La presse, 26 octobre 1989, B. Informations nationales
[" Informations nationales \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 26 OCTOSRE 1989 Le PQ profitera du Lac Meech de toute façon, dit Parizeau MARIO FONTAINE envoyé special La Presse À TORONTO Le Parti québécois ne peut que profiter de l'Accord du lac Meech.qu'il passe ou pas, qu'on le modifie ou non, a affirmé hier son chef lacques Parizeau.«Que ça tourne n'importe comment, on va y gagner soit à court terme, soit à plus ou moins long terme», de soutenir M.Parizeau avant d'inviter le premier ministre Bourassa à fermer le dossier avant que d'autres ne le ferment à sa place.Trois scenarios peuvent se développer à partir de maintenant, a-t-il expliqué devant l'Association des professeurs d'histoire et de sciences sociales d'Ontario.Tous favorables au PQ.Le premier: un échec de l'entente constitutionnelle.Échec qui, à ses yeux, représenterait une importante défaite des fédéralistes québécois, forcés de constater que «peu importe à quel point nous demandons peu, la réponse est toujours non ».Autre scénario: des négociations de dernière heure qui viennent sauver l'entente, mais en rognant sur le concept de société distincte pour le Québec et sur le droit de retrait de programmes fédéraux, ce qu'exige le Manitoba.Un gouvernement qui accepterait un tel compromis serait très mal vu, aussi bien de ceux qui veulent davantage de pouvoirs pour le Québec, un statut particulier que de ceux qui aspirent à la souveraineté.Une large majorité de la population québécoise que le gouvernement libéral se mettrait à dos, avertit M.Parizeau.Enfin, dernière possibilité, l'accord est adopté dans sa forme actuelle et ne fait que reconnaître officiellement, soutient-il, les reculs subis par le Québec en 1982.Le premier ministre Bourassa ne pourrait se glorifier bien longtemps «de cette entente qui n'a pas d'allure».M.Parizeau déplore que, pour la première fois dans cet accord, Le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, a rencontré hier le premiers ministre de l'Ontario, David Peterson, geons pas la même vision du pays», a constaté ce dernier «Nous ne parta- USERPHOTO PC un gouvernement du Québec formule des demandes minimales plutôt qu'un accroissement de ses juridictions, l'immigration exceptée.Cela dit, le leader souverainiste ne s'en est pas moins porté à la défense du premier ministre Bourassa en l'exhortant à maintenir ses demandes minimales qu'on tente, dit-il, de faire passer pour excessives au Canada anglais.M.Parizeau estime en effet qu'il n'est pas dans l'intérêt du Québec de voir son chef de gouvernement se faire traiter d'extré- ¦ LA.SERPHOTO PC Le président du Conseil du Trésor, Robert de Cotret, a cité des statistiques pour montrer que le gouvernement conservateur exerçait un meilleur contrôle quant à l'utilisation des avions gouvernementaux que le précédent gouvernement.L'utilisation des avions de l'État par les ministres fera l'objet d'une enquête Presse Canadienne OTTAWA Le président du Conseil du trésor, M.Robert de Cotret, a annoncé aux Communes, hier, que le comptable en chef du gouvernement a été chargé de faire enquête sur l'utilisation des avions gouvernementaux par les ministres.Cette enquête fait suite à des allégations du Vérificateur général, M.Ken Dye, qui a estimé que $10 millions par année sont dépensés de cette façon par des ministres, sans qu'il en soit fait mention dans les livres du gouvernement.«Si notre méthode de comptabilité n'est pas adéquate, a promis M.de Cotret, nous allons nous assurer qu'elle soit changée.» L'enquête entreprise par M.|.A Macdonald ne devra pas durer plus de quelques mois, a souligné le ministre, qui s'est engagé à en faire connaître les résultats au Parlement.M.de Cotret répondait au leader libéral John Turner, qui voulait savoir si les membres du cabinet agissaient de façon délibérée en faisant paraître leurs dépenses moins élevées qu'en réalité.Statistiques Le ministre a cité des statistiques, pour montrer que le gouvernement conservateur exerçait un meilleur contrôle à ce sujet que le précédent gouvernement libéral.C'est ainsi, a-t-il indiqué, qu'au cours des 12 mois se terminant en août 1984, les libéraux ont fait usage des huit Challenger du gouvernement à 677 reprises.Au cours des 12 derniers mois, cependant, les conservateurs les ont pris 278 fois.M.de Cotret a promis qu'à l'avenir d'autres informations sur les vols des ministres seraient rendues publiques, comme la raison du voyage.-J- miste alors que jamais un premier ministre québécois n'a demandé si peu.«(e vais être dans la situation paradoxale de dire au premier ministre du Québec: tenez bon, ne lâchez pas, ne vous laissez pas influencer par le gouvernement fédéral et ceux d'autres provinces pour accepter encore moins.11 ne faut pas que le Québec s'écrase au' cours des prochains jours», a déclaré M.Parizeau au sortir d'une rencontre d'une heure avec le premier ministre ontarien David Peterson plus tôt dans la journée.Le leader péquiste faisait référence aux rapports de deux comités parlementaires, l'un au Manitoba et l'autre au Nouveau-Bruns-wick, qui exigent des modifications à l'accord actuel pour que ces deux législatures récalcitrantes acceptent de le ratifier.Le rapport manitobain réclamait six modifications majeures à l'entente du lac Meech, tandis que le néo-brunswickois ouvrait davantage la porte aux compromis.En commentant le rapport mardi, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna.disait vouloir servir de pont entre les positions extrémistes (Manitoba et Quebec), ce qui a soulevé l'ire de M.Parizeau.Le Nouveau-Brunswick veut simplement faire indirectement ce que le Manitoba veut faire directement, de plaider M.Parizeau.Selon lui.on veut dans un ,cas comme dans l'autre vider de son sens véritable le concept de société distincte.D'ailleurs il n'est pas étonne des querelles entourant cette entente visant à ramener le Québec dans le giron constitutionnel canadien : elles sont la résultante directe de son ambiguïté fondamentale, croit M.Parizeau.pour qui il est évident que les premiers ministres donnent un sens différent au concept de société distincte.Il est très dangereux de signer un papier dont on ne connaît pas le sens des mots, gronde le leader souverainiste qui s'inquiète aussi de l'ouverture faite hier par le ministre de la justice.Gil Rémillard, craignant qu'il accepte de rediscuter d'un accord déjà insuffisant.«l'ai l'impression que l'accord est déjà mort et qu'il faut éviter les dernières tentations, à Québec, de le faire revivre», pense le chef souverainiste.Commentant sa rencontre avec ce dernier, le premier ministre ontarien, David Peterson, a dit assumer que M.Parizeau ne veut pas voir l'accord ratifié d'ici l'échéance de juin 1990.«M.Parizeau et moi ne partageons pas la même vision du pays», a constaté M.Peterson.Supporter inconditionnel de Robert Bourassa dans ce dossier, le premier ministre ontarien estime lui aussi que le Lac Meech représente un minimum pour le Québec.Et de pourfendre les Ma-nitobains qui, à ses yeux, ne sont pas « raisonnables».««Renégocier l'accord revient à le tuer» Lowell Murray mise sur la prochaine rencontre des premiers ministres pour débloquer l'impasse du Lac Meech MAURICE JANNARD du, bureau de La Presse OTTAWA Avant de déclarer que l'Accord du lac Meech est «mort», il faut attendre de voir les développements qui pourront surgir lors de la rencontre prochaine des premiers ministres, au début du mois prochain, à Otta- Telle est l'opinion émise, hier, par le ministre fédéral responsable des relations avec les provinces, le sénateur Lowell Murray.Celui-ci se dit encore confiant puisque les onze premiers ministres ont toujours le pouvoir politique de débloquer l'impasse actuelle.Reprenant les termes précis du ministre québécois Gil Rémillard, le sénateur Murray a affirmé devant- les journalistes qu'une entente parallèle est «possible», mais en autant que le contenu de l'accord de 1987 soit intact.Cet accord parallèle serait surtout un document établissant l'ordre du jour de la deuxième ronde de négociations.«Le contenu de l'Accord du lac Meech ne doit pas devenir l'otage des autres points à l'ordre du jour», a dit le représentant fédéral.Interrogé à la Chambre Haute par le sénateur libéral Royce Frith, le ministre Murray a rappelé que d'un point de vue très pratique il sera difficile de conclure une autre entente'd'ici les huit prochains mois, la date ultime pour la ratification étant juin prochain.«Renégocier l'accord revient à le tuer».Ce dernier a qualifié de «suggestions» les modifications proposées par les législatures du Manitoba et du Nouveau-Brunswick, ce qui a fait sourire les sénateurs libéraux.Par ailleurs, un quotidien toron tois rapportait que les premiers ministres Robert Bourassa et Gary Filmon se sont entretenus au téléphone, le week-end dernier.Le représentant manitobain a vanté l'esprit d'ouverture de son homologue québécois.«Il s'est montré prêt à discuter de nos préoccupations», a affirmé M.Filmon.Ronald Poupart, l'attaché de presse de M.Robert Bourassa, a déclaré hier à La Presse qu'il est vrai que le dirigeant québécois sont sont prêts à écouter les inquiétudes de certaines provinces.« Mais l'Accord du lac Meech est un minimum», a ajouté M.Pou-part.«Pour Québec, il n'y aura pas de deuxième ronde si l'entente actuelle n'est pas signée».Conservateurs Les événements de cette semaine entourant l'entente de 1987 ont provoqué un vif débat parmi les députés conservateurs venant du Québec, à tel point que toute la deputation s'est réunie durant trois heures, mardi soir, dans la capitale fédérale, afin de discuter de l'avenir de la province.Faisant écho à la rencontre, le député de Richelieu, Louis Pla-mondon, a indiqué hier qu'il en ressort que le Québec doit de- meurer ferme.« Il ne faut pas que Bourassa recule», a déclaré M.Plamondon.Les conditions posées par Québec pour réintégrer la Constitution «sont un minimum», a-t-il ajouté.«11 ne faut pas discuter à rabais».Le député conservateur a indiqué qu'il y a une certaine déception dans le caucus québécois.«Certains sont déçus de voir que la fin du Lac Meech semble venir», a-t-il souligné, «mais, d'un autre côté, il n'y a pas d'alternative et le Canada-anglais devra le réaliser».Son collègue de Mégantic-Compton-Stanstead, François Gé-rin, n'a pas caché son mécontentement.«Cela m'enrage de voir que certaines personnes au Canada ne veulent pas respecter leur signature».M.Gérin a affirmé que les anglophones doivent mesurer les conséquences d'un refus de reconnaître le Québec.«Regardez un carte géographique et pensez à ce que sera le Canada sans le Québec».Paul Martin demande aux Canadiens de faire preuve de tolérance à l'endroit du Québec Presse Canadienne OTTAWA Lr éventuel candidat au leadership libéral Paul Martin a demandé aux Canadiens, hier soir, de faire preuve d'une plus grande tolérance à l'endroit du Québec et de ses aspirations, d'accueillir les Québécois à bras ouverts et de reconnaître leur valeur.«Le temps est venu, a-t-il lancé, de tendre la main aux Québécois et de les accepter comme de véritables partenaires, de leur dire, maintenant qut vous avez réussi à bâtir dans votre province, venez nous rejoindre pour nous aider à construire le Canada.» Prenant la parole devant deux cents militants de la région d'Ottawa, dans le cadre d'une série de dîners mettant en vedette à tour de rôle les candidats à la succession de lohn Turner, M.Martin a indiqué qu'il avait parcouru le Canada dans tous les sens depuis maintenant quatre mois et qu'il a perçu le début d'une désaffection à l'endroit du pays.«Nous libéraux, a-t-il dit, devons promouvoir un nouveau fédéralisme, nous devons affirmer que l'unité nationale n'est pas une notion abstraite, mais plutôt un sentiment de justice et d'égalité dans toutes les régions du pays.» M.Martin a rappelé la frustration grandissante ressentie dans tout ce qui se trame autour de l'Accord du lac Meech, cette source de dissension dans le pays et dans le Parti libéral, mais il a poursuivi en réaffirmant son appui entier à l'entente de juin 1987.«Le Québec, a-t-il souligné, est irrévocablement une société dis- tincte et ce n est pas là le problème.Il vient plutôt du fait que le premier ministre Brian Mulroney a constamment ignoré les demandes des autochtones, des citoyens du nord du pays et les besoins des régions, des communautés multi-cul t n relies et a réussi à aliéner un vaste réservoir de bonne volonté.» Cette situation, selon lui, a incité les gens à se faire à l'idée que le Québec devait quitter la Confédération.«|e veux dire à ceux qui pensent cela, a-t-il ajouté, vous devez être insensibles à la réalité si vous croyez que le Canada pourrait demeurer une nation souveraine et prospère sans le Québec.» Paradis conteste la facture du Conseil du Trésor GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC mm n apprenant aux nouvelles mm télévisées, mardi soir, que le Conseil du trésor s'apprêtait à lui envoyer une facture de $5 millions, équivalant à 5 p.cent du budget de son pauvre ministère, le nouveau ministre de l'Environnement, Pierre Paradis, a failli tomber de son fauteuil, pour ensuite déclarer aux journalistes, hier matin, qu'il allait s'opposer à une telle ponction.«Mon ministère a besoin, comme minimum vital, du budget et des ressources qu'il a à sa disposition.Il a même besoin de ressources humaines et de budgets supplémentaires», de déclarer M.Paradis à son entrée au Conseil des ministres, en rappelant un engagement ferme du Parti libéral, durant la dernière campagne électorale, d'augmenter de $50 millions le budget du ministère de l'Environnement pour les années 90-91.Le ministre a ajouté qu'il attendrait de recevoir un document officiel et qu'il ferait ensuite la démarche qui s'impose pour faire valoir que le ministère de l'Environnement ne peut souffrir de réduction budgétaire.Une telle décision a de quoi étonner, un mois après les élections générales dont l'un des principaux thèmes portait justement sur la protection de l'environnement.«Attendez!» d'expliquer à son tour le président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, tout juste après le passage de son collègue, dans le hall du bunker.« Il n'y a pas de réduction commandée par qui que ce soit du budget du ministère de l'Environnement», insiste-t-il, indiquant que les $5 millions réclamés correspondaient à des crédits péri- més (sommes octroyées pour des programmes précis mais non dépensées ).Plus précisément, de préciser M.(ohnson, les $5 millions correspondent à trois programmes: $2 millions avaient été prévus pour la destruction des BPC, et ceux-ci n'ont pas été détruits mais entreposés; une somme de $1,5 million avait été allouée pour l'achat d'un laboratoire mobile, pour analyser la qualité de l'air et de l'eau, mais le fournisseur allemand n'est pas en mesure d'en assurer la livraison avant avril; et les fermiers ne se sont pas prévalus du programme d'amélioration de leurs installations d'entreposage du fumier.«L'Assemblée nationale vote des crédits pour des programmes précis.Si l'argent n'est pas dépensé, il n'est pas recyclable pour d'autres usages.Mais on ne réduit pas le budget du ministère de i'Environnement », explique Daniel (ohnson., LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 26 OCTOBRE 1989 La Éditorial Paul Oesmarais president du conseil d administration Roger 0.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adiomt Marcel Desiardms durcteur de I information Alain Dubuc éditorialiste en cnef Le gaspillage éhonté du gouvernement canadien Le premier gouvernement Mulroney a été entaché par toutes sortes de scandales, de conflits d'intérêts, de gaspillages éhontés, à un tel point qu'il aurait été mis à la porte par rèlectorat.n'eût été de l'apparent virage du premier ministre, soudainement soucieux de redorer le blason de son équipe ministérielle.Or, voici qu'à peine un an après la réélection du gouvernement conservateur, la môme odeur nauséabonde réapparaît en regard de l'utilisation des fonds publics par les élus.Selon le Vérificateur général du Canada, les déplacements des ministres ont coûté en réalité jusqu'à 60 $ millions en un an, soit 30 fois plus que les seuls 2$ millions inscrits aux comptes publics.Que les déplacements des ministres d'un océan à l'autre pour des missions d'État coûtent de plus en plus cher, on ne s'en offusque pas.Les voyages par avion, surtout par Chalen-ger.sont fort dispendieux.Que les membres du gouvernement doivent se déplacer de plus en plus pour annoncer des politiques, voir des situations sur place, rencontrer des groupes de citoyens, c'est tout à fait normal.Mais pourquoi, alors, refuser de fournir au Vérificateur général Kenneth Dye tous les renseignements sur le coût des mis- sions officielles des ministres a travers le pays et à l'étranger?Pourquoi?Ce n'est pas là un secret d'État.Ce n'est pas là un cas aussi délicat que celui de la fameuse et toujours nébuleuse transaction entre Petrofina et Petro-Canada au coût de 1,7 $ milliard.Pourquoi camoufler le coût des déplacements ministériels alors qu'un tel sujet est certainement d'intérêt public?Est-ce là une manifestation de la transparence tant de fois promise par M.Mulroney?Le rapport de M.Dye est éclairant à plusieurs autres points de vue.Alors que les conservateurs demandent au bon peuple de se serrer la ceinture, alors que les impôts augmentent sans cesse, alors que M.Wilson se prépare à nous imposer une taxe sur les produits et services de 9 p.cent, voici que le gouvernement perd annuellement de l'argent sans bon sens.Chaque année, l'État gaspille de 300 $ à 500 $ millions à cause des échappatoires fiscales dont bénéficient les entreprises.Au cours des dernières années, c'est plus d'un milliard et demi de dollars qu'Ottawa a ainsi perdu parce qu'il est incapable de faire respecter la loi de l'impôt.Si le gouvernement n'est pas capable, maintenant, de contrôler ses entrées, imaginez ce qui arrivera avec la perception de la nouvelle taxe sur les produits et services pour laquelle les ministères fédéraux doivent ajouter de 3 000 à 4 000 nouveaux fonctionnaires.La présence d'un vérificateur général des finances publiques, tant à Québec qu'à Ottawa, est sûrement agaçante pour quelque gouvernement que ce soit.Mais cette institution demeure capitale dans un pays démocratique où l'utilisation des fonds publics doit être scrutée à la loupe et où la transparence doit être un des principes fondamentaux de l'administration publique.Les gouvernements Mulroney et Bourassa doivent être surveillés de prés car, preuves à l'appui, ils ne sont pas à l'abri de tout soupçon.À l'heure des restrictions budgétaires, au moment où de plus grands sacrifices sont demandes aux contribuables, alors que des services a la population sont réduits ou abandonnés par manque de ressources financières, il est plus important que jamais que les dépenses publiques soient contrôlées avec minutie, avec exactitude, avec une honnêteté administrative et comptable mais, surtout, avec une grande honnêteté morale par les gestionnaires publics.Les citoyens ont du mal à accepter des hausses d'impôt ou des coupures de services gouvernementaux.La pire insulte qu'un gouvernement peut leur faire, c'est de gaspiller ou de mal dépenser l'argent qu'il est allé chercher dans leurs poches.Les bureaucrates de l'Environnement Les travaux de la Commission d'enquête sur les déchets dangereux commencent mal, très mal.Son président, Yvon Char-bonneau, doit en effet lutter contre un adversaire vraiment imprévisible: le ministère de l'Environnement lui-même.M.Charbonneau et son prédécesseur, Victor Goldbloom, ont multiplié les démarches pour obtenir du ministère une longue liste de questions dont les réponses sont essentielles pour faire le point sur la question: liste des générateurs de déchets, plaintes contre les pollueurs, nature des injonctions.Un an plus tard, la commission n'a pas obtenu la moitié des réponses.Ce refus s'explique en partie par l'incompétence maintenant proverbiale de ce ministère.Par exemple, il exige que les entreprises fournissent des manifestes décrivant la circulation des déchets, et laisse ensuite moisir ces formulaires dans des boîtes de carton, comme le ferait la bureaucratie d'une république de bananes.Évidemment, ces données, qui n'ont jamais été compilées, sont inutilisables.vMais au-delà de l'amateurisme, on découvre aussi une mauvaise volonté patente.Deux sous-ministres du ministère ont expliqué ^irréalisme des demandes de la commission, précisé qu'ils n'avaient aucun mandat pour fournir des informations à la commission, affirmé, à tort, que la commission n'avait pas besoin de ces informations parce qu'elle n'avait pas à trouver des réponses, mais seulement à prendre le pouls des citoyens.Cette mauvaise foi rappelle un peu celle des mafiosi amnésiques qui paradaient devant la CECO.£ce refus de collaboration est un non-sens, car c'est le ministre dé l'Environnement qui a créé la commission, nommé son président, et qui en défraie les coûts.C'est aussi un scandale, puisque la commission est là pour résoudre un problème important que le Bflriistère a été incapable de régler.C'est enfin une aberration, pjrce qu'un ministère de l'Environnement qui refuse d'informer et qui cache des faits ne mérite pas son nom.On peut se demander à quoi servent ces fonctionnaires si discrets: à protéger l'environnement, ou à protéger leur fief bureaucratique?î L'Environnement a un nouveau ministre, de nouveaux sous-ministres.Cela ouvrait la porte à un certain optimisme.Mais c'est très mal parti.Alain dubuc Thatcher casse la porcelaine jp>t e quelle façon faut-il évaluer la performance du premier mi-1 nistre de Grande-Bretagne, Margaret Thatcher, à la confé-l# rence du Commonwealth, à Kuala Lumpur?On sait que les membres du club, loin de laisser l'impression d'une belle grande famille unie qui s'aime d'amour tendre, se sont disputés au vu et au su de la planète au sujet de l'Afrique du Sud.Mme Thatcher n'a pas exactement dit que son cher collègue Mulroney est ridicule, mais telle parait bien être son opinion.Le premier ministre du Canada, de son côté, n'a pas accusé de perfidie la Dame de fer, mais il n'en pense pas moins.Distinguons, comme font les professeurs, la forme du fond.Ce qui est reproché au premier ministre de Grande-Bretagne, c'est d'avoir donné son assentiment à une déclaration commune des délégations, pour émettre quelques heures plus tard, une déclaration nouvelle, qui annulait la première.Cette démarche, la dame l'a accomplie en solitaire.«Fourberie», diront les autres délégations.'Au sein du Commonwealth, nous croyons à la liberté d'opinion», rétorque, outrée, Margaret Thatcher.Parce qu'elle était profondément et sincèrement ulcérée, ou parce qu'elle est d'un naturel arrogant?Voilà pour la forme.Pour le fond, il n'existe aucun mystère.Mme Thatcher n'a jamais caché son hostilité à l'application de sanctions économiques à rencontre de l'Afrique du Sud, parce que la punition vise peut-être les Blancs mais atteint les Noirs.Prétexté à l'inaction chez un chef de gouvernement qui sait mieux que.quiconque que son pays entretient toujours un important négoce avec l'Afrique du Sud?Sur les effets réels des sanctions les avis sont partagés.Des Blancs, résolument opposés au gouvernement de Pretoria, qui le combattent sur place, sont contre les sanctions.Il se trouve en outre que des sondages laissent supposer que la population noire elle-même n'est pas favorable aux sanctions.Il est difficile de savoir exactement ce qui s'est passé dans l'esprit de Mme Thatcher quand elle a signé une déclaration incompatible avec un premier communiqué auquel elle avait donné son assentiment.Selon une explication, elle aurait donné son accord à une déclaration relativement modérée sur les sanctions économiques, de peur d'avoir à en accepter une autre, plus raide.Elle aurait ensuite retiré son adhésion dans une seconde déclaration.Pourquoi?Par calcul électoral, au moment où sa popularité est en baisse en Angleterre?Mais le lien n'est pas évident.La conférence de Kuala Lumpur venait à peine de se clore que l'organisation Amnistie internationale rendait publique une liste de 22 pays du Commonwealth dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils ne sont pas irréprochables au chapitre du respect des droits de l'homme.La conférence n'a pas totalement ignoré ces tristes réalités.Mais qui s'en est aperçu au milieu du fracas de la porcelaine cassée?GUY CORMIER ces PASelçS HopS ftx& ÀIA PA* La boîte aux lettres Ces morts qui «grugent» le mont Royal Le directeur du cimetière Notre-Dame-des-Neiges répond ici à un de nos lecteurs, M.Alain Tremblay, dont nous avons publié la lettre le 12 octobre sous le titre «Le mont Royal des morts».M.Tremblay lui répond à son tour.Monsieur Tremblay, * Sans engager de polémique sur le fond du sujet, nous tenons à vous préciser que nous respectons votre idée, proche, dirons-nous, d'un naturalisme assez naïf.Toutefois, vous admettrez sans contrepartie que vous faites totale abstraction du désir des gens en matière de disposition de leur corps.Que feriez-vous des dépouilles mortelles de ceux qui n'ont pas voulu être inhumés ni encore moins être incinérés pour voir ensuite leurs cendres répandues au pied d'un arbre?La définition du libre-choix, de la liberté comme l'indique le Robert n'est-elle pas «de pouvoir agir, au sein d'une société organisée, selon sa propre détermination, dans la limite des règles définies?Voilà, Monsieur, ce qui résume notre opinion quant à cette question.Sous prétexte de véhiculer des idées écologistes mal définies, vous oubliez que la morale nous impose deux de ces règles les plus pures: celle de la nuance et celle de la tolérance.Raymond DUVERNOtS directeur général ¦ Suite à ma lettre dans La Presse du 12 octobre 1989, j'ai reçu une réponse personnelle de Monsieur Raymond Duver-nois, directeur général du cimetière Notre-Dame-des-Nei- ges.[e ne m'attarderai pas aux qualificatifs plus ou moins injurieux, du type «naturaliste naïf» ou «intolérant», qui constituent une grande partie de sa réponse.Au-delà des injures le problème reste entier.La construction d'un 5e mausolée géant sur le mont Royal ne peut être ignorée par qui que ce soit qui a un intérêt pour la sauvegarde de ce parc.Que les buildings soient funéraires ou non, ils hypothèquent grandement l'avenir de la montagne.Monsieur Duvernois s'appuie sur la définition qu'il trouve dans le Robert du libre-choix et de la liberté, en insistant sur le fait que les libertés individuelles sont limitées par les règles définies par la société.Ce monsieur parait cependant oublier qu'il existe des règles définies en ce qui concerne la disposition des dépouilles mortelles et que ces règles définies peuvent être modifiées pour répondre aux nouvelles valeurs ou préoccupations d'une société.Et l'on sait la place qu'occupe l'écologie dans nos valeurs.Il ne faut pas oublier que les édifices qui sont construits présentement au rythme de un tous les trois ans, ne peuvent contenir que 3000 à 3500 cercueils, chacun dans sa case en béton.La progression de la demande pour une telle option est actuellement de 10 à 15 p cent par année.Ces édifices ont un volume moyen de 25000 pieds carrés, et il faudra les chauffer l'hiver et les climatiser l'été.pour l'éternité.La sépulture au cimetière Notre-Dame-des-Neiges d'une dizaines de milliers de personnes chaque année exige, me semble-t-ll, une gestion rigoureuse de l'espace disponible et des coûts d'entretien.La facture énergétique et les dommages à l'environnement ne pourront que croître avec la multiplication de telle construction, contrairement à l'inhumation traditionnelle ou la crémation qui sont, elles, tout à fait écologiques, à l'exception de la pierre tombale, qui pourrait avantageusement être remplacée par un arbre.Au choix.M.Duvernois invite les écologistes à la tolérance.La corporation qu'il administre n'a pas un passé très reluisant dans le domaine.N'est-ce pas à la fin du siècle dernier qu'il fallut presque 10 ans et I intervention du Conseil privé de Londres pour obliger celle-ci à inhumer la dépouille mortelle de l'excommunié Joseph Guibord dans sa terre bénite?Alain TREMBLAY Montréal Félicitations, M.Trudeau! M.Pierre Elliott Trudeau, ¦ C'est à titre de père, de professeur d'université et de citoyen québécois (de coeur) et canadien (de tète) que je viens vous offrir mes meilleurs voeux à l'occasion de votre soixante-dixième anniversaire de naissance.L'image projetée par la caricature cavalière publiée par La Presse le 19 octobre nie toutes les dimensions du réformateur de Cité libre, du scientifique social, du juriste, de l'homme politique de la société juste et du défenseur inconditionnel des droits humains tant à l'intérieur de nos frontières que dans le monde entier.C'est en pensant à mes enfants, aux vôtres et à tous les autres que je rends publiques ces quelques lignes en espérant qu'elles pourront rectifier un tant soit peu cette image réductrice offerte en pâture aux lecteurs.Yves LABERGE UQAM Les OVNI c'est sérieux M.Frédéric Wagnière, éditorialiste ¦ Ridiculiser le phénomène OVNI et ceux qui affirment en avoir été témoins tue les témoignages et nuit à l'étude scientifique du phénomène.Les propos recueillis auprès de la population de Voronej n'ont rien d'un cas unique et ridiculiser les gens qui ont rapporté cette observation relève d'un obscurantisme inacceptable.Aller jusqu'à ridiculiser «Ja majorité des Soviétiques» témoigne de votre ignorance.Contrairement à ce que vous dites, les personnes qui croient à la réalité du phénomène OVNI ont un niveau d'éducation supérieur.Celles qui affirment avoir été témoins du phénomène proviennent de toutes les classes sociales et de partout dans le monde.Plus d'observations ont été rapportées de la part des Américains que des Soviétiques.Aux USA plusieurs organisations vouées à l'étude du phénomène OVNI existent, dont le Mutual UFO Network ( MUFON ), le J.Allen Hynek Center for UFO Studies (CUFOS) et le Fund for UFO Research (FUFOR) pour ne nommer que les plus connues.Ces organisations ne sont pas à caractère idéologique ou religieux et elles publient une information sérieuse provenant de travaux effectués par des personnes compétentes provenant des secteurs civil et militaire et oeuvrant dans des spécialités telles l'astronautique, l'astronomie, les sciences atmosphériques, l'ingénierie (génie électrique, mécanique, physique), l'analyse photographique, la physique (laser, nucléaire théorique), la sociologie, la théologie, etc.Bernard GUÉNETTE Montréal LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 26 OCTOBRE 1989 \u2022 B 3 Opinions Un régime de négociation qui engendre l'illégalité MARCEL ADAM Les syndicats d'Hydro-Qué-bec qui s'apprêtent à faire la grève ne sont pas contents du Conseil des services essentiels, qui leur a recommandé lundi de surseoir au débrayage prévu pour le lendemain midi.On sait que le Conseil a rejeté, au nom de la protection de la santé et de la sécurité du public, la liste des services essentiels qu'ils s'engageaient à assurer durant la grève.Le coordonnateur syndical des négociations, M.Luc Chabot, a accusé le Conseil de faire le jeu de la partie patronale, en empêchant les travailleurs des secteurs public et parapublic d'exercer «le seul moyen de pression efficace dont ils disposent»: la grève.Il est certain que le Conseil des services essentiels fait sans le vouloir le jeu de la partie patronale.Comme les arrêts de travail sont toujours déclenchés par la partie syndicale, en posant des conditions qui font que la grève fera moins mal que le voudraient les syndicats, le Conseil se fait l'allie objectif des patrons.(Alors que ce serait l'inverse si ceux-ci prenaient occasionnellement l'initiative d'un lock-out: ils se plaindraient sans doute aussi de ce Conseil faisant le jeu des syndicats sous prétexte d'assurer la sécurité du public.) Il est facile d'imaginer la frustration des syndicats, qui ont théoriquement le droit, comme ceux du secteur privé, de recourir à l'ultime moyen de pression qu'est la grève, mais ne peuvent en pratique l'exercer.Soit parce que le gouvernement les oblige à l'exercer symboliquement en assurant les services essentiels; soit parce qu'il y met fin arbitrairement par une loi spéciale après quelques jours, parce que la population ne peut plus la tolérer.Cette frustration, qui est une des principales causes des grèves illégales, découle de cette contradiction inhérente au régime de négociation dans le domaine public.En réponse aux éditorialistes qui dénonçaient avec les grèves illégales que nous avons connues au mois de septembre, la vice-présidente de la CSN.Mme Monique Simard.a abordé cette question en ces termes dans Le Devoir du 3 octobre: «.Quant au caractère illégal de la grève, il ne faut pas perdre de vue que la loi empêche tout moyen de pression significatif pouvant avoir un impact réel sur l'avancement de la négociation.Et c'est le fond de la question.En opposant le droit de négocier et le droit de faire la grève dans le réseau de la santé et des services sociaux et le droit du public de recevoir des services, cette loi dénature le processus de la négociation dans le secteur public.Or, le droit de grève et le droit de négocier ne sont pas dissociables.» On voit bien à quel malentendu devait conduire la transposition dans le secteur public du modèle de négociation qui a cours dans le secteur privé.Dans le privé la grève ou le lock-out est l'aboutissement ultime d'un rapport de force relativement équilibré dont ne feront les frais qu'une entreprise et un groupe de travailleurs.Dans le public où le rapport de force est déséquilibré, s'en remettre a un arret de travail pour résoudre le litige c'est le faire aux frais du public innocent et obliger le gouvernement à mettre fin d'autorité à la grève.Autrement dit.comme dans le secteur privé les syndicats du secteur public ont le droit de négocier et en usent normalement ; ils ont aussi le droit de faire la grève comme moyen de pression de dernier recours, mais en pratique ils ne peuvent pas vraiment y avoir recours.Or, y a-t-il quelque chose de plus révoltant que d'avoir un droit et de ne pas pouvoir l'exercer?En refusant aux syndicats d'exercer leur droit de grève \u2014 pour des raisons commandées par l'intérêt public \u2014 l'État accule ceux-ci à l'illégalité dans la mesure où le gouvernement-patron se discrédite par son double-jeu, en même temps qu'il porte atteinte à la légitimité de la loi en l'utilisant pour mettre fin à un affrontement dans lequel il est en conflit d'intérêts en tant que juge et partie.11 est fatal qu'il en soit ainsi dans un système politique où le gouvernement-patron est aussi le législateur.En négociant avec ses em- ployés le gouvernement se comporte comme tous les autres patrons engagés dans un rapport de force qui fait que les parties en viennent bien plus à se méfier les unes les autres qu'à développer une grande estime réciproque.Au surplus, intervient un autre facteur particulièrement aggravant: le gouvernement-patron est soupçonné, souvent avec raison, de se comporter a la table de négociation avec une arrière-pensée électoralis-te.Or, lorsqu'à l'occasion d'une grève que le public ne peut plus endurer, le gouvernement fait adopter par la législature une loi spéciale suspendant l'exercice du droit de grève, il est difficile de convaincre les syndiqués réprimés que dans cette lutte la légitimité de la loi pèse plus lourd que la légitimité de leur lutte.Un régime de négociation calqué sur celui du secteur privé qui ne permet pas de faire normalement la grève ne pouvait qu'engendrer la désobéissance civile, parce que le double rôle du gouvernement agissant alternativement comme patron et comme législateur, ne pouvait que faire perdre le respect des travailleurs pour la loi.A ce propos je dirai que c'est-le gouvernement péquiste qui a fait te plus de mal à ce chapitre, en 1982.avec l'adoption de lois l'autorisant à renier sa signature au bas de conventions collectives négociées de bonne foi avec les employés de l'État.Prétextant la grave crise économique, son incapacité de payer les augmentations promises et le devoir des citoyens privilégiés de faire leur part de sacrifices, il décidait unilatéralement de s'exempter d'honorer son engagement.Et pour y arriver il recourut à deux lois spéciales (dont l'une lui permettait de déroger à la Charte des droits de la personne).Cette opération apparut d'autant plus cynique à ceux qui en furent victimes qu'ils avaient conscience que si le gouvernement s'était montré particulièrement généreux à leur endroit lors de la négociation de 1979.c'est parce que le referendum devait avoir lieu quelques mois plus tard.Le gouvernement ne pouvait pas se sortir de son problème comme il l'a fait sans faire un tort irréparable au principe de la légitimité de la loi.Le Que- j bec n'a pas fini d'en payer les-conséquences.La publicité : ni un 4e pouvoir ni un simple « murmure marchand » Sociologue de formation, l'auteur est réalisateur et donne des ateliers de création publicitaire à l'Université de Montréal.WON LALANDE Les agences de publicité évoluent dans un milieu hautement concurrentiel.On y travaille beaucoup et on hésite à s'exprimer sur la place publique pour dire ce que l'on fait et ce que l'on est.« Cette peur bleue des concurrents fait que les annonceurs et leurs agences parlent peu ou pas du tout.Et cela fait que la machine publicitaire revêt un certain caractère machiavélique, initiatique, qui, au fond, fait bien l'affaire des chasseurs de sorcières.» ' Il suffit de lire le dernier livre de lacques Godbout- ou encore cette opinion de France Paradis publiée récemment dans La Presse* pour effectivement constater que la publicité a, dans certains milieux, une bien mauvaise réputation.Pourtant la publicité et ses artisans fonctionnent selon des principes qui n'ont rien de bien mystérieux.Bien sûr, la publicité a pour objectif de vendre tout en se faisant la plus séduisante possible, mais en quoi une telle activité est-elle reprehensible?Les consommateurs qui ne sont pas des imbéciles sont parfaitement conscients du discours partisan qu'on est en train de leur servir lorsqu'ils visionnent une pub.cette dernière n'étant pas diffusée à leur insu.Par exemple, devant un message télé, les consommateurs ont pleine liberté (et ils ne se gênent pas) pour réagir comme bon leur semble: changer de poste, «zapper», aller faire pipi, la regarder en se disant qu'on les prend pour des imbéciles ou même (cela arrive) sourire, être amusé et y croire! Comment un publicitaire pro-céde-t-il pour arriver à des résultats convaincants?Tout simplement en étant vrai ! Une communication publicitaire réussie établit un lien véritable entre le produit et le consommateur.Une bonne publicité ne suffit pas à racheter un mauvais produit.À partir d'un bon produit, il faut donc toucher les consommateurs, c'est-à-dire situer le produit dans un univers qui soit conforme à leurs valeurs ou à leurs aspirations.Il y a vingt ans, pour annoncer une douche X, on aurait sans doute déshabillé (juste ce qu'il fallait) une fort belle fille qui aurait murmuré de façon langoureuse les avantages à utiliser ladite douche.Mais aujourd'hui, pour vendre Cyclo Massage, on voit plutôt un homme qui, tout en prenant sa douche, tape des pieds, frappe le robinet et danse au rythme d'une musique qui fait «très lohnny Clegg».Il y a vingt uns les travailleurs québécois s'identifiaient à Olivier Guimoud et à son Lui, y connaît ça! Mais aujourd'hui, on remarque plutôt Black label avec ses images noir et blanc et son rythme syncopé de vidéoclip.La publicité ne forge pas les valeurs qu'elle véhicule.Elle les puise plutôt dans le tissu même de la société dont elle s'inspire.La société évolue, la pub aussi.Tous les grands publicitaires ont admis un jour ou l'autre que leur principal mérite avait été d'avoir su reconnaître un courant, une tendance qui existait à l'état latent chez les consommateurs.Que ce soit lacques Bouchard au Québec, («Lui, y connaît ça!» de Labatt), lacques Séguéla en France («La force tranquillcd» de Mitterrand) ou Bill Bernbach aux États-Unis, («We Try Har-der» de Avis), chacun de ces grands publicitaires a affirmé n'avoir rien inventé.«Nous sommes tout au plus des révélateurs», nous dit lacques Séguéla4 \u2014 et il a bien raison.Voilà pourquoi il est si passionnant d'assister à ces vision- nements de pubs venues du monde entier.Entre autres choses, on remarque l'humour des Britanniques, la subtilité des Japonais, la démesure et l'émotion des Américains.Bref, on peut mieux saisir les valeurs et l'esthétique des pays dont ces pubs sont issues.Il faut donc souhaiter une publicité québécoise plus forte et plus belle.Car cette dernière est frappée des mêmes maux qui affligent tant d'autres secteurs de notre société: des ressources limitées (il suffit de comparer les budgets de production des pubs françaises et québécoises) et l'obligation encore trop fréquente d'adapter (non de créer) ce qui vient de Toronto.La publicité nous renvoie à ce que nous sommes comme société.Elle ne représente pas plus un quatrième pouvoir qu'un murmure marchand.La publicité, c'est tout simplement un moyen supplémentaire pour une société moderne de s'exprimer et de s'affirmer.1.Bouchard Jacques, p.xm in La publicité Québécoise par Beaulieu Raymond et al sous la direction de Francine Duo*.Les editions Heritage Inc.Montreal.1976.2.Godbout Jacques, le murmure marchand.Boreal.1989.3.Paradis France.Publicité: le Quatrième pouvoir?in La Presse, lundi, le 18 septembre 1989 p.B3.4 Seguela Jacques.Hollywood lave plus blanc.Flammarion Paris, 1982.Il y a 20 ans, le travailleur québécois s'Identifiait a Olivier Gui-mond.Mais la société a évolué.La publicité aussi.Avis aux gens de la Rive-Sud.Deux titres, l'un en première* page de La Presse du 12 octobre, l'autre en page 5, inspirent des commentaires qui pourraient servir à la population de la Rive-Sud, surtout celle de Saint-Hubert.Le premier titre réfère à un article sur la qualité de vie; le second, sur l'aviation, plus précisément de Dorval et de Saint-Hubert.Il n'y a pas de sujets plus diamétralement opposés.Les citoyens du nord de l'île de Montréal en savent quelque chose.Un comité d'une trentaine de personnes s'est récemment' formé en vue d'amener le ministère des Transports d'Ottawa à la raison.Oc quoi se plaint-on?Voici quelques exemples auxquels les gens de la Rive-Sud devraient accorder une attention particulière.Tout d'abord, avec des avions au-dessus de la téte à longueur de la journée, fini le téléjournal: le bruit strident des avions réactées le hachera à' tous les instants.Vous aimez vivre un peu dehors l'été, après de longs mois d'hibernation?Eh bien, fini la table de pique-nique à moins de vous poser des bouchons dans les oreilles.Fini la tranquillité, les conversations avec le voisin.Bien plus, on nous infligera à nous des vols de nuit.Vous avez bien lu: de NUIT! C'est ajouter l'injure à l'insulte.On s'attendait à ce que, à la suite de la déréglementation, la situation que nous subissons depuis plus de trente ans se détériore encore davantage.Mais nous n'aurions jamais cru.naïfs que nous sommes, que la voracité des compagnies d'aviation et le mépris du ministère des Transports fédéral atteindraient de tels sommets.C'est pourtant ce même gouvernement qui nous parle de 1'imporrance d'un bon environnement.Depuis plus de quinze ans.un aéroport ultra-moderne se meurt d inanition.Nos impôts ont contribué au demi-milliard de dollars qu'il a coûté.On a explulsé des centaines de familles de cultivateurs dont certains sont morts de peine.On a exproprié une étendue énorme de terrain parce qu'on tenait aussi compte de la qualité de vie et qu'on ne Voulait pas que se répètent les problèmes causés par un aéroport en plein milieu d'une ville.Mais on s'est arrangé pour le rendre inopérant en le privant de voies d'accès.En haut lieu, on sait très bien que les Québécois sont plutôt passifs et résignés et qu ils se laissent facilement berner par les beaux parleurs.Quand allons-nous nous réveiller?.Germain NEPVEU Pour le comité Ville Saint-Laurent Longueuil et l'aéroport de Saint-Hubert M.Ferland est maire de Longueuil.ROGER FER1ANO Depuis quelques semaines, un certain nombre d'articles parus dans La Presse concernant l'aéroport de Saint-Hubert et le dossier du développement résidentiel sur l'île Charron, notamment, me portent à réfléchir sur les relations de la ville de Longueuil et des autres villes de la Rive-Sud d'une part, et, d'autre part, avec la ville de Montréal et les villes de la Communauté urbaine de Montréal.Tout d'abord, il ne faut surtout pas oublier que tant la Rive-Sud que Laval, Montréal et les villes de la CUM font partie de ce qu'on appelle maintenant la région du grand Montréal.L'objectif visé par ce regroupement est de susciter une plus grande concertation des partenaires quant au développement de notre région, afin que nos citoyens soient les mieux desservis en matière de services publics.Cette concertation s'est concrétisée par un premier geste significatif en créant l'Office régional du transport qui regroupe les trois sociétés de transport, afin de structurer le transport en commun sur l'Ile de Montréal et sur les deux rives, en donnant une meilleure accessibilité et une meilleure tarification à nos citoyens.Cet exercice a démontré clairement qu'on pouvait coopérer et adopter des solutions acceptables à toutes les parties.]e dois par contre nuancer ces propos lorsque l'on aborde des dossiers plus spécifiques à la Rive-Sud comme le dossier de l'aéroport de Saint-Hubert.In-tair décidait récemment d'installer des vols commerciaux à Saint-Hubert, à destination de Québec, Qttawa et Toronto.Cette décision, dois-je le rappeler, est une décision purement économique qui n'a été influencée d'aucune façon par les autorités locales de la Rive-Sud.Elle est interprétée par certains représentants économiques de Montréal comme un geste visant à diviser la grande région de Montréal pour qu'éventuellement les vols commerciaux de Saint-Hubert diminuent l'activité de l'aéroport de Dorval.Tout en n'étant pas convaincu de cette hypothèse, il est important aussi de reconnaître l'argumentation de la Rive-Sud quant à la vocation de Saint-Hubert afin de prendre une décision éclairée.Peut-on admettre que nous avons une infrastructure qui peut avoir une vocation commerciale?Peut-on admettre que l'aéroport de Saint-Hubert peut desservir 120 000 citoyens de la Rive-Sud?Peut-on admettre qu'à l'extérieur de l'île de Mont- réal, vers le sud, il y a entre 400 000 et 500 000 habitants qui pourraient avoir des services à proximité de leurs lieux de résidence ou de travail?À ces questions je réponds inévitablement oui.Est-ce que nous le faisons au détriment de la grande région de Montréal?Je réponds non parce que notre concertation est basée sur le principe de l'autonomie municipale.Nous devons voir à ce que chacun de nos gouvernements locaux réponde aux besoins de ses citoyens immédiats.Lorsque les intérêts de nos citoyens convergent avec ceux de la région, nous devons tout faire pour trouver une solution régionale.C'est à partir de ce principe qu'il faut analyser la vocation des trois aéroports de la région de Montréal et non pas comme une rivalité entre villes.le m'attends à la même attitude que mes partenaires ont eue lorsque nous avons créé TORT.Concernant le dossier de l'île Charron, qui consiste essentiellement à réaliser un projet domiciliaire, la Commission de l'aménagement de la CUM a adopté une résolution visant à demander au gouvernement du Québec d'être consultée lorsque de tels projets sont élaborés, afin d'éviter l'étalement urbain.|e vous avoue que j'ai été surpris d'une telle réaction.La ville de Longueuil ne demande pas à ses voisins qu'ils soumettent leurs pro- jets pour analyse.Chaque muni-, cipalité doit voir ati développement de son territoire; et est redevable à tous les quatre ans à sa population.J'ai été très'-content d apprendre que ce dossier, qui a été soumis au Conseil de la CUM, a été retiré et que mes collègues, les maires de la CUM, ont défendu un principe qui nous tient à coeur au palier local: celui de l'autonomie municipale.En ce qui a trait à l'étalement urbain, on sait que cette question a été abordée abondamment lors de la Commission Pa-rizeau de l'Union des municipalités du Québec et que celle-ci avait expliqué cette situation en prenant l'exemple du «trou de beigne» où la ville centrale perd graduellement sa population au profit des villes périphériques.Tout en étant conscient de cet étalement, je prétends qu'il faut que chaque ville crée des conditions favorables au maintien de sa population dans son territoire.L'ORT nous a prouvé qu'on pouvait se concerter.Les différents dossiers auxquels j'ai fait référence doivent aussi suivre l'exemple.La Rive-Sud ne veut pas vivre une situation de conflit, elle veut établir une coopération durable dans le respect de l'autonomie municipale, pour le plus grand intérêt de la grande région de Montréal. burea LA PRESSE.MONTREAL.JEUOI 26 OCTOBRE 1989 t B5 Vo: Joyageurs d'affaires dès le 29 octobre, vous aurez votre propre ligne aérienne! En effet, la toute nouvelle Intair s'est donné une vocation spécifique: tout mettre en oeuvre pour répondre mieux que quiconque et avec le maximum d'efficacité, aux exigences des gens d'affaires.Intair deviendra ainsi la première et la seule véritable ligne aérienne d'affaires au pays, La flotte la plus jeune et la plus moderne en Amérique du Nord Dans un domaine où il est généralement admis que les flottes se font vieillissantes.Intair a eu la \\ision de se doter d'appareils tout neufs Ses Fokker 100, qui assurent la liaison Montreal- Toronto, sont les av ions les plus perfectionnés et les plus silencieux sur le marche Ses AT R 42.sont les plus modernes des turbo propulsés existants Intair.le nouveau siege des voyageurs d'affaires, a voulu asseoir sa réputation sur du solide Une classe affaires sur tous les vols réactés Autre preuve de la priorité accordée aux voyageurs d'affaires, Intair a instauré la classe affaires sur presque tous ses vols, et sera la seule à l'offrir sur toutes les liaisons desservies par réactés.De large fauteuils en cuir, pour votre contort, une nourriture digne des grandes tables, un service des plus attentionnés.les autres lignes peuvent aller faire leurs classes ¦.'.\u2022V-'-\"-' Nouveau et exclusif: Des vols au départ de St-Hubert Toujours dans le but de simplifier vos déplacements d'affaires.Intair sera en mesure de vous offrir, dés le 6 novembre, des vols pour Toronto; Ftearson.Québec ou Ottawa, au départ de l'aéroport de St-Hubert.situe à quelques minutes à peine du centre-v ille de Montréal.Les départs se font d'une aérogare toute neuve, réservée aux passagers d'Intair, qui ont également droit au stationnement gratuit De plus, avec St-Hubert qui s'ajoute à Dorval.vous avez même le choix des aéroports à l'aller comme au retour.C'est ce que l'on appelle «le sens des affaires».ST-HUBEKT ¦ ¦.'¦V* ¦ .m 9 \u2022 Un réseau à la mesure de vos affaires Four que vous fassiez d'elle votre quartier-général, Intair a voulu vous donner les moyens de vos actions.40 vols par jours entre Montréal et Toronto, une couverture exhaustive de tous les points d'importance au ; .Québec, des vols toutes les heures vers Ottawa, une fréquence accrue vers Québec, une porte d'entrée sur les Maritimes, une volonté de s'étendre rapidement et le programme Intair-Bonus.l'un des meilleurs programmes pour voyageurs assidus en Amérique du Nord.sur Intair.vos affaires prennent de l'expansion.Dirigeants et cadres d'entreprise, voyageurs d'affaires.au plaisir de vous voir bientôt sur Intair Renseignez-vous auprès de votre agent de Voyage ou appelez-nous directement aux numéros suivants: Montréal (514) 636-3890.Quebec (418) 692-1031.en province, sans frais 1-800-361-0200.INTAIR ÙKf\" *» il LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 26 OCTOBRE 1989 L'épouse de Joe Clark à la Commission sur les techniques de reproduction cilles gauthier du burvau ilv la Hrcw OTTAWA ¦ Maureen McTeer.épouse du ministre lue Clark et candidate conservatrice battue aux dernières elections, a ete nommée hier par le premier ministre Brian Mulroney membre de la Commission royale d'enquête sur les techniques de reproduction.Luvocal Martin Hébert, qui était chef de cabinet adjoint de Pierre Mare loimsou quand ce dernier occupait le poste de premier ministre du Quebec, et lu sociologue Louise Vandelac feront aussi partie de la commission de sept membres qui »era présidée par Patricia Baird.professeur et ancien chef du département de génétique médicale de l'Université de Colombie-Britannique.Le groupe, qui est cense preventer son rapport au plus tard en octobre I99I, se penchera notamment sur le recours a une mere porteuse, l'insémination artificielle, la fécondation in vitro, la manipulation génétique, les techniques de choix du sexe, les experiences sur l'embryon, l'infertilité chez les hommes et les femmes, la «propriété» de l'ovule, du sperme, de l'embryon ci du tissu foetal, la réversibilité des techniques de Stérilisation el sur l'utilisation commerciale d'ovules, de sperme el d'embryons.La commission, dont les tra- Maureen McTeer \\au.x coûteront probablement plusieurs millions, comprend aussi un médecin de pratique privée de l'Alberta.Bruce Hatfield.Grace Marion lantzen, philosophe el iheologienne et professeure au King's College de l'université de Londres, et Suzanne RoajII Scorsone.directrice du Bureau de la vie delà famille catholique de l'archi-diocese de Toronto.La creation de deux commissions d'enquête avait ete promise par le gouvernement conservateur dans son discours du Trône du 2 avril I989: une sur les techniques de reproduction et l'autre sur les changements a apporter aux lois électorales, qui n'a pas encore ete formée et qui remplaçait peut-être la promesse que faisait M.Mulroney pendant la dernière campagne électorale de faire adopter des le debul de son second mandat une loi sur le financement populaire des partis politiques.L'avocat Martin, membre du cabinet Guy et Gilbert, a un baccalauréat en droit de l'Université Laval et u.ie maîtrise en droit medical et en bioethique du King's College de Londres, ou enseigne un autre membre de la commission.Grace lant-icn.Il a également fait partie du cabinet de M.lohnson a la lustice et aux Affaires sociales et quand ce dernier est devenu chef de l'opposition.Louise Vandelac.nee a Montreal, a obtenu un doctorat en sociologie de l'université de Paris et elje est professeur agrège en sociologie a l'Université du Quebec a Montreal.Sa these de doctorat portait sur l'infertilité, la stérilité et les technologies de procreation.Le depute liberal Don Bou-dria a critique la nomination de Mme McTeer en affirmant que cette partisane avouée de l'avortement intimidera les autres membres de la commission parce qu'elle est l'épouse de i'ex-premier ministre et secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures Clark.M.Boudria veut déposer aujourd'hui deux projets de loi.un qui rendrait passible d'emprisonnement a vie toute personne «qui cause intentionnellement la mort d'un foetus» et qui «rendrait coupable d'un acte criminel toute femme qui cause intentionnellement la mort de son propre foetus» et l'autre qui «pénaliserait financièrement les provinces qui financent les avortements autres que ceux qui ont pour but de sauver la vie de la mère».L'OÉA espère un nouvel élan de l'adhésion du Canada cilles paouin fllluii' »ptvij/ Ij Prisse A Y-vv IOSI I Costa HUa I ¦ L'adhésion du Canada a l'Organisation des Ltats Américains donnera un nouvel clan a cet organisme regional tout en permettant a ce pays de prendre sa juste place dans l'hémisphère, croit le secretaire general de l'OEA, M.loao Baena boa res.«Le Canada participe déjà aux travaux de plusieurs des agences spécialisées de l'OEA et doit maintenant se faire entendre dans l'organisation politique centrale», a declare M.Soares en entrevue a l.j Presse, au siège du groupe a Washington.Selon lui.le Canada ne peut se permettre de demeurer simple observateur au sein de l'OEA comme il le fait depuis I972.Agir de cette manière, c'est comme travailler au sein des agences des Nations-Unies sans adherer à l'ONU elle-même, dit M.Soares.Depuis des années, le Canada est membre de plusieurs organisa-lions reliées l'OI A dont la Banque interaméricaine de développement et l'Institut des sciences agricoles.Secrétaire general de l'OÉA depuis 1984.ce diplomate brésilien de 58 ans ne doute aucunement de l'avenir de l'organisation, maigre sa déconvenue financière.Il se dit convaincu qu'il faudrait la créer si elle n'existait pas deja depuis un siècle.Le jovial ambassadeur s'anime, s'emporte même lorsqu'il entend Joao Baena Soares, secrétaire general de I OEA dire que l'OÉA n'a plus sa place et qu'elle pourrait disparaitre advenant un affrontement entre l'Amérique latine et Washington sur la question de la dette extérieure.«Si une telle crise se produit, comme c'est à craindre, le Canada sera entré à l'OLA pour assister a ses funérailles.Sinon, il pourrait contribuer a relancer l'organisation», soutient Larry Bims.du Conseil des affaires de l'hemisphere de Washington, un groupe de recherche indépendant sur l'Amérique latine.DU NOUVEAU aux Centres d'emploi du Canada à compter du 30 octobre Les clients des Centres J'emploi du Canada OUTREMONT et ROSEMONT devront faire affaires avec les bureaux JARRY ou LAURIER, selon l'adresse de leur résidence ou de leur entreprise.Les services d'emploi et d'assurance-chômage offerts par les Centres d'emploi du Canada CLARK et HENRi-BOURASSA seront regroupés au 9675, rue Papineau bureau 140, à Montréal.Centre d'emploi du Canada Papineau 9675.rue Papineau.bureau 140 MONTREAL H2B 3C8 Tel.: 389-8021 (Emploi) 496-110l (Infocentre assurance-chômage) 722-4645 (Employeurs) Centre d'emploi du Canada Laurier \u2022 Des équipes regroupées pour mieux vous servir.\u2022 Des spécialistes en EMPLOI et en ASSURANCE-CHÔMAGE: si vous cherchez du personnel, un emploi, des conseils en matière d'emploi, si vous désirez présenter une demande de prestations d'assurance-chômage, obtenir un numéro d'assurance sociale, etc.Emploi et Immigration Canada Employment and Immigration Canada Canada «Quand je suis aile a Ottawa en '987.les gens des Affaires extérieures m'ont demande de donner trois raisons justifiant l'adhésion du Canada a notre organisme», réplique M.Soares.«l'ai repondu: le Canada est un pays de cet hemisphere; TOLA est l'organisation régionale de cet hemisphere.Cela étant dit, on n'a pas besoin de troisième raison.» Pour M.Soares.les avantages qu'y trouverait le Canada sont les mêmes que l'on obtient en participant a tous les autres organismes internationaux: faire entendre sa voix et participer au débat.Le Canada a deja d'importantes relations bilatérales avec la plupart des pays de l'hémisphère, poursuit M.Soares.Et l'OÉA constitue la suite logique de ces relations au plan multilatéral.Les «vraies» informations D'après M.Soares, plusieurs des critiques formulées à l'égard de l'OÉA sont foncièrement injustes et ne reposent pas sur des faits.«C'est faux de prétendre que l'OÉA n'a rien fait pour résoudre le conflit en Amérique centrale, dit-il.Elle a.au contraire, donné son appui au Groupe de Contadora lorsqu'il a enclenché le processus de paix qui a débouché sur la Plan Arias.Elle participe activement aux opérations, en collaboration avec l'ONU.» Il ne fait aucun doute que l'OEA a été a l'origine de la recherche d'une solution au conflit centraméricain, poursuit-il.C'est même une résolution de son Assemblée générale qui a porté le coup de grâce au dictateur Anas-tasio Somoza en I979, soutient-il.«On oublie ça, on oublie toujours les vraies informations sur l'OÉA pour ne retenir que les stéréotypes plus faciles», lance M.Soares.La crise financière que traverse l'organisme n'a d'ailleurs rien à voir avec ces critiques ou avec la confiance que lui portent ses États membres, selon le secrétaire général.«Nous connaissons les mêmes difficultés que l'ONU à ce chapitre et cela tient à la situation critique de l'économie régionale», dit-il encore.De fait.l'OÉA est quasiment en faillite parce que les gouvernements participants ne versent pas leurs contributions.Elle a été forcée de congédier 5b8 de ses I 0I7 employés au debut de l'année, en plus de mettre fin a certains programmes de santé et de développement.Alors que le budget annuel de l'OEA atteignait les $90 millions au début des années 80, il n'est plus que de $47 millions présentement.Les arrérages de cotisations s'élèvent à $65 millions, dont $51 millions de la part de Washington.La participation du Canada apporterait près de $5 millions dans les coffres de l'organisme.Ce retard des États-Unis s'explique par le mécontentement de l'administration américaine à son endroit, en particulier pour son recours à la voie diplomatique face à la crise panaméenne, croit M.Birns.De plus, Washington préfère traiter avec ces pays individuellement et juge que l'OÉA ne sert pas ses intérêts.À son avis, la décision d'Ottawa ne réjouit personne à la Maison-Blanche.Le Canada sera tente d'affirmer sa propre politique face a l'Amérique latine, au risque d'embarrasser Washington, dit M.Birns.Malgré les obstacles sur son chemin.l'OÉA conserve toute sa raison d'être, termine M.Soares.Elle demeure un forum oeuvrant en faveur de la paix et de la sécurité de l'hémisphère, un organisme de promotion de la démocratie et de la solidarité entre les peuples.Seul chef de gouvernement, avec Oscar Arias, à prendre la parole lors de l'ouverture du Sommet du Costa Rica, demain matin, on s'attend à ce que Brian Mulroney profite de cette tribune pour annoncer son.adhésion aux principes de l'OÉA.Il pourra peut-être, dans quelques années, se vanter d'avoir contribué a sa relance.Sénat: Getty soumet une liste à Mulroney Canadian Presi EDMONTON ¦ Le gouvernement de l'Alberta a soumis à la considération du premier ministre Mulroney une liste de candidats éventuels au Sénat.Dans une lettre qu'il a adressée à M.Mulroney peu après les élections sénatoriales tenues dans la province le 16 octobre, le premier ministre Don Getty souligne que les Albertains ont choisi Stan Waters, du Parti de la Réforme, pour les représenter au Sénat, et demande instamment au premier ministre fédéral de nommer celui-ci à la Chambre haute dans les plus brefs délais.La lettre donne la liste des six candidats en lice selon l'importance du vote qu'ils ont obtenu.M.Mulroney a insisté sur le fait qu'il nommerait un sénateur pour combler la vacance de l'Alberta en se basant sur une liste qui devrait contenir plus d'un nom.tel quwe le prévoit l'Accord du lac Mcech. LA PRESSE MONTREAL, JEUOI 26 OCTOBRE 19S9 B7 Québec espère toujours l'élection de Jean-Louis Roy à l'ACCT Le Sommet du Costa Rica prend des allures de grand spectacle PIERRE CMVEL ¦ Le délègue general du Quebec a Paris.M.lean-Louis Roy.peut d'ores et déjà compter sur l'appui d'une i reniai ne de pays \u2014sur trente-six\u2014 en vue de son élection au poste de secrétaire general de l'Agence de coopération culturelle des pays francophones (ACCT).C'est ce qu'a indique hier à La Presse, un porte-parole du ministère des Affaires extérieures du Canada.«Nous pouvons prendre pour acquis l'engagement positif d'une vingtaine de gouvernements», a-t-il précisé en ajoutant que «neuf autres ont clairement démontré leur tendance à voter dans le même sens.» Selon lui, le gouvernement canadien a déjà en mains plusieurs engagements écrits de chefs d'Ctat ayant promis d'appuyer la candidature de lean-Louis Roy.«Nous savons, par ailleurs, que ses récents déplacements en Afrique ont donné des résultats très positifs et les rapports que nous recevons de nos représentants à l'étranger font souvent état d'engagements verbaux de plusieurs autres pays à voter de la même façon.» C'est donc avec infiniment de confiance et d'optimisme, a-t-il poursuivi, que «le Canada maintient son appui sans équivoque à lean-Louis Roy».Même son de cloche à Québec, au bureau du premier ministre Uourassa, où son attaché de presse.Ronald Poupart.affirme partager le même optimisme qu'à Ottawa quant aux chances de succès de M.Roy.«Nous étions bien conscients des obstacles qui pouvaient se dresser sur sa route; mais toutes les informations recueillies ces derniers temps nous permettent de croire qu'il les a surmontés et que les raisons d'avoir pleine confiance l'emportent largement sur les aléas toujours possibles dans une telle course.» Dans un communiqué publié hier, le bureau de M.Bourassa réaffirme que « le gouvernement du Quebec appuie fortement la candidature de monsieur Roy, le candidat canadien et québécois au poste de secretaire général qui revêt une importance toute particulière».Dans le même communique, le ministre québécois des Affaires internationales, M.|ohn Ciaccia, rappelle «le rôle important joué Landry veut la vice-présidence du PO Presse Canadienne OUEDEC ¦ L'ancien ministre dans le gouvernement Rene Lévesque, Bernard Landry, posera sa candidature au poste de vice-président du Parti québécois.Il a explique dans un communiqué, hier, qu'il effectue ce retour en politique active à la demande même du president du parti, Jacques Parizeau.Ce dernier souhaite voir son ancien collègue du cabinet assumer des responsabilités essentielles dans l'équipe du PQ.La fonction de vice-président est devenue vacante par suite de l'élection de Mme Pauline Marois comme députée de Taillon aux elections du 25 septembre dernier.Le vice-président du PQ est le president et porte-parole du conseil exécutif national.Le nouveau vice-président sera élu lors de la réunion du conseil national du parti le 11 novembre.La grosse part au PLQ Presse Canadienne QUÉBEC M Le Parti libéral recevra plus de la moitié de la somme de Sl.l million que le gouvernement accordera en allocations en 1989-90 aux 16 formations politiques autorisées au Quebec.Il aura droit à $587 839 alors que le Parti québécois se verra allouer $472 789 en vertu de la loi doctorale.L'allocation est répartie entre les partis qui ont présenté des candidats aux dernières élections générales et calculée d'après le nombre de votes obtenus.Le Parti Égalité pourra recevoir $43 392 pour défrayer ses coûts d'opération.D'autres formations politiques recevront les montants suivants: Parti vert ($23 382), Nouveau Parti démocratique ($14 324), Parti unité ($11 700).Parti citron ( $2 608 ).Parti des travailleurs du Quebec ($1,898) et Parti progres-sistc-conservarcur ($1,641 ).par monsieur Koy dans la reforme des institutions francophones pour la tenue et le suivi des Sommets» de Paris.Quebec et Dakar.Cette déclaration du gouvernement du Quebec survient 48 heures après la publication d'un article dans Le Soleil, selon lequel le bureau du premier ministre Bourassa ne partage pas l'optimisme de |ean-Louis Roy.On y serait «même convaincu que c'est le candidat belge.Roger De ha y be qui va l'emporter».«Cette affirmation décrit peut-être une situation de flottement qui prévalait il y a quelques semaines», explique M.Poupart.« mais la situation a considérablement évolué ces derniers temps.» Le grand rival de M.Roy, Roger Dehaybe, est officiellement soutenu par le gouvernement belge et pourrait également compter sur l'appui «diplomatique» du gouvernement français qui s'abstiendrait cependant de faire campagne en sa faveur auprès des gouvernements africains.Diverses sources indiquent par ailleurs que la France, advenant le retrait toujours possible de la candidature de M.Dehaybe.se rallierait volontiers, et avec enthousiasme, à celle du candidat commun du Québec et du Canada.C'est au cours de la Conference générale de l'Agence, qui se tiendra à Ottawa, les 3,4 et 5 décembre, que sera choisi le nouveau secrétaire général de cet organisme.Plus tôt.les 29, 30 novembre et le 1er décembre, le conseil d'administration de l'Agence aura tenu sa réunion régulière à Québec.CILLES PAQUIN en vote \u2022 .-¦e t anadienne OTTAWA ¦ Le gouvernement fédéral adoptera d'ici une dizaine de jours une nouvelle réglementation visant a contrôler davantage le transport des BPC vers l'extérieur du pays.Le ministre de l'Environnement Lucien Bouchard a fait cette annonce hier, au lendemain de 1'expedition de 13 barils de BPC (biphényles polychlores) en France, où ils doivent être détruits.Par la même occasion, M.Bouchard a tenu à répliquer à son homologue québécois Pierre Paradis, qui l'a accusé lundi soir d'être responsable de cette situation.M.Paradis a soutenu que le gouvernement fédéral aurait dû refuser d'émettre les autorisations nécessaires à cette expédition.Il a rappelé que Lucien Bouchard avait promis de faire détruire tous les BPC canadiens au Canada.M.Bouchard a corrigé son homologue.Il a expliqué qu'il avait promis d'interdire l'exportation de BPC produits par des institutions ou des agences fédérales.Cette promesse a été tenue, a-t-il affirmé.Il a ajoute qu'il s'était engagé à chercher des façons de réduire au minimum l'exportation de BPC produits par le secteur privé, et que c'était ce qu'il tentait de faire depuis quelques semaines.«le me suis rendu compte que les pouvoirs dont nous disposons actuellement sont limités, a-t-il déclaré.Il n'existe aucune réglementation qui nous permette de réagir dans des situations comme celle de mardi soir».Danger En vertu de la législation actuelle, une entreprise privée peut faire transporter des BPC si elle se conforme aux normes fédérales.Le gouvernement fédéral ne peut intervenir que s'il existe un danger immédiat.Ce n'était pas le cas avec les BPC de mardi soir, a soutenu M.Bouchard.Il a admis que les BPC étaient un produit dangereux, mais qu'il ne fallait tout-de-méme pas exagérer, et que le transport de l'essence était beaucoup plus risque.Le gouvernement fédéral a communiqué avec l'ambassade canadienne à Paris pour vérifier si la firme française de destruction de produits toxiques Tredi allait effectivement accepter lu cargaison.Un refus de la compagnie aurait permis au gouverne- ment fédéral d'intervenir pour des raisons de sécurité.Cependant, tout indique que la firme est prête a accepter les barils de BPC canadien-., comme elle l'a souvent fait dans le passe, a affirme M.Bouchard.«Nous n'avons pas empêche l'expédition de mardi soir parce que nous n'avions aucune raison legale de la faire», a-t-il declare a la Chambre des communes, au cours de la période des questions.Le ministre a ajoute qu'il n'avait pas voulu refuser l'autorisation recherchée par la firme Provirotect.la compagnie responsable du transport des BPC.pour ne pas revivre l'expérience embarrassante du gouvernement québécois.Le gouvernement du Quebec avait refuse d'émettre une telle autorisation, mais un juge de la Cour supérieur a émis lundi une injonction l'enjoignant de délivrer l'autorisation sur-le-champ.Ottawa songe à adopter un programme américain de lutte à la pollution MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne WASHINGTON ¦ Le gouvernement fédéral songe sérieusement a importer des États-Unis un programme controversé de l'administration Bush, qui permet aux industries les plus polluantes «d'acheter» le droit de continuer de polluer dans la mesure où les objectifs régionaux de contrôle de l'air sont atteints.La Presse Canadienne a appris hier que le ministre fédéral de l'Environnement Lucien Bouchard a confié à un chercheur québécois de l'Université McGill la tâche d'examiner sous toutes ses coutures ce programme de «commerce ou de troc des crédits à la pollution», sorte de reconnaissance de bons offices qu'une industrie exemplaire se verrait délivrer et qu'elle pourrait revendre en partie à une entreprise plus polluante, évitant ainsi fermetures d'usine, mises-a-pied et autres inconvénients économiques qu'une application trop rigide des lois actuelles pourrait provoquer.«L'instrument économique est un outil très attrayant parce qu'il est tellement efficace sur le marché puisqu'il permet aux forces en présence de choisir la façon la plus efficace de réduire les émissions polluantes», a indiqué hier dans une interview téléphonique d'Ottawa M.Bill Toms,conseillera Environnement Canada.Cette méthode originale de réduction de la pollution, qui substitue le contrôle gouvernemental à la bonne volonté de l'entreprise privée, ne fait pas l'unanimité aux États-Unis, où elle est saluée comme raisonnable et révolutionnaire par le secteur privé et qualifiée de «permis de pollution» par les écologistes.Elle constitue toutefois la pièce-maitresse du programme de George Bush sur les pluies acides et est grandement responsable de la relative facilité avec laquelle cette portion du projet de loi sur la salubrité de l'air a été appuyée jusqu'à présent par le Congrès.Au Canada, ce concept de «crédits a la pollution» risque de faire long feu.À peine formulée, cette idée était rejetée hier du revers de la main par le plus important ministre provincial de l'Environnement, M.lim Bradley, de l'Ontario.Rejoint à Toronto, le ministre libéral a déclaré qu'Ottawa semblait anormalement impressionné par des idées nouvelles venant des États-Unis.«Nous devons faire attention.On ne peut pas mettre la pollution atmosphérique sur un pied d'égalité avec des bo.sseaux de blé.» Curieusement, dans leur conversation avec la PC, quelques heures plus tôt.les hauts fonctionnaires fédéraux avaient justement adopté une analogie avec le secteur agricole pour expliquer le concept des «crédits a la pollution».Ainsi, a dît M.Toms, pour empêcher une production trop forte de lait, qui ferait chuter les prix et conduirait à la ruine ce secteur agricole, le gouvernement fédéral limite le niveau de production par ferme, ce qu'on appelle les contingentements.Dans le secteur environnemental, l'application des crédits à l'environnement prendait une allure similaire mais surtout pourrait avoir des avantages non négligeables pour l'industrie, ajoute Mme Linda MacQuecn, administratrice à la direction politique sur les pluies acides.Par exemple, il pourrait être très coûteux pour une industrie peu polluante de passer d'un niveau de pureté des émissions atmosphériques de 90 p.cent à 95 p.cent alors que pour une centrale thermique très polluante, il serait moins onéreux de partir de 0 pour atteindre 90 p.cent, a-t-elle expliqué.Si le gouvernement fédéral réussit à vendre ce concept aux provinces, les crédits à la pollution ne s'appliqueront qu'à partir de 1995, quand viendra à terme l'entente actuelle entre le gouvernement fédéral et les provinces, responsables de l'application des politiques environnementales (secteur de compétence partagée entre Ottawa et les provinces).Déchets dangereux un citoyen sceptique Presse Canadienne SHERBROOKE ¦ En audiences publiques, hier à Sherbrooke, un citoyen a mis en doute le sérieux des données recueillies auprès des entreprises génératrices de déchets dangereux que s'apprête à rendre publiques la direction régionale de l'Estrie du ministère de l'Environnement Devant la commission-d'enquête sur les déchets, dangereux André Poulin a soutenu que la firme de consultant chargée du relevé s'était fiée entièrement aux déclarations des chefs d'entreprises visitées.Le directeur régional d'Environnement Québec, M.Roland Mercier, a reconnu qu'on a fait aucune analyse ni vérification pour s'assurer de la fiabilité des déclarations.La tournée des générateurs de déchets dangereux s'est limitée à 86 entreprises sur les I 000 potentiellement productrices.M.Mercier a soutenu qu'il estimait que ces 86 entreprises produisaient probablement 90 p.cent des déchets dangereux de la region de l'Estrie.Le citoyen Poulin a soutenu de son côté que la visite de l'usine ne comportait aucune analyse des procédés techniques utilisés.M.Mercier a promis les résultats de ces études d'ici quelques semaines et a ajouté que le travail réalisé lui semblait d'une excellente quantité.$ SUZUKI ungros merci,Canada Grâce à vous, cette année est la meilleure que nous ayons connue! 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