La presse, 20 novembre 1989, Cahier A
[" l.ti metro Autourd hui heige Vinimum 4' Max.mum 0 Demain Neige et p:u> froid DETAILS PACE A J La P LE PLUS GRAND OUOTIDIEN FRANÇAIS D AMERIQUE DÉLAVÂT FatorevWe 622-3434 \u2022 MONTREAL.LUNDI 20 NOVEMBRE 1989 106e ANNEE N° 32 58 PACES, 4 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine 45 cents Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ Iles de La Madeleine 90 cents Aujourd'hui A12 Les taux d'intérêt hypothécaires devraient baisser de façon importante, mais seulement a partir du deuxième semestre de 1990, selon une publication de la SCHL.10 SALVADOR Les six jésuites assassines au Salvador ont été enterres dans un climat de ferveur mais aussi de peur, tandis que 13 guerilla a entrepris un vaste mouvement de repli.1 L'AUTOMOBILE Denis Duquet propose des voitures a bon prix, comme les Volkswagen Golf et Jetta, la Pontiac Sunbird, la Chevrolet Cavalier, la Ford Tempo, la Mercurv Topaz et les Hyundai.SPORTS Le Canadien a battu un record peu enviable samedi contre les Maple Leafs et se retrouve avec quatre blesses: Carbonneau, Daigneault (photo).Svoboda et Walter.îfcalîi ji Sommaire Annonces classées immobilier.B4 a B8 marchandises.B8 et B9 «mplols.B9 et C8 automobiles.C8 3 C10 propositions d affaires.A14 Arts et spectacles informations.A7 à A11 horaires.A8 Bandes dessinées.B6 Bridge.B9 Décès.C11 Étes-vous observateur?.B4 Horoscope.B5 L'auto.C1 à C7 Loteries.A5 Le monde.A16 et B10 Mots croisés.C8 «Mot mystère».B7 Placements.A12 et A13 Ouoi faire.A15 Télévision.A8 TABLOÏD SPORTS Richard Hétu.S5 La saga du stade se poursuit La toile intérieure se déchire; 12000 personnes évacuées PATRICK GRAND JE AN SALON DU LIVRE Yves Beauchemin.auteur du roman Juliette Pomerleau paru aux editions Ouebec-Amerique, a remporte le Prix du grand public au Salon du livre de Montreal.ouze mille personnes ont été évacuées du stade olympique à la suite de la rupture de la toile intérieure isolante qui s'est déchirée sur toute sa largeur ù deux endroits, vers 13 h 15 hier, peu avant le «Mo-torsports Spectacular 89».HYPOTHÈQUES Les syndicats lancent une guerre d'usure contre la loi 160 MARC DORÉ Les syndicats de la santé et des services sociaux ont décidé de faire porter sur le maillon le plus faible du front patronal, les administrateurs des établissements de santé, l'essentiel de leur action des prochaines semaines pour contrer les effets de la loi IbO.Déjà, plusieurs administrations locales ont montré énormément de rélicences a appliquer les sanction^ prévues par la loi.essentiellement îles retenues salariales ei la pêne d'années d'ancienneté.Ii le ministère de la Santé et des Services sueiau\\ a du mettre beaucoup de pression sur les administrateurs, convoquant a Montreal, par exemple, ceux de l'hôpital de Chtcoutimi il y a dix jours, et plaçant en tutelle, jeudi dernier, le CLSC Hochclaga-Mai-sonneuve.Pour les administrateurs locaux, qui ne sont pas tous des « irresponsables», la question sera vite de «choisir entre la repression et la qualité des soins», a prédit hier la présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ), Lorraine l'âge.Et les syndicats comptent sur les pressions que ces administrateurs pourront exercer sur le gouvernement pour lui faire comprendre le «bon sens».Le plan d'action conjoint des 150000 salariés membres de la CEQ.de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et de la Federation des infirmières cl infirmiers du Québec (FIIQ) vise en effet a faire la démonstration que la situation dans ces institutions s'est totalement dégradée depuis l'application des sanctions.La toile blanche de 22 tonnes s'est ouverte «comme un zipper», d'après un témoin, se décousant d'abord au centre de l'ovale, puis sur le coté.Le double toit s'est alors décolle des filins d'acier qui le maintiennent, mais également de l'anneau de béton.Depuis, la toile pend au-dessus du troisième but.Deux morceaux de la toile de plastique et d'isolant sont tombés sur le terrain, ont indiqué plusieurs témoins.Dix minutes plus tard, la Régie des installations olympiques (RIO) a decide, par mesure de sécurité, d'annuler le spectacle de «démolition» de véhicules surpuissants, prévu a 14 h.Pression d'air « L'incident serait dû a une trop grande difference de pression d'air entre l'intérieur et l'extérieur du stade», a déclare Mme lîrigitie Tremblay, porte-parole delà RIO.La Régie a décidé d'augmenter la ventilation dans le stade pour évacuer les ga/ d'échappement dégages par les véhicules, ce qui aurait créé une trop grande pression, lai cause de l'incident d'après une analyse préliminaire faite hier après-midi.Les 12000 spectateurs presents sont sortis du stade dans le calme.Plusieurs centaines d'autres arrivaient encore a I3h40, ce qui a crée des embouteillages importants sur l'avenue Pierre-de-Cou-bertin, entre la rue Viau et le boulevard l'ie-IX.La toile, d'une valeur de 500000$, «sera descendue et réparée au sol.Elle sera remise en place d'ici le 10 décembre, avant VOIR STADE EN A 2 Colombie, beau et chaud La Colombie, c'est bien pire a Saint-Armand qu'a Bogota.C'est ce que j'appelle le décalage horreur.À Saint-Armand, de la Colombie, on a juste les bombes.Tandis qu'en Colombie même, il y a plein de choses à part les bombes.Des fois, on les entend.Mais souvent on apprend qu'il y en a eu seulement par les journaux ou a la radio.Comme \u2022SB _J./ MB » La toile de 22 tonnes s'est ouverte «comme un zipper».PHOTO LUC 5IV0N PERRAULT.U Prt\\'.i VOIR USURE EN A ?a Saint-Armand.Page A 5 Le bistouri rouge ou les limites de la glasnost ACNES CRU D A envoyée spéciale La Presse A MOSCOU u vois cet article?A l'origine, il était exactement PIERRE 50000 personnes manifestent à Prague sans que la police intervienne LOUIS-BERNARD ROB IT AILLE collaboration spéciale MM GUE.Tchécoslovaquie Tournant décisif ou simple repli tactique avant un nouveau tour de vis?A Prague, tout le monde retient son souffle en se demandant si l'engrenage de la démocratisation s'est ou non finalement mis en marche.M.Frantisek Pitra, chef du gouvernement tchèque et vice-premier ministre fédéral, a lance hier soir un appel au calme.La télévision a interrompu son programme à 21 h pour le diffuser.«La majorité écrasante de notre peuple désire un développement pacifique pour pouvoir mieux développer notre économie et satisfaire les besoins de la population ».a déclare M.Pitra.Ce dernier s'est adresse notamment aux étudiants et aux artistes, critiquant les appels aux grèves et a d'autres «démarches irréfléchies».D'autre part, un nouveau mou- vement réformiste s'est créé hier et a immédiatement menacé d'appeler à une grève générale si ses revendications ne sont pas satisfaites.Le mouvement « Forum civil» a tenu sa réunion constitutive dans un théâtre de Prague.Le Forum civil réclame la démission de «ceux qui sont directement responsables de la préparation de l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968 par les armées du Pacte de Varsovie.» Quelque 50000 personnes ont manifesté hier pendant plus de quatre heures dans le centre de Prague pour réclamer davantage de libertés et des élections libres, sans que la police intervienne.Ils ont également protesté contre la mort d'un étudiant lors de la manifestation de vendredi, annoncée par l'agence de presse tchécoslovaque indépendante VIA, mais formellement démentie par les autorités.Arrestations Peter Uhl.un des animateurs de la Charte 77 et de l'agence VIA, a été arrêté hier soir sous l'inculpation d'«avoir nui aux intérêts de la République à l'étranger» et «diffusé une nouvelle alarmante».La télévision, en annonçant cette arrestation, a montré quelques images de la manifestion qui s'est déroulée hier à Prague, ainsi que des bougies dressées au pied de la statue de saint Wenceslas.Plusieurs autres dissidents dont Anna Sabatova, l'épouse de Peter Uhl.Tomas Hradilek, un des porte-parole de la Charte 77, lin Chudomcl, un des leaders de l'association pacifiste indépendante NMS, ont également été appréhendés.L'étudiante, amie de Martin Smid, qui a assisté, selon son témoignage détaillé, à la mort de l'étudiant vendredi à VOIR PRAGUE EN A 2 \u2022 A 16: Trois millions d'Allemands de l'Est à l'Ouest en fin de semaine deux fois plus long.Il a été coupe de moitié par la censure.» Marina, 33 ans, blonde élancée, travaille depuis deux ans pour le magazine Ogoniok.Comme Les nouvelles de Moscou.Ogoniok est mondialement reconnu pour ses reportages audacieux, prenant au mot l'invitation à la transparence.Et pourtant.Dans son tout petit appartement où elle vit seule la plupart du temps (sa fille de b ans est en garderie nuit et jour durant la semaine), Marina me montre un récent exemplaire du mensuel.Elle y avait signé un article sur une clinique de maternité construite pour l'impressionnante somme de 18 millions de roubles (environ trois millions de dollars au taux de change actuel), mais destinée exclusivement ù la nomenklatura.Le système hospitalier soviétique est par ailleurs dans un état de décrépitude totale, mais dans son article, Marina ne se livre pas à un réquisitoire: elle se contente de décrire la luxueuse clinique.Cela a suffi pour inciter les censeurs non seulement a charcuter le papier, mais aussi à interdire la publication des photos qui l'accompagnaient.Quand le numéro es! finalement sorti des presses.Marina a eu la surprise de voir, au lieu des images de l'établissement, des photos de vaches dans un champ.Elle me raconte l'incident avec La Presse un grand éclat de rire.Et c'est aussi en riant qu'elle se souvient de la fois où, d'un article analysant le projet de loi sur la proprie-té privée, seul le titre a été épargné! Ce titre a bel et bien été publie, mais au-dessus d'un article portant sur un tout autre sujet.L'absurde est encore bel et bien vivant à Moscou.Niet! La censure, m'explique Marina, fonctionne sur plusieurs niveaux.D'abord, le supérieur immédiat du journaliste lui prodigue quelques conseils dans le style: «Cette phrase, il vaudrait mieux la reformuler, laisse donc tomber ce paragraphe, de toute façon il ne p;is- VOIR BISTOURI EN A 2 \u2022 B 1: Mulroney débarque à Moscou A2« LA PRESSE.MONTREAL, LUNDI 20 NOVEMBRE 1989 SUITE DE LA UNE \" STADE_ la saga du stade m poursuit \u2022t.* les deux concerts des Rolling Stones (les 13 et 14 décembre)», a rassuré Mme Tremblay.«» * La saga continue Dans le hall d'entrée, des groupes de spectateurs déçus et étonnés raillaient sur les problèmes de la toile en quittant le stade.«Elle s'est ouverte comme un zipper ».«On n'a pas été surpris, ils ont toujours des problèmes avec la toile», a déclaré Mme (osée Boucher.Devant les guichets fermés, les gens venus acheter leur billet croisaient les spectateurs qui sor- ¦ taient.\u2014Que se passe-t-il?\u2014 À ton avis, qu'est-ce qui foire dans le stade?La toile! « le parlais justement des pro-blêmes du toit du stade avec ma \" gérante quand ça s'est produit», a déclaré pour sa part M.Santo Button, employé d'une des concessions de restauration rapide du stade.«Les spectateurs étaient déçus, certains étaient fâchés, mais cela ne les a pas empêchés de boire et manger avant de partir», a ajouté M.Daniel Paquin, également employé par un restaurant du stade.\" \"C'est la firme Socodec, une filiale de Lavalin, qui est responsable des deux toiles du stade olympique conçu par l'architecte français Roger Taillibert.Le toit PRAGUE BISTOURI Dix tonnes de débris du Mur de Berlin î s'envolent aux ! États-Unis ] Agence France-Presse 1 HAMBOURG ! ¦ Dix tonnes de débris du Mur de ; Berlin sont parties en avion, hier, ; de Hambourg pour Chicago, via \u2022 New York, a indiqué la compa-: gnie aérienne American Airlines.; Les pierres et les morceaux de ci- \u2022 ment ou de parpaings, qui rem-'.plissent 19 caisses, sont destinés à des chasseurs de souvenirs et des collectionneurs américains, a précisé la compagnie américaine.Les débris ont été acheminés ; samedi en camion, dans le plus grand secret, de Berlin à l'aéro- , port de Hambuurg, d'où ils ont été envoyés hier aux États-Unis dans un Boeing 767 d'American ! a\\irlines.La compagnie s'est refusée à in- ; diquer le nom du commanditaire ; du transport et n'était pas en mesure de donner de détails sur la ; manière dont les morceaux de Mur avaient été collectés.L'Incident serait dû a une trop grande différence de pression d'air entre l'intérieur et l'extérieur du stade, photo ux smon pexrmjit.u m» mobile a déjà dû être recousu à la stationnement ont été rembour-suite d'opérations de levage et le ses immédiatement, lors de l'éva-stade restait donc le plus souvent cuation.?fermé.En février dernier, Socodec avait finalement réussi à prouver «le caractère rétractible du toit du stade», c'est-à-dire à lever et descendre la toile durant dix jours consécutifs, chaque opération devant durer moins de 45 minutes.Cependant, cette rétractibilité de la toile n'avait pas empêché les joueurs de Expos de se faire prendre «la toile levée et les culottes baissées», fin juillet, à la suite de décisions prises par le club et la RIO, propriétaire du stade.Le double toit, installé il y a un mois pour isoler le stade du froid, n'avait jamais été, jusqu'à présent, à l'origine d'incident.« Les travaux de réparation commencent aujourd'hui et n'affecteront en rien le déroulement des autres activités au stade, puisque aucun événement ne s'y tiendra avant le premier concert des Rolling Stones, le 13 décembre», a indiqué la RIO.Les spectateurs d'hier pourront se faire rembourser à partir du 23 novembre aux endroits où ils ont acheté leurs billets.Les coûts de La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffres à quatre chiffres 725 2035 LA METEO Lundi 20 novembre 1989 Québec\t\t\t \tMin.\tMai.\tAujourd'hui Abiiibi\t-15\t-4\tNuageux Oulaouas\t\u20227\t\u2022S\tNeige laurenttdes\t-9\t\u20224\tNeige Cantons de l'Est\t\u202211\t-3\tNeige Mauncie\t-7\t\u20222\tNe>ge Quebec\t\u202210\t-3\tNeige lac-Samt-Jean\t-9\t\u20221\tNege R.mouski\t\u20229\t-5\tNeige Gaspesie\t\u20227\t-1\tNuageux Baie-Comeau\t\u20225\t\u20221\tNeige Sapt-lies\t-5\t-1\tNeige Canada\tMm.\tMai.\tAujourd'hui Victona\t\u20227\t-1\tNuageux Edmonton\t\u202210\t-4\tNeige Regina Winnipeg\t\u202210\t\u20222\tNeige \t\u20229\t-3\tNeige Toronto\t\u20225\t-3\tNeige FrerJericton\t\u20227\t-4\tNeige Halifax\t-5\t0\tNuageux Criarlotteto*n\t-4\t-1\tNeige Saint-Jean\t-10\t¦i\tNeige États-Unis\t\t\t\t \t\tMai.\tKin.\tMax.Boston\t2\t9 N.-Orléans\t7\t10 Buffalo\t\u20225\t0 Pittsburgh\t-4\t1 Chicago\t\u2022It\t\u20224 S.Francisco\t10\t18 Miami\t:o\t27 Washington\t2\t5 New York\ts\t9 Dallas\t9\t13 les capitales\t\t\t\t \t\tMax.\tMin.\tMax.Amsterdam\t2\t6 Madrid\t7\t12 Amènes\t9\t13 Moscou\t\u20225\t-3 Acapulco\t24\t34 Mexico\t9\t23 Berlin\t-5\t2 Oslo\t1\t3 Bruxelles\t\u20221\t4 Paris\t4\t10 Buenos Aires\t9\t20 Rome\t7\t14 Copenhague\tS\t9 Séoul\t-5\t15 Geneve\t2\t7 Stockholm\t1\t4 Hong Kong\tIt\t21 Tokyo\t10\t17 Le Caire\t12\t23 Trinidad\t25\t31 Lisbonne\t11\t17 Vienne\t\u20225\t3 Londres\t7\t14\t\t i ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements | est ouvert du lundi au \u2022 vendredi de 7 a 18h.' REDACTION 285-7070 I PROMOTION 285-7100 | COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections, lundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111 | GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 .National.Tele-Presse 285-7306 ' Vacances, Voyages 285-7265 | Carrières et professions, nominations 285-7320 I .a :?ES5E est publiée car la PCESSE.LT£E.7.rue Samt-jacaues.Montréal H2Y 1K9 î \"'esse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de «LA PRESSE* et celles des i \u2022 .Eiervices de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations ' I .:\" :.ères â L*.PRESSE sont également réservés «Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400- Port de retour garanti.(USPS0O3692) Champlaln N.Y.12919-1513.I | RENSEIGNEMENTS 285-7272 I ! I Lundi 20 novembre 1989 47-1-01 Us syndicats lancent une guerre ' d'usure contre la loi 160 L'action, essentiellement locale et «légère», consiste à boycotter les activités à caractère social des institutions (fondations, parties) et à publiciser la dégradation des services par des manifestations et des interventions auprès des députés.Les trois groupes syndicaux espèrent avoir raison à l'usure de l'entêtement du gouvernement Bourassa qui cherche à «(bâillonner des organisations qui ont fait leurs preuves et qui sont crédibles quand elles critiquent» le réseau des services de santé, a fait valoir le présidente de la FIIQ, Diane Lavallée.Avec l'application «autoritaire» des sanctions de la loi 160, le gouvernement fait, dans le réseau de la santé, «des ravages cent, deux cent fois pires qu'ont pu le faire quelques jours de débrayage», a déclaré de son côté le président de la CSN, Gérald Larose.Ces «saccages», ce sont les rapports tendus entre les salariés et les administrateurs chargés de l'application des sanctions, a poursuivi Lorraine Page, mais aussi la méfiance qui s'installe entre les salariés eux-mêmes, traités arbitrairement.Et en bout de ligne, la frustration, le découragement, les démissions: deux des trois infirmières de Scheffervi 1 le, frappées dans leur ancienneté, ont démissionné et demandé leur rapatriement «dans le sud», a donné comme exemple la présidente de la FIIQ.Car, si des syndiqués ont perdu des revenus à cause de la loi 160, c'est la perte d'années d'ancienneté qui fait le plus mal parce qu'elle brise l'organisation du travail.Les porte-parole syndicaux ont indiqué hier qu'à choisir, ils préféreraient le rétablissement de l'ancienneté au recouvrement des revenus perdus.Tribunaux Par ailleurs les trois organisations syndicales, dont les exécutifs se réunissaient hier pour la première fois sur la question de la loi 160, poursuivent leurs démarches devant les tribunaux pour faire cesser l'application de la loi.La requête en sursis déposée la semaine dernière doit être entendue aujourd'hui même par un juge de la Cour supérieure au palais de justice de Chicoutimi.Les syndicats veulent obtenir la suspension des sanctions de la loi 160 en attendant que les tribunaux supérieurs se soient prononcés sur la constitutionnalité de cette loi.La CSN, la CEQ et la FIIQ estiment en effet que la loi 160 viole la Charte des droits et libertés en faisant fi de la présomption d'in-noncence établie par le système judiciaire et en condamnant sans jugement des salariés, reconnus coupables par leur employeur.Mais ce n'est sans doute pas avant plusieurs années que la Cour suprême, ultimement, tranchera dans cette affaire et c'est la raison pour laquelle les syndicats demandent, en attendant, la suspension de la loi 160.?50000 personnes manifestent a Prague sans que la police intervienne Prague, a également été appréhendée.Hier, pendant toute la journée, les forces de police sont restées 1>ratiquement invisibles et ont aissé se dérouler les diverses manifestations hostiles au régime.La plus importante d'entre elles a été, suivant un mot d'ordre lancé en milieu étudiant, le rassemblement spontané place Wenceslas.Evénement d'autant plus notable que, vendredi soir, une manifestation étudiante \u2014 autorisée \u2014 de 30000 personnes a été très violemment réprimandée par la police anti-émeute et des commandos de l'armée lorsqu'elle a tenté d'aller vers le centre-ville.Le matraquage avait fait non seulement des dizaines de blessés \u2014 dont cinq journalistes occidentaux \u2014 mais, selon des sources concordantes, provoqué la mort d'un étudiant, Martin Smid.C'est cette mort qui a été démentie avec force détails et insistance par les autorités tout au long de la journée d'hier.Dans un communiqué d'une centaine de lignes émanant du ministère de l'Education, on expliquait qu'il n'y avait pas un, mais deux étudiants répondant au nom de Martin Smid, les deux étant en parfaite santé.Communiqué diffusé intégralement par l'agence de presse officielle CTK, lu à plusieurs reprises à la télé et à la radio et même diffusé par haut-parleurs hier après-midi dans le centre-ville.Comme Smid est l'un des noms de famille les plus courants dans le pays (genre Tremblay au Québec), diverses confusions sont possibles.Cependant, la démonstration gouvernementale aurait été encore plus convaincante si, toujours hier, la police n'avait empêché la tenue d'une conférence de presse de la porte-parole de la Charte 77 (opposition «illégale») qui devait produire des preuves de la mort de l'étudiant.À Prague depuis samedi soir, en tout cas, les gens concernés par la question considéraient cette mort comme certaine.Et des «autels» improvisés avaient déjà commencé à être dressés sur le cours Narodni, une avenue qui va en gros du bas de la place Wenceslas jusqu'au célèbre Théâtre national, sur la rive de la Vlattla-va.Hier après-midi, on retrouvait des centaines et des milliers de passants rassemblés en divers points de Narodni.À chacun de ces points, des dizaines, des centaines de cierges sont rivés au sol.On les remplace au fur et à mesure.Parfois, un tract polycopié est collé au mur, ou seulement une inscription Portant le nom de Martin Smid.artout, des gens distribuent ou arborent une double cocarde: noire pour le deuil, bleu-blanc-rouge pour les couleurs nationales.Un peu plus loin, un attroupement devant le magnifique Théâtre national.Un petit mot est collé sur la porte.Line vieille dame me traduit en allemand: «Le théâtre national participera à la grève générale du 27 novembre.» (C'est le mot d'ordre lancé par les étudiants: une crève de deux heures).Et elle ajoute: «Nous sommes tous très tristes.Un jeune étudiant a été tué.» A 16 h, la place Wenceslas est envahie par une foule qui arrive sans se presser de tous les coins de la ville.Beaucoup déjeunes, mais aussi des familles avec enfants, des gens âgés.On remonte jusqu'à la statue du roi Wenceslas, on grimpe dessus.Même pas un mégaphone pour toute cette foule.« Jakes dehors ! » (fakes: le « patron» du Parti communiste, 67 ans, au pouvoir depuis décembre 1987).«Liberté!», «Démission!» Une foule entière agite un trousseau de clés au-dessus de sa tête.Devant le journal quotidien du Parti socialiste, Libre parole (!), les gens applaudissent: des jour-, nalistes se montrent aux fenêtres, saluent.Le PS tente timidement de trouver son autonomie depuis 3uelque temps.Le nom-symbole e Dubcek, héros malheureux du Printemps de Prague (1968), est scandé.Et aujourd'hui?Mystère complet.Retombée du mouvement avec la reprise du travail?Dans les milieux étudiants, les seuls vaguement organisés, le mot d'ordre est celui d'une manifestation quotidienne à 16 h place Wenceslas, et de cette grève générale de deux heures, lundi prochain.Entre-temps, on suit les déplacements des responsables, en attendant les signes d'un changement au sommet.L'«idéologue» en chef du Parti, Fan Fojtik, rentrait justement de Moscou vendredi soir.Et on annonçait pour demain à Prague la visite du très récent «réformiste» de RDA, Egon Krenz.Coincée entre Pologne-Hongrie, l'URSS de Gorbatchev et maintenant l'Allemagne de l'Est « rénovée », la Tchécoslovaquie était-elle en train de bouger?Le bistouri rouge ou les limites de la giasnost sera pas».L'article «monte» ensuite aux bureaux du rédacteur en chef, plus sensible aux éventuels accrocs à la «ligne juste».Enfin, les premières épreuves du journal sont acheminées chez les censeurs dûment accrédités.Elles en reviennent passablement «améliorées» ou encore frappées d'une interdiction de publier.Ce qui arrive assez fréquemment: Marina, qui refuse de s'autocensurer tout en sachant qu'elle risque de travailler pour rien \u2014 elle est en effet payée à la ligne publiée \u2014, dit qu'elle se fait répondre un «niet» catégorique deux fois sur trois.Parfois, elle se rabat alors sur le service d'information vidéo d'Ogoniok qui échappe, curieusement, au bistouri rouge.D'autres fois, elle vend ses papiers à l'étranger, moyennant quelques devises qu'elle n'a.en passant, pas le droit de posséder.L'argent dort donc quelque part à l'Ouest, en attendant un éventuel voyage.Il y a aussi des sujets tabous, mentionne Marina, auxquels personne n'ose s'attaquer, même pas elle.Comme les conflits in ter-eth-niques en Asie centrale, par exemple.«Récemment, une famille a été tuée à Bakou.Aucun média officiel ne l'a rapporte.» L'hebdomadaire Argoumenti i Fakti (Arguments et faits), de loin le plus lu en URSS (son tirage, déterminé par les abonnements, dépasse les 30 millions), a lui aussi expérimenté il y a quelques semaines les limites de la giasnost.Après avoir publié un sondage montrant que Mikhaïl Gorbatchev arrive loin derrière des députés radicaux comme Sa-kharov et Eltsine dans la faveur populaire, son rédacteur en chef, Vladislav Starkov, a été vertement semonce par Gorbatchev en personne, qui lui a ordonné de démissionner.Mais M.Starkov a refusé, avec l'appui unanime de sa salle de rédaction.Le jour de notre rencontre, M.Starkov affichait un réalisme tranquille: «le sens que je serai bientôt convoqué de nouveau.Mais tant que je pourrai, je vais rester.» Une atmosphère fébrile règne dans les bureaux du journal, qui occupe deux étages d'un édifice à logements, rue Malaia Bronnaia.Des gens montent et descendent les escaliers, les bras chargés de papiers.De lettres, surtout, car la grande spécialité A'Argoumenti i Fakti, c'est son perpétuel dialogue avec les lecteurs.Les lettres arrivent à raison de 3000 par jour, elles sont triées par sujets.Certaines sont publiées telles quelles, avec les réponses des journalistes, d'autres font l'objet de reportages.«Quand les gens nous posent des questions, nous allons chercher des réponses pour eux», raconte M.Starkov.Voilà qui explique sans doute la popularité du périodique: ce ne sont pas les questions qui manquent, ici.N'empêche que même M.Starkov, devenu vedette internationale après l'épisode du sondage, nage en eaux troubles.Après tout, il est nommé par les hautes instances du parti et juge que celui-ci est justifié d'intervenir quand un journal remet en cause les fondements du socialisme.Selon Marina, Starkov pratique la politique du «un tour de roue à gauche, un tour de roue à droite.» «Après s'être fait rabrouer, le journal a publié une entrevue complaisante avec le conservateur Ligatchev», fait-elle observer.Pour Marina, la seule façon d'être vraiment renseignée, c'est de lire des publications illégales telles que Chronique Express, tirée à 15000 exemplaires et réalisée grâce à un réseau de correspondants éparpillés à travers le pays.Dans un récent numéro, on y rapporte de façon très factuelle qu'il y a eu grève à Lvov, manifs à Irkoutsk.«Rien que des faits, pas d'opinions, c'est la seule façon de savoir ce qui se passe vraiment au pays.» Au cours de notre longue conversation, Marina me dira encore (comme d'autres l'ont fait avant elle) qu'elle n'a pas beaucoup d'espoir pour le proche avenir.«Je n'ai que des illusions, il faut bien vivre, mais ma raison me dit que ça va finir très mal.» «Il n'y a qu'une trentaine de députés au Soviet Suprême qui veulent vraiment des changements.Les autres se cramponnent au pouvoir et bloquent toutes les réformes, comme celle de l'agriculture, vitale pour le pays.La population est à bout de nerfs, c'est vrai que les gens n'ont plus peur, mais c'est parce qu'ils n'ont plus rien à perdre.Le peuple n'aime pas les intellectuels, parce qu'on lui a claironné pendant 70 ans la supériorité des ouvriers, et les vertus de la pauvreté.Les gens sont payés à ne rien faire et ne voient pas pourquoi ça devrait changer.» Et il y a aussi la haine: selon un sondage récent, une organisation Slavophile et ouvertement antisémite, Pamiat, est soutenue par 14 p.cent de la population.Les gens cherchent les coupables de la dégradation de leur niveau de vie.«Plus celui-ci descend, plus Pamiat devient populaire.» Marina me livre ses impressions en vrac, en parlant vite et avec animation, et en illustrant ses propos des dernières blagues qui circulent dans les rues de Moscou.Comme celle-ci: un Américain, un Polonais et un Russe arrivent dans une boucherie où, évidemment, il n'y a pas l'ombre d'un morceau de viande.L'Américain dit: «Pourquoi il n'y pas de saucisson?» Le Polonais, étonné, interroge: «Qu'est-ce que ça veut dire saucisson?» Et le Russe: «Que signifie pourquoi.?» Marina envisage-t-eile de quitter le pays?«Pour le moment, je reste.Je suis adulte, je peux m'ha-bituer à tout.Mais j'ai peur pour ma fille.Alors, je me dis que quand ça va tourner mal, je prendrai le dernier train.» Puis, elle ajoute: «J'ai bien l'impression que je vais le rater, ce train.Parce que ce n'est qu'après coup qu'on sait que c'était le dernier.» Et elle éclate de rire, encore une fois.?Chassez le surnaturel.de notre envoyée spéciale MOSCOU ¦ Après 70 ans de matérialisme, les Soviétiques se tournent massivement vers le mysticisme.Et celui-ci déferle même sur les ondes de la télé.Les séances d'hypnotisme d'un néo-Raspoutine dénommé Anatoli Kachpirski constituent l'une des émissions les plus populaires en URSS.Deux à trois fois par semaine, à raison de 30 minutes chaque fois, cet homme tente d'hypnotiser de son regard pénétrant des raillions de téléspectateurs.Hypnotiser pour quoi faire?Mais pour guérir tous les maux, bien sûr.La technique est bien simple: Kachpirski parle sur fond de musique d'ascenseur.La caméra cadre de plus en plus près son visage, puis elle s'éloigne progressivement.Avec ce procédé du genre «ceci est une émission subliminale», Kachpirski aurait même réussi à éviter la douleur à deux femmes opérées sans anes-thésie, à des kilomètres de distance du studio! Ces derniers mois, les amateurs de surnaturel ont aussi eu droit, à 1 la télé, à un autre faiseur de miracles du nom de Tchoumak.Ce Tchoumak était spécialisé dans une technique consistant a «charger électriquement» des objets de la vie courante, de façon à leur procurer un pouvoir d'influer positivement sur le destin de leurs propriétaires.Un soir, il a ainsi «chargé» le quotidien Vietchernaia Moskva (Moscou Soir).Parait-il que le lendemain, les exemplaires du journal se sont envolés comme de petits pains chauds-Pendant un certain temps, les téléspectateurs ont eu droit alternativement aux performances surnaturelles de Kachpirovski et à celles de Tchoumak.Mais ces derniers mois, Tchoumak est disparu de l'écran.Les mauvaises langues disent que son concurrent a ses entrées chez Gorbatchev.Qui sait?Quand on se sait plus à quel saint se vouer.Où donner de son sang?¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 9h a 18h; \u2022 à Sherbrooke: les Canadiens de Sherbrooke et le Club Optimiste de Sherbrooke, manège militaire, 64 sud, rue Belvédère, de 14h30à20h30.Précision ¦ Dans un article publié le 17 no- ; vembre, nous avons malencon- \u2022 treusement associé Mme Nicole Lalumière, commissaire à la CÉCM, au Mouvement pour une .école moderne et ouverte; (MÉMO).Mme Lalumière a plutôt été élue sous la bannière du | Mouvement scolaire confession- ; | nel (MSC).Nous nous excusons i de cette erreur bien involontaire.EN SANTE SANS COMPROMIS Une mise en gante sur l'ejfct des drogues, de l'alcool.du tabac et de médicaments, certains aliments TOUS LES LUNDIS ET MERCREDIS DANS AUJOURD'HUI MAIGRIR À TOUT PRIX?EN PAGE A10 LA PRESSE.MONTREAL.LUNDI 20 NOVEMBRE 1969 La Près A3 Yves Beauchemin en compagnie de Mme Carole Lebreux, qui a reçu le prix des lecteurs.photo iuc simon pemault.u pmse Pour la deuxième fois, Yves Beauchemin gagne le Prix du grand public ¦ Yves Beauchemin.auteur du roman Juliette Pomerleau paru aux éditions Québec/Amérique, a remporté hier le Prix du grand public, une initiative du SLM en collaboration avec LA PRESSE et Radio-Cité.Mme Carole Lebreux a reçu le prix des lecteurs, un bon d'achat de 500$ dans la librairie de son choix.Un jury populaire, composé des 3925 personnes qui ont soumis le bulletin de vote publié dans notre journal \u2014 une augmentation de quelque 700 électeurs par rapport à l'an dernier \u2014, a préféré l'oeuvre de M.Beauchemin à d'autres succès d'édition.Ces autres titres en lice étaient l'Ange de la solitude de Marie-Claire Biais, le Mal de lame de Denise Bombardier et Claude Saint-Laurent, Moi je m'en souviens de Pierre Bour-gault.Père manquant, fils manque de Guy Corneau, Douces Colères de Gil Courteman-che.Fais ce que peux de Gérard Filion, les Tisserands du pouvoir de Claude Fournier, Drakkar de Paul Ohl et le Premier Quartier de la lune de Michel Tremblay.Une bourse de 1000$ a été décernée à Yves Beauchemin par le vice-président aux relations publiques de LA PRESSE, Pierre Gobeil.« Le journal étant considéré comme le livre du peuple, il est normal que LA PRESSE soit associée depuis sept ans au SLM.Le livre est non seulement le reflet, mais aussi le ferment de la vie.Et l'écrit, malgré l'omniprésence des médias électroniques, devient de plus en plus l'instrument privilégié de la pensée, de la connaissance et des émotions.» Au nom de Radio-Cité, l'animateur André Giroux a dit que la promotion de la vie culturelle est un élément important de la mission de ce diffuseur.Il est intéressant de noter que c'est la deuxième fois que M.Beauchemin gagne le Prix du grand public; que c'est la sixième fois, sur sept, que les lecteurs de LA PRESSE favorisent un ouvrage paru aux éditions Québec/Amérique; et qu'on a manqué hier, au stand de cet éditeur, d'exemplaires de Juliette Pomerleau.Les organes de Victor Davis ont servi à au moins quatre personnes RAYMOND CERVAIS ¦ Victor Davis est mort, mais plusieurs de ses organes continuent de servir et leur transplantation a permis jusqu'à maintenant à au moins quatre personnes de connaître une qualité de vie meilleure.Selon M.lacques Charbon-ncau, porte-parole de l'hôpital Notre-Dame où le jeune athlète a été déclaré cliniquement mort lundi dernier, trois transplantations d'organes provenant du nageur ont eu lieu dans cet hôpital.Ainsi, comme l'a souhaité la famille du jeune homme décédé de façon tragique, le coeur, le foie, les reins ainsi que les deux cornées ont été greffés à des patients en attente d'une transplantation.Selon M.Charbonneau, les résultats des transplantations réalisées jusqu'à maintenant sont très satisfaisants et les receveurs se portent très bien.«Aucun signe de rejet n'a été signalé jusqu'à présent tant chez le greffé du coeur, que chez celui du foie et des reins», a indiqué le porte-parole de l'hôpital, qui a toutefois refusé de dévoiler l'âge et le sexe des patients receveurs.M.Charbonneau a précisé que l'important n'était pas de savoir à qui a ont été greffés les organes, mais bien que les organes de Davis permettaient à d'autres personnes de retrouver une qualité de vie.Au sujet des cornées, M.Charbonneau a précisé qu'elles avaient été envoyées à la banque d'yeux et qu'il ignorait pour le moment si elles avaient été greffées.Trois patients de l'hôpital Notre-Dame ainsi qu'un patient d'un autre centre hospitalier ont reçu des organes provenant du médaillé d'or et d'argent aux (eux olympiques de Los Angeles en 1984.Finalement, les membres de la famille Davis ont créé le fonds Victor Davis qui est administré par la Fondation de l'hôpital Notre-Dame.Toutes les sommes recueillies par le fonds serviront à améliorer les conditions de vie des nouveaux greffés.En Caspésie, le forcené se rend après 18 heures de tractations avec la police ¦ Le père de famille qui s'était barricadé, dans la nuit de jeudi, dans un chalet en Gaspésic, à la suite d'une violente dispute familiale, s'est finalement rendu, vers minuit 30 hier.M.Auguste Leblanc, âgé de 40 ans, a été arrêté par le Groupe tactique d'intervention et conduit à New-Carlisle où il comparaîtra aujourd'hui.Au cours d'une dispute, M.Leblanc, qui avait bu, a menacé sa compagne et frappé son fils de 14 ans au visage.Il a ensuite cogné sur la voiture de sa conjointe à coups de masse, fait feu dans le radiateur, avant de quitter New-Richmond, un village situé en bordure de la Baie des Chaleurs.sur la route 132, à 50 kilomètres à l'ouest de New-Carlisle.Les policiers, munis d'un mandat d'arrestation, ont découvert M.Auguste Leblanc, seul, dans le chalet de son père, au lac de la Ferme, à 40 kilomètres au nord-est de New-Richmond.Ce dernier a menacé les agents quand ils se sont approchés du chalet.Par la suite, leurs collègues de l'escouade des crimes majeurs de Québec sont venus à la rescousse.Les tentatives de négociations ayant une nouvelle fois échoué, les policiers ont al6rs fait appel au Groupe d'intervention de Québec, samedi matin.Après 18 heures de tractations.M.Leblanc est sorti du chalet et s'est rendu.Deux ex-conseillers du RCM jettent les bases d'une coalition contre l'administration Doré MARIE-FRANCE LEGER ¦ Deux ex-conseillers du RCM.Pierre-Yves Melançon et Marvin Rotrand, ont jeté hier après-midi les bases d'une coalition progressiste composée d'insatisfaits de l'administration Doré, et qui devrait se transformer sous peu en parti politique avant les prochaines élections municipales de novembre 1990.La rumeur circulait depuis déjà quelques semaines mais depuis hier, la première étape de formation est définitivement franchie.La coalition regroupera des citoyens de toutes tendances.« des gens des groupes locaux et communautaires qui se cherchent une alternative», a expliqué Marvin Rotrand, le conseiller indépendant de Snowdon.M.Rotrand et Pierre-Yves Melançon, le conseiller indépendant de Mont-Royal, en ont profité pour dénoncer avec vigueur «le vide politique» de l'administration de la Ville de Montréal et fustiger la «démocratie de façade» du Rassemblement des citoyens de Montréal.M.Melançon a insisté sur le besoin de décentralisation du processus décisionnel.Selon lui, le RCM a déçu énormément de monde en s'éloignant des préoccupations des citoyens.Le politicologue estime que l'heure est venue de repartir dans cette direction: «Au début, le RCM collait à la population.Aujourd'hui, notre projet politique c'est d'être en relation constante avec elle».Le mouvement Vert était également pré- Pierre-Yves Melançon et Marvin Rotrand ont fondé un mouvement «plus ou moins vert».sent hier et son représentant, Eric Shragge.s'employait à expliquer à une assistance visiblement un peu déroutée que les composantes de la coalition n'avaient pas d'importance pour le moment.«L'important, c'est de commencer un processus de discussion comme aujourd'hui, pour savoir vraiment ce que l'on veut comme transformations», a-t-il indiqué à deux ou trois reprises.Pour le moment, les fondateurs de la coalition ne savent pas encore s'il s'agira d'un mouvement «plus ou moins vert» mais ils peuvent déjà affirmer son caractère résolument communautaire, exprimé par les conseils de quartier, et qui représentera le plus de forces représentatives de la population, incluant évidemment les minorités.Démocratisation La première ébauche du programme s'inspire en grande partie de celui du RCM.Démocratisation des décisions, et accent sur l'environnement.Scion Marvin Rotrand.le parti du maire Jean Doré s'est éloigne de ces preoccupations depuis longtemps.« Il n'y a plus aucune consultation au RCM.Les décisions sont prises seulement par lean Doré et son comité exécutif, lean Doré et le RCM, c'est comme Jean Drapeau et le Parti Civique», a t-il lance M.Rotrand a évoqué hier des dossiers qui lui apparaissent particulièrement urgents, et dont l'administration actuelle n'a selon lui pas tenu compte; comme la revitalisation du centre-ville pour diminuer l'exode vers lu banlieue; et surtout la construction de logements abordables «plutôt que des condominiums de luxe».La coalition espère tenir le congrès de formation du parti au début de l'année prochaine.Le procès de Gilles Perron, accusé du meurtre de sa femme, débute aujourd'hui WES BOISVERT ¦ C'est ce matin dès 9 h 30 que débutera, au Palais de justice de Montréal, la sélection du jury qui aura la tâche de juger Gilles Perron, 49 ans, ce réalisateur de Radio-Canada accusé du meurtre de sa femme.Ce qui est devenu «l'affaire Perron » a déjà connu une quantité invraisemblable de rebondissements, et on peut s'attendre à ce que le procès soit à son image.Le juge André G.Biron, de la Cour supérieure, présidera ce procès qui doit durer pas moins d'un mois et demi.L'avocat de la Couronne, Me Yves Berthiau-me, appelera à lui seul une soixantaine de témoins à la barre.C'est Me Jean Dury qui défendra Perron.Quand, au soir du 16 décembre 1987, le cadavre de Michelle Perron est découvert dans sa voiture, dans le stationnement de d'une polyclinique du quartier Choniedey, à Laval, il n'est pas encore question d'une «affaire Perron».«Mort mystérieuse à Laval», lit-on le lendemain dans un entrefilet.La victime, âgée de 45 ans, est l'épouse du réalisateur de Démons du midi.Elle venait de terminer sa journée de travail (elle était réceptionniste), en début de soirée.L'assasssin l'a poignardée à plusieurs reprises au cou et au visage.C'est M.Perron lui-même qui découvre sa femme.La police n'a pas beaucoup d'indices.On s'interroge sur le mobile.Peut-être le vol?Peut-être s'agit-il d'un meurtre gratuit?Dans la même période, une femme de 43 ans est battue à mort à Montréal-Nord sans motif apparent.Coïncidence?Les policiers interrogent bien sûr M.Perron.Ce dernier se soumet même au détecteur de mensonge.Mais on ne parvient à arrêter personne.L'enquête piétine pendant des mois.On oublie peu à peu l'affaire, faute de nouveaux développements.Puis, le 29 novembre 1988, presque un an après le meurtre, «une pesonne désirant garder l'anonymat» fait placer une annonce pleine page dans La Presse, le Journal de Montréal, la Tribune de Sherbrooke, ainsi que trois hebdos locaux: une récompense de 100 000 $ est offerte à quiconque peut fournir des informations menant à l'arrestation du coupable.C'est de loin la plus importante somme jamais offerte au Québec dans ce genre d'affaire.La publicité à elle seule a coûté 45 000$.Qui donc a bien pu placer ces annonces?M.Perron?Il refuse de le dire mais déclare qu'«au moins, on aura tout essayé».La récompense n'est pas réclamée avant la date limite du 31 décembre 1988 et on commence à croire que l'affaire en restera là.jusqu'au soir du 15 février où, coup de théâtre, les policiers de Laval arrêtent «un présumé Cilles Perron meurtrier»: Perron lui-même! On apprend alors que c'est le riche homme d'affaires Jean-Pierre Léger, vice-président des Rôtisseries Saint-Hubert, qui avait offert les 100 000$.M.Perron devait épouser le 18 février (trois jours après son arrestation !) Mme Claire Léger, l'autre vice-présidente des Rôtisseries Saint-Hubert et co-héri-tière de l'entreprise.M.Léger, semble-t-il, avait des soupçons sur son futur beau-frère et tentait de tirer toute l'affaire au clair avant le mariage-Perron clame son innocence.Le 19 mai, nouveau coup d'éclat: il obtient de la Cour d'appel, après trois mois à Parvenais, la permission de demeurer en liberté jusqu'à la fin de son procès.Le procès devait débuter le 30 octobre, mais Perron obtient une remise jusqu'au 20 novembre : son avocat.Me leffrey Boro, s'est retiré du dossier pour une question d'honoraires.Le 2 novembre, autre coup de théâtre: Perron est arrêté de nouveau! Il est accusé d'entrave à la justice et au travail des policiers.La Couronne réclame l'incarcération de Perron à cause de cette nouvelle accusation criminelle.Que s'est-il passé?Les enquêteurs |ean-Claude Poulin et Pierre Lafleur, de la police de Laval, sachant que Perron s'opposait à ce qu'ils interrogent son enfant mineur, avaient tenté d'aller l'interroger à son école, avec la permission du directeur.L'enfant avait appelé son père, qui s'était objecté à l'interrogatoire.Les policiers l'ont coffré aussitôt-Cette opération maladroite des policiers de Laval fut qualifiée de «répugnante» par le juge Pierre Pinard, de la Cour supérieure, qui a rendu sa liberté à Perron.Deux semaines plus tard, la Couronne décrète un arrêt des procédures- Et voilà que, la semaine dernière.Perron contre-attaque.Il poursuit |ean-Pierre Léger pour I million $ pour diffamation et pour avoir fait indûment pression sur les policiers de Laval afin qu'ils l'arrêtent.Perron a de plus déposé une plainte à la Commission de police contre les policiers Lafleur et Poulin.Sept morts accidentelles en fin de semaine Presse Canadienne ¦ Au moins sept personnes ont perdu tragiquement la vie au Québec durant la fin de semaine, selon les rapports de police disponibles en milieu de soirée, hier.Six des victimes ont péri lors d'accidents de la circulation alors qu'une septième est morte asphyxiée.Hier matin, vers 6 h 15, à Saint-EIzéar, en Beauce, un jeune homme de 23 ans, Richard Gallant, est mort asphyxié dans l'incendie d'une maison de ferme qu'il habitait depuis huit mois.Des enquêteurs de la Sûreté du Québec tenteront de déterminer l'origine de l'incendie.Un peu après 17 h, samedi, sur la route 338, à Pointe-des-Cascades, en banlieue ouest de Montréal, une collision frontale survenue à l'extrémité d'une courbe a coûté la vie à Linda Themens, une jeune femme de 19 ans de Dorion.Un accident dû à de piètres conditions du temps a causé la mort, samedi, vers 13 h 05, d'Orner Bouchard, âgé de 61 ans et demeurant à Del isle, au Lac-Saint-fean.Survenue sur la route 169, à l'intérieur de la réserve faunique des Laurenti-des.La collision a impliqué l'automobile de la victime et un camion-remorque alors que la visibilité était très réduite, en plus de la chaussée recouverte d'une dizaine de centimètres de neige.Deux jeunes hommes de Saint-Charles-de-Bourget ont perdu la vie dans un accident de la route survenu vers 1 h 45, dimanche, sur le boulevard Sa-guenay, aux limites de Jon- Ïuière.Les victimes sont Çuy lagné, âgé de 26 ans, et Eric Maltais, d'une vingtaine d'années.Le véhicule des victimes a dérapé sur une chaussée glissante pour terminer sa course contre un arbre qui, malgré sa taille plus qu'imposante, a été déraciné sous la violence de l'impact.Une femme de 38 ans, dont l'identité n'a pas été révélée, est morte dans un accident de la circulation survenu vers 4 h, samedi matin, à Laval.La conductrice a perdu la maitrise qui a percuté un camion stationné à une intersection.Dès vendredi soir, vers 18 h 45, à Saint-Grégoire, un adolescent de 14 ans, Steve Boucher, de cette localité de la région de Saint-Jean-sur-Richc-lieu, a été heurtémortellement par un véhicule au moment où il traversait la rue.Le présumé meurtrier de la caissière est arri,L-à Rivière-du-Loup Presse Canadienne RIVIÈRE-DU-LOUP ¦ Le présumé meurtrier de la jeune caissière froidement assassinée dans un dépanneur de Rivière-du-Loup, jeudi dernier, a été arrêté hier au grand soulagement de la population louperivoise.Le suspect, âgé d'à peine 18 ans, a été cueilli au domicile de ses parents, à Rivière-du-Loup.vers 13 h.Il semble que le jeune homme, au calme imperturbable, n'ait manifesté ni résistance, ni surprise lorsque les policiers l'ont arrêté et il serait vite passé aux aveux.Il devra comparaîtra à 14h aujourd'hui, au Palais de justice de Rivière-du-Loup, pour y être formellement accusé du meurtre de la jeune Dany Beaulicu, 19 ans, abattue de trois coups de feu dans la nuit de jeudi, dans un dépanneur Provi-Soir.Le jeune homme, qui avait déjà eu des démêlés avec la justice, était en attente de procès pour fraude et vol de véhicule lorsqu'il a commis son crime.Un autre adolescent de Rivière-du-Loup, âgé de 17 ans celui-là, a également été arrêté et devra vraisemblablement faire face a des accusations de complicité.L'adolescent, chez qui le suspect s'est réfugié après le meurtre, aurait aidé ce dernier a se débarrasser de certains objets compromettants et il aurait, entre autres, caché l'arme du crime.L'enquête, menée par la Surete du Québec, a permis de conduire rapidement à l'arrcstnion d'un suspect.Il semble que ce succès soit en grande parti.«.tiribuable a la diffusion, par les médias, de la bande vidéo sur laquelle le meurtrier a été filme, alors qu'il se trouvait dan-, ie dépanneur.«Même si l'image n'était pus très claire, plusieurs personnes ont communiqué avec nous et les inforr jtions de plusieurs d'entre elles oncordaient, ce qui nous a donné un bon coup de pouce» , a indiqué hier l'agent de relations publiques de la Sûreté du Québec, M.Réal Ouellet.Il semble que le suspect ne connaissait la jeune Dany Beaulicu que de vue et que l'appât du gain était son seul motif.Le suspect, qui n'avait pu se faire remettre que 200$, espérait mettre la main sur un montant plus important.Il aurait tué la jeune Beaulieu pour pouvoir fouiller l'établissement à sa guise.SUR UN AIR DE PIANO.Les choix d'Edgar Fruitier.Le ski alpin avec Yves Mondoux.Le conditionnement physique avec Claire Pimparé.Invités: Violette Trépanier, ministre délégué à la condition féminine Josée_Lgvoie: gagnante au Festival de Granby.Début de soirée Avec Louise-Josée Mondoux Producteur délégué: Pierre Duceppe Ce soir à 18h30 Radio Québec C'est autre chose et c'est tant mieux. A4 LA PRfSSS.MONTREAL.LUNDI 20 NOVEMBRE 1989 le survivant d Oakland est mort Les médecins pensaient avoir sauvé Buck Helm L'école buissonnière J'aprts LPI ci AP OAKLAND ¦ Buck Helm, le robuste débardeur retrouvé vivant après être reste 90 heures prisonnier dans sa voiture sous les décombres de l'autoroute Nimitz à Oakland après le tremblement de terre qui a;secoué le nord de la Californie le 17 octobre, est mort subitement, alors que les médecins ctaient de plus en plus optimistes quant à son rétablissement.Un jour seulement après que lejs médecins eurent annoncé leur intention de retirer l'appareil qui l'aidait à respirer et 28 jours après son sauvetage miraculeux.Helm, âgé de 58 ans, est mort samedi soir d'une déficience des voies respiratoires à l'hôpital Kaiser Permanente.Il n'a pu être ranimé malgré plusieurs tentatives, a in- Buck Helm diqué un porte-parole de l'hôpital, Ronald Trevelen.«Les médecins s'étaient montres très encouragés par ses pro- grès.» a ajouté le porte-parole.« Nous pensions lui retirer son appareil respiratoire cette semaine et ses fonctions rénales étaient redevenues presque normales.M.Helm avait été découvert vivant dans les décombres de l'autoroute, dont la voie supérieure s'était écrasée sur celle du dessous, à la suite du séisme.Il souffrait de problèmes aux reins et aux voies respiratoires.Les membres de sa famille étaient convaincus que sa forte constitution et son moral de fer allaient aider le célèbre survivant du séisme à se remettre sur pied.Le séisme avait fait jusqu'à maintenant 66 morts.Helm devient donc la 67e victime.Le tremblement de terre a causé également quelque 7 milliards S de dégâts.Un spectacle désespérant AMOfftfl PRATTE É 'est un vrai freak show!», a glissé à l'oreille d'un collègue un employé de la CÉCM qui assistait à la réunion extraordinaire du conseil des commissaires, jeudi dernier.Une description un peu exagérée.Un peu.Une assemblée des commissaires à la CÉCM, ça ressemble aux débats de l'Assemblée nationale.Beaucoup de démagogie et beaucoup de propos insignifiants.Ça ressemble, mais c'est pire.D abord, parce que les participants ne sont pas du même calibre.Ensuite, parce que l'enjeu est plus proche de nous, plus fragile: I éducation des enfants de Montréal.jeudi, il n'y avait qu'un point à l'ordre du jour: le sondage mené par la commission auprès des parents.Dans la salle se trouvaient des représentants des minorités ethniques et des syndicats qui auraient voulu faire valoir leur point de vue AVANT que les commissaires décident du sort qu'il fallait réserver au sondage.Mais les commissaires n'ont accepté de les entendre qu'après avoir pris leur décision.Ce n'est pas nouveau.Depuis que quatre commissaires du groupe d'opposition MEMO siègent au conseil, les commissaires appuyés par le Mouvement scolaire confessionnel ont modifié les règlements pour re- C'ÉTAIT VOTRE SEULE CHANCE DE LES Lorsque vous vouiez faire bonne impression, confiez-le à Federal Express.Livraison avant ou à 10 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ainsi.Résultat: lorsque le MEMO a présenté jeudi une proposition visant à faire destituer M.Pallascio, c'est lui qui avait à décider de la recevabilité de la proposition.Je n'ai pas à vous dire quelle décision il a rendue.Ce geste du MEMO visait seulement, c'est évident, à mettre le président dans l'embarras et à attirer l'attention des médias.Habile mais bien petite politique.Gaspillage de temps et d'énergies, du temps et des énergies qu'on aimerait mieux voir consacrer à l'élaboration de propositions constructives et réalistes pour l'amélioration des services offerts par la commission scolaire.Mal à l'aise Aux discours démagogiques qu'on entend chaque semaine dans la salle du conseil de la CËCM s'ajoutent assez souvent des propos bizarres ou incohérents, qui font moins sourire qu'ils laissent mal à l'aise.Des propos tels ceux tenus jeudi par le commissaire Réal Paré, dont les discours sont tout aussi difficiles à comprendre qu'ils sont empreints de sincérité.«Monsieur le président, a déclaré M.Paré au sujet de la question la plus controversée du sondage, je suis dans un milieu ethnie et je me sens chez nous parmi les ethnies et les ethnies se sent chez nous dans Montréal.Et je pense qu'actuellement on est en train de diviser les ethnies par rapport à une question stupide! Et je pense que cette question, qui est élaborée par différents items de personnes qui disent que la question est mal posée ou la question n'est pas valable et je pense que la CECM a fait depuis 20,25 ans l'effort de les regrouper ces ethnies-là!» «Si on vient nous dire qu'on est pas capable d'accepter nos ethnies, je pense qu'il y a des gens ici qui sont pas francs de dire leur propre question ! Et je pense qu'ils veulent se faire une politique personnelle et moi je ne suis pas apolitique, je suis pour le milieu, que le milieu y vive.» «On a des enfants qui sor.i des orphelins, on a pris des orphelins dans la vie puis on les a mis dans des crèches.Aujourd'hui on les laisse dans leur famille.Pourquoi?Parce qu'on a divisé la vie de la famille.Mais aujourd'hui on essaie encore de diviser les ethnies, de diviser la population!» La CÉCM, rappelons-le, gère 180 écoles, un budget de 500 millionsS, et l'éducation de 90000 jeunes.Louis Francoeur, lauréat du Mémorial du journalisme québécois ¦ Louis Francoeur, l'un des pionniers du journalisme électronique au Québec, vient d'être nommé lauréat du Mémorial du journalisme québécois, a fait savoir hier le président du Conseil de presse du Québec, Marc Thibault.M.Francoeur devient ainsi, après André Laurendeau, le second lauréat du Mémorial, établi l'an dernier pour rendre hommage aux journalistes qui se sont distingués au cours de leur carrière en contribuant à la qualité de l'information au Québec.Le nouveau lauréat fut l'animateur de «La situation ce soir», l'émission radiophonique la plus célèbre au début de la Deuxième Guerre mondiale.Diffusée par Radio-Canada à l'intention de ses auditeurs de langue française, l'émission de M.Francoeur faisait le point sur les grands événements qui se déroulaient en Europe alors.Elle jouissait d'une grande cote d'écoute.Né à Montréal en 1895, Louis Francoeur est décédé des, suites d'un accident d'automobile en 1941.Quelque 50 000 personnes lui ont rendu hommage lors de ses funérailles, le 3 juin 1941.Il était le père de Jacques Francoeur, qui fut propriétaire de Dimanche-Matin du Soleil, du Droit et du Quotidien. LA PRESSE.MONTREAL, LUNDI 20 NOVEMBRE 1989 A5 Le Canada accepte 90 p qui se présentent à ses cent des réfugiés frontières CILLES PAOUIN du bureau de La nw« 0/T4W \\ ¦ L'immense majorité des personnes qui sollicitent le statut de réfugié au Canada, soit plus de 90 p.cent, reçoivent une réponse favorable de la part de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, a déclare un porte-parole de cet organisme gouvernemental.2 cours de fine cuisine REPAS DE NOËL ET OU JOUR DE L'AN par Henri Bernard avec livret de recettes et repas iùtut Chacun de ces deux cours se répète chaque semaine à compter du 27 novembre.Renseignement menu seulement: 843-6481 3942, rue Saint-Denis, Montréal H2VV2M2 Permis d'enseignement CP0304 DALE CARNEGIE Fondateur PLUS CONFIANT EN VOUS-MÊME GRÂCE AU COURS DALE CARNEGIE ® Sachez tirer parti des objections Devenez plus enthousiaste Provoquez le désir d'achat \u2014 Sachez parler en public \u2014 Communiquez efficacement \u2014 Améliorez vos relations humaines SÉANCES DISPONIBLES POUR ENTREPRISE ASSISTEZ À UNE PREMIERE SEANCE GRATUITE Le cours Dale Carnegie® débute le lundi 20 novembre à 18 h 30 Salle Berri Appelez maintenant pour réservation Présente pa-: E.J.Glowka, 300, Leo-Pariseau, suite *714.Montréal, Québec 285=1287 ^ -^Jloto-québec Tirage du 89-11-18 Ysu» pouvez miser Jusqu'à 20 h le mercredi a, et le samedi 17 20 34 39 41 49 No complémentaire: 24 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2620429,20$ b/6 + 7 141420,00$ 5/6 25Î 2992,10$ 4/6 14506 100,30$ 3/6 280021 10,00$ Ventes totales: 19163080,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF!: 4000000,00$ Prochain tirage: 89-11-22 Tirage du 89-11-18 SELECT Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le samedi 4 6 8 29 35 39 17 No complémentaire: VENTES TOTALES: 1 557 764,00$ GAGNANTS LOTS 6/6 0 500 000.00$ 5/6+ 1 45 747,00$ 5/6 54 540,10$ 4/6 2 427 54,00$ 3/6 42 329 5.00$ MISE-TÔT: 1 2 28 36 GAGNANTS LOTS 119 420,10$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 550000,00$ le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.L'expertdeh productivité dems votre entreprise.( \u2022 rit i-j r.-wjr'âvir\\ uti \u2014\u2014 BD-8510 40 copies minute de productivité mulfi-fonctions.Le BD-8510 al un système de copie mulii-fonclions qui jccroii la productivité de votre entreprise.Grice i l'alimentation automatique de documents, au zoom 6S^i-20OVi et a la fiabilité Toshiba, vous obtenez des copies impeccables J65 jours par an.Recto verso automatique .TOSHIBA, o Autres modèles de 10 à 62 copies/minute Ltée Équipement Je bureau 3535, rue Rouen est Montréal, Québec Télécopieur 527-1381 527-2381 Selon les dernières statistiques compilées par la Commission.10008 demandes d'asile ont été déposées entre le 1er janvier et le 31 octobre 1989.De ce nombre.4837 requêtes ont été réglées alors que 3519 personnes recevaient une réponse favorable et que seulement 3b3 étaient rejetées.Les autres cas sont toujours a l'étude.Depuis le début de l'année, la Commission accepte environ 90 p.cent des requérants au statut de réfugié a déclaré la représentante de l'organisme, Mme Suzanne Mayhew.A son avis, cette proportion est beaucoup plus élevée que prévu puisque le ministère s'attendait a ce que l'on accepte seulement 40 p.cent des requêtes.Un document interne du ministère, dont La Presse avait fait état peu avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l'immigration en janvier dernier, précisait même que 40 p.cent des requêtes faites aux frontières seraient rejetées et que 70 p.cent de celles formulées au pays ne repondraient pas aux critères de la Convention de Genève sur les réfugiés.Parmi les pays qui produisent le plus grand nombre de réfugiés se trouvent le Sri Lanka (814); la Somalie (616); le Liban (555); l'Iran (367); le Salvador (252); la Chine (97) et le Pologne (93).SEMINAIRES ACCELERES 6 personnes par classe Semaine ou fin de semaine \u2022 Introduction au PC (Dos) 27 nov.ou 2 déc.ou 4 déc.\u2022 WordPerfect 5.0 (ou 4.2) 2-3 déc.et 16-17 déc.ou 11-12 déc.et 18-19 déc.\u2022 Lotus 1-2-3 30 nov.- 1er déc.et 7 - 3 déc.\u2022 D BASE III PLUS 21-22 nov.et 30 nov.-1er déc.Autres dates disponibles en novembre et décembre INTERNATIONAL QUEBEC INC.1055.Cote du Beaver Hall/ 878-9188 posta 38 Cette semaine à la Place Bonaventure Galerie des Boutiques Le Centre d'idées-cadeau Une idée qui arrive à point et qui vous facilitera la tâche lorsque vous ferez vos achats de Noél à la Place Bonaventure.Le Centre d'idées-cadeau, ouvert du 20 novembre au 16 décembre, réunit les cadeaux les plus variés provenant des élégantes boutiques de Place Bonaventure.Arrêtez au Centre d'idées-cadeau, une des conseillères vous suggérera le cadeau qui plaira à votre destinataire.Il n'y a plus qu'à cueillir le présent, sans vous presser tout en relaxant dans une atmosphère sereine.Place Bonaventure.c'est tellement facile.Il s'agissait d'y penser ! Hall d'Exposition Une exposition à la page I Il vous reste encore aujourd'hui et demain pour visiter Le Salon du Livre de Montréal et ses milliers de titres dont plusieurs centaines de nouveautés pour les lecteurs de tout âge.Profitez-en! Des aubaines à coup sûrt Les 21 et 22 novembre, le Bazar Ort vous offre l'occasion de réaliser des aubaines à l'achat de vêtements de toutes sortes et d'articles pour la maison.Ne manquez pas la vente aux enchères durant ce salon des plus courus.Une technologie à voir et à entendre! Le Salon de l'Electronique de Montréal ouvre ses portes à compter du 24 novembre et ce jusqu'au 26.C'est l'occasion rêvée pour trouver le cadeau de Noél idéal, qu'il s'agisse de magnétoscopes, de chaînes stéréo, de disques compacts ou d'autres appareils audio et vidéo.Un salon tout à fait èlectrisant ! ANGLAIS COURS DE CONVERSATION 1.COURS PRIVÉS: à partir de 20$ la leçon IMMERSION: 800$ par semaine (cours privés) COURS DE GROUPE: 199$ (6 à 8 élèves, 36 leçons) Aussi: Espagnol - Italien - Allemand 2.3.LPS Langues, Productions, Services, Ltée Place Bonaventure 878-2821 \t\t L 1\tB\tÉ O ENVIRONNEMENT ET SANTÉ I D I Toxins from moulds : effects on health Les moisissures que l'on trouve sur les aliments et dans les systèmes de ventilation menacent-elles notre santé ?OC O CO H.Bruno Schtefer Directeur du Centre de recherche en toxicologie de l'Université de Saskatchewan à Montréal: mardi 21 novembre à 12 h 15 UQAM.salle ManeGérin-Lajoie 405.rue Sainte-Catherine Est Métro Bern UQAM à Québec : mercredi 22 novembre à 17 h 30 Musée de la Civilisation CL RENSEIGNEMENTS: (514) 987-3448 (418) 643-21SB POSTE 323 Colombie, beau et chaud Le décalage g horreur PIERRE FOGLIA ee matin-là.ça faisait quatre jours que j'étais u Bogota, j'ai appelé ma fiancée a Saint-Armand.\u2014 T'as une drôle de voix, fiancée, on dirait que tu vas pleurer.\u2014 Qu'est-ce tu penses, je suis inquiète.Je viens d'entendre la fille de Radio-Canada à Bogota: doux bombes, onze assassinats, un journaliste dans le coma, une juge tuée, un députe enlevé, une voiture piégée, et quoi encore, juste pour la nuit.\u2014 C'est drôle.\u2014 Tu trouves ça drôle?\u2014 C'est le décalage horreur.Toi à Saint-Armand, tu freakes.Moi à Bogota, je prends mon café tranquillement avec.avec la fille de Radio-Cunada.Fallait que je passe chez elle ce matin, et on parlait justement de ça.Des bombes qu'on fait péter dans la gueule des gens de Saint-Armand au bulletin de 8 h, répété à lOh, a midi, au tèléjournal, jour après jour, mois après mois.Tous ces bouts d'actualité qui ne finissent pas par faire la réalité colombienne mais la prolongent de toutes sortes d'excroissances hyper-réalistes qui caricaturent le réel.En regardant la ville par la grande baie vitrée de son salon, la fille de Radio-Canada et moi.on voyait bien que le bilan de la nuit n'avait rien à voir avec le Bogota de ce matin-là.De toutes façons, l'horreur ne vient pas comme ça en chiffres, huit morts, 30 blessés.L'horreur est tissée à même le quotidien, en fifidrame pourrait-on dire, ce qui ne le rend pas moins horrible, mais au moins ça I étale.Je disais à la fille de Radio-Canada qu'il faudrait qu'elle parle de la rumeur de la rue qui monte jusqu'à son appartement, qu'elle précise que c'est un matin de novembre un peu gris, que le trafic est heavy, que les trottoirs débordent d'employés cravatés et de petites madames en tailleur qui se hâtent vers leur bureau, qu'il y a deux chiens qui baisent sur la place des Periodistas.et que là.juste en bas.une vieille qui tire un âne au bout d'une corde, traverse la rue entre deux taxis jaunes.Il faudrait aussi qu'elle ajoute que devant le collège de) Rosario, les ejecutivos qui se font cirer les souliers lisent des journaux dont on peut voir d'ici les manchettes gigantesques qui ne parlent ni de bombes, ni de mort, mais de football.«O feljcitud immortal », délire la une du El Espacio \u2014 Ô joie immortelle \u2014 la Colombie s'est qualifiée pour lu coupe du monde de soccer.\u2014 C'est impensable de dire tout eu dans un topo de deux minutes, dit la fille de Radio-Cunada.J'ai décidé que je le dirais à sa place.O Jusqu'à ce matin-là, je n'étais pas sur de ce que j'étais venu faire en Colombie.Les narcos ne se précipitaient pas pour me donner des entrevues et me faire visiter leurs laboratoires.Les guérilleros ne se disputaient pas l'honneur de m'accueillir dans leurs montagnes et je perdais mon temps dans les officines officielles où l'on me tenait des discours plats et convenus.Et puis, avouons-le, j'avais la peur au cul.J'arrivais de saint-Armand où, je vous l'ai dit.la Colombie c'est le chaos et des tueurs qui guettent les journalistes à tous les coins de rues.Les choses ont basculé ce matin-là.Après lu fille de Radio-Canada, j'avais un autre rendez-vous dans le nord de la ville, le Westmount de Bogota, avec un personnage politique qui, sur fond de musique de chambre, s'est mis à me parler de la pauvreté en Colombie.Chaque fois qu'il bougeait une fesse, son fauteuil expirait des pets soyeux de cuir froissé, des schlouffs mouillés de ballon dégonflé.De schlouff en schlouff, je perdais de vue la pauvreté et j'ai brusquement et grossièrement, je le crains, pris congé.Au coin de la rue, j'ai commandé un café (le fameux tinto), et je ne l'ai pas bu.C'est la première fois que je me l'avouais après quatre jours à faire semblant: le café colombien ne goûte rien.C'est le café des Américains, pas des Européens.Les choses ont basculé à partir de là.J étais sorti de ma coquille.J'ai arrêté de regarder derrière moi toutes les cinq minutes.J'ai arrêté de me demander ce que je foutais en Colombie.Je suis revenu à pied par le quartier populaire de Chapinero, sorte de Rosemont latino.C'était le jour de l'Hallowecn et les enfants déguisés agitaient leurs paniers: triki, triki ton nez va tomber si tu me donnes pas des bonbons.Je suis allé en piquer un sac au Ley, le Steinberg du coin.Ça m'a fait du bien de piquer un truc, ça a chassé ce qui me restait de peur.Au centre-ville, place Santander, un avaleur de feu faisait son numéro.Parmi les badauds il y avait des enfants en haillons, mais pas déguisés ceux-là.Les fameux gamins de Bogota qui vivent en bandes organisées dans la rue.Ils respiraient de la colle dans un sac de papier.Le plus jeune ne devait pas avoir plus de 8 ans.Ses mains tremblaient comme celles d'un vieillard.J'ai finalement atterri dans la Candelaria.le vieux Bogota colonial, de loin le quartier le plus sympathique de la ville avec ses innombrables utc-liers de typographie.Je n'ai pu résister bien sur.Je suis entre.J'ai demandé la permission de tirer quelques casses et de lever quelques lignes dans le composteur \u2014 el componedor! \u2014 d'un typo amusé qui a fini par me raconter sa vie en chiffres.Il gagne 300$ par mois, sa femme la moitié comme secrétaire.Ils ont trois enfants, pas d'auto, mais une bonne qui fait tout à la maison pour 80$ par mois.À part ça, il est fou de football.À part ça, rien d'autre, il trouve que sa vie est bien remplie.Voilà.O Je vous entends.Vous dites: et la coke dans tout ça?C'est bien gentil le tourisme, c'est bien beau la typographie, mais la coke, hein, la coke?C'est pour ça que t'es allé en Colombie, non ?Effectivement.Et on en parlera.On a toute la semaine.Mais là tout de suite, je pense à un truc qui pourrait peut-être éclairer votre lanterne.Un truc d'une telle simplicité qu'on va sûrement me le reprocher.parce que bon.vous avez sans doute remarque qu'on ne parle plus de dope sans évoquer le produit national brut et la dette extérieure, on n'en parle plus qu'en milliards de dollars et en milliers de tonnes-Mais je voudrais m'adresscr ici au petit consommateur.Dis-moi l'ami, au gramme, combien tu paies?100$, 120$ pour de la coupée?Eh bien à Bogota, c'est 5$ (cinq) le gramme.Pour de la presque pure.Prix régulier au consommateur.Fait qu'imagine le prix de gros-Ce que ça veut dire?C'est simple.Ça veut dire que si j'étais Colombien, malgré tout l'amour que j'ai pour la typographie, c'est pas si sûr que je travaillerais aujourd'hui dans l'imprimerie.La chronique de Gérald Le Blanc est en page a 6 A6« LA PRESSE.MONTREAL.LUNDI 20 NOVEMBRE 1989 Un nouveau défi pour les Franco-Ontariens : intégrer les Québécois et autres immigrants ¦JMMMO FONTAINE » S Apres les services gouvernemen- J taux en français, les Franco-Onta- * riens s'attêlent maintenant a un » - nouveau défi: intégrer les Québécois.Nord-africains et autres francophones venus d'ailleurs à leur communauté de base.Ce qui semblerait évident en soi pose en fait de réelles difficultés, car les objectifs des premiers sont souvent aux antipodes de ceux des seconds.De plus, un nombre croissant d'anglophones apprennent le français, ce qui vient encore davantage mêler les cartes.JUSQU'A 1200* DE RABAIS! Chut! N'en parlez pas trop parce qu'il ne reste que 300 voitures environ.Les nouvelles Lada abordables sont maintenant jusqu'à 1 200$ plus abordables.Mais, faites vite\u2014il y a probablement un heureux consommateur qui part au volant d'une Lada neuve en ce moment même.Tous les modèles Lada sont dotés d'une garantie de 3 ans sur le groupe motopropulseur et d'une garantie de 5 ans contre la rouille! (Voir un concessionnaire pour les détails.) Durée et quantités limitées.Tous les concessionnaires n'ont pas tous les modèles.Voyez votre concessionnaire Lada dès aujourd'hui! 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Des Québécois récalcitrants Autre situation étonnante: l'intégration des Québécois, qui est loin de se faire toute seule.En prenant ia décision de déménager en Ontario, beaucoup d'entre-eux ont du coup pris celle de s'assimiler.Ou alors ils optent pour le bilinguisme intégral, y compris au niveau scolaire.Or les Franco-Ontariens ont constaté depuis longtemps que l'école bilingue est un véritable foyer d'assimilation, rappelait hier la porte-parole de l'ACFO, Brigitte Bureau.Avec la mise en oeuvre de la loi 8, l'Association croit qu'il sera tout de même plus facile d'inciter ces nouveaux venus et les anglophones bilingues à s'intéresser à la vie française dans la province.«C'est un droit qui nous a été accordé, pas un privilège.Alors exerçons-le», déclarait hier Gérard Raymond, président de la Commission des services en français, l'organisme qui a préparé la mise en place de la loi.M.Raymond dirige à partir d'aujourd'hui un conseil consultatif qui en assurera le suivi.Un conseil très mal accepté par les Franco-Ontariens.La présidente de l'ACFO, Mme Soucie, craint qu'il n'ait pas d'impact parce que dépourvu de tout critère réglementaire.Surtout que la loi 8 n'est pas exempte de failles.De nombreux organismes et institutions, dont les municipalités, en sont ainsi épargnés.Malgré ses lacunes, elle sera tout de même très utile pour aider une communauté déjà fort active, estime de son côté Anne-Marie Couffin, directrice-générale du Conseil des organismes francophones du Toronto-métropolitain.Le COFTM publie chaque année un annuaire des ressources francophones de la Ville reine.Celui de cette année compte pas moins de 58 pages.«La loi sur les services en français, c'est un grand pas jamais fait auparavant en Ontario pour la reconnaissance de la langue.Et, surtout, c'est un point de non retour», estime Mme Couffin.Gerald Le Blanc La jungle de la guenille J# ai fait, jeudi, un tour de ville bien particulier.Une visite de Montréal, la fabricante de vêtements.On est parti de l'hôtel de ville, puisque la visite était organisée par la CIDEM et la commission du développement économique.Un plein autobus de 'conseillers et de fonctionnaires municipaux, de gens de l'industrie, de journalistes et même d'observateurs des consulats japonais et allemand.Un premier arrêt dans le « District de la fourrure», juste au nord de la rue Sainte-Catherine et à l'ouest de la rue de Bleury.On y a vu des tailleurs assembler les lanières de renard ou de vison en de dispendieux manteaux de fourrure, signés Jean-Claude Poitras et Ingrid Klahn, chez Amsel et Amsel.Une douzaine de bâtiments, abritant 500 petites compagnies, concentrés autour des rues Mayor et Saint-Alexandre, employant près de 3 000 personnes.Le monde de la fourrure s'est pris en main et semble sur la voie de la prospérité.il lut faudrait cependant un environnement digne des produits haut de gamme qu'on y fabrique.Ce pourrait devenir un haut-lieu de la création, une importante attraction touristique.Puis, on a remonté le boulevard Saint-Laurent, le couloir traditionnel du vêtement.Il reste quelques usines dans le bas de la ville, mais l'industrie s'est déplacée vers le nord.On retrouve des concentrations autour de la rue de Gaspé, entre Fairmount et Bernard, et de la rue |ean-Ta!on, mais le coeur de l'industrie bat maintenant autour des rues Chabanel et de Louvain, entre les boulevards Saint-Laurent et l'Acadie, qu'on désigne sous le nom, un peu pompeux, de Cité de la mode.La fermeture des usines de guerre a sonné, vers 1945, la poussée de l'industire vers ce secteur bon marché.Il s'agit d'un regroupement de près de 1500 établissements, établis dans 225 bâtiments et fournissant quelque 32 000 emplois, sur les 40 000 de l'industrie de la mode montréalaise.C'est une véritable jungle, sans aménagement urbain, sans transport en commun, sans ascenseur, sans règle du jeu, autre que celle de la survie individualiste.En fin de semaine, le tronçon de Chabanel se t ran forme en centre commercial, fréquenté par les consommateurs en quête de prix modiques.Puis, notre autobus a fait un petit crochet vers l'est, pour nous amener au parc industriel Jarry/Pie IX, où nous avons visité les installations de Robin international, un témoin privilégié des hauts et bas de la mode.Robin, qui fait maintenant partie de l'empire Algo, a suivi la montée vers le nord, du bas de la ville à la rue de Louvain, avant de s'installer dans le parc larry.On y retrouve maintenant des équipements modernes, des ateliers bien éclairés et climatisés, des ouvriers mieux payés que dans les sweat shops \u2014 nom donné aux usines insalubres où les immigrants suent et peinent derrière les machines à coudre.Robin a fait le joint entre les deux mondes.On y produit du haut de gamme, particulièrement les habits de neige pour enfants, et un peu de moyenne gamme.On y prépare aussi les modèles bas de gamme qu'on fait fabriquer en Asie, à des coûts défiant la production locale.Robin prospère en important 70 p.cent de ses produits et en fabricant l'autre 30 p.cent au Québec, le tout pour des ventes de l'ordre de $70 millions par année.O La difficulté de jeter un seul regard d'ensemble sur l'industrie de la monde, c'est l'extrême variété de ce secteur, qui chevauche le prestigieux jet set des grands couturiers et la misère des travailleurs immigrants des sweat shops.Qu'il a-t-il en effet de commun entre le créateur Jean-Claude Poitras entouré de pétillants mannequins, dans un hôtel du centre-ville, et la travailleuse haïtienne derrière ses machines à coudre, dans un sous-sol de Montréal-Nord ?Pendant que l'industrie du bas de gamme n'arrive à se maintenir qu'en reproduisant ici le tiers-monde asiatique, le moyen et haut de gamme souffre du déménagement à Toronto des grands acheteurs (Eaton, La Baie.).C'est pourtant un gros morceau de l'activité manufacturière de Montréal, 35 p.cent des entreprisses et des emplois.Un pan dont Montréal, déjà affligée d'un chômage endémique de 10 p.cent, ne peut se départir.Abe Limonchik est convaincu de la nécessité de sauver ce secteur mou.«Toutes les villes, à part peut-être New York et Tokyo, se rendent compte de ia nécessité de maintenir leur secteur manufacturier, qui génère la moitié des emplois dans l'industrie des services», me dit le conseiller municipal, qui préside la commission permanente du développement économique.«Il ne faut pas non plus oublier que l'industrie du vêtement constitue la porte d'entrée de la majorité de nos immigrants sur le marché du travail », ajoute ce fils d'un immigrant ukrainien.Ce soir, à l'hôtel de ville, la CIDEM dévoile son rapport ( Une signature mode pour Montréal) et la commission de M.Limonchik mènera ensuite des consultations auprès des acteurs de l'industrie, avant de faire des recommandations à la Ville.« Il n'y a pas de temps à perdre si on veut éviter que les centres de décision, la créativité et la matière grise poursuivent leur émigration ( vers Toronto ), ne laissant ici qu'une infrastructure industrielle tiers-mondiste», lit-on dans le rapport de la CIDEM.Le défi finalement c'est d'amener la jungle de la guenille à se forger une stratégie commune, à présenter un front commun comme l'ont fait, avec un certain succès, les artisans de la fourrure.Si Abe Limonchik et Diane Martin, la vice-présidente de la commission, réussissent leur pari, ils auront démontré l'utilité des commissions permanentes mises sur pied par le RCM.L'illustre inconnu d'Alliance Québec Le rapport du commissaire aux incendies, Cyrille Delâge, prolonge, avec une certaine jouissance, le suspense entourant l'incendie des bureaux d'Alliance Québec.L'incendiaire avait la clef donnant accès aux locaux incendiés.«Cela limite donc la liste des suspects», ajoute-t-il.Ce qui ne l'empêche pas de louer le travail exemplaire des policiers qui n'ont su résoudre l'énigme, malgré la courte liste des suspects et le précieux secours d'un vidéo.C'est comme s'il nous disait : c'était facile à résoudre et le.merveilleux travail des policiers n'a rien donné.«L'avenir permettra peut-être à cet illustre inconnu (souligné dans le texte) de s'avancer, s'identifier et se faire connaître, et nous fournir ainsi la dernière clef qui nous manque, soit celle qui résoudra de façon définitive l'énigme de l'incendie des locaux d'Alliance Québec.», lit-on au dernier paragraphe d'un rapport, qui rappelle les mises en scène de Maigret ou de Colombo. Arts et spectacles LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 20 NOVEMBRE 1989 À7 Les cinéphiles devront attendre pour voir Les Trois Montréal de Michel Tremblay Quelques privilégiés ont visionné le film au Salon du livre ¦¦UNO DOSTIC Quelques privilégies ont pu voir vendredi au Salon, l'émouvant film de Michel Mo-reau sur Les Trois Montréal de Michel Tremblay.Ses fans, eux, devront attendre à décembre la sortie dans les cinémas, ou payer 39,95$ au kiosque de Leméac pour une vidéocassette.\u2014 Pourquoi ne pas l'avoir mis à l'affiche du Bonaventure pendant le Salon, ai-je demandé ?\u2014 Impossible d'y penser avec les « majors », répond le cinéaste (les Bonaventure l et 11 sont des salles Cineplex Odeon ).\u2014 Le Salon a dit.c'est pas de la littérature, c'est du cinéma, repond l'écrivain.Mais la surprise que provoque ma question donne l'impression qu'on n'y avait pas pensé.Ce film, assorti pourquoi pas de projections des autres films et télé-films inspirés de l'oeuvre du lauréat du Grand prix de la Ville de Montréal, aurait en tous cas mieux convenu aux circonstances qu'un Sea of Love avec Al Paci-no, ou que le dernier film d'hor- Robert Rivard a joué son dernier rôle dans Les Trois Montréal de Michel Tremblay reur du réalisateur de Nightmare on Elm Street, qui attiraient pas mal moins de monde à la Place Bonaventure que le Salon ce week-end.Peut-être que d'ici l'an prochain, cette idée déjà adoptée pour les festivals de jazz et juste pour rire, fera son chemin.Les Trois Montréal de Michel Tremblay propose donc le regard très personnel que jette Michel Moreau sur le Plateau Mont- Royal, la Main et Outremont, les trois quartiers qu'on retrouve dans les pièces et les romans de l'auteur du Premier quartier de la lune.Rita Lafontaine.Guy Provost, laninc Sutto.Gilles Renaud et Claude Gai se retrouvent devant sa caméra, avec Robert Rivard dont c'est le dernier rôle, et André Brassard dont c'est le premier, pour incarner ces personnages familiers, qui circulent comme les personnages de Balzac, de roman en roman et de pièce en pièce, dans l'oeuvre de Tremblay.Autour d'eux, le vrai peuple de ces quartiers, pareil aux comédiens, incarne le vrai monde.Les voix d'Hélène Loisellc et de Gilbert Sicotte.font le lien entre la fiction et la réalité, ses personnages et leur auteur, les réponses de l'écrivain aux questions du cinéastes.Voilà un film amoureux, qui suggère mieux qu'aucune autre entreprise jusqu'ici, toute l'ampleur de cet univers qu'on a pu parfois trouver renfermé sur lui-même.Voilà le genre de document dans lequel les lecteurs du Salon auraient aimé plonger comme dans l'aventure de l'écriture.EN BREF Y AURA-T-IL 100 000 VISITEURS?¦ À 18 heures hier soir, le directeur général du SLM.M.Thomas Déri, disait ne pas être en mesure d'affirmer que l'objectif de 100 000 visiteurs serait atteint.Il a noté une tendance à une augmentation de la fréquentation, par rapport à l'an dernier, mais le temps inclément de dimanche n'a pas aidé.Quelques éditeurs, interrogés sur le succès commercial de leur présence au SLM, se disent ravis de leurs ventes, tout particulièrement dans le domaine de la littérature jeunesse.LES SALONS AU SECOURS DE QUÉBEC ¦ L'Association des salons du livre du Québec, dont les membres se sont réunis à I occasion du SLM, « deplore fortement la situation difficile dans laquelle se trouve actuellement le Salon international du livre de Québec.Elle offre sa collaboration à tous les intervenants concernés e'.intéressés à ce que la ville de Québec retrouve le salon du livre que la population souhaite connaître ».Il s'agit, a expliqué M.Déri, de prodiguer gratuitement aux éventuels organisateurs les conseils en organisation de ceux qui dans toutes les régions ont mis sur pied des salons du livre.UNION DES ÉCRIVAINS ¦ Une centaine de personnes ont assisté hier au brunch de l'Union des écrivains québécois.Elles ont écouté dans un recueillement qui tranchait sur l'animation qui règne au Salon du livre, quelques auteurs lire de courts extraits de leurs oeuvres.Parmi eux, Jean Royer, Werner Lambersy et Michel Tremblay, qui a révélé des dons de comédiens avec un extrait de La Maison suspendue, une pièce qu'il écrit pour création l'automne prochain.Une trentaine de représentants du grand public avait répondu à l'invitation de l'union de rencon- trer les auteurs et professionnels de l'édition.Deux chanceuses se sont méritées, l'une la collection complète « Typo » de l'Hexagone, l'autre celle des « 10/10 » des éditions Alain Stanké.LE CONSEIL DES ARTS ¦ Le Conseil des arts du Canada a remis ce week-end, au Salon du livre, le prix littéraire Canada-Communauté française de Belgique au poète natif d'Anvers, Werner Lambersy.C'est Anne Hébert qui recevait l'an dernier ce prix doté d'une bourse de 2500$.Il est attribué en alternance à un auteur francophone de Belgique et du Canada.PRIX DE L'OFOJ ¦ L'Office franco-québécois pour la jeunesse a décerné son Grand prix de la nouvelle dans le cadre du Salon également.Doté d'une bourse de 5000$, il est allé à Paul Baquiast, jeune auteur français, pour son texte intitulé Les Aventures statuaires d'Eugène Pelletan.Devant la qualité des oeuvres soumises \u2014 330 au total \u2014, le jury a décidé d'offrir une bourse supplémentaire de 1000$ à Claire Choui-nard.de Québec, pour Quand le cristal sort de son ombre.POUR LES NON-PROFESSIONNELS ¦ Loisir littéraire du Québec et la Fédération des sociétés d'histoire ont lancé un concours qui invite les non-professionnels à soumettre des témoignages, récits oraux ou des oeuvres de fiction inspirés par des événements de ta période 1930-1950.Des bourses de 500.300 et 200 dollars seront remises aux lauréats des trois premiers prix dans chacune des trois catégories.Andréanne Lafond préside te jury qui réunira la romancière Ariette Cousture, l'historienne Hélène-Andrée Bizier.la jour- naliste Marie Laurier, et le critique littéraire François Ricard.SUCCES DE LA VIEILLE ÉCOLE ¦ Le stand du ministère de l'Éducation sera peut-être le succès de l'année au SLM.On a reconstitué avec assez de réalisme l'école d'autrefois : cartes géographiques et tableau noir où on peut lire : « Tout à Jésus par Marie ».Il n'y manque peut-être que la truie que devait alimenter l'institutrice, les petits matins d'hiver.Des visiteurs de tous âges vont s'asseoir sur les bancs de bois.La maitresse d'école, qui semble sortie tout droit du temps de nos enfances, les amuse peut-être moins qu'elle ne les émeut.« Bonjour, M.l'Inspecteur ! », répètent-ils tous en choeur, tandis que les jeunes spectateurs n'ont pas l'air d'y comprendre grand-chose.VERS LA FIN DE L'ARTISANAT ¦ Les grands diffuseurs.DMR, Prologue.Di-média.Québec-Livres et Sogides, accueillent de plus en plus dans leurs stahds, qui sont devenus immenses, les petits et moyens éditeurs québécois.Le SLM y gagne une allure très professionnelle et l'industrie du livre y parait peut-être un peu plus costaude qu'elle ne l'est en réalité.Mais les nostalgiques regretteront peut-être la dispersion d'antan.où s'affirmait mieux la personnalité des petites maisons, malgré le dénuement de leurs stands.MOUVEMENTS DE PERSONNEL ¦ On apprend dans les coulisses du SLM qu'Antoine del Busso, qui a quitté il y a quelques mois les éditions du Boréal qu'il avait fondées, reprend du service dans le Groupe Sogides de Pierre Lespérance.Il occupera la fonction de directeur des éditions en remplacement de Francine Montpetit, qui pourrait se voir offrir la direction d'une collection.La semaine s'annonce fertile en événements JEAN ¦MUNOVIR Désormais plus de relâche au théâtre le lundi.La chronique paraîtra tous les lundis pour mon plus grand bonheur et le vôtre j'espère.Une chronique du lundi matin, plus relaxe, plus étendue qui nous permettra de regarder la .semaine théâtrale ensemble.Débutons joyeusement par les anniversaires.C'est joyeux un anniversaire, c'est spectaculaire et je ne vois pas pourquoi on se ferait plus discret parce qu'il s'agit de théâtre.Le Rideau Vert a eu droit à de grandes festivités méritées pour son 40e l'an passé et cette année on devrait souligner les 10, 15 ou 20 ans des autres théâtres intermédiaires.On leur fera une grande place aujourd'hui.Le Carroussel célèbre son 15e anniversaire en présentant une nouvelle création à la salle Fred-Barry: Comment vivre avec les hommes quand on est un géant, le tout dernier texte de Suzanne Lebeau.Précisons que Suzanne Lebeau est l'auteur québécois en théâtre pour enfants le plus joué à travers le monde.Les petits pouvoirs.La Marelles, une lune entre deux maisons, trois pièces qu'elle a écrites il y a dix ans, ont été traduites en cinq langues et sont jouées à travers le monde.Le Nouveau Théâtre Expérimental féte ses dix ans et présente les 22-23-24 novembre et du 28 novembre au 16 décembre, Variations-6 objets expérimentaux.Il s'agit de six petites pièces écrites par les membres du N.T.E.à l'intérieur d'un thème : concevez ce qu'est pour vous un théâtre expérimental.Les six pièces seront jouées le même soir et les spectateurs se déplaceront sur des sièges à roulettes.Les titres des six pièces: A Ici facta est, Côtelkettes de porc à la sauce aux herbes.L'interview, Point de vue.Le couteau, Le temps coule: 18 minutes.En février, le N.T.E.présente Apocalypse, le principal spectacle du Nouveau Théâtre Expérimental, cette année.Le théâtre de la Rallonge célèbre son 15 e anniversaire et n'a toujours pas son lieu théâtral.Il présente actuellement Les jumeaut d'Urtantia de Normand Canac-Marquis au Théâtre d'Aujourd'hui.Ce même auteur avait écrit le magnifique Syndrome de Cézanne qui a remporté le prix de la critique, il y a deux ans et qui avait été le grand gagnant de la dernière Quinzaine de Québec avec trois prix.Le plus grand cadeau que peut se faire ce théâtre, c'est de jouer Le Syndrome.devant un public européen.Ce qui devrait se faire l'été prochain.L'UQAM, il y a 20 ans, une production théâtrale réalisée par |ean-Guy Sabourin.professeur au département de théâtre de l'Université du Québec à Montréal, raconte l'histoire des débuts de l'UQAM à ceux qui ont connu cette époque mais aussi à ceux qui ont 20 ans aujourd'hui.Documents d'archives, témoignages, contestations, événements d'octobre, tout ça par le théâtre et le vidéo au studio Claude-Gau-vreau, pavillon |udith-|asmin du 24 novembre au 2 décembre à 20 heures.La Maison-Théâtre féte ses cinq ans et propose pour la période des fêtes, La nuit blanche de Barbe-Bleue, il s'agit d'un spectacle destiné aux enfants.Un petit garçon écoute inlassablement sur cassette l'histoire terrifiante de Barbe-Bleu et imagine la femme de celui-ci découvrant le corps des sept femmes dans une pièce interdite du chateau.Du 28 novembre au 24 décembre.LA MINI-CRITIQUE ¦ La mini-critique sera désormais la critique du spectacle du vendredi soir.Une critique impulsive, une critique sur le vif avant de retrouver ses sens et s'étirer plus longuement plus tard dans la semaine.Vendredi dernier.Les Fridolinades II prenaient l'affiche au Rideau Vert.Ceux qui oat aimé la première version, l'an dernier à pareille date, ne seront pas déçus.C'est aussi drôle, aussi rapide, aussi fou que l'an dernier mais je crois que le public sera plus nombreux.L'an dernier, on n'avait pas suffi à la demande et j'imagine que les gens s'y prendront à l'avance.Parce qu'il faut bien dire que c'est le spectacle idéal du temps des fêtes.L'humour se mêle à la nostalgie et encore une fois, on rit du spectacle mais on rit de soi.de sa famille, de son enfance.Dans la deuxième partie, on a repris le fameux sketch du dimanche après-midi dont j'ai oublié le titre.Un-classique de comédie, l'ai aimé mais je préférais les décors de la première version, beaucoup plus recherché et puis, l'effet de surprise n'y est plus.CETTE SEMAINE ¦ Il faut d'abord voir La charge de l'orignal épormyable qui annonce déjà une première série de représentations supplémentaires.C'est le plus grand succès aux guichets du Quat'Sous depuis des années.Prolongation également du Long voyage vers la nuit de O'Neill chez Duceppe.Webster: incomplet CLAUDS GINGRAS Claude Webster n'est pas sans talent.On me cite dans le programme imprimé comme ayant écrit qu'il possède « une solide technique, de la musicalité, un beau phrasé et.qualité plus rare qu'on pense, une vraie sonorité de pianiste».je le pense encore, quoique, au plan de la sonorité, le jeune homme n'était certes pas aidé hier par l'acoustique très réverbérée de Redpath, qui brouille les lignes, ni par un piano qui avait commencé à perdre son accord après l'entracte \u2014 un piano qui était, non pas «d'autrefois» (tel qu'annoncé), mais le Stein-way-à-tout-faire de la maison.Oublions donc, pour l'instant, la question de la sonorité.Quant à la technique, la musicalité et le phrasé, ces qualités étaient encore là, quoique mes éloges passés se placent très certainement dans un meilleur contexte que celui d'hier.Le récital a bien commencé.VAndante et Variations de Haydn était plus que remarquable de la part d'un pianiste aussi jeune.On y était déjà conscient de la pensée qu'il y apportera avec les années.Il existe quatre sonates en fa majeur de Haydn et M.Webster avait omis d'identifier celle qu'il avait choisie, ainsi que les noms des mouvements.Précision: il a joué la sonate qui porte le numéro 23 au catalogue Hoboken.Il a pris le premier mouvement trop vite ( il s'agit d'un «allegro moderato») et le finale également trop vite (même s'il est mar- qué «presto»).Résultat: il «mangeait» des notes.Dans les circonstances, on ne regrettait pas qu'il omette quatre des six reprises.Il y avait quand même là quelques petites idées, ainsi que dans les Scarlatti.Mais M.Webster a encore beaucoup de chemin à faire avant de donner à cette musique une vraie dimension d'interprète.Hier, c'est un élève appliqué qu'on y écoutait.La grande Sonate en si bémol de Schubert, qui terminait, montra M.Webster tel qu'il est présentement, c'est-à-dire un pianiste incomplet.Son mouvement lent fut remarquablement contrôlé et même émouvant.Mais le reste.Au premier mouvement (joué, Dieu merci, sans la reprise), seuls les points d'orgue avaient quelque expression.Au Scherzo et au Finale, le pianiste s'est embourbé, il a fait des fausses notes, il a même eu des trous de mémoire.S'il persiste néanmoins à faire carrière, M.Webster devra aussi savoir qu'on ne porte pas la queue de pie l'après-midi.C'est ridicule.Comme toujours, il y eut des bravos (il y avait là quelque 200 personnes) et .un rappel: un Intermezzo de Brahms, je suis parti avant qu'il n'y en ait un autre.CLAUDE WEBSTER, pianiste.Hier après-midi.Redpath Hall de l université McGill.Presentation: Le Clavier d Autrefois.Programma: Andante et Vitiations-en fa mineur.Hob.XVII6(1793).Havdn Sonate no 23.en fa majeur, Hob.xvi:23 (1773).Havdn Sonates en mi majeur.Kk.380.en do majeur, Kk.1S9, et en re mineur.K.141 .Scarlatti Sonate no 21, en si bémol majeur, D.960 (1828).Schubert Luc Cousineau, un retour avec Connivence DENIS LAVOIE Dr hier à aujourd'hui, le troisième artiste de la famille Cousineau, Luc, n'a jamais cessé de faire de la musique.Il y a pourtant bien des années qu'il n'avait pas enregistré de chansons.Le voilà donc, «de retour?» avec un microsillon de huit chansons d'amour et de vie qu'il résume en un titre.Connivence.Un premier titre.Parfois des jours a été assez bien reçu, l'ai d'abord été accroché par les mots, par déformation professionnelle, puis sont venues les mélodies, intéressantes.On trouve surtout, quelques grands énoncés qu'exprime clairement la chanson L'important.Il est aussi question d'harmonie, d'accalmie, de lâcher prise, de tendresse, de passion, dans Parfois des Jours; d'espoir, de «douleur qui creuse une place pour le bonheur», dans Laisse-toi aller et beaucoup d'amour qui englobe tout ça dans Quand un amour est parti.S'il refuse de parler de retour, parce qu'il a toujours vécu de musique, ayant à son actif quelques centaines de ritournelles publicitaires, Luc Cousineau n'est quand même pas très éloigné des succès de l'époque du duo des Alexandrins, des années 70.Dernière chanson souvenir, du précédent album.Vivre en amour.Huit microsillons en carrière, et avant d'accoucher de ce dernier disque, il y a eu une grande période de doute, l'insécurité de l'artiste, la peur de ne plus avoir le don de faire des chansons.«Avec l'arrivée de Francis Ca-brel.j'ai retrouvé la force des mots et des mélodies.Pour moi.c'est comme un Brel des années 1980.Ça m'a rallumé.Mais ça a été dur.de revenir à la chanson PHOTO (»AUl-MtN«l TALSOT.Lt PTtU» Luc Cousteau de retour sur disque après une longue absence.après huit ans», de raconter Luc Cousineau.« Il fallait que je me prouve que j'étais encore capable et pas dépassé.Il fallait surtout que j'arrive à convaincre avec mes chansons, j'en ai fait 18 pour n'en garder que huit, il y en a quelques autres qui me semblent toujour bonnes.» Cousineau enchaine en parlant du plaisir retrouvé, lorsqu'il trouve un accord, une mélodie, une rime et quand il a complété une chanson.C'est cet amour de la chanson, qui l'a poussé finalement à revenir sur disque, non sans avoir d'abord soumis ses compositions à la critique de beaucoup de gens.L'amour s'est installe dans sa vie, pour se transposer dans ses chansons en un esprit de connivence, qu'il assimile au Yin et au Yang, le feu et l'eau, le jour et la nuit.Ainsi qu'il nous convient de voir les compléments amoureux.Cousineau voulant nous montrer ce qu'est l'amour au-delà du coup de foudre.C'est avec «des mots simples et des rimes fortes», en installant son canevas de mots dont il ne dévie pas.que Cousineau travaille ses chansons dont il dit: «C'est la première fois que je me sens tota lement bien à les chanter.» Son passe lui a pourtant donne-quelques succès à une époque ou même CHUM endossait la carrière des Alexandrins.Autre temps autres moeurs.Ce duo est bien mort, comme celui de Luc et Lise, et jusqu'à la carrière solo de Lue Cousineau, qui a comme coule avec la sombre période du début de cette décennie, ou tout le monde se lamentait du déclin de l'industrie du disque.Et le revoici, en chansons d'amour, en propos plus matures et clairs, attendant les réactions a son dur labeiir. AS LA P«\u20acSSÉ.MONTRCAL.LUNDI 20 NOVEMBRE 1989 CINEMA ALL OOOS CO TO HEAVEN 0OTVJII5» 19 h 15 21 h 15 f jirv:e» 19 h 21 h 30 Dernier soectacle ven.sam 23 h 45 MAISON ASSASSINEE Complexe Oesiardins (4) 12 h 30 14 h 45 17 h.19 h 15 21 h 30 MARATHON Eve 11 h 20.14 h 10.17 h.19 h 50 MARILYN CHAMBERS PRIVATE FANTASIES I4> Cur 10 h 15.13 h 20.16 h 25.17 h 30 MATINS INFIOELES (LES) Parisien (3» 15 h 20.17 h 20.19 h 20 21 h JO MONSIEUR HIRE Parisian I2) 15 h 25 17 h 25.19 h 25.21 h 25 NIGHT PROWLERS I Amour 10 h 55.15 h 55.16 h 55.19 h 55 NOCTURNE INDIEN Cineplex centre-ville (9) 13 h 15 h 10 17 h 20.19 h 30.21 h 40 OURSfll Creenfield 11) 19 h 10.21 h 20 Laval M) 19 h.21 h 10 Oernier spectacle ven.sam.23 h 50 le Paris 13.Saint-Hyacinthe) 19 h 10 Rex (1.Saint-Jerome) 19 h 20.21 h 20 Université 19 h.21 h Versailles (2) 19 h.21 h 1S Dernier spectacle ven.sam., 23 h 30 PARENTHOOD Cineplex centre-ville 15) 13 h 30.16 h 10 19 h 10.21 h 35 PARENTHOOO (v f l Bros sard (2) 19 h 05.21 h 30 PHANTOM Of THE OPERA Cinema Egyptien (S) Ven.lun .mar 13 h.15 h.17 h.19 h.21 h 10 PORTION D'ETERNITE Cineplex centre-ville (7) 13 h.15 h.17 h 19 h.21 h Cremazie 19 h 30, 21 h 30 PKANCER Astre (2> Ven.hjn, mar 19 h.21 h; mere.jeu 19 h Brossard (2) 19 h.21 h 10 Carrefour Laval 11 ) Mere.jeu.19 h, 21 h 10 Carrefour Laval (6) Ven., lun, mar 19h, 21 h 10 Cinema Égyptien (11 12 h 30, 14 h 45.17 h.19 h, 21 h 10 Pointe-Claire (3) 19 h, 21 h 10 PULSATING FLESH Eve 10 h, 12 h 50.15 h 40, 18 h 30.21 h 20 RENCONTRE FATALE Berri (4) 13 h 15.15 h 45.19 h 15.21 h 30 Carrefour du Nord (2.Saint-Jerome) 19 h 10 21 h 20 Cinema Capitol (3, Drummondville) 19 h 05, 21 h 30 Uval 2000 (2) 19 h 10, 21 h 30 longueuil (1) 19 h.21 h 20 Paradis (3) 19 h 15, 21 h 30 REVOLUTION FRANÇAISE \u2014 LES ANNEES LUMIERES Complexe Oesiardins 12 h 40.14 h 50.17 h.19 h 10.21 h 20 Dernier spectacle ven .sam .23 h 30 SHOCKER Bonaventure (2) Ven.lun.mar 19 h 15.21 h 30 , Place Alexis-Ninon (3) Ven 12 h 50.14 h 50.17 h 10.19 h 50.21 h 50 lun 21 h 50 Mar 19 h 30.21 h 50 SHOWGIRLS L Amour 12 h 30.15 h 30.18 h 50.21 h 50 SOCIETE DES POETES OISPARUS Cinema Capitol 11.Drummondville) 19 h, 21 h 50.Ou Plateau U) 14 h.16 h 50.19 h.21 h 50 Pine 12.Ste-Adele) Du ven au mar 20 h 1S SOUBRETTES COCHONNES Bijou 9 h 50.12 h 25.15 h.17 h 40, 20 h 15 SOUS LES DRAPS LES ETOILES Parisien (4) 15 h 10 17 h 10.19 h 10 21 h 10 STAYING TOGETHER Decarie(2) Ven .lun.mar 19 h 15.21 h 30 Place Alexis-Ninon (2) Ven .lun .mar 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15.21 h 15 Place Alixis Nihon (3) Mer .jeu 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15, 21 h 15 STEEL MAGNOLIAS Cinema VII) 18 h 50, 21 h 25 Loews (2) 13 h 30 16 h 18 h 30 21 h 05 Dernier spectacle ven sam 23 h 50 TELESEXE Commodore des 18 h TROP BELLE POUR TOI Du Plateau 111 13 h 10.15 h 10 17 h 10 19 h 10, 21 h 15 VIE ET RIEN D'AUTRE (LA) Complexe Oesjardin* 11) 13 h 10, IS h 55 18 h 40.21 h 25 VILLA DES PLAISIRS Carre Saint Louis 14 h.18 h 50.21 h 35 SALLES DE RÉPERTOIRE ALIAS WILL JAMES Ouimetoscope 19 h 10 A NOUS LA LIBERTE Ouimetoscoppe 19 h 20 FOOLISH WIVES Ouimetoscope 21 h 10 HOW TO GET AHEAD IN ADVERTSING Rialto: 21 h 30 JE VOUS SALUE MARIE Conservatoire d'art cinématographique 20 h 30 MAUVAISES ILES) FREQUENTATIONS Ouimetoscope- 21 h SCANDALE Ouimetoscope 21 h 30 ZUKER BABY SUGAR BABY Rialto 19 h 15 MUSIQUE PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) \u2014 Orchestre de chambre McGill Dir Alexander Brott Michala Petri, flûtiste Oeuvres de Vivaldi, Telemann et Dvorak 20 h 30 POUR ENFANTS THEATRE DE LA GALERIE 16968.Saint-Denis) \u2014 «Le chant de Cocomatinoo.de Rêne-Gabriel Bujold Dim.13 h.15 h 30 Ce soir, 20 h DOSSIERS MYSTERES La Maison Deschénes 18H30 7e ciel 19h Nicole Martin chante Piaf CINE-MAGOT hnlidor 21 h I Red Sonja > En primeur! avec Brigitte Nielsen ^ $ Télévision 90 Quatre Saisons cfjp-tv montreal Votre soirée de télévision 1 21: CHOIX D'EMISSIONS - par Daniel Lemay 1.22: 30 CD \u2014 Hockey TVA Les Flames de Calgary sont au Forum pour affronter le Canadien.Notez que l'Or du temps et Ad Lib sont retirées de l'horaire.00 CO \u2014 Première ligne Comment se débrouillent les anglophones au Sague-nay-Lac St-Iean et en Mauricie.les deux régions les plus francophones du Québec.25 O CE CD \u2014 Le Point Première de trois emissions en provenance de Moscou à l'occasion de la visite du premier ministre Mulroney en URSS.Aujourd'hui, Simon Duriva-ge anime une table ronde sur les difficultés économiques du virage soviétique.\t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30 O\tMontréal ce loir\t\tCTYVON\tLe Temps d'une paii\tUn Signe de Feu\t\tLi Loi de Los Angeles\t\tLe Tètéjoumal\tLePoirrl(22h25)\tMétéo Sports\tCinéma (23fi20) CD\tThe News\t\tCBS News \t105.0\t0.4 SmiardBeaudry\tImmobilier const\t$4.50\t100%\t90-1241\t$175\t172%\t6.3\t1.4 Simon Lemaire\timmobilier const.\t$3.30\t100=.\t89-1241\t$0.45\t-10.0%\t9.0\t0.1 SrTeiecom\tPrcd industriels\t$7.50\t75-%\t89-1241\t$4.20\t-57%\t\u2014\t2.7 Sumner Sports\tProd, consommation\tS5.C0\t100-%\t90-1241-\t$2.10\t24%\t7.5\t0.9 System\tInformatique\t$2.00\t100=.\t90-1241\t$0.18\t-10.0%\t_\t0.5 S.T.I.\tInformatique\t$100\t100=.\t91-1241\t$0.41\t17.1%\t\u2014\t0.5 Tecrad\tProd, industriels\t$3.00\t100%\t90-1241\t$0.65\t00%\t21.7\t0.5 Teint Hubbard\tProd, industriels\t$500\t100=.\t89-1241\t$2.65\t1.9%\t10.6\t0.9 Textiles Oionne\tProd, industriels\t$5.00\t100%\t89-1241\t$4.20\t0.0%\t72\t1.0 Venmar\tProd, consommation\t$3.00\t100=.\t91-1241\t$1.00\t5.1%\tS3\t0.7 Vittforge\tProd, industriels\t$2.25\t100°.\t89-1241\t$0.25\t0.0%\t\u2014\t02 \u2022CB = Cours/benefices 'C/VC Tassé/A/W^V Cours/Valeur comptable Les renseignements contenus dans ce tableau proviennent de sources que nous croyons dignes de foi, mais nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Tassé & Associés Limitée Alain Rfvard Analyste financier I LUNDI Diner-causerie de l'Association îles gens d'affaires d'Ahuntsic.Sujet : La taxe sur les produits et services (TPS).Orateur invité: Robert Ducharme, de Raymond, Chabot, Martin et Paré.A 18 h.Au restaurant El Toro, 1647 rue Fleury Est, Montréal.Renseignements: 387-7032.¦Colloque de l'Association de planification fiscale et financière portant sur la taxe sur les produits et services (TPS).Président du colloque: Normand Cuérin, de Samson Bélair.De 9h à 17h.A l'hôtel Delta.Renseignements: 866-2733.MARDI ¦Conférence sur la gestion des arts intitulée : « Les comportements des Québécois en matière d'activités culturelles de loisirs au temps 3 (1989)», organisée par le Groupe de recherche et de formation en gestion des arts des HEC.Conférencier: Gilles Pronovost, professeur à l'UQTR.A 15 h, salle 3062 de l'Ecole des hautes études commerciales, 5255 avenue Deceits.Renseignements: 340-6000.MERCREDI ¦Conférence sur la nouvelle génération de villes internationales intitulée: «Le développement des villes internationales: expériences eu- ; ropéennes et nord-américaines», organisée par l'Institut de commerce mondial et le Centre de commerce mondial de Montréal.Confé-render: Panayotis Soldatos, directeur général de l'IEVl-Canada.Dès \u202216 h 30.Au Quatre-Saisons.Renseignements: 393-3355.¦ Déjeuner-causerie de l'Association des analystes financiers de Montréal.Invité: M.H.Gordon Mac-Neil, président du conseil et chef de la direction, Jannock.Au Centre Sheraton.Renseignements: 874-0194.(?Colloque de l'Association des pro-' fessionnels en ressources humaines du Québec intitulé : \u2022 La santé et sécurité au travail: démystifier la gestion des dossiers de réparation».Au Sheraton Laval.À 8 h.Renseignements: 879-1636.i- ¦XIe congrès de la coopérative laitière organisé par la Coopérative fédérée du Québec sous le thème: «Un produit, des marchés, ma coopérative».Au Château Frontenac, Québec.Renseignements: 514-384-6450.Assemblées-d'actionnaires JEUDI ¦28fl congrès annuel de l'APCHQ qui se tient au Centre municipal des congrès de Québec les 23,24 et 25 sous le thème : « 1990, une année d'ajustement».Renseignements: 514-353-9960.¦ 3e colloque du reseau CPIQ (Centre québécois pour l'informatisation de la production) présenté sous le thème: «Stratégie pour une industrie prospère».A 8h, au Ra-mada Inn Renaissance, Montréal.Renseignements: 514-335-6116.¦ Forum québécois sur le développement durable qui se tient les 23 et 24 novembre au Palais des congrès de Montréal (Organisé par la Table ronde québécoise sur l'environnement et l'économie).Renseignements: 514-843-7171 ou 418-646-5644.VENDREDI ¦ Colloque sur la formation du personnel organisé par le Groupement québécois d'entreprises sous le thème: «Former mon équipe pour mieux gérer le changement».Invi- tesb: Michel Huard, Marcel Thuot, Jean-Denis Lampron, présidents de PME ; André Bourbeau, ministre de la Mdin-d'oeuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle.A l'hôtel Méridien.Renseignements: 819-477-7535.¦ Déjeuner-causerie de l'AlESEC-UQAM dans le cadre du programme de formation internationale en gestion des affaires Swissair \u2014 AIESEC UQAM.Invite: Robert Maxwell, president de Maxwell Communications.Titre de l'allocution: «Les marchés économiques mondiaux et leurs perspectives de développement».Au Reine-Elisabeth.Rensei gnements: 871-9226.Lundi 20 novembre ¦ Les ressources minières Augyva.15 h.Au 528, avenue Centrale, Val d'Or.Mercredi 22 novembre 11 I BDeragon Langlois.10 h.Au Reine Elizabeth, 900 ouest, boulevard | René-Lévesque, Montréal.(Assem-: blée annuelle et spéciale ).¦ Les entreprises Premier CDN.16h.Au Centre Sheraton, 1201 uest, boulevard René-Lévesque, ontréal.British Steel pic RÉSULTATS DU SEMESTRE TERMINÉ LE 30 SEPTEMBRE 1989 Les résultats records obtenus par British Steel pour le semestre terminé le 30 septembre 1989 reflètent l'activité particulièrement grande du marché, de même que le bon rendement des usines.\tRésultats\tRésultats\tRésultat:.\tnon verities du\tnon verities du\tvérifiés de \tsemestre se\tsemestre se\ti'e»erocese \tterminant le\tterminant le\tterminant le \t30 sept 1989\tVoct 1538\tÏ\" avril 1969 CHIFFRE D'AFFAIRES\t2 550 M£\t2 332M£;\t4906 M£ BÉNÉFICE AVANT LES IMPOTS\t423 M£\t270 MZ\t593 M£ BÉNÉFICE PAR ACTION\t16,6 p\t12.6p\t23.0 p DIVIDENDE PAR ACTION\t2,75 p\t\u2014\t5.0 p les résultats non vendes du semestre ont é'è établis selon les conventions comptables présentées dans le rapport et les états f.nanciers portant sur l'e«ercice termine te 1\" a.nl 1989 Les chiffres indiqués peur le»erdce termine le 1\" avril 1989 sont tires des états f.nanciers verities de cet e»ercice oui ont été remis au NegiStrore des compagnies et a I égard desquels les vérificateurs ont présente un rapport sans réserve Le bénéfice avant les impôts réalisé par le groupe au cours du semestre s'est élevé à 423 M£ contre 270 M£ pour la même période l'an dernier, soit une augmentation de 57%.Le bénéfice par action, compte tenu de l'utilisation aes pertes fiscales reportées, a augmenté de 32% peur s établir à 16.6 p comparativement au bénéfice de 12.6 p obtenu pour la même période l'an dernier, lequel était en outre favorisé par l'utilisation de déductions fiscales antérieurement reportées Le fléchissement récent de la demande d'acier, associé à l'augmentation du taux d'inflation au Royaume-Uni.devrait se refléter dans le bénéfice d'exploitation du deuxième semestre de l'exercice.Je crois cependant que le bénéfice avant les impôts de l'exercice en cours sera dans l'ensemble supérieur aux très bons résultats obtenus en 1988-1989.ce qui continue de démontrer l'efficacité de notre gestion.Cette conjoncture moins favorable du marché au Royaume-Uni devrait vraisemblablement avoir encore une incidence sur le bénéfice d'exploitation du prochain exercice, quoique l'on s'attende à ce que les marchés de l'Europe continentale demeurent relativement fermes Dans ces circonstances, il faut intensifier nos efforts en vue de réduire les coûts, ce qui continue d'être attesté par les montants inclus dans les postes extraordinaires qui sont imputés aux résultats du premier semestre.Compte tenu de tous ces facteurs et du fait que la Compagnie est l'un des fabricants dont les coûts de production sont les moins élevés de l'hémisphère occidental, les administrateurs sont persuadés que la position sous-jacente de la Compagnie demeure solide et qu'elle continuera de l'être Un dividende provisoire de 2.75 p (net) par action ordinaire sera versé le 16 janvier 1990 aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 8 décembre 1989 Ce dividende sera versé le 26 janvier 1990 aux porteurs inscrits d'ADR Le président du conseil.Sir Robert Scholev Le 16 novembre 1989 Il estposs'bted'cbler.ir a~$ copies ces é'ats financiers périodiques envoyés ou* ocf-or.raires et dos rense-arerrô-.;s plus détailles sur les résultats financiers du semestre terminé le 30 septembre 1989 [notamment le bilan, l'état de la prevenence et de l'utilisation des fonds, l'analyse du en iftre d affales et des informations sucelémer.iaires â l'intention des investisseurs ncra-an-éricams) en s adressant au Secrétaire.Brrtsn Steel pic.Ç Albert Embankment.Londres Se 1 7SN.ou en tétépnonanl d Londres au 582 3303 ou au 735 7654 ci M British Steel FAITES LE TOUR DES IMPORTEES.\u2022S- l \u2022+4 Mazda I 3 Toyota V___' J?4 v \\ i I ' r\" lîr.i /\u2022\u2014 1 f Nissan PUIS, CHOISISSEZ LA MEILLEURE! La Colt 100 importée par Plymouth et Dodge : toute la technologie japonaise à portée de main.1000$ DE REMISE Une bonne affaire en devient une excellente! m: ¦.ri i m .jr.Faites la comparaison point par point et voyez pourquoi la Colt ÎOO est l'importée de valeur sûre ! \u2022 Technologie japonaise.\u2022 Un meilleur kilométrage au litre que la Mazda 323, la Toyota Tercel et la Nissan Sentra**.\u2022 D'un océan à l'autre : vente et service par 564 concessionnaires Chrysler; soit 400 de plus que Mazda, 331 de plus que Toyota et 337 de plus que Nissan.\u2022 De la performance à revendre : moteur 1,5 litre, traction avant, pneus radiaux, freins à disques assistés à l'avant et transmission manuelle 4 ou 5 vitesses (ou transmission automatique en option).\u2022 Un prix qui défie toute compétition.\u2022 De plus, la Colt 100 1989, c'est l'importée de valeur sûre ! Personne ne bat Chrysler, personne! ¦ *OJT ¦ « J \u2022 * j.\u2022 .-.:> «De ¦ T « \u2022 H : va) : ;;r'b .I^ui .«H S i.-om .fiolJ 5 U \u2022 Lo» rwntsas en jrgwn sont of lertn pow un Itwp» MM.Los vérneutes acfwtes et livres .!; ¦ nu demande au pouvoir de se distan-cier de «la dictature inhumaine en Roumanie».À Berlin-Est.plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues en brandissant des pancartes et en promenant un cercueil qui symbolisait la suppression du ministère de la Sécurité d'Etat (Sta-si), transformé en Bureau de la Sécurité nationale.«Pour les échanges: la RDA contre Mickey Mouse », disait une pancarte tournant en dérision la crise politique du pays.Dix jours après l'ouverture du Mur de Berlin sur un monde occidental aux allures d'Eldorado, plus de trois millions de visiteurs est-allemands ont été désemparés, ce week-end, devant la chute vertigineuse du pouvoir d'achat de leur monnaie (le mark-Est a perdu 100 p.cent de sa valeur en une semaine).La question monétaire devait être à l'ordre du jour aujourd'hui de la première visite à Berlin-Est d'un membre du gou- vernement de Bonn depuis que la RDA s'est engagée dans un cours reformateur.Le nouvel afflux, en dépit de bouchons routiers de 30 à 80 km et de trains bondés à 400 p.cent de leur capacité, est resté maîtrisable, selon les autorités de RPA.Le «chaos» ne s'est pas reproduit du fait que, désormais.22 points de passage sont aménagés dans le Mur de Berlin et 60 à la frontière interallemande, soit en moyenne un poste tous les 25 km.Fort d'un appui solidaire des Douze à l'issue du sommet informel de la Communauté européenne samedi à Paris, le chancelier Kohi, qui espère rencontrer M.Krenz en RDA fin décembre, a déclaré hier qu'il était prêt à accorder une aide économique «d'une dimension tout-à-fait nouvelle» à condition que les réformes soient engagées par Berlin-Est de façon «irréversible».Unanimes pour aider l'Est, les Douze hésitent devant l'intégration d'après Reuter et AtP PARIS ¦ Les dirigeants de la CEE ont affirmé samedi leur volonté d'aider les pays de l'Est à avancer vers la démocratie, mais il leur reste à lever les doutes que cette évolution fait planer sur l'avenir de leur intégration.Fait rare dans les annales de la Communauté, l'unanimité était de mise après le diner organisé à la hâte par François Mitterrand pour apprécier une situation mouvante, dix jours après la destruction partielle du Mur de Berlin.La construction d'une démocratie complète, ont dit les Douze, est le prix à payer par les pays de l'Est pour obtenir leur aide économique et financière.Ils se sont surtout entendus sur le principe \u2014 déjà pratiquement acquis avant la réunion\u2014 de la création d'une Banque européenne de développement des pays de l'Est, qui pourrait être dotée d'un capital de 11 milliards (US).Mais M.Mitterrand, qui assume la présidence de la CLE jusqu'à la fin 1989, devrait éprouver plus de difficultés à recueillir le même soutien lors du Sommet européen de Strasbourg des 8 et 9 décembre, où il demandera aux Douze d'accélérer leur intégra-lion dans les domaines monétaire et social.En Grande-Bretagne et, dans une moindre mesure, en RFA, certains dirigeants prônent en effet un ralentissement du processus pour permettre aux pays de l'Est de prendre le train en marche avant qu'il ne roule trop vite pour eux.«Solidarité et unité», a pour sa part lancé le chef de l'État français.«Plus l'Europe bouge là où elle le devait, plus la Communauté doit se renforcer et accélérer l'allure», a-t-il ajouté.«Les choses sont liées».Londres, qui se prepare à un choc frontal avec ses partenaires, n'est pas du tout sur la même longueur d'ondes.Le premier ministre Margaret Thatcher, pourtant ravie des résultats du dîner \u2014 «harmonie et unanimité», a-t-elle dit \u2014 a en effet mis les « points sur les i » dès sa sortie.Elle a répété qu'elle refusait une CEE «bureaucratique et non démocratique», où une institution centralisée disposerait d'un pouvoir économique énorme, grâce à l'instauration d'une monnaie unique gérée par une banque centrale commune et à l'adoption d'une charte sociale des droits des travailleurs.La situation est moins nette au sein du cabinet ouest-allemand, en pleine ebullition depuis dix jours.Le chancelier Helmut Kohi a pourtant tenu à rassurer ses partenaires inquiets à l'idée de voir Bonn, qui est !c moteur de la construction européenne avec Paris, dériver vers l'Est et renier ses engagements communautaires.«Celui qui pense que nous devrions nous retirer de l'Europe pour nous occuper des affaires allemandes trahit le mouvement de réformes en RDA, en Pologne, en Hongrie, et demain sûrement en Tchécoslovaquie», a-t-il dit.«Il était Allemand et Européen, très Européen sans aucun doute», a jugé M.Mitterrand.Appuyé par son ministre des Affaires étrangères, le liberal Hans-Dietrich Genscher, le chancelier ouest-allemand reçoit un soutien plus chichement calculé de la part de son ministre des Finances Théo Waigel.Le numéro un de la CSU bavaroise, l'aile conservatrice de la démocratie-chrétienne en RFA, ne cache pas par exemple l'intérêt qu'il porte aux propositions britanniques sur l'union monétaire, qui permettraient de se passer d'une monnaie unique et de torpiller le plan de lacques Delors, président de la Commission européenne.Ces dissensions pourraient peser lourd a Strasbourg, où la France espère convaincre les Douze de fixer une dale rappro- chée pour la convocation d'une conférence intergouvemementale sur l'union monétaire.Selon des diplomates, la question des relations futures de la CEE avec les pays qui frappent à sa porte n'ont pas du tout été résolues à l'Elysée.«Nous avons cherché à lancer des ponts qui permettent (.) d'associer les pays de l'Est, les pays de la Communauté ainsi que quelques autres dans une démarche commune de grande envergure et de coopération mutuelle», a dit M.Mitte-rand.Mais, sans fermer la porte aux pays «qui se sentiront en mesure de s'associer intégralement aux disciplines que nous nous imposons», il a exclu toute nouvelle adhésion à court ou moyen terme.« Laissez aux responsables le temps de savoir où poser le pied », a lancé Mitterrand, même si «l'objectif final, c'est bien l'Europe dans sa globalité».Lourd bilan de 23 mois d'i d'après Reuter et AFP IERUSALEM ¦ L'armée israélienne a indique hier que 525 Palestiniens, onze civils israéliens et huit militaires ont été tués en 23 mois de soulèvement palestinien dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Gaza.Un bilan officieux dressé par Reuter aboutit à 579 Palestiniens et 44 Israéliens tués.Ce nombre des morts arabes concerne les personnes abattues par les militaires et civils israéliens.Celui des victimes juives comprend les personnes tuées à l'intérieur de la ligne qui sépare Israel d'avant 1967 des territoires.Le porte-parole de l'armée israélienne qui a présenté le bilan officiel a précisé que 122 des 579 Palestiniens tués avaient été frappés de balles en caoutchouc adoptées par l'armée israélienne en juillet 1988 pour réduire le nombre des morts.Quant au nombre des blessés, ce bilan fait état de 8704 Palestiniens, 793 civils israéliens et 1592 soldats depuis le déclenchement de l'intifada en décembre 1987.L'armée israélienne détient actuellement 9221 Palestiniens, dont 1716 sont enfermés sans jugement dans des centres de détention administratifs et 4400 sont en attente de procès.Toujours selon le bilan officiel, l'armée israélienne a détruit 244 maisons pour punir les activistes palestiniens.La police de Jérusalem a pout sa part annoncé que 170 voitures avaient été incendiées dans la ville depuis le début de l'année.Un porte-parole a imputé la plupart de ces actions à des activistes arabes.Le coût de la répression israélienne dans les territoires occupés s'est élevé à un milliard de shekels (500 000 000$ US) depuis décembre 1987, rapportait hier le quotidien Haaretz.La moitié de cette somme n'a pas été couverte par des rallonges budgétaires.En conséquence, le ministère de la Défense a été obligé d'effectuer des coupes dans son programme de développement d'armements et dans d'autres secteurs d'activité, poursuit le journal.Selon les mêmes sources, au cours des 23 mois d'intifada, l'armée a dû Taire appel à 2 millions de journées supplémentaires de reserve, ce qui équivaut à un coût de 150 millions de shekels par an (75O0O00OS US).Lu 1989.le budget israélien de la Défense est de 5 800 000 000 5 US.comprenant 1 800 000 000S US d'aide miliiwire américaine., P74TTBACTICN» "]
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