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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-11-29, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales Le Monde CELTEX 8000 M MOTOROLA PORTATIF inc.$999 ACTIVATION 984-5292 BUREAU: 663-6421 «rcCSATOM.-PjjjjMMrlWI \u2022 LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 29 NOVEMBRE 1989 Le discours inaugural déçoit les syndicats CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Les leaders syndicaux Gerald Larose (CSN), Diane Lavallée (FIIQ) et Lorraine Page (CEQ) se sont dits profondément déçus du discours du trône, de même que de celui du premier ministre Robert Bourassa, Mme Page soutenant même que ni l'un ni l'autre ne comportait de vision sociale, de vision responsable de la société québécoise, pas plus que de vision d'avenir pour les Québécois.De passage dans la capitale Four réclamer le retrait de application du décret ministériel faisant perdre aux infirmières qui ont fait la grève une année d'ancienneté par journée non tavaillée, dans la foulée de la Loi 160, les trois dirigeants syndicaux ont assisté à l'ouverture de la première session de la 34e législature, après avoir rencontré des députés du Parti québécois, en matinée.«Lorsque le pouvoir est déréglé, il appartient à l'opposition de faire l'impossible pour que l'ordre revienne», d'expliquer Gerald Larose, en faisant allusion aux multiples problèmes et aux coûts supplémentaires que les sanctions de la loi 160 imposent au milieu de là santé.Concernant le discours du trône, le président de la CSN a déclaré que le gouvernement y démontrait qu'il n'avait pas «le gros bout du manche» relativement aux questions importantes.«Après s'être fait passer le libre échange, après s'être fait passer de façon très.régulière la hausse des taux d'intérêt, et le retrait du gou: vernement fédéral de l'assu-ranc'e-chômage, qui produit! d'avantage d'assistés sociaux, voilà qu'on va se faire passer la TPS», dit-il.Ajoutant que ce n'était pas «avec deux coups de gueule» qu'on allait régler les problèmes économiques du Québec, M.Larose trouve scandaleux que l'on veuille développer la machine pour réduire la contribution des employeurs à la Commission de santé et de sécurité au travail (CSST), ce qu'il qualifie de cadeau aux employeurs, alors que les normes québécoises sont en-dessous des normes de l'ensemble des dix provinces, que les indemnités ne sont pas indexées et que 20 000 cas sont toujours devant les tribunaux.M.Larose considère que M.Bourassa ferait bien, avant de se réjouir de l'état des relations de travail au Québec,'d'aller voir dans le secteur privé.«Il constaterait qu'on y gère son personnel avec beaucoup d'attention, plus que dans le passé et avec une certaine gratification qu'on n'a pas dans le secteur public», souligne-t-il.Le président de la CSN est aussi d'avis que le gouvernement devrait d'abord,prendre soin de ce qui existe déjà avant d'injecter ne nouvelles sommes dans les reseaux publics d'éducation et de santé.Les recettes du Québec piquent du nez De son côté.Lorraine Page, présidente de la CEQ, soutient que les sept années de croissance économique invoquées par M.Bourassa su sont traduites par un appauvrissement d'une partie importante de la population, de même que par un désengagement de l'Etat de ses services publics d'éducation et de santé.«On peut s'inquiéter de ce que réserve maintenant la période de ralentissement économique appréhendée», dit-elle.Elle soutient que le gouvernement maintient un discours étroitement économiste, basé sur la diminution du déficit plutôt que sur la relance des services publics plutôt que sur l'engagement de l'État comme moteur économique, comme maitre d'oeuvre du développement de la société québécoise et comme premier partenaire intéressé à la création d'emplois.Mme Page déplore que le gouvernement n'ait d'autre vision d'avenir que de «s'accrocher à l'Accord du lac Meech », dont elle dit que ce n'est pas parce que le Canada anglais n'en veut pas qu'il devient bon pour le Québec.Elle rappelle le désaccord de sa centrale avec cette démarche du gouvernement, soutenant qu'il s'agit d'un mauvais «accord» pour le Québec, parce qu'en-deça des conditions que le Québec a toujours réclamées.S Diane Lavallée, présidents de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).dénonce ce discours en ie qualifiant de très pauvre à l'endroit des affaires.sociales et de la santé.11 lui 4 semblé qu'on a relégué aux oubliettes le dossier-testament de l'ex^-mL* nistre Thérèse Lavoie-Roux, ou le Livre blanc sur.la .régio-.naliitation des services de; san*, té, dont M.Bouçassà^n'a^pas dît un-mot.Mme Lavallée estime qu'un gouvernement responsable aurait dù, dans son discours inaugural, faire une place importante aux salariés dans le monde du travail.Tous ont dénoncé l'invraisemblable charivari/administratif qu'engendre l'application des sanctions de la loi 160.Pour le Conseil du patronat, le contenu du discours inaugural pronconcé hier à l'Assemblée nationale est riche et prometteur.¦ ,*'.*.-'\" *1 Le président du.Conseil du, patronat, Ghislain Dufour, s'est réjoui particulièrement de la yqlonté.exprimée par le premier ministre de ne pas- augmenter le deficit budgétaire du gouvernement et de faire face aux défis cju'il a identifiés par des réallocations de ressources plutôt que par de nouvelles dépense?.\u2022 \u2022\u2022 * \u2022j Le'Conseil du patronat partage- le~ diagnostic prononcé par lé premier ministre au sujet'du ralentissement économique et applaudit la prudence du gouvernement, sa «vision à long terme», qui consiste à se serrer la ceinture maintenant pour éviter d'hypothéquer l'avenir.-T- DENIS LESSARD du bureau de la Presse QUEBEC Les problèmes financiers d'Hydro-Québec commencent à se refléter dans les finances publiques.Dans sa synthèse trimestrielle des opérations financières, pour la période allant jusqu'au 30 septembre dernier, le ministère des Finances a signalé hier une diminution de 100 millions $ des recettes d'Hydro par rapport à ce qui était prévu dans le budget de mai 1989.À quatre postes, les rentrées de fonds de Québec étaient, en septembre dernier, de 221 millionsS inférieures à ce qui était prévu.Seul un supplément inespéré de 104 millionsS tiré des impôts 1988 des contribuables et des compagnies a permis de ramener à 117 millionsS le manque à ga- gner de Quebec, par rapport aux attentes du budget.Fait à signaler, les dernières élections générales auront coûté 43,5 millionsS.Il s'agit essentiellement des remboursements de dépenses des candidats, faites à même le trésor public, et des salaires de l'armée des recenseurs et des scrutateurs.Principale ponction, Hydro-Québec amène 100 millionsS de moins que prévu aux coffres.Le faible niveau des pluies entraînant une diminution des exportations interruptibles vers la Nouvelle-Angleterre et la mise en service d'une centrale au mazout ont réduit la rentabilité des opérations d'Hydro pour le gouvernement.En outre rien n'indique que la situation s'améliorera pour les deux derniers trimestres de 1989, reconnait-t-on aux Finances.Signe certain d'un ralentissement économique, les rentrées de la taxe de vente au détail encaissent un recul de 35 millionsS sur le niveau prévu.Québec doit débourser en outre 50 millionsS de plus qu'il ne l'anticipait pour combler notamment le lourd déficit du Groupe MIL (anciennement Marine industrie ).Une autre réduction de 37 millionsS des recettes \u2014 par rapport aux prévisions \u2014 vient des changements apportés en juin aux droits sur les mines.En revanche, le manque à gagner de 117 millionsS sera compensé par une augmentation équivalente des transferts fédéraux.Ottawa accordera 70 millionsS de plus que prévu au chapitre de la péréquation, une hausse mécanique liée à une augmentation des revenus pro- vinciaux dont tient compte ce programme fédéral.En outre, en raison de l'augmentation des dépenses d'aide sociale, Ottawa injectera 47 millionsS de plus que ne le prévoyait Québec lors du discours du budget, en mat dernier.Québec dépensera 76 millionsS de plus qu'il ne le prévoyait pour l'aide sociale, on avait sous-estime le nombre des bénéficiaires.Québec dépensera aussi 80 millionsS de plus qu'il ne le prévoyait pour le réseau routier et 17 millionsS pour le programme d'assurance stabilisation.Québec prévoyait en mai des revenus autonomes de 24 456 000 000$ et des transferts fédéraux de 6 562 000 000$.Ces prévisions sont rajustées à 24 339 000 000$ et 6 679 000 000$.La réduction de 117 millionsS des recettes est épongée par Ottawa.Trois nouveaux députés du Parti Egalité: PHOTO RfUTER L'anglais s'installe avec le PÉ à l'Assemblée nationale ANDRÉ PÉPIN > du bureau de La Presse ; un échec Meech, Québec réagira DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Le gouvernement du Québec ne pourra pas encaisser sans broncher l'éventuel échec de l'Accord constitutionnel du lac Meech, a prévenu hier le premier ministre Robert Bourassa.À sa première intervention, dès le retour de l'Assemblée nationale hier, M.Bourassa a profité de la tribune offerte pour réfuter l'argumentation des trois provinces \u2014 le Nouveau-Brunwick, le Manitoba et surtout Terre-Neuve \u2014 qui refusent toujours de faire ratifier l'accord par leurs législatures provinciales.«La non-ratification de l'accord constituerait sans le moindre doute une erreur historique aux conséquences imprévisibles», a soutenu M.Bourassa.«Il est clair que le Québec ne pourra accepter avec passivité et indifférence le rejet de sa volonté politique de réintégrer la fédération canadienne avec des demandes particulièrement modérées», a-t-il prévenu.Pour les proches conseillers de M.Bourassa, Québec envisage de faire des gestes au début de 1990 si la tournée du sénateur Lowell Murray auprès des provinces récalcitrantes parait infructueuse.9 On reste muet toutefois sur ce que pourraient être ces initiatives, mais M.Bourassa a longuement insisté hier, sur les pouvoirs que conférait au Québec l'Accord du lac Meech, notamment en matière d'immigration.Au passage, M.Bourassa a répliqué aux arguments du Terre-neuvien Clyde Wells et du Mani-tobain Gary Filmon, qui repoussent l'Accord du lac Meech parce qu'il conférerait trop de pouvoirs au Québec.Pour M.Bourassa il est «ironique» de constater que ces provinces, opposées à la clause sur le caractère distinct du Québec, sans effets sur l'application du reste de la constitution, étaient en faveur de la clause dérogatoire ( nonobstant) qui, elle, permet de suspendre des articles de la Charte canadienne des droits.En outre, ces avocats d'un Canada central fort, qui ne veulent pas qu'on limite le pouvoir fédéral de dépenser sont «paradoxalement», les apôtre d'une réforme du Sénat, susceptible de réduire les pouvoirs du gouvernement fédéral.Finalement, «il est très difficile de suivre» ceux qui refusent que le Québec soit une société distincte, jamais le Québec n'aura été «plus distinct et isolé» que si l'accord échoue, de rappeler M.Bourassa.et QUEBEC .i* \u2022 .',>¦'.¦ tu -it V.* *Y -'¦ ' h* ¦À our l'entrée officielle dès ¦^'quatre députés anglophones .du Parti Egalité; l'anglais a été fréquemment utilisé, hier à l'Assemblée nationale.Depuis l'adoption de la fameuse loi 1.78 sur l'affichage commercial, c'est la première fois hier que plusieurs députés.et dignitaires utilisent l'anglais.Le lieutenant gouverneur Gilles Lamontagne a plusieurs fois utilisé l'anglais dans son discours, de même que le.nouveau président de- rassemblée,' le député Pierre SainfQrfgc, de fa nouvelle circonscription de .Lapinière.Le chef du Parti Egalité, M'.Robert Libman, a -lui-même souhaité la meilleure dés chances à M.Saint-Onge en utilisant l'anglais.Le premier ministfe^Ré^e'r.r Bourassa, toutefois, n'a parlé- que français en livrant son -discours inaugural.Le chef de l'opposition/M.Jacques Parizeau, a cependant rappe-r lé brièvement «la longue histoire du Parlement de Québec», un des plus vieux au monde.Depuis deux cents ans.le problème de;la langue fait l'objet de débats passionnés.Citant Edmund Burk, un grantf pa/Iemenjaire anglais, M.Parizeau a' dit:.«Essayer d'amalgamer deux pekpies ayant des langues, des lois,\"des moeurs différentes, ce serait une pure fol ie ».; tés représentants anglophones ont affirmé, en conférence de presse, qu'ilsn'ont pas l'intention de gêner les travaux parlementaires, mais, unaniment, ils affirment avoir l'intention de s'adresser en anglais aux ministres anglophones, gj MM.Libman, de d'Arcy Mcgee, et Richard Holden, de West-mouht, indiquent.qu'ils entendent profiter, de tout le temps qui leur sera alloué.M.Holden, qui jouera le rôle de leader en Chambre pour sa formation, sans avoir officiellement ce statut, a déjà eu plusieurs entretiens avec le leader du gouvernement, M.Michel * Page, e£ ce'u* de l'opposition, M.Guy Chevrette.'.«Nous avons jusqu'à maintenant une excellente collaboration.Le nouveau président, M-Saint-Onge.a par ailleurs l'intention d'être sévère», a expliqué M.Holden.Rappelant que la période de m questions au gouvernement fédéral permet souvent une quinzaine de questions en 45 minutes, comparativement à trois ou quatre à Québec, le groupe Égalité espère qu'une plus grande vigilance du président permettra aux anglophones de poser des questions complémentaires.M.Holden étudie présentement tout le détail du règlement pour revendiquer les droits de sa formation.Il y a, par exemple, une différence entre groupe parlementaire et parti politique, comme le fait valoir le règlement.M.Holden prévoit une querelle avec le Parti, québécois au moment où le PÉ demandera des bureaux à l'Assemblée nationale, pour ses services de recherches.Il ajoute cependant que les discussions sont «harmonieusesb» avec le leader et le président de l'assemblée pour l'obtention de sommes importantes que le Parti Égalité pourra consacrer à la recherche.On parle de 65 000$ versés annuellement à ce poste.Les députés du groupe anglophone, rappelons-le, jouissent par ailleurs d'une place privilégiée dans les rangs de banquettes puisqu'ils font face au président.De chaque côté d'eux, le premier mi- nistre, le chef de l'opposition et les deux leaders prennent place.L'espace est de plus en plus restreint sur le parquet de l'Assemblée nationale, la réforme électorale définissant de nouvelles circonscriptions tous les quatre ans.Sauver le Canada Le groupe des quatre députés entend intervenir fréquemment pour promouvoir l'entente constitutionnelle du lac Meech.Le chef Libman entend d'ailleurs insister auprès du premier ministre pour qu'il accepte de négocier avec les autres provinces.On sait qu'au coeur de cette entente, il y a la reconnaissance par le Canada du Québec, société distincte.Les premières questions que poseront les députés anglophones doivent d'ailleurs porter sur cette entente et la question linguistique.M.Libman réagira officiellement demain au discours inaugural d'hier.Demain, une motion sera déposée par le PQ pour que soit reconnue une journée des patriotes.Le député Gordon Atkinson, de N.-D.-G.interviendra à ce sujet pour souligner la participation des anglophones à cette période difficile du siècle dernier.Un discours qui trahit un problème de crédibilité \u2014 Jacques Parizeau CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Le discours inaugural de la première session de la 34e législature trahit un sérieux problème de crédibilité pour le gouvernement Bourassa, estime le chef de l'opposition, Jacques Parizeau, qui réintégrait le Salon de la race après une absence d'exactement cinq ans: Le président du Parti québécois, qui s'exprimera plus longuement aujourd'hui, lors de son discours devant l'Assemblée nationale, s'est dit étonné du contenu du discours du trône, qu'il a comparé à une liste des domaines où le gouvernement est accusé depuis un an et demi de ne rien faire, mais relativement auxquels il promet de bouger sans préciser en quoi, ni comment.I «l'ai compté près d'une quarantaine de champs d'action où lé gouvernement promet qu'il fera quelque chose, sans rien de plus»; de souligner M.Parizeau, ajoutant que ce discours était en quelque sorte un décalque du discours inaugural de mars 1988.Le chef péquistc déplore l'absence d'indications précises, autres que « des voeux » dans des domaines pourtant aussi sérieux que la formation professionnelle, au sujet de laquelle il n'est question d'aucun projet.M.Parizeau déplore les mêmes imprécisions dans les domaines de la recherche et du développement, ainsi que dans le secteur des pêcheries, dont M.Bourassa a dit que les problèmes étaient graves., Le chef de l'opposition s'est montré surpris que ni le discours î du Lieutenant-gouverneur ni celui du premier ministre n'aient fait allusion aux problèmes sérieux que certains dossiers provoqueront avec le gouvernement fédéral, en raison de ce qu'il a appelé l'incompatibilité des politiques.Il faisait particulièrement allusion à la formation professionnelle et aux derniers développements de la Caisse d'assurance chômage.M.Parizeau juge dépassé les propos de M.Bourassa sur l'Accord du lac Meech, en raison notamment de l'évolution de la nature du débat au Canada anglais depuis un an et demi.Pour M.Parizeau, qui réserve l'essentiel de ses commentaire pour aujourd'hui, ce retour à l'Assemblée nationale était un événement qui le rendait plutôt heureux.Constamment souriant, il évo- luait à l'aise comme s'il était chez lui, prenant même à contre-pied son vis-à-vis Robert Bourassa moins de cinq minutes après l'ouverture, en insistant pour remercier l'ex-président de l'Assemblée nationale, Pierre Lorrain, au nom de tous les membres de la Chambre.Ce qui a placé le premier ministre dans une certaine gène, lui qui avait négligé de le faire lors de sa présentation du nouveau président, Jean-Pierre Saintonge, député de Lapinière, qui a été élu à l'unanimité.Avant que le secrétaire gêner il n'ouvre l'assemblée, M.Parizeau est apparu dans le Salon bleu, s'empressant de serrer des mains de ministre: Gérald Tremblay.André Bourbeau, Claude Ryan.puis Robert Bourassa, qui lui a souhaité officiellement la bienvenue, espérant que sa présence contribuerait à « rehausser la qualité des débats».\\ LA PRESSÉ, MONTREAL, MERCREDI 29 NOVEMBRE 1989 La Presi Éditorial Paul Desirwats president du conseil d administration Roger 0.Landry president et éditeur Claude Maison éditeur Miomt Marcel Oesterdms airKteur de i mformiticn Alain DuCuc «v j sr» en c*' Michael Wilson doit mettre de l'eau dans son vin Le Canada n'est pas une dictature.Ce n'est pas non plus un laboratoire pour apprentis sorciers fiscalistes.Et si la démocratie y existe, autrement qu'au jour des elections, le premier ministre Mulroney et son ministre des Finances devront tenir compte des propositions du comité parlementaire des Finances pour améliorer le projet de taxe sur les produits et services.Le comité, présidé par M.Donald Blenkarn, propose entre autres que le taux de la TPS passe de neuf à sept pour cent, mais que la perte de revenus fiscaux soit compensée par l'imposition de la taxe, à un taux de cinq pour cent, sur toutes les transactions immobilières.Cette proposition est le fait des députés conservateurs, majoritaires au comité.Jusqu'ici, on ne sait comment réagira M.Wilson à ces suggestions, dont on connaissait la teneur depuis quelques semaines.Le ministre répète inlassablement que son projet était équilibre ou encore qu'il aimerait bien proposer un taux plus bas, mais qu'il faudrait qu'on lui montre une façon d'y arriver tout en respectant les objectifs qu'il s'était fixés.Ces banalités peuvent indifféremment être interprétées comme des signes .d'ouverture ou d'intransigeance.Ce désaccord entre membres du même parti illustre fort bien le principal point faible du ministre des Finances Michael ; Wilson: ce n'est pas un homme politique.Le ministre est certes intelligent et compétent, mais, tout au cours de la saga de la TPS, il a abordé la question en technicien, incapable de tenir compte des réactions humaines et des comportements humains.Même en fiscalité et en économie, cette insensibilité peut mener à de graves erreurs.Les premières sont de nature politique.Un gouvernement doit pouvoir compter sur un consensus minimal pour diriger un pays, encore plus s'il veut imposer des changements.Les conservateurs n'ont pas cet appui dans le cas de la TPS, assez pour perdre leurs prochaines élections.M.Blenkarn et son comité ont rencontre des centaines de personnes, presque partout au Canada.Sa proposition n'est pas une simple manoeuvre; c'est le résultat d'un compromis entre les objectifs du ministre des Finances et le seuil de tolérance des Canadiens, qui propose ce qui est acceptable, ce qui peut passer.M.Wilson, qui n'est pas le champion du tact politique \u2014 qu'on pensé à la désindexation des pensions \u2014 devrait se fier a des gens plus compétents que lui en ce domaine.Il doit le faire avec d'autant plus d'empressement que, sur le plan fiscal, le gouvernement conservateur n'est pas crédible.Après une série de promesses de baisses d'impôt non tenues, de mauvaises surprises au lendemain des élections, le gouvernement ne peut compter sur un appui aveugle de contribuables échaudés.L'autre facteur humain avec lequel M.Wilson a bien du mal a des incidences économiques.Comment les travailleurs et les consommateurs réagiront-ils à une taxe qui fait grimper les prix?M.Wilson et ses conseillers comptent sur la raison, sur le comportement raisonnable des gens.La plupart des autres spécialistes craignent beaucoup que la hausse des prix entraine des demandes salariales plus élevées qui seront alors le point de départ d'une spirale inflationniste.Le choix d'une taxe élevée peut alors être important, en termes d'inflation et de chômage.Ces mêmes spécialistes conviendront qu'avec une taxe de sept pour cent, le choc de départ sera moindre et que les risques d'un dérapage seront beaucoup réduits.Sur le plan économique, la proposition du comité Blenkarn a de très nombreux mérites.Évidemment, le ministre estime que son projet est préférable et souhaite qu'il reste intact.Mais le ministère des Finances n'a pas le monopole de la vérité, comme on a pu le voir avec les nombreuses gaffes des dix dernières années.Ce n'est pas pour rien qu'il existe des mécanismes qui font appel au débat démocratique, comme les livres blancs ou les travaux d'un comité parlementaire.M.Wilson doit donc faire preuve d'humilité, chose difficile pour un ministre des Finances.Il doit apprendre à écouter, mettre de l'eau dans son vin et abandonner son idée d'une taxe de neuf pour cent.Mamoimue Une FTQ plus flexible?Le Québec de 1989 n'est plus celui de 1964.On comprend donc mal qu'un organisme comme la Fédération-des travailleurs du Québec ( FTQ ), qui sent le besoin de tenir un congrès d'une semaine sur le thème du changement pour faire face aux nouveaux défis, s'apprête à reporter à sa tète un président élu pour la premiere fois en 1964, un secrétaire general inamovible depuis 20 ans et une poignée de vice-présidents, des hommes pour la plupart, dont la quasi-totalité sont en selle depuis 10 ans et plus.Aucun doute que, jusqu'ici, la FTQ a su apprivoiser le changement.Jadis «centrale d'ouvriers», comme on disait, elle recrute maintenant plus du tiers de ses membres dans le _ secteur public et leur nombre ne cesse de s'ac-.croître.Quant aux cols blancs, aux employés de commerce et ceux du secteur tertiaire, ils sont en voie de déloger les employés d'usine', des mines ou de la construction comme élément numérique le i plus important.De plus, si peu d'entre elles occupent des postes de direction, les femmes sont de plus en plus nombreuses et de .plus en plus actives au sein de la centrale.Salie lors de la Commission Cliche, la FTQ s'est relevée de façon \" spectaculaire avec sensiblement les mêmes personnes.SI elle a ; chassé un «Dédé» Desjardins, si un penseur respecté comme Jean Gerin-Lajoie s'est retiré, les Louis Laberge et Fernand Daoust de '1964 sont toujours là et ont permis le virage qui fait de la centrale un partenaire que redoutent et respectent la plupart des porte-parole du patronat québécois.Cette année, en plus de revenir sur les themes traditionnels de tout congrès syndical, la centrale a introduit dans son discours un i,-mo.tnouveau: flexibilité.5 .Après avoir lancé il y a quelques années le célèbre: «pour nous le \"^rhbtprofit n'est pas tabou!», voilà que la FTQ déclare que la flexibilité n'est pas mauvaise en soi si elle est négociée.Ce qui veut dire que pour assurer une meilleure stabilité économique aux entreprises et, ainsi, s'assurer a eux-mêmes une meilleure sécurité .d'emploi et une rémunération plus généreuse, les travailleurs sont maintenant prêts a adapter leurs horaires de travail, a accepter la nouvelle technologie, a changer leurs habitudes.Bref, maigre ses leaders vieillissants, la FTQ a beaucoup accompli, souvent plus que la CSN plus intransigeante.Mais elle aurait tort de penser qu'une bonne injection de sang jeune ne lui ferait aucun bien.Pierre VBNNAT Grandeur et misère de Rajiv Gandhi Rajiv Gandhi, Premier ministre de l'Inde, aura ete au centre des débats qui ont precede 'a consultation électorale qui laisse aujourd'hui l'Inde sans gouvernement ou avec un gouvernement vacillant dans la meilleure des hypothèses.Le Congrès, le parti de Gandhi, n'a pas recueilli le nombre de voix qui aurait pu lui assurer une majorité suffisante pour gouverner le pays.De son côte, l'opposition éprouve tant de mal a trouver un minimum de cohésion qu'il parait impossible qu'elle puisse former le prochain gouvernement.Le seul recours est l'arbitrage populaire, c'est-à-dire de nouvelles elections.Celles qui viennent de se dérouler, avec les résultats à peu près nuls qu'on sait, ont été animées, s'il faut en juger par le nombre de morts qu'elles laissent.Il y eut 150 personnes tuées.Il faut tenir compte de l'ordre de grandeur des masses en présence.Le nombre des électeurs inscrits s'élevait à 500 millions.Le brassage des idées et l'affrontement des passions religieuses et communautaires au sein de masses aussi considerables explique les bavures.Vous voyez bien, disent les Indiens, que nous sommes une démocratie, une vraie démocratie! L'Inde est une vraie démocratie.Mais, contrairement aux idées reçues, il n'est pas certain que le temperament de l'Indien soit aussi pacifique que ne le pensent de doux poètes.Quel avenir reste a Rajiv Gandhi?La rumeur courait hier à New Delhi qu'il allait donner sa démission.Voilà un personnage qui aura parcouru, depuis 1984, des étapes bien inégales.Il avait succédé a sa mere, Indira Gandhi, assassinée par des fanatiques, mais il n'était pas le dauphin.Indira Gandhi lui préférait son frère, mieux préparé a la succession, mais disparu prématurément.Dans une première étape de son gouvernement, Rajiv Gandhi surprit et ravit tout le monde.Il fit une très grande et très favorable impression à l'étranger.Ce par quoi Gandhi plaisait a l'étranger était précisément ce qui le rendait impopulaire auprès des siens.On l'a accuse de toutes les erreurs et de toutes les fautes: il était devenu «étranger» à son peuple; il laissait proliférer la corruption autour de lui; d'aucuns l'ont même accusé de s'être personnellement enrichi illicitement; d'autres lui ont reproché de n'avoir pas, malgré ses promesses, apaise durablement les séparatistes du Punjab.Chassé en 1977, le parti du Congrès avait repris le pouvoir en 1980.S'il n'arrive pas à former le prochain gouvernement, il est douteux que Gandhi trouve les moyens et même la volonté de renouveler l'exploit.Guy CORMIER I We Goîiïâi) TofàWfiltt, / l\u20147 item! / DROITS RESERVES La boîte aux lettres La Presse et la loi 160 Monsieur Pierre Vennat.éditorialiste ¦ Votre éditorial du 16 novembre goûtait le réchauffé.En effet, depuis plusieurs années, il n'y a de cesse d'entendre publiquement des éditorialistes, politiciens, associations patronales revendiquer le «droit à la répression» contre les salariés syndiqués du secteur public.Vos propos ne surprendront donc personne.Moi, ce qui me surprend cependant dans tout cela, ce sont les contradictions que je relève dans les médias d'ici.D'une part, on encense l'apparente arrivée de réformes démocratiques dans les pays de l'Europe de l'Est; d'autre part, on louange ici un gouvernement qui adopte la loi la plus antidémocratique (la loi 160) et sa façon totalitaire d'imposer son cadre de négociations.La récente visite de M.Lech Walesa en terre canadienne offre aux médias l'occasion de saluer la combativité et le courage d'un «syndicat libre» (cf.l'éditorial de votre confrère Frédéric Wagnière.le 15 novembre).Cela me rappelle qu'au début des années 80.l'ensemble des politiciens et éditorialistes du monde occidental, vous y compris, encourageaient Solidarinosc à défier les lois polonaises.Les gens d'ici investissaient beaucoup d'espoir autour de luttes ouvrières illégales et clandestines.de là-bas! Deux poids, deux mesures! (.) Nous ne sommes pas à Berlin-Est et pourtant j'identifie ici, symboliquement, un «mur de honte».portant le nom de La Presse.Car on permet dans ce plus important quotidien francophone d'Amériaue un éditorial qui vante publique- ment les mérites de la répression, les mérites d'une loi qui va carrément contre les principes mêmes de notre démocratie.le vous mets au défi de me publier intégralement.si liberté de pensée est encore vivante dans notre démocratie.Jean-Pierre DROUIN Montréal NDLR \u2014 Pour donner la chance à d'autres de s'exprimer aussi, nous avons pris la liberté d'abréger votre lettre quelque peu.Le démocrate que vous êtes ne nous en voudra pas?À tous les employes du Centre de Réadaptation Lucie-Bruneau, de la part de la direction ¦ Le conseil d'administration juge abusive et disproportionnée la loi 160 dans notre établissement.Mais nous devons l'appliquer.Nous n'avons d'autre choix que de vivre avec ses conséquences.Dans notre établissement, nous reconnaissons que durant les jours de grève nous n'avons pas manqué de services et nous pouvons apprécier la qualité rendue.Chez nous, malgré la grève illégale, vous avez fait un geste plus symbolique et vous payez chèrement celui-ci.Quand vous décidez de faire des moyens de pression, de grâce, faites-le au bon endroit et sachez que nous sommes contraints a poser des gestes contre notre gré.Nous avons toujours respecté notre personnel et nous entendons ne pas le bafouer.Nous étudions actuellement ce que nous pouvons faire pour nous sortir de cette situation très inconfortable autant pour vous que pour nous.Nous comprenons votre écoeurement.mais pourquoi saboter l'esprit d?famille qui nous animait.Jacques-Gilles LABERGE directeur général Danielle Lorain Pas assez sexy?¦ je n'ai pas vu le spectacle de Danielle Lorain, mais j'ai lu la critique de Denis Lavoie (La Presse, 1411/89).Ça m'a fait réaliser combien les femmes ont encore beaucoup de chemin à faire pour combattre les stéréotypes sexuels.En effet, Denis Lavoie disait de Danielle Lorain: «Il manque le côté sexy d'une Mitsou.» je n'ai rien contre Mitsou, mais j'avoue être souvent dégoûtée de l'attitude des hommes qui, lors d'entrevues à la télévision, n'en ont apparemment que pour son c.le ne suis pas une féministe radicale, mais il y a de quoi le devenir lorsqu'on lit de tels propos.Est-ce qu'on reproche aux hommes de ne pas être assez sexy?Ce ne sont pas toutes les femmes qui ont le genre «sexy» de Mitsou, et heureusement.Beaucoup ont préféré se faire connaître par leurs idées plutôt que par le dévoilement de certaines parties de leur corps.Alors, Danielle Lorain, si vous désirez de bonnes critiques pour votre prochain spectacle, un conseil de M.Lavoie: jupe courte ou chemisier suggestif, l'ai cru comprendre que vous n'étiez pas assez sexy.Francine YELLE Montréal L'immigration, quel gâchis ! ¦ Je veux féliciter M.Guy Cormier pour son éditorial du 12 novembre ( Voile islamique: double controverse sur l'école), dans lequel il a parfaitement posé le paradoxe invraisemblable de notre politique québécoise de l'immigration.Les choses sont devenues folles à ce point que le Québec fait aujourd'hui ce qu'il accusait autrefois Ottawa de faire, c'est-à-dire tenter de noyer les Canadiens français sous le flot d'une immigration étrangère et indifférente à notre avenir.11 existait déjà au Québec-deux communautés ethniques en conflit ouvert depuis deux cents ans: Anglais et Français.«C'est amusant ça», ont semblé se dire les gouvernements péquiste et libéral : ajoutons 40 ethnies de plus qui feront souche et entreront dans le bal! Et d'ouvrir les portes sans discernement! Oui, quel gâchis! Si on avait voulu discréditer, tuer, la grande et belle idée de l'ouverture du Québec aux autres cultures et aux riches apports étrangers, on ne s'y serait pas pris autrement.Nous sommes en train de devenir hostiles à l'immigration parce que nous nous sentons débordés, complètement dépassés par l'impossible défi qu'elle nous pose.Le ministère de l'Immigration sabote ce que le ministère de l'Éducation, avec la loi 101, essaie de faire.Laurent DUMAS Longueuil LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 29 NOVEMBRE 1989 B3 Bourassa à l'Assemblée nationale: rendre le Québec plus concurrentiel Voici de larges extraits de l'allocution prononcée par le premier ministre Robert Bourassa.hier, à l'Assemblée nationale, à l'occasion de l'inauguration de la première session de la 34* législature.Tous ces défis sérieux auxquels nous devons faiie face contraignent le Québec à une mobilisation autour d'un grand objectif d'avenir.Cet objectif, aux yeux de mon gouvernement consiste à accroître la force concurrentielle du Québec.II est évident que nous devrons continuer de gérer rigoureusement nos finances publiques, continuer d'améliorer nos relations de travail, afin de consolider la viabilité de notre climat social, pouvoir compter sur une fonction publique encore plus productive, c'est-à-dire capable de rendre des services accrus à moindres coûts, consolider la compétitivité de notre fiscalité, notamment, par des sources de financement qui ne compromettent pas la force concurrentielle de notre économie, continuer à privilégier une approche pragmatique du rôle de l'État et non pas une approche étroitement idéologique et pouvoir compter aussi sur l'apport de capitaux internationaux.Le gouvernement du Québec, depuis quelques années, a réussi à attirer d'importants capitaux internationaux et nous savons tous qu'il est préférable d'importer des capitaux que d'exporter des travailleurs.Ces capitaux in-ternationa ix apportent également des retombées fiscales au gouvernement du Québec par la création d'emplois qui s'ensuit.Ces capitaux internationaux favorisent également les entreprises du Québec avec toutes ses filiales, toutes les entreprises associées à ces grandes entreprises .qui investissent au Québec.On pourrait donner des exemples d'investisseurs japonais, allemands ou autrichiens qui sont intéressés au Québec depuis quelques mois et qui constituent un réseau d'entreprises et de filiales qui peuvent favoriser les entreprises québécoises.Donc, un Québec plus concurrentiel.Voilà un grand défi de socié: j à l'heure du libre échange, à l'heure du marché unique européen en 1993, à l'heure du bloc de l'Asie, la seule voie réaliste, c'est d'être productif pour augmenter la croissance économique.Le Québec a démontré qu'il avait tous ces atouts pour être productif.Et c'est dans ce contexte qu'il doit renforcer son économie.Il ne în'apparait cer- tes pas opportun de montrer qu'il avait tous ces atouts pour être productif et c'est dans ce contexte qu'il doit renforcer son économie.Il ne m'apparait certes pas opportun de privilégier, dans un tel cadre, les solutions comme l'augmentation du déficit.C'est une solution purement à court terme.Emplois et exportations Donc, les objectifs sont simples.Si nous voulons créer des emplois, il nous faut exporter.Si nous voulons exporter, il nous faut être productif.Si nous voulons être productif, il nous faut une fiscalité responsable et compétitive, autrement c'est l'impasse et le recul.Nous sommes d'avis que le véritable défi que doit relever un gouvernement consiste à respecter son objectif de déficit et de dépenses, mais à un niveau qui maximise la croissance économique, particulièrement dans les régions les plus défavorisées.Ce défi consiste aussi à répondre aux besoins de la population tout en respectant la capacité de payer des contribuables québécois.Une gestion rigoureuse des dépenses gouvernementales s'impose donc pour offrir des services de qualité qui sont produits de la façon la plus efficace possible.Afin de limiter la croissance globale des dépenses, le gouvernement se doit de répondre aux nouveaux besoins en procédant d'abord par voie de réallocation des ressources existantes.En procédant de la sorte, le gouvernement évite un empilage improductif des programmes.Dans le budget de 1989-1990, par exemple, les activités prioritaires mises en oeuvre par mon gouvernement depuis 1986-1987, représentent près de 2 200 000 000 $.Une hausse du déficit est synonyme d'accroissement de l'endettement et donc d'augmentation du coût du service de la dette.Dans les faits, le gouvernement devient plus vulnérable à une récession, à une hausse des taux d'intérêt, à un resserrement des marchés financiers et voit sa marge réduite à moyen et à long terme.Il ne faut pas oublier que de 1976 à I986, le coût du service de la dette est passé de quelque 500 000 000$à 3400000000$.soit de 5.2% à 14% des revenus budgétaires.Au cours de la même période, le pourcentage de la dette par rapport au produit intérieur brut est passé de 13% à 29%.À la suite de l'importante réduction du déficit que nous avons opérée au cours des dernières années, cette proportion a commencé à diminuer.Donc, outre l'exemple du passé récent, celui du gouvernement du Canada est tout aussi révélateur et doit nous inciter à la plus grande vigilance dans l'augmentation du déficit.En effet, le gouvernement fédéral, contrairement au Québec, n'a pas encore réussi a enrayer la progression de sa dette, cette dernière étant susceptible de représenter 35% du produit intérieur brut en 1989-1990.C'est pourquoi le coût de son service de la dette continue d'augmenter en proportion de ses revenus.le crois que la démonstration est claire.M.le Président.Recourir à l'augmentation du déficit pour faire face au ralentissement économique, c'est hypothéquer l'avenir de la jeunesse québécoise, c'est décréter des impôts pour l'avenir aux jeunes qui devront assumer ces impôts.Parce que nous croyons aux vertus du pragmatisme, nous sommes bien conscients que les recettes miracle n'existent pas pour faire face au ralentissement de l'économie.Équilibre financier Essentiellement, mon gouvernement continuera à privilégier l'approche dont j'ai parlé il y a quelques minutes et qui consiste à ne pas compromettre nos équilibres financiers.Nous déploierons principalement nos efforts vers une gestion rigoureuse et efficace des finances publiques, un ciblage de nos priorités d'intervention ainsi que des sources de financement qui ne mettent pas en danger la force concurrentielle de notre économie.Pour ce faire, mon gouvernement va privilégier, notamment, une augmentation des investissements publics aussi importants que ceux d'Hydro-Québec.de Soli-gaz ou des alumineries.De plus, nous procéderons vraisemblablement à accélérer certains investissements publics dans les secteurs de la santé et des services sociaux, l'éducation, l'environnement et les affaires culturelles.Comme vous pouvez le constater, nous sommes prêts à assurer le maintien du dynamisme économique du Québec.Ce dynamisme économique étant également subordonné à la question constitutionnelle, M.le Président, je crois que la ratification de l'accord.Ce dynamisme économique, étant également subordonné à la question constitutionnelle, M.le Président, je crois que la ratification de l'accord du lac Meech aura une influence positive sur le développement économique du Canada, notamment en nous permettant de concentrer nos énergies sur les éléments essentiels à ce développement.Il convient d'ailleurs, à ce stade-ci.de rappeler l'origine de l'accord du lac Meech.Essentiellement, cet accord a pour but de réparer des erreurs historiques: la première, commise en 1981, alors que le droit de veto du Québec sur la réforme des institutions fédérales, notamment le Sénat et la Cour suprême, avait été maladroitement abandonné; dans ce cas, cette réparation consiste dans la récupération de ce droit de veto qui avait été abandonné; la seconde, commise en 1982.alors que la constitution canadienne a été rapatriée unilatéralement sans l'accord du Québec.À cet égard, il convient de rappeler que cette démarche a été condamnée par tous les partis à l'Assemblée nationale, y compris les partis fédéralistes.Compte tenu du contexte démographique qui prévaut présentement au Québec et compte tenu des difficultés que représente l'intégration des immigrants à la société québécoise, la ratification de l'accord du lac Meech revêt également une grande importance parce qu'il permet, en matière d'immigration, de sécuriser les pouvoirs que le Québec détient en vertu de l'entente Cullen-Couture.Il ne sera plus possible, si l'accord du lac Meech est ratifié, de remettre en question ces accords dépendant de la volonté d'un gouvernement.Il y aura donc une sécurité absolue pour l'avenir de la francophonie québécoise.Toujours dans le même contexte, cet accord est également important parce qu'il confère au Québec des pouvoirs additionnels qui permettent un contrôle et une planification de l'immigration compatibles avec ses besoins.Lac Meech Quand on examine de près l'évolution de ce dossier, on est inévitablement frappé par la logique pour le moins imparfaite de quelques-uns des opposants de l'accord.En premier lieu, il est ironique de constater que certaines personnes qui ont proposé ou accepté l'inclusion de la clause «nonobstant» dans la constitution qui, rappelons-le, est un moyen de suspendre l'article 2 de la charte qui a trait à la liberté d'expression, s'opposent à la clause de la société distincte qui est une clause d'interprétation qui ne permet pas de suspendre un des articles de la charte.En second lieu, il est encore plus singulier de constater le paradoxe de la position de ceux qui s'opposent, au nom de la nécessité d'un gouvernement central fort, à l'article sur le pouvoir de dépenser de l'accord et qui, en même temps réclament une réforme du Sénat qui, elle, risque de se faire au détriment du gouvernement central.En troisième lieu, il est fort difficile de suivre ceux qui s'opposent à la reconnaissance du caractère distinct du Québec, alors qu'en cas de non ratification de l'accord, le Québec sera, dans les circonstances, sur le plan politique, plus distinct et isolé du reste du Canada.De plus, il convient de souligner que la population québécoise sera moins portée à appuyer des ententes ou des mesures favorisant la solidarité canadienne, alors que des revendications légitimes du Québec auraient été refusées.Pourquoi le Québec tient-il tant à cet accord du lac Meech ?D'abord parce qu'il modernise le fédéralisme canadien, c'est-à-dire qu'il l'adapte à la réalité contemporaine du pays, ensuite, parce Su'il permet la réintégration du luebec ainsi que la poursuite de la réforme constitutionnelle, finalement, parce qu'il respecte intégralement la déclaration.(?), laquelle disait qu'avant d'aborder d'autres questions ayant trait à une éventuelle réforme constitutionnelle on devait régler la question du Québec.Dans les faits, l'accord du lac Meech constitue sans aucun doute la plus importante entente de l'histoire constitutionnelle de notre pays.Or, il a fallu 120 années pour arriver à cette entente.On peut dès lors s'interroger sérieusement sur le temps qu'il sera nécessaire pour en conclure une autre si cette première devait échouer.Quant à la reconnaissance du caractère distinct du Québec, il convient de rappeler qu'elle ne fait que traduire la réalité déjà consacrée par la loi constitutionnelle actuelle, notamment aux articles 92,93,94, et qu'elle n'est nullement la recherche d'un privilège.La non ratification de l'accord du lac Meech la recherche d'un privilège.La non-ratification de l'accord du lac Meech constituerait, sans le moindre doute, une erreur historique aux conséquences imprévisibles.Il est cependant clair que le Québec ne pourra pas accepter, avec passivité et indifférence, le rejet de sa volonté politique de réintégrer la fédération canadienne avec des demandes particulièrement modérées.Evidemment, ces questions ne doivent pas nous faire oublier la qualité de vie des Québécois.Elle réside aussi dans une justice sociale de mieux en mieux assurée.Il a été fait référence à la Volonté très ferme du gouvernement de combattre entre autres les déséquilibres régionaux, la pauvreté et l'incapacité pour un trop grand nombre de citoyens de lire et d'écrire.Cette volonté est d'autant plus ferme que-je ne puis accepter, comme premier ministre, que des gens soient présentement privés de toit et de nourriture ou que d'autres ne puissent avoir accès à l'appareil judiciaire pour revendiquer leurs droits, tout comme je ne puis accepter qu'un nombre grandissant de jeunes consomment des drogues de plus en plus nocives et qu'ils se marginalisent encore davantage.Les multiples conséquences de la consommation et du trafic de drogues de même que les coûts considérables qu'ils engendrent pour la société nous obligent à mettre er place les ressources et les structures nécessaires pour empêcher la détérioration de notre tissu social.La justice sociale est donc un défi de société, qui consiste aussi à éliminer les fléaux'qui compromettent à la fois notre qualité de vie collective, et l'avenir personnel des plus démunis de notre société.Beaucoup plus qu'un défi de société, elle est donc, en pareille circonstance, un devoir de solidarité que mon gouvernement entend bien remplir.En terminant, M.le Président, je ne puis m'empécher de constater, avec beaucoup de satisfaction, le rayonnement sans cesse grandissant des valeurs fondamentales que constituent l'égalité et la liberté des citoyens, ces pierres d'assise de la démocratie, je pense, notamment, aux citoyens de l'Europe de l'Est qui vivent présentement une période cruciale de leur histoire.Cet exemple remarquable, M.le Président, met de nouveau en évidence l'importance de la démocratie comme fondement de notre civilisation.Or.cette valeur que nous prenons pour iàc-quise depuis fort longtemps, des citoyens commencent à peine à la retrouver.C'est la raison pour laquelle il me semble opportun, en ce début de session, de rappeler la chance que nous avons, a titre de parlementaires et de citoyens, de pouvoir compter sur la présence de cette institution qui est le symbole même de cette démocratie que nous chérissons tous.Opinions Nouveau départ pour l'Agence de coopération culturelle et technique À l'occasion de la réunion des instances de l'Agence de coopération ces jours prochains, Jean-Marc Léger, qui en fut le secrétaire exécutif puis le premier secrétaire général, souligne l'évolution récente et les perspectives de l'Organisation.JEAN-MARC LEGER Six mois après le «Sommet» de Dakar et à quelques mois de son vingtième anniversaire, l'Agence de coopération culturelle et technique réunit ses instances à Québec et à Ottawa.' Déjà, en octobre de 1971, la Conférence générale y tenait sa deuxième session : le Québec avait alors été admis en qualité de gouvernement participant, premier membre à bénéficier de ce statut singulier (au reste taillé d'abord sur mesure pour lui).Entre les deux événements, il , y a beaucoup plus que le passage de dix-huit années.Qu'il s'agisse de la conjoncture internationale, de la situation de la francophonie et de celle de chacune de ses composantes ou de l'évolution de l'Agence elle-même, c'est peu de dire que le paysage a été profondément modifié, il s'est transformé.Pour nous en tenir à la seule évolution de l'ensemble francophone, il est évident que l'apparition des «Sommets», longtemps attendus, aura marqué plus qu'un tournant, une novation, et annoncé une nouvelle donne.C'est en quelque sorte le troisième âge de la francophonie, après celui ouvert au début des années soixante par les O.N.G.(organisations non gouvernementales) et celui qu'avait inauguré la création de l'Agence, en mars 1970.Chacune de ces étapes aurait été, sinon impossible, du moins beaucoup plus difficile, sans la précédente et assurément moins féconde.Par leur retentissement et par l'autorité qui s'attache à leurs déclarations et à leurs décisions, les réunions des chefs d'État et de gouvernement des pays de langue française sont devenus naturellement pour l'opinion publique l'incarnation par excellence de la «francophonie», au point de rejeter quelque peu dans l'ombre les autres acteurs et notamment l'institution essentielle qu'est l'Agence de coopération.Aussi, ne saurait-on assez souligner l'importance de la résolution prise à Dakar en mai dernier, consacrant le rôle central de l'Agence comme instrument principal d'exécution des décisions des «Sommets».Pareille mesure était nécessaire autant qu'heureuse, car même s'ils représentent la plus haute expression politique de l'ensemble francophone et lui ont imprimé un nouvel élan, les «Sommets» n'ont pas d'existence propre sur le plan juridique et ne constituent pas une institution.Il devenait dès lors indispensable d'assurer l'articulation entre l'Agence de coopération, seule organisation intergouvernementale des pays francophones, créée par une convention internationale, et les conférences des chefs d'État et de gouvernement, bien que celles-ci et celle-là ne réunissent pas exactement les mêmes membres.Les dispositions arrêtées lors du dernier Sommet ont aussi pour effet d'étendre les domaines d'intervention de l'ACCT (par intégration des «réseaux» créés lors du premier Sommet, à Paris, en février 1988) et d'accroître ses responsabilités, en lui confiant la gestion des fonds multilatéraux, qui représentent plus de trois fois le budget propre de l'Agence (FF 300 millions environ par rapport à 110 millions, ou, en gros, CAN $ 60 millions contre 20).Dans les trois grands secteurs d'intervention de l'Agence: éducation-formation, culture et communication, développement, science et technologie (sous des appellations légèrement différentes, ce sont les mêmes depuis la création, en 1970), enrichis de programmes retenus par les Sommets, des priorités se dégagent naturellement.Il s'agit, en particulier, des industries culturelles au sens le plus large, y compris donc tout l'audiovisuel, de l'informatique dans toutes ses applications et des industries de la langue, de h formation professionnelle et de l'éducation permanente, c'est-à-dire les domaines ou les problèmes sont les plus graves, les plus pressants, où ils concernent le plus grand nombre et là où se joue, chaque jour, le sort des cultures et des identités nationales.Compte tenu des difficultés qui ont entouré ses premières années et de la modicité de ses moyens jusqu'à récemment, on peut estimer que, malgré d'évidentes insuffisances, le bilan de l'Agence, à la veille de son vingtième anniversaire, est globalement positif.L'effort de redressement engagé à l'invitation du premier Sommet a eu des résultats tangibles.Mais l'Agence ne saurait se satisfaire de la mention «passable» dans un monde impitoyable, où le dépassement quotidien, la pugnacité et l'imagination sont les conditions de salut, pour les organisations internationales aussi bien que pour les peuples et pour les individus.Il lui appartient de réussir le pari fait voici vingt ans d'illustrer concrètement une forme originale de solidarité et de devenir un instrument exemplaire de coopération.Le crédit moral qu'elle a retrouvé et les moyens non négligeables qui sont désormais les siens lui permettent d'y parvenir.C'est donc confortées \u2014 et réconfortées \u2014 par la décision du Sommet de Dakar que les instances de l'Agence vont, dans les jours qui viennent, dresser le bilan des deux années écoulées, adopter le programme et le budget du prochain biennum, désigner le secrétaire général et les directeurs généraux de l'Organisation.En effet, tous les quatre ans, la Conférence générale doit élire le secrétaire général de l'Agence2.Comme dans toute organisation internationale, le choix du premier haut fonctionnaire de l'institution revêt une importance considérable et par- fois déterminante, en particulier lorsqu'il s'agit d'aborder une nouvelle étape, une sorte de tournant dans la vie de l'organisation.Deux facteurs principaux interviennent généralement.C'est d'abord, naturellement, la mesure d'adéquation des candidats aux qualités requises autant par la conjoncture que par le poste lui-même.À cet égard, il n'est pas difficile, face aux nouvelles responsabilités que lui a confiées le Sommet, de reconnaître que l'Agence a besoin, aujourd'hui, d'un organisateur.d'un bâtisseur, d'un animateur, d'un «chef de chantier» en quelque sorte, doublé d'un gestionnaire éprouvé.C'est ensuite et légitimement le souci de l'alternance entre les grandes régions (Afrique, Amérique, Europe, Maghreb, etc.), condition d'équilibre et de santé pour les organisations internationales.C'est une nouvelle phase de son existence que l'Agence de coopération va aborder avec le prochain biennum (1990-1991).Il n'est pas excessif de dire que la réussite de ce nouveau départ conditionnera dans une large mesure l'avenir de la communauté francophone, laborieusement édifiée et encore fragile.Dynamisme, inventivité, force de conviction devront être au rendez-vous.(11 Le Conseil d administration, a Quebec, les 29, 30 novembre et 1er décembre; la Conference generate a Ottawa, les 4 et 5 décembre.(2) Même si la Conference recherche lè consensus, il lui arrive de voter Iles statuts le prévoient d'ailleurs) notamment pour l'élection du S G, comme a Abidjan en 1977 et a Libreville en 1981.Le Québec au sein de l'Agence Sr il est question de M.Jean-Louis Roy.délégué général du Québec en France, pour succéder à M.Paul Okumba, Gabonais, à la tête du secrétariat général de l'Agence de coopération, il semble que cette initiative ne soit pas très bien accueillie dans plusieurs chancelleries, et, en particulier, au siège de l'ACCT à Paris.Cela pour trois raisons.La première tient à la personne de M.Roy.qui s'est acquis la réputation de ne croire qu'à la coopération économique entre les peuples francophones.On rappelle l'exemple de Jean Monet, tout voué à la construction de l'Europe économique et disant que la culture devait être la pièce essentielle.À plus forte raison, estime-t-on devoir recourir, pour animer et gérer une institution dite «culturelle et technique», à un administrateur qui soit un homme de culture, sensible au caractère divers des peuples et pénétré du rôle fondamental de la culture dans leur développement.En deuxième lieu, on questionne l'attitude ambiguë des autorités québécoises à l'égard de l'Agence.Avant tout soucieuses de préserver le statut du Québec comme «gouvernement participant», elles n'ont certes jamais manqué d'acquitter leur cotisation annuelle et de prendre part à toutes les réunions convoquées par le secrétariat.Mais durant le même temps, qui a jamais vu le Québec, non plus que le Canada, se porter partie prenante pour la réalisation des programmes de l'ACCT?Qui a jamais croisé, en Afrique ou en Haïti, des jeunes provenant du Québec et partageant les travaux d'un chantier de l'Agence, constitué pour creuser des puits ou pour planter des arbres?Hormis la participation à de rares opérations comme à des stages à l'École internationale de Bordeaux, le gouvernement du Québec n'a vraiment pas appris, depuis 1970, à tirer parti de l'action de l'Agence pour le bénéfice de sa population.On a pu relever qu'il ne s'est même pas soucié d'obtenir du secrétariat et de diffuser dans ses propres institutions éducatives les publications qu'il contribue pourtant, par sa cotisation, à faire imprimer à l'intention des pays membres en vue de la connaissance mutuelle entre leurs populations respectives.On ne comprend plus alors pourquoi le Québec a réclamé si fort une place au sein de l'Agence, puis à la conférence des chefs, d'État et de gouvernement de la' francophonie.Était-ce par ambition politique, par vanité, pour se faire voir (pour sa «visibilité», comme disent ses porte-parole), pour faire pièce à Ottawa?Enfin, la troisième raison, invoquée à l'encontre de la candi- dature de M.Roy au poste de secrétaire général de l'ACCT est tirée de l'alternance qu'il convient de prendre en compte pour l'attribution des hauts postes dans une organisation internationale.S'il importait dès 1974 de confier à un Africain la direction du secrétariat de l'Agence en raison de l'importance déterminante des pays africains dans la francophonie, n'est-il pas temps aujourd'hui de remplir ce poste?C'est le cas de l'Europe.On s'explique alors que la majorité des participants au sommet de Dakar, en mai dernier, aient jeté les yeux sur M.Roger De-haybe, commissaire général aux relations internationales de l'exécutif de la Wallonie-Bruxelles, pour remplacer M.Okumba comme secrétaire général de l'ACCT.On pourrait aussi voir dans ce choix un hommage rendu à la participation constante de plusieurs personnalités de la Wallonie, notamment MM.De-thier, Camu, Maniquet et Tonneau, aux travaux de l'Agence.Quant au Québec, sa vanité devrait être sauve puisqu'il a donné, en la personne de Jean-Marc Léger, à l'ACCT son premier secrétaire général et son véritable architecte, et.à la francophonie un de ses pères des plus estimés dans les pays d'Europe et d'Afrique de langue française.Lionel BAUDOIN Québec LA PRESSE.MONTREAL, MERCREDI 29 NOVEMBRE 1989 Gorbatchev aujourd'hui en Italie et au Vatican .4 «prxS geuttr et AFP_ ROME S Le president soviétique Mikhail Gorbatchev effectue à partir d'au-¦ jourd'hui, au milieu d'un dispositif de sécurité décrit comme «maximal», une visite officielle de trois jours en Italie, au cours de.laquelle il sera le premier dirigeant du Kremlin à rencontrer le chef de l'Église catholique.¦\"Cet entretien, vendredi, entre le no 1 soviétique et le pape Jean P.uiî II, constituera le moment \u2022fort de cette visite, à la veille du sommet entre Gorbatchev et le president Georges Bush à Malte.- (.'acceleration des réformes 'dans les pays de l'Est devrait être au centre des entretiens du dirigeant soviétique.Cette visite, prévue depuis au moins trois ans, a été à plusieurs reprises repoussée en raison de l'instabilité politique en Italie.Gorbatchev et son épouse Rals-sa auront un programme chargé qui les conduira également pour quelques heures à Milan, dans le nord du pays.Soviétiques et Italiens, ces derniers relayant la position de la Communauté économique européenne, dont ils occuperont dans sept mois la présidence, pourront échanger leur points de vues sur les changements à l'Est.Gorbatchev aura aussi certainement à coeur de dissiper les craintes des Européens de voir les deux Grands decider à Malte du sort du monde sans les consulter.La question de la reconnaissance par Moscou de l'Église catholique ukrainienne uniate.interdite en 1946 par Staline, devrait également figurer en bonne place dans les discussions entre le no I soviétique et lean Paul 11.En échange de cette reconnaissance, Gorbatchev devrait demander au pape d'user de son influence pour amener les uniates à la modération et éviter que l'Ukraine ne devienne un nouveau foyer de contestation nationaliste.L'archevêque orthodoxe Kirill, de Smolensk et Kaliningrad, a offert hier d'importantes concessions aux uniates, qui devraient être désormais autorisés à prier dans leurs propres églises.Les centaines d'églises et de monastères uniates confisqués par Staline et remis à l'Église orthodoxe russe pourraient être rendus à leurs propriétaires d'origine, a-t-il aussi laissé entendre lors d'une conférence de presse.L'archevêque a toutefois condamné l'occupation, fin octobre à Lvov, d'une église orthodoxe par des fidèles de l'Église uniate, ajoutant que le recours à la force ne ferait que compliquer les choses.Plusieurs accords économiques devraient être conclus dans la foulée de cette visite de Gorbatchev en Italie.Le ministre italien du Commer- ce extérieur, Renato Ruggiero, estime que les accords actuellement à l'étude portent sur 3,2 mil-liardsS.Hier, le géant de la construction automobile Fiat a annoncé la création d'une co-entreprise pour l'installation d'une usine de construction en URSS.L'Italie est le quatrième partenaire commercial occidental de l'URSS.Les deux pays doivent notamment signer un accord par lequel l'Italie s'engage à aider l'industrie de défense soviétique à se reconvertir dans la production de biens de consommation.Selon l'ambassadeur d'URSS à Rome, Nikolai Lounkov.il s'agit de l'accord le plus important signé cette année par Gorbatchev lors de ses voyages en Europe.Le ministre italien des Affaires étrangères Gianni Michelis a également annoncé que les deux pays signeraient une déclaration politique commune sur les bouleversements dans les pays de l'Est.OFFRIS M'tiï\\lh moi F.\\ Iltii.il Grand plateau ovale.19.99 Gobelet plaque argent.J.99 Cocotte 2 pintes.39.99 Panier a vtn _.-______.9,99 Cocotte couverte oblongue.29,99 Et «Je nombreux autres articles.Meilleurs prix.Seulement .i Côte des Neiges ROYAL WORCESTER ECONOMISEZ siir tous les articles et accessoires qui vont du four a la table Caplan-Duval FIN DU BAIL À NOTRE MAGASIN DE LA CÔTE DES NEIGES Notre bail arrive à expiration en janvier 1990.Après 20 ans d'activités à la Plaza Côte des Neiges, nous devons liquider pour plusieurs millions de dollars de marchandises afin de faciliter notre déménagement.Vaisselle, cristal, coutellerie, figurines, articles-cadeaux Royal Crown Derby, etc.seront offerts à des prix jamais vus à Montréal.Dépêchez-vous, le choix sera plus grand.CRISTAL PRESTIGE De: L'Irlande France Grande-Bretagne Suéde Tchécoslovaquie Allemagne Économisez jusqu'à 50% FIGURINES i ECONO-^ MISEZ $7 JUSQU'À Hummcl Royal Doulton C'oalport j&^ï paw Solde sur marchandise en stock seulement, couverts exceptés.CQDan-DUVCi 6700, CÔTE DES NEIGES l/UÏVI Sffif&S&F ACHATS EN PF.RSONN1 DES NEIGES) ACHATS EN PERSONNE Pas de surprise sur le désarmement au sommet de Malte Réunions ministérielles parallèles de l'OTAN et du Pacte de Varsovie AFP.AP.UPI et Reuter WASHINGTON ¦ Le président américain George Bush a tenté hier de calmer les craintes des alliés des États-Unis en déclarant qu'il n'y aurait «pas de surprise» et «pas d'accord de désarmement» au sommet des 2 et 3 décembre avec Mikhail Gorbatchev, à Malte.S'adressant à la presse à la Maison-Blanche.Bush a d'autre part indiqué qu'il ferait pression sur les Soviétiques pour qu'ils «fassent ce qu'ils auraient du faire depuis un moment : cesser de soutenir des pays comme Cuba et le Ni-caragua qui exportent la révolution» en Amérique centrale.Affirmant vouloir «tuer les spéculations frénétiques» sur le fait qu'il pourrait s'entendre avec le président soviétique sur une réduction drastique des armes conventionnelles en Europe, Bush a souligné qu'il ne voulait pas «surprendre» les alliés des États-Unis.Washington tentait entretemps de prévenir, en la rejetant à l'avance, une éventuelle 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Chrysler Canada Liée mettra lin au programme.Les véhicules doivent être achètes el livres a partir du slock enstanf du concessionaire.Les offres de toanerment eiciuent m parcs, el Sïventculus de location au detail el annuloni et remplacent fous les autres programmes annonces précédemment el ne peuvenl être combinées avec aucune autre offre.Le cout de l emprunt variera en lonciion du montant finance, de la durée du prêt et du faux de financement L'acheteur doit payer les frais de transport, d immatnculation.les taies el les autres frais tels que I assurance et I enregistrement Voir un concessionnaire pour les details \u2022\u2022 L oHrn de remise est une offre de durée limitée ot s'applique aux véhiculer indiquos odessus.L achat don elle effectue et I acheteur doil prendre livraison du véhicule a partir du stock enstant du concessionnaire entre le 30 octobre 1989 et la datew Chn/sjer C inada vSStSSSSSnSSS^SlX- Celte offre annule ol remplace fous ios aulres programmes annonces precedemmeni g) no peut ctrcjïombincc avec aucune autre offre précédente ou aucune aufro i;Hre de remplacement en vigueur Les véhicules do loeaflon au dotait sont jjrmasiblos.Voir un concessHXinaire pour le» dotails.j de désarmement naval que pourrait faire Mikhail Gorbatchev au sommet de Malte.«Il n'y a pas à notre connaissance de mesures de contrôle des armements navals qui puissent améliorer la sécurité», a déclaré la porte-parole du secrétariat d'État, Mme Margaret Tutwiler.À Bruxelles, où s'ouvrait la réunion du comité de planification de l'OTAN, le secrétaire américain à la Défense, Dick Cheney, a assuré ses partenaires de l'Alliance atlantique du maintien de la présence militaire américaine en Europe occidentale.Il a déclaré que les réformes qui s'esquissent en Europe de l'Est et la nécessité de faire des économies entraîneraient une diminution des dépenses militaires de Washington.Ses propos, rapportés par son homologue ouest-allemand, Gerhard Stoltenberg, visaient manifestement à rassurer les alliés à ce sujet.Les militaires présents à la réunion ont souligné que la menace armée représentée par le Pacte de Varsovie n'avait nullement diminué et que les armées occidentales étaient opposées à toute diminution unilatérale de leur potentiel.«Le Mur de Berlin, l'ouverture des portes, n'ont rien à voir avec les réalités militaires», a déclaré à la presse le général norvégien Vigleik Eide, président de la Commission militaire de l'OTAN.La semaine prochaine, à Bruxelles, le président George Bush rendra compte aux chefs de gouvernement de l'OTAN des résultats du sommet de Malte avec Mikhail Gorbatchev.- À Budapest, les ministres de la Défense des pays membres du Pacte de Varsovie se réunissaient pour une session de trois jours consacrée à «la modernisation des forces armées du Pacte, de la doctrine défensive de l'Alliance, et de la coopération entre pays-frères», a indiqué le ministre hongrois, le général Ferenc Kar-pati.Il s'est déclaré persuadé que «tous les pays du Pacte souhaitent conclure un accord à Vienne (Conférence sur le désarmement conventionnel) qui permettra d'éliminer des relations Est-Ouest tous les éléments de suspicion et d'hostilité, et contribuer à établir de nouvelles relations entre les Etats participants basées sur la sécurité et la coopération ».Une réunion des chefs des «partis-frères» du camp socialiste aura lieu en décembre à Moscou, peu après le sommet de Malte, a annoncé pour sa part, hier soir à Prague, le nouveau secrétaire-général du PC tchécoslovaque, Ka-rel Urbanek.Enfin, le croiseur lance-missiles soviétique Slava (Gloire) est arrivé hier à Malte, où il a jeté l'ancre non loin du croiseur américain Belknap, deuxième bâtiment à accueillir le week-end prochain le sommet Gorbatchev-Bush.Ted Kennedy au Mur de Berlin Reuter BERLIN-EST ¦ Le sénateur Edward Kennedy, après avoir proclamé comme son frère John, il y a 26 ans, «Ich bin ein Berliner» (Je suis un Berlinois), a rencontré hier, à Berlin-Est, des responsables de l'opposition et de l'Eglise protestante est-allemande.Ces derniers lui ont fait part de leur crainte de voir le débat sur la réunification en RFA nuire à la poursuite des réformes en Allemagne de l'Est, selon un communiqué émis à Berlin-Ouest, où le frère du président assassiné a également eu des entretiens.Kennedy a estime que Berlin symbolisait, «plus que toute autre ville, le vent du changement qui souffle depuis ces dernières semaines».«Pour nombre d'entre nous, la guerre froide a commencé à Berlin et.prend fin a Berlin», a-t-il ajouté.| LA PRESSE, MONTfcEAl.MERCREDI 29 NOVEMBRE 1989 B5 Réunification : l'Est accueille fraîchement le plan Kohi Des structures confédérales comme étape sur la voie de l'unité allemande dapcn Htuitr et Aff BOW ¦ Le chancelier Helmut Kohi a présenté hier a Bonn un programme en dix points de restauration de l'unité allemande, prévoyant dans un premier temps des « structures confédérales » avec la RDA avant d'arriver, dans un futur indéterminé, à la réunification de l'Allemagne.Devant le Bundestag, le chancelier Kohi a reconnu que la question de la réunification allemande posait encore de nombreux problèmes qui ne pouvaient être réglés que dans un contexte européen.Approuve par tous les partis ouest-allemands \u2014 à l'exception des Verts \u2014.ainsi que par le Département d'Etat américain, ce programme a été accueilli très fraîchement aussi bien à Berlin-Est, a Moscou qu'à Varsovie, où l'on a réitère que la question de la réunification allemande « n'est pas d'actualité ».Le numéro un est-allemand.Egon Krem, a souligne qu'une confédération entre la RDA et la RFA était possible a condition qu'elle suppose le maintien de deux Etats allemands, mais que « l'unité de l'Allemagne n'était pas envisageable ».« Quand sous le mot confédération on comprend l'existence de deux Etats allemands indépendants et souverains, alors tout est possible », a-t-il ajoute.Le porte-parole gouvernemental Wolfgang Meyer a pour sa part jugé que les propositions de coopération de M.Kohi présentaient d'intéressantes possibilités de discussion.Si la prudence semblait de mise au sein de l'opposition, certains réformateurs ont cependant rejeté le plan Kohi qu'ils ont comparé à l'engloutissement progressif de la RDA par la puissance économique ouest-allemande.Le plan Kohi en dix points, qui constitue jusqu'ici la réponse la plus élaborée du gouvernement ouest-allemand aux changements à l'Est, préconise une coordination entre les deux gouvernements de Bonn et de Berlin-bst et la creation de comités interallemands sur les dossier» spécifiques comme l'économie et l'environnement.« Personne ne sait aujourd'hui quelle sera la forme definitive d'une Allemagne réunifiée.Mais que l'unité se fera, si les hommes en Allemagne le veulent, j'en suis certain », a-t-il déclaré.Lundi soir, a Leipzig, dans le sud de la RDA.certains manifestants ont brandi des banderoles en faveur de ta création d'une confédération avec la RFA.Si des élections libres sont organisées par te gouvernement de Berlin-Est et si l'économie de ce pays se libéralise, a ajouté Kohi, les deux Allemagnes pourraient rapidement mettre en place une commission gouvernementale bilatérale chargée de coordonner la politique générale des deux pays.Il serait également possible, a-t-il dis, de créer des commissions spéciales chargées de certains dossiers spécifiques et un organe réunissant des parlementaires de l'Ouest et de l'Est.Le programme de Kohi propose des mesures immédiates comme la creation d'un fonds de devises fortes pour financer les visites des Allemands de l'Est en RFA.Bonn propose également de participer a la modernisation des transports et des liaisons téléphoniques en RDA.M.Kohi a ajoute qu'il voulait rencontrer les dirigeants est-allemands avant Noel.Selon un porte-parole ouest-allemand, une telle rencontre pourrait avoir lieu le 19 décembre, un jour avant une visite du président François Mitterrand a Berlin-bst.Le chancelier, pour rassurer ses allies occidentaux, a tenu à reaffirmer la loyauté de la RFA envers l'OTAN et lu Communauté européenne et a demande a la CEE d'étudier les moyens d'accorder un statut d'associé a l'Allemagne de l'Est.« La Communauté européenne ne doit pas s'arrêter sur l'LIbe mais doit rester ouverte a l'Est ».a-t-il dit.Pour souligner l'ancrage de son projet de confederation allemande dans le contexte européen, le chancelier s'est dectLire en faveur de la poursuite du processus de la CSCE.« le coeur de l'architecture européenne » et pour l'accélération, du désarmement.Enfin, le chancelier s'est prononce dans le dernier point pour l'exercice par les Allemands du droit à l'auto-determi-nation dans la liberté.« Le but de la politique du gouvernement demeure la reunification, c'est-à-dire la restauration de l'unité étatique de l'Allemagne ».a-t-il poursuivi.« Le lien entre la question allemande et l'évolution en Europe ainsi qu'avec les rapports Est-Ouest (.) autorise une.evolution organique qui tient compte des intérêts de tous ceux qui sont concer.ne>et qui garantit la coexistence pacifique en Europe ».a conclut le chancelier.GRANDS SOLDES DE MODE POUR FEMMES CHEZ SEARS SEULEMENT! LE 30 NOVEMBRE 1989 MOOt In TOUS LES ARTICLES À PRIX COURANTS ET À PRIX DÉJÀ RÉDUITS sauf marchandise annoncée cette semaine.vous en avez pour votre argent.et plus SATISFACTION OU REMBOURSEMENT \u2022 SERVICE APRÈS-VENTE ASSURÉ DANS TOUT LE CANADA \u2022 LA CARTE DE CRÉDIT N° 1 DES MAGASINS À RAYONS AU CANADA \u2022 LE MAGASIN DES MARQUES KENMORE, DIEHARD.CRAFTSMAN Les mentions 'Ord.' ou 'Était' de Sears Canada Inc.se rapportent à des prix Sears.Heures d'ouverture: 9h30 à 17h30 du lundi au mercredi; de 9h30 a 21 h le jeudi et le vendredi; de 9h à 17h le samedi.Ville St-Laurent, la Place Vertu, 335-7770; Brossard, Mail Champlain.465-1000; Anjou, Galeries d'Anjou.353-7770; Laval, Carrefour Laval, 682-1200; LaSalle, Carrefour Angrignon, 364-7310; St-Jérôme, Carrefour du Nord, 432-2110; St-Jean, Carrefour Richelieu, 349-2651; Ste-Marthe-sur-le-Lac, Les Promenades Deux-Montagnes.491-5000.Copyright Canada, 1989, Sears Canada Inc.1 36 Le générai Aoun rejette son limogeage et les États-Unis lui demandent de se soumettre d*pràt AFP.A P.UPI et Reuter_ BRUXELLES.¦ Le général Michel Aoun a declare, hier soir, qu'il se considérait toujours comme le commandant en chef de l'armée libanaise malgré son limogeage quelques heures plus tôt par le président Elias Hraoui.Washington demandait au même moment au général, chrétien d'obéir au nouveau gouvernement du Liban et de déposer les armes.« le suis non seulement le commandant en chef des forces armées mais aussi le chef du gouvernement, le suis le seul chef de gouvernement constitutionnel ».a-t-il affirmé dans une interview réalisée par téléphone par la télévision RTL Le général chrétien a ainsi encore durci son bras de fer avec le président Hraoui et son gouvernement qui avaient annoncé en fin de matinée son remplacement par le colonel Emile Lahoud- Le colonel Lahoud « n'a aucune autorité que ce soit de jure ou de facto ».a-t-il déclaré à RTL.À Washington, le porte-parole du département d'État.Margaret Tutwiler.a déclaré que les Etats-Unis appelaient « le général Aoun et ses partisans à renoncer à leurs antagonismes personnels et à respecter les voeux du gouvernement libanais constitutionnel lement mis en place ».Le général Aoun a encore déclaré, pour sa part, qu'il ne se laisserait pas déloger du palais présidentiel de Baabda.Durant toute la journée d'hier.Aoun a effectivement mobilise ses partisans pour répondre à d'importants mouvements de troupes syriennes.Au moins une dizaine de milliers de personnes ont afflué vers le palais et s'apprêtaient à camper sur les lieux toute la nuit.De l'autre côté de la ligne de démarcation, d'importants mouvements de troupes syriens ont été signalés dans les milieux militaires et par des témoins.Damas a envoyé d'importants renforts en chars et en personnel, a-t-on appris dans le* milieux militaires et auprès de témoins.Dans les milices musulmanes, on déclarait qu'une cinquantaine de chars de fabrication soviétique, des batteries d'artillerie lourde et des véhi- Pérès annonce la résolution prochaine de la question de la délégation palestinienne dtprés AFP.AP.UPI et Reuler LE-CAIRE ¦ Le ministre israélien des Finances Shimon Pérès a estime que le « problème de la composition d'une délégation palestinienne au dialogue palestino-is-raéltén devait être résolu dans les quelques semaines à venir».Dans une interview publiée par le quotidien cairote Al-Haran, M.Pérès souligne à ce sujet que la balle était dans le camp « palestino-egyptien ».Il a déclaré que « si les négociations (sur les élections) doivent avoir lieu avec une délégation palestinienne dont la composition est acceptée par tous, la délégation palestinienne aux négociations (finales) doit être choisie par les (électeurs) palestiniens ».D'autre part, le premier ministre polonais.M.7a-deusz Mazowiecki, a déclaré, hier à Varsovie, que les relations diplomatiques avec Israel « doivent être renouées » prochainement, a l'issue d'un entretien avec le ministre israélien des Finances, M.Shimon Pérès, en visite officielle en Pologne- M.Mazowiecki n'a pas fixé de date à une reprise de ces relations, rompues en 1967 après la guerre israélo-arabe de 1967, affirmant simplement : « Patience, dans peu de temps ».De source officielle, on avait indique que celles-ci devraient être rétablies « au cours du premier trimestre de 1990 ».À New York, la reaffirmation du droit des Palestiniens à l'auto-détermination et l'absence de souplesse dans la position israélienne ont dominé le débat général sur la situation du Moyen-Orient, en cours depuis lundi et qui s'est terminé hier en fin de journée.cules détecteurs de mines avaient pris position aux abords de l'enclave chrétienne.On faisait également état du déploiement de plusieurs centaines de militaires syriens.Pour sa part, le gouvernement français a ainsi dépêché à Beyrouth le secretaire général du ministère des Affaires étrangères.François Scheer.L'émissaire français a rencontré le président Hraoui à Chtaura dans l'Est du Liban sous contrôle syrien.Des témoins ont rapporté que Scheer était sorti de l'entretien le visage grave et avait refusé de faire la moindre déclaration h la presse avant de partir pour Damas.A Paris, le Quai d'Orsay a par ailleurs publié un communiqué dans lequel il annonce que « la France ne sera pas aux cotés de ceux qui assumeraient la responsabilité d'une reprise des violences ».La France « demande aux autorités libanaises qui viennent d'être mises en place et qui représentent la légalité de ne rien faire qui puisse compromettre l'adhésion nécessaire de l'ensemble de la population à leur difficile mission », précise le texte.Do plus, entre vingt et trente parlementaires de l'opposition de droite française ont quitté Paris cette nuit pour se rendre à Beyrouth afin de s'entretenir avec le général Aoun « et constater sur place la situation dans le secteur chrétien du Liban ».Le quotidien indépendant An Sa lu ta par ailleurs annoncé que le nonce apostolique Pablo Puen-te et le patriarche maronite Nas-rallah Boutros Sfeir avaient dépéché des envoyés auprès de Hraoui et d'Aoun afin de les amener à un règlement pacifique.SOLDE sur toutes nos collections de \u2022 Paletots d'hiver \u2022 pelisses \u2022 imperméables matelassés \u2022 paletots 3/4 \u2022 blousons doublés, en coton ou en cuir Profitez dès aujourd'hui de ces bas prix exceptionnels sur des vêtements saisonniers de première qualité pour hommes de tailles courtes, moyennes et élancées, 36 à 46, et tailles fortes et élancées, 48 à 54.Pour vou:> donner une idee des rabais exceptionnels, voici une liste de* prix courante de certains de nos vêtements en solde, des économies à réaliser et des bas prix qui vous sont offerts PRIX COURANT\tRABAIS\tSOLDE\tPRIX COURANT\tRABAIS\tSOLDE 100$\t20$\t80$\t475$\t95$\t380$ 125$\t25$\t100$\t495$\t99$\t396$ 150$\t30$\t120$\t550$\t110$\t440$ 165$\t33$\t132$\t650$\t130$\t520$ 195$\t39$\t156$\t775$\t155$\t620$ 250$\t50$\t200$\t895$\t179$\t716$ 350$\t70$\t280$\t1195$\t239$\t956$ DANS TOUS LES MAGASINS photo kutu Le pilote Mauricio Quiroz, toujours vivant.Assassinat d'un dirigeant de droite au Salvador d'après AFP et Reuler SAS S.4LVADOR ¦ L'une des principales person na-lités politiques salvadoriennes.l'ex-président de la cour suprême de justice Franscico lose Guerrero, membre du Parti de conciliation nationale (conservateur), a été tuée hier matin dans un auartier ouest de la capitale lors 'un attentat perpétré, selon les autorités, par un commando urbain du Front Farabundo Marti de liberation nationale (FMLN).Selon la police, son garde du corps a été blessé et un des auteurs de l'attentat tué.Ces derniers temps, Franscisco (ose Guerrero s'était mis un peu en retrait de la vie politique salvado-rienne.Un commando de guérilleros présumés, dont on ignore le nombre, a ouvert le feu à 9 h 40 locales (l5h40GMT) alors qu'il circulait en voiture dans l'une des prinepa-les artères de San Salvador, l'avenue lean Paul II.M.Guerret) a succombé dans les minutes qui ont suivi l'attentat, a-t-on précisé de source judiciaire.Par ailleurs, dans l'affaire du Cessna qui s'est écrasé samedi dernier au Salvador avec à son bord un chargement d'armes destiné, selon le gouvernement sal-vadorien, au FMLN, la presse a constaté a Managua, contrairement à ce qui avait été annoncé, que le pilote.M.Quiroz, était toujours vivant.« le ne savais pas que j'étais mort», a-t-il dit au cours d'une conférence de presse.M.Quiroz a affirmé qu'il était un pilote commercial et qu'il se trouvait samedi, jour de l'accident du Cessna, aux commandes d'un avion de la compagnie nicaraguayenne Aéronica.Pil PRODUITS vous propose pour La Machine à écrira avec traitement de texte XD-9500 de Smith-Corona pour vous aider à mieux ^ écrire .sans erreur.wt rttMC, MOrtfKcAl.MtKClifci)! 2d NOvtMMt 19t» Inde : l'opposition négocie en vue de former un gouvernement d après AFP SEW DELHI ¦ D'intenses négociations ont commence hier à New Delhi entre les différents partis indiens d'opposition après la défaite électorale du Congres (I) de Rajiv Gandhi, mais aucun d'entre eux n'ayant une claire majorité, la stabilité du prochain gouvernement paraissait compromise.Le porte-parole du Congrès (I) a reconnu hier la défaite du parti en déclarant : « Nous prenons acte du verdict du peuple ».Il a laissé entendre qu'il ne chercherait pas à former un gouvernement minoritaire, bien qu'il ait obtenu le plus important nombre de sièges a la chambre basse du parlement.Tous les partis d'opposition ont annoncé avec force qu'ils ne soutiendraient pas le Congres si ce dernier tentait de rester au pouvoir.Selon les chiffres publies hier soir portant sur 46b sieges sur 524 pour lesquels des élections ont eu lieu la semaine dernière, le Congres en avait remporté 184.L'opposition \u2014 droite, centre et gauche confondus \u2014 avait un total de 238 sièges, le reste allant a des indépendants, et menait dans une majorité de circonscriptions où le dépouillement se poursuivait hier soir.Tous les chefs de partis ont demandé au président de l'Union, Ramaswamv Venkataraman, de « respecter la volonté du peuple » en demandant à l'opposition de prendre la relève.Le Front national, une alliance de cinq partis centristes dont le principal est le lanata Dal (Parti du peuple) a annoncé qu'il était « prêt à former un gouvernement au centre en harmonie avec les aspirations du peuple ».Dans ce but, il a mandaté cinq de ses dirigeants pour commencer immédiatement des discussions avec divers partis excluant le Congres (I).Le plus important des deux partis communistes a annoncé parallèlement son soutien « inconditionnel » au Front, estimant « qu'il n'y a pas de choix ».Mais le Bharatya lanata (DIP.parti du peuple indien), une formation de droite pro-hindoue qui comptait hier 81 sièges, a quant à lui averti qu'il allait définir sa position lors d'une réunion de son comité directeur début décembre, affirmant que son soutien ne devait pas être considéré comme « acquis », et que le Front « devra mériter notre confiance ».De Klerk veut imposer l'autorité des civils sur les « sécurocrates » dapmAFP Le chef de I opposition, V.P.Singh, arrive à la réunion qui doit choisir le prochain premier ministre d# l'Inde, photo «un* Un mercenaire français au centre de la crise des Comores d'après AFP ma votre ¦ La confusion la plus totale persiste quant a la situation politique dans l'archipel des Comores, où le président Ahmed Abdallah, assassiné dimanche, était inhumé hier sur l'île d'Anjouan en présence de membres du gouvernement.Des sources dignes de foi à Mayotte.l'Ile de l'archipel toujours occupée par la France, ont confirmé que l'intérim de la présidence était assuré par Said.Mohamed Djohar.président de la Cour Suprême.Moroni, la capitale, située sur la Grande Comoro, était calme hier et les habitants vaquaient à leurs occupations.Aucune information n'était disponible concernant l'autre Ile de la République, Moheli.La nomination de Djohar.prévue par la Constitution, ne signifie pas qu'il contrôle effectivement le pouvoir aux Comores, fait-on remarquer de mêmes sources à Mayotte.Deux hypothèses circulent quant aux auteurs et commanditaires de l'assassinat du président Abdallah, avec, dans les deux cas, le mercenaire français Bob Denard comme élément central.Denard se trouverait actuellement dans l'Ile d'Anjouan.Selon une première hypothèse, le président des Comores a été tué par des éléments rebel- on DE BUREAU e cadeau idéal sans»»»»\" $1 ,00 Ht»' Disponible Quantité limité \u2022 Cette machine caractères vol et d'imprimer \u2022 Un affichage rJ d insérer, de f; remplacer.\u2022 Un système ce retirer des car.\u2022 Le dictionnaire mots détecten \u2022 La fonction \"V permet de vén mots faciles à vous avertit dt offre des alten Voyez votre style s'améliorer grâce à cette machine à écrire avec traitement de texte XD-9500 de Smith-Coron en français seulement 3:321 SMITH CQRONtX a écrire avec traitement de texte, équipée d une mémoire de 16000 s permet de dactylographier, 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MAGASIN ASSOCIE ¦ TERREBONNE '3-13 bout Mood/ .514.4/1.8/04 Pilon PRODUITS DE BUREAU les de l'armée régulière menée par l'ancien chef d'état-major, le commandant Ahmed Mohamed, qui avait démissionné de son poste en septembre.Selon cette hypothèse, la situation a été rapidement reprise en main par la garde présidentielle, dirigée par Bob Denard.La GP compte environ 500 hommes équipés, entraînés et dirigés par une trentaine de mercenaires français et belges.Selon une deuxième hypothèse toutefois, le président Abdallah a été tué par les hommes de Bob Denard ou par Denard lui-même, qui aurait décidé d'en finir avec un président en fin de règne.Bob Denard, qui fait et défait la politique des Comores depuis 1975.aurait choisi d'éliminer le président Abdallah pour imposer un homme neuf dont l'identité n'est pas dévoilée jusqu'à présent.IOHASSESBURC ¦ Le president Frederik de Klerk a annonce hier, devant l'Académie de police de Pretoria, une refonte du Système de direction de la sécurité nationale (National Security Management System.NSMS).un réseau tentaculaire de plusieurs centaines de comités contrôles par l'armée et la police et «'étendant jusqu'au plus petit ghetto noir du pays.Cette structure, dont l'activité est entourée du plus grand secret, est dénoncée par I opposition anti-apartheid comme une sorte de gouvernement occulte et parallèle.La réforme du système annoncée par de Klerk vise à réduire l'influence considérable des « sécurocrates » (armée et police), phénomène que le chef du régime a hérité de son prédécesseur, Pie-ter Botha, et à consolider la primauté du pouvoir civil, estiment les observateurs à lohanesburg.La réforme devrait se traduire de deux manières, selon eux : par une diminution de l'Importance du NSMS en tant que tel et.à l'intérieur de ce système en forme de pyramide, par une réduction du rôle des militaires et des policiers.De Klerk a indiqué que l'une des conséquences de la réforme serait de confirmer le gouvernement comme « autorité politique suprême».Mais il a aussi souligné avec force que cette réforme ne devait pas être interprétée comme étant dirigée contre les forces de sécurité.Elle bénéficie du « soutien total des structures de commandement des forces ar-mées et de la police et des ministres concernes ».a-t-il pris soin de dire.L'annonce de cette reform survient alors que le pouvoir doit faire face à une vague d'accusations concernant l'existence présumée au sein de la police sud-africaine, depuis une dizaine d'années, d' « escadrons-de la mort v chargés d'éliminer les militants anti-apartheid.Réunis depuis lundi à Marly-le-Koi.près de Paris, une centaine de personnalités sud-africaines noires et blanches réfléchissent entre-temps sur les moyens de parvenir à une alternative démocratique au régime de l'apartheid encore bien retranché sur ses positions malgré les réformes superficielles entreprises par te nouveau président Frederik de Klerk.Objectif de cette réflexion : la participation à terme au pouvoir de la majorité noire encore privée de droits politiques et la création d'un climat favorable à l'ouverture de négociations.Forte d'une délégation de 25 personnes menée par Thabo Mbeki, responsable des relations extérieures du principal mouvement arme anti-apartheid interdit en Afrique du Sud.l'ANC (Congres national africain) y tient la vedette et ne se privé pas de faire monter les enchères en brandissant la menace de la poursuite de lu lutte armée.DEUXIÈME PNEU À PRIX MOITIÉ RADIAL TOUTES SAISONS ARRIVA FLANC NOIRE Premie» Owiièm* Dimension Pneu Pneu P1S5 80RI3 67.95 S 33.97 i P166 80R13 77.95 38.97 PI75 70B13 87.95 43.97 PI85 70RU 89.95 44.97 FLANC BLANC P155 80A13 74.95 37,47 Ptt)5 80Rt3 83.95 41.97 P175-80R13 93.95 46.97 Pt85 80R13 95.95 47.97 P1 75 75R14 95,95 47.97 Pt85.'75H14 98.95 49,47 P195'75R14 103.95 51,97 P205 75R14 107.95 53.97 P215 75R14 119.95 59.97 P205.75R15 115.95 57.97 P215 75015 118.95 59 47 P225 75015 124,95 62,47 P235 75RI5 129.95 64.97 P225.7CR15 135,95 67.97 RADIAL TOUTES SAISONS HAUTE PERFROMANCE DE PREMIER CHOIX l s«ti.f tm NOTRE PLUS NOUVEAU RADIAL TOUTES SAISONS DE PREMIER CHOIX 79 95 $ Denunsion PI55 8VH13 P16S/80R13 P17580R1J P185 80P13 PIS'j 75RM P195 75H14 P195 70R14 P20S75H14 P205.70B14 P19575H14 P205/75B15 P205 65RI5 P2!5.7b«15 P225/75P.15 P235 75815 INVICTA GL FLANC BLANC Pin de solde chacun 79 95 » 9295 99,95 104 95 10&.9S 112.95 122.95 117,95 129.9» 119.95 124.95 131.95 127.95 135.95 142.95 119 95$ EAGLE GT+4 LETTRES NOIRES DENTÉES Pni de ok).; 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PI85 75BM P195 75*14 P205 75HU P205 .'3RI5 P215 7iR15 P225 75R1» P235.7Î411S BjS pin courent 54 95 oi 95 '3.95 '5.95 '895 82.95 88.95 92.95 97.95 GOODfYEAR AUCUN ACOMPTE «AUCUN INTÉRÊT \u2022 B VERSEMENTS MENSUELS MODIQUES* 'oou' Im pveua et la Mivtctt «rtomoDilu ce plin de 150 dus Vetsement calcule d «iD'Ci Ml p'ugrajmme d».- I.n jricemtdt o'lle'c J I u»*)Qc de i J cjrte V&A, M^tt'Card ou American lipre^i V«gi|l« voui rend'i j u i C vu d9 .;¦-¦.»( «tutomûo-'e ûoOdvCetr pour de 0' j> «impiej rert»*ia,''c » jU a 1 d h 00 en semaine Samedi: 7 h 30 a 17 h 00 LAVHLCHOMEOEY 688-3875 125a boul.Libelle De 7 h 30 à 18 h Ou en semaine Samedi: / h 30 a 17 h 00 LAVAL-PONT-VIAU 667-0210 366.boul.des Uurerrtido De 7 h 30 a 18 h 00 en semaine Samedi: I h 30 à 17 h 00 NOUVEL MAGASIN: TERRE ION NE !8W Ct~™ Gascon 492-0487.LAVAL (664-1844) De8hu0à 17h30L,M.M.V Jeudi: 8 h 00 a 20 h 00 Samedi: 8 h 00 à 12 h 00 VILLE LASALLE 363-0633 187a av.Dollard De 7 h 30 a 18 h 00 en semaine Samedi: 7 h 30 a 17 h 00 NOUVELLE DIRECTION VERDUN 4000.av.Verdun De / h 30 a 18 h 00 en semaine Samedi: / h 30 a 1 / h 00 7614563 LONGUEUIL 679-5250 85.boul.Sle-foy De 7 h 30 à 18 li 00 en semaine Samedi.- 7 h 30 à 17 h 00 WLUXLV0ES-0RMEAUX 684-9532 4910 chemin de* Sources De 7 h 30 à 18 h 00 en semaine Samedi: 7 h 30 à 17 h 00 PIUREF0N0S 620-1073 16013, boul.rierrefonds De 7 h 30 à 18 h 00 en semaine Samedi! 7 h 30 à 12 h 30 VILLE SUAURENT 113-0103 1755, roe Grenet De7h30al8h00en semaine Samedi: 7 h 30 à 17 h 00 LA PRAIRIE 659-1994 430, Sas-Elisabeth De 8 b 00 a 18 h 00 L.M.M.V Jeudi: 8 h 00 à 20 h 00 Samedi: 8 h 00 à 15 h 00 POINTE AU XTREMÏLE5 645-2787 1400.boul.S4-Jean-«aptjste De7h30al8h00en semaine Samedi: 7 h 30 à 17 h 00 VILLE ST-LAURENT 334-9312 7405.rue Vente De 7 h 30 a 18 h 00 en semaine VILLE 0 ANJOU 354-7444 8301.boul.Métropolitain De 7 h 30.1 18 h 00 \"n «.emainç GOODYEAR.COMPTEZ SUR NOUS.CHÀTEAUGUAY 104, boul.d'Anjou 0e7h30al8h00en semaine Samedi: 7 h 30 a 1 / h 00 69I-3IG0 ST-EUSTACHE 220, 25ème Avenue De 8 h 00 a 17 h 30 L.M.M.V Jeudi: 8 h 00 a 10 h 00 Samedi: 8li00a 12H00 472-7506 7371 .» «-S.houl.\\kiropolii:iii.tSl ( .tlitucs d'Anjou \u2022 (entre Kotkhmil \u2022 I airvkw l'ointe ( (iirnlowr l;iv.il - ( jiii-foiir Aiiyri.uiioii - l'romciKitk-s St Kruno \u2022 < ours Mont Ro> !.v:.iv'.I\"\"\" .'\u2022\u2022»'\u2022'.\u2022.' \" B8 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 29 NOVEMBRE 1989 CARRIÈRES ET PROFESSIONS TOUJOURS A LA MESUJŒ DU DEFI CAE Électronique Ltée est une entreprise canadienne spécialisée dans la conception et la fabrication d'équipement à la fine pointe de la technologie.Nous désirons nous adjoindre immédiatement un : Chef, service des contrats Relevant du directeur, service des contrats, vous serez responsable des dispositions contractuelles pour tous les produits de la Société.Vous serez appelé à travailler en étroite collaboration avec le personnel des services de commercialisation, d'achats, de gestion de projets, d'ingénierie et de finance de CAE en ce qui concerne les questions reliées aux contrats et a la politique de la Société dans ce domaine.Nous compterons également sur vous pour rédiger des documents contractuels, rencontrer les clients éventuels et, par la négociation, établir un rapport contractuel à la satisfaction de toutes les parties concernées.Vous devrez être disposé à voyager à l'occasion, au pays et à l'étranger.Vous devez connaître les conditions des contrats commerciaux et gouvernementaux (Canada, É.-U.), en particulier pour les produits aérospatiaux destinés à l'usage commercial et militaire.Vous possédez des antécédents dans la négociation de contrats, à un niveau supérieur, et faites preuve de l'habileté requise pour traiter avec la haute direction et les responsables des contrats.Idéalement, vous êtes un excellent communicateur, tant à l'oral qu'à l'écrit en français et en anglais, et vous avez acquis de l'expérience en droit contractuel.Des connaissances techniques seraient un atout certain.CAE offre un milieu de travail particulièrement stimulant ainsi qu'une rémunération et une gamme d'avantages sociaux excellentes.Si ce poste vous intéresse, veuillez soumettre votre curriculum vitae en toute confiance au : CAE Électronique Ltee Chef de service, dotation CP.1800 Saint-Laurent (Québec) H4L4X4 Une filiale de CAE Industries Ltd.Directeur Club de golf Le \"Country Club de Montréal\", un club privé regroupant 600 membres, est à la recherche d'un directeur-gérant pour diriger et coordonner les activités de près de 60 employés.Dans le cadre de son travail, le titulaire devra évaluer les besoins des membres et établir des pratiques visant l'amélioration des services, dans les limites des budgets.Il aura de plus à préparer et à administrer le budget et contrôler les dépenses.11 devra prêter une attention particulière à la formation et à la direction du personnel.Nous désirons pour ce poste administratif une personne d'expérience dans l'administration d'un club ou d'une association à caractère social et qui maîtrise le sens des communications.La personne recherchée devra faire preuve d'initiative, d'autonomie et d'efficacité dans l'organisation du service à la clientèle.Si ce poste stimulant vous intéresse, nous vous prions de faire parvenir votre curriculum vitae à Caron Bélanger Ernst & Young 7305, boulevard Marie-Victorin Bureau 300 Brossard, Québec J4W 1A6 à l'attention de M.André Courville Tél.: (514) 861-9701 DESSINATEURS Recherchons les services de deux (2) dessinateurs, avec ou sans experience, en mécanique du bâtiment pour la conception des systèmes d'extincteurs automatiques.Veuillez taire parvenir votre curriculum vitae .i l'adresse suivante: Il SOCIETE SRIIKU 80 ClIlDi ITK (division Protection incendie) 3980.rue Jean-Talon ouest (2e étage) Montréal, Oc H4P 1VS DESSINATEUR(TRICE) Compagnie manufacturière de la Rive-Sud recherche un dessinateur ayant de l'expérience en dessin de structure d'acier.Devra être capable de faire des dessins d'atelier.Rémunération selon qualifications.Pour informations: (514) 678-4440 representant(e) des ventes pour un manufacturier national de lentilles cornéennes \u2022 Territoire de Montréal et la Rive-Sud.\u2022 Salaires de base et commissions.\u2022 Auto fournie.Avantages sociaux.Faire parvenir votre c.v.à: La Presse, réf.: 17926 Case postale 6041, suce.A Mtl, Qc H3C 3E3 CARLETON Au servie»* du public dtpui* 20 arm.Xittia suusvriinns
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