La presse, 5 octobre 1989, B. Informations nationales
[" Informations nationales \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 5 OCTOBRE 1989 Urgences: 500 décès par an à cause du manque d'équipement Les médecins d'urgence du Québec tracent au gouvernement un sombre tableau de la situation PUNIS 1BSSAKD_ QUÉBEC Une refonte du système des urgences dans les hôpitaux du Québec pourrait sauver la vie à deux patients de plus, chaque jour de l'année.Pour l'Association des médecins d'urgence du Québec, la désuétude des équipements en salle d'urgence et la désorganisation des services font que chaque année, plus de 300 décès surviennent, chez des patients qui auraient été sauvés s'ils avaient vécu en Ontario ou aux États-Unis.« Le Québec est une république de bananes dans le domaine des urgences», a lancé sans ménagements nier l'un des dirigeants de l'association, le Dr lean-Pascal Ouetlet, de Sherbrooke.L'Association des médecins d'urgence tient son congrès annuel à compter d'aujourd'hui à Québec.Environ 400 médecins y sont attendus.Les médecins «en ont ras le bol» d'un système de soins d'urgence «gravement malade», de renchérir le président de l'Association, Rémi Côté.Comparativement à l'Ontario ou aux États-,lnis, le Québec accuse dix ans de .\u2022tard en matière de salles d'ur-ence et de services d'ambulance, Stime l'Association.En conférence de presse, hier, ^^Association a rendu public un Manifeste en dix points, transmis au premier ministre, Robert Bou-russa et a son ministre de la San-*Mé, Thérèse Lavoie-Roux.Les médecins «en ont ras le bol» d'un système de soins d'urgence \u2022gravement malade*.L'Association des médecins d'urgence du Les médecins y préconisent notamment la mise en place de centres de traumatologie dont le développement pourrait sauver de 200 à 400 vies par année, estime-t-ils.Québec a préparé un mémoire, à l'intention du gouvernement, où elle décrit une situation inquiétante dans les hôpitaux En 1985.5 000 Québécois étaient décèdes des suites d'un accident.L'accès à des services spécialisés pour ces grands blessés dans les minutes oui suivent l'accident réduit des deux-tiers la pé- riode de réadaptation \u2014 6 mois au lieu de 18 \u2014 et minimise le nombre de patiens confinés à une vie quasi végétative.Pour les 5 000 crises cardiaques annuelles, l'utilisation de défi- brillateurs cardiaques à bord des ambulances ferait quintupler tes chances de survie.Ces appareils permettraient de sauver 300 vies par année, à un coût approximatif de $2 000 par patient, équipe- itonnement à Québec ^Presse Canadienne JÛUÉBEC a situation dans les hôpitaux telle que décrite par l'Asso-ation des médecins d'urgence tjjfionne le cabinet de la ministre de la Santé Thérèse Lavoie-Roux.II est «faux» de prétendre que i situation clans les salles d'ur-fjgence ne s'est pas améliorée depuis 1985, a affirmé hier M.Yves-Thomas Dorval, un adjoint de la »£*ninistre Lavoie-Roux.r Selon lui, le taux d'occupation des civières dans les urgences a été réduit de 126 à 102 p.cent en dépit d'un accroissement de l'achalandage de 16 p.cent.De plus, M.Dorval s'est étonne des déclarations faites par les médecins de l'urgence alors qu'un comité aviseur, dont un médecin fait partie, est en train justement de rédiger un rapport à ce sujet.Le document de l'Association n'était pas encore parvenu entre les mains de la ministre hier et M.Dorval a préféré attendre d'en avoir copie avant de commenter plus à fond.Secteur public : des « progrès significatifs » ont été enregistrés À peine la moitié des Canadiens sont partisans du bilinguisme, selon Gallup n peu plus de la moitié (31 p.cent) des Cana-l diens sont d'avis que leur province devrait posséder deux | langues officielles \u2014 l'anglais ' et le français \u2014 afin que les ' services gouvernementaux ; puissent être dispensés dans f les deux langues.I Cette proportion est virtuellement la même qu'il y a deux ans, puisqu'en 1987, le bilin-guisme provincial officiel était préconisé par 52 p.cent de la t population.L'attitude des Canadiens à ! ce sujet varie toutefois sensiblement selon les cinq princi-' pales régions géographiques du pays.Si le bilinguisme provincial officiel est en effet prôné par 65 p.cent des Québé-: cois, 53 p.cent des Ontariens , et 57 p.cent des résidants des provinces de l'Atlantique, seuls 38 p.cent de ceux des Prairies et 26 p.cent de ceux de la Colombie-Britannique partagent cette opinion.L'analyse des données selon les préférences politiques montre par ailleurs que les partisans du Parti libéral sont sensiblement plus enclins (63 p.cent) à penser que leur province devrait être biPngue que ceux du NPD (47 p.cent) et ceux du Parti conservateur (43 p.cent).On sait que c'est le Parti libéral qui, sous l'égide du premier ministre Trudeau, fit adopter la Loi sur les langues officielles, en 1969.Langues des minorités On a demandé par ailleurs aux Canadiens d'évaluer l'importance des droits linguistiques des minorités.En ce qui concerne ceux de la minorité anglophone du Québec, 63 p.cent des répondants ont dit juger leur protection très importante.Toutefois, cette statisti- que nationate masque une différence d'opinion considérable entre le Canada anglais et français, puisque seuls 20 p.cent des Québécois ont dit considérer la protection de ces droits comme très importante, alors que dans le reste du pays, cette proportion était d'environ quatre Canadiens sur cinq.Quant à la protection des droits linguistiques de la minorité francophone hors Québec, seuls 35 p.cent des Canadiens la jugent importante: neuf p.cent de la population en général, et 18 p.cent de celle de la Colombie-Britannique, affirment que la protection de ces droits ne revêt aucune importance.Les variations régionales, dans ce domaine, ne sont pas aussi marquées que pour la première question, puisque 44 p.cent seulement des Québécois sont d'avis que la protection des droits linguistiques des francophones hors Québec est importante et que cette proportion est de 38 p.cent dans les provinces de l'Atlantique, 35 p.cent dans les Prairies, 31 p.cent en Ontario et 25 p.cent en Colombie-Britannique.Durant l'année écoulée, d'importants développements sont survenus dans le domaine des droits linguistiques.En décembre dernier, la Cour suprême du Canada a décrété anticonstitutionnelles les dispositions de la Loi québécoise sur les langues officielles exigeant que l'affichage se fasse en français seulement dans la province.Le gouvernement libéral du premier ministre Bourassa a répliqué en faisant adopter la Loi 178, qui a notamment pour effet de restreindre les droits linguistiques des anglophones au Québec.MARTHA CAûNON et BRUNO BISSON Des progrès importants ont été accomplis au terme du marathon de.k4 heures de négociations entire le président du Conseil du trésor.M.Daniel lohnson, et les dirigeantes syndicales de la CEQ et de la CSN, Lorraine Page et Monique Simard.Selon la présidente de la CEQ et la vice-présidente tfe la CSN, des «progrès significatifs» ont été enregistrés sur la question de l'indexation des salaires et des «ouvertures intéressantes» se sont manifestées sur l'équité salariale.La question salariale est toutefois «restée en suspens», ce qui n'a pas empêché les dirigeantes syndicales d'affirmer «qu'on a fait plus de progrès en 14 heures qu'en neuf mois».Tous les points en négociations communs à la CEQ et la CSN ont été abordés, selon Mme Simard, qui a toutefois précisé que «les salaires et le régime de retraite, c'est bien beau, mais les conditions de salaire, c'est aussi important.» Mme Simard laissait ainsi entendre qu'une entente de principe n'est pas encore envisagée à court terme; les travaux à la vingtaine de tables sectorielles (enseignants, personnel de soutien, secteur de la santé, etc.) de la CEQ et la CSN avancent toujours au ralenti.La nature des «progrès» et «ouvertures» enregistrés hier n'a toutefois fait l'objet d'aucun commentaire, ni des .dirigeantes syndicales, ni de M.Johnson.Ce dernier a rencontré les journalistes pour préciser qu'il n'avait aucune déclaration à faire et que les travaux avec la CSN et la CEQ étaient ajournés jusqu'à nouvel ordre.Pour leur part, Mmes Simard et Paré feront rapport à leurs instances respectives des récents déblocages dans les négociations.Les parties semblaient déterminées à donner un bon coup sur l'accélérateur pour augmenter la vitesse des négociations et peut-être même en arriver à un règlement dans le secteur public.Enfermés toute la journée d'hier dans une même salle, M.lohnson, Mme Simard, Mme Page et toute une équipe de négociateurs ont discuté intensivement.Dès neuf heures, hier matin, le président du Conseil du Trésor et les dirigeantes syndicales prenaient place autour d'une même table aux bureaux du Conseil du trésor, à proximité du lieu même où se déroulent les négociations du secteur public, à Montréal.Ils n'en sont ressortis qu'à 23 h 30, Mmes Page et Simard «pour aller dormir», et M.Johnson pour rencontrer d'autres groupes de syndiqués, présumé-ment ceux de la FTQ et du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec.Confinés dans une autre pièce, les journalistes ont passé la journée à surveiller les va-et-vient, sans pouvoir obtenir de commentaires des représentants patronaux et syndicaux qui étaient convenus de garder le silence.Calme et souriant, le président du Conseil du trésor a même refusé de préciser, si c'était, lui qui avait convoqué la rencontre.«Vous savez, c'est le genre de choses qui survient à un certain moment», a-t-il répondu lors d'un moment de répit dans le corridor.Il semblerait que la décision ait été prise, très tard mardi soie À sa sortie, de la salle de négociations, M.Johnson ne souriait pas beaucoup et avait les traits un peu tirés.Vers 21 h, les dirigeantes syndicales quittaient temporairement la table de négociations pour céder la place aux spécialistes des chiffres qui, calculatrices en main, effectuaient de savantes analyses.C'est la première fois depuis le début des négociations que le pré- sident du Conseil du trésor et les hautes instances syndicales se rencontrent pour discuter face à face.La présidente de la Fédération des affaires sociales, Catherine Louméde, n'était cependant pas présente à cette réunion.Récemment, le président du Conseil du trésor déclarait qu'il était disposé à régler avec le premier syndicat qui se présentait devant lui.Quant au premier ministre, Robert Bourassa, il disait souhaiter une entente d'ici le six ou sept octobre.Il semble que la date fatidique soit arrivée.Cette rencontre était cruciale, susceptible de provoquer un déblocage majeur ou, au contraire, de consommi.- définitivement la rupture des pourparlers.En fin de soirée, il semblait qu'un certain progrès se manifestait.Les autres groupes, le syndicat des fonctionnaires provinciaux, le Conseil des professionnels de la santé et même la FTQ semblaient eux aussi attendre, hier, l'issue de la rencontre avant de prendre une orientation finale.D'autre part, l'Association des hôpitaux du Québec n'a toujours pas dévoilé la façon dont elle entend appliquer concrètement les lourdes sanctions de la Loi 160.Il n'est pas impossible que les dirigeants aient retardé la publication de leurs directives vu l'importante rencontre patronale-syndicale.La question du protocole de retour au travail, comme on s'en doute, pourrait bien être au coeur des discussions.Avant de signer une entente, la CSN et la CEQ tenteront de réduire l'impact des fameuses sanctions.Par ailleurs, le juge Pierre Viau a imposé hier des amendes à la Fédération des infirmières qui devra payer $ 3 000 pour outrage au tribunal et à deux dirigeantes, Diane Lavallée, présidente, et Raymonde Boissé, vice-présidente, condamnées à verser une somme de $1 000 chacune.Terre-Neuve donne un mois aux autres provinces pour modifier le Lac Meech Presse Canadienne TORONTO Le premier ministre de Terre-Neuve, M.Clyde Wells, a fixé au mois prochain la date limite du retrait de l'appui de cette province à l'Accord du lac Meech.«Nous allons retirer l'appui de l'Assemblée législative», a menacé M.Wells hier, si les premiers ministres participant à la conférence de novembre sur l'économie ne prennent pas la décision de changer le libellé de l'entente constitutionnelle.Responsable des relations fédérales-provinciales, le sénateur Lowell Murray a en effet reconnu, en début de semaine, que le Lac Meech «occupera une place importante à la conférence».Il a cependant ajouté: «Je ne m'attends pas à ce qu'il y ait des solutions définitives».L'accord, qui doit être ratifié par toutes les provinces avant juin prochain, n'a pas encore reçu l'aval du Manitoba et du Nou-veau-Brunswick.Il a été ratifié par Terre-Neuve, à l'époque du premier ministre conservateur Brian Peckford, mais son successeur libéral répète qu'il n'hésitera pas à révoquer cet appui.M.Wells est particulièrement opposé à reconnaître le Québec comme une société disetincte, parce que cela lui donnerait un statut spécial au sein de la confédération.ment et formation inclus, d'expliquer un autre porte-parole de I Association, le Dr Michel Té-treault.Toujours selon de Dr Tétreault.le Québec devrait se doter d'un système informatique de gestion des lits d'hôpitaux semblable à ce ?ui a été mis en place en Ontario, e système de contrôle a mis au jour «500 lits cachés, l'équivalent d'un hôpital» dans la seule ville de Toronto.Selon lui il se trouve autant de lits non employés dans les hôpitaux du Québec qui les gardent jalousement pour leur clientèle régulière.La désorganisation actuelle des urgences, fait que les patients québécois y demeurent, en moyenne, 17 heures sur des civières contre 6 heures pour un patient ontarien.«La situation ne s'est pas améliorée de façon significative depuis 1985.Tout ce qu'on a fait c'est d'empêcher la détérioration», a soutenu Remi Côté.La réorganisation des urgences n'est pas tant une question de coûts que de rationalisation des ressources, selon lui.Pour l'Association, «il n'est pas question de réinventer la roue».Le Québec n'a qu'a utiliser les systèmes déjà développés aux États-Unis et en Ontario.Dans son mémoire l'association préconise aussi la mise en place, par les hôpitaux, d'équipes de médecins spécialisés en urgence, au lieu d'affecter, de façon sporadique, l'ensemble de leurs médecins à ce travail.m Perrin Beatty «Au tour du Canada de dire oui au Québec » Presse Canadienne SHERBROOKE n 1980, au moment \" ES du référendum, le Québec a dit oui au fédéralisme.C'est maintenant au tour du Canada de dire oui au Québec».C'est l'avis exprimé hier par le ministre fédérai de la Santé, Perrin Beatty, au sujet de l'Accord du lac Meech, qu'il apparente somme toute à un acte référendaire pour la population anglophone.Convaincu que l'adoption de l'entente par toutes les provinces demeure encore possible avant l'échéance de juin 1990, M.Beatty estime que l'aspect symbolique de l'Accord s'avère plus important que son impact légal.«C'est le symbole de notre esprit national, a-t-il preciséau cours d'une entrevue accordée au quotidien La Tribune, de Sherbrooke.Cet accord manifeste en fait notre esprit de coopération et notre ouverture d'esprit entre Canadiens».Selon lui, le Canada vit un temps fort de son histoire.M.Beatty a affirmé qu'il ne pouvait concevoir un malheur tel qu'une Constitution signée par toutes les provinces et laissant le Québec sur le carreau.GAGNEZ UNE MAISON m d'une valeur de 150 000 $ le sommet MONT:ROLlA>.T> Écoutez CKAC du lundi au vendredi à 7 h 34 et 15 h 38 et procurez-vous le coupon de participation dans La Presse du samedi, dimanche et jeudi.Aujourd'hui, page E 7.CKAC 73 LA Wr*M itAIW K WWWM. M.Wilson peut-il baisser le taux de sa taxe «maudite»?Presque tous les pays industrialises ont introduit, depuis la guerre, des regimes de taxe sur la valeur ajoutée.L experience a montre que ce mode de taxation est supérieur aux autres, sur les pians économique, financier et social.Mais au Canada, le même concept provoque des drames et suscite un débat hystérique.Pourquoi?Sommes-nous tellement différents des autres?Notre pays a-t-il des caractéristiques uniques?Non.Nous avons tout simplement, a l'égard de la démagogie primaire, une grande tolerance.Cela pose un problème : on dépense tellement d'énergie à dénoncer cette taxe satanique qu'il n'en reste plus pour réfléchir a ses modalités.Dans un élan de mauvaise foi qui frise l'inintelligence, les neo-demoerates et les libéraux se sont lancés dans une croisade contre cette taxe, surtout pour des raisons dites sociales, son impact négatif pour les pauvres.Par ignorance ou malhonnêteté, ils oublient d'expliquer que ce sont les pays sociaux-démocrates qui utilisent le plus les taxes sur la valeur ajoutée.Et que ce sont les pays les moins épris de justice sociale, comme le Japon ou les USA, qui s'y opposent le plus farouchement.L'autre vent de folie vient des secteurs qui seront dorénavant taxés et qui, on s'en doute, n'aiment pas ça.Chacun y va donc de son petit refrain: les psychologues accusent Ottawa de mépriser la santé mentale, les restaurateurs craignent la faillite, les direc- teurs de pompes funèbres dénoncent le dernier outrage fait aux disparus.Ces arguments portent, d'autant plus que personne ne peut être en faveur d'une nouvelle taxe.Même si on explique aux gens que la TPS remplacera un système aberrant, injuste pour les démunis, certaines entreprises et certaines régions.Les Canadiens seraient peut-être plus sensibles a ces arguments si le projet de M.Michael Wilson était phis «vendable».Avec un taux de 9 p.cent, M.Wilson matraque.Les gens ne veulent plus entendre parler de la «logique* du système, ils pensent a leur niveau de vie.Les provinces ne veulent plus entendre parler d'harmonisation.Enfin, la ponction est tellement forte que la croissance économique sera menacée au moment de l'implantation de la taxe.De nombreux intervenants sont venus le dire a Ottawa: tout cela pourrait se régler si le taux avait plus de sens \u2014 on pense a 7 p.cent au lieu de 9.L'impact sur les consommateurs serait moindre, les provinces accepteraient plus facilement d'ajouter leur propre taxe à celle d'Ottawa dans un système commun facile à gérer.Mais peut-on baisser le taux sans compromettre les objectifs de M.Wilson, qui doit, on s'en douté, baisser son déficit?Oui, c'est possible.La TPS fera entrer $5,5 milliards de plus dans les coffres de l'État.Ces sommes, dit le ministre, seront cependant retournées aux contribuables.La moitié servira au crédit d'impôt qui compensera les familles moins riches pour le coût de cette taxe.C'est intouchable.Mais l'autre moitié, $2,7 milliards, sera dépensée en véritables « be belles » fiscales : une baisse d'un point du taux moyen d imposition sur le revenu, dont on peut se passer; l'indexation accrue de tous les chèques fédéraux, pensions, allocations, en raison de la hausse des prix provoquée la première année de la taxe.Cette indexation est un non-sens: comme la hausse des prix due a la taxe sera temporaire, il serait désastreux d'indexer pour toujours les paiements de l'État.D'ailleurs, le ministre Wilson fait le contraire de ce qu'il prêche puisqu'il souhaite que les employeurs n'augmentent pas indûment les salaires au moment de l'arrivée de la TPS.En abandonnant ces mesures, le ministre économiserait assez d'argent pour ramener son taux a 8 p.cent.Quant a l'autre point, il suffit de taxer, comme le voulait le projet original, les aliments.Le système serait plus simple, plus juste malgré ce que croient les gens.Cela permettrait de réduire le taux d'un autre point, a 7 p.cent.Le ministre dispose également d'une marge de manoeuvre temporelle.S'il pense au long terme, il peut accepter d'être moins gourmand dans les premières années et trouver d'autres façons de réduire son déficit.Mais ces changements demandent du courage politique.Déjà, il est difficile, pour un ministre, de présenter un projet impopulaire.Il l'est encore plus de faire publiquement des concessions.Ce sera un test pour Michael Wilson.Alain dubuc L'échec de Bush Invite a dire ce qu'il pensait de l'échec du coup monté contre le général Noriega au Panama, le président Bush a affirmé d'abord que son souci principal est la protection des vies américaines, puis que le putsch n'avait pas été organisé par les États-Unis.On n'a pas fini de s'interroger, au Panama et ailleurs, sur les raisons de l'échec d'une opération, qui n'était pas la première, puisque Noriega avait déjà su résister a des assauts brutaux contre son pouvoir.Qu'est-ce que savait la Maison-Blanche du coup manqué de mardi.Est-il vraisemblable qu'il ait été décidé sans son accord ?L'opposition n'avait pas été mise dans le coup.Peut-être pour mieux garder le secret.En sorte que si Noriega avait été renversé, à un gouvernement militaire aurait succédé un autre gouvernement militaire?j Nous n'avons plus qu'à assister, penauds, au triomphe du méchant.Si le Panama était une démocratie normale, le général aurait été chasse, à la suite des élections de mai.Loin de se retirer, il a tapé à bras raccourcis sur les chefs de l'opposition.Quelques-uns d'entre eux ont fui aux États-Unis.Le pouvoir que continue à exercer Noriega est illegal.Et il est illégitime.En outre, l'homme est recherché pour trafic de drogue.\u2022 M.Bush et son entourage ont affaire a un grand bandit.Certains comportements politiques relèvent plus du banditisme que de la politique.Le Pentagone dispose de commandos spécialisés, capables d'extraire Noriega de son bunker comme un dentiste extrait une dent, sans un cri, sans douleur.Pourquoi n'interviennent-ils pas?Parce que l'armée de Noriega, qui est une bonne armée, inspire la crainte et qu'il ne faut surtout pas risquer des vies américaines?Les États-Unis et M.Bush lui-même n'ont pas hésité, en d'autres temps, à traiter Noriega en ami.Ces erreurs se paient.En outre, ne sont-ils pas intervenus à la Grenade en 1983?' On fait observer que beaucoup de Panaméens, ennemis jures de Noriega, verraient d'un mauvais oeil toute intervention américaine directe.Cette considération explique peut-être la retenue de l'administration Bush, soucieuse de ne pas paraître «impérialiste».: L'argument aurait plus de poids si la réprobation qui frappe le général né venait pas de tous cotés.Le 2 septembre, par exemple, les Douze (Communauté européenne) ont émis une déclaration qui équivaut à la mise en quarantaine du régime panaméen.Si M.Bush persiste à rechercher le dialogue avec le diable, il s'expose a un double échec: panne sérieuse en politique étrangère et impasse dans la lutte contre les trafiquants de drogue.Guy CORMIER Intair s'envole el un phénix qui renait de ses cendres, Intair reprend le travail inachevé de Quebecair.Le Québec a de nouveau un transporteur aérien régional indépendant.Les actionnaires majoritaires d'Intair estiment qu'il est plus intéressant d'être une compagnie indépendante de deuxième rang qu'un simple maillon dans l'organisation d'une compagnie de premier rang, Canadien International en l'occurrence.Intair épouse également une vision plus moderne du Québec en accordant une importance accrue aux liaisons nord-sud aux dépens des liens est-ouest traditionnels.L'adhésion d'Intair au réseau de réservation d'American Airlines romp l'unité qui se dessinait parmi les transporteurs canadiens.Intair estime naturellement que le divorce avec PWA Corp.sera profitable, au moment où cette dernière intègre War-dair aux activités de Canadien International.Les Québécois doivent donc se féliciter de cette initiative, car l'épanouissement et la rentabilité d'Intair dépendront surtout de la qualité des services offerts au Québec.I Un obstacle à sa rentabilité est la tentation de faire un peu de tout.Là compagnie dessert déjà Toronto et a l'intention de faire des vols charter vers l'Europe en plus du transport régional et local au Québec.Cela signifie qu'elle devra entretenir trois types d'avions, car le Boeing 737 qui assure la liaison avec Toronto ou New York est trop grand pour relier profitablement Québec à Sept-Iles et trop petit pour rejoindre Paris.L'entretien, par ses propres moyens, d'une gamme d'avions aussi étendue est très coûteux, alors que l'entretien par une autre compagnie peut entraîner des retards gênants.Un autre obstacle est la difficulté d'accéder au marché américain.Une compagnie canadienne n'a pas le droit de prendre à bord des passagers aux États-Unis pour les transporter ailleurs aux États-Unis.Elle peut assurer la liaison Montreal-Buffalo, par exemple, et continuer a St.Louis.Mais elle ne peut pas prendre des passagers à Buffalo à destination de St.Louis, condition pour que l'ensemble du vol soit rentable.Par contre, les compagnies américaines le peuvent.; Il est très important pour l'avenir des compagnies canadiennes que celles-ci puissent lutter à armes égales sur le marché américain.Pour intair.qui semble se démarquer du marché canadien, l'accès sans restriction au ciel américain est encore plus important.La Nouvelle-Angleterre et le New York rural sont une extension naturelle de son marché régional au Québec.Frédéric WAGNIÈR5 Les députés du Parti Égalité devront se passer de traduction simultanée DROITS RÉSERVÉS La boîte aux lettres Le tri des déchets, une affaire urgente À M.Jean Doré, maire de Montréal ¦ Mais quand, diable, instau-rerez-vous la collecte sélective des ordures ménagères?Ce tri à la source de nos déchets domestiques, nous sommes plus que prêts à le faire (journaux, verre, métaux, matières organiques a composter ).Nous, des grandes villes nord-américaines, faisons tristement partie du peloton de tête au titre de la production de déchets: trois livres par jour par habitant.Nous bouillons du désir de renverser la vapeur.Le problème de l'enterrement des déchets de notre civilisation est aussi grave que celui de l'effet de serre, des pluies acides et des déchets dangereux.Felicitation aux villes de La-Salle, de Victoriaville et autres d'avoir franchi ce cap d'élévation de la responsabilité collective par l'implantation de la collecte sélective en vue de recycler les matières recueillies.Sylvie-Anne JEANSON Montréal (et huit autres signatures) Porte ouverte aux pollueurs À M.Robert Bourassa, premier ministre du Québec ¦ La Balract pourra se soustraire, pour des raisons écono-miques, à une ordonnance d'urgence émise par Madame Bacon et continuer à mettre la vie de vos concitoyens en danger! Ce n'est certes pas une façon «d'assurer l'avenir)» comme vous le clamiez en campagne électorale.Il s'agit d'un délai et le plan de décontamination exigé par la ministre devra être réalisé, mais avouez que lorsqu'une entreprise peut se défiler d'une mesure d'urgence édictée par votre gouvernement, il y a.de quoi perdre confiance en 1 avenir! 11 s'agit d'un délai, mais aussi d'une porte ouverte puisque, par jurisprudence, ces pollueurs jouiront encore de délais indus, disparaîtront «dans la nature», deviendront insolvables et laisseront derrière eux la désolation en hypothéquant lourdement notre avenir a tous.Belle justice que celle-là.Bel avenir que celui-ci.Hélène LEPAGE LaSalle À la défense des concierges ¦ Permettez-moi de répondre aux propos à ce prof de linguistique du cégep Edouard-Mont-petit qui semble avoir une si piètre opinion des concierges («Une mentalité de concierge», La Presse, 13 septembre).Avant de vous permettre, madame, des propos du genre, vous devriez vous renseigner pour savoir quelle est exactement la.«mentalité» du concierge.Étant fils de concierge, je suis beaucoup mieux placé que vous pour en parler.N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y IK9.Le concierge incarne l'ardeur au travail, le souci d'excellence, la serviabilité et la bonne humeur.Le bon concierge sait qu'il joue un rôle important pour la bonne réputation de l'établissement dont il a la responsabilité.Vous dites: «.on ne bâtit pas un pays avec des concierges.» Peut-être pas.Mais votre cégep s'affaisserait sûrement sous le poids de la malpropreté si aucun concierge n'y travaillait.Sachez, Madame Langevin, que tout travailleur est un bâtisseur, je considère que si certains professeurs avaient autant de conscience professionnelle et d'ardeur au travail que la plupart des concierges, l'enseignement au Québec ne s'en porterait que mieux.Et sachez qu'il n'y a pas de sot métier.Il y a seulement, parfois, des personnes sottes pour les exercer.Marcel LEPAGE LaSalle À genoux, colonisés ! ¦ La saison active s'installe en ce début d'automne et le colonialisme recommence comme à chaque année.Des créateurs de Paris jL et parfois de Navarre!) débarquent en terre québécoise et c'est l'installation des tapis rouges un peu partout dans nos médias.Dans le monde littéraire, c'est l'aplaventrisme total bien souvent devant les relationnis-tes et autres démarcheurs des grandes maisons (Gallimard, Grasset, Seuil).Le (ou «la») publié à Paris jouit à fond de l'agenouillement des misérables petits colonisés québécois.À la radio, dans des journaux, à la télé aussi, Vauteur parisien est systématiquement invité, écouté, flatté, vanté parfois à outrance; pour les créateurs de livres d'ici c'est l'horrible loi du silence (l'omerta) de cette maffia nationale.Quel Memmi écrira le « Portrait du colonisé québécois»?C'est urgent.Le snobisme des recherchistes d'ici confine et au mépris des créateurs québécois et à l'écrasement devant les grosses maisons riches des éditeurs de Paris.Voici M.François Weyear-gans (de chez Gallimard ).premier de la série 89-90.C'est parti chez nos colons et tant pis pour lès Pierre Perrault, Nicole Houde, Pauline Harvey, Jacques Renaud, Pierre Filion et les jeunes doués comme Côté, Mistral.Michaud, etc.Une honte, cette attitude veule, rampante devant les seuls bons becs de Paris.Claude JASMIN Out remont LA PRESSÉ.MONTRE Ai.JEUN 5 OCTOBRE 1969 Opinions De l'avortement et de l'illégalité syndicale MARCEL ADAM La Presse et Le Devoir ont publie ces jours-ci deux témoignages \u2014 l'un en rapport avec la question de l'avortement et l'autre avec les récents débrayages dans le secteur des services sociaux \u2014 qui sont si remarquables \u2014 que je m'en voudrais de ne pas en dire un mot.Lundi un professeur de théologie de l'Université de Montréal, M.Guy Durand, signait dans cette page un long document de réflexion sur les aspects moraux et juridiques de l'avortement.! Il est rare de lire sur ce sujet à haut indice d'émotivité, une analyse aussi pondérée et posant aussi bien la problématique de l'avortement dans une société tiraillée par trois écoles de pensée: le libre choix, la prohibition, la permissivité conditionnelle.Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce document c'est son aspect pédagogique.L'auteur aide le lecteur à prendre le problème par le bon bout en décrivant le rapport qu'entretiennent la morale et le droit, et en expliquant quels sont les objectifs de la loi.Tous ceux qui s'intéressent à cette question cruciale et ne sont pas obstinément figés dans une position ou un camp idéologique, trouveront dans cette réflexion matière à nourrir la leur.La semaine dernière (mercredi le 27 septembre).Le Devoir publiait la lettre d'un psychologue, M.Roger Rondeau, syndiqué de la Fédération des Affaires sociales, dans laquelle l'auteur explique pourquoi il a refusé de suivre son syndicat dans la voie de l'illégalité du I3au 15 septembre dernier.Le confrère de la rue Saint-Sacrement ne se formalisera pas, j'espère, que je m'autorise à résumer ou citer les passages les plus significatifs de cette lettre qui témoigne d'un courage et d'un sens de la responsabilité sociale malheureusement peu courants de nos jours.Travaillant depuis 13 ans auprès de jeunes délinquants, M.Rondeau essaie de comprendre leur souffrance et la révolte à l'origine de leur délinquance.Presque tous ont, selon lui, une bonne raison de la justifier.À l'instar de la direction de son syndicat, ils sont prêts aussi à soutenir jusqu'au bout que leurs actions sont peut-être illégales mais qu'elles sont légitimes, étant donné les causes de leur misère (manque d'amour, alcoolisme parental, les privations, les injustices, l'environnement social, etc.).Il les écoute, essaie de les comprendre mais, dit-il.il ne peut pas les approuver quand ils rejettent toute contrainte sociale, puisque l'un des buts principaux de son action «est de leur faire comprendre qu'il n'est pas possible, qu'il n'est pas acceptable de refuser la loi sous prétexte qu'elle est imparfaite, qu'elle brime mes intérêts, ou qu'elle m'empêche de faire mes quatre volontés».«Comment pourrais-je les regarder en face et continuer le dialogue avec eux.écrit-il, si je choisissais, moi aussi, de n'obéir qu'aux lois qui font mon affaire?Si j'optais pour l'illégalité parce que mes attentes ne sont pas satisfaites?Si j'acceptais de devenir bourreau sous prétexte qu'on m'a mis dans une situation de victime?» Le psychologue décrit ensuite cette scène qu'il qualifie d'ubues-que.Un matin les minibus amenant des jeunes délinquants appelés à comparaître devant le Tribunal de la jeunesse sont bloqués par les grévistes.Ces jeunes assistent alors à l'édifiant spectacle de gardiens de sécurité repoussant les piquets de grève illégaux, lesquels sont formés, notez bien, de travailleurs sociaux, de criminologues, bref de tout le personnel «dont la mission, souligne M.Rondeau, est précisément de lutter contre la délinquance.» Et l'auteur de s'interroger: «Qu'ont pu penser ces jeunes?Ceux à qui on impose, par exemple, vingt heures de travaux communautaires parce qu'ils ont «causé du trouble dans le métro» ou «mis entrave au travail d'un policier».Us ont certainement dû se demander quelle mesure de réparation serait imposée à leurs «intervenants sociaux» coupables d'actions illégales.» On devine que sa décision de se présenter au travail plutôt que de se mettre hors-la-loi.comme l'exigeait son syndicat, lui a valu d'être dénoncé comme un scab et violemment censuré par la direction syndicale, aux acclamations en-thousiastes de l'assemblée.Ce qui ne l'a pas induit à faire amende honorable.« l'ai obéi à ma conscience, écrit-il en terminant.|e n'aurais pas pu faire autrement.Et je recommencerai.Si c'est cela être un scab.j'espère que les scabs seront de plus en plus nombreux au Québec.» Ainsi soit-il.Une telle lettre n'appelle pas d'autre commentaire.Dans ma chronique de mardi dernier j'ai commis un lapsus en prénommant John le premier ministre du Nouveau-Brunswick Frand McKenna.3& N.D.L.R.\u2014 Étudiant chinois, l'auteur a vécu l'écrasement du «printemps de Pékin», le 4 juin dernier.Dans cet article, le deuxième d'une serie.de trois: qu'il a écrits pour La Presse, il décrit l'arrivée des soldats dans la ville.La première tranche a paru hier dans cette page.3 \u2014 « Lès policiers se mirent à frapper les gens avec leurs gourdins.JING SONC De retour sur la Place, à midi juste, nous avons partagé notre peu de nourriture avec les étudiants de la tente, surtout avec ceux qui habitaient à l'extérieur de, Pékin, le me souviens qu'il y avait dés étudiants de Mongolie intérieure, des provinces du Yunnan, lilin, fiangxi.Ils étaient tous reconnaissants bien que non rassasiés.' Ils étaient tous de bons camarades venus des quatre coins de l'horizon.Les plus âgés avaient l'air d'avoir 26 ou 27 ans alors que les plus jeunes peut-être 18 ou 19 ans.Ils gardaient tous au coeur des sentiments patriotiques très forts envers notrd pauvre pays.Pour l'amour de la démocratie et de la liberté, ils ont laissé leurs livres, quitté des êtres chers, et sont venus à Tian'an men, espérant faire servir ce patriotisme à convaincre le gouvernement d'orienter les réformes pour le bien du peuple.Qui aurait cru que la réponse viendrait des fusils et des bombes?(e n'aurais jamais pensé que cette brève rencontre avec des camarades de partout se changerait en adieu.Le 4 juin, minuit et demi 'le fus réveillé en sursaut par un bruit que je pris d'abord, dans les brumes du sommeil, pour des pétards du nouvel an.Soudain, je compris: l'armée de libération entrait dans la ville.C'était des détonations de fusils, le sautai du lit et me rendis à'ia chambre de ma jeune soeur pour la rassurer lui recommandant de ne pas allumer.Nous habitons une maison à étage située à quelque 30 mètres de l'intersection du pont sud de la porte Fu Hsing de la rue Chang An.Les détonations reprirent et j'ai pu déceler que la rue Chang An était au centre de l'attaque et que ça se passait aux quatre coins du carrefour, particulièrement à la sixième sortie, entre le pont et Xi Dan où le feu était plus nourri.Le son des fusils me semblait très étrange.À 19 ans, j avais déjà vu plusieurs films de guerre impliquant la Chine et l'étranger, mais jamais je n'avais entendu ce bruit.|e me prenais à croire que c'était le japon ou tout autre nation étrangère qui envahissait la ville.En même temps, dans l'édifice même, on pouvait entendre le bruit des pas précipités des autres résidents qui dévalaient à toute vitesse les étages supérieurs.Après quelques mots à ma soeur.» m'emparant d'une lampe de poche je partis précipitamment.Arrivé en bas, j'entendis de façon plus claire.Au milieu des détonations, on pouvait aussi distinguer les cris et les appels des gens.Toute la rue Chang An se retrouvait dans le tumulte.Toute à coup, je vis quelques personnes portant une jeune fille dans la vingtaine qui sortaient de la maison d'en face.Elle avait allumé sa lumière et s'étant penchée à la fenêtre pour voir ce qui se passait dans le rue, elle avait reçu une balle dans le cou.La peur me prit.Je n'arrivais pas à penser.Je me sentais poutsé vers la rue Chang An pour voir ce qui se passait.Avec quelques jeunes inconnus, en longeant les murs, je pris par la ruelle à l'arrière des maisons et je sortis de la rue en me dirigeant vers le nord, vers le pont.de la porte Fu Hsing.|e trouvais étrange que le danger attire tout ce monde, le suppose que la curiosité l'emportait sur la prudence.Tout à coup, je vis des soldats portant à la main un gros gourdin, un casque protecteur sur la tête, se diriger vers le pont.Ils lancèrent d'abord quelques bombes lacrymogènes.Cela n'arrêta pas les gens.Les policiers se mirent à frapper les gens à la tète avec leur gourdin.Des gens tombèrent, d'autres se mirent à courir.Parmi les plus braves, il en est qui luttèrent avec les soldats, mais de toute façon, la foule se dispersait quelque peu.Après ces policiers-soldats, l'armée de libération arriva dans des camions militaires.Certains soldats, pointant leurs fusils vers le ciel, tiraient à blanc; d'autres tiraient carrément sur les passants.L'attaque n'était pas simulée.À l'arrière, quelqu'un cria: «N'ayez pas peur, ce ne sont que des balles de plastique.» Les gens occupaient toujours le pont, mais en un clin d'oeil ils se mirent à courir de tous côtés en un sauve-qui-peut général aux cris de «Ils tuent! Ils tuent!».Les balles sifflaient autour des tètes.Les gens les plus proches des soldats tombèrent, certains se tordaient les bras tandis que d'autres couraient en zigzaguant.Il était clair que les militaires y allaient avec beaucoup de malice.Sautant des camions, ajustant leurs mitraillettes, ils tiraient à bout portant.À cause du grand nombre de personnes, je ne voyais pas très bien et je ne peux dire combien de personnes sont tombées.Ayant participé à l'entraincmcnt militaire au camp de l'armée de Hebei, je pouvais voir que les soldats visaient les corps.Les coups d'avertissement dans les airs font un bruit sec avec un petit écho.Une balle tirée dans la chair produit un son plus mat.Soudain, la porte arrière d'un camion militaire s'ouvrit, un soldat sauta du camion en ajustant son revolver et se mit à tirer.C'était probablement un capitaine.Entourés d'ennemis La scène a duré à peine quelques minutes.Soudain, un bruit de tremblement de terre se fit entendre derrière nous.Quelqu'un cria: «Les blindés!» Pas d'erreur! Des blindés s'avançaient lentement jusqu'à l'entrée du pont, se préparant à s'engager sur \\e rue Chang An en direction de la foule.À l'avant des tanks, une lumière très forte balayait les passants et la bordure de la rue.La plupart des gens ayant traversé le ont se trouvaient face à face avec les blindés.Il est vrai de dire que pour des ennemis qui se rencontrent, la route se fait étroite.Impossible de fuir.Plusieurs personnes se résignèrent à s'asseoir sur la route ou à s'accroupir sur l'herbe, n'osant donner cours à leur colère.Les tanks étaient à une largeur de rue de notre ruelle quand nous avons rebroussé chemin.Seigneur! Les blindés étaient équipés de mitraillettes à longue portée.La balle de ces armes est aussi longue que deux stylos à bille.N'y a-t-il pas de quoi transporter la chair en viande hachée?le me lançai immédiatement par terre.Dieu aidant, ils n'ont pas ouvert le feu.Le massacre La 27e armée ayant passé le pont, en route vers la Place Tian'an men, elle rencontra partout la résistance des citoyens.La fusillade ne cessait pas.Parfois elle s'intensifiait avec la participation des tanks dont les mitraillettes faisaient un bruit d'enfer.|e suis retourné sur la rue Chang An le 4 juin à deux heures du matin, en suivant la 27e armée.Il y avait peu de monde sur la rue Chang An, des cyclistes pour la plupart.A l'entrée de la rue du Palais de l'Assemblée nationale, j'ai rencontré quelques camarades de l'Université de Ching Hua.Ils avaient quitté la Place à 1 heure du matin.Alors qu'ils se trouvaient sur la Place, plusieurs milliers de policiers-soldats avaient surgi sur la Place.Ils portaient casques d'acier et mitraillettes.Les étudiants avaient d'abord vu quelques ambulances se dirigeant aussi vers Tian'an men, mais, plus tard, ils avaient constaté qu'elles étaient remplies de policiers.Ceux-ci n'avaient pas ouvert le feu et s'étaient dispersés.Au même moment, près de l'Hôtel national, la foule arrêta un fourgon blanc qui portait une plaque militaire.Les gens le secouaient sans réussir à le renverser.Après quelques minutes, on entendait une explosion et la voiture prit feu.Nous avons marché jusqu'à l'entrée de la Xi Dan.Il y avait trois autobus de la ligne 22 arrêtés en travers de la rue Chang An, mais cette avenue est très large et tes autobus n'empêchaient pas les gens de passer.Les pneus étaient calcinés et la carrosserie reposait sur la chaussée.L'atmosphère était em- poisonnée, avec une odeur de semelles brûlées; cela donnait la frousse.Comme je m'aventurais plus loin, tout à coup, au milieu d'une foule qui accourait de la 6e section, j'aperçus une jeune fille qui se tenait l'épaule.Quand elle fut plus près de moi, je reconnus ma voisine, une graduée de l'Université, assistante-professeur à Ching Hua.Toute en larmes, elle me dit «La rue de la 6e section est bloquée par les soldats: impossible d'y circuler, l'ai essayé d'y entrer avec d'autres personnes, mais nous avons été reçus par une pluie de balles.Une compagne, tout près de moi, a reçu une balle dans la tète: elle est morte sur le coup.» Heureusement, elle-même n'avait été atteinte que par un éclat qui s'était logé dans l'épaule.Des camarades l'avaient aidée à fuir.Soudain, les gens se sont mis à courir furieusemet.Sans savoir ce qui était arrivé, nous les avons suivis et nous sommes engouffrés dans une cour.Elle était pleine de monde; il ne nous restait plus qu'à nous blottir près du mur.le n'oublierai jamais cet instant de panique! Les véhicules passaient à toute vitesse, tous de la couleur de l'armée de libération.Les bâches qui les recouvraient étaient à moitié baissées.On pouvait voir les fusils et les mitraillettes qui sortaient et pointaient vers les deux côtés de la route.Sur la route gisaient des bicyclettes renversées, mais sans leurs propriétaires qui avaient dû fuir devant la sauvagerie des balles meurtrières.Les casques d'acier des soldats luisaient sous les lampadaires.Quelqu'un cria: «Vousêtes pires que les laponais!» Un éclair jaillit d'une voiture et la voix s'éteignit.Les voitures cahotaient sur la chaussée couverte de pierres.Les roues étaient rougies et la lumière des lampadaires les randaient couleur sang.Certains camions tiraient une remorque et la cage arrière était vide.Contrairement aux autres véhicules, ceux-ci roulaient avec précaution.Il est probable qu'ils transportaient des munitions.Il y avait aussi des jeeps équipées de radars.Comment pouvaient-ils être aussi méfiants et effrayants?Nous n'osions pas parler ou même bouger.Nous ne pouvions détacher les yeux de ce défilé qui passait si près.Il était plus de 3 heures.Nous ne savions rien de la situation sur la Place, mais les détonations venues du sud étaient fournies.|e savais que les étudiants étaient demeurés sur la Place, car le 20 mai à une heure du matin, lors de la proclamation de la loi martiale par Li Peng et Yang Shang Kwun, j était là et à ce moment tes étudiants, d'une seule voix, avaient entonné l'Internationale.Ils ne pouvaient qu'être sur la Place en cet instant critique.Après le passage des camions militaires, j'ai vu une ambulance venir de la Place.Le chauffeur se frayait une route à coups de klaxon et d'éclats de voix.Il allait très lentement.La situation semblait s'aggraver.Une autre ambulance tirée par une jeep et portant une croix rouge laissait voir des jambes pendre par la porte ouverte.Il semblait évident que le secours était venu trop tard.Ensuite, plus de circulation de véhicules.Se pouvait-il que personne n'ait besoin de secours?(à suivre) Au lendemain des dernières elections, plusieurs se sont mis à faire l'analyse suivante: les alio-phones ayant refuse de suivre les «vrais Anglais» dans l'aventure du Parti égalité, encourageons le Parti libéral à réserver ses faveurs aux «communautés culturelles» néo-quebécoises, encourageons également le PQ à courtiser le vote allophone.Ainsi, la majorité francophone se rapprochera des immigrants, et les anglophones de vieille souche se retrouveront isolés, de moins en moins capables d'attirer à eux les nouveaux citoyens.Ce joli scenario m'apparaît fort boiteux.Premièrement, il est faux de croire que les anglophones aient voté en bloc pour le PE.Si leur con* centration géographique leur a permis de faire élire quatre candidats du PE.la majorité des anglophones a voté libéral, même si ce fut, dans bien des cas.a contre-coeur.Le PLQ reste donc redevable à son electoral anglophone.Deuxièmement, même si l'électoral anglophone avait abandonne en bloc le PLQ, cela ne justifierait pas davantage une mise à l'écart.En démocratie, nul citoyen ne doit être pénalisé pour avoir vote en faveur de l'opposition.Tout parti, à partir du moment où il se retrouve au pouvoir, devient le représentant de l'ensemble de la société et non pas seulement de ses partisans.(C'est un principe auquel René Lévesque tenait farouchement même si cela lui a souvent occasionné des conflits avec son parti.) Dire que le PLQ, «ne devant plus rien» aux anglophones, peut désormais les ignorer, relève d'une conception tronquée de la démocratie électorale.* * * On peut vouloir, par ailleurs, «acheter» l'allégeance des électeurs allophones en leur consentant telle ou telle faveur, dans le cas du parti au pouvoir, ou, dans le cas de l'opposition, en pilotant telle ou telle de leurs exigences C'est d'ailleurs ce qu'a fait le gouvernement quand le ministre Ryan a accordé aux «illégaux», tous des néo-québécois dont l'anglais n'était pas la langue maternelle (la plupart d'origine italienne), le privilège injustifiable, pour eux-mêmes, leurs frères et soeurs et toute leur descendance, de l'accès à l'école anglaise à laquelle ils n'avaient aucunement droit en vertu de la loi 101.En récompensant l'illégalité, le ministre a en même temps donné un camouflet : aux Québécois de langue maternelle anglaise qui avaient tous, bon gré mal gré, respecté la loi.Ce que réclament maintenant plusieurs ténors des «communautés», c'est une proportion des emplois lucratifs de la fonction publique.On peut juger, comme dans la police de Montréal, qu'il serait socialement indiqué de solliciter des candidatures qualifiées au sein des minorités visibles; on doit également, cela va de soi, dépister et éliminer les attitudes xénophobes qui empêcheraient des candidats qualifiés d'être embauchés dans le secteur public.Mais aucun principe ne justifierait une politique de «quotas» qui consisterait à réserver, dans un secteur public en état d'attrition, où s'ouvrent peu de postes, une proportion donnée d'emplois aux minorités \u2014 sans compter qu'on n'en finirait pas de distinguer entre les couleurs, les sexes, les handicaps, les langues et les continents d'origine, etc.De fait, les immigrants n'ont pas plus «droit» à un emploi dans la fonction publique que moi j'ai «droit» à un emploi à la Bourse de Montréal.Il est même assez normal \u2014 cela se fait dans tous les pays d'accueil .\u2014 que la première génération d'immigrants se concentre dans certains types d'emploi; ce sont leurs enfants qui ont accès à la gamme totale des emplois en sortant des écoles et des universités où ils ont complété le processus d'acculturation.Malheureusement pour le débat public, on a transposé au Québec et dans l'ensemble du Canada un «pattern» hérité des Etats-Unis, où s'est posé le cas très particulier d'une minorité noire de vieille souche qui avait été victime pendant des générations d'une discrimination systématique.D'où la nécessité de «réparer» en «forçant» l'entrée des Noirs dans divers secteurs.Sous l'influence de divers groupes de pression, ce modèle a été étendu aux minorités immigrantes, mais philosophiquement, la base n'est plus du tout la même.L'intégration des immigrants est un phénomène distinct, qui n'obéit aucunement aux lois de la réparation des injustices.* * * Favoriser des minorités immigrées au détriment des minorités de vieille souche serait une politique aberrante, et suicidaire en plus, car ce serait se priver de l'immense réservoir de compétences que\" constitue la minorité anglo-québécoise: cette minorité affiche l'un des plus fort taux d'instruction au Canada, et ses jeunes sont presque tous bilingues.(C'est chez les néos-québécois bien davantage que chez les anglophones de vieille souche qu'il y a des résistances à apprendre ou à utiliser le français).Il faut en tout cas être bien naif pour croire que les francophones pourront mieux s'entendre avec les Turcs, les Tamouls ou les Sikhs qu'avec les wasps, les Irlandais ou les juifs qui vivent à Montréal depuis des générations, et avec qui nous partageons non seulement l'histoire mais le style de vie, les habitudes quotidiennes, les valeurs démocratiques, les attitudes concernant les femmes, l'éducation des enfants, etc, etc.Comment croire que des gens qu'irritent la vue ou le son de quelques mots d'anglais (langue pourtant familière) seront capables de fraterniser avec des voisins qui sortent des théocraties du tiers-monde?11 est tout aussi naif de croire que les immigrants francophones \u2014 juifs d'Afrique du nord, Français ou Zairois, etc \u2014 seront automatiquement plus ouverts à la culture québécoise, s'ils ont l'impression qu'on veut los enfermer dans un ghetto et les isoler de l'Amérique et de la langue qui est, qu'on le veuille ou non, la langue des communications internationales.De fait, ceux qui connaissent bien les milieux intellectuels canadiens savent qu'il y a plus d'intérêt, envers la production artistique et littéraire franco-québécoise, chez les Canadiens anglais .que chez les Néo-Canadiens de langue maternelle française.En ce qui concerne les rapports entre majorité et minorités, tout se tient.Les Québécois francophones ne pourront intégrer pleinement les immigrants tant qu'ils n'auront pas réussi à établir des rapports sereins et équilibrés avec la minorité de vieille souche.Tenter de «jouer» les minorités les unes contre les autres ne relève même pas du calcul: c'est de la pure naïveté.t B4 LA PRE! MONTREAL, JfUO» S OCTOMC 1989 La grève aux Postes aurait coûté près de $190 millions OTTAWA ¦ La Société canadienne des postes a dépensé $190 millions en soi-disant «frais de réorganisation » en 1987-88, des frais qui semblent avoir principalement servi à contrer ses deux plus gros syndicats, pendant 17 jours de conflits de travail distincts, révèlent de nouveaux documents.Les dépenses incluent les salaires versés au personnel temporaire qui a remplacé les grévistes, le temps de travail supplémentaire, les voyages des cadres, les chambres d'hôtel, l'embauche de gardes de sécurité privés pour la surveillance des édifices, les honoraires de conseillers, la publicité à l'échelle nationale et la location d'équipement comme des hélicoptères et des camions à pneus anti- crevaison et radiateurs renforcés.D'autres sommes ont servi à payer un garde du corps au president directeur général des Postes, Donald Lander.Le chiffre de $190 millions, mentionné dans le rapport annuel de la société pour 1987-88, a été expliqué en détail le mois dernier au nouveau comité d'examen des services postaux, un organisme de surveillance fédéral.Les plus récents documents parlent de coûts «de nature inhabituelle, ponctuelle et stratégique » relatifs à des «activités visant à obtenir des conventions collectives» et à «des activités anormales reliées aux négociations collectives».Ed Lane, chef des questions de régulation à la Société des Postes, a confirme en entrevue qu'une «bonne partie» des $190 raillions a été absorbée par les grèves, mais il s'est refusé à en donner le montant exact.Pour sa part le vice-president du Syndicat canadien des postiers.Darn.Il lin gley, estimait que cette somme \u2014 équivalente à $4 200 pour chaque employe impliqué dans les deux conflits de travail \u2014 avait été pratiquement toute consacrée aux grèves.«Il faut que les contribuables sachent ce qu'il en coûte d'employer des scabs: $190 millions, c'est beaucoup d'argent gaspillé», a-t-il lancé.Compte spécial pour Its grèves Lors des grèves de 1987.notamment, la Société des Postes avait affirmé aux médias qu'il lui était impossible de connaître le coût des conflits parce que toutes les dépenses étaient inscrites dans la colonne des frais généraux d'opération.Mais une fuite de documents, obtenus par le SPC l'an dernier, révélait qu'un compte spécial avait été prévu pour tenir compte des dépenses encourues dans chaque region en rrison des grèves.M.Lane a affirme que les sommes dépensées pour combattre les conflits de travail étaient justifiées, parce que la Société des Postes avait fait des gains, notamment la possibilité d'embaucher plus de personnel occasionnel, ce qui a permis de réduire les coûts du temps supplémentaire de 1,5 p.cent, ou $35 millions, en 1988-89.«Cela en valait la peine si l'on tient compte de ce que nous avons gagne en termes de flexibilité contractuelle», a-t-il ajouté.Pour M.Tingley.cela démontre plutôt que les grèves \u2014 surtout des grèves tournantes, a-t-il fait remarquer par ailleurs \u2014 étaient principalement une lutte idéologique au moyen de laquelle la direction entendait écraser à tout prix ses syndiqués.Comité itinerant Entre-temps, le depute conservateur Garth Turner a fait savoir hier que l'enquête d'un comité parlementaire itinerant sur la Société canadienne des Postes débutera le 24 octobre.Son mandat sera d'étudier l'ensemble du service des postes, y compris une cscniuelle privatisation.L'enquête sera menée par le comité des Communes sur la consommation, les corporations et l'administration gouvernementale, que M.Turner préside et qui est contrôle par des députés conservateurs.Après deux semaines d'audiences à Ottawa, le comité se déplacera ensuite dans plusieurs grands centres et certaines petites villes à travers le pays.Une employée de l'oeuvre de charité de Patricia Starr était payée par une compagnie Presse Canadienne TORONTO ¦ Une femme qui a déjà travaillé pour l'oeuvre de charité de Patricia Starr a révélé hier que c'était en réalité une compagnie contrôlée par Tridel, un puissant promoteur immobilier, qui lui versait son salaire.Nancy Rotstein, qui était auxiliaire administrative de la branche torontoise du Conseil national des femmes juives, a dit à une commission d'enquête que ses chèques de paye étaient émis par Del Management, même si elle n'effectuait aucun travail pour cette société.Del est une importante entreprise de gestion immobilière qui supervise le projet de logements à but non lucratif mis sur pied par l'organisme de charité.Mme Rotstein a expliqué qu'on lui avait remis un formulaire de demande d'emploi de Tridel environ trois semaines après le début de son travail au sein de l'or- Îanisme de Mme Starr, en août 987, et qu'elle avait commencé a recevoir des chèques différents.On aurait assuré à Mme Rotstein qu'il ne s'agissait que d'une formalité.En tant que nouvelle venue, elle s'est sentie coincée et a eu l'impression qu'elle n'avait pas tellement le choix si elle voulait garder son emploi, a témoigné Mme Rotstein à la commission qui enquête sur les relations entre Mme Starr et les politiciens.les fonctionnaires ontariens et Tridel.Mme Starr a prélevé $90 000 du fonds de charité pour faire des contributions à des partis politiques, ce qui est illégal en vertu de la Loi fédérale de l'impôt sur le revenu.La majeure partie de cet argent est allée à des libéraux ontariens, ce qui a forcé le premier ministre David Peterson à congédier, en août, plusieurs ministres.La veille, une autre ex-employée du Conseil, Betty Stone, avait affirmé que Mme Starr avait forcé jusqu'à 20 employés à signer des chèques au profit de partis politiques.Le Conseil remboursait ensuite les employés, puis Tridel remboursait le Conseil, au dire de Mme Stone.Plus d'un milliard de femmes seront dans les «économiquement actifs» en l'an 2000 Agence Fnincc~f*TT39c GENEVE ¦ Plus d'un milliard de femmes se trouveront en l'an 2000 dans le groupe des «économiquement actifs» selon les projections du Bureau international du travail (BIT) qui a publié mardi une étude à ce sujet.Il y aura de moins en moins d'emplois pour les femmes dans l'agriculture.Dans le tiers monde, le secteur agricole employait 87 p.cent de la population active en 1950 et il n'en emploiera plus que 57 p.cent en l'an 2000.Dans les pays industrialisés, le fléchissement sera plus spectaculaire encore puisque la proportion s'abaissera de 47 p.cent à 8 p.cent en l'espace d'un demi-siècle.La grande majorité de la main-d'oeuvre féminine s'oriente donc vers l'industrie et les services, et le défi qui s'en suit pour les politiques de l'emploi est bien réel, estime l'étude.Sur le milliard de femmes qui seront en activité à l'aube du XXIe siècle, plus de 700 millions travailleront dans les pays en développement, et elles représenteront moins de la moitié de la population du tiers monde, âgée de 15 à 64 ans.Dans les pays industrialisé, la proportion correspondante sera proche de 60 p.cent.Ces projections sont fondées sur l'hypothèse du maintien des tendances qui se sont développés depuis 1950.Il y a 40 ans, les femmes actives étaient au nombre de 263 millions dans les pays en développement et de 148 millions dans les pays indsutrialisés.Le transfert de l'emploi féminin de l'agriculture vers 1' industrie et les services se poursuivra partout.Dans les pays industrialisés, environ 33 p.cent des femmes économiquement actives travaillaient dans les services et 20 p.cent dans l'industrie.En 1980, les chiffres sont passés à 58 p.cent dans les services èt 26 p.cent dans l'industrie.En 1950, les femmes constituaient 23 p.cent de la main- ¦M- NOUV Ha%TEZ-VOUS A V A QU'IL NE SOIT TROP TARD Prix en vigueur jusqu'au 7 octobre 1989, duns la limite des stocka disponibles E4HS vous en avez pour votre argent.et plus SATISFACTION OU SERVICE APRÈS-VENTE ASSURÉ LA CARTE DE CRÉDIT NO 1 DES LE MAGASIN DES MARQUES KENMORE REMBOURSEMENT DANS TOUT LE CANADA MAGASINS À RAYONS AU CANADA DIEHARD, CRAFTSMAN Les mentions 'Ord ' ou 'Était' de Sears Canada Inc.se rapportent à des prix Sears.Heures d'ouverture: 9h30 à 17h30 du lundi au mercredi; de 9h3Q à 21 h le jeudi et le vendredi; de 9h à 17h le samedi Ville St-Laurent, la Place Vertu.335-7770; Brassard, Mail Champlain, 465-1000; Anjou, Galeries d'Anjou, 353-7770: Laval.Carrefour Laval, 682-1200; LaSalle Carrefour Angrignon, 364-7310; St-Jérôme, Carrefour du Nord.432-2110; St-Jean.Carrefour Richelieu, 349-2651 ; Ste-Marthe-sur-le-Lac, Les Promenades Deux-Montagnes, 491-5000.Copyright Canada, 1989, Sears Canada Inc.d'oeuvre de l'industrie et des services dans les pays en voie de développement.Si la structure actuelle persiste, il est probable qu'elle représenteront 31 p.cent du secteur non agricole en l'an 2000.Les chiffres laissent présager des disparités croissantes entre pays en développement et pays industrialisés concernant l'égalité des chances entre hommes et femmes en matière d'emploi.Projections Un exemple probant peut eue tiré de la comparaison de la part globale des femmes dans la population économiquement active au cours du demi-siècle allant de 1950 à l'an 2000.Dans les pays riches, cette part était de 37 p.cent en 1950 et elle passera, selon les projections, à 41 p.cent en l'an 2000.Dans les pays en développement, elle est et devrait rester de 34 p.cent.Un autre domaine dans lequel les femmes du tiers monde perdent du terrain est celui du nombre d'années pendant lesquelles elles peuvent avoir un emploi rémunéré.Cette période a régulièrement diminué depuis 1950.époque où elles pouvaient compter sur une vie active de 27 ans.Pour l'an 2000, il faut s'attendre à 23 années de vie économiquement active seulement.Sur ce point également, la situation est inverse dans les pays industrialises.En 1950, la durée moyenne de la vie active des femmes était de 25 ans et selon toutes les indications, elle devrait passer à 29 ans en l'an 2000.En outre, l'étude fait apparaître que le travail à temps partiel est fréquent et qu'il y a un chômage très important parmi les femmes des pays industrialisés.Le chômage est également très fréquent dans les pays en voie de développement, où l'emploi saisonnier est fréquent.La contribution économique des femmes est également sous-estimée, en particulier dans les pays d'Afrique du Nord, de l'Asie du Sud et des Caraïbes.La conclusion de l'étude est qu'il faudra des efforts vigoureux aux plans national et international pour assurer aux femmes l'égalité des chances d'accès à la formation et à l'emploi.5 000 entrées illégales au Canada en 89 Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Les transporteurs aériens internationaux et les compagnies de navigation ont fait débarquer au Québec, depuis le 1er janvier 1989 1 655 personnes ne possédant pas les documents requis pour être admises au Canada, a révélé le spécialiste de programme chargé de l'application de la Loi sur i'immigrat'on, à Montréal, M.Richard Saint-Louis.Les transporteurs se sont ainsi rendus coupables d'autant d'infractions à la Loi C-84 sur l'incarcération et la dissuasion.Si on y ajoute les entrées illégales attribuées aux transporteurs en sol ontarien, il faut multiplier ce nombre d'infractions par trois, ce qui fait près de 5 000.Les transporteurs sont passibles d'amendes allant jusqu'à $5 000 et même de prison pour chacune des infractions commises.Ce qui ne veut pas dire que les compagnies de transport seront reconnues coupables pour la totalité de ces entorses à la loi.Il appartient à la Direction du contrôle au point d'entrée d'Im-rnigration Canada de déterminer si les transporteurs ont vraiment agi de mauvaise foi.Si c'est le cas.la Direction a le pouvoir discrétionnaire de punir les coupables.M.Saint-Louis a déclaré ne pas avoir l'autorité pour'dévoiler le nom des transporteurs coupables d'infractions.Il ne disposait pas, non plus, de statistiques révélant dans quelle proportion les compagnies ont été reconnues vraiment coupables et ont dû payer l'amende.f Les familles des handicapés ont besoin de ressources UA LIVfSOUE ét ta Ptmm Canadienne ¦ Faciliter l'intégration sociale des personnes handicapées, leur trouver du travail, maintenir les enfants dans leur famille sont tous des objectifs louables, à condition d'avoir l'argent et le soutien nécessaires pour y parvenir.C'est à l'unisson que trois organismes réclament plus de ressources, plus de soutien et plus de services pour les familles de personnes handicapée*, à l'occasion de la Semaine nationale de la famille.L'Office des personnes handicapées ( OPHQ ), la Confédération des organismes familiaux du Québec (COFAQ) et la Conférence des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN) sont bien d'accord avec l'idée de sortir les personnes handicapées des institutions, mais aimeraient Îiue le tout soit encadré, plani-té, facilité par des programmes, des ressources.Hier, l'Office des personnes handicapées lançait un document d'orientation intitulé «Un air de famille».Dans le quotidien On y explique le fossé entre la situation actuelle et les besoins.Du jour au lendemain, des parents se retrouvent avec un enfant souffrant de surdité, un enfant paralytique cérébral, et ce sans ressources.Dans le vidéo «Un air de famille», produit par l'OPHQ, des parents racontent comment ils ont dù attendre des mois avant qu'un pédiatre fasse passer des tests d'audition à leur enfant qu'eux croyaient sourd, comment ils ont du faire le tour des CLSC de la Rive-Sud pour trouver les services requis.D'autres racontent les obstacles quotidiens auxquels ils se butent: débats interminables pour que l'enfant puisse aller à l'école, pour qu'il soit gardé lorsque les parents s'absentent, pour un soir de répit.Une femme raconte comment son mari, un entrepreneur qui travaillait 12 heures par jour, a dù réapprendre à parler, à marcher, à la suite d'un accident cérébro-vasculaire.Elle devait continuer à travailler.Son mari s'est retrouvé seul à la maison, sans personne pour l'aider.Même l'Office des personnes handicapées, qui est chargé d'administrer les fonds gouvernementaux, admet les graves lacunes.« Nous serions portés à déduire que.compte tenu des responsabilités grandissantes des familles face aux personnes handicapées, particulièrement dans le contexte de désinstitutionnalisation et de non-institutionnalîsatlon.l'écart entre les besoins et les mesures en place va grandissant », écrit-on dans « Un air de famille».De l'aveu du pdg Paul Mercure, il ne peut combler que la moitié des demandes: intégration scolaire, aide au maintien à domicile, adaptation des logements, service de garde; les besoins sont multiples.Le document «Un air de famille» sera soumis au futur ministre de la Santé et des Services sociaux, qui sera assermenté le 11 octobre.L'Office des personnes handicapées compte s'en servir pour appuyer ses demandes de financement.En taxant les livres, Ottawa fait un luxe de la connaissance, soutiennent les éditeurs Les éditeurs francophones croient que la TPS fera baisser leurs ventes de 20 p.cent PRATTE ¦ L'imposition de la nouvelle taxe fédérale sur les produits et services (TPS) sur les livres et les manuels scolaires entraînera une chute des ventes des livres canadiens de langue française, et mènera par consequent à un affaiblissement de la culture française au Canada.C'est ce qu'ont soutenu en conférence de presse hier à Montréal les dirigeants de l'Association des éditeurs ( ADÉ, 70 éditeurs francophones au Canada ) et de la Société des éditeurs de manuels scolaires du Québec (SEMSQ.20 éditeurs).« Le Canada n'a jamais taxé le livre depuis la Confédération parce qu'on a toujours reconnu le role du livre comme outil privilégié de la connaissance», a souligne le présidente de l'ADÉ Carole Levert.«Pourquoi renierait-on aujourd'hui ce parti pris?» Se fondant sur un sondage réalisé en 1986, les éditeurs prévoient que l'augmentation de 9 p.cent du prix des livres canadiens entraînera une chute des ventes qui pourrait atteindre 20 p.cent.Non seulement les lecteurs ne pourront plus se payer autant de livres qu'avant, mais ils seront tentés d'acheter des livres étrangers, qui sont déjà souvent moins chers.Les éditeurs québécois, qui ont le dos fragile, devront limiter leur production aux best sellers assurés.«Il faudra dire adieu aux livres d'art, aux livres-cadeaux et aux oeuvres de nouveaux au- teurs», a declare Mme Levert.« Va-t-on pouvoir continuer a publier des livres comme Les insolences du r'rere Untel.Les nègres blancs d'Amérique, Le sunenant.et Les filles de Caleb?» Les Québécois liront moins, ci ils liront moins de livres québécois.Ils ne se reconnaîtront plus dans les livres et ils connaîtront moins bien leur langue.« Alors qu'il est un outil de connaissance, le livre, une fois son coût majoré, prendra l'aspect d'un produit de luxe, ce qu'il n'est pas et ne devrait jamais être.Faire de la connaissance un luxe est-il la volonté du gouvernement?», s'interrogent les éditeurs dans le mémoire qu'ils ont présenté au comité de la Cham- La taxe Wilson augmenterait le déficit de certains groupes artistiques Presse Canadienne WINNIPEG ¦ Selon une étude effectuée pour le compte du Conseil des arts, la nouvelle taxe de vente nationale envisagée par le gouvernement fédéral pourrait contribuer à augmenter le déficit de certains groupes artistiques.«Dans certaines circonstances, il y aura des répercussions que nous aimerions éviter sur certaines activités culturelles», a déclaré hier au cours d'une conférence de presse le président du conseil, M.Allan Gotlieb.La taxe sur les biens et les services pourra spécifiquement toucher les troupes se consacrant aux arts de la scene et qui comptent grandement sur la vente des billets d'admission auxquels s'appliquera la nouvelle taxe, a-t-il ajouté.Bien que la taxe sera imposée sur les ventes, il est tout probable que les crédits d'impôt offerts par le gouvernement vaudront uniquement pour les dépenses d'une troupe.Un tel arrangement pourra entrainer un déficit accru pour les troupes rencontrant déjà des problèmes financiers, a dit M.Gotlieb.L'étude citée par M.Gotlieb a été effectuée par des experts privés.Il y a deux semaines, le conseil l'a portée à l'attention du comité des Finances des Communes, qui étudie la taxe sur les biens et les services.Pour le Conseil des arts, il s'agissait d'une rare visite à Winnipeg.Fn effet, pour la premiere fois en 35 ans, il tenait sa réunion trimestrielle dans cette ville.M.Gotlieb et d'autres membres du conseil doivent rencontrer les représentants de plus d'une vingtaine d'organisations artistiques ainsi que Mme Bonnie Mitchel-son, ministre provinciale de la Culture, et le maire Bill Norrie.Ancien ambassadeur du Canada aux Etats-Unis.M.Gotlieb a profité de l'occasion pour déclarer en présence des journalistes que, malgré certaines critiques, il n'avait aucunement l'intention de modifier le système de distribution des bourses et subventions du conseil.bre des communes qui étudié- le projet de TPS.Du côté des manuels scolaire*, la nouvelle taxe aura pour effet d'augmenter les dépenses des parents et des étudiants, et de freiner les efforts des commissions scolaires et du miniviere de l'Education en vue de fournir des manuels a tous les élèves et de regarnir les rayons des bibliothèques H'olaires.Déjà, les parents des élèves du primaire et du secondaire se plaignent d'avoir à débourser de* sommes de plus en plus élevées pour les cahiers d'exercices .qui ne sont pas fournis par l'école On parle d'au moins S50 par année au primaire.Les parents d'élèves de collèges privés, où les manuels de base ne sont pas fournis, doivent débourser jusqu'à $250 par an.«Les plus touches seront les étudiants des cégeps et des universités», estime cependant le représentant des éditeurs de manuels scolaires Raymond Vezina.« Déjà, les prix des livres sont très élevés.Ces jeunes font face à la menace d'un dégel des frais de scolarité, ils doivent se loger, -c vêtir.Pour eux.ça peut devenir tragique.» Les éditeurs exigent que les livres bénéficient, comme les aliments, d'une exemption.«Dam la perspective où le gouvernement a condédé un statut privilégié aux produits alimentaires, base de la santé physique, il serait tout à fait conséquent que les livres, base de la santé intellectuelle, bénéficient d'un statut aussi privilégié.» D'autant plus que la TPS sur le* livres ne rapportera au trésor fè> rédal que $155 millions, soit 0,0005 p.cent des revenus totaux anticipés ($24,5 milliards).Le maintien des programmes sociaux tient à la TPS, soutient Beatty Presse Canadienne SHERBROOKE ¦ Rappelant que les sommes consacrées cette année au remboursement de la dette nationale dépassent les crédits requis pour l'ensemble des programmes sociaux, le ministre fédéral de la Santé et du Bien-être social, Perrin Beatty, affirme que l'existence même de ces programmes tient aux revenus supplémentaires que générera la future TPS.lesquels revenus contribueront à réduire le déficit fédéral.«On ne parle plus ici du développement des programmes sociaux mais de leur maintien », a déclaré le ministre uu cours d'une entrevue accordée uu quotidien La Tribune, de Sherbrooke.'\u2022\u2022 D'ailleurs, M.Beatty met au défi les opposants de suggérer des alternatives valables.«Il faut être honnête quand on critique une mesure gouvernementale, surtout quand son absence mettrait en péril le système de services sociaux du pays».C'est la raison pour laquelle le ministre croit aussi que les provinces adhéreront un.jour ou l'autre à cette TPS contre laquelle elles s'insurgent en choeur présentement.?Ferme défenseur de la TPS, le ministre fédéral de la Santé refuse de se prononcer sur l'opportunité d'exempter les soins psychologiques de cette taxe, «je veux attendre le rapport du comité de la Chambre des communes qui étudie actuellement la structure de la TPS et les représentations des différents groupes dont les associations de psychologues», dit- il* M.Beatty devait tout de même invoquer un des grands critères présidant au choix des exemptions: «Les soins psychologiques sont à mon avis des services de santé mais ils ne sont pas jugés essentiels en vertu du régime d'assurance maladie du Cunada».Et le ministre de se retrancher dans le silence lorsque confronté avec le fait que la chiropraxie ou la podiatrie comptent parmi les exemptions bien que ces disciplines ne soient pas non plus couvertes par le régime national.Le titulaire de la Santé nationale proteste lorsqu'on lui dit que la TPS risque de rendre les programmes sociaux moins accessibles à l'ensemble de la population et particulièrement aux plus démunis.«Au contraire, réplique-t-il, ceux qui gagneront moins de $30 000 seront nettement favorisés compte-tenu des remboursements et crédits envisagés.Et puis, les contribuables pensent à tort que la TPS de 9 p.cent va s'ajouter à la taxe actuelle de 13 p.cent.Elle va la remplacer.En plus, la TPS sera plus équitable que la taxte actuelle et elle favori- Nos S o\tixr\tJO\t ACCORD 90 Commandez la toute nouvelle HONDA ACCORD 1990 Entièrement 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printemps prochain dans une quinzaine de diocèses québécois tenteront de briser les résistances de certains pasteurs et laies à voir les femmes prendre plus de responsabilités et de pouvoir dans l'Église.Au cours des dernières années, la place faite aux femmes s'est agrandie, ont tour à tour souligné hier, en conférence de presse, Mgr |ean-Guy Ha-mclin, président du comité des affaires sociales de l'Assemblée des évéques et Linda Si-moneau.responsable laïque de la condition des femmes dans le diocèse de Sherbrooke.Ainsi c'est une femme.Gisèle Turcot, qui est secrétaire gé- nérale de l'Assemblée des éveques du Quebec.On compte des marguilliers femmes dans un certain nombre de paroisses et dans le diocese de Québec, la pastorale est dirigée par une femme.An-nine Parent-Fortin.À l'occasion d'une conférence donnée il y a quelques mois, cette dernière servait une mise en garde aux femmes qui.ayant gagné du galon, seraient tentées de baisser pavillon.Mme Parent-Fortin appelle à la vigilance aussi longtemps que la promotion des femmes à des postes décisionnels dans l'Église tiendra au pouvoir d'individus de bonne volonté et non à des droits reconnus.Pour l'heure, Mgr Hamelin évalue pour sa part que l'étape à franchir consiste à identifier des situations de transition propices à un partenariat réel.Dans un texte présenté lors du synode des évéques de Rome en I987, Mgr Hamelin faisait remarquer que dans la société civile les femmes peuvent avoir accès à toutes les responsabilités, métiers et services alors que dans l'Église elles sont absentes des postes de décision et exclues du ministère ordonné.«Elles tiennent la maison pour ainsi dire mais les hommes seuls dirigent», écrivait-il.À ses yeux, les prochains forums serviront à faire évoluer les mentalités, à créer un climat, à s'apprivoiser mutuellement afin d'être en mesure d'instaurer le partenariat, le moment venu.Le pape entreprend son 44e voyage à l'étranger YVES GACON de l'Agence fraace-Pre**e CITE DU VATICAN ¦ lean-Paul II entreprend demain un voyage de dix jours \u2014 le 44e à l'étranger depuis le début de son pontificat\u2014 qui le conduira en Asie, à Seoul puis en Indonésie avec une étape controversée à Timor-est et s'achèvera par un séjour à lile Maurice.Pour lu premiere fois depuis que les papes de l'ère moderne ont ouvert la chronique des voyages pontificaux \u2014 avec la visite de Paul VI en Terre Sainte en I964\u2014 un avion transportant un souverain pontife survolera le territoire de l'Union soviétique.Après le refus de Pékin d'autoriser les couloirs aériens de la Chine populaire pour se rendre en Corée du Sud.la compagnie Alitalia a en effet obtenu des autorités de Moscou l'autorisation d'emprunter l'espace aérien soviétique.Signe, explique-t-on au Vatican, des bons rapports qui se sont établis depuis plus d'un an entre le Saint-Siège et le Kremlin.lean-Paul 11 partira demain après-midi et arrivera le lendemain vers Hli.heure locale, à Séoul pour célébrer dimanche la cérémonie de clôture du 44e congrès eucharistique international.Le pape partira ensuite pour l'Indonésie pour une visite de cinq jours (9 au 14 octobre) avant de consacrer deux journées à Maurice, du 14 au 16 octobre.lean-Paul II quitte le Vatican après plusieurs semaines d'intenses activités diplomatiques et oecuméniques.Le récent rétablissement des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Pologne, la publication d'une lettre apostolique aux évéques du monde entier doublée d'un appel aux mu- En Collaboration avec BWff» CKAC 73 ^ÊÊÊ0^ CHLT, CHLN, CKCH GRAND CONCOURS LES DU TISSERANDS POUVOIR À L'AFFICHE CETTE SEMAINE Dans le cadre du festival qui tiendra l'affiche du 5 septembre au 14 octobre, Steinberg, La Presse et CKAC lancent le grand concours Les Tisserands du pouvoir.grandes réunions de famille au Bavaro Beach Resort en République Dominicaine Chaque semaine 1voyage d'une semaine, pour vous et 3 membres de votre famille, au Bavaro Beach Resort en République Dominicaine (valeur : 4320$) Et en boni: 1000$ en bons d'achat Steinberg si le coupon gagnant provient de La Presse 5paniers de provisions de tous les produits à l'affiche du Festival Steinberg (valeur : 220$ chacun) Grand prix 1voyage d'une semaine pour vous et 7 membres de votre famille, où qu'ils résident en Amérique du Nord (valeur : 8400$) Pour participer au concours: -Suivez attentivement la télésérie Les Tisserands du pouvoir diffusée à Radio-Canada tous les mercredis à 21 h.-Remplissez les bulletins de participation dans La Presse (mardi, mercredi et jeudi) et chez Steinberg.Déposez vos coupons dans les boîtes réservées au concours chez Steinberg ou expédiez-les à l'adresse indiquée et suivez les tirages pendant la diffusion de la télésérie.-Dates des tirages: les 13,20 et 27 septembre et les 4,11 et 18 octobre 1989 Grand concours LESDU I TISSERANDS POUVOIR Question : Qui est accusé du vol de la dynamite à l'usine Lorraine?Réponse :_ Nom:_ | Adresse : i : .Prénom :.Tél.: Déposez votre coupon chez Steinberg ou expédiez-le au : Grand concours Les Tisserands du pouvoir La Presse, C.P.5035 Succursale Place d'Armes Montréal (Québec) H2Y3M1 I I I CKAC 73 I I CHLT, CHLN.CKCH VacancesCanadi^n UN MOTUS M VOrUll Règlement disponible en supermarché.sulmans sur le Liban, le projet de voyage à Beyrouth, la polémique sur le carmel d'Auschvritz.la rencontre avec le primat de l'église anglicane, l'évolution de la situation dans les pays de l'Est ont été au centre des préoccupations de la diplomatie vaticane.À son retour à Rome, lean Paul II reprendra avec ses collaborateurs le dossier de la visite très attendue de Mikhail Gorbatchev au Vatican à la fin du mois de novembre.Pour le pape, ce voyage en Asie revêt une signification avant tout pastorale, explique-t-on au Vatican : aller encourager de jeunes E-glises catholiques minoritaires, mais «actives et en pleine expansion», face aux religions traditionnelles asiatiques en Corée du Sud ou face à l'Islam en Indonésie, premier État musulman au monde.Les catholiques ne représentent que trois p.cent environ de la population indonésienne ( 180 millions d'habitants) et cinq p.cent en Corée du Sud (43 millions d'habitants ).Dans ce pays où il s'est déjà rendu en 1984, lean-Paul 11 demeurera à Séoul, où il participera notamment à la dernière journée des travaux du congres eucharistique, avant de célébrer une messe dont l'homélie pourrait évoquer le thème délicat de la réunification des deux Corée.Le pape consacrera ensuite cinq journées à visiter l'Indonésie, parcourant l'archipel d'est en ouest pour aller rencontrer prêtres, religieux et laïcs dans les iles de lava, mais aussi de Sumatra, Flores et Timor.L'étape de Dili, ville principale de Timor-est, ancienne possession portugaise occupée par les loupes du général Suharto en 1975, sera de loin le moment le plus délicat du voyage.Occupée militairement, alors que Lisbonne était aux prises avec les bouleversements politiques nés de la «Révolution des oeillets» et entamait le processus de décolonisation de ses possessions africaines (Angola, Mozambique ).Timor-est est toujours sous contrôle de l'armée indonésienne.Le Vatican n'a jamais reconnu cette annexion de fait, suivant en cela l'ONU qui considère toujours le Portugal comme la puissance administrative de la partie orientale de l'île et a inscrit Timor-est sur la liste des «territoires non-autonomes».Mais il reste que la visite a Dili a pu être interprétée par le Portugal comme une caution apportée à Djakarta.Le Vatican s'est défendu d'une quelconque reconnaissance implicite de la souveraineté indonésienne sur Timor-est et a rappelé que le diocèse local de Dili est géré par un administrateur apostolique qui relève directement de Rome.Cette étape, dit-on au Vatican, s'inscrit dans la démarche normale du chef de l'Église catholique, qui veut apporter son soutien au demi-million de catholiques de l'ex-colonie portugaise.La visite ne durera que quelques heures, avec une bénédiction dans la cathédrale de rimmaculée-Concep-tion de Dili, suivie d'une liturgie célébrée avec les prêtres du diocèse.Mais elle sera très attendue au plan diplomatique.Un avion de ravitaillement américain explose au-dessus du N.-Brunswick: 4 morts d'après Canadian Press PERTH ANDOVER.Nouveau-Brunswick ¦ Des centaines de soldats se sont déployés hier à travers les bois et les champs bordant le Maine pour rechercher le quatrième membre d'équipage d'un énorme appareil militaire américain servant au ravitaillement des avions en vol qui a fait explosion peu après 7 h, alors qu'il s'apprêtait à atterrir à la base aérienne de Lo-ring, dans le Maine, située à une trentaine de kilomètres de Perth-Andover.Les corps calcinés des trois autres hommes ont été recouvrés peu après la tragédie, mais les autorités doutent fort que le quatrième aviateur ait pu survivre à l'accident.Les quatre occupants de l'avion ont été identifiés comme étant le pilote, le lieutenant-colonel H.NorthcuU, d'Okiahoma City; le co-pilote, le lieutenant Robert Weiman, de Milwaukee; le navigateur, le lieutenant Alfred Taft, d'Urbana, New-York, et l'opérateur du boyau de ravitaillement, l'aviateur lre classe lack Cupp, d'Athens, Tennessee.On ignorait encore hier soir lequel d'entre eux était disparu.Le lieutenant Marie Mareil-hom, de l'Aviation américaine, a précisé que le pilote était entré en contact avec la base de Loring quelques instants avant l'explosion, mais qu'il n'avait rien signalé d'anormal à bord.L'avion a fait explosion en vol à quatre kilomètres environ au nord de la ville, provoquant plusieurs incendies dans les bois longeant la route transcanadienne.L>es débris ont été retrouvés sur un rayon de plus d'un kilomètre.La queue de l'appareil a été localisée intacte à mille mètres environ du fuselage, qui n'était plus qu'un amas de ferraille déchiquetée gisant dans un champ, au bord d'un petit ravin.Des témoins qui s'étaient rendus sur les lieux de I accident ont déclaré avoir vu au moins un parachute, mais le lieutenant Ma-reilhom a démenti la nouvelle.«De toutes façons, a-t-elle, dit, l'équipage ne peut s'éjecter, c'est comme dans un Boeing, et les occupants de ce genre d'avion ne s'embarrassent généralement pas de parachutes, sachant qu'ils n'auraient jamais la possibilité de sauter.» Les autorités militaires américaines ont immédiatement bouclé la zone de l'accident, sans toutefois donner la raison exacte de ce geste.Le major Walter Chipchase, des Forces canadiennes, a expliqué que l'intervention américaine était autorisée en vertu d'un accord conclu entre les pays membres de l'OTAN.Pas étonnant qu'elles sourient.Elles savent qu'elles seront bien au chaud cet hiver et sont heureuses de pouvoir économiser 71 $ à l'achat d'un ravissant manteau 100% pure laine vierge d'importation européenne chez A.Gold & Sons.Et vous le pouvez vous aussi.Tous ces modèles sont au même prix.Faites votre choix.Profitez de l'économie et comme toujours, retouches sans frais.VERT KELLY \u2022 NOIR Élégant 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LAVAL \u2022 FAIRVIEW, POINTE-CLAIRE Cartes American Express.Visa.MasterCard.Dîners, Carte Blanche.A.Gold & Sons LA PftCSSf.MONTREAL JEUDI 5 OCTOBRE 1989 \u2022 B7 A\\TS LEGAUX APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS AVIS ru Mr «et pretmtc* donne 40c hn CMtMfe ca 041c jj 1er Mn 'par lequel le» t'amifuctwn» Simco lue 1 transporte *.i - oie toute* dette* Je l'»re» pfc*cmc*ct fUturctita Banque de Montréal.A titre Je ja/j*cic.4 cle cnre^tMff ju bureau de ta Dmvon d'emejjj-ttement je Monwr jî.le IJ man I tous le no 41 *u:4>.Bjihiuc Je Montreal _ AVIS PUBLIC ET MISE EN DEMEURE Madame Monique Jobtn.adreue inconnue.\\oti* êtes priée de communiquer ti-an les plus brefs Jetais avec Me Martin R Ricard, notaire, en rapport asec une somme détenue dans un compte en fi-deicommis special, le tout avant le 13 octobre 1989.Me Martin R.Ricard, nctainf AVIS LÉOAL Avis est par les présentes donné en vertu de l'article 26 de la Loi des pouvoirs spéciaux des corporations (L.R.Q.1977, c.P-16) que la garantie créée par >'vi 1c Fiducie, d'hypothéqué, de nantissement et de gage consenti par Fourrure Compétiteur Inc./ Competitor Fur Inc.en faveur de ta Compagnie Trust Ro>al.devant Me Steve Kosenotï.notaire, en date du 16 mars 1989.enregistré le 17 mars 1989 au bureau d'enregistrement de la division de Montréal, sous le numéro 4102386 est devenue exécutoire.Montreal, ce 28e jour de septembre 1989.lloyd Woodflr.CA.MMdJtaire du fiduciaire FRACKT.PIRO&SEIF 1253.McGill College Suite 363 Montreal.Québec H3B2Y5 «514)8714698 Société de transport de !a Rive-Sud de Montréal APPEL D'OFFRES PROJET: P89-1S5 Fourniture d'établis, étagères et rayonnage OUVERTURE LE: 16 octobre 1989 a 14 heures P89-166 Remplacement de vitres d abribus 19 octobre 1989 a 11 heures La Société de transport de la Rive-Sud de Montréal recevra au 1150.soul.Marle-Victorm.Longueuil.des soumissions pour les projets ci-indiques.le tout conformément aux dispositions contenues aux documents d'appels d offres.Les documents complets d'appels d'offres sont dispor.ib.es moyennant un versement de vingt-cinq dollars (255) (argent comptant ou chèque visé) non remboursable, à compter du 5 octobre 1989 au 1150.boul.Marle-Victorin.Longueuil.aie CORRECTIONS Veuillez prendre note des corrections à apporter au cahier « Cuisine en féte» (roto 9.1), publié par La Baie, le mercredi 4 octobre 1989.Pag* 7 : Article» 1 et 2, délai.Article 3, le récipient en inox pour l'huile n'est pas disponible.Page 31 Article! 1, 3, 5 et 6, délai.Article 5, sera disponible au magasin du centre-ville de Montréal seulement.Pag* 4 : Articles 3A, 4 et 8.délai.Article 5.support à chopes, pas disponible.Pag* S i Article 3, pas disponible.Article 4 (motif Victoria), pas disponible.Article 4, on aurait dû lire: Ensemble de 4 couvert*, 20 piece*.Pag* 6 s Article 1, aux magasins du cen-treWille de Montréal, du Centre Rockland et du Centre Laval seulement.Pag* 7 : Article* 1, (en blanc), et 3, délai.Pag* 10: Article 1, description et dimensions erronées.Pag* 111 Article 1, sur commande seulement.Pog* 131 Article 3, photo erronée.Pag* 14 ¦ Article 6, (certains modèles), délai.Pag* 15: Article 4,délai.Pag* 161 Article 9, Photo erronée.Article 16, délai.Article 17, contenance de 2 tasses; disponible au magasin du centre-ville de Montréal seulement.Pag* I9i Article 9, délai.Pag* 201 Article 2, délai.Article 6, pas disponible.Article 9, disponible au ma-gjsm du centre-ville de Montréal seulement.Pag* 22 : Article 3, pas disponible.Pag* 24: Articles 1, 4 et 13, délai.Article 13, sera disponible au magasin du centre-ville de Montréal seulement.Pag* 26 : Article 1, délai.Articles 3 et 4, disponibles au magasin du centre-ville de Montréal seulement.Page 27 : Article 3, délai.Pag* 291 Article 1 et 2, sur commande seulement.Page 30 : Article 3.(modèle Oxford), délai.Article 3, (modèle Hyde Park), pas disponible.Pag* 31 : Article 3, pas disponible.Article 7, verres à gin et à whisky, pas disponibles.Pag* 32: Articles 1, 13, 14, 16, 17, 18, 24 et 27.délai.Page 35 : Articles 4 et 8, délai.Page 36: Article 2, délai.Pag* 371 Article 4, mauvaise description.Article 7, délai.Pag* 401 Article 3, délai.Article 4, on aurait dû lire: 15S de rabais.Après lancement 75$.Solde 59,99 la paire.Page 42 : Articles 1,2 et 3, délai.Page 45 : Article 2, délai.Page 47 : Articles 1 et 2.délai.Page 48 : Services de vaisselle, délai.Notre clientèle voudra bien excuser ces erreurs et contretemps.Suite dos Avis légaux, Appels d'offres, Soumissions et Encans _ on pages B 8, D 15, D 16 Le Devoir devrait reprendre «son rôle de combattant» \u2014 Laurent Picard BONHOMME SJ Le Devoir, ce vieux protecteur de la nation, a perdu son ancien monopole de l'engagement social depuis la revolution tranquille, et c'est peut-être pourquoi il éprouve aujourd'hui des difficultés à survivre.Mais c'est justement en restant fidèle à lui-même, en reprenant de plus belle son combat pour l'émancipation économique des Canadiens français qu'il pourra peut-être jouer encore, pendant la prochaine décennie, un rôle utile.Le nouveau président du conseil d'administration de l'Imprimerie populaire, l'organisme sans but lucratif qui publie Le Devoir, M.Laurent Picard, s'exprimait hier en ces termes au cours d'une entrevue qu'il accordait à La Presse.Il reconnaissait d'emblée les «graves difficultés économiques» auxquelles la publication doit faire face.Il en attribuait partiellement la cause au morcellement de plus en plus «catastrophique» des revenus publicitaires.Selon l'ancien dirigeant de Radio-Canada, le Conseil de la Radio et de la Télévision (CRTC) a «erré» en permettant la création du réseau de télévision Quatre Saisons.Les décisions de Radio-Canada et de Radio-Québec de vendre de la publicité locale sur leurs ondes ne sont pas pour lui plus sages.Tout ceci émiette les revenus de manière destructrice et abaisse la qualité des productions.Le Devoir, dont la fragilité est particulière, en est selon lui affecté.M.Picard est président du conseil de ce quotidien depuis un mois seulement.Il recevait hier La Presse dans son bureau de professeur «de stratégie» à l'école M.Laurent Picard, dans son bureau de l'Université McGill d'administration des affaires ( business management) de l'Université McGill.Cette faculté se trouve dans le Bronffman Building de la rue Sherbrooke.Le bureau de M.Picard offre une vue imprenable sur le campus du centre-ville et sur la montagne.C'est le directeur du Devoir, M.Laurent Lauzière, qui a le plus contribué à me nommer a mon poste de président, a dit M.Picard pour bien situer les choses.Le directeur, a-t-il tenu à préciser, comme cela est prévu dans la constitution de l'entreprise, a reçu un mandat de dix ans \u2014 il se trouve actuellement à mi-terme \u2014 pour décider seul des politiques de la publication.Il en est donc «le propriétaire», en quelque sorte, pour cette période de temps.Cette mise au point faite, l'ancien président de Radio-Canada ( 1972-74) \u2014 il avait auparavant été vice-président exécutif de cette même société fédérale ( 1968 à 1972) \u2014 n'hésite pas à aller au fond des choses.On peut croire, opine le professeur, que Le Devoir a eu tort de trop se borner, ces derniers temps, à la diffusion de l'information pure.Le journal devrait donc reprendre son rôle de combattant.Et, pour lui, «le combat», c'est celui qui doit s'engager ardemment pour promouvoir les intérêts commerciaux et industriels de Montréal.Il ne faut pas oublier, rappelle M.Picard, que l'existence même des Caisses populaires est due à un combat du Devoir.D'autres photo RtNË picard u Pmu institutions importantes lui doivent aussi une ficre chandelle.Aussi est-il essentiel que ce journal noue de nouvelles relations avec les institutions.Il devra donc « totalement se tourner vers l'établissement de rapports avec les institutions» tout en continuant de veiller «à ce que l'administration gouvernementale soit de grande qualité».M.Picard n'a donc pas de nostalgie pour le nationalisme politique qui a jadis caractérisé la publication.Il arbore du reste fièrement l'Ordre du Canada a sa boutonnière; et il se fait fort de signaler, à plus d'une reprise, qu'il est devenu président de Radio-Canada «à la demande du premier ministre Pierre Elliott Trudeau».Si on veut aller encore plus au fond des choses M.Picard reproche sévèrement aux hommes d'affaires canadiens-français (0*0*1 le terme qu'il emploie ) de ne pas regarder en face les difficultés économiques «graves» de Montréal.On se souviendra que M.Picard a présidé, en 1986, à la demande du gouvernement fédéral, un comité consultatif sur l'avenir de Montreal.Aujourd'hui il regrette que la conscience socio-économique du monde québécois des affaires ne soit pas plus développée et qu'une reconversion industrielle n'ait pas encore etc opérée.« Il ne sert à rien de déplorer le départ à Toronto (de certains sieges sociaux ou d'entreprises).Il y a des choses a faire ici et dès maintenant pour renforcer la collectivité», a-t-il lancé hier.Il a regretté, dans cet esprit, que la collectivité montréalaise ne se soit pas encore décidée, «quatre ans après les propositions» à créer son parc industriel de haute technologie.Le déficit du Devoir, cette année, a dit M.Picard, a été « légèrement réduit».Le journal doit toujours $2 millions a son imprimeur.M.Pierre Péladeau.et le deficit annuel de $400 000 aurait, selon M.Picard, été réduit d'environ de moitié cette année.Le président a évoqué la possibilité qu'une souscription auprès des entreprises et des institutions soit organisée.11 a dit croire que la loyauté de ses lecteurs \u2014 environ 30 000 actuellement \u2014 est «beaucoup plus forte et profonde qu'on le croit».UNE REMISE DIRECTE DE PHILIPS POUVANT A' INDRE 250* ¦ / ¦M \u2022\u2022\u2022.5 Faites une affaire en or avec certains produits de qualité Philips et recevez ensuite de Philips une remise directe pouvant atteindre 250 $.Voilà un fantastique « double jeu » qui vous garantit une valeur sûre! 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B3 LA PRESSE.MONTREAL.JEUN 5 0CT088E 1989 AVIS LÉGAUX SOUMISSIONS APPEL D'OFFRES-ENCANS Appel d'offres Société « jnjidrnnf d hvpolh-rques et d«r logement \u2022.i ¦ i i i Mortgage and Housing Corporation I Société d'habitation Idu Québaç PROJET M) il.'wi (M7) LA SOCIÉTÉ D'HABITATION 01' Ql'ÉBEC demande des soumissions pour les travaux de construction d'un ensemble d'habitation comprenant (12) logements dans la municipalité de MIRABEL (Si-Augustin) circonscription électorale d'XRGENTEL'IL selon un contrat 1 forfait et comportant: un bâtiment de trois étages dont la structure sera à charpente claire avec parement en brvque et aluminium.La durée maximum des travaux sera de vingt-quatre (24) semaines.CONDITION: Seuls sont admis a soumissionner les entrepreneurs généraux ayant leur principale place d'affaires dans la Province de Québec et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs de construction (L.R.Q.c.Q-ll.INFORMATION: Les entrepreneurs généraux et les sous-traitants obtiendront tous renseignements, ainsi que le dossier dé soumission complet a compter du S octobre 198s) au bureau de Montréal, sis au: 3, Complexe Desjardins, Tour du Nord (25e étage).Montréal (Qc) H5B II' a/s Monique Thénault.contre un dépôt non remboursable de vingt-cinq dollars (25$).sous forme de cheque visé ou mandat de poste émis a l'ordre de la Société d'habitation du Quebec.Heures d'ouverture du bureau: 8 b 30 à 12 h et I3ha I6h30.GARANTIE DE SOUMISSION: Sous forme de cautionnement au montant de cinquante mille dollars (50000$) ou de cheque visé, ou d'obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par le gouvernement du Québec ou du Canada et dont l'échéance ne dépasse pas 5 ans.au montant de vingt-cinq mille dollars (25000$).Toutes les garanties devront être valides pendant 45 jours a partir de la date de l'ouverture des soumissions.CLÔTURE DES SOUMISSIONS: A quatorze f!4h) heures (heure locale en vigueur), jeudi, le 26 octobre 1989.a la Société d'habitation du Quebec, au bureau de Montréal, de la Direction générale du bâtiment sis au 3.Complexe Desjardins.25e étage.Tour du Nord.Montréal (Québec) H58 IE3.ou se tiendra l'assemblée publique d'ouverture des soumissions a l'heure et a la date de clôture ci-dessus précisées.I A SOCIÉTÉ D'HABITATION DU QUÉBEC ne s'engage a accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues.CONSULTATION DES DOCUMENTS: \u2014 Association de la construction de la région des LAURENTIDES.\u2014 Association régionale de l'APCHQ \u2014 Région Montréal-Métropolitain \u2014 Société d'habitation du Quebec \u2014 Bureau de Montréal N.B.: Les formules fournies par la Société seront obligatoirement utilisée i.AVIS AUX SOUS-TRAITANTS: Les souvtraitants qui déposent leurs soumissions au Bureau des Soumissions du Québec doivent le faire au plus tard le 24 octobre 1989 à 14 heures, et leurs soumissions doivent être valables soixante (60) jours après leur dépôt.Le Secretaire de la Société d'habitation du Québec Me JEAN-LUC LES AC K, avocat Canada Québec Société immobilière du Québec Appel d'offres Services professionnels Dossiers nos: 303-98-270 - Travaux de programmation pour développement de nouvelles fonctions sur système de gestion des plans (environnement DBASE) 303-98-271 - Travaux de programmation pour l'entretien du système de gestion des travaux (environnement IDMS) 303-98-272 - Travaux de programmation pour effectuer l'intégration des systèmes relatifs à la gestion des clients (environnement IDMS) 303-98-273 - Réalisation du système pour la gestion des baux (environnement IDMS) La Société immobilière du Québec sollicite des candidatures de conseillers en Informatique pour réaliser des travaux d'analyse de programmation requis pour la réalisation du plan annuel 1969-1990 de la Direction des ressources ^Informatiques.Los firmes ou individus intéressés peuvent présenter leur candidature pour un ou plusieurs projets.» *.¦ ' * Seules les personnes physiques, sociétés ou corporations, ayant une place d'affaires au Québec sont admises à présenter leur candidature.Les documents nécessaires à la présentation d'une candidature peuvent être obtenus à compter du 5 octobre 1989 par remise d'un montant non remboursable do 10 $, soit en argent comptant, soit par chèque ou mandat-poste fait à l'ordre de la Société immobilière du Québec.La vente des documents ainsi que la réception des candidatures seront faites à l'adressa suivante: Société immobilière du Québec, Service des opérations contractuelles, 475, rue St-Amablo, 5e étage, Québec, G1R 4X9, (418) 643-5484.Les documents sont aussi disponibles pour consultation au 190, boul.Crémazie Est, 1er étage, Montréal, d'où Os pourront être commandés.Les documents seront alors expédiés à l'acheteur à partir du bureau de vente de Québec.La Société se réserve le droit de n'accepter aucune candidature.Date et heure limites de réception des candidatures: Le mercredi 18 octobre 1969 à 15 h.Pierre Prémont , Vice-président Finances et Administration Commission National Capital de la Capitale nationale Commission APPEL DE PRÉSÉLECTION P-02484 ¦*8 - .4 Projet: Restauration, rénovation et agrandissement d'un immeuble patrimonial.La Commission de la Capitale nationale est présentement à la recherche d'entrepreneurs généraux et de sous-traitants dans les spécialités suivantes: maçonnerie de pierre, toiture, plâtre, menuiserie et charpenterie de finition, peinture et pose de papier-peints, électricité, mécanique, aménagement paysager.Le projet exige une expérience significative, des compétences et une maîtrise de la technique supérieure à la moyenne en projets de restauration et rénovation de bâtiments patrimoniaux et d'aménagements paysagers.Pour recevoir le formulaire d'inscription, les compagnies devront faire parvenir leur demande par télécopieur au (613) 239-5007 ou par la poste à l'adresse mentionnée ci-dessous : Chef, Services de gestion des acquisitions Commission de la Capitale nationale 161, av.Laurier Ouest Ottawa-Hull Canada K1P6J6 Projet: Restauration, rénovation et agrandissement d'un immeuble patrimonial.Les formulaires d'inscription doivent être dûment remplis et renvoyés à l'adresse ci-dessus avant 15 heures, le 30 octobre 1989.Les formulaires reçus en retard ne seront pas acceptés.Canada La chasse au Québec est toujours aussi populaire et le nombre de chevreuils toujours en progression PIERRE CINCRAS ¦ Alors qu'il y a 15 ans, la population de cerfs de Virginie n'était que 30 000 tètes au Québec, le troupeau atteint aujourd'hui environ 130 000 bètes et cela même si le nombre de chasseurs a doublé depuis cette époque.Attribuée aux hivers consécutifs extrêmement rigoureux qu'avait connus la province, cette baisse de population obligea le gouvernement à adopter la loi du mâle: dorénavant seuls les chevreuils avec des bois, des mâles adultes, pouvaient être abattus par les chasseurs.Cette année-là, on enregistra la plus faibles récoltes depuis des décennies.Seulement 1441 des 36000 chasseurs réussirent à abattre «leur» chevreuil.Mais comme le démontre les plus récentes statistiques du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche, la tradition de la chasse sportive est bien ancrée au Québec.Des que les mesures restrictives et surtout les hivers plus doux des dernières années, ont permis une hausse importante de ja population de chevreuil, les chasseurs de cerfs se firent plus nombreux.L'automne dernier, 116437 chasseurs ont tué 10013 cerfs ( lie Anticosti exclue), un record dans l'histoire de cette chasse.Si les conditions climatiques sont propices aux chasseurs, on s'attend à un tableau semblable cette année.Sur la plus grande partie du territoire, la saison débute le 4 novembre.La période réservée aux archers se déroule en octobre.La récolte des émules de Robin des bois est en progerssion contsante.Elle atteignait 563 bêtes en 1988.L'engouement pour le chevreuil se vérifie aussi par le tirage au sort de 2 600 permis spéciaux permettant d'abattre un cerfs sans bois ( jeune ou femelle ).Cette année 60 000 personnes ont dépensé $4 pour s'inscrire au tirage.La situation de l'ile Anticosti reste un phénomène unique en Amérique du Nord puisque les cerfs y ont été « importés ».Ce territoire sans prédateur compte cette année 100000 chevreuils.Si on utilise plus aujourd'hui le terme de surpopulation, le biologiste François Potvin, du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche estime que la nature ne pourrait produire davantage de chevreuils à cet endroit.Les bêtes sont d'ailleurs plus petites qu'ailleurs au Québec.Exceptionnellement, les chasseurs peuvent abattre deux chevreuils à l'île et l'an dernier ils ont obtenu une récolte record de 8 223 bêtes.Au moins 350 000 chasseurs Si le mois d'octobre ( plus particulièrement le week-end de la fête de l'Action de grâces) est probablement le moment de l'année où les chasseurs sont le plus nombreux dans nos bois, c'est surtout parce qu'ils sont à la recherche de petit gibier ou encore à la chasse à l'orignal.On ne connaît par le nombre exact de Québécois qui s'adonnent à la chasse à chaque année.On avance souvent le chiffre de 350000.On sait qu'au moins 636 000 Québécois possèdent une carte certifiant qu'ils ont suivi un cours de maniement d'armes, un document sans lequel vous, ne pouvez acheter un permis.Les chasseurs dépensent en moyenne S225 millions à chaque année pour pratiquer leur activité.A eux seuls, les 144000 chasseurs d'orignaux auraient dépensé $ 75 millions l'an dernier, soit $ 520 par personne.Selon les biologistes gouvernementaux, la population d'orignaux au Québec est relativement stable et elle atteint de 70000 à 75000 bêtes.En dépit de fluctuations régionales, la récolte, tout comme le nombre de chasseurs est également stable depuis les sept dernières années.La récolte de 1988 était de 11286 bêtes.Signalons toutefois que la chasse à l'orignal se pratique en groupe et qu'il faut un minimum de deux chasseurs pour chaque orignal abattu.Cette norme est de trois a quatre chasseurs dans les réserves fauniques ou dans les zones d'exploitation contrôlée (ZEÇ) La chasse au petit gibier (gelinotte, tétras, lièvre, lapin à queue blanche), reste, et de loin, la plus populaire au Québec.Dans ce domaine, le nombre de chasseurs a cependant baissé d'environ 13 p.cent au cours des cinq dernières années, passant de 312000 à 284000 l'an dernier.Font partie de ce groupe les 60000 chasseurs de sauvagines (canards, oies, bécasses, bécassines) qui doivent aussi se procurer un permis du gouvernement fédéral pour chasser les oiseaux migrateurs.Selon certaines estimations, la récolte de gelinotte huppée, notre perdrix, atteindrait 1,2 millions d'oiseaux par année.Les biologistes soutiennent qu'on pourrait presque doubler ce tableau de chasse sans pour autant affecter l'espèce ni le nombre d'oiseaux à chaque automne.Quant au lièvre, on en abattrait un million d'individus par année, en incluant les animaux captures au collet à des fins commerciales.Là aussi, on soutient que l'espèce est sous-exploitée.Le caribou et l'ours noir Par rapport au cerf de Virginie et à l'orignal, l'ours noir et le caribou font exceptions: on les chasse au printemps et a l'automne.Depuis quelques années, la récolte printanuière de l'ours noir est plus élevé (60 p.cent ) que celle de l'automne.Selon Hélène lolicoeur.biologiste au minis'ère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche, cette situation s'explique en partie parce que ce sont souvent des «experts » de cette chasse qui se donnent la peine de traquer l'ours au printemps.De nombreux Américains sont du nombre.La population de l'ours noir est estimé à 60 000 bètes dans la province, et la récolte de l'an dernier était de 2328 animaux.Là encore, il s'agissait presque d'un sommet.C'est en 1986 qu'on a tué le plus grand nombre d ours au cours d'une année: 2414.(Signalons que les trappeurs en capturent aussi 500 par année).L'an dernier on comptait 18 000 chasseurs d'ours en plus des 4 600 amateurs non-rédi-dents, des Américains pour la plupart.Le nombre d'étrangers a d'ailleurs augmenté de 1 200 au cours des deux dernières années.De tous les cervidés québécois, les caribous sont les plus nombreux.Trop nombreux même, affirment parfois les scientifiques.Le troupeau de la rivières George serait de 680000 tètes et celui de la rivière Aux Feuilles compte 100000 bêtes.?CENTRE-VILLE DE MONTRÉAL DERMABLEND.LA BEAUTE REDECOUVERTE Suite des Avis légaux, Appels d'offres, Soumissions el Encans en pages B 7, P 1 S, D 16 Ne vous voilez plus la face, Dermablend cache vos défauts! 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