La presse, 14 octobre 1989, D. Arts et spectacles
[" Arts et spectacles LA PRESSE.MONTREAL.SAMED114 OCTOBRE 1989 ; | ¦ r Lemire: pourquoi les tinamis aiment-ils tant Oncle Georges?DBHIS 1AVOIK_ w| a base de ce métier, c'est '\"^H qu'il faut avoir du plaisir à le faire.Si j'avais un trac maladif, je ferais autre chose que du spectacle.Il ne faut pas que ce soit une souffrance de monter sur scène.» N'empêche.Comme l'ajoutera l'humoriste Daniel Lemire \u2014 que nous avons rencontré le jour de son anniversaire: 34 ans!\u2014 qu'il s'est senti «vieillir de 15 ans en trois jours, lors des avant-premières de ce spectacle entièrement nouveau.» Le spectacle tient l'affiche au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts du 17 au 28 octobre et en supplémentaires du b au Ib décembre.«Ça a été même plus stressant que d'assister à l'accouchement de ma blonde!» a-joute-t-il.C'est dire comment il est angoissant d'être comique.«Il faut que j'installe un climat de détente, et il n'est pas question de prendre ça à la légère.|e dois donc canaliser mon trac.Sur scène, que tu ais la grippe ou des problèmes de famille, tu dois te transcender et donner le meilleur de toi-même.» «Le fait d'avoir des enfants me ramène sur terre, car le milieu du spectacle porte au déséquilibre.Or, je suis très ordinaire dans la vie privée.|e ne suis surtout pas le genre à monter sur une table pour faire rire le monde.» Père de trois jeunes enfants (de sept, quatre et un an et demi), Daniel Lemire apprécie la vie familiale, ce qu'il appelle sa vie normale.«Je m'occupe beaucoup des enfants, le suis un homme de maison et j'aime bien faire la popotte et l'épicerie.» Mais quand il revêt ses habits d'Oncle Georges.Daniel Lemire tombe sous le charme du personnage.Il ne veut quand même pas en devenir esclave, et se laisser dominer par cet «archétype du personnage qui a fait rire les enfants il y a 20 ans.rôle qu'il n'aimait pas.comme il le fait bien sentir.» dépeint Lemire.S'il ne veut pas être au service du plus populaire de ses personnages, Lemire n'en est pas moins intrigué par l'estime que lui porte le public, surtout les enfants.«le n'avais jamais pense en le créant qu'il aurait autant de succès, l'ai même eu de nombreuses offres pour en tirer des produits dérivés (on se souviendra de tous les produits Patof ).|e n'ai pas voulu.|e n'ai pas non plus le goût de censurer l'Oncle Georges, malgré quelques commentaires désapprobateurs».« Le propre de l'humour, c'est ?ue tu émets des commentaires, t les gens adorent se faire en- gueuler par l'Oncle Georges, a-joute Lemire.Quant à son succès auprès des enfants, ça m'a désemparé.Mais en étudiant le phénomène, je me suis rendu compte que les enfants ont une forte dose d'humour.Et ce sont souvent les gags les plus raides qu'ils apprécient.Après tout, tous les enfants aiment à rire du 'gros de la classe', le ne veux quand même pas faire de ce personnage ma locomotive, et je me garde de faire du racolla-ge.» Comique, Lemire n'en est pas moins sensible, comme il le démontre d'ailleurs dans les thèmes qu'il a choisis pour son nouveau spectacle, le premier qui soit entièrement compose de nouveaux numéros.Il traite par exemple de la violence dans les écoles.Il nous réserve donc beaucoup de surprises.Ne le dites à personne: il ne sera pas tout seul sur scène.«le veux étonner les gens, le ne vais donc pas demeurer encore debout à défiler du texte.le me suis d'ailleurs fait assister du metteur en scene Denis Bouchard, car il y a plus de jeu de comédie et de comique de situation.» Il n'y a pas de thème general.Lemire aimant aller du coq à I ane pour situer son personnage du crooner à Moscou et nous parler de vasectomie.«C'est un spectacle qui roule vite, même pour les changements de costumes et les accessoires.» Même phénomène pour le succès de Lemire: les choses sont allées très vite, «le suis relativement nouveau dans ce métier.|e suis connu depuis sept ans seulement.|e n'ai donc pas le goût de m'asseoir sur mes lauriers.«Mais la recherche de bons thèmes est longue.I i quand on l'a trouvé, comme celui de la violence dans les écoles, il faut encore beaucoup de travail pour trouver un bon fil conducteur, car c'est un sujet très difficile.|'ai donc tellement exagère le personnage qu'on ne peut qu'en rire.» «le suis quand même conscient du danger de rire de tout.On finit par tout banuliser.Or, c'est pas parce que je suis comique que rien ne me touche, que je ne suis pas sensible.» Ce qu'il y a finalement de spectaculaire chez Lemire c'est toute cette contradiction entre l'homme et l'humoriste qui ne craint pas d'affirmer: «le ne suis pas une personne spectaculaire.» Pourtant, il fait rire.Définitivement.17 000 Montréalais ont déjà reserve une place pour ce nouveau spectacle qu'il a mis un an ù écrire, lui qui ne saurai) s'habiller des mots des autres, FIj qui est très conscient de la difficulté qu'il y a a ne pas râler une seule blague.I THEATRE Les succès de Patrice L'Écuyer À lire en page 08 Michel Crête et ses machines À lire en page 06 .il faut la collaboration d'un tas de gens! À lire en pages D3 et D4 Les espaces qu'explore Paterson Ewen ¦ La soixantaine bien sonnée, Paterson Ewen partage ceci avec Betty Goodwin qu'à voir leurs oeuvres, on les imagine beaucoup plus jeunes.De plus, tous deux ont a la fois réussi à plaire aux critiques et à se constituer un public relativement large.C'est pour u.public qu'Ewen rejette l'abstraction pour explorer de vastes espaces; c'est pour ce public qu'il contemple la pluie, la galaxie, la terre et le soleil.À lire en page D10 b pense donc je lis ^ rKesse.MONTRÉAL, SAMED114 OCTOBRE 1989 Télévision La qualité à la télé, c'est possible mais ça n'intéresse pas les patrons LOUISE COUSINEAU aSi je vous dis que j'arrive du FIPA.vous ne saurez pas de quoi je parle.Rassurez-vous: les responsables de nos reseaux de television n'en savent pas plus long que vous.Le FIPA ( Festival international de programmes audiovisuels) veut donner à la télévision de qualité la place qu'elle devrait occuper.Avec trophées aux meilleures oeu-; vres.Le troisième FIPA vient d'avoir lieu à Cannes.La proclamation du palmarès mardi dernier n'a pas fait une vague dans la grande presse française: le lendemain, ni Liberation, ni Le Monde, ni Le Figaro n'en parlaient.Pourtant, des oeuvres françaises avaient été primées.On n'a pas vu à Cannes l'ombre d'un boss de télévision.Ni les Québécois, ni les Français.A croire que lu télé de qualité, c'est une cause désespérée.Au HPA, on ne parle pas d'argent et le grand Palais des Festivals ciait presque vide.Le dernier jour de l'événement, grand branle-bas de combat.C'est que le lendemain, le MIPCOM.un piarche de télévision, commençait.Le Palais s'est remis à bourdonner d'activité, et les stands a s'ériger jusqu'aux portes des toilettes.Marché égale fric égale intérêt égale patrons de télé.Aux dernières nouvelles, on stockait le bar des journalistes, ferme durant le FIPA.Ainsi va la vie.Le Ouébec a fait pleurer les Français Arrivée à Cannes samedi en lebut d'apres-midi.j'angoissais, on pas parce que les Français miih chianis (a vrai dire, ils le sont de moins en moins), mais parce qu'Air Canada avait perdu tna valise.Où me calmer?Mais en regardant une oeuvre en compétition, l'ai choisi Québec.un peu.beaucoup.passionnément.Quel choix admirable! Un film qui raconte l'amour de Pauline lulien et de Gérald Godin (mon député, en plus), et plus Pauline Julien et Gerald Codin dans -Ouebec.un peu.beaucoup.passionnément: Un film qui a fart pleurer les Français.d< encore leur amour du Québec.On revoit les chansons de Pauline à la grande époque, les poèmes de Gérald, René Lévesque le soir du IS novembre (chair de poule ), René Lévesque le soir du référendum (là, je reniflais en diable).Et voilà que j'en entends d'autres renifler dans la salle.Quand les lumières se sont rallumées, j'ai cherché les Québe-cois.Il n'y avait que moi.L'assistance était composée de Français ordinaires, puisque le FIPA laisse entrer les passants.Deux jours plus tard, j'ai rencontré un réalisateur français, Marcel Teu-lade, qui m'a avoué avoir pleuré aussi.«Votre désir de survivance, votre attachement à ce pays, c'est tellement émouvant!» Ce film est signé Dorothy I odd Hénault, qui l'a fait, dit-elle, parce qu'elle aime le Québec.Une Ontarienne qui nous uime, ça c'est rare! En rentrant, j'ai découvert que ce superbe document sera présenté mercredi soir prochain a TV5à 2lh35.Ne le ratez pas.Aucune production québécoise n'a gagné de prix au FIPA.Dans la section documentaire, le jury a préféré une oeuvre française.Paroles d'otages, la sequestration, le retour, qui interroge trois otages: le journaliste lean-Paul Kauffmann.le baron I mpain et un journaliste hollandais.Gehrard Vaders.Une oeuvre intéressante, où les trois hommes racontent comment ils ont tenu le coup.Nos télévisions offrant fort peu de documentaires, espérons que TV5 va aussi récupérer celui-la, qui fait deux fois une heure.Autre beau film québécois, que l'on verra le dimanche 29 octobre a Radio-Québec: Les noces de papier, de Michel Brault.Geneviève Buiold y est une pro-fesseure d'université de 40 ans qui épousera, pour faire plaisir à une amie avocate, un réfugié chilien.Mariage de convenance, juste le temps de le sauver de la déportation.Mais voilà qu'un enquêteur de l'immigration, superbement interprété par Gilbert Sicotte, flaire le mariage-bidon et décide d'épier le couple.Un bon film, dans lequel on saura bien des choses sur la Québécoise, fort peu sur le Chilien: comme dans la vie, on i-gnore ce qui nous est étranger.Mais on en reparlera.Mourir du sida a la télé Les Allemands avaient envoyé un document qui a fait frétiller tes amateurs de sensationalisme: Le désir de Sodome.Kurt Raab, un acteur qui a joué dans plusieurs films de Fassbinder.meurt du sida.On voit la maladie progresser: de la maigreur cadavérique, aux pustules au visage, a la faiblesse totale.La dernière image est un traveling sur son corps couvert de pustules.Horrible.Kl pourtant, aucune émotion dans la salle.L'émouvant, duns ce film, c'était son meilleur ami.un autre acteur, pas homosexuel, qui s'en est occupe jusqu'à la fin.Aucun trophée pour ce document, et aucun non plus pour une oeuvre américaine fascinante, drôle et cynique sur les preachers américains.Glory! Glory! de Lindsay Anderson est l'histoire d'un jeune preacher pas doué qui hérite de l'empire de son père qui l'était extrêmement.Pour sauver l'empire, il engage une chanteuse rock qui passe ses soirees à sniffer de la coke.Un film qui n'arrête pas d'enchanter, de surprendre, de faire rire et de faire réfléchir, le l'ai vu un soir de grande fatigue, il durait plus de trois heures et je n'ai eu mal nulle part.Ce festival est organisé par Pierre-Henri Deleau, qui organise aussi la quinzaine des réalisateurs durant le célèbre Festival de Cannes en mai.M.Deleau croit que la qualité devrait être reconnue à la télévision, désespère des journalistes qui couvrent la télé en France (ils parlent très peu des programmes, beaucoup de l'industrie) et s'est organise, avec des fonds de l'Etat français et même de partenaires prives, dont un Japonais, pour mettre le FIPA sur pied.C'est très bien organisé, même s'il est compliqué d'obtenir des visionnements prives, et chaque année, le nombre des oeuvres présentées augmente.Alors que Serge Losique, le gourou de notre Festival du film de Montréal, nous a présentés des films en anglais sans sous-titres cet été.toutes les oeuvres de télé présentées par M.Deleau sont sous-titrées.Le plus souvent aux frais de son Festival.Il tient à ce que les téléphiles qui viennent voir les oeuvres comprennent ce qui s'y dit.«Nous sommes en France», conclut-il.Mais en France, la télévision de qualité a aussi du mal à se trouver une niche au petit écran.Pour un oui ou pour un non.un téléfilm de Jacques Doillon, met en scène deux personnages: |ean-Louis Trlnti-gnant et André Dussolier vont être seuls dans une pièce pendant 58 minutes.Sujet: comment une vieille amitié peut succomber à un excès de franchise.Finement dit et admirablement filmé.L'oeuvre a passe à la telé en France, à minuit moins quart.Dans un pays où on se couche tot.La-bas.comme ici, la qualité a de la difficulté à rejoindre les gens.Des fleurs du chancelier pour Vaclav Havel Agence /¦ raiKT Pnrvw WUGt/E ¦ L'écrivain dissident tchécoslovaque Vaclav Havel a reçu hier à son domicile à Prague des fleurs du chancelier ouest-allemand Helmut Kohi, pour le féliciter du prix des Libraires de RFA dont il est le lauréat cette année, a-t-on appris de source diplomatique ouest-allemande.M.Havel avait été invite à Francfort ( RFA ) pour y recevoir le prix, mais depuis 1968, il n'a jamais été autorisé à quitter son pays avec la garantie de pouvoir y revenir, a souligné son entourage.Le dramaturge a décide de consacrer le prix des Libraires allemands, doté de 25 000 mark (13000 dollars), à la création projetée par lui-même et d'autres «amis du livre» tchécoslovaques d'une maison d'édition appelée Atlantis.Une coopérative portant ce nom a été créée en février dernier a Brno (Moravie, centre de la Tchécoslovaquie), et des négociations se poursuivent en vue d'obtenir son éventuelle autorisation officielle, a indiqué son président, M.|an Sabata.Atlantis était le nom d'une petite maison d'édition de Brno, ayant publié 76 titres entre 1928 et 1948, année de la prise du pouvoir par les communistes en Tchécoslovaquie.Plusieurs écrivains non-officiels tchèques et slovaques de renom \u2014 dont Vaclav Havel \u2014 ont adhéré ces derniers mois à la coopérative du même nom.Atlantis a décidé d'accueillir «en tant que membres d'honneur» Ivan lirons, Frantisek Sta-rek, Petr Cibulka et (an Carno-gursky, des opposants actuellement emprisonnés «pour leur travail de longues années en faveur de la littérature indépendante et de sa diffusion».La coopérative «envisage l'édition de livres et de revues qui étaient publies jusqu'ici en sain i \u2022¦ dat, et.dans une première phase, celle d'une série de livres tchèques et slovaques qui n'ont pas été publiés en Tchécoslovaquie», a précisé M.Sabata.Des oeuvres de Ludvik Vaculik.losef Skvo-recky.Milan Kundera.Vaclav Havel.Pavel Kohout, Karel Pecka.Dominik Tatarka et Petr Placak ont été citées.«Plus tard, quand les circonstances extérieures et intérieures le permettront, la cooperative voudrait éditer deux ou trois collections de livres et plusieurs revues publiées actuellement en samizdat», ont indiqué ses membres.Ils ont cité les noms de huit périodiques de ce type, parmi lesquels les informations de la Charte 77 pour la défense des droits de l'homme et Lidové Noviny (Nouvelles populaires), un mensuel indépendant dont deux des responsables.MM.lin Ruml et Rudolf Zeman.ont été arrêtés jeudi.Un livre à Paris Par ailleurs, les Editions Cal-mann-Lévy ont fait paraître pour la première fois en France un recueil d'«Essais politiques» de Vaclav Havel.Le livre s'ouvre sur un texte de 1975, devenu un classique.Flavel y dénonce le règne de la peur, du mensonge et de lu corruption dans la Tchécoslovaque «normalisée».Il parle di «l'étouffemenl d'une culture \u2014 une véritable dévastation \u2014 de h mémoire interdite et de la pai: des cimetières que connaît ui pays où règne un ordre parfait -au prix d'un retour à la prehistoi re».Le livre s'achève sur la déclarfl tion de Havel lors de son demi procès, le 21 février 1989, api son arrestation pour avoir vou commémorer le 20ème annivi saire du suicide par le feu de |ai Palach: il appelait alors les pou voir publics à «cesser d'agir com me ce laideron qui brisait le mi roir pour punir son image».voir les horaires de télévision en page D12 ¦ Michel*Rivard anime la soirée de remise des Félix 1989! Avec lui sur scène: Ginette Reno, Richard Séguin, Paul Piché, Michel Pagliaro, Roch Voisine, Jean Celoup, André Gagnon et ses musiciens.Réalisation: Jean-Jacques Sheitoyan Demain 20h00 POUR vous AVANT TOUT ,âèh.Radio-Canada IVV»> _ , .» .Television i LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 14 OCTOBRE 1989 D3 L'ayatollah de la Caroline du Nord MARIO «OY f t-erte omniprésence de l'État ne vous pose pas «E de problêmes ?» qu'il demande, tout étonné.C'est un jeune journaliste français, pigiste pour le compte de quelques périodiques branchés, qui me pose la question.Il en est i son premier séjour au Québec, où il couvre le Festival international rock de Montréal.Et il apprend avec stupeur qu'ici, à peu prés tous les événements et produits culturels, jusques et y compris le disque, sont subventionnes.Non.pas de problèmes, que je lui réponds.En poussant sous le tapis \u2014 pour ne pas faire mauvaise impression sur lep'tit cousin, n 'est-ce pas \u2014 ces plaintes sourdes que l'on entend à l'occasion à l'endroit des différents organismes étatiques dispensateurs de pain et de beurre.Ben voyons.Pas de problèmes avec la culture subventionnée en Amérique du Nord en général et au Québec en particulier.Personne ne songerait un seul instant à gaver les amis du régime.Ou.pire encore, à faire des choix en fonction de critères politiques.Ou moraux, jamais, grands dieux! Remarquez, j'aurais pu lui rappeler que le gouvernement français aura versé en 1989 quelque $560 mitions à ses musiciens, danseurs et comédiens.Et que, là-bas.cette fortune n'est certainement pas distribuée par des archanges! Bref, à peine le p'tit Français était-il reparti que le Sénat américain entérinait une loi permettant de refuser l'aide fédérale à des oeuvres jugées « obscènes».À l'heure du libre-échange, il est important de savoir qu'il s'agit de la première législation du genre à être adoptée aux Etats-Unis où l'on s'est toujours targué, à juste titre d'ailleurs, de constituer une terre de liberté pour les artistes.Remarquez qu'ils ont échappé au pire.La loi telle qu'adoptée est une sorte de compromis entre les positions adoptées par le sénateur républicain Jesse Helms \u2014 l'ayatollah de la Caroline du Nord, comme l'a surnommé le Time \u2014 et celles défendues par le sénateur démocrate Edward Kennedy.Le compromis est le suivant: l'oeuvre incriminée devra être non seulement «obscène» mais également «dépourvue de valeur artistique» pour que la manne cesse de se répandre sur son créateur.Deux concepts faciles à définir et à manier, comme chacun sait.Cette nouvelle poussée conservatrice \u2014dans la lignée des mouvements diriges contre les paroles des pièces rock et les brûleurs de drapeaux.\u2014 est en réalité le résultat d'une sorte de motion de blâme dirigée contre le NE A, te National Endowment for the Arts, un modeste bailleur de fonds qui a eu le tort, récemment, de subventionner les expositions de deux artistes dont les oeuvres un peu olé-olè ont soulevé l'ire de l'ayatollah de la Caroline du Nord.Bon.Tout a été dit sur ces velléités moralisatrices qui finissent invariablement par se révéler non seulement inapplicables, mais également imprévisibles et dangereuses.Alors je vous épargne mon petit couplet là-dessus.Et je me contente de relever l'aspect tragi-comique de l'affaire.Car dès que le sénateur Helmes et ses sbires se sont mis à gueuler, évidemment, le public \u2014scandalisé, pour sûr\u2014 s'est littéralement rué sur les oeuvres excommuniées! De sorte que l'affaire n fait boule de neige et est remontée jusqu'au Sénat.Vous vous souvenez de cette histoire bien de chez nous, celle du pénis érigé \u2014 c'est le mot \u2014 dans une galerie d'art du Plateau Mont-Royal ?Après tout le déplacement d'air qui s'est fait autour, pas un Montréalais n'a finalement échappé à la vision d'un organe qui.autrement, serait demeuré pratiquement confidentiel! DOSSIERS Les vedettes: un produit, une entreprise Pour les oiseaux de nuit Les Montréalais ont fait comme les Parisiens, ils ont attendu les derniers moments, au rythme de 4 000 visiteurs par jour cette semaine, pour envahir le Palais de la civilisation et purticiper à Cités-cinés, cet événement-exposition qui les plonge dans le merveilleux monde du cinéma.Pour répondre à la demande, le Palais a décidé, en ce dernier week-end, d'ouvrir ses portes aujourd'hui, de 9 h 00 à 2 h 00 (du matin) et demain de 9 h 00 à 23 h 00, jour de clôture.Mardi dernier, on estimait à 325 000 le nombre de personnes qui avaient vu Cités-cinés ou Hollywood et l'histoire, l'autre exposition payante du Palais qui représente 20 p.cent .du nombre total de visiteurs.les carabins au Forum Au début, ça avait presque l'air d'un rendez-vous secret.Mais qui aurait osé reprocher aux universitaires montréalais de vouloir célébrer la rentrée en famille?C'est par bribes que les médias et le grand public ont appris que Richard Séguin, Michel Pagliaro.Jeff Healey et le groupe écossais Texas donneraient un spectacle commun au Forum.Pour y assister, fallait acheter son billet ($12) à l'une ou l'autre des quatre universités, laquelle vous remettait du coup une casquette aux couleurs de la brasserie agissant comme commanditaire.Mais voilà, le Forum est un peu plus grand qu'un auditorium universitaire et, comme l'un des buts de l'exercice était de renflouer les coffres des associations étudiantes, on s'est finalement décidé à publiciser l'événement et à vendre des billets aux points habituels.Ce party de la rentrée «élargi» avait lieu, hier soiir, au Forum.40 ans dune vie de chien Peanuts et le reste de sa bande, dont le fameux chien Snoopy, atteignent l'âge mur.Ils ont déjà 40 ans, un âge auquel beaucoup se livrent à un examen de conscience, particulièrement les gens qui ont l'esprit contemplatif, comme Charlie Brown lui-même.Mais les lecteurs ne doivent pas s'attendre à ce que les héros mentionnent cet anniversaire dans les bandes dessinées.«Une bande dessinée ne doit jamais se livrer à l'autocé- lébration», affirme Charles Schulz, 67 ans, créateur des Peanuts, publié par plus de 2 000 journaux à travers le monde.Charlie Brown a assuré, selon le magazine Forbes, $62 millions en 1988 à son créateur unique.Schulz a toujours travaillé seul, sans assistant.«Quand je prendrai ma retraite, ce sera la fin de la bande : c'est dans mon contrat», explique-t-il.Les dauphins parlent le russe Le dauphin a la cote des cinéastes du monde entier.Après Le grand bleu de Luc Besson en France et La grenouille et la baleine de Jean-Claude Lord chez nous, voilà que deux Soviétiques, Nelli Nenova et Gueno Tropinine.viennent de l'adopter comme vedette de leur film, Metitcha-ra, bête de mer.Une fillette de dix ans y retrouve un père qu'elle ignorait en même temps qu'elle se fait amie avec un dauphin au grand coeur, lequel sauvera le père de la fillette au péril de sa propre vie.Ça vous rappelle quelque chose ?Disons que ça pourrait évoquer deux films de la série Contes pour tous de Rock Demers.La grenouille et la baleine et Bach et Bottine.Le producteur des «Contes pour tous» tient pourtant à nous rassurer : ce ne peut être un plagiat.Mais il rappelle tout de même que Bach et Bottine a eu du succès en salles en URSS l'an dernier et que les Soviétiques ont décerné au printemps un Prix d'interprétation féminine à Fanny Lau-zier, la jeune héroïne de La grenouille et la baleine.L'art en banque et est dans ancienne usine de matelas recyclée en lieu branché pour artistes, te Complexe du Canal Lachine, que la Banque d'oeuvres d'art du Canada vient cette année présenter ses acquisitions récentes.On peut y voir, jusqu'au 31 octobre, plus de 500 oeuvres d'artistes canadiens dont une quarantaine font l'objet d'une exposition plus formelle.La Banque, crçée par le Conseil des arts du Canada en 1972, est le plus gros acheteur d'art contemporain au Canada.Elle dépense à cette fin quelque $800 000 par année et possède 14 500 oeuvres de près de 2 000 artistes.Cette collection est.actuellement louée dans une proportion de 70 p.cent aux organismes gouvernementaux.Le Complexe du Canal Lachine est situé au 4710, rue Saint-Ambroise.DENIS LA VOIE derrière maw nos vedettes, nos artistes qui mènent de brillantes carrières, il y a bien du monde qui s'activent ».affirme tout de go Andre Mènard.président de I ADISO ( Association de l'industrie du disque, du spectacle et de la video), pour bien illustrer le thème du gala annuel de cette industrie québécoise dont le chiffre d'affaires est évalue à environ $80 millions.«Les artistes eux-mêmes, qui ont aussi de grands passages à vide, témoignent de l'importance que peut avoir la touche d'un réalisateur de disque sur la qualité du produit fini.C'est que.bien plus que l'artiste, c'est la chanson qui triomphe, et le public qui décide», d'ajouter Ménard L'homme d'affaires, rencontré à l'aréna Maurice Richard au milieu des ouvriers qui construisaient la très grande scène du gala de l'ADlSQ (présenté demain à 20 h IX)).ne pouvait choisir meilleur décor pour démontrer que l'artiste doit s'appuyer sur une petite armée de spécialistes afin d'être à son meilleur face à son public.Il faut en effet compter cinq jours de travail pour réaliser les deux heures de spectacle du gala de l'ADISQ.L'industrie sort des coulisses C'est comme si les hommes d'affaires, producteurs de disques et de spectacles \u2014 que regroupe essentiellement l'ADISQ \u2014 se donnaient rendez-vous pour fêter les succès de l'industrie.Et les trophées Félix ne couronnent pas seulement le travail des artistes, mais aussi celui dessonorisateurs, réalisateurs de disques ou de vidéos, des gérants, agents de promotion, éclairagistes, etc.On verra ainsi défiler ceux d'entre eux qui auront été choisis comme les meilleurs dans leur domaine au cours de l'année.«Le gala de l'ADISQ c'est l'occasion de rendre hommage aux artistes et artisans de cette industrie québécoise.» C'est aussi une occasion de remercier le publie de son appui, aurait facilement pu ajouter André Ménard.Car, rappelle-t-il.les artistes québécois ont bénéficié d'un retour massif de la faveur du public, depuis les années 70.À preuve, un « Richard Séguin peut vendre plus de disques au Québec qu'un Bruce Springsteen », précise le président de l'ADISQ.Le gala de l'ADISQ n'en joue pas moins un rôle important pour la carrière d'un artiste québécois.« Depuis que le gala existe, des artistes en ont bénéficié, surtout ceux qui ont fait une grande récolte de trophées.Céline Dion n'étant qu'un exemple parmi d'autres.Il y a donc un effet durable pour les grands gagnants des galas de l'ADISQ.C'est d'ailleurs le spectacle de variété qui a la plus forte cote d'écoute, plus de téléspectateurs que le gala américain des Grammy», déclare Ménard.«Notre industrie s'est bien structurée après lage d'or qu'on a connu dans les années 70.Les maisons de disques indépendantes, québécoises, ont pris le contrôle du marché québécois, qui constituent notre raison de vivre.Et face aux multinationales et leurs grandes vedettes, on est PM0T0 LA PRESSE JEAN COUPH condamne a toujours faire de bons disques, pour être compétitif.Le risque n'en est pas moins grand, car un disque c'est souvent un investissement d'environ S 100 000.«Nos artistes peuvent cependant compter sur de meilleurs moyens, grâce aux nouvelles technologies, qui leur permettent de réalisser d'excellentes pré-productions de disques, sur des consoles quatre pistes.Quand on pense que c'est tout ce dont disposaient les Beatles pour réaliser leurs meilleurs microsillons, on comprend mieux comment la qualité de nos disques ne cessent d'augmenter», de poursuivre Andre Menard.Celui-ci ne manque pas de si-gnalerque des artistes comme |oe Bocan, Paul Piché et d'autres, arrivent aujourd'hui à inscrire de quatre a cinq chansons de leur microsillon parmi les dix meilleurs titres des palmares.Le côté spectacle est moins évident dans tout cela, mais reste au centre des preoccupations de l'industrie.Il est d'ailleurs question d'instaurer un système de certification pour les spectacles qui auront attiré le plus de spectateurs, comme cela se fait pour les disques qui se sont le mieux vendus.L'industrie fait en outre pression pour que disparaisse la taxe d'amusement.Montréal est en effet la seule grande ville nord-américaine à taxer ainsi les spectacles, rappelle le président de l'ADISQ.Cet organisme est d'abord et avant tout un groupe de pression, voué à la défense des droits de ceux qui vivent de la chanson québécoise.Entre autres, l'ADISQ doit intervenir auprès du CRTC, pour éviter que les ra-diodiffuseurs obtiennent une diminution du contenu musical québécois.Mais l'heure est a la célébration.Cette année, le gala de l'ADISQ met notamment en vedette Ginette Reno, qui participe au spectacle pour la première fois.Il présente aussi Michel Pagliaro.un artiste qui a contribué a définir le rock québécois et qui effectue un grand retour sur scène et sur disque.Personne dans tout ce beau monde n'a cependant la recette magique du succès.«Il y a des méthodes, mais toujours un mystère et beaucoup d'inter-influen-ces.Mais ce qui prime, c'est que le public québécois s'identifie plus que jamais aux artistes d'ici.Il se reconnaît dans leurs oeuvres.«Notre chanson, finalement, c'est ce qui illustre le mieux à quel point le Québec est vraiment une société distincte», de conclure André Ménard.Le président de I ADISO.Andre Menard, devant la scene de I Arena Maurice-Richard, que l'on aménage en vue du gala.La chanson en images ¦ Que serait le gala de l'industrie du disque sans la presence des caméras de télévision?Pas besoin de répondre a la question.qui en amené une autre: y a-t-il aujourd'hui de plus puissant moyen de promotion pour vendre un disque que la la télévision?Ou encore: que seraient les Mitsou et Roch Voisine si on ne les avait vus a la television?L'un des plus importants producteurs de disques au Québec.Guy Cloutier.sait bien l'importance du petit écran.Il fut le premier a l'utiliser pour vendre les disques de Nathalie Simard.Aujourd'hui il consacre plus de temps et d'argent à produire des emissions de télévision que des disques.«L'impact de la télévision sur les ventes de disques est quand même moins importante qu'il y a quelques années, alors qu'on pouvait facilement vendre 100 000 exemplaires d'un disque présenté à la television ».signale Cloutier.On n'apprendra donc rien ;i personne en disant qu'un artiste a plus à gagner en brillant a la télévision qu'en faisant la une des Arts et spectacles dans La Presse! Il s'en trouve même pour dire que l'image domine aujourd'hui l'univers de la chanson, d'abord forgée de paroles et musique, à un point tel que les jeunes s'attendent à voir sur scène leur idole faire le même geste qu'ils lui ont vu faire dans son vidéoclip.C'est Pierre Saint-Georges, réalisateur et adjoint au directeur de la production chez Musique Plus, qui l'affirme.Issu de l'industrie du disque, où il a longtemps oeuvré, l'homme est bien placé pour avoir vu venir l'impact qu'ont crée les vi-déoclips pour stimuler la vente de disques.Pour l'ADISQ.la télévision c'est le moyen de rejoindre le plus facilement le plus grand public, soit plus de 2 000 000 de téléspectateurs qui regardent le gala de l'ADISQ.Pas étonnant que le lendemain, les disquaires vendent beaucoup des disques choisis comme les meilleurs de l'année.«En France, il y a quelques années, un artiste qui.faisait l'émissions Champs Èlysées vendait automatiquement 50 000 disques le lendemain.Depuis qu'on a multiplié les antennes, un artiste doit apparaître dans une douzaine d'émissions de telè pour espérer avoir le même impact», rappelle Guy Cloutier justement de retour de Paris.Il n'en croit pas moins que la télévision joue un rôle majeur dans les ventes de disques.Mais il faut dépenser plus d'argent pour réaliser une emission spéciale d'une heure qui aura un impact important.Ainsi doit-il investir $ 100 000 sur une émission spéciale consacrée à «vendre» le nouveau microsillon de (ohanne Blouin (diffusion le mois prochain), quand il lui suffisait de $35 000 pour réaliser la même operation il y a quelques années., , C'est sans compter toutes les emissions consacrées a la chanson et aux spectacles, et jusqu'aux documentaires.Ainsi l'émission spéciale consacrée à Gerry Boulet, conçue comme un pur documentaire sur l'artiste.Un habile producteur-promoteur a pu la détourner de sa fin pour en faire un bel instrument promotionnel.S'ajoute encore, pour attirer davantage l'attention sur une chanson, le vidéoclip, la chanson mise en images, qui a pris beaucoup de place dans la bonification de la chanson.Les artistes québécois y accordent aujourd'hui beaucoup d'importance, les |oe Bocan et Richard Séguin s'etant fails réalisateurs de leur dernier vidéoclip.assumant ainsi la creation visuelle en plus de composer des chansons.«Le vidéoclip est devenu une forme d'expression au même litre que le disque», clame Pierre Parent de Musique Plus.«Le vidéoclip a amené une plus grande crédibilité d'une artiste comme |oe Bocan.Ça a défait son image de comédienne qui chante.Lt Much Music a fait vendre des disques de \" Mitsou jusque dans le Canada anglais grâce à la diffusion île .son vidéoclip», de signaler encore Parent.Chanter a la télévision, fina-lemeni, c'est rejoindre à coup sur plus de spectateurs que ne peut en contenir le Stade Olympique.Vu?WTHEATRE DU RIDEAU VERT ?direction Vvpiip Bnnd'Amour - Mercedes Palomino Mardi au ven., 20 h; s a m., 16 h et 21 h; dim., 15 h COPRODUCTION DU THEATRE DU RIOEAU VERT ET DU THEATRE FRANÇAIS DU CENTRÉ NATIONAL DES ARTS SHAKESPEARE H ichorous traduction ANTONINE MAILL mise en scène ANDRÉ BRASSARD GUY NADON Yvette Brind'Amour Denis Bernard Monique Mercure Denis Roy Janine Sutto Jacques Lorain Elise Guilbault Claude Godbout Hubert Gagnon Jacques Galipeau Gilles Pelletier Sylvain Hétu Alain Fournier André-Jean Grenier Pascale Montpetit Manon Laflamme Eric Bernier Jacques Galipeau Roger Larue Sylvain Hétu Décor Richard Lacroix Eclairages Claude Accolas , 4664.rue Sl-Denis Metro Laurie' sortie Grllortj Jean-François Gagnon Eric Cabana Costumes François Barbeau Musique Christian Thomas Reservations de> l?h a 19^ 844-1793 04 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMED114 OCTOBRE 1989 BANQUE NATIONALE présente CHANSONS Mitsou rompre l'os et suscer la substantif!-que mouëlle.Adoncqucs trouverez.-vous cache entre les lettres, à l'envers des mots, le minière qui vous renvoyra vono propre imaige.vos sublimes grimaces, peurs, perversité, angoisses et joie de vivre si oneques vous en eûtei.C'est la grâce que je vous souhaite, à vous tous, bons vivants, qui acceptez d'ores et déjà de passer la plus belle heure du jour en nostre joyeuse compaignie.Ébaudissez-vous, mes amis, et gaiement oyez ce récit,;tout à l'aise du corps et au profit des reins.Car souvintes-vous que mieubt vault de rire que de larmes écrire, pour ce que rire est le propre de l'homme.Vivez joyeux! W (Scène II) ! L'auteur chasse : Rabelais (au public) Voyez ce tant noble et tant héroïque géant?C'est Grandgousier, père de Gargantua.mais cestuy-ci n'est pas encore né, attendez, il viendra céans tout à l'heure, directement du ventricule de sa mère.Attendez Messieurs car U voilà, la tant gracieuse Garga-i ne Ile que voyez au bras de son homme.Ne vous récriez point; au temps jadis^ellc fut gracieuse, lamignonnc.avant; qu'elle ne se mettit à faire la béte à deux dos avec son homme et qu'ensemble ils se frottassent tant joyeusement leur lard que.(Deux guignols viennent s'emparer de Rabelaisct le fairesauteràboutde bras, coupant court à son discours.) Rabelais Aie! aie! que me faictes-vous?Petit guignol Vous renvoyons promptement à vos écritures, maistre Rabelais; car il ne sied poinct qu'en cette scène, auteur soit aperçu en joyeuse compaignie des guignols.Rabelais Attendez! Je n'ai poinct achevé ma harangue au public.Grand guignol Et pourquoi haranguer le public?Apprenez, maistre scribouilleur, que le public, s'il a bon entendement, entendra votre pièce; et s'il ne l'a poinct, il entendra la sienne.Dans l'un ou l'aultre cas, il sortira content.de vous ou de soi.Rabelais Je dois toutefois prévenir mes joyeux beuveurs et véroles que le spectacle qui se prépare._ Grand guignol .est déjà commencé.Petit guignol et que vous n'avez plusaffairecéans.Grand guignol Ouste! quittez les lieux.Laissez les géants et les nains se démener sans vous.Car souvinles-vousque sommes ici en Théâtre sans Fil et par conséquent n'avons oneques besoing de vostre manipulation.Petit guignol Bien le bonjour à vostre bien heureuse femme, si en avez.Grand guignol Si non, celle que vous n'avez poinct est deux fois plus heureuse encore.Adieu! Tous Grand guignol Et n'allez poinct nous épier par la fente des rideaux.Petit guignol Car ce qu'y verriez pourrait étonner même son auteur.(Rabelais est chassé.Les deux guignols réveillent alors la scène comme F » IDE i I I I RABELAIS OU LA VIE CARNAVALESQUE GARGANTUA ET DE PANTAGRUEL d.ANTONINE MAILLET d'après l'oeuvre de François Rabelais Mise en scène: André Viens Conception visuelle: Michel Demers Direction musicale: Jean Sauvageau Éclairages: Michel Beaulieu UNE CRÉATION DU THÉÂTRE SANS FIL coproduite par les Productions d'Albert, Québec, le Theatre Sons Fil et la Société de la Place des Arts, Montréal.du 17 au 24 novembre 1989 20 h m?SANS FIL Cl Théâtre Mais CTO PlacedesAfts isonneuve Billets Réservations téléphoniques S 25S-22S-1BWS-ISS 514 842-2112 Frais de service Place des Arts Redev.incode IS ¦ sur tout billet de plus de 10S Les mises en nomination au Cala des Microsillon de I «met \u2014 Pop-rock El Mundo de Mitsou IHIène de Rock Voisine: Joe Bocan de Joe Bocan; Rene et Nathalie Simard de Rene et Nathalie Simard ; Sur le chemin des incendies de Paul Ptche.Microsillon de l'année \u2014 Populaire Cadeau de Claude Dubois; L'amour tendre de Danielle Oddera ; Mario Peichat de Mario Pelchat ; Ne m'en veux pas de Ginette Reno ; Seule a rêver de Gabriel le BujoW.Microsillon de l'amie \u2014 Rock Dans la peau de Marie Carmen; Rendez-vous doux de Gerry Boulet; Sous peine d amour de Michel Pagliaro; Tendre ravageur de Pierre HareJ.Microsillon de l'année \u2014 Country / folk Etienne Bessette au violon de Etienne Bessette; Jardin de rêve de Rejean et Chantai Masse; Je voudrais changer d chapeau de La Bottine Souriante; Soyons heureux de Parick' Norman; Tant qu'on fera des chansons de Georges Hanrtei.Microsillon de l'année \u2014 Instrumental (A ?M) 2 de Alex Farhoud ; Aspri de Georges Tremblay et Robert Aspri ; Des dames de coeurs d Andre Gagnon ¦ Nuage de Daniel Berthiaume et Richard Trudeau; Romance de Claude Si-rois.Microsillon de l'année \u2014 Jazz Confiture de Gagaku de Jean Derome; Just Friends de Oliver Jones; Live at Sweet Basil de Sonny Greenwich; More Pepper du Denny Christianson Big Band ; Propulsion du Bernard Primeau Jazz Sextet.Microsillon le plus vendu \u2014 Félix remis sans mise en candidature.Premier disque \u2014 Amere America de Luc De Larochellière; Dans la peau de Marie Carmen ; El Mundo de Mitsou ; Joe Bocan de Joe Bocan ; Le temps d'une dinde de Michel Barrette.Vidéocllp de l'année Alger de Jean Leloup; Amere America de Luc de La Rochelliere; Dans la jungle des villes de Michel Robert; Loulou des B.B.; Sur ma peau de Paul Piché.Spectacle de l'année \u2014 Humour André-Philippe Gagnon de André-Philippe Gagnon ; Ouvrir par le haut de Jean-Marc Parent ; Prise 2 du Groupe Sanguin; Roland «Hi-Ha» Tremblay de Michel Barrette; Un Nouveau comique est né de Michel Courtemanche.Spectacle de l'année \u2014 Pop-rock Comme un voyou de Claude Dubois; La tournée de Montréal de Paul Piché; Marie-Denise Pelletier de Marie-Denise Pelletier; Marie Philippe de Marie Philippe; Vos plaisirs et le mal de Joe Bocan.Spectacle de l'année \u2014 Populaire Aliéno de Alain Lamontagne; Johanne Blouin de Johanne Blouin ; La prochaine fois qu'j'aurai vingt ans de Ginette Reno; Sylvie Bernard de Sylvie Bernard; Le temps de dire de Gilles Vi-gneault.Spectacle de l'année \u2014 Rock Journée d'Amérique de Richard Séguin; Michel Pagliaro de Michel Pagliaro; Noisy Nights de U2EB; Le parfum du hasard de Pierre Flynn ; Rendez-vous doux de Gerry Boulet.Chanson populaire de l'année \u2014 Danse avec moi de Martine St-Clair; He- ' lene de Roch Voisine; J'appelle de Paul Piché; Je pense à toi comme je t'aime de Diane Tell; Silence on danse de Robert Charlebois.Découverte de l'armée \u2014 Sylvie Bernard; Michel Courtemanche; Luc De Larochellière; Jean Leloup; Roch Voisine.Interprète féminine de ramée \u2014 Sylvie Bernard; Johanne Blouin; Joe Bocan; Marie Carmen; Martine Chevrier; Mitsou; Marie-Denise Pelletier; Marie Philippe; Ginette Reno; Nathalie Simard.Interprète masculin de l'année \u2014 Gerry Boulet; Robert Charlebois; Luc De Larochellière; Pierre Flynn; Jean Leloup; Michel Pagliaro; Mario Pelchat; Paul Piché; Richard Séguin; Roch Voisine.Groupe de l'année \u2014 Hart Rouge; Madame; Nuance; Paparazzi ; UZEB.Artiste de la francohonle s'étant le plus Illustré au Ouébec Félix remis sans mise en nomination.Artiste ou formation anglohone de l'année \u2014 Corey Hart; Sass Jordan; Michel Lemieux; Too many cooks; Karen Young et Michel Donate Artiste ou formation classique de l'année \u2014 Marc-André Hamelin, pianiste; Louis Lortie, pianiste; Alvaro Pierri, guitariste; Joseph Rouleau, o.c, basse; Yuli Turovsky, violoncelliste et chef d'orchestre.Artiste québécois s'étant le plus illustré hors-Québec \u2014 Félix remis sans mise en nomination.Auteur / compositeur de l'année \u2014 Gerry Boulet; Luc De Larochellière; Michel Pagliaro; Paul Piché; Mario Trudel.Hommage \u2014 Félix remis sans mise en nomination.D'autres Félix sont décernés aux artisans de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo.La liste des gagnants sera publiée dans LA PRESSE de lundi.7 Joe Bocan JUSQU'AU 11 NOVEMBRE > J' MARDI AU SAMEDI À 20H30 MISE EN SCÈNE DE JEAN ASSELIN Récit de Robert Claing Scénographie d'Yvan Gaudin Musique de Bernard Bonnier Avec Francine Alepin, Jean Asselin, Silvy Grenier, Suzanne lantagne, Jacques LoBlanc, Denys lefebvre et Guy Trifiro + t UNE PRODUCTION OMNIBUS RÉSERVATIONS: 521-4191 de Marivaux mise on scène: U_ décor: Claude Fortin costumes: Véronique Borboén éclairages: Michel Beaulieu régie: Sylvie Galameau avec du 17 octobre au 29 novembre 89 les vendredis et samedis à 20h30 Réservations: (514) M3.«»74 V^SM^ii) 4353, Sto-Camerine Est, MM Direction artistique: Guy Nodon ((deration 6r\\ uiim popoUirr» Oe^wdin» de Montréal «1 de l'Ouesl-du-Québw: théâtre dent te-pelletler d'AC la nouvelle compagnie théâtrale\" LE JEUDEL'AM0UR ET DU HASARD AVEC BÉATRICE PICARD \u2022 GEORGES CARRERE LARRY-MICHEL DEMERS \u2022 JEAN-GUY VIAU NORMAND GÉLINAS \u2022 LOUISE LAPARE MONIQUE RICHARD \u2022 RÉGENT GAUVIN 3b HUE MILTON.849 4056 METRO 5T LAURENT GAJMC CIIC MOT CKAC 73 17 AU 29 OCTOBRE 20H30 samedi: 16h30 et 20D30 BrUETSENVENH ftU THEATRE-fi A YTOUSI ES COMPTOIR S nCKETHON- COMMANDES TEL Tf LFTHON ?88-?K?5 \u2022 Fris de service en susi LA PRESS*.MONTREAL.SAMED114 OCTOBRE 1989 ciaudio Abbado: un Italien à la Philharmonique de Berlin 05 MUSIQUE CLAUDE CINCBAS Dans le monde musical, c'était le grand point d'interrogation depuis déjà une couple d'années.Parce que la question concernait le chef le plus célèbre de notre époque et l'orchestre le plus prestigieux au monde, rien de moins.Qui allait succéder à Herbert von Karajan à la téte de l'Orches ire Philharmonique de Berlin?On voyait l'octogénaire Musik-Jirektor dépérir de jour en jour et s'accrocher obstinément à son titre de «chef à vie»; on voyait son orchestre se détacher de plus en plus de lui.Karajan facilita sa succession en laissant tomber son orchestre au printemps.Sa mort, le 16 juillet, fit le reste.Une demi-douzaine de noms revenaient sans cesse dans les prédictions: Claudio Abbado, Da- niel Barenboim, Carlos Kleiber.lames Levine, Lorin Maazel, Seiji Ozawa.Finalement, les musiciens de la Philharmonique de Berlin, qui élisent eux-mêmes leur chef, ont choisi celui qui, pur hasard, venait en premier dans l'ordre alphabétique: Claudio Abbado.Claudio Abbado sera le cinquième chef permanent en 107 ans d'existence de la Philharmonique de Berlin, mais le premier à n'être pas de naissance ou d'appartenance germanique.L'Italien hérite d'une succession prestigieuse, après Hans von Bulow, Arthur Nikisch, Wilhelm Furt-wangler et Karajan, qui était là depuis 1955.Claudio Abbado est ne a Milan le 26 juin 1933.11 a doue 56 ans.Il a étudié la direction d'orchestre avec Carlo Maria Giulini à Milan et avec Hans Swarowsky à Vienne.S'il a fait beaucoup d'opéra italien, de Rossini à Verdi, il possède également une longue et solide expérience du répertoire symphonique allemand, ce qui était essentiel à son entrée à Berlin.Sa discographie des Sympho- Claudio Abbado nies de Beethoven, Brahms et Mahler en témoigne d'ailleurs.Depuis 1986, Abbado était directeur musical de l'Opéra de Vienne, poste précédemment occupé par Mahler.Montréal a reçu deux fois celui qui aujourd'hui occupe le poste le plus convoite chez les chefs d'orchestre.À l'époque, cependant, le nom de Claudio Abbado était totalement inconnu.Zubin Mehta l'avait connu alors qu'ils étudiaient ensemble chez Swarowsky.Nommé chef de l'Orchestre Symphonique de Montreal.Mehta invita son ami Abbado pour un concert.C'était en mars 1963.L'OSM en était alors à sa dernière saison au Plateau.Le jeune inconnu de 30 ans avait dirigé la cinquième Symphonie de Tchaikovsky, le Concerto pour piano de Dvorak dont le soliste était Rudolf Firkusny.et même une oeuvre canadienne.Antiphonie.de François Morel.À ce moment-là.Abbado n'avait dirigé qu'une fois en Amérique: à Tanglewood.en 1958.à la suite de l'obtention d'un prix de direction d'orchestre.À toutes fins utiles, on peut donc dire que c'est a Montréal qu'il fit ses débuts nord-américains en circuit normal de concerts.|e me rappelle très bien que Pierre Béique.alors administrateur de l'OSM, m'avait suggéré d'interviewer le jeune chef invité, ajoutant: «l'ai l'impression que ce Claudio Abbado va devenir un chef très important.» Un samedi après-midi, à l'arriè- re-scene de cette salle d'école qui nous servait alors de salle de concert, le jeune musicien, sortant de sa répétition, avait aimablement repondu aux quelques questions que sa très modeste carrière, à l'époque, m'avait inspirées.l'ai retrouvé l'article.Abbado mentionnait qu'il avait d'abord ete pianiste.«Mais j'avais toujours rêve de devenir chef d'orchestre .deja.quand j'avais neuf ans.Etre chef d'orchestre, c'est tellement plus extraordinaire, parce qu'on a la sensation de dominer.» Abbado revint quatre ans plus tard, au Festival mondial d'Expo 67.avec la troupe de'La Scala de Milan, dirigeant un obscur opéra de Bellini./ Capuleti c i Montée-chi.Dans la distribution figuraient une chanteuse relativement connue à l'époque mais devenue célèbre depuis.Renata Scotto.et, dans un petit rôle, un jeune ténor complètement inconnu qui s'appelait Luciano Pava-rotti.la Société de la Place des Arts présente MINETTI de Thomas Bemiiard Texte français: Claude Porcell Avec Benoît Girard Rubert Drouin et Lissa (iuilbatilt Mise en oeutre: Henri Barras Mise en espace: Claude Philippe Paré, lumières: Jucehn Proulx trame sonore: Richard Sol> f Du 6 septembre au 21 octobre I !>!!!> 1)1 t:\\F6 DE I.VI'I.VCK cfb Place des Arts Réservations téléphoniques: (514) 842-2112 Frais de service.Redevance de 1 $ sur tout billets de plus de 10 $ Ou mardi au samedi: 20 h.Mardi, mercredi 13 S.Jeudi, vendredi, samedi 16 $ du 19 septembre I au 14 octobre 20 AUTEUR: Jacques Languirand MISE EN SCÈNE ; Jean Assclin AVEC: Victor Dcsy Gabriel Gascon Sophie Gascon Andrée Lachapcllc Roland Laroche Michelle Rossignol LE THÉATRK DK LA MANUFACTURE PRÉSENTE J0CELYNE TRUDELLE trouvée morte dans ses larmes jusqu'au 29 octobre CO* i ] ri'?id.1297, rue Paplneau Montréal (Québec) Réservations: (514) 523-121 1 théâtre d'aujourd'hui Texte et mise en scène de Marie Laberge avec Micheline Bernard Gary Boudreault Michel Daigle Maryse Gagné Michel Hinton Louise Laprade Christiane Pasquier Linda Sorgini Assistance et régie Francine Émond Décor Monique Dion Costumes Anne-Marie Tremblay Éclairages Luc Prairie Musique Vincent Beaulne RESTAURANT THÉÂTRE rue PAPINEAU (514) 523-2246 ES fluVi DOMINION TEXTILE INC - - .mot QUATRE À QUATRE US IHC0MI0URN ABUS S.- L rîr ^ r, ._u« ail - .' £ STEINBERG EÏÏftl! ONE SAISON DE TOUS US TEMPS Du 15 au 21 octobre, c'est la Semaine Desjardins Découvrez toute la famille des services et produits financiers du Mouvement des caisses Desjardins et venez célébrer avec nous au Complexe Desjardins «En Mouvement et de Concert» REMISE DES PRIX ANNUELS DESJARDINS Lundi à 11 h 45 LES CONCERTS-MIDI Du mardi au vendredi à12h 15 JOURNÉE FAMILIALE Samedi \u2022 Animation continuelle \u2022 Spectacles à14het15h15 ANIMATION PERMANENTE Sur la Place en collaboration avec LAVALIN COMMUNICATIONS LES SOIRÉES Jeudi à 21 h 15 Pauline Vaillancourt, soprano Jean-Eudes Vaillancourt, pianiste Joseph St-Gelais, metteur en scène « La Voix humaine » de Cocteau-Poulenc «Les Récitations» d'Aperghis Vendredi à 21 h 00 Orchestre symphonique des jeunes de Montréal, dir.Louis Lavigueur «5e Symphonie» de Beethoven Le ballet «Parcours» Musique de Joël Vincent Bienvenue Chorégraphie de Jean Grand-Maître avec: Anik Bissonnette - Louis Robitaille Luc Bertrand - Yves Massicotte Des gens en mouvement Desjardins Prod, délégué: Les Prod.Anima-Spec ©6 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 14 OCTOBRE 1989 THEATRE Michel Crête et la « machine » de Galilée : le décor vu comme un acteur .: »___ .\"_' I BRUNO DO STIC Le TNM vient de lui remettre son prix Gas-con-Roux pour les décors du Roi se meurt de l'an der-|?*| nier.C'est lui qui a *'\"«V1 signe le decor articule de ta Vie de Galilée de Brecht dont tout le monde parle présentement.Lui qui prépare avec André Brassard la reprise de Us EXTRAVAGANTES «t VOLUPTUEUSES AVENTURES du BARON de CRAC! Realise et interprété par RÉJEAN WAGNER SCENOGRAPHIE SE PCE ^ SAINTUNGE V MUSIQUES RAMEAU VIVALDI PROOUCT.ON FUSION tri Textes de Henri-Pierre annip- mmm «Un nouvel héroe national du rêve, une douce et charmante folie, une ambiance féerique et envoûtante.» \u2014 Journal de Montréal «Extrêmement bien fart! Très très drôlel Assez craqué, merci!» \u2014 Son Dimanche «Un spectacle original et démesure! Un comédien excellent» \u2014 CJMS «Grand virtuose des mots et des intonations.Dm aventures délicieuses de fantaisie.» \u2014 Vow jusqu'au !'>()( lOHRl du mercredi au dimanche ll»hrs.3.S RUE MILTON 84» 4056 MÉTRO ST.LAURENT BILLETS EN VENTE AU THEATRE ET A TOUS LES COMPTOIRS TCKETRON COMMANDES TEL AVEC CARTE DE CREDIT (Irais de servicel 288 2525 ,4 e-2-3.1 i WtÊtm * S ' r WHHWIWMIIIIIl \u2022 atiUf UUSICAll \u2022 OHCMJSTRI C( DANSl Le Reine Elizabeth1, s» LOUISE MARLEAU TRIOMPHE DANS FOLLE À LIER C » ETTE PIECE QUI MARQUE L'OUVERTURE DE LA SAISON DE LA COMPAGNIE JEAN DUCEPPE EST EN TRAIN D'ÉTABLIR UN RECORD D'ASSISTANCE À L'AFFICHÉ JUSQU'AU 21 OCTOBRE SUPPLÉMENTAIRE LE DIMANCHE 15 OCTOBRE À 14h30 POUR RÉSERVATIONS: 842-2112 DUCEPPE Festival de théâtre des A.Q.C.T.meilleure production jeunes publics A.Q.C.T.meilleure réalisation sortoro Miefiel Robidoux LE THÉÂTRE DE LA MARMAILLE présente Terre Promise Terra Promessa à partir de 8 ANS D,8 Une conception originale du Teatro dell'Angolo et du Théâtre de la Marmaille Avec Mark Bromilow, Daniel Meilleur, France Mercille, Monique Rioux et Michel Robidoux Samedi et Dimanche à 15 h À la demande générale Vendredi et Samedi à 19 h -Xi 'ALCAN ^255, Ontario est Métro Berri-UQAM Rés.: 288-721 1 ii.La Charge Je l'orignal épormya-ble, à la fin novembre au Quat*Sous.On l'a retenu pour Bousille chez Duceppe et Copie conforme au TPQ plus tard cette saison.Et c'est lui également qui prépare les décors du prochain spectacle du Cirque du Soleil dont il avait crée les costumes en 1987.A 36 ans, Michel Crète ne chôme pas.Depuis Being at home wiih Claude en 83.au rythme de cinq à six productions par année, il s est imposé comme l'un des scénographes les plus en demande à Montréal.Ce qui ne fait ni un millionnaire, ni un homme assure de son avenir, ni une tete enflée de ce Montréalais passionné pour son art, qui s'est cru peintre en quittant le cégep, s'est cherché jusqu'à l'âge de 26 ans, et a trouvé sa vocation à Québec.Après un retour a la nature et quatre année* comme fonctionnaire aux « Chasse et pèche ».Le truc de John Wayne Il m'a quitté pour aller vérifier la solidité des portes de son prochain décor parce que le personnage de la pièce de Claude Gau-vreau est \u2014 littéralement \u2014 un « défonceur de porte.Il ne faut pas qu'il s'assomme à chaque fois ».Dans ce cas, l'idée de Michel Crète est d'avoir ramené les dimensions du salon d'Outremont où se déroule l'action à 85 pour cent de leur dimension réelle.Pour accentuer l'impression de ([randeur du géant interprété par acques Godin.« L'idée vient de moi, mais André en a tenu compte dans sa distribution en engageant des comédiens de petite taille («l'ai plutôt l'impression que c'est le contraire, dit Brassard, mais c'est souvent comme ça : on discute ensemble et on finit par ne plus savoir comment l'idée est venue » ).C'est le truc de lolm Wayne.On lui donnait des petits chevaux, des partenaires de petite taille, on faisait les portes trop basses pour le faire paraître plus grand.» C'est que pour Michel Crête, aui conçoit son travail pour moi-é comme un travail de concepteur, de décortiquage de la pièce, et pour moitié comme un travail de bricoleur, de contruction, dont les deux le passionnent, la scénographie, c'est plus que de la forme.C'est aussi du fond.Ça doit contribuer aux émotions.« Quand un comédien bouge, dit-il, il occupe, définit, change des espaces.Moi aussi.Même le vide, il faut qu'il soit organisé.« (e commence toujours par me demander est-ce qu'on peut jouer sur du velours noir ?Sinon : pourquoi ?Le plus important, c'est d'être authentique.Il faut repartir à zéro, oublier ce qu'on a fait, faire le ménage dans tout ce qu'on a accumulé.C'est le plus difficile \u2014 les artistes sont comme des éponges : se retrouver vierge comme un nouveau-né devant le texte à monter.» L'univers de Galilée Le décor de La Vie de Galilée qu'il a conçu avec le metteur en scène Robert Lepage, est une immense structure en bois qui pèse deux tonnes et aura fini par coûter près de 50 000 dollars.Contrairement aux « mobiles » qu'il avait déjà conçus avec le Le scénographe Michel Crète même Lepage pour Carmen et Le Songe d'une nuit d'été (deux petites structures posées sur la scène), celle-ci occupe tout l'espace, définit l'aire de jeu.Avec son disque central, ses pivots latéraux et sa coupole, elle constitue une espèce de scène dans la scène dont les éléments mobiles, que les comédiens actionnent eux-mêmes au moyen de fils et de poulies comme les gréements d'un navire, deviennent tour à tour sous les yeux des spectateurs, les différents lieux de Venise, Florence et Rome où se déroule l'action, et la voûte céleste qui est à la fois le champ d'observation du célèbre astronome et le théâtre du vrai drame.« l'ai voulu, explique Michel Crète, retrouver avec mes maquettes, mes machines, l'euphorie de l'époque face aux découvertes de Galilée : qu'est-ce que ça peut provoquer en soi de voir basculer la certitude que l'homme était le centre de l'univers.Même avec les preuves qu'il a apportées, ça reste en nous.On n'arrivera jamais à admettre que nous ne sommes pas l'être suprême.C'est peut-être une cause des conneries qu'on fait.» Voilà pour le fond.La cloche, la tour et le tupperware La forme, elle, est un hybride ,né dans un plat en tupperware, de l'image d'une cloche dans la tête du metteur en scène, et d'une photo redressée de la tour de Pise sur le bureau du scénographe! «Robert (Lepage), raconte-t-il, avait envie de monter Galilée depuis plusieurs années.11 avait une image en téte : une cloche qui représentait le pouvoir de l'époque, l'Église, et la voûte céleste à la- C/lOftf 97.7fitt ewOTo loetrr majuoux.u ¦ quelle était accrochées les étoiles fixes.Moi \u2014 je ramasse toujours des objets fétiches \u2014, j'avais u$e photo de la tour de Pise dans on des deux angles qui la montrent droite.La cloche m'ouvrait toutes les portes possibles; la tour me donnait des perspectives inusitées, oniriques.Et je lui ai présente un plat en tupperware debout \u2014 qui a donné le circulaire, le cylindre du décor final \u2014 dans lequel Galilée était suspendu la tète en bas, sa lunette pointée sur sa table de travail.« A partir de là.il a fallu trouver des proportions viables.En transposant tel quel le rapport entre mon petit bonhomme et le plat, ça aurait donné une roue de 50 pieds.Ça n'avait pas de bon sens.Puis définir une structure, des aires de jeu.des vides, des pleins et des surfaces.\u2014 On a parlé des machines de l'exposition Vinci ingénieur 1 \u2014 C'est plus le sépia des dessins qu'on a retenu, pour la chaleur qu'on cherchait.Les formes de la Renaissance, les coupoles, les hémisphères, on les avait assez en nous.On aurait pu utiliser des tubulures d'acier, faire moderne, suggérer un lien entre l'Inquisition et le fascisme d'aujourd'hui.Mais nous avons opté pour un retour au monde de Galilée.» De là, des essais à l'aide de cerceaux de broderies de différentes grandeur, puis une série de maquettes \u2014 cinq, six, sept \u2014 jusqu'à ce qu'on en arrive a une qui reproduisait dans les moindres détails, toutes les possibilités de mouvement de la structure.Au début de la pièce, cette structure est rammassée sur elle-même, compacte, confuse \u2014 à l'image de l'univers tel qu'on Me concevait avant les découvertes Invité spécial OREALIS thelAL ïïkrboys 14 et 15 OCTOBRE 21 h AU SPECTRUM u=z.BILLETS AU SPECTRUM (861-5851) ET TICKETRON CTTA à iA mima O 13.11 llrj.'l d-Illk1!^ CM ELECTRIQUES «MO 1' 'I i nomination «Félix ¦uteur-oompoerteur- euMnooocuD» non aMeaoot ÇjTr^ 5240 avenue du Parc Inf.270-7848 ' Billets au Club Soda et Ticketron 1112.13.14 octobre LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 14 OCTOBRE 1989 D7 THÉÂTRE de Copernic et ite Galilee.El à mesure qu'on entre dans le nouveau monde suggère par le découverte, on la voit basculer, s'épurer, s'ouvrir sur un univers beaucoup plus grand, ou tout est en perpétuel mouvement.Et ce sont les comédiens eux-mêmes, relayes par les cintriers en coulisse, qui actionnent toutes les pièces au moyen de cordage et de poulies.A l'image même des chercheurs qui font reculer les frontières de l'univers par leurs découvertes.Et au moyen d'un appareillage inspire de la navigation à voile \u2014 « C'est l'origine de la machinerie de theatre » \u2014 de l'époque que les nouvelles cartes du ciel de Galilée guidaient sur la route des nouveaux continents.Il faut entendre Michel Crète, parlant de son décor avec ses yeux et ses mains, y retrouver jus- Le décor de La Vie de Caillée est une immense structure en bois qui pèse deux tonnes.Avec son disque central, ses pivots latéraux et sa coupole, elle constitue une espèce de scène dans la scène dont les éléments mobiles, que les comédiens actionnent eux-mêmes au moyen de fils et de poulies comme les gréements d'un navire, deviennent tour à tour sous les yeux des spectateurs, les différents lieux de Venise, Florence et Rome où se déroule l'action.DONALD K.DONALD EN COLLABORATION AVEC TOM SCALLEN PRÉSENTE «.Impressionnant par leur chorégraphie gracious* mt innovatrice.» variety «Torvlll & Dean dégage un aura au-delà de l'art simpliste.» newyorktimes Mercredi 25 octobre - 19h30 Forum de Montréal BLllets21t50$.17.50$, 15,50$ en vente aux guichets du Forum et à tous les comptoirs Ticketron ( * frtuadOMrvice) LUC DE LAROCHELLIERE 26 \u2022 27 \u2022 28 OCTOBRE MER.-JEU.: 13,50 $ ¦ VEN.-SAM.: 15,50 $ que dans « le circuit de connections et de transferts d'énergie » qui s'établit sur sa scene entra comédiens et cintriers \u2014 est-ce lieu la gravite ?\u2014 l'illustration de\" la lui même du mouvement de l'univers que Galilée continuait a chercher maigre l'interdit ddFIn-quisition.Crète serai il emporte ai J5t>n tour par la dynamique du (hJKe.victime des modes, dans ce na^ier de scénographe auquel toute» jes écoles de theatre reunies p» rent une centaine d étudiant l'ignore.Pour l'instant, le phone continue a sonner passion de son metier, plus4.reconnaissance, le ramené ai ble de travail chaque matin.\\ heures par jour, pour un travail « qui se passe entre toi et usnges-sion ».loin de la reconnaissfnx* du public, a donner la parole au matériau brut.«-«^ii _2* POUR LA PREMIÈRE FOIS À MONTRÉAL Dans le cadre de la série «LES FEUX OC LA DANSE, BANQUE ROYALE » 1 - * \".a marvellous troupe of dancers.\" Dftfdia Kelly Gioc* wid V.M Patricia Neary, directrice artistique - 8, 9,10,11 novembre 1989 à 20 h Billets: 17$.21,50$, 24,50$, 26,50$ Billets en vente * la Place des Arts et dans tous les comptoirs Ticketron Tour Sponsors Air Canada Ç\\ Théâtre Maisonneuvt OU Place ctes Arts R,-.-' vatmns toll iphooiquos i 842 2112 I mis du service.am :,DiWei de pins rte 10 S LES GRANDS BALLETS CANADIENS I' K F.S F.N T Y.N I Diaghilev II r4 DIVERTISSEMENT SCHUMANN JAMES KUDELKA - ROBERT SCHUMANN / PREMIERE MONDIALE VASLAV MJINSKY - CLAUDE DEBUSSY REMONTEE POUR LA PREMIERE FOIS D'APRÈS LA P\\RMriON CHORÉtiRAPHIQt E ORHiINALE DE LA CELEBRE PRESENTA riON DE 1912.le îils prodigue GEORGE BALANCHINE - StRGE PKOKOUbV / PREMIÈRE CANADIENNE scléltrazalt DAVID tARLt et JAMLS Kl DELKA / NICHOLAS RIMSKY KORSAKOV PREMIERE MONDIALE 28 < AVtCLORCHtSnitOtSOKANDS BALLfcl S CANADIENS SOUS LA DIRECTION Dfc VLADIMIK JLLINLK BILLETS: 4-4$.30$.22$, I0S \u2022 ÉTUDIANTS ET ,?L AGE ZZS irltCE O IDEMIIt * I tVIKIl.cft> Salle Wïrfrid-Pelletier Place des Arts Reservations téléphoniques: S14 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 $ sur toul billet de plus de 7 $.TICKETRON INFO: 288-3651 COMMANDES TELEPHONIQUES: TÉLÉTRON 288-2525 Hydro OutlyX £2A- Lfi Orrkkon Amipjcs Métropolitain 5 SOIRS, 4 PREMIÈRES C'EST UNIQUE! 6oài de cahier spécial publié le samedi 21 octobre Une rétrospective de l'excellence dans les domaines de l'administration, des affaires sociales, de la radio-télévision et des sports en 1989.Les 52 personnalités de la semaine en nomination au titre de Personnalité de l'année 89 de La Presse vous feront revivre les hauts-faits de l'actualité.\u2022 * \u2022 ¦* \u2022 * \u2022 é ¦ * i : - \u2022 ' j» 4 t 0 08 LA PRESSE.MONTREAL.SAMED114 OCTOBRE 1989 tMK- TRE Patrice L'Écuyer Le «golden boy» des théâtres d'été se méfie du succès JEAN IMUNOVIR Patrice L'Écuyer.c'est l'histoire d'un talent, de chances et de suc-S1.ces presque inso-Pl lents.A l'âge où vSMBHB d'autres apprennent parfois péniblement le métier de comédien, lui, triomphe depuis quelques années déjà, que ce soit au théâtre du Chenail-du-Moine dans L'amuse-geule.avec Michel Forget dans Les gaffeurs ou même à la radio en animant des émissions très écoutées à CKMF'ou à CIMS remplaçant Be-iioit Marleau au Café Provigo.Lis gaffeurs ont remporté telle- ment de succès au Patriote de Sainte-Agathe, qu'on a repris ie spectacle en tournée et c'est encore salle comble à Laval, au théâtre Olympia à Montréal et partout en Crovince.On reprend d'ailleurs i pièce au théâtre St-Denis du 21 au 25 février avant d'ajouter d'autres supplémentaires.Dans les gaffeurs, L'Écuyer interprète le personnage d'un «stand-up comic » qui multiplie les gaffes sur scène et dans la vie.A l'origine l'auteur des Gaffeurs ne donne pas beaucoup d'indications sur la nature des numéros que doivent présenter les deux \u20ac stand-up comics* lacques et Normand.Les deux comédiens ont donc monté le numéro qui représente la pièce de résistance de la pièce.«Monsieur Ouceppe est venu nous voir un soir au Patriote et nous a dit que ce numéro créait l'atmosphère des spectacles de Olivier Guimond et Paul Desmarteaux.Depuis ce temps, je songe à monter un numéro de cabaret avec Bernard Fortin ( l'autre gaffeur) qui serait tout à fait indépendant de la pièce.Fortin est un straight-man extraordinaire et je pense que ça marcherait».Un incroyable tourbillon Complètement d'accord.On n'a jamais tant vu d'humoristes au Québec mais jamais aussi peu de duos comiques dans la tradition des lerry Lewis et Dean Martin ou des Olivier Guimond et Desmarteaux ou Denis Drouin.Bon! Nous voilà encore en obitre alors que Patrice L'Écuyer a bien d'autres choses à raconter, a vivre.Mais il faut préciser que ce jeune homme de 29 ans est un incroyable tourbillon qui manifeste autant d'énergie dans la vie que -sur scène.«Pour moi, tout est encore nouveau.le m'étonne de tout et j'ai l'impression d'avoir toujours quelque chose à prouver.le suis encore un ti-cul dans ce métier-là-et j'apprends, je devais animer par exemple le Café Provigo durant l'été et voilà que ça continue, l'apprends à interviewver les 1 gens, à les mettre en évidence, et.finalement je rêve d'animer un talk-show à la télé.Oui! l'ai déjà reçu une offre en ce sens mais je ne suis pas encore tout à fait prêt, l'aimerais animer un talk-show en misant sur mon expérience d'acteur pour en faire un véritable spectacle».En somme, une tournée, de la .radio quotidienne et des projets.Il était également de la distribution de Lance et compte, de L'hé- s ritage à la télé, a joué dans la.' \"J ¦Le succès est dangeureux parce que les gens sont moins exigeants », pense Patrice L'Écuyer qui compte sur les gens de son entourage pour le -critiquer sans complaisance.APRDUPOP»! 4 SOIREES te- RESERVEZ AVANT LE 20 OCTOBRE ET EPARGNEZ 15% ?3 ¦ 2 5 OCTOBRE 2 0 h_ LE FANTÔME DE LA SYMPHONIE De -Frankenstein* à «Jaws» .de la pure fantasmagorie1 B«ri« Broti.chef Orchestre symphomque de Quebec 2 1 -22NOVEMBRE ?0 h_ CÉLÉBRATION POP Les grands succès de Marie-Denise Pelletier et autres «stars» de la musique populaire.Murr Korlirr.chef Orchestre symphomque de Montréal YOl s EPARGNEZ! REG JMt M+T Jé)T 15% 123S S9S 69S .\\ |.\\.DESÉV.I Salle Wilfrid-Pelletier Réservait iejepl.514 8422tî2.1 Place des Arts Rédfjvitro \u2022\u2022 de i $ sûr tout billet clç Mus dç 10 S.1 72 LA PRfSSE.MONTRÉAL.SAMED114 OCTOBRE 1989 Of THÉÂTRE L.N.I.«t qioi encore! Le travail e«*«sif, hutucce» de celui qu'on surnomme parfois le «golden boy» des t «titres d'été, ne comportent-ils »as quelque* dangers?«le ne bds pas, je ne sors pat et depuis un an.je ne sais plus ce que c'est eue de vivre.C'est uniquement I amour, la passion de ce que je faisqui me permet de tenir le coup.Cest aussi la confiance que m a Omoigné Michel Forget en me préposant de m'associer à lui pour a production des C*f- blue, rodeo Invité special: THREE O'CLOCK TRAIN 20 OCT 21 « JEUDI 19 OCTOBRE 21H AU SPECTRUM BiUeU mi Spectra (S61-5S5!) ct TickcUM Dim.29 oct.20h30 Le Spectrum Bflleu m Spcctm (J61-5151) et Tickcttoa CAnttt 917 fin Budvveiser.AY LYELL + CINÉMA V MARDI 17 OCT.2OH30 CLUB SODA 3,97 $ (4,97 S à la pert*) -+ DOBSON JIMMY HENDRIX EXPERIENCE ^£ 4 un.20 OCT., A 22 H »-^- SAM.21 OCT.MINUIT - CLUB SODA CKUJ i SYD STRAW SAM.21 OCT 20 H CLUB SODA DIMANCHE 29 OCTOBRE 20H30 CLUB SODA m feurs.je n'oublierai jamais.Monique Duceppe m'avait fait confiance aussi en me proposant (alors qu'il n'avait que 25 ans) le premier rôle dans L'Amuse-geuJe.« Le sucées est dangeureux parce que les gens sont moins exigeants.On me dit que tout ce que je fais est bon et ce n'est pas toujours le cas.Le danger c'est de le croire.Je peux même faire un flop et je sa» qu'on me le pardonnera facilement.Heureusement que j'ai des gens dans mon entourage qui m'aiment assez pour me critiquer sans complaisance.11 ne faut jamais être trop en sécurité dans ce métier et lorsqu'on atteint la sécurité totale c'est le début de la fin.Moi.j'ai encore peur de ne pas travailler.Heureusement, il y a eu un changement récemment, ça tournait trop vite, l'ai décidé de prendre du recul et de me contenir».¦Le besoin des planches* ((inévitablement on lui demande s'il ne désire pas s'orienter vers des rôles plus dramatiques: «l'aimerais bien mais pour dire vrai, on ne m'en a pas offert récemment, sauf peut-être pour la télévision où je n'ai pas le même emploi qu'à la scène.Curieusement, je joue les amoureux, les jeunes séducteurs à la télé, alors qu'au théâtre c'est habituellement des rôles fantaisistes où je me défonce.Il faut dire que j'ai besoin surtout des planches.C est là que je respire le mieux, c'est là que je me retrouve.«Tu sais, si je devais jouer la comédie toute ma vie.je serais loin d'en être malheureux.Faire oublier les soucis de la vie quotidienne, faire rire le monde, c'est un beau trip et quand on me dit que c'est facile, moi je réponds: essayez donc de les faire rire! On dit que les grands comiques sont au fond des êtres malheureux.Si c'est ça.je ne serai jamais un grand comique parce que je suis dans le secteur alimentaire et personne ne faisait du théâtre a la maison.On dit qu'il faut des contacts importants pour obtenir des grands rôles mais c'est absolument faux.Tous les contacts du monde ne donnent pas le talent et c'est finalement â l'audition que tout se décide.Ouij'ai été chanceux de toujours être au bon endroit au bon moment et je n'ai pas envie de culpabiliser pour ça.j'aime trop mon metier.Mais je rove tout de même, il faut bien l'avouer, de me reposer.D'aller par exemple, pécher â la mouche dans le bois avec mon ami Gaston Lepage.Ça, c'est ma passion secrète».El j'ai tellement envie de conclure que les gens heureux n'ont pas d'histoire.\u2022 Ouij'ai été chanceux de toujours être au bon endroit au bon moment et je n'ai pas envie de culpabiliser pour ça, j'aime trop mon métier », avoue le jeune comédien.photo *ok«t mauoux.d »\u2022«\u2022 bien, je m'amuse et suis particulièrement heureux.«Et pourquoi je ne serais pas heureux ?Certains pensent que je n'ai pas été assez malheureux, que je n'ai pas encore assez vécu pour jouer de grands rôles, le rêve de jouer Loren?acio et Beckett mais je ne suis pas encore prêt.La raison de mes succès jusqu'à maintenant, c'est la conscience de mes limites, le ne suis pas encore un ucteur versatile mais j'y travaille et ça viendra.Un bon acteur c'est quelqu'un qui ne met pas sa vie de côte pour jouer.C'est quelqu'un qui ne nie pas ses émotions comme on le fait souvent dans la société actuelle.L'important c'est de vivre pleinement tout ce qui nous arrive et de le transmettre sur scène».A l'âge de dix ans, Patrice organisait des «séances» dans un sous-sol de banlieue à Bouchervil-le en imitant un des personnages de Fernande!.Il reélamait 10 cents, mais devait en plus fournir le « kool-aid » pour remplir sa salle.« |e n'avais pas le sens des affaires et je ne l'ai toujours pas.Tout ce qui m'intéressait c'était la scène et des gens autour, je n'ai jamais songé à faire autre chose.«Mes parents n'ont jamais ridiculisé mon goût pour le théâtre, au contraire ils m'ont donné confiance et c'est important, le sais que pour les enfants des autres générations, c'était mal vu de rêver au théâtre.Et pourtant mes parents ne sont pas du milieu ( non je ne suis pas le fils de Guy L'Écuyer).Mon père travaille PDO MlfôlCA GERVASE DE PEYER clarinettiste ANDRÉ-SÉBASTIEN SAVOIE pianiste Stanford, Horowitz, Schubert, Harvey, Martinu.LUNDI, 20 H 3450, me St-Urbain Knu.\u201e.«xc.i ¦»« «rc 845-0532 billets: 16$, 12$, 7$\t\tBanque Lloyds \t_\t f*l Théâtre MjiisonnKuve OU l'i.n ¦ ¦\u2022 «4?i i?> ¦ KrilVv.li.t ilM 1 $ '.Ml (OUI billH ift) plli\t.llf '.I'll .llr i'o;\tM M QUAND UN GRAND VIOLONCELLISTE v FAIT LA COUR A L'ORCHESTRE.IORCHESTRE SYMPHONIQUE I DE MONTREAL char les dltoit CONCERT GALA LES 17 ET 18 OCTOBRE À 20h.BERLIOZ LES FRANCS-JUGES.OUVERTURE CH0STAK0VITCH CONCERTO POUR VIOLONCELLE No 1 LOUIE THE RINGING EARTH BIZET SYMPHONIE EN DO MAJEUR CHARLES DLTOIT.CHEF Y0-Y0 MA, VIOLONCELLE \u2022 Billets : 371.27J.21 Sel Hi.\u2022 En vente .ut guichets Je Ij Pl.cc des Arts.\u2022 Reservations: (514) S42-2112.\u2022 Frits de sen ice : redev.ncc de I & sur tout billet de plus de lui.\u2022 Comm.adit.ires : le 17.les Immeubles Trusc.n Liée et 1.Corporation Premier*, y uebec.le 18, l'-HMI ir Inc.Cfb Sella Milfrtd-Paltetier Place de» Art, NOUVEAU CONCEPT.NOUVELLE SERIE.QUATRE CONCERTS INTERPRÉTÉS PAR L'ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL dirige par BORIS BROTT CONCERTS VITRAUX La majesté des oeuvres de grands compositeurs sera rehaussée par des effets lumineux réalisés a l'aide de vitraux des XII au XX' siècles.Ces derniers, empruntés tant à des cathédrales baroques qu'à des chefs d'oeuvre de l'art moderne accentueront encore la puissance de la musique.GRAND SALON WINDSOR tPctl ri C'pn») Les concerts sont commandités par Hoechst Canada Inc.et Celantse Canada Inc 27 novembre Wsv BAROQUE ITALIEN ET AU-DELÀ _Soliste : DENIS BRÙTT.violoncelle 26 février l\"W8 BAROQUE ALLEMAND ET AU-DELÀ Soliste : MARC-ANDRE HAMELIN, piano N mars 1kttËVU2K 522-1245 Groupes 496-1799 Uni proamnion du Viaiu-Part da Montreal et da Lavalin Communication! CKAC 73 CFCFÔOO i^trtc CITE a C$K'A.'.r ARTS PLASTIQUES î Musée des beaux-arts Paterson Ewen ou le paysage renouvelé JOCELVNE LEPAGE Pu t c r b o n Ewen a quelque chose en commun avec Betty Goodwin.Les» oeuvres de l'un et de l'autre collent si bien a la sensibilité des années quatre-vingts ( conscience écologique dans le premier cas.mal de vivre et incommuni-l çabilite dans le second) qu'on \u2022 imagine mal leurs auteurs au bord de l'âge legal de la retraite, lli ont pourtant tous deux soixan- \" > le?ans depuis quelques années, par ailleurs, chacun a réussi, de \u2022 !»0n vivant, à être porte aux nues par les institutions canadiennes 1 les plus savantes tout en étant aime par un assez large public.Un rare exploit.Mais a la différence de Betty Goodwin dont la carrière a commence lard.Paterson Ewen a eu deux carrières en quelque sorte.Une premiere carrière amorcée au début des années cinquante à Montréal avec les automatistes dont il prit ses distances en devenant de plus en plus formaliste et même minimaliste a la fin des années soixante.Ewen fut un peintre abstrait important et respecté.Une autre, qui commence au début des années soixante-dix et qui coïncide avec sa nouvelle vie à London Ontario où il a été accueilli comme un sage et où il a commencé à faire des explorations hors du champ de l'abstraction.«L'art dans son sens formel Paterson Ewen commença a me fatiguer, dit-il à Geoffrey lames en 1978.Ceci ne veut pas dire que les oeuvres des autres artistes me fatiguaient; c'est mon propre travail qui me fatiguait.A ce moment-la.il n'y a que deux choses a faire: s'arrêter de faire de l'art ou changer les règles du jeu.|'ai choisi le changement et suis passé de la toile et des peintures abstraites au bois et à l'imagerie.» Les retrospectives n'étant plus à la mode, l'exposition prêtée par le Musée des beaux-arts de l'Ontario au Musée des beaux-arts de Montréal, se concentre sur le deuxième Paterson Ewen, celui des paysages sur contre-plaqué, de 1971 à 1987.L'exposition aboutit chez nous après avoir circulé pendant deux ans dans tous les musées canadiens importants.Mais les «paysages» de Pater- EN GRANDE PREMIÈRE CE SOIR À LA PLACE DES ARTS -t.EN NOMINATION AU GALA DE LADISQ '89 ?INTERPRETE MASCULIN DE L'ANNEE ?DÉCOUVERTE DE LANNEE ?CHANSON POPULAIRE DE L'ANNEE: HELENE ?MICROSILLON DE L'ANNÉE, POP-ROCK THÉÂTRE OLYMPIA A SUPPLÉMENTAIRES AU THÉÂTRE OLYMPIA 17 AU 21 JANVIER EN VENTE 16 OCT.À BILLETS-EN VENTE \"AUX Y'; COMPTOIRS DE L'OLYMPIA ' 1004 EST STÉ'-CATHERl.'.E.286-7884 : AUX COMPTOIRS TlCKETRO'l ET PAR CARTES DE CREDIT TELETROFI 288-2525 CFGL105 7 K - - \\ ¦ Moon over Water H < 1987 ) PHOTO RENE PICASJ.LiPnsu CONSEIL DESERTS 1 I I N À V î [ î 1 [ N CQMMCNAljTl ÛMMNJ Ut MÛMHtAl Le quintette à vent PENTAÈDRE nous emmène D'hier à aujourd'hui, de la période baroque aux temps modernes.Un panorama musical avec des œuvres de Bach, Mozart, Tchaïkovski, Mahler, Barber, Hétu, Ravel, Ligeti, Holcombe et Gershwin.Un concert animé par Michel Brunette KTMXjUMM ¦\u2022 STEINBERG.20 octobre, 20 h Maison de la Culture Parc Frontenac 2550, rue Ontario Est Montréal 872-7882 22 octobre, 14 h Église de la Visitation 1847, boul.Gouin Est Maison de la Culture Ahuntsic Montréal 872-8749 26 octobre, 20 h Collège Sainte-Anne Salle Marie-Esther 70,12e Avenue Lachine 634-3471, poste 304 28 octobre, 20 h Maison de la Culture Mercier 8105, boul.Hochelaga Montréal 872-8755 N B.Les droits d'entrée varient d'un lieu a l'autre; veuillez communiquer avec chacune des municipalités concernées pour obtenir les renseignements désirés.29 octobre, 14 h Bibliothèque Municipale 8480, boul.Lacordaire Saint-Léonard 328-8585 1er novembre, 20 h Église Notre-Dame de la Paix*' 345, rue Strathmore Verdun _2 765-7170 3 novembre, 20 h Centre récréatif Edouard Rivest 11111, rue Notre-Dame Est ; Montréal-Est 645-7431 HARRY BELAF0NTE « à la Place des Arts, ^Bg, Salle Wilfrid - Pelletier les 16 et 17 novembre 1989 \u2022 18$ \u2022 23$ \u2022 27$ \u2022 29$ \u2022 \u2022 Billets disponibles au guichet de la Place des Arts et aux comptoirs Ticketron \u2022 Économisez 4,00$ à I achat d un billet de concert.>is spfc/ , Présentez n importe %Q ?quel emballage d'un prodiit Jr^ Crisco ou Duncan Hines conme ™ preuve d'achat à la billeterie ou à n'importe quel point de vente de billets et économisez 4,005^ sur le prix du billet.Un billet pai preuve d'achat.Rabais valable sur tois les billets du concert. LA PfffSSt.MONTREAL, SAMEDI 14 OCTOBRE 1989 O 11 VTS PLASTIQUES Ewen n'ont rien à voir avec paysages traditionnel* dont Canadien- «ont si friands.Umc parle plutôt de «pheno-rrnages» dans le catalogue de inun.«Parce que ce sont Images de ce qui se passe au-r de nous, la pluie, les éclairs, fêle, le vent, dit-il.Ce sont i des images de ce qui se passe et autour de l'univers, des ies, des eruptions solaires, sont parfois des phénomènes es.l'observe, je contemple, laque.l'ai toujours été in-par la géologie, ce qui se sous la terre, différents nomenes de la surface, sur-ceu.x qui ont à voir avec le *£jet et.au-delà, avec l'espace.» fait, Paterson Ewen n'effec-pas un «retour»au paysage.Il ôt vers un nouveau paysage en.toute connaissance des leçons automatistes.formalistes, de \u2022\"celles de l'art conceptuel et du ' land art.après une reflexion sur j le sens de l'image et de la repre-sentation, et en toute conscience ; écologique ou cosmique.On com-; prend d ailleurs d'où viennent ces « paysages», en voyant les tableaux les plus anciens dans l'exposition, comme Thunderchain (1971) où une vraie chaîne est suspendue contre une grande plaque de métal, la terre et le soleil étant représentés par deux morceaux de linoléum jaune et orange.Il faut imaginer le bruit de la chaîne sur le métal pour «entendre» le tonnerre, ce qui fait très «art conceptuel».Ailleurs, dans Fog and Rain Lifting from the Montain (1973), un grillage de clôture évoque le brouillard.Il n'y a que 26 tableaux de Paterson Ewen au Musée des beaux-arts, comparativement à 41 dans l'exposition initiale.Mais leurs dimensions sont si grandes, leur YOUSSOU N'DQUR La grande voix d'Afrique *: Mardi 7 novembre à 20 h 30 ET H» OOMPTORS TTOgTfÇN (?fRMS CE SEMCQ \u2014\u2014\u2014\u2014¦4» ocfttstrè de chambn I MUSICI DK (vOMTREAJ dir.Yuli Turovsky Cloud over Water (1979 ) densité si impressionnante et leur expressivité si étonnante, que les visiteurs montréalais n'auront guère conscience des amputations.Les paysages sur contre-plaqué, qui font parfois plus de trois mètres par trois mètres, sont en quelque sorte extirpés de la matière rugueuse de ce bois ingrat qu'Ewen a gratté, percé de trous, gossé, strié, travaillé à la toupie avant d'y appliquer de la peinture au rouleau, peinture que le bois absorbe et transforme à son tour.Parfois, des chaînes ou des petites pièces de métal sont ajoutées.Il y a a une sorte d'osmose entre le matériau utilisé et les phénomènes naturels exprimés: orage, éruption solaire, aurore bau-réale, pluie, grêle, ouragan, comète, lune, naufrage, etc.Certains tableaux évoquent des images de paysage romantique à la Turner; devant d'autres tableaux on pense au Groupe des Sept, à leurs paysages où «l'homme n'a jamais mis le pied».The Great Wage: Homage to Hokusai, une des pièces-maitresses de l'exposi- tion, est explicitement un hommage au grand maître japonais de la gravure ( 18» siècle).L'exposition de Paterson Ewen au Musée des beaux-arts devrait connaître un grand succès auprès des Montréalais qui pourront ainsi refaire connaissance avec l'un des leurs, et l'un des meilleurs artistes canadiens contemporains.PMccmentito Patenon Ew«n au WuU« des beaux-art* de Montreal, jusqu'au 12 novembre.Entree: $7; S3 pour les étudiants et les personne* ageei; $1 pour les mom da 12 am.VLADIMIR FELTSMAN SARA WOLFENSOHN pianistes Bach.Chostakovitch, Bartok 15 octobre 1989.20 h.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE LA SOCIÉTÉ DE GESTION DES ARTS DE MONTRÉAL PRÉSENTE \"Une soirée avec KURT WEILL\" Dimanche, le 12 novembre à 20 h 00 BILLETS: 24 5, 22 S.19$ Billet* en vente à la Place de* Arts et dans tous les comptoirs Ticketron UTE LEMPER SOCIETE PHILHARMONIQUE DE MONTREAL GRAND CONCERT THEODORAKIS l'i.ino Concerto ( l'i l'initia Nui J Amei k .ih ir ) ORFF x ^ Carmina Burana ^ KODÂLY % } USE?Billets: 15 adulte \u2014 8 étudiant age d'or Cher ArchambauK 500.Sle Catherine Est Lettre son musique.5054.av du Parc ¦ (75 trais de service)\tRENSEIGNEMENTS.982-6037 LA SOCIETE DE GESTION DES ARTS DE MONTREAL présente PILOBOLUS\t ORCHESTRE METROPOLITAIN de MONTRÉAL Direction: MIKLOS TAKACS Elena Mouzalas - piano (Paris) Shari Sanders - soprano \u2022 Kenneth Beal - ténor John Koch - baryton (États Unis) l.niic.H ill! CofKOllf\\ iflUilUtlCfu) itt HUlUl).- tU Moiltît.il 500 CHORISTES HE wMEÙmm i ii imwii,.Théâtre Maisonneuve Reservations téléphoniques CTO Place des Arts 514 842 2112 r.,siieserv 5 M 842 2112 Frais de service Relevante (le 1 S sur tout billet de plus de 10 S.MjiJi.24 ou.1989 20 h f> Salle Wilfrid Pelletier CTO ite Ans o y LE CENTRE BMW isigiEiaiEiaiBiEi Admbkn: 15 S M 25* J0J Mit\\«I «iiii\" llhï ile\\ Am fK.KEfffON f h iimIi wrvlct arleboi THEATRE DE DANSE MODERNE le LUNDI 30 OCTOBRE 1 989 à 20 h BILLETS: 18S.21 S.24$.27$ Billets en vente à la Place des Arts et dans tous les comptoirs Ticketron f> Salle Wilfrid-Pelletier Réservations téléphoniques: 0\"D Place des Arts 5U 842 2112 Frais de service; Hooeviince de 1 S sur tout billet île plus de 10 S.Bête de scène.Relève le défi.Le meilleur de lui-même En pleine possession de ses moyens .Band écoeurant Grand geste d'amour.Éclaté .Électrisant.It's a must Signé: La critique Présent* par 3 èl'affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent
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