La presse, 26 novembre 1989, B. Sciences et techniques
[" Sciences et techniques LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 26 NOVEMBRE 1989 Plus de 1000 cas de chlamydiose déclarés chaque mois au Québec BENOIT CHAPDELA1NE Elles ne sont pas aussi spectaculaires que le sida mais elles se présentent beaucoup plus souvent dans les cabinets i 9 de médecins.Elles ne font pas de morts, mais elle sont à l'origine de nombreux cas d'infertilité, biles touchent toutes les catégories de gens mais on en parle peu: ce sont les autres maladies transmises sexuellement.La gonorrhée.l'herpès et la syphilis sont en régression selon les statistiques officielles, ce qui n'est pas le cas de la chlamydiose, ou l'infection par la bactérie chlamydia qui a la fâcheuse propriété de ne présenter presque aucun symptôme tout en pouvant provoquer la stérilité.La chlamydiose est une maladie à déclaration obligatoire au Québec depuis novembre 1987.On en a détecté plus de 19 000 cas l'an dernier et le ministère de la Santé et des services sociaux estime que 100000 Québécois sont infectés par la bactérie.Triste constat: 70 p.cent des femmes infectées par le chlamydia n'éprouvent pas de symptômes.Lorsqu'il y en a, ce sont des Des chiffres-chocs \u2022 Une femme sur 15 est porteuse du microbe chlamydia en Amérique du nord selon certaines études.\u2022 70 p.r&nt des femmes infectées par la chlamydia ûe ressentent aucun symptôme.\u2022 Une femme exposée à un homme qui transporte le chlamydia a 70 p.cent de risques de contracter la bactérie.\u2022 Un homme exposée à une femme qui transporte le chlamydia a 50 p.cent de risques de le contracter.\u2022 Plus de 2600 cas de gonhorrée génito-urinairc ont été déclares en 1988, une baisse substantielle par rapport au quelque 6500 cas de 1984.Le nombre a continué de baisser en 1989 selon quelques données préliminaires.\u2022 Plus de (300 cas d'hépatite B ont été rapportés au Québec en 1988, un nombre presque identique â 1987.j pertes vaginales, des brûlures en urinant et des écoulements de l'urètre ou de l'anus.Des douleurs anormales ou supplémentaires peuvent être ressenties pendant les menstruations ou en faisant l'amour.Une simple conjonctivite ou une pharyngite peut aussi trahir la présence de la bactérie.L'infection a moins de conséquences graves chez l'homme mais doit évidemment être traitée pour éviter qu'elle se propage.Une étude complétée en 1986 au CLSC St-Louis-du-Parc, à Montréal, a révélé que 7 p.cent des femmes qui ont consulté un médecin pour autre chose que des MIS étaient porteuses du chlamydia, qui affecte surtout le groupe de 15 a 24 ans.L'auteur de l'étude, le docteur Richard Massé du DSC de l'hôpital Général de Montréal, s'inquiète particulièrement des développements provoqués par la chlamydiose., «De 30 à 50 p.cent des cas de salpingites sont dus au chlamé-dya, dit-il.Les femmes qui ont une salpingite ont 20 p.cent des risques de devenir infertiles et après trois épisodes, ce taux grimpe à 60 p.cent.» «Lors d'une salpingite, expli-que-t-il, la bactérie grimpe le long du col et va infecter l'une des Gare aux condylomes! ¦ «Quand on va cesser de parler du sida,' c'est sûr que ce sont les condylomes qui vont prendre la place», affirme le docteur Jean Robert, du Département de santé communautaire de l'hôpital Saint-Luc.Les condylomes, communément appelés verrues vénériennes ou crêtes de coq, ont tendance à devenir épidémiques selon certains médecins.Une personne sur onze transporterait le papillo-virus responsable de la maladie, d'ailleurs tristement associée au cancer du col de l'utérus.«Les condylomes sont vieux comme le monde, mais on en voit plus, reconnaît le docteur Jean Robert.Est-ce parce qu'on les cherche plus?Il faut considérer l'appareillage nouveau que les gynécologues utilisent pour grossir l'image du col de l'utérus, le colposcope.» Par ailleurs, de plus en plus de femmes sont soumises à une cytologie (test de Pap) Ibrs de leur examen annuel, dans le but spécifique de détecter s'il y a une tumeur cancéreuse dans le col.En 1987, 34 p.cent des Québécoises âgées de 15 à 19 ans ont subi une cytologie, 62 p.cent des Québécoises du groupe 20-34 ans et 46 p.cent du groupe 35-59 ans, selon l'enquête Santé Québec.«Le problème avec les condylomes, dit la démographe Madeleine Rochon du ministère de la Santé, c'est qu'il n'y a pas de diagnostic sur et rapide.On hésite donc à les rendre à déclaration obligatoire.» Les condylomes sont traités habituellement par cryothérapie, mais 'réapparaissent souvent quelque temps après le traitement.Le gouvernement canadien entreprendra bientôt une enquête pour évaluer le nombre de personnes affectées par les condylomes.I deux trompes ou les deux.La trompe\" se referme en se cicatrisant et les ovules ne passent plus.Parfois le spermatozoïde peut passer pour aller dans les ovaires mais les ovules ne peuvent plus en revenir, d'où les grossesses ec-topiques.» Comme les femmes ressentent souvent très peu de douleurs, elles ne consultent pas de médecins et doivent parfois se faire enlever tout le système reproducteur.«On estime que de 10 à 30 p.cent des femmes qui ont une chlamydiose non traitée vont développer une salpingite, dit le docteur Massé, et 4 p.cent vont développer une grossesse ectopi-que.» Les coûts sociaux de l'inflammation pelvienne ou salpingite et ses séquelles ont été estimés à 140 millions $ en traitements annuels et en perte de productivité au Canada.Une étude publiée cette année par des chercheurs de l'université de Colombie-Britannique a cependant révélé que le taux de prévalence de la chlamydiose est légèrement à la baisse.Selon certains cliniciens, la prévalence de la chlamydiose est également à la baisse au Québec mais cela reste à confirmer.Tests faussement positifs Un DSC du nord de Montréal a complété récemment un sondage révélant que deux médecins sur trois en bureau privé n'ont pas le matériel nécessaire pour évaluer le chlamydia.Le problème ne se pose pas à l'hôpital ou en CLSC.Pour le docteur Gaétan Houle, de la clinique pour m.t.s.de l'hôpital Fleury, le gouvernement devrait rendre accessible â tous les médecins l'équipement nécessaire au diagnostic.Les tests rapides, peu coûteux et facilement disponibles pour diagnostiquer la chlamydiose ont cependant la fâcheuse propriété de révéler porteurs des gens qui ne sont pas atteints dans 10 à 20 p.cent des cas.Par contre, le test va démontrer à coup sûr si quelqu'un est atteint.Aussi certain» médecins vont préférer attendra une analyse poussée en laboratoire.\u2022 Le docteur Caëtan Houle montre l'instrument fort simple mais s utile pour déterminer si les gens sont atteints de chlamydia ou d'une autre rata.«m>mmnmmaM.u*w La gonorrhée résistante à la pénicilline ¦ Depuis une dizaine d'années, le Québec s'est enrichi d'une nouvelle forme de gonorrhée particulièrement résistante.Résistante parce que même la pénicilline, la solution traditionnelle contre cette maladie, n'arrive plus à la combattre.L'an dernier.159 cas de gonorrhée résistante à la péniciline ont été rapportés au Québec, une augmentation de plus de 1000 p.cent en cinq ans! «Les premiers cas, explique le Dr Jacques Ringuet, responsable du dossier MTS au ministère de la Santé et des services sociaux, étaient toujours reliés à un voyage vers le Sud, en Floride, en République dominicaine, dans les Antilles ou même en Afrique, alors qu'il y avait eu contact avec une personne de ces pays.» La gonorrhée résistante à la pénicilline s'est propagée rapidement à la région de Québec, où on retrouvait plus de 60 p.cent des cas en 1985.On en compte plus que 10 p.cent en 1988.Le dépistage précoce et la recherche des partenaires sexuels a empêché la maladie de progresser aussi rapidement à Québec qu'à Montréal, où on a carrément «perdu le contrôle», avoue le docteur Ringuet.La gonorrhée résistante à la pénicilline peut être guérie a l'aide d'antibiotiques.A TIRE-D'AILE.Le geai du Canada, l'un des oiseaux les plus familiers de la forêt PIERRE CINCRAS uel est loi- Q plus typique de la grande foret de conifères?Même s'ils ne sont pas spécialement amateurs d'ornithologie, lés chasseurs, trappeurs, pécheurs ou amateurs de camping vous répondront probablement sans hésiter: le geai gris.Le geai du Canada, de son vrai nom, est probablement l'oiseau le plus familier qui soit en foret.Dés qu'il a repère quelqu'un, il se manifeste immédiatement, allant même jusqu'à atterrir à quelques mètres du visiteur.Il devient rapidement le compagnon des amateurs de grand air et il n'hésitera pas à prendre de la nourriture offerte en se perchant sur la main de son bienfaiteur.Cet olaeau grisâtre est si pea farouche, écrivent certains auteurs, qu'il chipera du bacon directement dans la poêle à frire, ou des fèves au lard dans votre assiette.Il entre parfois dans la tente ou dans le chalet pour prendre un morceau de pain ou de biscuit.On dit même qu'il se perchera volontiers sur le bord d'un canot en mouvement.Certains observateurs font remarquer que le bruit d'une hache Ml la vue d'un cône de fumée l'amènera immédiatement dans ka parages.Cette familiarité ne plait pas à tout le monde.Les trappeurs n'apprécient guère de se faire voler leur appâts.Le geai pourra aussi commencer à se délecter d'un poisson fraîchement capturé.On affirme d'ailleurs qu'il mangera toute nourriture qui est à sa portée sur un terrain de camping.On l'a vu aussi voler des crayons, des chandelles et même bouffer.du savon.Dans ce cas, il s'agissait vraisemblablement d'un spécimen très affamé.L'observateur ne précise pas d'ailleurs comment l'oiseau a réagi à la suite de son expérience culinaire.Comme on peut le voir, il est omnivore.À l'automne, il entrepose beaucoup de nourriture, principalement dans les fourches des arbres.Ces réserves fixées sur place grâce â une sécrétion collante, constituent une bonne part de son régime alimentaire hivernal.Au cours de cette période, il mangera aussi des lichens et tout ce qu'il pourra trouver à se mettre dans le bec.L'été, les insectes, notamment des sauterelles et des guêpes, des fruits et même de petites souris constitueront son menu quotidien.Comme son cousin le geai bleu, on croit que le geai du Canada se nourrit aussi d'oeufs d'oiseaux et d'oisillons.Le geai du Canada est un «ni-chc-tôt».Il commence souvent à construire son nid, dans un arbre, â deux ou trois mètres du Le geai du Canada est un oiseau familier comme en témoigne ces photos prises récemment par le photographe Armand Trottier de La Presse, lors d'un récent voyage de chasse en Pennsylvanie.sol.lorsque la neige est encore abondante, parfois même en plein hiver ( un 22 février, comme le rapporte l'auteur Arthur Bent).Il se sert de branchettes pour la structure, mais il tapisse le fond du nid avec des plumes d'oiseaux trouvées un peu partout, notamment des plumes de gelinotte huppée.Ce travail peut durer un mois, et, déjà â la mi-mars (parfois jusqu'en mai selon les régions) la femelle couve ses trois ou quatre oeufs.L'incubation dure une quinzaine de jours et deux semaines plus tard, les petits sont prêts a prendre leur envol.Cet oiseau émet un grande variétés de cris et il sait imiter eeriaines espèces d'oiseaux.Le geai du Canada vit habituellement dans la foret dense composée surtout de conifères.On le retrouve partout au Cana- da mais il est aussi present plus au sud.dans les montagnes rocheuses jusqu'au nord de la Californie, en Arizona, au Minnesota, au Colorado et dans plusieurs Liais de la Nouvelle-Angleterre.Le record de longévité chez cette espèce est de 10 ans.Le geai est un cor-vidé qui compte une quarantaine d'espèces dans le monde dont huit se reproduisent en Amérique du Nord.Rtftrtntn The Birdwatcher s Compagnon, oar Christopher Leahy.Bonanza Books Lei oiseau» du Canada oar W Sari Godfrey.Musée national des sciences naturelles The Audubon Society Cncyclcvdia ci North American Bird, par John K Terres.eo Alfred A Knoph Lite Histories ol North American Jays.Crows and Titmice, oar Arthur Cleveland Bent.ed.Dover Le carnet d'observation en page B 4 Éditorial Paul Desmarais Roger D.Landry Claude Maison Marcel Desjardins Alain Dubuc Le syndrome du «chacun dans sa cour» «T es bebelles et dans ta cour», dit l'expression populaire.En fait, nous sommes tous pour le bien et contre le mal.Nous sommes tous pour la paix dans le monde, pour l'amélioration du sort des plus démunis, pour l'aide aux malades, pour le secours aux chômeurs, pour la réhabilitation des prisonniers, pour l'appui aux jeunes.Nous sommes tous pour ces belles causes, mais â la condition qu'elles ne dérangent pas notre vie personnelle, qu'elles ne nuisent pas a notre environnement.|A «bff Quand une maison pour sidéens doit être ¦k V*- installée dans la basse-ville de Québec (dans 1BL MH X Saint-Pie-X) et qu'elle doit finalement être érigée dans la haute-ville; quand une maison de transition pour détenus en fin de peine (Joins-toi) doit être aménagée dans un quartier de Granby et que cela suscite une opposition très forte des gens du secteur; quand une maison des jeunes doit être ouverte dans un quartier chic de Shawinigan et de Sainte-Foy et qu'il faut changer d'endroit; quand une maison pour ex-psychiatrisés de Robert-Ciffard à Quebec est envisagée a Chariesbourg et que ce projet suscite une contestation majeure dans la population; quand une maison pour itinérants dans le centre-ville de Montréal provoque la réprobation générale du voisinage; sommes-nous vraiment pour les bonnes causes?Ces maisons, ces centres pour toxicomanes, pour sidéens, pour alcooliques, pour ex-détenus, pour ex-psychiatrisés, pour femmes battues, pour enfants maltraites, pour hommes seuls, pour défavorisés, sont le reflet des difficultés, des misères humaines, des problèmes que vit notre société.S'il y avait suffisamment de familles unies, s'il y avait suffisamment de programmes de prévention, s'il y avait suffisamment de familles d'accueil responsables, s'il y avait suffisamment de moyens financiers pour éviter que des milliers de personnes se retrouvent à la rue, sans le sou mais surtout sans affection, ces maisons n'existeraient pas.Ces centres correspondent à un besoin.Que le centre de référence Dernier Recours, dont il a beaucoup été question au cours de la dernière semaine, dérange les résidants du quartier de l'Université du Québec à Montréal, il n'y a aucun doute.Mais il y a aussi le Old Brewery Mission, la Maison du Père, l'Accueil Bonneau, l'hôpital Saint-Luc.Autrefois, c'était l'église Saint-Jacques qui était le lieu naturel d'accueil des itinérants avec la petite chapelle Notre-Dame-de-Lourdes.Dernier Recours, a titre d'exemple, accueille en moyenne 500 personnes par jour, dont les trois-quarts ont vécu dans huit familles d'accueil en moyenne; 40 p.cent de la clientèle n'a pas 30 ans.Que faire avec ces gens?Les laisser mourir lentement a une bouche de métro?Les abandonner à la rue?Les laisser s'enivrer ou se droguer pour oublier?Les plaintes des citoyens qui vivent dans le voisinage de ces maisons sont compréhensibles.Le coin Saint-Denis \u2014 Sainte-Catherine fait peur.Mais où faut-il «parker» les plus malheureux de notre société?À l'extérieur des quartiers populeux et populaires?A l'extérieur des villes et villages?Aussi bien dire dans une nouvelle forme de camps de concentration.Face à cette terrible réalité des sans-abri de toutes catégories, meurtris par la vie, les solutions ne sont pas évidentes.C'est un problème de société à multiples facettes.Le remède-miracle n'existe pas.À défaut de pouvoir faire mieux que ces nombreux centres et maisons d'entraide, dont les responsables et bénévoles accomplissent un travail admirable, pouvons-nous accepter, citoyens privilégiés, de faire preuve de tolérance?Claude masson Opinions Cruelle, la chasse?Un récent article de notre chroniqueur sportif Yves Letourneau sur la chasse a soulevé de vifs commentaires, certains favorables, les autres pas.Voici des extraits de quelques-unes des lettres reçues.Je tiens à vous féliciter pour votre aticle du 7 novembre.Vous allez certainement recevoir une avalanche de lettre de bêtises de la part de ceux que vous nommez, à juste titre, les «abrutis prétendument sportifs» que sont les chasseurs, surtout que votre article u été publié dans «leurs» pages, l'ai décidé de compenser en vous envoyant mon appui! 'Comme vous, je n'ai aucun cloute: sur ma virilité et je ne pense:pas que l'on puisse m'ac-cuser- de sensiblerie, contraire-mentaux arguments que me livrent les chasseurs lorsque je leur exprime l'horreur que m'inspire leur loisir.C'est plutôt quc, contrairement à eux, je n'éprouve pas le besoin de dé-fouler-mes frustrations en me livrant u une activité qui n'a plus; sa: place dans une société industrielle.Pourquoi ces frustrés de la gâchette n'exprlment-ils pas leur prétendu amour de la nature en se battant du côté des écologistes et des vrais conservateurs de la faune?Pour ce qui est de la pauvre viande écorchée que les chasseurs rapportent de leurs expéditions «viriles», il en est de la toute prête dans les étals des boucheries.Ironie du sort, a la page 3 du même journal, on retrouve un article annonçant la mort accidentelle de deux chasseurs maladroits.Piètre revanche pour les centaines d'animaux qu'ils ont trucidés pour le plaisir! Toutefois, on frémit à l'idée que ces imbeciles armés et survoltés sévissent dans les mêmes bois où nous nous promenons en famille.Cilles PELLOILLE Sherbrooke ¦ Votre article du 7 novembre sur votre beau samedi gâché m'a gâché mon mardi.C'est pas cher 35e pour Lu Presse, mais trop cher pour y trouver un pareil manque d'objectivité sur un fond de longs violons la-crimaux.Vous aurez sûrement deviné que je suis un chasseur.Cela fait maintenant une vingtaine d'années que je chasse et pour tout vous dire, je ne crois pas ressembler au portrait de l'abruti, ambassadeur de la bêtise humaine, que vous décrivez dans votre article.C'est bien évident que parmi la population de chasseurs, les crétins y sont aussi bien représentés que dans la faume journalistique.Car le bon Dieu, dans sa grande générosité, a bien su répartir la bêtise.Vous en êtes la preuve éclatante.(.) Jean SIROIS Varennes ¦ |'ai été très heureuse de lire l'article d'Yves Letourneau contre la chasse.C'est réconfortant de voir qu'il y a encore des gens qui prennent le temps de dire leur mécontentement contre un sport \u2014 si l'on peut considérer le fait de tuer comme un sport! Annie BEAUDIN-MONETTE Boisbriand ¦ Dans plusieurs régions, le loup tue plus de chevreuils que les chasseurs «balourds».Il est vrai que la vue d'un chevreuil sur un capot est cruelle.Heureusement qu'on érige des murs autour d'un abattoir ou d'une boucherie.Pierre BOULIANNE Mont-Laurier ¦ Il est â espérer que M.Lé-lourneau sorte de son humeur noire et s'ouvre les yeux.La bêtise humaine.Monsieur Letourneau.ce n'est pas la chasse, c'est d'ignorer l'abattage de milliers d'animaux chaque jour pour satisfaire l'appétit humain; c'est la destruction de milliers d'acres de forêt pour imprimer vos (nos.) sottises.Pourquoi la mort d'un chevreuil serait-elle plus triste que celle d'un porc?lugeons-nous la vie par la beauté?Tout comme vous, je déteste les braconniers.Mais pourquoi salir sans égard tous les chasseurs?Certes, vous avez le droit de ne pas aimer la chasse, mais n'avez-vous pas été vu au comptoir des viandes des supermarchés?Luc BELLEFEUILLE Lachine L'enfant déficient dans les rouages de l'appareil scolaire Ariette Cousture, auteur du best-seller Les filles de Caleb, racontait dans cette page, le dimanche 12 novembre, les innombrables démarches qu 'elle a dù faire auprès des autorités scolaires pour donner à sa fille adoptée, déficiente et atteinte de dystrophie musculaire, le plus d'aide possible.Cet article a évidemment touché une corde sensible chez plusieurs parents, dont le couple dont nous reproduisons ci-dessous la lettre.Chère Madame Cousture Mon épouse et moi avons lu avec grand intérêt votre texte dans La Presse du 12 novembre.Nous comprenons dans le plus profond de notre être les prouesses que vous avez dù accomplir pour permettre à votre fille un certain cheminement dans notre réseau d'éducation.Comme vous, nous avons adopté une fille.Comme vous, l'angoisse de la réussite scolaire a hanté notre esprit et nous a fait blanchir les cheveux prématurément.Est-ce le propre du cheminement scolaire des enfants « ping-pong »?Les enfants déficients ont-ils encore une place dans un système d'éducation centré sur l'avancement des sciences, des mathématiques, de l'informatique, etc.?Notre périple a commencé à la maternelle.Notre fille n'était pas comme les autres.Elle ne parlait pas franc, n'était pas capable de faire ses boucles de lacets et avait besoin d'attention.Pendant les activités, la jardinière la laissait de côté.Celle-ci s'est même permis de rencontrer mon épouse à quelques reprises pour lui suggérer de retirer l'enfant de la maternelle parce que, supposément, elle dérangeait les autres.11 est vrai qu'elle manifestait un certain retard intellectuel, mais de là à perturber tout un groupe, il y avait une marge.Comme je suis moi-même enseignant, je n'ai pas hésité à me présenter à l'école et à demander l'aide d'une personne ressource, soit le psychologue de la commission scolaire Val-Monts.À plusieurs reprises, nous avons eu des rencontres jardinière-psychologuc-parents.Nous avons toujours exigé que notre fille ait la même attention que les autres, ni plus, ni moins.Conscients qu'elle avait un retard intellectuel, nous avons accepté de lui faire faire une classe d'attente avant de penser première année scolaire.Ce fut une année très difficile.D'abord un changement d'école et de commission scolaire.Vers la fin de l'année scolaire, un psychologue, supposément compétent, sans avoir rencontré personnellement notre fille et sans accepter de nous rencontrer, l'évalue comme paresseuse et recommande qu'on l'inscrive en première année.Pour le bien de notre fille, avec une foi aveugle en notre système d'éducation, nous avons accepté à nouveau de nous plier aux exigences.Autre changement d'école.Retour à la première commission scolaire.Heureusement, nous avons rencontre une directrice et une enseignante très compréhensi-ves.Nous avons convenu de tenter l'expérience et de n'effectuer aucun changement d'école pendant l'année scolaire.Malheureusement, nous n'avons pu répondre au besoin éducatif de notre enfant et avons passé une année d'enfer.Au mois de juin, elle fut promue dans une classe d'adaptation scolaire (T.G.A.).Comme la commission scolaire Val-Monts, à Ce moment-là, n'avait pas de classe pour cette catégorie d'enfants, nous avons dù changer d'école et retourner à la commission scolaire de Saint-Hyacinthe.Nous avons rencontré là une enseignante très compétente, préparée et très centrée sur le développement de l'enfant en respectant son rythme d'apprentissage.Enfin, nous constatons un progrès et commençons à voir une lueur d'espérance.Malheureusement, les contraintes administratives nous obligent une fois de plus à un changement d'école et à un retour à la commission scolaire Val-Monts.Le jeu de ping-pong se poursuit: cinq ans, cinq écoles différentes, ping-pong entre deux commissions scolaires.Notre fille nous demandait souvent: pourquoi il faut que je prenne l'autobus à tous les jours, que je dois continuellement changer d'école, que je ne peux pas aller à la même école que mes amies?C'est parce que tu es une fille spéciale qui a besoin d'une école spéciale, avec des enseignants et des parents spéciaux qui t'aiment d'une façon spéciale.Par la suite, notre fille est demeurée quatre ans à la commission scolaire Val-Monts.Dans son cheminement scolaire au niveau primaire, sauf en maternelle, nous avons rencontré des directeurs, des directrices et des enseignantes très dévoués, centrés sur le développement de l'enfant.C'est avec plaisir et reconnaissance que nous leur disons merci.Au niveau secondaire, notre fille fréquente l'école René Saint-Pierre de la commission scolaire régionale de l'Yamas-ka pour la 5e année.Se basant sur des activités de la vie courante, avec des objectifs éducatifs très précis, l'école prépare l'enfant à une certaine initiation au monde du travail.Depuis deux ans, elle effectue certains stages en milieu de travail.Tout le personnel de l'école est formidable et travaille en étroite collaboration avec les parents.Nous voulons également leur exprimer notre profonde reconnaissance.Ils font un travail formidable.Comme votre fille, madame Cousture, nous avons eu la confirmation il y a quatre ans que notre fille souffrait de dystrophie myotonique.Nous comprenons très bien les sacrifices que ça vous impose.Si l'accompagnement dans le cheminement scolaire est difficile, nous croyons que celui à la réalité de la vie l'est encore plus parce qu'il y a plusieurs portes humaines qui se ferment.Constance et lean TRUDEL-HEBERT Saint-Hyacinthe EN BREF Les nouveaux millionnaires Monsieur Marcel Adam, éditorialiste ¦ Votre opinion du 9 novembre faisant suite à l'émission Le Match de la Vie, où M.Lavi-gueur était interviewé, démontre un manque total de contact avec la réalité.(.) Il y a quelque temps déjà, la télévision nous a fait visiter lors d'une même émission plusieurs gagnants de loteries.La plupart avaient profité de ce gros lot pour réaliser de vieux rêves, pour investir dans de petites entreprises ou, tout simplement, pour s'adonner à des occupations ou des études pour lesquelles ils n'avaient pas de temps disponible avant de gagner une bonne somme d'argent.La conclusion que tous en avaient tirée était que, même si effectivement l'argent ne fait pas le bonheur, il permet une grande liberté d'action et un réalignement de ses préoccupations.M.Lavigueur n'est pas malheureux parce qu'il a gagné un gros lot: il est malheureux parce qu'il ne rêvait à rien de bien particulier avant de gagner cette somme.Contrairement à plusieurs autres gagnants, il ne participe aucunement à la gestion de son avoir.Il n'aime pas voyager parce que certaines de ses connaissances (qui sont sûrement allées au Mexique) lui ont dit que «c'était trop épi-cé»! Il ne rêve pas de retourner sur les bancs d'école.(.) Bref, M.Lavigueur n'était pas vraiment prêt à profiter de sa nouvelle richesse matérielle.Il a cru comme beaucoup de gens que de ne rien avoir a faire constitue en soi le bonheur.Ouant à votre conclusion qui veut que la pauvreté soit moins lourde u supporter que la soudaine accession à la richesse, vous devriez aller en parler aux gens de la rue Logan; on vous ramènerait sur terre.Jean-Pierre CORBEIL Montréal Vous viendrez nous voir! Lettre ouverte ù Mme Lise Renaud-Haies et aux francophones de Colombie-Britannique.Chère madame ¦ En me levant ce matin, je suis tombé par hasard sur votre lettre intitulée «Ce soir, je pleure», reproduite dans La Presse du dimanche 12 novembre.Vous pleurez et vous êtes triste d'être obligée de vous séparer de votre fille de 16 ans.qui doit poursuivre ses études clans la seule école secondaire de Colombie-Britannique, à Victoria, à trois heures de chez vous.le comprends votre colère et je suis solidaire.Vous avez cru, comme beaucoup d'autres francophones, que dans ce grand pays de neige, il y aurait toujours une place pour nous.Vous avez cru, comme beaucoup d'autres francophones, que le Canada était un pays bilingue «d'un océan à l'autre» et qu'on pouvait facilement y vivre en français, y compris de l'autre côté de « nos belles montagnes Rocheuses».Quelle déception pour vous! Toutefois, ce que vous nous dites à travers votre chagrin, nous le savons au fond de nous depuis fort longtemps.Non seulement nous l'avons compris, mais nous l'avons aussi, au fil du temps, parfaitement intégré et digéré.Nous connaissons la loi du nombre et nous savons que cette loi est impitoyable.Il n'y a pas de place pour la culture francophone dans cet océan anglophone, parce qu'il n'y a aucun besoin ! C'est triste â pleurer mais c'est la triste réalité.Maintenant, je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas à personne.Nous, au Québec, nous allons faire l'indépendance] Avez-vous compris?Nous allons avoir un État indépendant.Nous allons faire seuls nos lois sur notre territoire.Nous déciderons nous-mêmes ce qui est bon pour nous.Nous allons quitter bientôt la maison parentale et nous allons fonder notre propre foyer, comme toute personne parvenue à l'âge adulte.Parce que c'est normal, parce que c'est sain, parce que c'est notre destin.Et nous allons le faire dans la paix et l'harmonie en respectant les droits de nos minorités.De temps en temps, si le coeur vous en dit, vous viendrez nous voir et vous verrez alors comment nous serons fiers et beaux! Et, si nous le pouvons, nous allons, bien sur, vous aider.Pierre CLOUTIER avocat Vive Rock Voisine! ¦ C'est exact que les adolescentes, séduites par Rock Voisine, ont massivement voté pour lui, comme quelqu'un le disait sous cette rubrique récemment.Cependant, c'est pour ses chansons et son talent qu'a battu mon coeur.Quand à la bourse offerte par CFGL Co-géco, nous verrons d'après la réaction du public étranger si Rock sait nous faire honneur.Quatre Félix, c'est peut-être trop pour ceux qui envient son succès, mais assez pour lui amorcer une entrée (et une place de choix ) dans les «grands de la chanson française».Peut-être Hélène était-il un succès commercial, mais rien n'empêche que Voisine vole la vedette \u2014 ce qui fait bien des jaloux.Moi qui l'ai rencontré à quelques reprises, j'ai compris qu'il aime vraiment ce qu'il fait, qu'il se donne à 100% en travaillant d'arrache-pied et qu'il a la musique dars la peau.(.) Le message laissé par la chanson Hélène est un message d'amour.Cela vaut toujours mieux que la guerre, non?(.) Josée BELLEMARE étudiante Collège Sainte-Anne president du conseil president et éditeur éditeur adioint directeur de I infomvit.cn ed.tonal.«e en chef d administration LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 26 NOVEMBRE 1989 La Prei B3 SUR LA SCENE DE L ACTUALITE SEMAINE DU 26 NOVEMBRE 1989 La personnalité de la semaine L'Académie française décerne son Grand Prix de la francophonie à ce Montréalais mi-poète mi-chercheur BENOIT CHAPDELAINE I.astrophysicien d'origi-™ ne montréalaise Hubert Reeves a beau avoir remporté le Grand Prix de la francophonie de l'Académie française, il demeure convaincu que les chercheurs francophones doivent présenter le plus possible leurs travaux en anglais dans les publications scientifiques.«l'ai toujours écrit mes volumes de vulgarisation en français, a dit la Personnalité de la semaine de Lu Presse depuis son domicile de Paris la semaine dernière, mais écrire des articles scientifiques en français, c'est accepter qu'ils ne soient pas lus.» «|e suis d'accord avec l'Institut Pasteur qui a commencé à publier des textes en anglais.À moins d'être extrêmement réputé, vous allez enterrer votre article si vous l'écrivez en français.» C'est une erreur de persister à écrire des textes scientifiques en français, soutient Hubert Reeves, quand seulement dix p.cent de la communauté internationale lit cette langue alors que 90 p.cent lit l'anglais.«Il n'y a plus un Italien, plus un Allemand, qui publie encore dans sa langue.Quand ils le font c'est parce qu'ils ont intérêt à ne pas être trop lu ou pour ajouter une note à leur curriculum vitae.Depuis la Guerre, l'anglais est la langue des sciences.» Dur, M.Reeves.Mi-poéte mi-chercheur, directeur de recher- che depuis I9bb au prestigieux Conseil national de recherche scientifique de France, l'écrivain établit cependant une distinction entre le langage des chercheurs et la culture francophone en général.«La culture française est sérieusement atteinte.À l'aéroport d'Ottawa, où j'étais encore il y a quelques semaines, on ne trouve même plus de journaux ou de revues francophones! Les seuls livres sont ceux de la collection Harlequin.» «Ce n'est pas seulement au Canada, le suis allé récemment au Mexique, un pays qui entretenait pourtant de très bonnes relations avec la France.Eh bien maintenant, je n'y retrouve plus de livres en français!» Le français hors de l'Hexagone Pour l'écrivain de 57 ans, le Grand Prix de la francophonie qu'il recevra officiellement jeudi prochain représente une reconnaissance de la culture française hors de l'Hexagone.La France commence a réaliser que la langue française ne se limite pas à l'Hexagone, précise-t-il.et qu'ailleurs on parle autre chose que de vulgaires dialectes.L'astrophysicien a vendu 400 000 exemplaires de son livre Patience dans l'aïur, publié en I982, 200 000 exemplaires de L'Heure de s'enivrer, publié en I98b.et 40 000 exemplaires de Poussières d'étoiles, publié en I984.Il estime que dix p.cent des ventes ont eu lieu au Québec.Le Grand Prix de la francophonie est l'un des prix littérai- «Je suis d'accord avec l'Institut Pasteur.Écrire des articles scientifiques en français, c'est accepter qu'ils ne soient pas lus.» res les plus prises en France.D'une valeur de 400 000 11 ou 76 000 S.il rend hommage a l'oeuvre de cet homme mi-poète mi-chercheur qui a ramené la science sur le plancher des vaches.Un scooter sur Neptune Né à Montréal.Hubert Reeves a pris gout à la science en fréquentant un moine trappiste pendant son enfance.Celui-ci, le père Louis-Marie, emmenait ses étudiants en forêt pour leur enseigner la botanique.Le gout de l'astrophysique s'est développé beaucoup plus tard, quand il est allé étudier à l'université Cornell après avoir obtenu un baccalauréat et une maîtrise en physique a l'Université de Montreal.Le jeune diplôme s'est rapidement retrouve conseiller scientifique à la NASA, puis a émigré en France où il travaille depuis maintenant plus de 30 uns.Il oeuvre plus précisément au Centre d'études nucléaires de Saclay.qui analyse les dernières découvertes spatiales.«Présentement, nous éludions les images de Neptune, dit-il.Il se produit la-bas des phénomènes mystérieux, comme un objet que les gens appellent le scooter et qui se balade sur une grande partie de la surface sans qu'on ne sache pourquoi.Neptune a aussi des genres de demi-anneaux.On connaissait les anneaux complets mais il y en a maintenant par tranches.» «Il y a aussi Triton, le satellite de Neptuni\" qui a une forme géologique absolument extraordinaire.» Les découvertes spatiales ne sont pas prêtes de cesser, estime l'astrophysicien en mentionnant que le nouveau satellite Cube qui vient d'être lance, a pour but d'étudier notamment une lueur datant de 14 milliards d'années-lumière.Cette lueur identifiée comme un quasar est l'objet le plus vieux jamais observe par les astronomes.Sa découverte a etc rendue publique le week-end dernier.Quant au projet de telescope spatial auquel le Canada doit participer activement, son âve» nir est plus que douteux, «l'ai un texte dans lequel on parle d'un lancement en I984.alors je n'y crois plus vraiment.» El l'Agence spatiale canadienne?«|e n'en ai jamais entendu parler», dit-il.Poète scientifique Longtemps considérées comme complexes par la majorité des gens, la science en general et l'astrophysique en particulier ont ête régulièrement ramenées a la réalité quotidienne par des gens comme Hubert Reeves.Sa maîtrise du verbe et son plafsfr de communiquer ont permis a plusieurs d'apprivoiser et de comprendre l'importance de l'univers qui nous entoure et qui nous soutient.Hubert Reeves n'est cependant pas seulement un vulgarisateur.Toujours rattaché au département de physique de l'université de Montréal, il supervise les étudiants inscrits au doctorat et présente quelques conférences publiques.Il passe toujours le mois d'octobre au Québec.rendez -vous POUR VOIS m AVANT TOUT Radio-Canada Télévision Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie.Vexcellence naît de Veffort.Air Canada ALCAN Médecine LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE M NOVEMBRE 1989 Formant la jeunesse, les voyages nuisent parfois aux organismes W.GIFFORD-JONfS collaboration spéciale Comme on lui demandait ses raisons d'escalader l*Everest.le premier alpiniste à gravir la plus haute montagne du monde.Edmund Hillary, répondit laconiquement: «Parce qu'il est là!».|e crois volontiers que les voyages mettent du piment dans la vie, mais que comme l'alpinisme, ils peuvent être dangereux.Ayant récemment participé à un congrès de médecine en Afrique du Nord, j'en suis revenu deshydraté et affaibli, mais peut-être aussi plus sage.Les dangers guettant les voyageurs en certains endroits du monde dépassent ceux de la roulette russe: à Marrakech, 80 p.cent de mes collègues ont été frappés par ce qu'on appelle inélégamment la «courante marocaine».Beaucoup d'entre eux avaient pourtant une grande experience des voyages: sachant que le microbe de la typhoïde survit a la congelation, ils se mettaient jamais de glace dans leurs boissons, commandaient leur viande bien cuite, ne buvaient que des eaux en bouteille, se brossaient les dents à l'eau carbonatée et ne mangeaient, selon une vieille consigne coloniale, que du «pelé, bouilli ou bien cuit».Les livres regorgent à ce sujet de judicieux conseils qu'il n'est pas aisé d'observer en voyage.En Afrique du Nord, les mouches sont partout, y compris dans les meilleurs restaurants.Et vous ignorez a quand remonte la preparation du plat qu'on vous sert, ou si le cuisinier aime l'eau et le savon.Que faire aussi quand le roi du Maroc fait servir du poisson au banquet où il vous invite?Insullerez-vous le monarque en évoquant à la fois l'éloigne-ment de la mer et l'improbabilité que le poisson ait été congelé au son ir de l'eau?Quant aux fraises du dessert, les refu-serez-vous en raison du fréquent usage d'excréments humains comme engrais dans la culture des fruits en Afrique?A Rome, faites comme les Canadiens Si, l'an prochain, je succombe à la tentation d'une promenade sur le Nil, ou sur le lac Titicaca.je me ferai un devoir d'enfreindre les conseils de conformisation aux coutumes locales et mettrai les chances de mon côté en prenant des antibiotiques prophylactiques, même si ce n'est pas sans risque: les antibiotiques peuvent en certains cas affecter sérieusement les intestins.Mais les avantages des anti- biotiques l'emportent à mon avis sur les dangers si l'alternative consiste à passer son temps dans les toilettes de pays exotiques.Un comprimé de cent milligrammes par jour de doxycy-cline ( Vibramycine), une tetracycline à effet relativement prolongé, protège de la diarrhée 70 à 95 p.cent des voyageurs.On doit entreprendre le traitement préventif le jour du départ, et n'y renoncer que deux jours après le retour au Canada.La durée du voyage ne doit cependant pas excéder deux semaines.La doxycycline elle-même peut provoquer la diarrhée et doit être absorbée au cours d'un repas, ou immédiatement avant, afin de réduire les risques de nausées.À l'instar des autres tetracyclines, elle peut entraîner des réactions de photosensibilisation et des infections vaginales, ce pourquoi l'usage en est interdit aux femmes enceintes.Le même produit peut tacher les dents qui poussent chez les enfants de moins de huit ans.Un comprimé de trimétho-prime/sulfaméthoxazole (Septra ) deux fois par jour est efficace contre l'infection, mais ce produit peut frapper jusqu'à quatre p.cent des gens d'éruptions cutanées et de névralgies buccales.Ceux qui sont allergiques aux sulfamides peuvent prendre le tri methoprime seul.Au Mexique, on a administré à 120 étudiants 400 milligrammes par jour de norfloxa-cine: seuls sept p.cent de ces élèves souffrirent de diarrhée, contre 67 p.cent des membres du groupe non traité.Le retour du Messie.Quant à la «courante marocaine», vu mon piètre état au retour, je serais malvenu de dicter les mesures à prendre.Mais après en avoir souffert jours et nuits, je me suis juré de ne remettre les pieds en Afrique du Nord qu'après le second avènement du Christ.Le jeu, à mon avis, ne vaut pas la chandelle.Supposons que la gravité d'une déshydratation résultant de la dysenterie entraine une hospitalisation, ou qu'il faille vous ouvrir pour une appendicite aiguë.Des médecins nord-africains m'ont confié que leurs hôpitaux ne pouvaient se permettre des seringues jetables, et je m'interroge sur le danger de réutiliser des seringues dans une région où prolifère le sida.Le confinement a la chaise roulante est pénible dans les meilleures conditions.Mais imaginez les effets d'une attaque de dysenterie si vous êtes immobilisé où que ce soit à l'étranger ou si la douleur survient brusquement en n'importe quel pays dont vous ne parlez pas la langue! Et vous conviendrez avec moi que la simple existence de régions lointaines ne justifie pas vraiment qu'on s'y rende! Un réseau de messageries électroniques très accessible.et gratuit BENOIT CHAPDELAINE ¦ Un réseau de messageries électroniques parallèle à celui d'Alex regroupe des milliers d'usagers à Montréal et 90 p.cent des services sont tout à fait gratuits, contrairement à ceux offerts avec le système de Bell Canada.«La publicité se fait de bouche à oreille», révèle Benoit Dicaire, un jeune consultant informatique qui utilise avidement les services des BBS (Bulletin Board System) une vingtaine d'heures par semaine.Pour accéder à ce réseau de messageries, il suffit de disposer d'un micro-ordinateur et d'un modem permettant de communiquer avec d'autres ordinateurs.Il faut également connaître le numéro de téléphone du modem de l'un des membres du réseau qui offre des services publics.Surtout axé sur les échanges techniques entre informaticiens au début des années 80, ce réseau de messageries est rapidement devenu accessible aux amateurs de hockey et de littérature, de jeux vidéo et bien sûr de conversations erotiques par écran interposé.«Ce sont quand même surtout des gens qui s'y connaissent un peu en informatique, indique Benoit Dicaire.Ils vont exposer par exemple en détails leurs problèmes pour développer un programme.Les gens s'entraident mutuellement.11 y a même des experts d'entreprises américaines comme Microsoft qui répondent et ça coûte moins cher que si on leur parlait au téléphone tout en profitant à tout le monde.» Dans la région téléphonique 514, le réseau donne accès à 233 services contre un peu plus de 400 pour le réseau Alex.Il n'y a pas de code d'entrée secret dans les fichiers et les entreprises dûment inscrites y sont rares sinon inexistantes.Avec un nombre estimé de 400 usagers, l'un des babillards les plus populaires à Montréal se nomme BAS Datarea et est opéré par Michel Lafrance, un informaticien à l'emploi d'Alcan qui transmet des messages électroniques à travers l'Amérique du nord depuis son domicile.«Ce sont surtout des conférences techniques en informatique, dit-il.le les transmets dans le pays dans un délai de 24 heures.|e reçois des comptes de téléphone interurbain de 300$ par mois mais ça ne me dérange pas: ça me donne des trucs pour mon travail!» Messages gratuits «Les gens paient pour échanger des messages sur Alex, lance Benoit Dicaire, alors qu'ils peuvent le faire gratuitement ailleurs! Beaucoup de gens ne connaissent pas l'existence de ces lignes gratuites.» Aux Etats-Unis, explique-t-il, les citoyens ont accès au réseau IBM-Sears.Une publicité roulante alimente sans cesse le bas de l'écran et finance le réseau.«Le réseau Alex, dit Michel Lafrance, c'est une tentative de Bell de s'insérer dans ce qu'on fait!» Environ 70 p.cent du trafic des communications d'Alex touche les services de messageries tarifés généralement 30 cents la minute.Différences majeures toutefois: Benoit Dicaire, un véritable crack en informatique, trouve ridicule que les usagers d'Alex paient pour des services offerts gratuitement sur d'autres babillards électroniques.PHoto paul-henri taibot u mm le réseau d'Alex possède une meilleure qualité graphique et permet à plusieurs personnes de communiquer entre eux au même moment sans enregistrer de messages dans une «boite aux lettres», contrairement à la grande majorité des services offerts sur le réseau parllèle.Les usagers des messageries ne disposent généralement que d'une seule ligne téléphonique et doivent attendre que l'usager précédent raccroche avant de lire ou d'envoyer un message.Certains babillards comme Popnet Montreal disposent toutefois d'une quinzaine de lignes téléphoniques, ce qui en fait un système largement similaire et beaucoup moins coûteux que les messageries d'Alex.Autre différence: les abonnés d'Alex sont généralement tarifés à la minute alors que les usagers du réseau parallèle ont accès gratuit ou doivent payer quelques dollars par mois pour certains services, après avoir donné leur numéro de téléphone personnel.«Le fait de ne pas être pressé par le temps rend les conversations plus intéressantes», soutient Benoit Dicaire.Pas de tête dirigeante Contrairement à la plupart de ceux d'Alex, les babillards parallèles n'ont pas de tète dirigeante.Un des utilisateurs a cependant entrepris de répertorier bénévolement tous les services disponibles.Comme plusieurs tombent après quelques mois, il renouvelle sa liste à toutes les trois semaines.«Il y a un an, dit Steve Monteith, je comptais 117 membres.Il y en Le carnet d'observation Des grues blanches adoptées par des grues du Canada ¦ C'est en faisant appel aux grues du Canada, un grand oiseau gris avec une tache tache rouge sur l'avant de la tète, que l'on tente actuellement d'aider à la survie de la grue blanche d'Amérique, un oiseau dont les effectifs se situent à environ 300 individus dans le monde.Nichant dans parc Wood Buffalo, dans l'Ouest canadien, la grue blanche pond normalement deux oeufs par année.Mais un seul petit survit habituellement.Si bien qu'on a décidé depuis quelques années, explique Michel Gos-selin du département d'ornithologie du Musée national des sciences naturelles, de confier un de ces oeufs aux bons soins d'une colonie de grues du Canada.Les parents adop-tifs s'occupent des nouveaux venus comme s'il s'agissait de leurs propres petits.Toutefois, jusqu'à maintenant, les grues blanches ne se sont pas encore reproduites même si on conserve de l'espoir, ces oiseaux s'accouplant à un âge assez avancé.On craint cependant qu'ils ne puissent reconnaître leur espèce puisque depuis qu'ils sont au monde, ils s'identifient à leurs parents adoptifs.PIERRE G1NGRAS Les animaux Sous le scalpel de Fragonard l'anatomie devint un art IfflMfrll DR FRANÇOIS LUBRINA collaboration spéciale n film bien étrange et fascinant à la fois est présentement à l'affiche des cinémas Odéon.Il glacera d'horreur quelques spectateurs sensible-s.en fascinera d'autres mais ne laissera personne indifférent.Les deux Fragonard a toutefois le mérite de nous faire pénétrer, dans le vif du sujut de ce XVIIIe siècle dit «des lumières», où l'anatomie était à la mode et la dissection des cadavres une curiosité, sinon un plaisir mondain.Chaque prince ou seigneur se piquant un tantinet d'érudition, s'honorait alors de posséder son propre cabinet d'anatomie.Corps de femme Directeur de l'École vétérinaire d'Alfort.sise en banlieue de Paris, l'austère Honore Fragonard se tailla, scalpel à la main, une belle réputation de virtuose de la dissection artistique.Tandis que son cousin germain artiste très connu.|ean-Honoré, d'humeur galante et frivole, se bâtissait, à coup de pinceau lui, une renommée de peintre des boudoirs (et des rondeurs appétissantes); respectant scrupuleusement en cela l'enseignement de Boucher: « D'un corps de femme, on ne doit pas penser qu'il recouvre des os»! L'oeuvre du Fragonard anatomist e, au contraire, n'est faite que de sections et dissections habiles, découpages et taillages savants de muscles et de cadavres àprement négociés de leur vivant et plus souvent de leur mourant.Parfois même déterrés en douce la nuit.Il faut dire que dans les écoles vétérinaires on s'adonnait, en ce temps-là, aux délices fort édifiantes de l'anatomie comparée! Notre artiste du bistouri, notre génie du scalpel, prépara ainsi, avec la minutie d'un horloger visionnaire, des milliers de pieces anatomiques plus terrifiantes les unes que les autres (lamas, chevaux, chiens, .mais aussi et à la chaine.singes, foetus et coi ps humains).Certaines de ses oeuvres, vraiment hallucinantes, sont révélées pour la première fois au grand public dans ce film.Esprit de vin C'est un véritable exploit que des pièces aussi rares soient arrivées, conservées intactes, jusqu'à nos jours.Car les méthodes primitives pour anatomiser les cadavres, jadis, nous étonnent encore.On trempait muscles, tendons, et ligaments de 8 à 15 jours dans de l'esprit de vin.Puis, dans une dissolution d'esprit de vinaigre, dans laquelle on dissolvait une demi-once de sublimé corrosif.Tout le système vasculaire était mis en évidence par injection de colorants qui mettaient en valeur: les artères en rouge, les veines en bleu, les bronches en jaune, les canaux pancréatiques et thoraciques en blanc.Lorsque la preparation était enfin sèche, on enduisait les différents organes d'un vernis blanc.On colorait enfin de carmin les muscles pour leur donner une couleur chair plus ou moins foncée.Les artères étaient teintes de vermillon, les veines de bleu de Prusse.couleurs broyées à l'huile et délayées dans des vernis.On colorait les nerfs au blanc de plomb.De toutes ces pieces anatomiques, la plus célèbre, la plus macabre et fascinante à la fois, demeure sûrement (toujours exposée au Musée anatomique de l'École vétérinaire d'Alfort), le Cavalier de l'Apocalypse.Dans ce montage audacieux, un cheval anatomise est chevauché par un cavalier au regard hallucinant! Selon la légende, ce serait en fait.une cavalière.Sa propre fiancée, morte, puis déterrée de nuit par notre anato-miste amoureux qui voulait sauver son corps des vermines et de la putréfaction ! Science fondamentale, l'anatomie était d'ailleurs, en cette fin du XVIIIe siècle, à cheval entre la médecine, l'art vétérinaire, mais aussi ces arts majeurs que sont la peinture et la sculpture.Des peintres tel David, grand admirateur de l'ana-tomiste Fragonard, n'hésitaient pas, comme Léonard de Vinci l'avait fait lui-même pendant de longues et pénibles heures (l'odeur était pestilentielle), à disséquer méticuleuscment des cadavres pour donner plus de réalisme à leurs propres oeuvres.Toutefois, si pour la dissection des animaux l'approvisionnement en matière première était nullement compliqué, cela se corsait pour les cadavres humains.Souvent dérobés la nuit en catimini dans les cimetières et négociés à gros prix, ce trafic macabre pouvait vous conduire à la potence.Seuls de riches amateurs éclairés, que dénonça L'homme à la mandibule de cheval, un des chefs-d'oeuvre hallucinant de l'anatomiste Honoré Fragonard.d'ailleurs Diderot dans sa grande encyclopédie, s'accaparaient les cadavres disponibles pour leurs cabinets de dissection particuliers, laissant des «miettes» pour l'usage médical.Maladies contagieuses Personnage rustique et besogneux, simple et modeste, fuyant honneurs et superfluité.Honoré Fragonard sort donc aujourd'hui des oubliettes anatomiques grâce à ce film à la fois déroutant et fantastique.Peu recommandé aux âmes sensibles certes, il saura captiver les étudiants en biologie, en médecine vétérinaire, en art, de même que tous les amateurs d'histoire et d'insolite; sans sombrer toutefois dans le grand guignol ni le mauvais goût.Véritable éloge à un génie dont l'activité (la dissection) était, au XVIIIe siècle un métier extrêmement dangereux: les cadavres étaient parfois ceux de personnes mortes de maladies hautement contagieuses.Ce film, quoiqu'un peu romancé, reconstitue parfaitement l'atmosphère d'un siècle où l'art vétérinaire s'affirmait.La leçon d'anatomie n'a cependant pas foncièrement changé aujourd'hui à la Faculté vétérinaire de Saint-Hyacinthe sous la férule de ces grands maîtres dz l'anatomie québécoise que sont les Professeurs Olivier Ga-ron et lean Piérard.Sauf les odeurs, et les rats de la Yamas-ka heureusement! Pour visiter les salles d'anatomie de la Faculté de médecine vétérinaire à Saint-Hyacinthe en semaine et sur rendez-vous, ligne directe de Montréal: 467-7020 ou (514) 773-8521.Le film Les deux Fragonard est à l'affiche dans des cinémas Odéon.a maintenant plus de 230 et ça grimpe toujours.» On retrouve sur ce reseau des experts en piratage de logiciels, qui distribuent Word Perfect et les derniers jeux vidéo moyennant une quarantaine de dollars.On retrouve aussi Sex Forum BBS, Rencontre du village et Info-puq, la banque de données de l'université du Québec! M.Monteith considère que la moyenne d'âge des usagers se situe entre 20 et 25 ans et que la majorité sont des étudiants à l'université.Un peu plus de la moitié est anglophone.Les étudiants de l'université de Montréal qui ont réussi à obtenir un numéro d'accès à l'ordinateur central s'en servent pour développer leurs dossiers et évitent du même coup les salles de micro-ordinateurs toujours bondées sur le campus.A l'École polytechnique, les étudiants se servent massivement du système Comic pour échanger leurs problèmes techniques et se divertir.«On vient de terminer un débat sur l'avortemeni.dit le responsable Patrick Drolel, et on a épuise le lac Meech!» Une trentaine d'appels sont enregistrés chaque jour sur les deux lignes téléphoniques de Comic, qui regroupe quelque 300 usagers.La plupart des usagers étudient en génie informatique ou électrique, d'autres sont à l'emploi d'Alcan ou de Lavalin, selon Patrick Drolet.Les habitués des babillards électroniques reconnaissent que ceux-ci donnent parfois lieu a quelques abus.«Il y a du piratage de logiciels, dit Benoit Dicaire, et il y a aussi des gens qui insultent les autres de façon très vulgaire, l'en voyais cependant plus il y a quelques années.» La chlamydias© La chlamydiose au Ouebcc SUITE A LA PAGE B1 «Si les médecins, opine le docteur Houle, faisaient la recherche du microbe chlamydia a chaque fois que les adolescentes vont passer un examen pour renouveller leurs pilules, on réglerait le problème assez vite!» Pour ce médecin qui voit régulièrement défiler condylomes et chlamydia dans son bureau, le principal problème n'est pas scientifique, il est social: «Tous les jeunes voient en noir ou blanc, dit-il, pour eux il est souvent impossible que telle belle fille ou tel beau gars aient une m.t.s.» Le docteur Houle affirme que la plupart des gens hésitent avant d'informer leur femme ou leur mari qu'ils ont contracté une maladie transmissible sexuellement, ce qui n'aide guère à limiter la propagation.Le ministère de la Santé et des services sociaux étudie présentement son plan d'action contre les maladies transmissibles sexuellement.Le comité responsable a recommandé notamment que les médicaments soient accessibles gratuitement.Recherche de contacts: oui et non Une étude en Beauce a montre que 60 p.cent des partenaires sexuels d'une personne infectée par une m.t.s.ne ressentaient aucun symptôme et ont appris qu'ils étaient infectés seulement lorsqu'on lésa avisé personnellement des risques qu'ils le soient.«Il faut que la recherche des contacts soit volontaire, affirme le docteur lean Robert, directeur du DSC de l'hôpital Saint-Luc.C'est beaucoup plus efficace et on peut toujours aider les patients embarrassés.En rendant obligatoire la recherche de contacts, certains médecins espèrent dissimuler leur propre embarras.» LA PRESSÉ MONTREAL.DIMANCHE 26 NOVEMBRE 1989 B S Germain Tardif 9k AB ! ¦ e Gala des ¦i Grands Prix du tourisme que-^^kV becois 1989 aura BHMflM '
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