La presse, 19 novembre 1989, E. Cinquante-plus
[" PPC* - Cinquante-plus S LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 19 NOVEMBRE 1989 RÉMMHMHM 1 ¦\" 1 ' JEANNE DESROCHERS me Paule Ladouceur circule entre deux mondes, celui des enfants et celui des aines (les lecteurs de La Presse sont-ils si délicats qu'on ne puisse leur parler des vieux, ne devenons-nous pas tous de jour en jour plus vieux?.) Mme Ladouceur a élevé six enfants, elle a plusieurs petits-enfants, elle a fait de la médecine pédiatrique, elle est maintenant médecin conseil en gérontologie.Cela s'est passé et se passe toujours à Québec, d'abord à l'hôpital de l'Enfant-Jésus, ensuite au département de santé communautaire de l'hôpital Saint-Sacrement.Une carrière bien remplie, qui semble oublier l'heure de la retraite.Comme présidente de l'Association québécoise de gérontologie, au cours des deux dernières années, elle a fait connaissance avec un milieu qui s'occupe de prévention et de promotion.De la pédiatrie à la gérontologie Le mandat de présidente étant terminé, Mme Ladouceur fait maintenant partie du comité de formation en politiques sociales.Elle fait aussi partie d'un groupe provincial qui étudie «la santé mentale et le vieillissement».Son exemple tendrait à prouver que la santé mentale se porte mieux, passé 70 ans, d'une bonne charge de travail.«J'ai une santé incroyable», dit-elle pour expliquer qu'elle supporte bien les incessants voyages que lui imposent ces nouvelles responsabilités acceptées de bonne grâce.Elle prend plaisir à rencontrer tous ces professionnels qui examinent le vieillissement, à confronter son expérience de praticienne avec celle des sociologues, des travailleurs sociaux.Elle apprécie leur rigueur, le suis ravie, dit-elle, de côtoyer des maitres d'une telle qualité.On ne parlait pas de plan de carrière quand la jeune Paule Ladouceur, fille de médecin, soeur de médecin, épouse de médecin, ayant fait des études de pédiatrie à Toronto, fut attachée comme omni-praticien à l'hôpital Enfant-Jésus.Après son premier bébé, elle était bien sûre que c'en était fini de la carrière.Ou sinon fini, du moins interrompu par une longue pause.Six fois, ça s'est répété.«Ça ¦ Mi J-Mt I \"«Qfc.Quand Louis-Nicolas rend visite à grand'maman, il prend des nouvelles de la plante qu'il lui a offerte pour son anniversaire.Mme Paule Ladouceur, pédiatre recyclée en gérontologie commençait par une voisine qui venait me chercher pour une maladie d'enfant.Comment refuser?Puiqu'il était facile alors de trouver de l'aide à la maison, je faisais la visite réclamée.Et ça repartait.» Pour ce premier bébé, on était en 1956.Ce n'était pas courant, ça l'est encore moins aujourd'hui, d'élever une famille nombreuse tout en poursuivant une carrière aussi exigeante.Les exigences, elle connaissait.Elle avait souvent accompagné son père dans ses tournées de médecin de campagne.Vie exigeante, mais vie agréable, dit-elle aujourd'hui.Les visites à domicile permettaient de faire une médecine individuelle.On connaissait la famille, le milieu tout entier.Il n'y avait pas de technologie sophistiquée, mais la communication passait.Vieillir au Québec : un important colloque JEANNE DESROCHERS Les gouvernements de temps à autre se heurtent au mur du pouvoir gris.« Ne touchez pas à nos pensions!» «Ne nous embarquez pas dans des aventures trops risquées!» Le reste du temps, on oublie que les vieux pourraient avoir la force du nombre, si la moitié d'entre eux n'étaient pas si pauvres.L'Association québécoise de gérontologie nous rappelle ces vérités, à l'occasion de son colloque annuel sous le thème «Vieillir au Québec».À Drummondville, les 23 et 24 novembre prochain, on discutera des étapes menant de la pré-retraite au grand âge, du multiculturalisme (les emigrants ont aussi leurs vieux), de la formation et de la recherche en gérontologie.Ce collogue veut découvrir les adaptions nécessaires au nouveau phénomène que sera une société québécoise vieillissante.L'association compte 800 membres, qui visent la qualité des services offerts aux personnes âgées, autant à l'intérieur des établissements qu'au sein de la communauté ( par la formation du personnel, par la recherche, l'analyse et la critique des politiques, la circulation de l'information).Que seront les grands-parents de l'an 2000?Yannick Benoit, 14 ans, gagnant d'un concours organisé par l'Association, présente sa vision des choses: Un soir de l'an 2014 Toc!Toc!Toc! Me voici grand-maman.Oh ! tu regardes tes émissions préférées que as enregistrées sur vidéo, dimanche dernier.Aujourd'hui, tu as profité de la belle température pour faire du vélo.Ne lâche pas.Si tu veux, demain, je viendrai t'accompagner, nous prendrons la petite route bordée de pins que vous avez plantés avec mon père, en l'an 1979.Aurais-tu une disquette à me prêter pour mon IBM.Et tes cours d'informatique, comment ça va?Aimes-tu ton programme informatisé pour ton budget?Ma mère me disait qu'au début des ordinateurs, tu ne voulais rien savoir de ces machines compliquées et aujourd'hui, tu utilises le guichet automatique régulièrement.Tu n'as même plus à surveiller ton four, tu programmes la durée de cuisson, et adieu la popote.Grand-papa n'a plus à avoir peur de se « faire voler», il n'a plus d'argent dans ses poches, il n'a que des cartes.En passant, où est-il?Ah, je le vois, il est dans son potager, en train de vérifier ses légumes.Depuis qu'il utilise son compost naturel, ça pousse, ça pousse.En plus il travaille toujours à temps partiel au bureau (à 68 ans).Au fait, avez-vous commencé votre saison de pétanque?Ah ! que vous êtes en forme, vous les grands-parents de l'an 2000.Interventions, violence L'Association québécoise de gérontologie ( 1474 rue Fleury est, Montréal, H2C 1 SI, tel (514) 387-3612) a parmi sa liste de publications un ouvrage sur la personne âgée et sa famille (3$), un texte sur la violence envers les personnes âgées ( 10$), un texte sur l'intervention, aide ou entrave?(3$).Il faut adresser sa commande et son chèque à l'adresse ci-haut, en ajoutant 1 $ par publication pour les frais de poste et la manutention.Diminuez du tiers la facture d'épicerie et est peut-être une promesse téméraire que fait Jane Weston, dans un livre pour les 50 ans et plus, traduit de l'américain par les éditions Québécor sous le titre «Bien manger, lorsque vous ne pouvez vraiment plus manger comme avant.» Le livre se vend dans les librairies, à 20S.L'auteur donne comme objectif de manger deux tiers de glucides pour un tiers de protéine.Elle propose d'imaginer une assiétée divisée en trois parties: deux tiers de légumes, légumineuses et pâtes, et un tiers de viande, poisson ou fromage.Pour diminuer ses factures d'épicerie, elle conseille de se diriger d'abord vers le plus important.Selon elle, on suivrait l'ordre suivant: ¦ produits maraîchers (jouer sur la couleur avec les légumes oranges, verts, jaunes); ¦ céréales, haricots et pâtes; ¦ viandes, poulet, poisson et produits laitiers; ¦ nécessités comme le pain, l'huile, le vinaigre, les épices, les herbes; ¦ les aliments tout préparés ( le plus grand piège du budget, on n'y arrive que quand oh a acheté l'essentiel, dans les quatre catégories précédentes; la meilleure raison de les éviter, c'est qu'ils contiennent souvent du sucre et d'autres édul-corants); ¦ les gâteries et les produits de luxe, en petites quantités, pour la touche de fantaisie.L'auteur cite une amie restée seule après que les enfants aient quitté le nid : «Au début, j'avais vraiment peur de manger toute seule.Maintenant je me préparc un beau souper, je genre que je servirais à quelqu'un d'autre, et je mets le couvert, non pas à la salle à manger, mais sur un plateau.J'y dépose même une fleur et je m'installe avec un bon livre ou devant la télé.» Parce que ressentie! est de bien vivre! 3 c°mp,er de 850^\"°is 4 ^licomp,er de 1350^ ! a* PROMOTION ! >par l# ENTRETIEN MÉNAGER LWJJk g> Vi/V \u2014 ¦ /A\u2014 '¦
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