La presse, 15 janvier 2009, D. La Presse Affaires
[" www.lapresseaffaires.com CONCESSIONNAIRES AUTOMOBILES LES FERMETURES POURRAIENT TRIPLER PAGE 8 LA PRESSE AFFAIRES S&P TSX 8688,36 d -273,19 (-3,05%) S&P 500 842,62 d -29,17 (-3,35%) DOWJONES 8200,14 d -248,42 (-2,94%) PÉTROLE 37,28$US d -0,5$US (-1,32%) DOLLAR 80,11¢US d -1,54¢US sur cyberpresse.ca INITIÉS Consultez notre sélection de transactions d\u2019initiés sur lapresseaffaires.com/inities INVESTIR Quelles sont les actions intéressantes cette semaine ?Consultez lapresseaffaires.com/investir APRÈS PRÈS D\u2019UNE DÉCENNIE D\u2019AGONIE, NORTEL NETWORKS A DÉCIDÉ DE SE METTRE À L\u2019ABRI DE SES CRÉANCIERS.DERNIER SURSAUT AVANT LA FIN DU GÉANTOUDÉBUT D\u2019UNE NOUVELLE ÈRE?L\u2019ULTIME SURSIS / CRISE DE CONFIANCE?MARTIN VALLIÈRES Une mort annoncée LA CHRONIQUEDE SOPHIE COUSINEAU «C\u2019EST DOMMAGE, C\u2019EST UN VRAI GÂCHIS » PHILIPPE MERCURE NOTRE DOSSIER EN PAGES 2 À 4 NORTEL POUSSÉE DANS SESDERNIERS RETRANCHEMENTS STÉPHANIE GRAMMOND Comme une fleur qui réussit à pousser au milieu d\u2019un ouragan, le nouveau CELI connaît un bon démarrage malgré la crise financière.Les épargnants ont ouvert des centaines de milliers de comptes d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI) depuis le lancement officiel, le 1er janvier, excédant les prévisions des institutions financières.Attirés par les campagnes de prélancement des institutions financières, plusieurs Canadiens avaient déjà fait leur contribution maximale de 5000$ pour 2009, dès l\u2019automne dernier.Par exemple, la banque virtuelle ING Direct a ouvert 188 000 CELI au cours du dernier trimestre de 2008, grâce à une vaste campagne de publicité.«Nous voulions nous assurer que les Canadiens connaissent le CELI, car un sondage nous avait démontré que la vaste majorité ne savait pas de quoi il était question», a confié à La Presse le président et chef de la direction, Peter Aceto.Le CELI a été dévoilé par le ministre des Finances, Jim Flaherty, lors du dernier budget conservateur.Il permet à tous les adultes d\u2019investir 5000$ chaque année à l\u2019abri de l\u2019impôt.Les épargnants profitent du CELI au maximum APPLE CONGÉ DE MALADIE POUR STEVE JOBS PAGE 6 PHOTO PC HÉLÈNE BARIL Plutôt que de créer le Fonds des générations pour accumuler de l\u2019argent dans le but de rembourser la dette, le gouvernement Charest aurait étémieux de rembourser la dette directement pendant qu\u2019il disposait de surplus.L\u2019idée d\u2019épargner et de faire fructifier cette épargne avant de rembourser la dette suppose en effet que le rendement obtenu sur l\u2019argent épargné est supérieur au coût des intérêts sur la dette.Ce n\u2019est pas le cas, du moins depuis la création du Fonds des générations.L\u2019argent versé au Fonds est géré par la Caisse de dépôt et placement du Québec, dont le rendement attendu sera probablement du même ordre que la température dehors, soit autour de -18%.Le rendement du Fonds devrait être de 6,8% par année, étant donné que le taux d\u2019intérêt moyen sur la dette tourne autour de 5%, selon les estimations du ministère des Finances, pour qu\u2019il soit plus efficace qu\u2019un remboursement direct de la dette.Des deux options qu\u2019avait le gouvernement, soit rembourser directement ou mettre de l\u2019argent de côté pour rembourser la dette, il est clair que la première aurait été plus efficace compte tenu de ce qui se passe, reconnaît Luc Godbout, professeur à l\u2019Université de Sherbrooke et spécialiste des finances publiques.Mais historiquement, le rendement de la Caisse de dépôt a toujours été supérieur au coût de la dette du gouvernement, souligne-t-il.«À court terme, ça apparaît comme un mauvais move, mais à long terme ça devrait rester avantageux», a-t-il dit.Si ce n\u2019était pas le cas, c\u2019est-à-dire si le rendement de la Caisse devait rester inférieur au taux d\u2019intérêt payé sur la dette, il faudrait réévaluer l\u2019utilité du Fonds des générations, selon lui.Comme tout investisseur avisé, le gouvernement devrait alors rembourser ses dettes avec l\u2019argent dont il dispose plutôt que de continuer de s\u2019endetter pour investir dans le but de devenir plus riche.LE FONDS DES GÉNÉRATIONS Une idéemoins bonne que prévu RÉGIMES DE RETRAITE UNE RÉFORME EST NÉCESSAIRE PAGE 8 BOURSES LES MARCHÉS RECULENT PAGE 15 Des deux options qu\u2019avait le gouvernement, soit rembourser directement ou mettre de l\u2019argent de côté pour rembourser la dette, il est clair que la première aurait été plus efficace compte tenu de ce qui se passe, reconnaît Luc Godbout, professeur à l\u2019Université de Sherbrooke.>Voir FONDS en page 8 >Voir CELI en page 6 MON T R É A L J EU DI 15 JA N V I E R 2 0 0 9 LAVAL Quartier Laval, 660 Boulevard Le Corbusier, L7 450-688-6000 laval@roche-bobois.com MONTRÉAL 505 Avenue du Président Kennedy 514-350-9070 montreal@roche-bobois.com OTTAWA 22 York Street 613-860-3273 ottawa@roche-bobois.com TORONTO 101 Parliament Street 416-366-3273 *Ne peut être jumelé à aucune autre offre.toronto@roche-bobois.com www.roche-bobois.com Ouvert les dimanches.Des prix exceptionnels sur tous les articles en magasin!* Jusqu\u2019au 18 janvier 1667317A 1667319 De titan des télécoms avant 2000 à la protection de ses créanciers, Nortel a connu une longue descente aux enfers.Voici les principaux événements qui ont touché l\u2019entreprise depuis quelques années.LA DESCENTE AUX ENFERS 1er mai 2000 BCE, conclut le transfert de sa participation de 35% dans Nortel vers les investisseurs, une transaction qui vaut 88,5 milliards.15 février 2001 Nortel révise ses prévisions de profits et de ventes de moitié, blâmant les conditions économiques aux États-Unis.L\u2019action tombe de 33% en Bourse.Des recours collectifs sont lancés.29 mai 2002 Nortel abolit 3500 emplois et vend des actifs.4 juin 2002 Le titre s\u2019effondre en raison des inquiétudes sur un nouveau financement de 1,49 milliard US qui diluerait le placement des investisseurs.23 octobre 2003 Nortel rapporte un profit mais doit réviser ses résultats, remontant jusqu\u2019à l\u2019an 2000.15 mars 2004 Nortel doit réviser ses résultats encore une fois, imposant un délai pour le dépôt de son rapport annuel.5 avril 2004 La Securities and Exchange Commission des États-Unis enquête sur les méthodes comptables de l\u2019entreprise.29 juin 2004 Nortel cesse ses activités dans le secteur de la fabrication et vend des usines à Flextronics International, ce qui entraîne le transfert de 2500 employés.30 septembre 2004 C\u2019est encore l\u2019heure de la restructuration : 3250 emplois sont abolis.11 janvier 2005 Les résultats de Nortel sont révisés et 12 dirigeants devront rembourser 8,6 millions de bonis.17 octobre 2005 Mike Zafirovski, numéro deux de Motorola, devient PDG de Nortel.MARTIN VALLIÈRES Le Tout-Canada Inc.s\u2019y attendait depuis des semaines.La mise sous protection de faillite de Nortel Networks aux États-Unis et au Canada, confirmée hier, a quand même provoqué des secousses dans plusieurs directions.L\u2019un des plus gros équipementiers des télécommunications du monde, jadis un fleuron d\u2019affaires du Canada, est désormais confiné aux soins très intensifs.Et le résultat de ce traitementchoc demeure très incertain : un regain après d\u2019importantes amputations curatives ou la fin provoquée d\u2019une agonie qui dure depuis huit ans.«Nortel doit retrouver des assises financières une fois pour toutes.Ces mesures sont essentielles pour que Nortel puisse miser sur ses forces et redevenir un chef de file en bonne santé financière », a indiqué son président et chef de la direction, Mike Zafirovski.Des propos presque humiliants pour ce dirigeant-vedette d\u2019origine américaine qui fut recruté avec éclat par Nortel en 2005 pour, justement, se remettre en selle après cinq ans de déboires et de fraudes comptables.Pourtant, Nortel a confirmé hier avoir encore 2,4 milliards US en liquidités disponibles.Une somme énorme en apparence, d\u2019autant que sa prochaine grosse échéance financière \u2013un milliard US en obligations à remplacer\u2013 était prévue que dans deux ans.Transformation accélérée Mais soudainement, selon Nortel, «la crise financière mondiale et la récession ont aggravé les défis financiers et ont directement entravé la capacité à mener à bien la transformation débutée à la fin de 2005».Cette «transformation» accélérée par M.Zafirovski a déjà fait sa marque: revente de divisions et d\u2019usines jugées accessoires, réduction additionnelle de 18% des effectifs, pertes additionnelles de sept milliards composées surtout de frais de restructuration et de dépréciation d\u2019actifs.Mais c\u2019était encore insuffisant pour le conseil d\u2019administration de Nortel.Il a finalement décidé mardi soir de placer l\u2019entreprise en protection de faillite, après des semaines de rumeurs parmi les analystes et dans la presse financière.Dans l\u2019immédiat, cette décision provoque un stress additionnel pour les 32 000 employés de Nortel; un effectif déjà amputé des deux tiers depuis 2000.Activités canadiennes Au Canada, c\u2019est surtout dans les régions d\u2019Ottawa et Toronto que Nortel a encore des bureaux et des laboratoires qui emploient quelques milliers de personnes.Au Québec, Nortel n\u2019a plus qu\u2019un centre de distribution dans l\u2019est de Montréal et des bureaux au centre-vi l le qui compte environ 500 employés, après la revente de son usine de Saint- Laurent en 2005.Par ailleurs, pour les actionnaires de Nortel, la protection de faillite signifie qu\u2019ils risquent de perdre le peu qu\u2019il leur reste, avec l\u2019inévitable refonte de capital qui s\u2019annonce.Encore hier, les actions de Nortel ont chuté de 68% à 12 cents seulement à la Bourse de Toronto, assez pour déclencher la révision de l\u2019inscription.La Bourse de New York a maintenu l\u2019embargo sur les actions de Nortel décrété avant l\u2019ouverture du marché.Cette rechute boursière de Nortel réduit sa valeur totale à seulement 62 millions.Des miettes par rapport à son niveau d\u2019il y a 10 ans, au sommet de la «bulle techno» en Bourse, alors que la valeur boursière de Nortel a dépassé celle des six grandes banques canadiennes réunies.Quant aux c réa nciers de Nortel, la protection de faillite les contraint à retenir leur souffle et espérer pour le mieux.25 000 créanciers Selon les documents déposés en cour au Delaware et à Toronto, Nortel a au moins 25 000 créanciers, dont plus d\u2019une centaine à qui elle doit plus de 100 millions US chacun.Parmi eux, on retrouve le gouve r nement du Ca nada avec sa société Exportations et Développement Canada (EDC).Ce banquier fédéral des entreprises exportatrices a déjà 186 millions CAN en crédits consentis aux clients internationaux de Nortel.Et hier, peu après la mise sous protection de Nortel, EDC a annoncé un financement d\u2019urgence de 30 millions, consenti sous ordre du ministre fédéral de l\u2019Industrie.«Le gouvernement du Canada reconnaît l\u2019importance de l\u2019industrie des télécommunications pour notre économie et continuera de travailler avec Nortel pendant sa restructuration, par l\u2019entreprise d\u2019EDC», a indiqué le ministre Tony Clement.Par ailleurs, la liste des gros créanciers de Nortel comprend son principal sous-traitant industriel, Flextronics International, dont le s iège social es t à Singapour.Flextronics avait racheté plusieurs usines de Nortel en 2005, dont celle située à Saint-Laurent, à Montréal, qui employait alors 1000 personnes.Mais trois ans plus tard, après plusieurs suppressions d\u2019emplois, cette usine montréalaise a été fermée pour de bon en septembre dernier.Cette fermeture mettait fin à plus d\u2019un quart de siècle de fabrication d\u2019équipements de télécommunications dans une usine ouverte au temps de Northern Telecom, devenue ensuite Nortel Networks.ULTIME SURSIS NORTEL POUSSÉE DANS SES RETRANCHEMENTS Cette rechute boursière de Nortel réduit sa valeur totale à seulement 62 millions.Des miettes par rapport à son niveau d\u2019il y a 10 ans, au sommet de la «bulle techno » en Bourse, alors que la valeur boursière de Nortel a dépassé celle des six grandes banques canadiennes réunies.PHOTO ARCHIVES AFP Le PDG de Nortel, Mike Zafirovski, n\u2019a pas été en mesure de redresser l\u2019entreprise.PHOTO BLOOMBERG Les journalistes se sont présentés au siège social de Nortel, hier à Toronto, après que l\u2019entreprise se fut mise sous la protection de la loi sur la faillite aux États-Unis et au Canada.MARTIN VALLIÈRES Selon Nortel, ses activités se «poursuivent normalement» malgré sa mise à l\u2019abri de ses créanciers.Mais de l\u2019avis général, l\u2019équipementier des télécommunications est immédiatement confronté à des actions décisives pour sa survie.Ou son agonie finale.Premier défi majeur : maintenir la confiance des clients et des fournisseurs, déjà fragilisée par des années de tumultes.Selon Amit Kaminer, analyste chez le consultant en télécoms SeaBoard Group, de Toronto, «Nortel a tout le talent qu\u2019il faut mais son problème vient de la confiance.Comment convaincre le client actuel, et celui que vous tentez de séduire, que vous serez là encore longtemps?En équipements de télécoms, il faut un partenariat solide avec les clients.» Christian Hamel, président d\u2019Excel Telecom, un important distributeur et installateur au Québec de systèmes de télécoms d\u2019entreprises de Nortel, témoigne dans le même sens, mais est plus optimiste.«De nombreux clients nous appellent parce qu\u2019ils sont évidemment inquiets du suivi avec Nortel.Mais pour ma part, je crois que l\u2019entreprise doit passer par une telle procédure afin de pouvoir enfin achever sa restructuration», a-t-il indiqué.«C\u2019est un peu triste à court terme.Mais c\u2019est prometteur à moyen terme parce que Nortel a des produits très compétitifs dans certains créneaux de marché, comme les systèmes d\u2019entreprises.Son problème principal, à mon avis, c\u2019est la mauvaise performance de ses activités liées aux réseaux, dont elle pourrait d\u2019ailleurs se départir.» Projets À ce propos, Nortel avait déjà des projets en marche avant la mise sous protection de faillite.Depuis septembre dernier, elle recherche des acheteurs pour sa division Metro Ethernet, en équipements de réseau internet.Une telle revente, si elle avait eu lieu plus tôt, aurait pu rapporter près d\u2019un milliard à Nortel, selon des analystes.Aussi, ils attribuent à Nortel la possibilité de vendre sa division d\u2019équipements de réseaux téléphoniques.Mais après une mise sous protection judiciaire, Nortel risque d\u2019être défavorisée face à des acquéreurs et des concurrents encore plus opportunistes.«C\u2019est le pire moment pour une vente d\u2019actifs.Nortel pourrait être forcée de solder certaines divisions pour se renflouer», a commenté Mark Sue, analyste des télécoms chez Marchés des capitaux RBC, dans une note à ses clients-investisseurs.En fin de journée hier, le président de Nortel, Mike Zafirovski a indiqué à la presse d\u2019affaires torontoise que la revente d\u2019actifs ne serait plus prioritaire.Toutefois, il pourrait en être bien autrement dès les prochains mois du point de vue des créanciers principaux de Nortel et des juges américain et canadien qui supervisent désormais ses efforts ultimes de survie.\u2013 Avec Michel Munger Crise de confiance lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 2 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 5 J A N V I ER 20 0 9 8 février 2006 L\u2019entreprise débourse 2,47 milliards US pour régler deux recours collectifs liés à ses problèmes de comptabilité.7 février 2007 Nortel abolit 3900 postes et en envoie 1000 en Chine et en Inde.15 octobre 2007 Nortel paie 35 millions US pour mettre fin à des accusations au civil de la SEC concernant son scandale comptable.27 février 2008 Nortel supprime 2100 emplois alors que la demande ralentit pour ses produits.17 septembre 2008 Les prévisions de revenus sont abaissées et une autre restructuration est annoncée.La vente de Metro Ethernet Networks sera aussi faite.Nortel se cherche un partenaire pour plancher sur la technologie sans fil 4G.10 novembre 2008 Environ 1300 postes de plus sont abolis, les salaires sont gelés et le portefeuille immobilier est réévalué après la déclaration de pertes de 3,4 milliards US.14 janvier 2009 Nortel se protège de ses créanciers.Au sommet, en 2000 Aujourd\u2019hui Nombre d\u2019employés 95 000 32 000 Valeur de l\u2019action 1231$ 12 cents Capitalisation boursière 366 milliards 62 millions Sources : Bloomberg, Nortel, Reuters et The Globe and Mail LA DÉBANDADE EN CHIFFRES Àquel moment a-t-on cessé de c roi re en Nor tel ?Dif ficile de mettre le doigt sur ce moment exact.Est-ce quand on a réalisé que même Mike Zafirovski, un dirigeant de 54 ans avec une détermination hors du commun \u2013il a déjà rencontré des analystes financiers quelques heures après avoir complété un triathlon Ironman\u2013 n\u2019aurait pas la force herculéenne de sortir Nortel de son bourbier ?Ou la vision pour lui donner une stratégie claire ?C\u2019est la conclusion que tous ont tiré en septembre, lorsque le quatrième PDG de Nortel depuis 2000 s\u2019est résigné à mettre en vente ce que d\u2019aucuns considèrent comme le joyau de l\u2019entreprise.La division Metro Ethernet Networks est pourtant promise à un bel avenir avec l\u2019explosion en popularité des téléchargements vidéo par internet.Est-ce quand Nortel a fini en 2005 par retraiter ses résultats financiers après de nombreux essais et reports?L\u2019exercice mené sous l\u2019autorité de l\u2019amiral américain Bill Owens a révélé que l\u2019ex-président Frank Dunn et ses lieutenants ont tripoté la comptabilité du géant canadien des télécoms, vraisemblablement pour bonifier leurs primes au rendement.La Gendarmerie royale du Canada a d\u2019ailleurs accusé Dunn et deux autres ex-dirigeants de fraude, en juin.Est-ce à force de regarder l\u2019action de Nortel poursuivre sa longue et apparemment inexorable descente aux enfers?Ou à force de voir Nortel jouer de la hache avec son effectif ?Il est difficile de dire avec précision quand nous avons collectivement jeté l\u2019éponge sur cette ancienne darling.Pourtant, les Canadiens en général et les Montréalais en particulier ont longtemps vécu dans le déni, entichés qu\u2019ils étaient de Nortel.Nortel, c\u2019était l\u2019entreprise cool pour laquelle tous les ingénieurs souhaitaient travailler à la sortie de l\u2019université.Nortel, c\u2019était l\u2019un des employeurs les plus importants de la métropole \u2013en nombre comme en qualité\u2013 avec son campus neuf de Saint-Laurent qui recrutait à pleines portes.Nortel, c\u2019est le fait d\u2019armes de Jean Monty, qui a insufflé un nouveau souffle, au terme d\u2019une restructuration pénible de 1993 à 1997, à la vieille Northern E l e c t r ic & Ma nu f a c t u r i ng Company, fondée à Montréal il y a 113 ans.Nortel, c\u2019était l\u2019un des rares champions canadiens en haute technologie.Nortel, c\u2019était le tiers de la capitalisation de l\u2019indice phare de la Bourse de Toronto, au tournant de l\u2019an 2000.Mais Nortel a complètement dérapé, grisée par le succès que lui a procuré la révolution internet à la fin des années 90.Et le lien qui unissait les Canadiens à l\u2019entreprise s\u2019est cassé.Surtout que Nortel a clairement laissé savoir que son avenir passait maintenant par l\u2019Asie, pour l\u2019assemblage comme pour la R&D.Si Nortel poursuit ses activités à l\u2019abri de ses créanciers, avec le mince espoir de renaître, il n\u2019est pas trop tôt pour autopsier l\u2019entreprise, qui a succombé à sa mauvaise gestion.Avant même que Frank Dunn ne maquille les livres, son prédécesseur, John Roth, avait multiplié les acquisitions.En vrai cowboy, il a claqué une fortune, soit 30,5 milliards US en actions et en liquidités, pour acheter 18 entreprises dont la valeur s\u2019était presque évanouie après le krach des technos.On a fait grand cas de la rémunération de John Roth, qui a frisé les 135 millions de dollars en 2000.Mais la cupidité était répandue dans cette entreprise qui distribuait beaucoup trop libéralement les options d\u2019achat d\u2019actions.À un certain moment, ces options représentaient 15% des actions en circulation, une proportion outrancière.Ici, le conseil d\u2019administration a clairement manqué à ses responsabilités fiduciaires.Pendant que Nortel était distraite par son scandale comptable, les enquêtes policières et les poursuites devant les tribunaux, l\u2019équipementier a eu plus de mal à négocier les virages qui s\u2019imposaient, alors que les technologies et les marchés se transformaient avec l \u2019a rr ivée de nouveaux concurrents comme le groupe chinois Huawei Technologies.Or, Nortel était beaucoup trop dépendante de ses lucratifs contrats auprès des grandes compagnies de téléphone à qui elle vendait de coûteux réseaux de télécommunications traditionnels (par commutation de circuits).L\u2019entreprise a vu venir la montée de la téléphonie IP mais a mésestimé l\u2019impact qu\u2019auraient ces contrats plus frugaux sur ses finances, avec les difficultés que l\u2019on connaît.Les cl ients de Nor tel ont été pr is de doute.Dans le contexte, il n\u2019est pas étonnant que Nortel n\u2019ait pas réussi à faire de grande percée dans le créneau des réseaux pour grandes entreprises, le fief de l\u2019équipementier américain Cisco.D\u2019ailleurs, en cherchant à vendre la division Metro Ethernet Networks, Nortel nuit encore plus à ses chances de devenir le fournisseur de choix des entreprises qui souhaitent mettre à niveau les capacités de leurs réseaux de télécommunications.C\u2019est une chronique infiniment triste pour les 30 000 derniers employés de Nortel au pays et ailleurs.Mais, alors que l\u2019entreprise se réfugie derrière la protection des tribunaux, la plupart des Canadiens avaient déjà fait leur deuil de Nortel.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sophie.cousineau@lapresse.ca Une mort annoncée SOPHIE COUSINEAU LEMONDEDES AFFAIRES Il est difficile de dire avec précision quand nous avons collectivement jeté l\u2019éponge sur cette ancienne darling.Pourtant, les Canadiens en général et les Montréalais en particulier ont longtemps vécu dans le déni, entichés qu\u2019ils étaient de Nortel.NORTEL POUSSÉE DANS SES RETRANCHEMENTS PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE L\u2019ancienne usine de Nortel, dans le parc industriel de Saint-Laurent, a été fermée pour de bon en septembre dernier.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 5 J A N V I ER 20 0 9 L A P R E S S E A F F A I R E S 3 NORTEL POUSSÉE DANS SES DERNIERS RETRANCHEMENTS PHILIPPE MERCURE «L\u2019action montait, on était de bonne humeur, on travaillait beaucoup.Je pense que, dans le cas de plusieurs personnes, on travaillait trop pour regarder ce qui arrivait vraiment.» Dans une autre vie, Cinzia Cuneo ét a i t direc t r ice des approvisionnements et de la planification chez Nortel.Entrée en 1995, elle a quitté l\u2019entreprise en 2004.Dix ans où elle a vu l\u2019ambiance de travail passer de l\u2019euphorie à la morosité.Aujourd\u2019hui, c \u2019est avec un pincement au coeur qu\u2019el le voit la boîte qu\u2019elle considérait comme un fleuron se placer sous la protection de la lois sur la faillite.«Qu\u2019est-ce que vous voulez que je vous dise?C\u2019est dommage, c\u2019est un vrai gâchis », commente-t-elle.Un gâchis qu\u2019elle a vu s\u2019installer pendant la deuxième moitié de sa carrière chez Nortel.«Dégringolade, coupes sur coupes.Je pense qu\u2019une bonne partie des erreurs, c\u2019est qu\u2019on coupait en bas, mais on ne coupait pas en haut.Les hauts salaires continuaient d\u2019être payés.C\u2019est comme un bateau où il reste plein d\u2019officiers, mais plus de marins.» Mais ne comptez pas sur Cinzia Cuneo pour vider son sac et blâmer d\u2019anciens collègues.«Je me rappelle qu\u2019en 1997 ou 1998, on avait des clients qui n\u2019avaient pas d\u2019argent pour nous payer.Mais ils étaient en expansion, et c\u2019était peut-être le bon choix de fournir à quelqu\u2019un qui allait devenir gros et de grandir avec lui.C\u2019est facile, a posteriori, de dire oui, mais, et blablabla.Mais à l\u2019époque, c\u2019était logique de faire ça.» Unde cesclients étaitWorldCom \u2013cette entreprise entraînée dans un tourbillon de scandales qui a conduit à la plus importante faillite des États-Unis.«WorldCom a eu des problèmes après, dit Mme Cuneo.Mais ça a été un bon client pendant plusieurs années.» Reste qu\u2019elle a observé des choses qui ne lui ont pas plu au sein de la haute direction de l\u2019époque.«Il y avait certainement un système de rémunération de la direction qui incitait les gens à faire des choix à court terme et, peut-être, dans leur propre intérêt plutôt que dans celui de l\u2019entreprise.» Diane Chênevert se souvient aussi du temps où Nortel était synonyme de fierté.C\u2019est dans les années 90; elle était directrice des communications corporatives de l\u2019entreprise.«C\u2019était cette vision d\u2019avenir, cette créativité, ce désir de bien faire son travail et de le faire avec plaisir.L\u2019ambiance de travail était extraordinaire.L\u2019ingénierie, le savoir-faire, tout le côté «savant» des Canadiens se retrouvait dans cette entreprise.» «C\u2019était vraiment des années fabuleuses, dit aussi Pierre Boisseau, qui s\u2019occupait de son côté des communications de Recherche Bell-Northern pendant la même période.On sentait qu\u2019on était en pleine révolution technologique et que Montréal en était un pôle majeur.» Des signes avant-coureurs de la chute qui s\u2019en venait?Celui qui a quitté son poste en 1999 pour aller chez Pratt&Whitney Canada et qui a longtemps eu le «Nortel tatoué sur le coeur» dit n\u2019en avoir vu aucun.Aujourd\u2019hui, Diane Chênevert dit suivre les déboires de Nortel de loin.«J\u2019aime autant garder le souvenir de mes belles années», dit-elle.Son souhait: «J\u2019espère que la créativité qu\u2019il y avait dans l\u2019entreprise va faire en sorte que les gens vont se retrousser les manches et aller de l\u2019avant.» «C\u2019est dommage, c\u2019est un vrai gâchis » AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON\u2014L\u2019équipementier télécoms américain Motorola, qui s\u2019attend à une nouvelle perte au quatrième trimestre, a annoncé hier la suppression de 4000 emplois de plus, qui viendront s\u2019ajouter aux 3000 postes dont il avait annoncé la disparition à la fin d\u2019octobre.Les trois quarts des nouvelles suppressions d\u2019emplois concerneront la filiale «téléphones portables », qui connaît de très graves difficultés.La direction générale et les autres activités du groupe assumeront le solde.Ces mesures portent à 17 000 le nombre total de licenciements annoncés chez le groupe de Schaumburg, en Illinois, depuis janvier 2007.En décembre, Motorola avait aussi annoncé la baisse de la rémunération de ses dirigeants et le gel des salaires de ses salariés, ainsi que la suspension de la contribution de l\u2019entreprise au programme de retraite de ses salariés.L\u2019ensemble de ces mesures devrait permettre au groupe d\u2019économiser environ 1,5 milliard US sur l\u2019ensemble de l\u2019année 2009, soit un quasi-doublement par rapport à son objectif précédent de 800 millions US.L\u2019essentiel de l\u2019effort \u20131,2 milliard US\u2013 incombera à la filiale « téléphones portables », qui voit ses parts de marché s\u2019effondrer faute de produits suffisamment concurrentiels.Le groupe espérait donner son indépendance à cette activité, qui plombe ses résultats, mais avait dû renoncer à la fin d\u2019octobre en raison de ses pertes récurrentes.Les nouvelles suppressions d\u2019emplois vont être mises en oeuv re «imméd ia tement », a précisé le groupe dans un communiqué.Motorola a aussi indiqué qu\u2019il n\u2019avait commercialisé que 19 millions de téléphones portables au quatrième trimestre de 2008, sous l\u2019effet de l\u2019affaiblissement de la demande et d\u2019un phénomène de déstockage chez les distributeurs.Ses autres activités, comme les talkies-walkies et les décodeurs de télévision, ont en revanche continué à bien se porter.Motorola estime ses ventes du dernier trimestre entre 7,0 et 7,2 milliards US.En normes comptables GAAP, le groupe prévoit une perte nette à périmètre constant allant de 7 cents US à 8 cents US par action, en incluant le coût (6 cents US) des précédentes restructurations.Mais d\u2019autres charges encore non finalisées pourraient porter les pertes à un niveau plus élevé, avertit-il.Dans les échanges électroniques suivant la fermeture de séance officielle à Wall Street, l\u2019action de Motorola s\u2019effritait de 0,24%, 4,10$US.Par ailleurs, un autre groupe technologique américain, le fabricant de disques durs Seagate Technology, a annoncé la suppression de 2950 emplois dans le monde, soit l\u2019équivalent de 6%de ses effectifs totaux.Ces mesures, justifiées par la nécessité d\u2019adapter la structure du groupe aux nouvelles conditions de marché, vont le conduire à provisionner 90 millions US.Motorola supprime 4000 emplois de plus « Je pense qu\u2019une bonne partie des erreurs, c\u2019est qu\u2019on coupait en bas, mais on ne coupait pas en haut.Les hauts salaires continuaient d\u2019être payés.C\u2019est comme un bateau où il reste plein d\u2019officiers, mais plus de marins.» CHARLES THÉRIAULT LE DROIT Les employés de Nortel Networks, à Ottawa, se sont faits discrets à la suite des derniers déboires financiers de leur employeur.Les rares travailleurs qui circulaient dans le stationnement du centre de recherches de Nortel dans l\u2019ouest d\u2019Ottawa, hier midi, refusaient de livrer leurs états d\u2019âme, l\u2019entreprise leur ayant demandé de ne pas commenter.Une ex-employée, venue chercher son conjoint au travail, a accepté de livrer son opinion.«J\u2019ai longtemps travaillé chez Nortel et j\u2019étais là lorsque l\u2019entreprise était en pleine expansion, au courant des années 90.Dans ce temps-là, elle dépensait beaucoup en heures supplémentaires et elle payait toutes sortes de choses aux employés.J\u2019ai perdu mon emploi en 2003, mais j\u2019ai obtenu des contrats avec Nortel par la suite.C\u2019est difficile pour les employés car chaque fois qu\u2019une crise comme celle-là survient, ils ne savent pas ce qui va leur arriver », a déclaré Mary Rae.Un employé qui a préféré conserver l\u2019anonymat s\u2019est montré plus optimiste.«Nortel a traversé bien des crises depuis 15 ans et elle va traverser celle-là aussi », s\u2019est-il contenté de répondre avant de filer à une réunion urgente.Kanata inquiet La conseillère municipale du quartier de Kanata-Nord, Marianne Wilkinson, était maire de l\u2019ancienne ville de Kanata, au début de l\u2019expansion des entreprises de haute technologie dans son secteur.Elle s\u2019inquiète de la situation.«Tout le monde est déçu que Nortel n\u2019ait pas été capable de revenir dans son secteur d\u2019expertise pour lui permettre de faire des profits.J\u2019espère que si l\u2019entreprise fait faillite au Canada, d\u2019autres entreprises vont reprendre l\u2019affaire, car Nortel a des employés exceptionnels qui ont fait du bon travail et beaucoup de contrats fournissant des services essentiels pour bien des gens», a-t-elle commenté.«Ceux ayant des actions de Nortel savent depuis longtemps que cette entreprise est, pour eux, partie.Mais je suis davantage préoccupée pour les gens qui occupent un travail et qui perdront leur emploi à moins d\u2019une vente de Nortel.» «J\u2019espère que le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral proposeront un plan d\u2019aide comme ils l\u2019ont fait dans d\u2019autres secteurs.La Ville est prête à aider si elle a l\u2019appui des autres gouvernements, mais elle n\u2019a pas les moyens de le faire seule», a ajouté Mme Wilkinson.Ottawa épargné?Selon Michael Koplyay, professeur en sciences administratives à l\u2019Université du Québec en Outaouais (UQO), le centre de recherches de Nortel à Ottawa pourrait être épargné lors d\u2019éventuels licenciements.Les régimes de retraite des anciens employés sont cependant menacés.«La recherche est le coeur de cette entreprise, alors Ottawa est un peu protégé, mais ce n\u2019est pas une garantie.Les difficultés de Nortel ne sont pas une surprise pour moi, car j\u2019avais prédit que l\u2019entreprise en arriverait à ça, il y a cinq ans.La haute gestion de Nortel a été pitoyable», a déclaré M.Koplyay.Des employés discrets PHOTO TOBIN GRIMSHAW, LA PRESSE CANADIENNE Des employés deNortel à Ottawa affirment que Nortel a traversé bien des crises depuis 15 ans et ils croient qu\u2019elle va traverser celle là aussi.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 4 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 5 J A N V I ER 20 0 9 ASTRAL MEDIA Revenus : 245 millions (+24%) Profits : 42,4 millions (+13%) Bénéfice par action: 0,76$ Quelques propriétés: MusiquePlus, Télétoon, Rock Détente COGECO Revenus : 308 millions (+18,5%) Profits : 11,1 millions (perte de 10 millions en 2008) Bénéfice par action: 0,66$ Quelques propriétés : Cogeco câble, Rythme FM, Cabovisão (Portugal) CORUS ENTERTAINMENT Revenus : 217 millions (+1%) Profits : 40,6 millions (+3%) Bénéfice par action: 0,46$ Quelques propriétés : HBO Canada, CKOI, Movie Central CANWEST GLOBAL Revenus : 886 millions (+2%) Perte : 33 millions (profits de 41 millions en 2008) Perte par action: 0,18$ Quelques propriétés : Global Television Network, The National Post, The Gazette LA PRESSE AFFAIRES MAXIME BERGERON Il y a encore de l\u2019argent à faire dans le secteur des médias au Canada, crise économique ou pas : Astral, Cogeco et Corus ont fait état de profits en hausse hier, un portrait néanmoins assombri par les difficultés de Canwest Global.La montréalaise Astral Media a vu son bénéfice net grimper de 13%, à 42,4 millions de dollars, au premier trimestre de l\u2019année financière 2009.Cette période couvre les mois de septembre à novembre, marqués par l\u2019effondrement des places boursières mondiales \u2013et de la confiance des consommateurs.«Je suis évidemment ravi par nos résultats, qui démontrent les efforts faits dès la fin de l\u2019été 2008 dans toutes nos divisions pour rationaliser les dépenses d\u2019exploitation et développer des stratégies innovatrices de croissance des revenus », a dit Ian Greenberg, président d\u2019Astral, pendant une téléconférence.La société, qui possède 82 stations de radio, plusieurs canaux de télévision et des panneaux d\u2019affichage extérieur au Canada, a vu son chiffre d\u2019affaires grimper de 24 %, à 245 millions.Un résultat qui tient compte de l\u2019acquisition récente de Standard Radio.Les dépenses publicitaires des constructeurs automobiles ont décliné dans les télés francophones, a admis M.Greenberg, mais d\u2019autres annonceurs, comme les centres de rénovation et les détaillants au rabais, ont maintenu leurs investissements.Le câblodistributeur Cogeco, qui exploite le réseau Rythme FM, a pour sa part fait état de revenus en hausse de 18,5% au premier trimestre, à 308 millions.Les profits ont atteint 11,1 millions, mieux que la perte de 10 millions d\u2019il y a un an.L\u2019entreprise ne divulgue pas la contribution de Rythme FM à son chiffre d\u2019affaires, qui est assez minime.«Mais je peux vous dire que les ventes publicitaires se sont accrues», a affirmé la porteparole, Marie Carrier, pendant un entretien.Corus Entertainment, qui possède notamment Info690, CKAC, 98,5, et Movie Central, a de son côté vu ses revenus progresser légèrement, à 217 millions (+1%).Les profits ont suivi la même courbe, pour atteindre 40,6 millions (+3%).En dépit de ces hausses, les choses risquent de se gâter assez vite.«L\u2019entreprise s\u2019attend à ce que la ralentissement de la croissance du PIB (produit intérieur brut) canadien ait un impact négatif sur les dépenses publicitaires », a averti Corus dans un communiqué.Le groupe torontois a ramené ses prévisions de profits dans une fourchette de 255 à 265 millions de dollars pour l\u2019année financière, plutôt que les 270 à 280 prévus au départ.Canwest en péril Tout comme Corus, Canwest Global, de Winnipeg, s\u2019attend à une baisse de ses recettes publicitaires au cours des prochains mois.Le propriétaire du réseau Global et du National Post a enregistré une perte nette de 33 millions au premier trimestre, comparativement à un bénéfice de 41 millions l\u2019an dernier.Pire, le groupe a averti hier qu\u2019il aurait peut-être de la difficulté «à respecter certains engagements financiers liés à ses facilités de crédit» cette année.L\u2019impact a été immédiat sur les marchés.Le titre de Canwest Global a perdu 35% à la Bourse de Toronto, pour clôturer à un maigre 52 cents.Canwest continue à étudier divers moyens pour réduire ses coûts de fonctionnement et rembourser son imposante dette de 3,7 milliards.Déjà en novembre, la société a annoncé une réduction de 5% de ses effectifs, l\u2019équivalent de 560 emplois.L\u2019a nnée 20 09 s\u2019annonce «très difficile» pour les médias canadiens, qui dépendent en bonne partie de la pub pour faire des profits, souligne Ruth Klostermann, vice-présidente aux ressources stratégiques à l\u2019agence ZenithOptimedia.Elle entretient toutefois un optimisme modéré \u2013dans les circonstances\u2013 par rapport aux prochains mois.«Ceux qui avaient déjà des problèmes avant cette crise paient aujourd\u2019hui un pr ix cumulatif, si l\u2019on peut dire, mais d\u2019autres médias ne s\u2019en tirent pas trop mal», a fait valoir Mme Klostermann, jointe à Toronto.ZenithOptimedia prévoit une hausse globale de 2,2% des dépenses publicitaires cette année au pays, à 10,26 milliards, une quasi-stagnation en tenant compte de l\u2019inflation.Selon les dernières prévisions de l\u2019agence, faites à la mi-novembre, les revenus devraient décliner de 3,1% dans les journaux, de 0,3% dans les télés, et grimper de 0,9% dans les radios et de 20% pour l\u2019internet.Profits et incertitude dans les médias canadiens «Ceux qui avaient déjà des problèmes avant cette crise paient aujourd\u2019hui un prix cumulatif, si l\u2019on peut dire, mais d\u2019autres médias ne s\u2019en tirent pas trop mal.» AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 Le directeur général du groupe informatique américain Apple Steve Jobs a annoncé hier qu\u2019il prenait un congé de maladie jusqu\u2019à la fin juin, les problèmes de santé dont il avait reconnu récemment l\u2019existence s\u2019étaient révélés «plus complexes » qu\u2019il ne le pensait.M.Jobs, 53 ans, avait annoncé la semaine dernière qu\u2019il souffrait d\u2019un simple «déséquilibre hormonal », ce qui avait fait bondir l\u2019action de la société.Il a précisé hier qu\u2019il avait eu de nouvelles informations depuis.Les rumeurs sur la santé de M.Jobs se sont multipliées depuis qu\u2019il est apparu très amaigri en juin, certains craignant une résurgence du cancer du pancréas pour lequel il a été opéré en 2004.M.Jobs a précisé hier qu\u2019il cédait la gestion «au jour le jour» de la société à Tim Cook, directeur opérationnel du groupe, en son absence.Mais il a indiqué qu\u2019en restant directeur général, il comptait rester impliqué «dans les grandes décisions stratégiques ».La cotation de l\u2019action Apple a été brièvement suspendue hier soir dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New York.Quand elle a repris, le titre a plongé de 9,97%, à 78,80$, après avoir déjà cédé 2,49% en journée.Perturbation «Malheureusement, la curiosité suscitée par ma santé personnelle continue à représenter une perturbation, non seulement pour moi et ma famille, mais aussi pour tout le monde à Apple», a fait valoir M.Jobs hier dans un courriel adressé aux salariés du groupe.«En outre, durant la semaine écoulée, j \u2019ai appris que mes problèmes de santé étaient plus complexes que je ne l\u2019avais cru d\u2019abord, a-t-il ajouté.«Pour me retirer du devant de la scène et me concentrer sur ma santé, et permettre à tout le monde à Apple de se concentrer sur la fabrication de produits extraordinaires, j\u2019ai décidé de prendre un congé de maladie jusqu\u2019à la fin juin », a-t-il précisé, en se disant «impatient de vous revoir tous cet été».La semaine dernière, M.Jobs, à la tête du groupe depuis 11 ans, avait assuré que le traitement « relativement simple » prescrit par ses médecins pour remédier à un «déséquilibre hormonal» lui permettrait de rester à son poste et de reprendre son poids normal vers le printemps.Dès le mois dernier cependant, l\u2019annonce que M.Jobs ne participerait pas au salon MacWorld de début janvier avait fait se multiplier des rumeurs, récurrentes depuis qu\u2019il était apparu très amaigri en présentant la dernière génération de l\u2019iPhone en juin.En septembre, il était toujours aussi mince pour présenter les nouveaux iPod, deux semaines après la publication par erreur d\u2019une nécrologie par une agence de presse, mais il avait plaisanté en citant Mark Twain : «Les rumeurs sur ma mort sont très exagérées.» APPLE Steve Jobs en congé de maladie jusqu\u2019en juin AGENCE FRANCE-PRESSE SAN FRANCISCO\u2014 Steve Jobs, le fondateur du groupe Apple qui a fini par s\u2019identifier au fabricant d\u2019ordinateurs californien, est, à 53 ans, un visionnaire qui a révolutionné l\u2019informatique, l\u2019écoute de la musique et même ce qu\u2019on attend d\u2019un téléphone.Ses détracteurs le dépeignent comme un dirigeant préférant l\u2019obéissance au partenariat, mais les investisseurs s\u2019inquiètent surtout de savoir s\u2019il a commencé à préparer sa succession.Depuis quelques mois, il se met moins sur le devant de la scène, jusqu\u2019à annoncer hier qu\u2019il se met en congé de son groupe jusqu\u2019à la fin juin.Une décision certes liée à sa santé, mais qui montre aussi que le groupe ne se résume plus à sa seule personne.Né à San Francisco le 24 février 1955, d\u2019une mère célibataire, Steve Jobs a été adopté quand il avait à peine une semaine, selon sa biographie officielle.Il a été accueilli par un couple de Mountain View, au sud de San Francisco, et a grandi en jouant au milieu des abricotiers de ce qui est devenu la Silicon Valley (la vallée du silicium), la pépinière informatique californienne.Pendant ses études secondaires, il suit des conférences au siège du groupe Hewlett-Packard, à Palo Alto, et pour un travail d\u2019été travaille avec Steve Wozniak, qui fondera avec lui Apple quelques années plus tard.Il entre à l\u2019université mais la quitte après un semestre, tout en continuant de suivre des cours.À 20 ans, il fait un voyage initiatique en Inde d\u2019où il revient la tête rasée et vêtu d\u2019habits traditionnels.À son retour d\u2019Inde, Steve Jobs entre comme technicien chez le fabricant de jeux vidéo Atari et fréquente un club informatique avec Steve Wozniak.Jobs a 21 ans et Wozniak, ingénieur chez Hewlett-Packard, 26 quand ils créent ensemble Apple Computer dans le garage de la famille du premier en 1976.Le re s te appa r t ient à la légende: la conquête du monde par les ordinateurs personnels Macintosh, puis du baladeur numérique iPod, le plus vendu au monde, et de l\u2019iPhone, qui marie les fonctions d\u2019un téléphone, d\u2019un baladeur, d\u2019un assistant personnel et d\u2019une console de jeux.M.Jobs avait quitté Apple en 1985 au terme d\u2019une lutte de pouvoir interne.Mais après avoir pris la tête des studios Pixar, il est revenu à la barre de la société à la pomme en 1997 pour redynamiser le groupe.C\u2019est après son retour qu\u2019Apple a lancé, avec un succès fulgurant, ses iPod et iPhones, devenus de formidables accessoires de mode.Le visionnaire qui incarne Apple PHOTO REUTERS Steve Jobs en septembre dernier à San Francisco.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Steve Jobs a indiqué qu\u2019en restant directeur général, il comptait rester impliqué «dans les grandes décisions stratégiques ».lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 5 J A N V I ER 20 0 9 L A P R E S S E A F F A I R E S 5 LA PRESSE AFFAIRES À L\u2019AGENDA /// n PRÉVISIONS n RÉEL BPA: bénéfice par action K: millier M: million G: milliard POUR NOUS JOINDRE La Presse Affaires, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 lpa@lapresseaffaires.com SUDOKU Source: Bloomberg 5 9 2 6 3 9 1 6 8 3 1 4 1 6 7 3 2 5 4 2 8 7 1 6 9 8 1 4 3 2 9 7 6 5 8 9 8 6 5 1 4 2 3 7 5 7 2 6 3 8 4 9 1 8 6 4 9 5 2 7 1 3 7 1 9 8 4 3 5 2 6 3 2 5 7 6 1 8 4 9 6 3 1 4 7 5 9 8 2 2 5 7 3 8 9 1 6 4 4 9 8 1 2 6 3 7 5 1248 1247 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku Niveau de difficulté : MOYEN Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary MERCREDI 21 JANVIER Abbott Laboratories BPA 4T: 1,06$US Apple BPA 1T: 1,43$US eBay BPA 4T: 40¢US Noble BPA 4T: 1,49$US DEMAIN Indice des prix à la consommation (États-Unis) déc.: -0,9% nov.: -1,7% Citigroup BPA 4T: -1,03$US JEUDI 22 JANVIER Mises en chantier (É.-U.) déc.: 610K nov.: 625K Canadien National BPA 4T: 99¢ Google «BPA 4T: 4,97$US Microsoft BPA 2T: 50¢US Potash BPA 4T: 2,36$ LUNDI 19 JANVIER Marchés financiers fermés (fête de Martin Luther King, É.-U.) HB Fuller BPA 4T: 24¢US MARDI 20 JANVIER Taux directeur (Can.) 1,00% 9 déc.: 1,50% Bank of America BPA 4T: 20¢US Continental Airlines BPA 4T: 98¢US IBM BPA 4T: 3,03$US AUJOURD\u2019HUI Intel BPA 4T: 22¢US JP Morgan Chase BPA 4T: 1¢US Shaw Communications BPA 1T: 28¢ 801 AVIS LÉGAUX AVIS de clôture d\u2019inventaire Avis est par la présente donné que JOSEPH-ROCH BEAUDOIN, domicilié au 4300 rue Angora, Terrebonne est décédé le 23 octobre 2008.La clôture de l\u2019inventaire de la succession a été signée le 13 janvier 2009 et et publiée au Registre des droits mobiliers.Ledit inventaire peut aussi être consulté au bureau de Louise Roy, notaire, 744 St-Louis, Terrebonne, Québec, J6W 1J6.(450)492-0561.CA NA DA COUR DU QUÉBEC PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-22-146723-088 Mohsen AKHAWAN, domicilé et résidant au 24th Street, Apartment 1108,West Vancouver, British Columbia,V7V 4G8; Partie demanderesse C.Farid ZAKIKHANI, domicilié et résidant au 70, chemin Alary, St-Sauveur (Québec) J0R 1R4 Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Farid ZAKIKHANI de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est,àMontréal au local 1.120 dans les 30 jours de la publication du présent avis dans le journal La Presse.La requête introductive d\u2019instance sera présentée devant le tribunal le 26 février 2009,à 9:00 heures, en salle 2.06, du Palais de justice de Montréal.Une copie de la requête introductive d\u2019instance a été remise au greffe à l\u2019intention de Farid ZAKIKHANI.À Montréal, le 18 novembre 2008 Martine Bouchard, Greffier adjoint 801 AVIS LÉGAUX CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL No 500-22-154465-093 Sokrate GIANNAS et al Requérants -vs- AkramABDALLAH et al Intimées ASSIGNATION ORDRE est donné aux Akram ABDALLAH, Bouchra GABRIEL (GARIEL) et FAVREAU, BEAUCHESNE & DORE de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est,àMontréal, au local 1.120 dans les TRENTE (30) jours de la publication du présent avis dans le journal LA PRESSE.La requête introductive d\u2019instance sera présentée devant le tribunal le 30 mars, 2009 à 9:00 heures de l\u2019avant midi en salle 2.06 au Palais de justice de Montréal.Une copie de la requête introductive d\u2019instance a été remise au greffe à leur intention.MONTRÉAL, le 13 janvier, 2009.Julie Gagné Greffier adjoint COUR DU QUÉBEC (Civil Division) 850 AVIS DE DISSOLUTION CHANGEMENT DE NOM AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9149-7321 QUÉBEC INC.demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.Montréal (Québec), ce 13 Janvier 2009 LEROUX CÔTÉ BURROGANO, notaires PRENEZ AVIS que la compagnie GESTION SLAP INC., demandera au Registraire des entreprises du Québec la permission de se dissoudre en date du 15 janvier 2009.HUGO FONTAINE Prévoyant il y a trois mois que le Canada éviterait la récession, le Conference Board change son fusil d\u2019épaule.Entraîné par la culbute de l\u2019économie américaine, le Canada devrait bel et bien voir son PIB reculer de 0,5% en 2009, lit-on dans la Note de conjoncture canadienne publiée hier.Dans la précédente édition de ce rapport, en octobre, l\u2019institut de recherche anticipait une croissance économique de 1,5% pour l\u2019année.«Le choc sur le commerce extérieur et les exportations était déjà là, mais c\u2019est plus fort qu\u2019on pensait en raison d\u2019un consommateur américain beaucoup plus faible », a expliqué à La Presse Affaires le directeur des prévisions nationales et provinciales du Conference Board, Pedro Antunes.Mais selon M.Antunes, c\u2019est véritablement la demande intérieure qui va faire la différence.Il y a trois mois, le Conference Board envisageait une petite remontée des prix des matières premières.Ce n\u2019est plus à l\u2019ordre du jour, du moins pas à court terme.Et l\u2019économie canadienne, fortement tributaire des prix des ressources et de l\u2019énergie, en souffre.Cela se traduit par moins de revenus au pays et, par conséquent, une plus faible demande intérieure, notamment en ce qui concerne les investissements.M.Antunes évoque aussi un «choc de confiance» qui a frappé le pays.«Les effets psychologiques se traduisent beaucoup plus dans l\u2019économie réelle qu\u2019on ne le pensait auparavant », précise-t-il.Selon le Conference Board, il faut donc s\u2019attendre, après la contraction du quatrième trimestre de 2008, à une autre contraction de l\u2019économie pour la première moitié de 2009.Les mesures fiscales attendues dans le budget fédéral à la fin du moins, jumelées à une très faible inf lation, vont tout de même permettre aux dépenses de consommation d\u2019augmenter de 1,7%.Mais c\u2019est trop peu pour empêcher la récession.La hausse des dépenses gouvernementales, en même temps qu\u2019une baisse des revenus, entraînera le gouvernement fédéral et les provinces (prises en tant que tout) à des déficits «difficiles à corriger, même dans une période de cinq ans», lit-on dans le rapport.Le Québec ne sera pas la province la plus affectée.L\u2019important déclin de la valeur des redevances pour les ressources énergétiques ne touchera pas la province, et son secteur manufacturier reste plus diversifié que son voisin ontarien, très concentré dans l\u2019automobile.Le Board prévoit la fin de la récession dans la deuxième moitié de 2009, alors que les marchés d\u2019exportation les plus importants des États-Unis devraient entamer une relance.L\u2019année 2010 devrait marquer le retour à la croissance (3,6%).Par ailleurs, dans une étude publiée hier par BMO Marchés des Capitaux , l \u2019économiste Robert Kavcic prévoit un recul de 1,3% du PIB canadien en 2009.Selon BMO, l\u2019Ontario, le Québec, l\u2019Alberta, le Manitoba et la Nouvelle-Écosse connaîtront une décroissance.La Banque du Canada publiera ses prévisions trimestrielles et annuelles la semaine prochaine.ÉTUDE DU CONFERENCE BOARD Le Canada n\u2019échappera pas à la récession PRÉVISIONS DU CONFERENCE BOARD POUR 2009 0,5%: Baisse du PIB 8%: Taux de chômage à la fin de l\u2019année 13 milliards : Baisse du revenu du gouvernement fédéral 17,8 milliards : Déficit global des provinces (au lieu d\u2019un surplus de 3 milliards en 2008) 91 000: Pertes d\u2019emplois dans le secteur manufacturier « Nous voul ions of f ri r les CELI le plus tôt possible.Nous avons invest i beaucoup de temps, d\u2019énergie et d\u2019argent, car nous savions que le CELI deviendrait un morceau important dans l\u2019univers de l\u2019épargne au Canada », ajoute M.Aceto.Les résultats ont dépassé ses attentes.À la mi-janvier, ING dénombre 200 000 CELI, contenant près de 1 milliard de dollars.En moyenne, les clients ont versé 3900 $, et 70% d\u2019entre eux ont déjà mis 5000 $.La plupart des institutions financières constatent que les épa rgnants qui at tendaient au portillon pour ouvrir un CELI ont transféré le montant maximal.Chez Desjardins , plus de 100 000 épa rgnants étaient inscrits avant le lancement officiel du 1er janvier.« L\u2019immense majorité des souscriptions au CELI l\u2019ont été pour des montants de 5000 $ », indique Jean- Rémy Deschênes, responsable affaires, à la vice-présidence Gestion des avoirs.Aussi, beaucoup de clients de la Banque Nationale se sont dépêchés de remplir leur CELI d\u2019un coup sec.« Lors de la prévente, nous avons pu constater que les dépôts ét a ient de plus ou moins 4700 $ », rappor te la por te-parole, Ma rie-Claude Lavigne.P ar ai l leu r s, pl u s ieu r s épargnants ont opté pour la méthode douce, en établissant des prélèvements automatiques tous les mois, souligne-t-on du côté de la Banque Scotia.En ce début d\u2019année plutôt terne sur les marchés financiers, le lancement des CELI a permis de hausser la clientèle dans les succursales bancaires.À la Banque de Montréal, on se croirait en pleine saison des contributions REER.« L\u2019achalandage en succursale peut correspondre à nos semaines REER de février », a dit la porte-parole de la BMO, Lucie Gosselin.Les firmes de courtage ont aussi leur part du gâteau.Le CELI représente 85% des nouveaux comptes ouverts chez BMO Ligne d\u2019action, relève Mme Gosselin.Les épargnants profitent du CELI au maximum CELI suite de la page 1 PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE À la Banque de Montréal, on se croirait en pleine saison des contributions REER tellement la clientèle afflue pour se renseigner sur les comptes CELI.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 6 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 5 J A N V I ER 20 0 9 1677641A 1686152 ADS INC.DATE D\u2019ASSEMBLÉE ADS inc.annonce qu\u2019une assemblée extraordinairedesactionnairesdeADS inc.se tiendra le vendredi 20 février 2009 à 10h00 à Québec.La date de clôture des registres aux fins de la détermination des actionnaires ayant le droit de recevoir l\u2019avis de convocation et de voter à cette assemblée a été fixée à la fermeture des bureaux le 22 janvier 2009. AFFAIRES JURIDIQUES RENÉ LEWANDOWSKI COLLABORATION SPÉCIALE L\u2019activité en fusions et acquisitions a lourdement chuté en 2008.Mais certains cabinets d\u2019avocats canadiens ont réussi à tirer leur épingle du jeu, en comparaison avec leurs concurrents étrangers.Trois cabinets du Canada se retrouvent même dans le peloton de tête, se hissant dans la liste des 25 premiers cabinets mondiaux que vient tout juste de publier Thomson Reuters.Il s\u2019agit de Blakes, McCarthy Tétrault et Davies Ward Phillips&Vineberg.Ayant participé à 125 transactions annoncées d\u2019une valeur de 211 milliards US, Blakes prend le 14e rang mondial, n\u2019étant devancé que par des cabinets américains et britanniques.McCarthy Tétrault suit au 19e rang avec 109 transactions d\u2019une valeur totale de 147,5 milliards US.Quant à Davies, avec 42 transactions d\u2019une valeur de 120 milliards US, il se hisse en 25e position.C\u2019est le cabinet Linklaters, du Royaume- Uni, qui est couronné champion du monde, coiffant au fil d\u2019arrivée le new-yorkais Sullivan&Cromwell.En 2008, la firme britannique a participé à 297 transactions internationales pour une valeur totale de 468,5 milliards US.La performance des cabinets canadiens est néanmoins étonnante.«Ce fut une meilleure année que prévu», dit le grand patron pour le Québec de Davies, Pierre-André Themens.Vrai, dit-il, ce ne fut pas aussi spectaculaire qu\u2019en 2007 \u2013une année record \u2013, mais tout de même très satisfaisant compte tenu des circonstances.Ainsi, alors que la valeur des transactions internationales a lourdement chuté, de 29,6% par rapport l\u2019an dernier, certaines firmes juridiques ont réussi à faire mieux qu\u2019en 2007! Chez Blakes, la valeur des transactions internationales dans lesquelles les avocats ont participé a ainsi augmenté de plus de 6 milliards US par rapport à l\u2019an dernier.Chez Davies, on a fait encore mieux, avec une hausse de plus de 26 milliards US de la valeur des transactions, un bond de 27,8%! Pierre-André Themens est moins optimiste pour 2009.En fait, il est convaincu que l\u2019année à venir sera moins bonne.De combien?Ça, il n\u2019en a pas la moindre idée.«Nous avons deux types de clients, dit-il : ceux qui ont des liquidités et ceux qui n\u2019en ont pas.Dans les deux cas, ils sont en mode «attente ».Les premiers guettent les occasions d\u2019affaires, les seconds attendent que leurs banquiers viennent cogner à leur porte!» Au Canada, c\u2019est Osler Pour les transactions annoncées impliquant des entreprises canadiennes, c\u2019est le cabinet Osler Hoskin&Harcourt qui remporte la palme en 2008, devançant de peu Stikeman Elliott.L\u2019an dernier, les avocats de Osler ont participé à 79 transactions canadiennes pour une valeur de 29,5 milliards US.Stikeman a réalisé plus de transactions (86), mais leur valeur globale fut légèrement moindre, à 28,1 milliardUS.Cela dit, à peu près tous les cabinets ont subi l\u2019impact de la crise financière et économique, alors que la plupart ont vu la valeur globale de leurs transactions chuter de manière importante.Par exemple, en 2007, avec des transactions d\u2019une valeur de 54,2 milliardsUS, Osler a dû l\u2019an dernier se contenter du 13e rang.Il est premier cette année avec 25 milliards US de moins! «On est revenu à des niveaux comparables à 2004-2005, à ce que l\u2019on voyait juste avant le boom», souligne Robert Yalden, associé chez Osler à Montréal et coprésident du groupe des fusions et acquisitions.Selon lui, il y a eu en 2008 beaucoup de transactions canadiennes, mais elles furent plus petites qu\u2019en 2007, ce qui explique la baisse.Certaines sont tout de même dignes de mention.Osler a notamment agi pour Fording Canadian Coal dans le cadre de sa vente à Teck Cominco, la plus grande transaction canadienne de 2008 à 14,1 milliards de dollars, ainsi que pour Shell Canada dans le cadre de son achat de Duvernay Oil Corp pour 5,9 milliards de dollars.Du bureau de Montréal, Me Yalden a aussi piloté quelques transactions.Il a entre autres représenté la famille Dobbin qui était l\u2019actionnaire de contrôle de Corporation Hélicoptère CHC, dans le cadre de sa vente à First Reserve Corporation pour 3,7 milliards de dollars, de même que TELUS lors de son offre publique d\u2019achat de 763 millions de dollars visant Emergis Inc.Pour 2009, Rober t Yalden s\u2019attend à une année moins pire que ce que les experts prévoient.Il estime que le secteur des restructurations devrait connaître un sursaut important, ce qui créera des occasions d\u2019affaires pour les sociétés en bonne santé financière.À Calgary, le bureau d\u2019Osler vient d\u2019ailleurs de chiper à Blakes deux vétérans spécialistes en restructuration, Robert Anderson et Christa Nicholson, pour s\u2019y préparer.Petite surprise Une petite surprise en 2008, Borden Ladner Gervais (BLG).Avec 29 transactions canadiennes d\u2019une valeur de 18 milliardsUS, ce cabinet prend la troisième position.Il s\u2019agit en fait d\u2019un bond prodigieux puisque BLG était 23e l\u2019an dernier.«Nous avons été bien servis par notre taille et notre positionnement dans le marché », dit John Godber, associé à Montréal et chef national du groupe de droit commercial.Avec 756 avocats partout au Canada, BLG est aujourd\u2019hui le plus grand cabinet canadien.Et plus on est nombreux, plus on augmente les chances de réaliser des transactions.John Godber estime que ce retournement de situation s\u2019explique davantage par le fait que son cabinet exploite depuis longtemps le créneau des entreprises de taille moyenne (mid-market), qui ont été très actives en 2008.«Des sociétés peu endettées et qui ont eu moins besoin des banques pour financer leurs acquisitions», dit-il.Vous avez des commentaires?Des questions?Des nouvelles sur la communauté juridique?N\u2019hésitez pas à me contacter.COURRIEL Pour joindre notre collaborateur : renelewandowski@droit-inc.com FUSIONS ET ACQUISITIONS EN 2008 Mieux que prévu pour les avocats Ayant participé à 125 transactions annoncées d\u2019une valeur de 211 milliards US, Blakes prend le 14e rang mondial, n\u2019étant devancé que par des cabinets américains et britanniques.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE «On est revenu à des niveaux comparables à 2004-2005, à ce que l\u2019on voyait juste avant le boom (de fusions-acquisitions)», souligne Robert Yalden, associé chez Osler à Montréal et coprésident du groupe des fusions et acquisitions.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 5 J A N V I ER 20 0 9 L A P R E S S E A F F A I R E S 7 Sessions en entreprise : aucune formation spécifique dans le domaine n\u2019est exigée.Ces programmes peuvent être adaptés et offerts pour un groupe de votre organisation.Séminaires 514 340-6001 www.hec.ca/cadresetdirigeants Gérer les employés avec succès 9, 10 et 11 mars 2009 - 9h à 17h François Boulard (M.Ps.psychologie industrielle et organisationnelle) est conseiller auprès de nombreux organismes des secteurs public, parapublic et privé et chargé de cours à HEC Montréal.Pensez mieux avec «Les six chapeaux» d\u2019Edward de Bono 2mars 2009 - 9h à 17h Eugène Roditi (B.Eng.) est conseiller en leadership, créativité et planification stratégique.L\u2019intelligence émotionnelle, une compétenceprofessionnelle 4, 5 et 6 mars 2009 - 9h à 17h Estelle M.Morin (M.Ps.; Ph.D.psychologie) est professeure titulaire à HEC Montréal au Service de l\u2019enseignement dumanagement et directrice du Centre de recherche et d\u2019intervention sur le travail, l\u2019efficacité organisationnelle et la santé (CRITEOS).L\u2019utilisation des tableurs électroniques pour la budgétisation 2 et 3 mars 2009 - 9h à 17h Michel Vézina (M.Sc.gestion, HECMontréal; D.Sc.gestion) est professeur titulaire au Service de l\u2019enseignement des sciences comptables à HEC Montréal.1679888A www.fmc-avocats.com montréal \u2022 ottawa \u2022 toronto \u2022 edmonton \u2022 calgary \u2022 vancouver \u2022 new york Norman Issley Steven Chaimberg Fraser milner casgrain S.e.n.c.r.l.(Fmc) accueille deux nouveaux associés de renom à montréal, norman Issley et Steven chaimberg, au sein de son groupe national de droit commercial.le cabinet bénéficiera de l\u2019excellente réputation de norman en fusions et acquisitions et en droit de la franchise ainsi que de l\u2019expertise reconnue de Steven en matière de droit immobilier et de baux commerciaux.cumulant respectivement plus de 30 et 25 années d\u2019expérience dans leurs secteurs d\u2019activité, norman et Steven continueront d\u2019offrir à leurs clients des services-conseils stratégiques de grande qualité.avec plus de 500 avocats, six bureaux au canada et un à new york, Fmc est l\u2019un des plus importants cabinets d\u2019avocats canadiens en droit des affaires et en litige.L\u2019expertISe d\u2019uNe équIpe, Le SuCCèS de NoS CLIeNtS! 1685212A Six personnalités s\u2019attaquent au cancer Robert Lacroix Administrateur de sociétés Professeur émérite Recteur, Université de Montréal (1998-2005) Marc-André Blanchard Associé directeur / Région du Québec McCarthy Tétrault Réal Raymond Administrateur de sociétés Président et chef de la direction, Banque Nationale du Canada (2002-2007) Robert Tessier Administrateur de sociétés Président et chef de la direction, Gaz Métro (1997-2007) Dr.Alan Bernstein, O.C.Directeur exécutif Global HIV Vaccine Enterprise (New York) Président, Instituts de recherche en santé du Canada (2000-2007) Marie-Josée Coutu Présidente Fondation Marcelle et Jean Coutu L\u2019Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l\u2019Université de Montréal est fier d\u2019annoncer la nomination de Mme Marie-Josée Coutu et de MM.Alan Bernstein, Marc-André Blanchard, Robert Lacroix, Réal Raymond et Robert Tessier à titre de nouveaux membres du conseil d\u2019administration.Fondé en 2003, l\u2019IRIC a pour mission.d\u2019accélérer la découverte de nouvelles.thérapies contre le cancer.Ce centre de Recherche / Découverte.de classe mondiale prévoit découvrir.une première thérapie d\u2019ici 2013.1684393A LA PRESSE AFFAIRES RUDY LE COURS ANALYSE Le projet de loi déposé hier par le ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale Sam Hamad pallie le plus pressé dans la crise structurelle que traversent les régimes de retraite.Il ne la règle pas.Les entreprises pourront souffler quelque peu en ayant 10 ans plutôt que cinq pour que la valeur de l\u2019actif des régimes à prestations déterminées (PD) qu\u2019elles parrainent égale ou surpasse celle des engagements pris à l\u2019endroit des participants actifs ou retraités.C\u2019est ce que les actuaires appellent le rétablissement de la solvabilité.La très grande majorité des régimes PD canadiens (et québécois) souffrent d\u2019insolvabilité.Trois régimes sur quatre auraient un taux de solvabilité inférieur à 80%, selon la firme Mercer.Autrement dit, en cas de faillite du promoteur, les participants, y inclus les retraités, auraient droit à seulement 80% de la valeur de leur rente, pourtant garantie.Les régimes de retraite sont considérés comme des créanciers ordinaires en cas de faillite.Ils passent donc après les gouvernements et les banques, en cas de liquidation.C\u2019est pour limiter ces pénibles situations que les gouvernements obligent les promoteurs de régimes à rétablir normalement la pleine solvabilité des régimes en un maximum de cinq ans.La crise actuelle change toutefois la donne.Ce ne sont pas seulement les régimes qu\u2019il faut protéger, mais les entreprises qui les parrainent.Depuis le début de la décennie, la valeur des engagements des régimes a gonflé de 130% alors que celle des actifs a progressé de 40%.Plusieurs raisons expliquent cette détérioration, mais il y en deux principales.Le passif s\u2019est gonflé à cause de la chute des taux d\u2019intérêt des obligations canadiennes à long terme qui servent de mesure étalon pour l\u2019évaluer.Ils sont passés de 6,4% en 2000, à 3,8%, fin 2008.Plus les taux sont faibles, plus il faut d\u2019argent pour faire face aux engagements futurs d\u2019un régime.L\u2019actif n\u2019a pas suivi le ballonnement du passif parce que le principal véhicule de placement n\u2019a pas produit les rendements escomptés.Les grands indices boursiers nordaméricains sont au même point qu\u2019au début de la décennie.La majorité des régimes de retraite investissent plus de la moitié de leurs portefeuilles en actions.Il existe bien peu de moyens pour renflouer les régimes: hausses des cotisations, baisse des avantages pour les futurs retraités, rendements enfin au rendez-vous.Entreprises coincées Certaines entreprises sont coincées.Le coût du maintien des régimes qu\u2019elles parrainent peut équivaloir à près de 20% de la masse salariale.Autant d\u2019argent qu\u2019il faut puiser dans les fonds propres ou emprunter alors que le crédit est rare et cher.Les banques parrainent des régimes dont les déficits représentent à peine 1% de leur capitalisation boursière.Elles sont peu menacées par la crise actuelle, croit Michel St-Germain, associé chez Mercer.Plus la proportion est élevée, plus le fardeaumine la santé financière jusqu\u2019à devenir intolérable.Ainsi, la valeur de la capitalisation boursière de Nortel est maintenant réduite presque à néant.Selon Valeurs mobilières Desjardins, le déficit de ses régimes de retraite à travers le monde s\u2019élevait à 1,9 milliard, à la mi-novembre.Cela est de bien mauvais augure pour ses retraités, si le plan de restructuration à venir ne réussit pas.Pour ses employés, des concessions majeures sur leur future retraite seront exigées par le syndic.D\u2019autres cas semblables vont survenir au cours des prochaines semaines.Les employés des constructeurs automobiles sont particulièrement à risque.Au bout du compte, quand les régimes de retraite menacent les entreprises, ces dernières, sous la pression de leurs actionnaires qui sont eux-mêmes souvent des caisses de retraite, s\u2019attaquent aux régimes.Le paradoxe, c\u2019est qu\u2019en minant les régimes, c\u2019est tout le système financier qu\u2019on affaiblit.Les caisses de retraite représentent le plus grand bassin de capital au pays.Ce sont elles qui achètent les actions et les obligations qu\u2019émettent les entreprises pour se financer ou se capitaliser.Voilà pourquoi, au-delà de mesures d\u2019urgence comme celles présentées hier par M.Hamad, il faudra avant longtemps les réformer en profondeur pour qu\u2019elles jouent pleinement leur double rôle de sécurisation financière des vieux jours des travailleurs et de rouage essentiel du système financier, sans pour autant étrangler les entreprises qui les parrainent.Il s\u2019agira d\u2019une tâche colossale.PAUVRES CAISSES DE RETRAITE: Regardez l\u2019analyse de Rudy Le Cours sur lapresseaffaires.cyberpresse.ca Une réforme profonde des régimes de retraite s\u2019impose PHOTO PC Le ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a présenté hier en conférence de presse les modifications proposées aux régimes de retraite, aux côtés de la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, et du secrétaire général de la FTQ, René Roy.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll LAURIER CLOUTIER Les trois constructeursnord-américainsde l\u2019autoont perdu18concessionnaires au Canada en 2008, dont 14 chez General Motors, et ils en fermeraient au moins trois fois plus cette année, soit plus 50 autres, selon un spécialiste de l\u2019industrie automobile.«Les concessionnaires disparus pourraient même être beaucoup plus nombreux» en 2009, craint Dennis DesRosiers, le consultant de Toronto, à la veille de l\u2019ouverture du Salon de l\u2019auto de Montréal.Une cinquantaine de fermetures, «ce n\u2019est rien de majeur» sur les 3384 concessionnaires canadiens, réplique Christian Navarre, professeur d\u2019économie à l\u2019Université d\u2019Ottawa spécialisé dans l\u2019automobile.Surtout, «ce n\u2019est pas beaucoup comparativement aux 1000 concessionnaires américains disparus au dernier trimestre».Le Québec pourrait de son côté perdre une dizaine de concessionnaires en 2009, soit le double de 2008, estime Jacques Béchard, président-directeur général de la Corporation des concessionnaires du Québec.Dennis DesRosiers ajoute par contre qu\u2019il «est probablement trop conservateur sur ça.J\u2019assume que les trois constructeurs de Detroit vont survivre, mais il est possible qu\u2019on se retrouve avec deux.Alors, des centaines de concessionnaires pourraient fermer!» Plusieurs dirigeants de l\u2019industrie s\u2019attendent en effet à une consolidation au niveau mondial, dont Irv Miller, vice-président de Toyota USA.Surtout aux États- Unis, si la récession se prolonge.Le président de Chrysler, Bob Nardelli, affirme d\u2019ailleurs avoir été approché, sans succès, par GM, Ford et Renault-Nissan.«Des constructeurs de Chine pourraient profiter de la crise pour acquérir des marques, comme Chrysler ou Jeep, et obtenir une porte d\u2019entrée aux États-Unis, lance John Mendel, vice-président de Honda Amérique.Le professeur Christian Navarre note par contre la prudence actuelle des Chinois, qui montrent leurs véhicules aux salons de l\u2019auto, mais ne donnent plus de date sur leur arrivée.Recul des ventes Quant aux ventes au Canada, Dennis DesRosiers prévoit qu\u2019elles vont reculer cette année de 9%, soit de 1,65 million à 1,5 million de véhicules neufs, comparativement à 8% pour l\u2019économiste de la Banque Scotia, Carlos Gomes.Cela donnerait pour le Québec des ventes de 380 000 véhicules pour les 900 concessionnaires en 2009, comparativement à 420 000 l\u2019an dernier, déclare Jacques Béchard.Christian Navarre «table sur une légère baisse des ventes» seulement, au Canada, parce que plusieurs automobilistes devront renouveler leur véhicule loué cette année (45% du marché canadien avant août dernier).MM.DesRosiers et Béchard ajoutent que l\u2019âge moyen du parc auto canadien atteint 7,9 ans.«Plusieurs devront donc changer d\u2019auto.Il ne faut pas lâcher, lance Jacques Béchard.Les concessionnaires ne sont d\u2019ailleurs pas moroses tant que ça.» Les ventes mondiales d\u2019autos chuteraient en 2009 de 4,2 millions, à 66,6 millions, comparativement au recul de 2,5 millions d\u2019unités en 2008, selon Global Insight.Même Toyota a souffert en 2008, note Christian Navarre.Aux États-Unis, les ventes d\u2019autos ont dégringolé de 16 millions à 13 millions en 2008 pour les 20 000 concessionnaires, et elles pourraient tomber jusqu\u2019à 10,5 millions en 2009, selon Auto News.«C\u2019est catastrophique par rapport aux 17 millions de 2007», déplore Jacques Béchard.Christian Navarre s\u2019attend à une reprise en 2010 et à moins de 11 millions de ventes en 2009.Au Canada, les ventes ont quand même été bonnes en 2008, notamment chez Chrysler, ajoute le professeur Navarre.D\u2019ailleurs, GM et Chrysler n\u2019ont pas encore accepté l\u2019aide de quatre milliards d\u2019Ottawa et de Toronto, de même que Ford qui a en outre refusé celle de Washington, déclare-t-il.C\u2019est qu\u2019avec les conditions de l\u2019aide américaine, les actionnaires perdraient presque tout, dit-il.Cependant, Dennis DesRosiers croit que les constructeurs réduiront leurs incitatifs, ce qui se traduira par des hausses de prix au Canada.Christian Navarre s\u2019attend plutôt à une guerre de prix.CONCESSIONNAIRES AUTOMOBILES Les fermetures pourraient tripler en 2009 PHOT REUTERS Environ 1000 concessionnaires américains ont disparu au dernier trimestre, tel ce détaillant Ford de Warren, dans le Michigan, à la fin du mois de décembre.FONDS suite de la page 1 Hier, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a indiqué qu\u2019elle songe à cesser de verser de l\u2019argent au Fonds de générations afin d\u2019équilibrer son budget ou de réduire son déficit cette année et l\u2019an prochain.Si elle décide d\u2019aller dans cette direction, une des premières conséquences sera l\u2019augmentation de la dette par rapport à la taille de l\u2019économie, un ratio que la création du Fonds des générations voulait justement réduire.Sur le plan comptable, l\u2019argent placé dans le Fonds est en effet considéré comme un actif qui réduit la dette totale du Québec par rapport au produit intérieur brut (PIB).Le gouvernement misa i t d\u2019ailleurs là-dessus pour obtenir une amélioration de sa cote de crédit.Au cours de la dernière campagne électorale, la ministre Monique Jérôme-Forget avait reproché à la chef péquiste Pauline Marois de mettre en danger la cote de crédit du Québec en proposant de puiser dans le Fonds des générations pour aider à traverser la récession.Au début de l\u2019exercice 2008- 2009, le Fonds des générations était riche de 1,2 milliard, provenant essentiellement d\u2019Hydro-Québec.Il devait recevoir 600 millions de plus cette année et 822 millions l\u2019an prochain.S\u2019il veut arrêter de verser de l\u2019argent dans le Fonds des générations, le gouvernement devra changer la loi qui l\u2019a créé, a précisé Luc Godbout.La loi établit en effet des objectifs précis de réduction de la dette, soit de 43% du produit intérieur brut à 38% au plus tard le 31 mars 2013.Ces objectifs ne pourront vraisemblablement pas être atteints si le gouvernement cesse ses versements, selon le professeur Godbout.Si la récession devait se prolonger, le gouvernement pourrait être tenté de piger carrément dans les coffres du Fonds des générations, mais Luc Godbout croit que ce serait une mauvaise idée.«Je n\u2019en vois pas l\u2019avantage.C\u2019est aussi bien d\u2019emprunter, dit-il, parce que l\u2019intention du gouvernement de rembourser la dette resterait intacte, ce qui ne serait plus le cas s\u2019il se met à puiser dans le Fonds à la première occasion.» Outre les importantes contributions d\u2019Hydro-Québec, le Fonds des générations a reçu de l\u2019argent des producteurs privés d\u2019électricité, comme Rio Tinto Alcan, et de la vente d\u2019éléments d\u2019actif du gouvernement.Il devait aussi recevoir le produit de redevances sur l\u2019eau que le gouvernement ne s\u2019est pas encore décidé à imposer.À partir de 2010, il devait recevoir 400 millions de plus par année provenant des exportations accrues d\u2019électricité.Une idée moins bonne que prévu lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 8 L A P R E S S E A F F A I R E S L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 5 J A N V I ER 20 0 9 DOSSIER LE COMPTE D\u2019ÉPARGNE LIBRE D\u2019IMPÔT PORTFOLIO LES DOSSIERS SPÉCIAUX DE LA PRESSE AFFAIRES LE MEILLEUR CELI POUR VOUS PAGE 10 STÉPHANIE GRAMMOND Àvos marques, prêts\u2026 c\u2019est parti ! Le nouveau compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI) est en vigueur.Ce nouvel outil, f lexible à souhait, permettra aux Canadiens d\u2019épargner 5000$ par année, sans payer un sou d\u2019impôt sur les rendements réalisés.Le CELI promet d\u2019être la plus grande révolution dans le monde de l\u2019épargne au Canada depuis la création du régime enregistré d\u2019épargne retraite (REER).Les institutions financières s\u2019attendent à ce que les Canadiens y pompent 20 milliards dès 2009.Depuis l\u2019automne dernier, les banques, les firmes de courtage, les compagnies d\u2019assurances, bref toute l\u2019industrie de la finance, se sont empressées de proposer des comptes CELI.Les premiers résultats dépassent leurs attentes : des centaines de milliers d\u2019épargnants ont déjà rempli leur CELI à ras bord.Il faut dire que le CELI tombe pile.Le taux d\u2019épargne des Canadiens est à un plancher historique.Les consommateurs ont pris l\u2019habitude de payer leur voyage dans le Sud avec leur carte de crédit à 18% d\u2019intérêt, de financer leur voiture sur 72 mois et leurs meubles en 36 versements égaux.Mais, avec la crise du crédit qui secoue l\u2019économie depuis plus d\u2019un an, bien des familles réalisent l\u2019importance de reprendre de saines habitudes d\u2019épargne.Un outil flexible Alors que le REER est conçu pour économiser en vue de la retraite, le CELI, lui, est beaucoup plus souple.Il permet d\u2019épargner à court terme pour financer n\u2019importe quel projet comme l\u2019achat d\u2019une télévision, d\u2019une auto, des rénovations\u2026 Le CELI est aussi la coquille idéale pour se bâtir un coussin financier, l\u2019équivalent de trois mois de dépenses que chaque famille devrait garder en réserve, idéal parce que les épargnants peuvent retirer les sommes n\u2019importe quand, sans impact fiscal.Les règles sont simples : contrairement aux cotisations au REER, les cotisations au CELI ne donnent pas droit à une déduction de revenus et un remboursement d\u2019impôt.Par contre, les sommes retirées du CELI ne seront pas imposables, contrairement aux retraits du REER.Et même s\u2019ils retirent de l\u2019argent de leur CELI, les épargnants ne perdront jamais l\u2019espace de cotisation accumulé au fil des ans.Autrement dit, ils pourront réinvestir l\u2019argent retiré de leur CELI.Encore une différence avec le REER, où les droits de cotisation sont perdus pour toujours.Le REER n\u2019est pas mort pour autant.Règle générale, il reste plus avantageux que le CELI si vous prévoyez que votre taux d\u2019imposition sera moins élevé à la retraite, estiment les fiscalistes de Raymond Chabot Grant Thornton.Et c\u2019est le cas de la majorité des Canadiens.Cependant, il y a des exceptions.Les travailleurs à faibles revenus, par exemple, peuvent être mieux servis par le CÉLI que le REER.La raison?À 65 ans, ils peuvent pêcher dans leur CELI sans perdre leur supplément de revenu garanti (SRG), comme c\u2019est le cas avec les retraits du REER.Le CELI plaira aussi aux travailleurs qui bénéficient d\u2019un généreux régime de retraite avec leur employeur, et qui n\u2019ont que très peu de droits de cotisation au REER.En outre, le CELI sera une occasion unique pour les retraités qui n\u2019ont plus le droit de cotiser à un REER.Plus particulièrement, il consolera ceux qui sont forcés de convertir leur REER en fonds enregistré de revenus de retraite (FERR), puis de retirer un montant minimal chaque année.Non seulement ces retraits sont imposables, mais en plus ils font fondre la pension de la sécurité de la vieillesse (PSV).Les retraits du FERR restent incontournables mais, désormais, les retraités pourront remettre cet argent à l\u2019abri de l\u2019impôt, à l\u2019intérieur d\u2019un CELI.L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 5 J A N V I ER 20 0 9 P O R T F O L I O 9 1 888 270-3941 bnc.ca/celi C\u2019EST CELI QU\u2019IL VOUS FAUT.Si vous désirez épargner jusqu\u2019à 5000$ par an, sans payer d\u2019impôt sur les retraits ni sur les revenus de placement.Contactez-nous.CELI : certaines conditions s\u2019appliquent.Réservé aux résidents canadiens âgés de 18 ansouplus et détenant un NAS valide (particulier autrequ\u2019une fiducie).Placement maximum de 5000$pour l\u2019année 2009.Détails au bnc.ca/celi 1679726A 10 P O R T F O L I O PORTFOLIOCELI STÉPHANIE GRAMMOND On peut dire sans se tromper que le nouveau compte épargne libre d\u2019impôt (CELI) est avantageux pour tous les Canadiens.Mais est-ce que tous les CELI sont bons pour vous?Pas nécessairement.Depuis l\u2019automne, la plupart des institutions financières ont dessiné leur propre version du CELI, que ce soit les banques traditionnelles et virtuelles, les compagnies d\u2019assurances et de fonds communs, les firmes de courtages de plein exercice ou en direct sur l\u2019internet.À la base, toutes offrent le même abri fiscal.Mais chacune a ses propres règles quant aux produits financiers admissibles, aux promotions de taux, à la tarification, aux conditions de retraits, etc.Lequel vous convient le mieux?Pour le savoir, faites une petite tournée de l\u2019industrie naissante des CELI.Les produits admissibles Parlons d\u2019abord des placements admissibles.Les règles fiscales permettent aux épargnants de glisser un très large éventail de produits financiers dans leur CELI.Mais encore faut-il que l\u2019institution le permette.Les investisseurs qui désirent acheter des produits plus sophistiqués (par exemple, des actions, des fiducies de revenus, des débentures, des fonds négociés en Bourse, des fonds communs de familles indépendantes), devront cogner à la porte d\u2019une firme de courtage de plein exercice (avec un conseiller) ou direct (sans conseiller, au téléphone ou par l\u2019internet, moyennant des commissions réduites).Le hic : les courtiers imposent plus de frais (voir bas).Autrement, les épargnants peuvent ouvrir un CELI dans une succursale bancaire.Certaines banques offrent seulement des placements garantis, notamment la Banque Nationale, la Banque CIBC et ING Direct (qui songe toutefois à importer au Québec les fonds communs indiciels qu\u2019elle offre ailleurs au Canada).D\u2019autres (par exemple, la Banque Scotia, la TD Canada Trust et Desjardins) offrent aussi la possibilité d\u2019investir dans une sélection de fonds communs de leur propre famille.Avec son CELI Tactique, la Banque Laurentienne se targue d\u2019offrir le CELI le plus complet sur le marché.«Pour des questions de technologie, les autres banques offrent seulement quelques produits dans le CELI.Chez nous, tous les produits qui sont disponibles en succursale peuvent être insérés dans le CELI», expose la porte-parole Manon Stébenne.De plus, tous les produits (CPG boursier, fonds, etc.) seront regroupés dans un seul et même CELI et les investisseurs ne recevront qu\u2019un seul relevé de compte.Dénichez les cadeaux Les banques ont fait beaucoup de promotions l\u2019automne dernier, pour inciter les épargnants à ouvrir un CELI chez elles.Même si le temps des Fêtes est terminé, certains ont encore des cadeaux à offrir\u2026 Par exemple, Desjardins a lancé cette semaine deux produits d\u2019épargne à terme, non rachetables, pour mousser sonCELI.Les taux sont de 3,30%pour 27 mois et de 4%pour 42 mois.Desjardins souligne que les sommes versées dans le CÉLI sont admissibles à la ristourne.Pour sa part, la Banque de Montréal met en vedette un certificat de placement garanti (CPG) de deux ans à 3,75%.«Notre promotion semble très appréciée, dans le contexte économique.Les clients considèrent que 3,75% sans impôt correspond à environ 6,5% dans un compte régulier», indique la porteparole Lucie Gosselin.Ces taux sont concurrentiels.Ils se situent à quelques poussières des taux offerts par la banque virtuelle INGDirect (3,5% sur deux ou trois ans, 3,70%sur quatre ans et de 4% sur cinq ans).Vous cherchez un rendement supérieur à 4%?Jetez un coup d\u2019oeil sur le CPG taux croissance CELI de la Banque CIBC dont le taux grimpe de 2% la première année, à 8% la cinquième, pour un rendement moyen de 4,38% sur cinq ans.TD Canada Trust propose un CPG pratiquement identique, dans le cadre de sa campagne CELI.Mais attention! Il faut conserver ces CPG à taux croissants jusqu\u2019à l\u2019échéance.Vous préférez garder un maximum de latitude?Optez pour un compte d\u2019épargne à intérêt élevé qui vous permet de reprendre vos billes à tout moment.Parfait pour tous ceux qui utiliseront les épargnes CELI comme coussin de sécurité.ING Direct offre une prime de 13$ à l\u2019ouverture d\u2019un compte d\u2019épargne à intérêt élevé libre d\u2019impôt qui verse présentement 3% d\u2019intérêt.La CIBC offre aussi un compte à 3%.Nouvelle venue parmi les banques en ligne, HSBCDirect offre des bonis d\u2019intérêt de 1% jusqu\u2019au 16 mars.Avec ce bonbon, le CELI HSBC Direct, un compte d\u2019épargne à intérêt élevé disponible uniquement en ligne, versera 3,75% d\u2019intérêt (au lieu de 2,75%).Contournez les frais Pour les CELI ouverts dans les succursales bancaires, il y a généralement peu de frais.En fait, les banques se paient à même la tarification des produits financiers qu\u2019elles vendent dans les comptes.Mais il y a des exceptions.Par exemple, TD Canada Trust permet un retrait gratuit par mois, mais ensuite elle impose des frais de 5$ pour limiter le va-et-vient.Aussi, certaines banques exigent des frais pour le transfert du CELI vers une autre institution (65$ à la Laurentienne, 100$ à la CIBC).Pour contourner ses frais, les épargnants pourraient être tentés d\u2019encaisser leurs placements et de déménager eux-mêmes leur CELI ailleurs.Mais c\u2019est impossible.À cause des règles du fisc, «il faudrait qu\u2019ils attendent jusqu\u2019à l\u2019année suivante pour réinvestir les montants retirés dans leur nouveau CELI», précise Mme Stébenne.D\u2019autre part, presque toutes les firmes de courtage imposent différents types de frais dans les CELI (voir tableau).Certaines firmes perçoivent des frais administratifs de 50$ ou de 80$ aux clients qui n\u2019ont peu d\u2019actifs chez elles ou qui ne transigent pas beaucoup.D\u2019autres courtiers prélèvent 15$ ou 25$ pour chaque retrait du CELI.Mais certains d\u2019entre eux permettent aux investisseurs d\u2019effectuer un ou deux retraits gratuits par an.Enfin, la majorité exige des frais (50$ à 135$) aux clients qui demandent un transfert électronique de leur CELI vers une autre institution financière.Remarquez que l\u2019institution qui attire un nouveau client peut très bien éponger la facture.Tout se négocie.Depuis l\u2019automne, la plupart des institutions financières ont dessiné leur propre version du CELI.Les frais des CELI dans les firmes de courtage COURTIERSDEPLEIN EXERCICE FRAISANNUELS FRAIS DE RETRAIT FRAIS DE TRANSFERT BMONesbitt Burns 50$ 15$ 135$ Financière Banque Nationale 1 0à80$, selon les actifs 0$ 50$ ScotiaMcLeod 0à50$, selon les actifs 0$ 0$ RBCDominionValeursmobilières 2 1%de l\u2019actif (incluant8opérations gratuites) 25$ (2 gratuits par an) 135$ TD Waterhouse 3 0à50$, selon les actifs 25$ (1 gratuit par an) 125$ Valeursmobilières Banque Laurentienne 25$ 0$ 120$ ValeursmobilièresDesjardins 0$ ND 135$ ValeursmobilièresHSBC 0$ 0$ 125$ COURTIERSDIRECTS FRAISANNUELS FRAIS DE RETRAIT FRAIS DE TRANSFERT BMOLigne d\u2019action 4 0$ à 50$, selon les actifs 25$ partiel 35$, complet 100$ Courtage Direct Banque Nationale 1 0$ à 80$, selon les actifs 0$ 50$ Courtage escompte Banque Laurentienne 5 0à60$, selon les actifs 0$ 100$ Disnat 0$ ND 135$ Invest-Direct HSBC 0$ 0$ 125$ RBCPlacements en direct 0$ 0$ 135$ Scotia Direct 0$ 0$ 0$ TD Waterhouse courtage à escompte 6 0à50$, selon les actifs 25$ (1 gratuit par an) 125$ 1 Les frais annuels d\u2019inactivité s\u2019appliquent seulement si le total des soldes maintenus dans les comptes CELI et non-enregistrés est inférieur à 10 000$, à moins que deux (2) transactions générant une commission n\u2019aient été effectuées au cours des 12 derniers mois précédant le 31 mai.Les frais ne sont pas applicables lorsque le client détient un compte enregistré (excluant les REEE) et ne s\u2019appliquent pas aux comptes non réclamés.2 RBC Dominion impose des frais de 100$ à la fermeture d\u2019un CELI 3 TD Waterhouse n\u2019impose pas de frais d\u2019administration si les comptes de la famille contiennent plus de 10 000$ 4 Annulation des frais annuels dans les cas suivants : a) le client détient plus de 10 0000$ chez BMO Ligne d\u2019action; b) lors de la première année pour tous les nouveaux comptes 5 Pour les clients qui ont moins de 10 000$ d\u2019actifs, et qui n\u2019ont pas fait au moins 2 transactions au cours de la dernière année, des frais d\u2019inactivité de 15$ par trimestre seront perçus.6 TD Waterhouse courtage à escompte n\u2019impose pas de frais d\u2019administration si : a) les comptes de la famille contiennent plus de 10 000$ ; b) le client a accepté de revoir des relevés de comptes électroniques.NB: La liste n\u2019est pas exhaustive Sources : Institutions financières Le meilleur CELI pour vous lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 5 J A N V I ER 20 0 9 5000$ par année, à vie, ça vous intéresse?Tirez parti du nouveau compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI) de BMO.Courez la chance de gagner 5 000 $ par année, à vie, et voyez comment faire fructifier votre argent plus rapidement à l\u2019abri de l\u2019impôt\u2021 avec le CELI\u2020.Voilà deux bonnes raisons de visiter bmo.com/5000avie.Le concours BMO 5 000 $ par année, à vie débute le lundi 17 novembre 2008 à 8 h (HE) et se termine le samedi 31 janvier 2009 à 23 h 59 (HE).Il s\u2019adresse à tous les résidents du Canada âgés de 18 ans et plus ayant atteint l\u2019âge de la majorité au moment de l\u2019inscription.Limite de une inscription par personne.Aucun achat n\u2019est requis.Les prix doivent être acceptés tels que décernés.Pour pouvoir réclamer leur prix, les participants sélectionnés doivent répondre correctement à une question d\u2019habileté mathématique.Un (1) grand prix de 5 000$ CA par année durant la vie du gagnant et dix (10) prix secondaires de 5 000$ CA chacun seront offerts.Le grand prix sera remis sous forme de versements annuels ou de rente viagère.La valeur approximative du grand prix, si le gagnant est âgé de 40 ans, est de 100 000$.Toutefois, la valeur réelle du grand prix dépendra de l\u2019âge du gagnant.Les chances de gagner dépendent du nombre de participations admissibles reçues.Pour connaître l\u2019intégralité des modalités et conditions, rendez-vous au bmo.com/5000avie ou à la succursale de BMO Banque de Montréal le plus près de chez vous.\u2021 Tous les intérêts, le gain de capital et/ou les revenus générés par l\u2019épargne et les investissements placés dans un CELI sont libres d\u2019impôt.\u2020 Aucun dépôt dans un CELI ne peut être fait avant le 2 janvier 2009, mais les comptes peuvent être ouverts avant cette date.Le montant maximal que vous pouvez déposer en franchise d\u2019impôt dans un compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt est de 5 000$.MC/MD Marque de commerce/marque de commerce déposée de la Banque de Montréal.1675618A PORTFOLIOCELI PHILIPPE ORFALI COLLABORATION SPÉCIALE Pénalisées par les actuels véhicules d\u2019épargne, les personnes à revenus modiques bénéficieront tout particulièrement du nouveau Compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI).À condition que les provinces se retiennent d\u2019ajouter à leurs différents programmes sociaux des contraintes dissuadant l\u2019usage du CELI, comme c\u2019est le cas avec le REER.Mieux encore, les 10 provinces devraient offrir une subvention équivalant à la somme épargnée dans un CELI par les individus, comme elles le font avec les régimes enregistrés d\u2019épargne- étude (REEE) et d\u2019épargne invalidité (REEI), estiment les chercheurs John Stapleton et Richard Shillington dans une étude menée pour le compte de l\u2019Institut C.D.Howe.«Non seulement les différents programmes gouvernementaux ont-ils par le passé découragé l\u2019épargne personnelle pour les Canadiens à revenu modique, ils l\u2019ont bien souvent rendu carrément impossible », affirme le document.Les programmes d\u2019assistance sociale disposent généralement de restrictions sévères quant à l\u2019acquisition d\u2019actifs et de revenus par les bénéficiaires.Avoir un peu d\u2019argent dans un compte d\u2019épargne \u2013 aussi peu que 560$ en Ontario \u2013 peut ainsi faire perdre à un parent célibataire son admissibilité à certains programmes.Les Québécois ne peuvent avoir plus de 60 000$ d\u2019épargne dans un REER s\u2019ils souhaitent conserver leur soutien gouvernemental.Un autre exemple, beaucoup plus commun: les sommes retirées d\u2019un REER sont considérées comme des revenus.«Ainsi, une personne âgée ayant retiré un trop grand montant d\u2019un REER pour répondre à une urgence peut perdre son Supplément de revenu garanti », explique Barba ra Amsden, directrice stratégie et recherche à l\u2019Institut des fonds d\u2019investissement du Canada.Le Supplément assure un revenu additionnel aux personnes âgées à faible revenu et s\u2019ajoute à la pension de la Sécurité de la vieillesse.«Autrement dit, les gens doivent choisir entre épargner un peu d\u2019argent ou recevoir celui du gouvernement.Ils ne peuvent avoir l\u2019un et l\u2019autre.Cela les empêche d\u2019améliorer leur sort», regrette Richard Shillington.Un cercle vicieux que pourrait venir résoudre le CELI , «tout dépend de la réponse des provinces».Lors de l\u2019entrée en vigueur du CELI, le 2 janvier dernier, le ministre des Finances Jim Flaherty précisait que «ni le revenu gagné dans un CELI ni les montants qui en sont retirés ne toucheraient l\u2019admissibilité aux prestations fédérales et aux crédits fédéraux fondés sur le revenu, tels que les prestations de la Sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti et la Prestation fiscale canadienne pour enfants».Les chercheurs souhaitent que les provinces fassent de même, et aillent encore plus loin, en suggérant qu\u2019elles accordent des cotisations égales à celles des individus.« Il y a depuis quelques années une tendance qui vise à créer des outils pour encourager l\u2019épargne, dit M.Shillington.Avec les REER et les REEE, on encourage l\u2019épargne chez les Canadiens à revenus moyens et élevés.Nous devons faire de même avec les Canadiens à revenu faibles.» Jusqu\u2019à maintenant, aucune province n\u2019a choisi de cotiser au CELI, comme elles le font pour le REEE et le REEI.«Mais ces choses prennent du temps.Deux ans se sont écoulés entre l\u2019apparition des REEI et la modification des règles provinciales », note M.Shillington.Le Québec favorable au CELI Le gouvernement du Québec semble décidé à favoriser l\u2019usage du CELI .Lors du dépôt du dernier budget provincial, la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget avait souligné que Québec harmoniserait ses règles avec celle du gouvernement fédéral en ce qui concerne le CELI.«Les Québécois pourront ainsi faire fructifier leurs épargnes à l\u2019abri de l\u2019impôt», avait alors déclaré la ministre.Cet te mesure amènera un manque à gagner de 1 million de dollars pour 2008-2009 qui augmentera progressivement jusqu\u2019à atteindre 35 millions en 2012, estime-t-on au ministère des Finances.« Essentiel lement , tout le monde, peu importe leur revenu, peut bénéficier du CELI.Et dans le cas d\u2019une personne à faible revenu, mettre de l\u2019argent de côté dans un CELI est presque toujours la meilleure chose à faire d\u2019un point de vue fiscal, car il n\u2019y a, à l\u2019heure actuelle, aucune contrainte ou élément dissuasif », souligne Susan Christoffersen, professeure de gestion à l\u2019Université McGill.Les contribuables à revenus modiques avantagés «Les Québécois pourront faire fructifier leurs épargnes à l\u2019abri de l\u2019impôt.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Depuis quelques années, il y a une tendance qui vise à créer des outils pour encourager l\u2019épargne, notamment chez les gens à revenus moyens et élevés.Le CELI risque d\u2019encourager l\u2019épargne chez les personnes à faible revenu.STÉPHANIE GRAMMOND QQu\u2019advient-il du CELI à mon décès ?R À votre décès, les acti fs détenus dans votre CELI pourront être transférés à votre conjoint, sans impact fiscal.Cela ne réduira pas les droits de cotisations au CELI que votre conjoint a lui-même accumulés.Les actifs de votre CELI demeureront enregistrés et continueront de fructifier à l\u2019abri de l\u2019impôt.QPuis-je léguer mon CELI à mes enfants?R Non.Votre CELI s\u2019éteindra si vous n\u2019avez pas de conjoint survivant.Impossible de le transférer à qui que ce soit d\u2019autre, pas même à vos enfants.Toutefois, les retraits du CELI ne sont pas imposables.Ainsi, votre succession n\u2019aura aucun impôt à payer pour accéder aux montants qui se trouvent dans votre CELI.«À la date du décès, la succession recevra la juste valeur marchande d\u2019un CELI en totale franchise d\u2019impôt, mais le revenu ou les gains qui s\u2019accumuleront après cette date seront imposables », précise Jamie Golombek, directeur de la planification fiscale et successorale chez Gestion privée de patrimoine CIBC.QQu\u2019arrive-t-il de mon CELI si je quitte le Canada?R Seuls les résidants canadiens peuvent ouvrir un CELI.Si vous quittez leCanada, vous avez le droit de le conserver et les actifs resteront à l\u2019abri de l\u2019impôt canadien.Par contre, vous n\u2019accumulerez pas de nouveaux droits de cotisation.En tout temps, vous pouvez retirer des fonds de votre CELI pendant que vous êtes un non-résidant.Les retraits seront exempts de l\u2019impôt canadien des non-résidants, selon TD Waterhouse.QPuis-je détenir des dollars US dans mon CELI ?R Vous pouvez détenir des placements libellés en dollars américains (ex: des actions achetées à la Bourse américaine) dans votre CELI.Mais dès que vous vendrez votre placement, les liquidités seront transférées en dollars canadiens\u2026 moyennant des frais de change.QÀ quel moment puis-je remettre dans mon CELI de l\u2019argent que j\u2019en ai retiré ?R Les sommes retirées du CELI au cours d\u2019une année s\u2019ajoutent à vos droits de cotisation de l\u2019année suivante, explique TD Waterhouse.Si vous avez déjà épuisé vos droits de cotisation pour l\u2019année en cours, vous devrez attendre l\u2019année suivante pour recotiser sans pénalité.Questions en vrac lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É A L J E U D I 1 5 J A N V I ER 20 0 9 P O R T F O L I O 11 JE FAIS DE L\u2019ARGENT À L\u2019ABRI DE L\u2019IMPÔT ET JE N\u2019AI RIEN À CACHER.Le compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt (CELI) est un nouveau type de régime enregistré vous permettant de faire fructifier vos placements, année après année, sans que leurs revenus ne soient jamais imposables.De plus, tout retrait est également libre d\u2019impôt.Rencontrez votre conseiller ou planificateur financier2 pour connaître toute la gamme des produits de placement admissibles au CELI Desjardins.:%HI?J\"DI 0D%D)H !#)0DH& :%HI?1HI'#3(*)I& +=.8,9.CELI \u2013 COMPTE D\u2019ÉPARGNE LIBRE D\u2019IMPÔT G ;
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