressé à certaines approches visant à mettre en relief l'observation scientifique du chaos, du désordre», poursuit l'artiste, pour qui les maths deviennent une façon de structurer le langage musical.Concrètement, Sharp vise à partager Barre Philips musique écrite et improvisation entre ses onze musiciens sur scène.Certains lisent des partitions écrites pendant que d'autres improvisent totalement.En fait, différents types d'interaction sont mises en oeuvre et répondent à des visions scientifiques! À Victo, le projet Larynx sera joué pendant 45 minutes; onze musiciens sur scène : des percussions, des vents, des guitares, des échantillonnages synthétiques, un quatuor à codes et autres cossins, rien de moins.Par la suite on aura droit à un quatuor à corde plus digeste, dont les architectures sont également signées Elliott Sharp.Une musique qui inclut la tradition esquimaude du chant de gorge et des concepts organ isa-tionnels proches de la cybernétique.Sharp reprend-il platement les arides équations lancées par les avant-gardistes européens en musique contemporaine d'il y a 25 ans?«Non, répond Sharp; je n'ai pas la même culture, j ai grandi en jouant de la musique populaire, ça a modifié ma sensibilité.J'aime le groove, j'aime la vitesse et le rythme.Ça ne peut donc donner les mêmes résultats».Écouter le projet Larynx, c'est peut-être saisir le paradoxe de la cohabitation de l'ordre musical et du désordre.Mais ce n'est pas .une garantie, on peut aussi ava- ' 1er de travers avec Larynxi EN VILLE ET AILLEURS ¦ N'oubliez pas que le Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville se déroule cette semaine! Un petit rappel s'impose.Jeudi soir, on lance le happening avec le projet du guitariste-compositeur et poète de science-fiction André Duchesne, soit une oeuvre écrite pour pour 16 musiciens répartis en quatre quatuor à cordes; vendredi, soirée heavy duty avec Elliott Sharp; samedi, soirée plus jazz avec Roscoe Mitchell, Cecil Taylor et les Shuffle Demons; la prestation des Jean Beaudet, Joe Me Phee, celles du Rova Saxophone Quartet et de la musicienne Lindsay Cooper ont lieu le dimanche; le radio art de Negativland, le trio féminin Léandre-Nichols-Schewit-zer, l'énigmatique duo Bittova-Fajt (à surveiller) et l'annuel John Surman \t \t \t \t \t\"JLJ \t Elliot Sharp\t Vol d'un Renoir à Zurich Fred Frith figurent au programme de lundi.Évidemment, j'en passe.Pour plus d'info: (819) 752-7912.¦ Yannick Rieu est au 2080 la fin de semaine prochaine.11 semble que notre as du ténor enregistrera prochainement avec le célèbre pianiste Paul Bley ! ¦ Le Heart Ensemble du batteur Guy Thouin (ex-Jazz Libre du Québec) occupe la scène du Café Central les 5, 5 et 7 octobre prochains.¦ Le bluesman Cari Tremblay, qui a côtoyé des légendes comme John Hammond, Etta James et Joe Cocker, déplace de l'air à L'Air du Temps le week-end prochain, à compter de jeudi.Ce soir.Slim Williams termine son mandat.¦ Opéra Général, théâtre musical inachevé que j'ai doucement critiqué la semaine dernière, est présenté le 18 octobre prochain à la Chapelle Historique du Bon Pasteur.¦ Les 13 et 14 octobre, la chanteuse Ranee Lee se produit au Grand Hotel.¦ Le flûtiste François Sennevil-le joue avec son trio au Café Ti-ménés, le 14 octobre.¦ Le trompettiste Kevin Dean se produit avec son quartet au Puzzles, soit mercredi et vendredi.ZURICH _ dredi.dans une galerie d'art de Zurich, le tableau, un huile intitulée Près d'Amibes et datant des environs de 1900, a été dérobé en ¦ Un tableau du peintre français fin d'après-midi, alors que le gale-Auguste Renoir, estimé à riste parlait dans son bureau avec $330 000 (US), a ete dérobé, ven- un client.EN COLLABORATION AVEC $ AIR CANADA 0I& Larousse à Montréal-Express Radio-Canada CBF 690 DU LUNDI AU VENDREDI 17 H 05 GAGNANTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE Emeline Thermidor École secondaire Roberval Montréal Eric Robibaro Ecole secondaire Pierre Dupuis Montréal Ester Hilaire École secondaire Royal George Greenfield Park Charlebois au Club Soda rtu 26 Sept.au 8 un.5240 avenue du Parc Inf.270-7848 Billets au Club Soda et Ticketron Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS per Louise Cousineau 19:30 (D \u2014 Rira bien.Les rires en canne sont fatigants, mais cette revue de la semaine est parfois bien drôle.ff> \u2014 '(Good Morning Bn bilan m ;> , Un beau film, et parfois drôle, ce qui n'est pas la coutume des frères Tavia-ni, sur les débuts de Hollywood.Et aussi sur l'amour filial, l'amour de deux frères et l'amour du cinéma.20:00 O Œ) CD \u2014 Le marchand de jouets Gilbert Sicotte rencontre Marie Tifo et son fils à bord du train pour Toronto.Une petite histoire de séduction fort bien tournée.22:00 g® \u2014 Sept Jours Pierre Nadeau revient.HORAIRE REVISE 10:30 TSN \u2014 St.Mellion Golf Challenge.15:00 O ® a \u2014 Movie: Old Ycllcr(Wall Disney) 01:30 ou, \u2014 Late Night Movie: Alfic.\t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h G0\t u or» £0 ii ou O\tDécouvert* (18MS)\tFaut voir ça\tStar d'un soir\t\tLes Beaux Dimanches; Le marchand de jouet»\t\tLas Baleta Jau da Montréal (20M5)\t\tLa Téléjournal\tScufly rencontre (22h20)\tSports\tPeris,Teus|23h15) CD\tNFL Foctbait Oaitos « New-York\t\t«Minutes\t\tMurder, She Wrote\t\tnrynt new\t\t\t\tNews-Missing.\tMagnum_(23h45) CD\tFacta of Lis\tNightly News\tWorld of MM)\t\tSister Kate\tMy Two Dads\tMovie: Sweat bad of Youth\t\t\t\tBenny Hill Show\tSports Machin* O\tWorld of Dtsissy\t\tCBCFamifyHour\t\tMovie: Outrageous Fortune\t\t\t\tSunday Report\tVenture(22h23)\tNewswatch (22hS3)\tStreets Ssn Francisco o\tJeuneu» d'hier.\tAvis de recherche, hw» Roland Lecferc\t\tRira bien».\tlyatoujoursuntrue\t\t\t\t7 jours (début)\t\tNouvelles T7A/Sports\tBon Dimanche Ot\tJeunesse (Thier-\tAvis de recherche.mv.: Roland Lederc\t\tM bien.\tlyatoujoursuntrac\t\t\t\t7 jours (début)\t\tNouvelles TVA/Sports\tBon Dimanche o\t\tHonKCjrown Cite\t\tFree Spirit\tWS\t\tMovie; \"BxSan* Jones and the Temple of Doom\".\t\t\t\t\tCTV Weekend News GD\tTV 8 News\tABC News\tLife Goes On\t\tFree Spirit\tHomeroom\tMovie: \"Indiana Jones and The Temple of Doom\".\t\t\t\t\tTVINews/ABCNtws ŒJ\tDécouverte (1IW5)\tFaut voir ça\tStar d'un soir\t\tLes Beau Dimanches: Le Marchand de jouets\t\t\t\tLeTéléjoumal\tScully rencontre (22h2fl)\tSports\tParis, Teias CD\tIci Montréal\tArabesque\t\tRira bien-.\tHyatoojoursuntnic\t\t\t\t7 jours (début)\t\tNouvelles TVA/Sports\tBon Dimanche m\tPut**\tTravel, Travail\tSister Kata\tFree Spirit\tW5\t\tMovie: \"Indiana Jones andihe Temple of Doom\".\t\t\t\t\tCTV Weekend News 0D\tDécouverte(18h05)\tFaut voir ça\tStar d'un soir\t\tLes Beau: Dimanches: Le marchand de jouets\t\tLes Ballets Jaw de Montreal (20hS5)\t\tLeTéléjoumal\tScuJy rencontre (22h20)\tSports\tPsrisjexas CD\tPaste-Pirtout\tA plein temps\tDegrassi\tCine-onéma: \"Good Momàig Babflc«iin.\t\t\t\tLe Clap\tLumières\tL'Indice plus\t\t 89\tA3C News\tWheel of Fortune\tLife Goes On\t\tFree Spétt\tHomeroom\tMovie: \"Indiana Jones and m* Tempi* of Doom\"\t\t\t\t\tABC News/Worlds ' 63\tPasse-Partout\tChara* Brown\tOegrassi\tDernière Frontiéra\tTopa»\t\t\t\tAu Cours du Racisme (22h20)\t\t\t 69\tAl Cretwres Great end Mi\t\t\tNaturescsne\tThe Infinité Voyacje: Living with Disaster\t\tM.Theatre: David Copperfield (4* de 5).\t\tSmithsonian World\t\tInspector MorseNicholas Ouim\t 63\tUs Carnets de Louise Mario PtfcJat\t\tCaméra 13\t\tSpécial Dimanche: \"Surprit* sur prisa\".\t\tSpécial Dimanche: Services Stcrets.\t\tLa Choc des idées\tDem Édition (22hS3)\tSports Plus (23h04)\tMénick reçoit (23h35) 63\tSoapboi\tRamona\tm-1-1._ wonotrwonts\t\tM Creatures Great and Small\t\tM.Theatre: David Copperfield (4* de 5L\t\tInspector MerseJfcholas Ouim\t\tDown the Shore\t as\tÉcole des fans (17h30)\tLe Divan |1!h15)\tLe Journal TF1\tChère TVS, Cesta.-\tApostrophesShanger le monde\t\tGros Méchant Show (21h15)\t\tParis Saint-Lazare (Ire de \u2022> 4 10-4:00 _.4M l:JO-4:00 ™i 4.JO-4.00 FLORENCE Des vandales ont mutilé les pattes des chevaux de Neptune, le célèbre groupe en marbre qui se dresse à Florence, à côté du palais de la Seigneurie.Découvert la nuit dernière par un groupe de promeneurs, l'acte de vandalisme a suscité l'indignation dans la ville des Médicis.Réalisée en 1575 par Bartolomeo Ammanati pour Cosme de Médicis, la grande fontaine et ses sculptures sont l'objet d'une affection particulière des Florentins: surnommé «il biancone» (le gros blanc), le monumental Neptune reste un point de référence pour la ville.Les deux pattes avant de l'un des chevaux qui caracolent devant le dieu ont été brisées net.Les débris ont été retrouves, jonchant la vasque de la fontaine.La mutilation du Neptune relance le problème de Florence, envahie par des millions de touristes, livrée au vandalisme, aux marchands ambulants et a la petite délinquance.«DEUX FOIS BRAVO!» \u2014 SISKEL & EBERT «*.Brando est sensationnel.» \u2014 P.Travers.ROLLING STONE ._ version o.anglaise EN EXCLUSIVITÉ AU CINÉMA LOEWS.LOEWS © II 10 10-4.44 et a l'affiche des le vendredi 6 octobre au DORVAL.i 04 LA PRESSE, MONTREAL, OMANOC1\" OCTOMC 1989 Nouvelle danse/ Ultima Vez: de chocs et d'énergie ¦ Wim Vandekeybus est fascine par l'énergie.Aux commandes de la jeune compagnie Ultima Vez.dont la pièce.les porteuses de mauvaises nouvelles, clôture ce soir le Festival international de nouvelle danse, le chorégraphe flamand est d'abord passé par la photographie et le théâtre expérimental avant de se convertir à la danse.What the Body Does Not Remember, sa première chorégraphie \u2014 il parle également d'action dansée \u2014 faisait appel à un langage « très brut, très pur».Age d'à peine 26 ans, Vandekeybus évite volontairement les références historiques, préférant associer l'intensité physique de ses pièces à des expériences passées qui n'ont rien à voir avec les arts de scène.« le ne crois pas que ma source d'inspiration la plus profonde vienne de la danse ou du théâtre.Pas du tout.|'ai fait, par exemple, énormément d'équitation, passant huit heures par jour sur le dos d'un cheval, pendant quatre ans.L'énergie, le contact avec l'animal est probablement une chose très importante pour moi.même si ça peut sembler une peu difficile à expliquer.» La danse du chorégraphe ne s'encombre d'aucune forme de narration.Le lien entre le titre ( Les porteuses de mauvaises nouvelles) et le bas-relief égyptien du même nom n'est que très accessoire.«l'ai une explication très personnelle là-dessus, poursuit le chorégraphe, le crois que celui qui porte une nouvelle, bonne ou mauvaise, porte aussi une charge émotionnelle souvent plus grande que celui ou celle à qui s'adresse le menage.Quand on est sur scène, l'interaction des acteurs est quelque chose de très intense aussi.Comme si on sentait l'imminence d'un accident.» Certains critiques ont écrit que chez lui, la forme dictait le contenu.L'affirmation le fait sourire.«On a dit ça de mon travail, c'est vrai.Il y a des gens qui trouvent que c'est très agressif, d'autres qui s'exclament: «Wow! c'est tendre» ou «C'est erotique», l'essaie de stimuler les gens.Nous sommes stresses, mais parallèlement, nous sommes constamment à la recherche d'émotions intenses, émotions que nous ne ressentirons peut-être qu'une ou deux fois par semaine.«Au théâtre, si on assiste à une pièce qui est le résultat de six mois de travail, mené par une dizaine de personnes, c'est comme vivre soixante mois concentres en une heure.» Vandekeybus introduit dans ses pièces des règles du jeu, confronte aussi le corps A des matériaux comme la pierre, le bois, les vêtements glacés.Parallèlement, la musique de Thierry de Mey, percussionniste et compositeur du groupe Maximalist, n'utilise aucun son synthétique, leur préfèrent ceux que génère le bois, la pierre, le métal.Pour Les porteuses, le plancher est recouvert de palettes de bois semblables à celles qui servent au transport des marchandises, dans Une scène des «Porteuses de mauvaises nouvelles», du Belge Wim Vandekeybus.les entrepôts.Au cours du spectacle, elles seront déplacées, empilées.«C'est comme si on renver- l'espace.le m'intéressait déjà i la chose quand je photographiais des images dans l'eau.Au départ c'est le sol qui est en bois, puis à la fin, c'est le mur.l'étais captivé par l'idée de prendre un arbre, de le transformer en planches, pour ensuite le reconstituer à nouveau.» Les appareils photo Une belle averse, une structure intrigante et un trépied: les trois ingrédients d'une photo réussie.Fujicolor 100 ISO, environ dix secondes à RI 6.VAIUCUX.U Prtsse La noirceur vient d'avance ?Tant mieux! ROBERT MAILLOUX collaboration spéciale La nuit, tous les chats sont peut-être gris, mais les villes, elles, prennent les couleurs de l'arc-en-ciel.L'obscurité, trouée en mille endroits par des néons aux teintes surréalistes, a le don de transfigurer des endroits habituellement sinistres le jour en lieux de prédilection pour photographes couche-tard.Avez-vous circulé sur Times Square en plein jour?Si oui, vous n'en avez probablement pas fait une photo.Mais si vous y êtes retourné à la tombée de la nuit, gageons que vous ne saviez plus où donner de l'objectif.Même si vous n'avez pas la chance (?) de vivre à New-York, vous aurez parfois le goût de photographier dans l'obscurité toute relative de votre patelin.Ou peut-être un voyage vous fera-t-il découvrir un site que la nuit rend particulièrement enchanteur.Ne dites plus que vous ne pouvez opérer dans ces conditions de lumière faible, car un minimum d'équipement vous permettra de réaliser des scenes de nuit fort intéressantes.Cet équipement est le même que pour la photographie de feux d'artifice: un appareil-photo muni de la vitesse B ou T, un trépied et un déclencheur souple.Pour ce qui est de la pellicu- le, vous pourrez utiliser un film négatif-couleur ou à diapositives, même s'il est aussi lent que 25 ISO.En effet, en photographie de nuit, on ne cherche pas vraiment à figer le mouvement, mais plutôt à en saisir le déroulement.Alors, paradoxalement, une emulsion qui requiert de longues expositions constituera souvent le meilleur choix.Si vous utilisez un film à diapositives, vous ferez face au dilemme classique: choisirez-vout; une emulsion balancée pour la lumière du jour ou une autre conçue pour l'éclairage artificiel?Théoriquement, la dernière donne des résultats plus près de la réalité, car elle est balancée pour cette température de couleur.Dans les faits, l'éclairage des viiies a considérablement changé ces dernières années.Lampes au mercure, lampes au sodium, tubes fluorescents d'une infinie variété et ampoules incandescentes forment un joyeux mélange qu'aucun film-couleur ne pourra enregistrer fidèlement en même temps.Vos goûts personnels en ce qui a trait à la couleur devront alors guider votre choix.Si vous préférez généralement les teintes froides, optez pour une emulsion type éclairage artificiel.Si au contraire vous aimez la chaleur des ors et des oranges, allez-y franchement avec un film lumière du jour.De toute façon, la couleur sera faussée, et souvent pour le mieux! Deux heures avant le coucher de soieii, vous pourriez exécuter une danse de la pluie.En effet, les meilleures conditions pour faire des photos nocturnes se présentent après le passage d'une bonne averse.Celle-ci transforme les rues et les trottoirs en autant de grands miroirs déformants où les couleurs viennent s'étirer et et se mélanger sur le pavé.On a souvent vu des équipes de tournage recourir à du matériel d'entretien des rues pour arroser la chaussée avant de filmer des scènes de nuit.Vos moyens vraisemblablement plus limités vous laisseront à la merci de la météo, à moins, justement, que vous ne sautiez sur l'occasion dès qu'elle se présentera.Utilisez votre trépied le plus souvent possible.En effet, les vitesses d'obturation requises seront très longues.Bien sûr, à l'occasion, vous pourrez installer votre appareil sur le toit d'une voiture, mais certains propriétaires de BMW n'apprécieront pas! Un trépied vous fournira autonomie et et mobilité: en effet, si vous comptez uniquement sur des appuis improvisés, il n'est pas dit que vous profiterez de l'angle le plus intéressant pour cadrer votre sujet.Un trépied vous permettra de vous déplacer à la recherche du point de vue idéal, où qu'il soit, tout en neutralisant efficacement les vibrations de l'objectif.Si votre appareil-photo est muni d'un déclencheur à retardement, n'hésitez pas à l'employer à tout coup.Car, même quand on utilise un déclencheur souple, les premières fractions de seconde de l'exposition peu- vent être affectées par des vibrations indues qui suffisent à gâcher la meilleure photo.Armez le mécanisme du retardateur avant d'appuyer sur le déclencheur: votre obturateur s'ouvrira seulement après les dix secondes réglementaires, bien après que votre appareil se sera stabilisé.Et de grâce, laissez votre obturateur ouvert longtemps! Trente secondes, une minute, voilà des durées qui laisseront les sujets en mouvements comme les voitures, par exemple, dessiner des méandres colorés dans dans la partie inférieure de votre photo.Les passants qui d'aventure traverseront la zone photographiée, prendront parfois l'apparence de spectres.Et si vous cadrez des nuages, le trajet qu'ils effectueront pendant l'exposition leur donnera un tout autre aspect sur la photo finale: un peu comme de l'ouate qui s'effilocherait sur le noir du ciel.La grande question: quelle ouverture utiliser?En effet, à moins que vous ne possédiez un posemètre particulièrement perfectionné, vous ne pourrez pas déterminer 1 'ouverture à utiliser par une lecture classique.Parfois même, la pénombre vous empêchera de voir les indications dans le viseur.Consultez le tableau ci-contre: il constitue un excellent point de départ.Dans les cas douteux, pensez a faire deux poses supplémentaires en doublant et en coupant de moitié l'exposition que je vous suggère.TABLEAU D'EXPOSITION: SCÈNES DE NUIT Scène a photographier\t25 ISO\t64 ISO\t100 ISO\t200 ISO\t400 ISO Affiches au néon\t% s.F/8\t1/2 S.F/11\t'A s.F/11\t% s, F/11\tVis S.F/11 Vitrines de magasins\t1 s.F/8\t1 S.F/11\t% S.F/11\tV«S.F/11\t% s.F/11 Rue très éclairée\t4 s.F/11\t4 s.F/16\t2 S: F/16\t1 s.F/11\t% s.F/16 Circulation automobile\t\t\t\t\t (utiliser de longues expositions)\t8 s.F 16\t4 s.F/16\t4 s.F/22\t2 S.F/22\t1 S.F/22 Arbres de Noël â l'extérieur\t8 S.F/8\t8 S.F/11\t4 s.F/11\t2 s.F/11\t1 S.F/11 Rue moyennement éclairée\t30 s.F/11\t15 S.F/11\t15 s.F/16\t8 s.F/16\t4 s.F/16 Vue générale de buildings\t30 s.F/4\t30S.F/5;6\t30 s.F/8\t30 s.F/11\t15 s.F/1.1 Rue sombre\t30 s.F 2.8\t30 s.F/4\t30 s.F/5.6\t30 s.F/8\t15 s.F 8 -1-1-1-r\t\t\t\t\t Jean-Marc Chaput PHOTO RENE PICARD.Ll Prnu Jean-Marc Chaput: la conférence-spectacle DENIS LA VOIE ¦ Drôle de conférencier que Jean-Marc Chaput, qui entend nous faire rire et réfléchir, nous parler d'argent et d'amour, parler de choses sérieuses sur le ton de l'humour.De retour à la Place des Arts pour une série de conférences au titre choc: Aide les autre-s.et le Ciel t'aidera, ce «spécialiste des relations humaines, conseiller en gestion, professeur aux Hautes Études Commerciales et étudiant à Harvard», est avant tout un fin conteur, et à sa manière un amuseur public.En tout cas.c'est comme ça qu'il faut le prendre quand il s'adresse aux chroniqueurs des variétés pour «vendre» un spectacle qui n'en est pas vraiment un.«Il y a de l'humour, des exemples drôles, des farces dans mon discours, qui n'est pas un texte de Molière, appris d'avance.Ce n'est donc jamais tout à fait la même chose d'un soir à l'autre.J'improvise, et me sers parfois de questions d'acutalité.» Ce qui est bien certain c'est q'i'on ne s'ennuie pas en compagnie de Jean-Marc Chaput, un tantinet jovialiste et moti-vateur-optimistc.Vendeur?C'est un sujet qu'il privilégie, car il fait surtout carrière comme conférencier dans le monde des affaires, ayant rejoint quantité d'employés d'entreprises.Critique, par le détour de l'humour, ce «conférencier irrationnel et marginal» se plait à parier d'amour et de sentiments aux gens d'affaires, toute relation, ouvrier-patron comme client-vendeur ayant à ses yeux une connotation affective.«Nul ne peut vendre sans amour, sans un sentiment de confiance à l'égard de l'être humain», soutient le conférencier à ceux qui vivent dans la jungle de cette société de consommation.«Je veux aussi parler aussi aux pépères et aux mémères, car ils ont un rôle à jouer dans la vie», affirme Chaput.C'est un peu pour ça qu'il revient à la Place des Arts après :inq ans d'absence sur la scène publique.C'est pour répondre à la demande de son public (il donne près de 200 conférences par an en circuit fermé à l'intérieur d'entreprises), ceux auxquels il s'est déjà adressé voulant que parents et amis aillent l'entendre.Jean-Marc Chaput a donc son public et contrairement aux spectacles qu'on a l'habitude de voir à la Place des Arts, alors que la salle est dans le noir, «80 pour cent de l'éclairage sera dans la salle.C'est que les gens parlent des yeux et je veux voir s'ils disent oui ou non.Je ne peux pas parler dans le noir.» Il y aurait encore beaucoup a écrire sur l'expérience que veut livrer Jean-Marc Chaput.pour nous apprendre à mieux vivre et réussir.Le mieux, c'est encore d'aller l'entendre à la Place des Arts du 5 au 14 octobre. LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 1- OCTOBRE 19?Q D5 «Un simple soldat» rajeuni, témoin de notre évolution ¦ l'ai vu.il y a 20 ans, Gilles Pelletier jouer loseph Latour dans Un simple soldat de Marcel Dube.à la salle du Gésu pour la Nouvelle Compagnie Théâtrale, le n'ai pas oublie l'émotion que j'ai ressentie, puisqu'il s'agissait de la première piece québécoise à laquelle j'assistais.Je ne me souviens pas d'avoir ri une seule fois pendant la représentation, mais curieusement, 20 ans plus tard, je me suis bidonné les trois-quarts du temps en écoutant Armand raconter ses ventes d'assurance, en écoutant cette pauvre Bertha aussi grosse que natve faire la morale à ses filles, ignorant que l'une d'elle ne fait rien d'autre que le trottoir, en écoutant.tant de misères inutiles.Le metteur en scène René Richard Cyr a réussi un véritable tour de force en mêlant aussi finement le rire et la tragédie.Parce que Un simple soldat c'est une tragédie où le héros ne s'accomplira que dans la mort.Et c'est justement parce qu'il y a tragédie qu'il y a rire.D'autant plus qu'il s agit de nous en tant que peuple.Un discours de Duplessts cest drôle parce qu'on veut oublier, mais c est tragique parce qu'il a plongé tous les créateurs du Québec dans la plus grande noirceur.Un simple soldat, c'est la pièce des années 30, à la fin du régime de Duplessis et tous les artistes ne parlaient que d'un ailleurs.Cet «ailleurs» a été le thème de l'oeuvre de Dubé.Et loseph Latour a choisi bailleurs» en Corée où il devait perdre la vie.À 30 ans, René Richard Cyr a tout compris.Il a épuré l'oeuvre.Il a su rafraîchir cette pièce aussi bien et peut-être encore mieux qu'il ne l'avait fait avec Bonjour /a! bonjour de Michel Tremblay.Il a su lui donner un rythme nou- veau, une distance nouvelle en «arrondissant» certains personnages, en leur donnant de nouvelles couleurs et en choisissant merveilleusement bien ses interprètes.D'abord Gildor Roy qui a su se démarquer de l'interprétation de Gilles Pelletier sans jamais lui porter ombrage.Il n'a pas voulu de comparaison et il n'en aura pas.Son personnage est plus léger, plus souple, plus vicieux et parfois plus souriant.Pelletier misait davantage sur l'autorité, le muscle, la force brute et son jeu s'inscrivait à l'intérieur d'une mise en scène plus lourde, plus musclée, comme taillée au couteau.Louise Latraverse interprète l'un de ses meilleurs rôles depuis quelques années et sa transformation physique ainsi que le vieillissement de sa voix nous donnent un personnage remarquable, l'ai retenu également l'extraordinaire performance de Patrice Coque-reau dans le rôle d'Armand et la fraîcheur de Suzanne Lemoine dans celui de Fleurette.Et que dire de lean Lajeunesse?Tout simplement qu'il a eu tort de se retirer de la scène pendant huit ans.C'est un grand comédien que certains découvriront peut-être sur le tard.La chaleur des réflecteurs vaut bien le soleil de la Floride et des applaudissement comme il en a reçus le soir de la première valent mieux que tous les pays du sud.Finalement, le nouveau Simple soldat merveilleusement corrigé par René Richard Cyr est une pièce à voir.Et je vous souhaite de l'avoir vue il y a 15 ans (à la télévision ) ou 20 ans ( au théâtre ) parce que c'est l'une des rares occasions qu'on peut avoir de mesurer l'évolution d'un peuple.UN SIMPLE S010AT de Marcel Ou M.mil en Cildor Roy et Jean Lajeunesse dans «Un simple soldat» de Marcel Dubé au TPQ.icene de René Richard Cyr.decor de Martin Ferland.costumes de Francois Saint-Aubin avec Louise Latraverse, Jean Lajeunesse, Cil- dor Roy, Patrice Coquereau.Suzanne Lemoine.Anne-Marie Cesblens.Jean-Francols Bou-dreau, Marjolaine Lemieux, Pierre Rochette Lefebvre, André Robitaille.Dominique Oues-nel et Jean-Francois Casabonne.Une production du Théâtre Populaire du Quebec presen- tee a la Maison de la culture Parc Frontenac jusqu au 7 octobre, avant d'entreprendre une tournée dans les principales villes du Quebec.L'étonnante transmigration dlsmael Ivo Ismael Ivo: -Delirium of a childhood\" CILLES G.LA MO NT AG NE collaboration spéciale ¦ En sortant d'Espace libre, où le spectacle Delirium of a Childhood s'inscrivait dans la série «Théâtre d'Ailleurs», j'avais la nette impression de m'être trompé de festival.Au lieu de celui de la Nouvelle danse, comment se fait-il que Ismael Ivo, chorégraphe et danseur d'origine afro-brésilienne, se soit retrouvé au milieu d'un événement conçu en fonction d'une ouverture aux troupes de théâtre étrangères L'année dernière.Espace libre a inauguré la série «Théâtre d'Ailleurs» avec trois compagnies qui successivement nous ont fait découvrir un théâtre «différent», en concordance avec l'esprit du lieu.Needcompany de la Belgi- aue, Tenkei Gekijo du Japon, et ipen Stage Obala de la Yougoslavie, qu'elles aient séduit, provoqué, enthousiasmé et déçu, ont eu chacune le mérite de représenter une théâtralité étrangère à laquelle le public montréalais n'a à peu près jamais accès en dehors du Festival de théâtre des Amériques, une fois tous les deux ans.Cette année, c'est à n'y rien comprendre.Avec En attendant Mieu, des Français de la compagnie ALIS, on avait l'impression d'assister à une performance visuelle en relard de 10 ans sur les nouvelles tendances de l'avant-garde.Comment expliquer que ce spectacle ait été préféré à Some Golden States, de l'Américain Tim Miller, qui n'a pas trouvé preneur auprès des organisateurs de l'événement?Tim Miller, qui a fait les beaux jours du P.S.122 à New York avant de poursuivre son travail à Los Angeles, compte pourtant parmi les artistes reconnus internationalement qui illustrent le mieux les formes du renouveau théâtral constant que l'on est en droit d'attendre de la série «Théâtre d'Ailleurs».Cela dit, le spectacle de Ismael Ivo, bien que trop court (à peine une heure) n'en était pas moins d'un intérêt certain pour tous ceux que la danse passionne.Il se dégage de lui une fascination semblable à celle qu'exerce le Ja-ponais Min Tanaka, pour qui la danse relève d'une totale prise de possession du corps par l'esprit, et nous fait voir le danseur évoluer comme dans un profond étant de transe.Ismael Ivo transmigre sous nos yeux.Il porte en lui les visions d'un enfant noir au milieu d'un vaste espace d'un blanc virginal.Passant du pôle masculin au pôle féminin, son corps, d'une incroyable flexibilité, est recouvert d'un enduit bleu, préfigurant un étrange spécimen humain, toutes races confondues.L'effet premier est saisissant.La gestuelle est d'abord aérienne, incantatoire, les yeux clos, la respiration imperceptible.Puis graduellement, l'enfance se souille au contact de la vie terrestre.Les mouvements deviennent plus saccadés, et la douce musique de Gustav Mahler est remplacée par le martellement des rythmes tribaux africains.La beauté originelle se déconstruit, jusqu'au point où le danseur, voisin du pri- mate émettant des sons gutturaux, vient se mêler au public qui visiblement, reste perplexe jusqu'à la fin.De toute évidence, ce premier volet cet automne de «Théâtre d'Ailleurs» a été mal préparé.Le fait, entre autres, que l'on retrouvait accole à Delirium of a Childhood un extrait de la presse européenne disant «11 est souhaitable de ne pas manquer ce superbe spectacle», alors que cette phrase en réalité est tirée d'une critique sur un autre spectacle Phoenix de Ismael Ivo, cela en dit long aussi.Il faut souhaiter que le second volet, prévu pour le printemps prochain, nous fasse oublier les erreurs ce celui-ci.Delirium of't Childhood.Chorégraphie et interpretation: Ismael ivo.Éclairage: Lothar Baumgarae.Bande sonore et conception technique: Manfred Walther.Costumes: Wal-traud Jonda.Direction de production: Kart Regensburger.Assistance â la production: Andrée Valentin.A l'Espace libre.VOUS INVITENT À ASSISTER AU SPECTACLE Quatre articles à lire dans Aria CLAUDE GINCRAS ¦ Le dernier numéro du magazine Aria (automne 1989) contient au moins quatre articles particulièrement intéressants.Gilles Poirier, producteur de disques (il dirige la Société Nouvelle d'Enregistrement \u2014 SNE), fait maintes révélations sur l'industrie où il oeuvre.Bernard Uzan raconte comment il a été engagé à l'Opéra de Montréal et fait part de ses nombreux projets.Alfredo Silipi-gni se révèle une personnalité plus intéressante que ne le laisse croire son travail dans la fosse d'orchestre.Enfin, Jean Marcel signe une synthèse des quatre exposés qu'il donnait en avril dernier lors des radiodiffusions de la Tétralogie du Metropolitan.Robert Satanowski.qui avait quitté inopinément les répétitions de Fidelio, de Beethoven, en novembre dernier, à l'Opéra de Montréal, vient de diriger Piko-vaya Dama («La Dame de pique»), de Tchaikovsky, à Paris, au Palais des Congrès.Cette production de l'Opéra de Varsovie mettait en vedette Régine Crespin en Comtesse.Alexander Sander, qui avait récupéré le Fidelio du chef polonais, dirigera Der Rosenkavalier, de Richard Strauss, à l'OdM la saison prochaine.En plus de plusieurs engagements prochains à travers l'Amérique.Maureen Forrester fera ses debuts à La Scala de Milan au printemps dans ce même rôle de la Comtesse de Tchaikovsky, qu'elle avait d'ailleurs chante a Ottawa il y a quelques années.Benoit Boutet chantera deux fois cette saison à Vancouver: dans The Rake's Progress, de Stravinsky, et La Veuve joyeuse, de Lehar.«To be sung in English with English translations», precise la publicité.Les surtitres anglais y sont en effet aussi nécessaires que les surtitres français à Montréal pour Dialogues des Carmélites ou Faust.L'Opéra de Milwaukee annonce pour janvier un «théâtre musical» constitué de La Dame aux camélias et de la musique de l'opéra de Verdi, La Traviata, inspiré par la pièce d'Alexandre Dumas fils.Charles Dutoit dirigera deux opéras cette saison au Metropolitan: Samson et Dalila et Faust.Le Saint-Saens est une reprise, avec Placido Domingo et Shirley Ver-rett.Le Faust est une nouvelle production, avec Neil Shicoff, Carol Vaness et lames Morris.Les deux opéras feront l'objet d'une radiodiffusion du samedi après-midi: Samson et Dalila le 17 février, Faust le 3 mars.Un opéra sur la maladie d'Al-zheimer sera créé à Portland, Oregon, le 27 avril.Le titre: Lucy's Lapses.Le compositeur: Christopher Drobny.Le réseau PBS diffusera les 18, 19.20 et 21 juin 1990 les quatre opéras de la Tétralogie de Wagner dans la nouvelle production du Metropolitan.Physionomie/physiognomonie Oeuvres récentes des artistes de notoriété internationale LYONEL LAURENCEAU, peintre RICHARD VIAU.sculpteur du 29 septembre au 22 octobre Entrée libre SALLE ALFRED-PELLAN MAISON DES ARTS DE LAVAL 1395, boul.de la Concorde ouest Laval 662-4442 T ROLLING TONE NEW-YORK LE PRIX COMPREND : \u2022 Transport aller-retour pour deux personnes en avion.\u2022 Hébergement pour deux personnes à l'hôtel Crown Plaza.\u2022 2 billets de spectacle.DE PLUS : En devenant admissibles vous courez la chance de gagner des cassettes «Steel Wheels» des Rolling Stones.Pour participer: \u2022 Écoutez, chaque matin entre 6 h et 9 h, l'émission RÉVEIL-MATIN pour connaître la chanson indice du jour.\u2022 Écoutez Catherine Vachon entre 15 h et 13 h pour les tirages.\u2022 La valeur dos pris offerts es! de 1000$.TIRAGE DU GRAND PRIX SUR LES ONDES DE CKOI-FM : Le 18 octobre entre 20 h et 21 h à l'émission ROCK EN SPECTACLE, spécial Rolling Stones, animé par Denis Grondin.Découpez ce coupon de participation et retournez-le â : Concours Les Stones à New-York CKOI-FM CP.97.succursale D, Montréal.Québec, H3K3B9 NOM _ ADRESSE .VILLE _ TÉL.RÉS.: -AGE (18 ans et plus) _APP._ -CODE POSTAL -DUR.Coucous ouûœs tes vendredis, samedis, et dimanches |usqu a» 15 octotre Règlements disponiWes s La Presse et a CKOI-FM. D6 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 1» 0CT08RE 1939 CAMILLIEN HOUDE, 100 ANS! Le plus célèbre des maires de Montréal est mort _avec le sentiment que «son peuple» l'avait Maire de Montréal pendant 18 ans, Camillien Houde, retraité depuis le 17 septembre 1954, meurt dans son lit dans la nuit du 11 septembre 1958.La veille, en soirée, au cours d'une visite régulière, sa fille Marthe le trouve exceptionnellement abattu et chagrin.À tel point qu'elle se sent obligée de lui demander: «Mais, enfin, dis-moi ce qui t'arrive, papa ! » Recroquevillé, avec des sanglots dans la voix, Camillien Houde répond: « Le peuple de Montréal m'a oublié.Le maire Camillien Houde et sa femme saluant la foule de Montréal en 1948.OHCTOTHtQUt Là Prnu IIEK Le lendemain matin, à l'annonce de sa mort, le peuple de Montréal, surtout celui des quartiers ouvriers, en a le souffle coupé.La dépouille mortelle est exposée en chapelle ardente à l'Hôtel de ville.Par dizaines de milliers, des quatre coins de Montréal, citoyens et citoyennes viennent une dernière fois saluer et remercier « Monsieur.Montréal ».Le service funèbre, en la basilique Notre-Dame, attire lOOOOO personnes.Hormis celles du frère André, jamais des obsèques n'avaient, jusque-là, et n'ont, depuis, attiré à Montréal des foules aussi considérables, loyales et bouleversées.Ses obsèques prennent fin avec sa mise au tombeau au cimetière de Côte-des-Neiges.Camillien Houde, grand admirateur de l'empereur Napoléon 1er, s'y était fait ériger un mausolée qui est une réplique exacte de celui de Napoléon aux Invalides.Populiste Dans tous les coins et recoins de la vie publique de Camillien Houde, les foules ont joué un rôle considérable.Une cartomancienne le lui avait d'ailleurs prédit à un moment où, après plusieurs échecs, il tentait de réorienter sa vie.En 26 ans d'activités politiques, il a, en effet, attiré des foules considérables partout où il a pris la parole soit comme candidat à la mairie de Montréal, ou comme maire, ou comme chef et candidat du Parti conservateur à la législature provinciale, ou comme candidat indépendant au fédéral, ou comme co-chef du Bloc populaire.On voulait voir Camillien Houde.Le voir de près.Voir son visage, surtout! Ce visage, que certains jugeaient carrément laid, alors que d'autres, plus nombreux et plus perspicaces, affirmaient qu'il était «sa fortune».Mais on voulait aussi l'entendre.Et ceux qui ont vu et entendu simultanément le tribun Camillien Houde lui ont toujours reconnu, dans ces moments-là, un charme puissant et irrésistible.Des experts ont parlé à son endroit de «tauromachie oratoire, avec tout ce que cela comprend de passes, de pirouettes et de pièges avant de planter les banderilles fatales sur le cou de l'adversaire».Un soir, à Rouyn-Noranda, après une assemblée politique, une belle partisane félicite Camillien Houde: «Vous avez été formidable, et que vous étiez beau!» Puis, après un moment d'hésitation, elle lui dit dans le creux de l'oreille: «Mais savez-vous que vous êtes plus beau de loin?» Et Camillien Houde de riposter, rigolard: «Vous me le dites, madame! 11 y a des années que, chaque matin, en me rasant, je constate la même chose!».Bon, sensible, intelligent, passionné «Mon père, soutient Marthe Houde Handfield, a possiblement souffert de son visage durant sa jeunesse, mais, peu à peu, il l'a assumé, il s'en est même moqué, avant d'en faire un puissant instrument de persuasion et de charme.Cela n'a toutefois été possible que parce qu'il était un homme bon, sensible, intelligent, spontané et passionné.On parle souvent du charme du tribun redoutable et incomparable, on rappelle rarement qu'il séduisait tout autant comme causeur».Marthe Houde ouvre un cahier de 250 pages.Là-dedans, elle a consigné des souvenirs sur ses parents, la vie de famille, la carrière politique de son père, son internement, pendant la guerre, parce qu'il s'était opposé à l'enregistrement national qu'il voyait comme une mesure de conscription, des anecdotes inédites, des images, en bref des matériaux exceptionnels pour une biographie définitive, un grand film, une série télévisée.«Plus j'y pense, dit-elle, plus je trouve que tout cela est exceptionnellement visuel, cinématographique, cinématographiablc! Par exemple: Camillien Houde vendant du charbon, de l'assurance, des biscuits, et échouant lamentablement; Camillien Houde triomphant à 39 ans du maire-idole Médéric Martin; Camiliien Houde, maire de Montréal, chantant le Minuit Chrétien à Notre-Dame de Montréal ou nous mobilisant, après le souper familial, pour chanter avec lui les extraits les plus chantants des grands opéras; Camillien Houde escortant les rois et les reines, accueillant des chômeurs dans son bureau de l'hôtel de ville, arpentant le parc Viger pour saluer les clochards; Camillien Houde appréhendé Le frère Marie-Victorin, protecteur du jeune Camillien Houde, qui le lui rendit bien en lui accordant plus tard le Jardin Botanique.dans un restaurant du Vieux Montréal, menotte, interné dans un camp fédéral parmi les prisonniers de guerre italiens, allemands, japonais.; Camillien Houde libéré du ca-np d'internement, après quatre ans, et accueilli dans sa ville par i00 000 Montréalais en délire.Oui, tout ça est beau, unique, romantique;, dramatique, indestructible; ça fait irréversiblement partie de l'histoire de Montréal et du Québec.il ne fau-drait lout de même pas oublier.» FI,s de famille pauvre Camillien Houde, fils du meunier Azade Houde, est né le 13 août 1889.Seul survivant des 10 enfants d'une famille pauvre de Saint-Henri \u2014 aucun de ses frères et soeurs n'a vécu au-delà de l'âge de deux ans\u2014 Camillien Houde n'a que 7 ans à la mort de son père.Le soir, après l'école, il travaille chez un boucher pour faire vivre sa mère.Il a 16 ans lorsqu'il termine son cours commercial au collège de Longueuil.C'est là, d'ailleurs, qu'il a fait la connaissance du Frère Marie-Victorin, qui devient son protecteur, lui déniche un premier emploi comme caissier dans une banque.Ils seront amis pour la vie.Devenu maire de Montréal, Camillien Houde se souviendra et appuiera inconditionnellement le projet de lardin botanique du Frère Marie-Victorin.Le 26 avril 1941, le prisonnier Camillien Houde reçoit une lettre de son ami Marie-Victorin.Celui-ci est en repos à Cuba.Marie-Victorin lui écrit: «Est-il besoin de vous dire, cher ami, que je ne vous oublie pas et que je veux partager votre souffrance.Je n'ai pas le droit de vous dire quel est mon jugement à moi.Tout ce que je peux vous dire, c'est que, pour moi, vous êtes toujours le Camillien de ma jeunesse, celui du collège de Longueuil et du Cercle Lasallc, le Camillien qui a aussi beaucoup fait pour doter sa ville de ce qui est aujourd'hui son orgueil: le JARDIN BOTANIQUE».Ils ne se sont pas revus: Marie-Victorin meurt accidentellement le 15 juillet 1944, et Camillien Houde est libéré du camp d'internement le 16 août, un mois plus tf.d.Étrange paire d'amis «l'incline à penser, dit Marthe Houde Handfield, qu'il a beaucoup pleuré, sur le coup, la mort de son ami Marie-Victorin.À la vérité, une étrange paire d'amis: Marie-Victorin, aristocrate et savant, Camillien Houde, l'orphelin de Saint-Henri, bohème sentimental, vulnérable et autodidacte, l'un et l'autre devenus des immortels de l'histoire de Montréal! Et, pour l'un et l'autre, combien d'adversaires complètement oubliés, réduits à néant, aujourd'hui!» Et Marthe Houde Handfield d'ajouter: «J'ai personnellement vu mon père pleurer deux fois: lors de la mise en tutelle de la ville de Montréal et lors de la demission de l'archevêque Joseph Charbonneau.Un éventuel bio- graphe devra creuser ces deux chagrins.» Camillien Houde se marie jeu- Son Honneur le maire, comme le désignait le protocole de l'époque, offrant ses hommages à celui qui s'appelait, en 1951, Monseigneur Léger.«Je t'envoie 30 sous parce que j'ai pas plus.Mais je me charge de dire à toute la population que t'es le seul maire au monde à avoir eu le coeur assez grand et assez gros pour chausser à ses frais des enfants de chômeurs! Salut, mon Camillien, et à ton prochain triomphe!» \u2014 un admirateur ïmmïïïïT^ m.PHOTO MICHEL GRAVEL.U Pr«5« Marthe Houde Handfield, jetar.c un regard nostalgique sur une ville que ne reconnaîtrait sans doute pas son père.r ne.Sa première femme.Mignonne Bourgie, meurt à 29 ans.H se remarie avec Georgiana Falar-deau.Celle-ci décédera en mars 1969 à l'âge de 84 ans*.Au dire de Marthe, «elle a adoré son mari et l'a admirablement servi».Celui-ci la savait intelligente, intuitive, douée d'un solide jugement, informée, vaillante, lui parlait de ses projets, de ses peurs, de ses hésitations.Pendant les quatre ans d'internement, alors que son mari n'avait droit qu'à une lettre de 3l lignes par mois, elle adress-sait ses lettres: CAMILLIEN HOUDE, HÉROS ET PRISONNIER.Toute cette correspondance était systématiquement censurée.On retenait parfois des lettres pendant des mois avant de les lui remettre.On voulait casser Camillien, l'incassablel Chez les conservateurs Sa carrière politique commence en 1923 alors qu'il se porte candidat conservateur dans le comté de Sainte-Marie.Il est le favori des ouvriers, leur promet de défoncer le haut de forme du premier ministre libéral Alexandre Taschereau, promet de créer un gouvernement travailliste.Il est élu.En 1927, il est battu.Il accuse le gang du maire Médéric Martin de l'avoir fait battre.En 1928, aux élections municipales de Montréal, il se présente contre Médéric Martin et l'emporte par 22 000 voix de majorité.En 1929, il devient chef du Parti conservateur du Québec.Entre 1928 et 1954, il est défait deux fois comme candidat à la mairie de Montréal.En mai 1939, comme maire de Montréal, il accueille le roi et la reine d'Angleterre.Mais la dette de la ville, cette année-là, est de 40 millions, le déficit budgétaire atteint 7 millions, les banques Royale, de Montréal et Canadienne nationale refusent d'accorder des crédits.Camillien Houde les dénonce et leur intente des poursuites judiciaires.«Les banques n'auront jamais le contrôle de la ville, déclare-t-il.Je ne laisserai pas le peuple de Montréal mourir de faim pour faire plaisir aux banques !» Le 2 août 1940, il est appréhendé et incarcéré.À sa sortie du camp, en août 1944, 100 000 Montréalais le portent en triomphe jusqu'au 4445 Saint-Hubert, sa maison.Il y retrouve ses enfants, sa femme.Celle-ci, pendant les quatre années d'incarcération, lui a caché l'état de pauvreté de la famille.Camillien Houde découvre qu'il est sans le sou.Il achète une petite annonce dans un quotidien de Montréal, avoue qu'il est sans le sou, sollicite l'aide de son peuple.La réponse est spontanée, massive: des milliers de lettres avec des pièces de 5, 10, 25 et 50 cents, parfois avec des dollars, toujours avec un mot touchant.Celui-ci, par exemple: «Je t'envoie 30 sous parce que j'ai pas plus.Mais je me charge de dire à toute la population que t'es le seul maire au monde à avoir eu le coeur assez grand et assez gros pour chausser à ses frais des enfants de chômeurs! Salut, mon Camillien, et à ton prochain triomphe!» Aux élections municipales de décembre 1944.il est réélu.A celles de 1948, il est élu par acclamation.Cela ne s'était pas vu à Montréal depuis 50 ans.Au moment de sa retraite, en 1954.Maurice Duplessis lui vote une pension annuelle de $ 12 333. T LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 1\" OCTOBRE 1989 D7 CINÉMA ABYSS (THE Barri 14): 13 h.15 h 45.19 t>.21 h 40.Carrefour Uval (2) Sun., dim .15 h 10.16 h.19 h.21 h 55; «n MOV.19 h.21 h 55.Gne-Parc Uval (4) Sam., dim..Sam., dim.12 h 30, 14 h 35, 16 h 40.18 h 50.21 h 10; en sem.18 ii 50, 21 h 10.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 25.CINÉMA PARADISO Berri 11): 13 h 30.16 h 15,19 h, 21 h 30.Carrefour Uval (3).Sam., dim.13 h 10.16 h.19 h.21 h 40; en sem.19 h, 21 h 40.Cinema Egvptien (3): 13 h 15, 16 h 15.19 h, 21 h 30.COMTESSE IXE (LAI Carré Saint-Louis: 11 h 30,15 h 20,19 h 10.COOKIE Carrefour Uval (1): 21 h 45.Cinéplex centre-ville 12): 13 h 30, 15 h 30, 17 h 30.19 h 30.21 h 30.CROCODILE DUNDEE II Ciné-Parc Saint-Eustache 11): Sam., dim., des 19 h.DEAD POETS SOCIETY Du Parc (1).Sam., dim., 13 h 15.16 h 15, 18 h 50, 21 h 25; en sem., 18 h 50.21 h 25.Creenfield (3).Sam., dim., 13 h.15 h 45.19 h, 21 h 40; en sem., 19 h.21 h 40.Loews (4): 13h.15h40.18h20.21 h05.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 40.DIANE, L'AMOUR ET LA JOUISSANCE Bijou: 11 h 10.13 h 45.16 h 25,19 h.21 h 40.DRY WHITE SEASON (A) Loews (3): 12h 30, 14h40, 16h40, 19 h.21 h 20.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 35.ELLES AIMENT CA Commodore: dés 18 h.PILLE DE QUINZE ANS (LA) Complexe Desjardins (4): 13 h 20, 15 h 20, 17 h 20, 19 h 20.21 h 20; jeu., 13 h 30, 15 h 20.17 h 20, 21 h 40.FUTUR IMMÉDIAT Ciné-Parc Uval (4).Sam., dim., des 19 h.HAUTE SÉCURITÉ Ciné-Parc Saint-Eustache (5).Sam., dim., des 19 h.Uval (2).Sam., dim., 17 h, 19 h 30, 21 h 50; en sem., 19 h 30, 21 h 50.Dernier spectacle ven., sam., minuit 15.Omega (2, Longueuil).Sam., dim., 13 h 10, 15 h 20, 17 h 20.19 h 30, 21 h 30; en sem., 19 h 30, 21 h 30.Plaza Jean-Talon.Sam., dim., 13 h 10,15 h 20, 17 h 20, 19 h 30, 21 h 30; en sem., 19 h 30, 21 h 30.Versailles (2).Sam., dim., 12 h 15, 14 h 30.16 h 45,19 h, 21 h 15; en sem., 19 h, 21 h 15.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 30.HONEY.I'VE SHRUNK THE KIDS Palace (5).Sam., dim., 12 h 40.IN COUNTRY Cinéma V (2).Sam., dim., 13 h 40.16 h 10, 18 h 55.21 h 20; «i sem.18 h 55.21 h 20 OorvM (3> Sam., dim.13 h 15.16 h.18 h 45.21 h 20 en sem 18 h 45 21 h 20 Loews (2) 13h 30.16h.18h 50.21 h.Dérider spectacle ven.sam.23 h 30.INOIANA JONES t THE LAST CRUSADE Fairview (1) Sam.dim 13h.16h.18hSS.21 h 35: en sem.18 h 50.21 h 35.Palace (4k 12 h 20.15 h 20, 18 h 20.21 h 20; km.12h20.15h20.21 h20.Dernier spectacle ven.sam.23 h 45.MOiANA JONCS ET LA OERMCRf CROtSAOC Ciné-Parc Saint Eustache 12).Sam., dim., dé* 19 h.Giéénflétd (21 Sam., dim.13 h.16 h.18 h 50.2 i n 35.en sem .18 h 50.21 h 35 Uval (3).Sam., dim.13 h.16 h.19 h.21 h 40; en sem .19 h.21 h 40.Dernier spectacle van., sam., minuit 10.Parisien .13 h.15 h 50, 18 h 30.21 h 15.Dernier spectacle sam.231*40.Rex (2.Saint-Jéromel.Sam., dim.13 h 30.16 It 10.19 h.21 h 50; en sam.19 h.21 n 30.Versailles (6).Sam., dim.13 h 30.16 h.18 h 50.21 h 20: en sem.18 h 50.21 h 20.Dernier spectacle ven.sam.23 h 45.INNOCENCE IMPUDtOUE Commodore: dés 18 h.JESUS OC MONTREAL Brossard (2).Sam.dim.14 h.16 h 20, 19 h, 21 h 25; an sam.19 h.21 h 25.Carrefour Uval (4).Sam., dim .14 h.16 h 30.19 h 10.21 h 30 an sem.19 h 10.21 h 30.Cinéplex centre-ville (7): 13 h 45.16 h 15.19 h 05.21 h 35.Dauphin (1).Sam., dim.14 h.17 h 10.19 h 20.21 h 30: lun.19 h 20.21 h 30; mar.14 h.17 h 10.19 h 20, 21 h 30; mere., jeu.19 h 20,21 h 30.JEUNE EINSTEIN (LE) Béni i2> 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15.21 h 15.Brossard (1).Sam., dim.13 h 15.15 h 15.17 h 15, 19 h 15.21 h 15; an sem.19 h 15.21 h 15.Carrefour Laval (5).Sam., dim., 15 h 05, 15 h 05, 17 h 10, 19 h 20.21 h 30; en sem.19 h 20, 21 h 30.Ciné-Parc Uval (1).Sam., dim., dés 19 h.JOHNNY HANDSOME Dorval (1>.Sam., dim., 12 h 45, 14 h 45.16 h 55.19 h 05.21 h 15; en sem.19 h 05, 21 h 15.Greenfield (1) Sam., dhn.13 h 15.151)20.17 h 25.19h30.21D40; en sem., 190 30.211)40.Uval (5).Sam .dim., 12 h 50.15 h, 17 h 10.19 h 20.21 h 30 en sem., 19 h 20.21 h 30.Dernier spectacle ven., sam., 23 h 35.Palace (1).12 h.14 h 20.16 h 40, 19 h.21 h 20.Oernier spectacle ven., sam., 25 h 40.KARATE KID (3) (V.f.) Ciné-Parc Uval 131.Sam., dim., dés 19 h.Paradis (3).Sam., dim.15 h 05, 19 h 20; en sem., 21 h 05.LETHAL WEAPON II Ciné-Parc Saint-Eustache (2).Sam., dim., des 19 h.Dorval (4).Sam., dim.13 h 15.16 h.18 h 45.21 h 30; en sem.18 h 45, 21 h 30.Palace (2): 13 h 40.16 h 10, 18 h 50, 21 h 30.Dernier spectacle sam., 23 h 55.LET'S TALK SEX Évé: 11 h 20.14 h 10.17 h 05,19 h 55.LIAISONS CANCEREUSES Dauphin (2>.Sam., dim.14 h 30.17 h.19 h 30.21 h 45; en sem., 19 h 30,21 h 45.LICENCE TO KILL Loews (5): 12h35, 15h20.18h 10, 21 h.Dernier spectacle sam., 25 h 30.LUMIÈRE DU LAC (LA) Complexe Dejardins (31: 13 h.15 h, 17 h, 19 h 10, 21 h 15; mere, 13 h, 15 h.21 h 30.MAR0U1S Berri (S): 13 h 30.15 h 30, 17 h 30.19 h 30.21 h 30; jeu., 13 h 30.15 h 30, 17 h 30, 21 h 40.MASSEUSES A HONG KONG (LES) Commodore: des 18 h.MATINS INFIDELES (LES) Parisien (2): 13 h.15 h 10, 17 h 10, 19 h 15, 21 h 30.Dernier spectacle sam., 23 h 35.Pine (2.Sainte-Adeiei.Sam.19 h 15.22 h; en sem., 20 h 30.MILLENNIUM Astre (2).Sam., dim., 13 h, 15 h 05.17 h 10, 19 h 20, 21 h 30; en sem., 19 h, 21 h 10.Bonaventure (1).Sam., et en sem., 19 h, 21 h 15, dim.14 h, 1b n 30,19 h, 21 h 15.Faubourg Sainte-Catherine (4): 13 h.15 h, 17 h 10,19 h 20, 21 h 30.NCC-'-ïSt MOIEN Cinéplex centre-ville (6) 13 h.15 h 10.Un 20 191)30.2-th4S.Complexe Oesiardins (2* 12 h 50.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 50.PACKAGE Place Alexis-Nthon (3J: 12 h 45.15 h.17 h 15.19 h 30.21 h 45 Pomte-aaire (2).Sam., dim.13 h.15 h 10.17 0 20.19 h30.211)45; en sem.191)30.211)45.PARENTHOOD Carrefour Uval (1).Sam., dim.13 It 45.16 h 20.19 h OS.en sem.191)05.Cinema Egyptien (2k 13 h 30.161).191), 21 h 25 Oneotex centre-ville (1k 15 h 15.16 h.19 h.21 h 35.Pointe-Claire (3).Sam., dim.13 h 15.16 h.19 h.21 h 30 an sem.19 h.21 h 30.PETITS TROUS Bijou: 9 h 50.12 h 25.15 h 05.17 h 40.20 h 20.PORTION 0 ETERNITE Cinéplex centre-ville 18k 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h.Cremaxie.Sam., dim .13 h, 15 h.17 h.19h 30.21 h30; km.19h30.21 h30; mar.13 h.15 h.17 h.19 h 30.21 h 30; marc., îeu.19 h 30.21 h 30.Longueuil (21.Sam., dim, 131)05.15h 10.17 h 15, 19 h 25, 21 h 35; en sem.19 h 25.21 h 35.REVES VOLUPTUEUX Carré Saint-Louis.14 h.17 h 50.21 h 40.ROLL X GIRL Guy: 10 h 05.12 h 50.15 h 35.18 h 20.21 h 05.ROMUALO ET JULIETTE Parisien (4): 12 h 10.14 h 25, 16 h 45.19 h 05, 21 1) 30.Oernier spectacle sam., 23 h 45.Versailles (5).Sam., dim.121)15.14 h 30, 16 h 45.19 h, 21 h 15; an sem.19 h.21 h 15.Demier spectacle ven.sam.23 h 30.SEA OF LOVE Astre (1).Sam., dim.13 h.15 h 10.17 h 35.19h40.21 h 50; en sem.191)15.211)30.Demier spectacle ven.sam., minuit.Carrefour Laval (6).Sam., dim., 12 h 30.14 h 50.17 h 10.19 h 30, 21 h S0; en sem.19 h 30, 21 h 50.Cinéma Égyptien (1k 12 h 30.14 h 45.17 h.19 h 20.21 h 45.Oecarie 12).Sam., dim.12 h 30.14 h 40.16 h 50.19 h, 21 h 15; en sem.19 h, 21 h 15.Place Alexis-Nihon I2k 13 h 30, 14 h 50, 17D10,19h30,21h50.Pointe-Claire (4).Sam., dim.14 h.16 h 20, 19 h.21 h 20: en sem.19 h, 21 h 20.SEX.LIES t VIDE0TYPE Astre (3).Sam., dim.13 h 10, 15 h 10.17 h 10, 19 h 15, 211)15; an sem.19 h 10.21 h 10.Décarie (1).Sam., dim.131).15 h, 17 h.Dans le coin droit de (oute affiche publicitaire d'un film, vous trouverez l'un des trois sigles suivants: - G - VISA GÉNÉRAL - 14 - ANS (INDICATIF) - 18 - ANS .ADULTES Vous savez ce que ça signifie?Non ! Lisez ce qui suit : Signifie que le film (2 ' ainsi classé peut être vu par un public de tout âge.14 ANS :INWC«»1 Signifie que généralement le film ainsi classe devrait être vu par une personne âgée de quatorze ans ou plus.Toutefois, les parents peuvent décider d'autoriser leur enfant âgé de moins de quatorze ans à visionner ce film.18 ANS UMIU Signifie que ce film peut être vu dans un lieu public uniquement par des adultes.Une personne âgée de moins de dix-huit ans, mime accompagnée de ses parents, ne peut être admise dans la salle où ce film est présenté.19 h 10.21 h 50; an sem.19 h 10.21 n 30 Faubourg Samte-Catfterma (1k 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h 10.Ponte-Claire (1) Sam dan.12 h 45.14 h 50.16h55.19h 15.21 h20 an sam.19h 15.21 h 20.SrtlRLEY VALENTMC Dorval (2) Sam., dan.12 h 45.14 h 45.17 h.19 h 15.21 h 50; an sam.19 h 15.21 h 30.Loews IU 12h30.14h45.17h.19h 10.21 h 30 Dernier spectacle sam.23 h 50.SOCIÉTÉ OCS POCTÏS DISPARUS Du Plateau (1k 14 h, 16 h 30.19 h.21 h 30 Université Sam., dim.13 II 30.16 h.18 h 30.21 h: en sem.Un».21 h.S.O.S.FANTOMC 12) Cine-Parc Uval 13).Sam., dim., dés 19 h.Paradis (3).Sam., dim.13 h.17 h 15.21 h 30 an sam.19 h.SPEED imax (Vieux-Port).A compter de mar., du mar.au dim.12 h.20 It 45.TELE SEXE Carré Samt-louis: 12 h 50.16 h 40.20 h 30.TROP BELLE POUR TOI Le Paris (3, Saint-Hyacinthe) Sam., dim.15 h 15.15 h 15.19 h 15.21 h 15; an sem.19 h 15.21 h 15.Parisien (1k 12H40.141)45.16 h 55.19 n.21 h 05.Dernier spectacle sam.23 h 05.TRUC LOVE Paiace I5> Sam., dim.14 h 55.17 h 10.19 h 25.21 h 40 an sam.12 h 40.14 h 55, 17 h 10.19 h 25.21 h 40.Demier spectacle ven., sam.23 n 50.TURNER ANO HOOCM Palace 12): 12 h 50.15 h.17 h 10.19 h 20, 21 h 30: mere.12 h 50.15 h.17 h 10.21 h 45.Demir spectacle ven., sam.23 h 40.TURNER 6 HOOCH (V.f.) Uval (4).Sam., dim., 12 h 30, 14 h 40.16 h 50.19 h 10.21 h 25: en sem., 19 h 10.21 h 25.Oernier spectacle sam.25 h 30.Versailles 14).Sam., dim.12 h 30.14 h 35.16 h 40.18 h 50, 21 h 10; en sem.18 h 50, 21 h 10.Demier spectacle sam.23 h 25.UNCLE BUCK Astra (4).Sam., dim.13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15.21 h 15; en sem.19 h 15.21 h 15.Bonaventure (2).Sam., et an sam.19 h 30, 21 h 30: dim.13 h 30.15 h 30.17 h 30, nu 30.21 h 30 Faubourg Sainte-Catherine (2): 13 h 15, 15 h 15.17 h 13.19 h 15.21 h 15.PouiteClaire(5) Sam.dim.13h 10.15h 10.17 h 10.19 h 10.21 h 10 an sem.19 h 10.21 h 10.UP> M THC AIR L Amour 12 h 25 15 h 25 18 h 25.21 h 25.VERTWC imax (Vieux-Port) 10 h 30.11 h 30.13 h 30 14 h 30.15 h 30.16 h 30.17 h 30.19 h 30.20 h 30.21 h 30.A compter de mar.du mar au |ai.10 h 15.13 h 45.15 h 30.19 h; van.10 h 15.13 h 45.15 h 30.22 h SO sam.13 h 45.15 h 30.17 h 15.19 h.22 h 30 dm).13 h 45.13 h 30.17 h 15.191).VICTIMES OU VIETNAM One-pare Saint Eustache 13) Sam., dim., dés 19 h.Cinéplex centre-ville (9k 13 h 25.16 h, 19 h.21 h 20.V« CT RIEN 0 AUTRE (LA) Berri (3k 13 h.15 h 45.18 h 30.21 h 15 Uval 2000 (2).Sam.dim., 13h.15h45.18 h 30.21 h 15; an sam.18 h 30.21 h 15 WHEN HARRY MCT SALLY Cinéplex centre-ville (5): 13 h 15, 15 h 15, 17 h 15.19 h 15.21 h 15.Faubourg Sainte-Catherine (3): 13 h 30.15 h 30.17 h 50.19 h 30, 21 h 30.Pointe-Claire (6).Sam., dim, 12 h 50.14 h 55.17 h.19 h 05.21 h 10; en sem.19 h 05, 21 h 10.SALLES DE REPERTOIRE SAMEDI AU PAYS DC ZOM Cinema ONF: 19 h.BAGDAD CAFE RiaitO: 17 b.CHIEN AN0AL0U (UN)-L'AGE DUR-LOS HUPPES Ouimetoscope: 21 h 20.CHOICES FROM EASTERN EUROPE: AN ARTIST SPEAKS OUT Parallèle: 17 h.COMME UN TAUREAU SAUVAGE Ouimetoscope: 21 h 10.FESTIVAL OF ANIMATION Riatto: 15 h.19 h.21 h 30.minuit.FILM BREF SUR L'AMOUR (UN) Ouimetoscope: 19 h.HISTOIRE DE VENT (UNE) Parallèle: 19 h 30.HISTOIRES OE FANTOMES CHINOIS Ouimetoscope 21 h 30 Ouimetoscope-19 h 20 NEW YORK: LE CINEMA OES FEMMES p jarailele 21 h 30 NUT AMERICAINE (LA) Ouimetoscooe: 19 h 10.PLACE OC L EOUATION Cinema ONF 19 h.RETRACING STEPS.AMERICAN DANCE SINCE Par allele 15 h.CAMILLE CLAUDEL Ouimetoscope: 15 h.FEMME OU BOULANGER (LA) Ouimetoscope 21 h 15.FILM BREF SUR L'AMOUR (UN) Ouimetosocpe: 19 h.21 h30.HISTOIRES OC FANTOMES CHINOIS Ouimetoscope: 14 h.MINA DC VANGHEL Ouimetoscope: 14 h 30.19 h 15.NUIT AMERICAINE (LA) Ouimetoscope: 16 h 15.PRENOM CARMEN Ouimetoscope: 14 h 15.19 h 30.REPENTIR Ouimetoscope: 21 h.RIDEAU CRAMOISI (LE) Ouimetoscope: 19 h 15.SCARLET STREET Ouimetoscope: 16 h 30 À LA CINEMATHEQUE SAMEDI GERTRUD Cinematheque québécoise: 20 h 35.MIKAEL Cinematheque québécoise: 18 h 35.DIMANCHE AFFAIRES SONT LES AFFAIRES (LES) Cinémathèque québécoise: 18 h 35.BELLE EOUIPE (LA) Cinémathèque québécoise: 15 h.SALAIRE OE LA PEUR (LE) Cinematheque québécoise: 20 h 35 Guide Cinéma Cinéplex Odéqn Hd^!L.J|L^> ^ 849-FILM i*xb&$Z~ A LE FILM A L'AFFICHE DÉBUTE DIX MINUTES APRÈS L'HEURE INDIQUEE DANS L'HORAIRE DU 29 SEPT AU S.OCT LE FAUBOURG I6lbui«-.t fin- Sir C.lllH MrW SEX.LIES A VIOEOTAPE |l4m) Oolby SIMo THX / 1:00 - 3:00 ¦ 5:00 t 7:00 - tçH_ UNCLC BUCK (O) Oolby Slarao THX 1:1S-3r1S-S:1S-7:1S-e:H_ WHCN HARRY MCT SALLY (0) Oolby Slér*o 1:30-3:30-8:30 - 7:30-»:*)_ MILLENNIUM (O) Oolby Slarao 1:00 - 3:00 -S.-10- 7:20 \u2022 »:» PLACE ALEXIS NIHON THE ABYSS (O) Oolby Slarao 70 MM 1:00 ¦ 4:00-7:0u-te3S_ SCA OF LOVC (14 M») Oolby Siarao 12:30 - *SO - S:10 ¦ 7:30 - S-.S0_ PACKAGE (14 an») 12:13 \u2022 3*0 - S:15 \u2022 7:30 \u2022 MS egyptien SEA OF LOVE (14 an» Oolby Slério 12:30 - 2:15 - 5:00 - 7:20 \u2022 1:4 b Coupent nluw_ PARENTHOOO (O) Oolby Slér*o 1:30 ¦ 4:00 - 7:00 - fcjB_ CINEMA PARADISO (G) Oolby S14f»0 (».o.IWlann» awc loui-lltrti anglal») I 15 - 4:15 - 7 00 - 9:30 Coupon» \u2022« Wmi-ptmi nrtueo» POINTE-CLAIRE 63fa 1 Tldns C.1\",ii-1n-nnp SEX.LIES A VIOEOTAPE (14 m) Oolby Stéréo Sim.Il Olm.: 12:45 - 2:50 ¦ 4 55 - 7:15 ¦ «-.20 Sam.: 7:15-8-20_ MILLENNIUM (O) Oolby Siarao Sam.al Olm.: 1:00 - 3:10 - 5:20 - 7:30 \u2022 9:45 Sam.: 7:30 - 9:45_ PARENTHOOD (G) Oolby Merèa Sam.al 0>m.: 1:15 - 4:00 \u2022 7:00 - 9 30 Sam : 7 00 - 9:30_ SEA OF LOVE (14 am) Oolby Slarao Sam.al Oim : 2:00 - 4:20 - 7:00 - 3 20 Sam.: 7:00 \u2022 9 20 Coupon» raluaa» UNCLE BUCK (G) Oolby Siarao Sam.al Oim.: 1:10 - 3:10 - 5:10 \u2022 7:10 -9:10 Sam.: 7:10 - 9:10_ WHEN HARRY MET SALLY (G) Oolby SléréO Sam.tl Dim.: 12:50 - 2:5$ - 5:00 - 7:05 - 9:10 Sam.: 7:05 - 9-10 BONAVENTURE Pl.icc Bun.iwrnlui*».' MILLENNIUM (O) Sam.al Sam.: 7:00 \u2022 9:15 Dim: 2:00 - 4:30 - 7:00 - 9:15 UNCLE BUCK (G) Sam.al Sam.: 7:30 - 3:30 Olm.: 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:30 - 930 CENTRE-VILLE ,\u2022001 Uni iff Hi t* St.ilion Mi'lui Mf.C.iM PARENTHOOD (O) / 1:15 ¦ 4:00 - 700- 9:35 COOXIE (O) («.anglal»») 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7^30 - 9:30_ L'ARME FATALS 32 (14 M*) 1:25-4:10-7:10-9:20 BATMAN (O) («.!r»neal»») 1:05 - 4:00 - 7:00-9:30 WHEN HARRV MET SALLV (O) (y.o.anglal ta avac toui-tltr»« françal») 1:15 - 3:15 - 5:15 - 7*1$ - 9*1$ NOCTURNE INDIEN (O) (y.o.avac iou»-ilir»» (newt) 1:00 - 3:10 - 5:20 \u2022 7:30 \u2022 9:45 Coupon» al lauaa'-peaaaf nUntt_ JESUS OE MONTRÉAL (14 an») (y.o.avac aou»-lllra» anglal») 1:45-4:15-7:05- 9:35_ PORTION D'ÉTERNITÉ (14 an») Oolby Starto 1:00 ¦ 3:00 - 5:00 - 7 00 - 9:00_ VICTIMES OU VIETNAM (14 ana) 1:25 - 4:00 - 7:00 - 9:20 DEC A RIE 6900 liMui Ut'CM SEX.LIES A VIDEOTAPE (14 ana) Oolby Sllrao Sam.al Dim.: 1.00 - 3:00 - 5:00 - 7:10 - 9 JO Sam.: 7:10 -9:30_ SEA OF LOVE (14 ana) Sam.al Olm.: 12:30 - 2:40 - 4:50 - 7 OC - *1S Sam.: 7:00-9:15 Coopona ralutaa CINÉMA PARAOISO (0) 1 30 - 4:15 - 7:00 - 9:30 Coupon» al lataaa'-paaaer rafuaéa LE JEUNE EINSTEIN (G) Oolby Slarao 1:13-3:15-5:15-7:15-8-15_ LA VIE ET RIEN D'AUTRE (G) 1 00 - 3:45 - 8:30 - 9:15 Coupon» al lau»«i-c«a»f r»lmn ABYSS (0) Oolby Slarao (».françaita) 1:00 ¦ 3:45 ¦ 7:00 ¦ 9:40_ MARQUIS (13 ini) 1:30 - 3:30 - 5:30 - 7:JC \u2022 »:30 Eicapia laudi 5 oct: 1:30 - 3:30 - 5:30 -»40 LES BOIS NOIRS (G) 12:50 - 3:00 - 5:10 - 7:25 - 9:40 Eicapia marc.4 ocl.: 12:50 ¦ 3:00 - 5:10 - 8-40 NOCTURNE INOIEN (G) 12:30 - 2:45 - 5:00 - 7:13 \u2022 9 30 Coupon» al ial«aai-paaaor ralu»»»_ LA LUMIÈRE OU LAC (14 an») 1:00 \u2022 3:00 - 5:00 - 7:10 - 9 IS E»c«pl» marc.4 ocl.: I 00 ¦ 3:00 - S 00 ¦ 9 30 LA FILLE OE QUINZE ANS (G) 1:20 - 3:20 - 5:20 - 7:20 - 9:20 Eicapia lauat 5 ocl.: 1:20 - 3:20 ¦ 5:20 ¦ t:40 CREMAZIE 8610 ruff S> CVnit PORTION D'ÉTERNITÉ (14 an») Sam., Oim.al Mardi: 1 00 - 3-00 \u2022 5:00 - 730 - 9 30 / Lun.Mar.Jau.al Van.: 7:30 \u2022 9:30 LAVAL 2000 Cenlrt 2000 3195 ouril boul SlM.nl.' ABYSS (G) Oolby Slarao («.Irancal»») Sam.al Olm.: 1:10 - 4:00 \u2022 7:00 - 9:35 Sam.: 7:00 - 9:35_ LA VIE ET RIEN D'AUTRE (G) Sam.at Olm.: 1:00- 3:45 -8:30- 9:15 Sam.: 6:30- 915 Coupon» al lainai-païur raftiaés BROSSARD M.nl Ch.impl.un 6600 houl TaschfffCaiu LE JEUNE EINSTEIN (O) Sam.al Olm.: 1:15 - 3-15 - 5:15 - 7: : 5 - 3 1 s Sam.: 7:15-9:15 _ JÉSUS DE MONTRÉAL (14 an») Sam.al Olm.: 2:00 - 4:20 - 7:00 - 9:25 Sam: 7:00 - 9:25_ L'ARME FATALE a2 (14 ana) Dolby Sténto Sam.al Olm.: 1:45 - 4:15 - 7.-OS - 3:30 Sam.: 7:05-9:30 CARREFOUR LAVAL 2330 boul Lo C.irrffuuf PARENTHOOD (O) Sam.at Dim.: 1:45 - 4:20 \u2022 705 Sam.: 7:05_ COOKIE (O) (y.«rvglalM) / 9:45_ THE ABYSS (O) Dolby Slarao (y.anglalta) Sam.al Olm.-1:10 - 4:00 - 7:00 - 9:35 Sam.: 7:00 - 0:33_ CINÉMA PARADISO (G) Sam.al Oln.: 1:10 - 4:05 - 7:00 - 9:40 Sam.: 7:00-9:40 Coupona al liaaai-pasaa* m fut»»_ JÉSUS DE MONTRÉAL (14 ana) Sam.al Olm.: 2:00 - 4:30 - 7:10 \u2022 330 Sam.: 7-10 -0:30_ LE JEUNE EINSTEIN (G) Oolby Slarao Sam.al Olm.: 1:05 \u2022 3:05 - 5:10 - 7:20 - 9:10 Sam.: 7:20 - S-10_ SEA OF LOVE (14 an») Dolby SI4r»o Sam.al Olm.: 12:30 - 2:50 - 5:10 - 7:30 - 9:50 Sam.: 7:30 - 9:50 Coupona ralutaa JÉSUS De MONTREAL (14 ana) Sam.Dim.al Mardi : 3:00 - 5:10 - 7:20 - ) 30 Lundi.Mar.Jau «I Van : 7 20 - 9:30_ LIAISONS OANGEREUSES (14 ana) Oolby Siarao Sam.al Olm.: 3:30 - 5:00 - 7:30 - 9:45 Sam.: 7:30 - 9 45 LONGUEUIL Pl.icr tbMCjiK-ml b?*> Oui-*) nu- Si J.ictjur* ABYSS (G) («.Irancalaa) Sam.al Olm.: 1:00 - 4:00 \u2022 7:00 - 8-40 Sam.: 7:00-9:40 PORTION D'ÉTERNITÉ (14 ana) Sam.al Olm.: i 05- 3 10- 5 15-7:25 - 9:35 / Sam.: 7:25 - 9:35 SEA OF LOVE (14 an») Oolby Sléréo Sam.al Olm.: 1:00 - 3:10 - 5:3S - 7:40 - 9:50 Sam.: 7:15 - 9 30 Coucha lard : Van.al Sam.: 12:00 Coupon» ralutaa_ MILLENNIUM (G) Oolby Siarao Sam.al Olm.: 1:00 - 3:05 - 5:10 - 7:20 - 9:30 Sam: 7:00-9:10__ SEX.LIES A VIDEOTAPE ( 14 an») Oolby Sltrao Sam.al Olm.: 1:10 - 3:10 - 5:10 -7:15-9:15 Sam 7:10-9:10_ UNCLE BOCK 10) Sam.al Dim.: 1:15 - 3:15 - 5:15 - M 5 - 1:15 Sam.: 7:13-t:1S ABVSS (G) Oolby SI«r»o (y.Irancalaa) Sam.al Olm.: 1:15 - 4.U0 - 7:00 \u2022 9:45 Sam.:7:00-9:40 CALME BLANC (14 ana) Sam.al Dim.: 3:20 \u2022 7:30 / Sam.: 7:10 2»m» film BATMAN Sam, al Olm : 1:00 - 5:10 - 9 20 / Sam 9 00 KARATÉ KIO «3 (G) Sam.al Olm.: 3:05 - 7:20 / Sam.: 9:05 2»m» film : S.O.S.FANTOMES >2 Sam.al Olm.: 1:00 - 5:15 ¦ 9:30 / Sam.: 7:00_ PHIUPPE NOIRET \u2022 SABINE AZEMA \u2022 I .V vi an tow opioinali animais! P A C I N 0 SEAOFLQVp viaiiOM omiiN*i[ AMCLAiit COUPONS DEFUSE*: CHEF D'OEUVRE.\u20221431 3uU4i.lt lAPMSU s ex, lies, 14.and videotape VI9SION OatOIHALt ANOUItl NOCTURNE \u2022l'Util isiiimim Al mmormai PRIX SPECIAL DU JURY/CANNES 1989 RADIO-MUSIQUE M RADIO-CULTURE è& RADIO-CANADA 24 HEURES SUR 24 AU RÉSEAU FM STÉRÉO DE RADIO-CANADA Du IiiihIi .lu > i mln-ili UN RÉVEIL EN MUSIQUE L'animatrice des Notes inégales, Danielle Charbonneau, vous invite .i écouter de la musique de toutes les époojucs et de tous les styles, avec en prime la météo du jour et un coup d'oeil sur les événements artistiques Trois heures de musique, sans commerciaux, sans circulation et sans bruit, mais avec des Radlojournaux.La Magie de la musique des les premières heures de la journée.De6h07à9hOO MUSIQUE EN FÊTE Évocation des anniversaires des compositeurs et interprètes, des créations d'oeuvres qui sont devenues immortelles.On souligne aussi la féte des grands écrivains et d'artistes qui ont enrichi le patrimoine canadien f~- universel dans tous les domaines.Le mercredi 4 octobre, on souligne l'anniversaire du philosophe et encyclopédiste Denis Diderot, et le lendemain celui de Louis Lumière, inventeur du cinématographe.Animation: Renée Larochelle.De9h00à llhOO LA FIN D'APRÈS-MIDI EN MUSIQUE Enregistrements historiques des Furt-wàngler, Cortot, Schnabcl, Busch, Casais ou autres; enregistrements des Pollini, Arrau, Richter, Bernstein, Karajan, Ois-trakh.Soyez i l'écoute de Mémo-Laser tous les jours pour redécouvrir sur disques laser des enregistrements qui ont marqué la discographie musicale.Animation: Georges Nicholson.De lôhOO à 17h30 FESTIVAL DE POÉSIE Tous les jours cette semaine, de 17h50 a 18h05, en direct du Festival International de la poésie de Trois-Rivieres, des émissions spéciales où nous nous efforcerons, à l'aide de reportages et de courts entretiens, de vous faire participer a l'événement comme si vous y étiez.Le samedi 7 octobre, de 20h30 a 22h30, toujours en direct, écoutez le récital de poésie qui clôturera cet événement qui en est maintenant a sa 5c année.Animation: Marie-Claire Girard.NE MANQUEZ PAS CETTE SEMAINE À NOTRE ANTENNE.SOIREES D'OUVERTURE DE CINQ GRANDS ORCHESTRES CANADIENS Cette semaine .i Radio Concert présentation des soirées d'ouverture de la saison 1989-1990 de cinq grands orchestres canadiens.Le lundi 2 octobre, le pianiste Menahem Pressler joue le 27e Concerto de Mozart avec l'Orchestre symphonique d'EDMONTON sous la direction d'Uri Mayer-, également la Symphonie no 1 «Titan» de Mahler.Le mardi 3 octobre, Mario Be mardi et l'Orchestre phi Iharmonirrue de CALGARY vous offrent -La Damnation dc Faust» de Berlioz avec quatre chorales et les chanteurs Delia Wal lis, Richard Drews et John Cheek.Veuillez noter que ce concert se terminera exceptionnellement à 22b30.Le mercredi 4 octobre, l'Orchestre symphonique de TORONTO propose la 9e Symphonie de Beethoven sous la direction de Gunther Herbig, avec le Choeur Mendelssohn.Solistes: Edith Wlcns, Judith Forst, Paul Frcy et Gary Relyea.Charles Dutoit et l'Orchestre symphonique de MONTRÉAL ouvrent leur saison avec Wagner, Beethoven et la suite \"L'Oiseau de feu» de Stravinsky, le jeudi 5 octobre.Enfin, Renata Scotto, accompagnée par t'Orchestre symphonique de QUÉBEC dirigé par Simon Streatfcild, chante des airs de Verdi, Bellini, Puccini, Rossini et Cat.i-lini, le vendredi 6 octobre.Animation: Michel Keable et Françoise Davoine.MKITA M A G AI.OFT Le célèbre pianiste russe Nikita Magaloff, qui vit maintenant en Suisse, donnera un récital au cours de l'émission Les Feux de la rampe.Enregistré dernièrement au Festival de Montrcux-Vevcy, le programme comprend le 'Caprice sur le depart de son frère blen-aimé- de Bach transcrit par Busoni; la Sonate no 20, D.959 de Schubert; huit Études, op.42 de Scriabine; la Sonate no 3.op.28 de Prokofiev, et Trois Pièces de Stravinsky.Animation: Janine Paquet.3 octobre, l4hOOà l6hOO M»ririili LANGUE ET LANGAGE Au cours de l'année.Langue et language décrit et annalysc la situation du français au Canada et ailleurs dans le monde.À compter du mercredi 4 octobre et ce pour quatre semaines, début d'une série de reportages effectués â Québec en août demier au cours rte la Xllle Biennale de la langue française.Le thème cette année: - Exprimer la modernité en français».Parmi les sujets abordés : travailler en français, créer en français et se regrouper en français.Entre autres invités, PIerre-Étienne Lapone.Alice Parizcau et Claude Béland.Animation: Henri Bergeron.4 octobre, 1 lb30 â midi LES IDÉES À L'ESSAI Des essais récemment parus sont présentés par leurs auteurs.Aujourd'hui.Richard Salcsscs s'entretient avec André Jacob, auteur de -L'Encyclopédie universelle philosophique».6 octobre, llh30 à midi ,;*t.Ra.3io:Canada CBF-FM 100,7 CBV-FM95.3 C8J-FM 100.9 CBAL-FM 98.3_ CBÔF-FM 102,5 CJBR-FM 101,5 CBF-FM 104,3 «Sr Réseau FM Stéréo Montréal ' Quebec Chicoutimi Moncton Ottawa-Hull Rimouski Trois-Rivières CONNAISSEZ-VOUS GEORGES HALDAS?Dans le cadre de Littératures, découvrez avec nous cet écrivain suisse, auteur du -Boulevard des philosophes» où il trace le portrait de son père.Georges Haldas a publié de nombreux recueils de poèmes, des chroniques et des essais.Int'fulée -la Légende de Georges Haldas», cette série de cinq emissions est une production de ia Radio suisse romande.6 octobre, 23b30 à minuit UNE RARETE DE VERDI -Aroldo», version révisée de -Stiffelio», réalisée par Verdi en 1857, est une oeuvre remarquable qui mérite d'être entendue plus souvent.Un chevalier qui rentre de croisade apprend que sa femme l'a trompé.Montserrat Caballé, qui s'est fait la championne des opéras injustement négligés de V i-rdi.y tient le rôle de Mina, l'épouse rongée par le remords.(xTtc production du New Y.jrk City Opera, dirigée par Kve Que 1er.sera entendue a L'Opéra du samedi.Animation: Jean Deschamps.7 octobre, 13h30àl7h30 D8 LA MISSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 1\" OCTOBRE 1989 Le complexe Canadian Vickers 175 RENDEZ VOUS 92 1992.35f> ANNIVERSAIRE DE LA Fow\\no\\ut: \\M\\mi:\\i.PHOTO OC VOUH-W1NKWC Le chantier naval d'Augustin Cantin.au milieu du XIX* siècle CUV PINARD La société Canadian Vickers a connu une histoire assez cahoteuse au cours de ses huit décennies d'existence.Une histoire qui se terminera tristement le 31 décembre prochain par la fermeture définitive de l'entreprise.Cette constatation s'explique par le fait que.sauf pour les années de guerre, cette entreprise n'a jamais vraiment fonctionné à plein régime.Et depuis le début des années 70, elle a vu ses activités péricliter dangereusement, au point qu'il ne reste plus que 390 employés occupés à terminer les contrats en cours, dans des locaux où fourmillaient jadis des milliers d'employés.Filiale d'une société britannique La société Canadian Vickers Limited fut fondée en 1911.Premier gros chantier naval aménagé au Canada au XXe siècle, il n'était cependant pas le premier de l'histoire de Montréal, qui jouissait déjà d'une belle tradition en construction navale.En effet, le premier navire (il faisait 120 tonnes) construit au pays le fut en 1666 à la demande de lean Talon.Le premier véritable chantier naval fut fondé en 1806 par David Munn, à l'embouchure du canal de Lachine.Trois autres chantiers se trouvaient à la hauteur du courant Sainte-Marie, soit d'amont en aval la société Hart Logan, le chantier naval Young, et le chantier naval Farrington.Mais le plus fructueux du XIXe siècle fut sans contredit celui d'Augustin Cantin, qui fut fondé en 1834.Cette entreprise fut ensuite connue sous le nom de Canada Dry Docks Limited, puis de Canada Marine Works Limited.La société Canadian Vickers doit son existence à la volonté politique de Sir Wilfrid Laurier de doter le pays d'une marine nationale, concrétisée par l'adoption de la Loi créant la marine canadienne, adoptée en mai 1910.À la même période, le gouvernement adoptait la Loi sur les subventions aux cales sèches, de manière à favoriser l'implantation de chantiers navals au pays.Mais le gouvernement de Laurier fut battu par les conservateurs de Robert Borden en 1911, et Borden remit tout en question en faisant adopter une loi qui à toutes fins utiles remettait entre les mains de la Marine «impériale» (ou britannique) le sort de la Marine canadienne encore inexistante.Cette loi fut défaite par le Sénat à majorité libérale.En Europe, le climat était à la confrontation.Les usines Krupp tournaient à plein pour équiper les armées du kaiser.Craignant la guerre, les gouvernements et les entreprises de pointe cherchaient de nouveaux marchés qui seraient à l'abri de la tourmente appréhendée.Parmi ces entreprises en quête d'expansion à l'extérieur des îles britanniques se trouvait le géant industriel britannique Vickers Sons and Maxim, de Barrow-in-Furness, dont le chantier naval était parmi les plus importants de Grande-Bretagne.Profitant des deux lois adoptées en 1910, l'entreprise avait déjà déposé une soumission pour la construction de navires de guerre et avait obtenu le contrat pour la construction du brise-glace Earl Grey, requis pour le service entre la terre ferme et l'île du Prince-Edouard.Tous ces événements donnèrent la conviction à la société Vickers Limited (son nouveau nom) que le moment était venu de créer une filiale canadienne, la Canadian Vickers Ltd.Choix de l'emplacement 11 fallait maintenant trouver un emplacement pour le chantier naval.Dans un premier temps, la société choisit Montréal pour quatre raisons: sécurité facile à assurer en cas de guerre; facilités de transport par chemin de fer ou par bateau; proximité des matières premières; et main-d'oeuvre qualifiée en abondance.4 Dans un deuxième temps, l'entreprise choisit un terrain situé dans Maison-neuve, au pied de la rue Viau.Les avantages étaient nombreux: le port de Montréal acceptait de louer pour 50 ans (avec renouvellement pour 40 années); la ville de Maisonneuve consentait des exemptions de taxes municipales pour une période de 20 ans; et le terrain, quoique partiellement submergé, était suffisamment vaste (il faisait 33 acres, plus 11 acres de surface d'eau) pour répondre aux besoins immédiats et futurs de l'entreprise.La société Canadian Vickers Limited était née.Et l'encre était à peine sèche sur tous les documents qu'on s'attaquait à l'assèchement du terrain et à l'aménagement des quais afin que tout soit prêt pour recevoir les premiers bâtiments de la société, qui possédait le seul chantier naval entièrement intégré en Amérique du Nord.À la fin de 1912, on retrouvait sur l'emplacement les ateliers d'assemblage 1 et 2, l'atelier des menuisiers, l'atelier de plaques, le poste de garde, le poste d'alimentation énergétique, les forges, la réserve de gaz, le garage, l'atelier de moulage, l'atelier de conversion du pouvoir électrique, la salle de dessins et les bureaux administratifs.Les ateliers d'assemblage avaient ceci de particulier qu'ils étaient fermes, avec trois murs fixes et une toiture, le quatrième mur étant formé de pièces flottantes en bois, amovibles pour les lancements.Comme il était possible de chauffer ces ateliers, les ouvriers pouvaient travailler en tout confort douze mois par année.Pendant que ces travaux se déroulaient à Montréal, la maison mère de Barrow-in-Furness accélérait la cons- truction du bassin de radoub (ou cale-sèche) flottant Duke of Connaught destine au chantier maritime de Montréal.Le bassin de radoub de 600 pieds sur 135 fit le voyage vers le Canada à l'automne de 1912, tiré par deux remorqueurs néerlandais.( Question de protéger la capacité de radoub de l'entreprise, cette dernière racheta en 1929 la société Montreal Dry Docks Limited, et dans les années 30, la George T.Davie and Sons Limited, de Lévis.) Avionnerie et industrie Au début de 1923.l'entreprise se diversifia en créant une division de l'avionnerie.Le premier contrat consistait à livrer huit avions Viking commandés par l'Armée de l'air canadienne.Deux seront importés en pièces détachées de la maison mère, et les six autres seront fabriqués au Canada.Le succès connu avec le Viking, plus particulièrement dans sa version amphibie, amena la compagnie à concevoir un modèle d'avion qui lui serait propre.C'est ainsi que le Vedette vit le jour, suivi du Vancouver, puis de plusieurs autres.La compagnie obtint également des contrats touchant des avions comme les Avro 504, Fokker Super Universal, Northrop Delta et Supermarine Stranrear.L'importance de I entreprise en aviation était telle que son plan d'eau balisé et éclairé par des phares de guidage ultra-puissants, à proximité de ses ateliers, servit longtemps d'«aéro-port » public.En 1942, Canadian Vickers obtenait du gouvernement fédéral le mandat de piloter la construction, l'aménagement et l'exploitation d'une usine d'un million et demi de pieds carrés qu'il faisait construire à l'aéroport de Cartierville.Commencée en mai 1942, la construction fut complétée un an plus tard, et le premier Canso sortit des Ugr.ec de montage en décembre 1943.Mais comme Canadian Vickers est complètement débordée par les activités navales, le gouvernement lui demande de céder les commandes à un groupe dirigé par Benjamin W.Franklin, qui prendra le nom de Cana-dair Limited le 3 octobre 1944.Canadian Vickers quitta l'usine le 11 novembre 1944 et abandonna complètement l'avionnerie à la fin des années 40.Sensiblement à la même époque, la Canadian Vickers fit l'acquisition de la Phoenix Bridge and Iron Works pour servir de base à la nouvelle division industrielle.Cette division ne tarda pas à s'illustrer, puisqu'on lui confia les contrats pour la structure d'acier du silo a grains n 3 du port de Montréal, et pour la structure du mât d'amarrage de Saint-Hubert, utilisé par le R-IOO iors de sa visite à Montréal en 1930.Plus tard, la Canadian Vickers assembla la structure du jardin botanique, fabriqua les portes-écluses de la voie maritime du Saint-Laurent, conçut le vaisseau à serpentin de l'usine d'énergie atomique de Chalk River, innova en fabriquant la première unité d'opération motorisée de l'Institut neurologique de Montréal, et surprit tout le monde en obtenant le contrat pour la fabrication des premières voitures du métro montréalais, pour ne nommer que ces réalisations.L'après-guerre L'entreprise connut ses heures de gloire,pendant les années de guerre.La Première Guerre mondiale lui permit de faire la preuve de son efficacité.Pendant les quatre ans de la guerre, la société livra 214 vedettes anti-sous-ma- l'WUlUIII Vue d'ensemble du complexe industriel Canadian Vickers, vers 1965 À lavant-plan, un navire en construction; a l'arrière-plan, le bassin de radoub géant Duke of Connaught photothèque l» prw» Un des derniers édifices du complexe administratif rins, 24 sous-marins, 17 chalutiers, 26 navires d'approvisionnements, un brise-glace, 9 cargos, et une grande quantité de petites embarcations.Les résultats furent encore plus spectaculaires pendant la Deuxième G jerre mondiale.Dans ses locaux et dans ceux qu'elle loua à l'aéroport de Saint-Hubert et à Cartierville afin d'augmenter sa capacité de production, l'entreprise construisit 8 corvettes, 6 balayeurs de mine, 10 cargos, 26 frégates (les 2 premières furent livrées 6 mois avant la date promise) et 12 péniches de débarquement, en plus de transformer des navires marchants en bâtiments de guerre (2) et en navire-hôpital (le Leti-(ia).La division de l'avionnerie construisit plus de 400 avions, et la division industrielle fabriqua notamment des chaudières, des générateurs et des moteurs pour d'autres usines de guerre.La société Canadian Vickers continua de prospérer pendant les années qui suivirent la guerre.Privées de machinerie lourde neuve depuis 1939, les entreprises sentaient le besoin de moderniser leurs machines, au grand plaisir des fabricants comme Canadian Vickers.La société continua de fabriquer des navires pour divers clients jusqu'en 1969, année où on ferma les portes de la division navale pour cause de perte de compétitivité.Les nombreux arrêts de travail (le premier eut lieu le 19 août 1952 et dura 70 jours) avaient miné la crédibilité de l'entreprise, et elle choisit de concentrer ses effo/ts dans les domaines où la machinerie numérique permettait de réduire sensiblement le personnel.L'entreprise connut également plusieurs propriétaires.En 1929 la société Canadian Vickers avait été achetée par des intérêts montréalais, mais 27 ans plus tard, Vickers Limited, de Grande-Bretagne, redevenait actionnaire majoritaire.En 1978, Harold Biakiey et six autres cadres supérieurs acquirent l'entreprise (devenue Vickers Canada Inc.) au coût de $27,4 millions, mais 26 mois plus tard, ils s'en départirent en la cédant à la société Versatile Corporation, de Vancouver, pour une somme largement supérieure, mais non divulguée, bnfin, en février 1987, ce qui restait du géant de la construction maritime d'an-tan passait à la société québécoise Marine Industries, pour une somme évaluée à $60 millions.L'architecture Au plus fort de ses activités, la société Canadian Vickers occupait un terrain de 52 acres, y compris 10 acres réservés aux édifices.On sait peu de choses des bâtiments construits sur l'emplacement et MIL Vickers n'a pas apporté le moindre éclairage à cet article, en justifiant son refus par la fermeture appréhendée de l'entreprise.Il est donc impossible de retracer la vie de chacun des bâtiments qui forment ce complexe industriel.Heureusement, ces bâtiments sont d'une architecture banale, une architecture sans intérêt où prédominent la brique et le calcaire, limité aux seuils de fenêtres et aux rares éléments ornementaux.Le fenétrage est linéaire et rectangulaire, mais de dimensions variées.Quant aux éléments architectoniques, ils sont aussi rares que banals.Mais ce complexe industriel valait qu'on s'y arrête pour ia place qu'il a occupée dans l'histoire de Montréal.¦ SOURCES: Atelier d'histoire Maisonneuve-Rosemont: History of Canadian Vickers, par John D.King \u2014 communauté urbaine de Montréal.Service de la planification du territoire: /répertoire d'architecture traditionnelle ¦ Architecture industrielle, et documents divers \u2014 Bombardier Inc.: L histoire de Canadair \u2014 Archives de la Ville de Montréal : documents divers \u2014 Documentation de La Presse: articles divers \u2014 Ho-che'aga Oepicta.par Newton Bosworth.REPÈRES Nom: complexe Canadian Vickers.Adresse: 3400, rue Notre-Dame est.Métro: station Viau, autobus 22.Ces articles sont offerts sous forme de livres par les Editions La Presse, sous le titre Montreal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070.Laval et Laurentides Laval deviendra un chef-lieu de la justice JEAN-PAUL CHARBONNI La coordination des Palais de justice de la région Laval-Lanau-dièrc-Laurentides se fera de l'île Jésus à compter de 1991.La Presse a appris que tout le district judiciaire de Terrebonne sera refondu.Le ministère de la lust ice a décidé que le bureau du substitut en chef du procureur général responsable de cette vaste région sera situé au Palais de justice de Laval.Ce poste sera occupé par Me Paul Chevalier qui dirige actuellement les procureurs de la Couronne assignés aux Palais de justice de Juliette et de Saint-Jerôme.de l'édifice Athanase-David, un immeuble voisin du Palais de justice de Saint-Jerômc.C'est d'ailleurs à lui qu'incombe la tâche de voir à ce que rien ne soit oublié pour faciliter le travail des procureurs de la poursuite dans le futur Palais de justice de Laval.Me Chevalier aura un adjoint à Saint- Jerôme, Me Pierre Teasdale, un autre à Juliette, dont l'identité doit être connue bientôt.Plusieurs candidats sont en lice, dont Me Maurice Parent, qui assume l'intérim depuis que Me Michel Hétu a été promu juge de la Cour du Québec, Chambre criminelle, pour le district judiciaire de Terrebonne, qui comprend Joliette et Saint-Jerôme.Cn ne sait pas encore cependant si le bureau du juge coordonna leur de la Cour du Québec sera déménagé à Laval.Ce poste est actuellement occupé par le juge Stephen Cuddihy.Ceux qui attendent un agrandissement du Palais de justice de Saint-Jerôme n'ont pas fini de patienter.Si aujourd'hui cet immeuble ne répond plus au besoin cn raison du nombre grandissant des causes qui sont entendues à cet endroit, le volume baissera considérablement lorsque l'immeuble, qui sera construit en bordure de l'ancienne carrière Lagacé.boulevard Saint-Martin, sera ouvert.En effet, ce nouveau Palais ne recevra pas seulement les causes criminelles de l'île Jésus entendues par les Cours du Québec et supérieure, mais aussi celles qui se rapportent aux crimes commis dans les municipalités situées dans la couronne nord immédiate de Laval, c'est-à-dire Rosemère, Bois-des-Filion, Lorraine et Terrebonne.Actuellement, lorsqu'un résidant de ces municipalités doit comparaître en cour criminelle il doit se rendre à Saint-Jérôme.Le futur immeuble va innover: pour la première fois au Québec, il sera possible à des avocats de la défense de louer des bureaux à l'intérieur même d'un Palais de justice.MANQUE À GAGNER DE $2,3 MILLIONS ¦ L'engagement du Parti du ralliement officiel des Lavallois ( PRO ) d'exempter les personnes âgées de 65 ans et plus la taxe d'eau, s'il est reporté au pouvoir, coûtera à la municipalité $2,3 millions.Pour le maire sortant Gilles Vaillan-court, l'administration municipale n'aura aucune difficulté à trouver cette somme.«Premièrement, dit-il.Laval a connu un surplus de $ 17 millions l'an passé et nous pouvons piger dedans.Par contre, les personnes âgées de 65 ans et plus ne dépassent pas 20 p.cent de la population », a précisé le chef du PRO.Les personnes visées par cet engagement devront dans un premier temps payer le montant de la taxe d'eau qui est de $ 170.Pour profiter du rembour- sement, il faudra que ce contribuable fournisse la preuve qu'il a bien payé sa taxe d'eau à son propriétaire ou à la municipalité s'il possède une maison.Un autre gouvernement municipal du PRO procédera à l'ouverture d'un comptoir policier dans le district Saint-François, sans pour autant augmenter les effectifs.PLUS DE FEMMES ¦ Si elle accède à la mairie de Laval, Pierrette Roussin, du Parti lavallois, adoptera une politique d'aynnr-garde cn ce qui concerne la promotion des intérêts de la femme aux postes de direction de la fonction publique municipale.«Sans fixer d'avance, ajoute-t-elle, des pourcentages j'entends mettre de l'avant des politiques visant à la promotion des femmes à tous les niveaux d'emploi.En d'autres mots, à compétence égale, nous embaucherons une femme».Mme Roussin, qui est la première candidate à la mairie dans l'histoire de Laval, se défend bien de vouloir faire de la «discrimination positive».DES QUALIFICATIFS ¦ À un mois et quelques jours du scrutin du 5 novembre, les qualificatifs, loin d'être élogieux, ne manquent pas dans les camps des trois partis en lice.Au PRL, on dit que le slogan de Mme Rous- sin devrait être «essayez de me trouver» au lieu de «essayez de m'arreter» parce qu'elle refuse toujours de participer à un débat.De son côté, Gilles Vail-lancourt, sur un ton moqueur, mentionne qu'il n'a pas à inviter Jean-Paul Théorêt à l'affronter dans un débat parce qu'il est troisième dans la course.« Je ne parle pas de Gérard Déry alors pourquoi de M.Théorèt».a aussi mentionné le chef du PRO.M.Déry fait campagne seul.Pour sa part, M.Théorèt se plaît à appeler M.Vaillancourt le maire désigné.AUDIENCES PUBLIQUES ¦ Des propriétaires de Sainte-Scholas-tique (Mirabel) et des résidents de La-chute ont manifesté le souhait d'être entendus aux séances du Bureau d'audiences publiques de l'environnement qui se tiendront les 2, 3 et 4 octobre.Ces audiences ont lieu principalement à la demande du Centre écologo-qic de Mirabel relativement à la construction du tronçon Mirabel-Lachute de l'autoroute 50 sur une distance de 23.8 kilomètres.Dans trois semaines, il y aura d'autres rencontres, cette fois réservées au dépôt de mémoires.Les audiences auront lieu de 19 h à 23 h, à l'école Saint-Alexandre, a La* chute."]
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