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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-11-11, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles Littérature Arts plastiques Disques et vidéos Restaurants Vins LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 11 NOVEMBRE 1989 Le bonheur, parfois REGINALD MA RTE 1 Tout arrive à M.Jean Ethier-Blais, et tout cela n'est rien.Reconnu par ses pairs et eux seuls comptent, puisqu'il n'y a dans la vie rien à attendes autres, il reçoit \u2014 lui « l'étranger », venu de cet Ontario français qui a toujours inspiré aux Québécois un mélange de mépris et d'indifférence\u2014, la plus haute distinction littéraire du pays qui se refuse lui-même, le prix Athanase-David.Il ne se moquera pas de ce témoignage d'estime, mais sa vie n'en sera pas changée.Au colloque des associations d'écrivains, samedi dernier, il quitte le texte de sa conférence inaugurale, exemplaire déclaration d'amour à la langue et à la littérature, pour dire le sentiment qui l'habite quand, devant la foule venue fêter l'attribution du prix, aveuglé par les spots des télédiffuseurs, il voit, devant lui, quoi?Rien.Un trou noir.Mon tombeau peut-être, songe-t-il.Dans la salle de conférences de l'hôtel laurentien, la petite foule hésite entre l'émotion et la bonne humeur, choisit les deux.Et tout le monde est charmé par cet homme de parole et de culture; par ce séducteur, cet écrivain \u2014c'est la même chose.Il parle de mémoire critique, de ce qui reste quand on a tant lu, peut-être pas tant vécu \u2014«mais les eussiez-vous vécues, ces années, vous sauriez qu'elles n'en valaient pas la peine » \u2014, et que les livres vous quittent un a un, laissant toute la place, presque, aux rares «compagnons de la dernière étape ».Tantôt le tombeau aperçu, la mort maintenant évoquée; après la littérature, et même en elle, y a-t-il autre chose?Vanité.Extrême lucidité, extrême rigueur d'un esprit fait, et bien fait, mais capable encore des espiègleries de l'enfance.On a voulu devenir écrivain, on s'y essaie sans cesse, on ne s'illusionne guère : « Nous ne saurons jamais si ce que nous avons fait est beau et valable.C'est ce qui nous rend parfois si .mélancoliques.» L'oeuvre à faire, dont on sait l'inutilité et c'est ce qui fait la beauté de la littérature.Restent quand même les derniers compagnons, à chacun les siens.Tant de chefs-d'oeuvre d'un jour ou de toujours, tant d'écrivains de talent ou de génie.M.Ethier-Blais dira que ceux qui l'ont atteint, l'ont accompagné, seront demain encore, si demain a lieu, les tuteurs dont tout être humain a toujours eu besoin, depuis ses parents, ses professeurs et tous ceux qui l'ont aimé.Le temps est une fameuse garantie, l'attends que claquent dans l'air rare de beaux noms français d'hier, d'il y a très longtemps, le connais ces noms, je sais, ce que M.Ethier-Blais doit à ces écrivains qui, selon ses mots, l'ont choisi : La Fontaine, dès l'enfance, plus tard Saint-Simon et Chateaubriand.Le premier y restera, « parce que c'est pour moi l'écrivain essentiel ».Je n'écoute plus ce faux mondain, ce vrai solitaire.L'assemblée applaudit.On passe à d'autres choses, dont la pauvreté, l'absence même de débats autour de la littérature; dont les raccords difficiles entre la critique savante et la critique quotidienne; dont la marginalisation de la littérature dans les grands médias.C'est terminé.Le journal, rédiger un article, rentrer chez soi, se sentir un peu orphelin parce qu'on a côtoyé, pendant quelques heures privilégiées, un homme qu'on admire et qu'on aime.Mais qui est-on pour y prétendre?Le reste de la soirée s'effiloche lentement.J'ouvre un livre, le referme.J'en prends un autre, puis un autre, puis un autre.Le silence s'obstine, rien ne me parle.Il est minuit trente, la journée a été belle mais longue.Qu'à cela ne tienne, je sais où j'ai mis en réserve la très rare récompense d'un métier ingrat.Dans la maison silencieuse, je commence et termine la lecture des Fragments d'une enfance, de M.Jean Éthier-Blais, éditions Lc-raéac.Le bonheur, parfois.PHOTO LA PRESSE Du théâtre, Marie Laberge passe au roman «La littérature est plus intime, elle va chercher dans mes pudeurs» LUCIE CÔTÉ collaboration spéciale arie Laberge reçoit le premier exemplaire de Juillet, son premier roman, pendant notre entretien.Émerveillée, elle caresse enfin sa couverture framboise; souriante, incrédule, très émue, fragile soudain, elle murmure: «Je l'ai fait toute seule».Après quinze années à jouer, à écrire, à mettre en scène des pièces de théâtre, Marie Laberge public aujourd'hui ce roman.«C'est énervant, ça change mon rapport à l'écriture.Une pièce de théâtre reçoit une réponse immédiate, c'est le travail de toute une équipe.La littérature est plus intime, elle va chercher dans mes pudeurs.L'écriture, c'est essayer de tout voir par en dedans», explique-t-elle.Avec ce premier roman, Marie Laberge se sent comme une enfant: «J'ai peur.J'ai l'impression que le lecteur, que je connais un peu sans le connaître, me tient dans sa main.Pour moi, c'est un retour à la source de la littérature».Car, déjà à onze ans, Marie Laberge écrivait des «romans».Seulement des histoires dont elle ignorait la fin.Comme aujourd'hui, alors qu'elle se laisse emporter par ses personnages, sans réellement savoir ce qui va leur arriver, en respectant leur liberté: «Je suis liée au lecteur, je découvre comme lui l'histoire.Quand j'écris, je ne cherche pas à analyser, je ne veux pas tout contrôler.Mes personnages m'habitent tellement fort, il faut qu'ils parlent.Je dois les laisser vivre.Mais ce serait si simple si David, par exemple, pensait différemment.Il dit à Catherine des choses monstrueuses et qui sont fausses.Et il a des réflexes de tout petit garçon », souligne-t-elle.Encadré de ses longs cheveux noirs soulignés de mèches grises, son délicat visage, très expressif, intense, doux, riant, inquiet, change sans cesse, alors que Marie Laberge se confie, en serrant contre elle ses longues mains fines: «J'ai l'impression qu'il y a une autre auteure cachée en moi, qui écrit mieux que moi.Quand les mots jaillissent, c'est toujours plus fort, plus vaste, plus exaltant que ce que j'imaginais».Ainsi, la fin du roman est-elle violente, inattendue, démente: «J'ai écrit quatre fins différentes, pour essayer de dévier celle qui s'est imposée.J'ai conservé les autres, pour les relire, et je me demande encore si la fin aurait pu être différente».Catherine, la jeune trentaine, et son beau-père Simon, âgé de 63 ans, céderont finalement au désir très fort qu'ils éprouvent l'un pour l'autre.Par- ce qu'ils transgressent un interdit, ils peuvent choquer le lecteur, constate l'auteure.« Mais la littérature n'est pas faite pour rassurer les gens.Je suis pour la désobéissance, l'affrontement de soi», s'exclame-t-elle, convaincue.«J'ai voulu créer des effets de miroirs multiples, des ricochets entre les personnages: Catherine et son beau-père Simon ; David et sa mère Charlotte; julien et son père David; c'est difficile de se regarder dans un miroir, ce qu'on y voit n'est pas très reluisant et on hésite longtemps avant d'agir», explique l'écrivain.Elle cherche à exprimer toutes les nuances de ses personnages.«Déjà, enfant, je connaissais la tristesse.J'ai vite compris que la vie est pleine de recoins, d'anfractuosités, d'aspérités», ajoute-t-elle encore.Marie Laberge a mis longtemps à écrire Juillet.Des thèmes, présents aussi dans ses pièces, s'y retrouvent: «Juillet», l'impression d'un livre déjà lu, écrit Reginald Martel en page K2 «On joue toujours sur deux ou trois obsessions.J'écris sur le désir de vérité, sur l'amour, sur la mort.|e n'ai rien invente, souligne-t-elle, moqueuse.Mais je module mes obsessions de différentes façons, j'essaie de créer un éventail».Auteure prolifique, Marie Laberge écrit une pièce de théâtre par année.Jocclync frudelle trouvée morte dans ses larmes vient de connaître beaucoup de succès à Montréal, Aurvlie.ma soeur, encore en repetition, est reprise a Ottawa et Marie Laberge vient de réaliser son premier téléfilm, Les Heures précieuses, qui sera diffusé en février.Une année bien remplie.L'année prochaine sera probablement consacrée à l'écriture, dont Marie Laberge parle avec fougue, avec émotion, un peu douloureusement: « Lorsque j'écris, je suis seule avec mes obsessions, l'essaie de ne pas me disperser.Je dois m'obliger à écrire, être inflexible, ne pas me permettre de lâcheté, même si j'ai peur.C'est exigeant, écrire, mais ça donne tellement en retour.Ecrire, c'est la passion la moins décevante, la seule qui ne s'ef-fn'e pas avec le temps; plus on s'y abandonne, plus cette passion est grande.|e voudrais tellement écrire longtemps, l'ai peur de la vacuité, c'est ma terreur, j'aurais l'impression de ne plus être vivante».Espoir et cynisme! À lire en page K 3 PHOTO LA PRESSE.PAUL-HENRI TALBOT Concourt ou pas, Pascal Quignard n'en perdra pas pour autant son pouvoir , ^'AFFAIRE ADAM ET EVE c*0\"e mas t*M A lire en page K3 Je pense don K2 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 11 NOVEMBRE 1989 Au plaisir de lire Ovide avait-il le téléphone?JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale On parle beaucoup en ce moment d'un roman in-, titulè Le der-'% J \\ '- nier des mon-a des.écrit par Christoph Rans-mayr.C'est un jeune philosophe autrichien dont, déjà, le précédent livre intitulé tes effrois de la glace et des ténèbres (I984) avait fait connaître le nom, et la qualité, et s'était répandu, de bouche à oreille: près d'un million d'exemplaires.Le dernier des mondes est un livre d'images superbe, un événement littéraire comme il ne s'en produit qu'un par dix ans.C'est un roman oui parle d'Ovide et de mythologie, et c'est un roman moderne.|e vous dis: très curieux.Effet de surprise garanti./ Crhistoph Ransmayr Si.comme moi, vous avez oublié qui était le poète Ovide, ne vous frappez pas.Ouvrez le livre à la fin, page 225, et vous trouverez, en quelques lignes, les explications qui conviennent.Car il y a un «Répertoire ovidien», urn- sorte de dictionnaire assez rigolo: deux colonnes, sur celle de droite vous avez les personnages historiques ou mythologiques, sur celle de gauche les personnages du roman, qui leur correspondent.Alors vous commencez pas chercher Ovide.Cherchez-le à Naspn, ou Naso, Publius Ovi-dius.Il s'appelait Naso.Ce fut le poète de Rome, le plus réputé, à l'époque de l'Empereur Auguste, c'est-a-dire à cheval sur l'année zero de notre ère (né en 43 avant, mort en 18 après Jésus-Christ ).Pendant que vous y êtes, lisez la totalité de ce «Répertoire».Les colonnes de droite, les % raies aventures des personnages, et celles de gauche: ce que l'auteur en a fait.Magnifique livre, qu'on peut ainsi commencer par la fin! Une furieuse envie de lire ce roman vous saisit.Quelle est celte histoire, ce truc, ce machin, vous dites-vous?Le célèbre Pythagore (celui du théorème, oui) est devenu un émigré grec, un fou.végétarien et bombardé de viscères gluants par un boucher nommé Té-ree?Proserpine, la déesse des enfers, devenue la fiancée d'un marchand d'onguents?Et Fama, déesse de la Rumeur, la veuve d'un épicier?Si c'est une mystification, vous dites-vous ( me suis-jc dit ) il faudrait y aller voir, pour en avoir le coeur net.Et vous voici parti en voyage.À Rome, le bruit court que Nason est mort.Le poète de l'amour et celui des Métamorphoses, brisé par l'exil, n'écrit plus de lettres pathétiques à ses amis.Depuis longtemps l'auguste Empereur Auguste, lui a refusé le pardon ; il a oublié qu'un jour il avait, d'un geste agacé de sa main, condamné Nason \u2014 on ne sait pas très bien ce que le geste voulait dire, c'est un fonctionnaire de justice qui l'a traduit par quelque chose comme: Hors de ma vue.tu me fatigues.On a donc exilé Nason.à Tomes, au bord de la Mer Noire.Tomes, appelée la ville de fer (c'est aujourd'hui Constanza ou Roumanie) un lieu qui fait peur, à la limite du monde des barbares.C'est alors qu'un disciple du poète, Cotta, se rend à Tomes pour y chercher la trace de son maitre.ou sa tombe, peut-être?Et c'est le début de ce roman.Au bord de la Mer Noire.Cotta va découvrir un monde, celui des Métamorphoses.Les personnages de la mythologie grecque sont tous la, transformés, changés, métamorphosés, poursuivis par leur légende qui est leur destin, et vivant une realité sans âge.aussi bien très ancienne que très moderne ( il y a le téléphone, le cinématographe et toutes sortes d'inventions modernes).C'est la trouvaille de cette histoire: l'intcmporalité.la durée des mythes devenus aussi éternels que les montagnes de marbre de Tomes, et les tempêtes de la mer.Les pérégrinations de Cotta, ses aventures, les images vivantes et mortes qu'il rencontre, sont tellement belles que l'on peut parler sans crainte d'un chef-d'ocuvre.Toutes comparaisons ayant été faites, avec par exemple Le nom de la rose d'Umberto Eco ou Le parfum de Suskind (ce qui n'a rien à voir) nous nous abstiendrons de trouver un équivalent à ce roman, sinon pour dire que c'est une merveille parce qu'il invente un monde que nous avons l'impression de connaître déjà et qui ne ressemble pourtant à rien de connu.Ce livre est une oeuvre d'art, avis aux amateurs.Pour ma part, j'aime ces récits qui vibrent d'une érudition jamais étalée \u2014 c'est cela le plus fort, ce qui existe et n'est pas dit \u2014 ces livres qui semblent être faits pour rester, pour être lus et relus n'importe quand et n'importe où, sans âge parce qu'ils sont de tous les âges, et qui font surgir les rêves les plus pathétiques (souvent drôles, de plus > et qui sont des jalons dans la littérature mondiale.La preuve, en passant: que leur traduction, (ici merveilleuse en français, parce qu'elle a le même âge dont je parlais: aucun) les situe bien au-delà du génie d'une langue.Ransmayr est Autrichien, c'est comme s'il était Romain, Grec et Patagon.Autre preuve: l'envie furieuse qui vous prend, de lire ou relire Ovide, de retrouver les personnages de la mythologie et de s'amuser à suivre les aventures d'un monde qui est le nôtre depuis cinq mille ans au moins.Nous sommes tous des Patagons.Mais nous avons le téléphone, nous aussi.Comme Nason ( Publius Ovidius).IE DERNIER OES MONDES, car Chrfstcph Ransrruyr roman.253 pages, traduit de l'allemand par Jean-Pierre Lefebvre.edition* Flammarion/P.O.L., Paris, 1989.LSS METAMORPHOSES D'OVIDE, traduction et notes par Joseph Chamonard.504 pages en edition de poche, CF Flammarion (no 971.Les best-sellers /- ^=\t\t\t Fiction et biographies 1 Le Premier quartier de la lune Michel Tremblay Lemeac (9)\t\t\t 2 Dors, ma jolie\tMary Higglns Clark\tAlbin Michel\tW 3 Misery\tStephen King\tAlbin Michel\t(6) 4 Sire Gaby du Lac\tFrancine Ouelleiie\tQuinze\t15) 5 Le Négociateur\tFrederick Forsyth\tAlbin Miche!\t(6) 6 La Chair de pierre\tJacques Folch-Ribas\tLaffom\t(6) 7 Oillei Villeneuve\tGerald Donaldson\tL'Homme\t(1) 8 Un parent inconnu\tDameile Steel\tPresses de la Cite\t(1) 9 Agenda Icare\tRobert Ludlum\tRobert Lalfont\t(1) 10 Lea Escaliers de Chambord\tP.Qvkjnard\tGallimard\t(2) Ouvrages généraux 1 L'État du monds 1989-90 En collaboration Boréal La Découverte\t\t\t(3) 2 Le Gourmet de quartier\tVictor Levant\tHurtubise\t(13) 3 Le Chemin le moins fréquente\tScott Peek\tLatfont\t(411 4 Horoscope 1990\tAnne-Marie Chalifoux\tEdimage\t(2) 5 Une saison chez Lacan\tPierre Rey\tLatfont\t(1) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes- Allre (Longueuil).Bertrand.Oemarc, Dueharme, Flammarion, L» Fureteur (Saint-Lambert), Guenn, Hermès.Lattre-Son (Outrprr.on!).Martin (Joliette).Montrés Loisir.Le Parchemin.Raffin.Rcnaud-Bray et Sons et Lettres.\t\t\t Marie Laberge entre Shakespeare et Harlequin REGINALD MARTEL Rarement un roman actuel, de qualité littéraire, a pour thème dominant le drame intime, celui qui fait s'affronter, parfois jusqu'à la déchirure, un couple diamants égarés dans les contradictions de leurs natures et cultures.L'ambition des romanciers est généralement autre, qui veut faire vivre les héros dans un univers moins confiné, fait des lieux et du temps dans lesquels leurs errements reflètent ou voilent, mais s'en servant toujours, les préoccupations de la société contemporaine.Le roman se pose dans le réel et.au mieux, contre lui.Le drame intime, je ne sais pourquoi, trouve plus naturellement son espace dans les arts d'interprétation, théâtre, danse ou cinéma.On imagine les attentes que peut susciter le premier roman de Mme Marie Laberge, qui est une des grandes figures de notre dramaturgie.Elle en est absolument consciente.A la télé dimanche dernier, j'entendais ses mots, je lisais dans son beau visage, si expressif, le trac, l'angoisse presque qui l'étreignalent quand elle songeait que le public pourrait mal recevoir une oeuvre qui devait nécessairement, selon elle, emprunter la forme du roman.La gentillesse et la chaleur de Mme Reine Malo n'y pouvaient rien, je songeais quant a moi qu'il est cruel et peut-être injuste d'être déçu d'une oeuvre dont on ignorait encore, il y a un mois à peine, qu'elle allait exister.Comme un mode d emploi La déception est là quand même.Aux petites maladresses lices à la pratique toute nouvelle d'une forme d'écriture, luillet a-joute celles, plus gênantes, qui ap- Krtlennent à une erreur d'éva-ition des moyens et techniques de l'art romanesque.Mme Laberge a choisi, ce qui en principe n'est pas sans mérite, de privilégier la simplicité.La situation Su'elle présente est banale, ce qui éjà constitue un risque, et la forme qui lui est donnée limite la portée de ses prolongements dramatiques.Simplicité, mais pas celle qui résulte d'un dépouillement de l'écriture, d'une visée à l'essentiel.Au contraire.Mme Laberge compose son roman un peu à la manière des modes d'emploi.Tout doit y être pour que le lecteur comprenne, dirait-on; au point qu'il ne lui reste rien à comprendre.L'impression reçue est celle d'un livre déjà lu, par les trop bons soins de l'auteur.Le lecteur sait au moins, dés les premiers chapitres, qui sont les protagonistes et quel drame sera révélé.Simon a 63 ans, il est médecin; sa femme Charlotte est médecin aussi, elle a 55 ans; leur fils David a 33 ans, il est marié à Catherine et ils ont un fils de 18 mois.Mien.Enfin et surtout, Simon désire sa bru.qui désire Simon.Or, Catherine n'aime plus son mari David et depuis deux ans elle refuse de faire l'amour avec lui.De ce drame, le couple ne parle pas.Tandis que David se désespère, doutant de lui-même.Catherine fait comme si le drame intime n'existait pas.Elle s'occupe de son fils en bonne mère et n'a pas la franchise de quitter celui qu'elle méprise de plus en plus.La force des dialogues On s'attendrait que dans la seule journée qui est le temps de narration se jouât entre les protagonistes un jeu de massacre décisif.Mais les personnages sont trop types, trop rudimentaires pour autoriser la fine analyse psychologique.Simon n'est porté que par son charme extrême.Charlotte par son besoin de sauver les apparences, leur fils David par le sen-timent de ses insuffisances, amoureuses et autres, et Catherine, ce qui est déjà mieux, par son désir.La journée se terminera dans des noces de sang.Les dialogues sont la partie la plus efficace de ce roman ; réalistes, naturels.Mais alors il ne s'agit plus de roman : tout se passe comme si le narrateur démissionnait, se contentant d'offrir, à l'occasion, quelques informations relatives au décor, aux éclairages, au jeu des acteurs.Autre chose vient perturber l'équilibre déjà précaire de l'ensemble.Il s'agit d'une discussion très longue, entre les parents médecins, sur la pertinence morale de prolonger la vie d'un malade, et son désespoir en même temps, au nom de la finalité première de la médecine, qui est évidemment de défendre la vie.Ces propos n'ont qu'une utilité incidente dans la décision que prendra Simon, après le lui avoir refusé, de faire l'amour avec sa bru.transformant ainsi le drame en tragédie.Une moral* assez courte Mme Laberge n'a pas réussi, ce qu'elle souhaitait peut-être, à donner sa chance romanesque à chacun de ses personnages.Elle a privilégié les amants maudits.Simon et Catherine, au détriment de Charlotte et de David, qui sont après tout les victimes.Pourquoi alors mettre en scène ces der- niers?Une histoire de désir et d'amour \u2014 relisons les grands modèles de la littérature universelle.Roméo et Juliette par exemple \u2014.a besoin d'empêchements, pas de faire-valoir.l'aurais apprécié que les relations entre le beau-père et sa bru fussent explorées bien davantage et que l'auteur en vint ainsi à justifier la mort de Catherine.Car on ne sait pas du tout, en refermant le livre, pourquoi c'est elle qui meurt, et non son amant.Singulière condamnation, s: morale un peu courte.Si on peut considérer comme une réussite relative la transformation en tragédie d'un fait divers, il est permis d'être réticent face à la partie narrative du roman.On comprend très vite que la torride journée de juillet au cours de laquelle on doit célébrer l'anniversaire de naissance de Charlotte va se terminer mal.Pourtant, la description de ce climat physique et celle des climats intérieurs font songer parfois, tant leur romantisme est court et leur lyrisme long, à la prose des romans de la collection Harlequin.On échappe à cette impression dans les dialogues, puisque le naturel y est tout entier, avec ta part de violences et de grossièretés que la situation inspire aux protagonistes.Mais encore là, Simon et Catherine, protégés peut-être par la force du destin qui les appelle, sont épargnés.Ils seront beaux et tragiques jusqu'à la fin.et presque irréels, mais heureusement on ne les verra pas, comme dans les romans Harlequin, aller main dans lu main, silhouettes heureuses, vers le soleil couchant.JUILLET.Marie Laberge.roman.Edition! du Boreal, Montreal, 1989.Les romantiques anglais en France JEAN BASILE collaboration spéciale Le temps n est plus quand on allait faire des pèlerinages littéraires.Quelques jeunes gens aventureux s'y adonnent encore.Il leur semble que les paysages qu'ont admire autrefois Byron ou Chateaubriand conservent dans leurs rocs et dans leurs feuillages l'empreinte de leur génie.Et que dire des villes sombres où erraient le hâve Baudelaire ou le triste Nerval?Richard Holmes est de ceux-là.Il est, maintenant, un spécialiste de Shelley et de Coleridge.À vingt ans (c'était dans les années soixante), l'envie lui prit de refaire les voyages des écrivains qu'il aimait.Stevenson, Shelley, Wordsworth.Mary Woolstone-craft.Il a donc quitté son Angleterre natale, sac au dos.pour aller là où les vieux Anglais allaient: en France et en Italie.Sac au dos oui.mais plume à la main.Il en a rapporté les Carnets d'un voyageur romantique.Stevenson n'est pas un romantique, bien entendu quoiqu'il traversa les Cévcnnes dans la seule compagnie d'un àne, ce qui n'est pas rien.Tous les autres le sont mais qu'est-ce que c'est un «romantique anglais»?Ce livre nous rappelle que, si beaucoup de Français, de Voltaire à Bcaudelaire, se laissèrent abuser par les charmes du capitalisme britannique et de la monarchie constitutionnelle, beaucoup d'Anglais udmiraient les principes républicains français: l'athéisme, l'amour libre, la communauté des «àmes-socurs».Ils y voyaient, précise l'auteur, «ne forme d'existence quotidienne, une expérience de vie dans une nouvelle harmonie créatrice que le monde, dans sa froideur désabusé, avait peine à envisager en rêve».Ils percevaient la France comme le pays du radicalisme en regard d'une Angleterre prospère mais compromise.L'originalité du livre de Richard Holmes tient surtout au P RiïJuri! Holrntt CJLnxu d'un voyageur romantique FEMMES DMIWES i;.V' :'V.LltEBI ill Htm fait qu'il se met en question lui-même, au moment où des événements contemporains l'interpellent.Ainsi, c'est la mini-revolution parisienne de mai 1968 qui le pousse à reconstituer l'épopée de Wordsworth et de Mary Woolstonecraft qui se précipitèrent à Paris pour assister à l'autre révolution, celle de I789.Quand il a des fourmis dans les jambes et qu'il est las de son ile, il se prend pour Shcllcy et part en Italie.Là, il s'interroge sur les raisons qui ont poussé1 tant d'écrivains anglais à quitter leur pays, quand on ne les a pas chassés.Alors, en regardant les paysages que ses écrivains aimes regardaient, en visitant les maisons qu'ils habitaient, en relisant leurs livres là où ils ont été écrits, qu'il se découvre lui-même.Quand Ri-churd Holmes retournera en Angleterre, il ne sera plus tout à fait le même.Il y a donc beaucoup de digressions dans ce livre qui flotte entre l'érudition et l'enthousiasme de la jeunesse, quand on s'imagine que tout ce que les écrivains écrivent est vrai.Féminisme et littérature On a beaucoup écrit sur les femmes et la littérature.On peut même dire qu'une bonne partie de la littérature féminine d'aujourd'hui est un commentaire sur l'état d'«a-littérature» où la société aurait placé les écrivaines.Naturellement, la grande question reste de savoir pourquoi il n'existerait pas, de fait, des oeuvres littéraires écrites par des femmes dont la qualité serait égale à celle des oeuvres masculines.On tonnait la réponse de Virginia Woolf: même si Shakespeare avait eu une petite soeur aussi géniale que lui, nous n'en aurions rien su.Christine Planté propose dans La Petite soeur de Balzac une relecture de l'histoire de la littérature féminine, essentiellement au XIXc siècle.Elle relit, bien entendu, les oeuvres importantes comme celle de George Sand ou celle de Marceline Desbordes-Valmo-rc.Elle réexamine aussi les oeuvres mineures, romans sentimentaux ou moralisateur, journaux intimes, correspondances.Elle tente enfin de reconstituer dans un tout cohérent l'ensemble des pressions sociales, économiques et politiques dont le but était de restreindre l'écriture féminine a un territoire précis que les femmes elles-mêmes acceptaient pour leur.Inutile de répéter que ce territoire était marginal.La démarche historique est capitale pour comprendre les êtres humains et leurs oeuvres.On peut donc admirer l'érudition de Christine Planté qui travaille dans le detail.D'un autre côté, la démarche historique peut être stérile et on ressent un peu d'irritation à lire, pour la centième fois, les mêmes histoires sur l'incompréhension des hommes de cette époque face à leurs consoeurs.On est donc en droit de préférer n ce livre savant des tentatives plus radicales où le travail littéraire des femmes n'est pas mis en comparaison avec celui des hommes, mais considéré comme un tout qui génère sa propre histoire.C'est ce qui fait généralement, et avec raison, l'école américaine ou québécoise.Femmes d'artistes.Jean-Paul Clébert.est un livre tout à fait différent quoiqu'il confirme implicitement la thèse de la marginalisation de la femme artiste par une société que dominent les hommes, par exemple Clara Schumann.Alma Mahler ou Sonia De-launay dont les maris respectifs ont plus ou moins exigé qu'elles renoncent à leur art pour que le leur fructifie.Ce n'est pas si simple.Dans la centaine de femmes d'artistes que lean-Paul Clébert a rassemblé, il y en a de toutes sortes.Madame Jules Verne n'est pas Madame Zola qui n'est pas Madame Dickens.Les femmes d'artistes peuvent être, selon le classement de l'au-; teur, «protectrices» ou «inspiratrices» ou «négatrices», etc, sans compter les idiotes parfaites comme la femme de Jules Renard qui ne concevait même pas que son mari pût être écrivain.L'auteur ne cherche pas à défendre une thèse.Il aime l'anecdote, ce qui rend son ouvrage délicieux d'ironie.L'effet d'accumùr lation joue.Sans qu'on s'en aperçoive on a appris et compris beaucoup de petites choses.Il ne reste plus qu'à écrire un livre sur les maris d artistes, car il y en a aussi.Imaginc-t-on ce qu'était la vie du mari de Marilyn Monroe, de la Callas, de Marguerite Duras ou de Margaret Tat-cher?CARNETS D'UN VOYAGEUR ROMANTIOUE, par Richard Holmes, traduction d'Isabelle Pv Eali-bar, S50 pages, editions Pavot.LA PETITE SOEUR DE BALZAC, par Christine Plante, 350 pages, editions du Seuil.FEMMES D'ARTISTES, par Jean-Paul CSébflrf, 400 pages, éditions Presses de la Renaissance.Poètes en herbes rouges CILLES TOUPIN \"\\ 7 ; 1 ans déjà ! Et même vingt et un ! On a peine à y croire tant la revue maintient ce halo de jeunesse autour de ses parutions.Pour la vie d'un homme, vingt ans c'est encore jeune.Pour une revue littéraire consacrée a la poésie, c'est un phénomène.Depuis ce mois d'octobre 1968 OÙ Marcel Hébert et Maryse t Cirandois publiaient le numéro un de la revue les Herbes rouges consacré à des textes de Jacques Ferron.André Major, Claude Dansereau, Jean-Paul Filion, Lorenzo Morin, Marcel Hébert, Maryse Grandbois et Louis-Philippe Hébert, 176 numéros ont paru, 176 numéros dont certains ont marqué la poésie québécoise et qui ont fait émerger quelques-uns des plus talentueux poètes contemporains de chez nous.Ainsi, alors que dès le second numéro François Hébert remplaçait Maryse Grandbois, les Herbes rouges devenaient peu à peu un «lieu d'écriture» privilégié où la recherche dominait.En 1978.les éditions les Herbes rouges étaient a leur tour fondées et donnaient à l'aventure des frères Hébert l'outil qui allait leur assurer la survie.et la vie.Mais qui étaient ces écrivains de vingt ans qui s'associèrent à la fin des années soixante aux Herbes rouges?C'est à cette question que le numéro 169 de ja revue, numéro anniversaire intitulé «20 ans», s'attache à répondre.Vingt et un écrivains y disent, souvent avec le plus grand bonheur, «quelle ècrivainc ou quel écrivain» ils étaient à vingt ans.«C'était, écrit André Roy.du temps où l'on se demandait si la littérature québécoise existait.» C\"était au temps où, pour beau- coup d'entre eux, l'écriture se faisait sur le mode de la réticence.«Heureusement, en 1970, écrit Normand de Bcllefeuille, la rétî-cenceétait idiscutablement le trope le plus pratiqué aux Herbes rouges; plus souvent qu'autre.?ment, en effet, 'on interrompait brusquement la phrase, en laissant entendre \u2014 plus ou moins \u2014 ce qui aurait dù suivre*.Je in'J sentis donc très tôt chez moi: un 'réticent* marginal, un bienhetu reux incompris passant le plus clair de sont temps à \"pisser sur hy beau' ( Frémon ), sur 'l'inspira* tion' et sur le sens.» H Ce petit recueil de témoignai SUITE PAC\u20ac KT LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 11 NOVEMBRE 1989 K3 Entrevue avec Pascal Quignard : jouets, femmes et métamorphose JEAN BASILE collaboration sptcialr Pascal Quignard est un doux même si, à l'instar de quelques confrères romanciers, il est debout, armes à la main, sur la barricade du Prix Goncourt.Les Escaliers de Chambord, son dernier roman, est même un gros canon, si-on en croit les indiscrétions lit-reYaires.On attend de l'auteur qu'il fasse ses salamalecs.r« Autrefois, dit le romanciei qui vient de passer par Montréal, écrivains devaient faire leur cour aux grands et ça n'en finissait plus.On ne nous demande mi menant que peu de choses, se plier à la loi des entrevues, être aimable.Puis on se retire sur la [tointe des pieds.» V,\u2014 Si on a le Goncourt, passe encore.Si on ne l'a pas?- \u2014 On continue.' Pascal Quignard, à l'inverse de ses confrères, n'en perdra pas peur autant son pouvoir.Romancier, oui.Savant aussi et spécialiste en littérature ancienne, il est encore, surtout disent les méchants, un «grand lecteur» des éditions Gallimard, l'un de ceux qui proposent les romans qu'il faudrait publier, même si, légende oblige, «le patron a toujours le dernier mot».Pouvoir ou pas.c'est, du moins, un poste d'obser-vution exceptionnel pour la littérature qui se fait de jour en jour et qu'il peut lire en manuscrit, avant tout le monde.«Il y a naturellement la vague des romanciers très personnels, presque narcissiques qui continue.On note aussi un retour au roman à idées dans la veine allemande», précise-t-il.\u2014 Dans quel genre vous placez-vous?\u2014 l'aime inventer un monde, le regarder de l'extérieur, raconter des histoires, l'aime que cela soit beau et émouvant.Les Escaliers de Chambord est.je crois mon livre le plus musical et le plus discret, l'y parle des choses silencieuses, des choses humbles, l'aimerais qu'il ressemble à une nature morte flamande, un même m to mort nostalgique où l'on remarque, sur un paysage sombre, une pelure d'orange, un verre de bière, un jeu de cartes.L'univers des jouets En réalité, ces «objets humbles» qu'évoque Pascal Quignard, sont des jouets dont Edouard, le héros du roman, fait commerce.\u2014 Pourquoi cet univers de jouets?\u2014 On ne leur avait pas rendu l'hommage qu'ils méritaient en littérature.En outre, il me semble qu'il y en a de plus en plus.Dernièrement, j'ai vu trois magasins de jouets qui s'ouvraient rien que sur le trajet qui me conduit de chez moi à Gallimard.\u2014 Qu'est-ce qu'un jouet?\u2014 C'est l'objet hétéroclite du royaume de l'enfance, peut-être une sécrétion de ses dieux, répond-il.Bien entendu, les jouets ne suffisent pas pour faire un livre, même si « la couleur éclatante des camions en fer blanc est bien séduisante», dit Pascal Quignard.Héros collectionneur, voyageur impénitent qui achète, contre des Poètes en herbes rouges SUITE DE LA PACE K2 g«e,.qui ne méritait pas de passer inaperçu et que j'ai retrouvé par hasard dans une de mes piles de bouquins, nous apprend la naissance et ses tourments d'une écriture québécoise encore hébétée et éblouie par celle des aines, les Alain Grandbois, Anne Hébert.Lipointe, Giguère, etc.«À vingt ans, raconte France Théôret, l'ddolescence s'achève et le don littéraire ne se manifeste pas.» Les doutes, les peurs, les craintes, ceux qu'on nous raconte ici, n'en ont pas moins engendré depuis mie tournée d'oeuvres remarqua-bits.Mais qui a dit que l'écriture .ill.lit être facile, que la création >e ferait dans l'allégresse?Surprenants aveux que ceux, par exemple, d'un Roger Des Roches: «l'aurais voulu étonner d'autres que vous avec des livres qui ne vous auraient pas été destines», racontant ainsi que ce n'est pas vraiment de la poésie qu'il aurait voulu écrire, lui pourtant dont l'oeuvre poétique est éblouissante, mais de la science-fiction, du fantastique, de l'horreur.«C'est dans la littérature uiie 'populaire' que j'aurai, de tout temps, ressenti les plus vives émotions'(.)».Mais c'est lui.Dés Roches, qui d'un même souffle, donne un sens, dans son texte intitulé «L'anniversaire de plaire», à toute cette quête de récriture québécoise incarnée notamment par les Herbes rouges, en expliquant la profonde nécessité de l'écriture telle qu'il l'a pratiquée: «(.) avoir une sainte horreur du vide et de la bêtise.Oui on.peur écrire afin de faire obstacle à la bêtise.En retour, par hasard ou par nécessité, ou parce que ça parlait tout seul, chacun de-mes livres aura été écrit avec amour (amour de l'autre, de l'écriture, de la surprise).Puis en rupture (de l'autre, de l'écriture, de la facilité)».Dans «Le lieu de la chance», François Charron abonde dans le même sens: «La poésie m'a vite permis de comprendre l'aveuglement inhérent aux mécanismes du pouvoir».Le recul qu'on pris ces écrivains n'est pas parfois sans amusement, sans cette candeur critique qui nous fait regarder notre passé, nos nécessaires erreurs de jeunesse, avec une bienveillance amusée.«'J'écris' donc des poèmes qui.nous dit André Gervais parlant de ses vingt ans, sans vouloir être autre chose, sont des exercices de versification (avec un incroyable stock parnasso-symbo-liste et un bon vieux dictionnaire de rimes) et de plagiat (.).» Bref, une remarquable petite plaquette de témoignages pour marquer les vingt ans des Herbes rouges: «20 ans, dira |ean-Yves Soucy, et les bras pleins de richesses dont je ne sais trop que faire», vingt ans qui ont condamné tous ces poètes à ce métier d'écrire qui équivaut, selon Guy Moineau, «à se perdre dans l'aile psychiatrique du quotidien» ou, si l'on préfère la définition d'André Roy, à «un rêve naturel à réinventer constamment.Aussi beau que la vitesse de la lumière, que le chant d'éternité de la mer, que le temps retrouvé, que le réel inacessible.Le monde à portée de soi vingt-quatre heures par jour et par nuit, toutes les vies possibles et impossibles en un instant».20 ANS, textes de Roger Des Roches, Lucien Francoeur.André Roy, François Charron, Normand de Bellefeuille.Andre Gervais, Paul Chamberland, Marcel Labine.Roger Magim, Guy Moineau, France Theoret.Sylvie Gagne, Michèle Drouin.Hugues Corriveau.Carole Masse, André Beaudet, Jean-Marc Oesgent, Rosie Harvey, Louise Bouchard.Claude Paré et Jean-Yves Soucy, éditions les Herbes rouges, no 168-169, Montreal, 1988, 8Ï pages.quaWe fleurs, des collections entières de poupées et de boites à musique enluminées.Edouard aime aussi les femmes qui sont, en quelque sorte, «une passion concurrente».Il les aime, mais pas n'importe lesquelles.L'une est vieillissante, l'autre est une petite fille, comme dans Lewis Caroll.Elles se regardent en miroir.Il les aime dans un monde luxueux où l'on ne parle jamais d'argent bien que l'argent, que l'on dépense pour des futilités, soit un ingrédient important du roman.\u2014 Est-ce une sorte de snobisme, la marque de fabrique de votre génération qui a quarante ans?\u2014 Non.Le monde des collectionneurs est souvent riche, avec tout ce que ça peut comporter de cruauté.Par exemple, on n'achète pas seulement un objet de collection pour l'avoir mais aussi pour en priver les autres.Les collectionneurs sont des gens bizarres et fasc'nants.Les Escaliers de Chambord cependant n'est pas une analyse de l'âme d'un collectionneur, comme dans Balzac.C'est surtout une méditation sur la façon dont un homme se métamorphose par le truchement des jouets et des femmes.Edouard a beau construire entre lui et ses emotions toute une architecture de jouets et de femmes rares et luxueux, sa merveilleuse construction s'effondrera a cause d'un objet banal, sale, trouve dans un dépotoir.C'est alors que la vraie passion apparaît.Dans un monde d'adultes, le jouet est un peu pervers.Pascal Quignard ne le nie pas.Il ne l'avoue pas davantage.Il admet tout au plus que le jouet peut avoir quelque chose d'équivoque et de révélateur.Ainsi Edouard n'achète ni soldats, ni jouets erotiques qui, pourtant, ne manquent pas.Edouard déteste le plastique.En tout cas, l'enfance, que le jouet évoque inévitablement, n'est pas un monde sexuel.Il n'y a pas de Lolita à l'horizon de Pascal Quignard.«L'enfance, pour moi et pour mon héros sans doute, dit-il, est l'univers de la grande passion pure, comme j'ai pu le constater chez mon fils.La première découverte des choses est forcement violente et d'autant plus que l'enfant n'a pas le pouvoir des mots.Les Escaliers de Chambord est un hommage aux jouets mais c'est aussi un hommage aux emotions violentes de l'enfance quand tout ce qui nous entoure est un secret que l'on veut découvrir à tout prix.» Peut-être ce qui passionne le plus Pascal Quignard, et ce qu'il a voulu écrire, c'est la taille des choses et les rapports étranges qui s'établissent entre elles.Il y a dans son roman, une quête du Nombre d'or et une fascination pour la disproportion.Edouard court le monde, qui est immense, pour acquérir des objets, qui sont minuscules.Edouard, qui est maigre, a pour alter ego un homme qui est gros et résolument sédentaire.Cet homme gros collectionne des bonsaï à son tour.«Il y a quelque chose d'étonnant n'est-ce pas.dit Pascal Quignard, à voir ce géant qui cultive avec un soin amoureux une forêt qui tient dans une pièce.Nous sommes là dans un monde de la féerie qui me plait beaucoup.» \u2014 D'autant plus que votre géant aime les petits garçons et qu'il meurt du sida.\u2014 Il faut témoigner de son temps.|e ne pouvais quand même pas le faire mourir de la tuberculose.Le sida est l'objet sale dans notre beau monde si beau.Le virus du sida est aussi un mécanisme de metamorphose.C'était pour moi l'occasion d'écrire sur l'amitié et la compassion.Edouard voudra que son ami connaisse la jouissance jusqu'au bout.Il lui fera donner de la cocaïne par personne interposée, pudeur oblige.Pour Pascal Quignard.l'important est dans la manière qu'il aime feutrée.Il faut imaginer son roman comme un monde où le silence, la pudeur, le détour, la périphrase et la délicatesse sont très importants.Lui qui joue vraiment du violoncelle et qui aime la musique plus que tout, il ne sait pas très bien si Les Escaliers de Chambord est une manière de peinture ou une sorte de musique.Il peut parler de son roman comme d'une «dentelle des Flandres» ou d'un concerto baroque «qui tente de rendre la trame des passions humaines» avec ses staccatos et ses legatos.L'important pour lui est «d'écrire toujours dans la jubilation» tout en croyant que la littérature est un art qui «rénove et purifie tout».LES ESCALIERS DE CHAMBORD par Pascal Quignard.roman, 325 pages, éditions GaJIr-mard Littérature de jeunesse L'Affaire Adam et Eve, un discours par l'absurde SONIA SARFATI collaboration spéciale Une caricature, L'Affaire Adam et Eve?Non.Le mot est trop fort, trop gros.L'Affaire Adam et Eve est plutôt un discours.Un discours par l'absurde, s'entend \u2014 et se lit.C'est en tout cas ce que prétend François Benoit qui.avec la complicité de Philippe Chauvcau, a commis ce livre cynique et plein d'humour dont le point de départ est l'étude du marché d'un produit probablement défectueux \u2014 comment expliquer autrement le fait qu'il soit de moins en moins désiré: le bébé.Un livre qui.soit dit en passant, n'est pas la suite de L'Accep talion globale, mais une consé quenec de cet ineffable pamphlet paru il y a trois ans.«Après la publication de L'Acceptation globa le, on a voulu faire de nous 1er.porte-parole d'une génération, explique François Benoit.Nous avons été invités un peu partout pour répondre à des questions, donner notre opinion.» Les deux comparses se sont alors sentis poussés dans une direction dans laquelle ils n'avaient pas prévu d'aller.Ils avaient voulu rigoler, on les faisait entrer dans les rangs d'une drôle de race qui, se sont-ils alors rendu compte, est de plus en plus présente dans la société: celle des intervenants.Une race qui s'épanouit au moment où celle des bébés semble en voie d'extinction.Y a-t-il une relation entre ces deux phénomènes?Benoit et Chauveau se sont penchés sur la question.En commençant par le commencement.C'est-à-dire par un couple vivant tout nu au sein d'un certain jardin dans lequel poussaient des pommes et rampait un serpent verbo-moteur.Incapable de se servir de ses dix doigts, cet être fort malin inventa la consultation et les reunions, se spécialisa dans l'offre de services.Bref, son travail consistait à se mêler des affaires des autres pour les emmêler.L'Histoire selon Benoit et Chauveau fait donc du serpent le premier intervenant.Celui dont la première inte*-veniion fut de conseiller à Adam et Eve de faire un enfant.Avec le résultat que l'on sait \u2014 bye bye le beau jardin.Sa race se multiplia et prospéra sur la terre.Aujourd'hui, les intervenants sont partout.Ils éduquent, ils psychanalysent, ils publicisent.ils communiquent, etc.Grâce a leurs bons services, disent les deux auteurs, nous sommes entrés dans l'âge du fai-re-faire.Cet âge où l'on préfère engager des intervenants (s'ils se trompent, on peut toujours les poursuivre au civil ) plutôt que de risquer de faire des erreurs.Et des Julie Stanton MILJOCIRS 120p.\u2014 14.95$ Julie Stanton Miljours Roman \t1 ¦ \t La cantatrice Marguerite Miljours subit un grave accident de voiture.Durant son état comateux, elle vit ¦ailleurs» où elle rencontre l'éblouissante Elena Annaïeva qui se dit la fille d'Anne Akhmatova.'Miljours, un quelque chose d'universel qui est la caution des grandes oeuvres.Tout concourt à créer une oeuvre de beauté.» Reginald Mortel.La Wusse l'Hexagone \\ l'Hexagone heu distmclit de l'édition littéraire québécoise JEANNE' BOURIN Les Péré urines^ ill (111 \u2022 ¦N erreurs, on n'en l'ait plus.pour la bonne raison qu'on ne fait plus rien.Pas même des enfants.L'Affaire Adam et Eve consa-crera-t-elle Benoit et Chauveau «intervenants en dénatalité»?Les auteurs espèrent que non.Le rôle de porte-parole ne les tente pas encore.En fait, ils ne sont les porte-parole que d'eux-mêmes.Et encore.«Nous renions totalement nos oeuvres», déclare François Benoit sur un ton catégorique.Et ils le prouvent: Philippe Chauveau, coauteur de cette Affaire Adam et Eve sous-titrée Ta BM contre mon bebé, est devenu papu il y a quelques semaines.Alors, pourquoi tenir un tel discours?«Nous nous contredisons constamment, déclare Benoit.Pour éviter la dépression, nous nous sommes servis de ces contradictions pour écrire un livre.Ainsi, nous avons beau renier notre oeuvre, nous allons tout de même en faire la promotion!» Cynique, humoristique, parfois vitriulique, L'Affaire Adam et Eve se laisse dévorer.On y croque à pleines dents, comme dans une pomme, même si on sent bien que les auteurs s'amusent a nuus faire avaler des couleuvres.Le dernier tiers du livre est toutefois moins réussi.Le fil conducteur est plus difficile a suivre et on se demande parfois si les auteurs, aux prises avec une contrainte de longueur, n'ont pas ajouté du texte même si la matière manquait.Apres le cynisme, l'espoir Il faut faire un grand saut pour passer du cynisme vinaigré à l'espoir à l'eau de rose.Un saut tellement grand qua l'atterrissage.on se sent comme ébranle.Déséquilibré.Ceci pour dire que Nos cris et nos rêves ne devrait surtout pas être consommé après L'Affaire Adam et Eve, au risque d'y perdre sa saveur.Et sa fraicheur.Car ce qui.dans ce livre, semble être de la naiveté chronique, est plutôt le reflet du jeune âge de ses auteurs: 150 garçons et filles de 12 à 20 ans qui.par le biais d'un recueil de poèmes, expriment au monde leurs inquiétudes, leurs espoirs.Ils parlent d'amour, de paix, d'environnement, d'un avenir meilleur.Tellement bien et tellement souvent qu'on ne peut s'empêcher de se demander où l'éditeur a bien pu aller les dénicher.Dans des activités de pastorale?Non.L'éditeur s'en défend, les auteurs aussi.Ce sont des jeunes bien ordinaires, faisant partie de cette majorité.silencieuse comme il se doit.Des jeunes dont le quotidien ne se joue pas sous lé signe de la violence mais qui s'inquiètent de l'état du monde dont ils hériteront un jour.Peut-on leur en vouloir?L AFFAIRE ADAM ET EVE.François Benoit et Philippe Chauveau, Boreal.1939.12S p.11.95 $ NOS CRIS ET NOS REVES.Collectif realise par des leunes du diocese de Saint-Hyacinthe.No-valis.1989, 256 p, S 3.25.L O U I H A M E L I N un lolcni f./ à proprement parler éblouusant /./ un roman génial Jcan-Roch Boivin Le Devoir /./un écrivain aussi immenseque Jacques Fcrron et Victor-Levy Beaukeu.Reginald Martel La Presse 405 pages 24,955 Québec/Amcriquc GE! Vous enragez de n'avoir pas mordu à la première édition de LA RAGE?Ne ratez pas l'occasion d'être atteint de LA RAGE, en vente dans toutes les bonnes librairies.Monique LaRue COPIES CONFORMES Éditions Lacombe, 17,95$ Avec un clin d'oeil à Dashiell 1 Hammett, Monique LaRue I mène l'intrigue policière avec I jubilation et parle avec force de l'amour, de la maternité et du sentiment d'appartenance.Jeanne Bourin LES PEREGRINES 1 dit ions François Bourin, 2^,95$ > De Chartres à Jérusalem.Jeanne Bourin retraee la vie quotidienne de trois femmes parties avec les croisés lors delà première croisade.Personne encore n'avait écrit le roman de cette épopée au féminin. K4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 11 NOVEMBRE 1989 Horowitz : technique de géant et âme d'enfant CLAUDE CINCRAS Horowitz est mort.Né le 1er octobre 1904, il venait donc d'avoir 85 ans.il était le plus jeune des octogénaires du piano.Claudio Arrau et Rudolf Serkin, nés en 1903, et le doyen.Mieczyslaw Horezowskii né en 1892.sont bien vivants et jouent encore.Mais Horowitz était le plus célèbre de tous \u2014 en fait, le plus célèbre pianiste du XXe siècle.Parce qu'il était le plus virtuose.Sa technique était absolument phénoménale.Rien ne lui était impossible, scmble-l-il.Il pouvait jouer plus fort cl plus vite que tous ses concurrents.À cet égard, son enregistrement public de la colossale deuxième Sonate de Rachmaninov, réalisé par RCA en 1980 et récemment reporté en compact (7754-2-RG ).est unique, lamais je n'ai entendu au piano une telle force et une telle vitesse.Ce document est hélas! représentatif de l'esthétique \u2014 et.parlant, de la discographie \u2014 du plus célèbre pianiste de notre époque.C'est dément de virtuosité et, en même temps, gênant de vulgarité.Comme la plupart des enregistrements de Horowitz, ce Rachmaninov de RCA s'adresse aux seuls inconditionnels du pianiste.Il contient, de plus, la meilleure des trois versions qu'il signa du troisième Concerto: celle de 1951, avec Reiner.Sans cet étalage inutile de virtuosité, ce serait là l'une des meilleures versions, tout court, du troisième Concerto.Mais cet enregistrement, comme tant d'autres de Horowitz, fait passer le pianiste avant la musique.Il faut aller ailleurs, par exemple chez Ashkcnazy (qui.lui aussi, a grave trois lois le troisième Concerto ).pour entendre l'oeuvre a ir;i\\crs l'interprète.Pour l'effet Dernier représentant d'une époque ou l'on acceptait que l'interprète modifie le texte musical a sa façon, sans justification historique ou musicologique.Horowitz était soucieux avant tout de l'effet.Il accélérait, ralentissait, se perdait dans d'invraisemblables rubatos, jouait «par coups», réduisait subito le volume sonore presque à néant ou bien frappait le clavier comme pour le briser.Cet homme nanti de la virtuo- sité la plus extraordinaire que l'on ait connue était aussi le plus instinctif des interprètes.11 avait la technique d'un géant mais lame d'un enfant.Son «testament discographique» est considérable.Horowitz enregistra principalement pour quatre marques: EMI, RCA, CBS et, plus récemment.Deutsche Grammophon.Son premier (et légendaire) enregistrement de la Sonate en si mineur de Liszt \u2014 celui de 1932.fait à Londres \u2014 a été réédité en Frunce par EMI dans la collection «Références».Pour l'instant, il n'est disponible ici qu'en 33-tours ( PM 100 100-1 ).Acceptable pour l'époque, celle interprétation ne l'est plus aujourd'hui.En Amérique, RCA ( maison pour laquelle il enregistra à deux moments différents de sa carrière) et CBS ont entrepris le report en compact de leurs enregistrements respectifs de Horowitz, avec le résultai que la même oeuvre se retrouve parfois sous les deux étiquettes en des lectures séparées par plusieurs années.C'est CBS qui offre actuellement le plus grand nombre de gravures de Horowitz en compact.Un disque consacré à Scria-bine (MK424I1) est assez convaincant: il y a dans cette musique un cote «maladif» qui collait à sa personnalité.Un autre, consacre a Chopin (MK424I2).est en general assez beau, bien qu'on sente encore ici et la la «patte» écrasante du pianiste et son pen- chant pour lu sentimentalité (ses effusions, dans le trio de la célèbre Marche funèbre, font sourire ).Un disque Scarlatti (MK42410) est un prodige de clarté.Mais nous sommes très, très loin du clavecin.Un -live\" de Moscou En 1985, Horowitz tournait le dos à RCA et CBS et passait chez Deutsche Grammophon.De ses enregistrements DG, il faut entendre, ne serait-ce qu'à titre de document, le «live» réalisé à Moscou lors du récital qui marquait son retour dans son pays natal soixante ans plus tard (419499-2).En 1987.il signait son premier disque de concerto depuis des années: le K.488 de Mozart, avec Giulini et l'Orchestre de La Scala de Milan, jumelé avec la Sonalc K.333 (425287-2).Horowitz dans Mozart: on appréhendait le pire, mais le disque est presque une belle surprise.Le jeu est encore affecté de certains ma-niérismes, mais l'ensemble est fort décent.Dans le concerto, Horowitz fait même un peu d'ornementation et.au premier mouvement, il joue la cadence (très rarement entendue)de Busoni.De même, la toute dernière parution chez DG, « Horowitz at Home» ( 427772-2 ), groupant des Mozart cl des Liszt datant de 198b à janvier dernier, est fort acceptable.Comme si Horowitz, qui allait mourir quelques mois plus tard, avait voulu nous laisser une bonne impression.Neil Young: le grand retour?ALAIN IRUNET coitaboration \\p*ciale eil Young n'a pas chômé dans les années 80.Il a livré de cinglants vidéos, il a expérimenté les nouvelles technologies, il s'est dé-barassé de ses habitudes «stupéfiantes».Il s'est calé auprès de ses fans (enfin, la majorité.) en déclarant que Reagan faisait une bonne job.Puis il s'est fort bien racheté.L'an dernier, Neil Young se ressaisissait en lançant un excellent microsillon avec ses provisoires Bluenotes (This Note's For You), éphémère formation R&B et blues rock.Freedom vient de paraître et les critiques américains capotent, au sens positif du terme.On crie au grand retour d'un ange qu'on disait usé, ré et désintoxiqué, gâté par le fric des redevances.Mais le magazine Rolling Stone charrie un peu quand il accorde cinq étoiles à Freedom et en fait l'un des classiques des années 80.Il faut observer la production de Neil Young en cette décennie pour constater à quel point il a été prolifique.Depuis Trans où il faisait la nomenclature des nouvelles technologies disponibles sur le marché.Neil Young est revenu à ses sources tout en actualisant le produit.Le folk paisible et le rock acidulé reviennent à la charge.Le folk devient industriel, la musique s'ébat selon des inflexions absolument revivifiées.Minimal de facture, Freedom fait état d'une musique souvent exécutée en trio ou en duo.Ses grandes habiletés de guitariste blues rockeur redeviennent évidentes.Young s'empiffre de distorsion et sniffe les plus folles lignes mélodiques tout en conservant le lyrisme folk et les attitudes planantes qui lui sont propres.Les ballades sont également inspirées au maximum, notamment Wrecking Hall, une poésie quelque peu autobiographique.Neil Young est cynique et corrosif devant le pourrissement généralisé de la société américaine.Il faut écouter la version sarcasti-que de On Broadway, où la magie du showbizz cl de l'activité régnant sur cette célèbre avenue ont été depuis longtemps supplantées par le crack, les putes et maintes formes de dèchc sociale.En passant.Linda Ronstadt accompagne Neil Young à quelques reprises sur ce disque, et elle le fait fort bien.En somme, tout m semble évoquer les sources dans l'inspiration de Neil Young.Les Américains capotent, certes, mais faut-il crier au génie lorsqu'un vieux refait ce qu'il a déjà fort bien fait deux décennies plus tôt?Non.Et si on compare cette démarche à celle de Dylan, on pourra tirer les conclusions suivantes: si l'audacieuse production de Daniel Lanois a totalement transformé ce vieux loup de Zimmerman en folk rockeur renouvelé, celle de Neil Young ne produit pas cet effet magique.Mais l'énergie qui se dégage de ce disque ne ment pas: Neil Young était bel et bien inspiré en signant Freedom.FREEDOM, Neil Young.Reprise Records 92 58991 + cassette + disque compact.Ricky Lee Jones: son meilleur depuis belle lurette ¦ Plusieurs écoutes m'ont convaincu: Flying Cowboys est le meilleur disque de Ricky Lee loues depuis son premier, paru en 79.Les «lousses» inflexions de Ricky Lee loues avaient fait fureur au terme de la précédente décennie.Chuck E.'s In Love est resté gravé clans la tète de tous les amateurs de musique américaine.Mais depuis lors, lones a passé par tous les états.Elle a généralement pondu de bons disques, sans toutefois maintenir l'effet boeuf qui avait caractérisé son entree dans la pop américaine.Après quelques années de carrière, Ricky s'était intoxiquée ù l'alcool en fréquentant Tom Waits, puis s'était remis sur pattes en se mariant avec un Français \u2014 qu'elle avait rencontré ù Thalti.En 85.le dernier microsillon de Ricky Lee lones n'avait pas particulièrement impressionné: fort bien réalisé, avec The Magazine.In dume polissait paisiblement son style.Depuis lors, lu blonde enigmu-tique a fait un bébé.et un super bon disque dont les textes ont été co-signés avec son mari Pascal.Flyng Cowboys est produit par l'ex-Stcely Dan Walter Becker (qui n'avait pas fait de prouesses avec les bardes du groupe China Crisis).D'entrée de jeu.lones ne donne pas l'impression d'un grand retour; on a plutôt l'impression qu'elle est égale à elle-même.Mais il faut goûter plusieurs fois ces histoires de ghettos psychologiques, de trains fantômes, de ballades en satellites, de chevaux sauvages et de petites filles qui refusent de se laisser dompter pour constater à quel point elle se démarque des normes de la poésie chansonnière.Les surimpressions vocales de Ricky Lee Jones, les détails acoustiques, électriques et synthétiques de son travail et les trouvailles ornementales de Walter Becker apparaissent progressivement.Tout ça prend progressivement la forme d'une oeuvre pop de haut niveau.FLYING COWBOYS, Ricky Lee Jones, Geffen XCHS 24246 ?cassette t disque compact.Vidéocassettes Pour fêter Noël, Fantômes en fête LUC PERREAULT ¦V l# est encore tôt pour en parler mais Noel |/ vj -Vu \\ icni.La f \\ dgj preuve : la vidéo yE$ déha,c déia scs mm etrennes des Fêtes.De tous les classiques de Noel, le conte de Dickens intitulé Scrooge est l'un de ceux ;iui a le plus inspire le cinéma.Mitch Clazcrcl Michael O'Dono-ghuc s'en sont souvenu en écrivant le scenario de Serooged.Grâce a la magie d'une bonne fée Jcs étoiles, voici ce vieux conte délicieusement réadapté au goût du jour.Le Scrooge des temps modernes a pour nom Frank Cross.Bill Murray lui prèle vie.Ce tyran sans crUpulcs est responsable des programmes d'un important ré-\u2022eau de television.La veille de Noel, il supervise la diffusion en direct d'un grand spectacle adapté du célèbre conte de Dickens.Mais ce Scrooge a la seconde puissance n'a vraiment aucun respect pour les autres.Comme l'autre, il va recevoir la visite de trois fantômes qui vont lui faire voir son passé, son présent cl son avenir.L'occasion lui sera alors offerte de corriger scs erreurs.Bien stir, la morale de cette histoire transparait des la première image.Heureusement, la mise en scene cl l'interprétation aident à la faire passer.Bill Murray est parfait dans ce rôle qui fait appel a son côté macho Cl â ses allures sadiques.Il suggère, par exemple.i|u'on agrafe un petit panache de renne à une souris pour les besoins du spectacle.Quant au réalisateur Richard Donner, ilest passé maitre dans les fantaisies.Il lie craint pas les effets spéciaux (ici.les fantômes) lorsqu'ils servent son propos.En conclusion : pour se mettre dans l'atmosphère de Noel.Fantômes en fête est parlait.\u2022 \u2022 * FANTOMES EN FETE i v t de Serooged i d« «Jicnard Donner.E -U.1983.Int.: Bill Mur-rav Karen Allen John Forsythe.Bobcat 'ridthwatt.Carol Kane.Robert Mitchum.Mi-cruet J.Pollard Alfre Woodard Couleur.Hi-fi ¦teréo.1h55 Paramount Home Video Malo Video.\u2022 i The Rainbow Inaccessible ¦ Dans l'Angleterre victorienne, la jeune Ursula Brangwcn s'est fixé des objectifs élevées, aussi inaccessibles que cet arc-en-cicl qu'elle admirait tanl étant petite.La vie toutefois va se charger de la ramener sur terre.Un prof d'éducation physique va d'abord faire son éducation sexuelle.Fascinée par cette femme.Ursula tombe dans ses bras mais décou-\\ re bientôt que celle-ci lui préfère son oncle, prospère propriétaire de mines.Ursula se tourne alors vers un jeune soldat qui rêve de l'emmener vivre en Inde.Mais elle va finalement opter pour l'indépendance.Elle ira enseigner à des enfants sous la supervision d'un directeur tyrannique.Ursula va finir par découvrir que les idéaux, c'est bien, mais qu'il faut bien gagner sa vie.Avec The Rainbow.Ken Russell revient a D.H.Lawrence, son écrivain préféré.Mettant pour le moment de côté son goût pour la provocation, il nous propose une vision fort gentille de l'Angleter- re d'antan.Bien sur.quelques thèmes de son film tels que la nudité et l'homosexualité féminine peuvent encore en choquer certains.Mais beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis qu'il faisait scandale avec IVomen in love.Le cinéaste anglais donne ici l'impression de se répéter.Ce qui ne veut pas dire que les jolies couleurs de son film ne sont pas agréables à regarder.*?THE RAINBOW, de Ken Russell.C.-B., 1989 Int.: Sammi Davis.Paul McCann.Amanda Donohoe.Christopher Cable.David Hem-mings Clenda Jackson.Couleur.Hi-fi mono.1 h 44.Vestron Video International.Scandale Un brin trop sage ¦ Christine Keeler a 18 ans.vit à Londres et gagne sa vie comme danseuse dans un club lorsqu'un riche médecin la remarque.Il en fait sa maîtresse cl la présente à scs amis.Parmi eux se trouve le ministre de la Guerre.John Pro-fumo.marié à une actrice.Il va L'HISTOIRE QUI A SÉDUIT LE MONDE ENTIER! CANDAli vite tomber dans les bras accueillants de cette jeune femme ravissante.Mais, au même moment.Christine entretient des relations avec un Russe, attaché d'ambassade.Le service de contre-espionnage va vite soupçonner que la jeune femme soutire des secrets au ministre pour les refiler aux Soviétiques.On connaît le célèbre scandale Prufumo qui a fait les manchettes dans les années soixante pour finalement provoquer la chute d'un gouvernement.Michael Ca-ton-|ones raconte cette page d'histoire assez sagement.S'il mérite un reproche, c'est d'avoir quelque peu enjolivé le milieu plutôt sordide de Christine.Par contre, son personnage de médecin \u2014 qu'incarne John Hurt \u2014 parait tout à fait convaincant avec son mélange de cynisme et de séduction.Qui a dit que le monde de la politique et du spectacle ne faisaient pas bon ménage?** SCANDALE iv.f.de Scandai), de Michael Caton-Jones.C.-B., 1989.Int.: Joanne Whal-leY-Kilmer, John Hurt, Ian McKellen, Bridget Fonda.Couleur.Hi-fi mono.1 h 55.Lancement simultané francaisanglais.Malo Video.Deadly Possession Sans surprises ¦ Le corps d'une étudiante d'université est projeté à travers la vitre d'une tour d'habitation.Sa voisine de palier.Kate, également étudiante, apprend que son exmari vient d'être arrête en rapport avec ce meurtre.Mais elle soupçonne quelqu'un d'autre.Aussi entreprend-elle une enquête qui va la mener jusqu'à son prof de musique, l'étrange Dr Steincr.Serait-elle l'assassin ?Avec pour seul indice une vieille clé, Katc n'est pas au bout de ses surprises.Hélas, le spectateur ne peut pas en dire autant.Ni les comédiens ni la mise en scène ne se distinguent vraiment.Deadly Possession ressemble trop à d'autres thrillers qu'on a déjà vus.?DEADLY POSSESSION, de Craig LahiH.E.U., 1989.Int.: Penny Cook.Ama-Maria Winchester Liddy Clark.Olivia Hamnett, Patrick Frost.Couleur.Hi-fi mono.1hS9.Vestron Video International Nos cotes * Moche.Inutile de se déplacer au videoclub.* Potable.Emprunter la copie a la rigueur.** Intéressant.Mais pas sans défauts.* * * Remarquable.Se laisse voir avec plaisir.**** Extraordinaire A louer sans reserve.LE PALMARÈS *\t 1.Who Framed Roger Rabbit\t vo/vf\t(-) 2.Rain Man vo/vf\t(-) 3.Vampire, vous avez dit\t vampire (Fright Night 2)\t(-) 4.Cimetière vivant\t (Pet Sematary)\t(-) 5.Cyborg vo/vf\t(-) 6.Les Lavigueur\t - déménagent\t(-) 7.Combat à finir\t (No Holds Barred)\t(-) 8.Les banlieusards\t (The Burbs)\t(-) 9.La mouche\t (The Fly 2)\t(-) 10.L'agent fait la farce\t (The Naked Gun)\t(-) * Cette liste est établie avec la colla-\t boration du Club international video\t film le classement precedent est indi-\t que entre parentheses.\t LES NOUVEAUTES ACTION Batman \u2022 \u2022 \u2022 vo/vl Lethal Pursuit Savage Justice Trois saisons en enfer COMÉDIE Calendrier meurtrier Diable, vois-tu ce que j'entends Fierro, l'été des secrets K-9 vo vf S.O.S.Fantômes 2 \u2022\u2022\u2022 Te casse pas la téte.Jerry Wicked Stepmother no Vf Under the Biltmore Clock DOCUMENT Andrew Dice Clay Live DRAME Conspiracy of Love The Rainbow FANTASTIQUE Les aventures du baron de Munchausen HORREUR Psycho Cop Purgatory Sleepaway Camp 3 SUSPENSE Meurtres dans la ville Out of the Darkness THRILLER Deadly Possession \u2022\u2022\u2022 Nos choix.I I LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 11 NOVEMBRE 1989 K5 MOTS CROISÉS VOTRE * HOROSCOPE RÉPONSE A vos ~JM QUESTIONS t alike au ou il a.*., au 10 MAI 3 4 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 Hostiles.2 Artiste \u2014 Symbole chimique.3 Fabriquent \u2014 Qui sont altérées par la presence d'éléments étrangers 4 Marque le mépris \u2014 Obtint \u2014 Qui t appartient 5 Evaluée \u2014 Possessif.6 II a de longues oreilles \u2014 Vétille.7 Acte législatif émanant du roi \u2014 Sorti \u2014 Quatre.8 Ver marin \u2014 Principe odorant de la racine d'iris.9 Sous une balle \u2014 De naissance \u2014 Dans la choucroute.10 En les \u2014 Il brait \u2014 Peut rendre \u2022 service a la frontière 11 Fidèle \u2014 Remorque un navire.12 Avoir en horreur \u2014 Voie urbaine.VERTICALEMENT 1 Qui n'est pas semblable 2 Troubles \u2014 Divinité feminine.3 Terme \u2014 Ne pas parler (Se) \u2014 Ancienne note.4 Dommage \u2014 Mesure agraire.5 Marche \u2014 Fleuve de Suéde \u2014 Qui nous viennent en naissant.6 Inflammation \u2014 Lac de Lombardie 7 Unite d equivalent de dose \u2014 Lentilles \u2014 Se dit d'une prune.8 Dans le Var \u2014 Femme d Osiris \u2014 Se dit d'un coeur généreux.9 II ne travaille pas en silence \u2014 Eu égard a.10 Rognon \u2014 On en fait des paniers 11 Bois noir \u2014 Fille d'un noble castillan.12 Tamis \u2014 Action d aplanir i 2 3 4 5 8 7 a 3 10 11 12 I SOLUTION AU PROCHAIN NUMERO 1 2 3 4 SE 7B 9 10 1112 HIIHHBlHiaaiIHB Hag sunnan a ara araasBa be h @ i3 m n aassa h annaa as r- ana BJESSfflssi?rusas tison ras SOLUTION OU DERNIER PROBLEME SCORPION du m octobre ^ 72 ->\u2022\u2022«*' Votre vie amoureuse et sociale ne vous laissera pas de répit.Si vous tombez en amour, il y a de fortes chances pour que ce soit pour longtemps, ce qui ne signifie pas que ce sera facile.Vous serez débordante d énergie et d'initiative au travail et cela tombe bien car les défis qui se présentent vous offriront I occasion de donner votre pleine mesure ou ?3 novembre au 71 decembre SAKITTAIKE Vos rapports amoureux vous rendent Darticu-lierement volubile.Les choses n en sont pas plus claires pour autant car parler vous sert tout autant a brouiller les pistes qu a exprimer vos sentiments.Vous aurez a faire preuve de diplomatie car vous serez melee a un différend entre deux amis.Tachez de garder votre sang-froid.7\" BU 77 Of CIMUI S «\" CAPRICORN! \"j*\"\"\"l» Votre vie amoureuse vous parait particulièrement vide.En fait, vous avez présentement d autres preoccupations qui laissent peu de place a la passion.Des changements au travail engendreront toute une série d événements qui auront des repercussions sur vos activités sociales et sur votre vie affective.VIRSfAU du 71 janvier au 19 MV'RIER Le ciel de vos amours s assombrit de plus en plus et la tempête approche.Soudainement, vous prenez conscience que votre partenaire ne fait pas vraiment sa part dans votre relation.Certains d'entre vous éprouveront un besoin urgent de faire le grand menage dans leur vie privée, ce qui risque d avoir des conséquences sur votre entourage.l'OISSONS ou 70 m .ruh au .u mars Une conquête amoureuse dont vous rêvez depuis longtemps s immiscera dans votre vie sentimentale deja fort remplie et vous étourdira.Elle vous amènera a croire enfin au grand amour.Vous vous retrouvez dans un nouvel environnement qui vous permet de rencontrer des gens totalement différents de ceux qui gravitent habituellement autour de vous.Profitez-en pour élargir votre cercle social.iitUÏR ou 71 MARS AU 2D AVRI1 Votre compagnie est particulièrement recherchée par le sexe oppose et vous ne comprene-nez pas bien pourquoi.Acceptez dont les compliments avec plus de grace! Les changements se précipitent dans votre vie professionnelle et vous êtes portée a résister.Adoptez une attitude philosophique et laissez-vous porter par le courant.Tout rentrera dans l'ordre.H se pourrait que vous soyez portée a oouder I amour.Rien ne vous semble plus doux ces temps-ci que ta solitude.Mieux vaut vous fier a votre instinct en vous rappelant toutefois que toute cnose a une fin.vous aimeriez que tout le monde évolue au même rythme que vous, ce qui n est pas possible il serait plus facile de cultiver la patience et la comprehension.ou 71 mai au CIMIAlM 21 \u2022\"\"«\u2022 Votre vie sentimentale commence a se stabiliser et vous devriez profiter de cette période d accalmie qui ne durera peut-être pas Vous prenez un second soufle et êtes portée a en faire encore plus que ce que I on attend de vous.Reposez-vous et surveillez votre alimentation.~~ 0JJ7JUIN AU CANCIR »J*UH Votre vie sentimentale dépendra de vous.Vous aurez plus qu une occasion d effectuer un changement radical, mais vous pourriez tout aussi bien passer outre.Des conflits avec vos supe rieurs vous guettent et vous ne faites pas toujours preuve de diplomatie.Cultivez davantage la souplesse avec une figure souriante I C\\ 00 71JU\"\" ' ,v-'^ 73 aout LION Votre vie sentimentale est marquee par la recherche de I homme parfait et charmant et cette quête vous obnubile parfois au point que vous ne voyez pas les gens que sont prêts a vous donner leur tendresse, il est possible que vous vous retrouviez au coeur de certaines intrigues sans I avoir vraiment voulu.N oubliez pas les vertus de la discretion, c est votre meilleure arme.ou 74 aout au 27 SEPTEMBRE Vous êtes portée a vous torturer et a vous casser la tete peur savoir ce que veut votre Darte-naire.M serait plus simple d aborder franchement la question vous ne cessez de faire des progrès dans le domaine professionnel même si cela ne vous parait pas toujours evident.Vous n avez qu à continuer votre petit bonhomme de chemin.BALANCE ou 23 SEPIEMBRi au .'3 OCIOBRI Pourquoi donc toujours chercher la petite bete noire chez celui qui vous aime?Vous êtes portée a voir larbre et a négliger la foret.Cela ne devrait cependant pas durer.Vous aurez la possibilité de changer I orientation de votre carrière.Vous devriez rester dans le même domaine mais en explorer de nouvelles facettes car vos talents sont multiples ¦a 4|S AUA LECTEURS Df -cr.-rre,., KtMlf ttfnttYt requ « re-rer' .1* n 1 ctrtnir cersutJt'Cn Paveurs -f rirçoi»ert ae reoomes h « a seu« rj ien qv eipi-auent cetre sifujtcn En prwr er i.eu eMnt !e vciurre flu CDuffiff a nrtWM c«' :d> cnyï : rer t% etfn au ion Deune mtrreir pdntmn ptrymn ^n-ettenr 3 -ti^rr ffei 3wieet tiventiM.ev tell \u2022 \"eure it lOuf i iniee et le i eu 3e leur ri: wnce Sjp-.ce* Rformstioni I e^ tmcxmn'e fleretïcnfl-» «j Uoierr.ent A *M OUMtioni C Ht rounjuci ROUI BCVtOnf r\u2022 gwrfrle lettres V*rt' 3e verre rcrp'e*-*-'.¦ Je suis ne* le 11 août 1923 vers -'.h am | ShAwinigan.Oue me reserve I année di mes 6-! ans?.En 1990 une période de renouveau otans vc > convierions religieuses.Vous participerez ê un groupe ri action social un organisme qui aid.' des malades ou des inadaptes a retrouver leurs moyens et a s intégrer a la société Cette parti cipation ne se fera pas dans un esprit de rorj.'e Jbnegjfion Vous donnerez une aide généreuse sans oublier de prendre soin de vous En 199C vous vivrez des conflits de personnalité très émotionnels principalement dans votre vie In time avec votre famille mais aussi dans certaines relations sociales et professionnelles.Jalon si culpabilisation possessivité abus de pouvez manipulation emotive, vous n aurez pas des ft lations ternes cette année-la il se peut que ani mee par les meilleures intentions du monde vous ne vous aperceviez pas Que vous pertvr bez affaiblissez la personnalité dun de vos proches ou d un des beneficiaies de votre organisme daide.que vous prenez trop de place dans leurs pensées leurs emotions.Faites très attention avec I emotion dans vos relation; avec les autres el'e peut devenir dangereuse étouffante malsaine Mettez souvent les choses au clair Soyez honnête franche.Ne laissez pas vos relations avec les autres prendre une dimension uniquement emotive.Il se peut que vous même ayez a combattre une personne trop envahissante, autoritaire trop sure de I influence, du pouvoir quelle a sur vous En 1990 et 1991.des changements dans certaines de vos relations importantes surent une influence sur vos revenus financiers.Energique courageuse avec un besoin de vous dépasser vous assurerez par votre propre travail une partie importante de vos besoins matériels.¦ Je suis née le 30 novembre 1961 a 20 h 30 i ?eauhamols.Je crois que mon ascendant est en Lion.Ouel sera mon avenir?Quels sont les principaux traits de ma personnalité?Vous avez en effet un ascendant Lion Nerveuse indépendante, imprévisible, inventive vous êtes habituée a vivre dans un état de Wj sien, de questionnement de tension et de re cherche.Peur changer vous rêvez de vous construire une vie plus stable plus calme et se reine afin de trouver un équilibre Votre vie a la maison sera touiours importante.Fort probablement vous établirez votre lieu de travail a votre domicile Dune matière originale et plus traditionnelle vous avez envie de vous bâtir une vie personnelle ou la vie domestique louera un role iportant Pratique d un art a la maison travailleuse appliquée, perfectionniste Vos aurez patois des relations orageuses avec vos proches mais vous garderez touiours bien solide et stable votre vie ou foyer.Dans la vie vous voudrez avant tout réussir votre vie intime et faire rie votre domicile un lieu rie créativité un heu de ressourcemenr et de roncentre Tout a fait capable rie vous faire valoir socialement et professionnellement vous préférerez vivre avant tout selon ries critères et des valeurs personnels a propos des quels vous ne ferez a peu ares pas de concessions Faire rie votre foyer un lieu qui attire des gen> intéressants un foyer original ri idées et ri act> vîtes créatrices voila votre but.En 1989 et 1990 vous laisserez tomber certains choi* aca riemiques et certains projets a long terme tuges irréalistes rressestfefaBoiiusMKt \u2014 97 \u2014 |e me trouvais a Berlin où l'on devait me remettre la prestigieuse Caméra d'Or pour l'ensemble de ma carrière cinématographique.|e prononçai mon allocution de remerciement en allemand, ce qui plut énormément au publie.38 LA MÉDAILLE DE LA LIBERTÉ lllginar Bergman ayant décliné l'offre de présider le jury du l'estival de Cannes, on me proposa de la remplacer.|c n'en avais guère envie.Ma femme, qui avait travaillé longtemps pour le Festival, me pressait d'accepter.|c finis par céder.Françoise Sagan, présidente du jury en 1979.avait déclaré que l'on avait exercé des pressions sur les membres du jury.Moi qui avais été jure en 1970.j'avais déclaré à l'époque: «Je ne sais pas ce que je fais ici.On peut donner des prix aux vaches parce qu'il y en a qui donnent plus de lait que d'autres, et ça on peut le mesurer.Mais je ne crois pas que l'on puisse donner des prix à des oeuvres d'art.» l'aurais du m'écou-ter.Au debut, tout se passa bien.Tout le monde donna son opinion sur les films, et nous décidâmes finalement d'attribuer la l'aime d'Or ex-ac-quo ù deux films: AU Huit fa//, la comédie musicale à moitié autobiographique de Bob Fosse, dans laquelle jouaient Roy Scheider.Gwen Ver-don.Ann Reinking, et Jessica Lange dans le role de l'Ange de la Mort; et Kagcmusha d'Akira Kurosawa.A onze heures du soir, la décision était prise et l'on se sépara.Les résultats devaient être proclames le lendemain à midi.|e demandai a M.Favre Le Brel.directeur du Festival, si ma présence était nécessaire pour la lecture du palmarès.«Non.non.me repondit-il.ça n est pas important.» Le lende- main matin, a l'hôtel du Cap.je signai les papiers officiels.Quelques heures plus tard, le directreur du Festival voulut me faire signer une declaration selon laquelle A/on oncle d'Amérique, un film français que nous, jury, avions place en deuxième position, était en fait l'égal des deux films primés.«Nous avons deja vote et j'ai signe les papiers», répondis-je.Favre Le Bret insista pour que je signe ce nouveau papier qui instituait trois vainqueurs ex-ac-quo.«C'est malhonnête, le désignerai pas ça.» Ce fut pourtant bien ce qu'il annonça lors de la conference de presse oii il m'avait dit que ma présence n'était pas nécessaire.Pour expliquer l'absence de Kirk Douglas, président du jury, il déclara à tout le monde que j'étais malade, l'étais furieux.le m'étais battu pour que All That lazz remporte la palme parce que j'aimais ce film.Mais les gens qui avaient travaillé sur All That lu/./.estimant qu'ils n'avaient aucune chance de gagner, avaient quitté le Festival.Il n'y avait personne pour recevoir le prix.Si l'on présente un film dans une compétition, il vaut mieux attendre la proclamation des résultats.Peter Sellers et sa femme, eux, attendaient patiemment.On lui avait assuré qu'il allait remporter le prix du meilleur acteur pour Being There.En fait, on n'avait jamais envisagé de lui attribuer ce prix.La proclamation du palmarès eut lieu l'après-midi, et bien sûr il ne remporta aucun prix.J'en étais désolé pour lui.Il était seul.Il n'y avait personne de l'équipe de Being There.Il avait l'air perdu.Je les invitai à diner, lui et sa femme, ce qui eut l'air de lui faire plaisir.Le bronzage de Peter ressemblait a un mauvais maquillage appliqué pour masquer sa pâleur.Il avait l'air malade.Mais s'il était déçu de ne pas avoir gagné, il n'en laissa rien paraiire.Dans la conversation.Peter était ennuyeux.jusqu'à ce qu'il se mette à parler des autres.Imitateur parfait, il devenait littéralement celui qu'il imitait.Il avait le génie du pastiche.Autrement, il ressemblait à Chauncey le jardinier, le personnage qu'il incarnait dans Being There.Je fus heureux de ce diner passé en sa compagnie.Quelques mois plus ard.Peter mourut.La presse me critiqua.Le rôle de président du Festival de Cannes est des plus inconfortables.On me reprochait de ne pas m'étre laisse manipuler.En 1987.c'était Yves Montand qui présidait le jury.Lorsqu'il annonça la Palme d'Or, un film français, toute la salle le hua.le n'aurais pas du enfreindre la règle que je r?'étais fixée depuis mes années d'université: ne jamais présider quoi que soit.Ce voyage en France, comme ceux que je faisais pour l'USIA.n'avait rien a voir avec la politique, le n'aime pas le mot '«politique», parce que je ne rends pas de service à tel ou tel parti, mais a mon pays.Ces voyages, je les ai faits sous des gouvernements démocrates aussi bien que républicains.J'attends seulement d'un prési- dent, cjuel qu'il soit, qu'il serve son pays et le monde entier.En tant qu'Américain, je me suis toujours efforcé de communiquer avec les gens d'autres pays.En 1980.j'ai voyage dans le premier avion privé a relier Jérusalem au Caire, et j'ai rencontre le président Anouar el-Sailate.Nous avons discute pendant trois heures a Ismailia.sur les rives du canal de Suez.Celait un homme charmant.Dans ma chambre, je conserve un magnifique miroir d'argent (dont le manche figure un paon) qu'il m'a offert.S'il n'avait pas été assassiné, l'histoire du Moyen-Orient en eût été changée.Le Ib janvier 1981.mes voyages autour du monde me valurent de recevoir, en ma qualité d'ambassadeur «bénévole», la médaille de la liberté, la plus haute distinction civile aux Etats-Unis.Le president Carter me passa lui-même la médaille autour du cou.lors d'une cérémonie a la Maison Blanche.Je n'en revenais pas.l'étais donc récompensé pour avoir accompli des missions que je considérais comme des privilèges?Oue je considérais comme de mon devoir d'accomplir?J'avais besoin de me convaincre que ce n'était pas du cinema.Ce soir-là.Anne et moi.en compagnie du president et de son épouse, nous assistâmes de la veranda de la Maison Blanche à des manoeuvres impeccablement exécutées, musique en tete.par la fanfare des marines.Cette nuit-là.nous la passâmes dans la chambre à coucher de Lincoln! Je me rappelai alors cette précédente visite à la Maison Blanche, ou la mere du président Kennedy occupait cette même chambre.Le lendemain matin, en avalant mes oeufs brouilles au bacon comme des millions d'Américains, je promenai le regard autour de la table: il y avait là Anne, née en Europe et naturalisée américaine: un couple de fermiers de Plains, en Géorgie.le président et la First Lady des Etats-Unis, et moi.le fils d'immigrants juifs de Russie.Un petit déjeuner américain tout ce qu'il y a d'ordinaire.A la Maison Blanche.Mon fils Peter, qui admire beaucoup l'imagination de Ray Bradbury me fit connaître le roman de cet auteur Something Wicked This Way Comes.I'eter avait un contrat pour la production d'un film avec Universal, en sorte qu'il ne pouvait s'en occuper.|e décidai donc de produire ce rêve surréaliste d'enfant, cette histoire de bien et de mal.Deux petits garçons se glissent hors de chez eux.par une nuit d'été, et rencontrent la vie et les cauchemars sous la forme du carnaval et de son menaçant Monsieur Loyal.Je devais jouer le role du Monsieur Loyal, et Steven Spielberg devait réaliser le film.l'attendis \u2014 un an! \u2014 mais Spielberg ne me donnait jamais une date pour le début du tournage.le reçus alors une offre ferme de Disney pmtr réaliser le film, et j'acceptai.Mais a ce moment-là.je partais en Australie tourner The Man from Snowy KivertL'homme de la rivière d'argent), cl ne pouvais doue être le producteur, l'allai voir Peter, qui de son cote voyait son film avec Universal retardé, et ce fut lui qui produisit Something Wicked.La fierté nationale des Australiens était fort chatouilleuse des lors qu'il s'agissait de leur célèbre poème.The Man from Snow) W/ver.écrit par Banjo Patcrson.qui avait également écrit Waltzing Mathilda.Ce film devait être le plu-cher jamais tourne en Australie: cinq millions de dollars, contre un million aux productions habituelles.Les producteurs savaient que pour gagner de l'argent, ils devaient tabler sur un public international, aussi firent-ils appel a moi.seul étranger à jouer dans ce film.Les Australiens étaient furieux de voir un Américain figurer dans ce film, et qui plus est jouer deux roles: un éleveur collet monté et dominateur: et son frère, un fou unijambiste (je me retrouvais à; nouveau avec la jambe attachée aux fesses) qui vit dans la montagne.On chercha à m'interdirc! l'entrée dans le pays pour des raisons juridiques: les règlements syndicaux ninterdisaieni-ils pas que ie joue dans ce film?En lisant les articles qui (ramaient le Yankee dans la houe, je me dis que ces gens-la avaient besoin d'une bonne leçon.A mon arrivée en Australie, après dix-huit heures île vol.je fus accueilli par une presse sur le pied de guerre, le déclarai alors que Banjo Paterson n'était pas seulement Australien: comme tout grand artiste, il appartenait au monde entier.|e recitai alors la première strophe de leur célèbre poème: There was movement al the station for the word had passed around That the eolt from Old Kcgrcl Had got away.Il y eut de l'agitation au ranch Car le mot était passe Oue le poulain d'Old fiegrel S'était sauvé.le m'interrompis et promenai un regard autour de moi.«Quel est le mot suivant?» Personne ne le connaissait.C'est comme pour The Star-Spangled Banner, l'hymne national américain, qui en connaît le deuxième vers?Il y en n déjà beaucoup qui ne connaissent pas le premier.Il j'ajoutai alors: «Vous devriez lire ce magnifique poème de Banjo Paterson.» A partir île ce jour-là.la presse australienne me traita avec plus de considération.A mon retour d'Australie, le réalisateur Ted Kotcheff me présenta un scénario Intéressant.Ce scenario circulait dans le milieu depuis une dizaine d'années, et il avait subi pas moins de dix-huit revisions.A un moment ou a un autre, tontes les vedettes masculines de Hollywood avaient été pressenties: Al Pacino.Robert De Niro, mon fils Michael.Nick Nolle, George C.Scott.Gene llackman.et tant d'autres.Le réalisateur devait être Marty Ritt.puis John Franken-heimer.Il passait d'une compagnie cinématographique a une autre.A présent, il semblait bien que ce film allait enfin voir le jour.L'idée me plaisait, mais le scenario n'était pas ires bon.le refusai donc First Blootl.a suivre l'iw.KirL Douglav c 1989, Presses de la Renaissance pour lu traduction française. K6 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 11 NOVEMBRE 1989 Alain Fournier serait mort fusillé par les Allemands * |usque-la.les vignerons onta-riens n'avaient cultive que dc- cepages d'espèces uord-americai-nes, notamment de l'espèce litis labru-^j.tels le Concord, le Niagara, etc.Très résistantes, ces espèces donnent, cependant, des v ins aux saveurs grossières.«Quand on a commence â planter du \\inifem.les 'old timers' nous ont dit: 'Vous êtes fous!'.Maintenant, l'effet deserre joue pour nous, et tout ce qui se niante en Ontario, c'est du vin/fera.Le \\initera.c'est l'avenir de l'Ontario ».explique M.Do-nald Ziraldo.copropriétaire de Inniskillin et president du conseil de la Vintners Quality Alliance, une association de viticulteurs ontariens qui a mis sur pied, l'été dernier, un système d'appellations contrôlées sur le modèle de pa>s comme la France.l'Italie, etc.Enfin, plu» troublant encore t si je puis dire!), non seulement Inniskillin produit-elle de bons vins \u2014 entre autres un blanc de Riesling et un rouge de Pinot noir \u2014, mais encore elabore-t-elle un superbe blanc de dessert, un eiswetn comme en font les Allemands.Pour cela, elle emploie.un cépage hybride, le Vidal, qui est donc un croisement de v/f/s vinifen et d'une espèce nord-américaine.«Partout, le eiswefa nous ouvre la porte, raconte le viticulteur.Si vous faites une dégustation de eiswein d'Allemagne, nous n'avons pas peur d'y participer avec le notre.»> 23 acres dans la Napa \\ l'imitation de la firme, j'ai Donald Ziraldo goûte une bonne parue de ses vins de table \u2014 de Chardonnav.de Pinot noir, de Riesling et de Cabernet-Sauv ignon \u2014.ainsi que son eiswein 1987.qui fut.selon lui.le meilleur millésime depuis qu'a commence la production en 1984.D'une très belle couleur vieil or.ce dernier vin remporte la palme, avec son bouquet explosif et riche en nuances (fruits confits, miel, citron, abricot, etc.).alors que c'est en bouche un vin bien sucre, liquoreux, déployant une très riche palette de saveurs.Bref, une veritable friandise et un superbe vin.capable de parler sur un pied d'egalite avec les vins similaires produits ailleurs Mais la production est si petite que Inniskillin ne l'embouteille qu'en demi-bouteilles (4000 ont ete produites en 1987).Le prix, bien sûr.est en consequence, et dépassera au Québec les 43 S la demi-bouteille lorsque arriveront les dix caisses obtenues par la SAQ.Autre preuve du sérieux de l'entreprise: elle a acquis, en 1988.23 acres de vignes dans Rutheford Bench, le plus prestigieux secteur de la vallée de Napa.en Californie.«On est des pionniers au Canada, mais a Napa on a acheté le top, dit Donald Ziraldo qui.sans très bien le parler, réussit ;i dire a peu près tout ce qu'il veut en français.C'est seulement un vignoble, sans installations, appelé Hughs.C'est tout en Chardonnay, mais on veut planter du Cabernet-Çaovignoa et du Mer-lot.On arrachera la moitié du Chardonnay.On tente dans le moment d'avoir un permis de construction.» Il precise: «Notre philosophie est de faire en Ontario du cis-ue/n.du Pinot noir et du Chardonnay.qui sont des variétés de climat froid, et du Cabernet et du Merlot en Californie.» Au debut de ses activités, en 1973.l'entreprise planta du Riesling, a cause de l'influence des Allemands, ires presents dans l'industrie viticole ontan'enne.\\pres quoi elle diversifia ses plantations, si bien qu'elle se retrouve aujourd'hui avec le Chardonnay, le Riesling toujours, et puis le Pinot noir comme principaux cépages plantes.«On a 73 p.cent de vinifera.dit-il.On arrache des vignes hybride-, puis on plante du xinifera.» Pour son e/sue/ii.que la firme élabore avec des raisins qu'elle produit elle-même.Inniskillin a sept acres plantes de Vidal.«C'est la plus grande part de nos plantations en hybrides.» Ses vignobles sont situes au sud-ouest du lac Ontario, au nord des chutes Niagara.«On a irois vignobles.Un de 30 acres.Montagu.Puis Brae Burn.20 acres, où est la cuverie.et Seeger Vineyard, b7 acres, que j'ai plante en 1977 et que nous avons vendu, mais dont nous achetons tous les fruits.» Cela ne suffit pas et représente seulement entre 30 et 41) p.cent des besoins de Inniskillin.qui a produit en 1988 112000 caisses île vin.ce qui dépasse largement la production de multiples viticulteurs européens.Un exemple représentatif: ses plantations de Pinot noir, ses vins de ce cépage \u2014 aussi incroyable que cela puisse paraître! \u2014 soutenant ires bien la comparaison avec beaucoup île bourgognes rouges.Donald Ziraldo: «On a a peu près quatre acres de Pinot noir, cl nous avons un fermier qui en a.Nous choisissons des clones pour eux et nous les aidons pour le-, plantations.It nous les persuadons île s'en tenir a un certain rendement.Le sol est riche, et les rendements sont trop importants, entre b0 et 80 hectolitres a l'hectare, mais nous, nous recommandons 40 a 30 hectolitres.Car il faut faire attention a cause de l'hiver Si le rendement est trop élevé, ça affaiblit les pieds de vigne et ils résistent moins bien a l'hiver.» Comme c'est courant dans le monde du vin.la firme lait des experiences avec beaucoup d'autres cépages: Pinot (irigio d'Italie.Pinol Meunier de la Champagne, eic.« Mais le Sauvi-gnon blanc ne donne pas de bons résultats El le Cabernet Sauvignon, c'est aussi très difficile, la saison est trop courte.» On verra, la semaine prochaine, quelle est la panoplie de moyens utilises par la firme pour protéger les vignes contre les rigueurs de l'hiver et a quoi ressemblent les v ins.festival de LANGOUSTINES INCLUANT POTAGE DU ^ /»nctf JOUR ou SALADE 1 1OJj CESAR IJ TABLE D'HÔTE TOUS LES SOIRS ATMOSPHÊREHNTIME dTnerdWffaires OU LUNOI AU VENDREDI RESTAURANT wJkmm LA SAISON DES HUÎTRES EST ARRIVÉE \u2022 Soupe aux huîtres Entree au choix: fiultfêi traicr.es.n-it'âs Ro;«.è^ -1er.huîtres Casino.\u2022 Assiette d huîtres frites, sauce tartare specialite maison >euf ^£95$ (LES HUÎTRES FRAICHES OU ROCKEFELLER EU FETE) RESERVEZ D$MAINTENANT POUR VOS PARTIES DES FÊTES FACILITÉ POUR GROUPES Rès.: 527-4141 901, RUE RACHEL EST \"ÏSa 1 rôtie au jus »d3e jenû Çhoni Je z*iMn mdu» 9920, boul.Saint-Laurent Tél.: 384-1522 « I (s/Vf ClKlfsPllKOVs 2098.rua Jean-Talon jrçu j».dt la»»»; 725-9077 fable d hofe tous les soirs.Grovp«t jusqu a 50 periannes Ou.om louk les jauil de 11 h o 2i h Samedi ei dimanche de 17 h à 23 h uV 6arg|l>t 1311 ï le Cuisine française apprêtée au goût , des gens a ici st-malo De 11 HIC Fora u ¦ l (514) 845-6327 1605 rue St-DenrS Montreal.Oueftec Venez a l'avant-spectadei Ouvert a partir de 17 h 30 2010.rue Samt-Denis 844-5083 RA.MADA ENAISSANCE HOTEL DU PAKC 20°0$ par personne Itiit rt if mec en »u«| DINERS DANSANTS BUFFET TOUS LES SAMEDIS à comptei rie 19 h gOO$ entants de moins de 6 uns (taxe et service) en sus MI.MIUI Irimlr Paul \\étx Diner dansan* ;ous les vendmâs et samedis perdant le mois de de:embre pour vos receptions de Noei BRUNCH Tous les dimanches 11 h30à 15h EN VEDETTE N'AI VLIECHOQl Kl TE ,^ll\\\\\\ K()KI\\T^ Clown et coin spécial pour les enfants Pour réservations: (514) 288-6666 3625, av.du Parc, Mtl, Qc H2X 3P8 I SUPER- SPECIAUX ri-.LES SCALOPINES DE VEAU «FORESTIERE \u2022 (Voal Scaploppini «Forestière») Saulees avec echalottes, vin blanc, champignons (rais, glace de veau, servies avec fottuccini persillés.LE riLET DE TRUITE FRAÎCHE «SELLE MEUNIÈRE» (Fresh FUet ol Trout «Belle Meunière») Poêlé meunière, rocouvort do champignons frais, servi avec legumes frais et riz Pilai.LE FILET MIGNON «SAUCE BORDELAISE» (Filet Mignon with -Bordolaiso Scuco») Grillé, nappe do sauco Bordolaiso.servi avec legumes trais ol pomme do terce au four.10 as 75 95 95 Tous nos plats sont accompagnés d'une salade verte, d'un panier de petits pains maison.Également disponibles: Menu à la carte ot table d'hôte.SUPER BRUNCH DU DIMANCHE À VOLONTÉ DE 11 H À 14 H 30 Adultes 1395 C95 m W Exilants W Faites preuve de bon goût en ohrant un CERTIFICAT CADEAU «PERSONNALISE* ptsTAu«^r SPÉCIALITÉS: Poissons frais, fruits de mer et grillades repondant à tous les goûts 5440 Sherbrooke est ©t a toutes les bourses! Reservation: 259-3748 STATIONNEMENT GRATUIT K8 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 11 NOVEMBRE 1989 Restaurants1 Quand c'est le décor qui prime F«»NÇOISE KAYtEK Les restaurants qui viennent d'ailleurs, ceux qui essaiment à travers le monde, en accrochant à Montreal une enseigne déjà installée à Paris, Florence.Madrid ou Rome, a peine ouverts, bénéficient d'une certaine réputation.Depuis que le couscous est devenu à la mode, les restaurants tunisien, algérien, marocain se multiplient.Al Mounia, après Casablanca, Paris.Madrid, a choisi Montréal.De tous les décors de nos restaurants marocains, celui de cette nouvelle maison est certainement l'un des plus évocateurs.Dés l'entrée on peut être dépaysé.Trois grandes salles se succèdent comme autant de cours intérieures, meublées de divans, de coussins et de grandes tables de cuivre.De très beaux objets, un fond sonore choisi.des accessoires de table colorés, contribuent à donner une certaine ambiance a ce restaurant gui a plutôt l'allure d'un salon où l'on se prélasse.Maigre la qualité des lieux, l'ambiance a quelque chose de froid et de distant.cneckchoukia Briouat Couscous mi poulet Taiine 1 agneau aux pruneaux Patisseries Thes a la menthe Menu pour deux avant wm.taxe tt service: 45 55 $_ Les deux entrees étaient largement servies.La salade beaucoup plus épicée que parfumée, faite de poivrons et de tomates mêlés, n'avait d'autre intérêt que celui de la légèreté.Les rouleaux étaient bien présentés, accompagnés d'une petite salade d'éléments concassés, mais la pâte était sèche et la farce compacte et sans saveur.Les Marocains servent le couscous sur assiette.La présentation de celle-ci n'avait rien d'esthétique.Empilés sur une semoule compacte, le poulet était tendre et sans «chu.les légumes étaient profondément bouillis, les rai- t.nijL-nDUMih sins fort imbibés.Et le bouillon ne pouvait pas rehausser le tout.Bien sûr.il y avait de la harissa sur la table.La tajine était aussi décevante.Deux côtelettes d'agneau très cuites, mats ne donnant pas l'impression d'avoir mijotes avec des éléments susceptibles de les imprégner de saveurs, quelques pru- neaux et un peu de sauce dans le fond de l'assiette ne pouvaient donner l'impression d'un plat fondu.Au dessert, les cornes de gazelle sèches et durcies ne donnaient pas envie de faire une autre incursion dans le plateau de pâtisseries.Le thé à la menthe était odorant.AL MOUNIA 4295 Saint-Denis 343-9509_ ¦ On ne compte plus les points d'ancrage de ce bar américain né à Paris.Le très élégant Harry's New York Bar de Montréal, propose maintenant un déjeuner d'affaires au prix fixe de 14,75 $.Le dessert n'est pas compris et le service, qui connait bien son métier, propose sans hésitation l'espresso et le capuccino.qui ne font pas partie de l'offre initiale.En entree, la salade du chef était un peu affaissée dans l'assiette, mais elle était bien com- posée et assaisonnée légèrement.La soupe du jour était une crème de tomate qui.si elle n'avait pas été signée d'un *Harry's' dessiné avec un trait de crème, aurait pu passer sans l'ombre d'une hésitation pour une soupe Campbell.Ce menu du jour propose un plat de pâtes.C'était un spaghetti tout à fait banal, ponctué de quelques morceaux d'olives noires, sans assaisonnement et sans goût.Le deuxième plat au menu était un «duo de poissons» composé de saumon et de filet de plie, les deux frais et cuits adéquatement, mais servis sur une sauce à l'oseille insipide.En garniture le riz et les légumes étaient servis.diététiquement.Avec le dessert, un gâteau exclusif au Harry's Bar plus sucré que délicat, et l'espresso, ce menu pour deux, avant vin, taxe et service montait l'addition à 45$.HARRY S NEW YORK BAR 1444 Metcalf (Cours Mont Royal i 844-2211 RESTAURANT BAR CUISINE DU CHEF RUBERTO MONTINA de Milan Tout let jours dinars d'affaires S.SOS.5 a 7 \u2014 Bar 2 pour 1.Du lundi au samedi, table d'hote a 16.501.de 17 h a 24 h.Ferme dimanche.1230, De Maisonneuve ouest Réservations : 288-2282 IRestaùrantl ^chutes] **7**?*a»a% * Fine cuisine italienne! jBrunch'^oûsj llit^dimancheij fet.tolr^ef.meftvl gqotfrowomlojyj : 486.1ère Rue.Richelieu Tél.: (514) 658-6683 Buffet Vendredi, samedi et dimanche soir dès 17 heures Rôti de boeut à vo'ont» Potage ou (Ou; Grwecuo'joesa'jces Hois-d Cduves et cr jd :»> C- ¦ Variété £e ciessârts The ou cale MUSICIENS [ Salles de receptions disponibles RÉSERVEZ TÔT POUR LE TEMPS DES FÊTES.FINE CUISINE Table d'hote tous les |Ours SPÉCIAL DE NOVEMBRE 3ALL0TTINE DE POULET PERIGOURDINE 12,99 $ incluant saijde et (teSMrt.tt*è ou Cale Brunch Dimanche de 10 h 30 à 15 h Oeufs el crêpes préparés à votre goût Frais du jour: CfO'SSjnts vundes ïtOtOes.»jlJdt* de thon ou saumon rose, salades assorties.Ooeut bourgij.gnon.sauciSMS.jambon a l'érable et ananas, bacon, fèves du tjrd.oeufs brouil-es.pâtisseries maison salade du fruit frais, lus dorjng»; m»> ou cate Enfant moins de 10 ans 50 .AVEC MAGICIEN $11.99 677-6378 [ 295 ouest, rue Saint-Charles.Longueuil mnutes 11 est du rent JjLqjcsCart.tr f Stationnement gratuit ries cartes de c;td.t acceptées CHERS(CHERES) CLIENTS ET CLIENTES Pour célébrer le 18e anniversaire.de notre établissement, nous avons préparé des menus spéciaux pour un prix très abordable ! SOUPE DU JOUR eu SALADE VERTE Moules marinières ou Moules provençales Filet de sole amandine Gigot d'agneau aux fines herbes Légumes et pommes de terre au choix Dessert, thé ou café $1295 Ces menus sont disponibles tous res tours jusqu'à 21 h.excepte les samedis.CHATEAUBRIAND EN SPÉCIAL Pâté au canard ou Escargots à l'ail Salade verte Chateaubriand bouquetière Alaska au four flambé au Tia Maria «39 95 (pour deux (2) personnes) Ces menus sont valides tous les tours \u2022nciuant les samedis.Ces menus sont valides jusqu'au 30 novembre 1989.On vous attend pour célébrer cette occasion avec nous.5780, rue SHERBROOKE Est Reservations: 254-2125 «Venez nous rejoindre pour le brunch le plus amusant en ville.Et croyez-moi, personne ne me met ces mots dans la bouche!» Henry et son ami Philip le clown ventriloque Venez vous régaler à notre succulent brunch-buffet II y aura des ballons et des surprises pour les enfants.Tous les dimanches, de 11 h 30 à 15 h.au restaurant Les Verrières.Réservations : 842-6111 poste 294 Adultes Entants Aînés ^cMaxjânyc 17?5$ 8*$ 14»$ ri \\/\\ ^J^f^^ Cflfâot Restaurant 420.RUE SHERBROOKE OUEST.MONTREAL (0UEBEC] TEL.(514) 842-6111 SPECIALITES MAROCAINES AUTHENTIQUES* i»NS0£JA # COUSCOUS \u2022 PASTILLA \u2022 MÉCHOUI ' \u2022«RUES DE MOEL PRIVE DU COMPaû- \u2022 '(SEMEZ «i HlMIl Traiteur pour toutes occasions ¦Meilleur restaurants CmuII et Millau DANSEUSES DU VENTRE 790$ Tous les soirs, super-table d'hôte A, partir de STATIONNEMENT FACHE N'oubliez pas île réserver tôt pour vos parties des tètes.ba Goélette 3551, BOUL.SAINT-LAURENT 388-8393 (près de Cremaiie) DÉJÀ 10 ANS Pour cette occasion nous vous offrons le menu suivant: ! FESTIVAL Moules et huîtres à partir de ^95$ FESTIN 10e ANNIVERSAIRE Pour 2 1 BOUTEILLE SURPRISE Au choix: L'ASSIETTE DU PÉCHEUR [*.1 r.omard.grosses langoustines crevettes géantes et cuisses de ou LE FILET MIGNON BOUQUETIERE servi avec soupe ou salade maison et Le tout pour 49^po?r 2 STATIONNEMENT GRATUIT HALL DE RECEPTION et (yen sot le service eicepttomtel de b Goélette Une maison réputée pour la fraîcheur de ses fruits de mer et sj fine cuisine trjnç.iise.Le Flocon 540.rue Duluth est.Montréal Réservez maintenant pour vos parties des fêtes.844-0713 TABLE D'HOTE ^ o95$ af nuiti o! jartir de -L O NOS MOULES 12 95$ servies de o façons différentes Ouvert du lundi au dimanche de Ki h à 23 h M NOUVEAU À MONTRÉAL i 'L_J?< , APERITIVO F I 1 E C 1* I S 1 S E ITALIENNE DÎNER D'AFFAIRES à partir de^Qi95 TOUS LES SOIRS TABLE D'HÔTE IRRÉSISTIBLE Réserver maintenant pour vos parties des fêtes do fin d'année.«Un hstorante vero italiano» 2920, rue Floury Est (près du boul.Saint-Michel) Réservation: 387-1713 QlanlOna Du 16 au 25 Novembre Festival Gastnmontùiue Italien 6Z0 A boul.Si Jean.Pointe-Claire 695-5333 Saiîe de réception 'ULTIME^ \"a l ne découverte gastronomique Restaurant Je fine cuisine 5.W.boul.Ciuuin ouest 332-1706 Stationnement Sjliin pnur >ns rectption-.de urnupt _ Restaurant .LA MER A BOIRE A (tt m ¦UV 429, rue St-Vincent l^liUsT Vieux-Montreal I Res.: 397-9610 FESTIVAL DU HOMARD NOUVEAU MENU TABLE D'HOTE JOUR ET SOIR RESERVEZ TOT POUR VOS PARTIES DES FETES VENEZ VOUS RECHAUFFER PRES DE NOTRE FOYER Salle de réception disponible.RESTAURAN T(S) SAUCISSES EUROPEENNES ET BIÈRES IMPORTÉES Montréal 4332.boul.Saint-Laurent 845-4554 1310 boul.de Maisonneuve est 525-9832 1430.rue Stanley, métro Peel 848-9859 160.rue Notre-Dame est 861-2817 Saint-Sauveur 61.rue de la Gare 227-8591 1 I O U \\ s, 1 I Déjà 4 ans! Merci à tous nos clients, que nous servons avec plaisir.Pensez à l'AVVENTURA pour l'occasion toute spéciale.Menu personnalisé et prix spéciaux pour groupes.Salon privé.99, av.Laurier ouest Rés:271-3095 i BRUNCH I DU DIMANCHE ! POUR TOUTE LA FAMILLE il \u2022 NOTRE SUPER-BUFFET DE f 75 ALIMENTS \u2022 10 PLATS CHAUDS » JAMBON FUMÉ GLACE e RÔTI DE BOEUF CHICAGO \u2022 COMPTOIR À DESSERTS COMPLET EN VEDETTE RICHARD SAUNDERS magicien \u2022>'\"'.\u2022 UN OEFILÊ DE MODE AOULTES: 12,95$ ENF4NTS OE MOINS DE 10 ANS: 3,95 S lûa SUigence 7385.BOUL.DECARIE/731-7771J \tM\t^Jorchetta \t\tf^omana \t\tcuisine TmfKKBttnukvm Dîner d'affaires \u2022 Table d'h5te le soir\t\t \t\tRÉS.: 278-1742 7855, RUE ST-DENIS antra Jarry at Villeray\t\t J2 'Jlmalfiiana Cuisine typiquement italienne 1831, boul.Renè-Lèvesque Est Res.: 523-2483 525252 j25«tt»iSi^fiR5t?fiRS8tiftSfitB2S25fi
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