La presse, 5 novembre 1989, D. Arts et spectacles
[" Arts et spectacles LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE S NOVEMBRE 1989 Francine Grimaldi collaboration spéciale Sutherland nous rend visite Tous les hôpitaux se plaignent du manque d'argent pour fonctionner convenablement.L'hôpital de Montréal pour entants s'est trouvé un porte-parole de première classe en la personne du grand acteur québécois Donald Sutherland, qui ne fait pas que du cinéma mais aussi des enfants, il en a cinq.C'est lui qui présidera la campagne annuelle de financement de l'hôpital pour enfants.Le lancement de cette campagne d'un million, aura lieu aujourd'hui même de I4h à I7h, à la Maison mère rue Tupper et fort probablement en présence de Donald Sutherland, enfin à l'hôpital on m'a dit «C'est à 98 p.cent sûr».ET UN TOURNAGE A MONTREAL ¦ ('apprend à l'instant, par hasard, en téléphonant a la productrice Aimée Danis, que Donald Sutherland sera effectivement à Montréal aujour- Donald Sutherland d'hui.C'était écrit dans son contrat de tournage qu'il aurait à revenir au Québec pour quelques jours.Aimée Danis coproduit un film en anglais avec l'Allemagne et le Portugal, un film pour lequel elle a eu un coup de coeur, un joli projet très humain et plein d'humour: Buster's bedroom de l'Allemande Rebecca Horn, réalisatrice de La Fer-nandina qui a eu de bonnes critiques au festival de Cannes cette année, et elle est aussi artiste réputée dans le domaine des arts visuels.Elle exposera au Musée des beaux-arts de Montréal en 92 ! Buster's bedroom c'est un film sur les dépressifs, les grands déprimés.Une étudiante ( la jeune actrice suédoise Amanda OOMS) fait une recherche s\"r Buster Kea-ton et découvre qu'il était dépressif! Elle se rend à la clinique qu'il fréquentait et là, il y a un nouveau directeur: Donald Sutherland ! Un rôle qui n'a rien à voir avec son Bethu-ne.Cette fois c'est un genre de névrosé qui se fait passer pour un médecin car il faut cacher le décès du vieux médecin pour des raisons financières.Dans cette clinique, Géraldine Chaplin joue une fausse malade en chaise roulante, le musicien montréalais Ari Schneider joue un musicien qui détruit note par note son piano, il y a aussi l'actrice italienne de 73 ans Valentina Cortese.etc.Le directeur photo est nul autre que Sven Nykvis, ce merveilleux Suédois qui a une bonne douzaine de films de Bergman à son actif! C'est à un Québécois, François La-plante, qu'on a confié la création des costumes.Aimée Danis a assisté au début du tournage, c'est la 2e semaine qui s'achève et tout baigne dans l'huile, enfin plutôt dans les eaux thermales, car on tourne à Curia, une petite ville thermale dans le sud du Portugal.Le tournage se poursuivra jusqu'au 3 décembre là-bas et il restera 3 jours à tourner à Berlin après.RETOUR SUR SCÈNE DE POL PELLETIER ¦ La comédienne Pot Pelletier se sent d'attaque pour effectuer un retour sur scène! Doucement, presque discrètement! On la retrouvera d'abord au Salon du Livre, de Montréal, où elle lancera La lumière blanche, une pièce qu'elle a écrite en 198I et créée au Théâtre expérimental des femmes: l'histoire de trois femmes qui se rencontrent dans le désert, vous sou venez-vous?Elle avait été reprise en 85, au théâtre d'Aujourd'hui.Depuis Pol avait entrepris une recherche très poussée sur le travail de l'acteur et enfin elle a créé, il y a un an.un centre de DOfO pour acteurs.Dojo en japonais signifie lieu d'entraine-ment.D'ailleurs samedi prochain elle donnera une démonstration en solo qui fera la synthèse de ses recherches visant à rendre l'acteur complet par le jeu, le chant, la danse, la voix, les exercices d'improvisation, la canalisation de ses énergies, enfin l'art d'utiliser toutes ses ressources.Le centre prend encore tout son temps mais elle commence à avoir terriblement envie de travailler au théâtre.Elle est prête pour un one woman show, mais elle se sent d'attaque pour les grands rôles.Qu'on se le dise! Cette fois messieurs les directeurs, vous risquez moins d'essuyer un refus.Le fruit est mûr.CHAPLIN SANS GÉRALDINE ¦ Aimée m'a dit que si Géraldine Chaplin n'avait pas été en plein tournage elle serait probablement venue pour l'événement Chaplin à la P.D.A.mardi soir prochain au profit de la Cinémathèque québécoise.Elle adore Montréal.TOUT SUR CLÉMENCE ¦ Vous croyez tout savoir sur Clémence Desrochers?Elle se raconte en long et en large à travers ses spectacles mais elle ne dit pas tout! Dimanche dernier, elle fut cuite, sur la broche tournée par Serge Grenier au Club Sandwich avec des amis piqueurs comme Luc Pla-mondon, son voisin dans les Cantons de l'Est, Michel Côté, qui n'était pas là pour la «croiser», Véronique LeFlaguais et la journaliste et dramaturge Hélène Pednault auteure de Notre Clémence, un ouvrage qui sera lancé demain lundi par les éditions de l'Homme à la Bibliothèque Nationale.Une biographie de 400 pages! Clémence dit n'avoir aucune mémoire, heureusement que les autres en ont à sa place! Hélène Pednault écrit pour Clémence: «C'est compliqué d'être ta biographe officielle.On a parfois l'impression d'écrire contre toi.Mais je t'ai écrite pareil! Et si tu veux savoir pourquoi, je vais te le dire une fois pour toutes: c'est parce que je t'aime.Point final.Et si tu me demandes une fois de plus, avec ta petite voix: «Pourquoi tu m'aimes autant», d'un air angoissé, notre livre risque de sortir posthume le 6 novembre, parce que je vais t'assassineravant».Signé: la délinquante Hélène.Ça promet!.LA PASSION DE JOUER S On retrouvera Clémence aussi dans La passion du jeu.Ce n'est ni un film si un autre one woman show.C'est un livre-théâtre écrit por 54 comédiens québécois! 54 textes sur la passion de jouer de François Faucher, Daniel Gadouas, Michelle Rossignol, Louise Deschatelets, Paul Buisson-ncau, Dyne Mousso, Yvette Brind Amour, René-Richard Cyr, André Montmorency, Denys Paris, François Tassé et.43 autres! Lancement par les éditions TROIS, le dimanche 19 novembre, dans le cadre du Salon du Livre à la Place Bonaventure.À suivre.LOUP DURAND ET CANDIDO ¦ C'est demain qu'arrire à Montréal Le Jaguar, monsieur Loup Durand pour nous raconter les folles aventures de son Candido amoureux d'une américaine qui sans le vouloir se transformera en redoutable chasseur.Loup Durand séjournera au Québec pendant cinq jours seulement.DAVID BYRNE ET LA MUSIOUE BRESILIENNE ¦ Surprise! Vous savez que David Byrne sera sans Talking Heads à la P.D.A.ce soir, entouré de 16 musiciens à 20h, et même un peu plus tard puisqu'il y aura Margareth Mene-zesen lrc partie.Hé bien, vous pourrez le rencontrer avant, à 19h, au cinéma Parallèle! Il viendra présenter lui-même son documentaire The house of life, 50 minutes sur la musique brésilienne de bahia, le condomble avec ses tambours sacrés, ses danses (et ses transes) qui invoquent les dieux orixas).On sera loin de la musique du film de Bertolucci Le dernier empereur mais, on n'aura qu'à se rendre ensuite à la P.D.A.¦ Sur ce, bon dimanche! La radio veut rester « souple » Plus de chansohs francophones, dit l'ACRTF, nuirait à la diversité DANIEL IEMAY ¦ a Presse a ex-¦¦posé hier la position de l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo ( AD1SQ) sur la norme de musique vocale de langue française à la radio francophone.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) tiendra des audiences sur cette question, à compter de mardi à Montréal.Aujourd'hui, nous présentons la position des radiodiffuscurs, telle que déposée au CRTC par l'Association canadienne de la radio et de la télévision de langue française (ACRTF).«Pour exposer le plus possible la chanson française, il ne suffît pas seulement de diffuser un grand nombre de pièces francophones mais il faut aussi attirer le plus grand nombre d'auditeurs possible.» Les radiodiffuseurs ne croient pas qu'une augmentation de la norme de chansons francophones les aiderait à atteindre cet objectif et ils demandent au CRTC le statu quo sur la question.En d'autres mots.l'ACRTF réclame comme droit acquis la relaxation temporaire consentie par le Conseil en 1986.Paul-Émile Beaulne, le vice-président exécutif de CJMS-Ra-diomutuel, pilote le dossier depuis des années; il a rédigé le mémoire de l'ACRTF et le soutiendra devant les commissaires mardi.Son approche est simple : « La norme de chansons francophones n'est pas un objectif en soi, mais un moyen parmi d'autres de promouvoir la chanson française».11 y a trois ans, le CRTC avait réduit de 65 à 55 p.cent les quotas de musique vocale francophone pour les stations AM et avait accordé à neuf FM des réductions «provisoires» à 55 p.cent.Comme il l'avait fait avant ( 1983-84) pour CKOI et CJFM Québec.Cette décision découlait de la baisse considérable de la production francophone entre 1982 et 1984.de 152 à 119 microsillons, un chiffre stable depuis.Le CRTC affirmait en même temps son « intention de revenir à l'exigence de 65 p.cent dès que l'approvisionnement du marché deviendrait suffisant».Rappelons que toutes les radios canadiennes sont tenues par ailleurs à 30 p.cent de contenu canadien, donc 30 p.cent de contenu québécois pour les stations fanco-phones.L'ACRTF réclame l'abolition pure et simple de cette exigence, «pour conserver un esprit d'ouverture envers les marchés francophones étrangers».La qualité, oui mais.M.Beaulne reconnaît une augmentation «nettement marquée» de la qualité des microsillons québécois.D'autre part, il insiste sur «les énormes difficultés d'approvisionnement», surtout pour les stations hors de Montréal.Le mémoire de l'ACRTF, citant une étude interne, dit que les trois-quarts (73 p.cent) des stations québécoises se plaignent de «l'insuffisance du volume» de chansons en français qui soient compatibles avec leur «son».Les radios grimacent devant l'inventaire francophone: «Pas suffisant».La moitié des titres placés en «discothèque active» par les stations québécoises sont en français alors que la production francophone ne représente que 35 p.cent des titres reçus.La distribution inadéquate, prétend-on, s'allie à d'autres «contraintes» de l'industrie du disque: \u2014 la rentabilité précaire des maisons de disques québécoises qui doivent faire face à la concurrence des multinationales; \u2014 des «lacunes majeures» au niveau de la gestion, de la promotion, du marketing et de la relève; \u2014 «la pénurie de bons réalisateurs» qui mène à une « uniformisation du son ».« Toujours les mêmes gars de son.» M.Beaulne fait aussi état d'autres raisons qui nuisent a la diffusion de chansons en français, au AM surtout.Le AM qui doit assurer sa «survie»; en 1987, les AM québécoises ont subi une perte moyenne après impôts de 1,6 p.cent; 40 p.cent d'entre elles accusaient un déficit.«La position des AM dans le marché les oblige à des choix musicaux spécifiques comme le country, les big bands, les souvenirs.» Or, les diffuseurs prétendent que le répertoire francophone manque de diversité et que les souvenirs, québécois surtout, ont « mal vieilli en raison de la qualité technique et de l'instrumentation».La fuite de l'écoute L'autre aspect de l'argumentation des radios concerne la «souplesse» qui doit être consentie aux stations dont le format est orienté surtout vers les succès anglophones, comme les stations rock.Un problème très aigu à Montréal où CKOI et CKMF doivent faire face à la «concurrence déloyale» de CHOM qui ne diffuse que 5 p.cent de chansons francophones.Selon l'ACRTF, à l'automne de 1988, 36 p.cent de l'écoute des stations anglophones privées provenait des «parlant français»; pour les FM anglaises, cette proportion serait de l'ordre, de 50 p.cent.On dit que 60 p.cent de l'auditoire de CHOM est francophone; à Montréal CHOM est numéro I chez les 18-34 ans.Et.souligne M.Beaulne, «les 18-34 sont les principaux consommateurs de disques.» «Dans les grands marches, les FM doivent avoir la souplesse nécessaire pour pouvoir plaire à leurs auditoires.C'est la réalité du marché.» Cette souplesse, prétend M.Beaulne.est impossible si le CRTC exerce le contrôle des quotas par blocs de quatre heures, comme le réclame l'ADlSQ pour assurer la prédominance francophone aux heures de grande écoute; présentement le calcul est fait à la semaine.«Un contrôle aux quatre heures, ça veut dire que tout le monde jouerait les mêmes chansons en même temps.On ferait face à une uniformisation des programmations.» Leurs «responsabilités» envers la chanson québécoise, les diffuseurs les voient beaucoup dans les programmes de développement du talent et d'appui à la production.En 88, les radios ont mis $2,5 millions \u2014 $800 000 en frais directs \u2014 dans des initiatives comme les concours rock et l'organisme d'aide MusicAction ($457 000).En comparaison, les subsides fédéraux à MusicAction sont de l'ordre de $1,5 million.Paul-Émile Beaulne reconnaît qu'il n'y a pas de «solution facile» à la question des normes de musique francophone.«Le CRTC doit analyser le problème globalement en tenant compte des particularités de nos marchés.«Nous aussi, nous sommes pour la prédominance du français.Nous réclamons simplement une politique assez souple pour pouvoir faire face à la concurrence.«Des normes plus élevées de chansons francophones iraient à rencontre du premier principe du CRTC: la diversité».Youssou N'Dour: une actualisation de la musique traditionnelle africaine ALAIN BRUN ET collaboration spéciale ADakar et sur tout le continent noir, le chanteur sénégalais Youssou N'Dour remplit les stades; à Paris, de gros amphithéâtres; en Amérique, il commence à remplir des Spectrums.Ce soir, le chanteur se produit au Ritz de New York, un gros club de musique pop.Mardi, c'est ici.Même après avoir intrigué les foules de la tournée Amnistie Internationale en 88, côtoyé les Springsteen, Sting et autres grosses pointures de la musique pop, même après avoir bénéficié d'une très forte visibilité dans la tournée du Britannique Peter Gabriel en 87, l'Africain de l'ouest connaît une ascension relativement calme en Occident, notamment aux USA.II y aura tout de même une bonne salle pour l'accueillir au Spectrum, mais on ne se rue pas aux guichets.On sait que n'importe quel artiste d'Europe ou d'Amérique ( toutes couleurs confondues) remplirait le Forum après avoir été exposé à un si vaste public.Frustrant pour une méga-star d'Afrique?Après les grandes foules de la tournéee Human Rights, y a-t-il un effet de vacuum?«Avec les grands noms de la tournée Human Rights( Amnistie Internationale), je me sentais très bien.L'idée était humanitaire et il n'était pas question de compétition entre les artistes.Mais je rappellerai tout de même quelors-qu'on est allé en Afrique, j'étais plus connu qu'eux», allègue N'Dour au bout du Fil.À Montréal, seuls les maniaques de world beat connaissaient Youssou N'Dour il y a trois ou quatre ans.Ce n'est qu'avec la tournée de Peter Gabriel (disque So) que N'Dour s'est frotté au public de masse.«Avec Peter Gabriel, c'était la première fois que je faisais partie d'une grande tournée en dehors de l'Afrique.Mais je ne faisais pas seulement une première partie; on se retrouvait avec Gabriel pendant son spectacle, c'était très intéressant», raconte le chanteur qui a également collaboré avec Paul Simon et Jacques Higelin.En fait, il se défend bien d'avoir été utilise comme une cu- Youssou N'Dour riosité exotique par les grosses ligues du showbiz international.11 sait que l'évolution des mentalités est lente; il a compris la game occidentale, encore plus difficile pour un Africain en Amérique.Lentement, en piochant, comme le dialogue nord-sud.N'oublions pas que N'Dour est hyper-populaire chez lui.Encore récente, sa percée occidentale est considérée comme un véritable success story sénégalais; inutile d'ajouter que son public est très large, que son art est tout à fait prisé par les autorités en place.Youssou habite toujours Dakar.11 n'y est pas trop souvent mais il tient à y demeurer et même à contribuer à la mise en place d'infrastructures pour le showbusiness national.Il appuie nombre d'artistes sénégalais qui montent, comme Baba Maal, Is-maël Lo, Super Diamono, etc.«Aujourd'hui, la musique pop a besoin de quelque chose de nouveau et je pense que ce renouveau ne peut venir que de l'Afrique.Et les gens commencent à comprendre ça, à s'y intéresser», prohétise le chanteur.Plus métissé: «The Lion» Après trois années de fructueuses associations avec les stars occidentales, Youssou N'Dour vole à nouveau de ses propres ailes.«J'aime l'idée des rencontres, mais il faut aussi que je pense à moi.De toute façon beaucoup d'autres projets de collaboration sont en cours; pour le faponais Ryuichi Sakamoto, j'ai participé à un disque comportant beaucoup de mélanges», affirme-t-il.Il n'y a pas si longtemps, N'Dour avait pour projet d'actualiser la musique anccstrale de l'empire mandingue; issu de l'ethnie wolof, N'Dour proposait la complexité et la finesse des rythmes et chants ouest-africains \u2014 quelque peu imprégnés de la musique sacrée islamique\u2014 reprenaient vie dans son mbalax (l'étiquette de son style, qui signifie «accompagnement rythmique» en wolof) de N'Dour.Après s'être frotté à des artistes parmi le plus prégnants de la scène occidentale, Youssou N'Dour s'est un tantinet occidentalisé.Son plus récent microsillon, The Lion, en témoigne.« Ma musique a changé; le mbalax a évolué du côté de l'ouverture.Il y a quatre ou cinq ans, c'était encore très traditionnel, pas d'influenct» extérieures, pas de mélanges.Sur The Lion, il y a beaucoup plus d'ouverture, de rencontres, il s'est passé tant de choses avec ces quatre années*, raconte N'Dour.«Ce qui a le plus évolue chez.moi, c'est le son et la technologie, l'ai compris beaucoup de choses techniques, et j'ai pu introduire dans ma musique beaucoup de sons que j'aimais bien», poursuit-il.Les ajouts de N'Dour?Des chants planants, iiuffés d'échantillonnages synthétiques, des bribes de textes en anglais, du slam bass propre au funk, du nouveau rock.Par ailleurs, des musiciens occidentaux se sont joints au Super Etoile de Dakar, formation du chanteur: le saxophoniste vedette David Sanborn (qu'on voit souvent au Late Night Show de David Lettcrman), le batteur Manu Katché (Gabriel), le grand pianiste Kenny Kirkland (Sting), le claviériste David Sancious, Peter Gabriel lui-même et d'autres Occidentaux se retrouvent sur The Lion.Associés au groupe sénégalais (dont l'excellent joueur de tama, Assane Thiam), ils se retrouvent dans un contexte où les sources africaines sont présentes sur sur toute la ligne.«Il y a des gens qui sont déçus par l'idée du nouveau son, conclut N'Dour, mais il y a toute une nouvelle génération africaine qui aime cette idée d'ouverture.Une Afrique progressive que je me dois de promouvoir».Avis aux nostalgiques! D2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE S NOVEMBRE 1989 Les uns et les autres Chariot prête à rire et donne aux pauvres Quelques extraits de Chaplin, sa vie et son oeuvre, de David Robinson, de Charlie Chaplin, ( les Cahiers du cinéma ), et de Studio.La pantomime \u2014 Sans ma mère, je doute que j'aurais pu réussir dans la pantomime.C'était l'une des plus grandes artistes de pantomime que j'aie jamais rencontré.Elle restait des heures assise devant une fenêtre a regarder les gens dans la rue et à illustrer avec ses mains, ses yeux, les expressions de son visage, ce qui se passait en bas.La démarcha \u2014 Il y avait une station de fiacres dans le voisinage avec un vieux type qu'on appelait Rummy, qui faisait partie du paysage.Il avait un gros nez.un corps tordu par les rhumatismes, les pieds enflés et distordus, et les pantalons les plus extraordinaires que j'avais vus.C'est sans doute un géant qui les lui avait donnés.Quand je vis Rummy se trainer sur le pavé pour aller tenir le cheval d'un fiacre et recevoir un penny de pourboire, je fus fasciné.Sa démarche me sembla si drôle que je l'imitai.Quand je montrai à ma mère comment marchait Rummy, elle m'implora d'arrêter parce qu'il était cruel d'imiter une telle affliction.Puis elle resta dix minutes à pouffer de rire dans le cellier, four après jour, je travaillai cette démarche.C'était devenu une obsession.La canna \u2014 |e réfléchis à tous les petits Anglais que j'avais vus avec de petites moustaches noires, des L'oeil Charlie Chaplin Charlie Chaplin aurait eu 100 ans cette année! La Cinémathèque québécoise souligne ce centenaire par une première canadienne: la projection-concert de City Lights i Les lumières de la ville ).Pour l'occasion, la Cinémathèque disposera d'une copie unique au monde, propriété de Lady Chaplin.La musique originale de ce classique muet, composée par Chaplin, sera interprétée par les 38 musiciens de l'orchestre I Musici de Montréal sous la direction de Yuli Turovsky.Les sommes recueillies serviront à la création du Musée de l'image en mouvement de la Cinémathèque québécoise.Mardi soir à 20 h au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.vêtements collants et leur canne de bambou, et je me décidai à ics (iicnuic cumule inoiicic.L'idée de la canne est peut-être ma trouvaille la plus heureuse.Car la canne est ce qui m'a fait le plus rapidement connaître et, d'autre part, j'en ai développé l'usage jusqu'à lui donner un caractère comique à elle seule.La parlant \u2014 Les talkies (films parlants)?Vous pouvez dire que je les déteste ! Ils viennent gâcher l'art le plus t ancien du monde, l'art de la pantomime.Ils anéantissent la grande beauté du silence.Us jettent à bas l'édifice actuel de l'écran, ce courant qui a créé les vedettes, les cinéphiles, l'immense popularité du cinéma, l'appel de la beauté.(1929).La rira \u2014 Lorsqu'un seul événement peut provoquer à lui seul deux éclats de rire séparés, il vaut bien mieux que deux deux faits séparés.Dans The Adventurer, j'y réussis en me plaçant sur un balcon où je mange une glace avec une jeune fille.À l'étage au-dessous, je place une dame forte, respectable et bien habillée, à une table.Alors, en mangeant ma glace, je laisse tomber une cuillerée qui glisse à travers mon pantalon et, du balcon, vient tomber dans le cou de la dame.Le premier rire est provoqué par mon propre embarras; le second, et de beaucoup le plus grand, résulte de l'arrivée de la glace sur le cou de la dame qui hurle et se met à sauter.Un seul fait a servi, mais il a mis dans l'embarras deux personnes et a déclenché deux éclats de rire.Si simple que cela semble, il y a deux éléments de la nature humaine qui sont visés par lui: l'un est le plaisir pris par le public à voir la richesse et le luxe en peine; l'autre est la tendance du public à ressentir les mêmes émotions que l'acteur sur la scène ou sur l'écran.James Stewart dans Rear Window, de Hitchcock.Changement de set ! Pop-corn Beaucoup d'enfants décident de quitter leur foyer de bonne heure dans 1 espoir de faire fortune, mais peu y réussissent.En voici pourtant quelques-uns pour lesquels cette décision s est révélée profitable: \u2022 Neil Diamond quitta sa demeure de Brooklyn à 13 ans et aboutit dans le Midwest, où il se joignit à un groupe musical appelé les « Roadrunners».\u2022 Bob Dylan s'échappa sept fois de sa demeure de Hibbing, au Minnesota, tandis que Flip Wilson quitta ses parents adoptifs à sept reprises.\u2022 À 13 ans, Cary Grant se joignit à une troupe d'acrobates.\u2022 Le père de W.C.Fields lui ayant asséné un coup de pelle sur la téte, celui-ci, qui avait alors 11 ans, s'enfuit et devint jongleur de vaudeville.LES MOTS ,ir- CAHIN-CAHA \u2014 Tant bien que mal.Cet adverbe vient du latin qua hinc.qua bac.Dans sa forme actuelle, il apparait dans un refrain composé au XVIIIe par Ch les-François Panard: Cigit Louis Cahin-Caha.De oui, de non, s'entortilla.Puis dit ceci, puis dit cela.Perdit la téte et s'en alla.Il s'agit, precise le Dictionnaire du gai parler, du cardinal-archevêque de Paris Louis-Antoine de Noailles ( 1651-1729), excellent prélat et homme de coeur, mais de caractère fantasque, changeant.Cette chanson, seule, le tire un peu de l'oubli.a Maintenant qu'elle a renoncé pour de bon au tennis professionnel, Chris Evert qu'elle projette avant tout de fonder une famille.Mais une carrière d'actrice ne lui déplairait pas non plus, avoue-t-elle.À telle enseigne qu'elle a déjà contacté des amis résidant à Hollywood, pour leur demander de dire un mot en sa faveur à quelques grands du cinéma.Son mari, Andy Mill, n'a aucune objection, pourvu que les enfants viennent en téte de liste.¦ L'acteur favori de Lady Diana a toujours été Charlie Chaplin, et l'on croit savoir que le metteur en scène britannique Richard At-tenborough projette de tourner une biographie de Chariot et désire confier le rôle à Dustin Hoffman.Après avoir assisté à une représentation du Marchand de Venise, la princesse de Galles alla rendre visite à Hoffman dans sa loge et déclara à l'acteur éberlué: «Si quelqu'un d'autre que vous incarne Charlie Chaplin, je me tue».¦ Les habitants d'He-ber City ont brûlé l'effigie de Robert Redford parce qu'il a réussi à stopper la construc- | tion d une usine atomique qui devait ' créer des centaines d'emplois dans la région.¦ Faute de clients.Mickey Rourke et son frère Joey ont fermé leur restaurant de Beverly Hills.P Julian Lennon, qui vit dans un bunker construit par l'armée américaine en 1940 dans les montagnes de Santa Monica, a fait peindre en lettres géantes sur le toit: « Piss of ! » ( Débarrassez ) ¦ Kim Basinger va faire ses débuts dans la chanson avec un album composé par Prince qui écrit actuellement quelques morceaux pour Talisa So to ( dernière lames Bond girl ) dont il se serait entiché.P Révolution.La célèbre brasserie Lipp de Paris vient d'investir dans une machine à espresso.Pour conserver la tradition, on continue néanmoins à le servir en pot et non à la tasse.¦ Robert De Niro fait enfiler les calculs rénaux qu'on lui retire périodiquement.Il les porte en bracelet.¦ Pedro Almodovar a décidément la cote auprès des Américains.Non seulement son film Femmes au bord de la crise de nerfs a-t-il été acheté $350 000 par la Orion Classics mais il fait aussi aujourd'hui l'objet d'un remake avec Jane Fonda dans le rôle principal.P Nicolas Cage a deux requins dans sa piscine de Los Angeles.Il leur jette des steaks crus pour amuser ses invités.a Elizabeth Taylor va empocher $400 000 pour deux journées à peine de Chris Evert travail : elle tournera les scènes de deux épisodes de Dallas dans lesquels elle doit paraître cette saison.Et pour la première fois de sa vie, Liz pourra aller chercher son chèque en conduisant elle-même sa voiture, puisqu'à 57 ans.elle vient d'obtenir son permis de conduire.¦ Nicolas, le fils de Brigitte Bardot, vit en Norvège avec sa femme et sa fille.Il déclare: «l'aime une Norvégienne et ma mère les bébés phoques.Si on se rencontre un jour, ce sera sur une banquise».¦ Une violente querelle sévit entre Frank Sinatra et Al Pacioo à propos de la parution éventuelle du crooner dans Le Parrain 111.Sinatra s'efforce depuis des mois d'obtenir un rôle dans le film, mais Pacino est déterminé à l'en empêcher.Il espère en effet profiter de la troisième version du Parrain pour faire un retour triomphal à l'écran, et craint que Sinatra, s'il y jouait lui aussi, ne lui vole la vedette.¦ Tom Jones s'est engagé en principe à verser une somme d'argent non précisée mais qui serait considérable à la mère d'un bébé de 14 mois qu'elle affirme être le fils du chanteur de 48 ans.Katherine Berkery, âgée de 26 ans, avait soutenu en cour que l'enfant avait été engendré à l'occasion de deux nuits qu'elle avait passées avec [ones dans une chambre d'hôtel.Un test génétique soumis en preuve avait établi qu'il y avait 99,9 pour cent de chances que Tom Jones soit bien le père.¦ Richard Pryora invité son impresario.Sue Mengers, à diner et lui a fait passer une merveilleuse soirée, avant de la congédier le lendemain même.Sans doute quelque chose qu'il avait mal digéré.L'acteur a maintenant renoué avec son ancien impresario, Guy McEIwaine.P John Clark Gable a été pressenti pour incarner son célèbre père dans une biographie filmée du regretté Montgomery Clift.Le jeune homme se produirait dans la portion du film dépeignant Cable, Clift et Marilyn Monroe lors du tournage des Misfits, durant lequel Clark Gable mourut.Sources: AP, AFP, Max, Elle, Clobe Parfums sur mesures Descendante de Pierre Guerlain, Patricia de Nicolai compose ses parfums sur commande.Son premier client: le roi Hassan II du Maroc.Le Figaro Magazine souligne qu'élevée au milieu des parfums, elle aime se souvenir du temps où sa grand-mère portait les nouveautés Guerlain : la famille testait les créations et on décidait de l'avenir du récent parfum.Aujourd'hui.Patricia de Nicolai crée ses propres senteurs.Bien sur, il n'est pas question de créer un parfum par client.À moins que celui-ci ne soit le roi du Maroc pour lequel on taille un flacon original en cristal, marqué de ses armes.Cependant, un parfumeur-compositeur est riche de nombreuses formules, non encore utilisées et prêtes à être adaptées.Il en coûtera S 125 par flacon pour une commande de cent unités.\u2014 69, avenue Raymond-Poincaré, 75116 Paris.MICROSILLONS CD \u2014 CASSETTES FRANÇAIS CS S0 NS ARTISTE-titre 1 1 29 HOCH VOISINE lèsent* aa«* «wi ftrsmuM'SaKr 2 2 S J0HANNE BLOUIN* ommvmm *»»**¦\u2022¦ CM»reC Jean-Louis Millette et Annie Girardot.Anime par Louise Deschâtelets avec ses invités Mitsou, Piicole Martin, Jean Coutu, Mariette Lévesque, Mario Pelchat, Céline Lomez, Pierre Poitras et Véronique Béliveau.Présenté par Birhs et Cartier en collaboration avec le Ministère de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie du Québec.10NTRÊAL (gt Télévision 35 Quatre Saisons cfjp-tv Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Louise Cousineau 20:00 O CD CD \u2014 Céline en spectacle et en coulisses À la fois un portrait et des extraits de spectacles.Une réalisation du grand lean-lacques Sheitoyan.21:00 O 3D CD \u2014 «A la vie! À l'amour!» Un téléfilm fascinant sur un amour qui nait et qui meurt.Un excellent scénario de Monique Proulx et une réalisation de Bruno Carrière.Avec Anne Bédard et Serge Dupire.Le «raust» de la soirée.O ©t CD \u2014 Johanne Blouin/Cités-Cinés lohannc sans Félix dans les décors amusants de Cités-Cinés.CQ \u2014 «Crocodile Dundee» Un joyeux film racontant les aventures d'un chasseur de crocodiles qui se retrouve à New York.Avec Paul Hogan dans le rôle-titre.\t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00 21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 O\tnUjoaMMMeoMM\tFaut voir ça\tStar rfun soir\t\tLes Beeui Dimanches: Céline en spectacle\t\tLes Beaux Dimanches: À la vie! À l'amour!\tTéléjoumaL'Sculfy rencontre (22h20)\t\tSports.Pol.provinciale (23M5)\t CD\tNFLFoetbafl(IShOO)\t\t60 Minutes\t\tMurder, She Wrote\t\tSunday movie: Taken Away\t\t\tNews/Missing.\tMagnum.(23h45) CD\tNR.Footfall (13M0)\t\tThe Magical World ol Disney\t\tSister Kale\tMy Two Dads\tMovies: Cross Of Fire\t\t\tBenny HI Show\tSotarbabies O\tWoridoiOiuty\t\tCBC Family Hour.Pray For Me Paul Henderson\t\tAmazonia: The Road To The End Oi The Forest\t\t\tSunday Report\tVenture/Business\tNewswatch\tSanFranciKO(23h25) O\tJeunesse d'hier.»\tAvis de recherche\t\tRira bien.\tSalutl Les Canadiens de Montréal\t\tJohanne Blow* Cité-Ciné\t7 jours\t\tNouvelles TVA.Sports\tBonOimanche Qt\tJeunes» d'hier.\tAvis de recherche\t\tRira bien.\tSalut! Les Canadiens de Montréal\t\tJohanne Blouin: Cité-Ciné\t/jours\t\tNouvelles TVA/Sports\tBon Dimanche O\tNewsline\tHomegrown Ca'e\tSister Kate\tMyTwoOads\tW-5\t\tSunday Night Movie: Crocodile Dundee\t\t\tCTV Weekend News\tNightline ®\tTV 8 News\tABC News\tLife Goes On\t\tFree Spirit\tHomeroom\tSunday Night Movie: CrocodSe Oundee\t\t\tNewsNightbeat\tCrimestoppers800 ®\tTélejcumaLBècouverte\tFaut voir ça\tStar d'un soir\t\tLes Beaux Dimanches: Céline en spectacle\t\tLes Beaux Dimanches: À la vie! À l'amour!\tTéléjoumal/Scully rencontre (22h20)\t\tSports Pc!, provinciale (23M5)\t CD\tIci Montréal\tLabeSaettabéte\t\tRira bien.\tSalut! Les Canadiens de Montréal\t\tJohanne Blouin: Cité-Ciné\t7 jours\t\tNouvelles TVA/Sports\tBon Dimanche ©\tPuise\tTravel, Travel!\tSister Kate\tFree Spirit\tW-5\t\tSunday Night Movie: Crocodile Oundee\t\t\tCTV Weekend News\tPulse CD\tTélejoumil/Wcouverte\tFaut voir ça\tStar d'un soir\t\tLes Beaux Dimanches: Céline en spectacle\t\tLes Beaux Dimanches: À la vie! À l'amour!\tTéléjoumal/Scully rencontre (22h20)\t\tSports/Pol.provinciale (23M5)\t CD\tLueie-Bnmeeu (IlhOO)\t\t\t\t\t\t\t\t\tProfession prof\t s3\tABC News\tWheel ol Fortune\tLife Goes On\t\tFree Spirit\tHomeroom\tSunday NigW Movie: Crocodile Dundee\t\t\tABC News.WarolWorlds(23h15)\t m\tPasse-Pirtout\tCharlie Brown\tOegrasii\tSciences en image\tMonsieur Fabre\t\t\tA comme artiste\tVisiontario\tParoles ontariennes\tLysetTrillium Œ)\tAil Creatures Great and Small\t\tWild America\tNaturescene\tNature\t\tM.Theatre: Glory Enough For AD\t\tTrying Times\tCampion: Police at the Funeral Idem, de 2)\t ©\tUs Carnets de Louise: Mario lirette\t\tCamera 89\t\tSpécial Dimanche: Surprise sur prise\t\tGala Mode Hiver'SO\tLe Choc des idées\tDem.Édition(22hS3)\tSports Plus (23h04)\tMénickreçoit(23h3S) CD\tNewton's apple\t\tAll creatures great and small\t\tArt of the western world\t\tM.Theatre: Glory Enough For All\t\tAre you being served?\tSneak Preview Video\tTelevision (H)\tEcole des farts (17n30)\tProcope/lt divan\tLe Journal TF1\tL'Afrique des femmes\tApostrophes\t\tGros Méchant Show (21M5)\tPlace Publique |22ti15)\t\t\tLe journal TF1(23h35) 03\tMusique Vidéo\t\tTransit\tMusique Vidéo\tMusique Vidéo\t\tMusique Vidéo\tNuMusik\t\t\t E3\tTheWrtcnesOf Eashwieic\t\t\t\tGonflas fn The Mist\t\t\t\tThe Last Emperor\t\t \t\u2022AtMI(1fh30)\t\u2022Sports 30\tConférence de presse\tLNF-Émission spéciale\tFootball-La LNFéRDS: Dallas vs Washington\t\t\t\t\tSports 30\tBite Bonnets m\tGontes dans II femme (17M$)\t\t\t\tLa dernière tentation du ChrisVLlncroyabie venté\t\t\t\t\t\t \u2022 Changement de dernière heure.RADIO-MUSIQUE M RADIO-CULTURE &fa RADIO-CANADA 24 HEURES SUR 24 AU RÉSEAU FM STÉRÉO DE RADIO-CANADA NE MANQUEZ PAS CETTE SEMAINE À NOTRE ANTENNE.DIM \\\\< III odette baticle à drancy i.i Communauté des Radios publique» de langue française diffuse auiourd hui l'Émission gagnante du prix Paul-Gilson (cafégoriedocumentaire): 'Odette Baticle a Drancy- d'Elisabeth Huppcn.Cette histoire rappelle le triste épisode de l'internement des Juifs en banlieue de Paris pendant la Seconde Guerre mondiale.Production: Radio France.5 novembre, 23h00 à minuit Of I I M)l Al \\ INDKI 1)1 quatre concerts en direct Du lundi 6 au jeudi 9 novembre, prestation de quatre concerts en direct de la Chapelle historique du Bon-Pasteur de-Montréal.Le lundi 6.la flûtiste Francine Voie- la violoncelliste Louise Trudcl et la pianiste Carmen Picard proposent des pièces de M \u2022\u2022\u2022In.Hummel, Vtlla-Lobos,Bloch.Rochmaninov.Gaubcrt et Damase.Le mardi 7.l'tnscmble >aintlouis de France, compove de 14 musiciens, interprète des oeuvres de Rieti, Martinu et Rota.Le mercredi 8.les Solistes du Nouvel Ensemble Moderne, soit le flûtiste Guy Pelletier, le violoncelliste Claude Lamorhe, le pianiste Jacques Drouin et le percussionniste Julien Grégoire joueront \"Souvenirs de Tadous-sac» de John Wlniarz, -Barolo \u2022 de Bruce Mather, Concerto pour piano MIDI d'Alain Thibault et -Colère: Berlin 61- de Michel Longtin.Enfin, le jeudi 9.recital de la pianiste Jacinthe Couture qui a inscrit a son programme le» variations sur -Weincn, Klagen, Sorgen, Zagen- de Liszt, la Sonate no 28, op.101 de Beethoven et les Préludes, op.28 de Chopin.Des billets gratuits pourront être obtenus a la Chapelle historique du Boa-Pasteur, 100, Sherbrooke Est, une semaine avant chaque événement.Quatre rendez-vous a' ne pas manquer, sur place ou sur nos ondes, dans le cadre de Radio-Concert Signalons en terminant que le vendredi 10, Radio-Concert nous présente l'OSM sous la direction de Charles Du ii 'i t c t l.i jeune prodige du violon.Midori.Au programme: le Concerto no 2 de Bartok, la 3e Symphonie de Schubert et 'Fals-taff- d'Elgar.Animation: Michel Kcable et Françoise Davotnc.20h00à22b00 1er PRIX DU CONCOURS D'OEUVRES DRAMATIQUES RADIOPHONIQUES DE RADIO-CANADA Exceptionnellement à 18h30, en raison d'un enregistrement public dans le cadre de Théâtre du lundi, présentation de la pièce qui a remporté le lcrprix(catégorie 60 minutes) du XVlIe Concours d'oeuvres dramatiques radiophoniques de Radio-Canada, - L'Été de 46» de Gérald Galarneau.Elle est interprétée par Ronald France, Claudie Verdant, Elisabeth Chouvalidzé, Madeleine Arsenault, Hubert Loiselle, Maric-Renée Patry.Larry-Michel Demers et Michel Thériault.Résident a Stc-Julic, Gérald Galarneau travaille à Hydro-Québec depuis 25 ans, et consacre la plupart de ses temps libres à l'écriture.-L'Été de 46\" raconte l'histoire d'un amour malheureux dans le Montréal de l'après-guerre.6 novembre, 18b30 à 20hOO VII IM.KI 1)1 il \\ INDKI Dl LES FEUX DE LA RAMPE Le mercredi 8 novembre aux Feux de la rampe on entendra un concert que donnait le Trio Lyrika cet été dans le cadre du Festival superphonique a Lachine 1989.Le Trio Lyrika rut fondé en septembre 1985 par trois jeunes Canadiens de talent, le violoncelliste Roman Borys de Toronto, la pianiste Marie Fabi de Sherbrooke, et la violoniste Annalcc Patipatanakoon de Calgary.Au programme: Trio en sol, H.XV/25 de I laydn et le Trio no 1, op.8 de Brahms.Le vendredi 10 novembre, soirée J.S.Bach enregistrée au 13c Festival de musique baroque de Lamèque au Nouveau-Brunswick.Au programme: Cantates, BWV 42, 19.51 et 243a avec le Choeur et l'Orchestre de la Mission St-Charles sous la direction d'Andrew ParrotL Les solistes sont Suzie Leblanc, Danièle Forget.Laura Pudwell.Edmond Brownlcss et Michel Ducharmc.Animation: Janine Paquet.i ihOOà lôhoo \\ l SDKI 1)1 SCIENCE ET TECHNOLOGIE EN MARCHE Cette série nous fait connaître les principales recherches et découvertes scientifiques au Canada ainsi que leursapplications technologiques.Aujourd'hui: -La géologie: sismologie et recherches aurifères-.Irtv.Paul-Éraile Tremblay, s.I, directeur du centre de sismologie au Collège Brébeuf a Montréal; François Robert, géologue, chercheur dans les laboratoires du ministère fédéral d'Énergie, Mines et Ressources.Animation: Gustave Héon.10 novembre, 19h00 à 19b30 RENÉ DESCARTES, GENTILHOMME TOURANGEAU A Littératures cette semaine, début d'une série de cinq émissions produites par France-Culture sous le titre: -René Descartes, gentilhomme tourangeau\".Les invités de Jacques Munier traceront un portrait vivant de l'auteur du célèbre -Discours de la méthode-.10 novembre, 23b30 à minuit 1 *?}\u2022 Réseau FM Stéréo\tCBF-FM 100,7 MuntrêJl\tCBV-FM95.3\tCBJ-FM 100,9 Chicoutimi\tCBAL-FM 98.3 Moncton\tCBOF-FM 102,5 Ottawa-Hull\tCJBR-FM 101,5 Rimouski\tCBF-FM 104,3 Trois-Riviéres T\t\t\tTr\t\t'V\t\tV LA FLÛTE ENCHANTÉE Depuis sa création, il y aura bientôt 200 ans, -La Flûte enchantée- (Die Zauber-flote) n'a cessé d'être l'un des opéras les plus populaires, une oeuvre dont le merveilleux séduit le public de tout age.Le 11 novembre à 13b30, L'Opéra du samedi nous le présente dans une production de la Canadian Opera Company de Toronto.Les principaux interprètes: Ruth Ann Swenson, Katl'Jeen Brett, Laurence Dale, Theodore Baerg, Donna Brown et John Duykers.Le choeur et l'orchestre sont dirigés par Rein-hard Peters.Animation: Jean Deschamps.13b3Qàl7b3Q_ Si vous désirez recevoir chaque semaine pendant une année l'horaire FM détaillé, veuilleznousfairepanvnirun chèque ou mandat au montant de 30f, pour frais de poste et de manutention, fait à l'ordre de la Société Radio-Canada.Sotre adresse: Distribution hors antenne Société Radio-Canada Case postale 6061.Suce.A Montréal (Québec) H3C 3A7 D6 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 5 NOVEMBRE 1989 Débat autour du plateau des pyramides d'Egypte tes appareils stéréo M ON A SAIE M Agence France-Presse LE CAIRE ¦ La question de l'exploitation du plateau des pyramides de Guizeh défraie la chronique en Egypte, le ministre de la Culture, Farouk Hosni.étant accusé de vouloir y établir un projet touristique et commercial qui pourrait mettre en péril le plus célèbre des sites archéologiques égyptiens.M.Hosni a été mis en cause par le journal gouvernemental Akh-bar el-Yom, qui lui a reproché d'avoir passé outre à l'avis de plusieurs membres de la Commission permanente de l'archéologie pour adopter ce projet prévoyant la construction d'un amphithéâtre de 17 000 places et d'un centre commercial sur le plateau des pyramides.Selon ces experts cités par le journal, ces constructions seraient de nature à concentrer les vents chargés de sable et les rayons du soleil sur le sphinx, accélérant ainsi son érosion.Un projet similaire visant à édifier des motels sur ce plateau avait suscite en 1980 dans les milieux intellectuels et de l'opposition une levée de boucliers qui avait abouti à la résiliation d'un contrat conclu entre le gouvernement et une société étrangère en vue de sa réalisation.Un expert égyptien en matière d'archéologie, Neemat Ahmad Fouad, s'en est vivement pris mardi au ministre de la Culture, l'accusant de vouloir ressusciter ce projet.Dans un article publié par l'hebdomadaire Al-Chaab, Mme Fouad affirme que l'amphithéâtre et les boutiques, outre le danger qu'elles représenteraient pour le sphinx, risqueraient de dénaturer le site.Elle demande au président de la république d'intervenir pour s'opposer au «complot destructeur» de M.Hosni.Selon un porte-parole du ministère de la Culture, «rien n'a été encore décidé.L'essentiel est de séparer la région des pyramides du quartier populaire adjacent de Nazlet el-Samman, dont l'expansion anarchique risque d'affecter le site archéologique», a-t-il déclaré.Dans cet esprit, selon ce responsable, l'amphithéâtre et le centre commercial seraient conçus comme un écran de protection du site.Cette polémique intervient à un moment où les responsables égyptiens accordent de plus en plus d'intérêt aux «richesses archéologiques» du pays, le tourisme étant désormais l'une des principales ressources de l'Egypte en devises étrangères et la seule activité en réelle expansion.Selon le ministre du Tourisme, Fouad Sultan, les recettes touristiques pour l'année fiscale 1988T 989 ( qui commence en juillet) se sont élevées à 2,3 milliards de dollars, soit une augmentation de 19 p.cent par rapport à l'année précédente.Ces recettes devanceraient ainsi celles des exportations pétrolières et les revenus du Canal de Suez qui sont respectivement de 1,1 et 1,3 milliard de dollars.Le chiffre communiqué par le ministre du Tourisme est jugé exagéré par les observateurs, qui évaluent les recettes touristiques à plus d'un milliard.Par ailleurs, les médias égyptiens ont largement évoqué les problèmes dont souffre une autre cité touristique, celle de Louxor, qui rassemble 70 p, cent des trésors archéologiques de l'Egypte.Pour protéger Louxor de l'expansion urbaine, le ministre de la Construction Hassaballah Al-Ka-fraoui avait récemment évoqué le projet de construction, dans une région désertique adjacente, d'une cité, «la nouvelle Thèbes», qui pourrait abriter 60000 personnes et où seraient transférés les établissements industriels et administratifs de Louxor.Cette dernière ne serait plus dès lors qu'un musée à ciel ouvert.1er festival du film de San Juan Agence France-Presse_ SAN JUAN.Porto Rico ¦ Le premier festival du cinéma de Porto Rico a été inauguré vendredi, à San |uan, par Romero, film américain du père Ellwood Keiscr, qui raconte l'assassinat de l'archevêque de San Salvador Oscar Romero.Des films provenant d'Argentine, du Canada, de France, d'Italie, d'Espagne, des Etats-Unis et du lapon seront présentés durant ce festival de dix jours.Selon son organisateur, M.Juan Gerard, «les films les meil-leurs et les plus récents du monde entier» seront proposés au cours de cette manifestation.Comment trouver un bon magnétophone ¦¦UNO BISSON Le magnétophone à cassettes constitue sans doute le complément le plus agréable à une chaîne stéréo de base.Mieux, de tous les appareils périphériques, il est celui dont le prix, en fonction de l'utilisation, est le plus raisonnable.Et si l'on consent au départ à quelques concessions à la haute fidélité, un magnétophone à .cassettes de qualité, capable d'une reproduction et d'une lecture fidèles de la musique, peut coûter moins de $600.Pour un consommateur ordinaire, toutefois, deux problèmes peuvent se présenter au moment de l'achat: pour moins de $600, il existe prés d'une centaine de modèles différents fabriqués par une bonne trentaine de manufacturiers et l'embarras du choix se double de la difficulté de tester en magasin les qualités d'enregistrement et de lecture de dizaines d'appareils.Pour s'y retrouver, on peut toujours s'en remettre aveuglé* ment aux compétences d'un vendeur.C'est facile, mais potentiellement dangereux.La seule alternative réside dans une démarche par étapes, dont la première est de se fixer un prix plafond et la deuxième, de procéder par élimination en se fondant sur quelques critères simples et sur des spécifications techniques de base.Ce qui est moins évident, c'est de traduire en langage clair les amoncellements de chiffres et de signes quasi-ésotériques qui composent ces fiches techniques.Dans la démarche que nous proposons ici, nous avons retenu trois spécifications techniques de base, relativement simples à décortiquer et qui constituent des indicateurs honnêtes des performances d'un magnétophone.Les critères techniques sur lesquels nous nous sommes fondés sont les suivants: la courbe de réponse de-fréquences, un bon indicateur de la richesse du «tissu» musical; le pleurage et le scintillement, qui mesure le degré de précision des appareils; et le rapport «signal sur bruit» dont la signification pourrait se traduire par « la quantité de musique reproduite par rapport à la quantité de parasites ou bruit de fond audibles».Partant de là, et après avoir fixé un prix-plafond de $600, nous avons retenu six modèles de magnétophones simples (à une seule cassette) fabriqués par des manufacturiers connus et de réputation fiable.Tous ses appareils sont dotés de réducteurs de bruit Dolby B Tableau des spécifications techniques (du manufacturier) Les données de courbe de réponse correspondent a un enregistrement sur cassette \u2022métal-.Le rapports signarbruit est mesure sans réducteur Dolby.Marque /Modèle Courbe de réponse Pleurage et Rapport Prix ___(Hz-kHz)_scintillement signal/bruit_ DENON.25-18+/- 3dB 0,055 74 dB $450 DRM-500 NAD.35-16+/-3 dB 0,060 66 dB $398 6325 NAD.30-19+/- 3 dB 0,060 57 dB $550 6340 NAKAMICHI.20-20+/- 2 dB 0,060 64 dB .$599 CR-1A ONKYO.20-16+/- 3 dB 0,070 58 dB $550 TA-2130 YAMAHA.20-20+/- 3 dB 0,050 60 dB $598 KX-500U___ et C, familiers a presque tous les magnétophones existants.Trois de ces magnétophones possèdent en plus le Dolby HX-PRO.qui, en fait, n'est pas un réducteur de bruit de fond mais un procédé d'amplification du signal à enregistrer.La courbe de réponse L'oreille humaine a des limites.Elle ne capte qu'une portion assez congrue des sons naturels.Traduite en longueur d'ondes, cette portion s'étend de 20 hertz (bas) à 20 000 hertz (aigus).Idéalement, donc, n'importe quel appareil stéréo devrait être capable de reproduire toutes les ondes d'une amplitude comprise entre 20 et 20 000 hertz.Idéalement, car en fait, les basses les plus profondes, entre 20 et 50 hertz, sont plus facilement perceptibles par leur mouvement et leur propagation que par leur sonorité.On les sent beaucoup plus qu'on ne les entend.De plus, il faut être très attentif et concentré pour vraiment entendre des sons suraigus de plus de 18 000 hertz.Considérant de plsu que les cassettes traditionnelles ont un potentiel de musicalité et d'harmonique inférieur aux disques de vinyle et disques compacts, il faut bien se rendre à l'évidence que la haute fidélité sur cassettes se limite à de la «moyenne fidélité» en terme absolu.Malgré cela, les limites extrêmes de réponse de fréquences d'un magnétophone devraient, idéalement, couvrir tout le spectre sonore audible, de 20 à 20 000 hertz.Des six magnétophones écoutés, seulement deux, revendiquent la possibilité de reproduire tout le spectre sonore, le Na-kamichi et le Yamaha.Le Nad 6325 et le Onkyo trahissent pour leur part leurs limites dë reproduction et de lecture musicale.Par contre, les limites admises par le manufacturier pour le De-non (de 25 à 18 000 hertz) et le Nad 6340 (de 30 à 19 000) ne se traduisent pas musicalement par des pertes de dynamisme ou de définition, si on les compare au Nakamichi et au Yamaha.Sur la foi de ce test, un consommateur moindrement exigeant peut donc considérer comme fort acceptable une courbe de réponse de fréquence se situant entre 30 ou 35 hertz (minimum) et 18 000 hertz (maximum).Pleurage et scintillement Cette deuxième donnée permet de mesurer le degré de précision du déroulement de la bande magnétique et compte pour une bonne part dans la détermination de la réponse de fréquence.On dit qu'un magnétophone «pleure» lorsque le ruban défile trop lentement, donnant l'impression d'apesantir la musique, et qu'il «scintille» si le ruban défile trop vite, provoquant une distorsion flagrante dans les aigus, Un ruban magnétique défile à la vitesse de 4,75 centimètres par seconde sur les tètes de lecture et d'enregistrement.Une faible marge d'erreur peut avoir des conséquences importantes sur la qualité musicale.La mesure moyenne d'écart de vitesse, responsable du pleurage ou du scintillement, s'exprime en pourcentage (% WRMS) et ne devrait jamais excéder 0.08 p.cent.Une valeur de 0.1 p.cent, fréquente sur des appareils de $150 à $300, est excessive.Rapport signal sur bruit Enfin, le rapport existant entre la quantité de signal désiré et le bruit de fond indésirable, est révélatrice de la qualité des pièces ( tètes de lecture et moteurs, entre autres) utilisés dans la fabrication des appareils.Un rapport signal sur bruit d'une valeur inférieure à 55, (s'exprimant en fait: -55 décibels ou dB), n'est pas acceptable.Les magnétophones Onkyo et Nad 6340 se situent presque à cette limite inférieure.Par ailleurs, l'audition prolongée du modèle Nad 6325 nous fait douter de son rapport de -66 dB, le Nad 6340 (rapport de -57dB), nous ayant paru plus « musical ».Quant au rapport signal sur bruit de -74 dB fourni par le fabricant Denon pour le modèle DRM-500, il n'est possible qu'avec l'utilisation d'un réducteur Dolby B ou C.Les rapports sans réducteur Dolby du Yamaha et du Nakamichi, à -60dB et 64dB.se situent à notre avis dans la moyenne idéale pour un appareil de $600 ou moins.Il est reconnu que la limite maximale du rapport sur bruit pour un magnétophone à cassette conventionnel est d'environ -65dB.Conclusion Malgré un préjugé favorable à l'égard du Nakamichi CR-1A, nous avons eu la surprise de préférer, à l'écoute, le modèle Yamaha.Ce dernier, en plus d'être agréable à entendre, possède le pseudo-réducteur Dolby HX-PRO qui constitue une intéressante alternative aux réducteurs de bruit classiques dont plusieurs n'apprécient guère l'effet de filtrage des sons aigus.Des quatre autres appareils, le Denon peut sembler à prime a-bord le plus intéressant à cause de son prix même s'il ne donne sa pleine mesure qu'avec l'utilisation du Dolby.Pour sa part, le.modèle Nad 6340 possède des qualités d'enregistrement particulièrement évidentes dans les sons très bas et très aigus.L'autre modèle Nad n'est pas nécessairement à dédaigner mais il est de toute évidence fort limité, côté enregistrement et sonorité.Enfin, le modèle Onkyo, une pauvre réussite pour ce manufacturier de la superbe série Integra, semble limité en tout.Soit dit en passant, ce modèle n'apparaît même plus dans les listes de produits les plus récentes. D7 Le Monde LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 5 NOVEMBRE 1989 Lockerbie: nouvelles Agence France-Presse LONDRES Des services de renseignements occidentaux sont «convaincus» que le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général a commis l'attentat de Lockerbie sur ordre de l'Iran, écrit aujourd'hui le Sunday Times, qui affirme connaître les détails du complot ayant conduit à la mort des 270 Passagers d'un Boeing 747 de la an Am le 21 décembre dernier.Selon le journal, un nouveau témoignage, recueilli hier, aurait fourni aux enquêteurs des éléments essentiels pouvant permettre l'identification des auteurs de l'attentat.Les policiers écossais pourraient citer dans leur rapport les noms de sept terroristes, tous membres du FPLP-CG de Ahmad Jibril, poursuit le Sunday Times.Les services de renseignements, | affirme le journal, pensent que Ji-' bril a reçu plusieurs millions de dollars de l'Iran, après qu'un air-bus iranien eût été abattu dans le l golfe en juillet 1988, pour recruter, par l'intermédiaire de Hafez Kassem Dalkamoni, chef pour l'Europe du fPLP-CG actuellement écroué en RFA, l'équipe qui «liait commettre l'attentat contre lin avion de la Pan Am.§ Selon le journal, la bombe a été fabriquée dans un appartement de Francfort par un terroriste jordanien, Marwan Khreesat, puis transportée à Malte par un Palestinien.Là, d'autres terroristes au-jraient reçu de Dalkamoni et de Abu Talb, un autre membre du -FPLP-CG emprisonné en Suède pour d'autres motifs \u2014affirma-tions déjà démenties par le FPLP-CG \u2014 l'ordre de placer la bombe sur un vol d'Air Malta.ii Selon le témoignage de deux touristes britanniques alors en vacances à Malte, un homme et une femme auraient remis une valise à un touriste, qui se trouvait à la terrasse d'un café, et qui devait prendre le vol KM 180 d'Air Malta.À l'aéroport de La Valette, un employé des bagages soudoyé aurait faussement étiqueté la valise contenant la bombe, qui aurait ainsi pu être embarquée, non accompagnée, sur le vol 103 de la Pan Ara à Francfort, et exploser au-dessus de Lockerbie.I Enfin, le Sunday Times critique à nouveau la police ouest-allemande.Non seulement les enquêteurs britanniques leur reprocheraient leur manque de 'coopération, selon le journal, mais ils auraient également maintenant à répondre d'une nouvelle «maladresse»: la libération de Khreesat, six semaines avant l'attentat de Lockerbie, alors qu'on le soupçonnait d'être impliqué dans deux attentats à la bombe contre des avions civils.DÉPÊCHES LIBYE Pourparlers ¦ Des responsables américains sont actuellement engagés dans des pourparlers secrets avec le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, affirme le journal dominical britannique Sunday Correspondent.GRANDE-BRETAGNE Critiques ¦ Le ministre à l'Irlande du Nord, Peter Brooke, était hier la cible des critiques virulentes de ses amis députés conservateurs à Westminster, après avoir laissé entendre que des discussions étaient possibles avec le Sinn Fein, la branche politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA).Vendredi, M.Brooke avait, à la surprise générale, déclaré implicitement que le gouvernement de Londres pourrait ouvrir des négociations avec le Sinn Fein si l'IRA renonçait à la violence.HONGRIE Scission ¦ Un éclat a marqué hier la deuxième journée du congrès du parti social-démocrate hongrois dont l'aile gauche a fait défection pour créer un nouveau parti, le «parti social-démocrate indépendant ».M.Gyorgy Ruttner, chef de file de l'aile gauche du parti, a quitté la salle du congrès avec une soixantaine d'adhérents pour tenir dans un autre immeuble de Budapest l'assemblée constatante du nouveau parti social-démocrate indépendant.Selon Gyorgy Ruttner, le parti social-démocrate «s'est transformé en parti de droite, de tendance bourgeoise-libérale».Les démarches pour le choix d'un président au Liban se poursuivent Les députés chrétiens refusent de quitter Paris, privant ainsi le Parlement \u2014 dissout par Aoun \u2014 de son quorum d'après AFP et Reuter BEYROUTH Lr élection du chef de l'État, qui avait été prévue pour hier au Liban, n'a pas eu lieu: la majorité des 7j élus libanais se trouvaient toujours hier hors du pays et poursuivaient leurs efforts pour trouver une solution, en dépit de l'annonce par le général Michel Aoun de la dissolution du Parlement.Le président sortant de la Chambre, M.Hussein Husseini, a rejoint à Paris une trentaine de parlementaires du camp chrétien pour négocier avec eux leur venue au Liban.Au moins 24 députes, musulmans en majorité, sont regroupés au Liban nord (sous contrôle syrien) mais il faut un quorum de 49 parlementaires pour assurer l'élection d'un Président, dont le pays est privé depuis plus de 13 mois.«Nous attendons que les députés arrivent de Paris pour que le quorum soit assuré.La séance aura lieu en principe aujourd'hui», a déclaré hier soir, dans un entretien avec la presse à Tripoli (Liban nord), le député chrétien pro-syrien Abdallah Racy.Selon des parlementaires, le scrutin pourrait se tenir dans l'aérodrome militaire de Qlaiaat, à 105 km au nord de Beyrouth, dans une région où l'armée de Damas est déployée.Le général Aoun, chef du gouvernement de militaires chrétiens, a déjà fait savoir qu'il ne reconnaîtrait pas un président issu de cette Chambre, coupable selon lui d'avoir violé la Constitution, et qui ne peut élire qu'un «agent de l'occupation syrienne».«Aucune force au monde ne peut vaincre notre volonté», a lancé le général Aoun, à une foule de partisans venus lui manifester leur soutien devant le Palais de Baabda, dans la banlieue chrétienne de Beyrouth.A l'aube, le général Aoun avait annoncé la dissolution du Parlement, et, comme la Constitution l'y oblige, la tenue de nouvelles élections législatives en janvier 1990.photo reuter Le général Aoun a rencontré \u2014non sans les saluer d'abord\u2014 les journalistes dans les ruines du palais présidentiel pour leur annoncer qu'il avait pris la décision de dissoudre le Parlement.M.Salim Hoss, chef du cabinet rival à majorité musulmane soutenu par Damas, a immédiatement condamné cette mesure, la jugeant «illégale, anticonstitutionnelle, nulle et non avenue».Pour leur part, les juristes sont divisés sur la question : les uns estiment que le général Aoun peut se prévaloir de l'ensemble des prérogatives du chef de l'Etat, en tant que détenteur du pouvoir exécutif; les autres affirment que, en sa qualité de chef d'un gouvernement transitoire, il est uniquement chargé d'organiser l'élection présidentielle.Face à la gravité de la situation, le Vatican et l'URSS ont immédiatement réagi.Porteur d'un message du pape lean-Paul II, le nonce apostolique au Liban, Mgr Pablo Puente, a rencontré hier le général Aoun pour l'appeler à faire des «concessions» et l'informer de la volonté du Vatican qu'un président soit rapidement élu.Parrainé par le triumvirat (Algérie, Arabie Saoudite, Maroc), l'accord de Taêf, que le général Aoun a rejeté, a reçu l'appui de l'ensemble des pays arabes et des cinq grandes puissances.À Baabda, 30000 personnes, des jeunes en majorité, ont manifesté leur soutien au général Aoun, en scandant: «Par notre âme, par notre sang, nous te défendrons général ».En revanche, les composantes majeures du camp chrétien ont observé un mutisme absolu durant toute la journée.La milice des Forces Libanaises de M.Sa-mir Geagea, qui se partage le contrôle du «pays chrétien» avec l'armée du général Aoun, a ainsi maintenu le silence qui est le sien depuis l'accord de Taêf le 22 octobre.Le patriarche maronite Nas-rallah Sfeir est également resté silencieux.Chef spirituel de la communauté chrétienne la plus influente au Liban, il avait approuvé l'accord de Taèf et tenté en vain de jouer un rôle de médiateur entre le général Aoun et les députés de son camp.La Grèce Namibie: la minorité blanche est inquiète Agence France-Presse WINDHOEK Les quelque 78 000 Blancs de Namibie abordent dans l'appréhension, mais aussi avec une certaine résignation et de manière divisée, les élections constituantes qui doivent avoir lieu du 7 au 11 novembre dans cette colonie sud-africaine et qui déboucheront à terme sur l'indépendance et un gouvernement noir.Leurs inquiétudes sont motivées par le fait que le favori du scrutin, et le parti qui a le plus de chances de gouverner après l'indépendance, est un mouvement de guérilla marxiste, l'Organisation du peuple du Sud-Ouest Africain (SWAPO), qui a longtemps fait figure d épouvantai! auprès des Blancs.La SWAPO a certes, depuis le début de la campagne électorale, tendu aux Blancs la main de la réconciliation, mais rares sont ceux qui croient à sa sincérité.L'incursion en avril de 1 600 guérilleros venus d'Angola, en violation du plan d'indépendance qui venait de démarrer, est encore fraîche dans les mémoires.De nombreux Blancs, surtout dans les campagnes, soupçonnent notamment la SWAPO d'être prête à recourir à la force si le verdict des urnes ne lui est pas favorable.Bien qu'elles se soient révélées fausses, les accusations de Pretoria, qui a fait état mercredi de centaines, voire de milliers, de guérilleros de la SWAPO massés dans le sud de l'Angola, à la frontière nord de la Namibie, n'ont pas contribué à rassurer les Blancs.Les Nations-Unies qui supervisent le processus de décolonisation, se sont d'ailleurs récemment inquiétées de la distribution par la police namibienne d'une centaine de fusils à des Blancs vivant dans l'Ovamboland, région limitrophe de l'Angola et bastion de la SWAPO.Il n'y a toutefois pas eu, depuis le déclenchement du processus de décolonisation, le 1er avril, d'exode des Blancs, semblable à celui qu'avait provoqué l'adoption par le conseil de Sécurité de l'ONU, en septembre 1978, de la résolution 435 sur l'indépendance de ce territoire qui compte aujourd'hui environ 1,5 million d'habitants.Ceux qui sont restés sont pour la plupart viscéralement attachés au «Sud-Ouest» (ancien nom de la Namibie) et n'ont aucune envie d'aller refaire leur vie ailleurs, même s'ils doivent vivre sous un régime noir.C'est le cas des quelque 40 000 Afrikaners et des 20000 à 25 000 habitants d'origine allemande.Même s'ils sont d'accord pour rester, les quelque 50 000 électeurs blancs sont toutefois divisés sur l'attitude à adopter.Certains, prêts à jouer la carte d'une société non raciale, voteront pour l'Alliance Démocratique de la Turnhalle (DTA), une coalition modérée et pro-capitaliste dirigée par un Blanc, Dirk Mudge.Mais d'autres demandent le maintien de certains privilèges pour les Blancs en tant que groupe racial, même s'ils n'osent pas se réclamer de l'apartheid.Ceux-là voteront pour l'Acton Chrétienne Nationale (ACN), «coalition» qui se résume en fait au seul Parti National du Sud-Ouest Africain (NP).Parmi les Blancs extrémistes, figurent aussi ceux qui refuseront de participer au scrutin, à l'appel du parti National Rénové (HNP, extrême-droite).II y a enfin, à l'opposé de l'échiquier politique, les quelques Blancs qui voteront pour la SWAPO.Quatre jeunes Blancs figurent sur la liste des candidats de la SWAPO, dont l'un est un neveu d'un ancien minitre sud-africain.Le tout premier de ces Blancs qui ont rejoint «l'ennemi» et que l'extrême-droite considère comme des traîtres, Anton Lubowski, est tombé sous les balles d'un ou plusieurs tueurs le 12 septembre dernier.Nicaragua: la rencontre avec la Contra est reportée et les combats se poursuivent d'après AFP et Reuter NEW YORK (Nations-Unies) Lr ONU a reporté à une date ultérieure la réunion prévue lundi et mardi à New York, à laquelle elle avait convié notamment le gouvernement du Nicaragua et la résistance nicaraguayenne, la Contra, a annoncé hier le service de presse des Nations Unies.Il devait s'agir de la première réunion entre Managua et la Contra depuis les accords de Téla d'août dernier, conclus entre le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et le Salvador.Ces accords prévoient notamment la démobilisation volontaire des quelque 12 000 hommes de la Contra soutenus par Washington.À cette réunion devaient participer, outre les représentants du gouvernement de Managua et de la Contra, ceux de la Commission internationale d'appui et de vérification (CIAV \u2014émanation de l'ONU et de l'Organisation des États Américains, chargée de superviser la démobilisation de la Contra), les secrétaires généraux de l'ONU et de l'OÉA.L'ONU ne fait qu'entériner une décision prise par Managua de reporter à une date ultérieure cette réunion à laquelle il avait demandé, en vain, la présence du Honduras en tant que pays accueillant l'essentiel des forces de la Contra.D'autre part, la Contra a fait savoir vendredi de Tegucigalpa, qu'elle souhaitait un report au 13 novembre prochain de cette réunion de New York.La Contra qui a donné son accord de principe à cette réunion entend y réclamer le retour au cessez-le-feu levé par le gouvernement sandiniste, une amnistie générale et la libération de tous les prisonniers politiques, comme conditions de sa démobilisation.Entre temps, l'armée sandiniste livre de violents combats dans le nord du Nicaragua où les troupes gouvernementales, appuyées par l'aviation et l'artillerie, poursuivent quelque 1 500 combattants de la guérilla anti-sandiniste selon un haut responsable militaire.Le chef militaire de la région nrd, le lieutenant-colonel Manuel Salvatierra, a déclaré vendredi soir devant la presse locale que les contras, infiltrés ces derniers temps dans la région à partir du territoire du Honduras voisin, avaient subi de «nombreuses pertes» au cours des dernières 48 heures.Selon le lieutenant-colonel Salvatierra, les combats les plus a-charnés entre armée et guérilla se déroulent dans la région de San José Bocay et Rio Blanco, dans les départements de Jinotega et Ma-tagalpa.L'armée avait repris ses opérations contre la guérilla mercredi, après que le président Daniel Ortega eut suspendu la trêve unilatérale proclamée par les Sandinis-tes en mars 1988.Le responsable militaire a affirmé qu'en octobre, alors que la trêve était encore en vigueur, quelque 120 accrochages entre armée et guérilla avaient eu lieu dans le nord du pays.Agence France-Presse ATHÈNES Libéralisme catégorique ou renforcement deï'État-Provi-dence, les conservateurs de la Nouvelle Démocratie et les socialistes du Pasok (plus de 80 p.cent du corps électoral) proposent aujourd'hui aux électeurs grecs deux politiques radicalement différentes.La Nouvelle Démocratie, écartée du pouvoir pendant huit ans par le Pasok et placée à la veille du scrutin en téte des sondages veut débarrasser le pays du socialisme et dégager le pays de l'emprise de l'État.Le président de la ND, M.Constantin Mitsotakis, a promis de conserver le pouvoir d'achat des Grecs mais a annoncé un chômage limité au début de la législature pour relancer l'économie et la compétitivité.M.Mitsotakis a annonce sa volonté de privatiser et même de fermer les entreprises en difficultés contrôlées par l'État.Il compte également rétablir la confiance du monde industriel pour développer les investissements, encourager l'initiative privée, résorber la dette extérieure et l'important déficit du secteur public.Côté Pasok, M.Papandréou a appelé les Grecs à consolider les «conquêtes sociales» établies de 1981 à 1989 notamment dans la santé et l'éducation.Il s'est prononcé pour le renforcement de l'État-Providence et la construction d'une «société de solidarité» à l'exemple des partis socialistes et sociaux-démocrates d'Europe de l'Ouest.Les socialistes se prononcent pour la stabilité et la «modernisation rapide» de l'économie pour assurer la croissance, lutter contre le chômage et préparer le pays au marché intérieur européen de 1993.Sur le plan de la politique étrangère, les conservateurs veulent s'attacher à restaurer l'image et la «crédibilité» de la Grèce auprès de ses partenaires européens et occidentaux.M.Mitsotakis a annoncé son intention de conclure rapidement un accord sur la présence des bases américaines «qui sont utiles aux intérêts des deux pays».II a également déclaré que les conservateurs reconnaîtraient à part entière l'État d'Israél et entameraient un dialogue avec la Turquie pour résoudre les différends gréco-turcs.Les socialistes veulent poursuivre leur lutte pour l'indépendance nationale et une politique étrangère « multi-dintensionnel-le» vers l'est et l'ouest.Ils continueront leur combat en faveur du désarmement et de la paix et la création de zones dénucléarisées et sans armes chimiques, dans les Balkans notamment.À propos des bases américaines, M.Papandréou compte mener des négociations avec les États-Unis afin que les bases servent «les intérêts supérieurs de la nation».Il a annoncé la tenue d'un referendum sur la question et la fermeture de la base aérienne d'Hellénikon située près d'Athènes.Haïtiens réduits à l'esclavage Agence France-Presse WASHINGTON 0es Haïtiens, habitant illégalement en République dominicaine, sont contraints par la force à travailler dans des plantations de canne à sucre appartenant au gouvernement, selon un rapport rendu public aujourd'hui à Washington par trois organisations humanitaires.Les conditions de travail dans ces plantations sont si dures, les salaires si bas, que l'État ne parvient pas à embaucher des volontaires, explique ce rapport.Par conséquent, le gouvernement, poursuit-il, envoie ses militaires recruter par la force parmi les milliers d'Haïtiens qui vivent sans papiers en République dominicaine.Les soldats, armes à la main, obligent les Haïtiens à se rendre dans ces plantations où des hommes, également armés, patrouillent pour éviter que les ouvriers ne s'échappent, selon ce rapport.Cette enquête a été menée à l'initiative des organisations de défense des droits de l'homme Americas Watch, Caribbean Rights et National Coalition for Haitian Refugees.L'esclavage en République dominicaine a été formellement aboli au siècle dernier, souligne cette étude.I D8 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE S NOVEMBRE 1989 Les magasins-entrepôts des soeurs hospitalières 180 CUV PINARD Lorsque les religieuses hospitalières de Saint-Joseph décidèrent, le 26 novembre 1858, de déménager l'Hôtel-Dieu à un emplacement connu sous le nom de Mont-Sainte-Famille, elles se préparaient à abandonner dans le Vieux-Montréal un immense terrain susceptible d'être revendu à fort prix.L'emplacement Les limites de la propriété des religieuses hospitalières de Saint-|osep1i ont été mentionnées dans le premier article ( no 91 ) consacré à l'Hôtel-Dieu de Montréal, mais rappelons-les brièvement.En 1860, cette propriété était bornée à l'ouest par la rue Saint-Joseph ( connue sous le nom de rue Saint-S\"!pi-ce depuis 1863), au sud par la rue Saint-Paul, à l'est par la ligne mitoyenne des propriétés de |.H.« Jesse » Joseph et des soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, et au nord par la ligne mitoyenne de différentes propriétés sises en bordure de la rue Notre-Dame.L'évolution sur le terrain Le 23 novembre 1860, quelques mois avant le déménagement à Mont-Sainte-Famille, les religieuses hospitalières offrirent la propriété à la Congrégation de Notre-Dame au prix de «76122 piastres», se réservant une bande de terrain le long de la rue Saint-Paul afin d'y construire des magasins.Une première série de dix magasins, connue sous le nom de «bloc de l'Hôtel-Dieu» fut construite en I860 et 1861 en bordure de la rue Saint-Paul, entre les rues Saint-Sulpice et Saint-Dizier.En 1861, la Congrégation de Notre-Dame acheta la partie nord-est ainsi qu'une étroite bande polygonale au sud-est.La Congrégation rétrocéda cependant cette acquisition aux religieuses les 13 et 23 novembre 1869, à cause de difficultés financières.La récupération de ces 61000 pieds carrés permit aux religieuses d'ajouter des magasins, construits «à l'arrière» du bloc de l'Hô-tel-Dicu, dont ils étaient séparés par la rue Le Royer.Les 12 derniers magasins de l'ensemble furent construits en 1873 et 1874 du côté est de la rue Saint-Dizier (prolongée au nord de la rue Saint-Paul vers 1861 ) et du côte nord de la rue de Bré-soles (ouverte en 1871, toujours à même la propriété de la communauté).Ces constructions portèrent à 33 le nombre de magasins-entrepôts des soeurs hospitalières, auxquels il fallait ajouter quatre des six magasins (les deux autres avaient été démolis pour l'ouverture de la rue de Brésoles) qu'elles avaient fait construire rue Saint-Sulpice en 1844.Deux incendies, l'un en 1874, rue Le Royer, et un autre en 1914, rue Saint-Paul, causèrent d'importants dommages mais les dégâts furent réparés en chaque occasion.Certaines transformations importantes ont aussi été apportées à l'ensemble.Ainsi, on a ajouté trois étages à la partie est du bloc de l'Hôtel-Dieu.Le deuxième bloc a aussi perdu une partie de sa mansarde.Mais en général, ce vaste complexe commercial de 470000 pieds carrés a conservé son intégrité architecturale d'origine, même si certains édifices ont été recyclés en appartements en copropriété divise, comme nous le verrons plus loin.Les religieuses hospitalières ont graduellement abandonné ce secteur en vendant leurs propriétés.La première de ces ventes eut lieu en 1941 quand la communauté vendit deux de ses quatre magasins de la rue Saint-Sulpice à (.-Alfred Bernier, propriétaire de la société C.-X.Tranchemontagne et Cie.En 1962.le même Bernier compléta l'acquisition du pâté de magasins allant jusqu'à la ruelle, rue de Brésoles.La dernière vente survint en 1975 quand la communauté céda à la Société immobilière du Cours Le Royer Limitée les trois derniers magasins qu'elle y possédait.Les locataires Le gros-oeuvre du bloc de l'Hôtel-Dieu était à peine terminé quand les religieuses se virent dans l'obligation de louer six magasins (quatre rue Saint- 1 0$) Le bloc de I Hôtel-Oieu d'ouest en est, selon un dessin d'époque.PHOTO DC VOlPI-WMKWOftTH Le bloc 2 avant la restauration, d'est en ouest rue Le Royer photo michel gravel, u Preaa Le bloc 2 d'ouest en est après la restauration.À noter, la différence au niveau de la toiture.PH0T0 **\" UPTVta Paul et deux rue Saint-Joseph ) aux troupes fraîchement débarquées d'Angleterre.Ces troupes occupèrent les «casernes Victoria» (ainsi qu'on les avait baptisées ) pendant sept ans et quatre mois et firent des dommages évalués à $14590.De nombreuses entreprises ont prospéré dans le Vieux-Montréal à titre de locataires des magasins-entrepôts des religieuses hospitalières.En fait, le premier bail, d'une durée de cinq ans valide à partir du 1er mai 1870, fut négocié avec John L.Cassidy, qui était devenu en 1865 l'unique propriétaire de la société Cassidy Limitée.Le bloc de l'Hôtel-Dieu Les magasins-entrepôts des religieuses hospitalières de Saint-Joseph représentent un excellent spécimen de l'architecture commerciale d'inspiration néo-Renaissance de la deuxième moitié du XIXe siècle.Les surfaces ouvertes à la clientèle étaient éclairées par de grandes vitrines cintrées formant d'intéressantes arcades au rez-de-chaussée, et présentant d'alléchants étalages de produits aux passants.La pierre de taille s'imposait comme matériau privilégié, et on vit apparaître des éléments ornementaux comme les chaines d'angles harpées, les pilastres, les encadrements moulurés, les bandeaux lisses, etc.Les architectes n'hésitaient plus à utiliser le toit mansardé percé de lucarnes.Et même si l'ordonnance privilégie le fonctionnalisme plutôt que le style, ces bâtiments offrent un intérêt architectural certain, les différents architectes impliqués ayant réussi à protéger la composition de l'ensemble.Comme matériau, on a évidemment privilégié la pierre calcaire grise de Montréal.Voyons maintenant chaque bloc de magasins séparément.Connu sous le nom de «bloc de l'Hôtel-Dieu», le premier groupe de dix magasins fut érigé en 1861 au coût de $126392,28, selon des plans du célèbre architecte Victor Bourgeau.L'ajout de trois étages dans la partie est fut réalisé de 1907 à 1909 selon des plans d'architecture dessinés par J.L.D.Lafrenière.Cette addition a laissé des traces dans la partie exhaussée, notamment au niveau des pilastres, couronnés de corbeaux ornementaux.Les travaux impliquèrent la pose de piliers en acier ancrés dans les fondations et entrainè-rent des déboursés de $76981,31.Délimité par les rues Saint-Paul, Saint-Sulpice, Le Royer et Saint-Dizier, le bloc mesure 296,6 pieds de longueur sur environ 124 pieds de profondeur (elle varie de 122 à 125).Les six magasins les plus à l'est comportent un sous-sol, un rez-de-chaussée, six étages et des combles de sorte qu'ils culminent à une hauteur de 85,5 pieds.Les quatre magasins les plus à l'ouest ont trois étages de moins et culminent à une hauteur d'environ 64 pieds.Chaque face est symétri- que, sauf pour les trois étages ajoutés à l'est.Les portes à arc en plein cintre sont abondantes.On retrouve une porte co-chère dans chaque long mur.Aux étages, les travées se subdivisent en deux fenêtres cintrées séparées par des colon-nettes.Comme ce sera le cas pour chacun des bâtiments, la réduction des hauteurs des étages et de la surface des fenêtres met en valeur la perspective verticale.Au dernier étage, on remarque trois fenêtres cintrées sous un arc surbaissé, celle du centre étant plus haute que les deux autres.A l'origine, ce bloc était coiffé d'un toit en pavillon comme en fait foi un dessin de la fin du XIXe siècle.La corniche est supportée par quatre consoles dans l'axe des pilastres.Cette corniche saillante est fabriquée en métal, et ornementée de denticiiles, de caissons et de petits pilastres dans le parapet.Au-dessus des longs murs, elle s'arrête à la hauteur du troisième magasin, du côté ouest.Le deuxième bloc La construction des 11 magasins du deuxième bloc s'étendit sur deux ans, 1871 et 1872, et entraîna des déboursés de $139662,62.Ce bloc fut dessiné par l'architecte Michel Laurent.Délimité par les rues Le Royer, Saint-Sulpice, de Brésoles et Saint-Dizier, le deuxième bloc comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée, quatre étages et des combles.Le bloc mesure 299,2 pieds de longueur sur 99 de profondeur.La partie mansardée atteint une hauteur de 66,8 pieds, comparativement à 62,2 pieds pour la partie à toit plat.La structure de ce bâtiment est intéressante parce que les charges des planchers et du toit sont supportées par des poteaux, des murs de refend qu'on retrouvait à toutes les deux travées de la structure (ou 23 pieds) et les murs portants des extrémités, qu'il a d'ailleurs Cette photo montre la poutre en «Y* qui permet de convertir les deux travées à l'intérieur en trois travées à l'extérieur photo michel gravel, u pt«$« fallu renforcer par des poteaux d'acier lors de la restauration.Mais comme les deux travées structurales de l'intérieur correspondaient à trois travées à l'extérieur, on eut recours à une astuce structurale \u2014 une poutre en «Y» \u2014 pour résoudre le problème causé par les limites de la capacité portante de la maçonnerie et les arcs cintrées du rez-de-chaussée.La partie ouest (six magasins) de cet immeuble parfaitement symétrique à l'origine a conservé son toit mansardé, percé de deux lucarnes entre chaque mur coupe-feu.La corniche en métal à denticules repose sur des consoles à raison de deux par pilastre.Les murs extérieurs sont en pierre calcaire grise de Montréal.Les ouvertures cintrées du rez-de-chaussée et les piliers verticaux sont en pierre de taille à bossage plat.Les fenêtres sont cintrées partout, sauf pour celles du rez-de-chaussée, rue Saint-Dizier.Au plan du détail, on portera notamment attention aux angles des murs.Pour supporter sa corniche, Bourgeau avait prévu des pierres à bossage plat entre les antes surmontées de trois consoles ciselées (dont deux jumelées).Laurent a remplacé la pierre à bossage plat par un quart-de-rond en pierre, et les trois consoles ciselées par deux consoles plus simples.Les blocs 3 et 4 Les blocs 3 et 4 furent construits en 1873 et 1874.Le bloc 3 ne comporte qu'un seul magasin.Construit rue Saint-Dizier, au sud de la rue Le Royer, il fut dessiné par Albert Mesnard.Son compagnon de bureau chez Perrault, Mesnard et Venne, Henri-Maurice Perrault, dessina le bloc 4 de 11 magasins qui longe les rues Saint-Dizier (du côté est ) et de Brésoles ( du côté nord ).Le bloc 3 fut construit en 1874 au coût de $30000.Il est en pierre de taille à jointoiement arasé, sauf pour les pilastres à chanfrein qui séparent les sections et sont couronnés par deux corbeaux.L'immeuble mesure 21,5 pieds rue Saint-Paul, 114,4 pieds rue Saint-Dizier, et 41,6 pieds rue Le Royer.Son toit en pavillon à trois eaux culmine à 70 pieds du niveau de la rue.Les soupiraux sont insérés dans une ouverture en pierre à arc surbaissé.On.retrouve deux portes rue Saint-Dizier.Au rez-de-chaussée, les fenêtres sont en plein cintre avec clé de voûte, et sont ornementées d'un encadrement â co-lonnettes en fer forgé.Les fenêtres des étages sont toutes rectangulaires et les ouvertures des fenêtres mesurent six pieds et six pouces.Construit en 1873 et 1874 au coût de $145140,69, le bloc 4 fut celui qui causa le plus de problèmes à la communauté.Ce bloc 4 comprend deux parties.La partie sud-est de forme polygonale mesure 150,1 pieds rue Saint-Dizier, 54,5 RENDEZ VOLS 92 1992.350* ANNIVFRSAIRF DE LA FOW imn IW\\IO\\TRf;\\L pieds rue Le Royer, 155 pieds du côté est, et 80 pieds du côté nord.La partie la plus au sud comporte une cave, un sous-sol.un rez-de-chaussée, deux étages et des combles, et culmine à 43.2 pieds.Il comprend cinq travées rue Le Royer et 15 travées rue Saint-Dizier.et les trois les plus au nord comportent un étage de plus, culminant à 63,4 pieds.Seules les six travées les plus au nord sont dotées de fenêtres en plein cintre; toutes les autres sont rectangulaires.La corniche proéminente repose sur d'imposantes consoles et est surmontée d'un parapet massif.Située presque à an-le droit, les six magasins de la rue de Brésoles mesurent 219,2 pieds de longueur au total, et leur largeur varie de 30 à 68,5 pieds, d'est en ouest.Cette partie du bloc comprend une cave, un sous-sol, un rez-de-chaussée, quatre étages et des combles.Le toit plat culmine à 61,4 pieds du sol.Cette partie sera la dernière à être restaurée.On dirait qu'elle consiste en trois bâtisses (une de 12 travées, puis deux de quatre travées).Les fenêtres sont cintrées au rez-de-chaussée, mais elles sont plus larges qu'ailleurs.Dans le magasin le plus à l'est, les fenêtres sont encore dotées de carreaux à encadrement en bois.La corniche est similaire à celle du bloc 2.Le recyclage La presque totalité des 33 magasins des religieuses hospitalières de Saint-Joseph aura été recyclée en bureaux, en magasins et en appartements à copropriété divise par divers entrepreneurs.Mais il faut lever son chapeau devant l'audace des principaux recycleurs, la Société immobilière du Cours Le Royer Limitée et le bureau d'architectes Desnoyers, Mercure, Gûgnon et-Sneppard.Lorsque ces promoteurs décidèrent en 1979 de restaurer les magasins-entrepôts dans le but de les recycler, ils, risquaient gros, mais leur audace fyt recompensée par la réalisation d'un remarquable projet.Si le projet du Cours Le Royer s'était avéré un échec, le Vieux-Montréal aurait été\" définitivement condamné â l'abandon et à la décrépitude.SOURCES: Religieuses hospitalières de Saint-Joseph: Annales (différentes parties de different* volumes); Communauté ethôpital\"\u2022 Mémoire sur les biens-fonds inaliénables: Dépenses faites pour la construction des bâtisses depuis le 1er Mars 1859: Extraits des principaux actes des Archives des Pauvres de iHotei-Diew.et notes manuscrites de l'archiviste Nicole Bussiéres \u2014 CIDEM-Communications: Vieux-Montréal \u2022 Cité marchande \u2014 Communauté urbaine de Montréal, Service de la planification du territoire: Répertoire darchitecture traditionnelle ¦ Les magasins et les cinemas: et documents divers \u2014 Cahiers du Québec/ Hurtubise HMH: Les édifices conventuels du Vieux Montréal, par Robert Lahaise \u2014 Archives de La Presse: Premier terrain vendu par les hospitalières depuis 1682.par Alfred Avorte \u2014 Croupe des compagnies Cassidy : Une réussite plus que centenaire\u2014 Marrie/Plante, architectes: documents divers.REPÈRES Nom: magasins-entrepôts-des religieuses hospitalières de Saint-Joseph.Adresses: Bloc 1: 51 à 87, rue Saint-Paul ouest} 405, rue Saint-Sulpice; et 36 à 80, rue Le Royer ouest.Bloc 2\\ 35 à 87, rue Le Royer ouest; 425 à 435, rue .Saint-Sulpice; et 50 à 78, rue de Brésoles.Bloc 5: 405 à 4t 1.rue Saint-Dizier.Bloc 4: 19, rue Le Royer ouest; 433 à 435, rue Saint-Dizier; et 51 à 71,.rue de Brésoles.Métro: station Plâcc-d'Armes, vers la place d'Armes et la rué Saint-Sulpice, qui conduit aux magasins.Ces articles sont offerts sous forma de livres par les Editions La Presse, sous le titre Montréal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070.Laval et Lauren tides Les derniers soubresauts des élections JEAN-PAUL CHAROONNI ew est jour d'é1ec-tions aujourd'hui à Laval et dans quelques municipalités des Lau-rentides.Les électeurs pourront suivre le dépouille-* ment du scrutin à l'invitation des trois partis en lice à Laval.Le Parti du ralliement officiel des Lavallois (PRO) recevra ses partisans à l'hôtel Sheraton dès la fermeture des bureaux de vo-tation.Le Parti pour le renouveau de Laval (PRL) a choisi l'hôtel Relax comme lieu de rassemblement, tandis que le Parti lavallois (PL) accueillera ses partisans au Palace.EUX AUSSI ¦ Des lecteurs ont tenu à nous faire remarquer jeudi dernier que les députés Jean Joly et Guy Bélanger ont bien beau dénoncer leur collègue Lise Bacon parce qu'elle a pris position pour le candidat Jean-Paul Théorêt, mais qu'eux ne disaient pas cependant qu'ils se sont affichés pour le parti de Gilles Vaillan-court.M.Joly a fait, selon les interlocuteurs, du porte à porte avec Jean-Jacques Beldie, équipier de M.Vaillancourt, tandis que M.Bélanger, disent les mêmes sources, a une pancarte du maire sortant devant sa maison.PRÉVOL À L'HONNEUR ¦ Le programme de prévention du vol par effraction PREVOL Laval a reçu le prix du solliciteur général du Canada pour son ap- port exceptionnel à la prévention du crime.Ce programme a connu d'excellents résultats au cours des huit dernières années.En 1988, les policiers municipaux ont enregistré une diminution de près de 25 p.cent des vols chez les citoyens qui ont adhéré à PRÉ-VOL, comparativement à 11 p.cent chez les non-membres.Pas moins de 15000 personnes ont fait partie de cette opération menée conjointement par des bénévoles, sous la direction de Mme Carméla Poulin, et des policiers.Le directeur du Service de la police de Laval, Jean Marc-Aurè-le, a tenu à souligner que la volonté des Lavallois à s'auto-pro-téger est un atout précieux.«Cette volonté, ajoute-t-il, a permis aux citoyens membres de développer, à partir des conseils donnés par des policiers, les ré- flexes leur permettant d'éviter d'être visiter par des cambrio-leeurs.» CENTRE D'INTERPRÉTATION ¦ Le village de Morin Heights sera le site du premier centre d'interprétation du ski.11 sera situé dans un immeuble de $240000 qui sera construit sur les terrains de la station de ski alpin qui a fourni gratuitement l'espace nécessaire.Cette réalisation est le résultat de plusieurs années de travail par le Musée du ski des Lauren tides, société à but non lucratif, incorporée en 1983 dans le but d'informer le public sur les origines, l'évolution et l'importance historique aussi bien que les valeurs éducatives et économiques du ski.Le centre d'interprétation sera beaucoup plus qu'un musée, l'ac- cent y sera davantage éducatif et sera un endroit d'intérêt important pour les touristes qui fréquentent la région des Laurenti-des.C'est l'architecte Marie-Josée Paquet qui a reçu le mandat de réaliser la conception de l'immeuble qui abritera une salle de conférence, une large salle d'exposition et une librairie.Le toit da la bâtisse sera aménagé en terrasse afin de permettre aux visiteurs d'avoir une vue imprenable sur les pentes de skis immédiates et sur les montagnes â l'horizon.Hier soir, quatre personnalités ont été intronisées au Temple de la renommée du ski des Lauren-tides lors d'une soirée au mont Gabriel.Il s'agit de Dr George Allison Holland, un pionnier de la médecine sportive.Peter Duncan, récipiendaire à plusieurs reprises de plus competitions en ski alpin, Nancy Holland, membre de l'équipe nationale de ski et Pierre Cochand, ancien champion de saut en ski.GRAND PRIX ¦ L'Office du tourisme de Laval a décerné à Michel Fournelle le prix de l'excellence touristique.Le prix à ce pionnier lavallois a été rerais par le ministre du Tourisme, André Vallerand.Il a été le premier â croire au potentiel touristique lavallois en contrui-sant un hôtel en 1980 pour ensuite y réaliser un centre des congrès et un deuxième hôtel.Par contre, l'organisme Ëco-Nature a reçu un prix spécial du jury pour la création d'un parc semi-urbain accessible à la population.Ce centre est situé sur les rives de la rivière des Mille-Iles."]
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