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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-12-23, Collections de BAnQ.

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[" Arts et spectacles Littérature Arts plastiques Disques et vidéos Restaurants Vins LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 23 DECEMBRE 1989 \u2022 7 La irie des livres Enfin, une bonne querelle littéraire! REGINALD MARTEL On reproche souvent aux universitaires de regarder toutes choses et toutes gens de très haut, sans daigner répandre au-delà de leurs amphithéâtres la nourriture scientifique dont le bon peuple, qui est gourmand, serait pourtant heureux de faire son picotin.M.Aurelien Boivin, du département des littératures de l'université Laval, échappera certainement à cette juste critique.Une lettre aux journaux, dont le nôtre, nous donne la mesure de la sainte colère que lui a inspirée une édition toute neuve, assez luxueuse, illustrée par le caricaturiste Tibo, du célèbre Maria Chapdelaine de Louis Hémon, préparée par Les Livres Toundra, une maison de Montréal.Heureusement pour moi, la critique du savant professeur ne concerne pas l'établissement du texte lui-même : le temps des fêtes étant celui des aveux, je dirai que je n'ai jamais été capable de lire entièrement le célèbre roman.Elle concerne, cette critique, le texte d'accompagnement qu'on trouve en page quatre de couverture.le me suis promis de lire Maria Chapdelaine un jour, un autre jour.|e saurai en tout cas de quoi et de qui il s'agit.|e saurai par exemple que, quoi qu'en dise l'éditeur fustigé.Hémon n'a pas écrit à Londres, où il s'était réfugié pour é- tapper à la carrière, un mais pi not trois romans.Les deux premiers se déroulent dans le East End.Colin-Maillard et Battling Malone.pugiliste, et \u2022 ils ont été publiés en I924 et 1925 respectivement.Un troisième roman.Monsieur Ripois et la Nemesis, dernière oeuvre écrite par Hémon avant d'aller au Canada, ne fut publié qu'en I950.pour ne pas nuire au succès de Maria Chapdelaine.M.Boivin contredit encore plusieurs fois l'auteur de la malheureuse notice.C'est à Montréal, et non dans Le Temps qui n'était pas une maison d'édition, que Maria Chapdelaine est publié pour la première fois en volume, en 1916.Grasset reprendra le titre en 1921, qui inaugurera la collection « Les Cahiers verts ».Ceux qui achèteront le bel album des Livres Toundra devront savoir en outre que jamais Louis Hémon n'a envisagé d'écrire un livre sur la ville de Sudbury et qu'il se dirigeait plutôt vers les Plaines de l'Ouest, pour y travailler aux moissons, quand il a été frappé mortellement par un train.Jacques Ferron croyait plutôt au suicide, ce que signale le professeur La verve de M.Boivin l'amène même à critiquer le texte d'introduction, non pas quant à son exactitude, mais quant à sa pertinence : « |e ne parle pas de l'introduction de Roch Carrier qui a déjà écrit de bien meilleurs textes.|e ne crois pas que ce court texte jette sur le récit un regard nouveau, ainsi qu'on l'affirme en toutes lettres.» Et le savant professeur de conclure : « Il est dommage que le métatexte de cet album bien illustré, reproduisant le texte de l'édition Boréal.1980.ce qui n'est jamais signalé nulle part dans le livre, soit ainsi bâclé.» Eh ben ! Il fut un temps où les chroniqueurs littéraires, qui ont à coeur les intérêts matériels et moraux de leurs lecteurs, menaient seuls, avec leurs maigres moyens intellectuels, le combat contre le laisser-aller de l'édition québécoise.Ils ont aujourd'hui la vanité de penser que leur action ne fut pas tout à fait étrangère aux immenses progrès de l'édition québécoise, qui est devenue aussi professionnelle qu'il se peut.Si les universitaires s'en mêlent, l'édition québécoise sera bientôt condamnée â la perfection.Qui s'en plaindra?I § Quand Didier croise le LUCIE CÔTÉ Collaboration spéciale ien de petit chez Didier Decoin.Il se déplace â grandes enjambées, sa poignée de main est vigoureuse, son rire, fréquent et généreux, et sa simplicité, remarquable.Aujourd'hui âge de 44 ans, l'écrivain français s'est aussi créé un bonheur à sa démesure, où Dieu occupe une place importante.Pour Noel, il présente son dernier ouvrage, un bel album illustré où il célèbre à sa manière la venue au monde de lésus.D'abord journaliste, «une merveilleuse école d'écoute et d'observation pour apprendre à écrire», il écrit romans, pièces de théâtre, livres pour enfants, essais, scénarios.En 1966, â 21 ans, il reçoit la bourse Del Duca pour son premier roman.Le Procès à l'amour, inspiré de ses déboires amoureux.Elisabeth ou Dieu seul le sait remporte le Prix des Quatre lurys en 1971, Abraham de Brooklyn, le Prix des Libraires en 1972 et John L'Enfer, le Goncourt en 1977.«Une sacrée bonne année, 1977, faste et heureuse», s'exclame le prolifique écrivain.Cette année-là, Didier Decoin tombe instantanément et éperdument amoureux d'une inconnue lors d'une signature de livres.Elle le retrouve, ils s'épousent.attendent bientôt la naissance de leur premier enfant.Et Didier Decoin reçoit bien sur le prestigieux prix Goncourt.«Le Goncourt.c'est comme une peau de chagrin, il faut savoir ce qu'on va en faire.Un prix littéraire n'est pas une fin.c'est un tremplin.|e voulais écrire une pièce de théâtre, faire un film et avoir trois ans de tranquillité pour écrire un livre».Superbement écrit, empreint de poésie, lohn L'Enfer, comme Abraham de Brooklyn, raconte New York.«Une ville extraordinaire, une ville comme un immense point d'interrogation.Une ville qui atteint un point de non-retour, meurt d'être trop belle et trop grande, lohn l'Enfer est un Cheyenne, l'un des premiers habitants du continent et le symbolique survivant des massacres.» Didier Decoin l'a voulu laveur de vitres pour qu'il puisse constater que personne n'habite derrière les fenêtres des immenses tours qui reflètent la ville.Une enfance magique Enjoué, l'écrivain a conservé intacts l'émerveillement, la fraicheur et la vivacité de son enfance et ses livres en portent aussi la trace.Avec verve et de grands gestes fougueux, il raconte \u2014bien!\u2014 d'une voix enthousiaste et chaleureuse les moments magiques de sa vie de petit garçon.A son troisième mariage, son père, le cinéaste Henry Decoin, a déjà près de 60 ans lorsque naît Didier, «l'ai eu un papa formidable.Les conflits de générations étaient supprimés, j'ai donc eu une enfance limpide, enchantée, très libre, avec des moments de bonheur exceptionnels, dans les ambiances des nombreux mondes imaginaires du cinéma», s'émerveille-t-il.À 12 ans.il connaît une des plus grandes déceptions de sa vie.En vacances, accoudé à la terrasse d'un hotel, il contemple l'horizon lorsqu'un vieux monsieur à ses côtés pointe les nuages et invente des histoires.L'enfant s'éloigne, rejoint son pere et se moque du vieillard qui voit des souris dans le ciel.«Mon pere m'a regardé, très déçu.C'était Walt Disney! l'étais affreusement mortifié.Il aurait pu me raconter un dessin animé prodigieux», regrette-t-il encore.Les blancs de l'histoire Adolescent, déjà il écrit.Il «bouche des trous».«C'est une manie qui me passionne, remplir les blancs de l'histoire», indique l'écrivain.La première fois, à 15 ans.il imaginera le suicide d'Hitler, dans son bunker.Plus tard, ce sera la dernière nuit de Marie Stuart, juste avant son exécution.«Que s'est-il alors passé?», s'interroge-t-il.En 1980.il fera de ce livre.La Dernière nuit, paru en 1978, le sujet de son premier long métrage.Il est maintenant question de monter cette histoire au théâtre, a Montréal.Lorsque Marie-Helene About lui propose d'écrire un texte pour accompagner des illustrations sur l'enfance de lesus, sa fascination pour les «trous» vaincra son hésitation initiale.A l'aide des évangiles et des apocryphes.Didier Decoin se rcapproprie joyeusement l'histoire de lésus enfant, sur un ton simple, affectueux, inventif, toujours très personnel.Dans L'Enfant de Na/areth, cet album richement et abondamment illustre qui vient de paraitre.il commente I- -uvres d'art \u2022 sélectionnées par Madame About.Chrétien convaincu, il parle volontiers de la foi venue l'habiter un soir, comme une certitude, une revelation.«Mon Dieu en est un de joie, de lumière, pas du tout lugubre.Dieu est ludique, il nous regarde jouer et vivre comme des enfants».Didier Decoin souhaite trouver la force de combler un autre trou, immense, qui l'obsède: les 18 années de la vie de lésus dont on ne sail rien.«Tout est possible et rien n'est sur», remarque-t-il, rêveur.I ENFANT 0E NAZARETH de Didier Oecom, Nouvelle Cite et COM, 1989,156 pages.3 Un premier disque de l'O M avec Agnès Grossmann Un autre des Gipsy Kings .pareil au précédent ¦ Apres un disque de Noél et un autre d'oeuvres de compositeurs québécois.l'Orchestre Métropolitain signe un premier enregistrement de répertoire traditionnel: un programme Mendelssohn dont cinq extraits du Songe d'une nuit d'été qu'avaient déjà proposés Charles Dutoit et l'OSM en 1986.Claude Gingras compare les deux enregistrements en page K 5.¦ Les Gipsy Kings ont refait, à peu de choses près, le même disque que celui qui les avait propulsés au faite du world beat sur les palmarès français et internationaux.Certaines musiques baignent dans le romantisme latino, mais les gitans ont encore beaucoup d'energie.de sincérité, écrit Alain Brunei en page K 5.je pense clone je I is LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 23 DECEMBRE 1989 SARA PARETSKY CHRONIQUE D'UNE MORT ASSURÉE Roman JÊÊL.Jk Au plaisir de lire Jean d'Ormesson dans tous ses états JACQUES FOtCH RIBAS collaboration ipiclatt 9 ai aima lire ce livre de lean d'Ormesson pour plusieurs raison dont certaines me restent encore mystérieuses.Est-ce la fascination qu'exercent sur le roturier les «aristos» garantis bon teint, dont il soupçonne que la condition est plus lourde a porter qu'il n'y parait?Est-il douloureux d'etre un aristo-.* crate, voilà (peut-être) ce que ' j'essais d'éclaicir en cherchant s - dans ces pages de confidences 1 : quelque phrase là-dessus qui * »\u2022 m'eût satisfait, sinon vengé.«Le charme avec les hon-\u2022 neurs et les institutions, c'est ' qu'il faut être passé par la pour pouvoir les négliger», c'est tout ce que j'ai trouvé.Et aussi, petit a-coté amusant, une langue verte et drue, lorsqu'il le faut, lorsqu'il convient de traiter quelque chose d'« épouvantable connerie», ce qui m'a rappelé que Louis XVI \u2014 excusez du peu \u2014 s'était écrié devant les insurgés de Versailles: «Qu'ils aillent se faire foutre!» l'aime assez la vulgarité aristocratique.Ce n'est pas le plus important.Il y a la littérature, mai-tresse impossible à «larguer» lorsqu'on l'a connue.Il l'a connue, il en est fou, même s'il la considère du froid regard des véritables libertins.Elle est «ce qui compte avant tout», elle «échappe toujours à l'explication».Les écrivains, dit-il «jouissent du privilège mystérieux de faire de la vie avec de la mort».Alors, le portrait de Jean d'Ormesson se précise dans ' une couleur qui m'intéresse, celle de l'écrivain : «Que l'auteur disparaisse, s'incorpore entièrement à ce qu'il exprime, qu'on ne le voie plus» ou encore «L'écrivain est libre.Il l'est d'autant plus que sa personne n'a pas d'importance.C'est le livre qui compte».Le goût du voyage.Le goût du départ.Soudain, il décide de prendre une automobile et de s'enfuir, loin, peut-être en Italie qui est sa seconde femme.Il a beau citer Céline: «Le voyage, un petit vertige pour couillons», il n'eu reve pas moins: «Je ne méprise toujours pas le vagabondage» et il cvuque «Le svndrome de Morand, celui du départ précipité».Il dit: «l'ai toujours aimé les chemins de traverse (.) Ma nature me pousse à faire ce qui me plaît».C'est là.lorsqu'il se raconte dans sa vie «éparpillée», que lean d'Ormesson est le plus intéressant.Sans doute parce qu'il réussit en quelques phrases d'un mouvement assez stendhalien à se mettre en scene sans ostentation, (au point que l'on croit, par bouffées, à une fausse modestie, à une afféterie, et puis non, il n'en est rien) et à nous entraîner en sa compagnie dans ses retranchements secrets \u2014 sinon les derniers, que nous ne visiterons jamais, bien évudemment.N'a-t-il pas, lui aussi, son secret et son mystère?Laissons cela, mais l'essai fut réussi.Sur la métaphysique?Il cite Hésiode (à moins que ce ne soit Pindare): «0 mon âme, n'aspire pas à la vie éternelle mais épuise le champ du possible».C'est qu'il se soupçonne mécréant, eh se disant croyant.Il n'est pas certain.Il hésite.Sympathique, ce garçon qui cherche tout en parlant.Signalons-lui que l'un de ses meilleurs livres s'intitule Dieu, sa vie, son oeuvre.Sur la politique?11 en mange, il en a beaucoup mangé.«|e n'ai pas reçu en héritage le culte du profit, mais bien plutôt le sens de l'État».La grande illusion des grandes familles; là-dessus, rien à faire, nous ne le convaincrons pas que la politique est le règne des fripons (Stendhal, encore lui).Bah, personne n'est parfait.Citons-lui seulement une autre de ses phrases: «Se soustraire aux origines, aux préjugés, à tous les conditionnements.Etre simplement un homme et un écrivain ».Voilà qui est prouvé, au moins.|e ne vois rien d'autre que |ean d'Ormesson puisse être, qu'un écrivain.Il suffit de le lire, en oubliant ces fascinations et ses méchantes raisons de notre curiosité, pour en être certains.Et même un délacta-ble écrivain, si l'on peut encore user de ce mot usé comme la plèbe et l'aristocrate.Et puis quoi, il aime le Porto.Un français?Quelle liberté d'esprit ! GARÇON DE OUOl ECRIRE, par Jean d Or-messon et Francois Sureau, 277 pages.Collection blanche, Gallimard, Paris, 1939.Romans policiers GILBERT GRAND Comme s'ils s'étaient donné le mot, les éditeurs succombent depuis quelques mois à l'abondante production américaine de romans policiers.Voici donc, pour vous aider à l'heure des cadeuux, un petit palmarès regroupant, duns le désordre, vedettes confirmées, classiques et étoiles montantes: ¦ Chronique d'une niort assurée de Sara Paretsky ( Éditions du Masque).Sans conteste, avec Charles Willeford ( Miami Blues), l'une des belles découvertes de l'année.Les romancières jouent un rôle de plus en plus important dans le renouvellement du polar made in USA, genre volontiers machiste, et Sara Paretsky en est la preuve éclatante.Sa détective privée.V.I.Warshawski (Vicki pour les intimes), n'a pas froid aux yeux \u2014 cours de karaté aidant \u2014 et affronte, dans un Chicago très réaliste, aussi bien le monde de la haute finance, le syndicat de la coutellerie (!) qu'une famille richissime digne des Atrides.À noter l'importance de l'amitié (et non de l'amour) pour l'héroïne qui, de plus, n'a jamais renié ses racines humbles Un document d'une richesse exceptionnelle ! Le tome III de Montréal, son histoire, son architecture regroupe la troisième tranche de 50 articles de la série «Rendez-vous 92» publiée dans La Presse du dimanche.Ces articles constituent la somme d'informations la plus imposante qui soit sur les édifices de Montréal et sur leur histoire: un document passionnant, indispensable pour tous les Montréalais qui aiment leur ville.560 pages 29,95 $ éditions la presse Petit palmarès morde lit USA dans ces quartiers du sud de la ville, où le rêve américain s'est évanoui pour bien des Néo-Américains.¦ Le fugitif de Sue Grafton ( Collection Polar USA/Gérard de Villiers).Fille d'un auteur de polars des années 40, Sue Grafton connaît toutes les ficelles du métier.Six romans déjà (dont quatre traduits) aux intrigues complexes dominées par Kinsey Millhone.la «privée» californienne.Moins «physique» que Warshawski, elle parvient à- survivre dans cette profession très dure par son aptitude à gagner la confiance des victimes, à partager leur malheur, leur colère.Son champ d'action privilégié: le couple et la famille, deux institutions comme on le sait très perturbées.¦ les fantômes de Detroit d'Elmore Leonard (Presses de la Cité».Quit dit Leonrad, dit à coup sur personnages insolites, coups fourrés, humour noir et dialogues percutants taillés au millimètre.Ici, la galerie de belles crapules laisse pantois: du millionnaire obèse et alcoolique marinant dans sa piscine surchauffée à son chauffeur, ex-Panthère noire qui travaille à le plumer, en passant par des gauchistes en mal de vengeance et un flic pas très net qui est passé de la brigades des explosifs à celle des crimes sexuels.Pas étonnant que sa vie sentimentale en ait pâti! Pour parvenir à une telle maîtrise, Leonard a beaucoup et souvent bien écrit, témoin ce thriller de I974.Monsieur Majestyk (Série noire no 2I89).Intrigue simple (un cultivateur de melons refuse que sa main-d'oeuvre soit contrôlée par la Mafia) mais menée à un train d'enfer.¦ Les jeux de Timothy de Lawrence Sanders ( Albin Michel ).Le privé de Wall Street est de retour pour deux enquêtes inorthodoxes dans les eaux infestées de requins de la finance.Le PDG redouté d'une multinationale est abattu en plein New York.Vengeance de concurrents écrasés, de mai-iresse écartée?Derrière la prise de contrôle inamicale d'une compagnie d'aliments chinois se profilent deux gangs rivaux de la pègre jaune.Délassant et instructif à la fois.¦ Porteurs de peau de Tony Hillerman (Rivages/Thriller).Réunis pour la première fois.Lea-phorn et Chee, les deux policiers navajo, traquent un «sorcier» qui sème la mort dans la grande réserve de l'Arizona et ne tarde pas à les prendre pour cible.Comme toujours chez Hillerman, parfait équilibre entre l'intrigue policière, la poésie des paysages et la richesse de la mythologie navajo.Dépaysement culturel garanti.¦ Un tueur sur la route de James Ellroy (Rivages/Thriller).Avec son habituel goût immodéré pour le macabre et la violence hyperréaliste, Ellroy invente la confession d'un tueur psychopa- Champiôny jettes, SOCIETE CANADIENNE DU CANCER CANADIAN CANCER SOCIETY DONNEZ GÉNÉREUSEMENT the, auteur de dizaines de crimes sexuels aux quatre coins des États-UNis.Écrit avant le Dahlia noir, ce roman mal structuré (trop de coupures de presse insérées dans le cours du récit ) effraie et trouble néanmoins.Pourtant, comme l'a montré le récent procès du Tueur de la nuit, la réalité dépasse de loin la fiction.¦ Histoires chaudes de Loren D.Estleman (Série noire /Gallf-mard no 2197).Dix enquêtes me1 nées tambour battant par Amos Walker, un privé cynique dans la grande tradition des «durs-à?cui* re ».Dix instantunés surtoat d'une ville, Detroit, durement frappée par la crise économique et au taux de criminalité astrono?mique.\u2022 \" \u2022 ¦ Tour en douceur et Que dv-riez-vous d'un meurtre ?de Jack Ritchie ( 10/18 nos 2045 et 2046).Deux recueils éblouissants qui vous réconcilieront à jamais avec la nouvelle policière.Jack Rit* chie.qui en a écrit plus de 500» excelle dans cet art minimaliste grâce à un humour noir dévasta* teur èt des chute- surprenantes et parfaitement amorales.À noter aussi dans le genre cynique, ou noir Les contes de Panière loi de John Lutz (Série noire no 2168) primés à Grenè* ble.Si Ed McBain m'était conté (Série noire no 1958)et L'héritage de la haine de John D.Mue Donald ( Rivages/ Noir no 74).;^ ¦ Pas d'orchidées pour Misl Blandish, La chair de l'orchidée et Miss Shumway jette un sort de James Hadley Chase (Bibiio; thèi|ue noire, Gallimard).Duris cette luxueuse collection, trois des meilleurs Chase pleins conà» me il se doit de dangereuses mes fatales.Et dire que, cou.\".départ comme un pastiche, Pas d'orchidées.est devenu aussitôt un des classiques incontournables du genre.¦ Dashiell Hammett: une_ v£é de Diane Johnson ( Payot).La v:e du père fondateur du roman noir américain n'a rien d'ordinaire: enfance rurale, enquêteur chez Pinkerton.auteur et scénariste .à succès à Hollywood, compagnon de route du Parti communiste américain, victime de choix du mecarthysme, prison, alcoolisme, maladie.Cette biographie- très fouillée ne parvient cependant pas à expliquer le mystère de l'oeuvre:.pourquoi après avoir écrit ses cinq grands romans; dont le célébrissime Faucon maltais, Hammett s'est-il tu?1 ¦ Noëls rouges (Julliard).«Vingt-cinq histoires mystérieuses pour le temps de la fête» choi» sie pur Jean-Pierre Croquet.Dos cadeaux empoisonnés signés par les plus grands (Conan Doyle, Carr, McBain, Malet, Sayers, etc.) qui prouvent que la Sainte Nuit n'inspire pas que des pensées pacifiques.Tous les livres sont rendus à prix réduits MARCHE du LIVRE MONTREAL 4413, rue Saint-Denis (entre l'av.du Mont-Royal et la rue Marie-Anne) LIVRES^fJ pDISQUES \u2022 L'EncycIcpédio MICRO-ONDES, B.D.Pol Martin Reg 39.95$ 14.991 OUVERT LE DIMANCHE 24 DÉCEMBRE MONTREAL Palais du Commerce 455, boul.de Maisonneuve Est (angle rue Barri) Ouvert 7 jours et 7 soirs sur 7, même le dimanche.\u2022 Chcrîe.oix de Pierre 3rune» et Pierre (jeu-doirt.let tditiont Martel Broquel.29.95 \u2022 le 1er.de Er.c Arîhur et Thomas Ritchie.let Editions MortelBroqvtt.35.00 12.99 9.99 3BS jtirs par année JUSQU'A 70 /o DE RABAIS EN VENTE PARTOUT Ù plus grand choix de bandes dessinées au Québec 321361 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 23 DECEfci3RE 1989 K3 Jean Éthier-Blais, un moraliste sans pessimisme Personnalité de l'année «Maintenant que je regarde comment ma vie s'est organisée, presque d'instinct, je vois que je suis parti du rêve de la grande écriture française pour arriver à quelque chose de beaucoup plus profond, qui est l'acceptation de soi dans une realite culturelle, politique et géographique donnée.> \u2014 Sinon?«On s'en va vivre ailleurs.Et on devient autre chose.» REGINALD MAUTEL lean Éthier-Blais n'a pas chôme cette année.Il est allé chercher le prix du tournai de Montreal pour un beau roman de facture très classique.Entre toutes les Femmes; aussi, et le prestige de celui-ci est mieux établi, le prix Athanase-David, qui couronne l'ensemble de son oeuvre.D'une façon plus active, il a organisé avec un immense succès, comme s'il avait fait ce genre de chose toute sa vie.le volet montréalais du Congres mondial du P.E.N.Club international.Il a aussi fait ses devoirs au Centre francophone du P.E.N.Club canadien, en recrutant des membres plus nombreux que jamais et en accentuant la lutte pour la défense de ces écrivains en prison qui, ces jours-ci.se retrouvent parfois à la téte de leur pays.Quoi d'autre?Il a rappelé à ces messieurs du Nobel que nous avons pour le prix de littérature une candidate en or.Mme Anne Hébert.Et quoi encore?Il a écrit ce bijou de l'esprit et du coeur que sont ses Fragments d'une enfance, recueil paru chez Leméac.Il a continué son enseignement à l'université McCill.Il a travaillé I arabe et le piano, deux de ses passions.' Un homme secret '.Comment définir un homme qui se livre peu, sinon dans des conversations privées qui font la joie de ses amis et connaissances?|e risque ceci : M.Éthier-Blais est un moraliste, mais d'une espèce rare.Notre personnalité de l'année serait un moraliste souriant, sévère pour lui-même comme il convient à cet âge, mais généreux pour les autres, au moins quand ils- ne trahissent rien d'essentiel au.développement de notre peuple, de sa culture, de sa littérature^ -Ceux qui font notre littérature n'ont pas à craindre ses foudres.Selon lui.«nous avons la grande chance, dans le milieu québécois, de vivre dans un univers où la littérature est naturellement au service du peuple.Il n'y a pas de divorce, car on ne peut être esthéti-sé au point qu« votre pensée se Littérature sépare complètement de la sensibilité populaire.En un mot, tous les écrivains québécois sont des écrivains populaires».\u2014 Pourquoi?«A cause des vibrations de notre histoire.Il n'y a qu'ici qu'on peut être un grand aristocrate de l'esprit \u2014 je pense à Victor Barbeau par exemple \u2014 et mettre son tablier dans le magasin pour vendre des oeufs et des bananes.Il n'y a que Trudeau, pour des raisons d'ordre presque médical, qui ne peut accepter sa participation au Québec.« Il est pourtant facile, chez un peuple jeune, de dire: j'appartiens à l élite et je méprise les autres.Ici.ça ne se passe pas comme ça.Et les gens que je connais, qui vieillissent, deviennent de plus en plus comme des grands-pères paysans; c'est la tendance naturelle des Québécois d'aller vers cette sorte de sagesse.Et c'est ce qui fait la richesse de notre sensibilité.» Nous n'avons pas que des défauts, dit M.Ethier-Blais qui ajoute, en riant: «Quels sont nos défauts?Nous en avons de moins en moins.» La situation politique du Québec est au coeur des préoccupations de l'écrivain.Mais il y a la ' vie aussi, qu'il semble dévorer avec autant de plaisir que lorsqu'il était enfant, un enfant heureux, dans sa petite ville natale de l'Ontario septentrionnal.La politique, donc: la littérature, évidemment ; et peut-être pardessus tout la musique.«C'est la source du bonheur», dit-il et sans cesse il y revient, ou je l'y ramène, pour lui faire plaisir.Oiampiôny LES PRIX PLAIDENT COUPABLE.! Page K-3 DE RETOUR ACHAT ET VENTE DIGITAL AUDIO LIVRES, CASSETTES, DISQUES, D'OCCASION 3864 St Denis, 387 Ste Anne, Montréal St Jérôme 849 9014 43I788Î Prof BAR-B-Q livré à domicile Famille éclatée, violence dans les crise de société.Rien de plus actuel pour un Prof BAR-B-Q des années 90.Chez De Mortagne |995$ en librairie Champiôny SONT TROUVES COUPABLES.! SENTENCE TOUS LES PRIX SONT REDUITS DE ET PLUS .Où est Charlie?Le voyage fantastique, Martin Handranl, Gnind.rég: 16.50 9,95 Trudeau le Québécois, Michel Vasiel.Édillom d« fHomn».rég: 21.95 13,95 OUVERT mm FERMÉ LE 25 HORAIRE 25 DÉCEM6RE:FERME 26 0ÉCEM8RE:13H À 2IH JUSOITÀ ÉPUISEMENT DES STOCKS.NOUS NOUS RÉSERVONS LE DROIT DE LIMITER LES QUANTITÉS.PROMOTION EN VIGUEUR JUSQU'AU 3t DÉCEMBRE 1989À 17H.ACHAT EN PERSONNE SEULEMENT.NOS COUPONS-RABAIS NE PEUVENT éTRE UTILISES POUR ACHETER DES LIVRES EN REDUCTION.POUR VOTRE BÉNÉFICE.LES COUPONS-RABAIS EXPIRANT LE 31OÉCEUBRE 1989 SERONT ACCEPTÉS JUSQU'AU 15 JANVIER 1990.f liaiiiiûôiiv LIBRAIRIE CHAMPIGNY INC., 4474, RUE SAINT-DENIS, MONTRÉAL (QC) H2J 2L1 TÉL.: (514) 844-2587 \u2014 Pensez-vous que l'intelligence a quelque chose à voir avec la musique?\u2014 le ne crois pas.Et dans la littérature?\u2014 l'ai bien peur que oui.\u2014 Voilà ! C'est ce qui la gâte.Nous rions comme des enfants.Et M.Éthier-Blais redevient sérieux.La politique, encore.«L'écrivain québécois est tellement porté par sa société qu'il doit dire, dans le domaine politique, ce qu'il pense.Parce que notre littérature est encore asservie aux régies politiques, des règles qui dans notre contexte sont diminuantes.Quand il écrit une ligne, c'est pour échapper à cette dévalorisation de l'être.Et aussi longtemps qu'ils seront diminués par leur statut politique, les Québécois ne pourront pas être de grands écrivains.«Si le Québec devenait indépendant, ne serait-ce qu'une minute, ça transformerait complètement la psychologie des Québécois.«Nos écrivains accèdent par l'écriture à la seule forme de liberté qui au Québec nous est permise en profondeur.L'écriture, ici, est l'instrument de la libération nationale.» \u2014 Ce fut aussi l'instrument de votre liberté.«Essentiellement, au cours de ces années d'écriture, je me suis donné une fierté d'être un écrivain québécois.|e ne l'avais pas au départ, parce que j'ai été élevé dans une telle admiration de la littérature française que ça devenait un empêchement d'assumer ma condition d'écrivain québécois.Ce fut pourtant une bonne école, et je ne regrette rien.Quelle sorte de gens s'inscrivent à La Boîte à mots?100 textes écrits par nos client(e)s répondent à cette question 'Une jgence de rencontres exceptionnelle (.) Il Ijut verser cette collection ju dossier des pieces révélatrices de ij décennie \u2014 Guide Ressources Disponible à La Boite à mots.3466.rue Saint-Denis.Montreal.289-9157 et en librairie.(Diffusion Prologue).- dimanche.Je l».\" Q \u201e l8n00 5219, ch.de la Côte-des-Neiges \u2014 Tel: 342-1515 R£.\\A UD-BRA Y/LA CRIER: 1005.av.Laurier Ouest \u2014 Tel: 279-6384 REXAUD-BRAY/VOYAGES: 5227, Côte-desSeiges \u2014 Tel: 342-1515 LE NOUVEAU DICTIONNAIRE VISUEL JUNIOR Un cadeau ligent! tête'7 abdomen^ ' *\" \\ QUÉBEC/AMÉRIQUE \u2022 VIENT DE PARAÎTRE - TOUT EN COULEURS \u2022 160 PAGES - 19,93$ ^ OFFRIR UN DICTIONNAIRE VISUEL JUNIOR, C'EST OUVRIR LA PORTE SUR UN MONDE DE CONNAISSANCES.BEST-SELLERS r Juliette Pomerleau JULIETTE POMERLEAU YVES BEAUCHEMIN «La généreuse Juliette f.J nous séduit tout de suite et pour toujours» Pierrette Rosset, Elle LE FEU DU MAUVAIS TEMPS CLAUDE LE BOUTHILLIER «f.J l'un des hommages les plus vibrants rendus à la mémoire des Acadiens» Guy Cloutier, Le Soleil ANNE AU DOMAINE DES PEUPLIERS LM.MONTGOMERY La suite d'une saga pleine de tendresse, d'humour et de lucidité.«Une des plus belles histoires romantiques du monde» (The Washi ngton Post) ri K4 LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 23 DECEMBRE 1989 RÉPONSE À VOS QUESTIONS MOTS CROISÉS IVOTRE 1 HOROSCOPE 2 3 4 5 6 78 9 10 11 12 ; x 2 ; 3 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1 Ravage.2 Loutre de mer \u2014 Port d Allemagne fédérale.3 Comportement d'une personne qui -semble rechercher les situations ou elle se trouve en difficulté.4 En outre \u2014 Se dit d'une prune \u2014 Actinium.5 Negation \u2014 Nom gaélique de rIrlande \u2014 Plaque de neige.6 Résine d'odeur fétide \u2014 Vantail vitre.7 Peut faire un trou dans un pneu \u2014 Mes parents.8 Pronom personnel \u2014 Unité d'information \u2014 À toi.9 Céder a une incitation \u2014 Retranchés.10 Interjection enfantine \u2014 Claque \u2014 Mélodie.11 Prénom \u2014 Peut être viagère.12 Porter (un coup) avec violence \u2014 Eculés.VERTICALEMENT 1 Emprise.2 Fait gérer par le gouvernement \u2014 Poissons.3 Recipient \u2014 Crochet double \u2014 En les.4 Parfum \u2014 Elegant.5 Indique que l'on cite textuellement \u2014 D'un Etat africain.6 Capitale de I Iran \u2014 Personnage imaginaire.7 Fille d'un noble castillan \u2014 On y verse de- la soupe.8 Frustule des diatomées \u2014 Copier.9 Etendue très vaste \u2014 Trompe.10 Poème \u2014 Finit en septembre \u2014 Marque la privation.11 Neon \u2014 Joueur d'une ligne d'attaque \u2014 Allez, en latin.12 Indispensables.¦ SOLUTION AU PROCHAIN NUMERO L i a 3 4 s 1 s 10 11 12 2 3 4 5 4 7 8 9 10 11 12 KFiHfflgfflgtijfige arasai nsnnamg «US SHBB ii S h @ m b s m s rai a rasi OHHoraaa aras SOLUTION Du DERNiER PROBLEME CAPRICORNE OU H OtCiMtRt AU 20 JAftvKII N effectuez pas.des achats superflus car aes imprévus financiers pourraient s'annoncer dans le prochain avenir.En amour, tachez de faire des concessions afin de plaire a l'être aime qui mérite bien votre consideration OU 21 JANVIER 4tt AU VEKStAU IS MVHII8 Les aspects planétaires annoncent une activité en rapport avec les voyages et les déplacements.Des raisons familiales en seraient a l'origine.Sur le plan social, la soiree est propice aux renouements de vieilles amitiés.Amusez-vous bienl POISSONS OU 20 FEVRIER AU 20 MARS Vous ressentirez un désir intense de paix, de perfection, de création et de beauté dans votre entourage.Les influences planétaires stabilisent vos impulsions nocives et vous connaîtrez un climat sain et sécurisant dans votre entourage immédiat.BELIER T OU 21 MARS AU 20 AVRIt Au travail, vous aurez confiance en vous-même et vous vous sentirez parfaitement a l'aise pour effectuer vos taches.Les astres vous incitent a la prudence de façon a avoir des habitudes de vie plus régulières et de surveiller particulièrement votre condition physique.En amour, vous manquerez de confiance envers l'être aime.TAUREAU ¦¦* OU 21 AVRIL AU 20 MAI La recherche d'une amelioration de votre qualité de vie nécessitera beaucoup d'efforts de votre part.Il vous faudra voir le coté santé avant de rechercher une quelconque amelioration au niveau sentimental ou professionnel.Cherchez donc a retrouver un équilibre dans vos heures de sommeil ainsi qu au niveau alimentaire.(.EMEAUX OU 21 MAI AU 21 JUI1 il fait soleil aujourd hui dans votre vie et ceia sans que vous sachiez pourquoi.Laissez-vous aller a votre bonne humeur.Vous apporterez beaucoup de bonheur a votre entourage.Tout va très bien et profitez de toutes les petites ioies quotidiennes.CANCER OU 22 JUIN AU 22 JUILLET Vous ferez une découverte neureuse au niveau sentimental.Vos elans amoureux seront remarques par la personne que vous pensiez indifférente.Attendez-vous donc a être invitete» a une sortie bientôt.Sortie de groupe où l'être aime se rapprochera de vous.Sa froideur était peut-être de la gene dissimulée.HON OU 21 JUUU1 AU 2J «OUI H semble que vous ayez oesoin ae renouveau dans vos connaissances.Vous êtes un peu usete).Il faudrait peut-être que vous cherchiez a diversifier vos activités.Un domaine qui vous est totalement étranger vous fera découvrir des gens auprès desquels vous vous découvrirez de nouvelles affinités.Par contre, vous aurez toujours besoin des vieux amis.OU 24 AOUI AU 22 SEPTEMBRE VIEHLjE Sachez vous detacher de certaines gens qui disent vous «vouloir du bien», elles ne veulent que profiter de vos connaissances et votre savoir-faire.Rapprochez-vous plutôt des membres de votre famille, eux n'ont pas d'intérêts sordides derrière la tete.Cote santé, faites attention a vos yeux si vous manipulez un outil qui vous est non familier.Il AL ANC E OU 23 SEPTEMBRE AU 23 OCTOBRE Vous sembiez oublier le but precis que vous vous, êtes fixe il y a un certain temps.Faites un effort pour que votre intérêt initial ne disparaisse.Sur le plan familial, ne faites pas preuve d'impatience envers vos enfants.Soyez plus souple dans vos exigences.SCORPION 3u 24 OClUBRt If AU 22NO.EMBHI Vous serez charitable et vous verrez ce qu il y a de meilleur dans les autres.Mais, vous aurez aussi le pouvoir de détecter le mensonge et la duplicité.Les astres favorisent la sobriété et le self-control en général.Vos émotions et vos passions seront puissantes mais contrôlées et bien dirigées.SACITTAIIU OU 23 NOVEMBRE AU 21 OECEMBRE Vous serez apte à effectuer un travail pénible d une façon logique et méthodique.Sur le plan affectif, vous manquerez de.profondeur et de conviction face a l'être aimé.Votre fatigue physique vous empêchera de profiter pleinement de votre soiree.Une bonne nuit de sommeil vous sera largement bénéfique.4A.i AgX LECTEURS.Oe :mSreu« MCttUfl ecr.'.ent reçj.e- .err.er.t ifin s cotemr .ne consultation.p.usieurs ne reçoivent larois je réponses D ya ceux raisons qui e»a.ouent cette Situât on Er.premier lieu, étant donne le volume Ou courrier a ctrta ne per.cde.-eus devons tirer les lettres au sort Oouxie-mement plusieurs personnes omettent 9\"lndiQU#f des données e>«x.t:«.*».:e>s meure.le lour, 1 année et le lieu de leur Mb> a ce Sars ces informations, il est imoess e e de repondre va-1st HT.*rrt .os juest.cns C est pourquoi nous écartons ce -L- Je lettres Verci ce ,oîre comprener.s.cr.¦ Je suis née a Repenttgny le 29 mars 1972 a 8h04 Quel est mon ascendant?Oue me/eser-vt l'avenir?D Vous avez un ascendant en Cerneaux' Vous êtes entreprenante, dynamique, nerveuse.Autonome mais pas carrément individualiste car vous participez très souvent a des activités de groupe; vous vous identifiez a vos amis.Vcus aimez jouer un rote central, de guide, daniune équipe, un groupe d amis un groupe d'etùde de travail.Vous vivez beaucoup en fonction de l avenir.Vos espoirs et vos projets d avenir motivent votre vie Quotidienne.Vous vous perce vez avec le regard des autres.Depuis votrftn fance, vous avez pris I habitude de reflechiryur tous les sujets oui vous intéressent avaew plusieurs points de vue différents.Vous etej ina pable de vous sanitaire de votre seule opipuir.oe votre seule experience.Vous questfoflper donc sans arret votre entourage, vous'lisez beaucoup, tout cela pour réussir a vous former une vision riche, un point de vue complet, oo-jectif sur les Questions oui vous intéressent.Vous croyez parfois trop aux points de vue extérieurs et négligez de sentir les choses, de percevoir votre vie avec votre subjectivité.Vous êtes une volontariste et une intellectuelle férue d'objectivité.Pourtant a certains moments vos emotions seront dune profondeur et d'une intensité oui vous bouleverseront.Apprenez des maintenant a ne pas creuser un fosse entre votre intellect, votre volonté et de I autre coté, votre monde subiectif et émotif.Vous avez des dons certains d'organisatrice, d administratrice et de femme d'affaires.Choisieez mieux vos amis et vos associés.Vous avez tendance a vous associera des personnes qui vous démoralisent et Qui profitent de votre générosité.¦ Je suis née a St-Jerome le 29 mars 1958 a 13hS0.Oue me reserve l'avenir a tous points de vue?û Durant la prochaine année, vous devrez vous surpasser au travail.En 1991, vous entreprendrez un nouveau cycle d'une dizaine d'armées favorable pour votre vie sociale et votre vie professionnelle.En 1990, vous vivrez une sorte de preparation, dans l'ombre, a ce nouveau cycle.Vous devrez assumer de lourdes taches, vous efforcer de satisfaire des employeurs plus exigeants.Souvent vous vous demanderez a Quoi servent tant d'efforts puisque vous'ne voyez pas, du moins a long terme, où cela peut vous mener.En 1990, il faudra vous motiver intérieurement et garder une confiance inébranlable en un avenir meilleur.A très court terme, vous aurez raison, votre situation professionnelle et matérielle stagnera, avec un horizon bloque.Mais si vous continuez à vous surpasser, a garder un dynamisme et une grande productivité, vous pourrez alors sauter dans le train qui passera en 1991 sous la forme dun meilleur emploi et dun entourage professionnel stimulant.Acceptez d avance d avoir à traverser une période austere et peu gratifiante en 1990.Efforcez-vous de garder votre forme professionnelle, de reviser vos connaissances de perfectionner au besoin vos techniques pour arriver tout a fait prête pour le cycle important de I année suivante.On vous demandera d'avoir du savoir-faire, de lefficacité,< duldfiia-misme.Concentrez votre attention et'.éccpo-misez vos forces physiques pour donneflau maximum ce quon exige de vous.Dank'jin temps assez court, vous commencerez a'profiter de plus en plus pleinement de vos efforts Claude Fournie Avant de mourir, il avait demandé à Fidélia que ses cendres soient immergées dans le Saint-' 'Laurent, et elle dut accompagner la dépouille mortelle en train jusqu'à Montréal, le seul endroit où pouvait avoir lieu la crémation, au cimetière protestant du Mont-Royal.De retour à leur maison des Mille-iles.elle entreprit de fabriquer l'urne funéraire dans laquelle elle scellerait les cendres, un pot de faïence qu'elle décora de scènes erotiques, des dessins suggestifs d'une grande beauté, qui lui demandèrent des semaines de travail ; les personnages mâles et femelles, intercalés çà et là d'animaux fantastiques, se soudaient les uns aux autres tout autour de l'urne, ribambelle monstrueusement obscène, mais significative des liens qui avaient existé entre cette fille et son père, des rapports troubles, souterrains, qui n'éclatèrent jamais au grand jour.Elle et lui ne se touchaient pas.chacun de leur geste étant empreint de discrétion, de pruderie même, mais derrière cette façade grouillaient les envies les plus désordonnées, les fantasmes les moins avouables.Malgré l'innocence de ses seize ans.Simone perçut, en entrant pour la première fois dans la maison, une atmosphère qu'elle ne sut pas déchiffrer, mais qui l'intimida un peu, une lubricité omniprésente qui venait de nulle part et de partout à la fois, faite de petits riens: un bouton de blouse défait, le regard du père qui s'attarde au sein que laisse entrevoir l'échancrure.des croquis d'homme nu, tous à l'image du père, et, trainant sur les guéridons, des poèmes d'amour, des sonnets pour la plupart, ayant pour objet une femme mythique, inspirée de Fidélia.Simone avait été déposée aux Mille-Iles pour le long week-end de la Confédération par un couple que sa mère connaissait et qui était ami de Dauray.Ces gens continuaient jusqu'à Kingston et la reprendraient au retour.Au beau milieu de la première nuit qu'elle dormit là, Simone se réveilla en sursaut, sentant la présence de quelqu'un dans sa chambre.C'était Fidelia.Elle était assise dans une bergère, près du lit, et l'observait.\u2014 Dors, murmura doucement Fidélia.dors, moi je suis si heureuse, je ne veux pas perdre un seul moment de ta présence.Il se peut bien que Fidélia passât dans la chambre de Simone les trois nuits de sa visite, car chaque fois que quelque bruit inusité pour elle la sortait du sommeil.Fidélia était là.assise, souriante, délicieuse.Au céveil.elle avait disparu, attendant en bas dans la salle à manger que Simone fasse son apparition pour lui servir, en même temps qu'a son père, des toasts et de la confiture de roses qu'elle faisait elle-même.Certaines de ces choses qu'on apprend en ge neral de sa mère, il semblait que Fidélia les sut de naissance, car elle n'avait que huit ans lorsque sa mère, désilllusionnée sans doute par les innombrables aventures de son mari, disparut sans jamais donner de nouvelles, après des vacances au bord de la mer, à East Hampton.On crut d'abord à une noyade et la garde entière fut alertée, mais finalement des employés d'un hôtel voisin vinrent raconter à la police qu'ils avaient vu plusieurs fois, ces derniers temps, la femme de Dauray entrer et sortir de la luxueuse suite d'un des client, un riche Américain de la Virginie, qui était arrivé à Long Island dans son wagon particulier, accompagné par un valet et des palefreniers, car il voyageait avec de superbes attelages, plusieurs cabriolets et même une élégante Victoria.Les divers témoignages ne laissèrent aucun doute que Mme Daury avait choisi de partager la vie du millionnaire plutôt que de continuer avec son petit professeur d'université, grand coureur de jupons.La police ne poussa pas plus loin cette enquête déjà embarrassante pour le mari.Cette urne sublime contenant les cendres de son pere.Fidelia se rendit, à la fin de l'automne 1SJI4, la jeter dans le courant rapide du Saint-Laurent.et elle quitta ensuite les Mille-iles pour s'établir à Montréal pour de bon.dans un atelier où elle vivait et travaillait.Elle reprit aussitôt contact avec Simone qui se mit à passer beaucoup de temps à l'atelier.Fidélia acheta même un piano afin que son amie puisse venir y répéter avec un accompagnateur.Les vocalises lassantes, les monotones exercices de pose de voix, tout ce qui sortait de la bouche de la jeune chanteuse n'était qu'enchantement pour Fidélia dont l'inclination grandissait de plus en plus, bien que Simone ne lui fit jamais la moindre ouverture.II s'établissait bizarrement entre elles le même climat de sous-entendus et de fantasmes inavoué*) qui avait existé entre Fidélia et son père.C'est cet univers que vint troubler facques qui.avant même que le train n'arrive en gare de Woonsocket.avait pris la décision de revenir à Montréal, dès le week-end suivant.Son impétuosité, son impatience de retrouver Simone, sentiments qu'il n'avait jamais éprouvés au même degré pour Caroline, lui parurent les signes certains qu'elle était la femme de sa destinée.L'homme bien élevé qu'il était s'était autorise à le lui faire comprendre progressivement, mais rapidement! Si, en retour, Simone montrait le même penchant pour lui.Jacques prit la décision de ne pas trainer les choses en longueur.Il avait très envie d'avoir une femme et des enfants.Cette idée si pressante de fonder un foyer, il se l'expliquait par l'éloignement des siens, par la nostalgie de son pays, et aussi par son désir de se distinguer de son pere.Curieux ce raisonnement qu'il ne serait pas différent de son père tant qu'il n'aurait pas lui-même épousé une femme et eu des enfants; en somme, tant qu'il n'aurait pas suivi, à peu de choses près, le sentier battu par son père.Comment une jeune fille de vingt-deux arts aurait-elle pu résister à l'enthousiasme amoureux d'un parti aussi avantageux?Il était séduisant, d'une éducation impeccable, franc, généreux, sobre.et riche, toutes qualités que confirma Henriette, quand, la semaine suivante, elle rencontra Jacques.S'aviserait-il de lui demander la main de sa fille qu'elle la lui accorderait sur-le-champ, les yeux fermés.de bonheur.\u2014 Mais, maman, je veux faire carrière, objecta Simone à sa mère qui avait couru au grand coffre de cèdre, dans sa chambre, sitôt que Jacques eut quitté lu maison, laissant derrière lui un nouveau parterre de roses pour sa fille, et.pour elle, des chocolats belges et des parfums français.Henriette sortit du coffre tout un arsenal de linge fin et même une layette qu'elle tenait de sa propre mère.Elle dépliait cela avec ravissement, comme si les odeurs de naphtaline, qui s'en dégageaient, allaient chasser ces idées de carrière de la tète de sa fille.\u2014 Il t'a demandé de l'épouser?voulut savoir I idélia chez qui Simone se réfugia, ce soir-la.pour échapper au délire de sa mère.Non, fit-elle de la tête.La Rensée de Fidélia retourna loin en arrière, dans là chaloupe, alors que le crépuscule d'octobre tombait vite et qu'elle ramait a contre-courant pour aller immerger, à l'endroit qu'elle avait choisi, l'urne contenant les cendres de son père: une anse formée par deux îles minuscules, se touchant presque, des iles trop petites pour jamais être habitées et sur lesquelles poussaient des cèdres blancs, que les rafales de vent gardaient chétifs.Elle avait remarqué, dans ces taillis, des colonies de tourterelles tristes, et souhaité que leur chant plaintif berce pour l'éternité le repos de celui à qui elle ne s'était jamais donnée.Qu'elle s'en méprisait, maintenant! \u2014 Tu l'aimes?demanda-t-elle à Simone.Celle-ci baissa les yeux sans répondre et ce fut, jusqu'au lendemain matin, la fin de toute parole entre elles.Lasse, triste.Fidélia ouvrit son lit pour se coucher et.longtemps après, Simone vint l'y rejoindre.Au milieu de la nuit.Simone infiltra doucement ses mains sous lu chemise de Fidélia qu'elle croyait endormie, et commença à la caresser.Elle remonta jusqu'à ses seins, palpa ses mame- lons charnus, satines, roula délicatement -ses doigts autour de l'un.et de l'autre, retenant son propre souffle pour rester à l'affût des rèspifî»-tious de celle qu'elle assiégeait ainsi.Puis, C-Hfe revint sur le ventre, s'y arrêta longtemps, s'inûj-sant de sa chaleur, et continua de descendre cherchant du bout des doigts, dans le poil touffu, la tète de cette tige souterraine, ce bourgêfjn mystérieux d'où éclôt le plaisir.Elle le couvrif.île caresses, sans qu'elle ne décèle chez Fidélia lie moindre tressaillement, mais provoquant chez, elle un déluge de sensations délicieuses.-* ~ Se mordant les lèvres jusqu'au sang, la tète prête à éclater, Fidélia continua tout ce temps de feindre de dormir, mais ses oreilles bourdon liaient du roucoulement mélancolique des tourterelles tristes.Il lui sembla que.de nouveau elle lançait dans l'eau glacée les cendres de -un amour.Il y avait plus d'une heure qu'Henriette tournait et retournait dans ses mains cette enveloppa adressée à sa fille, en provenance de l'ArclieCè-.ché de Montréal, et marquée «confidentiel et personnel».Elle avait d'abord essayé de déchiffrer la te-, neur de la missive en mirant l'enveloppe devant, la fenêtre, puis tenté de la décacheter au-dessus de la vapeur, mais lu colle de l'archevêché avait résisté.Elle avait pourtant de l'expérience dans ce genre d'indiscrétion ; durant les trois mandats de son défunt mari comme député, pus une lettre personnelle ne lui parvint sans qu'elle fût d'abord ouverte, lue et recachetée à son insu.\u2014 Tu as reçu une lettre de l'Archevêché de Montréal, annonça Henriette aussitôt que Simo ne mit le pied dans la maison.\u2014 Ah ! qu'est-ce qu'ils me veulent?\u2014 Est-ce que je sais?Simone jeta un coup d'oeil rapide sur l'enveloppe que les tentatives indiscrètes d'Henriette avaient un peu chiffonnée, mais elle ne l'ouvrit pas tout de suite.Elle mourait de faim et se rendit plutôt à la cuisine, ce qui exaspéra sa mere qui l'y suivit, lettre en main.\u2014 Ouvre-la au moins.Simone avait la tète ailleurs; depuis que Jacques venait la voir à Montréal, chaque week-end presque, John Elliot était devenu distant et sa présence réconfortante lui manquait un peu; auparavant, il venait l'entendre répéter, à l'atelier de Fidélia, deux ou trois fois par semaine, y allant de commentaires la plupart du temps élo-gieux, mais critiques aussi.John ne connaissait rien au chant ou à la musique, mais il avait un instinct d'imprésario, décelant tout de suite les' airs convenant moins bien à la voix de Simone ou suggérant même des nuances d'interprétation qui faciliteraient l'audition de telle ou telle pieté plus aride.Il faut dire que la chanteuse affectionnait particulièrement les compositions des Richard Strauss, Schoenbcrg ou Debussy et qu'il FîiNuit une bonne mesure d'affection.ou d'amour pour supporter toutes ces dissonances.à suivre -Ù lySS Ëditiua» Québec, Amérique LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 25 DECEMBRE 1969 K5 £ OSM gagne pour le Songe.mais jouerait-il [Italienne mieux que l'OM?CLAUDE CINCRAS Lt Orchestre Métropolitain vient de signer son premier enregistrement de répertoire traditionnel.Après un disque de Noél en i486 et un disque d'oeuvres de compositeurs québécois en I987.voici un programme Mendelssohn comprenant la suite de concert,(cinq mouvements) tirée de la.musique de scène pour la féerie de Shakespeare A Midsummer NJ^ht's Dream («Le Songe d'une uutt d'été») et la quatrième Symphonie, dite Italienne.Cet enregistrement est aussi le premier qujM'OM fait avec son chef.Agîtes Crossmann.\u2022Mais le Métropolitain n'est pus le premier orchestre montréalais .1 enregistrer ces cinq extraits du Songe d'une nuit d'etè.Charles , Uutoii et l'Orchestre Symphoni-quç.de Montréal les jouent sur un disque Decca/London réalisé en 19$0 et complété par trois ouver-.tqrés de Mendelssohn également .(417 341-2: + cassette).Lu comparaison entre ces deux vexilons montréalaises des me-mts extraits du Songe est, il faut bien-je dire, inévitable.Partition en mains, j'ai écoute chaque mou-veinent par un orchestre puis par l'autre.Volontairement, j'alter-nais parfois l'ordre d'audition.Oi&hien je plaçais le disque sans regarder l'étiquette, réussissant, uhaque fois, à identifier l'orchestre, Mais j'ai peu de mérite: la différence est telle.Deux amis sou-mtfc-ttù même test \u2014 en passant, - \\\"i!a un amusant jeu de société ¦ pour le temps des Fetes! \u2014 sont amibes juste eux aussi.' SH'CiM sonne bien, l'OSM son-iic niieux.lit ce ne sont pas seule-*.tngnjcla direction et le jeu qui font la différence mais, au départ.,1e.nombre de musiciens (b2 à l'OM.95 a l'OSM) et l'acoustique, assez sèche dans l'enregistrement de l'OM.plus vivante dans celui de l'OSM.Dutoit et Grossmann adoptent des tempi assez voisins, avec le résultat que leurs minutages sont presque les mêmes, sauf dans un cas ( le Nocturne, quatrième mouvement ).À noter que les minutages qui apparaissent sur le disque île l'OSM ne sont pas exacts.Il faut lire: 12'22.4'30.3'2b.b'54.4'57.total 31'49.Les minutages du disque de l'OM sont exactement ceux indiqués: 12*18, 4*36.3'50.5'52.5'06.total 32'0I.Voyons maintenant chaque mouvement en détail.D'abord par l'OSM (premier enregistrement publié), ensuite par l'OM.Ouverture OSM: Immédiatement, il est clair que nous avons affaire à un orchestre virtuose, aidé par une acoustique très ample, une acoustique «de plein air», tout à fait en accord avec le sujet.La magie s'installe.10 sur 10 OM: Les violons en divisi ne sont pas moins bons qu'à l'OSM et leur nombre inférieur confère à l'ensemble une jolie qualité de musique de chambre.Mais l'acoustique est nettement celle d'un lieu ferme.8 sur 10 Scherzo OSM: Flûtes, hautbois, clarinettes et bassons par deux jouent avec une rapidité, une sonorité et un ensemble prodigieux.Mais Dutoit presse un peu le tempo.De ce mouvement marqué «aîlegro vivace », il fuit presque un «presto».On perd quelques notes dans le tourbillon.8 sur 10 OM: Les bois sont moins personnalisés qu'à l'OSM, mais ils restent très beaux; moins virtuoses aussi, ce qui peut expliquer le tempo un peu plus lent adopté par Grossmann \u2014 en fait, tempo moins pressé que chez Dutoit: le mouvement y gagne en respiration et en poésie.9 sur 10 Intermezzo OSM: Séduisant jeu orchestral d'amoureux égares dans le paysage nocturne, rendu avec beaucoup d'imagination.Le duo final des bassons est d'une couleur très particulière: on dirait qu'ils parlent.10 sur tO OM: Remarquable synchronisation des groupes d'orchestre, ici encore.Il ne manque que l'imagination.Et le duo des bassons n'est que cela: un duo de bassons.Le morceau ne laisse ici aucune impression.7 sur 10 Nocturne OSM: Le solo de cor est joué parfaitement mais sans mystère.Dutoit ignore certaines indications de dynamique («dolce», «diminuendo».) et semble incapable d'obtenir de ses cordes un vrai «pianissimo».7 sur 10 OM : Le solo de cor est imparfaitement joué ( l'attaque, le rythme) et Grossmann ignore aussi des indications de dynamique.Elle prend ce «Con moto tran-quillo» plus vite que Dutoit et l'atmosphère y perd.5 sur 10 Marche nuptiale OSM : Tempo très juste de Dutoit pour cet «Allegro vivace».L'orchestre sonne grand, avec trois trompettes martiales.Mais le son est affecté de distorsion dans les tutti.9 sur 10 OM: Grossmann se contente ici d'un simple «allegro».Les trompettes n'ont pas la fermeté des concurrentes et les cymbales font fanfare.Distorsion ici également.7 sur 10 En résumé: OSM: Un orchestre de calibre international, une exécution irréprochable techniquement, une interprétation en général pleine d'atmosphère.44 sur 50 OM : Un bon orchestre de pro-vince, une realisation en soi très acceptable mais quand même moins précise et moins convaincante que l'autre.3b sur 50 La 'Symphonie italienne» Si les deux enregistrements du Songe nous font entendre deux orchestres différents \u2014 et pour cause \u2014.le Songe et la Symphonie italienne, pourtant signés tous deux du Métropolitain, nous font également entendre deux orchestres différents! Les deux oeuvres ont été enregistrées dans la même salle Claude-Champagne, mais à des moments différents (YItalienne en mars 1988, le Songe en septembre dernier) et par des preneurs de son différents.Le contraste est frappant: non seulement la sonorité est-elle très supérieure dans l'Italienne, mais l'exécution l'est aussi.Comme si le Métropolitain jouait mieux à ce moment-là qu'un an et demi plus tard.11 faut l'entendre pour le croire: dans l'Italienne, le Métropolitain sonne du commencement à la fin comme un grand orchestre, depuis le complexe développement polyphonique de l'« Allegro vivace» initial jusqu'à l'étourdissant «Presto» final.Le Métropolitain méconnaissable.Même qu'on se demande si «l'autre orchestre» ferait tellement mieux! Cette Italienne serait parfaite si Mme Grossmann avait fait la reprise au premier mouvement \u2014 reprise qui, exceptionnellement, contient 25 mesures additionnelles.Les Gipsy Kings remettent ça ! ALAIN BRUNEI collaboration spécial* ¦' Agnes Crossmann et l'affiche de son premier disque avec l'Or-: chestre Métropolitain.MENDELSSOHN: Sjlte ïz cor«rt du Songe O'unenuit a'ere.op.21 et cp 61; Sympnonie no 4.en I] mejeur.op.SO l lulienne).Orchestre Métropolitain, air.Agnes Crossmann iOMCD-002; + cassette).Nouvelles du disque \u2022 \" L'AMOUR DES TROIS : ORANGES» \u2022 ¦ Le premier enregistrement de '.la version originale française de ; L'Amour des trois oranges, opéra ' Je,Prokofiev, vient de sortir chez ; Virgin Classics.Avec Gubriel \u2022 Banquier (le Roi de trèfle).Jean-I Lcj Viala (le Prince).Hélène Per-\\ raguin (la Princesse), Georges \u2022 Gauthier (Truffaldin), Gregory ! Reihhurt (le Magicien), Michèle ; Lagrange (la Fée Morgane) et Ju- \u2022 les Cast in (dans le role travesti de ; (a Cuisinière), le Choeur et l'Or-; chestre de l'Opéra de Lyon, dir.! Kent Nagano.QUATRE INTÉGRALES SCHUBERT ¦ Quatre intégrales des Sonates pour piano de Schubert sont en cours de réalisation: avec Alfred Urondel (Philips \u2014 il s'agit d'un ¦remake»).Radu Lupu (London).Michel Dalberto (Denon) et Mel-\u2022vyri Tan (EMI).La version Tan est sur pianoforte.DEUX « RIGOLETTO « ¦ Deux nouvelles versions de Ri-g'vlctto.de Verdi, sortent simultanément: chez London, avec Leo Nuéél, June Anderson et Luciano Pa varolii (la distribution de la radiodiffusion du Metropolitan du ;24 lévrier prochain), dir.Riccar-ilo .Chailly.et chez EMI, avec Giorgio Zancanaro, Daniela Des-*i ûT Vincenzo La Scola.dir.Ric-cardo-Muti.MAHLER - EN FRANÇAIS» ¦ ^eau-Claude Casadesus et son Orchestre National de Lille viennent d'enregistrer chez Forlane la cinquième Symphonie de Mahler.Pour la même maison, ils avaient enregistré la quatrième Symphonie.On n'indique pas s'il y a un projet d'intégrale.CICCOLINI ET BEETHOVEN ¦ Aldo Ciccolini entreprend chez Nuuvu Era une intégrale des 32 Sonates pour piano de Beethoven.Première parution: les trois dernières Sonates (op.109, 110 et III).Rudolf Serkin vient également d'enregistrer ces trois Sonates chez Deutsche Grummuphon.Il les avait jouées u Montréal en mars 1987.LE QUATUOR BORODINE ¦ Le Quatuor Borodine.d'URSS, entreprend, chez Virgin Classics, une intégrale Beethoven.Pour la même marque, il vient d'enregistrer les Quatuors de Debussy et de Ravel.UN «TRISTAN» RARE ¦ Rodolphe Productions sort un Tristan und Isolde avec Jon Vickers et Birgit Nilsson \u2014 un «live» des Chorégies d'Orange (7 juillet 1973), l'une des très rares occasions où les deux célèbres chanteurs interprétèrent ensemble l'opéra de Wagner.Karl linh m dirige l'Orchestre National de France.ENCORE BEETHOVEN ¦ Deutsche Grammophon annonce une nouvelle intégrale des cinq Concertos pour piano de Beethoven.Cette fois: Krystian Zimer-man et la Philharmonique de Vienne, dir.Leonard Bernstein.A peine terminée son intégrale Beethoven avec Flaitink et le (Joncerlgebouvv.chez CBS, Murray Perahia en signe une nouvelle, cette fois pour le videodisc exclusivement, chez Virgin Classics, avec Marriner et l'Academy of St.Martin-in-the-Fields.LES QUATUORS DE MACONCHY ¦ Unicorn-Kanchana a entrepris l'intégrale des 15 Quatuors a cordes de Dame Llizabeth Maçon-chy, compositrice britannique de B2 ans.Les oeuvres, composées entre 1933 et 1984.sont partagées entre trois quatuors: le Hanson, le Bingham et le Mistry.DU LISZT DE FRANCE ¦ Adès sort deux oeuvres de Liszt par le Choeur de l'Armée française et les Cuivres et Percussions de la Garde républicaine, dir.Yves Parmentier: le Requiem et le Psaume 129.BOLET CHEZ FRANCK ¦ Le pianiste cubain |orge Bolet se tourne maintenant vers César Franck.Chez London, il vient d'enregistrer les Variations sym-phoniques (avec l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, dir.Riccardo Chailly) et les deux oeuvres les plus connues pour piano seul: Prelude.Choral et Fugue et Prélude, Aria et Finale.et était a pre-voir.Les Cjipsy Kings uni refait, a peu de choses près, le %\\ même disque que \\.celui qui les avait propulses au l'aile du world beat sur les palmares français et internationaux.Apres la premiere vague d'exotisme gitan, la nouvelle fournée des Gipsy Kings saura-t-elle rassasier les toreadors d'un soir?Pas évident.Chez les puristes, la sauce de> Gipsy Kings peut être perçue comme du mauvais flamenco.Mais quelle est celte idée de comparer ce produit hybride au célèbre folklore de l'Andalousie?Pourquoi mesurer le talent du très bon guitariste Tonino Bal-liardo.soliste du groupe, à celui d'un maître andalou comme Paco De Lucia?Ça n'a rien a voir.Les Gipsy Kings sont citoyens français, ils ont l'accent occitan quand ils parlent leur langue d'adoption.Ll lorsqu'ils chantent, ils baragouinent un patois vaguement catalan (donc hispanique), lire de leur précédente migration.On parle donc d'une approche différente du flamenco puro et du ointe jondo ( le chant profond ) de l'Andalousie \u2014 véritable berceau du genre.Lt quoi qu'en disent les puristes, les guitares des Gipsy Kings sont très bien envoyées, les voix sont solidement livrées, le chanteur Nicholas Reyes est un superbe cracheur de passion.Les actualisations?Un peu de synthes par-ci.des percussions et de la basse électrique par-là.des échantillonnages de violons, des influences latino-américaines, des inflexions arabisantes ( tirées de l'exode des Gitans en Afrique du Nord ).quelques séquences de racolage et le tour est joué.Apres Comme d'habitude, voila Volare Cette fois, la piece la plus ratée est Volare.un vieux tube italien, insupportable, même lorsque j'étais aux couches.La fois d'avant, le citron était Mi Manera (Comme d'habitude) de Claude François.Ajoutons que certaines musiques instrumentales bui-gnent dans le romantisme latino (sinon le sirop latino).Mais encore beaucoup d'énergie, mais encore de la sincérité.II n'y a pas tant de frime chez les Gipsy Kings que certains se plaisent ù affirmer, soyez-en assurés.En 1988, le groupe avait enfin déserté les partys de millionnaires sur la Cote d'Azur et les show s de touristes en Méditerranée \u2014 survie de luxe, mais survie quand même \u2014 pour ainsi exploser sur les scènes pop de la francophonie.Apres quelques succès retentissants auprès de la communauté hispanique aux USA.plusieurs médias américains ont même parlé des Gipsy Kings comme un des échantillons probants a émerger du world beat.Nos Gitans ont déjà fait danser les branchés dans la trentaine sur les tables du Spectrum, ils semblaient alors se dégager d'eux une belle authenticité.Or ils se sonl avérés tout autant disposes de faire un maximum de piastres.Les branches lèvent le nez Ballades en Cadillac, operations promotionnelles frisant le machisme, intrusion dans le jet set.mais surtout la surdiffusion.L'overdose de lobi loba ( rebaptisée Gros l'wiit Gros las par Rock & Belles Oreilles!).mais surtout l'impression de redondance.Lue fois que toutes les stations se sont mis a degueuler le flamenco métisse des Gipsy Kings, les branchés se sont mis à lever le nez.Au même moment, le grand public embarquait a fond, s'ap-propriant cette musique comme il l'aurait fait pour Harry Belafonte ou la Compagnie Creole.Imaginez la réaction des gens qu'on dit cultivés.Pouah ! On parle en fait du plus spectaculaire, du plus rapide volte-face d'un produit culturel, voire son dérapage du statut hyper-branché a celui d'hyper-ketaiue.Adieu, yuppies et ethno-fans.ces bonnes gens n'achèteront pis Mozaique.mais le reste dé> 185000 acheteurs canadiens du microsillon precedent (et des deux millions île consommateurs sur Terre!) renouvelleront-ils leur carte de membre avec lui deuxième disque des Gipsy Kings en copie domestique?Liiez I rails-Canada, on dit j)uc les pré-vente tournent autour de ïOOOO.mais aussi que eu décolle moins fort qu'an premier disque.C'est plutôt la ou les Gipsy Kings ne sont pas connus que l'implantation se fait le plus rapFdement \u2014 notamment en Angleterre.Le phénomène gitan touclie l'Occident par cycle.A tous Its dix ou quinze ans, un Manilas de Plata se levé et brasse sa guitar^, un chanteur se triture les cordés vocales a ses cotes et livre un produit simple, chaud et passionné;.Lt les Occidentaux trouvent ea sympathique, authentique, it tout et tout.Ça faisait plus de dix ans que les Gipsy Kings jouaient une musique semblable, une mixtion a }a fois naïve et puissante, une musique qu'ils joueront encore dads dix.vingt et trente ans.dans dès roulottes de bien meilleure qualité! 1 GALERIES D'ART Un choix incomparable de gravures, reproductions et affiches.Un service d'encadrement ci de laminage professionnel HORAIRE DUS FETES .< au 2-1 i/cr.iw/\"!' Lundi au vendredi °h à21li Samedi ''ha l~h Dukam hc llh a l?h SI fil ST-IAIRFST, MOMKliU.276-2X72 5597 COTF.-ULSSIKiLS.MOM KLM.341-7511 MICHEL \u2022 - » CASAVANT PEINTURES AUX TECHNIQUES MIXTES \\ Prolongée jusqu'au 22 décembre GALERIE DOMINION i 1438.rue Murl-.rn'ii,c ouc%t M.ifdi ju vendredi de '> h a 1 ?h 30 M5-».UW5-47l ; Samedi de v i> j.i \" 6, l LA GALERIE DU VIEUX-MONTREAL À L'OCCASION DES FÊTES /enez acc^arir en toute quiétude des oeuvres onq^aies ou des litfiograpnies ce: TONY SCHERMAN PABLO PICASSO JEAN McEWEN MARC AURELE FORTIN RENE RICHARD ERICK DEPREZ HENRI MASSON CAPDEVILLE MARC CHAGALL ROGER ALEXANDRE MIRO TAL-COAT JEAN-PAUL RIOPELLE LEO AYOTTE MOLINA ALBERT ROUSSEAU HEURES D OUVERTURE: Du lundi au vendred, du \\ù ù .soit qu'on les idéalise.50 Idées qui ébranlent le monde est une bonne illustration de l'effort qui peut être fait, qui doit être fait pour améliorer la com-iension entre sociétés très dif-ttes.certes, mais que person-i'a ni d'offenser, ni humilier fois les choses remises en pla- ïée én revient à Marc Ferro, un historien français de qualité.Il a contacté un de ses collègues soviétiques.Youri Afanassiev.Ils se sont entendus sur les thèmes à traiter, puis ils ont réuni une équipe qui a travaillé dans l'indépendance totale.La seule chose qui les réunit, officiellement, est leur attachement à la perestroïka.Le livre est publié simultanément en français et en russe.Il s'agit donc d'une réflexion parallèle, non de textes polémiques.Intellectuels russes et français s'y interrogent sur des sujets communs en fonction de leur situation propre, de leur éducation, de leurs expériences nationales ou internationales.Il appartient au lecteur de percevoir les différences, parfois légères parfois profondes, entre des écoles de pensée dont il arrive qu'elles soient plus complémentaires qu'antagonistes.L'ouvrage est divisé en cinq parties, rédigées par une centaine de collaborateurs dont certains sont très connus, d'autres moins: «Nous et les autres», «Sociétés», «Héritages et pratiques», «Aspiration et perspectives».Quant aux thèmes traités, ils sont très divers et toujours concrets, à quelques exceptions près.On y parle du stalinisme et du goulag, bien sûr, mais aussi du colonialisme, de l'utopie, du syndicalisme, de l'autogestion, du féminisme sans oublier la famille, le sport, etc.Aucun sujet n'est tabou, ni l'alcoolisme, ni la toxicomanie, ni la religion, ni l'homosexualité.On a compris que les auteurs russes, maintenant qu'ils ne sont plus liés par la censure, tiennent à donner de l'Union soviétique une image réaliste et diversifiée.Il s'agit, selon la jolie expression de Youri Afanassiev, de voir l'autre avec «les teintes feutrées des impressionnistes au lieu des teintes violentés des expressionnistes qui dominent aujourd'hui ».C'est effectivement l'impression qui domine dans ce livre où les textes sont courts et nombreux.L'ensemble, un peu massif, est d'une grande qualité intellectuelle.C'est aussi, implicitement, la recherche et l'expression d'une voie moyenne entre un «vieux communisme», repoussant et une «réaction droitiste» aussi invivables l'un que l'autre.La Chine Les événements qui se passent en Europe de l'Est ont un peu rejeté dans l'ombre la mini-révolution chinoise qui s'est terminée, on le sait, par le massacre des étudiants par l'Armée du peuple, place Tiananmen.Pourtant, ça s'est passé en mai.Francis Deron était correspondant du Monde à Pékin.Il vient de réunir, en les concentrant, la série d'articles qu'il avait publiés à chaud, sous le titre de Cinquante purs de Pékin dans le journal qui l'emploie.On y trouvera l'histoire de cette véritable révolution racontée au jour le jour jusqu'à «la macabre conclusion».On y lira des biographies concises des dirigeants chinois qui tolérèrent, puis matèrent l'insurrection.Une partie de l'ouvrage traite de I après-massacre, quand la propagande fit rage à nouveau dans les plus beaux termes d'autrefois et que les emprisonnements et les exécutions commencèrent.Il ne fait aucun doute que la sympathie de l'auteur va aux jeunes contestataires.Il n'est pas sans déplorer que les Occidentaux ne s'intéressent pas beaucoup à ce qui se passe en Chine, quand ils ne sont pas presque heureux, somme toute, qu'on tienne bien en main cette masse énorme d'êtres humains, le fameux «péril jaune» d'hier.Ses prédictions ne sont pas très optimistes.Il ne lui semble guère probable qu'on puisse voir à Pékin, dans un avenir proche, ce qui se passe aujourd'hui à Prague.Ce petit livre est un document.Deux cents événements L'histoire vue de haut se résume en quelques événements majeurs, chacun ouvrant en quelque sorte la porte de l'autre.Max Gal-lo les appelle Les Clés de l'histoire contemporaine.Il en a trouvé deux cents, de I789 à nos jours.Ces événements, écrit-il.«aident à comprendre ce qui a lieu, mais aussi ce qui se passe autour de nous.Ces clés nous permettent d'imaginer, avec prudence, ce qui peut survivre, et ainsi s'y préparer, de tenter parfois de l'éviter et quelquefois de le favoriser».Pourquoi commencer une histoire du monde par la Révolution française et non par la guerre de l'Indépendance des États-Unis?C'est que les États-Unis, alors, n'étaient pas une puissance «internationale» comme ils le sont devenus aujourd'hui.L'histoire du monde que nous connaissons s'est jouée en Europe.Il y a toujours un certain arbitraire dans ce genre de livres.Il n'empêche que cet ouvrage, bien rédigé, et non sans passion, est un excellent résumé de l'histoire du monde moderne, lapon compris, qui s'est formé dans les révolu-lions et les guerres mais aussi dans une confrontation d'idées folles ou généreuses.50 IDEES OUI EBRANLERENT LE MONDE, en collaboration sous la direction de Marc Ferro et de Youri Afanassiev.524 pages, editions Pavot.CINOUANTE JOURS OE PEKIN.par Francis Deron, 300 pages, editions Christian Bourgeois.LES CLES 0E L'HISTOIRE CONTEMPORAINE, de 1789 a nos lours, par Max Callo.700 pages, editions Robert Laffont 's l mhte et 1er janvier ^Wert25decembre_e-j A TOUS! r DIMANCHE 31 DÉCEMBRE GRAND REVEILLON DANSANT OU NOUVEL AN I I I '\\526-5486 H ***** LUNDI 1er JANVIER SOUPER MUSICAL DU JOUR DE L'AN A PARTIR DE 17 H ***** SAMEDI 6 JANVIER VENEZ TIRER LES ROIS SOIRÉE DANSANTE OE L'EPIPHANIE ANIMÉE PAR SHELDON KAGAN Nombreux prix de presence 801, boni, de Maisonneuve ouest Stationnement au sous-sol Tél.: 849-6331 le piment rouge Î1S Centre-ville jde Montréal (1170, rue Peel 366-7816 CUISINE SZECHWANNAISE DUNE CLASSE À PART «Du grand art culinaire chinois» «Un plaisir sans cesse renouvelé» Richard Bizier et Normand Harvey Au Jour le Jour (Radio-Canada) Outremont 1020.av.Laurier ouest 272-2828 Nous VOUS invitons à les fêtes AVEC NOUS LES 24 ET 31 DÉCEMBRE Offrez-vous un réveillon GASTRONOMIQUE en musique pour cette occasion unique.RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT .1422, RUE STANLEY 842-6515 Dans le VIEUX-MONTRÉAL \\uberge la Belle Poule el le Vieux llafiot 406.rue Saint-Sulpice Renseignements et réservations au 288-7770 Stationnement facile Comme toujours, un programme de tin d'année inoubliable: Dimanche 24 décembre l Oimanche 31 décembre Brunch-buffet à 11 h erunch-bu'fet a 11 h Super-reveillon de Noe-a )Sh j Super-revenlon du lourde l'an a 20h Lundi 25 décembre: Oiner de Noel a 17h | Lundi 1\" janvier 1990: Diner du jour de l'an a 17h T°us les dimanches de 11 h à 14 h 30 ^ ::ir.t::x:::::::v.r.:i-.-.r.La Lucarne Restaurant j iP.Léveque La Saint-Sylvestre avec nous 1 er service 26,50 $ Réveillon 45 $ Le 1 er janvier 1990 29,50 $ 1030, av.Laurier O., Outremont Tél.: 279-7355 yeille du iour de/«j* vo?au-vent de crevettes et pétoncles crevettes saint-sylvestre coûtées au champagne ?ErHW\"0N«T MUf,0UE & NOISETTES DE VEAU MONTMORENCY ORCHESTRE &\\ iau pernod 3995$ L'UNIQUE SUPER-BRUNCH DE MONTRÉAL Mirada Les 25 décembre et 1 er janvier Une myriade de plats chauds et froids comprenant croissants, muffins, hors-d'oeuvre, salades, charcuteries, viandes froides variées, poissons, crustacés, pâtes, etc., plus du rôti de boeuf.Fruits frais variés, dessert.Réservez au 255-5744 5222, rue Sherbrooke est (face au Pyramides olympiques) *et nos douceurs à faire flancher le coeur 3 VENEZ FETER AVEC NOUS.Artiste invité ray hutchison BUFFET DU JOUR DE L'AN dès 17 h 30 Musique \u2022 Réservations MM\tChanteur ^ (fl LE PAVILLON DES *\t \t\t 5680, boul.des Loure.itides, Auteuil, Laval 625-1948,625-2720\t\t jUudussc HHMHHHBO*» \"¦ - JBOMIk ' 4uHHB| OICTIONNAIB E CANADIANISMES Liuouss\t-\"'TV \u2022m I DICTIONNAIRE\t CANADIEN I Je*\t 1 w NOMS\t .[PROPRF.S\tb \t\u20223 .M\u2014 Deux nouveaux Larousse., et un lac-à-l'Épaule à l'horizon i / M ¦¦UNO DOSTIE La «cas ion guette » est dans l'un, son père l'ancien ministre Claude Caston-guay n'est pas dans l'autre.La première édition des deux dictionnaires \u2014 des Canadianismes et des Noms propres canadiens \u2014 que lance au Canada la maison Larousse, ne fera pas l'unanimité.Mais leurs lacunes sont du genre qu'on pourra corriger dans les prochaines éditions.À la fin d'une rencontre de presse qui tournait au comité de lecture, M.Patrice Maubourguet, le pdg du géant français du dictionnaire, s'en assurait d'ailleurs auprès des auteurs : Caston Dulong, du Département de linguistique de Laval pour les canadianismes, et Michel Veyron des Éditions françaises, pour les noms propres.C'est l'historien et ex-ministre Denis Vaugeois qui agissait comme éditeur délégué dans ce projet e;i-u'-';en de la maison Larousse qui entend s'ouvrir concrètement à la francophonie.Un premier titre, le Dictionnaire actuel de l'éducation, de Renald Legendre, était paru en avril 88.Et un Atlas canadien paraîtra au printemps.Les deux titres qu'on lance aujourd'hui représentent un investissement de près de 500000$ pour les noms propres qui ont requis le travail de toute une équipe.Les canadianismes ont coûté la moitié moins parce l'auteur avait défriché le terrain dans les dix volumes de son Parler populaire du Québec et de ses régions voisines, chez l'Éditeur officiel de la province.Et comme le soulignait M.Vaugeois, maintenant que ces dictionnaires existent, c'est tous les titres que publie Larousse en France qui vont y puiser pour s'enrichir d'expressions, de noms et de réalités d'ici.Que signifie Canada ?De A pour Abbotsford (banlieue de Vancouver) à Z pour Zouaves pontificaux en passant par FLQ en 752 pages, le Dictionnaire canadien des noms propres constitue d'ores et déjà un instrument unique, dont les étudiants et les journalistes entre autres ne pourront plus se passer.Ce qu'on pourra lui reprocher \u2014 des oublis qui tiennent à l'absence de critères objectifs en ces matières et au fait qu'il est plus québécois que canadien \u2014 ne lui enlève rien de son utilité.Où pouvait-on trouver auparavant, aussi rapidement, en un seul endroit, toute la documentation qu'il contient?Sur l'histoire et la géographie, sur la politique et l'économie, les sciences et les arts, la religion, les institutions, les sports.Par noms de personnes, de lieux ou de choses.Le Refus global est là avec ses conséquences sur la Révolution tranquille, là elle aussi1, tout comme le traité d'Utrecht de 1713 avec ses conséquences désastreuses pour la Nouvelle-France.Mais Ginette Reno n'est pas là.Ni Toe Blake.C'est qu'on a privilégié les» auteurs par rapport aux interprètes, les médaillés olympiques aux vétérans du sport professionnel.Mais ses plus grandes vedettes, fussent-elles nées en Ontario, y figurent en bonne place.Avis aux fans de Gretzky., ,7.En fait, expliquent les auteurs, il a fallu faire des choix.Tous les premiers ministres y sont d'office, par exemple, mais leurs ministres y sont au mérite de leurs réalisations, ce qui sera toujours discutable et discuté.Ailleurs, dans les arts et les sciences par.exemple, les grands prix ont pesé; de leur poids.Tout comme le- biais francophone d'un dictionnaire conçu pour des usagers de cette langue.Tant pis pour Gordon Light foot.Une lacune qui pourrait par contre être rapidement corrigée, si l'on se fie à l'insistance do'M-.Maubourguet, c'est le drSB&tC d'explications sur les nom*TffT{i'-gine amérindienne.En 24^po«sl (dont 12 de planches en cmù-leurs), on n'a pas réussi à dirCtç-que le mot Canada veut dir Un lac-à-l'Épaule Le Dictionnaire des canadianismes est plus décevant, son jrtJJJté: moins évidente.Eussions^rroqs* prononcé un « tabarnac » SSCit! un hôte aussi distingué que\u201e*M.; Maubourguet qu'il n'aurai^ Jpas -pu en trouver l'explication'dans ; son dictionnaire, à moinsTBT^u* voir que les Mexicains nousappe? lant des « tabarnacos », il pouvait ' trouver la réponse sous cette en: \u2022 trée.ir'.'C- « Mais les vrais problèmes ici sont moins les oublis que l'abon- « dance de mots devenus trèQ&res ' ou d'un usage r^treint à d'infi-mes territoire1- -s utiles aux \\ ethnologues qu .«-.a usager»\"deja -langue.!ijS»« - Et l'absence, pour tous les mots, d'une identification de provenance très claire ( le système de » renvoi à une carte et sa liste de j régions liminaires est fastidieux).L'absence de donnée sur la pr\"\u2014 nonciation (qui fait souvefTJ^5jr»j*ï:; te la différence).L'absence de\"-toute etymologic _ On nous dit par exemple qSil \\ faut écrire « quétaine » éT, 1B&n\\' « kétaine» sans nous dire-qufHê; mot vient du verbe quêter.\u2022> \u2014?jv.Voilà donc un projet qui'èxige-¦\"; ra un sérieux « lac-àTÉpaifl&.»TIc}; ses éditeurs.Au moins le moTtSt1 1 il là.- Le DICTIONNAIRE CANADIEN DES NOMS PROPRES de Michel Veyron.et le DICTIONNAIRE DES CANADIANISMES de Gaston Dulong.publies par les Editions Larousse sous la direction de Denis Vaugeois.sont vendus dans un coffret de 84.95 S.Séparément, les^jnçrns propres ¦ coûtent 49.95 J et les \u2022 canadianismes ¦, 39.95 S.Cenbraide Les best-sellers T Fiction et biographies Les Peregrines Jeanne Bourm Lacombe - (4) 2\tAgenda Icare\tRobert Ludlum\tRobert Laffont\t(7l- 3\tDors, ma jolie\tMary Higgins Clark\tAlbin Michel\t(10)- 4\tMisery\tStephen King\tAlbin Michel\t(12) 5\tSire Gaby du Lac\tFrancine Ouellette\tQuinze\t(11) 6\tLa Chair de pierre\tJacques Folch-Ribas\tLaffont\t(10) 7\tAnne au Domaine des Peupliers ¦\tLucy Maud-Montgomery\tQuébec/Amérique\t(4) 8\tLe Premier quartier de lune\tMichel Tremblay\tLeméac\t(13) 9\tPour ne rien vous cacher\tClaude Jasmin\tLeméac\t(D 10\tUn Parfait inconnu\tDanielle Steel\tLibre Expression\t 1\tOuvrages généraux Trudeau le Québécois Michel Vastel L'Homme\t\t\t(4) 2\tQu'est-ce qu'on mange?\tEn collaboration\tCercle des Fermières du Québec (I)\t 3\tL'État du monde 89-90\tEn collaboration\tLa Découverte/.Boréal\t(7) 4\tGuide de l'auto 90\tD.Duquet/M.Lachapelle L'Homme\t\t(4) S\tMémo\tEn collaboration\tLarousse ; \u201e\t Les listes nous sont fournies par les librairies Suivantes: Alire (Longueuil).Bertnmtf.i.Demarc.Ducharme, Flammarion.Le Fureteur (St-Lambert), Quérin, Hermès.Lettre-Son (Outremonl).Martin(Joliette).MontrèaLoisir, Le Parchemin, Raffin, Renaud-Bray elfin\u2014 et Lettres.\t\t\t\t LA PRESSE, MONTREAL.SAMEDI 23 DECEMBRE 1989 K7 Alice Demers, une Québécoise en Californie JACQUES BENOIT L, un des deux fondateurs d'une petite winerie ca-lifornienne comptant parmi les plus prestigieuses, Arro-wofid Vineyards and Winery, est une Québécoise.Alice Demers.Originaire de Dollard-des-Or-meaux, en banlieue de Montréal, elle y est responsable des ventes, et voyage.pour cela aux quatre coins des États-Unis.Alice Demers est aussi.l'épouse de l'autre associé, Richard Arrowood.Vinificateur célèbre, celui-ci, comme on sait, est responsable des vinifications depuis 1974 au Château St.Jean, dans le comté de la Sonoma.:«On a acheté en 1986.Uniquement pour pouvoir commencer notre propre winery.On a 15 acres à Glen Ellen, dans la vallée de la Sonoma, dont trois acres et demi de plantés, racontait-elle dans une interview à La Presse cet automne.Sur les 15 acres, il y a la maison et la winery.» Comme tous les wine masters (ainsi qu'on nomme en Californie les maîtres de chai), son mart, dit-elle, rêvait d'avoir sa propre entreprise.L'occasion, qu'il saisit aux che\\eux.s'en présenta en 1984.au moment où la grande firme japonaise Suntory.déjà propriétaire entre autres du Château La-grange (appellation Saint-Julien), racheta Château St.lean pour 40 millions S US.Alice Demers: «Mon mari s'est retrouvé dans une compagnie étrangère, alors que c'était familial sous les Merzoian, et beaucoup de gens l'ont approché à ce moment-là: des investisseurs, d'autres wineries, quelques Français.Les laponais lui ont dit: «Avant de te décider, laisse-nous te faire une offre».Mon mari leur a dit qu'il voulait seulement pouvoir leur faire concurrence.» Suntory fut princière! Pour garder Arrowood à son service, elle lui permit de fonder avec sa femme sa propre entreprise, tout en le mettant en contact avec une banque japonaise qui «nous a offert de très bons taux», dit Alice Demers.Et puis, Suntory garantit l'emprunt fait par le couple-Le premier vin: le 198S Spécialisée dans les vins blancs.Château St.Jean s'apprêtait alors à produire son premier véritable millésime \u2014 1985, qui est une année exceptionnelle pour ces vins de Californie \u2014 de Cabernet-Sauvignon.Au cours de ses négociations avec Suntory, Richard Arro- phutu robert nadon U Pros* Alice Oemers-Arrowood wood obtint alors» « le droit d'acheter la moitié du Cabernet-Sauvignon qu'il était en train de faire pour Château St.Jean.C'a été pour Château St.lean le premier vrai millésime commercial.Mon mari a fait deux assemblages différents.La différence n'est pas grande», dit-elle.L'un des deux, le Cabernet-Sauvignon Sonoma County Arrowood 85, fut donc le premier vin des Arrowood, qui a été élaboré avec 76 p.cent de Cabernet-Sauvignon, et toutes les autres variétés bordelaises (Cabernet franc.Mer lot et Malbec).«Les trois acres et demi qu'on a plantes, c'est du Petit Verdot.du Malbec et du Cabernet franc.Ce sont des variétés très rares en Californie, et c'est pour va qu'on les a plantées», dit Alice Demers.Pour les deux premiers millésimes.1985 et 1986.Richard Arrowood put faire ses vins dans les installations de Château St.Jean.Depuis le millésime 87.toutefois, l'entreprise du couple a ses propres chais, et c'est sur leur propriété que se font les vinifications.Par quel hasard a-t-elle fait la connaissance de son futur époux et associé?« |e l'ai rencontré à une dégustation en Californie, répond-elle sans détour.Mon premier mari est la personne qui m'a amenée en Californie, en 1977.C'était une gaffe de le marier, mais c'a été la meilleure gaffe de ma vie! J'ai commencé aux ventes, comme représentante, chez Calluway Vineyards & Winery.l'ai travaillé pour eux trois ans et demi.J'ai tout appris.M.Callaway préférait engager des jeunes femmes qui ne savaient rien.« Elles n'ont pas de préjugés», qu'il disait.Depuis, j'ai aussi appris à goûter.L'avantage de ne pas savoir beaucoup, c'est que les gens des autres maisons ne vous considèrent pas comme des rivales, et sont prêts à vous aider.» Les premières années après la création de leur entreprise, et comme bien des femme* de viticulteurs, elle mit la main.à toutes les putes! «le faisais les vendanges, le bâtunnage ( le remua-ge à la baguette du vin de C h.irdoniuy loge en barriques).l'embouteillage, le collage des etiquettes.laver les planchers, les murs, et j'aime ça! Depuis le 1er avril 1989, je ne fais que la vente, mais je participe quand ou fuit l'embouteillage.On a trois employés permanents.» Les vins Lu production de 1986 atteignit 8000 caisses (la moitié de Chardonnay.et l'autre moitié de Cabernet-Sauvignon ).avec comme objectif 15000 caisses au maximum.Chose fréquente en Californie, la firme achète pratiquement la totalité des raisins dont elle a besoin, tous du comté de Sonoma.Son mari, dit Alice Demers, est bien placé pour cela.« Il a été le premier employé de Château St.Jean, et il a eu l'occasion de goûter des fruits de partout ».expli-que-t-elle.Pour le Cabernet-Sauvignon 8b.fuit avec 85 p.cent de raisins de ce cépage, il a acheté des raisins.de neuf vignobles différents! «Parfois, on s'arrange au fouloir pour conserver entiers le tiers des raisins.Ça donne plus de fruit.Il fera ca pour quelques vignobles qui ont un caractère spécial, comme le Del Rio qui donne du Cabernet-Sauvignon au goût de cerises noires, et qu'il veut l'accentuer.Il fait vieillir le vin de chaque cépage et de chaque vignoble séparément, et il fuit l'assemblage seulement avant la mise en bouteilles.» lui goûte des Arrowood leur Cabernet-Sauvignon 85, ainsi que le Cabernet-Sauvignon 198e et le Chardonnay 87 apportés par Alice Demers, qu'on trouvera bientôt à la SAQ, à environ 30 S la bouteille pour le Cabernet-Sauvignon et 28$ pour le Chardonnay.Le Chardonnay est élaboré comme beaucoup de vins blancs de la Côte de Beaune: il fermente en barriques \u2014 bourguignonnes \u2014 et y reste ensuite huit mois sur ses lies, avec bàtonnage toutes les semaines (on mêle les lies et le vin par remuage, ce qui donne plus de complexité).Résultat, un beau vin de Chardonnay boisé avec finesse, et donc sans excès, relativement corsé, aux bonnes saveurs bien présentes sans qu'elles soient très affirmées.Les rouges, cependant, m'ont semblé encore plus réussis.D'un style très bordelais, les deux Cabernet-Sauvignon étaient riches en couleur, avec un bouquet distingué et finement vanillé.Veloutés et concentrés en bouche, très charnus, quoiqu'un peu moins compacts que de grands bordeaux, m'a-t-il semblé, ce sont des vins élégants, très charmeurs.Preuve du savoir-faire du vinificateur : les vins des deux millésimes sont du même style, le 1985 étant peut-être un peu plus riche que le 1986.Richard Arrowood les élève dans 75 p.cent de fûts' français et 25 p.cent des États-Unis.l.A TOUS I DINER GALA AVEC VIN INCLUS FADOS ET DANSE 364 SOIRS 111.rue Saint-Paul est 861-4562 Stationnement FAX: 878-4764 fChez (Pierre RESTA.RAM - BAR FRA'.ÇA.S MENU DE LA SAINT-SYLVESTRES 31 décembre 1989F! FONDUE CHINOISE A VOLONTE EN TABLE D'HÛTE SUft RÉSERVATION LES SAMEDIS H DIMANCHES CHOIX DE 3 TABLES D'HÔTE Re servez pour la période des fête» Palll* mIm* Capecfté d.6 à 20 ptrsoiwi.i UetfOTrois ameenetf ! le g- La veioutind d* Saint-Jacques è la fleur de aafran ou Cuisine française apprêtée au goût st-malodesgensdici Da11h30a23n lIlC.Ferma la diman^B (514)845-6327 605: rue St-Den« (Montréal.Québec LE 31 DÉCEMBRE, SUPER-REVEILLON avec MENU GASTRONOMIQUE a partir dR 20 h 30 ENTREES 35$\u201e 8h 6218, rue St-Oenis i Sur réservation 276-9971 SOUPER DANSANT -¦-avec José* Maria uCm*.i ' .chanteur-organiste ¦ RESERVEZ DÈS MAINTENANT ur votre souper ce NOËL et du JOUR DE L'AN MENU 1095$l POUR Q95S A PARTIR 0E 10 I ENFANTS 0 AINSI QUE SUPER FESTIN OU REVEILLON Plusieurs spéciaux seront disponibles.MENU GASTRONOMIQUE mm Licence complète Réservations recommandées) 52733,13 521-0194 V.::, rue Sherbrooke Est, Montreal petite marmite d'escargots a la julienne dolegumee * * * La mosaïque de foie d'oie truffée du Pe-ngord ou charlotte de crevettes au cool.i de poivrons rouges l penillnte de filet de boeuf aus deux sauces ou I quenelles de saumon a la fondue de basilrc ou > gigobn de lapereau florentine au poivre rose ou les médaillons de homard et asperges au beurre d'orange ou tes noisettes de chevreuil sauce grand veneur * .* ' es quelques feuilles eus nota de Grenoble * * * Le Saint-Sylvestre sus bleuets et mangues Mu/cA âlloucAaAd FESTIVAL DE CREVETTES ET FILET MIGNON Repas complet, à partir de Cf«mm Satnt G«rmam UouS&tr :.\u2022.Qv \u2022 I iX» «o.iu Au» rru.nWei Dwii lI|iSJ(i j'.l».! tftsnbu' Oarn« de saumon ,tu 0**0\"r bi
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