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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-12-16, Collections de BAnQ.

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[" Cinéma LA PRESSE.MONTREAL, SAMED116 DECEMBRE 1989 LUC PERREAUIT Je le croyais hautain, du genre intellectuel distant.Dans la vie, il est tout à fait a l'opposé de cette image : timide et effacé, pas prétentieux pour deux sous.Quand je lui confesse à quel point l'idée dé l'interviewer m'impressione.il me répond quelque chose comme : « Moi aussi ».C'est dire qu avec Alain Resnais, le contact est simple et facile.Il n'avait jusqu'à présent effectué qu'une seule visite à Montréal.C'était en 1963.Son retour coïncide avec la sortie de son dernier long métrage, / want to go home.Un seul détail agace dans ces retrouvailles : ce film n'est peut-être pas son plus réussi.En conférence de presse, il était le premier à émettre des doutes : « |e voulais savoir si je pouvais faire un film avec le maximum de nonchalance, affirmera-t-il.|e ne sais pas si j'ai réussi.» Il compare l'accueil sympathique des Italiens à Venise où le film devait remporter le Prix de la critique à l'éreintement en règle qui lut fut réservé par une partie de la critique parisienne.Pans ce débat où il se sent directement visé, il a bien hâte de voir de quel côté penchera le Québec.La conversation s'engage sur la bande dessinée, une des marottes du réalisateur.Dans ce domaine, son érudition est légendaire.On le dit collectionneur invétéré.Après la guerre, il avait patiemment reconstitué sa collection que les .Allemands avaient dispercée pendant l'occupation.On le soupçonne même de s'être un peu projeté dans le personnage de Depardieu, un professeur d'université spécialiste des comic strips américains.Il note à ce propos : « Tout le film est vu du point de vue de Joey Wellman, le dessinateur américain, ou de sa fille mais on aurait pu montrer un troisième point de vue qui aurait été celui de Depardieu.:> Les vieux dessinateurs américains, raconte Resnais, devaient produire quatre bandes quotidiennes en plus d'une planche hebdomadaire.Ça ne leur laissait pas beaucoup de temps libre pour voyager.C'est ce qui explique, selon lui, pourquoi Joey Wellman, qui n'était jamais sorti de Cleveland, se soit retrouvé aussi perdu en arrivant à Paris.Des films au present On s'étonne qu'il ait renoncé dans ses trois derniers films à la non-linéarité qui constituait jusqu'à maintenant sa marque distinctive.¦ < C'est peut-être parce que j'ai eu l'impression qu'il y avait maintenant beaucoup de films qui se faisaient de cette façon, explique Resnais.On a envie au moins de ne pas le faire systématiquement.Quand j'ai fait des films non linéaires, c'est parce que j'étais convaincu que ça apportait quelque chose a l'histoire.» Il n'y a pas de flashbacks dans ses films, assure-t-il.La seule exception à cette règle serait StaVisky qui en compte deux.La raison en est simple : ses films se déroulent au présent et tout se passe dans la tète de ses personnages.Il explique l'importance accordée dans son oeuvre à la mémoire par le besoin d'exploiter au maximum les vertus propres au cinéma.« L'idée était la suivante : qu'est-ce qu'on peut faire au cinéma et qu'on ne peut pas faire au theatre ?Au fond, c'est la possibilité de matérialiser l'imaginaire.Vers l'âge de 13 ou 14 ans, quand j'ai découvert le cinéma, c'était à travers des films comme Le sang d'un poète de Cocteau et Le chien andalou de Bunuel et Dali.Moi qui arrivais de ma Bretagne natale, je découvrais qu'on pouvait montrer sur un écran des choses qui avaient l'air de se passer dans des reVes.Un ami me répétait en 1939 que le cinéma n'est pas un art parce qu'il ne peut que reproduire la réalité.Ça m'avait beaucoup provoqué, le me Alain Resnais Le retour de l'oncle en Amérique suis rendu compte que la caméra ne faisait effectivement que reproduire la réalité.Mais on pouvait ensuite modifier l'ordre des images, comprimer ou élargir le temps.L'art se trouvait donc dans le montage, non dans les images.» Une vocation Il affirme avoir été frappé à cette époque par Le jour se lève de Marcel Carné.C'est probablement ce film, plus encore que Citizen Kane, qui devait décider de sa vocation de cinéaste.«,Le fait que le personnage de Gabin allait être cerné dans une chambre et que ce récit était raconte d'une manière non linéaire créait un climat angoissant qu'il aurait été impossible d'obtenir au moyen d'une continuité.» Fils et petit-fils de pharmaciens, Resnais a voulu très jeune échapper à I 'étoufferaient de la petite vie bourgeoise de province.Initié à douze ans au cinéma au moyen d'une caméra Kodak 8mm, il devait fuir très tôt la Bretagne pour s'installer à Paris.Il avait d'abord entrepris un stage dans une grande librairie en vue de devenir libraire.Tout, dira-l-il, plutôt que d'être pharmacien.C'est a ce moment qu'une ami lui apprit l'existence d'une nouvelle école, I'ldhec, spécialisée en cinéma.» C'était en 1944.Il choisira d'être monteur, lamai: l'idée de devenir metteur en scène ne lui avait encore effleuré l'esprit.« l'avais suivi des cours de théâtre comme tout le monde.Mais je n'étais pas satisfait des résultats le m'étais dit que si je faisais du montage, au moins, je continuerais à rencontrer des comédiens.» D'où lui vient cet intérêt qu'il portait déjà aux comédiens ?« Quand je suis passé du milieu de mon enfanct composée de gens pas très curieux et que j'aj rencontré des comédiens, explique Resnais, j'ai découvert des gens qui s'intéressaient à tout.Ça m'avait paru très reposant, l'avais tout à coup l'impression de vivre dans un milieu où il y aval! de l'oxygène.|e respirais.» Resnais fut un enfant chétif, souffrant de l'asthme.Arrivé à Paris, son asthme devait disparaître du jour au lendemain.Il se distingua d'abord par ses courts métrages Pour le chant du styrène, par exemple, un documentaire consacré à la fabrication du polystyrène, il avait commandé un commentaire en vers à Raymond Queneau.« Jamais un texte ne lui aura donné autant de fi à retordre, le le poursuivais semaine après semaine pour avoir deux alexandrins de plus.» Personne n'aurait pu, selon lui, prévoir le retentissement de Nuit et brouillard, un court métrage consacré aux camps de la mort nazis.« Le producteur Anatole Dauman m'avait écrit : « Mon cher Alain, je suis content d'avoir produit ce film mais jamais il ne sera projeté dan une salle.» C'est exactement le contraire qui s'e^ produit.» Hiroshima mon amour : « Peut-être le plus '< grand choc provoqué par ce film a-t-il été un retour au son.L'idée consistait à se servir du sqn pour hypnotiser le spectateur.Sans nous eii;-;-rendre compte, Marguerite Duras et moi.nous j avons pu changer des choses.» ¦ Un seul succès L'étiquette d'intellectuel lui a-t-elle nui ?: -.\u2022 ' « |e crois qu'elle m'a suivi.On a tendance à croire que je fais des films très graves.Pourtant I notion de roman populaire était présente dès Maricnbad.» Et la Nouvelle Vague?« l'ai été porté par elle.C'est grâce à Chabrol e à cinq ou six autres que j'ai pu arriver plus vite : faire des longs métrages.Ils ont démontré qu'il n'était pas nécessaire d'avoir fait tous ces stages pour pouvoir faire des films.Devenir metteur ei scène, c'était comme l'écrivain qui se met à lire des livres pour ensuite en écrire.» Se considère-t-il comme un auteur ?« |e me méfie de cette expression, Sj je suis metteur en scène, c'est déjà pas mat.l'ai toujour trouvé très naturel de travailler avec des scénaristes.le m'indigne que les critiques n'en parlent jamais.Quand on parle de Vous né.l'emporterez pas avec vous de Capra, on oublie que ce fut d'abord pendant deux ans un succès d Broadway, l'admets dans un film qu'on soit au moins deux.Mais je veux qu'on reconnaisse que les acteurs sont aussi des auteurs du film, sans parler bien sûr du chef opérateur ni du monteur etc.» Comment évalue-t-il son apport personnerau septième art ?« |e n'en ai aucune idée.Rien ne me prouve qu j'ai apporté quelque chose.Le seul succès public que j'ai eu, c'était Mon oncle d'Amérique.Tous mes autres films ont été diversement accueillis.¦ Ma position est étrange.|e ne fais pas partie de I catégorie des cinéastes qui font 5 à 10000 entrée à Paris et dont les films sont montrés dans toute les universités du monde.Les producteurs m'accordent plus d'argent mais je ne fais pas \u2022 partie de la catégorie des succès commerciaux qu commandent de gros budgets.» Blaze: vrai scandale politique hier, gentille comédie aujourd'hui HUCUETTE ROBERGE Là-bas, ceux qui ont l'âge voulu se souviennent de la brève liaison du Gouverneur Earl K.Long, 65 ans, avec une strip-teaseuse de 28 ans, re-nommée « Blaze Starr » en raison iindante chevelure rousse.Il y a 30 ans, ce scandale avait mis la Louisiane et la plupart des États du Sud en état de choc.L'odeur de souffre une fois dissipée, reste une histoire d'amour peu commune à raconter.La première intéressée, aujourd'hui âgée de 57 ans et retirée depuis peu des «affaires», Ta fait en 1974 dans son livre Blaze Starr: My Life As Told To Huey Perry.Dont 'le réalisateur Ron Shelton a tiré un film.Blaze, où Paul Newman devient l'excentrique gouverneur Long, et une jeune Torontoise nouvelle venue au cinéma, Lolita Davidovich, la flamboyante effeuilleuse.Occultant le côté sordide de l'affaire, le cinéaste s'est laissé séduire par la santé et la dignité qui émanent des confessions de la dame.À inscrire dans le contexte de l'époque.En ce temps-là, les politiciens politic,liliaient encore «entre mâles» dans des officines enfumées, à l'épreuve des micros, des caméras de télévision et des oreilles de bonnes femmes.Flanqué de son état-major personnel, quatre ou cinq inconditionnels «cronies», le Gouverneur Earl Long était un as dans sa catégorie.Une légende vivante.À la fois pittoresque, drôle, et proche du petit peuple Noir et Blanc auquel il était entièrement dévoué, Earl Long était une sorte de Louis Laberge louisianais, doublé d'un lean-Claude Malépart de même souche.En prime, malgré l'âge et une santé minée par les abus, il avait du charme.et un faible pour les femmes à tète et poitrine fortes.Autres que la sienne.Or le Gouverneur se met soudain a inquiéter sérieusement son entourage.Non seulement s'entéte-t-il à défendre les Noirs à qui on veut retirer le droit de vote, mais le voici qui s'enflamme pour cette petite effeuilleuse de rien du tout qui, pendant son show, ose parler aux spectateurs.Le voilà qui s'affiche Paul Newman et Lolita Davidovich dans Blaze PHOTO PAUL-HENRI TALBOT U Presie avec elle.Il n'en faut pas davantage pour qu'il soit déclaré capoté.et interné dans un hôpital psychiatrique par les bons soins de ses proches.Avant de dire son dernier mot! À propos, si les bons mots de Long déclenchent les rires en salle, on s'étonne de n'éprouver aucune émotion, aucune compassion, devant ce tragique amour désassorti.Evacué, tout le pathétique de la vie de l'authentique Blaze.Ne reste plus qu'une gentille comédie, mise en scène avec talent et sobriété.Qui risque fort de décevoir les cinéphiles chez qui le Bull Durham de Ron Shelton avait créé une attente démesurée.Fidèle à sa réputation de bûcheur perfectionniste, Paul Newman ne s'est pas contenté d'adopter l'accent du Sud ; il a aussi forcé énormément sa voix pour obtenir le timbre de Long, un fumeur invétéré.Du même coup, il l'a rendue, hélas, assez agaçante à la longue, et difficile à suivre par bouts.À New-York où j'ai visionné Blaze le week-end dernier, mes collègues américains déploraient eux aussi avoir raté plusieurs syllabes.L'acteur avoue qu'à son âge, il ne se sent pas très à l'aise dans les duos avec des tendrons.Par contre, la débutante Lolita Davidovich prend toute sa part d'écran, apportant à son personnage pour le moins controverse, une étonnante dignité, faite d'un heureux dosage de sincérité, de candeur, d'intelligence et d'humour.Les autres, les «cronies» surtout, sont convaincants.Et la musique de Bennic Wallace réjouira les nostalgiques de fambalaya et des New Orlean's blues.DIDIER FARRÊ PRÉSENTE Un film df EAN-J ACQUES Beineix L'Oyv G.\" DISTRIBUTION ACTION FILM CARREFOUR LAVAL STOWS StfrCMHfMI ?»-'ii CINfMAi ClNtlILX ODf ON m C2 LA PRESSE, MONTREAL.SAMED116 DECEMBRE 1989 Paul Newman: champion dans rien, mais citoyen exemplaire! HUGUETTE ROBERCE mm randu et De Niru BéP possèdent un don naturel, un véritable instinct d'acteur.Pas moi.f\"ai vécu de grands moments comme acteur, ou coureur automobile, et sans doute aussi comme être humain.Mais je ne suis grand dans rien.Ni à l'écran, ni sur la piste, ni dans l'arène politique où je manque du flair nécessaire.À vrai dire, je n'ai rien réussi que dans la sueur de renfort!» Nous sommes attablés dans un chic hôtel de New-York et le «bûcheur» qui s'exprime à rags côtés s'appelle Paul isfewman.Il est un des acteurs les mieux payés de Hollywood et l'un des rares sexagénaires à pouvoir encore jouer les séducteurs à l'écran.Sa feuille de route, qui couvre quatre décennies, compte des dizaines de rôles, quelques réalisations (dont le magnifique Rachel-Rachel), deux Oscars.À un mois de son 65e anniversaire, l'homme impressionne, pas tant par l'étrange propriété de son regard ultrableu que par ce charme particulier qui vient de l'intérieur.On le décrit comme un homme «civilisé», au sens le plus noble du terme.Lui.manifestement instabilise par ces belles étiquettes, ne se livre que pour avouer sa « très grande timidité», souvent peeçue comme distance ou froideur.Accordant sa millième entrevue, il s'arrange pourjque son interlocuteur ait le\"sentiment de poser de nouvelles, d'intelligentes, de vraies bonnes questions.Paul Newman marque souvent une longue pause-réflexion avant de répondre.On a tout le temps d'apprécier, de prendre des notes.Quand Ron Shelton lui a propose d'incarner le Gouverneur de la Louisiane Eârl K.Long dans Blaze.Newman a beaucoup et longtemps hésité.En repli, le réalisateur allait offrir le rôle a Gene Hackman quand il s'est finalement ravisé.Mais il reste a J'étroit, dirait-on, dans la peau de Earl Long.« Le problème avec Newman, dit Ron Shelton.c'est que même en l'affublant des vêtements les plus sales et les plus froissés, on n'arrive pas à lui faire perdre son chic de dignitaire!» «Au départ, j'avais beaucoup de réticence devant le personnage de Long, admet Paul Newman.Ce n'est pas tant le sujet du film, c'est-à-dire la scandaleuse liaison entre ce politicien de 63 ans et une pulpeuse jeune strip-teaseuse, qui m'inquiétait tellement.Un peu tout de même, à mon âge! Mais j'avais surtout très peur de ne pas coller au personnage.Peur que le public, en particulier celui de Louisiane qui l'a connu, ne m'accepte pas en Earl Long, ne le reconnaisse pas en moi.je craignais donc de ruiner le film.» Il suffit de le regarder pour comprendre.Comparé au Gouverneur Long original \u2014 décrit comme un «macho» rondelet, fort en gueule, fumeur à la chaine.buveur de whisky, amateur de blagues lestes et de femmes potelées \u2014 Paul Newman fait figure d'ascète.Il a beau s'en défendre ( You should see me at a party!), il ne convainc personne.Surtout qu'il ajoutera: «Ce que j'ai trouvé le plus inconfortable chez Earl Long, c'est probablement son.avachissement (slopiness).» le l'observe.Tout le contraire d'un homme vulgaire.Elégant, mais plus maigre que mince dans son tweed fin.l'ucteur, dont on dit qu'il surveille sa diète avec une rigueur qui frise l'anorexie, boit à toutes petites gorgées un thé-citron tiédi comme s'il s'agissait d'un pur nectar.«l'ai finalement accepte d'etre Earl, reprend-il, parce que le personnage me plait beaucoup au fond.Il n'était pas très populaire chez les journalistes ( rire ), mais foncièrement altruiste, profondément scandalise par les conditions de vie faites aux Noirs, sincèrement préoccupé par les intérêts de sa communauté et le progrés de son Etat.» Philanthrope C'est donc sur l'altruisme et la compassion que Paul Newman s'est trouvé une quelconque parenté avec Earl Long.Depuis plusieurs années, il consacre avec sa femme, l'actrice lohanne Woodward, beaucoup de temps, d'énergie et d'argent à des oeuvres philanthropiques, telles la Fondation Scott Newman \u2014 nommée au nom de leur fils décédé il y a dix ans\u2014 qui lutte contre les ravages de la drogue.Et le gros des profits de la vente des produits Paul Newman, vinaigrettes, sauces à spaghetti et popcorn, va à un camp de vacances pour enfants condamnés par la maladie.Curieusement, le philanthrope n'aime pas que ces B.A.soient soulignées.« Civilisée, ma vie?Je n'en sais rien.Seulement, je comprends mat qu'on puisse choisir d'être barbare quand on a les moyens d'être civilisé.Et puis ces choses-là, laisse-t-il tomber après un silence embarrassé, plus on en parle, et moins on a de plaisir à les faire!» Quelqu'un lui demande ses prévisions pour la dernière décennie de ce siècle.Encore une pause, longue.«le suis un très mauvais prophète, finit par répondre Paul Newman.Mais pour parler franchement, je suis plutôt pessimiste.Le fossé entre les riches et les pauvres s'élargit toujours davantage.» L'entrevue tire à sa fin.Un jeune journaliste américain lui présente une photo de lui à dédicacer.Pas de chance! Gentiment, mais fermement, Paul Newman reconduit.« |e veux rester fidèle à ma philosophie, s'excuse-t-il en souriant.Depuis longtemps, je ne donne plus d'autographe, l'ai pris cette décision un bon jour, parce que ça m'empoisonnait la vie.le n'arrivais plus à manger en paix avec ma femme et mes enfants dans un restaurant.Et pour ne blesser personne, je ne fais aucune exception.» \u2014\u2014 Paul Newman dans Blaze FAMOUS PLAYERS DU REALISATEUR DE I FiEVEL ET LE NOUVEAU ilftONDE & pPETIT PIED LE DINOSAURE «Un film ravissant et enchanteur, chaudement recommandé pour toute la famille ! Beaucoup d'humour et de chansons très entraînantes.» \u2014 C.Hartry, SYNDICATED PARENT FILM REVIEWS INFO-FILr* 866-0111 Iln00o22n00 ^1 ,,l5e4MOMT-aOYAl.E.SWd/Oj Icturm Tout las Jour* 1:00-3:00-5:00 \u2014'LONGUEULl: \u2022r'Versailles © Il OMEGA urn dim 12:30-2:30 ?TJIMçWtTiSjai ITrott-Rtwefo;.Ol j y.MA*.MAXlCENrr*.6Sf-'l?J Tous les soirs 7:00 sam dim 1:00-2:45-4:30 \u2022 liTlllUTIOM Tous Its (ours 12:45-2:45 et en anglais aux PALACE, FAIRVIEW, d0rval et GREENFIELD UN DES 10 MEILLEURS FILMS DE L'ANNÉE ^^^^^^^^^^^^ ^^^^^^^^^^^^ ^^^^^^^^^^^^ ^^^^^^^^^^^^ \u2014 M.Cidoni GANNETT NEWS SERVICF «DRÔLE ET MERVEILLEUX» \u2014J.Garner, GANNETT NEWS SERVICE «RAUQUE.» «BRILLANT.» ; \u2014S.Benson, LOS ANGELES TIMES «'BLAZE' est superbe.» 14.\u2014NBC/TV fi \u2014 L.B.Hobson, CALGARY SUN Maintenant à Fa f fiche! PAUL NEWMAN BLAZE VERSION FRANÇAISE LE FILM LE PLUS APPLAUDI DE L'ANNÉE! «LA PETITE SIRÈNE est rempli de musique, de rires et d'effets visuels qui sauront plaire à tous.niwnfftfvn fii twnrjic ÏYinff Ifiiiji': flf'; )'(' ictk dora inus tes imemift fvrws FlOYcr 'i Si vous ratez ce film ou si vous le faites rater à vos enfants, vous ne vous le pardonnerez jamais.10+.» , LA PETITE Roger Ebert.CHICAGO SUS TIMES Gary Franklin, ABC-TV/L.A.f Maintenant a l'affiche!, Produit «a uaaristkm »*« «HTC» SOŒEN P/UsTVEBSIV DWril»»(»rBl'EVA VISTA MCrURES DISTWWTIOV.INC.rkna!s tester jusqu'à la fin ».raconte ~~ tuce'Gdilbéauit.«Il m'a appris a être sue une scène, plutôt qu'à dé-\"''Yntintrer*,; affirme Robert Tou-pin.«cil fait du bien pas seulement à l'acteur en nous, mais à tout riridividu».résume Andrée z ii»ch«H}lle.*\"¦¦.Pep.Uis trois ans, le milieu des _'-:,comedÏKns montréalais s'est trou-\" vé un'vi^itabîe gourou, un coach ; \u2022 pour acteurs professionnels dont la réputation voisine l'idolâtrie.Tbutà commencé lorsque Ro-Vbert Toupin est revenu d'un se-,\u2022- jour prolongé à New York oit il .s'était inscrit au Warren Robert-son Theatre Workshop qui comp-/.te, avec Y Actor's Studio et le Stel-.la Àdler, parmi les plus réputés \u2022 du genre dans le monde.^.Stimulé par ce qu'il y avait \u2022Vvécç, Robert Toupin a tout mis en' oeuvre pour faire venir le .Tgrand maître à Montréal sur une jHjase régulière.Depuis, ils sont 3 près d'une cinquantaine de comé-^\"dier|s à fréquenter religieusement J\\ fps* ateliers montréalais de War- ren Robertson, et la liste d'attente .: ; compte presque deux fois plus de .noms.Cet acteur américain d'origine ' tç.xiyie, dévenu ami de Marlon ~ Brando après avoir tourné avec lui au lapon dans le film Sayona-.ru.débarque à Montréal à raison r-'de deux jours toutes les trois ou : quatre semaine*.Quand je l'ai -¦rencontré, a son hôtel d'adoption ?4: àîrcentre-ville, il arrivait d'Ams-3*térdàm.ou ses ateliers sont aussi populaires qu'à New York ou Los Angeles.*C '.« Taime beaucoup venir travail-fçra Montréal.commence-t-il par \u2022 dïrcî de sa voix feutrée.Les ac-:'.téursici ont des qualités uniques '.- e> cliàcûh apporte beaucoup au ;7rèsté\"du groupe.Tout est possible - ' fcj.c'est lin terrain fertile, comme \"-' co Vêlait à New York il y a plusieurs années.Les comédiens ont *: %3u .'talent! ils sont déterminés, et .généreux d'eux-mêmes.» Des comédie un pourtant, il en a i'.'.vu-bien.d'autres, des milliers en ^.\u2022fait.ati cqurs des 25 dernières an-_;.nées.Diane Keaton, (essica Lan-5VJB& Tom Hulce, Madeline Kahn.iPairick Swayze, sont parmi ceux ont fait ou font encore partie ^ùde ses ateliers à New York.Mais .iu Warren Robertson est beaucoup plus qu'un professeur à la mode.Il est une sorte de catalyseur .l'une grande époque, celle de la ftn'des années cinquante à l'Ac-\u2022î-îlor.'s Studio qu'il fréquentait aux -£côtés de Paul Newman, Jane Fon-jj£à\\ Marlon Brando, l'eter Falk et ^Marilyn Monroe.3l Marilyn .v II relate cette période avec un '^'\u2022mélange de retenue et de frénésie \u2022\"^\u2022dans le coin de l'oeil.«Nous vi-rvio'ns là la cause commune d'une -génération très spéciale.Chacun 1 ; devait laisser à l'entrée son ego de \u2022'star et l'on se retrouvait tous sur \"j^in même pied.Certains étaient '.¦encore à leurs débuts, comme -.'\u2022\u2022[ànéFonda qui avait une telle for-' :ce dè caractère que nous savions 'bien qu'elle réussirait.Marilyn '\"'Monroe, elle, venait de faire y,:§ôme like it hot et elle était déjà ^çri tète du box-office dans le mon-^i«3e.Quoi qu'on en dise.Marilyn 'aviitt à coeur de grandir en tant ','gu'àctricé, et démontrer qu'elle T-n'éfoit pas seulement une bombe .sexuelle de Hollywood.«Mais c'était bien difficile de la ,,yoit.comme\" n'importe qui \u2022 d'autre dans les ateliers.Tout le monde se demandait chaque fois qui elle allait choisir pour lui donner la réplique.Un jour, elle a téléphoné à l'un de nous en di-.; ^saJT6««'T.hisis Marilyn from ¦-'cJft9s,-i.H*'n?ti.ublierai jamais tout y^i^ùè'cëtte phrase pouvait vou-;'$oir d5rè.«le-là.part de Marilyn *-\"Monr©e.» \u2022\u2022 ^;A^WafTen; Robertson vivait alors '-¦dans' t^jmcrne- édifice qu'une dizaine' d acteurs et actrices qui .avaient pris l'habitude de se ren-¦ 'cotîtrër pbur.préparer des scènes ;-et:se crrtitfùer-mutuellement.Ra-ri .'piderrrérrtf l'attention des autres ! -s'est tournée vers lui, si bien que .-¦même's'il n'avait jamais eu l'in-'vtention-d'enseigner.Warren Ro-, .- bertson s'est rendu compte qu'il - le faisait déjà.La popularité de v.son approche \u2014 un prolonge-;.'mént du « Method Acting» de .^,VStanislavski \u2014, perçue comme -.-tout à fait révolutionnaire à I epo-L^que.l'amena ensuite à continuer \" malgré lui.(.JÎobert Toupin, qui a égale-.-'iHient fréquenté l'Actor's Studio pendant plus d'un an, soutient que «Warren Robertson est celui qui a le mieux intégré les grande* écoles de pensée sur la formation \u2022^df' l'acteur.Sa première question vlesf toujours: Où en est ton instru-j men.l?Il cherche d'abord les blo-v.-cages de l'acteur pour l'aider à :-,>lrouver l'harmonie entre l'inte-l rieur et l'extérieur dans son jeu.» En entrevue récemment, Chris-\"lîâTtê PaSqulCT disidl que Warren Robertson étaif\" comme une bor- ne dans sa vie de comédienne, qu'il l'avait «débarrassée des choses encombrantes, des attitudes, des défenses dont je pensais devoir me servir pour jouer».Comme d'autres, elle parlait d'un coup de foudre professionnel qui a changé sa vie.«l'ai commencé avec Warren, reprend Luce Guilbeault, à une époque où je ne croyais plus pouvoir jouer les séductrices ou les personnages fantaisistes.Il m'a fait travailler un texte complètement fou de lohn Cuarc, et je me suis donné des libertés que je n'avais pas osé prendre jusque-là.l'ai toujours eu aussi de la difficulté avec l'autorité et la méchanceté.Actuellement, je travaille avec lui sur des personnages à la Bette Davis, des dominatrices, et ça m'apporte énormément, l'ai pleuré souvent dans ses ateliers, on pleure tous.Mais c'est tellement libérateur.» Ses fidèles le perçoivent d'ailleurs autant comme un thérapeute pour acteurs que comme un coach.C'est là un aspect que lui le premier ne nie pas.«C'est peut-être surprenant à entendre dire, mais beaucoup d'acteurs ne sont pas connectés à leurs propres émotions.» Il connait leur nature complexe, et la confiance qu'il dégage fait que des comédiens de carrière trouvent l'humilité et le courage de se mettre émotive-ment à nu devant leurs pairs.«Ce qui m'a le plus frappé, remarque Andrée Lachapelle, c'est le pouvoir qu'il a de faire sortir la douleur des comédiens, leur insécurité totale, l'extrême désarroi que nous avons tous vis-à-vis du métier.11 aide l'acteur à se trouver, à aller jusqu'au bout, à être pleinement dans le présent, comme un enfant.» Pour Louise Mar lea u aussi, « un acteur est essentiellement quelqu'un qui se définit par une remise en question perpétuelle de lui-même.Il n'y a pas beaucoup de lieux pour se ressourcer ici.et partager ses expériences, l'envisage d'y retourner éventuellement, mais en même temps, ça me fait très peur.» En gros, le travail consiste en une série d'exercices suivis de scènes interprétées par un ou deux comédiens qui doivent s'enlever de l'esprit l'idée de performance.Ils sont là pour expérimenter la relation entre leurs émotions et celles d'un personnage.Avec tout le doigté possible, le coach les amène ensuite à se dépasser en les révélant à eux-mêmes.«Après un certain temps, explique Warren Robertson, si un acteur trouve sa plus grande satisfaction seulement dans le regard du public sur lui.cela revient à remettre son bonheur dans les mains des autres, et peut conduire à une situation désespérée.L'acceptation de son talent par le public est une chose, mais sa pro pre acceptation, la connaissance profonde de soi.l'inventaire de ses moyens, sont encore plus importants pour l'équilibre de l'acteur.» Les réalisateurs Ses ateliers sont ouverts tout autant aux réalisateurs et aux metteurs en scène.Une complémentarité que Warren Robertson trouve essentielle à la pratique du métier.André Melançon, le réalisateur de films pour enfants, confirme: «Les ateliers ont changé ma direction d'acteurs en me rapprochant davantage des comé-Jiens.» Lorraine Pi mal ajoute: «Si les délais de création nous le permettaient, on devrait toujours envisager le travail de répétitions dans ce contexte-là.» Malgré les difficultés de financement de l'opération, et les coûts d'inscription qui varient de bOO S à 1000 $ par année, tous se disent néanmoins privilégiés d'en faire partie.«Nous pourrions facilement être 150 dans le groupe, note Robert Toupin.le reçois fréquemment des appels de comédiens de Toronto qui veulent venir.Mais il faut limiter les inscriptions pour permettre un travail individuel.Et nous ne voulons pas non plus devenir une institution.» A la fin du mois, il leur faudra cependant quitter le lieu qu'ils occupent actuellement, un local loue à la Ville d'Outrcmont, parce que cette dernière a d'autres visées.Depuis longtemps, le comité organisateur fait des pressions auprès du ministère des Affaires culturelles pour obtenir une subvention annuelle qui assurerait la viabilité des ateliers dans un local permanent.«Au lieu de donner 20000 $ à un artiste pour aller se perfectionner à New York, pourquoi ne pas en faire bénéficier 50 comédiens ici même?», signale Robert Toupin.De son propre aveu.Warren Robertson, lui.abandonnerait ses ateliers de New York bien avant ceux de Montreal.A plusieurs reprises au cours de la rencontre, il s'est dit fasciné par la motivation et l'énergie des comédiens québécois.«|e suis excite par Montréal, conclut-il, parce que je sens que j'y suis à un bon moment.Il y a plein de talents ici tout prêts à rejaillir sur le monde.» i \"JlZ: J ±(i>-< ,ift ouvsT lu* Sir Catnrunr THE WAR Of THE ROSIS 114 an») Oolby Sltrto t JO - 4 10 - r 00.»30 Bi'itli V I M coupon» tl iai»»er-pa»ar relme» THE 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